Obsèques des joueurs d’Etoile de Guinée : « vous n’êtes pas morts pour rien »

9 mars 2020 à 18 06 40 03403

Les membres de l’équipe de football Etoile De Guinée, décédés dans un accident de la circulation le 05 mars dernier, ont regagné leur dernière demeure ce lundi, 9 mars 2020. Le symposium organisé à cet effet au stade du 28 septembre de Conakry a mobilisé une foule très émue qui a rendu un vibrant hommage aux défunts. Le président du club, pensionnaire de la Ligue 2, a dit que ses joueurs « ne sont pas morts pour rien », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Corruption à la FEGUIFOOT ? Super V tacle Antonio Souaré au tribunal de Kaloum

25 février 2020 à 12 12 16 02162

Antonio Souaré et Salifou Camara Super V

Le dossier judiciaire opposant la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot) à quatre de ses anciens dirigeants s’est ouvert hier lundi, 24 février 2020, au tribunal de première instance de Kaloum. Salifou Camara, connu sous le nom de Super V, ancien président de la Féguifoot ; Ibrahima Blasco Barry, ancien secrétaire général de la Féguifoot ; Aboubacar Morthon Soumah, ancien agent comptable ; et Aly Camara, sont poursuivis pour des faits d’abus de confiance et d’atteinte à l’image d’autrui, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, il est reproché à ces quatre personnes des faits de détournement de fonds, portant sur la somme de 28 milliards francs guinéens pendant la période de 2013 à 2015.

Les prévenus, qui comparaissent libres, ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis en plaidant non coupables à la barre. Ibrahima Blasco Barry se dit être surpris d’être cité dans cette affaire alors qu’il devait être « décoré » pour service rendu à la nation. « C’est avec une grande surprise que je me vois cité dans une affaire de détournement de 28 milliards. Je suis à la fédération depuis 1994 et je n’ai jamais été accusé de quoi que ce soit. De 2013 à 2015, il y a chaque année des audits des comptes de la fédération et un rapport est adressé à la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) sur l’utilisation de tous les fonds que la fédération reçoit. Je ne comprends pas comment ce que ces audits n’ont pas pu prouver peut aujourd’hui être évoqué pour m’incriminer. »

Cité dans une affaire de 800 mille Euros de la société de téléphonie mobile MTN, Ibrahima Blasco Barry a botté en touche. « Je suis également étonné qu’on m’accuse d’avoir détourné les 800 mille euros de MTN. En fait, la Guinée devait postuler pour l’organisation de la CAN de 2019 ou celle de 2021; il n’y avait pas d’argent. Il fallait donc trouver de l’argent pour monter un dossier de candidature. Pour cela, nous avons recruté un cabinet pour le montage de notre dossier de candidature. Pour payer ce cabinet international, et en collaboration avec le gouvernement, MTN a offert une enveloppe de 800 mille euros qui a servi à payer ces experts. Ceci nous a permis de défendre le dossier de la Guinée et d’obtenir l’organisation de la CAN de 2023. Au lieu de me retrouver ici, je crois que je devais plutôt être décoré de médailles », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Salifou Camara Super V soutient que cette affaire est une cabale montée par l’actuel président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré, depuis 2011 pour le salir et récupérer le poste qu’il occupait. « Dans cette affaire, il y a des non-dits qui remontent depuis 2011. C’est monsieur Mamadou Antonio Souaré, dans son envie de me remplacer à la tête de la FEGUIFOOT, qui a incité un dysfonctionnement profond à la fédération. Il a approché certains travailleurs dans le but de créer des crises pour que l’on dise que la fédération ne fonctionne pas normalement. Avec cette situation, on pourrait mettre en place un comité de normalisation et à l’issue, on allait me faire partir. Ensuite, il a organisé un tract pour me salir, d’abord à l’interne, puis à l’international », accuse Super V.

Pour arriver à ses fins, poursuit-il, Antonio Souaré aurait commandité des audits en confiant la tâche à un de ses amis à qui il aurait donné une importante somme d’argent. « Alors, Antonio Souaré a commandité un audit. Même cet audit n’a pas été organisé dans des conditions normales. Il a confié cet audit à son ami, Mory Cissé, à qui il a payé 73 mille dollars par mois et qui lui a déposé un rapport à usage personnel. C’est ce rapport qu’il utilise pour nous accuser de corruption », soutient Super V.

En outre, l’ancien président de la FEGUIFOOT met en doute l’audit qui l’incrimine, surtout qu’il affirme n’avoir jamais été entendu par les auditeurs. « Cet audit ne m’est pas opposable pour la simple raison qu’il n’a pas été fait conformément aux statuts de la FEGUIFOOT. En plus, je n’ai jamais été entendu par les auditeurs pour une confrontation avec les faits qu’on me reproche aujourd’hui. Il ne me désigne pas non plus pour avoir détourné quoi que ce soit. Et mieux, même si les faits qu’on me reproche aujourd’hui s’avéraient, ils ne peuvent pas constituer d’infractions car ils sont frappés de prescription. Je tiens à rappeler que les faits dont il est question remontent en 2013 jusqu’en 2015 ».

Après des débats et une projection de quelques séquences de preuves par le camp Super V, la présidente du tribunal a renvoyé l’affaire au jeudi 27 février pour la suite des débats.

Alsény KABA pour Guineematin.com

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Féguifoot : Antonio Souaré se plante doublement

16 novembre 2019 à 12 12 06 110611
Mamadou Antonio Souaré, président de la fédération guinéenne de football

A l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la fédération guinéenne de football, son président, Mamadou Antonio Souaré, a fait une annonce inédite et inattendue dans son discours. « J’accorde l’amnistie à tous les anciens membres du bureau exécutif de la fédération » !

Tout d’abord, les lois guinéennes n’accordent qu’au président de la République les prérogatives de gracier ou d’amnistier un condamné. Or, il se trouve que la plainte de Mamadou Antonio Souaré n’a toujours pas été appréciée par la justice, elle est toujours pendante au tribunal de première instance de Kaloum. Même si Antonio Souaré se prenait alors pour Alpha Condé, il ne pouvait en aucune manière amnistier Salifou Camara, Ibrahima Blasco Barry et Morton Soumah dans la mesure où aucun tribunal n’a à ce jour établit la culpabilité de ces trois accusés de détournement de plus de vingt milliards de francs guinéens au préjudice de la fédération guinéenne de football.

On ne le dit pas souvent, mais il importe de noter qu’une accusation ne signifie pas nécessairement une culpabilité. C’est pourquoi, les accusés tiennent absolument à un procès qui leur permettrait de prouver leur innocence et de laver leur honneur et leur dignité.

A lire de près, on comprend aisément que Antonio Souaré n’a aucune maîtrise des textes qui régissent le fonctionnement de la fédération guinéenne de football. La réponse de Salifou Camara Super V à la note le suspendant en est une parfaite illustration.

Guineematin.com vous propose de lire les trois documents suivants :

Super V plainte Antonio Souaré

Décision 003 (Suspension Salifou CAMARA)

Lettre protestation

Salifou Camara Super V
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Amnistie pour des anciens dirigeants de la Féguifoot : « c’est un faux et usage de faux »

13 novembre 2019 à 16 04 26 112611
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

A l’occasion du 60ème anniversaire de la Fédération Guinéenne de Football célébré hier, mardi 12 novembre 2019, le Président de l’instance a prononcé l’amnistie pour trois responsables de l’ancien comité exécutif de la Féguifoot qui étaient accusés de malversations financières pendant leur gestion. Mamadou Antonio Souaré a levé ainsi la suspension des trois intéressés. Il s’agit de l’ancien Président de l’instance dirigeante du football, Saliou Camara « Super V », l’ancien Secrétaire Général, Ibrahima Blasco Barry, et l’ancien Comptable, Aboubacar Morthon Soumah.

Au lendemain de l’annonce de cette décision, elle suscite des réactions au sein de l’opinion. Le célèbre journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, s’est prononcé sur la question au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 12 novembre 2019. Il dénonce « un faux et usage de faux » et estime qu’il ne revenait pas à Antonio Souaré de prendre une telle décision.

« C’est un faux et usage de faux. De par la loi, seul le Président de la République a le pouvoir d’amnistier ou de gracier quelqu’un après jugement. Il ne gracie pas un prévenu, il gracie un condamné. L’amnistie et la grâce sont du ressort exclusif du Président de la République. Seul le Président de la République, par la loi, a ce pouvoir. Donc, c’est un faux et usage de faux qui interpelle le procureur de la République d’entendre Antonio Souaré pour cette attitude inconvenable », soutient-il.

Pour cet ancien collaborateur d’Antonio Souaré, cette décision du Président de la Fédération Guinéenne de Football relève d’une pure supercherie. « Il faut dire que tout ça là, c’est de la supercherie. C’est un montage habituel. Il va au front, et quand il se rend compte qu’il va perdre, il engage des gens avec lui dans le front contre d’autres personnes. Lorsque ces personnes résistent, il se rend compte qu’il n’est pas en mesure de les éteindre, il fait marche-arrière. Il cherche des médiateurs, il tente de se réconcilier avec ceux-là, en sacrifiant les combattants qui étaient avec lui », a dit Amadou Diouldé Diallo.

Ce doyen de la presse sportive estime que c’est Antonio Souaré lui-même qui est derrière l’audit qui a conduit aux accusations de détournement de fonds contre Super V, Blasco et Morthon. Il est convaincu donc que l’actuel Président de la Fédération Guinéenne de Football a pris cette décision d’amnistie uniquement parce qu’il sait que si le procès arrivait à se tenir, il allait le perdre. « Après l’audit, Morthon et Blasco sont conduits en prison et Salifou est sorti du pays, et on émet un mandat d’arrêt international contre lui. Antonio Souaré souhaitait vivement que ce dernier arrive à l’aéroport de Conakry menotté. Malheureusement pour lui, cela n’a pas été le cas. Salifou rentre en Guinée avec toutes les preuves, y compris des preuves vidéos, il se présente à la justice et prêt à la confrontation avec Antonio par rapport aux accusations.

Et, c’est Antonio qui a brillé par son absence et qui après, fait marche-arrière parce qu’il n’avait pas calculé que Salifou pouvait rentrer au pays avec toutes ces preuves possibles pour se défendre. Et, l’accusateur qu’il est, ne s’est pas présenté au procès alors qu’il a causé des dommages importants à ces trois personnes. Il faut dire que cette affaire est encore pendante au niveau de la justice. C’est lui qui se bat pour ne plus qu’il y ait procès. Donc, je signe et persiste que cette décision d’Antonio est un faux et usage de faux. A la place de ces trois accusés, je refoulerais cette décision masquée d’Antonio afin que la vérité soit dite dans cette affaire d’accusations », a laissé entendre Amadou Diouldé Diallo.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Tournoi UFOA (U20) : la Guinée dans la poule A avec le Sénégal

6 novembre 2019 à 16 04 16 111611

Les équipes qualifiées au tournoi de l’Union des Fédérations Sportives Ouest Africaines (UFOA) des moins de 20 ans connaissent désormais leurs adversaires. La Guinée se retrouve dans la poule A en compagnie du Sénégal entre autres, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le tirage au sort a eu lieu ce mercredi, 06 novembre 2019, à Conakry. Logée dans la poule A, l’équipe guinéenne des moins des 20 ans va affronter la Mauritanie, qui l’avait éliminée de la course à la dernière CAN de cette catégorie, mais aussi le Sénégal et Sierra Leone. La Gambie, le Mali, le Libéria et la Guinée Bissau composent la poule B.

La compétition se déroulera du 24 novembre au 08 décembre 2019, à Conakry. Le stade du 28 septembre et celui de Nongo sont les deux sites retenus pour cette compétition. Pour le stade de l’Unité de Nongo, ça sera une première d’abriter un match de football, plus de 10 ans après le lancement du projet de construction de cette infrastructure.

C’est le président de la Fédération Guinéenne de Football et président de l’UFOA, Antonio Souaré, qui a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie du tirage au sort.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sanction contre Amadou Diaby : ses avocats réclament des preuves

17 août 2019 à 19 07 45 08458

Le camp Amadou Diaby a réagi suite à la sanction infligée au vice-président suspendu de la Féguifoot par la commission d’éthique de la Fédération guinéenne de football. Ses avocats dénoncent vigoureusement cette décision et demandent à la commission de fournir les preuves qui ont motivé cette sanction. Ils se sont fait entendre à travers une conférence de presse animée ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Interdiction d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans dont 5 fermes et payement d’une amende de 25 000 euros, c’est la sanction infligée à Amadou Diaby, reconnu coupable de corruption au sein de l’équipe nationale de football. « Cette décision cabale, usant du même modus operandi que la décision de suspension (…), prise contre M. Amadou Diaby par la même commission d’Ethique, sur la foi de dénonciations calomnieuses de M. Paul Put (…), n’a guère surpris M. Amadou Diaby qui est serein et reste confiant que cette décision injuste et sans fondement sera sanctionnée par toute structure sérieuse et professionnelle de l’éthique », ont réagi les avocats d’Amadou Diaby.

Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali
Me Maliki Ibrahim, avocat au Barreau du Mali, venu à Conakry défendre Amadou Diaby

« Nous sommes venus dire à la presse notre indignation. Parce que dans le dossier qui nous occupe, la commission d’éthique à qui incombe le fardeau de la preuve n’a pas pu apporter la preuve, n’a pas pu apporter un seul élément, même pas un indice pouvant asseoir la culpabilité d’Amadou Diaby. S’agissant de faits de corruption, le seul passage substantiel pour éclairer la lanterne de tout le monde, c’est une confrontation entre Amadou Diaby et Paul Put », ajoute Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali.

Les conseils d’Amadou Diaby accusent le président de la commission d’Ethique de la Féguifoot, Amadou Tham Camara, d’avoir empêché cette confrontation. « Ce qui est bizarre, c’est que c’est le président de la commission qui refuse cette confrontation. C’est lui a appelé Paul Put pour lui dire de ne pas venir être confronté à Amadou. Aujourd’hui, nous apprenons que ça s’est fait le 07 août. Ils nous appellent le 13 août pour dire vous allez être confrontés le 14 août. Ce même jour, on nous dit que l’instruction est clôturée, allez-y en prendre connaissance.

Et nous apprenons hier par un huissier commis par Paul Put que déjà le lendemain ou le président de la commission l’a dissuadé d’être confronté à Amadou Diaby. Il a quitté, il a disparu. Alors, qui a intérêt au crime ? Nous nous posons cette question. En tout état de cause, ce qui transparait, c’est qu’il y a un conflit d’intérêt manifeste entre les faits en cause et le président de la commission d’Ethique de le Féguifoot », estime Me Maliki Ibrahim.

Pour lui, « Amadou Diaby, il est d’une innocence pure et sans tache. Amadou Diaby n’est pas le genre, étant un passionné de la réussite et du rayonnement du football guinéen, à recevoir les broutilles de la part Paul Put dont on connait la moralité (…) La question simple c’est de dire que la commission nous montre quels sont les éléments de preuve ».

Les avocats d’Amadou Diaby annoncent que si cette décision est maintenue, ils vont saisir les instances supérieures.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622 07 93 59

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Paul Put exige des preuves à la Féguifoot : « j’ai été victime de racket »

17 août 2019 à 17 05 34 08348

« Je n’ai corrompu personne et personne ne m’a corrompu. J’ai juste été victime de racket sur mon salaire, d’extorsion d’argent sous pression et c’est différent de la corruption », a indiqué Paul Put dans un communiqué transmis à Guineematin.com ce samedi.

« Le président Antonio SOUARE m’a demandé un rapport, j’ai donné mon rapport à la date du Vendredi 16 Juillet. Il m’a instruit l’ordre ne pas l’envoyer au ministre des sports qui me l’avait aussi demandé et j’ai informé le ministre de cela par SMS. Tout est clair dans mon rapport. Dans mon rapport, il n’y a jamais été question de corruption de la part de qui que ce soit », a notamment écrit Paul Put, ancien entraîneur du syli national de Guinée, qui a récemment été limogé par la Fédération guinéenne de football, suite à la défaite de notre équipe nationale à la CAN Egypte 2019 .

Réagissant à la sanction qui lui a été infligée par la Guinée, l’ancien coach du syli national exige des preuves : « Elles sont où les preuves de racket et de corruption ? Apportez vos preuves, je vous apporterai toutes les preuves de ce que j’ai écrites dans mon rapport. J’ai aussi expliqué dans mon rapport les raisons de notre défaite contre l’Algérie ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner le communiqué de Paul Put :

COMMUNIQUE DE PAUL PUT

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Guinée : Souleymane Oularé à la tête du football des jeunes

13 août 2019 à 16 04 12 08128

Après le fiasco enregistré lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 disputée en Egypte, le ménage se poursuit à la Fédération Guinéenne de Football. Antonio Souaré, président de l’instance dirigeante du football guinéen, a nommé Souleymane Oularé au poste de chef de département du football des jeunes. La décision a été rendue publique ce mardi, 13 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ancien international guinéen, buteur du Syli national, intègre ainsi la Direction Technique Nationale de la Féguifoot, en occupant la tête d’un poste aussi stratégique que celui du football des jeunes. L’ancien attaquant du Racing de Genk (Belgique) et de Las Palmas (Espagne), entre-autres, aura à apporter son expertise dans cette catégorie, encore marquée par le scandale de la suspension des cadets guinéens suite à une fraude sur l’âge.

Voir ci-dessous la décision du président de la Fédération Guinéenne de Football.

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Limogeage de Paul Put, corruption, audit, cas du Syli Cadet… Kabassan Keïta à Guineematin

17 juillet 2019 à 10 10 36 07367
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

La débâcle du Syli national de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 de football, suivie d’accusations de racket des joueurs, a eu pour conséquences le limogeage de l’entraîneur Paul Put et son staff. Antonio Souaré, président de la Féguifoot, a également frappé dans son propre camp en procédant à la dissolution de l’administration de l’instance dirigeante du football guinéen.

Pour parler de cette actualité qui polarise les attentions, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Kabassan Lancinet Keïta, directeur national des sports et des activités physiques, ce mardi 16 juillet 2019. Dans cet entretien, monsieur Kéita dit tout, sans détours.

Guineematin.com : la fédération guinéenne de football a annoncé hier lundi, 15 juillet 2019, le limogeage du sélectionneur du Syli national, Paul PUT et tout son staff. Cette décision fait suite à la débâcle de notre équipe nationale à la CAN 2019. Est-ce que le ministère des Sports a été associé à la prise de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous vous souviendrez que le lundi surpassé, je crois que c’était le 8 juillet, le ministère des Sports a fait passer un communiqué à la télévision nationale pour déplorer la manière dont le Syli a été éliminé. Et, suite à cette élimination, le ministère a invité toutes les parties prenantes à une réunion qui s’est tenue hier, lundi 15 juillet dans le bureau du ministre, et cette réunion a regroupé, en plus de la fédération guinéenne de football, il y avait le comité de soutien au Syli national, il y avait les membres d’élaboration du budget de la CAN, et puis les cadres du ministère des sports. Et, cette réunion avait pour objectif de tirer les leçons de la CAN 2019, de l’échec du Syli national et situer les responsabilités. Et, les premières mesures ont été décidées au cours de cette réunion. L’une des mesures, c’était le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff. Et, je vous apprends que pour la petite période que monsieur Paul Put a eu à faire avec le Syli national, nous avons joué 12 matchs, nous avons fait cinq (5) défaites, et trois (3) matchs nuls et quatre (4) victoires. Donc, ça prouve à suffisance que le résultat n’était pas bon. Et en plus de ce mauvais résultat, il y avait aussi la corruption qui régnait au sein de l’équipe. Et donc, pour tous ces éléments qui étaient en défaveur de l’entraîneur, la décision, c’est vrai, c’est la fédération qui devait la prendre, la décision a été acceptée par la réunion pour que Paul Put et tout son staff soient renvoyés.

Guineematin.com : avant la prise de cette décision, on a assisté à une bataille médiatique entre l’entraîneur et le président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré. Ce dernier a accusé Paul Put de choses graves, notamment de racketter les joueurs. Que savez-vous aujourd’hui de cette affaire ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous savez que dans cette bataille médiatique, le ministère est un peu loin. Mais, nous suivons avec beaucoup d’intérêt ces informations et nous-mêmes, nous sommes en train de mener nos enquêtes. Vous allez comprendre que dans les déclarations du président de la Fédération Guinéenne de Football, et celle du ministre en charge des Sports, nous avons dit que les enquêtes continuent pour connaitre la corruption : qui est corrompu ? Qui est corrupteur ? Quels sont les engagements de cette corruption ? Nous avons décidé de continuer les enquêtes. C’est pourquoi pour un premier temps, nous avons décidé d’arrêter le contrat qui existait entre Paul Put et la République de Guinée. Et puis, ça ne veut pas dire que tout est fini, nous continuons les enquêtes parce qu’il y a des cas de corruption et qu’il faut punir avec la dernière énergie.

Guineematin.com : en tout cas, les guinéens attendent que lumière soit faite sur cette affaire. Est-ce qu’on peut s’attendre à cela dans les prochains jours ?

Kabassan Lancinet Keïta : les guinéens seront éclairés sur cette affaire. Nous avons vu notre chef de délégation qui est venu avec son rapport, et le rapport a été déposé. Nous continuons à travailler sur ce rapport, nous continuons à poser aux membres de la Fédération Guinéenne de Football, et bien-sûr avec Paul Put. Bien-sûr, le contrat s’est arrêté avec Paul Put, mais le contact continu avec lui pour éclairer les choses. Il y a un membre de la fédération qui a été incriminé par Paul Put, disant qu’il payait 10% de son salaire à un membre de la fédération. Nous attendons le nom de ce membre de la fédération pour que lui-même soit appelé au niveau de notre département ici. Et depuis hier, le contact est permanant entre la Fédération Guinéenne de Football et le ministère des Sports. Le peuple de Guinée sera éclairé, soyez rassurés.

Guineematin.com : à la demande du Premier ministre, un audit a été engagé au tour de la gestion des fonds décaissés pour la participation de la Guinée à la CAN. Qui a géré ces fonds ? Est-ce le ministère des Sports ou la FEGUIFOOT ?

Kabassan Lancinet Keïta : les dépenses du syli national viennent toujours du département en charge des Sports. Pour cette année, spécialement le Premier ministre a mis sur pied une commission interministérielle pour élaborer le budget de la CAN. Ce budget, comme je vous l’ai dit, a été élaboré par une commission interministérielle sous la présidence du 2ème vice-gouverneur de la Banque Centrale ; et dans cette commission, il y avait deux conseillers du Premier ministre, deux cadres du ministère du Budget, et deux cadres du ministère des Sports. Nous avons élaboré le budget et c’est normal qu’après avoir dépensé un tel montant, qu’il y ait un audit. En tout cas, que les gens voient ce qui a été dépensé et ce qui n’a pas été dépensé. Dans l’exécution de ce budget, la responsabilité a été donnée à madame la DAAF du département en charge des Sports. C’est elle qui a exécuté, elle devrait rentrer ce matin (mardi 16 juillet 2019, ndlr). Et à son retour-là, nous allons voir son rapport financier ; et ce rapport financier va être présenté au pool des inspecteurs, qui est déjà mis sur pied par l’inspection générale des finances et sous la supervision du conseiller chargé des audits de la Primature et nous allons donner les résultats de cet audit qui est recommandé par son Excellence, monsieur le Premier ministre.

Guineematin.com : au ministère des sports, est-ce que vous craignez les résultats de cet audit ?

Kabassan Lancinet Keïta : non, pas du tout. Si vous regardez le budget de la Coupe d’Afrique des Nations, ce budget se résume à ces 5 gros points : le premier gros point, c’est les primes, et les primes représentent 65% du budget et après c’est le transport. Vous savez, nous avons affrété deux fois des vols spéciaux pour transporter l’équipe nationale et ça, ça représente 20 et quelques pour cent. Et le reste, c’est la prise en charge de l’équipe nationale à Marrakech. Cette délégation officielle accompagnée des cadres du département, la fédération et des supporters pour aller supporter le syli national en Egypte.

Guineematin.com : il y a eu aussi des sanctions dans l’affaire de la fraude concernant l’âge de certains joueurs du Syli cadet. Fraude pour laquelle la Guinée a été sanctionnée par la CAF. Les deux joueurs concernés et trois autres responsables de la FEGUIFOOT ont été suspendus. Que pensez-vous de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

Kabassan Lancinet Keïta : c’est une première décision de la fédération et ce que le président ne vous a pas dit, c’est que c’est à titre conservatoire, parce que la Guinée a eu à faire des recours auprès de la CAF et du Tribunal Arbitral du Sport. C’est vrai, au niveau de la CAF, il n’y a plus moyen parce que la CAF a décidé de l’élimination de la Guinée de la coupe du monde. Mais, il y a quand même le Tribunal Arbitral du Sport où la Fédération Guinéenne de Football s’attend à un jugement plus clément et même à notre faveur. Donc nous attendons. Et, quand ce jugement va être rendu par le Tribunal Arbitral du Sport, nous maintenant au niveau du département, nous allons aussi prendre des sanctions sévères contre les personnes incriminées, pourquoi pas contre la Fédération Guinéenne de Football pour ce dysfonctionnement qui a eu lieu dans l’établissement des passeports de ces jeunes sportifs.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Paul PUT dément Antonio Souaré : « c’est faux et archi faux ! »

12 juillet 2019 à 17 05 12 07127

Communiqué : JE N’AI JAMAIS TOUCHE UN CENTIME AVEC UN JOUEUR DE TOUTE MA CARRIÈRE D’ENTRENEUR ! C’EST FAUX ET ARCHI FAUX.

Depuis l’élimination du Syli National en 1/8 ème de finale de la CAN 2019 et suite à la conférence de presse animée par le président de la FEGUIFOOT Monsieur Antonio SOUARE, beaucoup de mensonges circulent sur moi, pour me salir.

Je tiens vigoureusement à démentir tous ces mensonges honteux.

Du début de ma carrière d’entraineur à aujourd’hui, je n’ai jamais, au grand jamais touché un centime avec un joueur.

Je mets quiconque au défi de prouver le contraire que j’ai pris un centime de Franc Guinéen avec un joueur Guinéen ou d’une autre nationalité.

Je n’ai jamais racketé ni un joueur, ni un membre de mon staff. D’ailleurs, j’ai reçu plusieurs messages de soutien de mon staff et de mes joueurs.

Tout ceci est fait pour nuire à mon image, pour me pousser à bout. C’est de la diffamation.

J’aurais apprécié faire un bilan de notre parcours de la CAN en toute sérénité, mais hélas !

Notre parcours n’est pas déshonorant contrairement à ce qu’on peut lire partout.

On peut ne plus, ou jamais aimer quelqu’un, mais nous devons rester honnête et sincère en toute circonstance et surtout envers la Guinée.

Lorsqu’on m’a approché depuis le Kenya, j’ai accepté de venir apporter ma pierre à l’édifice pour la ré construction du SYLI NATIONAL que j’ai toujours porté dans mon cœur. Nous avons atteint notre objectif qui était de se qualifier pour la CAN. Nous avons réussi à atteindre les 1/8, alors que la Guinée n’avait pas réussi à se qualifier pour la dernière CAN encore moins arriver en 1/8.

Je reste persuadé que le SYLI NATIONAL retrouvera la place qui était la sienne dans le football Africain avec nos jeunes qui montent en puissance.

S’il vous plait, arrêtez de me salir pour rien !

Sportivement,

Ci-dessous, la copie de ce communiqué :

COMMUNIQUE DE PRESSE PAUL PUT. SYLI NATIONAL

Paul PUT

Sélectionneur du SYLI NATIONAL

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Les Cadets Guinéens sanctionnés, l’autre mensonge d’Antonio Souaré

12 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Il avait joué au faux bravo en faisant espérer les guinéens de voir leur équipe cadette, valeureuse finaliste de la CAN de la catégorie en Tanzanie, disputer la coupe du monde au Brésil en octobre prochain. Comme à son habitude, il avait fanfaronné en se rendant d’urgence à Paris, mobiliser ses fameux avocats pour se rendre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Zurich.

De retour à Conakry et prenant part à l’assemblée générale ordinaire de la Féguifoot à Labé, Antonio Souaré s’était fait applaudir par l’assistance en jouant au héros qui aura fait éviter les sanctions à la Guinée.

Menteur devant l’éternel, il avait plutôt évoqué le problème de l’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) sans jamais faire mention de la grave faute administrative de falsification de documents de voyage de deux joueurs dont s’étaient rendus coupables des dirigeants et entraîneurs de la fédération, encore moins évoquer le refus de la fédération à répondre à l’invitation du jury disciplinaire de la CAF avant son audience délibérante.

Et, ce n’est pas tout. D’Alexandrie où il se trouve avec le Sily National, Antonio Souaré, joint par une radio locale, continue à défendre l’indéfendable, même après la validation des sanctions imposées aux Cadets par le comité exécutif de la CAF.

Celui qui prétend connaître le football vient ainsi d’être confondu et humilié et certainement mal vu par les guinéens qu’il a pris pour des jouets en abusant de leur amour-propre, si ce n’est créer un incident diplomatique avec le Sénégal, voisin à l’autel du football.

La réalité, c’est qu’Antonio Souaré en veut à maître Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football depuis l’élection de ce dernier au comité exécutif de la CAF. Toujours prêt à se réfugier dans le mensonge et embarquer tout le monde dans son bateau. La corruption aura raison de ceux qui vont trainer les pieds.

La messe est dite, c’est bien les Cadets sénégalais qui vont prendre part à la coupe du monde au Brésil. Avec cette sanction et l’humiliante élimination du Sily national à la CAN en Egypte, la saison footballistique est terminée. À Antonio Souaré de dresser son bilan. Négatif sur toute la ligne.

Alors, merci de rendre le tablier afin que des guinéens plus méritants enfourchent le cheval pour continuer l’aventure.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien,

Depuis Abidjan

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Débâcle du Syli à la CAN 2019 : « c’est la FEGUIFOOT qui doit rendre des comptes »

9 juillet 2019 à 15 03 36 07367
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Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif, sur la débâcle du Syli national

Élimination humiliante, c’est ainsi que le consultant sportif, Thierno Saïdou Diakité, qualifie la défaite de la Guinée face à l’Algérie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Il appelle la Fédération Guinéenne de Football à rendre des comptes et le ministère des sports à prendre les mesures qui s’imposent. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 09 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la Guinée est sortie par la petite de la CAN 2019, en encaissant le plus lourd score des huitièmes de finale (0-3) face à l’Algérie. Comment analysez-vous ce revers du Syli national ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est une grosse déception. Et figurez-vous, on misait beaucoup sur cette équipe avant le début de la compétition. Malheureusement, elle a été éliminée en huitièmes de finale. Vous savez, un match de football, il y a la défaite ou la victoire. Mais, la façon dont nous avons été éliminés, c’est ce qui choque, et c’est révoltant. Parce que la Guinée est un grand pays de football qui a un glorieux passé sportif, qui ne méritait pas ce genre de défaite.

Guineematin.com : au lendemain de cette élimination, le président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré, a animé une conférence de presse. Il a dénoncé l’attitude du sélectionneur, Paul Put, et de son staff, qu’il accuse notamment de racketter les joueurs. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Thierno Saïdou Diakité : oui, on se rend compte et on le savait déjà, que la gestion de notre équipe nationale A n’était pas trop orthodoxe. Heureusement, cette élimination à la CAN Égypte, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. A quelque chose malheur est bon. Je pense que les autorités sportives du pays prendront la mesure de la situation pour qu’à partir de maintenant, la gestion de l’équipe nationale en particulier, le football en général, soit beaucoup plus orthodoxe, réponde à des normes de transparence beaucoup plus performantes. Parce qu’on a besoin de performance pour renouer avec notre glorieux passé.

Guineematin.com : selon vous, qui est responsable de toute cette situation ?

Thierno Saïdou Diakité : il n’y a pas à chercher de midi à 14 heures : c’est la Fédération Guinéenne de Football qui gère la discipline, c’est un organe délégataire du ministère des Sports. Donc, si l’on doit demander des comptes, c’est la Fédération Guinéenne de Football qui doit rendre des comptes au ministère, et ensuite le ministère, en relation avec le Comité National Olympique, va prendre les mesures qui s’imposent pour qu’on recadre, qu’on redynamise la gestion de cette discipline.

Guineematin.com : à votre avis, quelles sont les dispositions qui doivent être prises en l’état pour justement relancer le football guinéen ?

Thierno Saïdou Diakité : déjà, il faut qu’on redynamise les assises de façon vraiment urgente. Je ne sais pas comment on va l’appeler : conseil national ou assises ou journée de réflexion sur l’avenir du football. Il faut déjà, sur la base d’un rapport que le ministère devrait demander à la fédération, parce qu’il faut que la fédération et l’entraîneur, Paul PUT, qu’ils produisent un rapport circonstancié sur tout ce qui s’est passé avant les conditions de préparation, les conditions de sélection des joueurs, la façon dont les matchs de préparation ont été gérés à Marrakech, la façon dont la participation a été gérée au Caire au premier tour et aux huitièmes de finale. C’est sur la base de ce document que les autorités pourront faire une évaluation objective et concrète de la situation. Et, la démarche à suivre sera toute tracée. Je pense que c’est la première mesure à prendre.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est de demander à nos compatriotes de ne pas désespérer. A quelque chose, malheur est bon. Je pense que cette élimination humiliante, c’est le terme, va nous permettre de rebondir d’un bon pied, parce que vous devez être sûrement au courant que le 18 juillet prochain, au Caire, on va procéder au tirage au sort des groupes éliminatoires de la CAN 2021 qui va se dérouler au Cameroun. Donc déjà, dès le 18 juillet, on saura dans quel groupe on sera. Alors, il faudra songer à préparer ces éliminatoires. Mais, avant la préparation de ces éliminatoires, on va remettre les choses sur ordre pour recadrer la gestion de notre football.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le Syli humilié à la CAN : les internautes guinéens réclament la tête d’Antonio Souaré

9 juillet 2019 à 14 02 35 07357

L’humiliation subie par la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion nationale. Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football, a animé une conférence de presse hier, lundi 08 juillet 2019, en Egypte. Il a pointé un doigt accusateur sur le sélectionneur, Paul Put, et son staff. Mais, cette sortie est loin de disculper le puissant homme d’affaires aux yeux des citoyens. Sur les réseaux sociaux, beaucoup tirent sur le dirigeant du football guinéen et souhaitent son remplacement à la tête de la FEGUIFOOT. Guineematin.com a compilé quelques réactions des internautes sur le sujet.

La déception est générale chez les supporters guinéens. Tous sont mécontents de la piètre prestation de leur équipe nationale dans cette compétition et surtout de sa correction (3-0) par l’Algérie en huitièmes de finale. Si la Fédération Guinéenne de Football accuse l’entraîneur et le staff technique, certains citoyens pensent plutôt que c’est la FEGUIFOOT elle-même le problème. C’est pourquoi, ils souhaitent le départ du président de l’instance dirigeante du football guinéen et son remplacement par Lucien Beindou Guilao.

Thierno Souleymane Diallo : « l’homme providentiel du football guinéen ne s’appellerait plus Antonio Souaré, mais Lucien Beindou Guilao. Lucien Beindou Guilao, la solution ? », S’interroge-t-il.

Abondant dans le même sens, Sory Sow est encore plus clair : « Guilao Lucien Beindou, président de la FEGUIFOOT, une chance pour la Guinée. Il a tout pour offrir à la Guinée la sélection qu’elle mérite. Un vrai patriote sans démagogie aucune ».

Mamadi Therna Kamissoko, lui, n’appelle pas au départ de Mamadou Antonio Souaré. Mais, il dit n’avoir plus aucune confiance au dirigeant sportif après sa conférence de presse d’hier, lundi. « Après cette sortie honteuse et déshonorante, je retire le peu de crédit que j’avais pour Antonio Souaré », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idée, Aboubacar Camara s’interroge sur le recrutement de Paul Put par la FEGUIFOOT : « avant son recrutement savaient-ils (les dirigeants de la Fédération, ndrl) que Paul Put était en procès pour négociation de matchs en Belgique et a été condamné ? ». Une façon pour lui de répondre à Antonio Souaré qui a accusé le sélectionneur guinéen de racketter les joueurs.

Bella Bah pense également que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est pas saint dans cette affaire comme il le fait croire : « Antonio Souaré savait tout ce qui se passait, mais il a attendu l’humiliation pour nous faire croire qu’il est le saint dans cette affaire. La vraie question est : qui se cache derrière cette affaire ? S’il est sincère, qu’il présente sa démission et Paul Put suivra aussi. Il y a un jeu de cache-cache et une volonté de manipuler l’opinion. Ça ne marchera pas.

Tu dois faire faire preuve de bonne foi avant de l’exiger aux autres. Le passé de Paul Put était sur des deals de matchs truqués, donc pourquoi le choix porté sur lui ? Ne faisait-il pas les affaires d’Amadou Diaby, premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, et par ricochet Antonio Souaré ? Et si Antonio Souaré aussi faisait l’affaire du RPG en leur fournissant un financement ? Il figurait sur les affiches de campagne lors des élections communales avec KPC. Je salue le courage du doyen Amadou Diouldé qui a été l’un des rares à alerter. Antonio Souaré et Paul Put démissionnez ! ».

Kallo Diplomate aussi pense qu’Antonio Souaré et son vice-président, Amadou Diaby, sont les seuls responsables de l’échec cuisant de la Guinée : « les deux businessmen à la tête de la FEGUIFOOT viennent de faire des farces aux guinéens ».

Par contre, certains internautes estiment que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est en rien coupable de la débâcle du Syli national en Egypte. C’est le cas de Mamady Karfamoriah Kaba : « ceux qui s’acharnent contre monsieur Antonio Souaré sont vraiment des comédiens. L’homme est la solution du football », soutient ce citoyen.

De son côté, Arfamoussaya Macka Diaby prend position aussi pour Antonio Souaré. « Antonio Souaré ou l’homme indispensable pour le rayonnement du football guinéen et la promotion des jeunes joueurs. Président, suis ton chemin sans bruit. Président, exécute ton projet de société. Président, engage ton ménage et ta réforme. Président, c’est toi, et nous comptons sur toi. Prési, Kotila », a-t-il écrit.

Mariam Barratou Camara vient clore le débat en ces termes : « Guilao Lucien Beindou, Paul Put, Antonio Souaré et tout son clan doivent être dehors. La FEGUIFOOT doit être réinitialisée ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Antonio Souaré, Bantama Sow, Paul Put : les coupables désignés de la débâcle du Syli

8 juillet 2019 à 12 12 58 07587

Au lendemain de l’élimination de l’élimination de la Guinée de la CAN 2019, l’heure est au bilan. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent pour tirer les leçons de la participation du Syli national à cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations et essayer de situer les responsabilités. Plusieurs citoyens, interrogés par Guineematin.com, désignent des coupables. Au nombre desquels, le sélectionneur, la FEGUIFOOT et son président, Antonio Souaré, ou encore le ministre des sports, Bantama Sow.

Tous les supporters guinéens s’accordent à dire que leur équipe a fait une mauvaise prestation à la CAN Egypte 2019 (4 matchs disputés pour une seule victoire, un nul et deux défaites). Pourtant, d’importantes sommes d’argent ont été dépensées pour cette participation guinéenne à cette compétition continentale. Qu’est-ce qui n’a pas alors marché ? Qui est coupable de cette situation. Pour certains citoyens, le seul coupable se nomme Paul Put, le sélectionneur de la Guinée.

C’est le cas de Mamadou Tahirou Bah : « c’est sans nul doute le coach qui, à mon avis, a raté dès le début en faisant une mauvaise sélection : il a envoyé 5 attaquants pour 2 flancs. Il n’y avait pas d’équilibre au sein de l’équipe ».

C’est aussi l’avis de Thiernomoussa Barry. « Paul put et son entourage sont les seuls coupables. Parce que l’entraîneur n’a pas sélectionné au moins un meneur de jeu », a dit cet autre citoyen.

Par contre, beaucoup pointent un doigt accusateur sur les responsables de la Fédération Guinéenne de Football et le ministre des sports.

Abdoulaye Djibril Sow : tout le staff est coupable, à commencer par le businessman Antonio Souaré (président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr).

Ougna Elie DE Weyakore : tous ceux qui ont mangé dans cette affaire doivent naturellement payer. À commencer par le ministre des sports, le président de la fédération etc.

Ousmane Diallo : en premier lieu des responsables de cette élimination de la Guinée, c’est Amadou Diaby, (le vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr). Il serait injuste de mettre cette défaite sur le seul dos du pauvre entraîneur. Au niveau de la FEGUIFOOT, des têtes doivent tomber ! N’oublions pas que Paul Put a envoyé le Burkina Faso dans une demi-finale de la CAN. L’entraîneur du Bénin, Michel Dussuyer (ancien sélectionneur de la Guinée, limogé pour insuffisance de résultats, ndrl), est en quart de finale avec sa nouvelle équipe. Ça veut dire que le mal n’est pas loin.

Mamoudou Kiron Diallo : la Fédération Guinéenne de Football devait être purement et simplement dissoute. Mais hélas, qui ose s’opposer à Antonio Souaré, l’homme fort de Conakry ?

Et puis, il y en a qui pensent que la responsabilité est partagée et qu’il n’y a pas lieu d’indexer un coupable. « Personne ne doit porter le chapeau d’un échec collectif. La victoire se construit étape après étape. La réussite au football est de nos jours le résultat d’un bon management à tous les niveaux. Pas de hasard. Surtout, on en demande trop ici sans moyen d’y parvenir », a dit AbdrRahman Baldé. C’est un peu l’opinion de Tanou Barry : « il faut voir où et comment nos enfants pratiquent leurs entraînements »…

Mais, qui perd dans tout ça ? Pour certains, c’est surtout la question qu’il faut se poser. Car, il y a bien quelqu’un qui paye les frais de cette situation et qui n’est certainement pas les joueurs et le staff technique, encore moins la FEGUIFOOT et le ministère des sports. Pour Foromo Loua et Léopold Konté, c’est le peuple de Guinée qui est le véritable perdant dans cette affaire.

Car, les 62 milliards de francs dépensés pour la participation de la Guinée à cette compétition sont de l’argent du contribuable guinéen. Et, cette somme aurait pu servir à financer d’autres projets rentables pour le peuple. Mais, tout cet argent a été jeté pour rien alors que la majorité des Guinéens continuent de tirer le diable par la queue.

Bref, comme beaucoup d’autres lecteurs, Amadou Foulah exige la restitution intégral du montant dépensé inutilement en Egypte..

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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CAN 2019 : Orange Guinée remet un chèque de 300 millions au Syli National

10 janvier 2019 à 20 08 25 01251

Absente à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017, la Guinée est de retour sur la scène africaine avec une qualification pour la prochaine phase finale prévue en Egypte l’été prochain. Pour féliciter notre onze national, la société de téléphonie mobile Orange Guinée a offert un chèque de trois cent (300) millions de francs guinéens au Syli National. La remise officielle dudit chèque a eu lieu ce jeudi, 10 janvier 2019, au siège de la Fédération Guinéenne de Football, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Durant les qualifications pour la CAN, Orange Guinée, un des partenaires de la Féguifoot, avait promis au Syli de Guinée une somme de trois cent millions de nos francs s’il parvenait à se qualifier pour la CAN. La démarche vise à encourager l’équipe nationale de football de la Guinée. C’est dans ce cade qu’Orange Guinée a procédé à la remise de ce chèque de trois cent millions de FG.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la fédération guinéenne de football.

Dans son allocution, le Directeur Général d’Orange Guinée, Aboubacar Sadik Diop, a félicité les poulains de Paul Put avant de réaffirmer son engagement qui est d’accompagner l’équipe nationale jusqu’à la victoire finale.

Sadikh Diop

« En effet, en 2017, Orange Guinée s’est engagé auprès de la fédération guinéenne de football pour accompagner les équipe nationale Sénior. Depuis, nous n’avons cessé de renouveler notre partenariat parce que fidèle à notre crédo d’entreprise citoyenne et parce que déterminer à être aux côtés de tous les fans de football, du peuple Guinéen et des joueurs. C’est ça notre crédo. Notre vision a été juste et notre engagement dernière le Syli national à été payant. Que de matchs intenses, que de larmes de joie, des émotions et une fierté de voir les joueurs donner le meilleur à chaque rencontre et nous apporter cette brillante qualification. En notre qualité de sponsor officiel et partenaire privilégié du Syli National, il était important pour nous aujourd’hui de venir vous exprimer, de vive voix, nos félicitations et notre satisfaction. Bravo, bravo, bravo pour cette qualification à la CAN 2019. Avec ce chèque, nous entendons à la fois vous témoigner notre soutien indéfectible, mais aussi le soutien à l’ensemble des passionnés et des patriotes du peuple de Guinée. Vivement la CAN 2019, je prie que le Syli nous ramène la coupe à la maison. Syli national, Wontanara », a dit le numéro un de la société.

Le président de la fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré, n’a pas manqué de remercier le géant de la téléphonie mobile qui est Orange Guinée et a promis que les objectifs qu’ils se sont fixés seront atteints.

Antonio Souaré

« Pour aller à l’excellence, il faut des moyens et pour cela, il faut des sponsors, un très bon marketing et à partir de là, je crois qu’on peut mieux préparer l’équipe pour la mettre dans des conditions optimales, pour lui permettre de gagner des matchs et des qualifications. Je crois que c’est ce qui fût fait grâce à l’effort d’Orange Guinée qui accompagne le Syli National et qui n’a pas manqué à son devoir d’une seconde. Nous allons encore pas à pas. Le premier pas a été franchi. Le second pas va être franchi, c’est à dire la prime de qualification ; et le troisième pat, ça sera la compétition. Il faut remercier les sponsors Orange Guinée pour le travail qu’ils font, par l’accompagnement qu’ils donnent au Syli c’est ce qui fait qu’aujourd’hui nous pouvons dire avec beaucoup de fierté que l’impossible n’est pas Syli. Pour que cela soit une réalité, il faut que vous ayez dernière vous des baromètres et que vous soyez un géant aux pieds de fer, pas d’argile. C’est grâce à Orange Guinée. Bravo Orange Guinée, nous ferons tout pour que la collaboration continue et on fera tout pour que la visibilité soit respectée et les conditions soient aussi respectées. Nous ne manquerons pas à notre devoir », a promis Antonio Souaré.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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CAN 2023 : « Nous ne sommes pas en retard », assure Antonio Souaré

5 septembre 2018 à 11 11 04 09049

Au fur et à mesure que le temps passe, les inquiétudes des guinéens montent quant à la capacité de la Guinée à tenir ses engagements sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2023. Face à cette situation, la commission parlementaire en charge des sports entre autres, a reçu ce mardi, 4 septembre 2018, le président de la commission d’organisation (COCAN), Mamadou Antonio Souaré.

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Mondial 2026 : le choix d’Antonio Souaré décrié par les guinéens

16 juin 2018 à 10 10 41 06416

A l’issue du vote des différentes fédérations nationales de football affiliées à la FIFA tenu le mercredi passé, 13 juin 2018, en Russie, l’organisation du mondial 2026 de football a été attribuée aux Etats Unis qui sont accompagnés du Mexique et du Canada. Le Maroc- qui rivalisait avec le trio venu du continent américain- a perdu une nouvelle fois la bataille pour l’organisation de la plus prestigieuse compétition mondiale de football.

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Football : à quand la fin des travaux du stade de l’amitié de Nongo ?

23 septembre 2017 à 14 02 33 09339

La Guinée ne dispose que d’un seul stade de football opérationnel, même s’il ne répond pas à toutes les conditions requises par la FIFA. Il s’agit du vieux stade du 28 septembre, qualifié récemment de « champ de patate » par l’entraîneur de l’équipe nationale locale du Sénégal. Le stade de Nongo, offert à notre pays par la Chine, n’est toujours pas livré au public sportif. Les travaux de finition de ce bijou tardent encore à démarrer au grand dam de la jeunesse, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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