Depuis l’avènement des grandes pluies, la route nationale Mamou-Faranah s’est davantage dégradée. Aujourd’hui, sa traversée est devenue un véritable casse-tête pour les usagers. Ces derniers se plaignent et interpellent les autorités sur leurs difficultés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Mamou.

Longue de 185 kilomètres, la route nationale Mamou-Faranah est devenue quasiment impraticable. Déjà dégradée, son état s’est empiré depuis le début de la saison pluvieuse. Aujourd’hui, il faut 6 à 7 heures pour parcourir cette distance. Des trous remplis d’eau, mais aussi de la boue sont visibles à plusieurs niveaux, ce qui rend difficile le passage des véhicules. Seuls les chauffeurs courageux, comme maître Ismaël Mansaré, s’y aventurent encore. Et cela, avec tous les risques.

Maître Ismaël Mansaré

« C’est par manque de moyens que nous pratiquons aujourd’hui cette route. Au retour de chaque voyage, nous sommes obligés d’aller au garage. En plus, il y a d’énormes risques d’accidents parce que la route est glissante et il y a partout des trous qui sont remplis d’eau. Cette route reliant Mamou à Faranah constitue pour nous un véritable problème. On dirait que l’Etat ne connait pas l’existence de cette route qui mène chez le premier président de la République », dénonce maître Mansaré.

Maître Amadou Sadio Diallo pratique aussi cette route malgré son état de dégradation très avancée. Alors qu’il était en provenance de Faranah pour Mamou, ce chauffeur de camion a subi un accident sur cette route. Il s’en est sorti avec des blessures et des dommages sur son véhicule.

Maître Amadou Sadio Diallo

« Depuis Friguia jusqu’à Mamou, franchement la route est impraticable. C’est ce qui a causé notre accident. Et c’est Dieu qui nous a sauvés. J’ai eu une main fendue et mon visage blessé. Mais Dieu merci, comme je suis vivant encore. Le camion aussi a été endommagé, nous sommes obligés donc d’aller au garage pour le réparer. Nous prions le gouvernement à travers le ministère des travaux publics, de nous aider à réparer cette route. On roulait avec prudence et notre était en bon état. Mais malgré tout, on a été victime d’accident parce que la route est impraticable », soutient-t-il.

Face à cette situation, certains citoyens qui habitent le long de cette route ont pris l’initiative de boucher certains trous pour permettre le passage des véhicules. Mais ils se heurtent à un manque d’équipements, souligne Amadou Barry, un habitant du district de Berteya.

Amadou Barry

« La route nationale Mamou-Faranah est devenue un véritable enfer pour les usagers. On s’est mobilisés ici pour réparer certaines parties critiques, mais il se trouve que nous n’avons même pas de matériels de travail. On emprunte des pelles et des brouettes pour aller boucher certains trous. A cause du mauvais état de la route, il y a souvent des camions qui se renversent sur la route. Et cela empêche les autres véhicules de passer. Les passagers qui sont bloqués souffrent énormément. Finalement, certains d’entre eux sont obligés de prendre des motos pour arriver à leur destination. L’Etat doit vraiment penser à cette route, car c’est lui qui a les moyens pour faire face efficacement à ce problème », a lancé ce citoyen.

Il faut noter que route n’est pas la seule dans cette situation. Beaucoup d’autres axes routiers du pays sont aujourd’hui un véritable enfer sur terre pour les usagers.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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