Soutien au Syli national : une vaste caravane de mobilisation de fonds lancée à Conakry

10 avril 2019 à 18 06 34 04344

En prélude à la participation de la Guinée à la CAN 2019, prévue en Egypte, le comité de soutien au Syli national a lancé une vaste caravane de mobilisation de fonds, ce mercredi 10 avril 2019, à Conakry. L’objectif est de mobiliser de l’argent permettant de mieux préparer la participation de notre équipe nationale de football à la plus prestigieuse compétition continentale, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters

Général Mathurin Bangoura

Pour cette première journée de la caravane, Mathurin Bangoura, le gouverneur de Conakry et président du comité de soutien au Syli national et son équipe, se sont rendus successivement à la Primature, au ministère des Sports, de la culture et du patrimoine historique, mais également au ministère des travaux publics.

A la Primature, le gouverneur de la ville de Conakry et sa suite se sont entretenus avec le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana. Le chef du gouvernement a remis un chèque au comité avant d’inciter tous ses collaborateurs à mettre la main à la poche.

Kassory Fofana a lancé aussi un appel à tous les Guinéens à apporter leur contribution pour soutenir le onze national. « Nous voulons que chaque guinéen puisse contribuer, chacun à la hauteur de ses moyens pour soutenir notre équipe nationale. Je demanderais ensuite à tous les travailleurs de la Primature qui sont là de déposer leur cotisation dans cette caisse », a dit le Premier ministre.

Au ministère des Sports, département de tutelle, le même ton a été donné. Là également, c’est le ministre Sanoussy Bantama Sow qui a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation. Il a salué le début de la grande caravane de soutien à notre équipe nationale. L’honneur est ensuite revenu à l’ancienne gloire du Hafia 77 et du Syli national, Ibrahima Sory Keïta dit « Petit Sory », de remettre au comité la contribution du département des Sports.

Au niveau du ministère des Travaux Publics, le ministre Moustapha Naïté, également membre du comité de soutien, a annoncé un gros montant tout en promettant que toutes les entreprises évoluant avec son département donneront dix fois plus. « Notre contribution, est une contribution comme le feront les autres ministères. Seulement, je précise ici que nos partenaires, les entreprises qui évoluent avec nous vont être mobilisées une à une pour faire au minimum dix fois de plus que ce que nous avons donné », a-t-il annoncé.

A la fin de la journée, le président du comité de soutien, le général Mathurin Bangoura, s’est réjoui de l’engagement des populations, mais aussi de la récolte obtenue pour cette première journée. « A la Primature et au ministère des Sports, nous avons glané quelque chose ainsi qu’au niveau des Travaux publics. Donc, aujourd’hui, on a pu glaner au-delà de 150 millions de francs guinéens », annonce-t-il.

Aux dires du gouverneur, la mobilisation ne s’arrêtera pas qu’à Conakry. Elle s’étendra jusqu’à l’intérieur du pays. « On a déjà écrit et nous avons demandé à ce que toute la Guinée se lève. Il y a des gens qui peuvent donner de l’argent en espèce, des bénédictions, bref tout est sollicité. Donc, ce n’est pas seulement Conakry mais c’est toute la Guinée qui est concernée », conclut-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Naïté vante les mérites du ministère des TP : « plus de 320 000 emplois » temporaires directs crées

18 mars 2019 à 15 03 56 03563

A l’image de certains de ses collègues du gouvernement, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, était face à la presse ce lundi, 18 mars 2019. La démarche visait à présenter le bilan du département pour les huit dernières années et d’annoncer les perspectives. La rencontre s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ses propos, Moustapha Naïté a commencé par faire l’état des lieux du réseau routier guinéen sous les deux premières républiques, de 1958 à 2010. « Sous la première République, de 1958 à 1984, le réseau routier laissé par l’administration coloniale, à la prise en main de notre pays, est passé de 10 143 kilomètres à 12 753 kilomètres de routes inventoriées (toutes catégories).

Les grandes voiries urbaines bitumées, environ 40 kilomètres ; routes nationales bitumées, 1124 kilomètres ; routes en terre moderne, 262 kilomètres ; routes en terre, 11 327 kilomètres ; les ponts sur les routes régionales 2660 mètres-linéaires ; les grands ouvrages 970 mètres-linéaires et les bacs fluviaux et maritimes 28 unités. Il ressort de cette période qu’en 1984, 60 % du réseau routier était dégradé.

Sous la deuxième République, de 1984 à 2010, le réseau routier a connu aussi un développement et a bénéficié de deux grands projets, notamment le troisième projet de la Banque mondiale ; ce qui explique des semi-réhabilitations ; et le quatrième projet qui a eu à reconstruire des infrastructures importantes, dont 1253 kilomètres », a-t-il indiqué.

Paradoxalement, poursuit le ministre, à la fin de 2010, le réseau routier guinéen présentait un taux de dégradation très élevé. « A l’avènement du professeur Alpha Condé, donc de la troisième République, plus de 81% du réseau routier revêtu était en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée.(…)

En 2010-2011, le président de la République a réhabilité environ 2377 kilomètres de routes nationales bitumées, revêtue plus de 81% en mauvais état ; 146 kilomètres de voiries urbaines bitumées, et 5045 mètres linéaires d’ouvrages de franchissements et environ une densité routière de 3, 1 kilomètres sur 100 kilomètres carré, alors que la moyenne dans la sous-région est de 5 kilomètres sur 7 kilomètres carré ».

Face à l’urgence qui s’imposait à l’arrivée du président de la République, Moustapha Naïté a dit qu’une nouvelle stratégie a ainsi été adoptée par le gouvernement pour la réhabilitation et la réfection de nouvelles routes. « Cette renaissance a demandé beaucoup d’investissements engagés ou mobilisés depuis 2011. Au moins, 2 milliards 200 millions de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la Troisième République.

Les différents ministres en charge des Travaux Publics ont mis au cœur de la stratégie l’emploi des jeunes. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320 000 emplois temporaires directs ont été pourvus depuis 2011, uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes, objet des travaux, se développe une économie locale… ».

Pour ce qui est des perspectives du département des Travaux Publics, Moustapha Naïté a annoncé que d’importants chantiers sont en vue. « Nous avons réhabilité et/ou reconstruit et ou les travaux sont encore en cours ou vont démarrer pour certains plus de 2000 kilomètres de routes nationales dont : réhabilitation de la route nationale Dabola-Kouroussa-Coyah-Friguiagbé ; Friguiagbé-Souguéta ; Mamou-Labé ; Kankan-Mandiana.

Et, en termes de reconstruction vous avez : Coyah-Mamou-Dabola ; Dabola-Cisséla-Kouroussa ; Kissidougou-PKA 63-Gueckédou ; Gueckédou-Kondébadou ; Coyah-Farmoriah », a annoncé le ministre des Travaux Publics.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé contre certains caciques du RPG : « tout le monde ne peut pas être au Gouvernement »

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