Hajj 2019 : voici ce qui est envisagé par la commission d’organisation (interview)

18 avril 2019 à 12 12 59 04594

Le secrétariat général aux affaires religieuses a fixé le coût du hajj 2019 à 43 millions de francs guinéens. Dans la même annonce, faite sur les ondes des médias d’Etat, il est précisé que ceux qui ont effectué le pèlerinage dans les cinq (5) dernières années et qui voudraient faire le hajj cette année devront débourser 48 millions 140 mille francs guinéens.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, Ansoumane Condé, ministre d’Etat, conseiller à la présidence de la République chargé des initiatives présidentielles en faveur des communautés à la base, a expliqué les raisons qui ont prévalu à ce choix. Avec monsieur Condé, président de la commission nationale d’organisation du hajj, nous avons parlé également des innovations et autres dispositions prises pour le bon déroulement de ce cinquième pilier de l’islam.

Guineematin.com : les tarifs du hajj ont été fixés récemment par les autorités. Quels sont les critères qui ont prévalu à la fixation de ces tarifs pour cette année ?

Ansoumane Condé : comme vous venez de le faire rappeler, ce tarif a été fixé cette année à 43 millions guinéens. Je voudrais d’entrée de jeu déjà précisé que les 43 millions valent pour les nouveaux pèlerins, c’est-à-dire les candidats pèlerins qui n’ont jamais été à la Mecque. Il y a une disposition saoudienne valable et pour les saoudiens et pour les étrangers, quelqu’un qui a fait le hajj déjà dans les cinq (5) dernières années, s’il exprime le désir fervent d’aller maintenant, il y a un coût additionnel qui doit s’appliquer.

Et, d’après cette disposition saoudienne, ce coût a été fixé par l’autorité saoudienne à deux milles rials saoudiens. Convertis en francs guinéens, ça nous amène à 5 millions 140 mille francs guinéens. Ça, c’est le coût additionnel, c’est-à-dire pour quelqu’un qui a déjà fait son hajj depuis cinq ans. Mais, tout candidat-pèlerin qui va pour la première fois au hajj, c’est les 43 millions. Les 43 millions, c’est l’équivalent en devise de 4700 dollars.

Guineematin.com : comment en est-on arrivé à ce tarif ?

Ansoumane Condé : vous avez demandé comment on arrive à ce tarif. Ce tarif arrive à partir d’une structure de prix. Cette structure de prix est composite. Il y a des activités ou des opérations ou des prestations qui se passent ici en Guinée, il y a d’autres opérations qui se passent en Arabie Saoudite. Mais, l’essentiel des activités se passe en Arabie Saoudite. Et en Guinée, vous avez principalement l’avionneur, qui représente le tiers du coût du hajj.

C’est dire que dans les 4700, tu as près de 1500 dollars qui représentent le coût du transport aérien aller-retour du pèlerin. Derrière ça, vous avez le transport terrestre en Arabie Saoudite. Quand le pèlerin arrive en Arabie Saoudite, il doit se déplacer à partir de l’aéroport de Médine pour aller au logement, du logement pour faire les visites des sites. Il y a aussi des redevances et des garanties qui sont payées aux autorités saoudiennes.

Vous avez des taxes, vous avez la TVA, vous avez beaucoup de choses qui n’existaient pas en Arabie Saoudite, qui ont été instituées au firmament du temps. Tout ça se fait dans des véhicules qui sont loués en Arabie Saoudite, tout ça est déduit dans les 43 millions de francs guinéens. Par exemple la TVA, c’est l’an passé que ça a été institutionnalisé en Arabie Saoudite. Donc, il y a aussi eu l’augmentation du prix du carburant l’an passé. Donc, voilà des réalités qui peuvent survenir.

Donc, au-delà de ça, les principales rubriques comme je vais vous le faire observer, c’est le transport aérien, je l’ai déjà dit, c’est le logement du pèlerin, c’est la restauration du pèlerin, le déplacement terrestre du pèlerin, le vaccin, Mina plus, le service accompagnateur de Mina plus, il y a les tantes améliorées et ensuite, nous, nous avons ajouté ici en Guinée, ça c’est depuis 2018, le mouton, l’uniforme et le matelas, ça c’était 2018.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a des nouveautés pour cette année ?

Ansoumane Condé : cette année, suite aux journées de réflexion, il a été fortement recommandé d’accroitre non seulement le nombre de guides, mais aussi de mieux organiser. C’est ce qui explique l’affectation des guides aux groupes de pèlerins. Et pour répondre à cette attente, on s’est fixé comme objectif de fixer un guide pour chaque groupe de cinquante pèlerins cette année. Que ça soit pour le privé ou que ça soit pour le Secrétariat général des Affaires Religieuses (SGAR).

Avant, il y avait un guide pour cent et quelques pèlerins. Mais, dans la garde à la Mecque, ça rendait les choses beaucoup plus difficiles, il y a avait beaucoup d’égarements. Donc, on essaie d’améliorer conforment aux directives données lors des journées, d’améliorer notre organisation et aussi notre capacité en termes de ressources humaines mais aussi en termes de moyens.

La nouveauté cette année, c’est surtout l’encadrement. Donc, c’est dans l’encadrement que se trouvent les guides, l’équipe médicale. Parce qu’il faut un peu plus de médecins et d’infirmiers aussi apporter les soins aux pèlerins en Arabie Saoudite.

Guineematin.com : par rapport à la fixation de ce tarif, on sait que vous travaillez avec des agences de voyage. Des promoteurs d’agences de voyage disent n’avoir pas été consultés à ce sujet alors qu’en amont vous aviez tenu des réunions avec eux. Comment tout cela s’est passé concrètement ?

Ansoumane Condé : je ne sais pas à partir d’où vous aviez ces informations. Ça dépend des personnes que vous avez contactées et des personnes concernées. Je voudrais simplement attirer votre attention qu’il y a près d’une de centaine d’agences de tourisme et de voyage en Guinée. Nous, nous ne pouvons faire l’interface avec toutes ces agences directement. Depuis longtemps, les agences de voyage en Guinée sont regroupées en trois grandes coordinations.

C’est avec ces trois grandes coordinations que nous travaillons de façon permanente. Même nos missions, selon les moyens, elles sont toujours représentées. Toutes les réunions que nous avons faites, c’est avec ces trois coordinations, la preuve est que hier soir, on était déjà en train d’échanger avec les représentants de ces agences à travers ces trois coordinations sur le cahier de charge pour l’agrément des agences qui doivent être habilité à organiser le pèlerinage.

En fait, il y a un certain nombre d’agences, sur la base de certains critères, ce sont ces critères-là qui sont fixés dans le cahier des charges ; et, ce cahier de charge est discuté de commun accord avec les représentants des agences privées, ensuite elles iront se retrouver, elles vont se concerter entre elles pour voir qui est capable de remplir les conditions du cahier des charges et qui n’est pas capable. Même le quota du pèlerin, quand le cota est fixé, ce que nos nous faisons, c’est de le répartir entre le SGAR (Secrétariat Général des Affaires Religieuses)  et les agences privées.

Cette année par exemple, ça a été fixé à 8000. Le cota provisionnel donné à la Guinée, c’est 9000. Mais pourquoi nous ne voulons pas directement aller à 9000, il y a la question aussi de capacité à bien gérer les gens. Et, on est resté dans le même objectif que l’an passé à savoir 8000 pèlerins à peu près. Et lors des journées de réflexion, vous pouvez demander, une commission a été mise en place, composée des gens du SGAR et des gens des agences.

Ils se sont retirés là-bas pendant qu’on était en plein travaux, pour aller discuter et se sont accordés sur la répartition entre le SGAR et les agences privées. Et les 8000, ils se sont entendus que 2300 reviennent au SGAR et 5700 reviennent aux agences privées. Quand c’est comme ça, nous, nous ne nous mêlons plus de ces 5700 entre les agences privées. Elles se connaissent entre elles depuis longtemps.

Donc, les trois coordinations vont se retrouver généralement avec les agences, elles discutent entre elles, elles repartissent le quota-là entre les trois coordinations. A l’intérieur de chacune de ces coordinations qui connaissent ses membres et qui connait les capacités de chacune des agences et qui connait aussi les critères qui sont dans le cahier de charge, en fonction de ça, elles essaient de se répartir ce quota entre elles…

Pour qu’une agence puisse être agréée, il faut au minimum que tu sois capable de remplir les critères pour 250 pèlerins au-moins. Et parmi  ces agences, il y en a très peu qui sont capable de remplir tous les critères, et ici et en Arabie Saoudite. C’est pourquoi, ils se mettent dans une sorte d’associations, il y a un chef de file et il y a les autres agences qui peuvent apporter 30 personnes, 20 personnes, 5 personnes, etc.

C’est la tête du groupe d’agence qui répond devant l’autorité. Et d’ailleurs, avec les saoudiens, ils exigent qu’il y ait moins d’interlocuteurs sur le terrain. Donc, on s’organise comme ça, mais les agences sont autonomes et elles s’organisent entre elles, nous refusons d’interférer dans leur organisation interne.

Guineematin.com : on sait que d’énormes disfonctionnements ont été constatés aussi bien dans les convois que dans l’organisation proprement dite du hajj de l’année dernière. Quelles sont les mesures envisagées cette année pour éviter que les mêmes choses se répètent ?

Ansoumane Condé : je pense que vous avez suivi les journées de réflexion nationale qui étaient prévues sur deux (2) jours mais qui se sont étalées sur trois jours. C’était à cause de l’intérêt que les uns et les autres, suite à ce que vous venez de faire comme observations, les désagréments, les disfonctionnements qui ont eu lieu en 2018, et rapporté au président de la République, le professeur Alpha Condé, il a instruit tout de suite d’organiser une rencontre où les uns et les autres pouvaient venir exprimer librement et solennellement leur constat et faire des suggestions.

C’est ce qui nous a amenés aux journées de concertations sur le hajj en général, mais particulièrement sur les disfonctionnements du hajj 2018. Je pense que les choses ont été placées aux peignes fins et à la suite de ces journées, il y a eu 24 points de revendications. Et parmi ces 24 points de revendications, à mon avis, il y a un point qui est le plus important, qui n’était pas suffisamment connu par tout le monde en Guinée, à savoir qu’à l’instar de ce qui se passe dans la téléphonie, on est passé du post payé au prépayé.

A l’instar de ce qui est en train de se passer dans l’électricité, on est en train de passer du poste payé au prépayé. Ça se fait aussi dans l’eau. Les saoudiens, ont anticipé sur cela en faisant que le hajj est devenu prépayé. Et ça, c’est un grand handicap pour nous. Je voudrais juste dire, pour un peu corroborer ça, on a dit que le recrutement commence aujourd’hui, à partir d’aujourd’hui, les gens peuvent faire le versement. Je ne pense pas qu’il y ait suffisamment de gens qu’on puisse dire avec exactitude que d’ici la fin de ce mois d’avril, combien de candidats-pèlerins vont verser.

Et maintenant nous, nous avons choisi l’avionneur. On est en train de négocier le contrat. Quand vous allez finir le contrat, il faut au minimum payer, au bas mot, 50% du montant à l’avionneur. 50% à l’avionneur, tu es au minimum à 5 millions de dollars, convertissez ça en francs guinéens, combien ça fait ? Combien de pèlerin dont nous devons attendre le versement, avec 43 millions de francs guinéens par pèlerin pour avoir la contre-valeur de 5 millions de dollars pour pouvoir payer l’avance seulement à l’avionneur.

Ça, c’est sans compter la commande des vaccins. Quand vous commandez les vaccins, il faut deux (2) mois pour que les vaccins soient là. Parce que ce n’est pas n’importe quel vaccin, c’est des sources sûres que ça doit venir. Ça, ça sera en collaboration avec le ministère de la Santé. Ça aussi, il faut payer de l’argent pour payer tout au moins 50% à la commande, 50% à la réception. C’est pourquoi, je parle de prépaiement du hajj. Ça, c’est par rapport à l’Arabie Saoudite. 

Avant, vous allez, vous identifiez les bâtiments, les restaurateurs, les logeurs, vous vous entendez avec eux, vous contractualisez. Vous pouvez leur donner un peu d’avance. C’est au terme du processus du hajj, que vous procédez à un rapprochement pour payer le solde. Maintenant, ce n’est plus ça. Les paiements des prestataires en Arabie Saoudite conditionnent aujourd’hui l’arrivée du visa en Guinée.

Si quelqu’un verse aujourd’hui, même si vous envoyez son passeport à l’Ambassade ou au consulat de l’Arabie Saoudite, pour mettre le visa physique dedans, ça sera impossible tant que l’argent physique n’arrive pas en Arabie Saoudite, que le logeur, le transporteur terrestre, le restaurateur reçoive l’argent et confirme dans le système informatisé saoudien qu’ils ont reçu leur argent, ils doivent valider. Dès que cette confirmation est faite, c’est en ce moment que le visa peut apparaître ici en Guinée, ici au consulat.

Et, c’est seulement à cette condition que vous pouvez avoir le visa dans votre passeport. C’est ce qui nous est arrivé l’année dernière et il y a eu l’entassement, comme vous l’avez constaté, au centre islamique ici. Et, il nous est difficile de programmer quelqu’un quand il n’a pas de visa dans son passeport. Donc, la grande problématique que nous, nous avons eu l’an passé, c’est du fait que nous, on n’avait pas anticipé pour nous mettre dans un système de prépaiement.

Et cette année, pendant les journées nationales, on a mis comme une des recommandations clés, le préfinancement tout au moins de 50% du coût du hajj, tout au moins du fait qu’on ait accusé un léger retard. Cet argent va être mis en place, nous allons le transférer en Arabie Saoudite. Nous allons payer les restaurateurs, les logeurs, les transporteurs. Nous devons leur payer au-moins à 50% afin que les 50% des visas soient disponibles en Guinée.

Car ce que nous ambitionnons cette année, contrairement aux années antérieurs, que les gens ne viennent pas attendre ici, qu’ils soient programmés. Sur instruction de monsieur le président de la République, le ministère des Postes et Télécommunications et de l’Economie Numérique, à travers un des directeurs, a été commis à concevoir une plateforme informatique qui permet d’intégrer tout le processus de préparation du hajj.

Et cette année, nous croyons que nous y arriverons. Le but c’est quoi, l’obtention du badge va être complètement automatisée. Dès que les formalités sont remplies, vous pourriez automatiquement obtenir votre badge. Dès que les passeports sortent, après le visa, on peut automatiquement avoir le billet d’avion. Et quand vous avez votre billet d’avion, vous verrez dessus le jour et l’heure du vol, vous avez aussi l’heure de la convocation, votre billet est personnalisé.

Au niveau de la restauration aussi où il y a eu beaucoup de plaintes, c’est vrai on va faire en sorte que cette année, avec les restaurateurs, qu’il puisse y avoir de la sous-traitance avec les professionnels guinéens pour pouvoir améliorer la qualité et la quantité de la nourriture qui va être servie aux pèlerins guinéens. Et ça, nous travaillons dessus dans le cadre de la contractualisation avec les saoudiens.

Guineematin.com : quelle est la compagnie ou les compagnies retenues cette année ?

 Ansoumane Condé : bon pour le moment, nous avons écrit un courrier à la compagnie Turkish. Nous avons des conditions incontournables sur lesquelles des décisions ont eu lieu verbalement avec le représentant de Turkish en Guinée. Et verbalement, ils ont donné leur accord. Nous avons lancé un processus de consultation restreinte qui est allé jusqu’au bout. Quel est l’avantage de ça ?

Ça permet d’avoir la vérité des prix et ça permet de savoir les exigences que nous mettons dans notre cahier de charges, si ces exigences-là sont soutenables par certaines compagnies à dimension internationale et reconnues comme des compagnies fiables. A ce titre d’ailleurs cette année, on avait identifié dans le cadre de la concertation restreinte sept (7) compagnies dont trois saoudiennes, Emirates,  Egypte Air, Turkish et Ethiopian.

Les dossiers d’appels d’offres ont été envoyés à ces compagnies. Les compagnies saoudiennes nous ont dit que le délai était trop court pour réagir. Il y a Egypte Air, Turkish et Ethiopian qui ont déposé à date les dossiers. Emirates a décliné compte tenue qu’elle avait des engagements ailleurs. Donc, voilà un peu comment ça s’est passé. Ce qui nous a permis de baisser le prix.

Si on était allé d’un gré à gré, c’était sûr que le tarif serait parti au-delà de ce que nous on avait prévu dans notre budget. Donc, ça nous a permis de coller un peu au titre du budget prévisionnel que nous avions avec l’avionneur pour le hajj 2018. Parce que nous essayons de veiller, faire en sorte que les tarifs ne soient pas excessifs, qu’il n’y ait pas un très grand écart.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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