Criminalité à Mamou : autorités et citoyens divergent sur la question (reportage)

28 août 2019 à 11 11 31 08318

Plus de deux ans après le début des audiences criminelles au tribunal de première instance de Mamou, la criminalité règne toujours dans la ville carrefour. Les braquages à main armée sur les axes routiers, les cas de viol sur mineures, les assassinats, sont encore récurrents. Et, sujet divise selon qu’on soit décideur ou simple citoyen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est en séjour à Mamou.

Située à près de 300 kilomètres de Conakry (la capitale guinéenne) sur le contrefort montagneux du Fouta Djallon (en Moyenne Guinée), la préfecture de Mamou s’est illustrée ces dernières années par une criminalité galopante. A cause de sa position stratégique (ville carrefour), Mamou est le passage obligé de centaines de personnes qui quittent la Guinée profonde pour la capitale, Conakry (ou inversement).

Malheureusement, au lieu d’être un pôle économique d’attraction, cette ville cosmopolite fait peur aux personnes qui la traversent. Ce, à cause des braquages à main armée (dont certains se soldent par des bains de sang) qu’on enregistre souvent sur ces axes routiers. Le dernier cas en date s’est produit le 20 août dernier à Fello-Sorè, une localité située à environ 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Et, selon les témoignages, ce sont cinq assaillants, armés de fusils PMAK, qui ont attaqué un véhicule en provenance de Conakry pour Labé. Ces malfaiteurs ont emporté près de 30 millions de francs guinéens et des objets de valeur qu’ils ont retirés des mains des citoyens qui étaient à bord de ce taxi brousse.

« Les bandits étaient sur deux motos. Ils ont tiré sur le pneu arrière de mon véhicule, puis ils m’ont mis dans le coffre avant de conduire le véhicule dans la brousse où ils ont pris tout ce que mes passagers et moi détenions », avait relaté le chauffeur, Amadou Talibé Diallo.

En plus de ces braquages (qui se produisent parfois après une longue filature), les cas d’assassinats et de viol de petites filles font légion. La présence massive des agents des forces de défense et de sécurité dans cette ville que certains appellent ‘’la Guinée en miniature’’ n’a pas l’air de dissuader les bandits. Ces derniers opèrent et font des victimes, sans grand répit.

Le 31 juillet dernier, un crime effroyable avait plongé les ‘’Mamounais’’ dans un émoi profond. Il s’agit du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. « Après avoir violé la fillette, Alpha Oumar Sow (l’auteur présumé de ce crime) a introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime… », avait indiqué le parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Après la commission des crimes, des auteurs présumés sont parfois arrêtés ; mais, dans la plupart des cas, les malfaiteurs s’évaporent tranquillement dans la nature.

En mars 2017, les audiences criminelles ont démarré au tribunal de première instance de Mamou. Et, depuis cette date, plusieurs personnes accusées de braquage à main armée, de viol, d’assassinat et de meurtre ont défilé devant cette juridiction de première instance. Plusieurs d’entre elles ont été reconnues coupables et condamnées à de lourdes peines de prison (dont la perpétuité pour certaines).

Seulement, deux ans après le début de ces audiences, la criminalité est toujours présente dans la ville carrefour. Et, faute de statistiques disponibles, les autorités (judiciaires et administratives) et les citoyens sont nettement divisés sur les proportions de cette criminalité.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Aujourd’hui, on a au moins une centaine de décisions criminelles qui ont été rendues par les différents magistrats qui se sont succédé au niveau de ce tribunal. On a eu des condamnations à des peines de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même à perpétuité. La déposition de la compétence aux tribunaux de première instance de juger les affaires criminelles a largement contribué à l’amenuisement de la criminalité à Mamou. Parce que vous-même (Guineematin.com) vous le savez, lorsqu’on commençait ces audiences criminelles en 2017, la criminalité était très élevée ici. Il y avait des coupeurs de route qui étaient installés là ; mais, grâce à la synergie d’action avec les forces de sécurité, beaucoup ont été interpellés et jugés. Et, la lutte continue… Actuellement, les coupeurs de route sont un peu vers Conakry et Coyah. Ils prennent les véhicules en filature jusque dans la zone de Mamou pour perpétrer leurs crimes. C’est pour cette raison que le vendredi dernier nous étions en réunion avec les OPJ (officier de police judiciaire). Donc, on a eu l’occasion de rappeler cette situation pour qu’on puisse mettre en place une autre synergie pour pouvoir traquer ces bandits qui quittent ailleurs pour venir faire des crimes chez nous. Mais, comme vous le savez, la criminalité est un fait social. Donc, c’est une lutte continue, une lutte permanente. Vous voyez, par exemple, malgré nos efforts, bien qu’on ait rendu beaucoup de décision dans des cas de viol, les actes de viol sont toujours récurrents. C’est pourquoi nous sommes justement en train de faire des sensibilisations pour que les gens comprennent la gravité de ces infractions », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Mamadou Alpha Barry, premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Abordant dans le même sens, Mamadou Alpha Barry, le premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou soutient que la criminalité est en baisse dans la ville carrefour. « Par rapport aux années précédentes, il y a une régression de la criminalité, mais elle est toujours présente. Vous avez suivi ce qui s’est passé récemment à la Poudrière où une fillette a été violée et tuée. Il y a quelques jours aussi, on a enregistré une attaque à main armée à Fello-Sorè ici. Heureusement, les bandits n’ont tué personne. Ils ont juste pris les biens des gens. Mais, on peut quand même dire que la criminalité est en baisse », a indiqué cette autorité communale.

Cependant, cet avis est fortement contesté par les citoyens de la ville carrefour. Lors d’un micro trottoir réalisé par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, les Mamounais ont dressé un autre tableau de la criminalité dans la ville carrefour.

« C’est toujours la même chose. Chaque fois il y a des braquages, des assassinats, du viol… Même pour une banale question de concubinage, on tue des gens ici. Une enseignante a perdu la vie comme ça au quartier Abattoir. Son copain l’a égorgée en plein jour. Quelques temps après, un autre jeune a aussi tué sa copine vers la Scierie là-bas. On ne peut pas tout citer ici. Regardez ! Beaucoup de coupeurs de route ont été jugés ici ; mais, les attaques continuent encore. On voit tous les jours la BAC N°16 (brigade anti-criminalité) en train de circuler ici ; mais, ça n’empêche pas les bandits d’opérer… C’est la peine de mort seulement qui pourra arrêter les bandits », a expliqué Thierno Sadou Barry, un enseignant de profession.

Sur la même lancée, Elhadj Hamidou Diallo, commerçant, estime que le niveau de la criminalité est intact. « Même s’il y a changement, nous, on ne peut pas le comprendre. Parce qu’on entend chaque fois parler de braquages et d’assassinats. Les gens ont même peur de voyager actuellement avec de l’argent. Je le jure ! Quand vous échangez avec ceux qui voyagent et traversent Mamou la nuit, vous allez comprendre combien de fois ils ont peur de chez nous », a expliqué ce vieux commerçant.

Rappelons qu’en 2016, la criminalité avait atteint un niveau déstabilisant et bouleversant au point que le Gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait accusé la justice de libérer prématurément des bandits qui étaient incarcérés.

De son côté, après l’arrestation d’un groupe de présumés coupeurs de route, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Amadou Kolon Barry, était allé jusqu’à mettre en garde les magistrats qui étaient au TPI de Mamou. « Si j’apprends qu’on a libéré ces gens-là avant la fin de leurs peines (alors que ces bandits n’étaient même pas encore jugés), j’irai rencontrer le président de la République à Conakry pour lui dire comment se comporte la justice à Mamou », avait-il menacé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Kindia : un présumé voleur de moto échappe de justesse à un lynchage

2 août 2019 à 20 08 09 08098

Un présumé voleur de moto a été interpellé dans l’après-midi de ce vendredi, 02 août 2019, au quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia. L’adolescent répondant au nom de Mamadou Alpha Barry a échappé de justesse à un lynchage par une foule en colère qui voulait en finir avec lui, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mamadou Alpha Barry l’a échappé de justesse ce vendredi. Après avoir déplacé un conducteur de taxi-moto, il l’a agressé à l’aide d’un sabre avant de tenter de s’enfuir avec l’engin de la victime. Mais, il a été rattrapé sur la moto de marque TVS par les jeunes. Sérieusement malmené, l’adolescent âgé d’une quinzaine d’années, a eu la vie sauve grâce à l’intervention du chef du secteur de Fodé-Laminaya.

Interrogé par un des correspondants locaux de Guineematin.com à l’hôpital régional de Kindia, la victime est revenue sur sa mésaventure. Selon Samba Oury Diallo « c’est aux environs de 13 h que ce jeune voleur s’est rendu au marché et m’a déplacé en me disant Kolia. Je lui ai dit que c’est à 4 000 GNF. Il a dit son accord. Quand nous sommes arrivés au carrefour de Tabouna, à Fodé-Laminaya, il m’a dit de m’arrêter quelque part, qu’il ne veut pas que son père le voit sur la moto. Je me suis arrêté. C’est ainsi qu’il a fait sortir son sabre en me disant de lui remettre les clefs. J’ai dit non. Il m’a asséné un coup de sabre au niveau de mes deux mains et sur la nuque. J’ai crié en lui donnant la clef. Il a démarré la moto, mais il a été pourchassé par les secours. C’est comme ça que les jeunes du quartier ont réussi à mettre main sur lui. Ils l’ont violemment battu avant d’être sauvé par le chef secteur et certaines personnes qui l’ont aussitôt conduit chez le chef de quartier ».

Ibrahima Sory Bangoura, chef de quartier Koliady 1
Ibrahima Sory Bangoura, chef de quartier Koliady 1

Pour sa part, Ibrahima Sory Bangoura, chef du quartier Koliady 1, a expliqué ce qui a été fait pour éviter le pire. « J’étais au quartier, lorsque mon chef animateur m’a appelé pour m’informer qu’il y a eu un mouvement entre conducteurs de taxi-moto et un voleur, qu’ils veulent même tuer le voleur. Je lui ai dit que je ne peux pas aller. Mais, j’ai immédiatement appelé la gendarmerie qui a d’abord envoyé 3 agents, mais qui ne pouvaient pas retenir la foule. Mais, ils ont pu envoyer le voleur jusqu’à chez moi. Arrivé à la maison aussi, j’ai trouvé beaucoup de personnes avec des pierres, des bois. Eux aussi demandaient de leur donner le présumé agresseur pour le bruler vif. Les gens voulaient coûte que coûte sa mort, nous aussi, on était inquiet et on cherchait à le sauver, pour ne pas que les gens le tuent. Immédiatement, le renfort est venu. C’est ainsi qu’il a été tiré du péril, pour la gendarmerie. Mais, les jeunes l’ont vraiment bastonné et vandalisé le véhicule des gendarmes», a dit monsieur Bangoura.

A noter que le pare-brise d’un pick-up de la gendarmerie a été cassé. Le présumé voleur est actuellement sous soins a l’hôpital militaire du Camp Kémé Bouréma de Kindia. La victime est pour sa part à l’hôpital régional.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Droits des femmes à Lélouma : l’AJEPH et ses partenaires à l’offensive

16 juillet 2019 à 11 11 14 07147

L’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) et ses partenaires se préoccupent de la condition féminine dans la commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma. C’est dans cette dynamique que les structures ont organisé une conférence-débat le samedi, 13 juillet 2019, sur les droits des femmes. La rencontre s’est tenue dans une école privée du quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, en présence de plusieurs invités, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La conférence avait pour thème « comment le respect du genre peut-il contribuer au développement socio -économique d’une localité ? ». Cette activité de sensibilisation sur les droits des femmes est initiée par l’AJEPH et ses partenaires à savoir : Action pour la Santé et le Développement, Association Africanista Manuel Iradier et la structure Haaly Pular.

La rencontre a connu la présence massive des femmes et filles de la préfecture de Lélouma, et plus particulièrement celles de la localité de Hérico.

 président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry,
Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico

Dans son discours, le président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry, a mis l’occasion à profit pour expliquer les raisons de cette présente cérémonie à Conakry. « On a mené beaucoup d’activités à Hérico. Cette fois-ci, nous avons jugé nécessaire de déplacer cette activité à Conakry pour toucher cette autre frange de la population de Hérico, leur faire voir la réalité que nous vivons, les sensibiliser surtout à acheter les produits que nos braves femmes produisent au niveau local. Donc, l’initiative est partie de là, et je pense que nous avons réussi parce que nous avons eu la mobilisation qu’on attendait », a dit le président de la structure.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Abordant le thème de la rencontre, la conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International, a mis l’accent sur l’éducation des filles.

« L’éducation, c’est la base du développement de nos différentes localités. Donc, il faut emmener les filles à l’école. Ce n’est pas seulement les garçons qu’il faut emmener à l’école. Une fille ou une femme épanouie ou éduquée, c’est une famille éduquée, c’est une famille épanouie. Parce qu’on sait que, ce que les hommes peuvent faire, les femmes aussi peuvent le faire. Parce qu’on a vu à travers le monde des femmes qui sont présidentes, des femmes qui sont responsables. Donc, si un garçon est capable de vous construire une maison, de vous acheter une voiture ou de vous emmener à la Mecque, c’est que la fille aussi peut le faire », a-t-elle laissé entendre.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Insistant toujours sur l’éducation de la gent féminine, la conférencière dira que l’éducation des filles est un atout pour le développement socio-économique des localités. «Emmener les filles à l’école est un atout. Vous l’aidez à avancer et vous vous aidez vous-même parce qu’au retour, lorsqu’elle va se servir de l’éducation qu’elle a reçue à la base, elle va pouvoir vous servir après », a-t-elle soutenu.

Le mariage précoce des filles et le mariage forcé n’ont pas été occultés par la conférencière. Elle a laissé entendre que ces deux fléaux sont pratiqués dans la préfecture de Lélouma et plus précisément dans la localité de Hérico. « Le mariage précoce des filles ou le mariage forcé est une réalité en Guinée. Donc, en ce qui concerne Lélouma, précisément Hérico, ces deux fléaux sociaux sont beaucoup plus pratiqués. Ça, c’est des fléaux en quelque sorte dont il faut se débarrasser. On donne nos filles à des hommes qu’elles ne connaissent presque pas ou qu’elles n’ont jamais vus… Cela est une pratique qu’il faut combattre et nous pensons que la jeunesse de Hérico pourra mieux faire pour sensibiliser ceux qui le font», a souligné la conférencière, elle-même ressortissante de Hérico.

Il est à noter que des vidéos pathétiques qui témoignent de la vie des femmes de la localité de Hérico ont été projetées au cours de la rencontre. Des vidéos émouvantes dans lesquelles les femmes expliquent comment elles parviennent à survivre dans cette localité de Hérico, pendant qu’elles n’ont pas de nouvelles de leurs maris ou de leurs fils qui sont partis en aventure depuis belle lurette. Ils ont également mis la rencontre à profit pour exposer des produits confectionnés à Hérico par l’Association et ses partenaires.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Dubréka : remise de diplômes à 26 étudiants de l’Institut Professionnel du Peuple

19 février 2019 à 10 10 52 02522

L’Institut Professionnelle du Peuple (IPP) a procédé à une remise de diplômes de fin de cycle, le samedi passé, 16 février 2019, à 26 étudiants, dont 19 filles du département Douane et Transit Commerce International. La cérémonie, présidée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a eu lieu à la maison des jeunes de Dubréka. On notait la présence des responsables en charge de l’Enseignement Technique, des encadreurs dudit institut, des autorités et sages de Dubréka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Alpha Barry

Dans son discours, Mamadou Alpha Barry, fondateur de l’IPP a dit sa satisfaction de voir son établissement s’agrandir jour après jour. « Je tiens à préciser, durant ces trois années de formation, nous avons réalisé des progrès remarquables notamment : l’effectif de passer de 6 étudiants en 2015, à 138 étudiants en 2018 en BTS et en BTP ; la réalisation des visites guidées dans les installations portuaires et douanières au port autonome de Conakry. Pour les étudiants en commerce international, élaboration d’un partenariat en IPP et un expert marocain qui nous a suggéré l’enseignement de matières comme l’Arithmétique commercial, la Gestion des parcs automobiles et des cours en conférence vidéo qu’il a lui-même réalisé à partir de Casablanca ; l’élaboration d’un partenariat avec la Compagnie des Bauxite de Guinée, dans le cadre de la formation dans l’acquisition des stages pour une durée de 3 mois déjà en cours depuis le 15 janvier.. »

Mouctar Diallo

Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mouctar Diallo, auquel on a donné le nom de cette première promotion, s’est dit très ému de cette marque de confiance avant d’annoncer tout son soutien aux jeunes diplômés. « C’est un sentiment de satisfaction de porter le nom de cette promotion de l’Institut Professionnel du Peuple, ici à Dubréka. Donc, je m’en réjouis et j’associe cet honneur à tous mes proches. Je voudrais féliciter ceux qui ont pris cette initiative, les diplômés de cette promotion et leur dire que je suis à leur disposition pour les accompagner dans le renforcement de leurs capacités et de leur insertion socioprofessionnelle. Je m’en réjouis aussi en tant que ministre de voir les jeunes s’orienter vers la formation professionnelle qui constitue un gage de réussite pour le gouvernement guinéen, pour mettre un accent particulier sur l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Je suis optimiste quant à leur avenir. Je pense qu’ils sont de bons produits, ils ont bénéficié d’une bonne formation, un bon encadrement technique et compétent. J’encourage les autres à suivre les formations professionnelles. Au nom du gouvernement, je félicite l’encadrement et l’école. C’est pour leur dire que le gouvernement est à leur disposition », a dit le ministre.

Léno Jacqueline

Du côté des diplômés, Léno Jacqueline, diplômée en Douane et Transit Commerce International, a avoué sa joie devant notre micro : « D’abord, je remercie tous les encadreurs, professeurs et notre fondateur. Je remercie mes parents et mon mari qui m’ont soutenu sur tous les plans pour arriver là où je suis aujourd’hui. Je suis très contente. Après ici, j’ai des projets en tête pour aller de l’avant. Je ferai d’abord les stages pour booter ma compétence sur le marché de l’emploi ».

La cérémonie a été clôturée par une remise de satisfécits aux différents encadreurs et enseignants chercheurs de l’institut professionnel du peuple (IPP).

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59/666 87 73 97

Lire

Lélouma : lancement de plusieurs projets de développement socio-économique à Hérico

10 janvier 2019 à 13 01 09 01091

Plusieurs projets de développement socio-économique ont été lancés, hier mercredi, 09 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Hérico, préfecture de Lélouma. Des personnalités venues de tous les horizons ont participé à cet événement axé sur des questions aussi variées que la santé, la culture maraîchère et l’éducation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Hérico.

C’est dans le cadre du jumelage des communes de Hérico (Guinée) et de Gasteiz (Espagne) qu’a eu lieu le lancement de deux (2) projets portant sur la culture maraîchère et la prévention de la malnutrition. La culture maraîchère en est à sa deuxième phase alors que la prévention de la malnutrition vise les enfants de 6 à 59 mois à travers l’utilisation des aliments locaux. Il a été aussi procédé à l’inauguration de la première bibliothèque de la localité.

L’exécution de ces projets est confiée à l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH). Le tout s’inscrit dans le cadre du projet WALOLODERAL GASTEIZ HERICO (WGH), financé par le fonds solidaire 07-OSAKLDETZA.

Mme Maimouna Diallo

Dans son discours, Madame Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), a dégagé l’importance du projet qui a vise à « contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à la prévention et à l’utilisation d’aliments locaux par les mères allaitantes de manière adéquate, afin que les mères soient responsables du traitement de la malnutrition infantile ».

Pour y arriver, Maimouna Diallo a expliqué à l’assistance que plusieurs actions sont envisagées : sélectionner et former dix huit (18) mamans lumières dans les neuf (9) districts; identifier et sélectionner deux cent seize (216) enfants souffrant de malnutrition ; référer tous les enfants atteints de malnutrition aiguë dans la zone d’intervention du projet à un établissement de santé pendant l’exécution du projet; développer et diffuser un spot publicitaire destiné aux femmes en âge de procréer sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’hygiène pendant l’exécution du projet…

Mamadou Alpha Barry

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) a remercié les ressortissants vivant en Espagne qui ont initié ces projets ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ensuite, monsieur Barry a fait savoir que « le lancement de ces projets ouvre une nouvelle ère pour la culture maraîchère à Hérico, qui va booster davantage la production agricole, l’autonomisation des femmes à travers la création des activités génératrices de revenus, contribuer à la sécurité alimentaire des populations, sensibiliser et former les groupements à la culture maraîchère, contribuer à la prise en charge de la malnutrition infantile et améliorer les moyens de subsistance des ménages ».

Après le lancement de ces projets, il s’en est suivi l’inauguration de la première bibliothèque de la sous-préfecture de Hérico. La réalisation de ce bijou est l’œuvre des ressortissants de Hérico vivant au Canada. Le but est de permettre aux enfants de Hérico de se cultiver davantage et d’être compétitifs devant n’importe quel élève guinéen.

A rappeler que des produits de saponification et de teinture, fabriqués par les groupements de la localité, ont été présentés à la foule.

De Hérico, Ousmane Dieng, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Balla Condé au nouveau maire de Mamou : « on ne gère pas une commune comme une entreprise »

3 novembre 2018 à 10 10 21 112111

Amadou Tidiane Diallo (Thalès), nouveau maire de Mamou

Le nouveau maire de la commune urbaine de Mamou, Amadou Tidiane Diallo (Thalès) a pris fonction hier, vendredi 02 Novembre 2018. La cérémonie de passation de service s’est déroulée dans la salle de délibération de la mairie, en présence des conseillers (26 sur 33) de ladite commune et d’une mission préfectorale dirigée par Balla Condé, le chargé de l’organisation des collectivités décentralisées de la préfecture de Mamou, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Lire

Évaluation et suivi du projet d’électrification des zones rurales : ce qui a été dit à Mamou

18 février 2018 à 12 12 04 02042

Le président de la République, le professeur Alpha Condé a inauguré les 19 et 20 janvier dernier les postes départs du courant électrique dans les zones rurales ayant bénéficié le projet. Pour comprendre les impacts de ce projet d’électrification auprès des populations bénéficiaires, des experts de la Banque Africaine de Développement (principal bailleur de fonds) et des cadres de la Guinéenne d’Electricité (EDG) ont conduit une mission de suivi et d’évaluation dans la Guinée profonde. Hier, samedi 17 février 2018, les experts de la BAD et d’EDG ont conféré à la mairie de Mamou avec les populations et autorités locales, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Lire

Mamadou Barry, maire de Mamou à Guineematin : que retenir de la mairie en 2017 ?

30 décembre 2017 à 9 09 46 124612

Dans quelques jours, l’humanité va tourner la page de l’année 2017. Aux dernières heures de cette année, le correspondant local de Guineematin.com est allé à la rencontre du président de la délégation spéciale de Mamou. Monsieur Mamadou Alpha Barry dit Barry Maths, nous avons parlé du bilan de l’institution qu’il dirige depuis le 25 Juillet 2016, date de son installation à la tête de la commune urbaine de Mamou.

Lire

Augmentation du prix de la viande à Mamou : « la coopérative des bouchers a raison », dit le Maire

12 juillet 2017 à 14 02 24 07247

Alors que les citoyens de la ville carrefour tirent le diable par la queue et rares sont ceux qui consomment régulièrement de la viande dans les ménages, c’est le moment choisi par la coopérative des bouchers de Mamou pour solliciter des autorités l’augmentation du prix du kilogramme de viande dans les différentes boucheries de la place. A moins d’un miracle, le consommateur de Mamou devra, à partir du mois d’Août prochain, débourser 30 000 GNF pour acheter un kilogramme de viande, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Lire

L’argent fait encore du bruit à la mairie de Mamou : bras de fer avec l’administrateur du grand marché

28 janvier 2017 à 12 12 10 01101

Grand marché de MamouDepuis  le 26 décembre dernier, le torchon brûle entre la délégation spéciale de la commune urbaine et l’administration centrale du grand marché de Mamou. Le différend est né suite à un entretien entre l’administrateur et des conseillers communaux de la mairie qui ont annoncé une modification de la clause du contrat qui la commune au marché, a appris le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Lire

Une injonction du Général Baldé passe mal à Mamou : les gardes communaux en grève !

12 janvier 2017 à 22 10 10 01101

Depuis le 20 Décembre dernier, un conflit latent oppose les gardes communaux en service à la mairie de Mamou aux autorités de ladite commune. Au cœur du problème, le choix de la qualité et de la couleur du tissu à utiliser pour la confection de nouvelles tenues pour les gardes communaux afin de les différencier des autres corps habillés, notamment ceux de la police et de la gendarmerie, a appris le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Lire

Barry Maths à la tête de la mairie de Mamou : discours intégral en vidéo

25 juillet 2016 à 15 03 25 07257

Barry Maths et préfet de MamouComme nous l’annoncions précédemment, monsieur Mamadou Alpha Barry de l’UFDG, a été réinstallé dans la matinée de ce lundi 25 juillet 2016 à la tête de la mairie de Mamou. Réinstallé par le préfet, Mory Diallo, le nouveau président de la délégation spéciale a prononcé son premier discours officiel.

Lire

Mamou : « Barry Maths », bientôt installé à la tête de la délégation spéciale

24 juillet 2016 à 15 03 33 07337

Mamou, mairieDepuis le jeudi 21 juillet 2016, la note de service qui a confirmé Monsieur Mamadou Alpha Barry, alias ‘’Barry  Maths ‘’ à la présidence de la délégation spéciale de Mamou, a été reçue par les responsables de l’UFDG dans cette préfecture. Informés de la nouvelle, les citoyens de la « ville carrefour » ont vivement salué cette décrispation à la tête de leur commune.

Lire

Confusion dans l’installation du nouveau maire de Mamou : l’UFDG accuse le ministre Bantama

10 avril 2016 à 14 02 57 04574

Mamadou Alpha Barry, nouveau président de la délégation spéciale à Mamou

Mamadou Alpha Barry, nouveau président de la délégation spéciale à Mamou

Après la destitution du président de la délégation spéciale de Mamou, Elhadj Oumar Diallo, empêtré dans un scandale de détournement de 259 millions de francs guinéens et la demande faite à la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de désigner son remplaçant, la fédération a choisi Monsieur Mamadou Alpha Barry, dont l’installation est intervenue ce dimanche 10 avril 2016 à 10h 50 sur fond de confusion, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Lire