Sous l’égide du secrétaire général du ministère de la santé, Dr Sékou Condé, le 4ème comité de pilotage du Programme d’appui à la santé (PASA 1) et le 1er comité de pilotage du Projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2) se sont tenus à Conakry ce mercredi, 9 juin 2021. Cette réunion en ligne, organisée dans les locaux du ministère de la santé, a regroupé les acteurs institutionnels impliqués dans le projet, les partenaires de mise en œuvre (EF, GIZ), les partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Identifié par le gouvernement guinéen, le programme d’appui à la santé (PASA 1) s’inscrit dans un contexte sectoriel sanitaire initialement faible et frappé par l’épidémie d’Ebola depuis 2013. Ce programme a été lancé le 21 janvier 2015 avec le financement de l’Union européenne (19 millions d’euros) et l’agence française de développement (9,55 millions d’euros). Son objectif spécifique est d’appuyer le ministère de la santé à travers le renforcement de ses capacités dans ses fonctions prioritaires pour la relance des services de santé, l’amélioration du fonctionnement et du financement de services de santé, en particulier pour la santé maternelle et infantile dans la région de N’Zérékoré, ainsi que le renforcement de la Pharmacie Centrale de Guinée en vue d’améliorer l’acquisition et la distribution des médicaments dans le pays et dans la région de N’Zérékoré.

Actuellement, ce projet est dans une phase de clôture. Mais, sa continuité est assurée par le projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2). Ce présent projet s’inscrit également en complémentarité avec le programme d’aide budgétaire de l’Union européenne qui soutient l’effort contributif de l’Etat guinéen au secteur de la santé. Et, il vise l’amélioration de l’état de santé des mères et des enfants de moins de 5 ans, ainsi que l’amélioration de la résilience aux crises épidémiologiques. Ceci à travers l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé, la gestion financière et des ressources humaines, une meilleure utilisation des services de santé par les mères et les enfants de moins de 5 ans dans la région de N’Zérékoré et les préfectures de Kissidougou et Kérouané. Il (PASA 2) est cofinancé à hauteur de 26,35 millions d’euros par l’Union européenne (23 millions d’euros à travers le 11ème FED), l’Allemagne (2,35 millions d’euros) et la France (1 million d’euros). Et, il est mis en œuvre par la GIZ et Expertise France (deux agences de l’Union européenne) pour la période 2019-2023.

Ainsi, la réunion virtuelle de ce lundi au ministère de la santé consistait à faire le bilan des activités menées par le comité (PASA 1) et d’acter la planification de la prochaine période (PASA 2). Cette rencontre a permis notamment de mettre en œuvre l’instance de gouvernance du projet entre les partenaires des programmes, de dresser le bilan de la période écoulée et d’acter la planification de la période à venir ; de recevoir des orientations et recommandations pour la mise en œuvre des deux programmes ; d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires de mise en œuvre prévus, en vue de leur appropriation ; et, d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires techniques et financiers actifs dans le secteur de la santé pour une meilleure coordination.

Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé

« Au cours de cette rencontre, nous avons eu à apprendre que l’exécution de la première phase a été globalement une réussite. Mais, il y a eu du retard dans l’exécution des travaux d’infrastructures. Sur la base de cette leçon apprise, nous avons discuté avec les partenaires en charge de la mise en œuvre des nouvelles composantes du projet, à savoir : la GIZ et l’Expertise France, pour nous mettre d’accord sur l’état d’avancement de la 2ème phase, notamment l’appui à la gouvernance financière, pour améliorer l’exécution de la dépense publique, l’appui à la gestion des ressources humaines pour faire en sorte que le personnel soit fidélisé à son poste de travail, surtout à l’intérieur du pays. La troisième des choses, c’est le développement des infrastructures, l’élaboration des plans types en tenant compte du nouveau contexte de manière à avoir des infrastructures beaucoup plus normalisées répondant aux standards habituels. Après les discussions, il y a eu un consensus sur les recommandations et dans 6 mois, nous allons nous retrouver pour faire le point », a indiqué Dr Sékou Condé au sortir de cette rencontre d’échange.

Selon le secrétaire général du ministère de la santé, plusieurs acquis ont été obtenus dans le cadre du PASA 1. Il s’agit notamment de l’amélioration des indicateurs de santé dans la région de N’Zérékoré, l’augmentation de la demande du point de vue de la santé reproductive avec la diminution du taux de malnutrition, la disponibilité des médicaments à travers l’appui à la pharmacie centrale de Guinée. « Ce sont des acquis sur lesquels la phase 2 va s’appuyer de manière à capitaliser les succès et tirer les leçons des difficultés rencontrées », a précisé Dr Sékou Condé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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