Sissoko Embalo en colère contre Alpha Condé : « il n’avait pas le droit… »

19 juin 2021 à 21 09 32 06326
Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, président de Guinée Bissau

Le président de la Guinée Bissau n’a pas du tout apprécié la signature d’un accord de défense entre la Guinée et le Sénégal, visant la réouverture de la frontière entre les deux pays. Et il a tenu à l’exprimer haut et fort et sans langue de bois au cours de la cérémonie qui s’est tenue en marge du 59ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, ce samedi 19 juin 2021, à Accra (Ghana).

Dans un ton ferme, Umaro Sissoko Embalo a demandé à l’organisation sous régionale de dire la vérité à son homologue guinéen, Alpha Condé, qui a décidé en octobre 2020, de fermer les frontières de son pays avec ses voisins du Sénégal, de la Guinée Bissau et de la Sierra Léone. Il a annoncé dans le même temps que son pays n’acceptera jamais de signer un accord pour la réouverture de sa frontière commune avec la République de Guinée.

« Je suis en train d’assister ici à une cérémonie que personne ne comprend. Nous ne comprenons pas, parce qu’il n’y a pas de guerre entre le Sénégal et la Guinée. En se basant sur l’esprit de la CEDEAO, nous devons dire la vérité au président Alpha Condé. Il n’avait pas le droit de fermer les frontières avec la Guinée Bissau, le Sénégal et la Sierra Léone. Moi, je n’enverrai jamais des ministres pour signer ce type d’accord », a dit Sissoko Embalo, dont l’intervention a été interrompue par son homologue ghanéen, qui est le président en exercice de la CEDEAO.

Les relations entre les présidents guinéen et bissau-guinéen n’ont jamais été au beau fixe. Umaro Sissoko Embalo a toujours accusé Alpha Condé (médiateur dans la crise en Guinée Bissau) d’avoir effectué des manœuvres, visant à l’empêcher de gagner l’élection présidentielle qui l’a porté à la tête de son pays. Il ne cache pas aussi sa proximité avec Cellou Dalein Diallo, le principal opposant d’Alpha Condé, qu’il considère comme un frère.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Cas Ousmane Gaoual et Cie, commandant AOB : un avocat interpelle Alpha Condé

19 juin 2021 à 15 03 53 06536
Commandant AOB

C’est avec beaucoup de joie que Me Salifou Béavogui a accueilli ses clients Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, à leur sortie de prison ce samedi, 19 juin 2021. L’avocat s’est dit heureux de voir les deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays), qui étaient condamnés respectivement à 10 ans et 1 an d’emprisonnement, recouvrer leur liberté après la grâce présidentielle qui leur a été accordée. Il en a profité pour demander au Chef de l’Etat de penser aussi au commandant AOB et aux autres prisonniers politiques qui sont incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

Me Salifou Béavogui, avocat

« Je profite de cette occasion pour demander de nouveau, si je n’en abuse d’ailleurs, à M. le président de la République, d’accepter d’accorder son pardon réconciliateur au commandant AOB qui, le 19 juillet, aura fait 11 ans de prison provisoire, sans oublier M. Jean Guilavogui. Je voudrais également en profiter pour lui demander d’accepter d’élargir cette mesure salvatrice à tous nos autres clients qui sont actuellement en détention. Je veux parler de l’honorable Ousmane Gaoual, de l’honorable Cellou Baldé, de M. Étienne Soropogui, de Youssouf Dioubaté, la liste est très longue », a lancé Me Salifou Béavogui.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Libération de Madic 100 frontière et Grenade : Dr. Faya salue « un pas vers la bonne direction »

19 juin 2021 à 14 02 26 06266
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a gracié hier, vendredi 18 juin 2021, Boubacar Diallo, alias ‘’Grenade’’ et Mamadi Condé, alias ‘’Madic 100 Frontière’’ (tous deux détenus jusque-là à la maison centrale de Conakry). Et, cette action du chef de l’Etat guinéen est diversement appréciée au sein de la classe politique guinéenne. Certains leaders politiques interprètent cet acte comme « une manœuvre politicienne » du pouvoir pour tromper la vigilance du peuple. Mais, au sein du Bloc Libéral (BL), cette grâce présidentielle est vivement saluée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno a salué « un pas vers la bonne direction ». L’opposant a aussi encouragé l’élargissement des autres détenus politiques qui ont leurs procédures encore pendantes devant les juridictions de Conakry.

« Cette grâce est un pas dans la bonne direction. A chaque fois que quelqu’un recouvre sa liberté, il faut se réjouir ; parce que la liberté n’a pas de prix. Il faut saluer l’acte, mais insister pour que ces genres d’actes se multiplient. D’abord dans le cadre d’une libération temporaire pour ceux dont les procédures ne sont pas terminées pour qu’ils soient libres et répondent quand il y a audience.

Je suis convaincu qu’avec l’évolution au niveau des charges qui sont retenues contre les uns et les autres, parce qu’au début les charges semblaient très graves ; mais, aujourd’hui on en vient à des choses qui sont à leur juste proportion. Donc, ce qui peut permettre que la décision de justice ne soit même pas un emprisonnement. Obtenir leur libération maintenant et laisser la procédure se poursuivre c’est clairement leur éviter la prison, parce que si on avait réussi cela pour quelqu’un comme le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, qui a fait presque trois pour finalement lire le droit et le libérer, je crois qu’il n’aurait pas fait un seul jour de prison », a réagi Dr Faya Millimono.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : pour un dialogue du renouveau social et politique

17 juin 2021 à 18 06 02 06026

Une tribune proposée par Me Halimatou Camara et Professeur Amadou Sadjo Barry : Le dialogue, oui, mais quel dialogue ? Telle est la question lancinante à laquelle sont renvoyées les populations guinéennes. En effet, l’histoire politique de la Guinée postcoloniale montre que ni les transitions démocratiques, ni les réformes constitutionnelles, ni les dialogues politiques n’ont réussi à régler le problème de la violence électorale et à organiser la société sous la forme d’un État de droit. C’est ce que permettent de croire la constance des crises post électorales et l’incapacité des institutions politiques et juridiques de satisfaire aux prérogatives de sécurité, de justice et d’égalité. 

Comme le montreraient l’analyse des pratiques du pouvoir et des modalités de la gouvernance, la culture politique guinéenne ne s’est pas affranchie des pesanteurs qui retardent l’avènement d’un État capable d’être un agent d’unité sociale, de développement économique et politique , à savoir : l’instrumentalisation politique du sentiment communautaire , la personnalisation des pouvoirs publics, le néo patrimonialisme, le dévoiement de la voie légale , l’impunité , la politisation de l’armée, le culte du plus fort. Autrement dit, de 1990 à 2020, toutes les tentatives visant à consolider la paix et favoriser la cohésion sociale en Guinée se sont soldées par des échecs- de la Loi fondamentale de 1991 jusqu’au Rapport de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (2018), en  passant par les Accords de Ouagadougou (2010), le dialogue inter-guinéen facilité par Said Djinit (2013), l’Accord politique du 20 Août 2015, les Accords politiques du 12 octobre 2016 et la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé (2018).  

Pour que le dialogue ne soit pas qu’une simple palabre  

Ce constat impose que nous adoptions un regard critique sur le nouveau cadre de dialogue proposé par la mouvance présidentielle pour mettre fin à la crise politique qui paralyse notre pays depuis le coup de force constitutionnel du 22 mars 2020. On voit déjà que les décideurs et certains acteurs politiques continuent de souscrire à une conception ponctuelle du dialogue, qui renvoie celui-ci à des discussions entre les forces politiques et sociales au sujet des questions économiques et des prisonniers politiques. C’est là une erreur, car, suivant cette vision réductrice du dialogue, il s’agit de décrisper la situation sociale et politique en s’attaquant aux effets du problème et non à sa cause, la désinstitutionnalisation des pouvoirs publics et le triomphe de l’arbitraire politique qui en découle. Or, aucun dialogue social et politique ne pourra pas sortir la Guinée de la violence électorale et donner un sens à l’État de droit si on n’aborde pas sérieusement la question de l’organisation effective de la sphère publique, ce qui signifie une interrogation collective sur les conditions éthiques, juridiques et institutionnelles de l’exercice du pouvoir. Il nous faut donc penser autrement le dialogue et ses dispositifs en l’inscrivant dans une perspective qui vise une refondation pacifique et démocratique de la société guinéenne. À court terme, on peut vouloir apaiser les tensions ou calmer les esprits au moyen d’un dialogue inclusif. Mais en l’état actuel de l’effondrement de l’État guinéen et de la corruption du lien social, il y a lieu de faire du dialogue un moment susceptible de nous sortir durablement et efficacement du désordre social, du narcissisme politique et de l’anarchie.  Nous n’avons pas besoin seulement de nous parler, comme prétendent certains acteurs politiques. Nous avons besoin, par le sens retrouvé du dialogue, que les décideurs politiques s’engagent à consentir au respect d’un minimum de contraintes éthiques et juridiques sans lequel la Guinée demeura pour longtemps sous l’emprise de la violence politique et de l’arbitraire du plus fort. 

Pour ce faire, nous devons fixer un cadre du dialogue qui obéit aux critères de l’objectivité et de la crédibilité. Ainsi, ce n’est pas aux différents protagonistes ( la mouvance présidentielle et l’opposition ) de définir unilatéralement le processus du dialogue. Non seulement le dialogue ne peut être placé sous la présidence de Kassory Fofana, mais Alpha Condé surtout ne peut nommer un secrétaire permanent du dialogue. Il en va de l’objectivité et de la crédibilité du dialogue social et politique que son organisation soit confiée à une instance neutre et souveraine. Ces exigences sont d’autant plus importantes que nous avons de bonnes raisons de douter de la bonne foi des autorités guinéennes: depuis son intention de briguer un troisième mandat jusqu’au lendemain des élections du 18 octobre 2020, Alpha Condé et ses soutiens ont opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions de dialogue. Qu’est-ce qui motive maintenant le pouvoir à aller au dialogue alors que le gouvernement a été reconduit et que la Cour suprême a acté le troisième mandat ?  

Outre l’insistance sur la neutralité du processus, nous pensons que la réussite du dialogue tiendra à la possibilité d’aborder sans ambiguïté aucune le problème de l’alternance au pouvoir. Moralement et juridiquement, le troisième mandat illustre le mépris à l’endroit des institutions et des lois de notre pays. Politiquement, il signifie un manque de légitimité démocratique et une volonté de dominer exclusivement les appareils de l’État. C’est donc une injustice à laquelle il faudra faire face si le dialogue entend ouvrir la voie à une réelle et authentique transition politique en Guinée. On ne pourra pas décrisper la situation politique actuelle en l’absence d’une réflexion sur les conditions d’une alternance pacifique du pouvoir et d’une réorganisation en profondeur de notre société. Nous espérons d’Alpha Condé qu’il puisse nous mettre au seuil de cette entreprise de renouveau social et politique en acceptant sinon un départ négocié du pouvoir, du moins la mise en place d’un gouvernement de transition et de réconciliation nationale et la dissolution de l’Assemblée nationale. 

Fin

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Alpha Condé aux Guinéens : « nous allons passer quelques mois difficiles… »

16 juin 2021 à 15 03 22 06226
Alpha Condé, président de la République

Le président Alpha Condé a inauguré ce mercredi, 16 juin 2021, le chemin de fer Dapilon-Santou, dans la préfecture de Boké. Le chef de l’Etat guinéen a mis l’occasion à profit pour adresser un message dit de « vérité » à ses compatriotes. Il reconnaît les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Guinéens, mais leur demande d’accepter cette situation qui, selon lui, seront bientôt jugulées. Comme à ses habitudes, Alpha Condé ne s’est pas empêché aussi de lancer des piques à ses opposants, qu’il qualifie d’ennemis de la République.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de son discours :

 « Bien sûr, la vie est difficile aujourd’hui. Personne ne pensait que cette maladie allait durer tant. Les conditions de vie sont difficiles, mais c’est la situation partout. Si vous allez dans les pays voisins, vous verrez que les gens souffrent plus qu’en Guinée. Comment mettre fin à ça ?

Ce n’est pas en écoutant ces ennemis de la Guinée qui ont échoué à empêcher le référendum et qui viennent dire la vie est chère. Rien ne se gagne sans le travail. Il faut qu’on se dise la vérité. Nous allons passer quelques mois difficiles, nous devons l’accepter. Mais comment  sortir de là ? C’est de développer l’agriculture, des usines pour que notre riz ne soit plus acheté à des dollars, mais que ce soit du riz produit en Guinée.

Hier, j’étais obligé de m’occuper de la bagarre politique avec ceux qui voulaient détruire la Guinée. Il fallait tout le temps être avec des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité. Aujourd’hui, il y a la paix et le pays est stable. J’ai décidé de prendre les choses en main. L’argent du pays doit aller dans les caisses de l’État, non pas dans les caisses de quelques individus, pour eux et leurs familles. (…) Maintenant, la fraude n’est plus possible. Les fonctionnaires qui pensent qu’en dehors de leurs salaires ils doivent prendre l’argent de l’État, ça aussi c’est fini.

Maintenant, je connais très bien l’administration guinéenne. Je connais maintenant tous les trous, même là où les souris passaient. Alors, j’ai fermé tous ces trous (…). Il n’est plus question que l’argent du pays soit détourné par quelques cadres à leur profit seulement et celui de leurs familles. Quand cet argent rentre dans les caisses, ça permet à l’État de développer le pays. On dit que j’ai mis le pays sur le frein, mais je n’ai fait que rendre au peuple ce qui lui revient », a laissé entendre Alpha Condé.

Guineematin.com

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Les jeunes de Siguirikoura1 en colère : « le régime d’Alpha condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête »

15 juin 2021 à 17 05 11 06116
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

Sauf changement de dernières minutes, les jeunes de Siguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) vont battre le pavé jeudi prochain, 17 juin 2021, pour réclamer la reprise des travaux de pavage des routes de leur quartier. Apparemment, ils sont lassés des fausses promesses ; et, désormais, ils comptent utiliser le langage de la rue pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ces jeunes disent avoir compris que « le régime d’Alpha Condé est une tortue » qu’il faut chauffer le derrière.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 ont été lancés à la veille des élections communales de février 2018 en Guinée. Ces travaux avaient démarré avec faste pour s’arrêter au lendemain de ce scrutin communautaire. Et depuis, les habitants du quartier attendent la reprise des travaux, en vain.

Ainsi, lassé de l’interminable attente, les populations de ce quartier de la commune urbaine de Siguiri, notamment les jeunes, veulent passer à la vitesse supérieure. Et, dans leur initiative, une « marche pacifique » pour se faire entendre des autorités qui font jusque-là sourde oreille à leur sollicitation. Ils comptent investir la rue jeudi prochain et promettent d’y rester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Au préambule des élections communales passées, les autorités sont venues lancer les travaux de pavage de notre voirie. Après les élections, les travaux ont été arrêtés. Et, jusqu’à présent nous sommes sur ça. Aujourd’hui il est difficile d’accéder à une concession dans le quartier. L’hivernage passée, un enfant a perdu la vie dans un caniveau. A chaque fois qu’on écrit aux autorités, elles nous disent d’attendre. Il y a deux mois, le quartier Faraniko a paralysé la ville de Siguiri. Et, le gouvernement a satisfait la réclamation de ce quartier. Le régime d’Alpha Condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête. C’est pourquoi, le 17 juin 2021, nous allons manifester jusqu’à la satisfaction de nos réclamations. C’est la voie que le régime d’Alpha Condé nous a tracé », a martelé Mamoudou Bana Camara, le secrétaire général des jeunes de Siguirikoura1.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Le FNDC, Alpha Condé et le peuple ! Par Ibrahima Diallo

15 juin 2021 à 13 01 05 06056
Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

Libre Opinion : La condamnation de Oumar Sylla Foniké Mengué à trois (3) ans de prison ferme par la cour d’appel de Conakry a suscité beaucoup de réactions au sein de l’opinion publique. Chacun y est allé de son commentaire selon les ressentiments et la colère provoquée par cette condamnation. Si certains s’en sont directement pris à Alpha Condé, à la justice et au régime tout court, d’autres ont blâmé tout simplement le peuple de Guinée qu’ils considèrent passif ou résigné face aux  dérives dictatoriales du régime d’Alpha Condé.

Cette condamnation politique déguisée dans l’arrêt controversé de la cour d’appel de Conakry n’est pas fortuite, car à travers elle, Alpha Condé vise bien un résultat, mais lequel ?   

En procédant aux arrestations arbitraires, aux persécutions et à la condamnation injuste des  opposants à son troisième mandat, Alpha Condé et ses complices cherchent à atteindre un résultat, celui d’amener une certaine opinion très fragile à blâmer le peuple de Guinée pour sa prétendue inaction et décourager  ainsi  des citoyens actifs qui se battent pour l’intérêt général. 

Ne tombons pas dans ce piège et cette stratégie connue de toutes les dictatures. Les seules personnes à blâmer dans cette situation sont le dictateur Alpha Condé, premier responsable du désastre dans lequel se trouve notre pays aujourd’hui, et ses soutiens également qui l’accompagnent dans le seul et unique but de satisfaire leurs intérêts matériels. 

La majorité de la population guinéenne a fait son choix et l’a exprimé plusieurs fois  à travers son soutien aux combattants de la démocratie et son adhésion à la lutte démocratique du FNDC depuis les premières heures du mouvement. Le peuple de Guinée n’est pas soumis ou résigné et n’abandonne pas ses dignes fils. Il est sans nul doute l’un des plus debout du continent. Il lui est tout simplement opposé, par la dictature, la force des armes  en réponse à ses manifestations pacifiques pour défendre la vérité et le droit. 

Force et honneur au vaillant peuple de Guinée !

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC 

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Siguiri : Tidiane Traoré, ancien ministre d’Alpha Condé, accusé de détournement d’un véhicule

15 juin 2021 à 12 12 00 06006
Elhadj Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

C’est une ‘’Mercedes 220’’ qui colle à la peau d’Elhadj Tidiane Traoré, l’ancien ministre délégué aux Transports du régime Alpha Condé. Il est pointé du doigt par Soma Touré, le président préfectoral de la confrérie des chasseurs de Siguiri et porte-parole de l’Union Manding. Ce dernier l’accuse ouvertement du détournement de son véhicule que le président Alpha Condé lui aurait offert au lendemain de l’élection présidentielle de 2015.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, l’ancien ministre des transports a abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire.

Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

« Je vous parle et j’assume ! Car, j’ai toutes les preuves contre le ministre Tidiane Traoré pour le détournement de mon véhicule. Pendant la présidentielle 2015, j’ai utilisé mon véhicule et mon argent. Mon véhicule a été endommagé. Le président a pris l’engagement de rembourser le véhicule. Et, il a remis mon véhicule à Tidiane Traoré qui devait me le remettre à son tour. Quand la présidentielle de 2020 a été annoncée, j’ai rencontré Tidiane Traoré dans son domicile ici à Siguiri. Le président a appelé Tidiane Traoré et lui a posé la question « pourquoi  Soma n’a pas véhicule ? »  Et, Tidiane m’a plaidé d’attendre la fin des élections pour me rembourser. Et récemment, ma femme Ramatoulaye Diallo a réussi à rencontrer le président Alpha Condé à Conakry, Tidiane nous a donné un délai de deux mois. Cela fait aujourd’hui 4 mois. Et, quand je l’appelle au téléphone, il me répond qu’il n’a plus rien. Par son influence, aujourd’hui, Tidiane Traoré détourne mon véhicule », a accusé Soma Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guinéematin.com

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Mariage de Macka Diaby : les militants de l’UFDG se payent Fodé Oussou et Hadja Halimatou Dalein

14 juin 2021 à 19 07 12 06126
Arfamoussaya Macka Diaby, Fodé Oussou, Aly Kaba, Laye Junior Condé…

Le moins que l’on puisse écrire est que l’épouse du principal opposant au régime de Conakry et le vice-président de l’UFDG viennent de mettre leurs pieds dans le plat. Leur présence au mariage d’un partisan inconditionnel du pouvoir suscite une véritable levée de boucliers. Certains militants de l’UFDG ne comprennent pas du tout leur présence à cette cérémonie.

Si Hadja Halimatou Dalein Diallo et Fodé Oussou Fofana voulaient, à travers leur présence à cette cérémonie, montrer que la politique n’est pas l’adversité, ils auront malheureusement raté leur communication. Même si le militant du parti au pouvoir qui se mariait est considéré par eux comme un modéré du camp présidentiel, la pilule est plutôt difficile à avaler pour les militants de l’opposition.

Arfamoussaya Macka Diaby, son épouse et Hadja Halimatou Dalein Diallo

Quelques-uns tentent, sans trop convaincre, d’expliquer et de justifier que cette présence n’a rien d’anormal. Mais, ceux qui désavouent cet acte restent droits dans leur botte. Pour eux, rien ne justifie cette présence. A ceux qui disent que la politique n’est pas l’animosité, ils rétorquent que cette assertion n’est valable que sous d’autres cieux. Pas celui de la Guinée. Arguant que l’hôte des opposants au régime fait partie d’un système et d’un régime qui a tout de même liquidé de sang-froid une centaine de militants de l’opposition.

Donc, ce qui est possible ailleurs ne l’est pas en Guinée. Il n’est pas interdit qu’un responsable d’un parti concurrent fréquente celui d’un autre. Il est même souhaitable que les responsables donnent un bel exemple comme celui de Hadja Halimatou et de Fodé Oussou. Mais, la réalité guinéenne est aux antipodes de celle de la France ou même du Sénégal voisin. Lorsque le système auquel vous appartenez a causé la mort de plusieurs dizaines d’innocents sans aucune enquête et que vous n’avez jamais condamné cette barbarie, pire vous continuez à soutenir et à faire les éloges de ce régime, il va de soi que vous faites partie des oppresseurs.

Que le camp des victimes considèrent ces dernières comme perte et profit et qu’il s’affiche ostensiblement aux côtes des oppresseurs, les victimes et les leurs ne comprendront jamais. Ces victimes réagissent exactement comme deux protagonistes dans un procès et qui, à la  pause de ce procès, voient leurs avocats boire un coup ensemble. De la même manière que ces deux protagonistes vont penser que leurs avocats sont en train de les trahir de la même manière les militants de l’opposition croient dur comme fer que les responsables de l’opposition – ou tout au moins certains d’entre eux- tiennent deux discours.

Devant ce casus belli, l’opposition, et en premier lieu, Cellou Dalein Diallo, doit rassurer. Sa force étant ses militants, il doit rassurer ces derniers qu’il n’y pas deux discours. Et que l’acte de son épouse n’est pas un affront aux victimes de la répression. En bon communicateur Cellou devra convaincre ses militants. A défaut, il aura prêté le flanc à l’adversaire qui voit cet acte comme un cadeau inespéré tombé du ciel.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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La prison, la chambre des dissidents ! Par Thierno Y. Diallo

12 juin 2021 à 8 08 51 06516

Libre Opinion : Le monde est en train de suivre et silencieusement voire avec complicité la marche dangereuse de la dictature en République de Guinée. Après les manifestations du FNDC contre le troisième mandat de Alpha Condé, la mort d’un nombre de Guinéen, le forcing de Alpha Condé, tout cela sous le silence complice de la communauté internationale, nous assistons aujourd’hui à l’emprisonnement de frères et de jeunes leaders d’opinion dont le crime est d’apporter de la contradiction dans la marche du pays. Aujourd’hui Oumar Sylla (Foniké Mangué) est condamné injustement à 3 ans de prison, certains sont en exil et tout cela sans que personne ne pipe mot. Et le pire, au même moment Alpha appelle au dialogue, nous aimerions bien savoir de quel genre de dialogue il veut initier et avec qui il va le faire si sont exercice favoris est l’emprisonnement de ses compatriotes guinéens. 

Dans notre République, la justice s’est affaissée devant la volonté d’un homme, qui n’hésite pas à sabrer toute personne qui n’est pas de la même obédience que lui. Avec Alpha la Guinée s’est déchirée, elle s’est blessée, son sang coule sous bas le fond d’un régime sanguinaire. 

Si aujourd’hui la Cedeao, par son président, est en visite dans notre pays, elle doit savoir que son silence est complice, qu’elle participe à l’hémorragie du peuple Guinéen par son silence inquiétant.

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne 

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Urgent : Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison

10 juin 2021 à 10 10 54 06546
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

C’est une mauvaise nouvelle pour Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et ses proches. La Cour d’appel de Conakry a condamné le responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) à 3 ans de prison ferme. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 10 juin 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’issue des débats, la Cour d’appel de Conakry a conclu que M. Oumar Sylla est coupable des faits qui lui sont reprochés et a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement à son encontre.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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3ème mandat d’Alpha Condé : Mme Bangoura Hadja Fatou Doumbouya du RPG condamnée pour « offense au chef de l’Etat »

10 juin 2021 à 8 08 20 06206
Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya

« J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile… ».

Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya, une militante du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir en République de Guinée depuis plus de dix), a été condamnée à 18 mois de prison dont 14 assortis de sursis par le tribunal de première instance de Mafanco. Elle était poursuivie pour « offense sur la personne du président de la République (Alpha Condé), production, diffusion et mise à disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre public, injures par le biais d’un système informatique ». Des faits que la prévenue a reconnus dès l’ouverture de son procès, rapporte le journaliste que Guineematin.com avait dépêché au tribunal pour suivre ce procès.

C’est une condamnation synonyme de remise en liberté pour Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya. Incarcérée à la maison centrale depuis le 29 janvier dernier, cette militante très engagée du RPG arc-en-ciel a été condamnée à une peine de prison assortie de sursis pour les faits qui lui sont reprochés. Des faits qu’elle avait reconnus devant le tribunal correctionnel de Mafanco où elle s’était confondue en excuses à la barre à l’ouverture de son procès, le 03 juin dernier.

« Tout ça, c’est parce que j’ai aimé le président de la République et son parti pour lequel je me suis toujours battue. Oui, je reconnais avoir produit la vidéo dont on parle… J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile. Mais, ce que j’ai dit, je le regrette aujourd’hui. Je demande pardon au tribunal et au gouvernement », avait dit Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya devant cette juridiction de première instance.

Visiblement, son appel au pardon a été entendu par le tribunal correctionnel. Car, bien qu’elle a été déclarée coupable d’offense au chef de l’Etat, Madame Bangoura Fatou Doumbouya n’a été condamnée qu’à 18 mois de prison dont 14 mois assortis de sursis. En termes clairs, elle vient de recouvrer sa liberté, même si l’épée de Damoclès reste suspendue sur sa tête pour au moins 5 ans…

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Crise politique en Guinée : l’UDRP demande aux Etats-Unis de sanctionner le régime Alpha Condé

7 juin 2021 à 12 12 54 06546
Dr Edouad Zoutomou Kpoghomou et le secrétaire d’Etat américain

L’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) souhaite l’intervention des Etats-Unis dans la crise sociopolitique guinéenne. Une crise née du changement de la Constitution, qui a permis au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat à la tête du pays. Dans un mémorandum adressé récemment au Département d’Etat américain, ce parti d’opposition, dirigé Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou (dont la candidature à la présidentielle du 18 octobre 2020 avait été recalée par la Cour constitutionnelle), a interpellé Washington sur cette situation. Il appelle les autorités américaines à prendre des sanctions contre le régime Alpha Condé et à soutenir les efforts « pour reconnaître la victoire de Cellou Dalein Diallo », à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le mémorandum : 

21 mai 2021

 M. Antony J. Blinken

 Secrétaire d’État

 Département d’État américain

 2201, rue C NO

 Washington, DC 20520

 Objet : Crise constitutionnelle et poursuite de l’instabilité socio-politique en Guinée

 Cher Monsieur le Secrétaire,

 Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), ses alliés l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), j’écris cette lettre pour appeler le leadership moral des États-Unis d’Amérique, chef de file de la défense de la démocratie dans le monde, pour aider à éteindre une situation potentiellement explosive qui se profile en Guinée. Au mépris total du droit constitutionnel en vigueur, M. Alpha Condé a poursuivi avec persistance et illégalement la modification de la constitution guinéenne pour forcer son chemin lors de la dernière élection présidentielle tenue le 18 octobre 2020.

 Au terme de son deuxième mandat, par des tactiques qui rappellent davantage une dictature qu’une démocratie, M. Alpha Condé a modifié illégalement et unilatéralement la constitution pour permettre un troisième mandat présidentiel. Cet amendement lui a permis de participer illégalement à l’élection susmentionnée et de rester au pouvoir. Au cours de ce processus, des meurtres, des affrontements politiques, des altercations physiques, des arrestations arbitraires et des attaques barbares contre des opposants politiques et des innocents ont été exposés partout et sont devenus de plus en plus violents. Sans l’aide des États-Unis, les escarmouches qui se poursuivent dégénéreront en affrontements civils et ethniques de grande ampleur aux conséquences imprévisibles qui pourraient malheureusement reproduire d’horribles précédents tels que le génocide au Rwanda. Par son mépris total de la loi, M. Alpha Condé est sur le point de mettre le feu à la nation guinéenne;  la communauté internationale avec la direction des États-Unis, doit l’arrêter.

 Permettez-moi de vous présenter le contexte historique qui a conduit aux transgressions de M. Alpha Condé. La Guinée a obtenu son indépendance de la France par un référendum national le 28 septembre 1958, avec M. Sékou Touré devenant son premier président. Depuis lors, malheureusement, seuls des dictateurs à la main de fer, qui ont tous un fil conducteur – l’institutionnalisation de la terreur, de l’intimidation, de l’anarchie et de la corruption endémique – ont gouverné la République de Guinée.  Successivement, Ahmed Sékou Touré (1958-1984), le général Lansana Conte (1984-2008) et maintenant Alpha Condé (2010-présent) ont tenu la barre de cette nation, interrompue seulement par le bref intermède du capitaine Moussa Dadis / général Sékouba Konaté  transition militaire de 2008 à 2010. Cette transition a conduit à la première élection véritablement démocratique de l’histoire de la Guinée.

    Au cours des 26 premières années de pouvoir absolu et non partagé, M. Sékou Touré n’a jamais introduit le multipartisme en Guinée. Au lieu de cela, M. Sékou Touré a mis en place une dictature impitoyable qui a fini par purger le pays de ses intellectuels et professionnels. Ce despotisme a privé le pays de la possibilité de favoriser des réformes politiques, économiques et sociales significatives.

 La Guinée a vu une lueur d’espoir en mars 1984 lorsque Sékou Touré est décédé après 26 ans de pouvoir oppressif et non partagé. Une semaine après sa mort, une junte militaire, dirigée par le colonel Lansana Conté, a pris le pouvoir lors d’un coup d’État sans effusion de sang. Le colonel Lansana Conté a apporté un message d’espoir pour l’institution d’une vraie démocratie, qui a bien résonné auprès du peuple guinéen. Malgré la mise en œuvre immédiate de l’économie de marché libre, les réformes politiques ont dû attendre encore plusieurs années, tandis que Conté a consolidé le contrôle total sur le système politique. Avec le vent des démocraties émergentes à travers le monde et dans la plupart des pays africains, y compris la Guinée, un projet de nouvelle Constitution rédigé en 1990 a promu le multipartisme et l’économie de marché libre et a été adopté par référendum.

 Lors des élections présidentielles de 1998, le président Lansana Conté devait se présenter à la réélection et exercer sa dernière candidature légale à la présidence conformément à la Constitution.  Sans surprise, Lansana Conté a été réélue présidente, grâce à l’ingérence d’une administration corrompue, d’un parlement obéissant et d’un système judiciaire passif. Les chefs de l’opposition et les observateurs internationaux ont remis en question la transparence des élections et la validité des résultats. Ayant perdu l’élection au profit de Lansana Conté, M. Alpha Condé a sans succès déclenché une rébellion armée pour chasser M. Lansana Conté du pouvoir.

 Le président Lansana Conté a illégalement modifié à nouveau la Constitution en 2001 pour supprimer les contraintes juridiques liées au nombre de mandats présidentiels, à la limite d’âge des candidats à la présidentielle, et a fait passer la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans.  Le président Conté a conçu ce coup d’État constitutionnel pour qu’il puisse se présenter et rester en fonction aussi longtemps qu’il vivra.  Sous Lansana Conté, le bilan du gouvernement en matière de droits humains est resté très médiocre et la corruption, l’anarchie et l’impunité sont devenues plus omniprésentes.

   En janvier 2007, deux des principaux syndicats, avec le soutien tangible de plusieurs autres syndicats et des principaux partis d’opposition, ont appelé à une grève générale pacifique pour protester contre le comportement autoritaire du président Lansana Conté.  Le mouvement de protestation s’est rapidement transformé en une évaluation généralisée du général Lansana Conté et de son administration dans tout le pays.  Le peuple a exigé un changement de gouvernement et le mouvement a paralysé tout le pays. Le président Conté a tenté de réprimer le mouvement en ordonnant aux militaires et aux membres de ses forces de sécurité de tirer sur des manifestants pacifiques et non armés. Selon Human Rights Watch, Amnesty International et des sources diplomatiques occidentales, plus de deux cents civils innocents ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés lors des manifestations.

 Lansana Conté est décédé le 22 décembre 2008. Avant sa mort, de profondes divisions dans son entourage avaient déjà compromis le cadre constitutionnel destiné à assurer la survie de son système.  D’une part, le président du parlement illégitime, le président de la Cour suprême et le premier ministre étaient engagés dans une lutte pour le pouvoir.  En revanche, l’environnement politique n’était plus propice à un transfert de pouvoir constitutionnel et pacifique, en raison de tensions ethniques qui divisaient. Cette atmosphère précaire a conduit à une nouvelle prise de contrôle militaire le 23 décembre 2008 par une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Avec l’aide de la communauté internationale, y compris des États-Unis d’Amérique, le capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté ont réalisé collectivement une transition de deux ans qui a abouti à la première élection véritablement démocratique remportée par M. Alpha Condé en 2010.

 La contribution la plus importante de la deuxième transition militaire a été l’élaboration d’une nouvelle Constitution, qui a confirmé l’intérêt supérieur de la nation et a servi de loi fondamentale et de référence qui réglementait les procédures structurelles de supervision de l’administration de l’exécutif, du judiciaire et du parlement.  Puissance. De plus, la nouvelle Constitution a rétabli l’équilibre des pouvoirs entre les trois branches du gouvernement, redéfini la durée du mandat présidentiel, le nombre de mandats, la règle d’éligibilité et réglementé tous les aspects du développement de la nation guinéenne ainsi que les activités de son peuple. Le général Sékouba Konaté, alors chef de l’Etat, a promulgué cette nouvelle Constitution, qui définissait le cadre juridique des deux dernières élections présidentielles de 2010 et 2015, toutes deux remportées par M. Alpha Condé sur les accusations de fraude électorale.

 De l’enthousiasme suscité par la première élection véritablement démocratique, le peuple guinéen avait enfin espéré l’instauration d’une véritable démocratie avec l’élection de M. Alpha Condé.  Malheureusement, il n’a pas fallu longtemps aux gens pour se réconcilier avec la réalité. Avec la déception et la peur pour son avenir politique, économique et social, les gens comprennent maintenant que M. Alpha Condé a passé 50 ans de sa vie non seulement à dénigrer ses adversaires, mais aussi à affiner ses stratégies pour mettre en place des stratagèmes de corruption plus sophistiqués, ethnocentrisme, dictature, impunité et incompétence, la critique même qu’il avait adressée à tous ses prédécesseurs.

 L’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation pure et simple et la discrimination à l’encontre des communautés pour la plupart privées de leurs droits dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont été à l’épicentre de la gouvernance du Président Alpha Condé. Human Rights Watch et Amnesty International, entre autres groupes de défense des droits humains, ont largement documenté de nombreuses violations. Je ne reproduirai ni n’énumérerai ici la documentation exhaustive facilement disponible.

 Menant à l’imposition d’une présidence à vie en République de Guinée, M. Alpha Condé a poursuivi sans relâche la modification de la Constitution guinéenne. Il a attribué à lui-même et à son parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), des sièges de maire et de conseil qu’ils n’ont pas remportés aux urnes lors des dernières élections communales intentionnellement retardées, tenues en février 2018. Ces actions provocantes et exaspérantes  sont conçues pour irriter et pousser l’opposition politique à réagir de manière excessive, lui donnant le subterfuge nécessaire pour mettre en œuvre brutalement ses plans trompeurs de se maintenir au pouvoir après 2020. En limogeant illégalement le président de la Cour constitutionnelle, qui s’est opposé à ses projets de rester au pouvoir  au-delà de 2020, et en forçant la démission de son ministre de la Justice, M. Cheick Sacko, M. Alpha Condé n’a fait que suivre la voie des autres dictateurs africains.  Néanmoins, le peuple guinéen vigilant dans son écrasante majorité s’oppose toujours résolument à ce troisième mandat illégal.

 Dans un pays à court d’argent comme la Guinée, M. Condé n’a pas cligné des yeux en déboursant impulsivement deux millions d’euros le 16 avril 2019, pour contribuer à la reconstruction de l’église Notre-Dame incinérée à Paris, en France.  Derrière cet acte de compassion apparent, un plan cynique était en cours pour racheter le soutien de la France à ses efforts de troisième mandat. Dans l’intervalle, le peuple guinéen a continué d’étouffer sous le fardeau exaspérant d’une pauvreté abjecte et d’une misère omniprésente. Il est devenu très clair qu’en opposant les partisans et les opposants du troisième mandat selon des critères ethniques, M. Alpha Condé a continué à semer les graines d’affrontements explosifs qui détruiront la République de Guinée, telle que nous la connaissons, et pour des générations à venir.

 Comme indiqué dans la liste à puces partielle ci-dessous, l’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation et la discrimination flagrantes contre les communautés majoritairement minoritaires dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont favorisé les affrontements ethniques et la violence politique, maintenant fréquente en Guinée. Je ne reproduirai pas la documentation exhaustive facilement disponible et publiée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.  Parmi les plus significatifs, veuillez noter:

  Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants à Conakry le 27 septembre 2011, entraînant la mort d’au moins trois manifestants.

  En août 2012, dans la petite ville minière de Zogota située dans la région de la Guinée forestière, les forces de sécurité ont tué cinq villageois dont le chef du village.  Sous le couvert de l’obscurité, ces forces avaient pris d’assaut et attaqué le village où les gens avaient protesté contre les pratiques d’embauche discriminatoires de la société brésilienne d’extraction de fer Vale.

 Au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre des partisans du gouvernement et des partisans de l’opposition dans le sud de la Guinée les 10 et 11 décembre 2012.

 Des groupes d’opposition ont protesté contre le gouvernement à Conakry du 27 février au 6 mars 2013, entraînant la mort de neuf personnes, aux mains des forces de sécurité gouvernementales.

 Les forces gouvernementales ont tué au moins trois personnes lors de manifestations électorales à Conakry les 2 et 3 mai 2013.

 Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants de l’opposition à Conakry du 23 au 27 mai 2013, entraînant la mort d’au moins 12 personnes.

 Plus de 50 personnes ont été tuées à Conakry dans des violences politiques au cours de la période de trois mois se terminant en mai 2013.

 En raison de la politique discriminatoire défendue par M. Alpha Condé, près de 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Kpelle (majoritairement chrétiens et animistes) et la tribu Konia (mandingue ou Maninka, majoritairement musulmane) du 15 au 24 juillet, 2013, dans la commune urbaine de N’Zérékoré.  Selon des sources hospitalières, ce nombre n’inclut pas les dizaines de corps retrouvés dans les puits de certains quartiers, ainsi que ceux du village de Koulé Yakéta et de la préfecture de Beyla. Des dizaines sont toujours portés disparus.

 En raison de la précarité du système de santé guinéen, en raison d’une mauvaise gestion systémique, les épidémies d’Ebola ont tué environ 2500 personnes en Guinée entre 2013 et 2015.

 La mauvaise gestion de l’épidémie d’Ebola en 2014 a conduit au massacre d’une équipe d’agents de santé, déclenchant le siège militaire de Womey, une communauté pacifique du sud-est de la Guinée.  Des dizaines de villageois en fuite sont morts de famine, de morsures de serpents et de maladies dans les forêts environnantes où ils se sont réfugiés.

 Le 14 avril 2015, au moins deux gendarmes ont arrêté une femme de 26 ans, l’ont forcée à monter dans leur véhicule, l’ont emmenée dans un immeuble, lui ont bandé les yeux et l’ont violée.  Elle a déposé une plainte judiciaire peu de temps après, mais elle n’a jamais été contactée par la justice ou la police pour fournir des preuves supplémentaires.

En avril et mai 2015, pendant et après les manifestations de rue, des policiers et, dans une moindre mesure, des gendarmes opérant à Bambeto, Hamdallaye, Koloma, Matam et Wanindara ont fait irruption dans des maisons et volé des téléphones portables, de l’argent, des articles ménagers et des marchandises.

Le 7 mai 2015, des gendarmes en patrouille à Hamdallaye auraient tué un soudeur de 34 ans près de son domicile. Le 8 mai, sa famille a déposé une plainte auprès du Tribunal de Dixinn. À ce jour, aucune information n’est disponible sur l’état d’avancement de l’enquête.

Le 10 octobre 2015, un chauffeur de 24 ans a été abattu à Sonfonia Gare Il alors qu’il se rendait chez son frère, par les forces de sécurité chargées de lever les blocus érigés par les manifestants.  Quatre autres hommes ont été blessés lors du même incident.

En raison de la politique discriminatoire de M. Alpha Condé, environ 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Loma (principalement chrétiens et animistes) et de la tribu Konia (Mandingo ou Maninka, principalement musulmans) à Koyamah et Macenta, dans le sud-est de la Guinée dans la période de mars à septembre 2020.

 M. Alpha Condé a procédé à un coup d’État constitutionnel le 22 mars 2020 en imposant au peuple guinéen un référendum non seulement pour changer la Constitution, mais aussi pour élire un parlement sans la participation de la véritable opposition politique.  Ce processus, auquel se sont opposés la majorité des Guinéens, a été entaché d’une extrême violence de la part des forces de défense et de sécurité, avec une contribution significative des «DONZOS», la milice privée de M. Alpha Condé.  Les événements importants suivants ont eu lieu:

Tout au long de la lutte pour empêcher le troisième mandat de M. Alpha Condé, des militants de l’opposition politique et du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été régulièrement soumis à la répression avec la participation des groupes ULIMO et DONZOS, notamment dans la forêt  Région (en particulier à N’Zérékoré) Plutôt que les forces de police et de gendarmes typiques, le groupe DONZOS a patrouillé les bureaux de vote sous prétexte d’assurer la sécurité alors qu’en réalité leur présence parfois, intimidait les civils pour les empêcher de voter;  à d’autres moments, ils protégeaient simplement la fraude organisée de RPG.

 Comme l’ont rapporté plusieurs ONG et l’opposition politique, les forces de sécurité ont commis des crimes lors de manifestations pour protester contre le changement constitutionnel.  Les massacres qui ont suivi du 22 au 24 mars 2020 à N’Zérékoré ont fait près de 98 personnes tuées par les forces de sécurité. Le jour de ce meurtre de masse, des affrontements ont éclaté entre les défenseurs de la Constitution de mai 2010 et les promoteurs de la nouvelle constitution contestée. L’implication dans les affrontements des milices ULIMO et DONZOS a transformé le conflit en une violence interethnique entre les Koniankés et les Malinkés d’une part et les Guerzes, Manons et Konos, d’autre part. Cinq églises ont été vandalisées et incendiées.

À la tombée de la nuit du 23 mars 2020, les forces de sécurité ont récupéré plusieurs corps à la morgue de N’Zérékoré pour être ensevelis dans une fosse commune, sur injonction des autorités.  À ce jour, aucune enquête n’a été ouverte pour aider à élucider les circonstances de ces meurtres et mettre fin à leurs familles.  Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, des centaines de personnes ont été blessées, plusieurs dommages matériels ont été enregistrés et plusieurs arrestations ont été effectuées.  À ce jour, près de 400 militants sont toujours en prison suite à la manifestation, y compris des mineurs.

Outre le braquage qui a suivi l’élection du 18 octobre 2020, les violations des droits et libertés ainsi que les crimes commis comprennent:

L’assassinat de 51 citoyens membres de la coalition électorale UFDG et ANAD par les forces de défense et de sécurité.  Le gouvernement a catégoriquement refusé d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs et les traduire devant les tribunaux, conformément à la loi.

 La mort de quatre prisonniers politiques par manque de soins dans un centre de détention surpeuplé. Le gouvernement a refusé de lancer une enquête sur ces décès, principalement en raison du manque de conditions sanitaires dans ces établissements pénitentiaires, qui abritent aujourd’hui plus de trois fois plus de prisonniers qu’ils étaient censés accueillir à l’origine.

L’arrestation et la détention arbitraires de centaines de membres de l’UFDG, de l’ANAD et de civils pour leur opposition au troisième mandat illégal de Condé et pour avoir exigé le respect des véritables résultats des urnes.

La poursuite de la fermeture et de l’occupation du siège et des bureaux du Président de l’UFDG, sans aucune base légale, par les forces gouvernementales de défense et de sécurité.

L’interdiction de voyager imposée à M. Mamadou Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, à son épouse et à ses proches collaborateurs, sans aucune base légale.

La destruction, sans préavis ni compensation, des habitations et des commerces des citoyens le long des voies d’accès publiques, alors que le gouvernement n’a pas de programme pour de telles routes ou pour l’aménagement des terres libérées par ce déplacement forcé.

 La fermeture unilatérale des frontières avec certains pays voisins qui fait peser une charge excessive sur la population qui souffre déjà d’exactions brutales des forces de sécurité gouvernementales.

La flambée des prix des produits de base, en partie due à la hausse des impôts, à la forte inflation monétaire, à la dépréciation de la monnaie nationale, à la dilapidation des ressources et à la fermeture des frontières, contribuant à la misère des populations.

L’augmentation annoncée des prix des carburants, qui ne manquera pas d’aggraver cette crise et de réduire encore le pouvoir d’achat des ménages.

Enfin, l’effort tacite du gouvernement pour répercuter sur le peuple le coût de la campagne du troisième mandat d’Alpha Condé au cours de laquelle les maigres ressources du pays ont été utilisées de manière irresponsable en lieu et place des offres de financement des institutions internationales.

 En raison d’une dictature institutionnalisée sophistiquée et de la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé, l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) de la Guinée est paradoxalement parmi les plus élevés au monde malgré l’énorme richesse minérale du pays.  Sans aucun doute, la Guinée et la communauté internationale s’en tireront mieux avec un environnement plus stable et pacifique, sous une nouvelle direction patriotique, qui supervisera la reconstruction d’un paysage politique plus favorable, pour donner au pays un cadre démocratique solide et inviolable, et favoriser un processus électoral transparent et acceptable propice à une paix durable et à la prospérité économique. Plus important encore, les preuves montrent que M. Alpha Condé n’a pas remporté l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Il est un président imposé et soutenu par l’armée, les forces paramilitaires et les institutions soumises sans la légitimité accordée uniquement par le peuple guinéen à travers le scrutin. 

Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès UDRP et ses alliés, je tiens à remercier les États-Unis d’Amérique pour leur position exprimée par l’ambassade des États-Unis en Guinée, contre la modification inutile et énergique de la constitution, uniquement pour satisfaire M.  Les ambitions égoïstes d’Alpha Condé d’une présidence à vie en Guinée.  À l’appui de l’instauration de la démocratie en Guinée, le Parti politique UDRP, que j’ai le privilège de diriger, a joué un rôle central lors de l’élection présidentielle, après l’élimination injustifiée de son candidat par la Cour constitutionnelle de M. Alpha Condé.  Dans une quête pour aider à reconquérir et à consolider la démocratie détournée, l’UDRP et ses alliés UFDG / ANAD, demandent au gouvernement des États-Unis, ses institutions, le président Joe Biden et tous leurs alliés à travers le monde:

Renforcer les efforts du Front national de défense de la Constitution (FNDC) et des autres partisans de l’opposition politique et des intérêts civils en appelant les partenaires techniques et financiers, et les organisations sous-régionales, régionales et internationales à mener des enquêtes  missions sur les crimes commis lors de leurs manifestations et les massacres qui ont suivi les 22, 23 et 24 mars 2020 à N’Zérékoré.

Demander que les milices ULIMO, DONZO et CHEVALIERS soient déclarées groupes terroristes au même titre que la secte BOKO HARAM, DAECH, ISIL et autres groupes similaires, et leurs sponsors traités comme tels.  Si elles ne sont pas définitivement démantelées, les milices ULIMO et DONZO sont susceptibles de se réinstaller au Libéria, en Côte d’Ivoire et en Sierra Leone, entre autres, d’où elles continueront de propager la terreur et l’instabilité dans la sous-région ouest-africaine.

Soutenir les efforts pour reconnaître la victoire de leur candidat, Mamadou Cellou Dalein Diallo, incontestable vainqueur de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 aux urnes;  Alpha Condé a volé illégalement et sans scrupules cette victoire avec l’aide d’institutions administratives et électorales soumises.

Utiliser le Global Magnitsky Human Rights Accountability Act pour sanctionner M. Alpha Condé et ses 25 dignitaires inscrits au Parlement européen comme violateurs et délinquants des droits humains;  Les États-Unis ont utilisé avec succès et unilatéralement cette loi de lutte contre la criminalité pour traquer et sanctionner les auteurs de violations des droits de l’homme et les criminels du monde entier, geler leurs avoirs et les empêcher d’entrer aux États-Unis d’Amérique.

 L’UDRP et tous ses alliés continuent de croire que les États-Unis, en tant qu’incarnation de la paix, de la démocratie et de la justice dans le monde, ne laisseront pas la Guinée s’effondrer et brûler sous la dictature barbare et impitoyable de M. Alpha Condé.  L’histoire et le peuple guinéen vous en seront profondément reconnaissants !

Respectueusement vôtre,

Edouard Zoutomou KPOGHOMOU, PhD.  Président de l’UDRP

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Alpha Condé tel qu’il est, et non tel que Tibou Kamara le présente aujourd’hui

6 juin 2021 à 18 06 43 06436

En lisant les récentes tribunes de Tibou Kamara, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas respectueux de lui-même ; ce qui n’est pas grave. Chacun se vend à son prix réel. Et, Tibou Kamara a prouvé à la face du monde qu’il est vendable à vil prix. Par contre, ce qui est inacceptable, c’est qu’il manque de respect au peuple de Guinée en se moquant de son intelligence. Tous les citoyens guinéens qui se remémorent ses tribunes enflammées contre le dictateur Alpha Condé et qui lisent ses dernières publications ne manqueront pas de s’interroger sur les changements qui seraient intervenus dans le personnage de son patron du moment et sa manière de gouverner. En d’autres termes, on se pose la question de savoir qu’est-ce qui a changé dans la gouvernance du dictateur guinéen pour qu’un Tibou Kamara soit contraint ou éprouve aujourd’hui une sorte de jouissance à l’encenser. 

En réalité, le valet des chefs comme l’appellent certains opposants, ne croit pas lui-même en ce qu’il dit ou écrit. Mais, si ce qu’il dit ou ce qu’il écrit lui permet de s’en mettre plein les poches, pourquoi pas.  » Nul ne sait de quoi les lendemains seront faits; mieux vaut alors assurer ses arrières ». Tel est le credo de l’entourage malsain d’Alpha Condé. Tibou Kamara n’échappe pas à la règle. Et la manière idoine pour lui de sucer davantage le peuple est de redevenir le chambellan qu’il n’a d’ailleurs jamais cessé d’être. C’est dans cet objectif qu’il tente désespérément de donner à Alpha Condé une image qu’il a cessé d’avoir depuis bien longtemps. Tibou Kamara veut que ce dernier soit perçu comme il le présente aujourd’hui après l’avoir voué aux gémonies. Mais un seul acte vaut mille mots dit-on. Les Guinéens perçoivent Alpha Condé tel qu’il est et tel que ses actes et ses discours le montrent et non tel que les thuriféraires de l’espèce du porte-parole de son gouvernement veulent qu’il soit perçu. 

Toute la vie d’Alpha Condé se résume en ces mots : imposture, incohérence, reniement, supercherie, roublardise, non  respect de la parole donnée. Alpha Condé d’hier,  c’est cet homme politique qui avait soulevé dans le cœur des Guinéens l’immense espoir de l’avènement d’une Guinée où la  démocratie et l’État de droit auront droit de cité. C’est l’homme qui avait donné l’assurance aux Guinéens qu’une nouvelle Guinée ne relève pas simplement du domaine de l’utopie.  Auréolé de sa réputation de combattant infatigable de la liberté, il a bénéficié de préjugés favorables qui ont convaincu une majorité de Guinéens de lui faire confiance et de le porter à la tête de ce pays qui a connu une situation politique et économique très peu enviable. Mais cela, c’était bien avant.

Alpha Condé d’aujourd’hui, c’est le politicien dont la seule ambition est de s’accrocher au pouvoir en marchant sur des cadavres des Guinéens, en tuant la démocratie par le biais de laquelle il a accédé au pouvoir. C’est l’homme qui se sert de la démocratie pour tuer la démocratie. Alpha Condé d’aujourd’hui, ce sont les centaines de jeunes tués et ensevelis à travers tout le pays.   Alpha Condé d’aujourd’hui,  ce sont les milliers de citoyens guinéens injustement privés de liberté pour avoir simplement exprimé une opinion que le dictateur ne voulait entendre. 

Alpha Condé d’aujourd’hui, c’est la montée du communautarisme; c’est la banalisation et, plus grave encore, l’exacerbation du discours ethniciste et régionaliste; c’est un tissu social en lambeaux; c’est la remise en cause du vivre-ensemble.

Alpha Condé d’aujourd’hui,  c’est la banalisation de la vie humaine et l’impunité pour les assassins cachés au sein des forces de défense et de sécurité et qui constituent les boucliers qui lui permettent de se maintenir au pouvoir.

Alpha Condé d’aujourd’hui c’est la gabegie, la course à l’enrichissement illicite, fléaux qu’il prétendait combattre sous le régime de Lansana Conté. 

Alpha Condé d’aujourd’hui, c’est Sékou Touré,  Lansana Conté,  Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté en pire. Voilà l’image que les Guinéens ont d’Alpha Condé. Ce ne sont pas les tribunes opportunistes de Tibou Kamara qui changeront cette image.
Alpha Condé s’est révélé être aux antipodes de toutes les valeurs qu’il prétendait défendre et pour lesquelles beaucoup de ses militants ont trouvé la mort et d’autres mutilés à jamais. Les tribunes de Tibou Kamara présentent une photocopie pâle du personnage d’Alpha Condé. Mais le vrai Alpha Condé s’est révélé être un imposteur que les Guinéens ont découvert à la faveur de son accession au pouvoir. Il est difficile d’imaginer et d’évaluer dans leurs véritables proportions les préjudices causés à la classe politique par le revirement d’Alpha Condé. 

Très peu de Guinéens croient aujourd’hui en la sincérité des acteurs politiques. Ces derniers risquent tous d’être jugés désormais à l’image d’un Alpha Condé perçu pendant longtemps comme un défenseur des valeurs démocratiques et qui, une fois au pouvoir,  est devenu le fossoyeur de la démocratie et de l’État de droit. Mais en dépit de cette grande déception, les Guinéens doivent continuer à croire en la démocratie et l’État de droit. Baisser les bras et reculer seraient une victoire pour Alpha Condé et le clan mafieux qui l’entoure et dont la vitrine actuelle est Tibou Kamara.

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Mamadou Barry : « Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG »

5 juin 2021 à 23 11 22 06226
Mamadou Barry

Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG. Ceux qui pensent parler au nom de la Direction Nationale du parti doivent avoir la pudeur et la modestie de se dire ne pas forcément avoir Le monopole de la vérité.

La notion de capitulation est acceptée lors d’un conflit en Cours. La bataille du 18 Octobre est terminée. C’est un nouveau combat qui se prépare. Pour cette nouvelle orientation, l’UFDG doit se remettre en cause et particulièrement ceux qui estiment En être Les propriétaires.

Revenons un peu sur cette notion de dialogue qui est redevenue une expression à la mode tout d’un coup. Il aura fallu une tribune de trois hauts cadres de la Direction Nationale du parti qui son en détention depuis plus de huit (8) mois, pour qu’on voit des sorties hasardeuses au nom de l’UFDG.

Il y a plusieurs mois, un décret est sorti pour mettre en place un Cadre de dialogue que cette Direction a déclaré ne pas se sentir concernée. Cette porte à l’époque aurait permis à l’UFDG de poser les conditions que pose Aliou Conde aujourd’hui. Durant hui (8) mois, aucune déclaration n’a été faite allant dans le sens d’une ouverture de débats en prenant à témoin Le Peuple de Guinée. Il y a quelques semaines, un autre décret sort pour nommer un Secrétaire Permanent de ce Cadre de dialogue. Cette même Direction dit ne pas être concerner.

Aujourd’hui, Aliou Condé, avec cette tribune des trois détenus, change Les données de l’équation. Non Monsieur Aliou Condé !! Des portes ont été belle et bien ouvertes pour permettre à l’UFDG de poser ses revendications et conditions. L’UFDG dans un passé recent, et sous la conduite de ce même Aliou Condé a signé des accords qui ont contribué à affaiblir plus Le parti qu’à l’orienter vers le pouvoir.

Il n’est pas superflus de rappeler ici que Cellou Dalein Diallo avait plaider auprès de Lansana Conté pour l’élargissement de Alpha Condé, redoutable adversaire politique d’alors. Pourquoi aujourd’hui, il est tant difficile de plaider pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté ?

Des consultations sont donc nécessaires auprès des structures de Base du parti pour se prononcer oui ou non sur l’opportunité d’un dialogue dans le but de permettre un décrispation de la situation en vue de libérés nos détenus. Des consultations ont été organisées pour savoir si oui ou non on va aux legislatives et à la Présidentielle. Pourquoi ne pouvons nous pas lancer des consultations pour l’acceptation ou non d’un dialogue avec des opportunités d’élargissement de nos détenus, l’ouverture de nos locaux et La libertés de mouvement de nos leaders ??

La liberté est sacrée et tout doit être mis en œuvre pour la conquérir et la protéger !! Aucun sacrifice n’est trop grand pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté.

Unis et solidaire de nos détenus, nous vaincrons !

Bien à vous.

Votre serviteur !

Par Mamadou Barry, Analyste Financier, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG, membre du Bureau Exécutif National et membre du Conseil Politique

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3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Redonner aux enfants du continent la joie de vivre et l’espoir de réussir

3 juin 2021 à 11 11 08 06086
Oumar Kateb Yacine Bah

Par Oumar Kateb Yacine : Depuis 1992, chaque année, le mois de juin est consacré en Guinée à la célébration de l’enfant. Des conférences et débats sont tenus, des manifestations de réjouissance organisées, des cadeaux distribués. C’est bien et beau de célébrer les enfants, les égayer et réfléchir sur leurs présent et futur. Mais, est-ce cela suffit pour leur offrir un avenir radieux si les décisions prises lors de ces évènements sont simplement rangées dans les tiroirs ? Pas évident ! Qu’à cela ne tienne. Il ne serait pas inapproprié de réfléchir sur les conditions d’évolution de nos enfants en Guinée et ailleurs dans le continent pour aboutir à des pistes de solution.

A l’orée de la 3ème décennie des années 2000, la situation des enfants dans le monde en général et les pays africains en particulier suscite interrogations et inquiétudes, vu les conditions précaires de leur évolution physiologique, intellectuelle voire psychologique.

Nonobstant les progrès enregistrés au niveau de la science, la technique et la technologie offrant des possibilités de créer un meilleur cadre de vie aux enfants, ceux de l’Afrique sont exposés à des conditions de vie hostiles à tout épanouissement dont l’être humain a besoin durant son cycle d’existence. En 2019, chaque jour, 14 000 enfants âgés de moins de 5 ans sont morts dans le monde parmi eux des milliers petits africains. Des  millions d’enfants ne vont pas à l’école, ne mangent pas à leur faim. Pour ceux d’entre eux qui vont à l’école, la majorité de ces petits écoliers, habitant les grandes agglomérations et les milieux ruraux dont les parents ont un revenu au-dessous de la moyenne vont au lit, la faim dans le ventre. Une faim qui cause un retard au développement de leur capacité cérébrale, impacte négativement leurs résultats scolaires, et ipso-facto va compromettre leur carrière. Des millions d’enfants aussi sont soumis à des tâches domestiques au quotidien, des corvées inadmissibles. Encore et encore, l’impunité aidant, beaucoup d’entre eux sont victimes des violences sexuelles, des punitions corporelles et des mariages précoces. Dans nombre de familles pauvres, l’enfant est une source de recettes pour assurer la popote. Pire dans les pays où l’Etat est fragile voire néant, comme c’est le cas des pays en conflit, ils sont exposés à la traite, à l’enrôlement dans des mouvements rebelles et terroristes où ils deviennent des enfants soldats ou esclaves sexuels. Une situation désorientant dangereusement leur avenir.

Au début du présent siècle, l’Afrique a entamé un tournant décisif de son développement socio-économique. Bien que sa performance à ce niveau reste encore fragile et moins tangible, le continent a amorcé un réel décollage vers le progrès. De sorte que même certains afro-pessimistes changent d’avis et croient en l’avenir du continent, y compris des spécialistes du développement. Ce qui fera dire à Tony Blair, ancien premier ministre britannique, dans un de ses brûlots en mai 2015 que le continent noir « est l’endroit le plus prometteur  sur la planète en raison de ses opportunités », lui qui décrivait quelques années au paravent « l’Afrique comme une cicatrice dans la conscience du monde ».

En observant la tendance démographique du continent, Dr Donald Kaberuka, Ex-Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) fera noter que «  la croissance de la population dans des régions comme le Sahel reste très élevée, soit 3,9%, tandis que la migration interne a accéléré, avec 40% des personnes vivant maintenant dans des villes sans plan d’urbanisation et mal équipées, et subissant la misère et le chômage ». A ses dires, pour l’instant, les moteurs de la croissance limités ont besoin d’un accélérateur. Car la transformation économique est moins tangible tandis que les apports de secteurs économiques comme l’agriculture sont en baisse. A cela, il faut ajouter la fragilité « des économies africaines opérant encore à des niveaux inférieurs des chaînes de valeur mondiales. »

A cet effet, chaque année, des millions des jeunes devant entrer sur le marché du travail  ne trouvent pas d’emploi à cause d’une offre déficitaire ou inadéquate à leur compétence. Résultat, soit ils tombent dans la dépravation ou ils empruntent le chemin de l’immigration vers l’Occident, demeurant toujours pour la plupart des habitants de l’hémisphère sud comme un Eldorado. En dépit des milliers de morts dans la Méditerranée chaque année parmi ceux qui l’empruntent dans des embarcations de fortune pour atteindre l’Europe, rien ne décourage ces jeunes à cette aventure au risque de leur vie.

Et dans les zones touchées par le terrorisme islamique, nombre d’eux moyennant des rémunérations précaires que leur offrent ces mouvements djihadistes, tombent facilement dans le fondamentalisme radical les poussant ainsi à commettre des crimes odieux au nom d’un dogme religieux dont ils n’ont même pas le rudiment.

Eu égard au contexte que nous venons de dépeindre, alors que faut-il faire pour redonner aux enfants africains la joie de vivre et l’espoir d’avoir un épanouissement pour ce qui est de leur avenir ? Les pistes à explorer ne manquent pas pourtant ni pour les parents ni pour les gouvernants. Car si les premiers ont le rôle d’encadrement et d’éducation dans le foyer, les  seconds quant à eux, il leur est dévolu de définir et appliquer une politique à la fois sectorielle et globale pour offrir à chaque citoyen un agréable cadre de vie. Raison pour laquelle, nous allons accentuer la présente tribune sur quelques pistes qui incombent aux gouvernants africains selon une réflexion de l’ancien patron de la BAD.

Paix et sécurité dans tout le continent

A travers les gouvernements et les institutions régionales et sous régionales, il est impératif de construire un continent pacifique. Le principal défi à ce niveau est de renforcer la paix et la sécurité partout où elles sont faibles et de les restaurer dans les pays en conflit. Eteindre le conflit c’est libérer des millions des personnes, en majorité des enfants, piégées dans ces endroits et freiner les effets de contagion tels que les réfugiées, les personnes déplacées, la destruction de l’écosystème, la dépravation des mœurs, etc. Cette situation s’illustre par les défaillances de nos systèmes éducatifs et sanitaires, notamment les soins de santé primaire. L’épidémie de maladie à virus Ebola, pourtant maîtrisable, mais à cause des défaillances de nos systèmes sanitaires a fait des ravages que ça soit au Congo ou en Afrique de l’Ouest. Celle qui s’était produite entre 2014 et 2015 dans le triangle, Guinée-Sierra Leone-Liberia, a fait 11.300 morts, des milliers d’enfants orphelins. Conséquence, la réalisation des Objectifs du Millénaire, a pris un sacré coup. Et c’est dans ce contexte que vient la covid-19 dont on est loin d’appréhender tous les corollaires, vu que l’Humanité peine encore à venir au bout  de cette pandémie.

Une question de leadership

Les dirigeants doivent s’atteler à la réduction des inégalités tout en privilégiant l’inclusion sociale. Ceci s’explique par le fait que les enfants issus des familles ou milieux pauvres fréquentent des écoles de qualité (infrastructure, l’enseignement). Pour briser les chaînes de la « transmission intergénérationnelle’ », il est judicieux de veiller sur l’équilibre d’une politique de l’éducation harmonieuse entre les régions, les groupements ethniques et religieux dans le respect de la parité filles/garçons,  de sorte qu’aucun de ces segment ne soit laissé à la traîne. Car, il ressort que si une croissance économique n’est pas équitablement partagée, elle obstrue les perspectives économiques, entraine le gâchis de talents et engendre le dysfonctionnement « des sociétés harmonieuses et pacifiques en entravant la mobilité sociale ».

Dans un avenir proche, la pauvreté pourrait être réduite d’une façon drastique si et seulement si nos économies parviennent à maintenir un taux de croissance supérieur à 7% selon des spécialistes. Pour y parvenir, selon les mêmes avis, l’investissement au niveau de l’énergie reste la clef de voûte. Le déficit énergétique constituant un frein au développement.

L’économie numérique, une aubaine

Si au 19ème siècle, pour rapprocher davantage les régions,  pour faciliter les déplacements à moindre coût,  on a créé le chemin de fer, aujourd’hui l’outil le plus performant pour faciliter les contacts, la transmission du savoir et les échanges commerciaux, c’est l’Internet et ses accessoires. Autrement dit le numérique. C’est par ce moyen qu’on est parvenu à vaincre le temps et l’espace en matière de communication et d’échanges des biens et services. L’accessibilité facile au téléphone mobile (plus d’un milliard de cartes SIM, 800 millions de mobiles) en Afrique a bouleversé la vie de nos populations. L’Internet plus rependu (507,9 millions d’internautes sur le continent soit 10,9% des internautes dans le monde en janvier 2021) offre des possibilités immenses pour une évolution rapide.

Maintenant, c’est dans le numérique que la connaissance se partage rapidement, les emplois se créent facilement, les innovations s’accélèrent avec prouesse notamment chez les jeunes qui ne manquent ni talent ni inspiration.

Les tenants du pouvoir décisionnel en Afrique doivent s’investir davantage pour une croissance rapide du numérique dans le continent en offrant des meilleures conditions d’accessibilité à l’Internet et à ses accessoires sans discrimination.

Comme aime dire le dirigeant guinéen, Alpha Condé, si l’Afrique a manqué la révolution industrielle, elle ne doit pas rater la révolution numérique parce qu’elle constitue une aubaine pour la jeunesse afin de combler le retard du continent. Pourvu que chacun en ait la conscience.

Oumar Kateb Yacine, consultant, analyste

Président de l’Institut Afrique Emergente

Courriel : [email protected]

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Tibou Kamara : le porte-parole sans crédit d’un gouvernement aux abois

2 juin 2021 à 9 09 24 06246
Ibrahima Diallo, chargé des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution

Par Ibrahima Diallo (FNDC) : Depuis que  Alpha Condé a choisi un certain Tibou Kamara comme porte-parole de son gouvernement, les tribunes sont publiées à une fréquence qui ne manque pas de faire rire tout le monde. En moins de deux mois d’exercice de cette fonction, Tibou Kamara a publié plus de tribunes que tous ses prédécesseurs n’en n’ont fait tout le temps qu’ils ont exercé la même fonction. Évidemment, c’est tout ce qu’il sait faire, rien d’autre. 

Le mercenariat de la plume est sa spécialité. Puisqu’il ne fait rien au ministère de l’Industrie et qu’il n’a d’ailleurs aucune compétence pour diriger un tel département, il faudrait bien qu’il se trouve une occupation pour mériter un tout petit peu l’argent du contribuable guinéen. Et puisqu’il n’y a que le manteau de porte-parole  du gouvernement qui lui sied, il était pressé de récupérer cette fonction. Son prédécesseur avait déclaré qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour exercer efficacement sa fonction de ministre et assumer en même temps la fonction de porte-parole du gouvernement qu’il trouve assez prenante. Et comme lui Tibou Kamara ne travaille et que son bureau de ministre de l’Industrie est toujours vide, il passe son temps à s’en prendre aux plus valeureux que lui et à justifier toutes les décisions impopulaires que le dictateur Alpha Condé, qu’il sert, veut imposer au peuple de Guinée. Il n’hésite pas à tomber dans le mépris et l’arrogance en affirmant sans honte que les Guinéens vivent sur le dos de l’État comme s’ils ne payaient pas des taxes et impôts. Une telle déclaration révèle la personnalité de Tibou Kamara.  

Prétendre que les populations guinéennes vivent sur le dos de l’État avec les sacrifices qu’elles consentent tous les jours pour arriver à joindre les deux bouts est une insulte. Bien qu’il se soit battu comme un beau diable pour tenter de convaincre les citoyens sur la pertinence de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, il doit reconnaître qu’il n’a pu convaincre personne. Le mensonge sur une prétendue subvention du carburant par l’État était si immense qu’il ne pouvait que buter sur un mur d’incrédulité. 

Comme pour reconnaître son échec à faire passer son message truffé de mensonges, il déclare que personne ne croit plus à la parole publique. Mais peut-on croire à la parole d’individus qui soutiennent aujourd’hui ce qu’ils ont combattu avec force hier? Tibou Kamara oublie encore une fois que les Guinéens ne sont pas aussi amnésiques que lui. Celui qui appelait, il y a quelques petites années seulement, à une insurrection contre le régime de  Alpha Condé, s’imaginait-il que les Guinéens prendraient au sérieux ses déclarations  leur demandent de serrer la ceinture pendant que les ressources nationales sont dilapidées par un clan de kleptocrates dont il est membre.  La parole publique n’a de valeur que si elle repose sur l’éthique. 

Apparemment, Alpha Condé, bien que dictateur,  garde encore un peu de lucidité. Il a compris en effet que s’il suit les recommandations et conseils de personnes comme Tibou Kamara, la chute de son régime interviendra plus vite qu’il ne s’y attend.  D’où cette reculade que le même Tibou Kamara tente maladroitement de justifier encore. Alpha Condé se souvient sans doute du rôle néfaste et nocif qu’il a joué auprès de l’infortuné capitaine Moussa Dadis Camara et qui a été la cause médiate des événements dramatiques du 28 septembre 2009. 

Tibou Kamara doit se rendre compte, aujourd’hui, que les Guinéens ne le croient plus et qu’à cause de lui, la parole du Gouvernement a perdu toute crédibilité.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Le nouveau recteur de l’Université de Kankan se confie : « je ne m’attendais pas à ça »

28 mai 2021 à 15 03 54 05545
Dr Moustapha Sangaré, nouveau recteur de l’Université Julius Nyéréré de Kankan

Dans un décret lu à la télévision nationale hier, jeudi 27 mai 2021, le président Alpha Condé a nommé un nouveau recteur à l’Université Julius Nyerere de Kankan. Il s’agit de Dr Moustapha Sangaré, maître des conférences, qui était jusque-là chef de département Chimie dans cette institution d’enseignement supérieure. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 28 mai 2021, le nouveau recteur s’est dit surpris de sa nomination. Il a remercié le président de la République pour la confiance placée sur sa personne.

« Je n’ai jamais eu l’idée de faire des démarches pour être recteur. Je n’ai même pas pensé à ça. Parce que pour moi, je ne peux pas l’avoir. J’ai des grands frères ici qui ont le professorat et ils sont plus âgés que moi. Donc je n’ai jamais pensé à ça, ce n’était pas mon objectif. Mais, ce que Dieu veut, c’est ça qu’il fait. Pour le moment, je ne peux être que content. Parce qu’au moins, le moment est venu pour qu’on tire dans les profondeurs, les cadres qui sont cachés. Donc je ne peux que remercier le bon Dieu et le président de la République », a réagi Dr Moustapha Sangaré.

Pour réussir sa mission, le nouveau recteur compte sur la bonne collaboration de l’ensemble du personnel de l’Université Julius Nyerere de Kankan. « C’est tous les responsables qui feront que l’Université ira de l’avant. Ce n’est pas le recteur seul qui travaille, il y a les vices recteurs, le secrétaire général, les doyens de facultés, les vices doyens, les chefs de départements jusqu’aux directeurs de programmes », a dit le premier responsable de cette institution d’enseignement supérieure.

Depuis juillet 2020, l’Université Julius Nyerere de Kankan n’avait pas de recteur. Cette situation pénalise les étudiants sortants de la 11ème promotion du système LMD, qui attendent toujours la délivrance de leurs diplômes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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