Manifestations contre le 3ème mandat à Dinguiraye : un journaliste arrêté par des militaires

22 janvier 2020 à 10 10 34 01341

Mamadou Lamarana Diallo, préfet de Dinguiraye

Suite à l’appel à manifester du Front National pour de la Défense de la Constitution (FNDC) contre un troisième mandat du président Alpha Condé, des échauffourées ont éclaté hier, mardi 21 janvier 2020, à Dinguiraye. Des pneus ont été brûlés à certains endroits de la ville. Les policiers et gendarmes étant dépassés par les événements, l’armée a été appelée à la rescousse.

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Urgent : le préfet de Lélouma chassé par des manifestants, sa résidence saccagée… (le maire)

14 janvier 2020 à 19 07 59 01591

Des manifestants contre le projet de nouvelle constitution et de 3ème mandat pour le président Alpha Condé, appelés « jeunes incontrôlés », ont brûlé le véhicule de commandement du secrétaire général chargé des Affaires Administratives et Financières de Lélouma, saccagé celui du chargé des collectivités décentralisées et vandalisé la résidence de fonction du préfet de la localité, Mohamed Deen Camara.

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Manifs du FNDC : heurts entre manifestants et forces de l’ordre à N’Zérékoré

13 janvier 2020 à 13 01 38 01381

L’antenne régionale du FNDC à N’Zérékoré n’aura pas réussi à tenir sa marche qui était prévue ce lundi, 13 janvier 2020, mais elle a réussi tout de même à paralyser la ville. Malgré l’appel des autorités qui ont demandé aux citoyens de vaquer à leurs activités habituelles, les habitants de la commune urbaine ont préféré rester chez eux. Et, la tension est très vive dans certains quartiers, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Le SLECG de N’Zérékoré rassure les enseignants : « aucun salaire ne sera gelé »

8 janvier 2020 à 19 07 50 01501

Les responsables du SLECG à N’Zérékoré ont réagi à la sortie du préfet, Elhadj Sory Sanoh, qui a déclaré qu’il ne reconnaît pas la structure syndicale des enseignants. Au lendemain de cette déclaration de l’autorité préfectorale, Amara Kadiatou Camara, le secrétaire préfectoral du SLECG, a parlé d’un non-événement. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com ce mercredi, 08 janvier 2020.

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3ème mandat, alternance, élections législatives… Dr Alpha Amadou du FNDC/France à Guineematin

8 janvier 2020 à 15 03 44 01441

Dr Alpha Amadou Diallo, médecin chirurgien à l’hôpital André Mignot à Versailles

Le débat autour du changement de la constitution divise les Guinéens vivants aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger. Constitué pour barrer la route aux promoteurs d’une nouvelle loi fondamentale, qui pourrait permettre à Alpha Condé de briguer un mandat de plus, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) regroupe diverses catégories socioprofessionnelles. C’est le cas de Dr Alpha Amadou Diallo, médecin chirurgien à l’hôpital André Mignot à Versailles (France), membre du FNDC/France.

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Violences à Kankan : « ces faits ne seront pas impunis » (Préfet)

6 janvier 2020 à 19 07 13 01131

Comme annoncé précédemment, la ville de Kankan était sous tension ce lundi, 06 janvier 2020. Des citoyens ont vandalisé le siège local de l’UFDG avant d’aller piller plusieurs boutiques appartenant à des militants du principal parti d’opposition du pays. Ces attaques ont été suivies d’affrontements entre les assaillants et les commerçants. Les deux camps ont échangé des jets de pierres jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre, qui les ont dispersés.

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Visite d’Alpha Condé et manifs contre un 3ème mandat : des risques d’affrontements à Kindia

5 janvier 2020 à 23 11 18 01181

A quelques heures de la visite annoncée du président Alpha Condé à Kindia, les esprits s’échauffent entre les autorités administratives de la cité des agrumes et la coordination régionale du FNDC (front national pour la défense de la constitution) dans la ville de Manga Kindi. Alors que le préfet, N’Fansoumane Touré, assure que « les services de sécurité vont veiller au grain » pour éviter que « des citoyens mal intentionnés arrivent à créer des échauffourées » à Kindia, à l’occasion de l’arrivée du chef de l’Etat demain, lundi 06 janvier 2020, la coordination régionale du FNDC réitère sa « ferme décision » d’organiser des marches généralisées dans les quartiers et districts de la ville, rapporte la rédaction régionale de Guineematin.com à Kindia.

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Kankan : des jeunes manifestent contre la candidature de Taliby Dabo à la députation

20 décembre 2019 à 17 05 04 120412

La jeunesse du RPG Arc-en-ciel à Kankan ne décolère pas suite à la décision des dirigeants locaux du parti au pouvoir de désigner Taliby Dabo comme candidat à la députation uninominale. Après avoir protesté hier au siège de leur formation politique, de nombreux jeunes sont descendus dans la rue ce vendredi, 20 décembre 2019. Ils s’opposent à la candidature de Taliby Dabo et réclament un candidat jeune, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Accueil du Premier ministre à Tougué : le FNDC local prévient

21 novembre 2019 à 10 10 44 114411

Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu dans la préfecture de Tougué ce jeudi, 21 novembre 2019. Le Gouvernement prévoit aujourd’hui de lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Sacko Barry, porte-parole du FNDC, affirme que l’antenne du Front national de défense de la constitution de Tougué menace de de se faire entendre si l’accueil prend une couleur politique.

Mohamed Sacko Barry

« S’il vient pour lancer un programme, nous l’acclamons. S’il vient pour une campagne, là, c’est politique, on arbore aussi la veste de campagne. Et, si c’est autre chose, on dira aussi autre chose sous forme de réaction. De toutes les façons, dans le cas spécifique de Tougué, nous n’aurons aucun acte de violence. Il n’y aura pas de jets de pierres, on ne va lapider personne, pas d’injures. Mais, nous nous ferons entendre. Le FNDC avait été convié à travers nos entités à la réunion préparatoire que le préfet avait appelées. Et, sur place, nous leur avons dit notre point de vue. Nous avons dit que si c’est pour la réception, nous sommes d’accord. Mais, si c’est pour une campagne de troisième mandat ou pour le référendum, là, nous réagirons », a précisé le porte-parole de l’antenne du FNDC à Tougué.

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

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Tournée du Premier ministre au Fouta : la joie du préfet de Labé…

19 novembre 2019 à 14 02 04 110411
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On en sait un peu plus sur la tournée (de campagne ?) que le Premier ministre veut entreprendra à partir de ce mardi, 19 novembre 2019. Joint au téléphone par un des correspondants de Guineematin.com à Labé, le préfet, Elhadj Safioulaye Bah, a commencé par rassurer que Kassory Fofana, le chef du gouvernement guinéen sera comme prévu dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé.

Selon la première autorité préfectorale de Labé, l’arrivée du Premier ministre, qui préside le conseil interministériel, est prévue dans l’après-midi de ce mardi. « Après le conseil des ministres de ce mardi, le Premier ministre bougera pour Labé… ».

Après un coup d’œil au calendrier qu’il a reçu de la hiérarchie, le préfet a annoncé Kassory Fofana chez le Cheick, sur les voiries urbaines en phase de bitumage, sur les chantiers de l’ANAFIC et dans la famille des Kaldouyabhé. « Après-demain, jeudi, il se rendra à Tougué, avant de revenir passer la nuit du jeudi à Labé pour continuer sa tournée le vendredi vers Mamou », a indiqué Elhadj Safioulaye Bah.

La joie du préfet de Labé

Elhadj Safioulaye Bah estime que la présence du Premier ministre, chef du gouvernement, dans les villes et villages du Fouta Djallon est une très bonne opportunité pour lui de voir la pauvreté dans laquelle végètent nos populations et le nécessaire soutien du Gouvernement en leur faveur. Egalement, le préfet de Labé espère que Kassory Fofana verra de lui-même que ceux qui racontent que les travaux entrepris par le Gouvernement ne sont pas achevés comme certains le racontent.

A noter que cette visite du Premier ministre guinéen dans le bastion de Cellou Dalein Diallo- chef de file de l’opposition guinéenne- s’inscrit dans le cadre du lancement de l’agence nationale de l’insertion économique et sociale à Labé. Mais, dans le contexte actuel de la Guinée, les adversaires du régime parlent de campagne déguisée en faveur d’une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé. C’est pourquoi, des perturbations ne sont pas à exclure de la part des responsables et militants du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution).

A suivre !

Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guinée matin.com

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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Abdoulaye Bah charge : « le préfet de Kindia a commis une grosse infraction pénale »

4 novembre 2019 à 19 07 19 111911

Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kindia a organisé ce lundi, 04 novembre 2019, sa première marche depuis le début des mouvements de protestation contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé à travers le pays. Et, ce fut une première réussie pour la structure qui a drainé du monde dans les rues de la ville pour une manifestation pacifique.

A cette occasion, Abdoulaye Bah, chargé des affaires juridiques du FNDC Kindia, a fait des révélations sur le préfet N’Fansoumane Touré. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia accuse l’autorité préfectorale d’avoir violé gravement la loi en tentant d’empêcher la tenue de cette marche, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Le préfet de Kindia a commis hier une grosse infraction pénale. Le préfet Elhadj N’Fansoumane Touré nous a appelé en disant au coordinateur régional : viens tout de suite à la mairie, je suis là avec les forces de sécurité, nous voulons te voir. J’ai dit que cela est suspect, ça ne sent pas bon. Mais, on est partis, on l’a écouté. Monsieur le préfet a dit : nous vous demandons de bien vouloir reporter ou annuler jusqu’à nouvel ordre ce qu’on a arrêté la veille dans son bureau en présence de la sécurité, le FNDC, la mairie, la préfecture. C’est grave quand il (le préfet) se réveille vers 22 heures, il nous appelle dans le bureau d’une femme à la mairie.

Le préfet n’est pas maire, il n’est pas un cadre communal. Et le préfet n’est pas habilité à appeler un individu à partir de 18h. Il ne peut pas non plus se déplacer pour être dans le bureau d’une femme à 22 heures. Et nous lui avons répondu qu’il est hors de question de négocier la constitution guinéenne que nous défendons et qu’aujourd’hui on va manifester… Donc il voulait nous intimider, il voulait nous attaquer. Mais cela ne marchera plus dans ce pays », a laissé entendre le responsable de l’UFDG.

Propos recueillis par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Réception d’Alpha Condé à Conakry : les écoles, les marchés et l’administration seront fermés (Préfet)

30 octobre 2019 à 17 05 07 100710
Aziz Diop, préfet de Kankan

La pression monte dans les zones réputées être des fiefs du parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel, à quelques heures de la réception du président Alpha Condé à Conakry. De nombreuses rumeurs ont été distillées sur les réseaux sociaux, faisant état de l’envoi de bus à Kankan en vue de convoyer des militants à Conakry pour ladite réception. Le préfet, Aziz Diop, dément et promet que Kankan sera paralysé demain jeudi, 31 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

On raconte que de nombreux bus, chargés de militants, devraient quitter les fiefs du RPG-AEC, notamment en Haute-Guinée, pour aller grossir la mobilisation de demain jeudi à Conakry. Mais, Aziz Diop dément et promet une forte mobilisation à Kankan. « Les gens spéculent qu’en Haute Guinée, il y a des bus qui sont venus pour aller grandir le nombre des Conakrykas. On n’a pas besoin d’aller à Conakry, la Guinée ce n’est pas Conakry, ce n’est pas Conakry qui va décider du sort de la population de la Haute Guinée. C’est à Kankan ici qu’on va prouver à la face du monde qu’on a notre mot à dire. Vous allez voir demain la grande manifestation à Kankan, mettant maintenant le Pr Alpha Condé dans l’obligation de nous présenter une nouvelle constitution », a-t-il laissé entendre.

Pour Aziz Diop, la ville de Kankan sera paralysée demain à cause de la réception du président Alpha Condé à Conakry. « Pas de marché demain, pas de boulot demain, c’est le chef administratif qui arrive à l’aéroport de Conakry. Nous voulons marquer le coup à Kankan pour dire que c’est une symbiose. Ça se passera dans toutes les préfectures de la Haute Guinée pour prouver qu’au-delà de Conakry, on a aussi notre mot à dire », a expliqué le préfet.

Selon certaines informations qui circulent dans la cité, le Président serait attendu à Kankan demain jeudi dans le cadre d’une tournée après son bain de foule à Conakry. Le préfet balaye d’un revers de la main et promet la tenue prochaine d’une manifestation de soutien à la nouvelle Constitution. « Alpha Condé ne viendra pas, mais nous sommes dans l’esprit du président. Il a ses représentants administratifs, il a ses militants et ses responsables politiques qui épousent sa philosophie politique. Donc, ceux qui disent qu’il va venir, je m’inscris en faux, ce n’est que des rumeurs. Mais très prochainement, la population de Kankan va l’inviter pour lui dire voilà Kankan, voilà ce qu’on veut, le koudaïsme et la continuité dans le progrès », a martelé l’ancien activiste de la société civile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Pas de manif du FNDC à Kankan : le coordinateur régional en donne les raisons

25 octobre 2019 à 16 04 38 103810
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Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait appelé ses partisans à des marches à travers la Guinée ce jeudi, 24 octobre 2019, pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé à s’accrocher au pouvoir. A l’image du 14 juillet dernier, cette autre manifestation n’a pas eu lieu dans la ville de Kankan. Si d’aucuns pensent que les intimidations et autres menaces proférées par le préfet en sont la cause essentielle, la coordination locale du FNDC soutient tout le contraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Toutes les activités de la ville de Kankan, fief du parti au pouvoir, ont tourné comme d’ordinaire ce jeudi. La ville grouillait de monde et aucune manifestation n’a été signalée.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon plusieurs observateurs, l’antenne locale du FNDC a cédé aux intimidations du préfet, Aziz Diop qui n’a jamais cessé de martelé que le FNDC n’existe pas à Kankan. Mais, selon Cheick Mohamed Kaba, coordinateur régional du FNDC, c’est plutôt d’autres raisons qui expliquent cet état de fait. « Nous n’avons pas manifesté aujourd’hui pour deux simples raisons qui sont faciles à comprendre. D’abord, nous avons nos militants qui sont en prison. Le tribunal a ordonné leur libération, le procureur a fait appel. Donc, nous sommes dans les démarches. Le deuxième aspect, nous avons nos camarades de Siguiri qui sont arrêtés et transférés à Kankan ici. Donc, nous cherchons à les faire libérer. Ensuite, l’autorisation de marche est tombée hier. Donc, on n’était pas suffisamment préparé », a expliqué Cheikh Mohamed Kaba.

Ibrahima Simagan

Un argument rejeté par le responsable chargé à l’organisation de l’antenne régionale du FNDC. Selon Ibrahima Simagan, joint au téléphone, les membres du FNDC ne se sont pas entendus sur la démarche à suivre, précisant qu’au cours d’une réunion, plusieurs d’entre eux se seraient opposés à l’idée d’une manifestation.

Mais, Cheick Mohamed Kaba dit ne pas être au courant de cette divergence. « Sincèrement, je ne suis pas au courant de ce que vous dites là. Nous, on est tenu de suivre le mot d’ordre du front. Je ne suis pas informé de cette divergence à laquelle vous faites allusion ».

Interrogé sur les agissements du préfet, Cheikh Mohamed Kaba a dit que le préfet, Aziz Diop est bien dans son rôle. « Il a raison, il est dans son rôle de préfet. D’abord, il est militant du RPG. Même s’il dit aujourd’hui que l’opposition n’existe pas à Kankan, il est dans son rôle. Moi, je peux dire et j’affirme que je suis majoritaire en Haute Guinée ».

Pour terminer, monsieur Kaba a laissé entendre que si les membres du FNDC arrivaient à recouvrer la liberté, ils se feront entendre lors des prochains appels à manifester.

Il faut tout de même signaler que la dernière fois que le front avait manifesté à Kankan, le 30 avril 2019, ses partisans avaient été pris à partie, copieusement passés à tabac par les militants du RPG Arc-en-ciel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : le préfet accuse, le FNDC réplique

17 octobre 2019 à 17 05 22 102210
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La tenue d’une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution guinéenne a réveillé les tensions à N’Zérékoré. Organisée par un collectif d’enseignants favorable au projet de nouvelle Constitution, la rencontre a connu la présence des autorités locales : gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré. Mais, elle a été perturbée par des opposants à ce projet qui sont venus jeter des pierres dans la salle de l’ENI où se tenait la rencontre. Quelques heures après, le préfet de N’Zérékoré a fait une sortie médiatique dans laquelle il accuse le FNDC de vouloir troubler l’ordre public, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« De sources digne de foi, une réunion à laquelle ont pris part certains membres du FNDC a eu lieu mercredi soir vers 19 h 30’ dans le quartier Koyapoulou. Au cours de cette réunion, certaines dispositions visant à troubler l’ordre public ont été ciblées. Il s’agit d’une manifestation de rue pour demander le départ du préfet et du gouverneur, la répartition dans le quartier Horoya d’un montant reçu à cet effet, la projection d’une réunion dans le district de Nyampara dans les jours à venir pour dispositions à prendre pour l’assaut, la mobilisation des jeunes des villages voisins de la ville afin de grossir les rangs », a annoncé Elhadj Sory Sanoh, appelant les « instigateurs de ce projet à la retenue ».

Le préfet prévient que « toute manifestation non autorisée sera dispersée par les forces de sécurité et les auteurs seront conduits devant la justice. Je demande à tous les jeunes des 22 quartiers d’observer une vigilance pour barrer la route comme le 14 octobre à l’ennemi qui a déjà échoué à N’Zérékoré », a-t-il lancé.

Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré

Mais, cette sortie a été aussitôt démentie par les mis en cause. Interrogé par Guineematin.com, Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré, a démenti catégoriquement les propos du préfet Elhadj Sory Sanoh. « C’est archi-faux ce que le préfet a dit. Quand il dit que nous sommes allés quelque part pour tenir une réunion et on a donné de l’argent aux jeunes, il ne sait même pas ce qu’il veut dire. Il sait que ce qu’il a fait hier ce n’est pas bon, c’est pourquoi il veut se racheter. Le FNDC ne se cache pas. Nous, on n’est pas cachés. Tout ce qu’on fait, on écrit et on montre à tout le monde. Donc, le préfet raconte du n’importe quoi », a laissé entendre l’opposant à un 3ème mandat d’Alpha Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifestations FNDC à Koundara : des responsables politiques et acteurs de la société civile menacés ?

15 octobre 2019 à 17 05 43 104310

Après la réussite de la manifestation de rue organisée hier, lundi, 14 octobre 2019, par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la commune urbaine de Koundara, certains responsables politiques et acteurs de la société auraient reçu des menaces d’arrestations qui auraient été proférées par le préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dimanche soir, la tension était vive entre autorités préfectorales et responsables de l’antenne préfectorale du FNDC de Koundara. Ces opposants à toute idée de projet de nouvelle constitution en République de Guinée auraient même été convoqués à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie où ils ont été sommés d’annuler la manifestation du lundi, parce que la préfecture s’apprêtait à recevoir des étrangers dont l’identité et la qualité n’ont pas été révélées aux organisateurs de la marche pacifique.

C’est dans ce contexte que l’appel à manifester du FNDC a été largement suivi lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Koundara et les manifestants ont suivi l’itinéraire habituel. Mais, au cours du parcours, ils ont été confrontés à trois reprises à une tentative de résistance des services de sécurité déployés sur le terrain à bord de trois pickups. Toutes les fois qu’ils ont tenté de dérouter les manifestants, les agents concernés ont fini par replier et changer de position, en raison de la pression de la foule.

A la fin du parcours, ce sont Mamadou Baïlo Diallo, jeunesse FNDC Koundara, Alghassimou Diallo, secrétaire administratif de la fédération UFDG, assurant l’intérim de son secrétaire fédéral en séjour à Dakar, dame Oury Touré de la société civile et Abdourahmane Tounkara, chargé de la mobilisation et des actions au sein de l’antenne préfectorale du FNDC ont tour à tour pris la parole pour remercier les manifestants pour la qualité de la mobilisation et encourager chacun et tous à rester mobiliser et déterminer pour les actions ultérieures.

Quelques instants après, une folle rumeur a fait le tour de la ville de Koundara annonçant la volonté du préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, de faire arrêter les organisateurs de la manifestation.

Information qui aurait été confirmée aux concernés par le maire de la commune urbaine de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo dit Kanté. Ce chef de l’exécutif communal aurait déclaré à ses alliés politiques avoir reçu l’appel de son préfet lui annonçant son intention de faire arrêter les responsables politiques et les acteurs de la société civile qui ont organisé la manifestation.

Le secrétaire administratif de la fédération UFDG de Koundara, Alghassimou Diallo, croit savoir que le préfet Hassane Sanoussy a bel et bien donné des instructions au commissaire de police et au commandant de la gendarmerie « de nous faire arrêter. Mais, les officiers concernés n’ont pas obtempérer » estime-t-il.

De son côté, Abdourahmane Tounkara explique avoir reçu un appel téléphonique, lundi soir, lui demandant de ne pas passer la nuit à son domicile.

Nous avons tenté de joindre le préfet de Koundara pour sa version des faits, mais le numéro que nous détenons était fermé, selon le répondeur de l’opérateur. Ce n’est que partie remise.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le maire de Kindia à la fête du 02 Octobre : « vive la nouvelle constitution »

3 octobre 2019 à 11 11 32 103210

Indépendante depuis le 02 octobre 1958, la République de Guinée a eu 61 ans hier, mercredi 02 octobre 2019. Partout, dans le pays, une fête commémorative a été organisée et des hommages ont été rendus à ceux qui ont lutté (parfois au prix de leurs vies) pour que cette nation soit libre et souveraine.

Dans la préfecture de Kindia, cette célébration s’est déroulée à la place des martyrs, en présence des autorités administratives et militaires, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Revue des troupes, dépôt d’une gerbe de fleurs, défilé des corps socioprofessionnels et des forces de défense et sécurité… La ville de Kindia a vibré ce mercredi au rythme de la fête commémorative de l’an 61 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Les populations de la cité de Manga Kindi ont bravé la pluie pour rallier la place des martyrs afin de donner une empreinte particulière au 61ème anniversaire de la Guinée indépendante.

Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia

Dans son discours de circonstance, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a exhorté les populations de la ville à la cohésion sociale. Il a aussi profité de l’occasion pour dire « OUI » au projet de la nouvelle constitution. Un projet qui polarise actuellement les débats politiques, puisque pouvant donner la possibilité au président Alpha Condé de prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

« J’invite les uns et les autres à resserrer les rangs et de soutenir les idéaux de paix et de progrès prônés par son excellence le chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, pour une Guinée émergente et prospère. L’engagement de tous est vivement souhaité dans l’accomplissement de cette mission noble… Braves populations de Kania, je vous exhorte à une synergie d’action, à une cohésion sociale, à l’unité nationale pour le bonheur de notre pays tant souhaité par le peuple de Guinée. Vive la paix ! vive l’unité nationale, vive la Guinée émergente et prospère ! vive la nouvelle constitution … », a dit Mamadouba Bangoura.

N’fan Soumane Touré, Préfet de Kindia

De son côté, le préfet de Kindia a tout d’abord survolé les évènements qui ont conduit la Guinée à l’indépendance et le chemin à la fois périlleux et glorieux emprunté par notre pays, depuis son accession à la souveraineté nationale.

Le préfet, N’fan Soumane Touré, s’est ensuite réjoui du choix porté sur Kindia pour abriter les festivités de l’an 61 de la Guinée indépendante (même si ces festivités ont été reportées à 2020), tout en exprimant la détermination des populations de Kindia à soutenir le projet d’une nouvelle constitution dans le pays.

« La région de Kindia a eu le privilège d’être choisie pour les festivités de l’an 61 de notre indépendance, reportées très heureusement pour l’année 2020. Cet honneur renouvelé par le gouvernement de la République à notre préfecture et à notre région, témoigne de toute l’attention que le chef de l’Etat porte sur nous. Cela est un grand espoir pour toutes les composantes sociales de notre préfecture qui ne ménagent aucun effort pour soutenir les actions du Pr Alpha Condé. C’est pourquoi, elles sont résolues pour la nouvelle constitution… Les paisibles populations de Kindia nourrissent l’espoir de voir le peuple de Guinée choisir, comme en septembre 1958, le chemin de la vérité et de son avenir. Cette commémoration de notre fête de l’indépendance est en effet un rappel de mémoire et de devoir pour tout citoyen. Car, le pays restera toujours un patrimoine collectif qu’on doit partager, gérer, sauvegarder et transmettre aux générations futures avec fierté et responsabilité. Tous ces grands investissements qui sont effectués à travers les différentes localités de la Guinée et qui sont envisagés, doivent nous indiquer le chemin de l’exemple et de la reconnaissance pour un homme qui a promis le retour de la Guinée sur l’orbite du bon changement », a dit N’fan Soumane Touré.

Pour sa part, Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia, a appelé les populations de la ville des agrumes à promouvoir la paix et à rester alignées derrière l’actuel président de la Guinée.

Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia

« Donnons-nous la main et restons solidaire. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes les administrateurs. Mais, quand on dit que tu es le chef, c’est qu’il y a des gens derrière toi… Le multipartisme a été créé. Mais, on ne peut pas dire que chaque parti va faire ce qu’il veut, comme il le veut. Aujourd’hui, c’est le Pr Alpha Condé qui est le président de la République. Restons derrière lui. Il n’y a pas une seule personne qui ne va pas passer… Nous avons tous prié Dieu pour qu’il nous donne un président qui peut nous aider. Et, il nous a donné le Pr Alpha Condé. Celui qui dit que ce n’est pas ce dernier, c’est avec Dieu qu’il sera en conflit… Même si c’est une famille, si vous n’êtes pas d’accord, votre famille ne peut pas avancer. Donc, donnons-nous la main, soyons unis et restons derrière le Pr Alpha Condé pour que la Guinée aille de l’avant », a indiqué Hadja Sarangbè Camara.

A noter que la célébration du 61ème anniversaire de la Guinée à Kindia a été rehaussée de la présence de monsieur Ibrahima Kalil Konaté (K²), président du Conseil d’administration de la LONAGUI et ancien ministre de l’éducation, et du député uninominal de Kindia, Dembo Fadiga.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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02 octobre à Forécariah : le préfet réitère son soutien au projet de nouvelle Constitution

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Le préfet de Forécariah et madame, ce 02 octobre 2019 à la fête de l’indépendance

Comme annoncé précédemment, c’est à l’instar des autres préfectures de la Guinée que Forécariah a célébré ce mercredi, 02 octobre 2019, le 61ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. La fête a été marquée par une grande mobilisation des couches socioprofessionnelles de la localité. Le préfet, Alhassane Camara, a mis l’occasion a profit pour faire plusieurs annonces, notamment son soutien au projet de nouvelle constitution qui divise aujourd’hui les guinéens, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans la préfecture de Forécariah, la célébration de l’anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance a commencé par le dépôt d’une gerbe de fleurs à la place des martyrs. Ensuite, les autorités administratives, communales et les citoyens ont rejoint la place de l’indépendance pour la tenue du discours du préfet mais aussi pour le défilé géant.

Louant les efforts d’un peuple qui a subi 60 ans d’indépendance, le préfet Alhassane Camara a dit que « la célébration de notre indépendance est un moment d’intense émotion pour la nation car elle constitue une fête qui nous rassemble, exalte notre liberté recouvrée et met à l’honneur non seulement nos compatriotes qui se sont investis ou s’investissent pour la cause de la patrie, mais aussi les valeurs et les symboles que nous ont légué les pères fondateurs de notre pays. En effet, le 02 octobre 1958, après avoir courageusement voté NON au référendum Gaulliste du 28 septembre 1958, le peuple de Guinée a mis fin à plus d’un demi siècle de joug colonial français pour devenir maître de son destin devant l’histoire. Il a commencé à jouir du soleil de l’indépendance sous la direction du feu Ahmed Sékou Touré », a rappelé le préfet.

Poursuivant, Alhassane Camara soutient que notre pays a connu des mutations historiques qui se sont réalisées grâce au combat que mène le peuple de Guinée pour son développement social, politique et économique. « Il reste entendu que de 1958 à 2019, nous avons connu des événements douloureux et fâcheux, comme par exemple l’agression du 22 novembre 1970, les incursions rebelles de septembre 2000, les événements de janvier et février 2007, l’épidémie de la maladie à virus Ebola et j’en passe. Donc, à titre individuel ou collectif, nous avons enregistré et géré des crises, car la vie ne nous réserve pas que des merveilles. Face aux dures épreuves que traverse notre pays, nous avons toujours fait montre de courage, de sagesse, de compréhension mutuelle, de patriotisme et de tolérance pour le triomphe de nos valeurs humaines ».

Par ailleurs, le préfet de Forécariah n’a pas manqué de citer quelques réalisations faites à Forécariah depuis l’arrivée du professeur Alpha Condé au pouvoir. « Pour le cas particulier de notre préfecture, Forécariah a été gratifié par la réalisation de nombreuses actions, parmi lesquelles nous avons: la construction d’un grand pont à deux voies sur le fleuve Kissi-Kissi, la construction d’un pont reliant l’île de Kaback à la terre ferme de Maférinyah, le reprofilage de 40 kilomètres de pistes rurales dans les sous-préfectures de Moussayah et de Maférinyah, les travaux de bitumage de 12 kilomètres de la voirie urbaine, les débuts d’exploitation des mines de Yomboyély, Lansanyah et Sangbalama dans les sous-préfectures de Moussayah et de Kaliah, le financement des travaux de construction de la digue de ceinture de Kaback et dont les travaux sont en cours de réalisation, les travaux d’aménagement des installations portuaires et ferroviaires reliant les mines aux ports de Contah et de Senguélén, la construction d’un poste de santé à Sinkinet dans Kaliah et la construction de 186 salles de classes… »

En outre, Alhassane Camara a fait savoir qu’il soutient le projet de nouvelle constitution que veut s’octroyer le RPG Arc-en-ciel pour accorder un bail supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. « Je déclare du haut de cette tribune que la préfecture de Forécariah adhère au projet d’élaboration de la nouvelle constitution qui devra prendre en charge les nouvelles aspirations du peuple de Guinée. Avec 61 ans d’indépendance, la maturité politique du peuple de Guinée n’est plus à démontrer. Nous devons imprimer à ces consultations la transparence et la crédibilité exigées par le gouvernement et la CENI, comme les élections antérieures organisées pendant cette 3ème République », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler que des femmes favorables au projet de nouvelle constitution ont également participé au défilé.

De Forécariah, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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2 octobre à Labé : la pluie et les autorités locales perturbent le programme conçu par la jeunesse

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Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de la commune urbaine de Labé

Le carnaval organisé dans la matinée de ce mercredi, 2 octobre 2019, par la Coalition des Structures, des Associations et des Mouvements (COSAMOUV) de la commune urbaine de Labé a été perturbé par une forte pluie et un incident protocolaire avec les autorités locales survenu au stade régional Elhadj Saïfoulahi Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La fête commémorative du 61ème anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée aurait pu passer encore inaperçue ce mercredi, 2 octobre 2019, dans la ville de Labé si des jeunes leaders regroupés au sein de la Coalition des Structures, Associations et Mouvements (COSAMOUV) de la commune urbaine n’avaient pas eu l’initiative d’organiser un carnaval de réjouissance. Le programme officiel ne prévoyait que le dépôt de la gerbe de fleurs par le gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du préfet de la localité, Elhadj Safioulahi Bah et du maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

L’ambiance était vraiment festive au départ de ce carnaval qui est parti du carrefour Tinkisso pour la place des Martyrs en passant par les ronds-points Hôpital Régional, Hoggo M’Bouro, carrefour banques, carrefour grande mosquée et place des Martyrs. La forte pluie a surpris les manifestants quelques mètres seulement après le carrefour de la grande mosquée. Tout le monde était mouillé à l’arrivée et les reporters de la presse locale étaient obligés de ranger leurs appareils.

A la fin de la pluie, les autorités régionales, préfectorales et communales sont arrivées sur les lieux. Mais, elles ne voulaient pas que les jeunes qui ont fait un effort pour mobiliser la population juvénile prononcent un discours.

« D’habitude, il n’y a que 3 discours qui sont prononcés ici par le gouverneur, le préfet et le maire » notifie-t-on aux organisateurs.

« Il est hors de question. Nous ne pouvons pas mobiliser les gens et ne pas prendre la parole. Nous avons un message à délivrer à la jeunesse parce que pour cette année nous avons un slogan fort : L’HEURE DE LA JEUNESSE A SONNE » réplique Al Habib Bah au maire de la commune urbaine qui semblait jouer au porte-parole des autorités locales.

Mamadou Aliou Laly Diallo est allé jusqu’à se faire huer lorsqu’il a demandé alors à voir le contenu du discours préparé les jeunes avant qu’ils ne soient autorisés à prendre la parole.

Finalement, les responsables du COSAMOUV ont prononcé leur discours et ont immédiatement demandé à ceux qu’ils ont mobilisés de quitter les lieux.

A leur tour, ils se sont retirés avec les appareils de sonorisation qu’ils avaient envoyés au stade régional pour faciliter la communication avec le public. Comme pour dire que le programme officiel a continué avec un mégaphone emprunté à une communicatrice traditionnelle.

Les jeunes leaders de Labé avaient soupçonné une tentative de récupération de leur initiative quand ils ont suivi deux communiqués diffusés dans la soirée d’hier, mardi, 1er octobre 2019, sur les antennes de certaines radios locales par le préfet, Elhadj Safioulahi Bah et le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Oumar Sadio Diallo

« Ils nous avaient dit qu’ils n’avaient pas un programme à part le dépôt de la gerbe de fleurs. Pourquoi ont-ils alors attendu la veille de l’évènement pour faire un communiqué comme s’ils étaient au centre de la mobilisation » regrette Oumar Sadio Diallo.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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