Abdourahmane Sano, coordinateur national du FNDC

Abdourahmane Sano, coordinateur national du FNDC, est monté au créneau pour dénoncer la mort par balle d’Alhassane Barry et des autres citoyens assassinés depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir. Pour lui, le combat doit se poursuivre pour honorer la mémoire de toutes les personnes tuées par balles lors des manifestations à travers le pays. C’était à l’occasion des obsèques de ce collégien tué par balle et qui a reçu des hommages à l’hôpital sino-guinéen de Kipé ce mardi, 28 juillet 2020, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Présent aux obsèques de feu Alhassane Barry, le coordinateur du FNDC n’est pas passé du dos de la cuillère pour décrire le régime du professeur Alpha Condé. Abdourahmane Sano a cependant invité le peuple de Guinée à redoubler d’ardeur dans le combat engagé contre le système.

Décryptage !

« Nous sommes encore là aujourd’hui pour accompagner un martyr de 17 ans, tout en ayant la pensée assez forte, émue, douloureuse, envers celle dont la dépouille n’est pas ici ce matin. Tous les deux ont été fauchés par les balles de la honte et de la tension, tous les deux, chez eux, dans leurs familles, ne participant à aucune activité illégale, et comme toujours, arrachés à l’affection de leurs familles, de leurs proches. Que la famille soit rassurée de la reconnaissance de tout le peuple de Guinée et de la nation guinéenne.

Ces jeunes gens sont des martyrs, ces jeunes gens et comme tout le peuple, sont victimes d’injustice, sont victimes de la tyrannie, de la boulimie d’un certain nombre d’individus qui veulent s’accrocher au pouvoir contre la volonté de notre peuple. Nous devons avoir du respect, de la reconnaissance en vers ces martyrs de notre peuple.

Je voudrais dire ici à mes collègues du FNDC et surtout, à l’ensemble du peuple de Guinée, que nous sommes condamnés à poursuivre le combat, ne serait-ce que pour la mémoire de toutes ces personnalités. Nous devons poursuivre le combat. Nous devons continuer le combat jusqu’à la victoire finale, pour que justice soit rendue à tout ceux qu’on est en train de faire pleurer, du seul fait qu’on est Guinéen, d’être pacifique, d’être du côté de la loi et de la légalité.

Nous avons une pensée à nos amis qui sont encore séquestrés dans les geôles. Nous avons une pensée à ceux qui sont blessés, qui sont encore en traitement ou qui sont handicapés pour toujours. Nous disons à chacun ou à ses représentants, que nous n’avons pas d’autres choix que d’honorer leur mémoire, d’honorer leur combat, d’honorer leur engagement, et je ne dirai pas de venger, parce que nous ne sommes pas dans la logique de venger, mais de rendre justice à leur souffrance.

Je voudrais donc saisir cette occasion pour présenter mes condoléances les plus attristées au nom du FNDC, à la famille et aux familles éplorées et interpeller tous à l’engagement. Que ça soit les morts à Conakry ou à l’intérieur du pays : on en a connu à N’Zérékoré, à Labé, à Kindia, à Conakry ici, des dizaines et des dizaines ; à Boké, à Boffa, à Télimélé, à Mamou, à Dalaba, à Kankan maintenant ; je vais certainement en oublier, parce qu’il y a Faranah et autres, que toutes les familles éplorées sachent qu’elles ne seront jamais abandonnées par le FNDC. Le peuple va continuer à demeurer débout jusqu’à la victoire finale, ne serait-ce que pour rendre hommage à ces jeunes gens arrachés à notre affection, et surtout pour rendre justice pour que plus jamais aucune dictature ne vienne prendre notre pays en otage… ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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