Dr. Diané à l’Assemblée : « les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple… »

25 juin 2019 à 23 11 37 06376
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale était devant les députés ce 25 juin pour présenter et défendre quatre importants projets de Loi visant à moderniser et renforcer le cadre juridique des Forces armées guinéennes. Après débats, les députés ont adopté à l’unanimité les trois premiers projets de loi et à la majorité, le projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale.

Avant de passer aux objectifs visés par les projets de lois qu’il a eu l’honneur de soumettre l’appréciation des élus du peuple en vue de leur adoption, Dr. Mohamed Diané a rappelé les missions principales du département de la défense tel que le prévoit le décret N°D/2018/243/PRG/SGG du 08 octobre 2018 portant organisation, attributions et fonctionnement du ministère de la Défense nationale.

Selon les termes de ce décret, le ministère de la Défense nationale participe à la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du gouvernement dans le domaine de la Défense Nationale.

« A ce titre, il est particulièrement chargé, entre autres de mettre en œuvre la politique de défense nationale ; garantir et protéger les intérêts majeurs et vitaux de la Nation ; sauvegarder les institutions de la République ; coordonner les activités des organismes de commandement ; assurer la mise en condition des forces ; créer et renforcer les conditions de participation des Forces armées aux missions de soutien de la paix et faire observer les principes du droit international humanitaire au sein des Forces armées ».

Le ministre de la Défense nationale a précisé que depuis l’avènement de la troisième République, le Président de la République a fait de la réforme de l’armée, sa priorité. « Longue mais indispensable, cette réforme a pour objectif de rendre notre armée capable de relever les défis auxquels notre pays est continuellement confronté. L’un des instruments majeurs pour la réussite de cette réforme est le renforcement du cadre juridique, basé sur la production et la vulgarisation des textes. C’est dans ce cadre qu’un ensemble de quatre textes ont été élaborés en vue d’intégrer les réalités de l’évolution sécuritaire, environnementale et socioéconomique de notre Nation. Il faut noter que ce travail vient corriger les imperfections des textes existants et combler les vides ».

Il s’agit, a énuméré le ministre d’Etat, du Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale ; du Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense ; du Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale ; et du Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public.

« Revenant au Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale, il faut retenir qu’en dépit du fait que la Guinée ne soit pas directement visée par une menace militaire, elle enregistre depuis quelques années, à proximité de ses frontières, des violences régulières qui s’ajoutent à une instabilité de l’environnement international. Ces phénomènes, à eux seuls, justifient que la République de Guinée balise l’organisation de sa défense nationale par des principes dits fondamentaux ».

C’est pourquoi, indique le ministre d’Etat, dans son contenu, ce projet de loi cherche entre autres à clarifier les concepts de : de défense nationale ; de politique de défense nationale ; de stratégie de défense nationale ; et d’intérêts fondamentaux.

« De la définition de ces concepts, il résulte que la défense nationale ne se limite pas seulement à la défense du territoire et des populations par la force des armes. Elle vise également à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation qui se répartissent entre intérêts vitaux et intérêts majeurs ».
D’ailleurs, il faut entendre par intérêts vitaux, l’intégrité du territoire national et ses approches aériennes et maritimes, le libre exercice de la souveraineté nationale et la protection des populations, enseigne Dr. Diané.

Quant aux intérêts majeurs, ajoute le ministre de la Défense, il s’agit du maintien de la paix civile, de la préservation de l’environnement et des espaces essentiels à l’activité économique ainsi qu’à la liberté de ses échanges.

Faisant l’économie de la définition des autres concepts qui sont largement expliqués dans les exposés des motifs transmis aux députés et qui accompagnent le projet de loi, le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale a dit que le Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense, prend en compte la définition des concepts des Forces de Défense et de Sécurité, des Forces de Défense, des Forces Armées Guinéennes, des Armées et de l’Armée dite Républicaine ; la précision des missions assignées aux forces de défense et la constitution des forces en composante militaire interarmées comprenant les armées de Terre, de Mer et de l’Air et en composante Gendarmerie nationale, constituée de militaires qui participent aux missions de sécurité intérieure.

« La composante militaire, chargée de la défense opérationnelle du territoire, est placée sous les ordres de l’Etat-major Général des Armées, tandis que la composante Gendarmerie Nationale, dont l’axe d’effort est la sécurité intérieure, est placée sous la responsabilité du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale – Direction de la Justice Militaire », a tenu à clarifier Dr. Mohamed Diané.

Ainsi, le projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense circonscrit l’acception de la défense dans sa dimension militaire et met à jour l’architecture institutionnelle et structurelle chargée de l’assurer.

En ce qui concerne le Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale, qui a fait couler beaucoup de salive dans l’hémicycle, le ministre d’Etat en charge de la Défense a rassuré les uns et les autres en indiquant qu’il fait état des dispositions permettant aux militaires de la Gendarmerie d’être juridiquement plus assurés lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes et de les protéger, à l’occasion des procédures pénales, contre ceux qui voudraient se venger de l’autorité publique en s’en prenant aux personnes physiques qui l’incarnent.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

D’ailleurs, Dr. Diané fait savoir que les dispositions du présent projet de loi renforcent les moyens d’action de ceux qui œuvrent quotidiennement à la sécurité de tous et précisent la nature des situations effectives dans lesquelles les militaires de la Gendarmerie sont amenés à devoir faire usage de leurs armes. « Elles traduisent également la volonté d’apporter des règles d’usage correspondant à chacune des situations auxquelles les militaires de la Gendarmerie sont souvent confrontés. L’encadrement de l’usage des armes par les militaires de la Gendarmerie est l’objectif principal visé par cette loi. Ainsi, la légitime défense n’est plus la seule contrainte qui pèse sur les gendarmes lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes ». Une grande avancée.

Enfin, le Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public, a été élaboré en application, selon le ministre de la Défense, notamment, de l’article 47 de la constitution guinéenne qui stipule en son alinéa 3 que : « … Le Président de la République peut, outre les fonctions spécialisées de défense de l’intégrité territoriale dévolue à l’armée, faire concourir celle-ci au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public dans les conditions définies par la loi. ».

« Il me semble normal de rappeler ici que depuis sa création, l’Armée guinéenne participe, à travers ses différentes composantes, à l’amélioration des conditions de vie du citoyen, en totale adéquation avec les choix de l’Etat visant à mettre à contribution toutes les potentialités disponibles au service du peuple. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette réalité : le Bataillon du Génie Militaire construit des ouvrages de franchissement, des bâtiments, des routes et participe à la production agro-alimentaire. Aussi, le service de santé des armées intervient régulièrement en faveur des populations civiles dans toutes les garnisons du pays.

Or, en l’absence d’un cadre juridique adéquat, ces nombreuses actions perdraient la visibilité qu’elles méritent. Pour les mêmes raisons, le Président de la République ne pourrait exercer dans des conditions claires l’une de ses prérogatives constitutionnelles. Il apparait clairement donc la nécessité de créer cet environnement juridique qui définit les domaines, les conditions et les procédures de participation de l’armée au processus de développement économique de la Nation ainsi que la mise en œuvre des programmes d’actions civilo-militaires ».

Dr. Mohamed Diané a rappelé que les forces armées, pour bien remplir leurs missions régaliennes, doivent s’appuyer sur des principes fondamentaux bien définis. Encore faudrait-il qu’elles soient bien organisées et bien équipées, évoluant dans un cadre juridique claire.

Pour le ministre de la Défense nationale, il est important de savoir que les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple qui devient de plus en plus exigeant. Il est donc opportun de trouver des instruments juridiques adéquats permettant à nos Forces Armées non seulement de participer au développement socio-économique de la Nation, mais aussi de contribuer au maintien d’un environnement de sécurité dans notre pays.

Les députés, dans leur très grande majorité, ont apprécié et encouragé l’initiative du ministère de la Défense nationale de doter la Guinée d’une armée moderne, redimensionnée et bien équipée. Ils ont donc adopté les différents projets de loi soumis à leur appréciation.

Par le service de communication du Ministère de la Défense nationale

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Communiqué : décès de la mère du Général Namory TRAORE, chef d’Etat-Major général des Armées

4 juin 2019 à 14 02 02 06026
Général Namory TRAORE, chef d’Etat-Major général des Armées et sa défunte maman Hadja Nanfadima CAMARA

Le Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, ministre de la Défense nationale a le regret d’annoncer le décès de Hadja Nanfadima CAMARA, mère du Général de Corps d’Armée Namory TRAORE, chef d’Etat-Major général des Armées

Décès survenu le mardi 04 juin 2019 à Kouroussa.

En cette douloureuse circonstance, le ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense nationale, au nom de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, chef des Armées, adresse ses condoléances les plus attristées :

A la famille éplorée ;

A Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées ;

A l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité.

L’enterrement aura lieu le vendredi 07 juin 2019 à Kouroussa après la prière de 14 heures.

Que l’âme de la défunte repose en paix. AMEN !

Conakry, le 04 juin 2019

Le Ministre d’Etat

Docteur Mohamed DIANE

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Urgent : un incendie au ministère du Budget

17 mai 2019 à 17 05 16 05165

Dans l’après-midi de ce vendredi, 17 mai 2019, un incendie s’est déclaré au ministère du Budget, a appris Guineematin.com qui a dépêché un reporter sur place.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux par notre reporter, un court-circuit serait à l’origine de cet incendie. Mais, pour le moment, le ministre Ismaël Dioubaté et ses collaborateurs n’ont fait aucun commentaire.

Seulement, on a noté une forte présence des hauts cadres de l’Etat, y compris le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané.

A suivre !

Amadou Oury Touré est sur place pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’Armée : communiqué

9 mai 2019 à 10 10 15 05155
Dr. Mohamed Diané, Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense nationale

Conformément aux dispositions contenues dans les précédents communiqués de presse, relatifs au recrutement national des jeunes gens au sein des Forces Armées guinéennes, au courant de l’année 2019, les épreuves de présélection ont été organisées dans toutes les préfectures et dans les cinq communes de Conakry.

A l’issue donc de cette phase du processus de recrutement, le Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense nationale remercie les préfets et les maires des cinq communes de la zone spéciale de Conakry pour le travail accompli.

Par la même occasion, il demande au Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de bien vouloir instruire les préfets et les maires des cinq communes de Conakry de faire parvenir au Ministère de la Défense nationale, sans délai, sous plis fermé, la liste authentifiée des candidats présélectionnés par catégorie de niveau, Bac ou Bac plus et moins de Bac ou détenteurs de diplômes techniques et professionnels, conformément aux dossiers fournis par les candidats.

Les fonds de dossiers restent sur place jusqu’à l’arrivée de la Commission nationale de recrutement.

Conakry, le 09 MAI 2019

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Recrutement dans l’armée : le ministre de la Défense annonce l’organisation des épreuves de présélection

27 mars 2019 à 13 01 27 03273

Communiqué de presse

Dans le cadre de l’application des dispositions contenues dans les différents 
Communiqués de presse relatifs au recrutement des jeunes gens au sein des Forces Armées Guinéennes, au courant de l’année 2019, l’organisation des épreuves de présélection des candidats (es) a été déléguée aux Commissions d’enquête de moralité placées sous l’autorité directe du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

A ce titre, le Ministre d’Etat Chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense Nationale demande au Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de bien vouloir informer les préfets et les maires des cinq (05) Communes de la Zone Spéciale de Conakry que l’organisation et la conduite des opérations de présélection relèvent exclusivement de leurs compétences.

Ces opérations de présélection se dérouleront de la manière suivante:
1- Catégorisation des candidats (es) : pour l’ensemble des épreuves sportives et intellectuelles, les candidats (es) seront repartis en deux (02) catégories :

a)- Première catégorie: elle regroupera les candidats détenteurs ou détentrices du baccalauréat ou baccalauréat et plus ;

b)- Deuxième catégorie: elle sera composée de candidats et candidates ayant les niveaux inférieurs au baccalauréat ou qui sont détenteurs ou détentrices de diplômes techniques et professionnels.

2- Épreuves sportives: pour chaque catégorie, les candidats seront repartis par sexe. Les épreuves sportives comporteront respectivement la course à pied, les abdominaux et les appuis faciaux (pompes). Il est à noter que les éliminations des candidats (es) se font au fur et mesure du déroulement de ces épreuves.

a)- La course à pied: il s’agira, sans limitation de temps, d’effectuer une course à pied sur une distance de huit (08) kilomètres pour les candidats et de six (06) kilomètres pour les candidates.

b- Les abdominaux : les candidats (es) doivent, sans discontinuer, effectuer quinze (15) abdominaux; les deux bras croisés derrière la tête, les deux jambes repliées et les deux omoplates touchant le sol ;

c- Les appuis faciaux (pompes) : les candidats (es) doivent, la face tournée vers le sol, le corps gainé, les jambes bien allongées et la pointe des pieds au contact du sol, exécuter un mouvement de flexion des bras appuyés sur le sol en montant et en descendant jusqu’à quinze (15) fois consécutives.

3- Épreuves intellectuelles: les candidats et candidates ayant été retenus à l’issue des épreuves sportives seront soumis aux épreuves intellectuelles composées de dictées et questions dont le choix des textes sera fait en fonction des catégories citées ci-dessus, sans distinction de sexe. Ce choix est laissé à la discrétion des organisateurs.

4- Effectifs maximums à présélectionner :

a)- Pour les Préfectures des chefs-lieux des Régions Naturelles à savoir: Kindia, Labé, Kankan et N’zérékoré : trois-cents (300) candidats (es) par Préfecture ;

b)- Pour les Préfectures des chefs-lieux des Gouvernorats de Faranah, Mamou et Boké : deux-cent-cinquante (250) candidats (es) par Préfecture ;
c)- Pour les autres préfectures: deux-cents (200) candidats (es} par Préfecture;

d)- Pour les cinq (05) Communes de la Zone Spéciale de Conakry: deux-cent- cinquante (250) candidats (es) par Commune.

5- Dates des opérations de présélection des candidats (es) : les opérations de présélection commenceront, sur toute l’étendue du territoire le vendredi 05 avril 2019 et prendront fin le lundi 15 avril 2019.

A l’issue de toutes ces opérations de présélection, les listes définitives des candidats (es) présélectionnés seront établies et visées uniquement par les maires pour les cinq (05) Communes de la capitale; et à la fois par les Préfets et les maires des Communes urbaines pour les Préfectures.

Toutefois, la Centralisation de ces listes se fait par les préfets au niveau des Préfectures.

Toutes les listes des candidats (es) présélectionnés seront disponibles à ces différents niveaux jusqu’à l’arrivée de la Commission Nationale de Recrutement.

Conakry, le 27 mars 2019

Le ministre d’Etat
Docteur Mohamed DIANE

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Mohamed Diané sur le décès du Khalife de Dinguiraye : « c’est une perte pour toute la oumma islamique »

20 janvier 2019 à 13 01 48 01481
Feu Elhadj Mountaga Tall

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le Khalife Général de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall, est décédé des suites de maladie à l’hôpital Sino-guinéen de Conakry avant-hier, vendredi 18 janvier 2019. Au lendemain de ce décès, parents, amis et alliés du défunt se sont réunis à Taouyah, au domicile d’Elhadj Amadou Cherif Ly.

Le domicile du président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry a refoulé du monde hier, samedi. Venus présenter leurs condoléances, parents et amis du défunt interrogés par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ont dit tout le bien qu’ils retiennent du défunt.

Elhadj Amadou Cherif Ly

Elhadj Amadou Cherif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry : « le Khalife était malade depuis quelques jours. C’est grâce à Dieu et l’aide du président de la République, qui a mis à notre disposition un hélicoptère, qu’on l’a envoyé à l’hôpital Sino-guinéen. Le président a pris aussi en charge tous les frais médicaux. Mais, malheureusement, il n’a pas survécu. J’étais un de ceux-là qui étaient à son chevet. C’est entre nos mains qu’il a rendu l’âme. Nous prions le peuple de Guinée de prier pour le repos de son âme et de lui accorder leur pardon. Le Khalife était un homme bon, pieux ».

Dr. Fodé Amar Bocar Maréga

Pour sa part, Dr. Fodé Amar Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, parle d’une perte immense pour sa ville natale. « Depuis qu’il est arrivé à Conakry, on est à son chevet, toute la journée, à l’hôpital pour veiller à ce que les traitements qui sont donnés soient des traitements adéquats pour son état. Donc, ça n’a pas été surprenant parce qu’on a passé plusieurs étapes et on s’est retrouvé au dernier jour avec des difficultés respiratoires. Et, on savait que la fin était proche. Vous savez, Amadou Hampathé Bah nous avait déjà dit qu’en Afrique, un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Alors, un vieux de 98 ans qui meurt, imaginez un peu cette bibliothèque-là, cette somme énorme de connaissances et d’expériences qui s’en va. Nous avons eu vraiment une grande perte à Dinguiraye. Ça ne sera pas facile à compenser ».

Maky Daff

Maky Daff, directeur de publication du journal L’Observateur et neveu du défunt : « nous avons accueilli cette nouvelle dans la douleur la plus profonde parce que nous estimons que c’est une perte énorme non seulement pour la famille, mais pour tout Dinguiraye. Mon oncle était quelqu’un de bien, un homme sage, intègre, religieux, respectueux. Je suis dans l’émotion, il m’est difficile de parler de toutes ses qualités ».

Dr. Mohamed Diané

De son côté, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, estime que c’est une perte pour la communauté musulmane. « Nous sommes-là au nom du président de la République, pour venir présenter nos condoléances à la famille éplorée, parce que la Guinée vient de perdre un grand homme de la religion. C’est une perte pour toute la oumma islamique, pour toute l’Afrique. Donc, à cette douloureuse occasion, nous avons jugé nécessaire de venir présenter les condoléances et demander le programme que nous allons communiquer au président de la République… ».

Hadja Kadé Tall

Hadja Kadé Tall, fille aînée du défunt, a remercié le président Alpha Condé pour ce qu’il a fait. « Je remercie beaucoup le président Alpha Condé, je remercie son gouvernement, pour tout le bien qu’il a fait pour la famille. Je suis vraiment triste. J’ai perdu le meilleur papa du monde. Je suis tellement sensible que je ne peux rien dire (pleurs). Je ne peux rien dire sauf remercier tous les musulmans qui sont venus compatir à notre douleur ».

Hadja Mariama Camara

Hadja Mariama Camara, épouse du défunt, retient que son mari a été un homme qui s’est bien occupé de sa famille. « Mon époux, il n’y a pas ce qu’il n’a pas fait pour nous comme bien. Il s’est bien occupé de nous. Nous le remercions et nous prions Dieu qu’Il ait son âme au paradis. Depuis notre arrivée ici, il y a près d’une semaine jusqu’aujourd’hui, les gens se sont mobilisés et nous ont assistés. Qu’ils en soient remerciés. Mon époux est décédé à l’âge de 99 ans et 7 mois. Donc, Dieu lui a donné une longue vie et beaucoup d’honneur. Je suis émue aujourd’hui, la disparition de mon époux a été une perte pour moi et pour toute la Guinée ».

A noter que le défunt était marié à deux femmes et père de 18 enfants, dont 5 garçons. Il rejoindra sa dernière demeure le lundi prochain, 21 janvier 2019, après la prière de 14 heures, dans son Dinguiraye natal.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : la Guinée, la France et ses alliés célèbrent l’armistice

11 novembre 2018 à 17 05 01 110111

Il y a cent (100) ans jour pour jour que prenait fin la première guerre mondiale (1914-1918). Ce dimanche 11 novembre 2018, l’ambassadeur de France en Guinée, accompagné du ministre guinéen chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, ainsi que des diplomates des pays européens et américains, a organisé une cérémonie commémorative du centenaire de l’armistice. C’était au cimetière Boulbinet, à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Communiqué : décès de Hadja M’Balou Fatoumata Kéita, mère du Ministre d’Etat Dr. Mohamed Diané

5 juin 2018 à 17 05 11 06116

Conakry, 5 juin 2018 – Le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE, a le profond regret d’annoncer au Peuple de Guinée, le décès de Hadja M’Balou Fatoumata Kéita, mère du Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, ministre de la Défense Nationale, le Dr. Mohamed Diané. Décès survenu ce jour même à l’hôpital sino-guinéen des suites de maladie à l’âge de 90 ans.

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Exclusivité Guineematin.com avec la présidente d’honneur de la FIDH : « les autorités veulent faire avancer le dossier du 28 septembre »

1 octobre 2014 à 0 12 01 100110

Mme Souhayr Belhassen, présidente d'honneur de la FIDH, fédération internationale des droits de l'Homme avec Nouhou Baldé, journaliste, Guinée, Conakry, Guineematin.com « Aujourd’hui, il y a une volonté incontestable des autorités guinéennes d’avancer au niveau de la justice sur le dossier des massacres du 28 septembre. Ça, c’est incontesté et incontestable. Or, s’il y a volonté et capacité, il n’y a pas de raisons d’aller vers la CPI. Donc, le mieux est que la justice se fasse en Guinée », a dit Mme Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH, lors d’une interview exclusive accordée à Guineematin.com

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