Comme annoncé précédemment, la 3ème édition du Salon Des Entrepreneurs (SADEN2021) a été officiellement lancée ce mercredi, 09 juin 2021, à Conakry. Et, en marge de la cérémonie de lancement de cette activité, le ministre de l’agriculture, Roger Patrick Milimouno, a rappelé les nombreux problèmes qui assaillent les secteurs de l’agriculture et de l’élevage en Guinée depuis l’apparition de la pandémie de COVID-19 dans notre pays. Le patron du département de l’agriculture s’est aussi employé à égrener les actions louables que le gouvernement guinéen a entrepris pour atténuer les épreuves (les pertes des produits) et accompagner les producteurs agricoles en cette période de vache maigre pour tous. Et, dans ce cadre, Roger Patrick Milimouno a laissé entendre que « le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée, financé par la banque mondiale, a été débloqué à plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs des aliments de volaille ». Cette action s’inscrit apparemment dans le cadre d’une procédure d’urgence déclenchée par la Guinée au niveau de plusieurs projets compte tenu de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours tenu par le ministre de l’agriculture, Roger Patrick Milimouno :

Roger Patrick Milimouno, ministre de l’agriculture

« La COVID-19 est apparue dans notre pays le 12 mars 2020. Et, de cette date à nos jours, elle continue de sévir. Elle a impacté tous les secteurs économiques et sociaux. Au niveau de l’agriculture, vous savez autant que moi que les producteurs de pomme de terre ont eu vraiment des pertes sèches. Presque toute leur production a été perdue, parce qu’ils n’ont pas pu écouler vers les marchés intérieurs et extérieurs. Il y a eu aussi de grands risques au niveau des producteurs d’anacarde. Il y a eu aussi du côté de l’élevage des pertes de poulets et de bétails. Au niveau des poulets, ça s’élève en douzaine de milliers de poulets qui sont morts par manque d’alimentation. Parce que dans les mesures contraignantes qui ont été prises, la mobilité spatiale a été restreinte. Donc, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas drainer les intrants ou les aliments de volaille vers les producteurs agricoles. Cela a fortement impacté leurs productions  et ça a été pour eux une perte sèche.

Face à cela, le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement. Je peux vous citer entre autres : pour le secteur de l’anacarde le gouvernement a débloqué 15 milliards de dollars qu’il a mis à la disposition des producteurs. Ensuite, vous avez, à travers des projets, il faut que je dise, quand un projet intervient, c’est le gouvernement qui est intervenu. Parce que c’est le gouvernement qui signe de l’accord de financement, et emprunte donc. Parce que quand c’est un financement à rembourser, c’est que c’est le gouvernement qui finance les activités agricoles que ces projets visent avec le soutien bien sûr des partenaires financiers. Donc, il y a eu pas mal de projets du secteur de l’agriculteur qui ont été utilisé. Il y a une close souvent qu’on met dans les accords où il est dit qu’en cas de catastrophe, par exemple sanitaire ou naturel, une partie des ressources du projet peut servir au financement de certaines activités pour atténuer les effets néfastes de cette catastrophe. Et ainsi donc, on a déclenché cette procédure d’urgence au niveau de plusieurs projets. Par exemple le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée, financé par la banque mondiale, a été débloqué à plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs des aliments de volaille ; et ainsi de suite ».

Propos recueillis par Mohamed Guéasso pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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