Cellou Dalein confiné à Dixinn : aucun accès, même pour un journaliste…

18 octobre 2019 à 15 03 01 100110

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le domicile du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, a été bouclé par des camions et d’agents armés qui refusent tout accès à sa maison ce vendredi. Un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place s’est lui-même vu refuser l’entrée.

« J’ai tout fait ! J’ai expliqué au responsable des agents qui sont là que nous avons un rendez-vous avec le président de l’UFDG dans le cadre professionnel ; mais, ils ont refusé et m’ont demandé de m’éloigner des lieux », a indiqué notre reporter qui attend toujours une « permission » de la sécurité pour aller faire son travail…

Selon un cadre de l’UFDG, au moins trois proches de Cellou Dalein ont pu accéder à son domicile dans la matinée de vendredi, 18 octobre 2019. « Mais, quand on est sorti, ils ne nous ont plus laissés entrer. On apprend que c’est un officier qui est venu leur crier dessus avant d’ordonner qu’on ne laisse plus personne entrer ou sortir », a indiqué un cadre de l’UFDG.

A préciser qu’au-delà des rendez-vous officiels ou privés de la journée, le chef de file de l’opposition guinéenne est attendu au QG de son parti pour présider une réunion du bureau politique national cet après-midi, avant l’assemblée générale hebdomadaire de demain, samedi…

Depuis le lundi dernier, le FNDC (une coalition de la société civile et des partis politiques de l’opposition) a lancé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui est synonyme d’un troisième mandat. Ces manifestations ont déjà fait au moins dix morts (dont deux à Mamou), plusieurs blessés et de nombreuses arrestations dont les principaux leaders du front national pour la défense de la Constitution.

Malgré tout, le président Alpha Condé continue d’entretenir le doute sur ses intentions et déploie ses efforts à créer la confusion entre ces manifestations citoyennes pour la défense de la loi fondamentale du pays et les manifestations politiques qui ont jonché sa gouvernance. Les confinements des opposants (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ainsi que des campagnes distillées dans les médias d’Etat et certains privés sont utilisés à cet effet.

A suivre !

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Urgent : Cellou Dalein empêché de sortir « par des militaires et d’agents armés »

18 octobre 2019 à 14 02 06 100610

Alors que la journée paraissait calme et que tous les regards étaient braqués sur les tribunaux où les leaders du FNDC et des présumés manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé sont jugés, on apprend que les accès au domicile du leader de l’opposition guinéenne sont fermés : il n’y a ni entrée, ni sortie…

C’est à 13 heures 39 minutes que Guineematin.com a appris ce nouveau confinement du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. « Le président est séquestré à son domicile, à Dixinn ! Des véhicules militaires et des dizaines d’agents en armes bloquent tous les accès : personne ne peut entrer, ni sortir de sa maison », a précisé un proche du principal opposant au régime Alpha Condé.

Depuis le lundi dernier, le FNDC (une coalition de la société civile et des partis politiques de l’opposition) a lancé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui est synonyme d’un troisième mandat. Ces manifestations ont déjà fait au moins dix morts (dont deux à Mamou), plusieurs blessés et de nombreuses arrestations dont les principaux leaders du front national pour la défense de la Constitution.

Malgré tout, le président Alpha Condé continue d’entretenir le doute sur ses intentions et déploie ses efforts à créer la confusion entre ces manifestations citoyennes pour la défense de la loi fondamentale du pays et les manifestations politiques qui ont jonché sa gouvernance. Les confinements des opposants (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ainsi que des campagnes distillées dans les médias d’Etat et certains privés sont utilisés à cet effet.

A suivre !

Un reporter de Guineematin.com est en route pour mieux vous informer

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Main tendue d’Alpha Condé aux opposants : voici la réaction de Sidya Touré

15 octobre 2019 à 15 03 15 101510

Après la chaude journée d’hier, lundi 14 octobre 2019, à l’occasion de laquelle des manifestations et des violences ont été enregistrées à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, le président Alpha Condé a lancé un appel au dialogue avec le FNDC qui a appelé à ces mouvements de protestation contre un troisième mandat en Guinée. Des manifestations qui ont paralysé la plupart des villes du pays et ont entraîné au moins 5 morts dont un gendarme, de nombreux blessés et des interpellations.

Au lendemain de cette main tendue du chef de l’Etat, un reporter de Guineematin.com a recueilli la réaction de l’opposant Sidya Touré. Le président de l’UFR s’est exprimé depuis son domicile situé au quartier Minière où il est confiné par des agents des forces de l’ordre depuis hier matin. Il émet des doutes quant à la sincérité des autorités et pose des conditions pour participer à toutes discussions avec le pouvoir.

« Il faut commencer par libérer les responsables du FNDC qui ont été arrêtés dans les circonstances que nous connaissons. C’est-à-dire de manière totalement illégale avant qu’on ne discute de tout cela. C’est une habitude du pouvoir d’Alpha Condé. Chaque fois qu’il y a eu crise, on vous lance un os le temps pour vous de remuer cela, ils continuent leur programme. Cellou et moi avons écrit avant la crise pour ne qu’on arrive à ce niveau au ministre de l’administration du territoire pour lui demander à ce que le comité de suivi soit réactivé. Cela n’a pas été fait fait. Ça veut dire il n’y aucune sincérité en cela (la main tendue d’Alpha Condé, ndlr). C’est simplement pour faire baisser la tension. Nous n’avons aucun intérêt à nous inscrire dans une aventure pareille », estime Sidya Touré.

Pour l’opposant, le peuple de Guinée s’est exprimé à travers les manifestations d’hier et a donné sa position sur le projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Les manifestations d’hier ont prouvé que la majorité des guinéens étaient opposés à l’idée d’un troisième mandat d’Alpha Condé. C’est vraiment la première conclusion qu’on peut tirer de ces manifestations. Ensuite, nous estimons que le pouvoir a été fébrile. Parce que je ne vois pas de raison pour laquelle on peut avoir à tirer sur les jeunes gens qui sont en train de manifester dans un pays où la constitution leur donne absolument ce droit.

On s’est rendu compte que notamment en ce qui concerne l’UFR, nos militants ont été ciblés de telle façon qu’on puisse casser les manifestations, ce qui n’a pas marché. De Matoto jusqu’à Kaloum, pratiquement il y a une quarantaine. Ce matin encore, j’apprends qu’on est pratiquement à plus de cinquante personnes arrêtées y compris le responsable de la jeunesse du parti dont la concession familiale a été agressée. Des gens ont été blessés, des véhicules ont été saccagés et je pense que c’est un comportement qui n’est pas digne d’un gouvernement », a regretté le président de l’UFR.

L’opposant s’insurge aussi contre des abus dont son parti a été victime en Haute Guinée. « Hier, les manifestants qui étaient réunis au siège de l’UFR à Kankan ont été agressés, molestés et le siège a été totalement saccagé. Ils ont été envoyés à la police, et ce matin ils ont été déférés et mis en prison. On a une douzaine comme ça. À Siguiri, les intimidations, à Mandiana, on a un blessé, on ne sait pas dans quel état il est actuellement. Donc voilà un peu ce qui s’est passé hier. Le résultat global de tout ça, les Guinéens ont voté hier en sortant massivement et en maintenant les activités bloquées non seulement à Conakry et dans la majeure partie des villes de l’intérieur pour s’opposer au troisième mandat d’Alpha Condé », a laissé entendre Sidya Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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2ème jour des manifs anti-3ème mandat en Guinée : Conakry encore paralysée

15 octobre 2019 à 11 11 55 105510

La capitale est paralysée pour la deuxième journée consécutive ce mardi, 15 octobre 2019. Même si la situation est moins tendue qu’hier, la vie est loin de reprendre son cours normal à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La décision du Front National pour la Défense de la Constitution de poursuivre les mouvements de protestation visant à contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement de la Constitution qui devrait lui permettre de briguer un 3ème mandat en 2020, continue à faire des effets à Conakry. Après la folle journée du lundi, la paralysie est quasi-totale ce mardi encore dans la capitale guinéenne.

Sur la route le Prince, des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus par endroits. Des accrochages les ont opposés aux forces de l’ordre notamment à la T6, dans le quartier Yattaya. Sur l’autoroute Fidel Castro et sur la corniche Lambanyi-Taouyah, aucune manifestation de rue n’est signalée ce matin. Mais partout, la plupart des activités restent encore paralysées. Les forces de l’ordre sont visibles dans tous les carrefours pour parer à toute éventualité.

De leur côté, les leaders de l’opposition guinéenne : Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré sont confinés à leurs domiciles depuis hier matin. Des agents de sécurité sont déployés devant leurs maisons pour les empêcher de sortir. S’exprimant dans les médias, les deux anciens Premiers ministres ont appelé hier les militants à cesser toute activité et à poursuivre les manifestations de rue jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

Lundi soir, le président Alpha Condé a lancé un appel au dialogue pour mettre fin à cette crise. Mais, les opposants posent des conditions pour aller à un dialogue avec les autorités. Il s’agit entre autres de la libération de toutes les personnes arrêtées depuis samedi et une déclaration du président Alpha Condé dans laquelle il va annoncer sa renonciation au projet de changement de la constitution dans le but de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

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Sidya Touré confiné à son domicile : la Guinée est « dans l’illégalité absolue »

14 octobre 2019 à 14 02 06 100610

Comme annoncé précédemment, le président de l’UFR Sidya Touré est confiné à son domicile ce lundi, 14 octobre 2019, tout comme son homologue de l’UFDG Cellou Dalein Diallo. Des agents des forces de l’ordre ont été déployés très tôt devant les domiciles des deux leaders de l’opposition politique guinéenne pour les empêcher de sortir manifester dans la rue contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Un reporter de Guineematin.com déployé au domicile de Sidya Touré a recueilli la réaction de l’opposant face à cette situation.

« Ça ne nous réconforte pas. Je pense que nous sommes dans l’illégalité absolue dans ce pays et que ce gouvernement qui devrait être là pour subvenir aux besoins de nos compatriotes a décidé de la faire de la loi un instrument d’oppression, de domination, d’autocratie. C’est de ça qu’il s’agit. Et ça, on ne pourra pas l’accepter… On veut se servir de notre loi pour pouvoir la violer. Nous sommes absolument contre un troisième mandat et nous nous battrons pour cela jusqu’au bout », a réagi le président de l’UFR.

Sidya Touré se félicite cependant du fait que l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution a été entendu par les citoyens. « Ce n’est pas parce que je suis confiné que les militants ne peuvent pas sortir. Eux, ils sont sortis massivement. Aujourd’hui, de Boké jusqu’à Mamou, vous avez des militants dans tous les quartiers », a-t-il dit.

L’opposant dénonce par ailleurs les arrestations enregistrées hier, dimanche, dans les rangs de l’UFR. « Hier soir, vous avez été témoins des arrestations au sein de mon parti notamment dans le quartier de Matam. Rien qu’à Matam, 5 personnes ont été arrêtées dont le secrétaire général de la jeunesse du parti qui est en même temps vice maire de Matam. On l’a agressé à son domicile, on a détruit des véhicules, tout ceci pour venir l’arrêter. Je lui demande de prendre courage et de continuer cela », a lancé Sidya Touré.

A suivre !

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Sidya Touré à ses militants : « quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi, ni mercredi »

12 octobre 2019 à 18 06 43 104310

L’Union des Forces Républicaines (UFR) compte répondre massivement à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le lundi, 14 octobre 2019. Pour gagner le combat contre « les ennemis de la République », Sidya Touré a exhorté ses militants à une grandiose mobilisation. Il l’a dit à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale du parti républicain ce samedi, 13 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

C’est un Sidya Touré déterminé à lutter contre le projet de nouvelle constitution qui s’est exprimé à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi. L’ancien Premier ministre a invité ses militants à ne pas reculer et à se lever comme un seul homme pour combattre les promoteurs du projet de nouvelle constitution. « Le peuple de Guinée, c’est vous ; le souverain dans ce pays, c’est vous. Celui qui décide de l’orientation de la République de Guinée, c’est le peuple de Guinée, et vous êtes les représentants du peuple de Guinée. Ils ne peuvent pas nous effrayer. Il parait qu’on a arrêté Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et même Bill de Sam, parce qu’on ne va pas changer notre programme. Demain on ne manifeste pas parce que c’est dimanche. Lundi vous sortez ou vous ne sortez pas ? », a lancé Sidya Touré, répondu en chœur par l’affirmative.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, Sidya Touré a rassuré ses militants que le combat sera mené jusqu’au bout. « Les leaders de l’opposition, qu’on soit bloqué, arrêté, qu’on soit je ne sais quoi, le lundi, le peuple de Guinée doit se manifester. Ce n’est pas seulement lundi, mardi ou mercredi mais ça va continuer. Je dis Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). On envoi des gens pour dire qu’on va assassiner Sidya, on va tuer Cellou Dalein, on va faire ceci. Notre vie est dans les mains de Dieu. La différence entre nous, c’est que nous croyons en Dieu. Ecoutez bien, peut-être que le samedi prochain il n’y aura pas de réunion ici parce que ce n’est pas Conakry seulement. Quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi ni mercredi. Ne vous laissez pas intimider. Si la Guinée doit aller mieux, c’est vous qui allez le décider, si votre avenir doit être meilleur, si les enfants ne doivent plus aller dans les trains d’atterrissage des avions, si les enfants ne doivent plus mourir dans la Méditerranée, sortez massivement le lundi, 14 octobre 2019. On ne va pas s’arrêter devant cette affaire de troisième mandat. Troisième mandat, Amoulanfé. Présidence à vie, Amoulanfé. Elections truquées, Amoulanfé », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne l’arrestation de certains membres du FNDC, Sidya Touré a affirmé devant ses militants qu’ils vont contacter leurs avocats pour qu’ils sachent où se trouvent leurs camarades.

Par la même occasion, le président de l’UFR a indiqué que le FNDC a écrit une lettre au président en exercice de la CEDEAO pour attirer son attention sur la situation qui prévaut en Guinée. « C’est pour lui dire qu’on a donné des ordres pour qu’on puisse manifester à partir du lundi parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Tout ce qu’on a fait depuis l’arrivée de ce régime en Guinée, ça a été pour rien du tout. Donc, nous sommes sur ce chemin. C’est le lundi, on est prêt pour ça ? On est prêt pour sortir ? Si on vous donne l’argent de la Guinée prenez, bouffez et vous sortez manifester. Le lundi, 14 octobre 2019, nous allons manifester ou nous n’allons pas manifester ? Troisième mandat Amoulanfé. Notre avenir est dans nos mains et je sais qu’à chaque fois nous avons relevé le défi », a-t-il indiqué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Baisse d’activités, chute de la monnaie, interdiction de voyage… Ce qui menace la Guinée

8 octobre 2019 à 9 09 06 100610
Le président Alpha Condé menacé par des manifestations contre son projet de nouvelle Constitution

Comme on le sait, hier, lundi, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a fixé au lundi prochain, 14 octobre 2019, le début des manifestations contre le changement de la Constitution. Un changement qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat ou un premier de la quatrième République (ce qui revient à la même chose : rester au pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020).

Depuis, certains pensent à du déjà vu, étant donné que les principaux pourvoyeurs de manifestants (l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré) étaient dans les rues en début de mandat du président actuel. Mais, erreur !

Les manifestations contre un troisième mandat ne sont en rien comparables à celles qui avaient été enregistrées en Guinée entre 2012 et 2013, quoique violentes et paralysantes. A l’époque, Alpha Condé venait d’être élu ; et, surtout, ses promesses faisaient encore rêver tant en Guinée qu’au niveau international…

Les manifestations annoncées contre sa volonté de changer la Constitution dans l’unique but de se maintenir au pouvoir sont d’abord et avant tout soutenues par l’opinion publique nationale et internationale, avide d’alternance, la sève nourricière de la démocratie. Et, leur répression (comme celles de 2012 et 2013) déclenchera quasi automatiquement une réaction de la communauté internationale. Des membres des forces de sécurité pourraient être poursuivis au niveau international, de même que les officiels du Gouvernement, de la présidence de la République et tout autre acteur qui s’afficherait comme promoteur de la violation de la Constitution. C’est à ce niveau que les listes déjà publiées par le FNDC et la lettre adressée à la Cour Pénale Internationale pourraient servir…

Par ailleurs, l’annonce du début des manifestations dès le lundi prochain sème déjà le doute sur la réalisation des activités prévues par des ONG et institutions la semaine prochaine. Ce qui entraîne une baisse d’activités, donc de financement des projets en faveur de la Guinée ! « Notre programme pourrait être reporté puisque nous ne pouvons pas sortir s’il y a des troubles dans la ville », a annoncé un partenaire au téléphone de Guineematin.com hier soir.

Bref, comme sous Lansana Conté, la volonté du régime Alpha Condé de changer la Constitution pourrait d’abord entraîner la baisse des activités. Pour faire face à la demande sociale et payer au moins les salaires, les autorités useront de la planche à billets. Ce qui entraînera la chute de la monnaie. Et, les prévisibles répressions des manifestants conduiront inéluctablement à des sanctions au niveau international comme l’interdiction de voyage, le refus d’asile pour « les criminels » et au bout du compte la fin du régime…

Le président Alpha Condé peut-il encore sortir par la grande porte ?

Il suffit au chef de l’Etat d’annoncer officiellement qu’il ne sera pas candidat et de s’engager à passer la main au nouvel élu pour tout décrisper. Et, la mise en oeuvre de cet engagement permettrait au président Alpha Condé d’éviter à la Guinée toute autre velléité de se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat ; surtout, de barrer la route à tous ceux qui rêvent d’accéder à la magistrature suprême de notre cher pays par un putsch militaire ou la pression de la rue…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Manifestations anti-3ème mandat : les appels de Cellou Dalein, Sidya et Ousmane Kaba aux Guinéens

7 octobre 2019 à 17 05 52 105210

Comme annoncé précédemment, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé comptent entamer leurs mouvements de protestation à partir de la semaine prochaine. Le Front National pour la Défense de la Constitution, structure composée des principaux partis d’opposition du pays, d’activistes de la société civile et de syndicalistes entre autres, a appelé au début des manifestations de rues le lundi, 14 octobre prochain sur l’ensemble du territoire national.

Cela, afin de barrer la route au projet de changement de l’actuelle constitution qui devrait permettre au chef de l’Etat guinéen de s’octroyer un troisième mandat en 2020. Juste après la lecture de la déclaration annonçant cette décision devant la presse ce lundi, 07 octobre 2019, les opposants Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Dr Ousmane Kaba ont adressé un message à leurs compatriotes.

Décryptage !

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne : dans ce combat, il n’y a aucun doute, nous sommes avec tous les Guinéens honnêtes, épris de paix, de justice et de la démocratie. Nous sommes avec la communauté internationale (certains membres de cette communauté se sont exprimés clairement contre le changement ou le tripatouillage de la constitution). Nous sommes soutenus, nous devons résister. Il s’agit de défendre les valeurs auxquelles est particulièrement attaché notre pays. Ce combat est multiforme, nous devons le mener avec détermination et avec l’esprit de sacrifice que cela exige.

Sidya Touré, président de l’UFR : nous rentrons dans une phase où les Guinéens doivent récupérer leur liberté qu’on veut nous confisquer. Il faut que cela soit clair, nous n’accepterons pas de 3ème mandat, que ça soit par référendum ou organisé de manière déguisée derrière un semblant d’élections législatives. Nous n’accepterons pas que le peuple de Guinée soit capitalisé, nous n’accepterons pas qu’il n’y ait même plus de partis d’opposition parce que c’est l’objectif qui est fixé. Nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous allons faire en sorte que les Guinéens démontrent la légitimité dans ce pays.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la situation est grave ! La question essentielle est celle-ci : est-ce que les Guinéens veulent la République et la liberté ou les Guinéens veulent une royauté ou la présidence à vie ? Je pense que toutes les personnes de bonne volonté doivent se donner la main pour éviter à notre pays un recul démocratique. Ce combat doit être le combat de tous les Guinéens où qu’ils soient. Je voudrais placer ce combat sous le signe de l’unité nationale et de la fraternité de notre pays. Il faut que tous les Guinéens se donnent la main. Parce que c’est une partie de l’élite qui confisque la liberté de la Guinée.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Communication politique : l’UFDG et l’UFR renforcent leurs bases

7 octobre 2019 à 9 09 52 105210

Engagées dans un bras de fer à l’issue complètement incertaine avec le pouvoir, les deux plus grandes formations politiques d’opposition de Guinée renforcent leurs capacités pour être plus efficaces. C’est dans ce cadre que plusieurs cadres et communicants de l’UFDG et de l’UFR viennent de suivre une session de formation portant sur la communication et le marketing politique. Organisés par la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (FNF), ces travaux ont duré deux jours, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Daouda Seck, le directeur général adjoint de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, le choix du thème de cette formation « ne s’est pas fait au hasard. Il découle du contexte social et politique de la Guinée miné par la volonté d’un régime et de son capitaine de vouloir s’agripper, de vouloir changer les règles du jeu à un an de l’élection présidentielle. Je suis convaincu que cet atelier a été utile et profitable à ceux qui ont participé », a-t-il déclaré.

Nadia Nahman, chef de cabinet du président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, au nom des participants, a salué cette initiative. « Au sortir de ce séminaire, on se sent suffisamment outillés pour appréhender sereinement les problématiques liées à la communication verbale et para-verbale à l’heure du numérique. L’approche adoptée par nos formateurs a permis de créer un cadre d’échange particulièrement dynamique, fructueux et productif. J’aimerais au sortir de ce séminaire retenir un seul mot, un mot sur lequel nous avons beaucoup insisté tout au long de ce séminaire, c’est celui de solidarité. Puisse ce principe de solidarité puisse servir de sentinelle qui éclairera notre action dans l’unité », a souhaité l’opposante.

Présent à la cérémonie de clôture de cette formation, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a invité les bénéficiaires à faire bon usage des connaissances acquises pour le bien de leurs partis et du pays tout entier.

« Je voudrais tenter de reclasser le rôle crucial que peut revêtir la communication dans un contexte de tension politique comme celui que connait la Guinée. La communication peut aggraver cette tension, comme elle peut contribuer à la résoudre. Il faut justement craindre que le pouvoir actuel dans sa désespérance de ne pas pouvoir imposer à notre peuple cette relique de 3ème mandat ne développe une communication qui s’applique sur la politique de la terre brulée. Je vous exhorte à la vigilance d’une part pour combattre toute communication porteuse de haine et de désunion nationale, et d’autre part pour promouvoir une communication positive, responsable de renforcement de notre cohésion nationale sur la base des valeurs libérales », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que l’UFDG et l’UFR sont tous les deux membres du Réseau Libéral Africain (RLA), affilié à l’internationale libérale.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Pita : le préfet reçoit une mission conjointe de promoteurs de la paix et de l’unité nationale

25 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta a reçu, dans la matinée de ce mercredi, 25 septembre 2019, une mission conjointe de promoteurs de la paix conduite par l’honorable Elhadj Mamadou Aliou Bah, député uninominal de Ratoma, et membre du groupe parlementaire ‘’Les Libéraux-Démocrates’’, venue dans la préfecture échanger avec les différentes couches sociales et politiques, au cours d’une réunion publique prévue demain, jeudi, 26 septembre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme à Labé et dans 21 autres préfectures de la Guinée profonde, cette rencontre de Pita porte également sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix, le respect des droits de l’homme et de la loi, surtout avant, pendant et après les consultations électorales qui pointent à l’horizon.

Justin Morel Junior, ancien ministre guinéen de la communication

« Quand on parle d’élections, quand on parle de processus électoral, tout se met en branle, tout s’accélère et souvent la violence est au carrefour des différentes situations. Partant de ce constat, bien souvent, c’est la communauté internationale qui a dû intervenir pour nous aider à retrouver le chemin de la paix. Au vu de tout cela, le PNUD, sous le label de Fonds de Consolidation de la Paix, avec le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme s’est rendu à l’Assemblée Nationale pour faire le même constat avec les différents groupes parlementaires, avec le président de l’Assemblée Nationale. Et suite à cela, dans l’esprit du projet, il a été demandé de trouver des personnalités guinéennes qui inspirent la confiance, qui inspirent la sagesse, qui ont les compétences et les expériences nécessaires pour pouvoir faire de la médiation entre les différentes parties guinéennes, afin que la paix soit le comportement de tous. C’est ainsi que 12 personnes ont été identifiées. Elhadj Ousmane Souaré qui est là fait partie de ce groupe qui est désormais appelé Groupe National de Contact pour le Dialogue et la Paix » a expliqué le conseiller technique du projet ‘’Appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée.’’

Ce groupe mis en place a entrepris un certain nombre de démarches auprès des différents groupes parlementaires et des différents leaders.

« Ils ont rencontré tour à tour le Bloc Libéral (BL) de monsieur Faya Millimono, l’UFR avec Sidya Touré, le groupe de la mouvance RPG Arc-en-ciel avec le secrétaire général du parti, Saloum Cissé. Et enfin, il y a quelques jours, le président de l’UFDG, le frère Cellou Dalein Diallo. Globalement, partout ils ont trouvé une atmosphère de paix. Et cette mission a été déclenchée simultanément dans 23 préfectures du pays pour que le même message de paix, les mêmes types de visites de plaidoyer soient organisées. Que des foras, des discussions directes avec les forces vives des préfectures soient organisées afin que les points de vues soient harmonisés pour que dans l’unité et la diversité nous conjuguons le même verbe que celui de faire la paix » a ajouté l’ancien ministre guinéen de la communication, Justin Morel Junior.

Khalidou Keïta, préfet de Pita

En recevant cette délégation dans son bureau, le préfet de Pita, Khalidou Keïta a salué l’initiative. « Je suis comblé dans la mesure où le travail que vous venez faire, c’est un travail noble. Un travail qui nous incombe, nous autorités locales, puisque notre mission première, c’est la sécurité des populations et leurs biens. Cette sécurité ne peut pas être sans la paix. La paix est le premier ingrédient pour tout développement. Sans paix, pas de développement » a rappelé le préfet de Pita.

Au cours de son intervention, Khalidou Keïta la disponibilité de son cabinet à ne ménager aucun effort pour que cette mission conjointe dans la préfecture de Pita se déroule dans les meilleures des conditions.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de nombreuses personnalités

17 septembre 2019 à 20 08 17 09179

Décédé hier lundi, 16 septembre 2019, le très respecté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular, a été inhumé dans l’après-midi de ce mardi au cimetière de Hafia, dans la commune de Dixinn. Un vibrant hommage a été rendu au notable à son domicile au quarter Hafia par des parents, des amis, des leaders politiques, des responsables des coordinations régionales et des hauts cadres de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

Mamady Youla, ancien Premier ministre

Mamady Youla, ancien Premier ministre : « moi je suis venu ici, d’abord c’est mon beau. C’est l’oncle de mon épouse. Donc, c’est d’abord à ce titre, je dois dire que je suis venu dans la famille, avant même de parler de l’homme. Ce que je peux dire, c’est que tous ceux qui travaillent pour l’union des guinéens. Pour que les guinéens se donnent la main, nous devons les honorer. Et bien entendu, c’est un être humain, on a décliné toutes ses qualités : un homme pieux, un respectueux, un croyant. Donc, nous ne pouvons que saluer sa mémoire ».

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR : « je suis venu compatir à cette douleur que nous partageons tous à travers la disparition de notre doyen, Elhadj Saïkou Yaya… Il a toujours été une source d’inspiration pour nous. Nous avons toujours eu un bon accompagnement de sa part. Moi qui vous parle, j’ai été membre fondateur de l’UNR, et lui-même il était membre fondateur de l’UNR ; et il a été le président de la coordination que nous avons mise en place à un moment où il y a eu une petite dissension à notre sein. Toujours est-il qu’il a incarné des vertus très honorables qui font qu’au jour d’aujourd’hui nous sommes très fiers de lui. Nous prions tous pour le repos de son âme ».

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré, président de l’UFR : « je suis venu présenter nos condoléances suite au décès du doyen de la coordination Haali Poular. C’est une occasion pour lui rendre hommage pour le rôle qu’il a eu à jouer en tant que responsable social dans la vie publique de notre pays. Donc, je ne crois pas que je puisse ajouter quelque chose sauf qu’on souhaite que Dieu lui donne le paradis et qu’il puisse préparer le chemin pour nous là-bas, notamment comme c’est un Peulh, il va aller préparer pour que les Diakhanké puissent rentrer au paradis aussi ».

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn : « c’est un don de Dieu, c’est Dieu qui a donné, c’est lui qui a retiré. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce que Dieu a fait. Dieu lui a donné ce qu’il n’a pas donné à tout le monde. C’est-à-dire la chance de naître d’abord et d’avoir une longue vie. Quand tu as une longue vie, on estime que Dieu te reprendra avec tous les péchés effacés. Donc ce qu’il a eu, tout bon musulman souhaite avoir ça. Quelqu’un qui a vécu, qui a dirigé, qui a participé à la prise de décisions jusqu’à la fin de sa vie ; ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Nous lui souhaitons bon retour chez Dieu. Paix à son âme ».

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte : « nous les sages de la Basse Guinée, sommes venus présenter nos condoléances suite au décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry. Nous prions Dieu qu’il pardonne le défunt et qu’il l’accueille dans son paradis. Nous remercions aussi tous ceux qui ont effectué le déplacement pour participer aux obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya Barry et nous demandons à Dieu de les récompenser. Le Fouta Djallon nous a honorés. Et nous en profitons pour dire que les Peulhs et les Soussous sont des frères qui ne peuvent pas être divisés. Nous devons rester unis et regarder dans la même direction ».

Mamadou Dian Diallo, conseiller en communication du Premier ministre

Mamadou Dian Diallo, conseiller Communication du Premier ministre : « le décès du doyen Saïkou Yaya Barry est une perte pour la Guinée, c’est une perte pour la communauté Haali Poular. C’était un des notables, un des compagnons de l’indépendance, qui a participé à offrir à la Guinée son indépendance nationale et qui a parcouru toute la carrière administrative et politique dans ce pays. Il était un leader d’opinion, un leader écouté. Il participait à la construction de la paix durable dans le pays. Et sa perte est une perte énorme pour la nation guinéenne. Nous prions que la terre lui soit légère ».

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre : « c’est un grand homme, avec un grand parcours que j’ai pratiqué depuis ma tendre jeunesse, lorsqu’il était directeur de cabinet du gouvernorat de Boké et moi doyen de faculté. C’est un doyen qui m’a guidé le pas en ce temps et, nous avons gardé des relations exceptionnelles. Il est devenu un grand homme, un notable du Fouta et de toute la Guinée, œuvrant pour la justice, la vérité, surtout pour l’unité nationale. Je souhaite que le tout puissant le reçoive dans son paradis ».

Aliou Diallo, Vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République

Aliou Diallo, vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République : « je suis venu pour exprimer toutes mes condoléances pour le décès du doyen de la communauté Haali Poular. Lorsque je commençais ma carrière, le doyen était directeur de cabinet du département où j’étais. Nous avons grandi sous leurs aisselles. C’est eux qui nous ont mis les pieds à l’étrier. Donc, il représentait un symbole pour lequel j’étais obligé de venir ici pour m’incliner à sa mémoire, et demander au bon Dieu de lui accorder son paradis éternel ».

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « je pense honnêtement qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry est un sage. La Guinée vient de perdre l’un de ses meilleurs fils. Elhadj Saïkou Yaya Barry était un homme juste, il était un homme sage. Il représentait à lui-même la signification du mot sage. C’était un homme courageux. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry se battait pour la Guinée et les guinéens. Il se battait pour la justice. C’était un homme qui se révoltait dès qu’il y a une injustice. Dès qu’un guinéen est victime d’injustice, Elhadj Saïkou Yaya était là pour dire non, il faut arrêter. Elhadj Saïkou Yaya était un homme qui nous rappelait aussi l’histoire de la Guinée. Parce qu’il a été un haut fonctionnaire, il connait la Guinée, il connait les Guinéens. Et depuis 2010, il a toujours essayé de passer un message à l’endroit de nos gouvernants, pour dire que le plus grand mal que vous allez faire au pays, c’est le fait de diviser les guinéens. Essayer par tous les moyens pour mettre les guinéens sur le même pied d’égalité. La coordination dirigée par Elhadj Saïkou Yaya n’était pas une coordination seulement pour le Fouta, c’était une coordination pour l’ensemble des guinéens. Il y a beaucoup de Guinéens qui venaient ici : Malinké, Soussou, Peulh, Forestier, quand ils sont victimes d’injustice, venaient le voir. Votre confrère Mandian Sidibé, quand il a eu des problèmes, Elhadj Saïkou Yaya s’est levé, il a demandé à ce qu’il soit rétabli. Elhadj Saïkou Yaya, chaque fois que les enfants étaient victimes sur l’axe : Hamdallaye-Bambéto-Cosa, il se levait, il avait le courage de dénoncer l’injustice ».

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Djanguen ADLAM Guinée

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Janguen ADLAM Guinée : « le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry est une grande perte pour la nation guinéenne, en particulier pour notre association. Le doyen était très social, il était une bibliothèque vivante. C’est un doyen qui aidait tout le monde, il a beaucoup fait pour la Guinée et pour le peuple de Guinée. Aussi, il a beaucoup œuvré dans l’épanouissement de l’écriture ADLAM. Donc, cette perte nous afflige. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Politique : la réponse de Bouréma Condé à la demande de Cellou et Sidya

16 septembre 2019 à 17 05 28 09289
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Dans un courrier en date du 13 septembre 2019 adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), l’opposition guinéenne emmenée par Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré a demandé à Bouréma Condé de rouvrir les activités du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016. Cela, pour discuter des questions de grande préoccupation du moment.

En réponse, le président de ce comité de suivi a renvoyé les opposants vers le Premier ministre. Il leur a demandé d’aller discuter des sujets qui les préoccupent avec Kassory Fofana dans le cadre des consultations que ce dernier est en train de mener sur instructions du président de la République, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’accord politique du 12 octobre 2016 a exigé un audit complet du fichier électoral avant l’organisation des élections législatives. Les recommandations du rapport d’audit ayant été validées par toutes les parties prenantes, il devient urgent d’en faciliter et d’en accompagner la mise en œuvre en raison des échéances pressantes qui nous attendent. A cette fin, nous sommes convaincus de la nécessité de impérieuse de réunion du comité de suivi dont nous demandons expressément la reprise », peut-on lire dans le courrier des opposants adressé au ministre.

« En vertu des dispositions de l’article 58, alinéa 2, citation ‘’ le Premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. (…) Par rapport à la situation sociopolitique actuelle de notre pays, monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, d’ouvrir de larges consultations et de se mettre à l’écoute attentive de tous les acteurs sociopolitiques, recueillir leurs avis et suggestions sur toutes les questions de préoccupation nationale.

Monsieur le Premier ministre s’y emploie depuis le 9 septembre 2019 et il a déjà reçu certaines institutions républicaines. Les rencontres se poursuivent sans désemparer avec les acteurs sociopolitiques et vos formations y ont été invitées. Ceci me semble une opportunité pour y porter justement vos remarques, avis et suggestions non seulement par rapport au comité de suivi, mais également sur tous les autres sujets qui nous interpellent comme acteurs politiques », a répondu le général Bouréma Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré : « l’argent qui devait servir à faire des routes, des écoles, des hôpitaux… est détenu par un groupe d’individus »

8 septembre 2019 à 11 11 53 09539

A l’occasion de la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de son parti (tenues les 6 et 7 septembre dernier à Conakry), le leader de l’union des forces républicaines s’est exprimé sur la manière dont la Guinée est gouvernée depuis l’avènement, en 2010, du Pr Alpha Condé à la tête de ce pays.

Avec des propos teintés d’accusation de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré a laissé entendre que l’argent qui devait servir à construire des infrastructures (routes, hôpitaux, écoles…) et donner du travail aux jeunes, est aujourd’hui détenu par un groupe d’individus qui ne veut pas quitter le pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

Face à ses militants (qui lui ont gratifié d’un accueil chaleureux à son arrivée au siège du parti), le président de l’union des forces républicaines a dénoncé l’indifférence des autorités face aux multiples problèmes qui assaillent les guinéens.

« Quand j’ai dit que nous étions dans un Etat néant, ils ont dit : voilà ! Le président Sidya exagère. Mais, ces derniers temps-là, allez-y voir un sous-préfet, tentez de lui donner un document en imaginant un tant soit peu que ce document va être traité pour arriver à la préfecture, puis à l’administration du territoire. Vous allez voir s’il y a un Etat. D’abord, les préfets et les sous-préfets n’ont même pas de secrétaire. Et puis, aujourd’hui, les machines ne sont plus mécaniques. Ce sont des machines électriques. Et, nous n’avons pas de courant. Quand vous avez à faire à des problèmes comme ceux que nous avons connus ces derniers temps dans ce pays, avec les fortes pluies et les routes qui sont parties dans tous les sens, dans n’importe quel Etat, il y a une solution. Il s’agit de réunir les ministres pour dire voilà les problèmes et que des décisions d’urgences soient prises et appliquées. Mais, nous on a eu quoi ? Rien du tout ! Voilà l’Etat néant », a dénoncé Sidya Touré, tout en accusant le pouvoir en place d’avoir focalisé le débat en Guinée sur le changement de la Constitution et le troisième mandat.

Pour l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, ce comportement du pouvoir actuel est dû simplement au fait que le mandat de l’actuel président de la République tire à sa fin.

« Si on voulait changer la constitution, on l’aurait fait en 2011, 2012. Mais, c’est parce que le mandat est terminé et qu’on trouve qu’être président en Guinée est trop doux. Il y a l’argent et on n’a rien à faire. Donc, on doit continuer. Mais, nous n’accepterons pas un troisième mandat octroyé ici à Alpha Condé », a averti Sidya Touré.

Par ailleurs, le leader de l’UFR a indiqué qu’il y a trop d’argent en jeu dans la situation actuelle de la Guinée. Avec des mots qui cachent des accusations de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré pointe du doigt un groupe d’individus qui détiendraient tout l’argent du pays.

« Tout l’argent que vous ne voyez pas pour faire des routes, des hôpitaux, des écoles ; pour vous donner du travail, faire en sorte que vous ayez l’eau, l’électricité et l’assainissement est détenu par un groupe d’individus qui n’a pas envie de quitter là (le pouvoir)… Ils ont les fonds publics ; et, tous les jours on vit des scandales qui ne s’arrêtent pas », a dénoncé le président de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Sidya Touré aux jeunes de l’UFR : « ceux qui ne peuvent pas s’engager n’ont qu’à se démettre »

7 septembre 2019 à 20 08 05 09059

Les assises du conseil national des jeunes de l’Union des forces républicaines (UFR) ont pris fin ce samedi, 07 septembre 2019, à Conakry. Au terme de deux jours de consultation et d’échanges sur l’engagement politique et le processus électoral en Guinée, la jeunesse de l’UFR a mis en place un nouveau conseil national.

Un conseil de 112 membres, dirigé par un bureau exécutif composé de 73 membres et dirigé par le deuxième vice-maire de la commune de Matam, Badra Koné, élu au poste de secrétaire général de la jeunesse républicaine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ces assises au siège de l’UFR.

Déjà promu (par le conseil politique national de l’UFR) à la tête du bureau national de la jeunesse de l’UFR depuis plusieurs mois, Badra Koné vient d’être confirmé au poste de secrétaire général dudit bureau. Il remplace Saïkou Yaya Barry, qui occupe depuis quelques temps le poste de secrétaire exécutif de l’union des forces républicaines.

Prenant la parole à la cérémonie de clôture des assises nationales qui ont permis aux jeunes de l’UFR d’échanger sur « l’engagement politique et le processus électoral en Guinée », Saïkou Yaya Barry, désormais ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, a remercié le leader de l’UFR qui l’a porté, depuis plusieurs années à la tête de la jeunesse de ce parti. Une position qui lui a permis d’acquérir une somme inestimable d’expérience, dit-il.

« Arrivé à la tête de cette structure après mes études universitaires, fraichement lancé dans la vie active et n’ayant que peu d’expérience de la vie associative, vous (Sidya Touré) avez su, en votre qualité de détecteur de talent, me façonner dans l’art de la gestion des ressources humaines, le sens du sacrifice et du devoir pour son prochain. Encore jeune, vous m’avez donné une tribune pour m’exprimer et agir dans le sens de la dignité. Vous m’avez permis de me convaincre que ce combat que je mène auprès de vous est certes émaillé d’entrave et de déception, mais noble… En dehors de l’organisation structurelle de notre parti, nous avons réussi à mettre en place deux plateformes qui sont : le cercle des élèves diplômés et étudiants républicains et le cercle des intellectuels républicains. Ces deux plateformes ont contribué à la formation de la plus part des jeunes de l’UFR. Chers jeunes, la fin de cette année 2019 et le premier semestre de 2020 sont des périodes charnières au cours desquelles votre implication active s’avère indispensable. Car, notre parti est sur tous les fronts, pour faire face aux défis dont entre autres : la défense de notre constitution, l’organisation des élections législatives et présidentielles. Vous (les jeunes de l’UFR) avez toujours été à mes côtés, pour défendre les causes du parti… Vous avez obéit et exécuté les ordres reçus du président et de la direction du parti, que je vous ai transmis tant bien que mal, avec promptitude. Sur ce, je vous adresse toute ma gratitude », a dit Saïkou Yaya Barry, tout en félicitant la « proposition » de Badra Koné à le succéder à la tête de la jeunesse républicaine.

Ce discours a été suivi par ceux des représentants des jeunes de l’UFR des quatre régions naturelles de la Guinée. Fortement applaudis par l’assistance, ces « représentants » ont réaffirmé l’engagement des jeunes de leurs régions respectives à soutenir et accompagner le leader de l’UFR, dans son combat pour la conquête de la magistrature suprême en Guinée.

Habillé en uniforme (béret noir, chemise verte, pantalon noir), le nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné, a quant à lui, axé son intervention sur les temps forts qui ont marqué les présentes assises des jeunes républicains.

Badra Koné, nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

« Lesquelles assises se tiennent ici (au siège de l’UFR) depuis hier (vendredi) et s’articule autour de la thématique centrale : la jeunesse républicaines face à la conquête du pouvoir en 2020… Ces assises ont été décidé par nous jeunes de l’UFR, afin qu’on puisse se parler, développer des stratégies pouvant nous permettre de conquérir le pouvoir et abréger les souffrances des guinéens, résultantes d’une mauvaise gouvernance… Ce sont là des raisons qui ont favorisé ces assises articulées autour de plusieurs activités dont des exposés sur des thèmes comme : engagement politique, processus électoral et structuration du conseil national des jeunes républicains. Ce sont des sous-thèmes qui expliquent la volonté et la détermination des jeunes de l’UFR, à faire de Sidya Touré le prochain président de la république de Guinée… », a expliqué Badra Koné, tout en exhortant les délégués présents aux présentes assises à faire la restitution des travaux de Conakry dans leurs localités respectives.

Dans son discours de clôture de ces assises des jeunes de son parti, Sidya Touré (qui a eu droit à un bain de foule à son arrivée à son siège) a appelé les jeunes de l’UFR à l’engagement et à la persévération qui, dit-il, sont les éléments de base du combat politique.

« On ne peut pas être dans un parti politique, et surtout assumer des postes de responsabilité si vous n’êtes pas engagés. C’est la raison pour laquelle je dis de la manière la plus claire : ceux qui estiment qu’ils ne peuvent pas s’engager pour les raisons qui font que le parti fonctionne aujourd’hui n’ont qu’à se démettre. N’entrez pas dedans ! Parce que c’est un engagement, un combat. Et, nous avons à combattre les forces du mal ont fini de détruire ce pays… On vient en politique avec des idéaux, des objectifs, une ambition et si possible avec une vision… », a dit Sidya Touré.

A noter que les secrétaires généraux des jeunes des partis d’opposition (UFDG, UDG, BL, PADES, FIDEL) ont pris part à la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : assises du conseil national de la jeunesse de l’UFR

6 septembre 2019 à 18 06 09 09099

C’est avec le slogan : « vingt, vingt (2020) ! Sidya à Sèkhoutouréyah » que les assises du conseil national de la jeunesse de l’Union des forces républicaines (UFR) ont démarré ce vendredi, 06 septembre 2019, à Conakry. Pendant deux jours, la « jeunesse républicaine de Guinée », venue des fédérations UFR de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry, va essentiellement parler d’engagement politique et du processus électoral en Guinée. Le but de la stratégie est surtout de permettre l’élection de Sidya Touré, en 2020, à la magistrature suprême de la Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

A l’absence du président du part, Sidya Touré (qui serait à une rencontre du FNDC), c’est le Fondateur et premier vice-président du parti, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises nationales. Il était entouré de plusieurs responsables et membres du bureau politique de l’UFR.

Dans une brève allocution, l’honorable Goyo Zoumanigui s’est exprimé sur les enjeux de cette rencontre et l’importance de la jeunesse au sein de l’UFR.

« Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour non seulement mettre en place le bureau national de la jeunesse de notre parti ; mais, surtout, pour passer un message. Comme vous le savez, à l’école primaire, on nous apprend que dans un triangle rectangle, il y a un côté qui est égal à la racine carré des deux autres. Et, dans le social, c’est la jeunesse qui est l’hypoténuse du triangle social. Donc, tous les efforts des vieux conduisent à permettre à la jeunesse de jouer son rôle. A l’UFR, vous (les jeunes) êtes l’hypoténuse du triangle de notre parti. C’est sur vous que repose l’essentiel du combat. Et, très bientôt, les hostilités vont être ouvertes. On nous parle des élections législatives. Mais, nous nous exigeons que le travail que les experts internationaux ont fait, pour faire l’audit du fichier électoral, aille jusqu’à terme. Que les conclusions et les recommandations soient exécutées. Et, pour ça, le parti compte sur les jeunes et les femmes. Donc, mes chers amis (…), vous parlerez aujourd’hui d’engagement politique et de processus électoral. Parce que c’est l’aboutissement de toute lutte politique. Nous allons beau faire mamayah, campagne par ici et par là, c’est le vote, le jour du scrutin, qui va nous permettre d’être à Sèkhoutouréyah. Vous savez que par le passé, par manque de vigilance dans le processus électoral, nous avons été victimes de beaucoup de fraudes. Et, nous ne voulons pas que cela se répète. Donc, en ouvrant les travaux de ce conseil national, je vous exhorte d’accorder une importance aux exposés. Que vous soyez actifs, productifs dans les commissions de travail que vous mettrez en place. Comme ça, quand le président du parti (Sidya Touré) viendra demain pour clôturer, vous lui présenterez des recommandations qui sont à la hauteur des attentes du parti », a indiqué l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui.

Pour le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR, Bakary Koné, les présentes assises sont avant tout une occasion pour la « jeunesse républicaine » de se retrouver et d’échanger, afin de projeter « le grand rendez-vous » de 2020 (l’élection présidentielle).

« On pense être président quand on gère bien les élections. Donc, comment faire pour réussir une élection va être la préoccupation qui va animer cette rencontre. Vous savez, le moteur d’un parti politique, c’est la jeunesse. C’est nous les jeunes qui allons faire le travail de terrain. Donc, il faut se retrouver avant le grand rendez-vous, pour pouvoir se projeter et s’organiser pour réussir. Puisque l’objectif visé est de faire de Sidya Touré président de la République de Guinée en 2020 », a expliqué Bakary Koné.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Saïkou Yaya de l’UFR : « le PM est disqualifié ! Il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue avec lui…»

5 septembre 2019 à 13 01 27 09279
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les hommes politiques ne cachent pas leur réprobation de la nouvelle démarche du président Alpha Condé qui veut passer par de larges consultations pour trouver solution aux problèmes des guinéens. Au lendemain de l’annonce de cette mission assignée au Premier ministre, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que Dr Kassory est disqualifié, tout comme son mentor. Joint au téléphone ce jeudi 5 septembre 2019, ce proche de Sidya Touré soutient que les problèmes qui minent la Guinée se trouvent dans la façon dont notre pays est gouverné.

Selon Saïkou Yaya Barry, « le Premier ministre est disqualifié pour conduire un dialogue avec nous les politiques en ce sens qu’il s’est déterminé, il a fait annoncer sa position avec les membres du gouvernement. A partir de ce moment, il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue. Sur cette question de nouvelle Constitution, on n’en parlera pas. Nous sommes déterminés à protéger notre Constitution qui est une jeune Constitution ».

Pour le député, la Guinée souffre de tellement de difficultés en ce moment que l’on devrait s’occuper à les surmonter que de poser un débat sur la Constitution. « Les problèmes de la Guinée ne se trouvent pas aujourd’hui dans la Constitution. Les problèmes de la Guinée se situent dans la mauvaise gestion de l’Etat, le manque de vision de ceux qui nous dirigent. C’est dans ce cadre là que la Guinée se retrouve aujourd’hui. La Guinée a les plus beaux textes, les plus belles lois de l’Afrique, mais c’est dans l’application. Si Alpha Condé avait prêté serment et déclaré ses biens, on n’en serait pas là aujourd’hui et c’est dans la Constitution. Il a violé cela. Si la Haute Cour de Justice était installée, on aurait dit qu’il a réussi à faire quelque chose dans ce sens-là », soutient le député.

Devant cet état de fait, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que Dr Kassory est disqualifié, au même titre que le président Alpha Condé. « Si vous voyez aujourd’hui que le dialogue est rompu, c’est parce que le Premier ministre qui est le garant du dialogue social et politique n’a pas joué son rôle, cela a été violé. Il y a eu des problèmes avec les syndicalistes et les politiques, est-ce que le Premier ministre a agi pour négocier ? Jamais. Aujourd’hui, on musèle les politiques, on les empêche de faire des manifestations. Est-ce que le PM a joué son rôle en tant que garant du dialogue politique ? Donc, le problème n’est pas les lois. Nous disons que nous devons respecter notre Constitution, qui n’a pas dix ans, que le Président de la République doit le savoir, qu’il doit partir et laisser notre pays avec cette Constitution-là. Parce qu’il n’a rien servi pendant ses 9 ans, il n’a pas fait en sorte que la loi soit respectée. Donc, le PM est disqualifié et Alpha Condé lui-même est disqualifié », a martelé notre interlocuteur.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pas de 3ème mandat en Guinée : « C’est une question de vie ou de mort », rassure Sidya Touré

30 août 2019 à 23 11 14 08148

Très actif dans le débat autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, Sidya Touré ne manque pas l’occasion de tirer sur ce projet et ses promoteurs. Le président de l’UFR en a fait de même ce vendredi, 30 août 2019, à l’occasion d’une conférence organisée par le FNDC à l’Université Kofi Annan de Guinée.

L’opposant a longuement fustigé la gouvernance du régime Alpha Condé et son projet de nouvelle constitution, assurant que le Front National pour la Défense de la Constitution se battra par tous les moyens légaux pour empêcher un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

« Nous sommes aujourd’hui dans un Etat néant. Est-ce qu’il y a un gouvernement ici ? Non ! Est-ce qu’il y a un président de la République ? Non ! Est-ce qu’il y a une administration ? Non ! Quand vous voyez l’état du pays dans les différents secteurs, vous savez qu’il n’y a plus d’Etat. Alors, nous distraire avec des questions de troisième ou de cinquième mandat, franchement c’est nous faire perdre notre temps. Nous n’allons pas accepter cette idée.

Et je peux vous annoncer qu’aujourd’hui, des centaines de milliers de dollars sont en train d’être dépensés chez les lobbys aux Etats-Unis pour préparer, dit-ont, l’arrivée du chef de l’Etat avec des personnes pour rencontrer les autorités et pour défendre quoi ?

La seule chose qu’Alpha Condé devrait nous dire aujourd’hui, c’est depuis 9 ans voilà ce que j’ai fait de notre pays. Il n’a qu’à nous dire depuis qu’il a été élu président est-ce que les Guinéens se portent mieux. Dans la santé ? Non ! Dans les infrastructures routières ? Non ! On vient d’avoir un baccalauréat avec 24% d’admis, ça veut qu’il y a 76% d’échoués. Mais est-ce que nous sommes dignes de ça ? C’est ça la Guinée ? Un pays avec une capitale où on ne ramasse même pas ordures, où aucune ville ne peut disposer d’électricité ne serait-ce que 6 heures par jour, c’est quel pays ça ?

Alors, venir nous dire ce qu’on n’a pas pu faire avant, nous allons le faire pendant le troisième mandat, parce que le développement n’était pas inscrit dans l’ancienne constitution, donc on va l’inscrire dans la nouvelle constitution et vous allez vous développer miraculeusement, c’est du n’importe quoi. Pendant cette période difficile, nous les Guinéens, nous savons quels sont les problèmes aujourd’hui dans notre pays. Ce sont des problèmes de santé, d’éducation, de chômage mais même de nourriture. Mais il est incapable.

Alors, la population a eu le respect de la légalité pour te concéder tout ce temps pour que tu termines ton mandat. Cette idée saugrenue de modifier la constitution pour perpétuer un régime de ce genre, nous sommes ici pour vous affirmer que nous nous y opposerons par tous les moyens légaux à notre disposition…

Nous suivons toutes les gesticulations mais nous affronterons qui que ce soit sur cette question en République de Guinée parce qu’ici c’est la terre de nos ancêtres. Ici c’est chez nous, personne ne viendra nous imposer n’importe quoi, ça ne se fera pas ! Il va falloir dans ce cas affronter la totalité de notre population. C’est une question de vie ou de mort pour nos populations. Donc nous ne laisserons pas passer, nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous attendons le moment venu.

Cette question des démembrements de la CENI, on essaye de nous opposer, mais ça n’a aucune importance. Parce que nous n’accepterons aucune élection avec 1 500 000 électeurs fictifs, nous n’accepterons pas que la révision du fichier électoral sans que l’opérateur qui a été désigné par appel d’offres conformément à l’audit que nous avons tous accepté. Si cela n’est pas fait, nous ne l’accepterons pas parce que l’idée c’est de faire passer les élections législatives pour le référendum. Donc pour nous, c’est du pareil au même ; même mère, même père. Donc on ne sera pas dedans ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pou Guineematin.com

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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