« Il n’y aura aucune consultation, pas de débat sur le parjure », tranche le FNDC

5 septembre 2019 à 15 03 24 09249

Le Front National pour la Défense de Constitution a réagi à l’adresse à la nation faite hier, mercredi 04 septembre 2019, par le président Alpha Condé. A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi à l’Université Kofi Annan de Guinée et qui a réuni l’ensemble de ses leaders, le FNDC a publié une déclaration répondant au discours du chef de l’Etat. La structure rejette catégoriquement les consultations annoncées par Alpha Condé et indique qu’il n’y aura ni consultation, ni débat sur le projet de changement de l’actuelle constitution prôné par le pouvoir et qui permettrait au président Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du FNDC :

Le Peuple de Guinée a suivi hier, 04 septembre 2019, l’adresse à la nation du Président de la République relative à la grave crise socio-économique et politique qui agite notre pays.

Cette allocution n’a malheureusement pas tenu ses promesses au regard de l’immense aspiration de nos populations à la paix, à la sécurité, et à la stabilité en Guinée et dans la sous-région. L’occasion qui aurait permis au président de rassurer et d’honorer notre Peuple, en réaffirmant son attachement aux principes fondamentaux de démocratie et au respect des serments qu’il a solennellement prêtés à la face du monde, a été ratée, renforçant ainsi la confusion, l’angoisse au sein des citoyens et l’incertitude au niveau des investisseurs.

Au nom du Peuple de Guinée qui est déterminé à barrer la route au Coup d’Etat civil, le FNDC appelle le Président Alpha CONDE à réaliser que notre Pays est dans une situation très grave ! L’économie est en lambeaux, les infrastructures en décadence, les conditions de vie des populations en détresse, une jeunesse sans emploi en désespérance. Tout cela sur fond de corruption généralisée, de bradage de patrimoines publics, de détournements de deniers de l’Etat, d’enrichissements illicites, d’impunité inédite, de mensonge d’Etat. Un système de gouvernance qui méprise le Peuple et enrichit ses bourreaux.

L’allocution d’Alpha CONDE d’hier dénote un décalage flagrant avec la réalité. La mobilisation populaire contre le Coup d’Etat civil ou 3ème Mandat est plus que jamais un devoir du Peuple que le FNDC incarne avec courage. Il faut donc rendre un vibrant hommage à tous ces citoyens résidants et de la diaspora qui ont fait le choix de l’honneur et de la dignité pour défendre la nation contre des imposteurs et corrompus.

A ces conspirateurs et ennemis du Peuple au cynisme sans égal, le FNDC répond :
1- Qu’il n’y aura aucune consultation, encore moins de discussion autour d’un changement de Constitution.
Il n’y aura pas de référendum !
Il n’y aura pas de 3ème Mandat!
Il n’y aura pas de débat sur le parjure !
Quel que soit le prix que vous comptez faire payer à notre Peuple, sachez qu’il est prêt !
2- Que le FNDC reste mobilisé pour empêcher toutes velléités de tripatouillage des élections législatives à l’effet de donner la majorité des deux tiers au parti au pouvoir, permettant ainsi d’aboutir au projet de troisième mandat.
3- Le FNDC rappelle à tous qu’il ne cautionnera jamais et d’aucune manière la remise en cause de son principe fondamental : ‘’Pas de débat’’ sur du faux !
Le FNDC félicite tous ses démembrements en Guinée et à l’étranger et les exhorte à davantage de vigilance.
Le peuple de Guinée doit demeurer prêt à tout moment à la résistance jusqu’à la victoire finale.
Pas de 3ème Mandat ! Pas de référendum ! Pas de Coup d’Etat Civil !

Conakry, le jeudi 05 septembre 2019

Le FNDC

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Changement de constitution : trois raisons pour lesquelles Alpha Condé doit renoncer

30 août 2019 à 23 11 27 08278
Me Abdoul Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)
Me Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)

Pour Me Abdoul Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), il y a trois raisons qui devraient amener le président Alpha Condé et son camp à renoncer à leur projet « macabre » de changer l’actuelle constitution pour s’offrir un troisième mandat. L’ancien ministre d’Alpha Condé devenu opposant, l’a dit à l’occasion d’une conférence organisée ce vendredi, 30 août 2019 à Conakry, par le comité de pilotage du FNDC, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« La première raison est liée à son passé politique. Ne s’est-il pas battu pour la démocratie en Guinée ? N’a-t-il pas réclamé l’alternance en Guinée ? Alors, comment peut-on se mettre en parfaite contradiction avec son passé politique ? La deuxième raison est liée au serment, l’engagement qu’il a pris au moment de son investiture en 2010 et en 2015. Il a pris l’engagement en face de l’opinion nationale et internationale, de respecter et de faire respecter la constitution de 2010, de respecter le non renouvellement de mandat après 10 années, de ne faire que deux mandats si le peuple de Guinée lui concède la confiance.

Alors, devrait-il aujourd’hui tenter de renverser la vapeur en vue d’une magistrature à vie ? N’a-t-il pas combattu les autres hier pour cela ? Alors, il doit rester conforme à ses engagements vis-à-vis du peuple de Guinée. La troisième raison, le peuple de Guinée espère voir un jour le président de la République sortant en train de passer le relais à son successeur et sortir du palais la main dans la main de son successeur pour offrir une belle image de démocratie, d’alternance démocratique en Guinée.

Alors, j’espère qu’il intégrera ces différentes raisons, et lui et ceux qui l’entourent. Ceux-là que je qualifie de passagers clandestins qui sont là aujourd’hui tout simplement pour satisfaire leurs besoins, pousser le chef à la catastrophe. Je souhaite qu’il les débarque très tôt pour faire face à son devoir vis-à-vis du peuple de Guinée, au respect de ses engagements vis-à-vis du peuple de Guinée. Et c’est ce que le peuple de Guinée attend », a dit ce membre du Front National pour la Défense de la Constitution.

Et si le président Alpha Condé refuse de renoncer à son projet de nouvelle constitution, maître Abdoul Kabèlè Camara appelle les Guinéens à s’y opposer fermement et à l’empêcher d’aller à son terme. « Chers compatriotes du FNDC, peuple de Guinée, barrons la route à ce projet. Pas de référendum, pas de nouvelle constitution, pas de troisième mandat ! Levons-nous pour défendre ce principe », a lancé l’opposant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Pas de 3ème mandat en Guinée : « C’est une question de vie ou de mort », rassure Sidya Touré

30 août 2019 à 23 11 14 08148

Très actif dans le débat autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, Sidya Touré ne manque pas l’occasion de tirer sur ce projet et ses promoteurs. Le président de l’UFR en a fait de même ce vendredi, 30 août 2019, à l’occasion d’une conférence organisée par le FNDC à l’Université Kofi Annan de Guinée.

L’opposant a longuement fustigé la gouvernance du régime Alpha Condé et son projet de nouvelle constitution, assurant que le Front National pour la Défense de la Constitution se battra par tous les moyens légaux pour empêcher un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

« Nous sommes aujourd’hui dans un Etat néant. Est-ce qu’il y a un gouvernement ici ? Non ! Est-ce qu’il y a un président de la République ? Non ! Est-ce qu’il y a une administration ? Non ! Quand vous voyez l’état du pays dans les différents secteurs, vous savez qu’il n’y a plus d’Etat. Alors, nous distraire avec des questions de troisième ou de cinquième mandat, franchement c’est nous faire perdre notre temps. Nous n’allons pas accepter cette idée.

Et je peux vous annoncer qu’aujourd’hui, des centaines de milliers de dollars sont en train d’être dépensés chez les lobbys aux Etats-Unis pour préparer, dit-ont, l’arrivée du chef de l’Etat avec des personnes pour rencontrer les autorités et pour défendre quoi ?

La seule chose qu’Alpha Condé devrait nous dire aujourd’hui, c’est depuis 9 ans voilà ce que j’ai fait de notre pays. Il n’a qu’à nous dire depuis qu’il a été élu président est-ce que les Guinéens se portent mieux. Dans la santé ? Non ! Dans les infrastructures routières ? Non ! On vient d’avoir un baccalauréat avec 24% d’admis, ça veut qu’il y a 76% d’échoués. Mais est-ce que nous sommes dignes de ça ? C’est ça la Guinée ? Un pays avec une capitale où on ne ramasse même pas ordures, où aucune ville ne peut disposer d’électricité ne serait-ce que 6 heures par jour, c’est quel pays ça ?

Alors, venir nous dire ce qu’on n’a pas pu faire avant, nous allons le faire pendant le troisième mandat, parce que le développement n’était pas inscrit dans l’ancienne constitution, donc on va l’inscrire dans la nouvelle constitution et vous allez vous développer miraculeusement, c’est du n’importe quoi. Pendant cette période difficile, nous les Guinéens, nous savons quels sont les problèmes aujourd’hui dans notre pays. Ce sont des problèmes de santé, d’éducation, de chômage mais même de nourriture. Mais il est incapable.

Alors, la population a eu le respect de la légalité pour te concéder tout ce temps pour que tu termines ton mandat. Cette idée saugrenue de modifier la constitution pour perpétuer un régime de ce genre, nous sommes ici pour vous affirmer que nous nous y opposerons par tous les moyens légaux à notre disposition…

Nous suivons toutes les gesticulations mais nous affronterons qui que ce soit sur cette question en République de Guinée parce qu’ici c’est la terre de nos ancêtres. Ici c’est chez nous, personne ne viendra nous imposer n’importe quoi, ça ne se fera pas ! Il va falloir dans ce cas affronter la totalité de notre population. C’est une question de vie ou de mort pour nos populations. Donc nous ne laisserons pas passer, nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous attendons le moment venu.

Cette question des démembrements de la CENI, on essaye de nous opposer, mais ça n’a aucune importance. Parce que nous n’accepterons aucune élection avec 1 500 000 électeurs fictifs, nous n’accepterons pas que la révision du fichier électoral sans que l’opérateur qui a été désigné par appel d’offres conformément à l’audit que nous avons tous accepté. Si cela n’est pas fait, nous ne l’accepterons pas parce que l’idée c’est de faire passer les élections législatives pour le référendum. Donc pour nous, c’est du pareil au même ; même mère, même père. Donc on ne sera pas dedans ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pou Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le défi de Fodé Oussou aux « pyromanes »

30 août 2019 à 22 10 33 08338
Les leaders du FNDC

A l’occasion de la conférence organisée par le FNDC ce vendredi, 30 août 2019, à l’université Kofi Annan de Guinée, plusieurs leaders politiques ont pris la parole pour se prononcer sur la détermination du Front National pour la Défense de la Constitution de barrer la route au référendum constitutionnel que le régime Alpha Condé est en train de préparer pour permettre au président de la République de briguer un troisième mandat en 2020.

C’est le cas de Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et député à l’Assemblée nationale. L’opposant en a profité pour lancer un défi aux promoteurs d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Comme tous les autres responsables de partis politiques qui se sont succédé à la tribune, Fodé Oussou Fofana n’a pas manqué de dénoncer la gouvernance Alpha Condé, qui se résume en grande partie, selon lui, à des promesses non respectées. Ce qui n’est pas étonnant d’ailleurs aux yeux de l’opposant.

« Je l’avais dit, quand vous donnez le pays à quelqu’un qui n’a rien fait, ni ici ni ailleurs, qui n’a été ni employé, ni employeur, vous allez vous retrouver dans la même situation que nous connaissons aujourd’hui sous Alpha Condé. Monsieur Alpha, ce qu’il sait faire, ce sont des promesses », soutient le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Abondant la question de la nouvelle constitution qui fait débat, ce responsable du principal parti d’opposition du pays estime que le pouvoir a minimisé la force du FNDC, structure mise en place par des politiques, des activistes de la société civile, des syndicalistes, des artistes… pour barrer la route à ce projet.

« La plus grosse erreur de monsieur Alpha Condé et son gouvernement, c’est de penser que le Front National pour la Défense de la Constitution c’est un homme, un parti politique. Ce qu’ils ont oublié, c’est que c’est le peuple qui est fort. C’est vous, c’est moi et c’est tout le monde. Et personne ne peut quelque chose contre le peuple.

Je voudrais vous dire ici et maintenant que le Front National pour la Défense de la Constitution est installée sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur. Nous avons fini et nous sommes prêts. Je voudrais lancer un message au président Alpha Condé et aux pyromanes : vous voulez le combat, nous sommes prêts. Cessez la théorie qui consiste à dire nous allons rencontrer la population. Le peuple a déjà décidé.

Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé sait qu’en 2020 il va partir, il n’y a rien à faire. En 2020, monsieur Alpha Condé partira. Maintenant pour ne pas nous retarder puisque nous nous sommes prêts, au lieu que les pyromanes parlent, ils n’ont qu’à dire à monsieur Alpha Condé d’aller à la télévision pour dire : moi, Alpha Condé, je veux d’un troisième mandat. Ça va être le dernier jour de monsieur Alpha Condé dans ce pays. Je lance ce défi aux pyromanes », a dit Fodé Oussou Fofana.

Cette conférence, tenue dans un amphithéâtre de l’Université Kofi Annan, à Conakry, a mobilisé les responsables du FNDC et de nombreux citoyens opposés à un changement de constitution ou un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Elle visait à réaffirmer l’unité et la détermination des membres du front à mener ce combat jusqu’au bout.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Boké : l’affaire du 3ème mandat pour Alpha Condé perturbe les débats du Conseil communal

28 août 2019 à 17 05 52 08528

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, la 2ème session du conseil communal de Boké qui s’est ouverte hier, mardi 27 août 2019, se poursuivra jusqu’à demain, jeudi, dans la salle de conférence de la mairie. Au-delà des autorités de tutelle, cette rencontre regroupe les chefs religieux, les représentants des associations de jeunesse, de la société civile et les conseillers de la commune urbaine dont 27 des 29 ont répondu présents.

Seulement, dans la journée de ce mercredi, aux environs de 11 heures, les travaux ont été momentanément perturbés. Et pour cause ? La promotion d’une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie en République de Guinée.

L’incident qui a failli faire capoter la session du conseil communal de ce jour a été provoqué par un des conseillers communaux, Johne Coumbassa, qui a présenté un paquet de noix de cola qui lui aurait été remis par certains ressortissants de Boké à Conakry, proches de la mouvance présidentielle, et qui demanderaient une manifestation en faveur d’un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Il ne fallait pas plus pour « allumer la salle » ! Des cris et injures ont fusé de partout ! Pendant plus de 20 minutes, le désordre était total ! Personne n’écoutait son prochain… Une pause a finalement été demandée pour calmer les conseillers issus de l’opposition qui sortaient et juraient de bouder la suite des travaux.

Il a fallu une dextérité du maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, pour faire revenir les opposants. A la reprise, le maire a demandé pardon au nom de l’exécutif communal pour cette maladresse.

Finalement, Maxim Diallo, doyen des conseillers issu de l’opposition a été désigné comme porte-parole de circonstances. Déplorant ce qui venait de se passer dans la salle, le doyen a rappelé que la mairie n’est pas une tribune politique. Maxim Diallo a précisé que si ces colas avaient été acceptés, l’exécutif communal se verrait alors dans l’obligation d’accepter également le paquet de cola du FNDC pour les croquer en même temps…

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Elhadj Sékhouna Soumah tranche : « il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée »

24 août 2019 à 16 04 53 08538

Vent debout contre le projet « satanique » de nouvelle constitution dont le seul but est de permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se sont rendues chez le Kountigui (autorité morale) de la Basse Côte ce samedi, 24 août 2019. En toile de fond, lui expliquer davantage les raisons de leur combat contre le projet de nouvelle constitution et demander son soutien à leur démarche, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Tanènè Bouramayah.

Les femmes du FNDC se sont rendues en grand nombre au domicile d’Elhadj Sèkhouna Soumah, situé à 100 kilomètres de Conakry. Dans son intervention, madame Camara Hadja Sarangbè Condé, membre des femmes du FNDC, a expliqué l’objectif de leur visite chez le chef coutumier de la Basse Guinée.

madame Camara Hadja Sarangbè Condé, membre des femmes du FNDC

« Nous allons faire le tour de tous ceux qui peuvent parler au nom du peuple de Guinée. Nous sommes là aujourd’hui, pour dire que nous, nous ne sommes pas pour le tripatouillage de notre constitution. Le président Alpha Condé a été élu sur la base de cette constitution, alors ce n’est pas à la fin de son dernier mandat qu’on peut changer cette constitution. Nous femmes du FNDC, nous disons non et non. Et, les raisons profondes sont là. Ce sont les femmes qui souffrent en Guinée. Nous constituons 52% de la population guinéenne.

Et, le gros lot des charges repose sur les épaules des femmes guinéennes. Regardez l’état de nos routes, l’état de nos routes est piteux. Regardez comment nos villes croulent sous les ordures, et les ordures tuent. Regardez nos enfants qui ont terminé les études et qui n’ont pas de débouchés, ils ont perdu tout espoir. Et la conséquence c’est quoi ? Il y en a qui se jettent à la mer pour aller se chercher, comme on le dit, en Europe. Nous en avons marre », a-t-elle dit.

Selon cette dame du FNDC, la Guinée a toutes les potentialités pour se développer. Mais à cause de la mauvaise gouvernance, le développement tarde à venir. « Ce pays à toutes les potentialités, il suffit d’une bonne politique et d’un bon gouvernement pour que nous sortions de l’ornière », soutient-a-t-elle.

Aïcha Barry, membre du FNDC

Abondant dans le même sens, Aïcha Barry, également membre du FNDC, a dit que le président « Alpha Condé a échoué, ses deux mandats ont été un échec. Il doit au-moins le reconnaitre et sortir par la grande porte. Nous savons qu’ils sont en train de partager des habits chez Baïdy Aribot (2ème vice-gouverneur de la Banque centrale). Ils veulent se retrouver au palais du peuple pour parler au nom de toutes les femmes de Guinée. Nous ne sommes pas d’accord. S’ils sortent à 7 heures du matin, à 6 heures ils nous trouveront sur leur route. Les sachets noirs remplis d’argent de nos compatriotes qu’ils sont en train de donner aux femmes chez Baïdy Aribot, nous sommes au courant de tout. S’ils sortent à 7 heures, ils nous trouverons devant eux. S’ils veulent, ils n’ont qu’à nous gazer, s’ils veulent ils n’ont cas nous tuer, on n’a pas peur », a-t-elle prévenu.

Dans son discours réponse, Elhadj Sekhouna Soumah a exprimé sa joie de recevoir ces femmes. Selon lui, l’actuelle constitution doit être impérativement respectée. « Ce que je vais vous dire, que tu sois président de la République, que tu sois un chef religieux, que tu sois un milliardaire, tout le monde doit se soumettre à l’autorité de la loi. La loi a dit deux mandats, on doit respecter les deux mandats. Il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée.

Aux Etats Unies, la constitution a parlé de deux mandats, leur constitution a été votée il y a plusieurs années. Et depuis, aucun président n’a accepté de la violer. La Guinée ne doit pas faire exception à cela. Nous sommes tous régis par cette constitution. Et elle dit que c’est un mandat renouvelable une seule fois. Tu as fait deux mandats, ça fait 10 ans. Donc, tu dois quitter pour laisser la place à celui que les Guinéens choisiront », a-t-il expliqué, faisant référence au président Alpha Condé.

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Poursuivant, le Kountigui de la Basse Côte a dit qu’il soutient les femmes du FNDC dans leur démarche. Selon lui, les Guinéens souffrent et il est temps qu’on ait un autre président après 2020. « Il se dit que les Guinéens souffrent. Oui, c’est vrai, les Guinéens souffrent énormément. Certains continuent à nous mentir en disant que le pays est en train de se développer. C’est faux. J’ai entendu vos cris de cœur. Je vous soutiens dans vos démarches parce que vous dites la vérité. Je ne suis pas politique, je ne parle même pas avec les politiques. Mais j’avoue que les Guinéens souffrent. Si mes propos fâchent quelqu’un, c’est son affaire (…)

Je dis encore une fois encore, que ceux qui vont prendre de l’argent et qui font croire à Alpha Condé qu’il pourrait changer la constitution le fatiguent. Parce qu’il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée. C’est lui-même qui a juré devant le peuple de Guinée qu’il va respecter et faire respecter la loi. Et cette loi, c’est la constitution. Donc, il doit quitter après son second et dernier mandat », a tranché Elhadj Sékhouna.

De Tanènè Bouramayah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lutte anti 3ème mandat : le Bloc contre Alpha Condé rejoint le FNDC

21 août 2019 à 21 09 37 08378

Le Front National pour la Défense de la Constitution continue de s’agrandir et de se renforcer. Le Bloc Contre Alpha Condé, un autre mouvement opposé au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président de la République, vient de rejoindre la structure. Cette adhésion a été officialisée au cours d’une rencontre organisée ce mercredi, 21 août 2019, au siège du FNDC, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Fodé Manguéba Camara, vice-président du Bloc contre Alpha Condé, l’adhésion de ce mouvement est motivée par le souci de participer au combat pour la défense de la démocratie et le bonheur de la Guinée. « Le combat dans lequel nous sommes, c’est tout le peuple de Guinée qui doit se lever pour le mener. On ne doit pas regarder notre intérêt personnel, on doit plutôt privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Beaucoup de personnes nous ont démarchés pour que nous changions de camp, mais nous avons refusé, tout simplement parce que nous voulons le bonheur de la Guinée », a-t-il annoncé.

Il ajoute que les chantiers engagés récemment à l’intérieur du pays dans le cadre de l’ANAFIC constituent un moyen pour le pouvoir de tromper les citoyens afin d’octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Le pouvoir est en train de faire semblant de travailler actuellement, ils vont à l’intérieur du pays pour construire des maisons de jeunes et d’autres infrastructures. Ce sont des actions qui visent juste à nous tromper. Refusons d’être trompés, refusons d’être manipulés.

Je m’adresse particulièrement aux jeunes et aux femmes parce que c’est nous qui sommes souvent manipulés. Abdourahmane Sanoh et Bill de Sam, s’ils voulaient s’enrichir, ils l’auraient déjà eu. Mais, ils ont décidé de défendre l’intérêt de la Guinée et de mener le combat dans ce sens. Nous devons en faire autant. Le jour où le mandat d’Alpha Condé arrivera à échéance, levons-nous tous comme un seul homme et sortons pour lui dire de quitter le pouvoir », a lancé Fodé Manguéba Camara.

Du côté des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, c’est la joie d’accueillir de nouveaux dans leur rang. Pour Abdourahmane Sanoh, le président du comité de pilotage du FNDC, cela montre que la majorité des Guinéens est engagé à mener le combat contre un troisième mandat dans le pays.

« Il n’y a qu’une minorité opportuniste qui est en train d’instrumentaliser la majorité, c’est ce que vous, vous avez compris. Et nous sommes persuadés que d’autres personnes, d’autres groupes viendront rejoindre et renforcer la lutte du FNDC pour que notre peuple gagne ce défi et donne l’exemple au monde entier par rapport à notre volonté désormais, de renforcer la démocratie et faire en sorte que quiconque vient pour diriger la Guinée, la dirige dans l’intérêt de l’ensemble des Guinéens, mais pas pour satisfaire les caprices d’une minorité.

Nous nous réjouissons que vous ayez compris que la famille FNDC est une très grande famille aujourd’hui et que son idéal c’est de porter les aspirations de notre peuple. Nous avons la profonde conviction que ceux qui viennent aujourd’hui se joindre à nous sont des leaders aguerris et des patriotes qui ont une parfaite compréhension des intérêts généraux », a dit l’activiste de la société civile.

Monsieur Sanoh en a profité pour rappeler que « le Front National pour la Défense de la Constitution n’est pas un mouvement partisan, c’est un mouvement qui s’engage dans la défense des intérêts de notre peuple. Cela, pour qu’on cesse maintenant d’instrumentaliser les jeunes, les femmes, les sages de notre pays dans l’intérêt d’une petite minorité de gens, qui se mettent à prendre les intérêts, les avantages, les bénéfices, les ressources de notre pays pour les utiliser dans leur intérêt personnel, sans aucun scrupule, sans morale, sans éthique.

Et, ce sont des personnes qui sont avec tous les régimes. Pourvu qu’ils vivent, même si le peuple doit continuer à rester dans la famine, dans la souffrance, dans l’indignité, dans l’indécence. L’essentiel étant pour eux qu’ils soient là avec leurs familles, leurs copains, leurs complices pour maintenir les jeunes dans la pauvreté, dans le chômage, pour maintenir le peuple dans la pauvreté. Ça, ça ne peut plus continuer. Et c’est cela le combat du FNDC », a-t-il laissé entendre.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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N’zérékoré : promoteurs d’un 3ème mandat et FNDC préparent des manifs le même jour au même lieu…

20 août 2019 à 20 08 52 08528

Dans un communiqué signé ce mardi, 20 août 2019, la coordination régionale du Front national pour la défense de la Constitution a dénoncé les manœuvres des tenants du pouvoir qui veulent organiser un meeting et une conférence dans le cadre de la promotion d’un pouvoir à vie pour le président Alpha Condé.

Rappelant que des accords avaient été signés entre les promoteurs d’une nouvelle constitution (qui souhaitent offrir un mandat à vie au président actuel de la Guinée) et les défenseurs de la constitution guinéenne (qui rêve d’une alternance politique et surtout le respect de la Constitution et des institutions du pays), les responsables locaux du FNDC ont également menacé de sortir pour répondre à ce qu’ils estiment être une violation de ces accords.

Et, pour éviter toute manifestation au même lieu le même jour, avec le risque d’entraîner des troubles dans la région, la Coordination régionale du FNDC de la Guinée forestière appelle les uns et les autres à l’esprit patriotique.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce communiqué du FNDC-N’zérékoré :

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Entretien avec Younoussa Baldé de la jeunesse UFDG à Labé (avec vidéo)

12 août 2019 à 20 08 19 08198
 Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Guineematin.com reçoit aujourd’hui le secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) à Labé, Younoussa Baldé. Ingénieur agroéconomiste de formation, notre invité de la semaine est membre de la nouvelle équipe du conseil communal de Labé.

Dans cet entretien vidéo exclusif, Younoussa Baldé nous présente le Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG de Labé, explique ce qui a motivé l’organisation d’une conférence débat sur le projet de société de son parti, ouvre une parenthèse sur la participation du gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané, à cet évènement politique, premier du genre dans la préfecture, aborde la question des relations conflictuelles entre l’opposition et les autorités locales, surtout autour de l’organisation des manifestations de rue, les difficultés dans le fonctionnement du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)…Intégralité !

Guineematin.com : je vais commencer par vous remercier d’avoir accepté l’invitation de Guineematin ! Monsieur Baldé, vous êtes le secrétaire général du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé. Présentez-nous cette structure, brièvement ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG fait partie des organismes du parti, au niveau de la préfecture. Comme vous devez le savoir, il y a le bureau des jeunes, le bureau des femmes et le bureau tronc commun. Le comité fédéral des jeunes est donc un organe de la fédération de l’UFDG au niveau de la préfecture.

Quelles sont les activités principales du comité fédéral des jeunes de l’UFDG ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG intervient dans beaucoup d’activités culturelles, sportives, éducatives, politiques, à tous les niveaux en fait. Chaque année, le comité fédéral des jeunes de l’UFDG se fixe comme objectif d’élaborer un plan d’action qu’il déroulera au cours de l’année. Toutes ces activités seront prises en compte au niveau de ce plan d’action.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités dans la préfecture de Labé ?

Comme toute activité, des fois, la collaboration est difficile avec les autorités de tutelle. Comme vous devez le savoir, nous sommes des politiciens. Souvent, on a besoin d’organiser des manifestations pour dénoncer certaines dérives de l’Etat. Malheureusement, les autorités de tutelle ne se montrent pas trop démocrates, trop républicains pour autoriser ces manifestations. Comme vous devez le savoir, depuis que le premier ministre, monsieur Kassory Fofana est là, il y a une interdiction de toute manifestation politique sur toute l’étendue du territoire national. C’est quelque chose que nous déplorons. C’est une façon de confisquer les libertés des citoyens dans le pays. Dans ce cadre-là, la collaboration est vraiment difficile.

De l’autre côté, c’est toujours un problème de moyens. Vous le savez, un parti politique n’a pas assez de moyens. Ses activités dépendent de l’effort fourni par les militants. Les militants et sympathisants sont donc les premiers bailleurs du parti. Et il se trouve que la Guinée traverse une situation économique très difficile, très délicate. Des fois, nous n’avons donc pas les moyens de notre politique, en quelque sorte. Ça aussi, c’est une autre difficulté.

A part ça, la détermination est là, l’engagement est là pour faire de la Guinée un véritable Etat démocratique, un véritable Etat de droit. Les militants, de façon générale, et particulièrement les jeunes du parti s’engagent physiquement, moralement et humainement pour exécuter leurs activités pour aider le parti.

En dehors des activités ordinaires de l’UFDG, votre parti est engagé au sein du Front National pour la Défense de la Constitution. Qu’est-ce que le comité fédéral de l’UFDG apporte justement à l’antenne préfectorale de ce front ?

Le comité fédéral des jeunes est membre de ce front national pour la défense de la constitution au niveau de Labé. Nous appartenons à toutes les commissions du FNDC: la commission administrative, la commission information et communication, la commission mobilisation, la commission implantation et finances. Nous sommes membres au niveau de toutes les commissions, à part entière. Du coup, on participe donc à toutes les activités du FNDC au niveau de Labé. De l’implantation à la planification et le suivi. Tout. On n’est donc absent à aucune étape du processus d’évolution du FNDC.

Vous avez organisé une conférence débat sur le projet de société de votre parti. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé ?

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de l’exécution du plan d’actions du comité fédéral des jeunes de l’UFDG d’une part, et d’autre part dans notre ambition à vulgariser le projet de société de l’UFDG. A un moment donné, on s’est dit qu’il est important de faire comprendre à l’opinion les principes, valeurs, stratégies et actions sur lesquelles l’UFDG fonde son projet de société pour bâtir une Guinée unie, démocratique et prospère et pour sortir la Guinée de la profonde crise qu’elle traverse. C’est ce qui nous a motivé vraiment à organiser cette conférence débat et expliquer tout cela à l’opinion.

Justement, comment les participants ont-ils apprécié l’initiative ?

Franchement, tout le monde était heureux, tout le monde était content. Ils n’ont pas manqué de nous dire que c’est la toute première fois qu’un parti politique organise une conférence débat autour du projet de société. Les médias ont apprécié, la société civile a apprécié, les autres partis politiques ont apprécié, le gouverneur et le maire qui étaient tous là ont apprécié et ils nous ont encouragés vraiment à démultiplier des initiatives comme ça. On s’est engagé du coup à en faire une édition. L’année prochaine, à pareille moment, s’il plait à Dieu, on organisera la 2ème édition de cette conférence débat autour du projet de société de l’UFDG.

Vous avez tout à l’heure parlé de la participation du gouverneur de région à cette manifestation de l’opposition. Vous connaissez le contexte guinéen. Sa présence a marqué les esprits. Quelle lecture faites-vous de cette démarche de Madifing Diané ?

Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Nous avons vraiment apprécié son attitude, nous avons apprécié vraiment son geste. Le fait de venir nous accompagner dans cet évènement, on ne pouvait pas l’imaginer, puisqu’on a constaté depuis longtemps dans ce pays, il y a une autorité pour les opposants, une autorité pour les partisans de la mouvance. Une justice pour les opposants, une justice pour la mouvance. Un traitement pour les opposants, un traitement pour les gens de la mouvance. Si nous constatons aujourd’hui le gouverneur de Labé, monsieur Madifing Diané se démarquer à travers sa présence à un évènement organisé par l’UFDG et l’opposition, c’est quelque chose de salutaire. Nous invitons toutes les autres autorités et à tous les niveaux à emboiter le pas. Comprendre que si on est responsable, on est responsable de tout le monde, on n’est pas responsable d’une partie de la population. C’est vraiment salutaire.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, qui a reçu la même invitation n’a pas effectué le déplacement et n’a envoyé non plus personne pour le représenter…

Franchement parlant, on a regretté ce geste, on a regretté cette attitude de la préfecture. On aurait souhaité que toutes les autorités soient présentent ici, c’est-à-dire, la commune, la préfecture et le gouvernorat. Nous ne savons pas encore qu’est-ce qui a motivé le préfet pour ne pas être là, pour ne pas envoyer quelqu’un au nom de la préfecture. Nous le déplorons et nous le regrettons.

Aujourd’hui, le débat sur la constitution fait couler beaucoup d’encre et de salive. Quelles sont les chances de réussite du FNDC dans son combat ?

Nous estimons que les chances sont élevées. A partir du moment où au niveau du FNDC, on a des partis politiques, on a des organisations de la société civile, on a des activistes, donc on estime aujourd’hui la majorité de la population guinéenne se reconnait dans le combat du FNDC, se retrouve au sein du FNDC. On estime aujourd’hui que c’est le clan du pouvoir seulement qui est entrain de se mettre de côté pour mettre son intérêt devant au détriment de plus de 10 millions d’autres guinéens. On estime que la force restera au peuple, la force restera à la majorité qui regroupe aujourd’hui le FNDC.

Si les forces et les faiblesses sont les deux aspects d’une même réalité, quelles sont les faiblesses du FNDC dans ce combat ?

Les faiblesses du FNDC, peut-être, c’est le manque de moyens. Comme vous le savez, pour mener toute activité il faut avoir des moyens à sa disposition. Ces moyens-là manquent. Contrairement au gouvernement qui est entrain de prendre de l’argent dans les caisses, qui est entrain d’utiliser l’armée, qui est entrain d’utiliser la justice, pour utiliser trois armes : l’intimidation, la répression et la corruption. Des moyens comme ça ne sont donc pas à la portée du FNDC. D’ailleurs, le FNDC ne souhaite pas avoir des moyens comme ça. Le FNDC compte sur la prise de conscience, sur la sensibilisation, sur les conseils pour faire adhérer tout le monde derrière cette cause, pour rallier tout le monde derrière le combat du FNDC.

Avez-vous un autre message à nous confier ?

Le message qu’on a à vous confier, c’est de remercier d’abord les gens qui ont participé à notre évènement, puisqu’on a parlé de ça au cours de cette interview, vous inviter, vous aussi médias, à sensibiliser la population guinéenne à se lever comme un seul homme, d’unir leurs forces, leurs moyens, leurs matériels pour empêcher la modification de la constitution en Guinée, pour empêcher un 3ème mandat en Guinée. Nous venons de loin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de sacrifier tous les acquis démocratiques en République de Guinée. Il y a eu beaucoup de gens qui ont perdu la vie, qui ont perdu de l’argent, qui ont perdu du matériel, qui ont perdu des fois même leur liberté. Puisque beaucoup sont dans les prisons, certains sont hors du pays. Tout çà-là, ce sont des sacrifices pour maintenir, pour préserver les acquis démocratiques, donc en aucun cas on peut se permettre de trahir la mémoire de tous ceux qui ont perdu tout çà-là pour que la Guinée soit effectivement un pays démocratique, un pays de droit. Nous invitons donc tout le monde à se battre pour donner cette victoire au peuple de Guinée.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le FNDC galvanise ses troupes : « traitez comme un délinquant tout gouverneur, préfet, … »

6 août 2019 à 12 12 07 08078

Pro et anti nouvelle Constitution multiplient les actions sur le terrain, avec quelques fois des accrochages entre les deux camps. C’est dans ce cadre que le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), dans le cadre de son combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé, a tenu une assemblée générale hier lundi, 5 août 2019, à Kindia. Organisée au siège de l’antenne locale du front, sis au quartier Féréfou, dans la commune urbaine, la rencontre a connu une forte mobilisation des opposants au projet de nouvelle constitution, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Sékou Koundouno, responsable de stratégie et de planification au niveau de la coordination nationale du FNDC, « il s’agit d’une réunion d’information mais aussi de mobilisation, afin que tous les citoyens militants et sympathisants, membres du FNDC se tiennent prêts, dès qu’ils entendent les orientations et instructions. Cette mission avait pour objet de faire la revue de toutes nos troupes, de nos antennes de la Basse Côte, de Sangarédi en passant par Boké ,Boffa ,Tanènè, Dubréka, Fria, Manéah, Coyah, Forécariah et puis Kindia et Télimélé, pour voir le niveau d’avancement et le niveau de préparation des antennes.

Comme vous le savez, nous ne sommes pas concernés par le débat stérile, illégal et illégitime que des putschistes sont entrain de promouvoir actuellement. Nous nous préparons au combat citoyen conformément à la Constitution guinéenne, afin de défendre la patrie. Ce combat s’articule autour de certaines actions citoyennes qui sont conformes aux lois de la République, aux traités et conventions. Donc, nous travaillons à préparer à la fois la mentalité, à préparer aussi quelques subjectivités qui existent au niveau des citoyens, afin que partout où besoin se posera, que nous soyons là en vaillants soldats de la République, en des patriotes pour défendre la patrie », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’activiste de la société civile a mis en garde tout administrateur territorial ou élu local qui tenterait d’empêcher les activités du FNDC dans leurs localités. « Quiconque se sert de son manteau de préfet, de gouverneur, de sous-préfet ou de chef de quartier, pour empêcher la tenue d’une rencontre ou d’une réunion du FNDC, traitez-le comme un délinquant, car il viole le principe de la neutralité et de service public de l’administration. Je suis formel là-dessus. Nous sommes ni dans une monarchie ni dans un royaume.

La Constitution guinéenne est très claire : le droit à l’association, le droit à la réunion, le droit de créer des entités à la fois politiques et citoyennes, sont des droits constitutionnels. Ce n’est pas un individu ou un groupe d’individus qui peuvent remettre en cause ce droit. Je n’ai pas à vous apprendre les procédés ou procédures par lesquelles nous adoptons la Constitution ou les lois. C’est pour vous dire tout simplement qu’un militant zélé ne peut pas outrepasser. Je vous apprends qu’un fonctionnaire a une vocation de neutralité, d’impartialité afin de servir la société », a souligné Sékou Koundouno.

Au terme de sa tournée en Basse Guinée, qui a pris fin par l’étape de Kindia, Sékou Koundouno se dit satisfait de son constat sur le terrain. « En ma qualité de coordinateur de la Basse Côte, je rentre à Conakry galvanisé, rassuré que la cadence de riposte sera impressionnante au moment opportun. Nous attendons que la ligne rouge soit atteinte par le camp d’en face et les dispositions citoyennes et pratiques, conformément à la Constitution guinéenne, seront mises en branle.

Nos armes sont nos t-shirts, nos pancartes, nos banderoles, nos slogans. C’est le nombre qui va déterminer notre capacité de frappe. Que ce soit au Soudan, au Burkina, en Algérie, au Congo… la révolution citoyenne a eu toujours raison sur les dictatures », a martelé l’administrateur de la Cellule Balai Citoyen de Guinée.

Pour sa part, le coordinateur régional du FNDC à Kindia, Alsény Fareinta Camara, a dit sa satisfaction devant la mobilisation qu’il y a eu lieu. « Nous avons organisé une assemblée générale aujourd’hui pour informer et sensibiliser les citoyens à tous les niveaux de s’apprêter pour devenir les préfets, les gouverneurs et les ministres de la rue, parce que bientôt nous allons écourter le mandat du président Alpha Condé et dégager tous les rebelles constitutionnels qui sont au sein du gouvernement et à la présidence de la République. Il y a eu une forte mobilisation et l’assemblée a réussi. Je suis satisfait », a-t-il laissé entendre.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628516796

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Affrontement en pro et anti nouvelle constitution en Guinée à Abidjan : voici la réaction du FNDC

5 août 2019 à 19 07 39 08398

Communiqué : La Coordination nationale félicite l’antenne du FNDC Abidjan

Hier, Dimanche 04 août 2019, une manifestation des putschistes constitutionnels a été empêchée par le FNDC- Abidjan 

Cette manifestation de soutien dirigée par l’ambassade de la Guinée pour la nouvelle constitution a tourné à la bagarre ce dimanche 04 août 2019 à la bourse du travail de Treichville à Abidjan.

Les Guinéens résidant à Abidjan ont manifesté leur opposition à cette nouvelle constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Informée de cette éventualité, l’antenne FNDC- Abidjan a mobilisé la communauté guinéenne résidant à Abidjan pour empêcher la tenue du meeting de promotion du coup d’État civil.

C’est ainsi que les défenseurs de la constitution ont marqué leur présence en scandant non au troisième Mandat et coup d’État civil en réponse aux messages des promoteurs des putschistes constitutionnels.

Plusieurs personnes interpellées et amenées à la préfecture de police d’Abidjan, avant d’être libérées un peu plutard.

La coordination nationale du FNDC félicite son antenne d’Abidjan pour avoir empêché la promotion du coup d’État constitutionnel dans leur pays de résidence.

Elle exprime sa solidarité et son soutien à l’antenne du FNDC_Cote_D’Ivoire

Ensembles Unis et Solidaire, nous vaincrons !

Conakry le 05 Août 2019

La cellule de communication du FNDC

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Faya Millimono en prison : le FNDC appelle au calme

2 août 2019 à 15 03 44 08448
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral et membre de l’opposition guinéenne, a été mis sous mandat de dépôt ce vendredi, 02 août 2019, et conduit à la maison centrale de Coronthie, le plus grand centre pénitencier de la République de Guinée. Le leader politique est poursuivi par le ministre de la Justice qu’il avait taxé d’être un ancien rebelle. Ce qui a été démenti et l’opposant avait même présenté des excuses au ministre…

Dans un communiqué transmis aux médias dans l’après-midi de ce vendredi, la coordination nationale du FNDC a appelé « les citoyens au calme », tout en rassurant « être en contact avec les avocats de la défense pour une issue heureuse de la suite de la procédure en cours »

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce Communiqué :

La coordination nationale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) exprime tout son soutien et toute sa solidarité à l’endroit de Docteur Faya MILLIMONO, président du parti Bloc Liberal et membre du FNDC, incarcéré à la maison centrale de Conakry, bien qu’il ait reconnu son erreur et présenté ses excuses publiques.

La coordination nationale du FNDC est surprise de la promptitude dont a fait montre le tribunal dans le traitement des faits reprochés à Dr MILLIMONO parmi tant d’autres plus importants et plus graves qui sont classés sans suite.

La coordination nationale du FNDC regrette la décision de mise sous mandat de dépôt Dr Faya MILLIMONO bien qu’il ne représente aucune menace et s’est montré coopératif pour la poursuite de la procédure.

La coordination nationale du FNDC appelle les citoyens au calme et rassure être en contact avec les avocats de la défense pour une issue heureuse de la suite de la procédure en cours.

Conakry, le 02 /08/ 2019

La coordination Nationale du FNDC

Le Responsable des Operations

Ibrahima DIALLO

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Conakry : le FNDC se mobilise pour le procès de Fodé Baldé et de Mohamed Bangoura

31 juillet 2019 à 18 06 12 07127

Dans un communiqué transmis aux médias dans l’après-midi de ce mercredi, 31 juillet 2019, la coordination nationale du front national pour la défense de la constitution (FNDC) demande aux populations de se mobiliser demain, jeudi, devant le tribunal de première instance de Kaloum pour soutenir Fodé Baldé et Mohamed Bangoura, poursuivis par l’agent judiciaire de l’Etat pour diffamation du président Alpha Condé.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué du FNDC :

La coordination nationale du FNDC demande à toutes ses antennes et autres citoyens engagés pour la défense de la constitution de se mobiliser demain jeudi à partir de 8h30 au tribunal de première instance de Kaloum pour soutenir Fodé BALDE membre de la cellule de communication du FNDC et le journaliste Mohamed Bangoura du site mosaïqueguinee.com.

Par ailleurs, la Coordination nationale du FNDC tient à rappeler à l’opinion nationale et internationale que les faits reprochés au jeune Fodé BALDE et au journaliste Mohamed Bangoura relèvent de la liberté d’expression et d’opinion garanties par la constitution Guinéenne.

La coordination nationale du FNDC dénonce et condamne l’intimidation dont fait l’objet Fodé BALDE et Mohamed Bangoura. Elle restera mobilisée pour le triomphe de la loi au détriment de l’injustice.

Conakry le 31 juillet 2019

Le FNDC

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Décès de Kèlèfa Sall : le message du FNDC-Suisse

28 juillet 2019 à 14 02 08 07087
Feu Kèlèfa Sall, évincé de la présidence de la Cour Constitutionnelle pour avoir demandé au président Alpha Condé de ne pas changer la Constitution et de quitter le pouvoir après ses deux mandats à la tête de la République de Guinée

Communiqué : L’antenne suisse de Front National pour la Défense de la Constitution (AS/FNDC) a appris avec douleur et tristesse, la disparation de l’ancien Président destitué de la cour constitutionnelle, Maître Kéléfa Sall.

En cette douloureuse circonstance, elle adresse au nom de toute la diaspora suisse et de la France voisine, ses condoléances les plus attristées à sa famille, ses collègues, ses amis et à l’ensemble du peuple de Guinée.

Cette disparation est en effet, une grande perte pour le peuple de Guinée, particulièrement pour ceux qui aspirent à faire de la Guinée, un pays de liberté, de justice et du droit.

Tout ce que Dieu fait étant bon, il ne nous reste plus qu’a honorer sa mémoire en poursuivant son combat pour empêcher toute nouvelle dictature de s’implanter dans notre pays.

Il est certes, parti pour toujours, mais son héritage sera magnifié et poursuivi par nous autres Kéléfa Sall qui aimons la Guinée au-delà de nos intérêts personnels et égoïstes.

L’antenne suisse du Front National pour la Défense de la Constitution (AS/FNDC), au nom de la coordination national, exprime le souhait de voir l’ensemble du peuple de Guinée et particulièrement aux adhérents du FNDC, se mobiliser massivement le jour de ses obsèques pour magnifier son œuvre, rappeler ses idéaux, soutenir sa famille et l’accompagner dignement dans sa dernière demeure.

La Guinée manque de façon criard, des grands hommes de conviction, d’intégrité, d’honneur et de dignité de la trempe et de l’envergure de Mr Sall; d’où l’intérêt d’exiger aux autorités guinéennes, de lui accorder au nom du peuple de Guinée, des obsèques nationales dignes de son rang et des valeurs républicaines qu’il incarnait.

Que l’âme de notre regretté, Maître Kéléfa Sall, repose en paix. Amen

Pour le bureau de la coordination de l’antenne suisse du FNDC

Le Coordinateur

Boubacar Sow

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Putsch constitutionnel en préparation en Guinée : le FNDC annonce la 3ème liste des auteurs

27 juillet 2019 à 9 09 40 07407

Le 29 mai 2019, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana s’est officiellement prononcé en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Il a ensuite affirmé que tous les membres de son gouvernement se sont prononcés en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution dans le but d’octroyer un « 3ème Mandat » à Monsieur Alpha CONDE.

Lors d’une réunion, la coordination nationale du FNDC a abordé la déclaration du Premier Ministre et est arrivée à la conclusion d’inviter tous les membres du Gouvernement qui ne se sentent pas concernés par cette déclaration de faire valoir leur droit à la démission dans 60 jours à compter de la date du 30 mai 2019. Ce délai arrive à terme le 31 juillet 2019.

La coordination nationale du FNDC informe l’opinion nationale et internationale qu’elle publiera la troisième (3) liste des complices du coup d’Etat constitutionnel en planification en Guinée à l’expiration du délai des 60 jours.

La coordination nationale du FNDC rappelle que seules ces personnes seront tenues pour responsables devant le peuple de Guinée, des conséquences du fait de la mise en œuvre du projet du coup d’Etat constitutionnel.

Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons !

Conakry le 27 juillet 2019

La coordination Nationale du FNDC

Le responsable des opérations

Ibrahima DIALLO

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Guinée : « nous allons en guerre contre ceux qui veulent instaurer un 3ème mandat »

24 juillet 2019 à 21 09 03 07037

Dans le cadre du combat engagé contre les promoteurs du 3ème mandat au bénéfice d’Alpha Condé, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent de faire le tour dans les sièges des partis politiques. Après l’UFDG, elles se sont massivement mobilisées ce mercredi 24 juillet 2019, au siège du PEDN, dans la commune de Ratoma. La démarche vise à réaffirmer leur engagement à barrer les promoteurs d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses femmes du FNDC ont pris d’’assaut le siège du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) à Ratoma. Elles sont toutes opposées au contesté projet de 3ème mandat qui vise à permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir.

Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN,
Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN

Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN, et membre à part entière du FNDC, heureuse de cette forte mobilisation des femmes, a fait savoir que ce combat est noble. « Pour ce qui est de ce rassemblement des femmes au siège du PEDN, c’est un grand honneur. Pourquoi ? Parce que le PEDN est à plus d’un titre concerné par cette mauvaise gestion de notre pays et par la nouvelle Constitution qu’on veut imposer au peuple de Guinée. Nous sommes concernés parce que ce peuple vit dans la misère. On en a marre. Nous voulons changer ce pays. Et, on nous a parlé du changement, mais quel changement ? Alors que le peuple de Guinée croule sous les ordures, le peuple de Guinée a faim, le peuple de Guinée n’est pas soigné, nos enfants meurent dans l’océan, nos enfants n’ont pas de travail, nos maris n’ont pas de boulot. C’est sur la femme que reposent tous les fardeaux. Nous femmes du FNDC, nous allons nous battre pour qu’en fin, notre pays sorte de l’ornière », a dit la présidente nationale des femmes du PEDN.

madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG
madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG

Pour sa part, madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG, membre du FNDC, explique que la lutte contre le tripatouillage de la Constitution va plus que jamais continuer. « La motivation, c’est surtout notre engagement par rapport à la lutte contre le tripatouillage de la Constitution. Nous avons voulu tout simplement envoyer un message fort au peuple de Guinée et au gouvernement. C’est pour leur dire simplement que les femmes citoyennes de Guinée sont en guerre contre le tripatouillage de cette Constitution. Nous allons en guerre contre ceux qui veulent massacrer les lois ce pays-là, nous allons en guerre contre ceux qui veulent instaurer un troisième mandat pour le professeur Alpha Condé. Parce que, s’il y a des turbulences dans ce pays, nous les femmes, nous sommes les premières victimes. Alors, nous n’allons pas dormir sur nos lauriers jusqu’à ce que le problème commence. Nous voulons juste faire savoir à l’opinion nationale et internationale que nous les femmes de Guinée, nous sommes engagées et déterminées pour le combat, nous nous battrons jusqu’à la dernière minute pour empêcher à ce qu’il y ait une nouvelle constitution dans notre pays et qu’il y ait un troisième mandat dans notre pays », a-t-elle laissé entendre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Vol des t-shirts et l’argent de Foniké Mengué par des policiers : le FNDC saisit le Procureur

19 juillet 2019 à 10 10 56 07567
Oumar Sylla (alias Foniké Mengué) et Sékou Koundouno
Oumar Sylla (alias Foniké Mengué) et Sékou Koundouno

Comme on le sait, l’arrestation de Foniké Mengué a révélé une tristesse réalité dans les rangs des forces de l’ordre : le vol des objets saisis ! Malheureusement, ne voulant pas durer avec ses geôliers, plusieurs de nos compatriotes qui sont souvent victimes se contentent de leur liberté et des petites confidences aux proches, laissant « à Dieu » ce qui leur a été volé…

Mais, cela ne semble pas être le cas de monsieur Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, un des responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui demande au président Alpha Condé de respecter la Constitution guinéenne et de ne pas mettre le pays dans l’instabilité.

Interpellé par des policiers de la BRI, en tenue civile, le 16 juillet aux environs de 14 heures 15’, le défenseur de la Constitution a été conduit à la DPJ pour un interrogatoire qui se prolongera des heures. Et, l’arrivée d’une meute de soutiens surtout issus du front ne facilitera pas forcément la tâche. Un de ses camarades de lutte le retrouvera dans les bureaux ; mais, pas pour l’assister, parce que lui aussi venait d’être arrêté pour les mêmes motifs : le port d’un t-shirt qui réclame le respect de la Constitution ! Ce qui est présenté comme un crime sous le mandat finissant du premier président démocratiquement élu de la République de Guinée, qui tient désormais à se maintenir au pouvoir contre les principes démocratiques…

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Oumar Sylla et Sékou Koundouno seront finalement autorisés à rentrer dormir chez eux, avec l’assurance de revenir le lendemain dans les mêmes bureaux de la DPJ. Heureusement pour eux, le mercredi 17 juillet 2019, ils apprendront des « enquêteurs » qu’au bout de la « procédure », RIEN n’a été trouvé pour justifier une quelconque poursuite de leur détention. Ils seront donc libérés.

Seulement, leurs biens seront encore « gardés » par les agents de la police du professeur Alpha Condé ! Mais, « c’est du vol », estiment les défenseurs de la Constitution qui se tournent de nouveau vers leurs avocats pour exiger de la police la restitution des biens saisis…

Audible à cette sollicitation, maître Salifou Béavogui, un des avocats du front national pour la défense de la Constitution a écrit le procureur le même jour…

Dossier à suivre sur Guineematin.com

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Labé : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

18 juillet 2019 à 8 08 06 07067

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a entrepris un vaste programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Oumar_Sadio_Diallo, chargé de communication du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé
Oumar Sadio Diallo, chargé de communication du FNDC à Labé

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action opérationnelle adoptée il y a quelques mois en réunion de coordination des activités du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé, selon le chargé de communication de la structure, Oumar Sadio Diallo. Elle fait aussi suite à la mise en place des antennes préfectorales de ce mouvement dans les préfectures de la région et en tenant compte des recommandations du bureau national.

Le choix des représentants du FNDC dans les quartiers obéit à des critères déjà élaborés et communiqués aux personnes ressources cooptées pour servir de points d’appui au programme. Ces principes indiquent que ce sont seulement les acteurs de la société civile qui peuvent être coordinateurs des cellules FNDC pour éviter que le combat soit politisé par le camp adverse. Il y a aussi que le choix doit porter sur des gens compétents, efficaces et engagés pour le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Les femmes occupent une place de choix dans les stratégies de mobilisations élaborées par les responsables du FNDC à Labé.

madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel
Mme Aïssatou Diallo, militante du MoDel

A ce sujet, pour madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel dirigé par Aliou Bah, les femmes doivent s’impliquer davantage dans le combat du FNDC. Surtout qu’elles revendiquent le plus souvent l’équité. « Elles doivent faire comme les hommes » a insisté la dame en sa qualité de membre du bureau du FNDC à Labé.

Selon le programme officiel transmis à la presse locale, les quartiers de Companya, Dow-Saaré et Pounthioun vont constituer la première étape de cette tournée d’implantation des antennes du FNDC dans la ville de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Mobilisation contre un 3ème mandat : qui a volé les t-shirts du FNDC à la DPJ ?

17 juillet 2019 à 15 03 13 07137

C’est une situation qu’on ne peut entendre que dans la Guinée d’Alpha Condé. Déjà, hier, mardi 16 juillet 2019, deux acteurs de la société civile avaient été interpellés par des agents du régime. Le crime à leur reprocher n’était autre que d’avoir porté des t-shirts qui réclament le respect de la Constitution guinéenne.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, seront libérés pour rentrer dormir chez eux. De retour à la Direction de la police judiciaire (DPJ), ce mercredi, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que la police n’a finalement rien trouvé pour continuer à les garder. Mais, au moment de se donner au revoir, il a été constaté des manquements dans les affaires des pauvres activistes de la société civile…

« Ils avaient 850 t-shirts. Mais, on nous a rendu 640. Et puis, un agent de la police avait retiré l’argent que détenait Oumar Sylla, un million cinq cent mille francs guinéens. Heureusement qu’il l’avait identifié. Donc, ce n’était pas difficile de savoir c’est lequel des agents », a expliqué à Guineematin.com le chargé des Opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Seulement, le problème qui persiste en ce début d’après-midi de ce 17 juillet, c’est que les défenseurs de la Constitution n’ont pour le moment pu récupérer ni l’argent de Foniké Mengué, ni le complément des t-shirts, comme s’il y avait des voleurs à la DPJ.

Connus pour leur détermination à aller jusqu’au bout dans leur combat, les activistes de la société civile continuent à attendre à la Direction de la police judiciaire qu’on leur restitue l’argent et les t-shirts.

A suivre !

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