3ème mandat pour Alpha Condé ? « Le jour où son mandat va finir, il va partir », tranche Saïkou Yaya

6 juillet 2019 à 19 07 19 07197

L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne manque aucune occasion pour tirer au bazooka sur le régime du président Alpha Condé. La gouvernance de notre pays, ces neuf (9) dernières, a été clouée au pilori par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dans un discours caustique tenu ce samedi, 06 juillet 2019, à l’assemblée générale du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis que Sidya Touré, président de l’UFR, a démissionné de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat, les discours au vitriol sont allés crescendo. Alors que Fodé Baldé, de la communication digitale de l’UFR est attendu au tribunal pour diffamation par voir de presse contre le chef de l’Etat, Saïkou Yaya Barry vient au secours du prévenu. Les écrits de Fodé Baldé, relatifs à la présidence en exercice de la CEDEAO qu’Alpha Condé n’a pu obtenir, ont trouvé un écho favorable chez Saïkou Yaya Barry.

Selon lui, « si Alpha Condé était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait mourir de faim. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait être sa proie. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique qui allait être un pays de malades où il n’y a pas d’hôpitaux. Alors Alpha Condé, je le dis, si tu étais devenu président de la CEDEAO, la démocratie allait mourir en Afrique de l’ouest ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a eu à tirer à boulets rouges sur les neuf ans de gestion de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. « Il faut reconnaitre qu’Alpha Condé a fait reculer tout le combat que nous avons mené pendant ces deux décennies en République de Guinée. On ne savait pas que c’est un dictateur qu’on allait envoyer sur nous. Quelqu’un qui disait qu’il est pour la démocratie et pour l’alternance juste avant son arrivée.

Depuis qu’il est arrivé, il a embrigadé toutes les institutions du pays. Il a affaibli toutes les structures sociales du pays… Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est de nous refuser d’avoir de l’eau. Il nous refuse d’avoir des routes. Regardez les ruelles de Kaloum, au bord de la présidence. Ils sont incapables de fermer les trous. C’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent ? Il y a de l’argent », lance-t-il.

Selon l’ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, tout ceci est sciemment fait par les tenants du pouvoir. « Mais, ils veulent nous affamer. Par ce qu’on dit que quand tu es affamé, tu n’as pas de dignité. Quand l’homme est affamé, il est quémandeur ; l’homme qui a faim n’est pas libre. Il veut nous affamer et après, donner des miettes.

C’est ces miettes qu’ils commencent à faire sortir pour son projet satanique de changement de Constitution, en donnant 5 millions à certains, 2 millions à d’autres, 50 million à certains. On a appris même qu’il a voulu donner des centaines de milliers de dollars à des sages », accuse Saïkou Yaya Barry.

Mais, le président de la séance soutient que les guinéens ne sont pas dupes. « Ça ne marchera pas. Les guinéens sont dignes. Les guinéens se lèveront comme un seul homme. Le jour où son mandat va finir, il va partir. Ses intimidations, c’est zéro. Ce qu’il a dit, on peut dire pire que ça. Je demande aux guinéens de réfléchir très bien. N’acceptons pas que la dictature continue dans ce pays. On a trop subi, mais que ça s’arrête là ».

Pour finir, le président de séance a déploré l’absence de plusieurs hauts cadres des institutions nationales lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire à l’assemblée nationale, tenue hier vendredi. Une situation qu’il qualifie de terrible.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Conakry : les victimes du « génocide de juillet 1985 » exigent réparation et réhabilitation

4 juillet 2019 à 14 02 29 07297
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy et les autres membres de l’association des victimes des répressions

Les victimes des événements douloureux des 4 et 5 juillet 1985, regroupés dans l’Association des Victimes de Répression (AVR), continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens. L’annonce en a été ce jeudi, 4 juillet 2019, à l’occasion d’une conférence que l’AVR a animée à la maison de la presse de Kipé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 ans de règne sans partage (02 octobre 1958-26 mars 1984), le premier président de la Guinée indépendante a rendu l’âme le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis d’Amérique. La mort du camarade Ahmed Sékou Touré a conduit au tout premier coup d’Etat militaire en République de Guinée, le 03 avril 1984. Mais, un après son accession à la magistrature suprême de notre pays Lansana Conté (alors colonel de l’Armée) a essuyé une tentative de coup d’Etat, conduite par son Premier ministre, l’autre colonel, Diarra Traoré. Et, l’échec de ce putsch a failli faire vaciller le pays tout entier avec des tournures ethnocentriques qui opposaient des soussous (ethnie du président Lansana Conté) aux malinkés (ethnie du colonel Diarra Traoré et de l’ancien président Sékou Touré).

Trente-cinq ans (35 ans) après, les auteurs et victimes collatérales de ce coup d’Etat manqué se souviennent encore et dénoncent des arrestations, assassinats, pillages, vols, destructions et saisies des biens dont ils ont été victimes de la part du régime Lansana Conté.

Organisées en association, dénommée « association des victimes des répressions », les victimes de cette autre page sombre de l’histoire de la Guinée ne comptent pas baisser les bras et continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens.

Selon Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’AVR, de nombreuses démarches ont été menées depuis très longtemps pour la réhabilitation des victimes et la restitution de leurs biens. Des démarches allant de la saisie du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève à celle de l’Agence Judiciaire de l’Etat en Guinée, en passant par la Cour de Justice de la CEDEAO.

Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’association des victimes des répressions

Pour ce qui est des nombreuses démarches engagées depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy a fait savoir que « nous avons déposé les dossiers en juillet 2013 devant l’Agent Judiciaire de l’Etat. Les études ont été faites et il a été admis que nous devons être indemnisés par l’Etat. En 2017 encore, nous sommes allés à Genève dans le même cadre ».

Toutes ces démarches sont jusque là restées infructueuses. Toutefois, les victimes du « génocide de 1985 » se disent déterminées à continuer le combat jusqu’à ce qu’elles obtiennent gain de cause. Le vice-président de l’AVR pense que dans ce dossier, « il y a encore des gens, de éléments, qui ont agi le 04 juillet 1985, qui sont encore en activité. Nous sommes dans la procédure judiciaire, je ne voudrais pas m’avancer dans les dénonciations, comme nous avons choisi de saisir la justice de la CEDEAO, nous allons donner tous les arguments et la justice de la CEDEAO va se prononcer sereinement », a laissé entendre Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy.

En tous les cas, 34 ans après, les victimes de la répression de juillet 1985 ont martelé qu’ « il n’y aura pas de pardon sans réparation ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Urgent : la Cour d’Appel de Conakry annule l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG

25 juin 2019 à 12 12 04 06046

C’est une nouvelle bataille que Bah Oury vient de remporter face au camp de son rival Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG. La Cour d’Appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, l’annulation de son exclusion du parti dont il était le premier vice-président jusqu’en février 2016, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Amadou Oury Bah l’avait déjà emporté en première instance face à l’actuelle direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, à sa tête Cellou Dalein Diallo. Le 03 mars 2017, le tribunal de Dixinn a prononcé l’annulation de son exclusion du principal parti d’opposition du pays. Le camp de Cellou Dalein a aussitôt saisi la cour d’appel de Conakry pour tenter de faire annuler cette décision. A l’issue des débats tenus devant cette cour, la juridiction a confirmé le verdict du TPI de Dixinn.

Mais, ce feuilleton judiciaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Car les avocats du camp de Cellou Dalein Diallo ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation devant la cour suprême. La décision de cette dernière juridiction sera susceptible d’aucun recours.

Bah Oury finira-t-il par réintégrer l’UFDG ? Attendons de voir !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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L’UFDG répond à Albert Bourgi : Cellou Dalein Diallo n’a pas besoin de ses conseils !

25 juin 2019 à 9 09 16 06166

Dans une interview accordée à africaguinee.com datée du 19 juin 2019, Albert Bourgi s’agace de la mise en lumière de sa contribution et de son soutien au projet catastrophique et mortifère de modification constitutionnelle en Guinée. Il tente de se dédouaner mais s’y prend tellement mal qu’il complique ce qui pouvait être simple, pour ne pas dire banal.

Tantôt accusateur, tantôt donneur de leçons, Albert Bourgi s’emmêle visiblement les pinceaux. Loin de la sérénité digne d’un magistrat de la carrure à laquelle il prétend, dans sa divagation, il mélange tout : « Je trouve que l’opposition, Cellou se discrédite en agissant de cette manière. On est opposant, on s’oppose, il y a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie ». Assimilant mal une ligne de défense désormais intenable et connue de tous les observateurs sérieux de la vie politique guinéenne de ces dix dernières années.

Une insinuation dont l’objectif est de biaiser un combat national

Dans cette entreprise, il ne dit pas que la liste transmise à la Cour pénale internationale est une initiative du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), une création spontanée, hétérogène et républicaine composée par l’ensemble des acteurs sociopolitiques de la Guinée et de sa diaspora. Le FNDC regorge en son sein d’ONG’s et associations issues de la société civile, de centrales syndicales, d’acteurs du secteur privé, d’artistes, de comédiens, de partis politiques de l’opposition parmi lesquels d’anciens alliés et soutiens d’Alpha Condé.

Trois forces majeures sont notables au sein du FNDC. D’abord, la prédominance d’une jeunesse audacieuse et consciente de la grandeur des défis démocratiques et rompue à l’usage des réseaux sociaux, donne une multidimensionnalité au combat. Ensuite, c’est la célérité avec laquelle les forces du FNDC s’implantent à travers toutes les préfectures de la Guinée et à l’international. Ce qui témoigne de la grande adhésion des guinéens de tous bords à ce groupe et au noble combat qu’il mène. Enfin et surtout, la détermination du FNDC ne souffre d’aucune ambiguïté. La transmission à la CPI de la liste des promoteurs et défenseurs de la violation de la constitution en est l’un des exemples les plus illustratifs.

Réduire ce Front républicain à Cellou Dalein Diallo est une manœuvre dilatoire qui, comme par le passé et avec l’entregent des conseillers occultes d’Alpha Condé, vise à donner l’impression que la contestation populaire et légitime du peuple de Guinée contre la violation des principes démocratiques fondamentaux serait une révolte ethnico-politique. Cellou Dalein Diallo et son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qu’Alpha Condé a tenté de peindre en organisation ethnique à coups de missives médiatiques et par ses réseaux mafieux, ne laisseront pas de nouveau l’avenir de la Guinée compromis par des ambitions égoïstes et dénudées d’intérêt pour les Guinéens dans leur majorité.

De même que l’ensemble des partis de l’opposition, l’UFDG assume totalement son appartenance au FNDC et y jouera pleinement sa partition ainsi qu’au sein de tous les mouvements citoyens ou politiques qui s’affirmeront dans la lutte contre le tripatouillage constitutionnel engagé en Guinée. Il n’y a aucune raison à en rougir ou à baisser la tête; bien au contraire. C’est au camp d’en face d’avoir cette attitude si tel devait être le cas.

Ridicule suggestion que celle de s’opposer autrement

Demander à Cellou Dalein Diallo et à l’opposition de s’opposer autrement au motif qu’il y’a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie relève du ridicule. D’autant plus que ce conseil émane d’un soutien à une gouvernance autoritaire, d’une personne comme lui qui connaît parfaitement bien la vigueur de la répression et des agissements antidémocratiques et anticonstitutionnels dont fait montre ce pouvoir.

Si non, il est impossible d’ignorer que depuis 2011, l’UFDG que dirige Cellou Dalein Diallo a usé de tous les moyens légaux et démocratiques face à ce régime autoritaire et répressif. Albert Bourgi souhaiterait-il que l’opposition agisse comme l’opposant Alpha Condé se questionnait sur la nature de la lutte (armée) contre Lansana Conté ?

Cela peut s’entendre dans la mesure où les revendications légales pour l’instauration d’un Etat de droit ont coûté la vie à plus d’une centaine de guinéens, tous à la fleur de l’âge et causé des handicaps irréversibles à des centaines d’autres plongeant ainsi des familles entières dans la désolation.

Les journalistes, les organisations syndicales et de la société civile ne sont pas épargnés par la barbarie. Le régime meurtrier d’Alpha Condé que soutient Albert Bourgi tue des enfants dont le seul tort est, privés d’écoles à cause de la grève de leurs enseignants mal payés, d’avoir exigé la réouverture des classes. Ce même régime qui se graisse sur les maigres revenus des guinéens massacre des activistes et associations de défense des consommateurs lorsque ceux-ci osent demander une baisse du prix du carburant pour s’aligner au cours mondial, ou se plaignent des coupures intempestives de l’électricité, ou encore manifestent pour le respect de la constitution.

Des exemples où des Guinéens subissant l’injustice et l’arbitraire, vont jusqu’à se faire tuer pour avoir tout simplement pensé autrement qu’un régime fantoche, il y’en a à foison. Les rapports de Human Right Watch, de Reporters sans frontières, Amnesty International et de tant autres organisations humanitaires et de droits de l’homme ne contrediront pas ces affirmations.

Albert Bourgi s’en est-il une fois ému, ne serait-ce que par compassion humaine pour le peuple de Guinée ? A-t-il pour autant pris ses distances avec son ami dictateur, Alpha Condé ? Alors, non ! Merci pour ses conseils.

Cette lutte ne desserrera pas ! Elle ne faiblira point ! Par contre, elle se renforcera avec l’éveil des consciences qui va crescendo ! L’UFDG se battra auprès des guinéens jusqu’à l’avènement d’un régime démocratique capable de prendre sérieusement en compte les ambitions de libertés et de développement de notre pays.

Une convergence des luttes qui effraie le pouvoir en place

Une convergence des aspirations et des luttes des guinéens effraie tous les stratèges de ce pouvoir qui savent tous que l’UFDG est la meilleure riposte à leur politique politicienne. Après avoir englouti des millions de dollars dans des campagnes de diffamations contre Cellou Dalein Diallo, dans l’unique objectif de le peindre en leader d’une communauté et créer un faussé national, la manœuvre d’Albert Bourgi est naturellement compréhensible même si elle est de nouveau vouée à l’échec. Sa tentative de substituer à la lutte du FNDC et de la majorité des guinéens, une entreprise ethnique voire communautaire contre la personne du président de l’UFDG est une vieille recette qui ne passe plus.

La réalité qu’il feint d’ignorer aujourd’hui est toute autre. Les victoires de l’UFDG dans des zones historiquement étiquetées Alpha Condé lors des dernières élections locales prouvent à suffisance que les guinéens savent que Cellou Dalein Diallo est l’homme qu’ils leur faut pour diriger la Guinée.

Ces victoires auraient été encore plus éclatantes n’eût été l’implication d’une administration publique inféodée au régime et une fraude inouïe. La Mission d’observation électorale de l’Union européenne dresse un bilan extrêmement catastrophique des élections en Guinée depuis 2013.

Il y a des signes qui ne trompent guère. Le réalisme et la maturité des guinéens, toutes communautés confondues, ne cèdent et ne céderont plus à ces discours divisionnistes et mensongers. Cellou Dalein Diallo est un leader national dont les partisans dépassent largement son cercle de naissance. Ayant consacré toute sa vie aux guinéens, il a aujourd’hui le soutien de son peuple, transcendant tous les clivages et stéréotypes que de vils conseillers d’Alpha Condé tentent vainement de lui coller.

Cependant, par respect pour le travail remarquable du FNDC et pour éviter de donner l’impression de s’attribuer les succès de ce noble combat national, Cellou Dalein Diallo et l’UFDG ne peuvent se permettre d’emprunter cette voie voulue par Albert Bourgi et tous les conseillers d’Alpha Condé. Ils ne le feront pas, pas parce qu’ils ne seraient pas fiers d’en endosser la paternité, mais simplement parce qu’il n’y aurait pas d’honnêteté dans une telle démarche. Malheureusement le pouvoir et ses affidés ignorent tout du sens de l’honnêteté et de l’intégrité, des mots qui signifient beaucoup pour Cellou Dalein Diallo.

Albert Bourgi sait très bien que si les guinéens refusent une quelconque forme d’élection ou de référendum avec Alpha Condé, c’est en premier lieu parce qu’ils savent qu’il s’est doté d’une machine électorale basée sur la fraude à grande échelle qui fait automatiquement de lui vainqueur. Les élections sous Alpha Condé sont des mascarades dont les données incohérentes sont imposées comme résultats. A l’image de toutes les élections qu’il a organisées, un référendum serait entaché d’irrégularités comme la Guinée n’avait jamais connues.

Alpha Condé souffre sérieusement de manque de légitimité vis-à-vis de son peuple et devient de plus en plus un produit difficile à vendre. A tel point que les soutiens et amis d’alors commencent à le lâcher. Une règle à laquelle Albert Bourgi ne fait pas exception.

La crainte est aujourd’hui lisible chez plusieurs soutiens d’une modification ou d’un changement de constitution en vue d’octroyer à Alpha Condé un troisième mandat. Car la transmission des listes à la CPI ne laisse guère indifférents ces individus. Qu’ils œuvrent à visage découverts ou dans l’ombre, ils seront tous démasqués. Et la tentative de coup d’Etat constitutionnel, même si elle a toute les chances d’échouer, leur sera directement imputable.

LA CELLULE DE COMMUNICATION DE L’UNION DES FORCES DÉMOCRATIQUES DE GUINÉE (UFDG).

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Kindia : les 7 opposants libérés par la cour d’appel de Conakry accueillis en héros

14 mai 2019 à 17 05 18 05185

Au lendemain de leur libération par la cour d’appel de Conakry qui les a relaxés pour délit non constitué, les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont rentrés ce mardi, 14 mai 2019, à Kindia. Ils ont été accueillis en véritables héros dans cette ville, où ils ont été arrêtés et condamnés il y a quelques jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a décidé d’immortaliser cette journée en organisant une réception de taille à ces 7 personnes, arrêtées le samedi, 04 mai dernier à Kindia, pour avoir organisé une manifestation pacifique afin d’exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Une immense foule s’est mobilisée au niveau de la station de Contournante , dans la sous-préfecture de Damakhania, pour attendre les 7 « héros ». Ces derniers ont été accompagnés d’une délégation de la coordination nationale du FNDC, composée notamment des activistes de la société civile : Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ainsi que l’artiste reconverti en homme politique, Bill de Sam.

Un carnaval géant a été organisé en l’honneur des 7 opposants à un troisième mandat de la Contournante au siège de la PCUD au quartier Féréfou, en passant par le carrefour Wondima, la Gare, le grand marché, le Palais de justice et le quartier Tafory. Tout au long de ce trajet, de nombreux citoyens criaient leur joie de retrouver ces 7 « patriotes » libres. « Nous sommes très heureux et contents du retour de ces 7 personnes injustement arrêtées le 04 mai dernier et condamnées, qui rentrent libres aujourd’hui chez eux. Cela nous réconforte à plus d’un titre.

A Conakry le droit été dit, contrairement à Kindia où les magistrats se sont laissé influencer par des politiciens sans avenir, corrompus, dans la procédure judiciaire. Nous sommes très heureux aujourd’hui d’accueillir 7 personnes détenues injustement pendant plusieurs jours à Kindia. Et nous profitons de l’occasion pour dire que nous allons renforcer notre mobilisation pour protester partout où il y a une manifestation de soutien au projet satanique et suicidaire de troisième mandat pour le professeur Alpha Condé », a déclaré Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia.

Joie, satisfaction mais aussi détermination, c’est ce qui anime également les 7 militants anti-troisième mandat relaxés par la cour d’appel de Conakry. Parmi eux, Amadou Soumah : « Aujourd’hui c’est un sentiment de satisfaction que nous ressentons. On était en prison mais on a vu que nous n’étions pas seuls. Nous étions dans l’esprit des gens. C’est cette mobilisation justement qui a permis notre libération. Je promets de continuer la bataille jusqu’au bout parce qu’il s’agit de défendre la nation », a-t-il indiqué.

A rappeler que ces 7 membres du FNDC ont passé 9 jours en détention. Ils avaient été condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun par le tribunal de première de Kindia, qui les a reconnus coupables d’attroupement illégal et d’atteinte au droit de manifester. Suite à un double appel de l’avocat de la défense et du parquet général, leur procès a repris hier devant la cour d’appel de Conakry. Et à l’issue des débats, cette juridiction a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Réunion du comité de suivi de l’accord politique : l’audit du fichier électoral au centre des travaux

19 avril 2019 à 18 06 01 04014

La 27ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est tenue ce vendredi, 19 avril 2019, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La rencontre a tourné autour de la présentation de l’avis de tous les acteurs sur le résultat de l’audit du fichier électoral.

Elle a été présidée par le ministre de tutelle, Bouréma Condé, en présence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la Société Civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maître Amadou Salif Kébé, a promis que son institution prendra en compte toutes les recommandations afin d’organiser les élections législatives le plus tôt que possible. « Chacun a pu poser des questions et faire des recommandations sur leurs mises en application. Il est ressorti que, unanimement, nous sommes d’accord que les recommandations doivent être appliquées pour l’amélioration de notre fichier électoral.

Il y a 77 recommandations qui ne sont pas toutes applicables dès maintenant. Il y a des recommandations à court terme, moins terme et à long terme. Nous nous voulons aller techniquement voir quelles sont les recommandations à mettre en œuvre immédiatement pour aller aux élections le plus rapidement possible.

Nous sommes entrain de préparer les élections législatives. Nous voulions savoir quel est l’avis des acteurs politiques en ce qui concerne le résultat de l’audit et nous intégrerons ces avis dans notre démarche », a indiqué maître Kébé.

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, par ailleurs président du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’est réjoui de la tournure qu’ont pris les choses. « Nous nous réjouissons de la qualité de travail abattu. Aujourd’hui, les guinéens attendent de tout leurs vœux que la classe politique se retrouve dans ce genre de climat d’apaisement ».

Le député Cellou Baldé, membre du bureau politique de l’UFDG, est revenu sur les points touchés lors de la rencontre et souhaite que toutes les recommandations soient prises en compte. « La CENI nous a fait une présentation synthétisée et bien consolidée du rapport d’audit. Il a été décidé aujourd’hui que les parties prenantes qui sont au tour de la table, notamment les acteurs politiques, vont faire parvenir par écrit au comité de suivi leurs observations.

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas réunis ici pour refaire l’audit du fichier électoral. L’audit a déjà été fait et puis les experts internationaux ont fait des recommandations hiérarchisées. Donc, il s’agit pour la CENI de faire en sorte que ces recommandations soient prises en compte dans le cadre de la révision du fichier électoral avec des indications claires de la part du comité de suivi…

Vous avez par exemple une recommandation forte, qui est la première déclinée, qui dit qu’au vu du nombre de doublons persistants que les électeurs dans leur totalité doivent repasser devant la machine pour être confirmés. Que cela s’impose. Ça, c’est un avis d’auditeur, un avis d’expert », a-t-il expliqué.

De son côté, le député Boubacar Barry, un des vices présidents de l’UFR, a dit son souhait de voir les recommandations soient mises en œuvre. « En ce qui concerne l’UFR, ces recommandations ont été endossées et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est qu’elles soient mises en œuvre rapidement dans le cadre du recrutement d’un opérateur chargé de la révision du fichier électoral et que ces recommandant soient intégrées dans le cahier de charges. Les résultats de cet audit sont satisfaisants. Nous pensons que c’est ce qui nous permettra de continuer ce travail de la révision et des élections apaisées », a t-il laissé entendre.

De son côté, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs. « On a eu une excellente présentation par la CENI des forces et faiblesses et des recommandations sur le fichier. Ce qui est important et qui a été relayé dans la presse, c’est qu’il y aurait eu 1 million 500 mille personnes qui sont des fictifs et qu’on a qualifié même comme souvent étant des réserves pour le pouvoir dans le fichier électoral.

On a clairement posé la question et ça a été démontré que ça a commencé depuis 2002; 2005; 2008 quand le président de la République rêvait encore d’être président. C’est plutôt parce qu’on n’arrive pas à transférer toutes les données d’un opérateur à un autre, nous sommes arrivés à des cumuls d’électeurs qui n’ont pas d’empruntes dans le fichier. Et un autre a posé la question pourquoi toujours nous changeons d’opérateur ?

C’est parce que l’opposition, à son accoutumée, de demander à ce qu’on change d’opérateur quand ils n’ont plus confiance ou parce que l’opérateur a un prénom qui ne rassure pas souvent. C’est les seuls motifs pour dire changeons d’opérateur. C’était ce qui est important. Mais globalement, nous sommes d’accord que les recommandations soient mises en place dans les meilleures des conditions ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Conakry : l’opposant Faya Millimouno inculpé et placé sous contrôle judiciaire

8 avril 2019 à 15 03 30 04304

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Dr Faya Millimouno président du Bloc Libéral (BL) et 12 autres membres de cette formation politique ont été auditionnés ce lundi, 8 avril 2019, par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Kaloum. Les 12 membres du parti ont été mis en liberté alors que Dr Faya a été place sous contrôle judiciaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au terme de l’instruction de ce lundi, les 13 mis en cause ont été inculpés des faits d’attroupement et trouble à l’ordre public. Mais, c’est seulement Dr Faya Millimouno qui a été place sous contrôle judiciaire. C’est maître Salifou Béavogui, un des avocats des opposants, qui annoncé la nouvelle devant la presse, au sortir de la salle d »instruction.

« Le pool d’avocats chargé de la défense de Dr Faya Millimouno, ayant à sa tête, le doyen Abdoul Kabélé Camara, a rencontré monsieur le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, qui a décidé l’ouverture d’une information en saisissant le doyen de juge du même tribunal.

Le doyen des juges a reçu nos clients individuellement, ils ont été interrogés et inculpés des faits d’attroupement et de trouble à l’ordre public. Selon la loi, l’information judiciaire est secrète. Mais, je pourrais vous dire que tous nos clients ont rejeté systématiquement les faits mis à leur charge.

Donc, ils ont été tous mis en liberté, sauf Docteur Faya Millimouno. Aux dires du juge d’instruction, Dr Faya sera place sous contrôle judiciaire. Et l’interrogatoire sur le fond commence demain », a expliqué maître Salifou Béavogui.

Le président du Bloc Libéral rentre donc chez lui, mais il devra se présenter deux fois par semaine au tribunal de Kaloum jusqu’à l’ouverture de son procès.

A rappeler que Dr Faya Millimono, opposant farouche au régime Alpha Condé, a été arrêté avec ses 12 partisans le vendredi, 05 avril dernier, à quelques mètres du Palais du peuple de Conakry. Les opposants tentaient d’aller manifester devant l’Assemblée nationale pour dénoncer la prorogation par décret présidentiel du mandat des députés et réclamer l’organisation des élections législatives.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation de reconnaissance à Alpha Condé à Pita : les regrets du député Aliou Condé

6 avril 2019 à 17 05 48 04484

Le démarrage d’une série de manifestations de reconnaissance au président Alpha Condé au Fouta passe mal à l’UFDG, principal parti d’opposition en Guinée. C’est Aliou Condé, vice-président par intérim chargé des affaires politiques du parti qui a exprimé sa révulsion devant ces manifestations. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG, tenue ce samedi 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir expliqué aux militants les raisons de la présence de Cellou Dalein en Côte d’Ivoire depuis trois jours, Aliou Condé, est revenu sur l’organisation d’un mois de manifestation de reconnaissance aux actions du président Alpha Condé à Pita. « Nous avons des frères à nous qui vont en Moyenne Guinée, notamment à Pita, pour dire qu’ils vont faire des manifestations pour remercier le Pr Alpha Condé pour les bienfaits qu’il a faits pour le Fouta.

Après avoir massacré beaucoup de nos jeunes, détruit la plus part des maisons de leurs parents, comment voulez-vous qu’on remercie le Pr Alpha Condé ? Nous sommes dans un deuil, nous ne pouvons pas magnifier celui qui est la cause de ce deuil. Il y a eu de mort d’hommes à cause de ceux-là. Vous avez vu la fille qui a été défigurée. On ne peut pas passer cela sous silence.

Chaque fois que je regarde ces images, j’ai les larmes aux yeux. On ne peut pas l’accepter et on ne peut pas le faire. Il faudrait qu’on passe le message de bouche en bouche, de maison en maison, de quartier en quartier, de ville en ville et de préfecture en préfecture. Nous ne sommes pas pour la violence ; mais, on ne peut plus accepter qu’on soit toujours piétiné », a-t-il dit.

Concernant l’arrestation de Dr Faya Millimouno et quelques uns de ses partisans hier vendredi, le vice-président de l’UFDG a, au nom de son parti, condamné « fermement » l’acte qui viole un droit constitutionnel qui est celui de manifester.

Quant à l’éventuelle modification de la Constitution à partir d’un vote à l’Assemblée nationale, le député a rassuré les militants qu’il n’en sera pas question. « Notre groupe parlementaire a 39 personnes. En plus de Kouyaté du PEDN qui ne siège pas, ça fait 40 voix. La loi est claire, s’il y a plus de 38 députés qui sont contre la loi, elle ne passera pas. Donc, restez tranquille, la modification n’aura pas lieu », rassure-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kassory Fofana prédit l’échec du front anti 3ème mandat : « c’est une union qui n’ira nulle part »

6 avril 2019 à 12 12 51 04514

Quelques jours après le lancement du Front National pour la Défense de la Constitution, un mouvement composé d’acteurs politiques, de la société civile, de syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme et qui entend s’opposer à toute modification de la Constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, le Premier ministre guinéen s’est exprimé sur le sujet.

Ibrahima Kassory Fofana s’est rendu au siège du RPG Arc-en-ciel où se tenait l’assemblée générale du parti au pouvoir, pour se prononcer sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le chef du gouvernement guinéen a invité les responsables et les militants de la mouvance présidentielle à ne pas se préoccuper de cette « union qui n’ira nulle part. « Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle ; nous saluons le retour à la mouvance de Papa Koly.

Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG. La vérité et l’avenir, c’est avec le Professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires, ici et là, qu’on raconte. La vérité est que le Professeur Alpha Condé est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite », a déclaré Kassory Fofana, sous les applaudissements des militants du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Papa Koly après sa nomination : « je ferai en sorte de mériter cette confiance »

6 avril 2019 à 8 08 52 04524

Au lendemain de sa nomination à la tête du nouveau ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement, Papa Koly Kourouma s’est confié à Guineematin.com, ce samedi matin. L’ancien ministre devenu opposant, salue son retour aux affaires et se dit prêt à faire en sorte de mériter la confiance du président Alpha Condé.

« C’est un sentiment de réelle satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Nous sommes près de 15 millions de guinéens. Si parmi tout ce beau monde le chef de l’Etat vous fait confiance et qu’il vous renouvelle sa confiance, vous ne pouvez qu’être satisfait. Parce que la première fois on peut dire qu’il s’est trompé, mais la seconde fois c’est muri. Donc, c’est ce sentiment-là qui m’anime aujourd’hui.

Et surtout la tâche qu’il m’a confiée, qui est celle de de donner de l’eau aux Guinéens et d’assainir le cadre de vie des Guinéens. J’estime que le défi est grand mais si parmi tous les Guinéens c’est moi qu’il a choisi pour faire ce travail, je me dis que je bénéficie de toute sa confiance, et je ferai en sorte de mériter cette confiance ».

Papa Koly Kourouma retrouve ainsi un pouvoir qu’il a vigoureusement dénoncé depuis qu’il a rejoint l’opposition, après son départ du gouvernement. Aujourd’hui, il dit assumer ses critiques et promet de travailler de manière à changer ce qu’il a dénoncé hier. « Quand on est dans l’opposition, c’est pour critiquer le gouvernement. On ne va pas dans l’opposition pour saluer les bienfaits du gouvernement.

Et quand on est dans l’opposition, on assume. Donc, ce que j’ai fait comme critiques, je l’assume. Maintenant, quand vous critiquez quelque chose et qu’on vous dise de venir faire cette chose, il est hypocrite de refuser d’y aller. Donc, quand je serai à la tâche, les gens auront l’occasion d’apprécier ces critiques pour savoir si c’était fondé ou pas », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le nouveau ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement a déjà été ministre de l’Energie et de l’Hydraulique avant d’être nommé ministre conseiller à la présidence de la République sous l’ère Alpha Condé. C’est ce poste qu’il avait quitté (même s’il n’a jamais démissionné) pour rejoindre l’opposition, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Décrets : un nouveau ministère créé, Papa Koly revient aux affaires

5 avril 2019 à 21 09 53 04534

Dans une série de décrets lue ce vendredi, 05 avril 2019, sur les ondes de la télévision nationale, le président Alpha Condé a nommé plusieurs cadres au sein du gouvernement et à la présidence de la république.

Dans le premier décret, l’ancien ministre devenu opposant, Elhadj Papa Koly Kourouma est nommé ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. L’ancien ministre, devenu opposant, signe son retour au sein du gouvernement d’Alpha Condé qu’il a longtemps critiqué avec sa fameuse phrase « C’est le Système ».

Dans le deuxième décret, c’est monsieur Cheick Taliby Sylla, précédemment ministre de l’Energie et de l’Hydraulique qui est nommé ministre de l’Energie.

Dans le troisième décret, le président Alpha Condé a nommé monsieur Mamadou Diouldé Diallo, précédemment Directeur général de la société des eaux de Guinée (SEG) secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Enfin, Docteur Ibrahima Sory Sow, précédemment ambassadeur de la République de Guinée en République populaire de Chine, a été nommé ministre conseiller chargé de mission à la présidence de la République.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél: 622680041

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Arrestation de Faya Millimono : le FNDC « exige sa libération immédiate »

5 avril 2019 à 16 04 19 04194

Déclaration /N°002 /FNDC. 2019

Soutien au parti Bloc Libéral dont le président et certains militants qui ont été illégalement arrêtés par les unités des forces de sécurité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution vient d’apprendre l’arrestation de Dr. Lansana Faya Millimono, président du Bloc Libéral et certains citoyens pour avoir librement exprimé leurs droits de manifester conformément à l’article 10 de la constitution Guinéenne.

La manifestation est un droit constitutionnel dont nul n’a le droit d’empêcher l’exercice dans notre pays, à moins que ça ne soit un abus d’autorité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution condamne fermement cette habitude irresponsable.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exige la libération immédiate et sans conditions de Dr. Lansana Faya Millimono et de ses compagnons.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exprime sa solidarité à l’égard des personnes interpellées.

Ensemble Unis et Solidaire, nous vaincrons.

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Damaro Camara bientôt devant la justice ? Les magistrats annoncent une assemblée pour statuer

5 avril 2019 à 14 02 38 04384

Le ministère de la Justice et l’association des magistrats de Guinée ont organisé une conférence de presse commune, ce vendredi 05 avril 2019, dans les locaux du département. La démarche vise à dénoncer les propos « malveillants » tenus dans les médias par l’honorable Amadou Damara Camara, président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale à l’endroit des magistrats et de l’appareil judiciaire de notre pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’honorable Amadou Damaro Camara, tout puissant chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a choqué les responsables de l’appareil judiciaire guinéen lors de sa sortie dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace d’hier, jeudi 04 avril 2019. Au lendemain de cette sortie au cours de laquelle le député du RPG Arc-en-ciel s’en est pris à la justice guinéenne, les magistrats et leur département de tutelle se sont montrés très en colère contre lui.

Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats de Guinée, dénonce des déclarations « outrageantes » face auxquelles son camp ne peut pas rester silencieux. « C’est d’autant insupportable que l’honorable député Amadou Damaro Camara se prête à ce jeu. Or, il est trop bien placé pour savoir que contre un magistrat indélicat, il y a un organe de sanction et des procédures de sanction.

Il n’a donc pas besoin d’aller à la radio pour jeter l’anathème sur l’ensemble de la justice. Il aurait pu très bien faire actionner contre le magistrat ou les magistrats indélicats, les processus prévues par la loi, pour mettre fin à de tels manquements », a-t-il dit.

Pour les magistrats, en allant dénigrer et même accuser des magistrats d’avoir pris de l’argent dans un dossier, l’honorable Damaro Camara ouvre une boite à pandore » et encourage même les citoyens à se révolter contre les magistrats. « Les propos de l’honorable Damaro sont séditieux. C’est des propos qui incitent les citoyens à se révolter contre les magistrats.

Ce sont des propos qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité des magistrats et de la magistrature. Or, ces magistrats sont des pères et des mères de familles qui ont des enfants, qui ont des petits enfants, aujourd’hui pour lesquels, la dignité du père, la dignité du grand père est un certain joyau auquel il ne faut pas toucher (…)

Aujourd’hui, nous sommes préoccupés par la sécurité des magistrats à l’intérieur du pays. Premièrement, aucun Palais de justice, en dehors de la Coup d’Appel de Conakry, n’est protégé par un service de sécurité. Aucun magistrat n’est protégé par les services de sécurité. Ils sont facilement accessibles, ils sont soumis à tous les risques.

Et quand donc, on peut tenir des propos qui peuvent inciter des personnes à avoir une attitude de violence, à avoir des propos injurieux, diffamatoires, outrageux contre les magistrats, nous sommes préoccupés ».

Et, face à cette situation, ils n’excluent pas d’engager des poursuites judiciaires pour outrage, diffamation, et injures à l’encontre du député. « Qu’il (Damaro) n’oublie pas, qu’il l’a fait hors session. Sa protection, c’est en session, sa protection, ce n’est pas hors session. Je crois qu’à ce niveau, il y a lieu d’apprendre la loi.

L’immunité parlementaire a deux volets : en session et hors session. Et, il devrait faire très attention parce que le 12 avril prochain, je vais faire convoquer une assemblée générale des magistrats pour que nous statuons sur les différentes déclarations qu’il a faites dont nous avons les copies, afin de voir dans quelle mesure nous allons engager une poursuite contre lui en commençant par demander la levée de son immunité parlementaire », a annoncé Mohamed Aly Thiam.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Oussou répond à Damaro : « personne n’est contre une modification de la Constitution, mais… »

5 avril 2019 à 12 12 32 04324

Alors que débat autour d’une éventuelle modification de la Constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fait rage, le député Amadou Damaro Camara tente de relativiser cette situation. Le député et chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a déclaré que même en France la Constitution a été modifiée.

Et, ces propos ne laissent bien évidemment pas Dr Fodé Oussou Fofana indifférent. Le vice-président de l’UFDG et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates au Parlement répond à son collègue en lui disant de bien faire la différence modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution. Il a contacté Guineematin.com pour se prononcer sur la question.

Décryptage !

« J’ai suivi Damaro qui, pour justifier leur projet de nouvelle Constitution, dit que même en France, on a modifié la Constitution. Je vais lui dire que personne n’est contre une modification de la Constitution parce qu’une modification d’une Constitution est tout à fait normal. Dans tous les pays, il peut arriver qu’on modifie la Constitution. Mais, je précise que c’est seulement certains articles qu’on modifie. Il ne faut cependant pas faire l’amalgame entre modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution.

En Guinée, ce qu’ils sont en train de proposer, ce n’est pas une modification mais c’est une nouvelle Constitution. Et c’est là qu’on a dit que nous ne sommes pas d’accord. Nous ne sommes prêts à accepter cela. Et puis, on n’est pas en France, on n’est pas aux Etats-Unis, on est en Guinée. Nous avons une Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Il faut respecter cela.

Pourquoi monsieur Alpha Condé attend à une année de la fin de son second mandat pour proposer une nouvelle Constitution ? Il veut proposer une nouvelle Constitution, passer à une quatrième République pour s’offrir un nouveau mandat. Est-ce que tous les chefs d’Etat qui vont arriver en Guinée vont proposer une nouvelle Constitution ? Nous disons non ! Donc ce n’est pas la peine que les Damaro se mettent à créer une confusion, parce que ça ne va pas marcher ».

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 62812462

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Front contre un 3ème mandat : voici ce qu’en disent certains citoyens

4 avril 2019 à 15 03 23 04234

Le combat contre une éventuelle révision de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat commence à se formaliser. Les forces politiques (opposants) et sociales (société civile), élargies à certains syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme ont lancé officiellement un mouvement créé à cet effet et dénommé Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Au lendemain du lancement de ce front, Guineematin.com a interrogé plusieurs citoyens de Conakry pour recueillir leur avis sur la question.

Décryptage !

Sékou Camara, agent de la SEG : mon avis par rapport à ce front, je pense que c’est une très bonne chose. Il faut qu’on respecte la constitution. Il faut que le professeur Alpha Condé accepte de respecter la constitution. J’encourage et je soutiens le front anti 3ème mandat, je demande à ses membres d’aller jusqu’au bout. Je les soutiens corps et âmes, moralement et physiquement, ils n’ont qu’à aller jusqu’au bout pour que la constitution soit respectée.

C’est pour la bonne marche de ce pays-là. Partout où tu passes dans les cafés, tout le monde parle du respect de la constitution. La population même est engagée pour ça. Parce que la souffrance bat son plein en Guinée.

Kabinet Bérété, enseignant : je dirais tout simplement que cette formation est en retard, parce que la balle est déjà partie. A l’heure où nous sommes, presque je peux vous dire que les 60% de la population sont pour le troisième mandat ou la révision de la constitution. Donc, je conseille à cette formation anti troisième mandat de revenir sur la table. Nous sommes tous des guinéens, voyons ensemble les choses. Si la révision de la constitution y va de l’intérêt de la Guinée, si c’est ce qui est bon pour nous, pourquoi ne pas le faire ?

Lorsque le président Alpha Condé prêtait serment, il a dit qu’il a hérité d’un pays et non un Etat. Juridiquement parlant, cela veut dire que lorsqu’il est devenu président, il n’a rien trouvé en place. Les institutions nous on évités par ce qu’il y’avait de la pagaille. Personne n’a accepté venir investir en Guinée. Donc, moi je soutiens les initiatives du président Alpha Condé. On peut changer la constitution en s’asseyant autour de la table pour en discuter.

Boubacar Bah, prestataire de services : je salue la naissance de ce front. Je ne suis pas contre le président de la République, mais je suis contre la modification de la constitution. Parce que c’est le premier instrument qui pourra faire avancer la démocratie en Guinée. Donc, une révision de la constitution, un troisième mandat, moi je dis non (…)

Le président Lansana Conté a fait 4 mandats mais ce n’était pas de la démocratie ça. Et, je ne veux plus qu’on revive une telle situation dans notre pays. Je pense que les acteurs politiques peuvent discuter pour s’entendre sur un certain nombre de sujets, mais il ne doit pas y avoir de discussions autour d’un projet de troisième mandat. Parce que la constitution a dit que chaque président ne peut avoir droit qu’à deux mandats. On ne peut pas accepter que cela soit remis en cause.

Alpha Condé, lorsqu’il est venu au pouvoir, il a dit qu’il est le Nelson Mandela de la Guinée. Mais Mandela lui, il n’a fait qu’un seul mandat, Alpha en a fait deux. Donc, il n’est pas Mandela. Et, il n’aura pas de troisième mandat.

Mohamed Coucou Camara, homme d’affaires : ce que l’opposition est en train de faire, c’est tout à fait normal parce que c’est la démocratie. Ils n’ont qu’à lutter comme il se doit mais c’est un combat d’intérêt, chacun défend son intérêt. Quant à moi, je soutiens la modification de la constitution parce que je constate que la Guinée est en train d’avancer, grâce au président Alpha Condé. Maintenant, l’opposition se coalise avec d’autres pour tenter d’empêcher le vote (Référendum) parce qu’ils savent que si on vote, ils vont échouer.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Front anti 3ème mandat : « préparez-vous au combat parce qu’il va arriver », lance Sidya Touré

3 avril 2019 à 19 07 21 04214

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution qui était annoncé depuis quelques jours, a été lancé ce mercredi, 03 avril 2019, à Conakry. Composé des principaux acteurs de la société civile guinéenne, des opposants, de certains syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme, le mouvement se donne pour objectif, d’empêcher toute forme de modification de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Juste après la cérémonie de lancement officiel de ce front, qui a eu lieu au siège de la PCUD, à Kipé Dadya, un reporter de Guineematin.com a recueilli les réactions des leaders de l’opposition guinéenne sur la question. Nous vous livrons ci-dessous ce qu’ils en disent.

Sidya Touré, président de l’UFR : à partir d’aujourd’hui, c’est le point de départ. Tous les Guinéens doivent se mobiliser pour savoir quels sont ceux qui sont opposés à cette possibilité et ceux qui veulent vivre de la sueur et du sang de nos populations, simplement pour des questions de convenance personnelle mais surtout pour des questions d’argent, il faut le dire clairement.

Je dois vous dire, pour ceux qui sont plus jeunes, je me retrouve dans cette salle et je suis vraiment quelque peu peiné. En 2006, nous nous sommes révoltés ici contre le général Conté et nous avons créé les forces vives qui sont un peu ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous a laissés, pendant trois jours, discuter au palais du peuple.

Il y avait là Alpha Condé, moi-même, Jean Marie Doré, Bâ Mamadou et j’en passe. Vous voyez un peu ce qu’un militaire était capable de faire ? Est-ce qu’on peut aller faire une telle réunion au palais aujourd’hui ? Conté nous a laissés faire parce qu’il voulait écouter son peuple. Ceux à qui nous avons à faire aujourd’hui n’ont pas d’autres objectifs que personnels. Nous devons nous battre contre cela. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire. Donc, nous disons aux et uns autres : préparez-vous au combat parce qu’il va arriver. Nous empêcherons que notre pays sombre.

Me Abdoul Kabèlè Camara, président du RGD : tous ceux qui tentent d’anesthésier la conscience du peuple de Guinée, peuple de 1958, épris de liberté, de justice, de travail noble, désormais, c’est l’union sacrée de toutes les forces sociales et politiques, tous les fils de Guinée. Nous ne faillirons pas à ce devoir. Hier, un citoyen nous a interpellés, que si nous laissons passer ce coup d’Etat constitutionnel, ils descendront dans la rue contre nous. Alors, à bon entendeur salut ! Nous devons nous donner la main, désormais c’est l’union sacrée contre le 3ème mandat, contre ce coup d’Etat constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : je vais saisir cette opportunité pour lancer un appel à nos compatriotes membres des forces de défense et de sécurité pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues de l’Algérie parce qu’Alpha leur a inculqué le virus de la haine et de la violence. La Guinée n’a pas une autre armée, n’a pas une autre police, une autre gendarmerie que celles que nous avons. Ils risquent d’avoir en face leurs frères, leurs sœurs, leurs compatriotes. Il faut qu’ils aient un comportement républicain.

Le comportement républicain, c’est bien sûr la défense de l’intégrité territoriale, mais aussi la défense de la République. Qui dit défense de la République, c’est la défense de la constitution. Il ne faut pas qu’ils fassent preuve de naïveté en suivant aveuglement monsieur Alpha Condé qui a envie de réprimer tout ce qui se dresse sur son passage dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie.

Au nom de mes collègues et du peuple de Guinée tout entier, nous leur lançons un appel pour qu’ils prennent leurs responsabilités en adoptant une attitude républicaine, respectueuse des droits des citoyens qui ont le droit de manifester. C’est dans la constitution de la République, de s’opposer eux-mêmes avec nous, contre le coup d’Etat constitutionnel que monsieur Alpha Condé veut perpétrer en Guinée. Je sais que parmi eux, il y a des patriotes qui ne manqueront pas d’apporter dans les formes appropriées leur soutien au peuple de Guinée.

Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral : Dady a attendu la fin de son second mandat pour appeler les Guinéens à un débat. Nous sommes d’accord de débattre mais il y a une question sur laquelle, il n’y aura pas de débat. Le 3ème mandat, c’est une question qui a été clairement réglée par notre constitution. Il n’y aura donc pas de débat sur cette question. Alpha Condé a un choix à faire : le premier, il a encore un an et quelques mois. S’il veut terminer, qu’il respecte la loi. Mais, s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, nous allons écourter celui qu’il fait maintenant.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la question qui est posée à la Guinée est claire : est-ce que nous sommes un pays qui voudrait respecter la constitution et les lois ou bien nous sommes un pays qui est d’accord pour s’enfoncer dans la tyrannie ? Nous sommes à un carrefour de notre histoire. A ce carrefour, les hommes de bonne volonté doivent se réunir. La Guinée a toujours été unie lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Ce matin, le rassemblement que nous avons, c’est un rassemblement qui vient du tréfonds du peuple de Guinée qui sent que sa liberté est en jeu, ça dignité est en jeu. Nous devons être capables de relever ce défi.
Je souhaite que le débat ne soit pas personnalisé. Le président de la République, je suis sûr, qui a combattu pour la démocratie, va obéir à la loi. Nous avons aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes qui ont des intérêts avec cette tyrannie.

Ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. Tous ceux qui cherchent leurs intérêts personnels, trouveront la Guinée sur le chemin. Nous sommes la Guinée…

Nous devons quelque chose à cette jeunesse. Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à ce pays. Jusqu’à présent nous, nous n’avons pas été capables de délivrer la prospérité économique qui est notre promesse. Au moins, laissons-les un pays démocratique, défendons les acquis de la démocratie.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Une nouvelle Constitution ? Des anciens membres du CNT s’y opposent fermement

29 mars 2019 à 21 09 10 03103

C’est sous le thème Ne touche pas à ma Constitution que le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition (CNT) a animé une conférence de presse ce vendredi, 29 mars 2019, à la maison des journalistes. Dans une déclaration rendue publique pour la circonstance, le collectif met en garde ceux qui souhaitent élaborer une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Constitution de 2010, élaborée par le Conseil National de Transition (CNT), fait actuellement débat. D’aucuns pensent qu’elle n’a pas été soumise à un référendum, donc elle est n’est pas l’émanation du peuple. Faux, rétorque le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition.

Selon Aboubacar Siddighy Diallo, ancien rapporteur de la commission institutionnelle du CNT, « la Constitution est un instrument pérenne qui englobe en son sein l’ensemble des dispositions qui fondent l’essentiel de la protection et de la préservation des droits et des libertés fondamentales, qui prévoit les institutions et leur fonctionnement, qui prévoit l’essentiel du fonctionnement de l’État entre lui et les citoyens, entre les citoyens et les institutions.

Aujourd’hui, toute l’Afrique a brûlé par l’effet de l’accaparement des pouvoirs par des dirigeants qui ne veulent pas le jeu politique, dont l’un des fondements essentiels est l’alternance et les élections transparentes. Le CNT a réussi à mettre, sous une forme intangible, la durée et le nombre de mandat du président de la République. Cela fait débat aujourd’hui, parce qu’un groupe veut s’emparer de l’exécutif et remettre en cause l’ensemble de ces acquis-là.

Ça risque de fragiliser la cohésion et la paix sociale. Ils sont en train de dire que l’œuvre du CNT était une mauvaise œuvre, ils créent la confusion entre le référendum et la validité de la Constitution. Une Constitution n’est pas valable parce qu’elle a fait l’objet de référendum. Un référendum n’est pas une condition de validité d’une Constitution.

Cela doit être clair dans l’esprit des guinéens. Et également, cela doit être clair que modifier la Constitution, l’Assemblée est là pour ça. Mais, ce qui n’est pas modifiable en son sein, le référendum ne peut pas le créer. Donc, il faut que les gens reviennent à leur dimension normale ».

Par ailleurs, Boubacar Siddighy Diallo a dénoncé la volonté de la mouvance présidentielle de tout changer, en violant quelque fois la Constitution. « Ils ont modifié le code électoral, ils ont modifié le code pénal, ils ont ratifié des conventions, ils votent des budgets. Depuis cinq années, ils ne font que des modifications, ils ont modifié même des choses que la Constitution elle-même n’a permises. Ils se sont donné une loi organique dans laquelle ils se sont donné l’avantage d’augmenter leur mandat, alors que c’est seulement la Constitution qui dispose de cette faculté.

Ils ont fait même ce qu’ils ne pouvaient et ne devaient pas faire. Et aujourd’hui, le seul verrou qui empêche le président d’aller à un troisième mandat, ils veulent supprimer toute la Constitution pour envoyer une autre qui peut leur donner cette faculté. C’est impossible et c’est illégal. En le faisant, ils ouvrent la boite à pandore et ils peuvent fragiliser tous les acquis: la démocratie, l’Etat de droit et même la paix et la cohésion sociale », prévient-il.

Poursuivant, Boubacar Siddighy Diallo a parlé de l’intangibilité des parties contenues dans l’article 154 de la Constitution et qui ne doivent jamais faire objet d’une quelconque révision : « La forme républicaine de l’État, la forme de la laïcité, l’unicité de l’Etat, le principe de séparation et d’équilibre du pouvoir, la durée et la limitation du nombre de mandats du président de la République.

Ces éléments là, quelque soit l’évolution de notre société, ne sont pas des éléments de la mode pour dire qu’hier, tout ça était valable, aujourd’hui ça a changé. Non! Ils peuvent changer tout ce qui impacte le quotidien de la vie, mais l’aspiration pérenne à la liberté, à la stabilité, à la garantie des droits et des libertés fondamentales, ça existe tout au long de la vie de l’homme sur terre. Tant que l’homme sera sur terre, ces fondements là sont immuables. Alors, pourquoi vouloir les changer ? ».

Enfin, le collectif des anciens membres du CNT a clôturé la conférence de presse par la lecture d’une déclaration dans laquelle, il s’oppose à tout changement de la Constitution de 2010.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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