Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a poursuivi sa tournée à travers le pays pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux des chantiers routiers du pays. Après Labé, Pita Dalaba, Dabola, Kankan et Mandiana, le ministre et sa délégation ont mis le cap sur Mamou, le lundi dernier, 25 novembre 2019. Après avoir exprimé sa satisfaction, le ministre a rappelé les retombées pour la Guinée de la route Coyah-Kindia-Mamou-Dabola, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans la préfecture de Mamou, monsieur Naïté et sa suite ont constaté de visu l’état d’avancement des travaux sur la route nationale 1, qui sont en train d’être exécutés par la compagnie China Road Bridge Corporation (CRBC). La délégation a visité le chantier de granite de Saramoussayah et la traversé de Linsan. Une traversée de 6 kilomètres déviant le centre-ville de Linsan avec un nouveau pont de 75 mètres linéaires.

A ce niveau, Moustapha Naïté s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux de ce tronçon qui, d’après le ministre, sera opérationnel dans 3 mois. « C’est la route nationale numéro 1 qui quitte Coyah jusqu’à Dabola, longue de 355 km. C’est un chantier qui a démarré il y a pratiquement un an. Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que le travail avance et que les bases vies sont pratiquement toutes installées. Les matériels roulants et engins dont l’entreprise a besoin, dont plus de 500 sont déjà sur le terrain. L’effectif du personnel guinéen et chinois évalués à plus de 1 100 personnes sont déjà sur le terrain. Nous sommes heureux de constater que le travail avance au niveau des deux grandes sections. De Coyah jusqu’à Mamou et de Mamou jusqu’à Dabola. Pour l’instant, la partie qui est très bien avancée c’est la première section. Nous avons mandaté l’entreprise de commencer prioritairement au niveau du pont de Linsan » a-t-il annoncé.

Mettant un accent sur le pont de Linsan, Moustapha Naïté a fait savoir que sa réalisation est une priorité. « Il y a un an et demi de cela, le pont de Linsan s’est écroulé. C’était une seule voie, qui était d’environ 3,50 mètres, que nous avions restauré pour ne pas interrompre le trafic. Dans le cadre de ce projet, nous avons demandé prioritairement que l’entreprise se penche directement sur la réalisation de cet ouvrage de Linsan pour permettre à ce que la prochaine saison des pluies qu’on n’ait pas d’anomalies ».

En outre, le ministre des Travaux Publics a laissé entendre que la nouvelle route de Linsan sera bientôt opérationnelle avec des conséquences positives pour les usagers. « Ce n’est plus une déviation, mais ça sera une nouvelle route. Ce nouveau trajet de 6 Kilomètres contourne la ville pour justement relier l’autre rive. Le pont qui est en train d’être construit ici est long d’environ 75 mètres linéaire avec 18 pieds qui vont de 18 à 20 mètres avec 4 travées. D’ici 2 ou 3 mois, nous osons croire que l’ouvrage sera complètement terminé. Avec cette nouvelle tracée, il y aurait moins d’embouteillages où souvent le trafic était interrompu à cause de l’envahissement de la chaussée par les riverains. Donc, une plateforme de 10 mètres va être construite. L’ancienne plateforme était seulement de 6 mètres et les accotements n’existaient pratiquement pas. Avec cette nouvelle plateforme, c’est 10 mètres de large avec des accotements de 1,5 mètre de part et d’autre. Donc, je dois dire que je suis satisfait de ce que je vois ici. On était là avant la saison des pluies, au mois de mai. Vous constatez avec moi que le travail a complètement évolué. Nous félicitons l’entreprise qui travaille de nuits comme de jour pour nous faire avancer ce chantier gigantesque ».

Quant aux opportunités qu’offre cette route à notre pays, le ministre est sans équivoque. « Je rappelle que c’est une route qui va vers des pays enclavés comme le Mali et le Burkina-Faso. La vision du Chef de l’État est de faire en sorte que les routes permettent le développement économique du pays. Sans route, il n’y a pas de développement. Vous avez le trafic journalier qui dépasse les 20 000 véhicules par jour, ça explique l’impact économique de cette route qui va permettre de renflouer nos caisses. Parce que le port naturel des pays enclavés comme le Mali, le Burkina Faso, c’est Conakry. Donc, avec cette route où le tracé a été amélioré par endroits, forcément nous aurons une augmentation extraordinaire du trafic qui va générer des recettes pour les finances publiques », a fait remarquer monsieur Naïté.

Pour ce qui est de la caractéristique de cette route, le chef de mission de contrôle, Bouba Abdel Hack a apport des précisions. « Cette route a une largeur de 10 mètres. Le délai d’exécution va jusqu’en janvier 2020. Et la durée de vie est d’un siècle », a-t-il indiqué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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