Viol sur mineure à Mandiana : Lanceï Kourouma condamné à 7 ans de prison

16 décembre 2019 à 16 04 56 125612

Trois dossiers criminels étaient inscrits au rôle d’audience à la justice de paix de Mandiana ce lundi, 16 décembre 2019, dans le cadre des audiences foraines. L’un des dossiers a porté sur un cas de viol sur une mineure de six ans. L’accusé, répondant au nom de Lanceï Kourouma, a été reconnu coupable et condamné à 7 ans de prison ferme, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

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Télimélé : les audiences foraines se sont ouvertes à la maison des jeunes

16 décembre 2019 à 13 01 43 124312

Les audiences foraines sont programmées ce lundi, 16 décembre 2019, à la maison des jeunes de Télimélé, relevant du Tribunal de Première Instance de Kindia. C’est au total cinq (5) dossiers criminels qui sont inscrits au rôle d’audience et qui seront examinés par le tribunal, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kindia.

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TPI de Labé : 50 ans de prison requis contre un présumé criminel

14 décembre 2019 à 17 05 38 123812

Après la reprise des audiences criminelles au Tribunal de Première Instance de Labé, plusieurs accusés ont commencé à défiler à la barre. C’est dans ce cadre que les débats se sont ouverts hier vendredi, 13 décembre 219, sur deux cas d’assassinat qui se sont produits à Hafia et Boléya. Le représentant du ministère public n’y est pas allé d’une main morte en demandant une peine de 50 ans de prison contre Boubacar Diallo, accusé d’avoir tiré à bout portant sur Mamadou Diallo, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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TPI de Mafanco : échec des négociations entre le PDG d’Evasion Guinée et ses anciens employés

14 décembre 2019 à 11 11 50 125012

Le procès opposant le Directeur Général du groupe de presse Evasion Guinée au collectif des journalistes licenciés de la même chaîne n’a pu trouver une solution à l’amiable. Après moult tractations, les négociations pour le payement des arriérées par Moussa Traoré n’ont pas abouti. Programmé au tribunal de première instance de Mafanco hier vendredi 13 décembre 2019, le dossier a été renvoyé une nouvelle fois devant l’absence du PDG et de son avocat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Affaire Qnet : le procureur de Kaloum requiert la relaxe contre Souleymane Doumbouya

12 décembre 2019 à 10 10 03 120312

Souleymane DOUMBOUYA

C’est une lueur d’espoir de libération pour Souleymane Doumbouya, le consultant résidant de la société Qnet en Guinée. En détention depuis plus d’un mois pour des faits d’escroquerie, Souleymane Doumbouya était de nouveau à la barre du tribunal de première instance de Kaloum ce mercredi, 11 décembre 2019. Et, sans grande surprise, le ministère public a requis sa relaxe pour délit non constitué, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit ce procès.

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Affaire Qnet en Guinée : Souleymane Doumbouya poursuivi au TPI de Kaloum

11 décembre 2019 à 11 11 07 120712

Souleymane DOUMBOUYA

Considéré par beaucoup de Guinéens comme étant la tête pensante de Qnet en Guinée, Souleymane Doumbouya était le lundi dernier, 09 décembre 2019, à la barre du tribunal de première instance de Kaloum. Ce cadre du parti présidentiel est poursuivi pour des faits d’escroquerie. Des faits pour lesquels le prévenu a plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi l’ouverture de ce procès.

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Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Un avocat violenté par des policiers à Conakry : « ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter »

4 décembre 2019 à 20 08 42 124212
Maître Thierno Souleymane Baldé

L’avocat et activiste des droits de l’homme, maître Thierno Souleymane Baldé, a passé un sale temps dans la journée de ce mercredi, 04 décembre 2019. Il a été interpellé par des policiers qui l’accusent de mauvais stationnement sur la voie publique. Et, selon l’intéressé qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, les agents l’ont violenté gravement pendant un long moment avant de le relâcher.

« Je suis venu me garer au niveau de la station qui se trouve après le carrefour de Belle-vue en allant vers Kénien. Je me suis garé là-bas pour aller saluer quelqu’un. A mon retour, j’ai trouvé qu’ils (les agents) sont venus garer leur véhicule devant ma voiture. Quand je suis arrivé, je suis monté dans ma voiture et je l’ai allumée pour quitter. Mais, ils étaient devant moi, donc je ne pouvais pas quitter. Les gens ont dit laissez-le partir mais un des policiers a répondu en disant : non celui-ci, il va voir.

Ils ont pris ma voiture, alors que j’étais à l’intérieur, pour l’embarquer sur leur grue. Et pendant le trajet, un agent est venu pour tenter d’enlever la clé de la voiture qui était dans le démarreur. J’ai dit non tu ne vas pas l’enlever. Il a commencé alors à me frapper. Ils m’ont frappé comme un bandit de grand chemin, ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter jusqu’à Coléah, tout en proférant des injures à mon encontre », a-t-il expliqué.

Il ajoute que les policiers l’ont conduit jusqu’au parking qui se trouve en face du ministère de la sécurité et de la protection civile. « Quand on est arrivés là-bas, ils m’ont fait descendre et ils ont garé ma voiture dans le parking. J’ai informé un de mes frères qui est venu me trouver là. Je lui ai dit de ne rien leur donner, mais malgré tout il leur a donné une importante somme d’argent », soutient l’avocat.

Me Thierno Souleymane indique qu’il ne va pas croiser les bras face à cette situation. Même s’il ne croit pas trop en la justice, il compte tout de même la saisir. « J’ai décidé de laisser ma voiture au parking où les agents l’ont garée. Demain, je vais prendre un huissier pour aller faire un constat, parce que je suis sûr que la voiture a eu des problèmes en bas.

Je vais aller donc avec un huissier qui va constater les faits. Je vais aller voir aussi voir un médecin légiste pour me faire examiner et ensuite aller déposer ma plainte au niveau du parquet de Mafanco. Je sais que je ne pourrai jamais avoir justice ici parce que ce n’est pas la première fois, mais je vais quand même déposer ma plainte », a-t-il annoncé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Kadiatou Bah contre Aboubacar Soumah : le procès de nouveau renvoyé

4 décembre 2019 à 16 04 33 123312

Le procès opposant les responsables des deux versions du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a été une nouvelle fois reporté. Les débats de fond devaient commencer ce mercredi, 04 décembre 2019, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Mais, l’audience a été ajournée en raison de l’absence des prévenus et leurs avocats, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ce dossier, c’est Kadiatou Bah, secrétaire générale de l’une des versions du SLECG, qui poursuit Aboubacar Soumah, secrétaire général de l’autre version rivale du SLECG, et Mohamed Bangoura, responsable de la communication de la structure. Elle accuse les deux responsables syndicaux des enseignants de diffamation et injures. Après avoir été reportés plusieurs fois par le passé, les débats de fond devaient démarrer ce mercredi. Mais ni les prévenus, ni leur avocat de s’est présenté au tribunal. Ce qui a amené le juge, Aboubacar Maféring Camara, à renvoyer l’audience au 18 décembre 2019.

Me Saa Maurice Tolno , avocat de Kadiatou Bah

Une décision surprenante pour maître Sâa Maurice Tolno, avocat du camp Kadiatou Bah. « Le report de ce procès est pour nous une surprise parce qu’il s’explique par l’absence d’Aboubacar Soumah et son avocat, maître Salifou Béavogui. L’assistant de Me Béa nous a laissé entendre qu’ils ont oublié la date de ce procès qui était prévu pour aujourd’hui, mercredi 04 décembre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, je lui ai dit qu’il ne faut pas tromper les gens. Parce que le renvoi était fixé contradictoirement à la dernière audience à la barre et que c’est Me Béa lui-même qui avait choisi la date d’aujourd’hui. Donc s’il ne vient pas, je ne sais pas c’est pour quel motif. Mais une chose reste claire, c’est que le motif de son absence n’est pas valable », a dit l’avocat de la partie civile.

Poursuivi dans ce dossier, le camp Aboubacar Soumah a également porté plainte contre celui de Kadiatou Bah pour diffamation et injures. Les deux dossiers sont pendants devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Audiences foraines : 5 accusés condamnés à de lourdes peines à Beyla

4 décembre 2019 à 12 12 50 125012

Le tribunal de première instance de N’Zérékoré s’est transporté le mardi, 02 décembre 2019, à Beyla pour des audiences foraines. Quatre dossiers étaient au programme de ces audiences pour des chefs d’accusation de viol et complicité de viol, assassinat, tentative d’assassinat, et incendie volontaire.

Les trois premiers dossiers ont été évacués et les cinq accusés concernés ont été condamnés à des peines allant de 7 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans le dossier d’assassinat, c’est le nommé Mory Konaté qui est poursuivi. Il est accusé d’avoir poignardé mortellement son jeune frère de lait à cause d’un problème d’héritage. Il a trouvé la victime en train de dormir et a logé un couteau dans sa poitrine. Les faits se sont produits 08 avril 2017. L’accusé avait été arrêté le même jour par les services de sécurité, qui l’ont entendu avant de le déférer en justice. Mais, il a réussi à s’évader de la prison et reste jusque-là introuvable. A l’issue du procès, le tribunal l’a reconnu coupable de l’assassinat de son jeune frère et l’a condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité. Un mandat d’arrêt est également émis à son encontre.

L’affaire de viol et de complicité de viol concerne Abdoulaye Camara et Aboubacar Diabaté. Le premier est le principal accusé et le second est son complice. Selon le ministère public, c’est le 14 avril 2018, aux environs de 14 heures, que le nommé Abdoulaye Camara a violé une jeune fille, élève en classe de 7ème année au moment des faits. « La demoiselle, qui aurait pour copain Abdoulaye Camara, a été invitée par celui-ci dans une chambre cédée à eux par le nommé Aboubacar Diabaté.

A son arrivée, la victime aurait accepté de rentrer dans la chambre et Aboubacar Diabaté les quittait pour, dit-il, aller se coiffer. Entretemps, la victime a commencé à pousser des cris de secours qui ont alerté le voisinage… Et, Abdoulaye Camara, auteur principal, qui s’est enfui depuis le jour du viol, est encore en cavale », a expliqué Marcel Malick Oularé, substitut du procureur près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Après les débats, Abdoulaye Camara, l’auteur principal, en fuite, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par défaut et un mandat d’arrêt a été émis contre lui. Son complice, Aboubacar Diabaté, a écopé aussi de 20 ans de réclusion criminelle.

De leur côté, Abou Sagno et Kalilou Diabaté étaient poursuivis pour tentative d’assassinat sur la personne de Mamady Bamba, un conducteur de taxi moto. Dans la matinée du 29 août 2018, les deux accusés ont déplacé le jeune de Kérouané pour qu’ils les emmènent à Doukoi, dans la sous-préfecture de Gnossomodou (Beyla). Mais en cours de route, le conducteur a fait descendre ses passagers pour traverser une passerelle installée au niveau d’un pont coupé. C’est là que les accusés ont jeté un couteau en direction de son cou.

Par coup de chance, le couteau ne l’a pas atteint, il est tombé tout juste à côté de lui. Le taxi-motard a compris alors que sa vie est en danger et il s’est enfui pour rejoindre Kékouradou, le village le plus proche. Les habitants de cette localité se sont mobilisés rapidement pour aller mettre main sur les deux accusés. Mais pendant qu’ils les conduisaient au poste de police de Gnossomodou, le nommé Abou Sagno a réussi à s’enfuir.

A la fin du procès, les deux ont été reconnus coupables de tentative d’assassinat. Kalilou Diabaté a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle et Abou Sagno a écopé de 20 ans de réclusion criminelle par défaut.

Le quatrième dossier dans lequel le nommé Aliou Soumaoro est accusé d’incendie volontaire d’habitations a été renvoyé à une date ultérieure pour la comparution des témoins cités par les deux parties opposées. Les débats devraient se poursuivre au tribunal de N’Zérékoré.

A noter que ces audiences foraines ont connu une forte mobilisation des populations de Beyla. Elles ont été organisées par l’Etat grâce à l’appui technique et financier du PNUD dans le cadre de son projet de lutte contre l’impunité et de la promotion de la bonne gouvernance.

De Beyla, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Manifs contre un 3è mandat en Guinée : 18 opposants libérés par un tribunal à Conakry

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Plus d’une vingtaine de personnes, arrêtées lors de la marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) du 14 novembre 2019, ont été fixés sur leur sort hier, mardi 3 décembre 2019. Après les plaidoiries et réquisitions des parties au procès, le tribunal de Mafanco a décidé de libérer 18 d’entre eux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces vingt cinq (25) personnes étaient jugées pour entre-autres participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voir publique, coups et blessures volontaires, destruction de biens publics. Dix huit ont déclarés non coupables alors les autres ont été condamnés par défaut.

Pendant ses réquisitions, le procureur Alsény Bah a sollicité la condamnation de certains prévenus à 6 mois d’emprisonnement ferme et au payement de 500 mille francs guinéens, la libération pure et simple d’autres.

De leur côté, les avocats de la défense ont à tour de rôle cherché à démontrer l’innocence de leurs clients dans cette affaire. C’est ainsi qu’ils vont demander la relaxe en faveur de leurs clients.

Dans sa décision, le juge Amadou Kindy Baldé a déclaré certains prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et par défaut, les a condamnés à 6 mois de prison ferme pour les uns et à 3 ans pour les autres. Par contre, il a déclaré les 18 autres non coupables des faits mis à leur charge pour délit non constitué.

Au sortir de la salle d’audience, avocats et anciens détenus ont exprimé leurs satisfactions par rapport à cette décision de justice.

Maitre Alsény Aissata Diallo : « nous les avocats chargés de défendre les intérêts cde nos clients, les prévenus que vous avez vus ici défiler à la barre, nous sommes animés de joie, de satisfaction, dans la mesure où après avoir synthétisé les faits, le parquet n’a pu administrer aucune preuve imputable à aucun de nos clients. Le tribunal a été vraiment indépendant et équitable. Et, ce tribunal a pris une décision de renvoyer des fins de la poursuite l’ensemble de nos clients. A part ceux qui ont été condamnés, c’est-à-dire ceux qui étaient absents dans la salle d’audience, donc qui n’étaient pas là, tous ceux qui étaient dans la salle et qui sont nos détenus, ont recouvré leur liberté. Nous sommes satisfaits, nous sommes contents, c’est le droit qui a été dit et c’est le droit qui a triomphé », s’est réjoui maître Alsény Aissata, un des avocats de la défense.

Pour sa part, maitre Salifou Béavogui lui a tout remercié l’ensemble des avocats du FNDC avant de se prononcer sur la décision rendue par le tribunal. « Je remercie tous les avocats du FNDC qui abandonnent tout pour défendre les intérêts des innocents. C’est un choix mesuré à sa valeur. Chaque fois que des citoyens sont arrêtés pour avoir exprimé leur opinion, les avocats du FNDC se mobilisent. C’est déjà un succès. Je remercie tous les avocats du FNDC. Et cela va continuer parce que nous nous battons pour les principes de la démocratie, nous nous battons pour la liberté, pour l’Etat de droit, nous nous battons pour la paix et la sécurité dans ce pays ».

Après sa libération, Diaraye Diallo est revenue sur les conditions dans lesquelles elle a été arrêtée et détenue à la maison centrale. « Moi, on m’a arrêtée à camp carrefour à Cosa par les gendarmes et on m’a envoyée à la maison centrale. Aujourd’hui, j’ai recouvré ma liberté, je remercie les avocats, je remercie tout le monde. Le jour qu’on nous a envoyés à la maison centrale, le vendredi, ils ne nous ont pas permis de nous laver. Pour cela, les gardes nous ont d’abord demandé à chacun 300 mille. Là-bas, si on nous envoyait de quoi manger, les agents prenaient tout avec nous, si c’est de l’argent aussi, ils prennent tout. On m’a demandé, si j’ai un téléphone, j’ai dit que mes téléphones ont été pris par les agents de forces de l’ordre dans le pick-up. Quand j’ai pris mon téléphone, je l’ai mis dans mon collant, un des agents a mis sa main dans mon collant et l’a retiré. Donc je ne pouvais rien faire, je l’ai laissé avec », a témoigné la jeune dame, Diaraye Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Siguiri : le nouveau procureur promet de « combattre l’impunité »

3 décembre 2019 à 12 12 07 120712

La cérémonie de passation de services entre le procureur sortant de Siguiri et son successeur a eu lieu hier, lundi 02 décembre 2019. Elle a réuni dans les locaux du tribunal de première instance de la ville, les autorités préfectorales, communales, des responsables de l’appareil judiciaire et des services de sécurité de Siguiri, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le procureur sortant, Algassimou Diallo, a mis l’occasion à profit pour présenter son bilan à la tête du parquet de cette ville.

Algassimou Diallo

« Pendant 15 mois, mon substitut et moi avons travaillé de manière à obtenir des résultats. Ces résultats, bien que n’atteignant pas la totale satisfaction de la population au nom de laquelle la justice a été rendue, sont au regard des difficultés quasi-quotidiennes, très élogieux. Au cours de ces 15 mois, mon parquet a engagé 792 poursuites qui ont abouti à 461 jugements, dont 431 au correctionnel et 30 au criminel. Ce qui a hissé le tribunal de première instance de Siguiri à un rang très élevé, si ce n’est pas le plus élevé par rapport à la moyenne régionale. Cela a permis aussi de faire baisser le taux de criminalité qui était jusque-là galopante et à redonner une certaine confiance des justiciables en leur justice », s’est félicité l’ancien procureur de la République de Siguiri, muté dans les mêmes fonctions à Pita.

Aminata Kaba

De son côté, Amiata Kaba, le procureur entrant de Siguiri, a annoncé que sa mission est de comprendre l’impunité et faire en sorte que la justice fasse son travail. « Nous sommes venus pour combattre l’impunité, rechercher les délinquants et les traduire devant le tribunal. Dans un État où la loi ne s’applique pas, c’est la justice populaire qui prendra le dessus. Les délinquants ne sont pas logés en brousse, ils sont logés dans les familles, dans les quartiers. Donc j’invite la population à une collaboration avec les services de sécurité et la justice », a lancé le magistrat.

Deuxième ville la plus peuplée de Guinée selon le dernier recensement général de la population, la préfecture de Siguiri qui regorge de nombreuses mines d’or, fait face à un taux élevé de délits et de crimes. Ce qui fait que la justice y est très sollicitée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : un Sénégalais condamné à 4 ans de prison pour escroquerie

3 décembre 2019 à 11 11 16 121612

Les cas d’escroquerie impliquant des faux marabouts sont devenus récurrents en Guinée, avec de nombreux témoignages de victimes. C’est dans la répression de ces délits qu’un marabout Sénégalais a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison à Conakry, dans une affaire de plus de 16 millions de francs guinéens. Le verdict est tombé dans la journée d’hier, lundi 02 décembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon nos informations, ce marabout a été mis aux arrêts à Conakry pour escroquerie en bande présumée au préjudice du Guinéen Amadou Sall. Se faisant appeler tantôt Aly Diallo, tantôt Oumarou Diallo, le présumé escroc est sous mandat de dépôt depuis le 04 octobre 2019.

Tout au long des débats, le prévenu n’a cessé de nier les faits mis à sa charge. A la barre, Aly Diallo ou Oumarou Diallo a expliqué ce qu’il sait de cette affaire. « Je suis venu du Sénégal. Arrivé à Labé, un ami Sénégalais m’a remis le numéro de téléphone d’un autre Sénégalais du nom de Hamidou Sow. Mais à Conakry, je ne connaissais personne et je n’avais aucun sous avec moi et aucune unité dans mon téléphone. C’est ainsi que j’ai demandé à Sall que j’ai trouvé au bord de la route, de m’aider à joindre Hamidou Sow. Il l’a appelé. Ce dernier lui a dit qu’il est à Samatran, après les rails, dans la commune de Ratoma. C’est ainsi qu’il m’a fait embarqué dans un taxi et il m’a offert 5 000 mille francs pour mon transport. Quand je suis arrivé à destination, j’ai appelé monsieur Sall pour le remercier pour le geste qu’il a fait pour moi. Et finalement, il a travaillé avec le marabout Hamidou Sow. Mais moi, je n’ai pas travaillé pour lui et je ne l’ai pas escroqué », a laissé entendre le prévenu.

Ensuite, c’est fut au tour de la victime de venir narrer sa mésaventure devant le tribunal. Amadou Sall a expliqué que pendant deux mois, il a été dépossédé de ses facultés mentales par ces marabouts qu’il accuse d’avoir pris avec lui plus de 16 millions de francs guinéens. « Ce jour, je cherchais un taxi au bord de la route à la Cimenterie. Il est venu me dire qu’il vient du Sénégal et qu’il n’a rien avec lui. Il me demande de l’aider à joindre son maître sénégalais qui est à Conakry. Moi même je n’avais pas d’unité. Je suis allé faire un transfert. J’ai appelé le numéro qu’il m’a remis. Au bout du fil, une voix répond qu’il s’agit de son élève, de l’aider à aller à Samatran. Je l’ai embarqué en lui offrant 5 000 FG pour son transport. A 15 heures, il m’a appelé pour me dire d’aller le trouver au niveau des rails. A mon arrivée, j’ai trouvé qu’il a mis une couronne au tour de sa tête. Il est habillé comme quelqu’un qui est revenu de la Mecque. J’ai trouvé chez lui 3 livres coraniques et une tenue militaire. Je suis sorti de chez eux complètement envoûté. Quand je suis arrivé chez moi, ils m’ont appelé en me disant de revenir avec du sucre. A mon arrivée ils ont pris le sucre, ils ont mis dans une tasse et ils m’ont demandé de mettre un billet de banque dedans. J’ai mis un billet dans la tasse. Ils m’ont dit de repartir avec le billet sans regarder derrière moi jusqu’à la maison, de garder soigneusement le billet dans une valise. Ce qui fut fait » a-t-il expliqué.

Poursuivant la narration de sa mésaventure, Amadou Sall dira que le billet en question va se transformer en bague. « La nuit, j’ai ouvert la valise et j’ai trouvé que le billet est devenu une bague rouge. Ils m’ont dit de garder. C’est une bague magique qui va protéger ma mère, mon père et moi même. Oumarou Diallo est allé dans ma maison, il a pris ma paire de sport que j’admire de plus. Je n’ai pas osé dire un mot. Tous ce qu’ils me demandaient, je donnais sans me rendre compte. Même la viande j’ai payé pour eux 3 kilogrammes ».

En outre, complètement possédé, Amadou Sall se retrouver nuitamment dans la forêt d’ENTAG, dans la commune de Matoto pour échanger avec un diable. « Là aussi, ils m’ont demandé de venir avec 3 oranges et 3 pommes. Nous sommes venus dans l’obscurité sous un arbre. Et le diable a commencé à raconter ce que je faisais il y a un mois. J’avais 4 millions de FG que je leur ai donné. J’avais 400 euros, j’ai donné ça aussi. Les deux motos que j’avais achetées à 14 millions de FG, je les ai revendus à 7 millions pour leur remettre. Pendant deux mois, j’étais envouté par eux. Et ils m’ont mis en garde de ne pas dire ça à quelqu’un, sinon je deviendrais automatiquement fou. C’est grâce à mon père qui m’a lavé à Kindia avec des décoctions que j’ai retrouvé ma faculté. Donc, ils me doivent plus de 16 millions de francs guinéens que je réclame aujourd’hui », a lancé Amadou Sall.

Avant de passer aux réquisitions, le procureur Daouda Diomandé va porter de graves accusations sur le marabout Sénégalais et ses acolytes. « Même les acolytes de ce marabout qui est à la barre sont dans cette salle d’audience. Certains ont même tenté d’effrayer le procureur Bakary Camara qui était dans cette présente procédure, en disant qu’ils vont faire ceci ou cela si le tribunal ne libère pas le marabout. Mais, c’est Dieu qui est fort. On n’a peur que Dieu ».

Dans ses réquisitions, le procureur va demander au tribunal de retenir le présumé escroc dans les liens de la culpabilité en le condamnant ans de prison ferme.

La défense quant à elle, par la voix de maitre Abou Camara, va plaider coupable avant de demander au tribunal de condamner son client au temps mis en prison.

Finalement le marabout est condamné à une peine de 4 ans de ferme et au payement des 16 millions 500 mille francs guinéens à la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Les leaders du FNDC libérés : joie et fierté chez leurs avocats

29 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Comme annoncé précédemment, les leaders du FNDC ont recouvré leur liberté et ont pu rentrer chez eux, un mois et deux semaines après leur arrestation. Ce jeudi, 28 novembre 2019, la Cour d’appel de Conakry a ordonné la remise en liberté d’Abdourahmane Sanoh, (le coordinateur national du FNDC), Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Alpha Soumah (Bill de Sam), Baïlo Barry, Aly Cheikna Badra Koné, le reggae man Elie Kamano, Ibrahima Keita, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura, en attendant la fin de leur procès en appel. Une décision vivement saluée par leurs avocats, qui saluent la victoire de la justice, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient sur place.

Maître Salifou Béavogui : nos clients sont libres aujourd’hui, Dieu merci. Nous l’avons demandé, nous avons soutenu avec force en première instance, que nos clients n’avaient commis aucune infraction. Nous avons été incompris, les premiers juges sont entrés en condamnation. Nous avons relevé appel, nous avons eu confiance à la Cour d’appel et cet après-midi, nos clients ont été identifiés, nous avons exposé les motifs de nos appels et nous avons demandé d’entrée de jeu leur mise en liberté. Et la Cour nous a suivis, ils sont libérés, ils rentreront chez eux. Le 5 décembre 2019, nous viendrons enterrer ces dossiers parce qu’il n’y a aucune infraction.

Maître Alsény Aïssata Diallo : aujourd’hui, nous ne pouvons qu’éprouver des sentiments de fierté et de satisfaction dans la mesure où la juridiction de censure qui est la Cour d’appel de Conakry, à travers sa chambre de correction, n’a fait que dire que la loi et l’application de la loi. Donc, nous nous sentons fiers de voir nos clients, membres du FNDC, regagner leurs domiciles. Nous sommes très contents et nous pensons que le droit qui va continuer à triompher comme ça a été le cas aujourd’hui.

A rappeler que ces leaders du Front National pour la Défense de la Constitution avaient été condamnés en première instance pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre le projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Abdourahmane Sanoh avait écopé d’un an d’emprisonnement, Badra Koné avait pris deux ans de prison dont un an assorti de sursis, et les autres avaient tous été condamnés à 6 mois d’emprisonnement.

Mamadou Laafa Sow et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 621090818

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Le nouveau procureur de Kaloum prévient : « la loi s’appliquera sur tout le monde »

28 novembre 2019 à 9 09 37 113711

Nommé récemment à la tête du parquet de Kaloum, Alpha Sény Camara a pris fonctions hier, mercredi 27 novembre 2019. Il remplace Aboubacar Sir Sylla, muté à la Cour suprême. Ce magistrat qui était jusque-là conseiller technique au ministère de la justice, promet de mettre tous les citoyens au même pied d’égalité et de rendre justice pour tout le monde.

Aboubacar Sir Sylla, nouveau procureur du tribunal de première instance de Kaloum

« Je vais travailler pour que tous les citoyens soient mis au même pied d’égalité dans la distribution de la justice. Je vais travailler pour éviter qu’il y ait de la frustration, mettre tous les citoyens dans la même assiette. Les auteurs d’infractions, quel que soit leur statut, quelle que soit leur position, que ces auteurs comprennent que la justice existe. Quelles que soient les circonstances, tant que j’exerce les fonctions de ministère public ici, la loi s’appliquera sur tout le monde », a-t-il assuré, avant de lancer un appel à l’endroit des justiciables.

« Il faut que les Guinéens comprennent qu’il n’y a que la loi qui peut régler un pays. Un pays ne peut fonctionner très bien que lorsque sa justice marche bien. Donc je vais travailler pour relever ce défi. Je vais travailler pour éviter que n’importe qui parle mal de la justice en allant vers la population, en allant vers certains responsables, pour faire la divulgation, ou la propagande si vous voulez de ce que c’est que la justice », a promis le procureur de la République près le TPI de Kaloum.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Viol et assassinat d’Aissatou Diallo à Sonfonia : les 2 présumés auteurs à la barre

27 novembre 2019 à 15 03 55 115511

Les présumés auteurs du viol et de l’assassinat de madame Aissatou Diallo, à Sonfonia Gare, en juin 2017, ont commencé à répondre des faits qui leurs sont reprochés. Jean Faya Kamano et Paul Lamah, ont comparu hier, mardi 26 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. A la barre, les deux accusés ont nié les faits pour lesquels ils sont jugés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux compagnons d’infortune sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2017. Ils sont poursuivis pour viol, vol aggravé, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Jean Faya Kamano a été le premier à s’expliquer. « Moi, je suis menuisier. Mais, j’ai un cabaret à ENCO 5. Paul Lamah est venu un jour me trouver dans mon cabaret, il m’a proposé un téléphone à vendre. Il m’a dit que le prix est à 330 mille francs guinéens. On a discuté, il me l’a laissé à 130 mille. Je lui ai donné 80 mille FG. Mais après, j’ai constaté que le téléphone n’était pas bon, il s’éteignait souvent. Je l’ai revendu à un certain Nicolas qui Bordelais, c’est-à-dire un vendeur de téléphones d’occasion. Quelques temps après, des policiers sont venus me trouver chez moi, dans mon cabaret. Ils m’ont embarqué dans leur pick-up. Je leur ai demandé pourquoi ils m’arrêtent, ils m’ont dit que j’ai vendu un téléphone qui a des problèmes. Alors que moi, je ne suis informé d’aucun problème avec ce téléphone puisque celui qui me l’a vendu m’a confirmé qu’il était pour lui », a-t-il laissé entendre.

Paul Lamah, appelé à son tour à la barre, va s’expliquer sur le téléphone, qui appartiendrait à la victime et qui aurait permis de les retrouver. Des explications contradictoires à celles apportées par son coaccusé. « Jean Faya Kamano et moi, nous sommes des voisins à ENCO 5. Un jour, il est venu chez moi, il a vu un téléphone Techno à boutons mais qui n’était pas bon, parce qu’il ne gardait pas la charge. Il m’a dit de le lui vendre, j’ai dit je ne le vends pas parce qu’il il n’est pas en bon état. Il a forcé, moi aussi, je le lui ai vendu. On discuté sur le prix, on est tombé d’accord à 90 mille FG. Il m’a donné 30 mille. Ce téléphone dont je vous parle, c’est un grand frère du nom de Razak qui me l’a donné. C’est un gendarme. Il venait souvent boire dans mon cabaret. Maintenant, en ce qui concerne notre arrestation, j’étais dans mon cabaret, qui est non loin du sien, je l’ai vu menotté dans un pick-up avec des agents devant mon cabaret. Ils sont descendus, ils m’ont embarqué avec lui et ils nous conduits à la police. Quelques temps après, ils nous ont envoyés à la DPJ. Moi, je ne suis informé de rien d’autre si ce n’est que ça », s’est défendu Paul Lamah.

La partie civile, représentée par Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime, est revenu sur ce que dame Aissatou Diallo a subi comme torture avant de rendre l’âme. « Le samedi 04 juin 2017, des bandits sont allés à Sonfonia pour s’attaquer à l’épouse de mon petit frère que j’ai élevé et qui est actuellement aux États-Unis. Ils ont abusé d’elle sexuellement, ils l’ont frappée. Ils ont même blessé grièvement au niveau du sexe. Transportée à l’hôpital, elle a succombé suite à ses blessures et à la bastonnade qu’elle a subies. Ainsi, j’ai porté plainte contre X au niveau de la Direction de la Police Judiciaire. Dans ma plainte, j’ai écris les numéros de téléphone de ma belle sœur qui est la victime. C’est ainsi que la DPJ a saisi l’ARPT pour mener les enquêtes. A travers ces numéros, l’ARPT a pu repérer le téléphone : la première personne qui a utilisé le téléphone après le drame, et ça c’était à 5 heures du matin ; puis la deuxième personne qui détenait enfin le téléphone. Ces enquêtes ont révélé que c’est Jean Faya Kamano qui est le première personne à utiliser le téléphone de la dame, puis le nommé Nicolas qui a été arrêté le premier et qui a aidé à ce qu’on retrouve Jean Faya Kamano avec qui il a acheté le téléphone suspecté. Maintenant, si ce sont ces deux là que les enquêtes ont repéré, moi je n’ai pas autre chose à dire, sinon que demander à ce que les coupables soient punis », a dit Elhadj Sadou Barry.

L’affaire a été renvoyée au 10 décembre 2019, pour la comparution des témoins.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Diffamation contre Kéira ? Lansana Diawara « rentre libre chez lui » (avocat)

26 novembre 2019 à 19 07 20 112011

L’acteur de la société civile, Lansana Diawara, n’en a pas fini avec la justice même s’il n’est plus dans les griffes de la Police Judiciaire. Convoqué hier lundi à la Direction de la Police Judiciaire, monsieur Diawara sera poursuivi pour diffamation par voie de presse au préjudice d’Alpha Ibrahima Kéira, ancien ministre de la sécurité et de la protection civile. Ainsi en a décidé le parquet du tribunal de Dixinn dans l’après-midi de ce mardi 26 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon l’avocat de Lansana Diawara, son client sera jugé prochainement si le plaignant ne fait pas machine arrière. Maître Thierno Souleymane Barry a précisé que son client est déjà rentré à la maison, après avoir passé la nuit dernière à un endroit inconnu. « En fait, Lansana Diawara a été reçu par le Procureur et ses substituts. Le procureur a décidé de le poursuivre par citation directe sur la base de la loi sur la liberté de la presse, si jamais d’ici quelques temps le plaignant ne s’est pas désisté de sa cause. Il est rentré libre chez lui, ce mardi soir ».

Une situation qui réjouit l’avocat qui redoutait que client soit poursuivi selon la Loi sur la Cyber sécurité. « Il faut se réjouir que la loi L002 sur la liberté soit évoquée dans cette affaire. Mais, c’est le fruit d’une bataille menée par plusieurs personnes dans les différentes causes. On en est heureux d’autant plus que l’on se bat pour l’application des règles, pour la consolidation de l’Etat de Droit, de la démocratie en Guinée », a laissé entendre maitre Barry.

Pour rappel, c’est suite à une annonce sur sa page Facebook que Lansana Diawara a eu des démêlées judiciaires. Il aurait relayé des rumeurs faisant état d’un présumé détournement de mobiliers au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile par Alpha Ibrahima Kéira, récemment remplacé à ce poste par Damantan Albert Camara.

Foko Millimouno et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Contre le 3ème mandat : le FNDC-Kindia compte marcher le mardi

22 novembre 2019 à 19 07 22 112211

La Coordination Régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ne compte pas reculer. Empêchée de marcher comme elle le souhaitait il y a une semaine, la coordination va remettre ça dans les jours à venir. La démarche vise à protester contre le projet de 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com badé dans la préfecture.

Alors que ses principaux responsables sont mis aux arrêts et détenus à la prison civile, le FNDC de Kindia ne compte pas baisser la garde. La structure projette une nouvelle marche pacifique pour protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce vendredi, 22 novembre 2019, par le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia.

Une lettre d’information a été déposée à cet effet à la commune urbaine, apprend-on. Selon Kémo Mali Fofana, coordinateur par intérim, le FNDC compte organiser une autre marche le mardi, 26 novembre 2019. Elle partira de la gare routière de Yéwolé à 10h pour la Place des Martyrs, dans la commune urbaine. Ce sera une manière de dénoncer la répression sanglante de ses membres, les arrestations arbitraires et le contesté projet de nouvelle constitution. « On a déposé la lettre d’information aujourd’hui pour être dans le délai de 48h. Et nous appelons tous les fils dignes du pays, épris de justice, de descendre dans la rue pour exprimer le vrai visage du peuple majoritaire qui s’oppose au projet suicidaire du professeur Alpha Condé », a martelé Kémo Mali Fofana.

On attend désormais de voir ce que va être la réaction des autorités communales de Kindia, généralement promptes à ne pas céder.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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TPI de Dixinn : un concessionnaire jugé pour escroquerie sur une déguerpie de Kaporo Rails

21 novembre 2019 à 16 04 19 111911

Madame Marliatou Diallo, victime de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, croyait avoir trouvé un sauveur en la personne de Mamoudou Diallo. Après avoir quitté la zone, la malheureuse qui était à la recherche d’un logement, tombe sur Mamadou Diallo, domicilié à Dar-Es-Salam. Ce dernier accepte que dame Marliatou construise un bâtiment dans sa concession. Après avoir fini de construire, elle sera finalement interdite d’accéder sur les lieux. L’affaire, portée au tribunal de Dixinn, a connu son dernier virage hier mercredi, 20 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamoudou Diallo, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2019, est jugé pour escroquerie au préjudice de Marliatou Diallo dans une affaire de construction d’un bâtiment composé d’une chambre, d’un salon et d’une toilette interne. Appelé à la barre par le juge Aboubacar Maférin Camara, le prévenu a nié les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. « Moi, je n’ai escroqué personne. Ce que moi je sais, madame Marliatou Bah, déguerpie de Kaporo Rails, est venue me voir par le canal d’une connaissance de ma grande sœur pour affaire de logement chez nous. Quand elle est venue se présenter à moi, elle m’a dit qu’elle veut avoir une location. Je lui ai dit que chez moi il n’y a pas de bâtiment à louer mais on peut lui donner des espaces vides en location. Elle même elle va construire son logement. On est tombé d’accord sur ça. Après ça, je lui ai donné un espace où construire un bâtiment d’une chambre, un salon et une toilette intime. Dans un premier temps, elle m’a donné de l’argent dont le montant s’élève à un peu plus de 3 millions de FG. J’ai trouvé un maçon qui avait commencé à faire le mur. Mais quelques temps après, elle venue envoyer un autre maçon pour elle même. C’est ainsi qu’on a continué la construction jusqu’à la fin. Nous avons convenu que les frais de location sont à 350 mille francs guinéens par mois, après avoir fini de construire, c’est qu’elle va payer. Maintenant qu’elle a fini de construire, elle dit qu’elle ne va plus entrer dans la maison, elle veut avoir son argent qu’elle a dépensé pour la construction du bâtiment. Mais, ce n’est pas moi qui lui ai dit de ne pas entrer dedans et je ne sais pas pourquoi elle dit qu’elle ne va pas occuper le bâtiment », a-t-il expliqué.

Dans ses explications, dame Marliatou Bah soutient mordicus avoir été victime d’escroquerie. « C’est après que j’ai été déguerpie à Kaporo que j’ai appris qu’il y a des bâtiments en location chez Mamoudou Diallo. Je suis allée le voir. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de logements, mais des espaces libres si je veux construire. J’ai donné mon accord. C’est ainsi qu’il m’a présentée à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour. Tout le monde a confirmé que c’est Mamoudou et ses deux grandes sœurs : l’une est à Conakry ici, l’autre est en occident, qui sont propriétaires de la concession. Après ça, il m’a rassuré qu’il n’y a pas de problèmes, que je peux aller construire sans aucun problème et qu’on n’a même pas besoin de papiers pour ça, c’est lui qui coordonne tout dans la concession ».

Poursuivant, dame Marliatou a fait savoir qu’elle a donné de l’argent pour les travaux. « C’est ainsi que je me suis engagée et je lui ai donné un peu plus de 3 millions de francs guinéens pour le début des travaux. Mais quelques jours après, je suis venue trouver qu’il n’a fait que 3 rangées de briques. Je lui ai demandé à ce que moi-même je prenne mon propre maçon. J’ai envoyé mon maçon, on a continué les travaux jusqu’à la fin de l’élévation des murs. Sa sœur qui est à Conakry est venue arrêter les travaux pour nous convoquer tous les deux à la gendarmerie de la Carrière. De négociation en négociation, Mamoudou a pris la garantie, il s’est entendu avec la famille qu’il n’y aura plus de problème et que je peux continuer les travaux. En ce moment j’avais dépensé un peu plus de 10 millions de francs guinéens. C’est après ça que je suis revenue continuer les travaux jusqu’à la finition. Quand j’ai fini de tout faire, j’ai fermé à cadenas, j’ai pris une copie de la clé du salon je lui ai donné puisqu’il y avait ces matériels de dedans. En tout, ça tout m’a coûté 27 millions 37 mille francs guinéens sans compter le transport que je payais à chaque fois que je venais », a révélé la dame.

Les choses vont tourner court juste après. « C’est quand maintenant je me suis apprêtée à venir m’installer que Mamoudou et sa sœur m’ont dit que le bâtiment a augmenté de valeur, que ce n’est plus 350 mille francs guinéens, mais c’est 1 million que le bâtiment vaut en location par mois. Mais même avec ça, je ne vais plus mettre pieds dans cette maison. Sa sœur m’a dit qu’elle allait me tuer si j’y mettais mon pied. C’est ainsi que j’ai décidé de ne plus repartir là-bas puisque ma sécurité est menacée. Ils n’ont qu’à me restituer les 27 millions 37 mille francs guinéens, plus l’intérêt que cela pourrait engendrer si je les mettais dans mon commerce », a sollicité Marliatou Bah.

Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Moumini Diallo, va demander au tribunal d’appliquer la Loi. « Monsieur le président, nous demandons qu’il vous plaise d’observer les faits et d’appliquer la Loi conformément aux dispositions de l’article 403 du code pénal en condamnant le prévenu au payement intégral du montant dépensé pour la construction du bâtiment, au payement de 50 millions au titre de dommages et intérêts et au payement de 15 millions de francs guinéens pour la réparation du préjudice moral causé à notre cliente », a demandé l’avocat.

Le procureur Daouda Diomandé va pour sa part requérir 1 an d’emprisonnement, assorti de 6 mois de sursis, contre Mamoudou Diallo, et le payement intégral du montant que la partie civile a dépensé dans la construction du bâtiment. « Monsieur le Président, monsieur Mamoudou Diallo et sa sœur ont autorisé madame Marliatou Bah à construire ce bâtiment. Elle l’a construit, tout est fini. Il ne lui reste plus qu’à y entrer. Ils attendent jusqu’à ce qu’elle fini de tout faire pour lui dire que le bâtiment a augmenté de valeur d’un million. Qui l’a construit et l’a mis en valeur si ce n’est pas elle ? En plus de ça, ils l’empêchent d’entrer dans le bâtiment qu’elle a construit avec leur accord en la menaçant de mort. Si elle a construit c’est parce qu’elle a été rassurée qu’elle n’allait avoir aucun problème. Maintenant, ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis. Le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir monsieur Mamoudou Diallo dans les liens de culpabilité et de le condamner à 1 an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis avec le payement intégral du montant dépensé qui s’élève à 27 millions 37 mille francs guinéens. En le faisant, vous aurez rendu une saine justice », a requis le procureur.

De son côté, maître Alsény Sylla, avocat de la défense, a estimé lui, que le tribunal correctionnel de Dixinn n’est pas compétent pour juger cette affaire. « Je suis déçu, je suis choqué, je suis révolté quand j’entends le représentant du ministère public dire qu’il y a eu de l’escroquerie dans cette affaire. Il n’y a eu nulle part dans cette affaire de l’escroquerie. Parce dans ce dossier, il n’y a ni de faux nom, ni de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Monsieur le président, qu’il vous plaise de renvoyer cette affaire pour incompétence, parce qu’elle pénale, mais civile », a-t-il plaidé.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendu le mercredi 27 novembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Labé : une mineure violée par un conducteur de taxi moto

21 novembre 2019 à 15 03 52 115211

Un nouveau cas de viol sur mineure a été enregistré récemment dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi 19 novembre 2019, au secteur Djanyabhé, relevant du quartier Madina. C’est seulement ce jeudi, 21 novembre, que les parents de la victime, âgée de 12 ans, l’ont envoyée à l’hôpital, avant de se confier aux médias.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, la victime a été violée nuitamment par un taxi-motard, alors qu’elle revenait d’une veillée. « J’étais partie avec ma tante pour assister à une soirée récréative. On a quitté ensemble chez ma grand-mère. Lorsque ma tante est rentrée, le jeune Mamadou Saidou Diallo m’a tirée la main, tout en me traînant dans un endroit isolé. C’est un conducteur de taxi moto. On se connait bien ; car, nous logeons côte à côte. Il m’a fermé la bouche et a abusé de moi sexuellement avant de prendre la poudre d’escampette lorsque j’ai crié au secours », a expliqué la victime, ajoutant avoir été blessée au cou par les griffes du taxi-motard lors de leur bagarre.

Après avoir été reçue à l’hôpital, les médecins ont constaté que la fillette a été violée, a indiqué sa mère. « Le carnet médical atteste qu’elle a été violée ».

Quant à Mamadou Kali Diallo, le père de la victime, il a déjà formulé une plainte contre le jeune Mamadou Saidou Diallo, actuellement en cavale. Il a sollicité l’aide des autorités à tous les niveaux pour que le présumé violeur soit retrouvé et traduit en justice.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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