Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’zérékoré : 390 gilets de sauvetage aux populations

15 mai 2019 à 9 09 51 05515

A quelques mois de la saison des pluies, 390 gilets de sauvetage ont été remis aux communautés riveraines des grands cours d’eau et aux pêcheurs de N’zérékoré. C’est le préfet qui a présidé la cérémonie de remise, dans la journée d’hier, mardi 14 mai 2019, en présence des cadres de la préfecture, des élus locaux, des pêcheurs ainsi que des plongeurs traditionnels, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à la distribution des 390 gilets de sauvetage dont, 350 gilets repartis entre les communautés riveraines des grands cours d’eau et les pêcheurs ; 27 gilets répartis entre neuf (9) sous-préfectures bénéficiaires, en raison de 3 gilet par sous-préfecture. Il y a également 13 gilets retenus comme stock pour les travailleurs de la préfecture de N’zérékoré.

Elhadj Sory Sanoh

Selon le préfet, Elhadj Sory Sanoh, « c’est l’occasion pour moi, au nom de la population de N’zérékoré, de remercier le chef de l’État, de l’encourager et de le féliciter. Qui donne un gilet de sauvetage, sauve des dizaines de vies. Dans nos communautés rurales, ces gilets-là vont protéger nos populations contre les noyades qui sont souvent suivis de pertes en vies humaines ».

En ce qui concerne le partage et la gestion des gilets de sauvetage dans les communautés, le préfet de N’zérékoré a fait une mise au point. « Il y’a un ou deux mois que ces gilets là nous ont été donnés par le chef de l’État. Mais, c’est l’occasion de dire que la spécificité de N’zérékoré dans la gestion de ces gilets est un exemple. Nous avons numéroté tout les gilets que nous avons reçus, en mettant N’Z, c’est-à-dire N’zérékoré. Cela voudrait dire que partout où nos gilets se trouvent en dehors de la préfecture, on saura qu’il est de N’zérékoré et c’est détourné ou il s’est vendu. Les gilets aussi sont répartis entre les sous-préfectures par numéro. Donc, chaque sous-préfecture connaîtra son numéro. Quand ça sort en dehors de la sous-préfecture, on saura tout de suite et on va demander les raisons. C’est pour les sécuriser contre le vol, contre le détournement que nous avons mis ce temps sans pouvoir les repartir », a-t-il expliqué.

Cécé Philipe Haba

Au nom des bénéficiaires, le maire de la commune rurale de Gouécké, Cécé Philipe Haba, a remercié le chef de l’État pour ce geste avant de promettre qu’ils rendront compte à leur base. « Dès que nous avons été invités à Conakry pour les états généraux de la décentralisation et le développement des communautés, tout ce que le président nous a dit, il l’a fait, et nous sommes en train de bénéficier dans toutes les collectivités locales, à travers les projets qu’ils nous ont envoyés. Et voilà encore, il accompagne les pauvres communautés locales dans leurs champs. Je le remercie et nous serons là pour rendre compte à nos communautés de ce que le chef de l’État est entrain de faire », a dit Cécé Philippe Haba.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Fria : les femmes qui exigent le départ de leur préfet ne reculent devant rien

14 mai 2019 à 11 11 41 05415

Bien qu’elles soient en jeûne, les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet semblent bien déterminées à manifester jusqu’à ce qu’elles soient entendues par le président Alpha Condé. Ce mardi matin, un leader religieux de la ville s’est rendu dans les locaux de la préfecture où campent les manifestantes pour tenter de les dissuader, mais en vain. Les femmes promettent de ne pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville.

Après avoir passé toute la journée d’hier lundi, 13 mai 2019 et même la nuit, pour certaines, dans la cour de la préfecture de Fria, les femmes de la ville ont repris leur mouvement ce mardi matin sur place. Elles défilent dans la cour avec des chants hostiles à leur préfet, Hadja Gnalén Condé, et des prières en faveur du départ de la première responsable de cette préfecture.

Face à cette situation, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de la ville, s’est rendu sur les lieux pour tenter de dissuader les manifestantes. Il a demandé aux femmes de surseoir à leur mouvement à cause du mois de Ramadan. Mais, le calme n’a duré que le temps accordé à l’érudit pour passer son message de sensibilisation. Il n’a même pas franchi le portail de la cour lorsque le mouvement a repris de plus belle.

Pour les manifestantes, ni l’intimidation, ni la sensibilisation ne peuvent les amener à reculer. Selon elles, la seule chose qui peut les pousser à mettre fin à leur manifestation, c’est le remplacement de Hadja Gnalén Condé à la tête de la préfecture de Fria. Elles promettent de camper dans les locaux de la préfecture jusqu’à ce que le président de la République accepte de satisfaire cette revendication.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’zérékoré : le mur d’une école oppose chrétiens et musulmans à Tilépoulou

7 mai 2019 à 17 05 19 05195

Les élèves du lycée-collège privé Sainte Marie, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut la route qui mène sur les lieux ce mardi, 7 mai 2019. Ils entendaient ainsi exprimer leur colère contre la destruction de la cour de l’école par des inconnus la nuit dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le mur en construction a été démoli par des inconnus la nuit dernière. L’école en question est contigüe à une mosquée. Un responsable du lycée-collège privé Sainte Marie, qui a requis l’anonymat, est revenu sur les faits. « Depuis le lancement des travaux de construction de la clôture qui va entourer l’école, le conseil de la mosquée a dit son opposition. Le lieu sert de lieu de prière et de célébration des grandes cérémonies musulmanes, parce que la mosquée se trouve à quelques mètres de l’école. Après plusieurs rencontres entre les responsables de l’église et ceux de la mosquée, sous l’égide des autorités de la ville, ça s’est soldé par une sortie de crise la semaine dernière. A ma grande surprise, ce matin, les élèves ont découvert la destruction de leur cour par des inconnus. C’est ce qui a suscité la colère des élèves qui ont fini par barricader la route qui mène dans le quartier », a expliqué notre interlocuteur.

Mis au courant de la situation, le préfet de N’zérékoré, accompagné du maire de la commune urbaine, a fait le déplacement sur les lieux. Entouré des élèves, Elhadj Sory Sanoh a déploré les dégâts causés. « Je n’étais pas informé de cette situation. J’ai été informé par le maire. Mais, je déplore et je regrette tout de même cet acte ignoble qui ne garanti pas la cohésion entre les fils et filles de N’zérékoré. Moi, Sory Sanoh, je suis musulman et je n’accepterais pas qu’on se moque d’une religion. La Guinée est un pays laïc et il faudrait que cette laïcité soit respectée. Le domaine dont il est question appartient à l’école. L’école Sainte Marie appartient à l’église. Et, la mosquée est située à quelques mètres de l’école. Donc, il ne faudrait pas qu’il y ait un conflit entre les deux religions. Alors, je vous promets que les coupables seront arrêtés », a dit le préfet.

En outre, Sory Sanoh a regretté l’attitude des manifestants qui avaient barricadé la route. « A vous les élèves du lycée, vous n’avez pas donné le bon exemple à vos jeunes frères, c’est-à-dire les collégiens. Au moment où vous manifestiez dehors, c’est au même moment que vos jeunes frères font cours en classe. Quand on fait le lycée, on doit se considérer grand et intelligent. Les cours que vous avez perdus pendant que vous manifestiez, l’école ne va jamais vous rembourser, c’est vos parents qui payent l’école et c’est eux qui perdent. Alors, je vous invite au calme et à la retenue, et surtout ayez confiance aux autorités de N’zérékoré », a demandé le préfet.

À noter qu’une réunion d’urgence a été convoquée par le préfet entre les autorités de la mosquée, celle de l’école, le conseil des élèves, le bureau des confessions religieuses ainsi que les autorités du quartier afin de trouver une solution durable.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : les civils interdits de porter des habits en treillis

18 avril 2019 à 19 07 45 04454
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Aucun civil ne doit désormais porter des habits en treillis dans la préfecture de Labé. Ainsi en a décidé le préfet, Elhadj Safioulaye Bah. Il l’a annoncé au cours d’une rencontre qui a mobilisé les forces de défense et de sécurité de Labé, ce jeudi 18 avril 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Le préfet justifie sa décision par le souci de renforcer la sécurité des citoyens et leurs biens. « Quel que soit l’effort des forces de défense et de sécurité, si toutefois les citoyens n’adhèrent pas, ça ne sera pas facile d’assurer la sécurité de tout le monde. Chaque catégorie des services de l’ordre a sa tenue, et les citoyens aussi ont leurs tenues. Je ne sais pas si c’est parce que les forces de l’ordre souffrent d’autorité dans leur domaine qu’ils laissent passer les citoyens qui portent des tenues camouflées. Ce qui n’est pas normal.

C’est pourquoi, nous avons instruit les forces de défense et de sécurité d’organiser des rafles et de ramasser tous ceux qui vendraient des tenues militaires ou qui en porteraient. Cela permettra de faire la distinction entre les militaires et les civils. Car, ne peut porter une tenue que celui qui en a le droit », a dit le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : 6 140 candidats vont se mesurer à Kindia pour 300 places

9 avril 2019 à 11 11 07 04074

Les candidats au concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes étaient conviés à une réunion d’information au stade préfectoral de Fodé Fissa de Kindia, hier lundi, 8 avril 2019. La démarche visait à échanger sur les dispositions envisagées pour la maîtrise de l’organisation des épreuves sportives qui démarrent aujourd’hui mardi, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le stade préfectoral de Kindia qui a servi de cadre à cette réunion préparatoire sur le concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes. Selon le préfet, Elhadj N’Fansoumane Touré, membre de la commission d’organisation, « vous avez été invités ce soir pour vous préparer pour que nous puissions avoir, après les épreuves, 900 candidats et candidates. Après, ils vont continuer avec les épreuves intellectuelles.

Et, à l’issue de ces épreuves intellectuelles, il doit y avoir 300 de retenus qui vont être naturellement intégrés dans les forces armées conformément au communiqué de presse qui a été lu la fois passée. Donc, nous en appelons à l’esprit civique de vous tous pour que ces consignes qui viennent d’être dites soient scrupuleusement respectées.

Et nous prions Dieu le tout puissant que tout se passe très bien à Kindia, qu’il n’y ait pas de blessés encore moins de morts, parce qu’on vous a dit qu’être dans l’armée, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas une fin en soi. Donc, il faut savoir ménager votre physique et votre santé », conseille le préfet.

Pour sa part Marie Tokeno Tolno, candidate à ce concours, a dit sa détermination à affronter les épreuves physiques et intellectuelles. « On était ce matin au lieu de départ. On est resté de 6 heures à 9 heures. Mais, on n’a pu courir aujourd’hui. Il y a trop de candidats. Les 2 000 ne peuvent pas courir aujourd’hui parce que l’espace est petit par rapport au nombre de candidats. On nous a appelés à 15 h, pour changer le lieu. On nous a envoyés vers Yabara.

Les hommes vont courir à partir de Wondima, virage dangereux, jusqu’à Samonronya. Les filles, c’est de la station Wondima jusqu’à Samonronya. J’ai déposé mes papiers. Par rapport à cela, je suis toujours motivée. On dit qu’on doit courir 6 kilomètres. Toujours, je suis motivée, car j’ai la foi. Et, je vais courir, je vais toujours gagner. Je prie le bon Dieu pour que je puisse être dans les 30 filles qui doivent être retenues », a-t-elle dit.

Il faut rappeler que l’épreuve de la course à pied doit se passer ce mardi 09 avril 2019.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Affrontement meurtrier à Tokounou (Kankan) : 6 personnes arrêtées, 10 autres recherchées

8 avril 2019 à 19 07 00 04004

Six personnes ont été interpellées pour leur rôle présumé dans l’affrontement meurtrier survenu le samedi, 06 avril 2019 à Tokounou, dans la préfecture de Kankan. C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui l’a annoncé ce lundi, précisant que 10 autres suspects sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lendemain de cet affrontement qui a opposé deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel autour du contrôle de la mairie de Tokounou, le préfet de Kankan s’est rendu dans la sous-préfecture située à plus d’une centaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan. A son retour, Aziz Diop a expliqué devant la presse son constat sur le terrain.

« Le constat, c’est que nous avons déploré un cas de décès suite à une blessure par balle et plusieurs blessés graves qui sont déjà transférés à l’hôpital régional de Kankan. Nous avons trouvé une population très traumatisée mais engagée à garantir la paix », a expliqué le préfet.

Sur les raisons de cet affrontement, le préfet indique qu’il s’agit d’une rivalité entre deux groupes du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de la commune rurale. « Le RPG avait élaboré une liste avec ses candidats, il y a un autre petit groupe qui a élaboré une autre liste, se disant « RPG Koura » (Nouveau RPG, ndlr). Or, à l’intérieur du RPG, il y a des statuts et un règlement à respecter.

Mais, ces personnes n’ont pas voulu respecter la structure et la discipline du parti. Ils sont allés dans ce contexte-là à l’élection. Et sur les 23, il y a eu 14 conseillers pour le RPG, 4 conseillers pour le RPG Koura. Le représentant du RPG a gagné la mairie. Et le même jour, en sortant, certains ont barricadé la mairie », a-t-il dit.

Il ajoute que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retour du maire Sékou Kamissoko, qui a décidé d’ouvrir les portes de la mairie pour s’installer et commencer enfin à travailler.

Selon toujours le préfet, 6 personnes accusées d’avoir joué un rôle dans ces violences meurtrières ont été interpellées et 10 autres sont en fuite. « Le samedi, trois personnes ont été arrêtées, le dimanche aussi trois ont été arrêtés, et il y a une dizaine d’autres qui sont recherchées. Celui qui se dit Sotikèmö de Tokounou serait le cerveau de ces affrontements, il est recherché. Mieux vaut qu’il se présente pour qu’il s’explique devant le juge d’instruction ».

Quant au contrôle de la mairie qui pose problème, Aziz Diop souligne que le maire et ses adjoints ont été installés et ont pris officiellement fonction. Il assure également qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la localité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

« On a laissé derrière nous 150 agents de sécurité qui vont rester là-bas pour un mois, parce qu’on ne pouvait pas laisser la localité comme ça. Elle est très distante de Kankan (120 kilomètres). Donc, on ne veut pas prendre de risques, sinon on sera responsable de tout ce qui se passera à Tokounou », a laissé entendre le préfet de Kankan.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un des blessés a trouvé la mort à l’hôpital de Kankan, portant à deux le nombre de morts suite à cet affrontement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00 224) 627 24 13 24

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Manifestation de soutien à Alpha Condé à Tougué : « c’est une façon d’arnaquer les citoyens »

10 mars 2019 à 10 10 35 03353

La réalisation du barrage hydroélectrique de Koukoutamba, dans la préfecture de Tougué, tend-t-elle à être politisée ? Des voix s’élèvent en tout cas pour dénoncer une telle situation. Selon le député de cette préfecture qui s’est confié à Guineematin.com, le préfet de Tougué, Abdourahmane Baldé, prépare une manifestation de soutien au président Alpha Condé suite à la signature de la convention de ce projet. Ce que dénonce Dr Alpha Mamadou Baldé, l’élu uninominal de Tougué, issu de l’UFDG.

Selon lui, le préfet connu sous le nom de « Dion Koïn » (Propriétaire de Koïn) est en train d’organiser un tintamarre autour d’un projet qui est sous-régional. « Pourquoi le préfet ne veut pas laisser les gens tranquille avec cette démagogie ? Ce n’est même pas un problème de parti politique, mais un problème de responsabilité citoyen.

C’est une façon d’arnaquer les citoyens parce que ce genre de rencontres vont entraîner des mobilisations de ressources. Le préfet va demander aux gens de cotiser de l’argent pour faire la fête et des communes qui attendent des maigres ressources vont se retrouver avec des dettes à payer par après», dénonce le député.

A en croire Dr Alpha Mamadou Baldé, des commissions d’organisation sont déjà mises en place par le préfet et il est même prévu d’envoyer une délégation à Conakry pour encore remercier le chef de l’Etat. « Il (le préfet, ndlr) a dit que le tout doit être fait avant le 22 mars prochain. C’est ce qui est encore plus grave, le fait de préparer une délégation pour venir remercier le Président de la République. Le remercier pourquoi ?

Rien n’a démarré sur le terrain, c’est juste une signature qui a eu lieu et on parle de remerciement. Il faut que les gens, surtout les populations de Tougué fassent un discernement entre les projets régionaux et les initiatives présidentielles. Le projet de Koukoutamba est un projet régional financé par un ensemble de pays. Donc, ce n’est nullement une initiative présidentielle », précise le parlementaire.

Joint au téléphone par Guineematin.com, le préfet de Tougué, Abdourahmane Baldé, a confirmé l’information relative à la manifestation de soutien au chef de l’Etat. Il nie cependant l’envoi d’une délégation à Conakry pour remercier le chef de l’Etat. « Nous avons prévu une manifestation grandiose, non seulement pour soutenir le président, mais aussi pour le remercier, le féliciter du fait que l’on ait signé la réalisation du barrage de Koukoutamba.

Pour le moment, nous sommes dans les négociations. Par rapport à la délégation, c’est vous qui savez votre source d’information, mais nous, nous parlons pour le moment de manifestation de joie à Tougué », souligne le préfet.

Il faut noter que le préfet, Abdourahmane Baldé, n’a pas voulu s’exprimer sur la date retenue pour la manifestation en vue.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Labé : la visite d’Alpha Condé reportée (Préfet)

4 décembre 2018 à 10 10 32 123212

Initialement prévue le 05 décembre 2018, la visite annoncée du président de la République à Labé a été ajournée, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la ville. C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah qui a annoncé la nouvelle, donnant les raisons de ce report.

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Retard de la mise en place de l’exécutif communal de Kankan : le Préfet invoque des problèmes au sein du RPG

24 novembre 2018 à 14 02 57 115711

A quand la mise en place de l’exécutif de la mairie de Kankan ? C’est la question que se posent aujourd’hui les habitants de la capitale de la Haute Guinée. Alors que la plupart des conseils communaux du pays ont été installés, celui de la ville de Kankan et de deux autres communes rurales de la préfecture tardent à être installés.

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60 ans d’indépendance : les autorités de Kindia veulent d’une fête réussie

26 septembre 2018 à 19 07 45 09459

Les autorités administratives et communales, les forces de défense et de sécurité de la préfecture de Kindia s’activent sur les préparatifs de la fête de l’indépendance guinéenne. Tous ces acteurs comptent donner un éclat particulier au soixantième anniversaire de l’accession à la souveraineté nationale, le 02 octobre prochain, rapporte Guineeematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

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Labé : ils blessent un policier et s’évadent du commissariat de police

10 septembre 2018 à 20 08 26 09269

Deux présumés voleurs se sont évadés du commissariat central de police de Labé dans la nuit du dimanche à ce lundi, 10 septembre 2018. Les deux jeunes qui étaient en garde à vue, ont agressé et blessé l’agent chargé de les surveiller avant de s’en fuir, a appris un correspondant de Guineematin.com à Labé.

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Détournements de fonds publics : l’ancien maire de Tougué veut prouver son innocence

6 août 2018 à 8 08 40 08408

Mamadou Sacko Barry, ancien maire de Tougué

Après 14 mois d’incarcération pour détournement de fonds publics, l’ancien président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Tougué, Mohamed Sakho Barry sollicite l’intervention du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CPOSC) en vue, dit-il, de faire jaillir la vérité sur ce dossier « et sauver ce qui pourrait l’être » des biens de la collectivité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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L’ex maire tacle le RPG : « l’administration de Siguiri est Siguirinisée »

31 juillet 2018 à 16 04 21 07217

Ex maire de SiguiriÉlu conseiller communal en 2005 à Siguiri, Dr Aboubacar Sidiki Traoré tire à boulets rouges sur les administrateurs territoriaux de la préfecture. L’ex-maire de la commune urbaine, élu à l’époque sous la bannière du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) au plus fort du règne de feu Général Lansana Conté, tacle à tort te à travers le préfet, les deux secrétaires généraux et tous les 12 sous-préfets de Siguiri dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers son correspondant local.

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Kérouané isolée du reste de la Guinée : le préfet Damou Kanté très préoccupé

6 juillet 2018 à 18 06 45 07457

Pont coupé sur la route Kérouané-Kankan, située à 25 km de Kérouané

Comme indiqué dans deux précédentes dépêches de Guineematin.com, la ville de Kérouané est actuellement isolée du reste de la Guinée. Plusieurs compatriotes en provenance, en partance ou en transit à Kérouané y sont « prisonniers » par l’isolement subit de la ville avec l’effondrement des deux ponts sur la route de Kankan et la crue sur le fleuve Milo.

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Siguiri : le préfet demande le départ du directeur général de la SAG

29 juin 2018 à 10 10 24 06246

Rien ne va plus entre le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Keita, et l’actuel directeur général de la SAG, Abdoulaye Diaby. A l’occasion d’une réunion tenue hier, jeudi 28 juin 2018, autour de la crise liée au manque de courant dans la ville de Siguiri et dans la sous-préfecture de Kintinia, l’autorité préfectorale a demandé le départ du directeur de la société minière, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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Siguiri : ces excuses du DPE qui ne désarment pas les grévistes

14 février 2018 à 16 04 44 02442

La grève lancée par le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigée par Aboubacar Soumah, est largement suivie à Siguiri depuis sa première journée. Lors de la première journée de la grève, le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE), Mamady Doudou Camara, avait menacé « de punir » les grévistes tout en qualifiant la grève d’illégal. Des propos qu’il a dits regretter ce mercredi 14 février 2018, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Barboza Soumah, préfet de Coyah : « même s’il y a des têtes fêlées, on cherche toujours à les anéantir »

8 février 2018 à 11 11 15 02152

Depuis le dimanche dernier, 04 février 2017, jour du scrutin, Guineematin.com a dépêché un de ses reporters à Coyah où il a suivi le vote (du début à la fin), la centralisation des procès-verbaux et la proclamation des résultats provisoires par la commission administratives des votes. Après avoir rencontré les différents candidats dont l’heureux vainqueur, le candidat indépendant Elhadj Momo Bangoura, il s’est entretenu hier, mercredi 07 février 2018, avec le premier magistrat de cette préfecture, monsieur Ibrahima Barboza Soumah.

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Labé : le préfet annonce une plainte contre Bhoye Garambé

18 janvier 2018 à 21 09 10 01101

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Poursuivi devant le Tribunal Correctionnel de Labé pour « abus d’autorité », le préfet, Elhadj Safioulahi Bah a annoncé, dans l’après-midi de ce jeudi, 18 janvier 2018, que la Gendarmerie ne va pas pardonner le fait d’avoir été mise en cause dans la première plainte contre l’autorité préfectorale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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