Fatoya (Siguiri) : des milliers de personnes risquent leurs vies à la recherche de l’or

23 septembre 2017 à 11 11 37 09379

Fatoya est l’un des plus importants districts de la sous préfecture de Kintinia, localité située à vingt cinq (25) kilomètres du chef lieu de la préfecture de Siguiri. Fatoya qui signifie « Chez le fou » en langue Maninka, est convoité depuis sa création par de nombreuses entreprises et des particuliers. Au delà de la Société Anglo Gold (SAG) qui possède d’importants gisements dans le Bourré, des milliers de personnes, venues d’horizons différents, travaillent dans les mines d’or à la recherche du bien être avec tous les risques, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Prévention des conflits dans les zones minières : 30 personnes formées par le CECIDE à Siguiri

19 septembre 2017 à 0 12 15 09159

Dans la poursuite de ses activités, le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) a lancé, ce lundi, 18 septembre 2017, dans la commune de Siguiri, un atelier de formation des para-juristes sur la participation à la gestion locale transparente des revenus miniers. Regroupant une trentaine de participants, venus des localités de Siguiri centre, Kintinia, Doko, Suiguirini et Loila-Koundan, la rencontre se tiendra pendant deux jours, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Kintinia (Siguiri): plus de 700 jeunes attendent de l’emploi dans les sociétés aurifères

12 février 2017 à 15 03 30 02302

Au delà des problèmes environnementaux causés par l’exploitation de l’or par les sociétés minières dans la zone, la jeunesse de Kintinia est plongée en majorité dans le chômage chronique. A ce jour, sept cent (700) jeunes diplômés, ainsi que d’autres issus de la communauté, attendent impatiemment d’être formés et embauchés par la SAG, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial. 

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Siguiri : l’environnement gravement menacé par l’exploitation artisanale de l’or à Kintinia

12 février 2017 à 12 12 58 02582

Depuis des siècles, l’exploitation artisanale de l’or est la principale activité des populations de la sous préfecture de Kintinia, située à 35 kilomètres au Nord Ouest de la ville de Siguiri. Aujourd’hui, avec l’arrivée massive des entreprises à exploitation industrielle, à l’image de la SAG, l’ouverture des mines d’orpaillage par des particuliers a dangereusement affecté l’environnement sans que des mesures adéquates de compensation soient prises, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

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Kintinia : « arrêtons la violence, respectons et appliquons nos lois », déclare le BL

11 décembre 2015 à 14 02 56 125612

Kintinian, Siguiri (6)Dans une déclaration de ce vendredi 11 décembre 2015, le Bloc Libéral de Faya Milimono a révélé qu’un rapport de mission du ministère en charge de l’Administration du territoire a lui-même dénoncé les exactions sur les pauvres populations de Kintinia par les autorités locales et la SAG. Citant le rapport fait par la mission qui y a été dépêchée suivant l’ordre de mission N125/MATD/CAB/CAB/2015, le Bloc Libéral a révélé les dénonciations « des dérapages des autorités administratives qui outrepassent leurs prérogatives causant ainsi du tort aux populations dont elles ont pourtant la charge de gérer selon les lois et principes établis par le pays ».

Guineematin.comvous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration du Bloc Libéral :

DÉCLARATION No 30 DU BLOC LIBÉRAL

Arrêtons la violence, respectons et appliquons nos lois!

Le Bloc Libéral est vivement préoccupé par les différentes formes de violences qui sévissent dans tout le pays et en particulier par la situation qui prévaut dans l’agglomération rurale de Kintinia, Préfecture de Siguiri. Cette préoccupation fait suite à la violence en cours dans cette localité, qui met aux prises les forces de défense et de sécurité, d’une part, et la population civile, de l’autre.

Située à 25 kilomètres de Siguiri centre, cette localité très riche en or, est habitée par des populations qui vivent, depuis plus d’un siècle, de l’orpaillage traditionnel, de l’agriculture et de l’élevage. Pour élargir le domaine d’exploitation de la  Société Ashanti Gold de Guinée (SAG), les pouvoirs publics ont tout d’abord décidé d’interdire l’exploitation artisanale de l’or.

Ensuite, ils ont décidé d’autoriser, en violation du Code minier en vigueur, l’exploitation industrielle de la zone appelée « Area one », malgré l’opposition des populations qui y habitent. Il faut dire au passage que la zone appelée « Area one » est une partie du village de Kintinia, située au Nord Ouest, et composée de 314 concessions dont 239 déjà habitées. Dans la même zone, on dénombre une école primaire privée de 5 salles de classe, une école primaire publique de 7 salles de classe – les bureaux et les logements pour les enseignants, une école franco-arabe de 3 salles de classe, une antenne téléphonique, un terrain de football, un espace public prévu pour la construction d’une mosquée et des parcelles non encore mises en valeur. Pourtant, l’article 111 du Code minier guinéen en vigueur est précis :

« … Des périmètres de dimensions quelconques, à l’intérieur desquels la reconnaissance, la recherche et l’exploitation des substances minières ou de carrière sont soumises à certaines conditions ou simplement interdites, peuvent être établis partout où l’intérêt général, notamment pour la protection des édifices et agglomérations, des lieux de culte ou de sépulture, points d’eau, zones côtières, voies de communication, ouvrages d’art et travaux d’utilité publique, sans que le titulaire ne puisse réclamer le paiement d’une quelconque indemnité à cet effet….Aucun travail de prospection, de recherche ou d’exploitation de substances minières ou de carrière ne peut être ouvert, sans autorisation, à la surface et dans un rayon de cent mètres :

autour des propriétés closes de murs ou d’un dispositif équivalent, villages, groupes d’habitations, puits, édifices religieux, lieux de sépulture et lieux considérés comme sacrés, sans consentement du propriétaire ;

de part et d’autre des voies de communication, conduites d’eau, et, généralement, à l’entour de tous travaux d’utilité publique et ouvrage d’art… »

Au mépris de cet article, les pouvoirs publics, toujours en violation des lois en vigueur, ont décidé de déployer des militaires, des gendarmes et des policiers pour déguerpir les populations de la zone. Cette opération de déguerpissement a donné lieu à des pillages, blessés par balles, vole de biens et à des nombreux dégâts matériels.

En effet, une équipe des missionnaires envoyés sur les lieux par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation suivant Ordre de Mission No 125/MATD/CAB/2015, pour la sensibilisation et la négociation domaniale de la zone dénommée « Area one », dénonce, dans sa conclusion, les pouvoirs publics et la SAG en ces termes : «…Malheureusement, les résultats enregistrés [de la politique de décentralisation] ont été minces à cause souvent des dérapages des autorités administratives qui outrepassent leurs prérogatives causant ainsi du tort aux populations dont elles ont pourtant la charge de gérer selon les lois et principes établis par le pays.

Les différentes interventions ont montré que les relations entre la SAG et les communautés riveraines ont souvent été difficiles. Le contenu des textes concernés (Code minier et Code des collectivités) n’est pas suffisamment pris en compte pour résoudre les problèmes dans le cadre de la gestion des ressources minières. Les Kintiniankas pensent [à raison] que la SAG doit respect et considération à leur cadre de vie, leur identité, leur passé, leur présent et leur futur ; ce qui pourra favoriser des relations positives entre eux et cette société »

Cette situation rappelle malheureusement les massacres des populations innocentes de Zoghota, Saoro, Siguiri, N’Zérékoré, Womey, etc. Elle témoigne d’une culture de violence d’Etat qui s’en racine dans notre pays, et qui interpelle toute personne éprise de justice et de paix à travailler pour y mettre fin. Ces scènes de violence d’Etat, devenues banales en République de Guinée, se sont toujours passées en violation des textes des lois en vigueur dans notre pays.

Le Bloc Libéral condamne ces violences que les pouvoirs publics font exercer  sur les populations innocentes dont ils ont pourtant la noble mission de protéger.

Le Bloc Libéral témoigne sa solidarité aux populations de Kintinia et promet d’explorer les voies de recours devant les juridictions compétentes pour faire respecter leurs droits.

Fait à Conakry, le 11 Décembre, 2015

Le BLOC LIBERAL

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