Convocation du corps électoral : Fodé Oussou dénonce le tandem Alpha Condé-Salif Kébé

12 novembre 2019 à 19 07 00 110011
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La vague de réactions se poursuit au sein de la classe politique guinéenne suite à la convocation du corps électoral par le président de la République pour les élections législatives prévues le 16 février 2020. Déçu de cette décision, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, accuse Alpha Condé d’utiliser le président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, pour dérouler un agenda caché. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 12 novembre 2019.

« Le président de la République convoque un corps électoral qui n’existe pas. Ça nous prouve à suffisance qu’il a un agenda caché. Rien ne l’obligeait à prendre ce décret. Mais, il a confirmé ce que nous pensons. C’est que le président de la CENI Me Salif Kébé n’obéit qu’aux injonctions de monsieur Alpha Condé. Par ce décret d’hier, au moment où le corps électoral n’est pas constitué, il prouve que c’est le tandem Salif Kébé et monsieur Alpha Condé qui est en train de travailler ensemble. L’objectif principal de tout ça, c’est de voir comment il peut avoir la majorité qualifiée des 2/3 pour qu’il puisse passer son projet de troisième mandat », estime l’opposant.

A l’issue d’une réunion de ses responsables tenue ce mardi à Conakry, la principale formation politique d’opposition du pays a annoncé des démarches à venir auprès des autres partis d’opposition pour faire front commun afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller aux élections législatives. Il s’agit notamment de la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, mais aussi le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Convocation du corps électoral : « c’est une bonne chose », estime Ousmane Kaba

12 novembre 2019 à 11 11 26 112611

Le décret du président Alpha Condé convoquant le corps électoral pour les élections législatives prévues le 16 février 2020 suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com, l’opposant Dr Ousmane Kaba a salué cette décision du chef de l’Etat.

Le président du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) estime que « c’est une bonne chose. Je trouve qu’il est dans les délais parce qu’il faut 70 jours et on est à peu près à 90 jours. Et, ça permettra en même temps de faire la révision du fichier électoral conformément à la loi. La date du 16 février 2020 est tenable. Si on travaille d’arrache-pied pour que le fichier électoral soit révisé à temps, je ne vois pas de raison pourquoi la date ne sera pas tenable », a-t-il indiqué.

Le PADES semble donc se démarquer de l’UFDG et de l’UFR. Des responsables de ces deux autres formations politiques de l’opposition ont fustigé la convocation du corps électoral par le président Alpha Condé alors que ce corps n’existe pas, puisque la révision du fichier électoral n’est pas encore faite. Ce qui n’est pas l’avis de Dr Ousmane qui, lui, ne trouve aucun grief par rapport à cette décision du président Alpha Condé.

Le PADES est-il d’ores et déjà disposé à participer à ces élections législatives prévues pour se tenir le 16 février prochain ? « Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui. Je suis à Dakar, il faut que je rentre et on discute au niveau du PADES. Mais a priori, un parti politique est fait pour participer aux élections », a répondu Dr Ousmane Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guinée : Alpha Condé fixe les élections législatives au 16 février 2020

11 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Dans un décret rendu publique dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a fixé les élections législatives au 16 février 2020.

Cette date avait précédemment été proposée par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé. Mais, les leaders de l’opposition avait déjà réclamé le départ de ce dernier. Cellou Dalein Diallo (président de l’UFDG) et Sidya Touré (président de l’UFR) ont pointé du doigt une position partisane du président de la CENI qu’ils jugent désormais illégitime à la tête de l’organe électoral.

Finiront-ils par laisser Salif Kébé piloter l’organisation des élections législatives ?

Attendons de suivre !

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Elections législatives le 16 février 2020 : Fodé Oussou pose des conditions

11 novembre 2019 à 12 12 40 114011
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

A l’image de celle du 28 décembre (finalement reportée), la date du 16 février proposée par la CENI pour la tenue des élections législatives ne semble pas faire l’unanimité au sein de la classe politique guinéenne. Même si elle ne rejette pas catégoriquement cette nouvelle proposition de l’institution électorale, l’UFDG pose des conditions pour aller à ces élections. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti d’opposition du pays, qui l’a confié à Guineematin.com ce lundi, 11 novembre 2019.

« Un chronogramme, c’est les activités et les délais légaux. Donc, nous attendons de voir le chronogramme et vérifier que les délais légaux des différentes activités sont respectés. Si les délais prévus par la loi ne sont pas respectés, il va s’en dire que nous ne l’accepterons pas », a entamé l’opposant.

Mais, ce n’est pas tout. Fodé Oussou poursuit en disant que c’est seulement le président de la CENI qui sait « comment on peut aller à des élections le 16 février quand on n’a pas fini la première élection qu’eux-mêmes ils ont organisée, je parle des élections communales. Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. J’espère que dans son chronogramme, il a prévu cela. On ne peut pas aller à une autre élection alors que celle précédente n’est pas encore terminée, il faut finir d’abord avec les locales avant d’aller aux législatives.

Ensuite, c’est lui qui sait comment dans une situation de crise comme celle que nous connaissons aujourd’hui en Guinée, une situation de perturbation politique, au moment où les leaders du FNDC sont injustement en prison, au moment où nous avons décidé de manifester chaque semaine tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, c’est lui qui sait comment il va organiser des élections dans un tel contexte », a-t-il dit.

En clair, le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée énumère les conditions à remplir pour que son parti accepte cette nouvelle date. « Premièrement, il faut que les délais légaux prévus pour la réalisation des activités soient respectés. Deuxièmement, il faut qu’il (le président de la CENI, ndlr) nous dise avant le 16 février, quelle est la date qui est prévue pour la finalisation des élections locales.

Troisièmement, nous attendons qu’on libère les leaders du FNDC détenus et que le président Alpha Condé renonce à son fameux projet référendum. C’est seulement lorsque ces conditions seront remplies qu’on peut aller à des élections législatives », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Guinée : la date des élections législatives fixée au 16 février 2020 (Source)

9 novembre 2019 à 13 01 16 111611

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au dimanche 16 février 2020. L’information a été confiée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce samedi, 09 novembre 2019 par une source basée à la CENI. Les dates du début de la révision du fichier électoral ont également été définies par l’institution en charge des élections dans notre pays.

Après le camouflet subi suite au programme avorté pour la tenue des élections législatives pour le 28 décembre 2019, la CENI revient à la charge. Cette fois-ci, la date du 16 février 2020 a été choisie par l’Organe de Gestion des Élections (OGE). C’est ce qu’a confié à notre reporter une source basée à la CENI, sous le sceau de l’anonymat. « On a travaillé hier vendredi, 08 novembre 2019, jusque tard la nuit. Finalement, c’est la date du date 16 février 2020 qui est retenue pour la tenue des élections législatives en Guinée ».

A la question de savoir si cette date est consensuelle, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Les commissaires de tous les bords sont unanimes sur cette date. Il n’y a pas eu de tiraillement. La date du 21 novembre a été aussi retenue pour le début de la révision du fichier électoral à l’intérieur de la Guinée. Pour l’extérieur du pays, la même révision va débuter le 28 novembre 2019. La révision se fera jusqu’au 16 décembre », a précisé notre interlocuteur.

Il reste à savoir si d’autres cas de force majeure ne vont pas se poser, d’autant plus que l’organisation des élections à date dans notre pays n’a jamais été le souci de nos gouvernants.

La CENI devrait animer une conférence de presse le lundi, 11 novembre 2019, pour apporter plus de détails sur le chronogramme, apprend-on.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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CENI : les membres des CAERLE seront payés à partir du 04 novembre

29 octobre 2019 à 9 09 11 101110
Me Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Communiqué : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) adresse ses vives félicitations à l’ensemble des Démembrements de la CENI et les Commissions administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) pour le sérieux et le professionnalisme avec lesquels ils sont entrain de conduire l’opération des fiches d’identification individuelle des électeurs sur le terrain.

Après environ un mois de distribution et pour des fins d’évaluation, le Président de la CENI invite les démembrements et les CAERLE de bien vouloir lui remonter sans délais, les statistiques disponibles à leur niveau sur la distribution des fiches d’identification.

Il informe les démembrements de la CENI et les CAERLE que le département logistique et sécurité va prendre toutes les dispositions idoines pour le ramassage et la remontée rapide des fiches et certificats de décès des personnes déclarées comme telles.

Par la même occasion, il voudrait porter à l’attention des démembrements que le processus de paiement des primes dues aux Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales est programmé à partir de lundi 04 novembre 2019.

Le Président de la CENI sait compter sur l’esprit de diligence des responsables des démembrements de la CENI et des CAERLE en vue d’une remontée dans les plus brefs délais desdites statistiques sur les fiches d’identification individuelle.

Il en appelle au même sens de responsabilité pour une large diffusion de la date de paiement des primes dues aux CAERLE à partir de la semaine prochaine.

Le Président de la CENI sait compter sur l’engagement de tous en faveur du bon déroulement et de la réussite du processus électoral en cours.

Me Amadou Salif KEBE

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L’UFR en colère : « le président de la CENI doit être poursuivi pour haute trahison… »

26 octobre 2019 à 19 07 39 103910

L’incapacité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à organiser les élections législatives avant 2019 continue de susciter l’indignation au sein des partis politiques de l’opposition. L’Union des Forces Républicaines (UFR) souhaite que des poursuites judiciaires soient engagées contre maitre Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, « pour haute trahison ». C’est le 1er vice-président Bakary Goyo Zoumanigui, qui l’a annoncé ce samedi, 26 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture de la séance, Bakary Goyo Zoumanigui a indiqué que le président de la CENI, maître Salif Kébé, doit être poursuivi pour avoir trahi son serment. « Je dois revenir sur le cas du président de la CENI. Ce monsieur, n’excluez pas que demain, qu’il soit poursuivi pour haute trahison. Il doit être poursuivi pour haute trahison parce quand il a été élu, il a prêté serment de respecter un certain nombre de dispositions légales de notre pays. Le président de la CENI, en choisissant la date du 28 décembre 2019 pour les élections législatives, a posé un acte dangereux qui constitue une haute trahison parce qu’il n’a pas écouté ses pairs, alors qu’il savait intimement que cette date ne pouvait pas être tenue. Et il faut tout faire pour ce monsieur soit jugé parce qu’il a trahi le peuple de Guinée, il a trahi son serment. Donc, il ne suffit pas de le déposer seulement, il doit être poursuivi par la justice », a martelé monsieur Zoumanigui.

Goyo Zoumanigui, premier vice-président de l’UFR

Toutefois, ce proche de Sidya Touré regrette la non-mise en place de la Haute Cour de Justice qui aurait pu permettre de juger certains hauts cadres. « Malheureusement, la Haute Cour de justice qui est habilitée à juger les cas comme ça, n’existe pas. Parce que la gouvernance qui nous dirige, elle a tout fait pour que cette cour ne soit pas mise en place. Si cette cour existait, je crois que des plaintes seraient déjà déposées devant cette cour pour dire que non seulement le président de la CENI, mais d’autres cadres du gouvernement doivent être jugés pour les actes qu’ils posent, les détournements de fonds. Aujourd’hui, si le président de la République parle de référendum, de changer la constitution, c’est parce qu’il sait que cette cour n’existe pas… Et nous devons œuvrer pour que ce monsieur soit jugé un jour », a-t-il lancé.

Plus loin, Bakary Goyo Zoumanigui a dénoncé le manque d’indépendance de la justice avant d’inviter les militants à redoubler d’engagement dans le combat contre le 3ème mandat. « Nos camarades qui ont dit qu’ils vont manifester leur désaccord par rapport au changement de la constitution ont été arrêtés 72 heures avant même l’évènement. Ça veut aujourd’hui chez nous que la justice, elle est rendue par des gens qui ne sont pas à la hauteur. C’est l’ancien ministre de la justice, Cheick Sako, qui a vite vu et il a démissionné de son poste. Donc, le combat que nous avons commencé, nous devons le continuer, rien ne doit nous décourager. Je vous exhorte à rester vigilants et suivre le mot d’ordre du FNDC », a-t-il martelé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Le président de la CENI récusé : l’opposition demande son remplacement

23 octobre 2019 à 20 08 04 100410
Salif Kébé, récusé par l’opposition

Dans une déclaration de ce mercredi, 23 octobre 2019, l’opposition guinéenne exige « la récusation et le remplacement du président de la CENI par une personnalité consensuelle issue du Barreau »… Les présidents de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, et de l’UFR, Sidya Touré, accusent Me Amadou Salif Kébé d’avoir violé le code électoral et le serment qu’il a prêté devant la Cour Constitutionnel.

Selon les opposants au régime Alpha Condé, l’actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a défendu, en toute connaissance de cause, un chronogramme qui violait les articles 17 et suivants du code électoral. « Il a mis en évidence son manque d’indépendance, d’impartialité et d’honnêteté. Il se rend ainsi indigne de la fonction de président de l’Organe national de gestion des élections de la République… », ont-ils dénoncé, exigeant donc son remplacement.

Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

DÉCLARATION-DE-L0PPOSITION-POLITIQUE

A rappeler que sur les 25 commissaires de la CENI, l’opposition dispose de dix (10) représentants. Et, c’est pour le nécessaire besoin de neutralité et d’impartialité qu’il a été décidé et codifié de choisir un représentant de la société civile pour diriger la CENI. Ce qui n’est pas l’attitude affichée par maître Amadou Salif Kébé, estiment les opposants.

A suivre !

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Impossibilité de tenir les législatives en 2019 : l’OIF demande « un nouvel agenda » à la CENI

21 octobre 2019 à 14 02 13 101310

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) annonce que les élections législatives n’auront pas lieu en fin d’année en Guinée. C’est à travers une conférence de presse organisée à Conakry ce lundi, 21 octobre 2019, que la structure a fait cette déclaration en présence du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). L’OIF invoque des raisons d’ordre technique pour expliquer cet état de fait, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de la CENI, c’est l’OIF qui annonce l’impossibilité pour notre pays d’honorer la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives. C’est le diplomate malien Tiéman Koulibaly, envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée qui a fait cette annonce.

Selon monsieur Koulibaly, un certain nombre de contraintes doivent être levées avant d’aller aux élections. « La Guinée a décidé de se doter d’outils modernes, sur le plan technologique, de conduite d’opérations électorales. Un nouveau logiciel très performant et à la pointe des technologies a été acquis par CENI et est en cours de mise en œuvre. Cette avancée technologique qu’il faut saluer nécessite un travail très important. Des partenaires sont en train de travailler pour que le logiciel soit installé sur les kits d’enrôlement qui ont été acquis avant d’être déployés sur le terrain pour le début, non seulement, de l’enrôlement, mais aussi du nettoyage du fichier électoral, parce que cela fait partie des recommandations de l’audit du fichier. Tout ce travail est en cours et nous avons procédé à une évaluation qui nous a amené à établir que le chronogramme qui était annoncé, qui avait été proposé par la CENI était difficile à mettre en œuvre », a-t-il fait savoir.

Devant cet état de fait, l’envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée a dit qu’à l’issue des actions en cours sur le terrain, une autre date sera proposée en tenant de l’évolution du processus. « Nous avons procédé à un certain nombre de suggestions dont le gouvernement a pris acte. Aujourd’hui, je suis en mesure de vous dire que la date qui a été proposée par la CENI, celle du 28 décembre, pour la tenue des élections législatives est à reconsidérer. Cette date sera difficile à mettre en œuvre même si la CENI elle-même travaillera à non seulement approfondir les diligences qui sont en cours pour le déploiement des équipes pour la collecte et le traitement des données, leur centralisation ; et de la même manière, continuera sa réflexion afin de déterminer un nouvel agenda concernant les consultations électorales pour l’élection des députés », a laissé entendre l’ancien chef de la diplomatie malienne.

En outre, Tiéman Koulibaly a fait savoir que pour faire baisser la tension et renouer le fil du dialogue entre les acteurs politiques, le comité de suivi du dialogue politique va être relancé. « Nous avons convenu qu’il était nécessaire de réactiver le comité de suivi parce que ce travail préparatoire est en cours et ce travail doit être fait de manière collective afin que chaque partie puisse participer pour que les résultats, de la même manière que cela avait été fait pour le rapport d’audit, soient acceptés par tout le monde ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Report attendu des législatives : l’UFR tacle le président de la CENI

21 octobre 2019 à 11 11 04 100410
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Prévues pour le 28 décembre 2019, les élections législatives ne se tiendront pas en Guinée à cette date, comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches. La non-prise du décret présidentiel convoquant le corps électoral à 70 jours de cette date, conformément à la loi électoral, a ouvert la voie à tous les commentaires.

L’opposition soutient qu’elle le savait, cette date était intenable. Tel est l’avis exprimé ce lundi, 21 octobre 2019, par Saïkou Yaya Barry de l’Union des Forces Républicaines qui dénonce la subordination dont fait preuve le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) vis-à-vis du président Alpha Condé.

« J’avais déjà dit que cette date n’était pas tenable, que ça ne se ferait pas. Pour organiser une élection, il y a des procédures à respecter. Et je ne sais pas quelle idée farfelue que le président de la CENI a eu pour se conformer à la volonté tout court d’Alpha Condé sans même lui dire qu’il y a des trucs que je ne peux pas faire », entame Saïkou Yaya Barry.

Selon le secrétaire exécutif de l’UFR, la date du 28 décembre n’était pas tenable pour diverses raisons. « On avait un problème d’appareillage qui était posé, un problème de formation des agents de saisi, il y a un problème de sous-traitance, tout cela se posait. Les délais légaux pour le recensement n’ont pas été suivis. Il a voulu avoir un truc bâclé de la façon soviétique pour nous faire consommer cela en République de Guinée et ce n’est pas possible ».

Par ailleurs, Le député de l’UFR accuse le président Alpha Condé d’être à la baguette dans le seul but de créer un glissement en 2020 pour se maintenir illégalement au pouvoir. « Le seul but d’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas les élections, c’est comment s’éterniser au pouvoir. Si son 3ème mandat ne passe pas, son objectif c’est le glissement du calendrier électoral. Les gens s’interrogent pour quelles raisons il n’y a pas d’élections aujourd’hui. Il n’y en pas eu parce qu’Alpha n’a jamais voulu libérer les fonds pour organiser une bonne élection. On dépense des milliards pour mobiliser les gens pour un 3ème mandat, et on refuse de faire en sorte qu’une élection normale se tienne dans le pays pour que la Guinée soit un pays fréquentable. C’est vraiment déplorable », regrette-t-il.

Parlant du président de la CENI, Saikou Yaya n’a pas mâché ses mots. « On se rend compte que Salifou Kébé est un valet d’Alpha Condé parce que tout simplement, il ne fait que celui-ci veut. Si non, certains commissaires avaient dit très clairement que ce n’était pas possible. Et lui, il fait une déclaration, un effet d’annonce. Il a juste annoncé cette date pour se conformer à la volonté d’Alpha. J’ai fait une mission au Ghana avec Maitre Salifou Kébé, on ne peut dire qu’il n’a pas une expérience avérée. Mais, il y a un problème de caractère chez les guinéens. Ils ont beau avoir une formation, acquérir des connaissances, mais nous avons des problèmes de caractère. Je crois que c’est le caractère qui lui manque », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Pas de décret convoquant les électeurs : pas de législatives cette année

19 octobre 2019 à 21 09 33 103310
Me Salifou Kébé, président CENI

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), au terme des consultations avec le Premier ministre, avait annoncé que les élections législatives le 28 décembre 2019. Certains membres de l’institution électorale avaient dénoncé une décision hâtive et unilatérale, assurant que cette date était intenable. La non convocation du corps électoral par un décret présidentiel à 70 jours de la date du scrutin, vient relancer le débat sur la tenue de ces législatives en Guinée.

Selon le code électoral guinéen, le président de la République doit convoquer le corps électoral soixante dix (70) jours avant la date du scrutin. Ce qui revient à dire que ce décret aurait dû être pris hier, vendredi 18 octobre. La non-prise de ce décret laisse comprendre qu’il n’y a pas d’élections cette année.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs donnent raison aux commissaires « frondeurs » de la CENI, issus de l’opposition, qui avaient carrément contredit maître Amadou Salifou Kébé quant à la tenue d’un scrutin régulier à la date du 28 décembre prochain.

Une source bien introduite à la CENI, contactée par Guineematin.com ce samedi, 19 octobre 2019, a clairement indiqué que les législatives ne se tiendront pas à cette date. « Le président de la République ne peut prendre de décret convoquant le corps électoral que si la CENI dispose d’un fichier électoral. Vous savez bien que le processus n’a pas évolué. La révision n’a pas commencé, les machines ne sont pas arrivées sur le terrain, il n’y pas eu de dé-doublonnage. Un fichier aussi corrompu que celui qu’on a, n’a pas été épuré. Donc, ceci explique cela. Il ne peut y avoir d’élections régulières à cette date. C’est impossible. Ce n’était qu’un secret de polichinelle », précise notre source.

Enfin, soutient ce confident de Guineematin.com, « pour qu’il y ait des élections irréprochables, tout le processus doit être mené dans les règles de l’art, dans le respect des délais légaux. Si tous ces préalables sont respectés, c’est seulement en fin mars ou début avril 2020 qu’on pourra aller aux élections législatives ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Retrait des fiches des électeurs à Conakry : « on est là sans rien recevoir de la part de la CENI… »

8 octobre 2019 à 17 05 34 103410

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue de dérouler son chronogramme dans la perspective des élections législatives du 28 décembre 2019. L’heure est à la distribution des fiches d’identification des électeurs dans de nombreux secteurs et quartiers de Conakry. A Simbaya 2, dans la commune de Matoto, cette opération se déroule tant bien que mal même si les membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) se plaignent de la CENI, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, cette opération de distribution des fiches de renseignement des électeurs a débuté entre le 05 et le 06 octobre. La démarche vise à permettre aux citoyens de s’assurer de la conformité des informations avec la réalité. Elle vise également à régler les cas de doublons, de décès, de déménagement, de condamnation et autres anomalies qui peuvent entacher le fichier électoral.

Aux dires des membres de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Simbaya 2, les citoyens ont fait preuve de motivation dès le premier jour dans la récupération des fiches. Selon Djibril Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, « nous avons commencé il y a de cela 4 jours aujourd’hui mardi, 08 octobre 2019. Mais, depuis que nous avons entamé ce travail, tout se passe très bien avec les citoyens à Simbaya 2, parce qu’on est là à identifier les personnes décédées, déplacées ou condamnées. Voilà une tâche qui nous a permis à se situer sans avoir rencontré un certain nombre de dilemmes depuis que nous avons commencé ».

Toutefois, Djibril Camara a fait savoir qu’ils sont abandonnés à eux-mêmes depuis le début, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’ayant pas pensé à leur trouver à manger. « On est là sans rien recevoir de la part de la CENI depuis 4 jours maintenant. Nous sommes chez notre frère, chez le chef de quartier, Ibrahima Savané. C’est lui qui prépare à manger pour nous chaque jour depuis que nous sommes là, parce que nous luttons tous pour que les citoyens aient leurs cartes », a-t-il indiqué.

Certains citoyens ont rencontré des difficultés pendant cette distribution des fiches. Ils n’ont tout simplement pas retrouvé leurs noms. Pour Mama Adama Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, ces insuffisances seront résolues lors des prochaines étapes.

« Nous sommes là pour distribuer les cartes et je représente le district Condé Boungny qui n’a toujours pas reçu sa fiche. Mais, notre chef m’a rassuré de récupérer la fiche dès demain, mercredi matin. Concernant les citoyens qui viennent récupérer les fiches et qui ne trouvent pas leurs noms, ça c’est dû à l’absence de la machine qui les a enregistrés. Donc, une fois la venue de la machine, nous pourrons facilement leur restituer leurs cartes à travers leurs empreintes », a-t-elle expliqué.

Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Kalémodou Yansané de l’UFDG : « il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG… »

5 octobre 2019 à 18 06 43 104310

La date proposée par la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) pour la tenue des élections législatives en Guinée ne fait pas l’unanimité dans la classe politique. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ne manque pas l’occasion de dénoncer le choix « unilatérale » de cette date. Le principal parti de l’opposition guinéenne doute de la tenue d’élections régulières à la date du 28 décembre prochain et met en garde le parti au pouvoir. L’annonce a été faite dans la journée de ce samedi, 05 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Honorable Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG

La réunion politique de ce samedi a été dirigée par Kalémodou Yansané, un des vice-présidents de l’UFDG. Selon lui, le président de la République ne devrait pas faire la sourde oreille dans sa quête d’un 3ème mandat à la tête de la Guinée, surtout qu’un vent nouveau est en train de souffler en Afrique de l’Ouest. « Les présidents et anciens présidents Africains se sont réunis avant hier à Niamey, autour du président du Niger. Ils ont recommandé fortement que les mandats à vie cessent en Afrique. Les États-Unis, c’est la plus grande puissance au monde ; mais, même là-bas, c’est deux mandats. Ici, notre Mandela, comme il avait promis, a déjà fait 9 ans ; mais, il ne veut pas quitter. Tout le monde lui a dit d’arrêter, il refuse, parce qu’il veut le nambara (des problèmes) et il l’aura. Alpha Condé finira par dire ce qu’il veut à la Guinée. 40 ans de lutte, c’était pourquoi ? Il a eu tout ce qu’il voulait, qu’est-ce qu’il cherche maintenant? »

S’agissant des élections législatives programmées par la CENI pour le 28 décembre prochain, Kalémodou Yansané prévient que le vote n’aura pas lieu à la date indiquée. « Si le RPG pense qu’il y aura élection sans l’UFDG, il se trompe fortement. Il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG. On finira par aller au vote ; mais, pas le 28 décembre, parce que sur le programme que la CENI a proposé, on dit que la révision devait commencer aujourd’hui, le 5 octobre. Mais, les kits sont stockés dans les magasins. Le logiciel qui doit être dans les appareils ne sont toujours pas installés. Ils veulent parler d’élections. On se moque de qui ? »

Pour faire face à tous ces problèmes, Kalémodou Yansané demande aux militants de l’UFDG d’être prêts à répondre au mot d’ordre du Front National pour la Défense de la Constitution. « Il faut dire à Alpha Condé, ce qu’on a subi, c’est trop. On nous a volés en 2010, on a accepté ; en 2015, on a accepté. Mais, en 2019-2020, nous n’allons pas accepter. Le président nous a invités à l’affrontement ; mais, nous ne voulons pas d’affrontement. Mais, il faut que vous soyez prêts à répondre au mot d’ordre du FNDC », a t- il indiqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Le RPG sur le fichier électoral : « ce fichier est le meilleur dans la sous-région, n’en déplaise… »

5 octobre 2019 à 16 04 27 102710

Le démarrage des travaux de révision du fichier électoral et la fin des consultations nationales entre le Premier ministre et les fores sociopolitiques de la Guinée ont été les deux points abordés ce samedi 5 octobre 2019, à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel. Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi, a laissé entendre que les guinéens dans leur majorité sont favorables à la mise en place d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi

Selon le ministre Komara, les consultations nationales lancées par le Premier ministre à la demande du président de la République, ont été une réussite. « Cette consultation nationale a été un grand succès, car l’écrasante majorité des guinéens est d’accord pour mettre en place une nouvelle constitution. Une frange aussi est d’accord, mais attend de voir la mouture. Et, une dernière frange, très minoritaire, a carrément boudé la consultation. C’est anti-démocratique de leur part. Mais, c’est aussi la loi de la démocratie, il faut qu’il y ait des pour et des contres. Ça fait partie du jeu démocratique. Nous souhaitons et vivement d’ailleurs qu’ils reviennent très rapidement à la raison, à de meilleures sentiments pour qu’ensemble, nous puissions nous donner la main pour construire notre Guinée, car la Guinée n’appartient à personne, la Guinée appartient à tous les Guinéens. Mais, pour bien concrétiser tout ce qui a été dit autour des consultations, nous devons passer naturellement devant le peuple qui est le référentiel suprême. Donc, préparer vous pour les différentes consultations à venir », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Lansana Komara a fait savoir que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a lancé la révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national. C’est pourquoi, il a invité les militants et sympathisants du parti à aller se faire recenser. « Chers militants, à partir d’aujourd’hui, tous les jours, mobilisez-vous vers les CAERLE (Commission Administrative d’Etablissement des Listes Electorales) pour vous enrôler afin que vous soyez dans le fichier. Personne ne doit être en retard. D’ici la fin de ce mois, la révision va prendre fin, vous devez faire le porte-à-porte dans les quartiers, dans les secteurs, pour mobiliser vos voisins, pour mobiliser tous les sympathisants afin que chacun aille vérifier d’abord sa présence dans le fichier et ceux qui ne sont pas inscrits, qu’ils se fassent inscrire pour que l’électorat encore une fois augmente. C’est seulement à ce prix que notre OUI sera concrétisé. Ce fichier est le meilleur fichier dans la sous-région, n’en déplaise aux détracteurs. Ne suivez pas nos détracteurs de l’opposition. A chaque élection, ils commencent à dénigrer tantôt le fichier, tantôt le processus électoral. Ça, on les comprend. C’est leur nature. Ils le font pour montrer à la communauté internationale et à leurs militants, pour que le jour qu’on va proclamer les résultats, juste pour dire voilà pourquoi nous avons été battus. Mais, ne vous laissez pas entrainer. Ils sont aussi en train de se mobiliser dans les CAERLE… ».

Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah

De son côté, Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah, alternant le français et le Maninka, a dit son mécontentement face au refus de certains leaders de l’opposition d’aller aux élections législatives à la date indiquée par la CENI. Selon lui, le mandat des députés étant arrivé à terme, il n’y a aucune raison qu’on ne puisse pas aller aux élections législatives. « L’institution en charge des élections a dit qu’elle est prête à organiser les élections législatives. Alors, pourquoi rejetez-vous la date ? Le délai des députés est dépassé, les organisateurs sont prêts et toi, tu ne veux pas, qu’est-ce que tu veux ? Mais, ce qu’ils souhaitent, c’est qu’ils ne veulent pas que le président travaille. Ils veulent nous distraire tout le temps sur des futilités et après, ils viendront crier sur tous les toits qu’Alpha Condé n’a rien fait pour le pays. C’est tout ce qu’ils veulent. Ayons pitié de ce peuple. Acceptons de rentrer ensemble et de sortir ensemble afin que le pays puisse se développer davantage », a-t-il exhorté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cellou Dalein : Alpha Condé organise une mascarade électorale pour avoir son 3ème mandat

29 septembre 2019 à 13 01 38 09389

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur l’organisation des élections législatives en Guinée. Cellou Dalein Diallo soupçonne la CENI de vouloir organiser une mascarade électorale pour permettre au président Alpha Condé d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Selon le chef de file de l’opposition guinéenne, le chronogramme annoncé par cette institution électorale est techniquement intenable.

C’est un Cellou Dalein Diallo très remonté qui s’est adressé à ses militants, fortement mobilisés à son siège à la minière hier, samedi 28 septembre 2019. Tout en décrivant une CENI aux ordres du président Alpha Condé, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a appelé à la mobilisation pour arrêter le projet de troisième mandat.

« Nous sommes le 28 septembre. Cette date, c’est celle du stade en 2009. Mais, c’est aussi le 28 septembre 1958, lorsque toutes les forces politiques de Guinée se sont retrouvées, se sont rassemblées pour décider de voter « NON ». Ils se sont retrouvés pour décider d’aller ensemble à l’indépendance. Il est temps que tous les patriotes se retrouvent pour arrêter le projet de troisième mandat, comme on l’a fait en 1958. Monsieur Alpha Condé envisage de faire l’économie d’un référendum, en organisant une mascarade électorale, à l’occasion des législatives, pour s’octroyer la majorité qualifiée. Il va envoyer sa constitution devant une Assemblée où il détient la majorité qualifiée nécessaire à l’adoption d’une nouvelle constitution. Il faut qu’on l’arrête », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, ce qui se prépare actuellement n’est pas une élection. « L’engagement d’appliquer les recommandations de la mission d’audit du fichier n’est pas clair. Ils ont décidé de faire six millions de fiches. Ils disent que c’est comme ça qu’on va reconnaitre les électeurs. Bon Dieu ! La machine est préparée, calibrée pour recevoir tout le monde, pour que chacun se fasse recenser avec toutes ces données Alpha et biométriques. C’est la recommandation. On a constaté que trois millions cent mille électeurs ne sont pas dédoublonés. Il y a un million six cent cinquante-deux électeurs qui n’ont pas de données biométriques. C’est la mission d’audit qui l’a dit. C’était un fichier taillé sur mesure pour réaliser le coup KO de 2015… Ils créent un chronogramme pour dire que l’enrôlement se fera en 25 jours, alors que vous avez six millions quatre cent mille électeurs qui arrivent, plus ceux qui ont atteint l’âge de voter entre 2015 et 2019. Vous pouvez faire ça en 25 jours ? Qu’est-ce qu’ils veulent ? A quoi servent les fiches ? Personne ne comprend. Mais, tout ça procède du même souci. Celui d’organiser un hold-up électoral à l’occasion des législatives et donner la majorité qualifiée à Alpha Condé », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant sa logique, le leader de l’UFDG soutient qu’il ne coutait rien à la commission électorale nationale indépendante de défendre le chronogramme établi objectivement, en toute indépendance et en toute liberté. « Monsieur Kébé (le président de la CENI) est sorti à la Télé pour dire à tout le monde qu’il faut 235 jours après avoir reçu les ressources. Il a reçu les ressources à la mi-août, ils font l’exercice d’élaborer un chronogramme sur cette base, ça tombe sur avril (2020), les élections législatives. Alpha Condé dit NON. Il faut la fin d’année 2019. Il faut ramener à 100 jours. Mais, il y a des délais qui sont fixés par la loi ; ils disent ‘’on s’en fou’’ ! Avec toutes les complications de cette révision exceptionnelle. Alors que la loi dit que c’est du 1er octobre au 31 décembre qu’on fait la révision ordinaire. Et, on valide les listes le 08 janvier. On dit qu’on s’en fou de la loi. On fait ce que Alpha Condé veut. Voilà comment notre pays est gouverné… Alors, mes chers frères et sœurs, comme en 1958, il faut que vous soyez prêts à sortir pour arrêter cette machine, cette fraude électorale, la promotion d’un troisième mandat. Ça ne va plus tarder. Le FNDC (front national pour la défense de la constitution) va lancer le mot d’ordre, pour que tout le monde sorte ; et, qu’on refuse la dictature. Car, la dictature, c’est la négation du droit », a laissé entendre Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Révision des listes électorales : voici ce qui est prévu par la CENI

27 septembre 2019 à 21 09 40 09409

Dans le cadre la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales, un Comité Interpartis (CIP) s’est retrouvé à la mairie de Ratoma ce vendredi, 27 septembre 2019. La démarche visait à informer et sensibiliser tous les acteurs impliqués dans le processus électoral de cette commune de Conakry sur la suite de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). La séance a été présidée par Elhadj Bano Sow, vice-président de la CENI et superviseur de Dixinn et Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après l’installation et la prestation de serment des démembrements de la CENI, l’heure est à la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE). Mais avant de passer à cette étape, un comité interpartis s’est retrouvé ce vendredi à la mairie de Ratoma. La démarche consistait à échanger avec les acteurs impliqués dans le processus électoral à savoir la mouvance présidentielle, l’opposition, ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, la société civile, la police et de la gendarmerie. Il a été question des mécanismes à mettre en œuvre lors de l’établissement et de la révision des listes électorales au compte de la commune de Ratoma.

Au terme de la séance de travail, Elhadj Bano Sow a expliqué un certain nombre de points qui ont dominé les débats. « Aujourd’hui, on explique comment ces CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales) sont composées, les taches que ces CAERLE vont faire, ensuite viendront d’autres activités : l’identification des électeurs, ensuite les machines viendront pour l’enrôlement des électeurs. Donc, voilà l’objectif du CIP (Comité Interpartis) », a indiqué le vice-président de la CENI.

En ce qui concerne la composition de ces commissions et la durée des travaux sur le terrain, Elhadj Bano Sow précise : « normalement, les CAERLE comprennent cinq personnes chacune. Elles vont être mises en place dans les deux jours qui suivent. Chaque CAERLE sera dirigée par un responsable du démembrement de la CECI qui en sera le président. Mais dans un quartier, il peut y avoir plusieurs CAERLE, jusqu’à trois ou cinq, en fonction de la dimension du quartier. Alors, quand c’est le cas, le responsable du démembrement préside une CAERLE, mais la première. Les autres qui suivent, ils identifieront d’autres présidents qui dirigeront les autres CAERLE. Mais, la totalité des CAERLE du quartier vont être supervisées par le responsable du démembrement. C’est sous sa responsabilité que les autres CAERLE fonctionnent ».

Poursuivant ses explications, le superviseur des communes de Ratoma et de Dixinn a fait savoir qu’il y a une procédure à suivre pour en arriver là. « Il y a un formulaire individuel d’identification qui est l’initiative de la CENI. Comment ça va se passer ? Nous avons déjà la base de données de l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté jusqu’à présent, nous mettons les anciens qui ont été enrôlés. Alors, tous ceux-ci en principe vont être identifiés par quartier. Nous allons envoyer des formulaires sur le terrain. Le formulaire, c’est une fiche qui reprend les renseignements que nous avons dans la base de données, plus la photo de l’intéressé et le statut de l’électeur. Dès lors qu’on a la photo de l’intéressé, quand ça arrive dans le quartier, parce que c’est fait de sorte que le formulaire de quelqu’un qui a été recensé à Taouyah ici ne se retrouve pas à Kipé ou à Sonfonia. Nous savons localiser cela et donc, son formulaire viendra à Taouyah. Et lorsqu’on voit sa photo, on lui demande de confirmer ou de corriger le renseignement qui existe sur son formulaire, étant entendu que ces renseignements-là sont les renseignements qui existent sur la base de données. Alors, s’il y a des corrections à faire sur ces données alpha numériques et autres, il y a une partie qui est prévue pour faire ces corrections-là ».

Parlant du déroulement de ce processus, Bano Sow a fait savoir que tout ceci va se passer dans une dizaine de jours. « Pour ce qui est du statut de l’électeur, il y a un certain nombre de statuts sur lesquels il faut se renseigner. Il est possible qu’il n’ait aucun problème et qu’il réside toujours dans le quartier, c’est le premier statut. On lui remet son formulaire et puis on lui demande de se présenter devant la machine quand l’enrôlement va commencer. Pour l’identification des électeurs, une fois que les CAERLE sont mises en place, on suppose que ça va se faire dans une dizaine de jours. Le premier objectif, c’est de retrouver l’électeur et de lui dire de se présenter devant la machine, s’il y a des corrections à faire, de les apporter. Donc, c’est une manière de faire du rabattage parce que nous travaillons actuellement sur la base des recommandations de l’audit du fichier », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, les assesseurs des CAERLE seront désignés par la mouvance présidentielle et par l’opposition.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 /666919225

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Cellou Dalein à ses militants : « soyez prêts, la sensibilisation est terminée »

21 septembre 2019 à 20 08 21 09219

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 21 septembre 2019, le président de l’UFDG a laissé entendre que les manifestations contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont bientôt commencer. Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à être prêts à mener le combat pour empêcher la confiscation du pouvoir par le régime actuel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la première fois que l’opposant se retrouvait devant ses militants depuis l’annonce de la date (28 décembre 2019) pour la tenue des élections législatives. Une date communiquée en début de semaine au Premier ministre par le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Et, évidemment, le sujet était au centre des débats de cette rencontre hebdomadaire. « Ils veulent qu’on aillent aux élections législatives avec un chronogramme sur mesure pour bâcler les élections, afin de pouvoir modifier la constitution à l’Assemblée nationale. On veut organiser les élections en fin décembre. Or, les techniciens, les commissaires de la CENI, toutes sensibilités confondues, avaient expliqué qu’il faut 235 jours à partir de la mise à disposition des moyens pour organiser de bonnes élections.

Me Kébé (le président de la CENI, ndlr) a lui-même dit dans les médias : lorsqu’on aura les ressources, toutes les autorisations administratives et techniques, il nous faudra 235 jours. C’est seulement à la mi-août que le gouvernement a mis les ressources à la disposition de la CENI, et la CENI dit qu’on peut faire ça dans 100 jours, ce n’est pas possible. Mais, ils disent on peut parce que Alpha Condé l’a dit. Ce n’est pas réaliste, ce n’est pas faisable. On ne peut pas laisser faire une organisation qui vise le troisième mandat et nous allons nous battre pour que ces élections soient organisées dans la transparence » a annoncé le président de l’UFDG.

Parlant de ce combat justement, le chef de file de l’opposition guinéenne a invité ses partisans à être prêts pour répondre aux appels à manifester, qui ne devraient plus tarder. « Nous devons être fiers de notre combat, et il ne faut surtout pas fléchir maintenant parce que vous voyez la détermination de M. Alpha Condé de conserver le pouvoir. Ce n’est un secret pour personne que M. Alpha Condé et son clan ne veulent pas lâcher le pouvoir, ils ne veulent pas respecter la constitution. Alpha n’entend qu’un seul langage, celui de la rue. Il est temps maintenant qu’on se bouge.

Les sensibilisations doivent se terminer, nous allons très bientôt lancer un appel au niveau du FNDC, et il faut que l’UFDG soit en première ligne, parce que nous n’accepterons pas le projet de troisième mandat. Personne ne va nous intimider et nous empêcher de continuer le combat pour l’unité de la Guinée et pour le respect des principes et règles de l’Etat de droit. Soyez prêts, la sensibilisation est terminée », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que toutes les manifestations de rue sont interdites en Guinée depuis plus d’une année. Les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat pourront-ils, enfin, réussir à braver cette interdiction ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Date des législatives : voici un communiqué de la CENI

18 septembre 2019 à 7 07 34 09349
Maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante informe l’opinion publique que la plénière des Commissaires du samedi 14 septembre 2019, après examen et discussion de l’ensemble des opérations électorales à venir, l’évaluation des moyens techniques et en raison des engagements du Gouvernement de libérer la totalité du budget électoral, que la date technique des élections législatives est fixée au 28 décembre 2019.

Et au titre des prochaines opérations du chronogramme, le Président de la CENI informe également tous les acteurs du processus électoral que les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorale seront bientôt mises en place.

En vue de conférer un franc succès à cette opération capitale à l’image de l’installation des démembrements, la Commission Électorale Nationale Indépendante voudrait compter sur la mobilisation de tous. Les structures habilitées à participer à la mise en place desdites commissions sont priées de procéder dès à présent aux différentes désignations.

Le Président de la CENI rassure de la détermination de son institution à exécuter l’opération en question, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et des recommandations de l’audit du fichier en l’occurrence, produire un fichier électoral techniquement irréprochable en vue des élections législatives du 28 décembre 2019 et dont les résultats seront acceptés de tous.

Le Président de la CENI sait compter sur l’implication de tous pour réussir un scrutin inclusif, libre, transparent et démocratique.

Me Amadou Salif KEBE

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L’UFR sur le choix d’Innovatrics par la CENI : « nous n’accepteront pas des élections bâclées… »

14 septembre 2019 à 19 07 08 09089

L’audit du fichier électoral et le choix de l’opérateur technique Innovatrics par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) préoccupent l’Union des Forces Républicaines. Le parti dirigé par Sidya Touré redoute des élections précipitées et truquées en faveur du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. L’annonce en a été faite ce samedi 14 septembre 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR, présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, entouré de certains membres du bureau exécutif du parti, en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Républicaines se dit étonnée du choix de la Société Innovatrics par la CENI alors qu’il y a un appel d’offres qui a été lancé dans ce sens. Selon le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, « nous sommes surpris qu’Innovatrics ait été choisi alors que l’appel d’offres pour le choix des sociétés qui doivent fournir le logiciel n’a pas encore été dépouillé. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le communiqué de la CENI dit que ce choix-là va être accompagné par le choix d’un opérateur local qu’Innovatrics lui-même va choisir. Nous savons que c’est Innovatrics qui avait fait le logiciel qui a introduit dans notre fichier les 1million 574 mille électeurs fictifs. C’est ça l’inquiétude que nous avons »a annoncé honorable Ibrahima Bangoura. Le communiqué de la CENI dit aussi que les 1 million 574 mille électeurs fictifs dont-t-il s’agit, qu’il n’y a que des erreurs matérielles concernant les noms, c’est-à-dire les données alphanumériques et les données biométriques. Or, s’il y a altération des données alphanumériques d’un électeur, cela veut dire que cet électeur-là n’existe pas. Mais, si on le maintient, il est appelé électeur fictif. S’il y a aussi altération des données biométriques d’un électeur, c’est la même qualification qu’on lui donne, parce que non seulement son image est floue, mais aussi les empreintes ne sont pas tout à fait exactes », dénonce-t-il.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR se dit inquiet de l’annonce d’une tenue des législatives avant la fin de l’année 2019. « Nous savons que lorsqu’il y a eu la retraite de Kindia, on nous avait dit que le chronogramme allait se faire sur 235 jours. Et qu’à la suite de cela, on allait avoir des élections. Ça avait eu lieu au mois de mai. Aujourd’hui, nous sommes au mois de septembre, on nous demande de faire des élections à la fin de l’année. Ces élections qui vont être faites à la fin de l’année, est-ce que le chronogramme qui a été donné à Kindia est en rapport avec ce programme surtout qu’à cette époque, ils nous disaient que c’était un chronogramme qui était compressé ? Donc là, nous craignons que la précipitation qui est en cours ne soit téléguidée. Cela voudrait dire que la CENI qui est là, il y a un autre chronogramme qu’on nous cache. Mais le vrai chronogramme, eux ils l’ont. Et nous, le chronogramme qui va être donné, nous ne l’accepteront pas parce qu’il ne permettra pas de faire l’audit du fichier comme on l’a recommandé…Donc, nous n’accepteront pas qu’on nous fasse des élections bâclées qui vont conduire le pays devant les situations qu’on ne contrôlera pas », a-t-il martelé.

Dans la même lancée, l’ex ministre de l’élevage, Mohamed Tall, dira que le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, est devenu un acteur politique. « Ce n’est plus un président d’une institution technique. Il est aux ordres du président Alpha Condé. Je mets au défi la CENI de nous donner les statuts de cette société là. Cette société Innovatrics, c’est une coquille vide qui n’a pas de compétence, qui n’a pas de personnel. Pour me démentir, je mets au défi la CENI de nous sortir les statuts de cette société », a-t-il lancé

Pour Mohamed Tall, le seul souci du président Alpha Condé, c’est d’obtenir le 3ème mandat. « Aujourd’hui, le souci du président Alpha, ce n’est pas de doter le pays d’une Assemblée Nationale. C’est d’avoir une Assemblée à sa solde où il aura au moins les 2/3. C’est de ça qu’il s’agit et tout est mis en place pour ça. Il y a des gens qui se baladent un peu partout, avec des fiches pour recenser soi-disant les gens, ce sont des gens qui sont en mission du président Alpha Condé. Leur objectif c’est de recenser les gens pour les faire voter en faveur du RPG », a laissé entendre Mohamed aux militants massivement mobilisés.

De son côté, Bakary Goyo Zoumanigui est revenu sur le passage du premier ministre à l’Assemblée Nationale dans le cadre des consultations. « Après cette consultation avec les députés de la mouvance, les députés de l’opposition ont aussitôt organisé un point de presse pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les déclarations du président de l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas d’accord pour toutes tentative qui changerai la constitution actuellement. Alors, nous avons dit que le président de l’Assemblée a parlé à son nom propre et non à celui des députés », a-t-il précisé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Après l’acquisition d’équipements de pointe, la CENI ne recrutera plus d’opérateur technique international

12 septembre 2019 à 16 04 28 09289
Me Salifou Kébé, président CENI

Communiqué de la CENI : Conakry, le 12 septembre 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante Me Amadou Salif KEBE félicite tous les acteurs du processus électoral pour leur implication dans le bon déroulement des opérations d’installation des démembrements aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Il exprime ses regrets aux entités qui n’ont pu y prendre part faute de documents prouvant leur existence légale. Il les exhorte à tout mettre en œuvre pour obtenir lesdits documents en vue d’une participation aux différents comités et cellules de suivi des élections législatives qui seront bientôt mis en place.

L’opérateur Innovatrics qui a fourni le logiciel de gestion du fichier électoral choisira un binôme local compétent pour l’enrôlement des électeurs

Le Président de la CENI invite également les mêmes acteurs à accompagner dans les prochains jours, la mise en place des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) et l’opération d’enrôlement des électeurs.

Mais avant, il faudra noter qu’une décision majoritaire de la plénière de la CENI, avait autorisé de recourir au service d’un opérateur local pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie des données sur le terrain lors de l’opération d’enrôlement des électeurs en raison des différentes acquisitions qui s’inscrivent en droite ligne de l’application de l’audit du fichier électoral. A ce jour la CENI a acquis les équipements suivants :

  • Les logiciels de gestion du fichier sont les propriétés de la Guinée au lieu d’être fourni par l’opérateur international
  • Les licences de protection de la base de données et les licences antivirus ont été acquises par le CENI ;
  • Les serveurs également
  • Egalement la CENI a pu acquérir des moteurs AFIS et ABIS (pour soustraire les doublons par empreintes digitales et la détection faciale des électeurs), une activité qui était jusque-là réalisée par le même opérateur international.

Aussi en exécution des recommandations fortes de l’audit, et en application des dispositions de la nouvelle loi sur la CENI, la loi L/2018/044/AN du 05 juillet 2018, article 21, une partie importante du matériel électoral « matériel lourd » sera désormais fourni par l’Etat Guinéen, en l’occurrence les kits bleus des bureaux de vote, kits biométriques… en lieu et place de l’opérateur international traditionnel.

Vu tous les progrès de la logistique électorale guinéenne, il n’était plus nécessaire de recruter un opérateur technique international surtout que tous les opérateurs ayant servi en Guinée ont dû recruter un « Opérateur local » dont le rôle se réduit désormais au recrutement, à la formation et au déploiement des agents de saisie.

La décision de la CENI trouve également une justification sur le plan financier et en termes de gain de temps dans le processus de recrutement.

L’audit du fichier ne mentionne nulle part l’existence d’électeurs fictifs

Cependant, le Président de la CENI veut bien admettre que la question de l’opérateur est assez technique et complexe. Ce qui explique le débat passionné du genre qu’il existerait selon l’audit, un million et demi d’électeurs fictifs.  Cette affirmation qui tend à faire du sujet un fonds de commerce politique n’est pas exacte. Il s’agit simplement de personnes ayant des données incomplètes :

  • Soit, les noms, prénoms dates et lieux de naissance (données alphanumériques) ne sont pas complètes
  • Ou bien ce sont les empreintes et photos (données biométriques) qui ne sont pas bien nettes.

Enfin le rapport d’audit ne mentionne nulle part le terme fictif. Le dire serait abusé des populations et préjudiciable à la sérénité du processus électoral. A cet effet, Me Amadou Salif KEBE compte initier des séances d’explication afin de rendre ces questions accessibles pour tous.

Aussi, en vue d’assurer la continuité des opérations, et en raison du calendrier électoral désormais assez serré, la CENI a décidé de contractualiser le cabinet Innovatrics (qui a déjà fourni le logiciel de gestion complète du fichier électoral) à l’effet de :

  • Sélectionner un opérateur local ayant les compétences requises pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie sur le terrain.
  • Générer les listes électorales
  • Confectionner les cartes d’électeurs.

Le Président de la CENI voudrait rassurer de la volonté de son institution à appliquer les recommandations de l’audit du fichier électoral à la satisfaction de tous et à conduire un processus électoral inclusif, transparent et démocratique. # # #

Fin

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