Mali : la première sortie du FNDC encadrée par les services de police de la préfecture

15 octobre 2019 à 10 10 19 101910

Contrairement à ce qui s’est passé dans les autres localités du pays, la première manifestation organisée, hier, lundi 14 octobre 2019, par l’antenne FNDC Mali, a été bien encadrée par les services de police de la préfecture, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a bien été suivi hier, lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mali, relevant de la Région Administrative de Labé.

Sur les hauteurs du Mont Loura, les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non à la modification de la constitution », « Mali dit non à la nouvelle constitution », « Oui à la démocratie, non à l’injustice », « oui à l’alternance », …

Cette première sortie de l’antenne FNDC Mali s’est déroulée, entre 10h et 12h 30, sur l’itinéraire suivant : gare routière, carrefour ancien police, devanture de la Maison des Jeunes où les discours ont été prononcés successivement par le vice coordinateur de l’antenne préfectorale du FNDC de Mali, Boubacar Diallo, Mme Aminata Dalein Diallo et Mamadou Aliou Souaré pour le compte de l’UFDG, le président de l’antenne préfectorale de l’OGDH, Mamadou Aliou Bah pour le compte de la société civile.

Dans les différents discours prononcés, chaque orateur a développé des arguments pouvant justifier une opposition farouche à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Aucun incident n’a été signalé pour la journée du lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mali où la manifestation du FNDC a été encadrée par les services de police de la préfecture. Mais, l’évènement a paralysé les activités économiques dans la cité du Loura où boutiques et magasins sont restés fermés toute la journée, selon des sources concordantes.

Ce mardi matin, on signale que le marché n’a pas encore ouvert et l’antenne locale du FNDC n’envisage aucune activité.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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FNDC-Mamou : « nous allons continuer les manifestations tant que… »

15 octobre 2019 à 8 08 53 105310

Un calme précaire règne depuis hier soir dans la ville de Mamou, après la folle journée du lundi. La ville carrefour a été le théâtre de violents accrochages entre les manifestants opposés à un troisième mandat pour le président massivement descendus dans les rues et les forces de l’ordre. Ces affrontements ont fait au moins deux morts : un manifestant et un gendarme, tous les deux tués par balles.

Joint au téléphone dans la soirée du lundi, 14 octobre 2019, par le correspondant de Guineematin.com à Mamou, le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution a salué la mobilisation des citoyens, déplorant ces pertes en vies humaines. Mamadou Aliou Madina Diallo appelle malgré tout, les habitants de Mamou à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Nous nous réjouissons du bilan de cette première journée, même si nous déplorons malheureusement la mort d’un jeune manifestant et d’un gendarme, plusieurs blessés et de nombreuses interpellations. Notre ambition n’est pas de détruire, mais de réclamer un droit. Et tant que nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons continuer les manifestations. Malgré le fait que nos leaders ont été confinés, toutes les préfectures sont sorties massivement. Cette manifestation, elle ne pas politique mais sociale. C’est une façon de dire au Président de la République de ne pas écouter ceux qui veulent frelater la constitution. Nos membres sont aujourd’hui dans des lieux inconnus, privés de leurs droits, de leurs familles et amis.

Nous invitons les membres du front et l’ensemble des Guinéens des quatre régions naturelles et ceux de la diaspora d’accompagner ce mouvement sans détruire, sans casser, sans injures, sans brutalité ni violence. Comme disait l’autre, la force et la violence peuvent quelque chose, mais pas toujours tout. Ces policiers et ces gendarmes, ce sont nos frères, nous sommes ensemble dans les quartiers, nous leur demandons de ne pas nous maltraiter. Ce régime va finir et nous resterons ensemble. Aujourd’hui, des familles sont endeuillées, nous regrettons vraiment cela. Nous lançons un appel à toutes les personnes éprises de paix à se joindre à nous dans cette lutte. A nos religieux de dire au Président de la République de respecter et de faire respecter la constitution pour le bonheur et l’honneur de la Guinée et des Guinéens », a lancé le leader loca du FNDC.

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Guinée : les 6 leaders du FNDC inculpés et mis sous mandat de dépôt

14 octobre 2019 à 19 07 13 101310

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses cinq proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Barry ont inculpés d’incitation à la violence ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal de première instance de Dixinn.

Détenus depuis trois jours, les 6 leaders du Front National pour la Défense de la Constitution devaient tous être entendus par le tribunal. Mais, on apprend que Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow avaient préalablement été détachés du reste du groupe. Ils étaient détenus à la CMIS de la Cimenterie. Ainsi, les deux n’ont pas été présentés au tribunal à cause des risques sécuritaires liés aux manifestations, a-t-on indiqué.

Finalement, tous les six ont été inculpés et mis sous mandat de dépôt pour incitation à la violence, a indiqué leur avocat, maître Salifou Béavogui.

A rappeler que le tribunal était sous haute surveillance. Et l’accès a été refusé aux journalistes qui ne pouvaient ainsi compter que sur la bonne volonté de cet avocat qui s’est prêté à leurs questions.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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5 morts contre un 3ème mandat en Guinée : voici un communiqué de la présidence

14 octobre 2019 à 18 06 16 101610

Comme on le sait, les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée a engendré au moins cinq morts (quatre à Conakry et un gendarme à Mamou). Mais, à 17 heures 49′, la cellule de communication du Gouvernement a envoyé aux médias un communiqué de la présidence de la République très surprenant !

Aucun mot sur la dure journée de ce lundi, 14 octobre 2019. Cette communication (qui n’avait été diffusée dans aucun média public laisse penser que la présidence s’est contenté de se prononcé uniquement que sur la situation d’avant…

Conakry, le 14 Octobre 2019 – Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé, entouré de ses plus proches collaborateurs, a présidé, ce dimanche 13 octobre 2019, une importante réunion consacrée à l’examen de la situation nationale. Il a rappelé encore son histoire et son parcours personnels connus de tous et marqués par un engagement total pour la démocratie ainsi que par le souci constant du bien-être de ses compatriotes qui, de tout temps, aspirent à la paix pour eux-mêmes et leur pays dont la sécurité et la stabilité demeurent l’affaire de tous.

Monsieur le Président de la République, a réitéré son appel au dialogue responsable et à la concertation permanente pour aplanir toutes les divergences et relever tous les défis qui se posent au pays. C’est pourquoi, il a instruit le premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, d’ouvrir de larges consultations sur tous les sujets de préoccupation nationale, sans limites, ni tabous. A ce propos, il a été rappelé, à l’attention de tous, en ce qui concerne le débat sur la constitution, la démarche qui a été privilégiée et l’orientation donnée par le Chef de l’Etat, dans son importante adresse à la nation du 4 septembre 2019, à savoir, avant toute décision de sa part et toute prise de position personnelle, donner la parole à chacun, écouter tous les Guinéens, sans exception.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à l’issue des consultations citoyennes, a remis son rapport, largement diffusé, à Monsieur le Président de la République, afin qu’il en tire toutes les conséquences pour le bien de la Guinée.

Comme il l’avait fait, pour annoncer les consultations inclusives, le moment venu et suite au rapport à lui adressé par monsieur le Premier ministre Son Excellence Monsieur le Président de la République, fera connaître les conséquences qu’il en tire, à la faveur d’une adresse solennelle à la nation.

En outre, Monsieur le Président de la République, a déploré la rupture du dialogue entre les acteurs avec comme conséquence un déficit de confiance entre lesdits acteurs. Aussi, a-t-il instruit la reprise des sessions du comité de suivi afin de plancher sur le processus de parachèvement des élections locales et communautaire. Le comité de suivi devra examiner aussi le calendrier électoral, en particulier, des élections législatives, pour créer les conditions d’élections inclusives, ouvertes à tous et avec la participation de tous.

Enfin, Monsieur le Président de la République, a insisté sur le libre exercice des Droits et des Libertés reconnus à tous les citoyens , comme le droit de manifester, non sans avoir souligné, avec force, l’obligation de responsabilité qui incombe à chacun et à tous. Ainsi a-t-il rappelé la pratique, en la matière : l’information et l’implication des autorités concernées pour qu’en accord avec les organisateurs, un itinéraire soit défini, des mesures de sécurité appropriées soient prises pour encadrer les manifestations, sécuriser les manifestants, afin d’éviter aussi tout débordement, tout acte de violence, toute atteinte aux droits et à la liberté d’autrui.

Monsieur le Président de la République, en appelle, une nouvelle fois, au sens de la responsabilité de chacun et de tous, à l’esprit civique et patriotique de tous les acteurs de la vie nationale pour préserver tous les acquis de nombreuses années de sacrifices, dans le respect des institutions et des lois de la République. Il invite toutes les composantes de la nation à se mobiliser et s’unir pour maintenir le climat de paix et de sécurité qui règne si heureusement en Guinée dans un monde en proie à l’instabilité et aux conflits de tous genres.

La Présidence de la République

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Manifs anti-3ème mandat en Guinée : un autre jeune tué à Cosa

14 octobre 2019 à 17 05 25 102510

La liste des victimes de cette première journée des manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé s’allonge au fil des heures. Selon des habitants de Cosa qui ont joint au téléphone un journaliste de Guineematin.com, un autre jeune homme a été tué par balles cet après-midi dans ce quartier.

Il s’agit de Mamadou Aliou Diallo, 22 ans, maçon. Il est originaire de Badi Foulassodji, dans la sous-préfecture de Mafara (Préfecture de Dalaba). Il est fils de Mamadou Lamarana et Kadiatou Bobo Diallo. Il a reçu une balle dans le ventre et a rendu l’âme quelques temps après dans une clinique du quartier.

C’est la quatrième personne tuée par balles dans la journée de ce lundi, 14 octobre 2019, à Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : les leaders du FNDC déférés

14 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Les 6 leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, détenus depuis trois jours, ont été déférés ce lundi, 14 octobre 2019, au parquet du tribunal de première instance de Dixinn. L’information vient donnée à un journaliste de Guineematin.com par leur avocat, maître Salifou Béavogui.

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Barry seront entendus par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn.

Les 6 leaders de la lutte en cours contre le projet de nouvelle constitution ont été interpellés samedi matin au domicile de monsieur Sanoh et conduits à la DPJ. Ils ont passé la journée dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire avant d’être transférés dans un endroit tenu secret où ils étaient détenus jusqu’aujourd’hui.

Dans un communiqué publié dimanche soir à la télévision nationale, le procureur de Dixinn Sidy Souleymane N’diaye a annoncé que ces activistes anti-3ème mandat ont été arrêtés suite à leur déclaration appelant les Guinéens à des manifestations de rue dans tout le pays et à l’étranger à partir de ce lundi.

« A l’analyse, la déclaration de cette plateforme d’associations comporte des propos d’une gravité certaine contre la sécurité publique. J’ai, en ma qualité de Procureur de la République, décidé de donner suite à ladite dénonciation en application de l’article 47 du Code de procédure pénale », a indiqué Sidy Souleymane N’diaye.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Manifs du FNDC en Guinée : Mamou sous haute tension

14 octobre 2019 à 11 11 44 104410

Située à près de 300 kilomètres de la capitale, Conakry, la ville de Mamou est en ébullition ce lundi, 14 octobre 2019. À l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), des jeunes manifestent actuellement dans certains quartiers de cette commune urbaine. Plusieurs sources locales jointes au téléphone par Guineematin.com, affirment que ces « jeunes défenseurs de la constitution » érigent des barricades, versent de l’huile de moteur et brûlent des pneus sur la chaussée.

Selon les informations, c’est aux environs de 3 heures du matin que les barricades ont commencé dans la ville. « Les restes de pneus brûlés sont encore visibles ce matin derrière la maison des jeunes (dans le quartier Poudrière) », a confié sous anonymat un habitant de la localité.

Ce lundi matin, les barricades se sont poursuivies dans les quartiers de Loppet, Petel et Madina Scierie. Les forces de l’ordre (policiers et gendarmes) peinent à arriver à bout des manifestants qui ont choisi de rester, pour l’instant, dans leurs quartiers. Sûrement pour éviter de se faire prendre en tenaille dans le centre-ville.

« Les jeunes manifestants utilisent des morceaux de bois et des grosses pierres pour barricader la route. Ils brûlent aussi des pneus et versent de l’huile de moteur sur la chaussée. Moi-même, je suis tombé à Petel, après avoir glissé sur l’huile… À chaque intervention des forces de l’ordre (qui tirent des gaz lacrymogènes), les manifestants ripostent par des jets de pierres avant de se disperser dans le quartier. Les agents enlèvent les barricades avant de partir, mais les jeunes reviennent à chaque fois pour les remettre », a expliqué à Guineematin.com un habitant de Petel, joint au téléphone.

De sources concordantes, plusieurs personnes ont déjà été interpellées un peu partout dans les quartiers où des manifestations ont été constatées ce lundi matin.

À suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC en Guinée : paralysie et affrontements sur l’autoroute

14 octobre 2019 à 11 11 35 103510

L’appel lancé par du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé a créé une paralysie de la capitale guinéenne. Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre sont signalés à divers endroits de Conakry, avec au moins deux blessés par balle en haute banlieue. L’autoroute Fidel Castro n’est pas épargné par cette paralysie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’autoroute Fidel Castro, il n’y a pas de circulation. Les écoles et le commerce sont également paralysés. Sur la Transversale numéro 1, qui relie la route Le Prince à l’Autoroute, manifestants et agents des forces de l’ordre jouent à cache-cache.

Les uns jeunes, munis de sifflet, font du bruit alors que d’autres viennent jeter des pneus ou de morceaux de bois avant de mettre le feu.

Sous l’échangeur de Gbessia, de l’huile est versée sur le sol, des pneus sont allumés à quelques mètres de là.

Présents presque partout, les agents de maintien d’ordre roulent à bord de leurs pick-up, démantèlent les barrages les uns après les autres. Ils éteignent le feu et rouvrent la circulation, non sans pulvériser du gaz lacrymogène sur les manifestants.

Depuis le rond point Gbessia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Manif du FNDC à Télimélé : les activités tournent au ralenti

14 octobre 2019 à 10 10 22 102210

L’appel à manifester du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) pour s’opposer au projet de 3ème mandat a entraîné la paralysie des activités dans de nombreuses parties de Conakry. C’est le même scénario qui prévaut dans la commune urbaine de Télimélé dans la matinée de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le marché central est totalement paralysé ce lundi. Les boutiques, écoles et magasins sont fermés. Le pain, très prisé localement, est introuvable. Telle est l’ambiance qui prévaut à Télimélé ce matin.

Cette situation est la conséquence de l’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) pour barrer la route au projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat.

Très tôt ce matin, des jeunes gens, engagés à répondre à l’appel du FNDC, ont circulé à travers la ville. A l’aide d’une sonorisation, ils ont invité les jeunes à une forte mobilisation.

La devanture de la maison des jeunes a été choisie par les organisateurs comme point de rassemblement. Ensuite, les protestataires devraient rallier le carrefour de la station Total, via le carrefour Nonkohi, où un meeting est prévu.

Depuis Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Sonfonia-Wanindra : des manifestants contre un 3ème mandat dispersés

14 octobre 2019 à 8 08 05 100510

A l’appel des défenseurs de la constitution guinéenne, des manifestants sont sortis très tôt ce lundi, 14 octobre 2019, entre Sonfonia et la transversale numéro 7 (dans la commune de Ratoma) pour exprimer leur opposition à un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, les agents des forces de l’ordre, déployés sur place, sont venus les disperser, puis continuent de les pourchasser actuellement (7H 45’) dans les quartiers, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est posté sur cet axe.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. Même si le chef de l’Etat n’a pas officiellement annoncé sa candidature, elle est exprimée par son entourage, son parti politique et ceux membres de la mouvance présidentielle. Plusieurs meetings ont été organisés dans ce sens par les ministres et hauts cadres de l’Etat.

En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2009. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

Le coordinateur du FNDC et cinq de ses proches (tous de la société civile) ont déjà été arrêtés et sont détenus depuis le samedi. Et, hier, dimanche, plusieurs autres personnes ont été arrêtées à Matam dont le vice-maire de cette commune et responsable de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné. Mais, le FNDC a maintenu sa manifestation qui a commencé ce matin.

A suivre !

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Manifs contre un 3ème mandat : 2 responsables du FNDC arrêtés à Mamou

14 octobre 2019 à 6 06 23 102310

Après Conakry, les arrestations des membres du FNDC s’étendent à l’intérieur du pays. C’est notamment à Mamou où deux membres du Front National pour la Défense de la Constitution ont été mis aux arrêts dans la soirée d’hier, dimanche 13 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamadou Sow et Abdoulaye Keita alias Japonais, tous les deux membres de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou, ont été interpellés à 19 heures dans le quartier Horé Fello, dans la commune urbaine de Mamou. Ils menaient une campagne de sensibilisation porte à porte pour appeler les citoyens à prendre part aux manifestations de rue appelées par le Front à partir de ce lundi, 14 octobre, pour barrer la route au projet de 3ème mandat du président Alpha Condé.

« Nous exigeons leur libération immédiate et sans condition préalable. Manifester est un droit reconnu par les lois de la République. Pourquoi arrêter un citoyen qui extériorise son mécontentement face à une situation qui peut bloquer l’horloge du développement de notre pays ? Donc au nom du Front nous exigeons leur libération immédiate », a réagi Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou.

Malgré cet appel, les deux hommes ont passé la nuit dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Manifestations du FNDC à Labé : forte mobilisation de l’UFDG pour les derniers réglages (avec vidéo)

13 octobre 2019 à 22 10 16 101610

La fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a organisé, hier, samedi 12 octobre 2019, à son siège à Kouroula, dans la commune urbaine de Labé, une assemblée générale extraordinaire de ses responsables, militants et sympathisants pour galvaniser la population en faveur des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont prévues à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, dans tout le pays, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La mobilisation était de taille. Elle était aussi à la dimension de l’enjeu politique du moment. Celui de la lutte contre un autre mandat de plus à la tête de l’Etat pour le président Alpha Condé. En plus des responsables, militants et sympathisants du parti venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Labé, on notait la présence effective des élus de l’UFDG dont les maires, à quelques exceptions près, qui administrent actuellement les collectivités décentralisées de la préfecture.
La rencontre avait pour objectif d’inviter les participants à se mobiliser massivement en faveur des manifestations programmées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dans la ville de Labé à compter de ce lundi, 14 octobre 2019.

« Nous avons délivré des messages pour susciter la mobilisation, donner les raisons légales qui ont prévalu à ce mot d’ordre qui a été lancé par le FNDC. A savoir, la volonté affichée par monsieur Alpha Condé de s’octroyer coûte que coûte un troisième mandat, contrairement aux dispositions de la constitution, en violation des dispositions constitutionnelle. C’est aussi des messages, si vous voulez, de responsabilité, lors des manifestations. Pour leur dire que nous n’avons pas un adversaire d’une région, nous n’avons pas un adversaire d’une ethnie. Notre seul adversaire, c’est monsieur Alpha Condé et son clan qui veulent prendre en otage le peuple de Guinée pour s’octroyer un mandat à vie et de continuer à piller les ressources du pays. Mais aussi, un message pour galvaniser les populations pour leur dire qu’un autre peuple ne viendra pas libérer la Guinée à notre place. Un autre peuple ne viendra pas nous restituer notre souveraineté, aujourd’hui confisqué par le président Alpha Condé et un clan au pouvoir », a expliqué l’actuel député uninominal de Labé, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, qui a présidé la rencontre.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Arrestation des leaders du FNDC : l’USTG exige et menace

13 octobre 2019 à 21 09 45 104510

Après l’arrestation des six leaders du FNDC (Abdourahmane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo (Destin en Main) et Bill de Sam), hier, samedi 12 octobre 2019, l’USTG a publié une déclaration ce dimanche pour exiger leur libération et menacer de réagir au cas ou leur détention se prolongerait…

DÉCLARATION USTG 13 Oct 2019

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Arrestation des leaders du FNDC : voici la communication du Procureur de Dixinn

13 octobre 2019 à 21 09 07 100710

Conakry, le 13 Octobre 2019 – Il me revient de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le 10 octobre 2019, une dénonciation a été faite à mon parquet, sis au tribunal de première instance de Dixinn, relatant des propos tenus, la veille, par le Front National de Défense de la Constitution, en abrégé FNDC.

A l’analyse, la déclaration de cette plateforme d’associations comporte des propos d’une gravité certaine contre la sécurité publique. J’ai, en ma qualité de Procureur de la République, décidé de donner suite à ladite dénonciation en application de l’article 47 du Code de procédure pénale.

Aussi, ai-je, sans attendre, instruit au Directeur central de la Police Judiciaire de mener toutes les investigations requises en vue de procéder à l’interpellation de toutes les personnes ayant entrepris des manœuvres ou des actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves à l’ordre public.

Cette procédure d’enquête de police judiciaire a déjà permis l’interpellation de plusieurs personnes qui seront, prochainement, déférées à mon parquet.

Sidy Souleymane Ndiaye

Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn

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Manifs contre un 3ème mandat : voici l’appel du FNDC de Yomou

13 octobre 2019 à 18 06 27 102710

Malgré les multiples arrestations de ses membres, le FNDC ne recule pas dans son combat contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays, les appels à la mobilisation des citoyens pour participer aux manifestations de rue prévues pour démarrer demain, lundi 14 octobre 2019, se multiplient. Guineematin.com vous propose ci-dessus l’appel du FNDC de Yomou adressé aux habitants de la préfecture.

Déclaration du FNDC-YOMOU

Le Front National pour la Défense de la Constitution de Yomou, soucieux du développement et du renforcement de la démocratie en Guinée, se dit très préoccupé de la situation politique et sociale du pays.

C’est Pourquoi, le FNDC de Yomou organise ce lundi, 14 octobre 2019, des séances de manifestations dans les différents quartiers de la commune urbaine et les sous-préfectures conformément à l’appel lancé par coordination nationale du FNDC. Nous disons NON à un 3ème mandat.

La préfecture de Yomou est malade à cause de ce régime. Nous n’avons pas de routes, pas de lieux de loisir pour les jeunes, la jeunesse est dévoyée, les femmes en tristesse, la MUFFA et le MC2 confisqués par un clan mafieux. Les planteurs méprisés parce qu’ils ne profitent pas du fruit de leurs productions.

À l’issue de ce diagnostic amère, le FNDC de Yomou juge fondé le NON à la nouvelle constitution pour des raisons patriotiques, afin d’éviter à la Guinée une situation chaotique jamais connue dans l’histoire de notre pays.

Nous prenons également l’engagement de sauvegarder les biens des personnes dans la sérénité conformément aux normes de la démocratie. Nous disons NON à la confiscation du pouvoir qui est un acte purement anti-démocratique ett anticonstitutionnel.

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Yomou, le 13 octobre 2019

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Le PADES prévient : « la date du lundi va s’inscrire dans les annales de notre pays… »

12 octobre 2019 à 19 07 27 102710

Les manifestations du 14 octobre 2019, annoncées par le Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC), polarisent les débats dans la capitale guinéenne. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 12 octobre 2019, le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a invité ses militants et sympathisants à se mobiliser massivement pour manifester contre le projet de nouvelle constitution. La séance a été présidée par Mohamed Kaba, coordinateur administratif du parti, en présence de plusieurs cadres et militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ténenké Dioubaté, coordinatrice politique du PADES

Dans son discours, la coordinatrice politique du PADES, Ténenké Dioubaté, a lancé un appel à tous les militants du parti à se mobiliser comme un seul homme pour participer à la manifestation du FNDC. « Je vais dire aux militants et sympathisants du PADES que l’heure a sonné. Il s’agit de notre grande manifestation prévue le 14 octobre 2019. Cette date va s’inscrire dans les annales de notre pays parce que le peuple de Guinée vit dans un esclavage qui ne dit son nom. On a trop souffert et on est fatigué. Quand on est fatigué de quelque chose, il faut l’exprimer, et ce qu’on va faire le 14 octobre 2019, à l’opinion nationale et internationale pour dire que le peuple de Guinée en a mare. Le peuple en a mare parce que la démocratie, ce n’est pas qu’on a vu, mais c’est plutôt la dictature. Nous sommes fatigués de la dictature. Ceci dit, au nom du président du parti, Dr Ousmane Kaba, au nom de tous membres de la coordination nationale du parti, je demande à tous les militants et sympathisants du PADES de se lever comme un seul homme pour prendre part à cette grande manifestation. Elle n’est pas liée à Dr Ousmane Kaba, pas au président Sidya, pas au président Cellou Dalein Diallo, pas aux responsables de la société civile. Mais, elle est tout simplement liée à nos populations qui ont trop souffert », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES

En ce qui concerne l’arrestation de certains responsables du FNDC, Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, dira que c’est une mesure qui ne fera que galvaniser davantage le FNDC et ses membres. « Je pense que c’est une action qui n’est pas juste, qui est illégale. On ne peut pas, dans notre pays, arrêter des gens pour avoir exprimé leur opinion alors que la Loi consacre la liberté d’opinion. Nous demandons au pouvoir de relâcher immédiatement ces personnes parce ça, ça ne va pas dans le sens l’apaisement, dans le sens de la cohésion… Si vous avez suivi le Premier ministre, il a dit que tous les intervenants dans le processus de consultation ont demandé la paix. Mais, la paix se construit comment ? La paix se construit en respectant les droits de tous les citoyens. La paix se construit en mettant en place un système judiciaire équitable. La paix se construit en ne bafouant pas les libertés individuelles et collectives des gens. Il faut éviter de mettre de l’huile sur le feu et libérer les leaders du FNDC parce qu’ils n’ont commis, à mon sens, aucun acte illégal. Nous, cette arrestation ne changera en rien en ce qui concerne notre position d’accomplir la démarche engagée par le FNDC. Ce sont des actes d’intimidation. Aujourd’hui le pouvoir est apeuré, le pouvoir est aux abois parce qu’il a vu derrière le FNDC, c’est le peuple qui est en train de manifester son aspiration à avoir une vie démocratique saine ».

En outre, Mohamed Kaba a dénoncé la stratégie du deux poids-deux mesures des autorités quand il s’agit de manifestation dans notre pays. « Vous avez vu le deux poids deux mesures qui est en train de se faire avec les arrestations des opposants au pouvoir ? Cela s’est passé à chaque fois que le FNDC veut manifester son opposition au 3ème mandat. Vous avez vu ce qui s’est passé à Coyah, à Kindia, à Dubréka, à Kankan, à N’Zérékoré. Je crois que l’on doit revenir à de meilleurs sentiments. Ce n’est pas à lui de montrer ses muscles, le Président de la République est une institution qui est pour tous les guinéens. C’est le garant de la stabilité du pays, c’est le garant de la paix et dans ce sens, il doit faire de sorte que tous les actes qui vont être posés soient en faveur de la stabilité du pays », a-t-il conseillé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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Sidya Touré à ses militants : « quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi, ni mercredi »

12 octobre 2019 à 18 06 43 104310

L’Union des Forces Républicaines (UFR) compte répondre massivement à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le lundi, 14 octobre 2019. Pour gagner le combat contre « les ennemis de la République », Sidya Touré a exhorté ses militants à une grandiose mobilisation. Il l’a dit à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale du parti républicain ce samedi, 13 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

C’est un Sidya Touré déterminé à lutter contre le projet de nouvelle constitution qui s’est exprimé à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi. L’ancien Premier ministre a invité ses militants à ne pas reculer et à se lever comme un seul homme pour combattre les promoteurs du projet de nouvelle constitution. « Le peuple de Guinée, c’est vous ; le souverain dans ce pays, c’est vous. Celui qui décide de l’orientation de la République de Guinée, c’est le peuple de Guinée, et vous êtes les représentants du peuple de Guinée. Ils ne peuvent pas nous effrayer. Il parait qu’on a arrêté Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et même Bill de Sam, parce qu’on ne va pas changer notre programme. Demain on ne manifeste pas parce que c’est dimanche. Lundi vous sortez ou vous ne sortez pas ? », a lancé Sidya Touré, répondu en chœur par l’affirmative.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, Sidya Touré a rassuré ses militants que le combat sera mené jusqu’au bout. « Les leaders de l’opposition, qu’on soit bloqué, arrêté, qu’on soit je ne sais quoi, le lundi, le peuple de Guinée doit se manifester. Ce n’est pas seulement lundi, mardi ou mercredi mais ça va continuer. Je dis Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). On envoi des gens pour dire qu’on va assassiner Sidya, on va tuer Cellou Dalein, on va faire ceci. Notre vie est dans les mains de Dieu. La différence entre nous, c’est que nous croyons en Dieu. Ecoutez bien, peut-être que le samedi prochain il n’y aura pas de réunion ici parce que ce n’est pas Conakry seulement. Quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi ni mercredi. Ne vous laissez pas intimider. Si la Guinée doit aller mieux, c’est vous qui allez le décider, si votre avenir doit être meilleur, si les enfants ne doivent plus aller dans les trains d’atterrissage des avions, si les enfants ne doivent plus mourir dans la Méditerranée, sortez massivement le lundi, 14 octobre 2019. On ne va pas s’arrêter devant cette affaire de troisième mandat. Troisième mandat, Amoulanfé. Présidence à vie, Amoulanfé. Elections truquées, Amoulanfé », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne l’arrestation de certains membres du FNDC, Sidya Touré a affirmé devant ses militants qu’ils vont contacter leurs avocats pour qu’ils sachent où se trouvent leurs camarades.

Par la même occasion, le président de l’UFR a indiqué que le FNDC a écrit une lettre au président en exercice de la CEDEAO pour attirer son attention sur la situation qui prévaut en Guinée. « C’est pour lui dire qu’on a donné des ordres pour qu’on puisse manifester à partir du lundi parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Tout ce qu’on a fait depuis l’arrivée de ce régime en Guinée, ça a été pour rien du tout. Donc, nous sommes sur ce chemin. C’est le lundi, on est prêt pour ça ? On est prêt pour sortir ? Si on vous donne l’argent de la Guinée prenez, bouffez et vous sortez manifester. Le lundi, 14 octobre 2019, nous allons manifester ou nous n’allons pas manifester ? Troisième mandat Amoulanfé. Notre avenir est dans nos mains et je sais qu’à chaque fois nous avons relevé le défi », a-t-il indiqué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifs contre un 3ème mandat : des leaders du FNDC arrêtés

12 octobre 2019 à 13 01 13 101310

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des agents des forces de sécurité rôdaient hier soir autour du domicile privé du Coordinateur national du FNDC, à Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Et, depuis quelques heures, ce samedi, 12 octobre 2019, de sources concordantes annoncent l’arrestation de certains défenseurs de la Constitution guinéenne.

A son arrivée à la DPJ (Direction de la police judiciaire), à Kaloum où certains annonçaient la présence des leaders du FNDC, notre reporter n’a pas été autorisé d’entrer pour une vérification de cette information.

Seulement, un responsable du Front national pour la défense de la constitution qu’il a joint au téléphone a cité quelques leaders qui ont été arrêtés au domicile privé du coordinateur du FNDC. A en croire Foniké Mengué, à part le coordinateur, Abdourahmane Sano, il y a Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo (Destin en Main) et Bill de Sam qui sont parmi les personnes arrêtées.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo est à la DPJ pour Guineematin.com

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Manifs à Labé : ce que l’imam Badrou a dit au FNDC (avec vidéo)

12 octobre 2019 à 11 11 01 100110

Après avoir écouté religieusement les porte-paroles de la forte délégation de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) venue lui rendre visite et demander des bénédictions, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses, a exprimé ses sentiments de satisfaction avant de prodiguer de sages conseils aux organisateurs des manifestations prévues à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, une importante délégation du FNDC a rencontré hier, vendredi 11 octobre 2019, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses. Ces émissaires des adversaires du 3ème mandat pour le président Alpha Condé étaient venus échanger avec le chef religieux sur les manifestations qu’ils comptent organiser dans la ville de Labé à compter de ce lundi, 14 octobre 2019. En rassurant que les manifestants programmés ne feront de la violence dans les rues de Labé, les hôtes de l’imam de Labé ont aussi sollicité des bénédictions du notable pour la réussite du programme et la consolidation de la paix de la cité.

Elhadj Thierno Badrou Bah, imam de Labé et inspecteur régional des Affaires Religieuses

Au cours de son intervention, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah a expliqué que l’islam n’interdit pas à quelqu’un de revendiquer ses droits. Mais, la religion instruit de se méfier de tout ce qui peut provoquer la violence ou des affrontements.

Le chef religieux que ce n’est pas seulement le manifestant qui doit s’abstenir de provoquer la violence, mais, même celui qui reste à la maison ne doit pas manipuler ou inciter à la violence. C’est pourquoi, il a vivement invité les organisateurs des manifestations programmée de faire en sorte que les biens des pauvres citoyens ne soient pas détruits.

« Vous de Labé ici, vous devez servir d’exemple et de vecteurs de paix et de quiétude sociale à travers le pays », a-t-il indiqué.

Le chef religieux a largement rappelé que toutes les religions du monde prônent la cohabitation pacifique entre les citoyens avant d’insister sur les méfaits de la violence.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : le FNDC chez l’imam Badrou Bah (avec vidéo)

12 octobre 2019 à 9 09 51 105110

Une délégation de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est rendue dans l’après-midi d’hir, vendredi 11 octobre 2019, au domicile de l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses pour rassurer du caractère pacifique des manifestations projetées à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Après les salutations d’usages, il est revenu à Thierno Moussa Diallo, président de la cellule FNDC du quartier Madina, relevant de la commune urbaine de Labé, de prendre la parole pour expliquer l’objectif de la visite et introduire le député Cellou Baldé, comme chef de mission.

Thierno Moussa Diallo, président de la cellule FNDC du quartier Madina

« C’est le député Cellou Baldé qui dirige la délégation ici. Nous sommes informés que la coordination nationale du FNDC a lancé un mot d’ordre de manifestation parce que le président a dit que c’est le peuple qui est souverain. Nous savons que ces manifestations sont prévues dans tout le pays et à l’extérieur partout où le FNDC est représenté. Nous avons décidé alors de venir vous informer que les antennes locales du FNDC nous avons planifié une sortie le lundi. Cette manifestation va se dérouler à Labé ici comme d’habitude. Ce n’est pas pour détruire, bastonner ou lancer des pierres », a-t-il indiqué.

Prenant la parole à son tour, le député de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a commencé par préciser que c’est Al Habib Bah, coordinateur régional du FNDC qui dirige la délégation.

« Il est du devoir des responsables et tous les membres du FNDC de venir, même si nous savons que vous l’avez déjà appris par voie de presse, vous informé que la structure ambitionne de répondre à l’appel à manifester lancé sur le plan national. Mais, vous êtes nos parents, ce qui se trame est une contradiction, quand une chose est objet de polémique, il faut du tact, en chercher des solutions, consulter les notables à ce sujet. Comme l’a dit mon prédécesseur, chez nous ici à Labé, l’objectif c’est de faire comme on a l’habitude de le faire. Que Dieu soit loué ! Ce sont des hommes d’expériences issus des organisations de défense des droits de l’homme, des partis politiques qui ont initié ces manifestations. Le plus souvent, les manifestations de déroulent bien, en raison des concertations qui se font autour » a ajouté le député de Labé qui, par la suite, a demandé des bénédictions pour la réussite du programme du FNDC et pour le maintien de la paix dans la cité.

Madame Hawa Kouayaté, responsable des femmes du FNDC-Labé

De son côté, Mme Hawa Kouayaté, a, au nom des femmes FNDC de Labé promis à l’imam Thierno Badrou Bah qu’il n’y aura aucun problème sur le terrain, même en cas de provocation.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour .com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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