Labé : un affrontement entre pro et anti 3ème mandat évité de justesse

1 juillet 2019 à 10 10 31 07317

Un affrontement a été évité de justesse hier, dimanche 30 juin 2019, entre des membres du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution (FARC), favorables à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, et ceux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés à toute idée de troisième mandat, à Labé.

Plusieurs partisans du FNDC ont décidé d’aller disperser ceux du FARC qui tenaient un meeting dans les locaux du CECOJE de la ville. Mais, ils ont trouvé que leurs adversaires avaient déjà quitté les lieux, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Malgré l’interdiction des manifestations qui étaient programmées par le FARC et le FNDC hier, dimanche, par les autorités de Labé, les promoteurs d’une nouvelle constitution ont maintenu leur rassemblement. Au lieu du carnaval qui était annoncé, les responsables du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution ont organisé un meeting dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute et d’Orientation des Jeunes). Ils ont réuni plusieurs jeunes et même une délégation du parti au pouvoir venue de Conakry, conduite par Sékou Souapé Kourouma.

Ayant appris cette mobilisation, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution ont trouvé anormale que leur manifestation soit interdite et que celle de leur adversaire se tienne. Ils ont réuni plusieurs jeunes pour aller disperser le rassemblement du FARC. Mais, à leur arrivée sur les lieux, les promoteurs d’une nouvelle constitution n’étaient plus sur place.

« La raison de notre présence ici, c’est du fait que nous avons appris qu’il y a le FARC, qui est un mouvement antidémocratique, qui tient un meeting ici au CECOJE. Ils ont réuni quelques enseignants et certains jeunes qu’ils ont corrompu à travers des miettes, juste pour remplir la salle et prendre des images afin de dire qu’ils ont du monde derrière eux. Mais, heureusement pour eux, on est venu trouver qu’ils avaient déjà quitté les lieux. Donc, toutes leurs affiches ont été déchirées, d’autres brûlées. Labé est contre une nouvelle constitution, c’est clair », a déclaré Safayou Baldé, membre du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé.

Interrogé sur cette situation, Samba Camara, le fondateur du FARC, a banalisé cette action des membres du FNDC. Pour lui, l’essentiel est que la manifestation de sa structure a bien réussi. « A leur arrivée, on avait déjà fini notre activité, il n’y avait personne là-bas, ce ne sont pas eux qui nous ont dit de quitter les lieux. C’est après notre départ, qu’on nous a appris qu’il y a des gens qui sont venus au stade pour manifester contre nous et décoller nos affiches. On a dit que c’est normal, ils sont libres de manifester comme nous, on a déjà fini notre activité. Seulement, notre assemblée a réussi, la salle était pleine à craquer, les images et les vidéos en font foi », a-t-il dit.

A rappeler que le maire de Labé a interdit les manifestations des pro et anti nouvelle constitution qui étaient prévues le même jour dans la ville, invoquant des risques d’affrontement. L’autorité communale a été a été appuyée par le gouverneur de la région qui a convié les deux camps à une réunion samedi, pour les sensibiliser à surseoir à leurs manifestations. Des consignes respectées par le FNDC et non par le FARC.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Interdiction des manifestations des pro et anti 3ème mandat à Labé : voici la réaction de l’UFDG

29 juin 2019 à 15 03 19 06196
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Sous le feu des critiques depuis qu’il a interdit les manifestations des pro et anti troisième mandat dans sa ville, le maire de Labé bénéficie du soutien de sa formation politique. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 29 juin 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a volé au secours de l’autorité communale de Labé. L’opposant salue le « sens de responsabilité » de Mamadou Aliou Laly Diallo.

Le maire de Labé a surpris beaucoup en décidant d’interdire deux manifestations politiques qui étaient prévues demain, dimanche 30 juin 2019, dans la ville. D’un côté, le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC) et de l’autre, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Deux mouvement opposés autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum, et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Même s’il a justifié sa décision par le souci de maintenir la paix et la quiétude dans la commune urbaine de Labé, l’élu de l’UFDG, Mamadou Aliou Laly Diallo, n’échappe pas aux critiques. Beaucoup d’internautes se sont étonnés de voir un élu de l’opposition interdire des manifestations politiques dans sa ville. Certains même sont allés jusqu’à le qualifier de Bouréma Condé (le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a interdit toute manifestation sur l’ensemble du territoire guinéen depuis plusieurs mois).

Mais, le maire peut compter tout de même sur le soutien de son camp politique. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président et député de l’UFDG, trouve cette décision du maire de Labé tout à fait responsable. « Il faut d’abord saluer le sens de responsabilité du maire de Labé. Il a prouvé que c’est un responsable, c’est un homme bien réfléchi, qui maîtrise le sujet pour lequel il a été élu maire. Nous le saluons et nous le félicitons pour ça.

Ce maire a reçu deux courriers, évidemment la tension était élevée. Est-ce que ce n’était pas un piège ? Parce que tout le monde sait que monsieur Alpha Condé n’a personne à Labé, le pouvoir voulait donc prendre des gens à Conakry et aller semer la pagaille à Labé, où l’UFDG remporte les élections avec 97 ou 98%. Donc, le maire de Labé n’est pas tombé dans ce piège », estime le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Toutefois, l’opposant souligne que cette décision du maire de Labé ne peut pas être un alibi pour interdire les prochaines manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Il reste entendu que ça va être la dernière fois que des situations comme ça vont passer. Si la stratégie des gens qui veulent d’une nouvelle constitution consiste à écrire des courriers rapidement, le jour où le FNDC veut manifester eux aussi ils disent qu’ils vont manifester pour que les maires annulent les différentes manifestations en disant qu’il y a des risques d’affrontement, c’est peine perdue, ça ne se fera plus. De toutes les façons, les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution vont se faire.

Elles vont commencer le jour où le président va dépasser le Rubicon ; le jour où il va dire lui-même moi Alpha Condé, je vais organiser un référendum constitutionnel à telle date. A partir de ce jour-là, on ne cherchera pas à savoir est-ce que quelqu’un d’autre aussi veut manifester le même jour et au même endroit ; est-ce qu’il y a des risques d’affrontement, parce que monsieur Alpha Condé lui-même a parlé de confrontation. Nous allons organiser des manifestations dans tout le pays pour barrer la route à ce projet et empêcher Alpha Condé de s’offrir un troisième mandat.

Donc, cela ne peut pas être un alibi, ça ne peut pas être une jurisprudence pour que les maires interdisent les manifestations. D’ailleurs, quand on va commencer nos manifestations contre ce projet de troisième mandat d’Alpha Condé, on ne va même pas écrire pour demander la permission de qui que ça soit. On n’a pas besoin d’écrire à quelqu’un pour ça », a prévenu Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Tierno Monénembo appelle les Guinéens à se mobiliser contre ce projet

25 juin 2019 à 18 06 23 06236
L’écrivain Thierno Monénembo et certains responsables du FNDC le 25 juin 2019 à la Maison de la presse de Conakry

Le célèbre écrivain guinéen, Tierno Monénembo qui a officiellement adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), s’engage dans le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi, 25 juin 2019, Monénembo est revenu en détails sur les raisons de sa démarche. Il était accompagné du coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et de certains responsables de la structure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette sortie médiatique de Tierno Saïdou Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Monénembo, intervient peu après son adhésion au FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution prônée par le pouvoir de Conakry, et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’écrivain est venu expliquer les raisons de son engagement dans ce combat. « Je suis là ce matin, parce que je partage profondément les principes et les idéaux de ceux qui ont pris l’initiative de créer ce Front National pour la Défense de la Constitution.

Je pense, en effet, que la Constitution n’est pas quelque chose d’important, c’est quelque chose de sacré. Tant qu’on jonglera avec les lois, tant qu’on jonglera avec la Constitution, c’est le principe même du pays, c’est les principes de l’Etat qui seront remis en cause. Donc, ce combat que nous commençons à mener maintenant, est un combat qui intéresse tout le monde, et d’abord et avant tout le peuple de Guinée », a expliqué le prix Renaudot, devant de nombreux hommes de médias.

Tierno Monénembo en a profité pour appeler à une prise de conscience citoyenne, afin de défendre la démocratie et favoriser l’alternance en Guinée. « Il faut créer une conscience citoyenne et une vigilance citoyenne. La démocratie c’est la vigilance, la démocratie n’est pas un don. La démocratie est un rapport de force permanent. Si on donne toute la force à un homme, c’en est fini pour le peuple, il va dévorer tout le monde. Il faut qu’il y ait un contre-pouvoir, et ces garde-fous viendront de la société civile. Il faut limiter le pouvoir de celui qui est au pouvoir. Si le peuple ne prend pas précaution, il sera en danger », a averti le natif de Porédaka, dans Mamou.

En outre, l’écrivain guinéen a invité le peuple à lutter contre toute forme de confiscation du pouvoir en Guinée. Pour lui, le combat engagé doit se poursuivre pour ramener les hommes politiques à l’ordre. « Nous, nous ne nous battons pas seulement contre les velléités d’Alpha Condé d’avoir un troisième mandat. Nous nous battons contre toute circonstance pareille qui surgirait plus tard. Il faut faire en sorte que plus jamais un chef d’Etat en Guinée n’ait l’intention de manipuler la Constitution pour ses intérêts personnels, et le combat commence maintenant. Notre Constitution est menacée, nous allons la défendre. Nul n’a le pouvoir de résister contre la colère du peuple », soutient-il.

Tierno Monénembo a également dénoncé les difficultés qui assaillent les citoyens guinéens, comme le manque d’eau et d’électricité, les problèmes de santé, le manque d’infrastructures, l’atteinte à la fraternité et à l’unité nationale, l’injustice…

Pour sa part, Abdourahmane Sanoh, coordinateur général du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué le courage et la détermination qui ont prévalu à l’adhésion de Tierno Monénembo à ce front. « Je voudrais juste me réjouir de l’arrivée à nos cotés d’un intellectuel de haut niveau, comme notre frère Tierno Monénembo. C’est cet engagement qui manquait au peuple de Guinée, des hommes et femmes qui sont imprégnés de la vigueur et de l’objectivité pouvant animer et orienter le débat dans le sens de l’intérêt collectif.

Nous souhaitons que son image soit une image qui incite d’autres personnalités à faire comme lui, parce que la crise qui s’annonce pour notre pays est d’abord une crise de l’élite, ensuite une crise morale. L’expression d’une minorité face au peuple. Je voudrais donc lancer un appel à tous ceux qui hésitent encore, pour leur dire que le moment n’est plus à l’hésitation.

Ceux qui veulent modifier la Constitution pour leur intérêt personnel, qui nous prennent pour leur fond de commerce, qui n’ont aucun respect pour notre peuple, doivent savoir que notre détermination est totale et qu’aucune chance ne leur sera donnée pour atteindre leur objectif dangereux et indigne », a martelé l’activiste de la société civile.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Diaspora : plusieurs guinéens d’Europe manifestent à Bruxelles contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

24 juin 2019 à 10 10 13 06136

Comme annoncé depuis plusieurs semaines, le FNDC Belgique a organisé sa première manifestation le samedi, 22 juin 2019 à Bruxelles. De nombreux ressortissants guinéens sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris Guineematin.com de sources locales.

Organisée devant le Palais de justice de Bruxelles, cette manifestation a duré de 12h30 à 15h00. Elle a connu une forte mobilisation de guinéens vivant en en Belgique, en France, en Hollande au Luxembourg et dans d’autres pays d’Europe. Parmi eux, des leaders politiques, des activistes de la société civile, des artistes et de simples citoyens. On notait également la présence de Aliou Bah, le leader du MoDel, venu de Conakry, et Marie Madeleine Dioubaté, candidate à l’élection présidentielle de 2015 en Guinée, venue de la France.

Tous ont manifesté dans la capitale européenne pour dire non au projet de changement de constitution prôné par le pouvoir de Conakry et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Tous les intervenants ont appelé le peuple de Guinée à se mobiliser comme un seul homme pour combattre et barrer la route aux promoteurs de ce projet qu’ils considèrent comme étant des ennemis de la République.

Des banderoles et pancartes affichant les deux premières listes des promoteurs du projet « suicidaire » d’Alpha Condé, élaborées par la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution, et des slogans hostiles au régime « dictatorial » de Conakry étaient visibles sur les lieux de la manifestation.

Ce mouvement a été clôturé par les interventions des artistes Djani Alfa et Joe Dioubaté, et l’animation de Sékou Bruxelles Doumbouya. Le tout, dans une grande ferveur et avec des sentiments de satisfaction par rapport à la mobilisation et de détermination pour la suite du combat.

Depuis Bruxelles, Ibrahima Sory Koin Baldé pour Guineematin.com

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FNDC-Belgique : invitation à une manifestation contre le 3éme mandat d’Alpha Condé

21 juin 2019 à 12 12 43 06436

Nous, FNDC-Belgique avons l’immense honneur de vous inviter à Bruxelles, le 22 juin, à la grande manifestation que nous organisons contre le tripatouillage de la constitution guinéenne.

Le président Alpha Condé a envisagé, contre la volonté du peuple de Guinée, de changer la constitution pour s’octroyer une présidence à vie en nette violation des articles 27 et 154 que nous rappelons ci-après :

Article 27 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non.

Article 154 : La forme républicaine de l’Etat, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision.

Nous serons dès lors honorés de vous accueillir à Bruxelles et de pouvoir compter sur votre contribution à la réussite de la manifestation qui vise à dissuader le président Alpha Condé et son clan de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC) invite toutes les guinéennes et tous les guinéens à venir massivement participer à la manifestation du 22 juin 2019 à Bruxelles.

Date : 22 juin 2019

Heure : 12H30 à 15H00 devant le palais de Justice

Adresse : Place Poelaert 1, 1000 Bruxelles. Belgique

Comptant sur votre présence, nous vous prions d’agréer, l’expression de nos respectueuses salutations.

FNDC-Belgique

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Procès d’opposants à un 3ème mandat à N’zérékoré : voici la décision du tribunal

20 juin 2019 à 14 02 24 06246

A l’issue de leur procès qui a eu lieu durant toute la journée d’hier, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, interpellés lors de la manifestation appelée par le FNDC le 13 juin dernier à N’zérékoré, ont été fixés sur leur sort ce jeudi, 20 juin 2019. Certains d’entre eux ont été relaxés et d’autres condamnés à des peines assorties de sursis, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Sur les 44 prévenus, poursuivis pour détention illicite d’armes de calibre 12, participation délictueuse à attroupement, tentative de vol et trouble à l’ordre public, violences et menaces, le tribunal a relaxé 22 pour délit non constitué. « Le tribunal, statuant publiquement contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort ; après en avoir délibéré conformément à la loi ;

sur l’action publique, relaxe Abdoulaye Diallo, Mathieu Kamano, Mamadou Moustapha Baldé, Mamadou Macka Baldé, Souleymane Sow, Hamidou Barry, Dakko Kolié, Ousmane Diallo, Damany Condé, Moussa Keita, Mohamed Keita, Noupouli Kolié, Nyéréké Tokpa Kpoghomou, Moriba Tokpa Zogbélémou, Mamoudou Fofana, Ousmane Cissé, Mamadi Kourouma, Bangaly Traoré, Kémo Keita, Mohamed Touré, Mamoudou Cissé et Bangaly Keita pour délit non constitué et les renvoie des fins de la poursuite. En conséquence, renvoie le ministère public à mieux se pourvoir », a déclaré le juge, Ibrahima Daman.

La juridiction a, ensuite, reconnu « Abdourahmane Baldé, Alhassane Thiam, Marif Sow, Tibou Barry, Sory Haba, Mamadou Oury Diallo, Mamadou Alpha Baldé, Amadou Barry et Foromo Sakouvogui, coupables du délit de participation délictueuse à un attroupement à eux reproché. Pour la répression, les condamne à trois (3) mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 500 mille francs guinéens d’amende chacun ».

Un autre groupe, composé de « Oumar Diakité, Mohamed Konaté, Moussa Sangaré, Amadou Condé, Daouda Camara, Pascal Haba, Bangaly Keita, Mamadi Keita », a été condamné à quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour vol et destruction de biens privés.

Mohamed Lamine N’Diaye, Ansou Kourouma et Foromo Tokpa Zogbélémou, ont écopé également de quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour « trouble à l’ordre public, violences et menaces ».

Enfin, le tribunal a déclaré « Kalou Kanté et Bandian Condé, coupables de détention illicite d’armes légères de petit calibre 12 et leurs munitions à eux reprochée. Pour la répression, les condamne à six (6) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille d’amende chacun ».

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Accord FNDC-N’zérékoré et autorités locales : sortie de crise ou opération duperie ?

20 juin 2019 à 13 01 14 06146

Après plus d’une semaine de tensions ayant conduit à un mort, des blessés, de nombreuses interpellations et des pillages de commerces, une solution de sortie de crise a été trouvée entre les autorités de N’zérékoré et les opposants à un troisième mandat, emmenés par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Mais, qui sort réellement gagnant de cette situation ?

Rappelons tout d’abord que cette crise qu’a vécu la capitale de la Guinée forestière est partie d’une réunion au cours de laquelle, le préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, a annoncé l’interdiction des activités du Front National pour la Défense de la Constitution sur toute l’étendue de la préfecture. Elhadj Sory Sanoh avait, alors, instruit tous les sous-préfets d’arrêter et de mettre à la disposition de la justice, toute personne qui se présenterait dans leur localité comme étant un membre du FNDC, sans un ordre de mission signé de lui-même.

En réponse à cette décision jugée « antidémocratique et liberticide », les responsables de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution ont appelé les citoyens de N’zérékoré à une marche pacifique le jeudi, 13 juin 2019. Malgré l’interdiction de la manifestation par la mairie, plusieurs personnes, opposées à un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont descendues dans les rues de la ville. La répression de cette marche pacifique par les forces de l’ordre a causé la mort d’une personne et fait plusieurs blessés, 44 interpellations et des boutiques pillées et saccagées.

Face aux menaces qui pesaient contre eux suite à cette situation, les responsables locaux du FNDC ont dû vivre en cachette pendant plusieurs jours. C’est ainsi que l’ancien maire de N’zérékoré, Cécé Loua, a engagé une médiation entre eux et les autorités locales (Gouverneur, préfet, maire). Après avoir rencontré séparément les deux camps, le médiateur est parvenu à les réunir autour d’une même table au gouvernorat de N’zérékoré pour discuter d’une solution de sortie de crise.

A l’issue des négociations, les parties prenantes sont convenues de ce qui suit.

« Suspension de toute manifestation politique de tout bord dans les lieux public à N’zérékoré jusqu’à nouvel ordre ;

L’autorité administrative renonce à son droit de poursuite judiciaire contre les membres du FNDC en faveur de la paix ;

Sollicite auprès du tribunal de première instance de N’zérékoré un procès équitable en faveur des détenus ».

Après la signature de ce protocole d’accord, les responsables du FNDC-N’zérékoré ne vivent plus en cachette et ils ne sont plus menacés d’arrestations ou de quoi que ce soit. Mais, c’est pratiquement tout ce qu’ils ont gagné, en plus bien sûr de l’implication des autorités communautaires et religieuses de N’zérékoré dans la recherche d’une solution de sortie de crise (c’était là une des leurs revendications en allant à ces négociations). Et puis, la signature de ce protocole a, peut-être, dû peser dans la décision du tribunal de N’zérékoré rendue ce matin à l’issue du procès des personnes interpellées lors de la manifestation appelée par le FNDC le 13 juin dernier.

La juridiction a relaxé une partie des prévenus pour délit non constitué et condamné d’autres à des peines assorties de sursis. Ce qui permet aux 44 personnes concernées de recouvrer leur liberté après une semaine de détention. Mais, il faut dire que la principale revendication du FNDC et qui est d’ailleurs à la base de toute cette situation, n’a pas été pris en compte dans cette sortie de crise. Il s’agit du libre exercice des activités de la structure (installation d’antennes, réunions, meetings, sensibilisation des citoyens, et tout ce qu’il faut dans son combat contre l’adoption du projet de nouvelle constitution, dont le but est d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé) dans toute la région.

A l’analyse de cette situation, on pourrait se dire que les activistes anti-troisième mandat emmenés par le FNDC-N’zérékoré sortent perdants de ce bras de fer avec les autorités locales. Parce que ces dernières ont obtenu exactement ce qu’elles cherchaient, qui n’est autre que l’interdiction des activités du Front National pour la Défense de la Constitution dans la région. Que vaudra l’antenne du FNDC à N’zérékoré si elle ne peut pas mener des activités sur le terrain ? Il est bien vrai que l’interdiction de manifester touche aussi bien les pros que les anti-troisième mandat ou nouvelle constitution (il ne s’agit là en réalité que d’un jeu de mots qui veut dire la même chose).

Il ne faut pas oublier cependant que le pouvoir n’a nullement besoin de manifestations de rue pour faire passer son projet. La plupart des ministres sont déjà sur le terrain actuellement pour mener une campagne à peine déguisée dans ce sens. Ils vont, officiellement, pour procéder à des poses de premières pierres de la construction d’infrastructures d’utilité publique, mais qui ne sont en réalité que de meetings de campagne en faveur d’une nouvelle constitution. Les populations de N’zérékoré le savent très bien puisque le ministre Papa Koly Kourouma, à la tête d’une délégation, est en tournée depuis plusieurs jours dans la région.

En réussissant donc à arrêter l’élan entamé par le FNDC-N’zérékoré et qui commençait à faire de l’écho au sein des populations de la région, les autorités de N’zérékoré peuvent pousser un soupir. Car désormais, la voie est libre pour eux, afin de mener tranquillement et sans beaucoup de bruit, leur campagne en faveur d’un référendum constitutionnel qui permettra au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Vers la fin de la crise à N’zérékoré ? Une rencontre entre les autorités et le FNDC, prévue demain

17 juin 2019 à 20 08 16 06166

Très tendue depuis plusieurs jours, la situation commence à se normaliser dans la ville de N’zérékoré. Après une médiation engagée par l’ancien maire de la ville, les autorités locales et les responsables régionaux du FNDC reviennent chacun à de meilleurs sentiments. Les deux parties ont accepté de se retrouver demain mardi, 18 juin 2019 pour des négociations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville.

C’est hier dimanche que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré, a entamé des consultations afin de tenter de trouver une solution concertée à la crise qui secoue la ville depuis plusieurs jours et qui a déjà fait un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels. Il a rencontré en premier lieu les responsables de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution qui vivaient en cachette depuis le jeudi dernier. Après avoir échangé avec ces activistes contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, il a rencontré les autorités locales ce lundi.

« J’étais en séjour à Conakry quand j’ai appris qu’il y avait une marche pacifique à N’zérékoré. Mais, j’ai regretté que les forces de l’ordre viennent brutaliser les manifestants alors que le chef de l’Etat a bien dit qu’il écoute la population. On ne peut pas priver une partie de la population de s’exprimer et ne pas interdire l’autre ; ça ce n’est pas normal. Mais, quand on voit sa ville en ébullition, en trouble, un bon leader politique ou d’opinion doit faire le devoir sacré de travailler à ramener la paix et la quiétude dans la cité. C’est ce que j’ai entamé depuis hier. J’ai rencontré l’autorité régionale, le maire et le préfet. Nous en avons discuté et chacun a pris des engagements de s’asseoir autour d’une table avec les membres du FNDC pour négocier. Et je crois, même si c’est la guerre, on a toujours fini autour de la table », explique Cécé Loua.

Et, selon lui, sa démarche commence déjà à porter fruit. Car, les responsables du FNDC ont pu sortir de leur cachette pour regagner leurs domiciles, et les deux parties ont accepté de se rencontrer pour négocier face à face. « Après l’entretien que j’ai eu avec les membres du FNDC, chacun a regagné son domicile et ils sont en train de rédiger la feuille de route, c’est-à-dire les points de revendications que nous allons débattre demain avec le gouverneur. Et ce soir, un communiqué du FNDC passera pour informer toutes les structures du FNDC dans la région pour dire qu’ils sont conviés à une rencontre avec les autorités demain », a annoncé l’ancien maire de la commune urbaine de N’zérékoré.

Reste à savoir si cette rencontre permettra de faire changer la donne actuelle.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Menace contre la paix et la stabilité de la Guinée : le FNDC reçu par le Kountigui de la Basse Guinée

17 juin 2019 à 13 01 21 06216

Communiqué : Une délégation du Front National pour la Défense de la Constitution a été reçue ce dimanche par Elhadji Sékouna SOUMAH, le Kountigui de la Basse Guinée.

La délégation du FNDC a attiré l’attention du premier notable de la basse Guinée sur la situation politique du moment marquée par les velléités du Président de la République de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Le FNDC a invité le Kountigui à prendre des initiatives pour sensibiliser les habitants de basse Guinée à ne pas s’associer au projet de troisième mandat afin d’éviter à notre pays une situation conflictuelle aux conséquences désastreuses.

En retour, El-hadji Sékouna SOUMAH a remercié le FNDC pour cette démarche et a réitéré sa position contre le 3ème Mandat.

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Affaire 3ème mandat : une nouvelle marche annoncée à N’zérékoré

15 juin 2019 à 22 10 55 06556

La Guinée est de plus en plus plongée dans un débat qui risque de tirer ce pauvre pays d’une dizaine de millions d’habitants dans une instabilité. Annoncé par le par le président Alpha Condé, le « débat entre ceux qui sont POUR et ceux qui sont CONTRE » un changement de la Constitution a très mal commencé et se mène actuellement de façon très maladroite.

A grands frais et pilotées par les ministres, chefs des régies financières et hauts cadres de l’Etat, les manifestations pour un changement de la Constitution qui vise à favoriser un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont couvertes et largement relayées par les médias publics. Alors que celles de ceux qui demandent au chef de l’Etat de respecter la Constitution actuelle et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat sont interdites et les organisateurs menacés par les autorités. Mais, ceux qui défendent la constitution continuent de croire à la justesse de leur choix et à la nécessité d’aller jusqu’au bout pour éviter à la Guinée de retomber dans une instabilité politique avec des conséquences désastreuses pour l’avenir de tout le peuple.

cette nuit, Guineematin.com a appris que malgré toutes les menaces proférées par les autorités, les membres du FNDC (Front national de la défense de la Constitution) comptent organiser une autre marche dans la ville de N’zérékoré, le jeudi prochain. Comme on le sait, la semaine dernière, les défenseurs de la Constitution guinéenne avaient été empêchés d’organiser leur marche. La répression de leur mouvement par les agents des forces de sécurité avait même engendré un mort, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Et, ce samedi, 15 juin 2019, les autorités locales, entourées de plusieurs membres du Gouvernement (déployés dans la capitale de la Guinée forestière) ont annoncé le début de la traque des défenseurs de la Constitution. Mais, au lieu d’effrayer les opposants au troisième mandat, cette annonce a plutôt fait penser aux opposants que leur lutte commence à porter fruit ! En tous les cas, les opposants au changement de la Constitution comptent mobiliser les citoyens de N’zérékoré pour une nouvelle marche… La Coordination régionale du FNDC a également demandé aux sous-préfectures qui ne pourront pas rallier la ville de N’zérékoré d’organiser des manifestations dans leurs localités. C’est également ce qui est demandé aux populations des préfectures voisines : Beyla, Lola, Macenta, Guékédou et Yomou… Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Attendons de voir !

A suivre de près sur Guineematin.com

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N’zérékoré : « il faut que le FNDC disparaisse totalement… »

15 juin 2019 à 19 07 58 06586

Le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Touré, annonce « une guerre sans merci » contre les membres de l’antenne locale du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC). L’annonce en a été faite ce samedi, 15 juin 2019, lors d’une rencontre que monsieur Touré a eue avec les chefs de quartiers, les représentants des groupements de jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre a été présidée par le Ministre de la Santé, Dr Edouard Niankoye Lamah, accompagné de ses collègues de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, de la Pêche et de l’Economie Maritime, Dr Ibrahima Kourouma et Frédéric Loua. On notait également la présence de deux anciens ministres, Rémy Lamah et André Loua.

Le gouverneur de N’zérékoré ne décolère pas depuis les échauffourées mortelles du jeudi, consécutives au refus des autorités de permettre au FNDC de manifester contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée. Devant des ministres et anciens ministres de la République, Mohamed Ismaël Touré, n’a pas mâché ses mots contre les membres locaux du FNDC qui doivent être « traqués jusque dans leur dernier retranchement », reprenant ainsi Damaro Camara, chef de la majorité présidentielle au parlement.

A l’entame de la réunion, le gouverneur a tout d’abord déploré les évènements du 13 et 14 juin 2019, avant d’inviter les chefs de quartiers à sévir contre celui qu’il appelle les ennemis. « C’est avec un grand regret que nous avons constaté les dégâts des évènements du 13 au 14 juin dernier, organisé par ceux qui se disent défenseurs de la loi. Une manifestation que nous avons interdite à l’avance. Il faut que le FNDC disparaisse totalement à N’zérékoré, dans tout ses compartiments. Pour que le front disparaisse, c’est vous les chefs de quartiers. Donc, il faut que nous cherchions à mettre les comités de veille qui seront dans les quartiers, dans les secteurs pour essayer de les localiser pour qu’on essaye de les traquer jusqu’à leur dernier retranchement. Ils ne sont plus notre adversaire politique, mais un ennemi à nous », a martelé Mohamed Ismaël Touré.

Pour mettre fin aux activités du FNDC, le gouverneur demande l’appui des chefs de quartiers. Il les invite à démissionner de la tête des quartiers s’ils ne peuvent pas quitter le FNDC. « Ceux sont en adéquation avec ce front-là, c’est le bon moment de démissionner à la tête du quartier. Il faut avoir le courage moral de vous lever, dire vraiment je ne peux pas me débarrasser du FNDC, je démissionne, parce que je ne peux pas me soustraire du front. On va chercher autre pour vous remplacer. Et Si on constate après notre réunion, les membres du même bureau dans ton quartier, c’est toi qui va partir », a-t-il menacé.

En réponse, les chefs de quartiers se sont engagés à dénoncer les membres du FNDC dans leurs zones. Il reste à savoir si cette stratégie va prospérer d’autant plus que les membres du FNDC n’ont pas dit leur dernier mot.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifestation contre un 3ème mandat : le FNDC annonce 8 arrestations et 2 blessés graves

13 juin 2019 à 16 04 37 06376

Dans un communiqué signé de son responsable des opérations, la Coordination nationale du Front national pour la défense de la démocratie (FNDC) annonce deux blessés graves et que huit personnes ont été arrêtées par les autorités de N’zérékoré. C’était à l’occasion de la marche empêchée de ce jeudi, 13 juin 2019, contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué du FNDC :

Situation de N’zerekoré à 15h 30

L’antenne régionale du FNDC_ N’Zérékoré a organisé une marche pacifique, ce jeudi 13 Juin 2019 pour le respect de la constitution de mai 2010. A travers cette marche la population de la Guinée Forestière a voulu exprimer au nom de la liberté d’opinion, son désaccord au projet de troisième mandat pour Monsieur Alpha CONDE.

Malgré le caractère républicain de la démarche des membres du FNDC_ N’Zérékoré, la police et la gendarmerie aux ordres de Monsieur Alpha CONDE Président de la République ont brutalisé, violenté et arrêté les militants de la démocratie.

Pour l’heure, on dénombre huit (8) arrestations, deux (2) blessés graves (Mamady CONDE et Rosé LAMAH dans le coma).

La coordination nationale du FNDC regrette et condamne ces violences préméditées par les autorités de N’Zérékoré.

Par ailleurs, le FNDC félicite les braves populations de N’Zérékoré pour leur mobilisation et leur détermination à défendre la constitution.

Le FNDC invite tous les citoyens à rester mobilisés, pour préserver les acquis démocratique chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée.
Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons.

Conakry, le 13 Juin 2019

La coordination Nationale

Le Responsables des Operations

Ibrahima DIALLO

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Risque de violences à N’zérékoré : le FNDC entend braver l’interdiction de manifester

13 juin 2019 à 11 11 23 06236

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique prévue ce jeudi, 13 juin 2019, l’antenne du FNDC à N’zérékoré n’entend pas abdiquer. La structure maintient la manifestation et appelle les citoyens de la ville à sortir protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités locales. Des autorités qui ne comptent pas aussi laisser se dérouler cette manifestation, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est une journée tendue à l’issue incertaine qui s’annonce aujourd’hui à N’zérékoré. Tôt le matin, un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la ville, particulière sur le point de ralliement de la manifestation appelée par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Les forces de l’ordre sont chargées d’empêcher tout regroupement lié à cette marche.

Mais, de leur côté, les responsables du FNDC-N’zérékoré décident d’aller au bras de fer avec les autorités. Ils ont appelé leurs membres et les citoyens de la ville à sortir braver l’interdiction de leur marche. La mobilisation a d’ailleurs commencé au niveau du siège local de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, situé au quartier Mohomou. Plusieurs jeunes ont rallié les lieux et ils se disent déterminés à descendre dans la rue pour protester contre l’interdiction des activités du FNDC dans toute la préfecture de N’zérékoré et les menaces proférées par le préfet contre ses membres.

Pour l’heure, la ville est partagée entre tension et méfiance et la plupart des activités sont paralysées.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Le FNDC-Siguiri menace : « les promoteurs d’un 3ème mandat seront battus »

9 juin 2019 à 18 06 43 06436

Le Front National pour la Défense de la Constitution poursuit son implantation sur le terrain afin de barrer la route au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. La structure qui regroupe des partis politiques d’opposition, des activistes de la société civile, des syndicats et des artistes entre autres, a désormais une représentation à Siguiri. Cette antenne a été mise en place ce dimanche, 09 juin 2019 dans cette préfecture, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré la sortie du maire de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, qui a passé un communiqué à la radio, interdisant l’installation d’une antenne du FNDC dans la ville, la structure a été mise en place. La cérémonie a eu lieu au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Après la mise en place du bureau de cette antenne préfectoral, le porte-parole de la structure, Amadou Guissé, a salué l’engouement suscité par le Front National pour la Défense de la Constitution auprès de la jeunesse de Siguiri.

Amadou Guissé

« La mobilisation de ce matin est un avertissement pour tous les marchands d’illusions. Aujourd’hui plus qu’hier le peuple de Siguiri, à travers sa vaillante jeunesse, aura déjoué le coup d’État constitutionnel en préparation. Le front national pour la défense de la constitution dont nous installons aujourd’hui l’antenne préfectorale à Siguiri est un creuset pour unir tous les Guinéens patriotes en transcendant les clivages politiques, ethniques, religieux.

Ceux qui ont utilisé l’ethno-stratégie comme front politique trouveront le FNDC sur leur chemin tortueux. Comme en 1958, le peuple guinéen dit non aux promoteurs d’une nouvelle constitution », a dit Amadou Guissé, membre de l’UFDG.

Dr Moussa Oriya Keïta
Dr Moussa Oriya Keïta

Egalement membre de ce front anti-3ème mandat, Dr Moussa Oriya Keïta, influent activiste de la société civile de Siguiri, a déclaré que « certains disent qu’ils sont prêts à l’affrontement, nous aussi nous sommes prêts à l’affrontement. La Guinée n’appartient à aucune personne, elle n’appartient à aucune ethnie, elle appartient aux guinéens. Il y a 26 ans, ce qui s’est passé aujourd’hui était inimaginable, Siguiri a prouvé aujourd’hui que Siguiri n’appartient à aucun parti politique, Siguiri appartient aux Siguirikas, elle appartient à la vérité et non aux mensonges.

La constitution qui est en vigueur aujourd’hui, c’est une constitution qui a été rédigée en présence des amis d’Alpha Condé, des membres du RPG, il y a même une disposition qui a été enlevée en sa faveur : c’est la limitation d’âge. Au-delà d’être politiciens, soyons musulmans, soyons croyants. Lorsque conté a introduit le Koudaïsme en 2001, les personnes qui soutiennent la nouvelle constitution aujourd’hui l’avaient combattu.

Ils nous avons trompés par des idées tordues hier pour combattre Lansana conté, ils ont monté les Malinkés contre lui qui a dit « N’fattara ». Aujourd’hui, ils disent si vous laissez Dalein prendre le pouvoir il va combattre les Malinkés, tout est faux. Aujourd’hui, le FNDC est l’arme fatale, il est incolore, inodore et sans saveur, il est venu pour sauver la Guinée », a-t-il assuré.

Baba Fofana, responsable de l’UFR et coordinateur du FNDC à Siguiri,
Baba Fofana

De son côté, Baba Fofana, responsable de l’UFR et coordinateur du FNDC à Siguiri, a annoncé la poursuite de ce processus d’implantation dans toute la préfecture, afin de barrer au projet de changement de constitution et de troisième mandat pour Alpha Condé. « Rien ne peut nous arrêter dans notre combat. Après cette antenne préfectorale, nous installerons des antennes dans toutes sous-préfectures. Les promoteurs d’un troisième mandat seront battus parce que le peuple de Siguiri s’est réveillé », a prévenu l’opposant.

A noter que malgré son interdiction par le maire, cette cérémonie d’installation du FNDC à Siguiri s’est déroulée sans aucun incident.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Appel à la division ? Le FNDC de N’zérékoré met en garde les autorités locales

3 juin 2019 à 10 10 54 06546

Une réunion tenue le samedi, 1er juin 2019 au gouvernorat de N’zérékoré préoccupe l’antenne locale du Front National pour la Défense de la constitution. Le FNDC condamne une manœuvre ayant pour seul objectif « la division et l’effritement de la cohésion sociale » dans la région. La structure s’est fait entendre à travers une déclaration publiée hier dimanche, 02 juin, dans laquelle elle met en garde tous ceux qui ont pris part à cette rencontre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les responsables du FNDC à N’zérékoré, cette réunion a été convoquée par le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré. Elle a regroupé autour de lui, le préfet de N’zérékoré, les maires de la commune urbaine et de la commune rurale de Samoe, les chefs de quartiers, quelques sous-préfets et quelques cadres et responsable du RPG. « Le FNDC a pris acte du contenu de cette réunion dont les conclusions ne sont autres qu’un appel à la division et à l’effritement de la cohésion sociale.

Le FNDC N’zérékoré, démembrement du FNDC national, fidèle à ses idéaux de paix, de défense de la démocratie et de l’unité nationale, met en garde les autorités qui incitent les couches sociales à s’opposer et à s’attaquer à ses membres. Le FNDC N’zérékoré informe la population que c’est le même gouverneur qui était en service dans notre région quand la société des mines de fer Zogota a fermé à la suite d’attaques barbares perpétrées contre les paisibles populations endormies.

Le FNDC invite la population à rester vigilante, car il (le gouverneur) est encore revenu dès que les sociétés minières ont annoncé leur retour. L’allure que prennent les choses, avec les menaces qu’il fait planer sur l’unité nationale en est une preuve éloquente. Dans les jours à venir, des détails seront apportés sur les vraies raisons de son retour et son rôle joué dans le départ des sociétés minières de Lola et de Zogota », souligne la déclaration du FNDC N’zérékoré, lue par son vice coordinateur, Cécé Théa.

La structure prend le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré pour responsable de tout incident malheureux qui pourrait intervenir dans cette région suite à cette rencontre.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Démission de Cheick Sako : Abdoulaye Bah prédit d’autres

28 mai 2019 à 17 05 35 05355

La démission du ministre guinéen de la justice, maitre Cheick Sako, polarise l’attention et suscite des prises de position contradictoires. Si au sein de l’opposition on salue cet acte courageux, à la mouvance présidentielle par contre, on tente de minimiser.

A l’occasion d’une conférence de presse animée hier lundi, 27 mai 2019, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia parle de signal fort et prédit d’autres démissions, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La démission surprise de maître Cheick Sako n’en finit pas de polariser l’attention. Pour Abdoulaye Bah, membre du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), cette démission du Garde des Sceaux est significative puisqu’il s’agit de la 4ème personnalité du gouvernement.

Selon l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, « c’est un signal très fort. C’est la 4e personnalité du gouvernement. S’il y a modification constitutionnelle, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux doit en être avisé. S’il y a révision constitutionnelle, ou nomination de magistrat dans le pays, c’est le ministre qui propose les noms au président ».

Pour Abdoulaye Bah, cette façon de faire prouve le manque de maturité du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée. « Donc, c’est le parti RPG qui ne connaît rien de la politique, qui n’a même pas de comité de base, qui ne peut même pas présenter des candidats pour les élections communales passées. Par conséquent, ce n’est pas une formation politique, il lui manque la base. C’est juste un mouvement politique qui s’est emparé de l’appareil d’État. Donc, notez bien qu’il y a quatre (4) autres démissions qui sont là-bas, mais ils refusent, ils cachent, parce qu’ils savent que c’est une honte… Alors, c’est un signal fort », soutient-il.

Propos recueillis à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineemtin.com

Tél : 628516796

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Démission de Me Cheick Sako : « c’est acte de patriote, d’homme responsable », Abdourahmane Sanoh

27 mai 2019 à 17 05 54 05545
Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC)

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la démission du ministre de la justice, maître Cheick Sako. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com peu après l’annonce de cette nouvelle, Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), s’est prononcé sur la question.

L’activiste de la société civile, connu pour son opposition au projet de troisième mandat envisagé par le pouvoir, a salué un acte patriotique d’un homme responsable et honnête. Il invite les autres membres du gouvernement à faire comme lui pendant qu’il est encore temps.

« Nous prenons acte de la démission de Me Cheick Sako et nous saluons le but pour lequel il a pris ses responsabilités face à la situation que traverse notre pays. Je crois qu’il faut reconnaître que c’est acte de patriote, d’homme responsable, d’honnêteté aussi. Nous pensons que c’est ce qu’il faut faire en pareilles circonstances, lorsqu’on n’est pas d’accord il faut en tirer les conséquences. C’est ce que maître Sako a fait et nous pensons que d’autres pourront suivre la voie qu’il a choisie pour éviter à notre pays une situation difficile, inutilement acceptable.

On est sûrs que d’autres pourront éventuellement suivre. C’est clair. Parce que c’est une situation insolite dans laquelle le président Alpha Condé se lance et il n’y a que lui qui croit à ce projet-là. Maintenant ceux qu’on entend gueuler ne parlent que pour tirer le maximum de profit de cette confusion qu’ils créent mais ça n’ira nulle part. Et nous pensons qu’il y a beaucoup d’autres personnes autour du président Alpha Condé qui prendront le chemin de maître Sako (…)

Chacun va assumer les conséquences de l’acte qu’il aura posé. Nous savons qu’il y a beaucoup de gens qui hésitent encore, il y a beaucoup qui sont prêts à le faire, nous voulons qu’ils le fassent pendant qu’il est encore temps comme Me Sako l’a fait. Ça ne sert à rien de le faire à la dernière minute parce que ça n’aura aucun effet. C’est maintenant ou jamais », a-t-il laissé entendre.

Propos recueillis par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Gouvernance Alpha Condé, 3ème mandat : Dr Amadou Diallo de l’UFDG à Guineematin

24 mai 2019 à 12 12 25 05255
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a évoqué plusieurs questions liées à l’actualité nationale. L’opposant a dénoncé le projet de nouvelle constitution annoncé par le pouvoir et qui vise à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, qu’il accuse d’être « l’incarnation même de la mal gouvernance ». Il a parlé aussi du combat du FNDC qu’il pense être en mesure de barrer la route à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la première partie de cette interview.

Décryptage !

Guineematin.com : comment on peut vous présenter ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : je suis Dr Alpha Amadou Diallo, chirurgien des hôpitaux. J’exerce actuellement à l’hôpital de Versailles comme chirurgien urgentiste. Je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG, militant engagé et très prompt au combat pour le changement en Guinée.

Guineematin.com : justement, il y a un combat aujourd’hui en Guinée, celui de la lutte contre un changement de constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Parlez-nous de ce combat qui est porté par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont est membre l’UFDG.

Dr. Alpha Amadou Diallo : vous savez, en Guinée, on a une multitude de partis politiques avec des méthodes différentes de combat ayant tous pour objectif de gérer l’Etat. Chaque parti a son leader, ses militants et sa propre ligne. Cette différence a permis à monsieur Alpha Condé de jouer entre les différentes formations politiques, les différentes ONG pour avoir la possibilité d’imposer cette dictature que nous connaissons aujourd’hui. Pour réunir toutes ces différences, on a jugé utile de créer le front national pour la défense de la constitution qui réunit toute la Guinée : des partis politiques, la société civile, des syndicats, des défenseurs des droits humains, des artistes, des leaders d’opinion. C’est la nation guinéenne qui s’est constituée dans ce front pour pouvoir amener la Guinée à une alternance démocratique acceptée de tous.

Guineematin.com : malgré la naissance de ce front, le pouvoir compte bien organiser un référendum pour changer l’actuelle constitution afin d’offrir un nouveau mandat au président Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel s’est prononcé officiellement sur la question samedi dernier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : la sortie du RPG Arc-en-ciel est tout à fait logique. Mais, le RPG doit savoir qu’il est un parti politique qui doit survivre après Alpha Condé, normalement si c’est un parti républicain. Ce parti doit être en mesure de survivre à la dictature de monsieur Alpha Condé. Même le RPG a tout à gagner si Alpha Condé quitte le pouvoir dans les normes démocratiques. Si par malheur, le RPG s’accroche à maintenir Alpha Condé au pouvoir, c’est à son détriment. Puisqu’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas un problème de partis politiques, mais un problème national. Alpha Condé, avec sa mal gouvernance, est l’incarnation de toute la gabegie, toute cette flopée d’immigrés de nos jeunes à travers le désert et de la méditerranée. Actuellement, la jeunesse guinéenne est la première demandeuse d’asile politique à travers le monde. Que ça soit en France ou ailleurs.

C’est notre jeunesse qui est en train de fuir notre pays puisque tout simplement, la référence nationale, le socle national de l’économie est complètement bafoué. Alpha Condé est l’incarnation même de la mal gouvernance. Donc, le RPG n’a rien à gagner à ce qu’Alpha Condé reste au pouvoir. Le RPG, dans sa constitution même, doit être en mesure de renouveler les générations dirigeantes de son parti. Maintenant, si un monsieur de 85 ans révolus se maintient au pouvoir avec le symbole de la destruction massive comme outil de gestion, je ne vois pas quel intérêt un parti comme le RPG peut se permettre de s’admirer cette mal gouvernance.

Guineematin.com : quand vous dites que c’est au détriment du RPG si le président Alpha Condé décide de se présenter pour un nouveau mandat, en quoi cela peut être défavorable au RPG ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : Alpha Condé, je vous l’ai dit, en tant qu’individu exerçant le pouvoir de la République est l’incarnation même de la mal gouvernance. Aujourd’hui, on n’a pas d’eau et on n’a pas d’électricité. Tous les partis politiques, les ONG ont dénoncé les marchés de gré à gré. Prenez l’exemple des mines. On parle aujourd’hui d’un scandale géologique, c’est vrai, mais il n’y a aucune retombée économique sur le pays. Sidya Touré l’a dit, le président Cellou Dalein l’a dit et tous les ténors de l’opposition l’ont dénoncé. Il n’y a pas de retombées économiques de l’exploitation minière en Guinée.

Guineematin.com : je reviens sur ma question. Quand vous dites que c’est au détriment du RPG si président Alpha Condé tente de s’accrocher au pouvoir, que risque concrètement le parti au pouvoir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : pour remonter l’histoire, le PDG RDA qui a incarné l’indépendance en 1958 a favorisé l’émergence de Sékou Touré. Celui-ci a imposé en Guinée une dictature sanguinaire qui a duré 26 ans. Conséquence, après sa disparition, le PDG a disparu, il ne s’est pas remis de ses cendres. Et le PUP aussi, Conté a bien géré la Guinée, il a permis une transition pacifique après cette dictature sanglante, mais avec le référendum constitutionnel qui lui a permis de rester au pouvoir, la conséquence a été cette gabegie qui a mis son parti sur le banc des accusés. Sinon, le PUP était un parti national. Donc, si le RPG aujourd’hui, avec toute cette gabegie de monsieur Alpha Condé se permet d’accompagner cette mascarade constitutionnelle, c’est une façon de dire que ce parti n’a aucun avenir politique en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, est-ce que vous pensez que le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé va aboutir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé est nuisible à tout sens de progrès. Si monsieur Alpha Condé dans sa démarche pense pouvoir prendre tout le peuple de Guinée en otage pour pouvoir se maintenir, il se trompe. Si son entourage ne lui dit pas la vérité, il le fait croire que la Guinée va se soumettre à ça et qu’avec les PA il va mater toutes les velléités de contestation, il se trompe. Il ne va pas le réussir. Je vous le dis, monsieur Alpha Condé n’a aucune possibilité, que ça soit l’argent, l’armée ou bien des autres forces de défense et de sécurité, rien lui permettra de réussir à se maintenir au pouvoir. Donc, il est seul contre tous.

Guineeatin.com : il n’est pas seul contre tous parce qu’il a au moins son parti politique et ses militants avec lui.

Dr. Alpha Amadou Diallo : il faut voir ce qui se passe avec le RPG. On ne va pas focaliser notre interview sur le RPG qui est censé être un parti national. Maintenant, s’il est un parti ethnique, fasciste, à lui d’accompagner monsieur Alpha Condé. Mais, à mon avis, le RPG a tout intérêt à exister pacifiquement avec les autres formations politiques de notre pays.

Guineematin.com : vous dénoncez la mauvaise gouvernance du président Alpha Condé, et cela a été quelque peu confirmé par un récent rapport du FMI. Quel est votre commentaire sur ce rapport qui accable vraiment la Guinée ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : le rapport n’accable pas la Guinée mais il accable Alpha Condé. C’est Alpha Condé qui dispose des ressources du pays à sa guise avec ses amis. Lui-même a dit qu’il sert les amis d’abord. L’affaire de Bolloré est là en suspens et il y a plein de scandales dedans ; l’affaire du port est là, etc. Il y a un syndicaliste qui est maintenant député qui se bat pour que la vérité sorte, mais la machine de l’Etat qui est à la disposition d’Alpha Condé permet d’étouffer certaines choses. Et, un jour ça va ressortir. Monsieur Alpha Condé a une gestion calamiteuse où les ressources économiques et sociales sont disloquées.

Vous voyez vu par exemple des syndicats qui ont organisé une bataille rangée la dernière fois au palais du peuple. C’est le pouvoir qui organise ça. Sinon, personne ne peut venir s’en prendre à monsieur Soumah qui a montré sa capacité de mobilisation, sa capacité syndicale face à une dictature pareille qui ne veut pas entendre raison. Donc, actuellement je ne vois pas par quel moyen, Alpha Condé va se maintenir au pouvoir contre le peuple de Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous rassure tant ? Quels sont les moyens en votre possession pour barrer la route à un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : c’est très simple. Avant, je vous l’ai dit que c’était difficile de s’unir. Maintenant, des gens qui ne pensaient pas et ne défendaient pas la même chose se sont retrouvés. Ce n’est pas pour être président ou pour ceci, c’est pour défendre notre constitution. Ce qui nous permet de vivre ensemble, d’avoir la justice, la liberté, c’est la constitution. Et c’est ce qu’Alpha Condé veut fouler aux pieds. Maintenant, les moyens sont les ressources humaines qui sont le peuple. Le front ne signifie pas l’UFDG, l’UFR, ou un autre parti, c’est toute la nation guinéenne qui est concernée. Ce n’est pas une question d’ethnie ou de parti politique, mais c’est toute la nation qui se mobilise pour faire front contre une dictature sanguinaire et sanguinolente qu’incarne monsieur Alpha Condé.

Guineematin.com : au niveau du FNDC, on parle du peuple. Au niveau du RPG aussi, on parle du peuple. Finalement, le peuple c’est qui ? Est-ce que vous voyez la population se lever pour vous accompagner dans la lutte contre ce 3ème mandat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : ce sont les forces vives de la nation qui constituent le front. Que ça soit les partis politiques, les syndicats, les ouvriers, les agriculteurs de Yomou, de Koundara, etc. tous sont concernés. Maintenant avec quelle méthode ? Alors, actuellement, il y a eu des fédérations du FNDC partout, même dans les villages. Il s’agit de venir expliquer à la population qu’est-ce que c’est que la constitution. C’est un outil du vivre ensemble. Voilà monsieur Alpha Condé veut s’accaparer aujourd’hui de cet outil pour tailler une constitution sur mesure, pour rester et maintenir un clan au pouvoir. Avec cette histoire de vice-présidence, c’est lui qui va désigner le vice-président. S’il est élu et son vice-président est élu, en cas de vacance du pouvoir, c’est le vice-président qui va prendre le pouvoir. Donc, c’est une façon de confisquer le pouvoir en Guinée.

Guineematin.com : en dénonçant ce projet de nouvelle constitution, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a reconnu avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001 qui a permis au président Lansana Conté de briguer un troisième mandat. Cette sortie du chef de file de l’opposition guinéenne a suscité beaucoup de bruit à Conakry parce qu’il semble s’opposer aujourd’hui à ce qu’il a fait hier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : revenons d’abord à monsieur Lansana Conté qui n’avait pas de diplôme d’université comme le prétend monsieur Alpha Condé. C’est un soldat patriote qui est venu prendre le pouvoir le 03 avril 1984. C’est une histoire récente de la Guinée. Il a fait une transition pacifique avec son discours-programme du 22 décembre 1985. Il a orienté politiquement et économiquement la Guinée vers le libéralisme économique et politique où chaque citoyen est libre de créer son parti. Donc, monsieur Lansana Conté a une légitimité. Deuxièmement, à l’issue de ce pouvoir militaire, il a créé un conseil national de transition qui fait office de parlement. Ce parlement a préparé une constitution qui a été soumise à un référendum. C’est ce référendum qui a mis en place une constitution qui a donné naissance aux différentes institutions de façon pacifique.

Il s’est avéré que cette constitution ne verrouillait pas la limitation des mandats. Elle disait seulement deux mandats mais ne disait pas consécutifs ou non. Au terme de ça, des gens mal intentionnés se sont mobilisés pensant qu’en maintenant Lansana Conté sur place, ils pouvaient prendre la relève après. C’est des ambitions politiques personnelles. Par contre, monsieur Lansana Conté n’avait violé aucune loi à l’époque pour changer la constitution. Les bons esprits, dont mon père (Elhadj Boubacar Biro Diallo) qui était, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, l’avaient conseillé de ne pas aller au-delà de ses deux mandats, de respecter et de passer le relai. Mais, d’autres n’ont pas entendu ça de bonnes oreilles.

Guineematin.com : vous avez parlé jusque-là de Lansana Conté, mais pas de Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG, et qui était à l’époque ministre de Lansana Conté. Il avait, alors, soutenu le projet de troisième mandat pour Lansana Conté. Aujourd’hui, il s’oppose à un projet similaire pour Alpha Condé. Pourquoi cela ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : d’abord, je vous dis que monsieur Lansana Conté avait toute la légitimité qu’il faut pour modifier la constitution. En plus, cette constitution ne verrouillait pas le nombre de mandats présidentiels. C’était extensible et il pouvait revenir. Or, avec cette nouvelle constitution, on dit qu’on vient vers une 4ème République, monsieur Alpha Condé ne sera pas concerné puisque la constitution sur laquelle il a juré, avec laquelle il a géré le pays, puisque tous les actes de la République, il les fait au nom de la constitution, tous les décrets, toutes les décisions font allusion à la constitution. Même les contrats qu’il est en train de signer, il les signe au nom de la constitution. Donc, il ne peut pas dire aujourd’hui que cette constitution n’est pas bonne.

Et cette constitution, contrairement à celle de 2001, a mis un verrou sur le nombre de mandats présidentiels, elle a dit deux mandats non renouvelables. Donc, si Alpha Condé tente de changer cette constitution pour briguer un nouveau, il s’engage dans une logique de parjure. Et quand il se met dans l’illégalité, toutes les options sont sur la table.

Guinnematin.com : y compris un coup d’Etat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : non ! Personne ne parle de coup d’Etat ici. Ce qu’il faut savoir, le peuple est souverain. On ne va pas empêcher le peuple de sortir dans la rue pour dire non, on ne veut pas d’une nouvelle constitution. Il ne s’agit pas de dire que nous, on va faire ce qu’on veut, les gens vont sortir manifester pour soutenir un 3ème mandat. Ceux qui vont sortir pour contester ce 3ème vont être jetés en prison ou violentés par les forces de défense et de sécurité. De toutes les façons, ce débat n’existe pas. Le FNFC est là pour verrouiller ce débat. On a autre chose à faire. Par exemple, on a les élections locales où les conseils des quartiers et les conseillers régionaux ne sont pas installés. Pourquoi ne pas terminer le processus électoral là, faire les élections législatives et présidentielles avant de parler d’un référendum constitutionnel ? Puisque parler de ce référendum, c’est aller du coq à l’âne. Monsieur Alpha Condé n’a pas achevé le processus électoral local et il veut aller à un processus électoral national.

Guineematin.com : l’argument des promoteurs d’une nouvelle constitution, c’est que l’actuelle constitution n’a pas été approuvée par le peuple, elle a juste été promulguée par le président de la Transition, le général Sékouba Konaté, alors qu’elle devait être soumise à un référendum. N’est-ce pas là un argument solide ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : cette constitution a été adoptée par le CNT qui était un organe consensuel qui faisait office de parlement. Le RPG était là, tous les partis politiques, les syndicats, la société civile et les leaders religieux. Il fallait sortir de la situation du 28 septembre qui a été un massacre que personne ne veut juger puisque tout simplement les complices ou les coupables sont encore dans la gouvernance de monsieur Alpha Condé. Il fallait sortir de là, et pour le faire, il fallait mettre une constitution en place mais limitant le nombre de mandats présidentiels. Une fois que le président a terminé son mandat, quelle que soit la République, il n’est plus concerné par une candidature présidentielle.

Aujourd’hui, si le RPG dit que cette constitution est mauvaise, ce que l’élection d’Alpha Condé est mauvaise, toutes les décisions qu’il a prises jusqu’à maintenant n’ont pas une légitimité. Donc, monsieur Alpha Condé doit savoir qu’à l’issue de ses deux mandats, il doit organiser des élections démocratiques et passer le relais. Personne ne va lui chercher des poux sur la tête, personne ne va venir le perturber. Si son rêve c’est d’être Mandela ou autre, il pourra le faire. A ce moment-là, il aura cette légitimité.

A suivre !

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Taliby Dabo remet ça : « il n’y aura aucune manifestation anti 3ème mandat en Haute Guinée »

3 mai 2019 à 20 08 45 05455
Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG

Le mardi 30 avril 2019, des membres du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) ont été agressés à Kankan par des militants du RPG, le parti au pouvoir. La furie qui s’est abattue sur les opposants au 3ème mandat au siège du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) a fait plusieurs blessés, y compris des journalistes, et des arrestations.

Quelques jours après ces événements, Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG, a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Il a été question entre-autres, de ces échauffourées, de la suite à accorder aux futures manifestations des opposants à la révision constitutionnelle.

Guineematin : nous avons suivi le mardi des affrontements entre les membres du FNDC et des militants du RPG. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Taliby Dabo : c’était de la provocation de la part de ce front. D’abord, ça a commencé la veille, par ci et par là. Mais, le mardi, très tôt le matin, à 6h, ils se sont transportés au carrefour Komarala loisir, pour aller s’attaquer à certains de nos jeunes. Donc, c’est en répliquant que certains ont pensé que c’est de l’agression, non. Nous avons été plutôt agressés et nous avons voulu répondre à cette agression, et au lieu de ça, on va masquer cette provocation parce que, ça s’est déroulé très tôt le matin. On va masquer nos blessés et sur les réseaux sociaux et ailleurs on ne parle que des blessés au sein du front. Le maire n’a pas autorisé cette manifestation.

Guineematin : on apprend de sources sures que la veille, vous auriez tenu une réunion secrète avec vos militants, leur demandant de boycotter toute manifestation anti 3ème mandat à Kankan. Comment réagissez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux, ce n’est pas une réunion secrète, c’était une assemblée extraordinaire qui s’est déroulée au siège du parti. Certains journalistes y étaient. Donc, c’était public, parce que plusieurs médias ont diffusé les images.

Guineematin : à l’entame vous avez dit que c’était une réplique parce qu’à 6h du matin, certains de vos jeunes ont été attaqués par les membres du front, mais vous avez parlé aussi du regroupement des militants du RPG au carrefour Komarala loisir, est ce qu’il n y’a pas de contradiction entre vos propos ?

Taliby Dabo : Non, c’est vous qui parlez de contradiction, nous étions à Komarala jusqu’à 12h. Puis, on est venu un peu plus tôt, à 00h déjà nous étions sur place, on a pris du thé. C’est depuis ce moment qu’on n’a vu un véhicule de couleur grise dont on n’a pas retenu le numéro, qui est venu avec des tracts que nous avons pourchassé. Donc, il y a eu beaucoup de provocation avant ce petit matin. Maintenant, à 6h un groupe d’individus est venu s’attaquer à nous parce que le monde n’est pas sorti tôt. Donc, ils ont vu un groupe RPGiste au carrefour, ils sont venu s’attaquer à eu.

Guineematin : selon nos sources d’information, la contremanifestation aurait été financée à coup de plusieurs millions de nos francs, payés par certains membres influents du bureau politique national du RPG…

Taliby Dabo : vous avez vu un membre du BPN ici ? Moi, je suis surpris. C’est du mensonge, vous pensez qu’on a besoin de payer quelqu’un pour sortir ici ? Vous pensez qu’on peut payer les inconditionnels, les fous du RPG pour qu’ils sortent à Kankan ? Il faut les appeler seulement pour qu’ils s’y rendent, on n’a pas besoin de les payer, ce n’est pas possible. Je crois qu’ils (les membres du front, ndlr) sont en perte de vitesse, ils manquent d’argument.

Guineematin : on vous accuse en personne d’être celui qui aurait demandé aux jeunes du RPG de déchirer les affiches au siège du PADES et de s’en prendre physiquement aux membres du FNDC. Plusieurs personnes ont été passées à tabac, notamment Alpha Nongo, le Fédéral du PEDN, et même les journalistes n’ont pas été épargné, que répondez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux tout cela. Je dis, vous n’avez pas suivi, ce qui s’est passé à 6h, nous avons été provoqués et nous avons répliqué à cette provocation, nous avons eu des blessés dans nos rang, 12 au total, est ce que vous savez que nous avons déposé une plainte ? Nous avons des preuves irréfutables, vous serez appelé pour des informations.

Guineematin : ne pensez-vous pas qu’il est nécessaire aujourd’hui de laisser toutes les couches s’exprimer sur la révision de la Constitution dans n’importe quelle ville de la Guinée, même à Kankan la capitale du RPG ?

Taliby Dabo : s’il vous plait, le fait de manifester contre un troisième est illégal, on ne peut pas l’admettre. La loi prévoit que toute Constitution peut être modifiée.

Guineematin : ce n’est pas la même loi qui autorise les citoyens à manifester pacifiquement contre la médication de la même Constitution ?

Taliby Dabo : non. Mais, vous manifestez votre opposition dans les urnes. On vous demande de voter et vous votez.

Guineematin : pourtant, on voit les militants du RPG sur toute l’étendue du territoire, manifester leur soutien à une nouvelle Constitution. Ils ne sont pas inquiétés. Pourquoi n’attendent-ils pas les urnes ?

Taliby Dabo : nous, on était calme. C’est lorsque nous avons appris dans un média, les gens parler de leur sortie, dire du n’importe quoi… Ils seront empêchés dans toutes les huit préfectures de la Haute Guinée. Ça, je ne vous le cache pas. Dites ça partout, que c’est moi qui l’ai dit. S’ils sortent, on va les empêcher.

Guineematin : c’est les autorités administratives qui doivent interdire une manifestation ou le RPG arc-en-ciel ?

Taliby Dabo : les autorités n’ont rien à avoir dans ça. Toute manifestation est interdite sur l’étendue du territoire, il n’y aura aucune manifestation, parce que c’est illégal.

Guineematin : vous ne pensez pas que le RPG a mieux à faire que d’empêcher des manifestations anti-3ème mandat, je veux parler de ces affrontements entre des factions du RPG dans la région de Kankan, à Komodou, Tokounou et tout récemment à Koumana dans Kouroussa, où des cas de mort ont été enregistrés entre RPGistes ?

Taliby Dabo : ça, ce n’est pas ton problème, c’est une cuisine intérieure, laissez-nous gérer notre problème. Progressivement, nous sommes en train de régler tout. C’est bon, c’est une grande formation politique. SVP, dans la sous-préfecture de Koumban, il y avait un problème, mais c’est régler, c’est terminer. Dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji, il y avait un problème, mais c’est regeler, c’est terminer, tout comme dans la sous-préfecture de Tinti-Oulén.

Guineematin : est-ce-que vous avez autre chose à ajouter ?

Taliby Dabo : j’insiste qu’il n’y aura pas de manifestation anti troisième mandat à Kankan mais aussi dans toute la région politique du RPG Arc-en-ciel, je vous les cite : Dabola, Faranah, Mandiana, Siguiri, Kérouané, Kankan, Dinguiraye et Kouroussa. Nous allons tout faire pour empêcher une manifestation anarchique, illégale, parce que ce n’est pas à l’ordre du jour, parce que la loi ne le prévoit pas. S’ils sont hommes, ils n’ont qu’à le tenter, ils ne le feront plus.

Interview réalisée depuis Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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