Dr Sakoba Keita, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS)

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a confirmé ce dimanche, 14 février 2021, le retour de l’épidémie d’Ebola dans le pays. Les examens effectués à Conakry ont confirmé les résultats donnés hier par le laboratoire de Guéckédou. Ce qui a amené les autorités sanitaires à prendre un certain nombre de mesures visant à contrôler rapidement la situation, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

 

Ce dimanche matin, le ministre guinéen de la santé a convoqué une réunion d’urgence, à laquelle ont pris part l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) et les partenaires techniques et financiers de la Guinée. Au cours de cette rencontre, les autorités ont pris les premières mesures visant à faire face à la nouvelle flambée de l’épidémie d’Ebola dans le pays. Et, la première mesure a consisté à la déclaration officielle par le gouvernement de la présence de la maladie à virus Ebola dans la sous-préfecture de Gouéké, préfecture de N’Zérékoré.

 

« Deuxièmement, nous allons réactiver nos centres de prise en charge à N’Zérékoré et à Conakry en y apportant les moyens nécessaires pour la prise en charge des cas d’Ebola. Troisièmement, il y aura deux missions qui vont se rendre à N’Zérékoré : une première pour délimiter la zone qui est incriminée et les villages de toutes les personnes qui ont pris part à cette cérémonie afin d’identifier les contacts et les isoler.

 

Après cela, il y aura une deuxième mission d’investigation qui va prendre un peu de temps pour pouvoir apporter la réponse à la question relative à la source de cette nouvelle flambée : est-ce que c’est à partir d’un malade anciennement guéri dont la maladie s’est révélée dans le corps ou c’est à partir d’animaux sauvages tels que les chauves-souris qui sont incriminées dans la genèse de cette maladie », a déclaré Dr Sakoba Keïta, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire au cours d’une conférence de presse animée ce dimanche, à Conakry.

 

Le patron de l’ANSS ajoute que la Guinée est en train de prendre des dispositions pour pouvoir vacciner rapidement les populations exposées à cette épidémie. « Nous avons pris contact avec l’OMS. Cette fois-ci, nous allons utiliser notre arme fatale contre Ebola qui est la vaccination. Selon nos informations à partir de l’OMS, je crois que si la demande est faite par le gouvernement le lundi, on pourra avoir les vaccins à Conakry dans les 72 heures.

 

Nous sommes en train de constituer l’équipe, nos équipes de réserve qui ont été en RDC et qui pourront être transportées à Gouéké pour que d’ici la fin de la semaine prochaine, cette vaccination des populations exposées puisse commencer. Et nous avons l’espoir que cette fois-ci, nous allons pouvoir contrôler cette situation comme on l’a fait Koropara afin que cette maladie ne perdure pas dans la région forestière, encore moins encore se propager dans les autres localités », a dit Dr Sakoba Keïta, tout en appelant les citoyens à respecter les mesures préventives pour éviter la propagation de cette maladie.

 

Selon l’ANSS, il y a eu 7 cas d’Ebola qui ont été enregistrés dans la sous-préfecture de Gouéké (N’Zérékoré). Parmi eux, 3 sont décédés et les 4 autres sont hospitalisés (3 au centre de traitement de N’Zérékoré et 1 à Conakry). Tous sont tombés malades après avoir participé à l’inhumation d’une infirmière qui est morte entre le 27 et le 28 janvier dernier à Gouéké.

Mohamed DORE Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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