Collège Thyndel (Labé) : 2000 élèves sans latrines, besoins de professeurs…

5 octobre 2019 à 6 06 39 103910

Le Collège Thyndel, situé dans la commune urbaine de Labé, démarre l’année scolaire 2019-2020 avec plusieurs difficultés liées notamment à une capacité d’accueil largement dépassée, au problème de latrines pour les près de 2000 élèves et leurs encadreurs, ainsi qu’au déficit de professeurs dans les matières essentielles comme les mathématiques, le français, la physique et la chimie, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Pour les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, le principal du Collège de Thyndel dans la commune urbaine de Labé, Moustapha Pounthioun Diallo estime le taux de présences de ses élèves à 12, 44%. « Je dirai que d’une façon générale, la reprise a été effective mais quelque peu timide. Tous les professeurs programmés se sont présentés. Il y a eu un petit nombre d’élèves qui s’est présentés aussi et les professeurs donné les cours le 3 octobre 2019. Aujourd’hui aussi, tous les professeurs programmés étaient là. Les élèves qui sont venus ont été réunis par promotion et les cours ont été dispensés », explique-t-il.

Moustapha Pounthioun Diallo, principal du Collège de Thyndel

A la question de savoir pourquoi alors aucun élève n’était dans aucune salle de classe de son établissement ce vendredi, 4 octobre 2019, entre quelques minutes seulement après 10h, le principal du collège a trouvé une excuse… « On a mobilisé les élèves par promotion et nous avons dispensé les cours de 8h à 10h. Ensuite, on nous a annoncé le décès d’un professeur d’Anglais qui enseigne ici et nous nous sommes mobilisés avec les autorités de l’éducation pour nous transporter au lieu du décès en vue de présenter les condoléances. Pour ces deux premiers jours, je peux estimer le taux de présence des élèves à 12,44% », a ajouté Moustapha Pounthioun Diallo.

Comme difficultés majeures en ce début d’année scolaire, le principal du collège de Thyndel rappelle le problème auquel son établissement est confronté depuis quelques années. Il s’agit de l’épineuse question de latrines. « Le problème persiste. On n’a pas trouvé de solution jusqu’à présent. Et nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour nous aider à résoudre ce problème », a-t-il indiqué.

Il y a aussi la question de la capacité d’accueil de son établissement : « nous n’avons que 4 groupes pédagogiques par promotion et les effectifs sont vraiment très pléthoriques. La capacité d’accueil est largement dépassée. Nous allons voir comment nous allons gérer ça pour que les choses puissent avancer dans la bonne direction. Nous avons 8 salles de classe pour 16 groupes pédagogiques » totalisant près de 2000 élèves « nous évoluons à mi-temps » pour un ratio situé entre 100 et 110 élèves par salle de classe.

En ce qui concerne le personnel enseignant, le Collège Thyndel de Labé manque de professeurs spécialistes des disciplines essentielles : « il nous faut un professeur de mathématiques, un professeur de physique, un professeur de français et un professeur de chimie » a-t-il conclu son entretien avec Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lycée Wouro : 70 élèves pour les 2 premiers jours de la nouvelle année scolaire

5 octobre 2019 à 6 06 18 101810

Sur les 800 élèves officiellement inscrits au Lycée Wouro, dans la commune urbaine de Labé, ce sont seulement 70 qui ont été recensés par le surveillant général pendant les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Kolouba Niankoye Sakouvogui, censeur du Lycée Wouro

A en croire le censeur du Lycée Wouro, Kolouba Niankoye Sakouvogui, beaucoup d’élèves de la 11ème sont venus à son école pour se faire inscrire. « Fort malheureusement, les élèves de la terminale ne sont pas venus d’abord. Mais, les élèves des classes intermédiaires, à savoir les 12ème et de la 11ème. Ils sont entrain de venir pour s’inscrire », a-t-il expliqué.

Ce vendredi, 4 octobre 2019, il n’y avait que 6 élèves en Terminale Maths, il n’y avait personne en Terminale Expérimentale, zéro élève en Terminale Sciences Sociales. « J’estime le nombre d’élèves que j’ai vu ce vendredi, que le surveillant a recensé à 70 sur en quelques sortes 800 inscrits ».

Par contre, « les professeurs sont disponibles. Certains professeurs sont assis au bureau entrain d’attendre les élèves qui ne sont pas venus. Je crois bien, il faudrait que je lance un appel à tous élèves, à tous les niveaux parce que les cours ont bien débutés. Il faudrait que tous les élèves réussissent à venir à l’école pour qu’on puisse débuter, eu égard à l’échec de l’an dernier, pour qu’on puisse essayer de résoudre de certaines choses. Les premiers élèves qui sont venus ont déjà pris programme. Et ils sont entrain d’évoluer dans le programme. Je demande aux élèves de venir commencer les cours, parce que tout est mis à leurs dispositions », a-t-il rassuré.

Cet encadreur invite les journalistes à sensibiliser les parents d’élèves à libérer leurs enfants : « il ne faudrait pas que les enfants disent qu’ils ne viennent à l’école que lundi, ou bien qu’ils attendent le 15 ou le 30. Les études ont déjà commencé. Et ça continuera jusqu’au jour J, parce que le ministre ne va pas attendre un père de famille pour que son enfant puisse se mettre à jour. Après 2 semaines, on va faire les évaluations. Les professeurs ont commencé déjà les cours.

Un seul problème signalé. Celui qui est lié au besoin de couches de peinture pour les bâtiments de l’établissement. En attendant, il convient de préciser que dans chaque salle de classe, on peut compter au moins 70 élèves.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Collège Tata (Labé) : besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général

3 octobre 2019 à 19 07 02 100210

En ce début de l’année scolaire 2019-2020, le collège de Tata situé dans la commune urbaine de Labé exprime un besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général pour bien encadré son effectif pléthorique en vue de bon résultat académique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Ce jeudi, 3 octobre 2019, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2019-2020 n’avait aucun engouement au Collège d’Enseignement Général de Tata, situé dans la commune urbaine de Labé.

Labilé Joseph Doualamou, principal du collège Tata

« Toutes les salles sont prêtes pour recevoir les élèves. Les professeurs vont comme ça en classe pour occuper les premiers élèves venus. On a deux promotions par matin. Les deux 9ème et les deux 10ème. Mais, vu le nombre un peu réduit, les deux classes sont réunies dans une seule salle. Nous sommes entrain de faire les 10ème à part, les 9ème à part. Les deux professeurs sont donc en classe pour le moment » explique le principal, Labilé Joseph Doualamou.

Cet établissement scolaire du public compte 8 groupes pédagogiques pour un effectif total estimé à 1.362 élèves répartis en 8 salles de classes : 4 groupes le matin et 4 groupes le soir.

« Par rapport aux statistiques de l’année dernière, nous avons 1.080 élèves. Cette année, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) nous a envoyé, si je ne me trompe pas, le papier est là, 282 » nouveaux collégiens venus des écoles primaires de Tata I, Tata II, Maléah, Safatou I, N’diôlou, Pelle et Djoukki.

« Le total fait 282 en 7ème Année. Ils seront divisés en deux groupes. On aura au minimum 130 par salle » ajoute le principal du collège.

Le chef de l’établissement explique qu’il n’a besoin que d’un seul professeur de mathématiques pour compléter le corps professoral composé exclusivement d’enseignants émargeant à la fonction publique guinéenne. Mais, pour canaliser son effectif pléthorique il dit aussi avoir besoin d’un surveillant général.

En raison des résultats catastrophiques qu’il a enregistrés l’année dernière au BEPC estimés à près de 20%, Labilé Joseph Doualamou rassure avoir pris la décision de renforcer la rigueur dans la gestion de son administration scolaire.

« Les parents d’élèves ont complètement démissionné dans le suivi de leurs enfants. Ils doivent nous aider non seulement à ce que les élèves répondent à l’heure, à l’école, mais aussi, vous savez actuellement dans les écoles il y a des sortes d’habillements que les enfants portent et que les parents voient. Ils viennent à l’école avec ça. Nous voudrions donc que les parents nous aident à ce que ces habillements changent. Moi, j’ai pris les dispositions pour cette année, il est formellement interdit qu’il y ait un téléphone à l’école. Je prends un téléphone dans les mains d’un élève, il sera confisqué pour des mois précis. On demande donc parents d’éviter que les élèves envoient le téléphone à l’école. J’ai décidé aussi que tout élève de la 10ème Année doit obligatoirement faire la révision. Si vous ne faites pas la révision, nous nous allons prendre des sanctions énormes. Et cette rigueur, vous avez vu la réaction ce matin, les élèves venus sans tenues correctes ont été renvoyés. Dès le lundi, tout sera en ordre. Le portail sera fermé à 8h 00. Celui qui ne vient pas à l’heure, ne sera pas reçu en classe » a-t-il prévenu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rentrée des classes à Kindia : les élèves brillent par leur absence dans les écoles

3 octobre 2019 à 18 06 51 105110

Comme le redoutaient de nombreux observateurs, la réouverture des classes en milieu de semaine n’a pas attiré les apprenants dans les écoles ce jeudi, 03 octobre 2019, à travers la Guinée. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les élèves ont brillé par leur absence dans les établissements scolaires. C’est le cas à Kindia où les élèves ne sont pas venus pour cette ouverture des classes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Kindia, de l’élémentaire au lycée en passant par le collège, les élèves ont posé un lapin aux encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide.

Pourtant, les chefs d’établissements et les enseignants programmés pour cette première journée ont très tôt rallié les écoles de la place. Mais, malgré leur engagement pour une rentrée scolaire réussie, ce premier jour de classe est resté morose. Les élèves n’ont pas été au rendez-vous.

C’était le cas au lycée Franco-arabe Thierno-Djibiyah où il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève. Le constat est le même dans la plupart des écoles de la commune urbaine de Kindia. Les quelques exceptions sont à noter au lycée du 28 septembre, où il y avait 7 élèves dans deux salles différentes, aux lycées Sambaya et Bamban, ainsi que les collèges Tafori et Sarakoléah où le nettoyage était en cours.

Ibrahima Kaba

D’ailleurs, à l’école primaire de Condetta, la cour était occupée par des jeunes footballeurs, en lieu et place des élèves. Ce, au grand dam d’Ibrahima Kaba, 1er responsable de cet établissement scolaire. « Ce matin c’est l’ouverture officielle des classes. Comme vous l’avez constaté, tous les enseignants sont là ; mais, il n’y a aucun élève. Donc, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école, parce qu’une fois que l’école ouvre ses portes, le travail commence. Et, si on chôme dès le départ, on sera obligé de retarder parce que tout est comptabilisé sur l’emploi de temps. Donc, ils doivent prendre conscience car les enseignants sont là, prêts à les enseigner », a-t-il laissé entendre.

Theirno Aliou Sylla

De son côté, Thierno Aliou Sylla, le principal du collège de Kindia 4, met cette absence des élèves sur le dos de leurs parents. « Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. Même ceux qui n’étaient pas programmés sont là. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Nous, nous sommes prêts à commencer les cours. Mais, les élèves ne sont pas venus. On les attend quand même. Tu sais d’habitude, ça se passe comme ça ici. L’Etat dit l’ouverture c’est telle date, les élèves eux aussi disent : on vient tel jour », a révélé Thierno Aliou Sylla.

Mohamed Lamine Soumah

Trouvé à Condetta1, Mohamed Lamine Soumah, élève en 4ème année, dit n’avoir trouvé aucun camarade dans son école. « Je suis venu pour suivre les cours. Je n’ai trouvé aucun camarade sur place, le directeur m’a dit de rentrer et de revenir le lundi prochain », a-t-il confié.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Rentrée scolaire 2019 : faible engouement dans les écoles publiques de Dubréka

3 octobre 2019 à 16 04 05 100510

Les cours ont repris officiellement dans les écoles guinéennes ce jeudi, 3 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Mais dans de nombreuses écoles, les élèves ont brillé par leur absence au grand dam des encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide. C’est le cas dans la commune urbaine de Dubréka où l’ouverture a été marquée par une très faible affluence des apprenants, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Conformément aux recommandations du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), les cours ont repris ce jeudi en Guinée. A l’image de Conakry, la rentrée a été morose à Dubréka. A 7h 45 minutes, il n’y avait que 9 élèves présents à l’école primaire publique de Neguéya.

Thierno Mamoudou Diallo, directeur de l’école primaire Negueyah

Cette situation a étonné le directeur de l’école, Thierno Mamoudou Diallo, qui s’attendait à une forte mobilisation. Selon lui, toutes les dispositions avaient été prises, aussi bien par la DPE que par la direction de son école, pour que les élèves reprennent massivement le chemin de l’école dès le premier jour. « Nous avons restitué la réunion tenue à la DPE… A cet effet j’ai donné aux maîtres leur emploi du temps, j’ai demandé à chacun de faire sa préparation et de venir avec l’emploi du temps et le programme puisque les cours devaient démarrer aujourd’hui. L’absence des élèves ce matin me frappe. Puisque même hier, j’ai prié avec les notables à la mosquée. Je leur ai demandé de dire à leurs enfants de se présenter aujourd’hui à l’école. Mais malheureusement pour le moment cet appel n’a pas été entendu », se désole-t-il.

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année à l’école primaire Negueyah

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année, à l’école primaire Neguéya, a dit sa joie de reprendre le chemin de l’école. Elle a également déploré l’absence de ses camarades. « Je suis venue aujourd’hui à l’école puisqu’on nous a dit que c’est la rentrée. Mais, on m’a fait comprendre c’est seulement le lundi qui les cours reprendront. Je suis contente d’être venue à l’école, mais il n’y a personne. Je veux étudier car je rêve de devenir enseignante », a-t-elle fait savoir.

Au collège public de l’Amitié, dans la commune urbaine, c’est le même constat. Aux environs de 8h 20 minutes, il n’y avait que 7 élèves dans l’enceinte de l’école. Selon Yaghouba Diabaté, principal dudit collège, il y a bien une raison à cette absence des élèves. « Je crois que c’est une histoire pour les élèves de la République de Guinée lorsque la date de l’ouverture tombe sur un jour intermédiaire, dans le milieu de la semaine. Alors, ils n’envisagent souvent pas de venir à l’école. Ils attendent souvent en début de la semaine suivante pour être à l’école ».

Yakouba Diabaté, principal du Collège publique l’Amitié

Toutefois, monsieur Diabaté a laissé entende que tout est prêt pour une bonne reprise des cours. « Au niveau de l’école, tout est prêt, puisque l’emploi du temps est déjà monté il y a deux semaines, la répartition des élèves suivant le niveau pédagogique est déjà faite, les enseignants sont entrés en possession de leurs emplois du temps. Puisqu’il y a deux semaines, ce sont eux-mêmes qui ont participé à la conception de leurs emplois du temps. Aujourd’hui, chacun d’eux connait son emploi du temps et vous voyez déjà la présence de quelques enseignants. Le défi que nous avons est un défi de tous les jours. Le système éducatif est un système à défi. Puisqu’il y a des choses que nous devons changer. Le défi d’abord, il faut que la date de l’ouverture soit respectée par nos élèves. Cela amène la direction, tous les responsables et les parents d’élèves surtout à sensibiliser les élèves puisque l’année scolaire est conçue des périodes de travail », a-t-il expliqué.

Tidiane Kouliby, proviseur du lycée Younoussa Le Bon Sylla

Au lycée Younoussa Le Bon Sylla, il n’y avait pas l’ombre d’un élève aux environs de 8h 50 minutes. Le proviseur, Tidjane Koulibaly, a dit que c’est seulement le lundi que l’engouement pourrait être de mise. « Sur un effectif de 150 élèves environ, on ne voit presque pas d’élèves. Mais, tout le monde sait, quand l’ouverture se présente au beau milieu de la semaine, les enfants ne répondront pas suffisamment. Donc, je crois que c’est probablement lundi qu’on verra un grand nombre d’élèves. Mon message est que les élèves doivent venir à l’école. Parce que l’année scolaire, c’est le départ, quand on rate le départ, les choses deviendront compliquées », a-t-il fait savoir.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Rentrée scolaire : un seul élève trouvé au grand lycée de Coyah

3 octobre 2019 à 15 03 05 100510

La rentrée des classes a été plus que morose ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la préfecture de Coyah. Si les enseignants et les encadreurs ont repris effectivement le chemin des écoles, c’est tout le contraire chez les élèves. Ces derniers ont brillé par leur absence, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a sillonné certains établissements scolaires de la ville.

Au lycée Almamy Ismaël Sogbé Bangoura (AISB), le seul que compte la commune urbaine de Coyah, on se croirait encore en période de vacances ce jeudi matin. La seule différence, c’est que tout le personnel d’encadrement et les enseignants programmés étaient présents sur les lieux. Mais, l’enceinte de la cour est très insalubre, et les élèves n’ont pas répondu à l’appel des autorités éducatives. Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales, est le seul à avoir répondu présent.

Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales

Et, il est déçu de son constat sur le terrain. « Les professeurs sont là mais il n’y a pas d’élèves. Je suis le seul élève à être à l’école aujourd’hui. C’est un regret pour moi parce que je viens de loin, je paye le transport pour être ici. Le programme fixé doit être maintenu et les élèves doivent être à l’école le jour prévu », a déclaré cet élève.

Le constat est quasiment le même au collège Plateau, toujours dans la commune urbaine de Coyah. Là aussi, seulement 5 élèves sont venus à l’école en cette première journée de l’année scolaire. René Fassou Togba, le nouveau principal de cette école, attend la venue des élèves pour entamer les cours.

René Fassou Togba, principal du collège Plateau

« Je suis très ravi de voir l’encadrement du collège en grand à nombre, à savoir moi, le nouveau principal, plus deux nouveaux directeurs des études, les anciens membres de l’encadrement et la majeure partie des enseignants qui sont arrivés prêts à donner les cours. Maintenant, notre école est retenue pour une formation des enseignants de l’élémentaire pour la qualification du niveau des élèves de l’école guinéenne. Mais, il y a un petit déséquilibre parce que les élèves ne sont pratiquement pas venus. Il n’y a eu que cinq élèves qui ont répondu présent », a souligné René Fassou Togba.

Il faudra certainement attendre lundi pour voir la présence massive des élèves dans les écoles. Car, en Guinée, les apprenants préfèrent toujours reprendre le chemin des classes en début de semaine.

De Coyah, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Absence des élèves au lycée Donka : « la détermination n’est pas là d’abord »

3 octobre 2019 à 15 03 00 100010

Les cours n’ont pas repris ce jeudi au lycée Donka, situé dans la commune de Dixinn. Dans cet établissement public, les élèves n’ont pas respecté le calendrier du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation fixant la rentrée scolaire en ce 03 octobre 2019. Le censeur de l’école, interrogé par un reporter de Guineematin.com, déplore un manque de volonté de la part des apprenants.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

« La rentrée n’a pas été effective. Vous-mêmes vous constatez ce qui se passe ici. Tous les enseignants programmés sont là, mais les élèves n’ont pas répondu. Mon constat est que la détermination n’est pas là d’abord au niveau des élèves. Il faut que les parents d’élèves prennent leurs responsabilités pour encourager leurs enfants à venir à l’école. Et au niveau des enseignants, il faut que chacun prenne ses responsabilités de façon totale et encourager aussi les élèves à venir en classes », a dit Rafael Bamba.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

Cette année, les responsables du lycée Donka entendent éviter un échec comme celui enregistré lors des derniers examens nationaux. Pour cela, le censeur Rafael Bamba annonce des dispositions prises par son école. « Nous avons pris des dispositions pour éviter ce que nous avons enregistré comme échec lors de l’année scolaire 2018-2019. Il s’agit d’améliorer la façon de faire cette année. Nous nous sommes dit qu’il faudrait qu’il y ait une responsabilité de tout un chacun.

Et au niveau de l’encadrement et au niveau des parents d’élèves et au niveau des élèves eux-mêmes. De notre côté, nous nous sommes lancé le défi d’éviter que ce qui s’est produit l’année dernière ne se reproduise cette année encore. Nous voudrions éviter les perturbations des cours que nous avons enregistrées l’année dernière et qui ont conduit à l’échec massif qu’il y a eu aux examens nationaux », a-t-il confié.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Collège et lycée Kipé : deux élèves présents pour l’ouverture des classes

3 octobre 2019 à 14 02 48 104810

L’ouverture des classes a eu lieu en Guinée ce jeudi, 3 octobre 2019, conformément aux directives du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Au collège et au lycée de Kipé, dans la commune de Ratoma, l’encadrement et les enseignants se sont mobilisés pour la circonstance. Par contre, les élèves ont tout simplement boudé la rentrée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lycée Kipé n’a pas connu d’engouement ce jeudi à l’occasion de l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020. Seulement quelques deux élèves ont répondu présent à l’appel.

Amadou Barry, censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale, explique cette absence par le fait que les gens ne sont pas prêts. Selon Amadou Barry, « comme vous pouvez le constater tous les représentants de la direction sont là. Les professeurs sont également présents pour dispenser les cours. Même les enseignants qui n’avaient pas cours sont venus pour prendre des informations. Nous sommes à l’attente des élèves qui n’ont pas répondu massivement… La date du 03 octobre est une bonne date pour l’ouverture des classes, dans la mesure où la première date, qui était fixé au 17 septembre, cette date là prouve réellement que les gens n’étaient pas prêts sur le point des tenues scolaires, les frais de scolarité… »

Ibrahim Sory Sylla, élève en classe de 12ème Sciences Maths

Au lycée de Kipé, seulement deux élèves sont venus pour suivre les cours. Mais, devant l’absence de leurs camarades, ils étaient réduits à donner un coup de main à leurs professeurs pour des petits travaux. C’est le cas de Sylla Ibrahima Sory, élève en classe de 12ème Sciences Maths. « J’appelle tous mes amis de classe à venir massivement à l’école pour débuter les cours, vu la mobilisation de l’encadrement et leur présence pour commencer dès le premier jour de l’ouverture. Mais hélas, nous ne sommes que deux élèves dans tout l’établissement. Les salles de classe sont vides. Donc, j’invite mes frère et sœurs à venir commencer les cours ».

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal du collège de Kipé

Au collège de Kipé, aucun élève n’est venu répondre à l’appel des autorités du système éducatif. Le principal, Abdoulaye Fatoumata Traoré, accuse les parents d’élèves de laxisme face à cette situation. « A ce jour, on a 1961 élèves. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’élèves. Tout le personnel est présent pour accompagner nos élèves, nous sommes tous engagés pour la cause. La faute revient aux parents d’élèves qui ne laissent pas les enfants au premier jour de l’ouverture scolaire. Ils n’ont qu’à laisser les enfants venir parce que l’année commence maintenant-là. Je lance un message aux élèves du collège Kipé, de venir pour commencer les cours, parce que ce matin il y avait les (24) enseignants programmés, mais il n’y a pas d’élèves ».

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : seulement deux élèves présents au lycée Bonfi ce jeudi

3 octobre 2019 à 14 02 12 101210

Comme dans la plupart des écoles du pays, la rentrée scolaire n’a pas été effective ce jeudi, 03 octobre 2019, au lycée Bonfi. Dans cet établissement scolaire de la commune de Matam, seulement deux élèves ont répondu présent en cette première journée de l’année. Une situation que regrette et déplore le proviseur de l’établissement, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Si l’ensemble du personnel enseignant et d’encadrement de l’école a répondu présent, les élèves eux, ont brillé par leur absence. Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales, et Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année, sont les seuls apprenants à avoir répondu présent.

Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales

« Depuis qu’ils ont annoncé la date de l’ouverture des classes fixée au 3 octobre 2019, j’étais content de reprendre le chemin de l’école, car je me suis dit que les vacances sont finies. Je dois reprendre le chemin de l’école pour apprendre et me préparer pour l’examen national à venir. Mais, je suis venu tôt le matin, je n’ai trouvé qu’un élève présent. Chose que je regrette. Vous savez, il y a certains élèves qui n’aiment pas étudier, sinon l’annonce a été faite à temps. Donc, ils devraient se préparer pour être là. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a aussi des parents qui n’ont pas encore préparé les fournitures de leurs enfants », a déclaré Amara Damba.

Fodé Momo Bangoura, lui, a échoué au BEPC l’an dernier. Cette année, il est déterminé à réussir son examen. Mais, il est déçu de son constat sur le terrain.

Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année

« Je suis vraiment décidé à décrocher le brevet cette année. C’est pourquoi j’ai répondu à l’appel. Mais, je suis très nerveux de trouver qu’à part moi, il n’y a qu’un seul élève présent. Je pense que c’est dû au fait que certains parents n’ont pas encore acheté les fournitures scolaires de leurs enfants, parce que certains n’ont pas de travail et pas de moyens. Il y a certains élèves aussi qui ont déjà reçu leurs fournitures mais qui préfèrent attendre jusqu’au lundi prochain pour venir à l’école. Cela n’est pas bon », a dit cet autre élève.

Du côté des responsables de l’école, c’est également la déception. Le proviseur du lycée Bonfi, Alhassane Bérété, salue la mobilisation des enseignants, mais déplore l’absence des apprenants.

Alhassane Bérété, proviseur du lycée Bonfi

« Je remercie les encadreurs du lycée Bonfi et les enseignants qui ont répondu à l’appel. Depuis à 7 heures, ils sont là, mais franchement je ne suis pas à l’aise, parce que les élèves n’ont pas répondu. Je pense que cela n’est pas lié au 02 octobre parce que ça fait longtemps que la date de la rentrée a été fixée au 03 octobre. Les parents devraient prendre leurs dispositions pour que cette rentrée soit une rentrée scolaire réussie. Mais hélas, ça a été le contraire. Avec seulement deux élèves présents, vraiment je ne suis pas du tout content », a-t-il déclaré. Ce responsable éducatif appelle les parents d’élèves à faire en sorte que leurs enfants reprennent rapidement le chemin des classes. « Je lance un appel aux parents d’élèves et aux parents élèves pour leur dire que l’ouverture est déjà faite, qu’ils acceptent de laisser les enfants venir à l’école. C’est à partir de maintenant que nous préparons la fin d’année.Tout ce temps qu’ils ont eu comme vacances est vraiment suffisant, ils n’ont qu’à accepter que les enfants viennent à l’école. Quand on regarde les résultats des derniers examens nationaux, on ne doit pas blaguer avec les études. Donc, si les élèves ne viennent pas dès maintenant pour travailler sérieusement, ce n’est pas bon », a dit Alhassane Bérété.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire à Kaloum : faible affluence au collège Sultan Mariama Traoré

3 octobre 2019 à 12 12 12 101210

Comme prévu par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020 a eu lieu ce jeudi 3 octobre. Dans la commune de Kaloum, c’est à une faible mobilisation des élèves que l’on a assisté dans certaines écoles publiques alors que les encadreurs et les enseignants programmés ont tous répondu présent, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le collège Sultan Mariam Traoré et le collège 2 Boulbinet, dans la commune de Kaloum, n’ont pas connu beaucoup d’engouement ce jeudi. Contrairement aux élèves, encadreurs et enseignants ont tout de même répondu présent.

Adama Issa Bah, principale du collège Sultan Mariama Traoré

Au collège Sultan Mariama Traoré, très peu d’élèves se sont présentés pour cette journée d’ouverture des classes. Après la montée des couleurs, la nouvelle principale de ce collège, Adam Issa Bah, a demandé l’implication des parents d’élèves pour qu’il y ait l’affluence dans les écoles. « Comme vous l’avez constaté, il y a eu une présence massive des enseignants et encadreurs, même si les élèves ne sont pas nombreux. Pour moi, la rentrée est effective parce que les enseignants et les encadreurs sont au rendez-vous. Ce que nous pouvons demander aux parents d’élèves, c’est de nous accompagner. On ne peut pas tout faire. Les parents n’ont qu’à nous accompagner. Les enseignants eux, vu leur motivation, je suis sûre que tout se passera bien ».

La principale du collège se projette déjà sur l’année scolaire et compte imprimer une bonne dynamique à son établissement. « On n’a pas un autre projet que de faire en sorte qu’il y ait beaucoup d’admis aux examens et aux évaluations des classes intermédiaires. Je me battrai non seulement pour que les évaluations soient crédibles, mais aussi régulières. Au courant de l’année, nous allons d’abord suivre les professeurs en situation de classe. Ça, c’est la première étape. Si nous constatons qu’il y a des lacunes, nous organiserons des journées d’animation pédagogique pour permettre à ces enseignants-là de rehausser leur niveau. C’est ce que nous envisageons pour cette année », a dit Adama Issa Bah.

Abdoul Aziz Camara, directeur des études, chargé des promotions de 9ème et 10ème

Pour sa part, Abdoul Aziz Camara, directeur des études en charge des promotions de 9ème et 10ème années de la même école, a déploré l’absence des élèves pour cette première journée. « Tout le monde sait que c’est aujourd’hui l’ouverture des classes. Mais malheureusement jusqu’ici, il est 8heures 40, nous n’avons pas une vingtaine d’élèves. Cette année, nous comptons sur la bonne collaboration du personnel enseignant. Depuis le 23 du mois de septembre dernier, nous avons fait la rentrée administrative. A cette occasion, on a fait une réunion au cours de laquelle on a reparti les tâches et les programmes de l’année. On a distribué les emplois de temps, les cahiers de préparation et tout. Donc, tous les documents pédagogiques sont prêts et je suis sûr que tous les enseignants ont leurs préparations prêtes », laissé entendre monsieur Camara.

Mamadou Aliou Bah, élève en classe de 10ème année

Du côté des élèves, malgré le faible pourcentage de présents, l’on se réjouit de retrouver les camarades de classe. C’est le cas de Mamadou Aliou Bah, élève en classe de 10ème année. « Je suis heureux de retrouver mes amis et mes professeurs. Je suis heureux même de rencontrer ma nouvelle promotion. Pour rendre l’année merveilleuse, il faut travailler. Je dois donc venir chaque jour, réviser mes leçons et respecter les professeurs. Seul le travail paye. Je ferai de mon mieux pour être admis au BEPC », a promis le jeune homme.

A noter qu’au Collège 2 Boulbinet, les encadreurs et les enseignants programmés se sont tous présentés. Mais, il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Lycée Senghor de Yimbaya : les élèves boudent la rentrée scolaire

3 octobre 2019 à 10 10 31 103110

Officiellement prévue ce jeudi, 03 octobre 2019, la reprise des cours n’a pas été effective dans la plupart des écoles du pays. C’est le cas au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, située dans la commune de Matoto. Et pour cause, les élèves n’ont pas répondu présent, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Dans cet établissement scolaire, les responsables ont tenu à ce que la rentrée scolaire soit effective dès ce jeudi. C’est pourquoi, le proviseur et le personnel d’encadrement ont mis en place toutes les dispositions nécessaires à cet effet. Et, ce jeudi matin, ils ont rallié tôt l’école avec tous les enseignants. Mais, les élèves, eux, n’étaient pas au rendez-vous. Conséquence, aucun cours n’a pu être dispensé en cette première journée dans cette école.

Amara Balato Keïta, proviseur du lycée Senghor de Yimbaya

« Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. J’ai compris qu’ils sont animés d’un engouement, qu’ils ont le souci de prendre en charge leurs apprenants, qui ont soif d’apprendre et qui veulent aller loin. Donc, ils sont venus nombreux, même ceux qui n’étaient pas programmés sont venus. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Sinon nous nous sommes prêts et nous n’attendons que les élèves pour commencer les cours », a déclaré Amara Balato Keïta, le proviseur du lycée Senghor de Yimbaya.

Cette absence des élèves n’est pas propre seulement à cette école secondaire. C’est une réalité qui touche quasiment tous les établissements scolaires du pays. Et, elle n’est pas non plus nouvelle. Chaque année, si la rentrée scolaire intervient en milieu de semaine, les élèves attendent le lundi suivant pour reprendre le chemin des classes.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 689 527 /654 416 922

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Rentrée scolaire à N’Zérékoré : voici les nouvelles mesures (DPE)

1 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Dans moins de quarante huit heures, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école au compte de l’année scolaire 2019/2020. Les préparatifs ont atteint leur vitesse de croisière pour une rentrée réussie. A N’zérékoré, de nouvelles dispositions ont été prises par le directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité. L’annonce en a été faite hier lundi, 30 septembre 2019, à l’occasion d’une rencontre entre le directeur et les acteurs du système éducatif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le taux élevé d’échec enregistré dans les examens nationaux de la session 2019, les responsables du système éducatif veulent inverser la tendance. C’est pour cette raison qu’à N’zérékoré, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) a décidé de prendre le taureau par les cornes. De nombreuses mesures ont été prises pour faire face aux défis qui assaillent les écoles : prolifération des écoles privées, installation des jeux de loterie dans les alentours des établissements scolaires, la situation des triplant dans les salles de classes, ainsi que la suppression des classes spéciales (7ème spéciale et 11ème spéciale).

Selon Moussagbè Diakité, « pour corriger les erreurs de l’année scolaire 2018-2019, nous avons pris des dispositions afin d’en tirer les leçons. Nous avons vu l’analyse des résultats des examens, on a vu que les résultats de cette année n’ont pas été reluisants et il fallait prendre des mesures correctives par rapport à ça. Parmi ces mesures correctives, il faut essayer de voir la situation des occupations illégales des écoles, vous allez voir les kiosques des jeux de loterie, des kiosques de café, de restaurants installés tout au long des écoles. Tout ça vient diminuer le rendement scolaire, puisque les élèves, au lieu de rentrer dans les écoles, ils passent tout le temps camoufler dans les cafeterias ou à jouer à Guinée Games. De 8 heures jusqu’à 14 heures, les élèves sont devant ces kiosques-là. Donc, nous allons faire des correspondances, rencontrer l’autorité pour attirer son attention sur la floraison des occupations illégales, pour que ces concessions scolaires soient libérées… »

En ce qui concerne les triplant dans les classes, le DPE reste droit dans ses bottes. « Pour ce qui est de la situation des triplans, quand vous les gardez, il y aura accumulation de candidats dans les salles de classes et il y aura même manque de salles de classes. Donc, il faut faire la part des choses. C’est les promus et les redoublants seulement qui seront installés dans les salles de classe…»

Quant à la mesure qui concerne la suppression des classes spéciales, qui par le passé permettait aux candidats malheureux des examens d’accéder aux classes supérieures, elle est tout simplement annulée. « Pour les élèves qui font 7ème et 11ème spéciales, j’ai instruit aux chefs d’établissements publics comme privés de ne jamais recevoir un élève non admis au BEPC, ou au CEE, ce que les gens appellent 7ème ou 11ème spéciales. Et celui qui va se hasarder à le faire s’exposera à la rigueur de la loi », a mis en garde Moussagbè Diakité.

Pour ce qui est de la création des écoles privées, le DPE annonce que des mesures sont prises pour que tout se passe dans les règles de l’art. « Donc, nous avons mis en garde les fondateurs des écoles privées. Ceux qui ont des écoles privées et ceux qui veulent avoir des écoles, ils n’ont qu’à déposer des documents pour avoir des arrêtés d’autorisation de construction des écoles. S’ils terminent de construire, ils déposent une demande pour avoir une autorisation d’ouverture de ces écoles. Mais, quiconque se hasarde à ouvrir une école, deux salles de classe ou bien une villa, si on se rend compte, ces intéressés seront soumis à la rigueur de la loi ».

En outre, le DPE a invité les autorités à tout mettre en œuvre pour que l’année scolaire soit paisible. « Nous demandons l’appui de nos autorités de la place pour que cette année soit une année paisible, une année d’étude tranquille pour que les résultats ne soient pas comme ceux de 2019 ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16

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Conakry : le collège 2 Boulbinet en mauvais état à quelques jours de l’ouverture des classes

26 septembre 2019 à 10 10 06 09069

Les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école le 03 octobre prochain. Au moment où l’on s’active pour une rentrée scolaire réussie, certains établissements d’enseignement public de Conakry sont dans un piteux état.

C’est le cas du Collège 2 Boulbinet et du Collège-lycée du 28 septembre, situés dans la commune de Kaloum, en plein cœur de la capitale guinéenne. En plus de l’état dégradé des infrastructures, le manque de tables-bancs est l’autre difficulté qui assaille ces établissements, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans une semaine, les cours vont reprendre dans les écoles publiques guinéennes. Au moment où tous les acteurs se battent contre vents et marrées pour une bonne reprise, certaines écoles publiques de Conakry offrent un hideux visage.

Le collège 2 Boulbinet, dans la commune de Kaloum, est une parfaite illustration de cette situation peu enviable de nos écoles publiques. Là, tout est à refaire. Il suffit de faire un tour dans la cour de l’école pour s’enquérir des réalités.

Selon nos informations, cet établissement de deux blocs et d’une direction, a un effectif de 30 enseignants, dont 6 femmes, et 967 élèves, dont 317 filles. Parlant de sa physionomie, il faut noter que le constat est amer. Au niveau de la quasi-totalité des salles de classe, les portes et fenêtres sont démontées, les tôles trouées, les plafonds en lambeaux à certains endroits. Quant au sol et aux murs, tout est dégradé.

En ce qui concerne les mobiliers, aucun bureau n’est visible dans les salles de classe. Sur les quelques rares tables bancs existants, beaucoup sont cassés.

Mamadou Labbo Diallo, principal du Collège 2 Boulbinet

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cet état de fait, le principal Mamadou Labbo Diallo se dit préoccupé et demande aux autorités de l’aider à déménager dans la nouvelle école construite il y a de cela quelques années. « Cette situation nous préoccupe beaucoup parce qu’il est difficile de travailler dans ces conditions là. Aujourd’hui, l’école est en mauvais état. Tout est gâté. Pour ce qui est des tables-bancs, nous en manquons de façon criarde. C’est l’un des principaux problèmes pour nous ici. Il y a un établissement qui est déjà construit. Chaque année, on nous dit qu’on va déménager, mais nous sommes toujours là. Nous demandons aux autorités au plus haut niveau de nous aider à déménager. Ça, ça va beaucoup nous aider », a-t-il laissé entendre.

Du côté du Collège-lycée 28 septembre, c’est le problème de tables bancs qui se pose avec acuité. Selon des informations recueillies sur place, le nombre de tables bancs est insuffisant par rapport à la demande seulement quelques jours de la reprise.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 002246229919225 / 66691922

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Faranah : les responsables de l’éducation s’activent pour une rentrée scolaire réussie

24 septembre 2019 à 10 10 35 09359
Direction préfectorale de l’éducation de Faranah

Pour bien préparer la prochaine rentrée scolaire, des acteurs du système éducatif de la préfecture de Faranah étaient en concertation dans la journée d’hier, lundi 23 septembre 2019. La rencontre a mobilisé la Direction Préfectorale de l’Education, les Directions Sous-préfectorales de l’Education, ainsi que des chefs d’établissements scolaires du public et du privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sayon Didi Oularé, Directeur préfectoral de l’éducation

C’est l’école primaire Karamoko Kourouma de la commune urbaine qui a servi de cadre à cette rencontre. Elle a été présidée par Sayon Didi Oularé, directeur préfectoral de l’éducation, qui en a dégagé les objectifs. « Nous avons été témoins des résultats des examens nationaux passés. Après les constats, le personnel de la DPE a jugé nécessaire d’échanger avec les acteurs concernés. Dans cette rencontre, il était question d’évoquer les difficultés rencontrées pendant l’année scolaire 2018-2019, les causes de ces difficultés et trouver solution aux problèmes qui assaillent la vie scolaire à Faranah, pour que l’année scolaire 2019-2020 soit une année de réussite », a-t-il dit.

En ce qui concerne les actions prises pour arriver à de bons résultats, monsieur Oularé annonce un certain nombre de mesures. « Nous avons pris certaines décisions idoines pour cette année parmi lesquelles figurent les cas d’utilisation de téléphone par les élèves en classe ainsi que la vente des brochures dans les écoles. Je demande humblement aux parents d’élèves de nous aider à trouver solution par rapport au problème de téléphone des élèves. Les élèves refusent d’étudier. Ils téléchargent certaines leçons mais ils ne les révisent pas. Certains enseignants paresseux élaborent des brochures que les élèves payent pour garder. C’est au moment des examens qu’ils utilisent ces brochures tout en refusant d’apprendre pendant l’année scolaire. Ainsi, nous avons décidé que toutes brochures saisies dans les écoles seront bloquées et les parents des propriétaires des brochures seront convoqués », a fait savoir le DPE.

Par ailleurs, le directeur préfectoral de l’éducation de Faranah a expliqué qu’il y aura une vérification des diplômes des élèves dans la constitution des dossiers de candidature pour les examens. « Nous demandons également aux parents d’élèves de chercher à entrer en possession des diplômes de leurs enfants. Cette année, aucun élève admis dans un examen scolaire ne sera reçu dans une classe sans avoir son diplôme ».

En outre, monsieur Oularé a invité les parents d’élèves « à prendre toutes les dispositions pour que la date du 03 octobre, prévue pour la rentrée scolaire en Guinée, connaisse une réussite totale à Faranah ».

Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA

De leurs côtés, les chefs d’établissements scolaires promettent de respecter les décisions prises pendant cette rencontre. C’est le cas de Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA. « Nous nous engageons au respect scrupuleux des décisions prises dans la présente rencontre car ça y va dans l’intérêt de nous tous. Il faut que nous soyons accompagnés par les parents d’élèves, si non, ce que nous ferons sera presque voué à l’échec. Il faut que les parents encadrent les enfants à la maison en veillant à leur comportement, leur problème de révision et leur situation de téléphone. En ce qui concerne les chefs d’établissements et tous les encadreurs des différents établissements, publics et privés, ils sont prêts à respecter les consignes données par monsieur le DPE », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Labé : pourquoi les responsables du SLECG « mutés » ont-ils été rétablis ?

15 septembre 2019 à 9 09 30 09309

Plusieurs responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui avaient été mutés des Universités et autres Institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC) pendant la période de la grève générale illimitée menée par le camarade Aboubacar Soumah viennent d’être rétablis dans leurs fonctions respectives, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com par l’une des victimes qui a tout ce temps refusé de rejoindre son poste à Kankan, malgré toutes les pressions administratives et familiales subies.

« L’arrêté a été signé par monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé. Toutes les personnes mutées pour fait de grève ont été rétablies dans leurs droits. Seulement, on a un seul cas qui n’a pas été totalement rétabli. Le cas de Youssouf Diallo qui était secrétaire de Faculté. Il a été ramené à Labé, mais il n’a pas été rétabli dans ses droits. Mais, tout le reste. Vraiment, tous ceux-ci ont été rétablis dans leurs droits. A partir du moment où le droit de grève est reconnu et qu’une personne soit mutée, on sait déjà que les gouvernants ont failli un peu à la loi. On était donc convaincu que les gouvernants allaient revenir sur leur décision, parce qu’on ne mute pas un enseignant ou bien un fonctionnaire en grève, parce que vraiment c’est la loi qui nous confère ce droit » a expliqué Issa Soumaré, secrétaire général du SLECG à l’Université de Labé.

Visiblement satisfait, Issa Soumaré rend un vibrant hommage à son secrétaire général Aboubacar Soumah avant de lancer un autre appel pressant au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé.

« C’est en cela que je profite, par la même occasion, remercier le secrétaire général Aboubacar Soumah qui fournit assez d’efforts vraiment pour l’amélioration de la condition de vie des travailleurs, malgré les oppositions que ce dernier rencontre sur son chemin. Donc on le remercie très sincèrement. Et nous lançon un appel aussi au ministre de l’Enseignement Supérieur de ne pas écouter les gens qui viennent lui raconter du n’importe quoi juste dans le but de trouver des postes. Nous sommes un syndicat. Nous ne sommes pas contre les gouvernants. Mais, nous sommes là juste, nous sommes des partenaires. Notre rôle, c’est de défendre l’intérêt des travailleurs, l’intérêt supérieur des travailleurs pour que tous les travailleurs guinéens, notamment les enseignants vivent dans les conditions les meilleures » a-t-il ajouté.

Au cours de notre entretien, notre interlocuteur a rappelé que son syndicat est une organisation non gouvernementale à caractère apolitique. C’est pourquoi, dit-il, le SLECG version Aboubacar Soumah n’a aucun avis à donner sur le projet de changement de la constitution en République de Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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Ecole primaire de Kankan Coura : sur 15 salles de classes, seulement 7 sont opérationnelles

11 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Alors que la rentrée scolaire de cette année est prévue dans trois semaines, plusieurs écoles de Conakry et surtout de l’intérieur du pays se trouvent dans un état qui ne favorise pas un bon déroulement des cours. C’est le cas de l’école primaire de Kankan Coura, dans la ville de Kankan. Plus de la moitié des salles de classe de cet établissement ne sont pas, de nos jours, opérationnelles, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, cette école a été construite en 1959, c’est-à-dire peu après l’accession de la Guinée à l’indépendance. C’est le seul établissement public d’enseignement élémentaire de ce quartier. Aujourd’hui, elle se trouve dans un état hideux. Les bâtiments sont fortement délabrés et plusieurs salles de classe ne sont plus opérationnelles.

Sur les 15 salles que compte l’école, seulement 7 sont encore utilisables. Les 8 autres n’ont ni portes ni fenêtres, et certaines n’ont même plus de tableaux. L’une d’entre elles a aussi été décoiffée par un vent violent et reste aujourd’hui sans toit. Pendant les vacances, les classes sont devenues des abris pour les animaux domestiques (vaches, moutons chèvres…) et des latrines pour certains enfants.

On apprend même que les élèves de cette école vont en vacances avec leurs tables bancs par peur qu’elles ne soient volées. Parce que l’établissement n’a aucune mesure de sécurité. C’est dans ce contexte que la rentrée scolaire va intervenir le 03 octobre prochain, puisqu’aucun projet de rénovation de cet établissement scolaire n’est encore annoncé.

Les élèves, enseignants et encadreurs de l’école vont devoir donc faire avec, en attendant une attention des autorités éducatives du pays sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Ouverture des classes : ce sera le 03 octobre (MENA)

4 septembre 2019 à 15 03 39 09399

Dans quatre semaines, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école. Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a annoncé l’ouverture des classes pour le mercredi 03 octobre prochain au compte de l’année 2019/2020.

Cette annonce du MENA vient lever le doute dans l’esprit de nombreux guinéens d’autant plus la rumeur avait commencé à se propager sur une reprise probable pour le 15 septembre. Désormais, les acteurs de l’éducation sont situés sur ce qui les attend. Avant le démarrage des cours pour le 03 octobre, l’annonce du MENA précise que la rentrée pédagogique est fixée au lundi 23 septembre 2019.

Voici la note du département en charge de l’éducation nationale.

Guineematin.com souhaite une très bonne ouverture à tous les élèves et à leurs enseignants.

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Orientation des bacheliers : communiqué du ministre Yéro Baldé

4 septembre 2019 à 15 03 16 09169
Abdoulaye Yéro Baldé, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Conakry le, 4 Septembre 2019 – Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique porte à la connaissance de l’ensemble des bacheliers de la session 2019 ainsi que ceux non orientés des sessions 2017 et 2018, que les orientations dans les Institutions d’Enseignement Supérieur, les établissements d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle publics débuteront le vendredi 06 septembre 2019 et se poursuivront jusqu’au lundi 16 septembre 2019 à minuit sur le site de GUPOL : www.mesrsgupol.org

Pour l’accès aux filières d’ingénieur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, de l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou et de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, les mentions Bien et Très Bien sont exigées. Pour les programmes de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Kountia, de Transport et logistiques de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, la mention Assez bien est exigée au minimum.

Par ailleurs, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique informe les parents d’élèves et les bacheliers que le moyen de paiement des frais d’orientation est exclusivement électronique via MTN MOBILE MONEY ou ORANGE MONEY.

Le Ministère félicite l’ensemble des admis au Baccalauréat et invite chacun à s’inscrire sur la plateforme GUPOL du 06 au 16 septembre 2019. Pour être orienté, chaque candidat doit formuler au minimum 10 choix et au maximum 15 choix de programmes de formation.

Les Directeurs Communaux, Directeurs Préfectoraux et Inspecteurs Régionaux de l’Education sont priés chacun en ce qui le concerne, de faire une large diffusion de la présente déclaration.

Abdoulaye Yéro Baldé

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

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Vacances scolaires à Conakry : de nombreux écoliers réduits à faire le petit commerce

28 août 2019 à 14 02 13 08138

Après une année scolaire 2018/2019 éreintante, marquée par trois mois de grève et des résultats catastrophiques aux examens nationaux, les élèves sont en pleines vacances. Si d’aucuns profitent pour se remettre en question, les moins nantis passent leur temps dans les marchés pour se faire des sous avant l’ouverture des classes. C’est le cas de nombreux écoliers rencontrés par un reporter de Guineematin.com ce mardi, 27 août 2019, au marché de Kaporo, dans la commune de Ratoma.

Les vacances scolaires ne riment pas avec repos chez certains élèves, obligés de se livrer à certaines activités pour tirer leur épingle du jeu dans une conjoncture pour le moins compliqué. C’est le cas de certains écoliers rencontrés au marché de Kaporo qui proposent divers produits aux passants.

Pour M’Mah Bangoura, en classe de CM 1 (5ème année), c’est pour aider sa maman qu’elle revend des galettes. « Pendant les vacances je revends des galettes pour ma maman parce qu’elle n’a pas les moyens pour subvenir à nos besoins. L’argent que je gagne, c’est pour elle. Je sors à partir de 9h pour vendre les galettes jusqu’à 18 heures. Par jour, je peux gagner jusqu’à 60 mille francs guinéens », dit-elle.

Même son de cloche chez Mory Kpoghomou, âgé de 11 ans, qui aide sa maman en vendant du citron. Le peu d’argent ainsi récolté lui permet de s’acheter une nouvelle tenue scolaire. « Je vends du citron au marché de Kaporo ici pour aider ma maman. C’est elle qui m’a donné pour vendre. Je sors à 9 heures pour finir à 13 heures. L’argent qu’on gagne avec ça, c’est pour acheter une tenue scolaire pour moi », a expliqué le garçonnet.

Mama Salivogui, est pour sa part vendeuse de feuilles de patate à Kaporo marché. Elle pratique cette activité dans l’espoir de s’en sortir plus tard. « Je fais le petit commerce juste pendant les vacances et je le fais pour qu’après avoir fini mes études, si je n’arrive pas à avoir du travail, je peux continuer à exercer ce métier de vendeuse. Ça me permettra d’aider ma famille. Je sors de 8h à 14 h et je peux gagner 50 mille FG par jour ».

De son côté, Saran Camara, élève en classe de CM 1 (5ème année), vendeuse d’aubergine, fait le petit commerce pour aider sa grand-mère. « Je vends des aubergines pendant ces vacances, c’est mon travail actuellement. Je peux gagner par jour 4O à 50 mille francs guinéens. Je le fais pour aider ma grand-mère pour quelle puisse acheter ma tenue à l’ouverture prochaine des classes ».

Tel est le quotidien de ces nombreux enfants, tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée, obligés de passer par là pour joindre les deux bouts d’autant plus que la pauvreté gagne du terrain chaque jour un peu plus.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Vacances scolaires : pas de répit pour plusieurs élèves et enseignants de Conakry

25 août 2019 à 9 09 28 08288
Mamadou Saliou 2 Diallo, professeur de Philosophie au lycée Kipé

Si bon nombre d’élèves, enseignants et encadreurs profitent des vacances pour se reposer, d’autres mettent l’occasion à profit pour préparer la prochaine année scolaire. C’est dans ce cadre que des cours de vacances sont organisés actuellement dans plusieurs établissements scolaires publics et privés de Conakry. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des acteurs concernés.

Kadiatou Barry

Même si on est en période de vacances, Kadiatou Barry, élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé, vient 5 jours par semaine à l’école. « Je suis là pour suivre des cours de vacances. Comme cette année il y a eu beaucoup d’échecs, je me suis dit que je n’ai qu’à venir participer à ces cours de vacances pour bien me préparer et avoir mon bac. Celui qui veut participer, il paye 60 mille francs guinéens comme avance. Les autres conditions, c’est de se débarrasser des téléphones et suivre les explications du professeur. Les cours de déroulent du lundi au vendredi de 9 heures à 14 heures », a expliqué la jeune élève.

Tout comme elle, beaucoup d’autres élèves, candidats aux examens nationaux de l’année prochaine, participent à ces cours de vacances organisés dans la plupart des écoles publiques et privées de la capitale guinéenne. Tous, ont été motivés par les échecs massifs enregistrés aux examens nationaux de cette année. Ils veulent se préparer dès maintenant pour éviter ce genre de situation.

Jean Christophe Koyba

« Les résultats de cette année sont catastrophiques. Pour éviter qu’on se retrouve dans la même situation, il faut se lever tôt. On m’a dit que les examens sont des gros problèmes de la vie parce c’est un chemin beaucoup ambigu. Pour le faire, il faut affronter beaucoup de circonstances. Donc pour éviter tout cela, il faut se lever tôt et venir assister aux cours de vacances, ensuite réviser durant toute l’année scolaire pour espérer avoir un bon résultat. Moi, ma priorité cette année, c’est d’avoir mon examen. Pour cela donc, je vais me sacrifier et ne négliger aucune matière », a dit Richard Joseph, également élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé et qui participent aux cours de vacances organisés dans cette école.

De son côté, Aliou Kaba est élève en classe de 10ème année au groupe scolaire Kofi Annan de Kipé. Lui aussi assiste aux cours de vacances qui se tiennent dans son école, pour préparer déjà le BEPC de l’an prochain. « J’ai appris que le BEPC est dur, donc si je prends les bases à partir de maintenant, j’espère que je pourrai bien affronter cet examen. On a 4 professeurs qui nous donnent ces cours de vacances : un pour les Mathématiques, un pour la Chimie, un pour le Français et un autre pour la Physique. Nous payons 160 mille par mois et pour toutes les matières. Nos professeurs donnent très les cours, je suis vraiment très content de de la manière dont se déroulent les cours », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Saliou 2 Diallo, communément appelé 2 Diallo, professeur de philosophie au lycée de Kipé et dans d’autres établissements de la capitale, est l’un des enseignants qui donnent ces cours de vacances. Selon lui, l’objectif n’est pas que pécunier. Mais, c’est surtout pour améliorer le niveau des élèves.

« Nous sommes là, pas pour avoir de l’argent mais pour la perfection, parce que le niveau des élèves chaque année ne fait baisser. Donc élever ce niveau-là, il nous demande d’être là pour faire des cours de vacances aux élèves. Ces cours de vacances, ne sont pas des cours de révision puisque ce ne sont pas les cours qu’ils ont déjà vus qu’on est en train de revoir, mais ce sont les cours de la classe pour laquelle ils sont admis (la terminale).

Donc les cours que nous faisons ici sont des cours préparatoires. Et comme disaient certains, il faut travailler pendant que tous les autres travaillent, il faut travailler aussi pendant que les autres sont en train de se reposer, de dormir. Et ici, on a enregistré 80 élèves en deux semaines. C’est pour dire que ça intéresse non seulement les élèves du lycée Kipé mais encore les élèves d’autres établissements publics et privés qui viennent participer à ces cours ici. On constate cependant que les redoublants manquent de courage pour venir suivre les cours de vacances », a fait remarquer Mamadou Saliou 2 Diallo.

Souleymane Camara

Souleymane Camara, professeur de Français dans plusieurs établissements scolaires privés, travaille aussi chaque jour avec plusieurs élèves de la 10ème année au lycée Kofi Annan de Kipé. L’enseignant estime que ces élèves pourront bien affronter le BEPC l’année prochaine. « Au terme de ces séances, il faut dire que les élèves auront un bon niveau et pourront bien affronter leur examen. Ils seront aptes à bien comprendre les cours à l’ouverture prochaine des classes. Pour ce qui est des cours, j’ai commencé ici par leur rappeler les rubriques de la langue française. Après cela, ils sont en train de voir les transformations parce que le plus souvent, c’est les transformations qui viennent, à savoir la transformation active et la transformation passive. C’est ce que nous sommes en train de voir maintenant. Et ensuite, nous allons toucher tous les chapitres », a promis l’enseignant.

A noter que les frais de participation à ces cours de vacances varient en fonction des écoles et du nombre de matières enseignées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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