Communiqué : la Mairesse de Kaloum à propos des UBA Africa Conversations

29 mai 2020 à 9 09 50 05505

Madame Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum

La célébration de la Journée de l’Afrique, qui s’est tenue 25 mai 2020, a été marquée par la 2e édition des UBA Africa Conversations organisée par le Groupe United Bank for Africa (UBA) autour du thème : « Croissance, emploi et développement durable dans un contexte de pandémie mondiale ».

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Conakry : les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité lancées

5 décembre 2019 à 11 11 40 124012

Les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité ont été lancées dans la journée d’hier mercredi, 04 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Une démarche initiée en rapport avec le projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée mis en œuvre dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Kankan, Labé, Mamou, Siguiri, dans le cadre de l’introduction de la police de proximité.

Cette initiative du consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE a pour objectif de rassembler les élus locaux, la police, les femmes et des jeunes pour échanger des expériences et capitaliser les acquis dudit projet, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité vont se dérouler sur 3 jours. L’ouverture des travaux a regroupé des personnalités dont le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Albert Damantang Camara ; la maire de la commune de Kaloum, Aminata Toué ; l’ambassadeur des USA en Guinée, Simon Henshaw.

Albert Damantang Camara, ministre de la Sécurité

Dans son discours, Albert Damantang Camara, a rappelé les raisons de l’introduction de la doctrine de la police de proximité dans notre pays. « Le Projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, introduit la doctrine de la police de proximité, la nouvelle doctrine d’emploi de la police nationale de Guinée dans les commissariats centraux de police. Cette nouvelle doctrine, qui est le fruit de la réforme du secteur de sécurité initiée par le professeur Alpha Condé, président de la République, consiste à professionnaliser la police, à développer la gouvernance de la sécurité à fin que le citoyen soit sujet et acteur de sa propre sécurité et à rétablir la confiance entre la police et la population qu’elle sert ».

Par ailleurs, Albert Damantang Camara a fait le bilan de ce qui a été fait par le projet depuis son lancement en 2015. « Pendant ces 4 années, des résultats tangibles ont été obtenus dans le cadre de la coproduction de la sécurité. Par ailleurs, trois diagnostics locaux de sécurité ont été réalisés, près de 1599 policiers ont été formés, des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance installés dans cinq mairies ainsi que 175 membres formés, 109 chefs de quartiers ont été formés en résolution de conflits et prévention de la délinquance, 88 forums ont été organisés dans les quartiers avec la participation de toutes les parties prenantes à la vie des quartiers, 82 policiers assurent l’éducation à la citoyenneté des élèves dans les lycées et collèges, des femmes et des jeunes ont été mis en relation avec l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), des fonds de prévention de la délinquance ont été mis en place au profit d’associations des jeunes et de femmes. Des cours d’anglais pour le personnel du ministère de la Sécurité ont été dispensés, des formations à l’étranger pour les cadres de la police également ont été dispensées. Et, il a été réalisé deux films sur ce projet. Toutes ces actions ont permis d’améliorer l’image de la police et lui permettre de jouer son rôle social », soutient le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée

Pour sa part, Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée, a salué les efforts fournis par tous les acteurs pour la professionnalisation des services de sécurité. « Je voudrais remercier Partner Global, Coginta et CECIDE pour tous les efforts qu’ils ont déployé pour réaliser ce projet et organiser cet événement cette semaine. Je voudrais énormément exprimer ma gratitude de nos partenaires et au gouvernement, qui ont contribué à nous aider à atteindre nos objectifs communs de réforme du secteur de la sécurité en Guinée. J’ai eu l’occasion de visiter le commissariat central de Labé et j’ai pu constater de visu le travail accompli par ce projet d’expérience de la police de proximité », a expliqué le diplomate Américain.

Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum

De son côté, Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a dit sa joie de participer à cette rencontre de partage d’expérience et de capitalisation des acquis du projet sur la police de proximité. « L’honneur me revient de vous souhaiter la bienvenue au nom de la commune de Kaloum, qui abritera la journée de partage d’expérience du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, financé par le gouvernement américain. Ces journées de partage d’expériences se dérouleront du 04 au 06 décembre 2019. C’est avec satisfaction que nous avions accueilli la nouvelle selon laquelle Kaloum a été identifié comme le lieu pour la mise en œuvre de cette activité d’une telle envergure, qui capitalise les acquis de la police de proximité depuis 4 ans en République de Guinée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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56 ans de l’OUA : Une marche organisée à Conakry pour réclamer la création des Etats Unis d’Afrique

26 mai 2019 à 5 05 32 05325

À l’occasion de la célébration de l’an 56 de la création de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine en Juillet 2002), le collectif des mouvements panafricains de Guinée a tenu hier, samedi 25 mai 2019, une marche à Conakry. Ceci, pour rendre un hommage aux pionniers de cette institution continentale et interpeller les dirigeants actuels du continent sur la nécessité de s’unir face aux défis du monde actuel afin d’aboutir aux Etats Unis d’Afrique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette marche.

56 ans jour pour jour après la création de l’OUA (le 25 Mai 1963), le grand rêve d’une Afrique unie et réconciliée avec elle-même bouillonne dans la tête des jeunes du continent. Des jeunes qui réclament à cor et à cri la création des Etats Unis d’Afrique, qui ferait du continent africain une seule nation. Une nation qui transcendera les frontières actuelles pour aboutir à un seul peuple, un seul drapeau, une seule monnaie, une seule équipe de football… C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Union africaine, le collectif des mouvements panafricains de Guinée a organisé une « marche panafricaine » à Conakry.

Les marcheurs sont partis du pont 08 Novembre (à l’entrée de la commune de Kaloum) pour aboutir au palais du peuple, en passant par l’hôtel Riviera et le quartier Tombo. Sur le chemin, ils scandaient : « Le pouvoir au peuple ! L’unité au peuple ! »

Mariama Rizo Sylla

Pour Mariama Rizo Sylla, présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée, les jeunes de Guinée ont l’obligation de porter le combat pour l’unité des peuples. Car, soutient-elle, « nous pouvons dire sans ambages que nous en sommes les pionniers à travers l’immortel responsable suprême de la révolution guinéenne, le camarade Ahmed Sékou Touré, qui disait que l’indépendance de la Guinée est indissociable à celle des peuples opprimés ».

La présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée soutient que la meilleure manière de célébrer la liberté des peuples d’Afrique est d’accélérer l’immigration des organisations sous régionales vers les Etats Unis d’Afrique. « Ce qui, sans nul doute, nécessite un engagement religieux de nos gouvernants qui doivent traduire par les actes la construction d’une Afrique Unie… C’est pourquoi, le collectif des mouvements panafricains de Guinée partage et soutient la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale de l’avenir, à travers un cadre stratégique de développement inclusif et durable qui découle d’une volonté panafricaine d’auto-détermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective… », a indiqué Mariama Rizo Sylla.

Paul MSoma

Présent à cette marche, Paul MSoma, le représentant de l’Union africaine à cette marche, a dit que ce 25 mai est un grand jour pour l’Afrique et la Guinée qui a eu « un leadership » dans la mise en place de l’Union africaine. Il a ensuite indiqué qu’il est actuellement en Guinée dans le cadre du transfèrement du centre africain du développement minier. « Un centre qui doit être abrité par la Guinée… Aujourd’hui est une occasion pour les pays de l’Union africaine de se reconnecter et faire part à leurs gouvernements des différents problèmes dont l’Afrique fait face… Kwame N’Krumah disait que je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique. Mais, je suis africain parce que l’Afrique est née en moi », a-t-il précisé.

Hadja Aminata Touré

Dans son allocution, Hadja Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille du feu président Ahmed Sékou Touré, a félicité les organisateurs de cette marche. Car, soutient-elle : « il y a plus de 60 ans, des jeunes comme vous, entre 18 et 25 ans, se sont levés pour dire non au joug colonial. Et, cette bataille leur a permis d’accéder à l’indépendance, à la souveraineté nationale… Et, ce qui est sûr, tous ont mis en avant ce que nous avions en commun, l’Afrique. C’est ainsi que le 25 Mai 1963, l’Union africaine (l’OUA à l’époque) a vu le jour… Nous vous félicitons et nous pensons que vous devez continuer à vous battre pour expliquer aux autres jeunes que l’argent n’est pas roi. Ce ne sont pas les maisons, les voitures qui sont plus importantes. Mais, c’est ce que nous laissons aux générations futures qui est le plus important. L’argent facile est devenu roi dans notre pays ; et vous devez tous vous battre et vous dresser contre cela, pour dire que la chose la plus noble est le travail ».

S’agissant du transfèrement du centre africain du développement minier en Guinée, Hadja Aminata Touré estime que c’est un mérite. « Vous savez que la Guinée s’est sacrifiée pour toute l’Afrique. Elle s’est impliquée dans les luttes de libération en Guinée Bissau, en Angola,… Mieux, nous avons perdu des soldats sur ces terres. Donc, la Guinée est un pays de dignité et d’honneur ; et nous devons en être fiers », a dit madame le maire de Kaloum.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Prévention et résolution des conflits : LEJEPAD et ses partenaires présentent le résultat

9 janvier 2019 à 19 07 51 01511

Les résultats de l’étude sur le renforcement des approches collaboratives et inclusives pour la prévention des conflits en Guinée ont été présentés ce mercredi, 09 janvier 2019, à Conakry. C’était à l’occasion d’une conférence nationale sur la rédevabilité sociale collaborative. Une démarche initiée par le LEJEPAD (Leadership Jeunes pour la Paix et le Développement en Afrique et en Guinée) en partenariat avec la Banque mondiale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, ce projet exécuté par LEJEPAD et financé par la Banque mondiale, à travers sa structure GPSA (Global Partnership For Social Accountability), est l’aboutissement de quatre mois de recherches dans tout le pays. La démarche vise à « comprendre le fonctionnement des approches collaboratives qui existent en Guinée, évaluer les capacités existantes et les capacités manquantes et comprendre comment ces initiatives ont pu exister malgré un certain nombre de difficultés ».

Mme Aminata Touré

Dans son discours, madame Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a félicité LEJEPAD pour cette initiative qui promeut la paix et qui doit inspirer tout un chacun. « Comme vous savez, dans tous nos pays, surtout en Afrique, nous sommes sujets à des conflits qui sont latents. Et, en Guinée, nous n’avons pas eu de guerre civile, nous n’avons pas eu de grands conflits majeurs. Mais, nous savons que des problèmes inclusifs se posent à nous et que nous devons débattre des sujets ouvertement, franchement. Et, je dis toujours qu’il faut qu’on se parle et qu’on se regarde en face. Parce que, comme vous le savez nous, pendant toute notre campagne, nous avons bâti notre campagne sur la cohésion sociale, sur l’entraide sociale », a-t-elle expliqué.

Bangaly Camara

De son côté, Bangaly Camara, directeur exécutif de LEJEPAD en Guinée, s’est réjoui du succès de cette étude menée dans les quatre (4) régions naturelles. Selon lui, « l’approche collaborative est la meilleure approche de gouvernance parce que ça permet à tous les citoyens de se donner la main dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance locale. Et les gouvernants et le secteur privé et les organisations de la société civile, nous devons ensemble nous donner la main pour pouvoir veiller sur la prestation des services qui vont dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Mais, ça ne peut se faire que dans la collaboration, pas dans la confrontation, des injures publiques ou bien dans l’adversité qui ne dit pas son nom. Nous avons estimé qu’il faut insuffler cette dynamique qui pourra quand même amener toutes les corporations, toutes les forces vives à se donner la main, à travailler ensemble et à développer le pays ensemble ».

Maria Cavalov

Pour sa part, Maria Cavalov, représentante de Global Partnership For Social Accountability de la Banque mondiale, basé à Washington, s’est félicité de la réussite de ce projet. « La rédevabilité sociale, les mécanismes que nous prônons aujourd’hui, s’éloignent de la dichotomie Etat-Citoyen, s’éloignent de processus qui tentent parfois à aller vers la confrontation, vers une idée de collaboration possible entre Etat, entre citoyens, entre secteur privé. Une collaboration à laquelle on croit particulièrement dans les pays qui sont considérés comme fragiles… »

Amirou Diawara

Parlant de ce que la Guinée doit faire pour éviter de tomber dans des conflits de grande envergure, Amirou Diawara, chef de cabinet du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, a invité à la vigilance. « Les conflits sont multiformes et complexes. L’analyse et la cartographie des conflits réalisés par différents experts en Guinée ont démontré que nous devons tous être vigilants pour ne pas que ces conflits, parfois mineurs et circonscrits dans une zone, deviennent des conflits majeurs et qui entraveraient l’avenir et le devenir de notre nation. L’Etat est certes détenteur de la puissance publique mais, il ne saurait à lui seul résoudre cet épineux problème ».

Pour finir, monsieur Diawara a dit son espoir « que les résultats de cette réflexion renforceront la synergie d’actions entre le gouvernement, les organisations de la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. Je prends ici l’engagement que le gouvernement, à travers le département de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, ne managera aucun effort pour relever le défi du vivre ensemble dans notre pays ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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