La crise qui mine l’école guinéenne n’épargne pas les  boursiers qui vivent à l’extérieur de notre pays. Un peu partout dans le monde, nos compatriotes étudiants ont l’impression d’être délaissés par les autorités guinéennes. Selon des témoignages confiés à Guineematin.com, les étudiants guinéens vivant au Maroc tirent actuellement le diable par la queue.

Ces étudiants se plaignent aussi bien du montant dérisoire perçu que du retard qui entoure son obtention. Selon un étudiant qui a requis l’anonymat, le montant de la bourse s’élève à 50 dollars US par mois dans un pays où la vie devient de plus en plus chère.

« Depuis 6 mois nous n’avons pas perçu notre complément de bourse. Une somme qui s’élève à 50$ par mois et qui reste inchangé depuis les premières heures de notre pays. Les souffrances auxquelles nous sommes confrontées sont des plus pénibles. Le coût de la vie est de plus en plus cher, les villes estudiantines les moins chères au Maroc telle que Béni Mellal, Er-Rachidia,…. le loyer pour un mois est au minimum 60 dollars US par chambre. Ce qui fait qu’en ajoutant les factures d’eau et l’électricité, il faut 100 dollars US par mois et par étudiant, sans compter la nourriture et les frais de transport », confie notre interlocuteur.

Par ailleurs, le retard dans l’obtention de ce montant est l’autre casse-tête chinois qui rend la vie dure pour ces jeunes étudiants. « Cette année (2017, ndlr) on devrait recevoir une somme de 300 dollars pour les six mois. Malheureusement, c’est loin d’être une réalité. Le gouvernement nous propose une somme de 100 dollars. Ce qui ne va pas dans l’intérêt des étudiants », se désole-t-il.

Cette situation est symptomatique du malaise qui caractérise le système éducatif guinéen, plongé dans une profonde crise. « Ne dit-on pas que l’avenir appartient à la nation qui a la meilleure école ? »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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