Kolaboui (Boké) : le sous-préfet appelle à restaurer l’autorité de l’Etat dans la localité

16 avril 2019 à 13 01 21 04214

Le sous-préfet de Kolaboui, localité minière située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Boké, en a marre des remous sociaux, enregistrés souvent dans la localité. C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara sollicite le déploiement d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés, afin de « restaurer l’autorité de l’Etat » dans la commune rurale. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com à Boké.

En raison de l’activité minière intense sur place, la sous-préfecture de Kolaboui attire du grand monde. Aujourd’hui, la localité est surpeuplée, et elle fait face à des remous sociaux devenus récurrents et qui entraînent parfois des dégâts matériels. Face à cette situation, le sous-préfet de la localité, Mamadouba Yakha Camara, pointe du doigt le faible nombre d’agents de sécurité déployés sur place et leur sous-équipement.

« On a ici un commissariat de police urbain, on a aussi une brigade territoriale de la gendarmerie mobile. Mais, il n’y a pas d’agents et il n’y a pas non plus d’équipements. Au commissariat, je ne pense pas qu’ils dépassent 6 personnes et ils ne sont pas équipés. La gendarmerie également, ils ne dépassent pas 6 et ils n’ont pas aussi d’équipements. Ces agents ne peuvent pas canaliser une foule hostile », a indiqué le sous-préfet.

C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara invite les autorités compétentes à revoir au plus vite cette situation. « Il faut que l’autorité de l’Etat soit restauré à Kolaboui, il faut qu’on fasse comprendre aux gens qu’il y a l’Etat, qu’il y a des autorités ici. Qu’on leur fasse comprendre que quand ils ont besoin de quelque chose, ils ne doivent pas agir bêtement. Et pour cela, nous avons besoin d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés », a dit l’autorité sous-préfectorale.

A rappeler que la dernière manifestation en date à Kolaboui a eu lieu la semaine dernière. De nombreux jeunes de la localité étaient sortis barrer la route pour, disent-ils, protester contre les délestages électriques.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

Lire

Remous sociaux à Kolaboui : voici les dessous des manifs des jeunes (interview)

13 avril 2019 à 11 11 49 04494

Comme annoncé précédemment, des jeunes de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, étaient dans la rue il y a deux jours pour exprimer leur colère devant le manque d’électricité. Mais, ce manque de courant électrique dans cette localité n’est que la partie visible de l’iceberg, dans une région où l’exploitation outrancière des ressources minières contraste avec la misère des populations.

Dans un entretien accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com, à Kolaboui dans la soirée d’hier, vendredi 12 avril 2019, Tibou Diaby, secrétaire général du bureau de la jeunesse de cette sous-préfecture est revenu sur la genèse des manifestations répétées dans la localité. Il a mis à profit cet entretien pour parler de l’impact négatif de cette exploitation minière sur leur localité et du refus des miniers et de l’Etat d’investir pour le développement de Kolaboui.

Guineematin.com : vous avez manifesté jeudi contre le manque du courant électrique dans votre sous-préfecture. Ce n’est pas une première à Kolaboui. Quelle est la racine de ce problème ?

Tibou Diaby : tout a commencé par le non-respect par l’Etat de ses engagements. Chaque fois qu’on réclame nos droits, qu’on menace d’aller en grève, il y a des fausses promesses qui viennent. La dernière manifestation, quand on a voulu la déclencher, ils nous ont dit de trouver une place où poser le reste des poteaux et transformateurs. Chaque fois qu’on demande, ils placent des arguments. Tout le problème est à ce niveau. Dans toute la sous-préfecture, la seule centrale est celle que vous voyez-là. Cette jeunesse se sacrifie. Il y a certains parmi eux qui dorment ici sans salaires.

On a détecté ce que l’ANAIM (Agence Nationale des Infrastructures Minières) apportait comme carburant, c’était moins par rapport à ce qui a été annoncé. Normalement, c’est 1200 litres pourun seul groupe par jour. Mais nous, on recevait 500 litres ici. Et les 500 litres pratiquement, ne pouvaient pas suffire de 18 heures 30 à 06 heures 30. Donc, tout le problème a commencé là. Finalement, on a pu détecter et ils nous ont dit que c’est 750 litres. On a persisté, on a creusé, on a vu que c’est 1200 litres. Ça, c’est la version officielle de l’ANAIM. Donc, après nos calculs, on a constaté une perte annuelle de plus de 6 milliards de nos francs.

Guineematin.com : quelles sont les personnes qui sont impliquées dans ce détournement ?

Tibou Diaby : ça, c’est entre l’ANAIM et ses agents. Parlez, vouloir dénoncer quelqu’un ici, ça va être un autre problème. Mais, tout le problème se trouve au niveau de l’ANAIM. Tout Kolaboui a 16 districts et chaque district a ses secteurs. Le district central qui est là, Kolaboui a 11 secteurs. Les 11 secteurs, pratiquement il y a six (6) qui n’ont pas le courant. Et l’Etat a programmé mordicus qu’il va envoyer nos poteaux. C’est près de 200 poteaux qui peuvent suffire normalement pour les 11 secteurs du district central. C’est là-bas où tout a commencé.

Ça fait une année d’emblée que nous sommes en train de nous battre afin de trouver une solution à ce problème de courant. Voyez, Kolaboui, c’est un lieu stratégique. Quand vous voyez le trajet Malapouya-Dapilon, ça prend pratiquement assez de choses. Le taux d’exploitation de la bauxite est très élevé ici à Kolaboui. Nous sommes aujourd’hui à des millions de tonnes par an. Vu tout ce problème, les gens sont frustrés à l’intérieur.

Guineematin.com : vous pensez qu’avec toute cette exploitation, Kolaboui devait bénéficier en termes d’infrastructures et de services de la part des miniers mieux que ça ?

Tibou Diaby : bien-sûr. Vous avez vous-même constaté tout au long de votre trajet que nous n’avons pas d’infrastructures dignes de nom qui puissent valablement représenter Kolaboui. Le bâtiment que vous voyez en face, c’est le centre culturel, ça a été décroché par la jeunesse. C’est Fadi qui est en train de nous construire ça, il nous a promis un terrain de football. Un bâtiment neuf sera construit derrière ici. Mais, ce n’est pas suffisant.

On a de sérieux problèmes ici : on n’a pas d’eau, on n’a pas d’électricité. Et, quand vous regardez les impacts environnementaux, c’est un autre problème aussi. Sinon, avant la saison pluvieuse, à pareille heure, les mangues sont mures. Mais regardez comment ça vient, ça c’est à cause des poussières.

Guineematin.com : parlons de cette dernière manifestation. On apprend que des jeunes se sont attaqués à des biens de l’Etat.

Tibou Diaby : non, il n’y a pas eu destruction de biens. Le rond-point là, on a dit aux gendarmes de ne pas intervenir. Parce que nous, on a la maitrise de nos enfants. Chaque fois que nous manifestons ici, nous évoluons pratiquement avec les enfants. Et ces enfants-là n’écoutent que ce groupe-là. Mais, ce petit dérapage-là, cette goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est dû à l’entêtement des forces de l’ordre. Parce qu’ils sont venus ici pour faire des va-et-vient inutiles. Nous, on avait déjà enlevé les barrages, il n’y avait personne dans les rues.

Donc, ils faisaient des allers-retours pour juste provoquer. Ils quittaient Conakry, ils ont vu des enfants en bordure de route, c’est-à-dire les riverains qui étaient là, paf ! Il y a eu altercation. Ils ont commencé à lancer du gaz lacrymogène. Vous savez, les cases ont horreur du soleil. A 15 heures zéro, ils ont visé une case, la case a pris le feu et carrément, ça a voulu prendre les magasins.

N’eut été la collaboration de la population, de la communauté, les magasins-là allaient partir en fumée. Au moment où nous essayions de maîtriser le feu, ils continuaient à nous lancer encore le gaz lacrymogène. On ne sait pas maintenant si c’est cette pagaille qui arrange les forces de l’ordre ou autre chose. C’est un peu là notre inquiétude.

Guineematin.com : on apprend aussi que le véhicule du préfet a été attaqué. Parlez-nous en !

Tibou Diaby : non. C’est aujourd’hui qu’il y a eu ce dérapage. Parce qu’hier nuit, il y a eu d’autres problèmes encore. Les forces de l’ordre soutiraient de l’argent, les enfants aussi profitaient ailleurs. C’était le plus fort qui gagnait maintenant sur le terrain. On a enregistré ça. Il y a eu d’énormes pertes. Certains ont perdu 600 milles, d’autres 3 millions, ainsi de suite. Les gendarmes sont accusés dans ces cas de vol, mais comme on n’a pas de preuves palpables, tangibles contre eux, c’est ça. Parce que, tu ne peux pas filmer un gendarme en train de te fouiller.

C’est à la suite de cela que les enfants ont répliqué en attaquant les engins de certaines sociétés comme SOGEA SATOM. Maintenant, le même groupe de gendarmes est sorti pour intervenir. Des malfrats ont été arrêtés par les agents de sécurité que nous avons mis en place et remis aux forces de l’ordre.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous demandez à l’Etat, aux sociétés minières qui évoluent ici à Kolaboui ?

Tibou Diaby : nous demandons premièrement, la construction des écoles. Nous n’avons pas d’écoles ici. Certains enfants marchent à des distances allant jusqu’à 15 kilomètres pour leur école. Nous voulons des écoles de métiers qui puissent recevoir des milliers d’enfants. Parce que c’est notre relève. Notre souci aujourd’hui, c’est comment ces enfants seront formés. On veut aussi de l’électricité, de l’eau et la construction d’infrastructures à Kolaboui.

Propos recueillis à Kolaboui par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Manifs contre le manque de courant à Kolaboui : « il y a des dessous », dit le sous-préfet

13 avril 2019 à 11 11 23 04234

Les jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké ont manifesté avant-hier, jeudi 11 avril 2019. Ils ont érigé des barricades sur la route pour protester, disent-ils, contre les délestages électriques dans la localité. Mais, pour le sous-préfet de Kolaboui, les manifestants avaient d’autres motivations inavouées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place.

La commune rurale de Kolaboui était en ébullition le jeudi, 11 avril dernier. De nombreux jeunes de la localité sont sortis ériger des barricades sur la route pour empêcher la circulation. Les manifestants protestaient contre les délestages électriques constatés actuellement dans la localité. Des délestages qui sont dus à une panne technique, explique Morlaye Sylla, électromécanicien et gestionnaire du groupe électrogène qui alimente la localité en courant.

« Le groupe de 600 KVA que nous avons, n’arrive plus à alimenter tout le monde en même temps. Depuis une semaine maintenant, nous avons instauré un système de rotation. Si on donne aujourd’hui le courant à un quartier, demain aussi, on donne à un autre. Ça, les jeunes ne l’ont pas aimé. C’est pourquoi, ils se sont révoltés, ils ont dit qu’ils n’accepteront pas le tour-tour », a-t-il confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kolaboui.

De son côté, Ibrahima Sory Camara, directeur général de Global Energie, entreprise en charge de la distribution du courant à Kolaboui, indique que l’augmentation de la demande en courant a rendu le réseau de distribution incapable de satisfaire tout le monde. C’est pourquoi, il souhaite la concrétisation des promesses faites par le ministère en charge de l’Energie pour leur permettre de s’adapter à l’augmentation de la population.

« Il y a toujours une lenteur par rapport à la concrétisation des promesses faites par les autorités. Les autorités avaient promis de nous envoyer des câbles électriques et des poteaux supplémentaires. Mais jusque-là, on n’a rien vu. Aujourd’hui, certains secteurs et d’autres périphéries de Kokaboui ne reçoivent pas convenablement le courant électrique. C’est pourquoi, chaque fois, il y a des petits remous dans la cité.

Aujourd’hui, le matériel que nous avons, avec la population qui augmente de jour en jour, l’armoire électrique ne parvient pas à supporter. Pour parer à ce problème, nous lançons un appel aux autorités, au ministère de l’Energie et à EDG, de nous envoyer des transformateurs et des câbles pour qu’il y ait l’accalmie dans la cité », a-t-il dit.

Egalement interrogé sur cette situation, le sous-préfet de Kolaboui, lui, estime qu’il y a d’autres raisons inavouées qui sont derrière la manifestation des jeunes de la localité. Mamadouba Yakha Camara ne comprend pas la version selon laquelle, ils protestaient contre le manque de courant. « On avait compris qu’une manifestation se préparait. Donc, on a essayé d’expliquer aux jeunes que le manque de courant est dû à une panne technique sur le réseau. Nous leur avons dit que tout était en train d’être fait pour réparer la panne. Ils avaient commencé à comprendre.

Il était question qu’on se retrouve hier à 11 heures. Mais, à notre fort étonnement, dès 4 heures du matin, les enfants ont érigé des barricades partout. On a tenté de négocier, mais impossible. (…) On a constaté que ces manifestations ne sont pas faites que pour le retour du courant, il y a des dessous qu’on cherche à savoir. Sinon, on ne peut pas comprendre que tu prétendes revendiquer quelque chose, on te donne cette chose, et tu continues à revendiquer pour la même chose.

A 19 heures hier, on a lancé le groupe. A 20 heures, une bande de jeunes a débarqué ici pour menacer le gardien, l’obligeant à éteindre le groupe. Il a fallu qu’on revienne avec force pour allumer le groupe. C’est pourquoi je dis que ça, ce n’est plus un problème de courant. Sinon, même si le courant qui est venu c’est partiel, on devait laisser cela. Mais, pourquoi ils ont dit qu’il faut éteindre le groupe et de surcroît la nuit ? s’est-t-il interrogé.

Néanmoins, le sous-préfet annonce des dispositions prises pour résoudre le problème lié au manque du courant. « Déjà, les techniciens d’EDG sont arrivés. On s’est retrouvé avec la commune pour en discuter. Ils veulent s’installer ici maintenant et régler ce problème de courant de façon définitive », a rassuré Mamadouba Yakha Camara.

De Kolaboui, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Boké : Alpha Condé lance les travaux de construction du chemin de fer du Consortium SMB-Winning

29 mars 2019 à 17 05 35 03353

Le Consortium SMB-Winning a procédé ce vendredi, 29 mars 2019, au lancement des travaux du chemin de fer de 130 kilomètres, qui va relier Télimélé (Santou/Houda) au port de Dapilon, via Boffa et la construction et l’exploitation de la raffinerie d’alumine. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu dans le district de Kamikolo, sous-préfecture de Kolaboui, préfecture de Boké, sous la présidence du professeur Alpha Condé, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux de construction de ce chemin de fer multiutilisateur, comprenant le transport de marchandises, notamment agricole, et de personnes, a connu la participation des autorités régionales, communales, préfectorales, et des populations de Boké.

Dans son discours, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a dit la joie des populations pour le lancement des travaux du chemin de fer. « En effet, monsieur le président, nos citoyens sont très émus par le sens profond de l’évènement. Ils me chargent de vous exprimer leur sentiment de joie et de satisfaction, de la pose de la première pierre, dans notre localité, de ces deux importantes infrastructures qui amorcera le développement socio-économique de notre pays en général et de la préfecture de Boké en particulier ».

De son côté, Sun Xiushun, consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, a salué la grande mobilisation des citoyens et autorités guinéennes à cette cérémonie. Selon lui, cet évènement historique marque une étape clé du développement économique du Consortium SMB Winning.

« Le Consortium SMB Winning va poursuivre ses efforts. Car nous savons que nous avons le devoir de faire notre mieux pour contribuer au développement économique de la Guinée et au bien-être du peuple de Guinée. En ce moment précis, je me souviens de la cérémonie de pose de la première pierre du projet du port de Boké, il y a maintenant cinq ans. Le projet a pu être créé de rien et il a connu un grand succès grâce à la confiance accordée par le gouvernement et le soutien des populations. Et nous espérons que vous êtes satisfaits.

Car le projet a, depuis, permis à la Guinée de devenir le premier pays exportateur de bauxite au monde. Derrière cette avancée remarquable, se trouvent des milliers d’employés fournisseurs guinéens qui travaillent sans relâche au sein de nombreuses unités minières et portuaires du Consortium. La construction de ce nouveau chemin de fer sera un nouveau garant pour une exportation encore plus stable de la bauxite guinéenne et renforcera sa position sur le marché mondiale », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, a rappelé que la construction d’un chemin de fer complet allant d’une mine à un port date de 1974. « Depuis sa création en 2014, le Consortium SMB Winning a investi environ un milliard de dollars américains dans ses activités extractives et portuaires dans la région de Boké ainsi que dans la logistique maritime. (…)

Le chemin de fer dont la construction sera lancée aujourd’hui, contribuera significativement au développement durable de la Guinée. Les nouveaux gisements doivent entrer en exploitation dès 2022 avec une production pouvant atteindre 20 millions de tonnes par an », a fait savoir le ministre.

Le président Alpha Condé a félicité le Consortium SMB Winning pour toutes les réalisations faites en Guinée, avant d’expliquer que ce chemin de fer va non seulement faciliter le transport des personnes et marchandises de Télimélé, Boffa et Boké, mais aussi permettre le transport de la bauxite jusqu’à l’usine de raffinerie d’alumine. « Il ne s’agit pas seulement de permettre à des hommes d’affaires de transporter nos mines, il s’agit de préserver l’emploi jeunes.

Et, j’insiste sur la création de Groupement d’Intérêt Economique de jeunes afin qu’ils puissent participer au transport de la bauxite. Donc, nous allons insister auprès des autorités, des populations et des miniers pour que ces Groupements soient créés, car cela va diminuer aussi le chômage des jeunes. J’avais demandé aussi que les postes de directeurs des ressources humaines doivent revenir aux guinéens.

Car, qui connait mieux les populations que les guinéens ? Donc, tous les miniers, comme toutes les entreprises étrangères en Guinée, j’ai exigé que les directeurs des ressources humaines soient guinéens ainsi que les responsables chargés des rapports avec la communauté », a dit Alpha Condé.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Urgent : le sous-préfet de Kolaboui accusé de frauder déjà les élections en faveur du RPG

31 janvier 2018 à 21 09 11 01111

La tension est montée d’un cran ce mercredi soir à Kolaboui, une sous-préfecture de Boké. Cela, suite à l’annonce d’une nouvelle faisant état d’une fraude électorale déjà en cours dans la commune rurale en faveur du RPG Arc-en-ciel. Plusieurs dizaines de personnes en colère se sont rendues à la résidence du sous-préfet pour tenter de s’en prendre à lui, rapportent plusieurs habitants de la localité qui ont contacté Guineematin.com il y a quelques minutes.

Lire

Insécurité à Kolaboui (Boké) : un mort et trois blessés suite à une attaque

15 novembre 2017 à 12 12 27 112711

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 15 novembre 2017, des hommes armés ont perpétré une attaque à Kolaboui, sous-préfecture situé à une vingtaine de kilomètres de la préfecture de Boké faisant un mort et trois blessés, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture.

Lire

Boké : le Préfet demande aux fils de Kolaboui de réparer les édifices pillés…

30 septembre 2017 à 18 06 43 09439

Monsieur Aboubacar M’Bopp Camara, nouveau préfet de Boké, continue ses consultations avec les différentes couches sociales dans sa préfecture. Après l’étape de Boké ville où il a conféré avant-hier, jeudi, avec les jeunes, et hier, vendredi, avec les femmes, Aboubacar M’Bop Camara est allé cet après-midi, samedi 30 septembre 2017, dans la sous-préfecture de Kolaboui, située à 22 Km au sud du chef-lieu de la préfecture, pour écouter les jeunes de cette localité qui a enregistré récemment des remous sociaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Lire

Émeutes de Kolaboui (Boké) : plus de 17 blessés enregistrés (Croix-Rouge)

21 septembre 2017 à 22 10 24 09249

La sous-préfecture de Kolaboui, située à 22 kilomètres de Boké (chef lieu de la préfecture et de la région administrative) a enregistré de violentes manifestations, ce jeudi 21 juillet 2017. Les manifestants qui réclament la fourniture du courant électrique et d’eau ont mis à sac plusieurs bâtiments administratifs, a constaté Guineematin.com, à travers deux de ses journalistes.

Lire

Autopsie d’une révolte populaire à Boké : les problèmes d’eau et du courant électrique

26 avril 2017 à 13 01 29 04294

Libre Opinion : Boké, depuis 72 heures des jeunes surexcités et agacés par le manque de « tout » et appuyés par plusieurs femmes toutes vêtues de rouge ont régné en maître absolus dans la commune urbaine, le délestage du courant électrique serait la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, alors que les prémisses d’une telle révolte étaient en couveuses.

Lire

Environ 2500 personnes ont le SIDA à Boké : les révélations du Dr. Issiaga Sylla, coordinateur du CNLS

5 décembre 2016 à 21 09 26 122612

sidaA l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, Guineematin.com a joint au téléphone le premier responsable régional du comité national de lutte contre le Sida (CNLS) à Boké, le Docteur Issiaga Sylla. Au cours de cet entretien, le Docteur Sylla a répondu à plusieurs de nos questions, notamment les statistiques actuelles des personnes affectées par le VIH, les couches et les zones les plus touchées, le taux de prévalence, le mode d’opérations de le CNLS et les difficultés rencontrées sur le terrain.

Lire

Kolaboui (Boké) : le torchon brûle entre le maire (UFR) et le sous-préfet (RPG)

20 novembre 2016 à 21 09 26 112611

CR de KolabouiA quelques mois des élections communales en Guinée, nombreux sont les administrateurs des services déconcentrés qui sont accusés par des partis politiques d’afficher clairement leur appartenance au RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir). C’est le cas dans la sous-préfecture de Kolaboui (préfecture de Boké), où le président de la délégation spéciale, Ansoumane Coumbassa dit « Jito » accuse le sous-préfet, Youssouf Mané, de faire des campagnes de sensibilisation en faveur du RPG arc-en-ciel dans les différents districts de Kolaboui, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Lire

Rareté de la viande à Boké : le président des bouchers sur les raisons et les prix

2 mai 2016 à 15 03 54 05545

Ibrahima Sory N'Diaye, président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi

Ibrahima Sory N’Diaye, président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi

Depuis plusieurs semaines la fourniture en viande s’est faite rare dans les différentes boucheries de la commune urbaine de Boké. Après un tour dans la ville qui lui a permis de faire le constat, le correspondant local de Guineematin.com a rencontré le président de la coopérative des bouchers pour comprendre les raisons de cette rareté.

Lire

Boké : pas de carte pour des centaines d’électeurs à Sangaredi, Kolabouï et Kamsar

28 septembre 2015 à 14 02 21 09219

CEPI de BokéC’est un membre de la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) de Boké qui fait cette révélation au téléphone de Guineematin.com ce lundi ! La CEPI de Boké a reçu les cartes d’électeurs de la préfecture hier, dimanche 27 septembre 2015. Mais, la sous-préfecture de Sangaredi et dix autres bureaux de vote de Boké n’ont eu ni de cartes, ni de listes d’émargement : trois dans la communes urbaines de Boké, trois autres bureaux à Kolabouï et quatre à Kamsar.

Lire