Suspension du DSPJ de Sougéta : les explications du DPJ de Kindia

28 octobre 2019 à 15 03 03 100310
Mankan Diallo, DPJ de Kindia

Comme annoncé dans un précédent article, le Directeur Sous-Préfectoral de la Jeunesse (DSPJ) de Souguéta a été suspendu la semaine dernière pour un détournement de fonds et de matériels dont il est accusé. Au micro d’un correspondant local de Guineematin.com, l’intéressé a nié les faits et accusé à son tour de Directeur Préfectoral de la Jeunesse (DPJ) de Kindia d’avoir orchestré cette situation. Et, ce dernier est sorti aussi pour s’expliquer sur cette affaire.

Mankan Diallo, qui a signé l’acte de suspension de Mohamed Kaba Soumha, est revenu d’abord sur le début du problème ayant conduit à la prise de cette décision. « Le problème a commencé lorsque la commune a demandé à Mohamed Kaba Soumah de rendre compte la gestion de plus d’un an de la maison des jeunes. Parce que la maison a fonctionné pendant un an et quelques mois. Mais durant tout ce temps, Mohamed Kaba Soumah n’a jamais fait un compte-rendu à l’autorité. Même un seul jour.

L’autorité aussi ne lui a pas demandé de faire le compte-rendu. Maintenant, quand le problème de formation s’est posé, j’ai dit à la commune, c’est à prendre ou à laisser : si vous-voulez former vos équipes, faites-le ou vous laissez, moi ça m’est égal. Je leur avais clairement dit que Mohamed Kaba Soumah ne peut pas être DSPJ en même temps le président du comité de gestion de la maison des jeunes, il faut qu’on nomme un autre. J’ai fait l’acte et envoyé.

Apres tout, on a constaté que la moitié des matériels qui ont été offerts par le PACV a disparu, alors que ces matériels sont venus pour les jeunes. Ce n’est pas venu pour une seule personne. J’ai appelé sur le coup Mohamed Kaba Soumah, parce que c’est lui qui était à la gestion, en lui demandant son rapport. Il m’a dit qu’il n’a rien sur le plan financier dans la caisse. J’étais étonné. J’ai demandé comment il a géré les fonds, il m’a dit qu’il a remis la somme qu’il détenait à la commune et la sous-préfecture pour leurs activités. J’ai dit alors qu’il va justifier sa gestion », a-t-il expliqué.

Le DPJ de Kindia dit alors avoir initié une rencontre avec les autorités de Souguéta à la préfecture pour plancher sur la question. C’est au cours de cette rencontre, qu’il a été décidé de suspendre le DSPJ de Souguéta. « Il m’a donc été ordonné de prendre un acte pour suspendre le DSPJ Mohamed Kaba Soumah et que le sous-préfet aussi porte plainte contre lui pour qu’il rende compte de sa gestion. C’est ce qui fut fait et on a interpelé le concerné qui a fini par reconnaitre les faits qui lui sont reprochés à la gendarmerie, même s’il a nié ces mêmes faits devant la presse…

Il est entrain de dire aux gens que je l’ai suspendu parce qu’il a refusé de me donner les 17 millions (le budget d’une formation pour les jeunes de la localité, ndlr). L’argent qu’il a détourné, personne ne connait le montant exact. Pourquoi il n’a jamais eu un document de gestion ? Quand il est venu à la gendarmerie pour sa première audition, on lui a demandé où est le cahier de gestion, il a dit qu’il l’a laissé à Souguéta. On lui a donné le temps pour qu’il vienne se justifier avec son cahier. Le lendemain, il est venu dire qu’il n’a pas de cahier de gestion… Donc, Mohamed a détourné et volé parce que les choses qu’ils gèrent ne lui appartiennent pas. C’est pour la population », assure Mankan Diallo.

A rappeler qu’après son audition à la gendarmerie, le DSPJ suspendu est rentré chez lui. Les autorités lui donnent deux mois pour qu’il rembourse un montant de 3 400 000 francs et les matériels manquants.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Ligue 1 : battu d’entrée, le Loubha FC compte bien se relever

28 octobre 2019 à 11 11 50 105010

Pour sa première en ligue 1 guinéenne, le Loubha FC de Télimélé a concédé une défaite. L’équipe de Télimélé qui recevait les Eléphants de Coléah le samedi, 26 octobre 2019, au stade Fodé Fissa de Kindia, a perdu (0-1) en ouverture du championnat national de ligue 1 pour la saison 2019-2020. L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 65ème minute par Ibrahima Bassengué Bangoura sur pénalty.

Après cette défaite, les responsables du Loubha FC gardent le moral haut et comptent travailler pour relever la tête, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Koman Camara

A l’issue de la rencontre, l’entraîneur du Loubha FC a analysé le match en pointant du doigt le manque de réalisme de son équipe. « Dès l’entame de la première période, vous-mêmes vous avez vu le jeu, on a eu beaucoup d’occasions à la première période, mais on n’a pas pu les concrétiser. En deuxième période aussi, n’eût été la naïveté de notre défenseur qui a provoqué le pénalty, on aurait pu au moins faire un nul mais finalement on a perdu. Ce qui n’a pas marché, ce sont les occasions ratées.

Sinon en première période, on a gagné 14 duels sur notre adversaire et on a eu beaucoup d’occasions de but. Donc je dirai que c’est la finition qui nous a manqué. Je sais que la ligue 1 est différente de la ligue 2, donc je vais essayer de corriger ça avec mes joueurs. Et je demande au public de Kindia de ne pas se décourager, de continuer à venir massivement au stade pour nous supporter », a lancé Koman Camara.

Mamadou Barry

Abondant dans le même sens, le président du club de Télimélé, Mamadou Barry, rappelle que le championnat ne fait que commencer et que son équipe va travailler pour résoudre les problèmes constatés lors de ce premier match de la saison. « Bien qu’on a dominé, on a perdu le match. Mais, le championnat est très long, on va chercher donc à se rattraper. C’est comme ça la règle du football. Je crois qu’ils ont été meilleurs ce soir parce qu’ils ont concrétisé. Même si on a dominé le match, mais le football c’est le concret, donc ils ont pris les trois points. On va tirer les leçons et mieux se préparer pour le reste du championnat », a-t-il dit.

A noter que le même samedi le FC Santoba et le Hafia FC ont fait match (2-2) au stade du 28 septembre de Conakry. Cette première journée du championnat se poursuit ce lundi, 28 octobre 2019, avec deux rencontres au programme. Fello Star de Labé va affronter l’AS Kaloum au stade du 28 septembre et la Flamme Olympique reçoit le CI Kamsar au stade de la mission de Kaloum.

De Kindia, Boubacar Diallo et Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Dr Cheick Taliby Sylla : le bienfaiteur et messager idéal du chef de l’Etat auprès de la population de Kindia

26 octobre 2019 à 11 11 10 101010

Publireportage : Il est de notoriété publique dans la préfecture de Kindia que Dr Cheick Taliby Sylla, ce fils du terroir, s’investit régulièrement dans son village natal de Foulayah, pour soulager les populations de cette localité qui le lui reconnaissent sans ambages. Suivant en cela la politique de décentralisation et d’amélioration des conditions de vie des populations à la base du Président Alpha Condé et de l’orientation constante du Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, invitant chacun de ses ministres à œuvrer pour l’épanouissement desdites populations avec altruisme sans bornes, un engagement à fleur de peau et une volonté tenaces, Docteur Cheick Taliby a très tôt compris qu’il fallait s’y atteler pour sortir de l’ornière ces communautés rurales.

N’a-t- il pas construit et amélioré la mosquée de la localité de Foulayah où son père exerça pendant plus de quatre décennies son imamat ? Ayant bu au suc spirituel dans cette mosquée, son devoir était de l’entretenir, l’améliorer et d’en construire des pans entiers afin qu’elle puisse absorber plein de fidèles musulmans, car partout en Guinée, nous observons une croissance exponentielle des populations dans les communes proches des grandes villes, et Foulayah est une agglomération qui n’échappe point à cette règle.

Au-delà de l’aspect spirituel, la vocation socioculturelle de cette contrée, par la présence d’une université publique, amène-t-il Cheick Taliby à souscrire aux sollicitations d’étudiants ? Il apporte une aide quotidienne aux étudiants de l’université de Kindia ce, pour promouvoir indéniablement l’ancrage de la nourriture spirituelle de l’esprit sur sa terre natale.

Il a construit plusieurs mosquées dans les différents villages et quartiers de Kindia, offert une quarantaine de motos aux chefs de quartiers et présidents de districts de la commune urbaine. Il a en outre électrifié les communes rurales de Samayah, Kolentin, Souguéta, Linsan et les lieux saints de Tabouna.

De même, la construction d’une école primaire dans le district de Yengueleyah, commune rurale de Friguiagbé, sans oublier différentes organisations de lectures de Coran pendant le mois Saint de Ramadan pour la consolidation et la quiétude sociale en Guinée, la rénovation et l’équipement du siège du RPG arc-en-ciel, sont entre-autres actions réalisées à Kindia par Docteur Cheik Taliby Sylla.

Dans le cadre du sport, il soutient inlassablement le tournoi annuel inter quartiers, doté du trophée Professeur Président Alpha Condé.

Voilà on ne peut mieux l’attention que ce fils du terroir accorde à la Ville de Kindia. Dans ces conditions, peut-on égaler Docteur Taliby sur les terres de ses ancêtres ? Avec l’omniprésence d’équipements socioéducatifs de base et spirituels, Foulayah peut-elle en réclamer encore ?

Oui ! Réclamer la construction d’autres équipements au moment où elle en est très bien lotie, pour faire un pied de nez aux fils du terroir dont l’investissement dans ce domaine se passe de commentaires.

C’est un secret de polichinelle, la notabilité, la jeunesse, les habitants de la préfecture de Kindia sont tous avec ce fils qui apporte la lumière, l’expression de son engagement auprès du Chef de l’Etat et du Chef du Gouvernement, pour mettre en application l’orientation et les stratégies de développement endogène du gouvernement dans sa localité. D’ailleurs, l’adhésion populaire à ces idéaux est visible et sans faille.

Sékou Komoyah Kaba

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Kindia : une mineure de 13 ans victime d’un viol collectif à Yéwolé

25 octobre 2019 à 18 06 30 103010

Les cas de viol, notamment sur des mineures, atteignent des proportions inquiétantes en Guinée. Dans la ville de Kindia, c’est une mineure de treize (13) ans qui a été victime d’un viol collectif. Les faits se sont produits la semaine dernière au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine. Trois (3) des sept (7) présumés auteurs du viol ont été mis aux arrêts, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet autre cas de viol sur une mineure de 13 ans a choqué plus d’un dans la ville de Kindia. Sept jeunes garçons sont pointés du doigt dans cette affaire. Trois (3) d’entre eux ont été mis aux arrêts alors que les quatre (4) autres sont pour le moment en fuite.

Selon la victime, ses bourreaux lui ont tendu un piège avant d’abuser d’elle. « J’étais partie assister à l’anniversaire d’une de mes copines le lundi dernier, non loin de chez nous. C’est là-bas que l’un des violeurs, du nom de Mohamed alias M’Boma, est venu m’appeler aux environs de minuit sous prétexte que mes parents me cherchaient activement. Je l’ai facilement cru parce que j’ai peur de la réaction de mes parents. J’ai suivi le jeune. Après quelques pas, j’ai trouvée 6 autres jeunes. Ils ont profité de moi, ils m’ont violé. Avant de le faire, ils m’ont d’abord attaché avec une chaine suivie de plusieurs intimidations. Je leur ai dit de me laisser appeler mes parents, mais ils ont retirés le téléphone », a-t-elle expliqué.

Absent au moment des faits, le père de la victime a été informé dès son retour. Il est allé rencontrer le chef de quartier pour voir la marche à suivre. Selon Fodé Moussa Bangoura, « j’ai trouvé que rien n’est fait pour ma fille. Je suis passé voir le chef de quartier pour qu’il fasse quelque chose, mais en vain. J’ai donc ordonné à mes enfants de rechercher les jeunes violeurs. C’est comme ça qu’ils ont pu mettre main sur 3 personnes et les 4 autres sont introuvables. J’appelle donc les autorités pour m’aider à retrouver les autres », a lancé le père de la victime.

Les trois (3) présumés violeurs sont dans les mains de la justice, à la prison civile de Kindia. Les quatre (4) autres sont en cavale.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : la lettre du FNDC à la mairie de Kindia

21 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Comme indiqué dans nos dépêches du samedi dernier, les responsables de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution, annoncent des manifestations de rue le jeudi prochain, 24 octobre 2019.

Comme celles des trois premiers jours, les lundi, mardi et mercredi, les manifestations de ce jeudi, précédées de la marche des femmes du FNDC à Conakry (entre le rond point Hamdallaye et l’Esplanade du stade du 28 septembre) visent à contraindre le président Alpha Condé à respecter la constitution guinéenne (sur laquelle il a prêté serment deux fois, en 2010 et 2015) et qu’il veut changer dans l’unique but de continuer à diriger la République de Guinée.

Déjà, à Kindia, les opposants à une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat, ont écrit à la mairie pour l’informer de la tenue de cette importante manifestation le jeudi prochain.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la lettre de l’antenne FNDC à la mairie de la commune urbaine de Kindia :

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Yomou : liberté provisoire pour 3 opposants à un 3ème mandat

17 octobre 2019 à 12 12 15 101510

Les opposants au projet de changement de l’actuelle qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat continuent à défiler devant la justice guinéenne. Après ceux de Conakry, Coyah, Kindia et Mamou, les membres du FNDC arrêtés à Yomou ont comparu ce jeudi, 17 octobre 2019, devant la justice de paix de la ville. La justice leur a accordé une liberté provisoire et a renvoyé le procès à la semaine prochaine, a appris Guineematin.com de sources locales.

Ils sont trois prévenus dans ce dossier. Bernard Kpoghomou, Antony Haomou et Charles Kpoghomou ont été interpellés par les forces de l’ordre le lundi, 14 octobre 2019, alors qu’ils s’apprêtaient à manifester dans la rue pour dénoncer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Poursuivis pour « attroupement illégal sur la voie publique », les trois prévenus ont tous plaidé non coupables.

Mais, les débats n’ont duré que quelques minutes. La justice a décidé de renvoyer l’audience au mardi, 22 octobre prochain pour permettre aux avocats de la défense de rallier Yomou. En attendant, les trois prévenus ont été remis en liberté avec obligation de se présenter à la justice lors de la prochaine audience.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coyah : 5 membres du FNDC relaxés, le vice-maire en prison

17 octobre 2019 à 10 10 17 101710

La procédure judiciaire engagée contre des manifestants qui s’opposent au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé a été entamée avec la comparution des prévenus à Conakry, Mamou, Kindia et Coyah hier mercredi 17 octobre 2019. Si dans les 3 premières villes, les dossiers ont été renvoyés pour la suite des débats, les réquisitions et plaidoiries ou le verdict, cinq des six prévenus de Coyah ont été tout simplement libérés par la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Six personnes, dont le vice-maire, Ousmane Camara, étaient jugées à Coyah hier mercredi en rapport avec les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Pendant l’audience, tenue au Tribunal de Première Instance de Coyah, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils étaient jugés.

Les cinq premiers, mis aux arrêts le lundi 14 octobre, étaient jugés pour participation à une manifestation non autorisée sur la voie publique. Pendant les débats, les prévenus ont nié les faits.

Selon nos informations, le procureur, Fallou Doumbouya, a requis la relaxe. C’est donc sans surprise que le tribunal, par la voix du juge, Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye, a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

Quant au vice-maire, Ousmane Camara, mis aux arrêts de façon « spectaculaire » le dimanche, veille de la manifestation contre le 3ème mandat, il est poursuivi pour « manœuvres et actes susceptibles de porter une atteinte grave à la sécurité publique ».

Son avocat, maitre Moussa Diallo, dénonce un kidnapping de son client. Selon lui, « mon client a reçu un appel d’un inconnu lui demandant de voler à son secours au commissariat central de Coyah où il serait détenu. Mais, il ne trouve là que le commissaire de police de Coyah qui lui dit que le préfet voulait le rencontrer. Quand ils sont allés chez le préfet, il y a eu un échange amical avant qu’on ne lui dise de rentrer. Il est monté dans le véhicule du commissaire puisqu’ils allaient vers la même direction. Mais en cours de route, le commissaire a remis mon client à une patrouille qui l’a déposé à Conakry où il a passé la nuit du dimanche. Le lendemain, le procureur de Coyah a émis un mandat d’arrêt contre monsieur Ousmane Camara ».

Pendant l’audience d’hier, Ousmane Camara a nié systématiquement les faits pour lesquels il est poursuivi. La demande de sa mise en liberté de son avocat n’a pas prospéré, « même s’il remplit toutes les garanties de représentativité, surtout que c’est un élu local. C’est suite à l’appel du procureur que la mise en liberté n’a pas abouti puisqu’il y avait le mandat d’arrêt contre lui », a précisé maitre Moussa Diallo.

Le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 23 octobre 2019, pour les plaidoiries et réquisitions. Le vice maire, Ousmane Camara, retourne à la prison civile de Coyah où il va continuer à séjourner.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 6 mois de prison requis contre les opposants à un 3ème mandat

16 octobre 2019 à 19 07 10 101010

Comme annoncé précédemment, le procès des 8 manifestants anti-3ème mandat arrêtés à Kindia s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de la ville. Après les débats, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement et 500 000 francs d’amende contre les prévenus, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Oumar Barry, 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, 19 ans, élève, ont été arrêtés dans la nuit du dimanche 13 au lundi, 14 octobre 2019. Mamoudou Bah, 29 ans, charretier ; Boubacar Barry, 19 ans, élève ; Abdourahmane Camara, 28 ans, cireur de chaussures ; Amadou Oury Diallo, 50 ans, charretier ; et Ibrahima Camara, ont été à leur tour interpellés le lundi 14 octobre 2019 entre 9 heures et 14 heures.

Poursuivis pour « participation à un attroupement interdit sur la voie publique », les opposants au projet de changement de l’actuelle Constitution et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Pendant les débats, ils ont tenté de justifier qu’ils ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés.

Mais le ministère public, représenté par Alsény Bah, est convaincu du contraire. Selon le procureur, les prévenus ont effectivement participé à un attroupement illégal sur la voie publique. Ils ont également brûlé des pneus du carrefour Wondima au centre-ville, en passant par Komoya, Mangoya, Tafory et le marché Sanloyah, a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, le procureur a demandé au tribunal de retenir 7 des 8 prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 000 francs chacun. Il a requis la remise en liberté de l’élève Boubacar Barry pour délit non constitué. Après ces réquisitions, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 octobre prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo

Tel. 664354238

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Kindia : pas de manifestation ce mardi, mais la ville toujours paralysée

15 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Tout comme hier, il n’y a pas eu de manifestation ce mardi, 15 octobre 2019, à Kindia. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne sont pas descendus dans les rues comme ce fut le cas à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays, mais les activités sont toujours paralysées dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à hier, le grand marché de Kindia fonctionne partiellement ce mardi. Les vendeuses de condiments sont présentes sur les lieux et certaines boutiques sont ouvertes par endroits. Mais, la circulation reste encore moins dense. Les écoles et plusieurs autres services sont toujours fermés. La boucherie de la ville est également non fonctionnelle. Selon un boucher que notre reporter a trouvé sur place, ils ne travaillent pas par peur d’être attaqués.

« Hier lundi, nous sommes restés là toute la journée sans travailler, parce qu’ils ont dit que c’était une journée de manifestationd. Les gens sont venus chercher de la viande mais il n’y en avait pas. On n’a rien vendu hier. Aujourd’hui encore, on est là mais on a peur de vendre. Parce que lors de la dernière manifestation organisée à Kindia, des manifestants sont venus ici, ils ont saccagé le bureau de notre président, ils ont détruit et incendié également beaucoup de choses ici et emporté des outils de travail.

On a donc peur maintenant des mouvements pareils. Les gens qui égorgent les bœufs sont actuellement à l’abattoir. Si l’accalmie continue, ils vont peut-être nous envoyer de la viande à vendre, même si c’est un peu. Et si c’est le contraire qui se produit, on n’y pourra rien », a déclaré Boubacar Sow, vendeur de viande à la boucherie de Kindia.

Fatoumata Camara est venue dans cette boucherie à la recherche d’un kilogramme de viande. Mais, elle a été surprise par l’ambiance qui prévaut sur les lieux. « Depuis 8 heures du matin, je suis là pour chercher un kilo de viande. Il est 10 heures et il n’y a toujours rien. Pourtant, d’habitude, à cette heure, il se trouve qu’ici est inondée de viande. C’est un silence de cimetière ici. Je pensais que la manifestation c’était pour hier seulement, mais je vois que ça continue encore. Il faut éviter la paralysie parce que la population souffre », a lancé cette citoyenne.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kindia-Télimélé : le prix du transport augmente (syndicat)

9 octobre 2019 à 16 04 33 103310

La situation se complique davantage pour les usagers de la route Kindia-Télimélé. En plus du mauvais état de la route, les personnes désireuses de voyager entre ces deux préfectures doivent désormais payer plus d’argent. Et, pour cause, le transport a été revu à la hausse hier, mardi 08 octobre 2019, par le syndicat des transporteurs qui roulent sur ce tronçon. Ce changement est intervenu à cause de l’inondation du pont qui relie Kindia à Télimélé, au niveau de Konkouré, a appris Guineematin.com du syndicat de Kindia.

Cette augmentation du prix du transport était prévisible depuis l’annonce (le 24 septembre dernier) de la fermeture de la route habituelle Kindia-Télimélé. Déjà, cette annonce de la « direction du projet Souapiti » avait soulevé des inquiétudes chez les transporteurs qui dénonçaient l’état piteux de la « nouvelle route » qui leur a été indiquée. Certains chauffeurs avaient même menacé de garer leurs véhicules « si le gouvernement ne réhabilite pas cette route qui part de Ségueyah (Kindia) à Kambayah (Télimélé).

Face à ces inquiétudes, le syndicat des transporteurs de la ligne de Télimélé à Kindia avait clairement annoncé que le transport allait augmenter « si les chauffeurs acceptent de rouler sur la nouvelle route ». Et, ce mardi, le transport a connu une hausse de dix mille francs guinéens (10 000 GNF) sur ce tronçon. Désormais, au lieu de 70 mille francs guinéens, les personnes désireuses de voyager entre Kindia et Télimélé (ou inversement) vont débourser 80 mille francs guinéens pour un aller simple. Et, pour cause, l’ancienne route (jusqu’à pratiquée malgré sa fermeture) n’est plus praticable. Le pont de Konkouré (qui relie les préfectures de Kindia et Télimélé) est immergé depuis le début de cette semaine.

Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia

« Actuellement, il est impossible de traverser le pont de Konkouré. Les chauffeurs empruntent l’ancienne route jusqu’à Barayah, ils dévient par Khatia pour finalement aboutir à la nouvelle route qui mène au BAC (sur le fleuve Kakrima). Et, beaucoup d’entre eux passent la nuit là-bas pour attendre le BAC… Donc, comme ce n’est plus le même itinéraire, les chauffeurs ont dit qu’il faut augmenter le prix du transport. Avant, c’était 70 mille francs ; mais, on vient d’ajouter 10 mille francs. C’est ce qui fait que le transport est monté à 80 mille francs depuis hier, mardi », a indiqué Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Alphadjo Diallo, le secrétaire à l’organisation du syndicat des transporteurs de la sous-préfecture de Kollet, assure qu’aucun véhicule n’a franchi le pont de Konkouré depuis mardi, après-midi.

« Le pont est inondé depuis lundi soir. Mais, comme le courant d’eau n’était pas fort, certains véhicules ont traversé. Hier (mardi), avant 15 heures, quand un véhicule arrivait au niveau du pont, le chauffeur coupait le moteur. Et, ce sont les passagers qui poussaient le véhicule pour qu’il traverse. Mais, à partir de 15 heures, aucun chauffeur n’a osé s’aventurer sur ce pont. Le niveau d’eau a considérablement augmenté. Moi, j’ai un mètre 80 centimes. Et, l’eau m’arrive jusqu’aux genoux. Ce mercredi matin, on a voulu évacuer une femme qui était sur le point d’accoucher. Mais, on n’a pas pu ; parce que le pont est infranchissable », a expliqué maitre Alphadjo Diallo.

A rappeler que depuis la fermeture des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, le volume d’eau augmente sans cesse au niveau du fleuve Konkouré. Des eaux qui entraînent des inondations qui engloutissent actuellement des concessions entières à Konkouré, un district relevant de la sous-préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé.

Enfin, précisons que les passagers en provenance de Conakry ont deux possibilités avec la fermeture de l’ancienne voie (Kindia-Télimélé) : passer par Souapiti ou suivre ce nouveau tracé à partir de Kindia.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un nouveau secrétaire fédéral pour l’UPR

7 octobre 2019 à 8 08 21 102110
Elhadj Mamadou Dian Barry, nouveau secrétaire fédéral UPR de Labé

La fédération de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Labé et ses organismes intégrés ont procédé hier, dimanche 6 octobre 2019, à l’installation officielle de leur nouveau secrétaire fédéral, Elhadj Mamadou Dian Barry, élu à l’unanimité des membres statutaires de ce mini-congrès, parce qu’il n’avait aucun concurrent, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme de restructuration du parti en prélude aux prochaines élections législatives en Guinée. Le nouveau secrétaire fédéral de l’UPR de Labé, Elhadj Mamadou Dian Barry, remplace à ce poste, Elhadj Mamadou Bano Bah qui intègre désormais le bureau exécutif national du parti.

Elhadj Mamadou Bano Bah, ancien secrétaire fédéral de l’UPR de Labé

« C’est avec plaisir que nous l’avons fait. C’est avec plaisir que nous avons su mettre tout le monde à l’aise. Et mettre en place le nouveau secrétaire fédéral. Nous confirmons ici qu’il n’y a pas eu de dissension. La cohésion est restée totale au niveau du bureau fédéral et de ses organismes. Nous confirmons ici que tous ceux qui se sont investis ont dit qu’ils resteront dans l’UPR et œuvrerons pour le succès de l’UPR. Nous saluons tous ceux qui ont œuvré pour le bon succès de cette cérémonie » a témoigné le secrétaire fédéral sortant, Elhadj Mamadou Bano Bah, devenu membre du bureau exécutif national de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).

Visiblement satisfait, le nouveau secrétaire fédéral de l’UPR de Labé, Elhadj Mamadou Dian Barry a réitéré son engagement à ne ménager aucun effort pour le triomphe des idéaux de son parti à Labé et en Guinée. « Je suis animé par des sentiments de bonheur, parce que je suis membre fondateur de ce parti. Et son fondateur a été mon professeur. Depuis que j’ai connu monsieur Siradiou en tant que professeur, je l’ai admiré et quand il a créé ce parti, nous avons les premiers compagnons pour lui afin que ce parti prospère. Si aujourd’hui on me met à la place que j’occupe actuellement comme secrétaire fédéral de ce parti, c’est du bonheur pour moi. C’est ce que je peux vous dire. Je promets fermement, c’est un engagement de ma part, je mettrais tout ce qui est à mon pouvoir pour la réussite de ce parti pour mener Elhadj Bah Ousmane, actuel président de ce parti vers le Palais Sékhoutouréyah » a-t-il déclaré.

Ingénieur formé en Bulgarie, Elhadj Mamadou Dian Barry a successivement été directeur général adjoint d’AGRIMA à Conakry, chargé de cours de machinisme agricole à Foulayah (Kindia), professeur de mathématiques au Lycée Général Lansana Conté de Labé.

Sur le plan politique, il a été membre de la Section PRP de feu Siradiou Diallo à Ratoma, secrétaire général de la Section UPR de Labé I et membre du bureau fédéral de son parti à Labé. Il parle trois langues nationales : poular, maninka et sosso.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rentrée des classes à Kindia : les élèves brillent par leur absence dans les écoles

3 octobre 2019 à 18 06 51 105110

Comme le redoutaient de nombreux observateurs, la réouverture des classes en milieu de semaine n’a pas attiré les apprenants dans les écoles ce jeudi, 03 octobre 2019, à travers la Guinée. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les élèves ont brillé par leur absence dans les établissements scolaires. C’est le cas à Kindia où les élèves ne sont pas venus pour cette ouverture des classes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Kindia, de l’élémentaire au lycée en passant par le collège, les élèves ont posé un lapin aux encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide.

Pourtant, les chefs d’établissements et les enseignants programmés pour cette première journée ont très tôt rallié les écoles de la place. Mais, malgré leur engagement pour une rentrée scolaire réussie, ce premier jour de classe est resté morose. Les élèves n’ont pas été au rendez-vous.

C’était le cas au lycée Franco-arabe Thierno-Djibiyah où il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève. Le constat est le même dans la plupart des écoles de la commune urbaine de Kindia. Les quelques exceptions sont à noter au lycée du 28 septembre, où il y avait 7 élèves dans deux salles différentes, aux lycées Sambaya et Bamban, ainsi que les collèges Tafori et Sarakoléah où le nettoyage était en cours.

Ibrahima Kaba

D’ailleurs, à l’école primaire de Condetta, la cour était occupée par des jeunes footballeurs, en lieu et place des élèves. Ce, au grand dam d’Ibrahima Kaba, 1er responsable de cet établissement scolaire. « Ce matin c’est l’ouverture officielle des classes. Comme vous l’avez constaté, tous les enseignants sont là ; mais, il n’y a aucun élève. Donc, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école, parce qu’une fois que l’école ouvre ses portes, le travail commence. Et, si on chôme dès le départ, on sera obligé de retarder parce que tout est comptabilisé sur l’emploi de temps. Donc, ils doivent prendre conscience car les enseignants sont là, prêts à les enseigner », a-t-il laissé entendre.

Theirno Aliou Sylla

De son côté, Thierno Aliou Sylla, le principal du collège de Kindia 4, met cette absence des élèves sur le dos de leurs parents. « Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. Même ceux qui n’étaient pas programmés sont là. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Nous, nous sommes prêts à commencer les cours. Mais, les élèves ne sont pas venus. On les attend quand même. Tu sais d’habitude, ça se passe comme ça ici. L’Etat dit l’ouverture c’est telle date, les élèves eux aussi disent : on vient tel jour », a révélé Thierno Aliou Sylla.

Mohamed Lamine Soumah

Trouvé à Condetta1, Mohamed Lamine Soumah, élève en 4ème année, dit n’avoir trouvé aucun camarade dans son école. « Je suis venu pour suivre les cours. Je n’ai trouvé aucun camarade sur place, le directeur m’a dit de rentrer et de revenir le lundi prochain », a-t-il confié.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Le maire de Kindia à la fête du 02 Octobre : « vive la nouvelle constitution »

3 octobre 2019 à 11 11 32 103210

Indépendante depuis le 02 octobre 1958, la République de Guinée a eu 61 ans hier, mercredi 02 octobre 2019. Partout, dans le pays, une fête commémorative a été organisée et des hommages ont été rendus à ceux qui ont lutté (parfois au prix de leurs vies) pour que cette nation soit libre et souveraine.

Dans la préfecture de Kindia, cette célébration s’est déroulée à la place des martyrs, en présence des autorités administratives et militaires, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Revue des troupes, dépôt d’une gerbe de fleurs, défilé des corps socioprofessionnels et des forces de défense et sécurité… La ville de Kindia a vibré ce mercredi au rythme de la fête commémorative de l’an 61 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Les populations de la cité de Manga Kindi ont bravé la pluie pour rallier la place des martyrs afin de donner une empreinte particulière au 61ème anniversaire de la Guinée indépendante.

Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia

Dans son discours de circonstance, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a exhorté les populations de la ville à la cohésion sociale. Il a aussi profité de l’occasion pour dire « OUI » au projet de la nouvelle constitution. Un projet qui polarise actuellement les débats politiques, puisque pouvant donner la possibilité au président Alpha Condé de prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

« J’invite les uns et les autres à resserrer les rangs et de soutenir les idéaux de paix et de progrès prônés par son excellence le chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, pour une Guinée émergente et prospère. L’engagement de tous est vivement souhaité dans l’accomplissement de cette mission noble… Braves populations de Kania, je vous exhorte à une synergie d’action, à une cohésion sociale, à l’unité nationale pour le bonheur de notre pays tant souhaité par le peuple de Guinée. Vive la paix ! vive l’unité nationale, vive la Guinée émergente et prospère ! vive la nouvelle constitution … », a dit Mamadouba Bangoura.

N’fan Soumane Touré, Préfet de Kindia

De son côté, le préfet de Kindia a tout d’abord survolé les évènements qui ont conduit la Guinée à l’indépendance et le chemin à la fois périlleux et glorieux emprunté par notre pays, depuis son accession à la souveraineté nationale.

Le préfet, N’fan Soumane Touré, s’est ensuite réjoui du choix porté sur Kindia pour abriter les festivités de l’an 61 de la Guinée indépendante (même si ces festivités ont été reportées à 2020), tout en exprimant la détermination des populations de Kindia à soutenir le projet d’une nouvelle constitution dans le pays.

« La région de Kindia a eu le privilège d’être choisie pour les festivités de l’an 61 de notre indépendance, reportées très heureusement pour l’année 2020. Cet honneur renouvelé par le gouvernement de la République à notre préfecture et à notre région, témoigne de toute l’attention que le chef de l’Etat porte sur nous. Cela est un grand espoir pour toutes les composantes sociales de notre préfecture qui ne ménagent aucun effort pour soutenir les actions du Pr Alpha Condé. C’est pourquoi, elles sont résolues pour la nouvelle constitution… Les paisibles populations de Kindia nourrissent l’espoir de voir le peuple de Guinée choisir, comme en septembre 1958, le chemin de la vérité et de son avenir. Cette commémoration de notre fête de l’indépendance est en effet un rappel de mémoire et de devoir pour tout citoyen. Car, le pays restera toujours un patrimoine collectif qu’on doit partager, gérer, sauvegarder et transmettre aux générations futures avec fierté et responsabilité. Tous ces grands investissements qui sont effectués à travers les différentes localités de la Guinée et qui sont envisagés, doivent nous indiquer le chemin de l’exemple et de la reconnaissance pour un homme qui a promis le retour de la Guinée sur l’orbite du bon changement », a dit N’fan Soumane Touré.

Pour sa part, Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia, a appelé les populations de la ville des agrumes à promouvoir la paix et à rester alignées derrière l’actuel président de la Guinée.

Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia

« Donnons-nous la main et restons solidaire. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes les administrateurs. Mais, quand on dit que tu es le chef, c’est qu’il y a des gens derrière toi… Le multipartisme a été créé. Mais, on ne peut pas dire que chaque parti va faire ce qu’il veut, comme il le veut. Aujourd’hui, c’est le Pr Alpha Condé qui est le président de la République. Restons derrière lui. Il n’y a pas une seule personne qui ne va pas passer… Nous avons tous prié Dieu pour qu’il nous donne un président qui peut nous aider. Et, il nous a donné le Pr Alpha Condé. Celui qui dit que ce n’est pas ce dernier, c’est avec Dieu qu’il sera en conflit… Même si c’est une famille, si vous n’êtes pas d’accord, votre famille ne peut pas avancer. Donc, donnons-nous la main, soyons unis et restons derrière le Pr Alpha Condé pour que la Guinée aille de l’avant », a indiqué Hadja Sarangbè Camara.

A noter que la célébration du 61ème anniversaire de la Guinée à Kindia a été rehaussée de la présence de monsieur Ibrahima Kalil Konaté (K²), président du Conseil d’administration de la LONAGUI et ancien ministre de l’éducation, et du député uninominal de Kindia, Dembo Fadiga.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : le corps sans vie d’un enfant retrouvé dans un puits

3 octobre 2019 à 9 09 15 101510

Cette découverte macabre a eu lieu hier, mercredi 02 octobre 2019, à Sarakoléah, un quartier relevant de la commune urbaine de Kindia. Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com à Kindia, c’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie de Mohamed Lamine Touré, un enfant âgé d’un an, a été retrouvé dans un puits qui appartiendrait à la « famille Kabaya ». Une découverte effectuée par Hassanatou Diallo, une jeune fille qui habite la même concession.

Interrogée sur cette découverte, Hassanatou Diallo indique que Mohamed Lamine Touré était mort au moment où l’a repêché du puits.

Hassanatou Diallo

« L’enfant était avec nous ; et, on jouait ensemble. Quand il a pris le petit déjeuner le matin, sa maman nous a laissés ici pour aller au Marché. A son retour, elle a commencé à chercher son enfant. On a marché toute la journée et nous avons tenté de joindre notre grand frère à la radio pour qu’il fasse un communiqué. Mais, on ne l’a pas eu au téléphone. Moi, je venais pour préparer. Quand j’ai ouvert le puits, j’ai vu mon frère dedans. Je l’ai regardé ; et, je me suis dit que c’est mon frère qui est couché là. Mais, je n’ai pas cru un instant. Soudain, j’ai crié en appelant mon grand frère. Je lui ai dit que j’ai retrouvé notre jeune frère dans le puits. Au moment où on l’a fait monter, il était déjà mort », a expliqué Hassanatou Diallo, voisine de la victime.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Camarade Django Cissé du RDA : « depuis 1984, les fêtes de l’indépendance sont sabotées »

3 octobre 2019 à 8 08 39 103910

La ville de Kindia a vibré hier, mercredi 02 Octobre 2019, au rythme de la célébration de la fête anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance nationale. Malgré une forte pluie qui s’est abattue sur la ville jusqu’à 11 heures, les populations se sont mobilisées à la place des martyres pour conférer à cette fête tout éclat.

Présent sur les lieux, le secrétaire fédéral du parti RDA, le Camarade Django Cissé, a tout de même déploré le manque d’engouement constaté ces dernières années autour de cette fête anniversaire, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Pour ce responsable politique qui est encore nostalgique des moments glorieux de la première République, ce « sabotage » a commencé après le coup d’Etat militaire perpétré par le CMRN (le comité militaire de redressement national) de Lansana Conté.

« Tout est parti du 03 avril 1984. Depuis lors, les fêtes-là ont été sabotées. Vous savez, l’ennemi était entré dans les rangs, parce que la Guinée est un pays noble. On avait la souveraineté, on avait tout. Le 2 octobre est une date de fierté pour le peuple guinéen ; car, c’est à cette date que nous avons été les premiers à dire NON à la domination française. Mais, c’est maintenant saboté dans le pays. Si vous avez vu l’anniversaire de la fête chinoise la fois dernière, ça veut dire quelque chose. Mais, pourquoi pas chez nous ici ? Tous les pays ont maintenu leurs écrans par rapport à l’indépendance, sauf la Guinée qui a abandonné ces fêtes depuis le 03 avril 1984 » a laissé entendre Camarade Django Cissé.

Parlant de l’ennemi dont il fait allusion, le secrétaire fédéral du parti RDA pointe du doigt « le colonisateur » français. « Les ennemis, je veux parler de l’impérialisme et ses valeurs, les colonisateurs. Il ne faut pas se cacher des termes. Là où on est comme ça, il faut dire la vérité à la nouvelle génération. Parce qu’on a dit NON, le colonisateur, la France, n’a pas du tout aimé ça. Pendant tout le temps, ils étaient avec nous, on a créé l’insécurité intérieure dans notre pays. C’est ce qui fait qu’alors l’impérialisme et ses valeurs ont eu le temps de prendre leur revanche le 3 avril pour nous abattre », a dénoncé le camarade Django Cissé.

Il est à noter que de nombreuses personnalités locales ont pris part à cette cérémonie solennelle organisée à la place des martyres.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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2 octobre 2019 : « absence de l’Etat républicain, démission de la classe politique »

3 octobre 2019 à 0 12 07 100710
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

« Quand je vois aujourd’hui qu’on est en train de parler de la proclamation de l’indépendance nationale, je vois qu’on est en train de parler du 2 octobre 1958, je suis vraiment désolé, je suis triste parce que l’évènement est banalisé. On ne sent pas. Si la presse n’en parlait pas, personne n’en parle. C’est une démission. C’est pour cette raison, avec tout le respect que je dois à tout le monde, je suis obligé de dire que je ne retrouve pas l’Etat républicain, je ne retrouve pas l’esprit républicain des partis politiques. Je ne retrouve pas l’esprit républicain de l’Assemblée Nationale », a confié à Guineematin.com, à travers la vidéo ci-dessous, l’ancien maire de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, professeur de français à la retraite, appartenant à la première promotion de l’école normale secondaire de Dabadou, Kankan a exercé d’abord des responsabilité syndicale à Macenta, N’Zérékoré et Kaloum avant d’être dans les organismes de la JRDA comme chargé des sports, des arts et de la culture puis inspecteur politique et directeur général par intérim du contrôle politique près le Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia pour se retrouver plus tard, à partir de 2000 maire UPR de la commune urbaine de Labé.

Dans cet entretien qu’il a accordé à un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, ce membre du bureau exécutif national de l’UPR dénonce la timidité de l’Etat et de la classe politique avec laquelle le 2 octobre 1958, évènement de grande portée historique est rappelé.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Affaire du 3ème mandat : « il y a un risque réel de guerre civile en Guinée »

30 septembre 2019 à 18 06 31 09319

J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent… Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés…

Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte
Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne actuelle, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, a réaffirmé sa position ce lundi 30 septembre 2019. Il avertit la communauté internationale sur les risques qui planent au dessus de la Guinée face à la volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. Il l’a dit à l’occasion d’une rencontre qu’il a eue à Toumanyah, dans la commune urbaine de Dubréka, avec l’Union des Ressortissants de la Basse Côte, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le très populaire Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte, ne cache pas son aversion pour le funeste projet de nouvelle constitution en cours de préparation en Guinée. La rencontre de ce lundi, tenue à Toumanyah, a connu la présence des Kountigui de toutes les préfectures de la Basse Guinée ou de leurs représentants (Télimélé, Kindia, Dubréka, Forécariah, Coyah, Fria, Boké et Boffa) et des 5 communes de Conakry. Elle visait à prendre le contrepied d’un groupe de personnes qui est allé au RPG Arc-en-ciel il y a 48 heures pour annoncer au nom de la Basse Côte son adhésion au projet de 3ème mandat.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Dans son intervention, Elhadj Sékhouna Soumah a réitéré son opposition au projet de nouvelle constitution destiné à accorder un mandat supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. Selon lui, « ce projet de nouvelle constitution a pour seul objectif d’accorder un mandat à vie au président Alpha Condé. Je ne suis pas contre Alpha Condé ; mais, je suis contre son 3ème mandat. J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent, ils viennent vous donner de l’argent afin que vous souteniez ce projet. S’ils vous donnent de l’argent, prenez le car c’est l’argent du contribuable guinéen. Mais, refusez de les soutenir dans ce dangereux projet. Une fois encore, j’en appelle à l’implication de la communauté internationale. Les guinéens ne sont pas d’accord pour ce 3ème mandat et ne seront jamais d’accord. Il a fait ses deux mandats, qu’il s’en aille maintenant, car il n’est pas le seul guinéen », a-t-il lancé.

Parlant du groupe de personnes qui s’est exprimé au nom de la Basse Côte la semaine dernière, Elhadj Sékhouna Soumah les a qualifiés de démagogues. « S’ils sont sûrs qu’ils parlent au nom de la Basse Côte, qu’ils aillent dans leurs préfectures respectives pour tenir ces propos. Cette question de Basse Guinée ne se parle pas au siège d’un parti politique. Moi, je suis le Kountigui de la Base côte, j’ai dit que nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. J’assume mes propos. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai fait venir l’ensemble des Kountigui des autres préfectures de la Basse Côte ici pour qu’ils disent publiquement notre position. Ce que je déplore, c’est qu’en basse Guinée, les gens n’ont pas de respect pour l’autorité morale que nous sommes. Dans les autres régions comme le Fouta, la Forêt ou en Haute Guinée, ce n’est pas le cas. Là-bas, les gens respectent l’autorité morale. Mais en Basse Côte, ce sont nos propres fils qui nous désobéissent souvent », a-t-il regretté.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

En outre, le Kountigui de la Basse Côte a dénoncé la misère qui frappe de nombreux citoyens de la Basse Côte où l’exploitation minière ne leur a jamais profité. « Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Je dis pillées, parce que l’exploitation n’a aucune conséquence positive sur le niveau de vie de nos enfants. Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Certes, ce barrage va nous aider à avoir le courant, mais regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés. Au lieu que les cadres de la Basse Côte partent s’enquérir de la situation de nos parents de ce côté, ils sont en train de parler de ce projet de 3ème mandat que tous les guinéens détestent aujourd’hui ».

Continuant à énumérer les errements de la gouvernance actuelle, Elhadj Sékhouna Soumah a évoqué le mauvais état des routes de la Basse Côte. « Forécariah a connu successivement trois Premiers ministres. Mais, allez voir la route de Coyah-Forécariah, une route qui est distante de moins de 160 kilomètres, mais aujourd’hui elle est dans un piteux état. Allez y voir la route Conakry-Kindia. Kindia qui est la capitale de la Basse Côte, la route qui mène là-bas est impraticable. Nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. Il a fait deux mandats, qu’il s’en aille », a martelé le vieil homme.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 28 nouveaux volontaires du corps de la paix prêtent serment

28 septembre 2019 à 10 10 46 09469

Après 3 mois de cours suivis au centre de formation américain de Bagakoundou, situé à Dubreka, vingt-huit (28) volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi, 27 septembre 2019, à Conakry. Dans les prochains jours, ils seront déployés à l’intérieur du pays pour enseigner dans des écoles pendant deux ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La présence du corps de la paix en Guinée vise à favoriser un échange culturel et linguistique entre guinéens et américains. C’est dans ce cadre que ces 28 enseignants sont arrivés dans notre pays. Avant leur déploiement sur le terrain, ils ont suivi une formation de trois mois pour apprendre le français et les langues locales. Une formation couronnée par un succès, selon Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée.

Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

« C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous cet après-midi à l’occasion de l’assermentation de notre dernière classe de 28 volontaires du corps de la paix. Tous les 28 qui sont arrivés le 3 juillet, ont terminé leur programme de formation avec succès et réaffirment leur engagement. Le corps de la paix est un élément important du partenariat entre les USA et la Guinée depuis 1963, année de l’arrivée ici des premiers volontaires. Je tiens personnellement à remercier le personnel et les formateurs techniques qui ont encadré ces volontaires tout au long de leur formation initiale. Je tiens également à remercier le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour leur coopération tellement indispensable au succès du programme », a déclaré le diplomate américain.

Sébastean Zenzo Selarque

En prêtant serment, les volontaires du corps de la paix ont pris l’engagement d’accomplir correctement leur mission sur le terrain. Celle de contribuer à la formation des élèves guinéens. « Je suis venu en Guinée pour être professeur de mathématiques au lycée Pathé Diallo de Mandiana. Et, je compte apporter mon soutien aux autres enseignants ainsi qu’aux élèves de là-bas afin d’améliorer le système éducatif dans cette localité », a promis Sébastean Zenzo Selarque, l’un des volontaires.

Dr Diéné Keïta, ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine

Présente à cette cérémonie, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le corps de la paix pour le soutien qu’il apporte à la Guinée. « Je voudrais vous dire au nom du président de la République et au nom du Premier ministre toutes mes félicitations. La philosophie du corps de la paix est absolument unique. Vous êtes là pour partager ce que votre pays a de plus beau : sa générosité et son courage. Merci pour mon pays, merci pour tous les jeunes guinéens qui vont bénéficier de cette générosité ».

Parmi ces 28 nouveaux volontaires du corps de la paix, il y a dix-huit(18) professeurs de mathématiques ; huit (8) professeurs de sciences (Physique, Chimie et Biologie) ; et deux (2) professeurs de langue anglaise. Ils seront répartis entre les préfectures de Kindia, Boké, Gaoual, Mamou, Dalaba, Pita,Tougué, Mali,Télémélé, Dabola, Dinguiraye Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana, Kissidougou et Guéckédou.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 623532504

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Mambia (Kindia) : RUSAL/CBK offre une école primaire au secteur Nianaya

27 septembre 2019 à 12 12 06 09069

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL (CBK) a procédé hier, jeudi 26 septembre 2019, à la remise officielle des clés de la nouvelle école primaire du secteur Nianaya, relevant de la sous-préfecture de Mambia (Préfecture de Kindia). Ce nouvel établissement scolaire comprend trois salles de classe, une direction et un bloc-latrines de 5 cabines. Les travaux ont été financés par la compagnie minière à hauteur de 290 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Dans son discours de bienvenue, Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia, a dit que la remise de cette importante infrastructure à sa localité, traduit l’excellence des bons rapports de coopération entre la commune rurale de Mambia et la société minière RUSAL CBK.

Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia

« Cette infrastructure que nous recevons de la compagnie RUSAL (CBK) est le fruit du principe gagnant-gagnant d’une part, mais aussi matérialiser la ferme volonté des autorités de la compagnie à appuyer l’éducation en tant que socle de tout développement endogène et durable. Car cet appui permet de lutter contre l’analphabétisme et augmenter de façon significative le taux de scolarisation dans la commune. Nous sommes fiers de dire du haut de cette tribune que ce don qui vient s’ajouter à d’autres, aura un impact sur la vie quotidienne des populations bénéficiaires, qui se traduit substantiellement par l’amélioration de la qualité de vie et de travail. Nous pouvons citer entre autres réalisations : des écoles, des postes de santé, la restauration des infrastructures administratives », a-t-il cité.

Abondant dans le même sens, monsieur Petr Gaevskiy, directeur général de RUSAL/CBK, a indiqué que la construction de cette école par sa société dans le secteur Nianaya, s’inscrit dans l’appui au développement des infrastructures des villages de la zone de présence de RUSAL dans la préfecture de Kindia.

Petr Gaevskiy, directeur général de RUSALCBK

Selon lui, « il n’y a pas de sujet plus important que l’éducation et l’avenir des jeunes. Les enfants sont les citoyens de demain et représentent l’avenir du pays. Il est essentiel que chacun ait accès à l’éducation. L’investissement dans l’éducation des jeunes peut contribuer au développement socio-économique durable d’un pays. Et aujourd’hui, à la veille de la nouvelle année scolaire, nous sommes heureux de vous accueillir tous à notre cérémonie consacrée à la remise officielle des clés et l’ouverture d’une nouvelle école primaire de 3 classes et d’un bloc-latrines dans le secteur Nianaya, construite par RUSAL/CBK pour un montant de 290 millions de francs guinéens », a-t-il souligné.

Par ailleurs, monsieur Petr Gaevskiy a fait savoir que RUSAL, étant une entreprise responsable, attache une grande importance à la résolution des problèmes des gens qui se trouvent dans sa zone d’exploitation. « Partout où RUSAL est présente, de nouvelles écoles, centres médicaux, mosquées et terrain de sport et forages d’eau potable s’ouvrent à Conakry, Kindia, Fria et à Boké. RUSAL n’épargne pas sur les moyens lorsqu’il s’agit des investissements sociaux visant à améliorer la vie et la santé de population, ainsi qu’à renforcer le système éducatif dans la région de notre présence et en Guinée dans son ensemble. A titre d’exemple du soutien de RUSAL à l’éducation, je citerai notre programme « Bourse RUSAL » lancé en août 2018. Dans le cadre de ce programme, 101 jeunes guinéens ont droit à l’enseignement supérieur gratuit dans les meilleures universités de la Russie », a-t-il ajouté.

De son côté, Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales, au nom du préfet de Kindia, a remercié les généreux donateurs. Comme ses prédécesseurs, monsieur Diawara a reconnu que la compagnie RUSAL/CBK n’est pas à son premier geste.

Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales de Kindia

« C’est une assistance volontaire que RUSAL/CBK fait à la population, pour libérer les enfants et leur montrer le chemin de l’école. Donc pour cette œuvre, les autorités à tous les niveaux de Kindia remercient l’ensemble des travailleurs de RUSAL/CBK. On est très fiers et on peut que se réjouir de cette coopération qui ne fait que produire des résultats très positifs. C’est nous qui bénéficions, c’est une charge de moins pour notre administration. Parce que notre mission principale, c’est d’accompagner les populations dans leurs initiatives de développement. Aujourd’hui, on a un fardeau de moins. Quand vous regardez ici, vous verrez beaucoup d’enfants qui ont l’âge d’aller à l’école. Donc, livrer une telle infrastructure pour cette population, c’est une assistance énorme. Je puis vous rassurer au nom du préfet, que nous mettrons tout en œuvre pour que cette école soit fréquentée par les enfants, que cette école soit maintenue et entretenue par les populations », s’est-il engagé.

De Nianaya, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : Le tournoi doté du trophée Alpha Condé tourne à l’affrontement entre jeunes

27 septembre 2019 à 11 11 23 09239

Depuis 2016, les 33 quartiers de la ville de Kindia se retrouvent chaque année autour d’un tournoi de football destiné à de déceler les talents locaux et à renforcer le tissu social entre les fils du terroir. Mais, pour cette année 2019, le tournoi a tourné au vinaigre, notamment dans la soirée d’hier jeudi, 26 septembre 2019. Des échauffourées ont été enregistrées à l’occasion de la 2ème journée des demi-finales qui mettait aux prises l’équipe de Condeta 3 à la formation de Manquepas Mosquée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tournoi censé renforcer les liens entre les fils de Kindia, doté du trophée président Alpha Condé, a tourné à la bagarre au stade Fodé Fissa ce jeudi. Depuis son coup d’envoi, des incidents sont souvent signalés entre les supporters des différentes équipes.

Pour la journée d’hier, des jeunes gens ont empêché la poursuite de la deuxième journée des demi-finales. Alors que Condeta 3 et Manquepas Mosquée étaient à égalité, des manifestants ont gâché la fête. C’est pendant la 2ème mi-temps que la tension est montée d’un cran. Pendant plus de 10 minutes, une pluie de cailloux s’est abattue sur le terrain. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les semeurs de troubles.

Plusieurs jeunes gens ont été blessés. C’est le cas de Lansana Boukhary Camara, journaliste sportif à Kindia. « A chaque fois qu’on organise le tournoi inter-quartiers de football de Kindia, les jeunes s’attaquent directement les uns aux autres. Je crois bien que ce n’est pas la solution. Il faut que la jeunesse de Kindia soit consciente maintenant pour que nous pussions jouer cette compétition, surtout un tournoi doté du trophée le professeur Alpha Condé. Je crois bien que c’est une manière d’animer la ville de Kindia. Aujourd’hui, il faut que les jeunes comprennent que Kindia appartient à tout le monde. Certains joueurs sont blessés. Je crois bien que les organisateurs n’ont pas organisé ce tournoi pour que la jeunesse de Kindia se donne des coups de poing. La rencontre d’hier aussi qui opposait les quartiers de Koliady 1 au quartier Gare, on a vu des jets de pierre un peu partout, suite à la défaite de Gare. Depuis le début de cette compétition, quand un quartier est éliminé, les loubards de ce quartier jettent les pierres sur les adversaires… C’est vraiment dommage », s’indigne-t-il.

Saliou Sylla, dit Moalim

Même son de cloche chez l’entraîneur de football, Saliou Sylla, alias Moalim, qui dénonce cet état de fait. « Cette compétition vise à renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les 33 quartiers et de faire vibrer Kindia en cette période des grandes vacances, en plus pour détecter les difficultés qui minent le football de Kindia. Par exemple, pour le FC GANGAN, c’est à cette compétition qu’on peut recruter les joueurs pour notre équipe, reléguée en ligue 2 pour qu’ils puissent faire la fierté de Kindia. Vraiment, cet acte barbare est une désolation de notre part. Le règlement est établi par les organisateurs, mais la rigueur manque, la magouille règne aussi au sein du groupe des organisateurs. Même pas pour ce tournoi seulement, dans les autres compétitions, si vous faites un règlement intérieur, il faut l’appliquer. Mais, eux ils ne l’appliquent pas. On se souvient que depuis le début de ce tournoi, il y a trop de pagaille. Et aucun quartier n’a été sanctionné et c’est ce qui continu jusqu’à présent », dénonce-t-il.

Pour sa part, Ibrahima Khalil Touré, ingénieur de formation, dénonce la mauvaise stratégie des organisateurs. « C’est un manque d’organisation, pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas comprendre que deux groupes de supporters soient assis dans un même lieu, cela va forcément occasionner la pagaille. D’autre part, il y a une question de maturité. Le coach de Condeta 3 était là à discuter avec les supporters et cela a suscité la tension. Il faudrait que les organisateurs se préparent, en passant de quartier en quartier pour la sensibilisation. Partout en Guinée, on ne peut pas jouer un match et terminer. Je dirais à la jeunesse de Kindia d’être consciente, d’être plus réfléchie dans sa manière de faire. Quand ont dit le changement, ça commence d’abord par la mentalité, par le caractère, par soi-même, avant les autres ».

Alhassane Soumah

De son côté, Alhassane Soumah a subi la colère des forces de sécurité. « Le policier m’a frappé six fois avec sa matraque. Le commandant m’a dit de pardonner. Donc, je ne peux rien. Ils m’ont blessé avec leur matraque. Pourtant, je ne fais pas partie des jeunes manifestants ».

Si tout va bien, la finale dudit tournoi doit se jouer le 2 octobre prochain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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