Cas Ousmane Gaoual et Cie, commandant AOB : un avocat interpelle Alpha Condé

19 juin 2021 à 15 03 53 06536
Commandant AOB

C’est avec beaucoup de joie que Me Salifou Béavogui a accueilli ses clients Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, à leur sortie de prison ce samedi, 19 juin 2021. L’avocat s’est dit heureux de voir les deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays), qui étaient condamnés respectivement à 10 ans et 1 an d’emprisonnement, recouvrer leur liberté après la grâce présidentielle qui leur a été accordée. Il en a profité pour demander au Chef de l’Etat de penser aussi au commandant AOB et aux autres prisonniers politiques qui sont incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

Me Salifou Béavogui, avocat

« Je profite de cette occasion pour demander de nouveau, si je n’en abuse d’ailleurs, à M. le président de la République, d’accepter d’accorder son pardon réconciliateur au commandant AOB qui, le 19 juillet, aura fait 11 ans de prison provisoire, sans oublier M. Jean Guilavogui. Je voudrais également en profiter pour lui demander d’accepter d’élargir cette mesure salvatrice à tous nos autres clients qui sont actuellement en détention. Je veux parler de l’honorable Ousmane Gaoual, de l’honorable Cellou Baldé, de M. Étienne Soropogui, de Youssouf Dioubaté, la liste est très longue », a lancé Me Salifou Béavogui.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Libération de Madic 100 frontière et Grenade : Dr. Faya salue « un pas vers la bonne direction »

19 juin 2021 à 14 02 26 06266
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a gracié hier, vendredi 18 juin 2021, Boubacar Diallo, alias ‘’Grenade’’ et Mamadi Condé, alias ‘’Madic 100 Frontière’’ (tous deux détenus jusque-là à la maison centrale de Conakry). Et, cette action du chef de l’Etat guinéen est diversement appréciée au sein de la classe politique guinéenne. Certains leaders politiques interprètent cet acte comme « une manœuvre politicienne » du pouvoir pour tromper la vigilance du peuple. Mais, au sein du Bloc Libéral (BL), cette grâce présidentielle est vivement saluée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno a salué « un pas vers la bonne direction ». L’opposant a aussi encouragé l’élargissement des autres détenus politiques qui ont leurs procédures encore pendantes devant les juridictions de Conakry.

« Cette grâce est un pas dans la bonne direction. A chaque fois que quelqu’un recouvre sa liberté, il faut se réjouir ; parce que la liberté n’a pas de prix. Il faut saluer l’acte, mais insister pour que ces genres d’actes se multiplient. D’abord dans le cadre d’une libération temporaire pour ceux dont les procédures ne sont pas terminées pour qu’ils soient libres et répondent quand il y a audience.

Je suis convaincu qu’avec l’évolution au niveau des charges qui sont retenues contre les uns et les autres, parce qu’au début les charges semblaient très graves ; mais, aujourd’hui on en vient à des choses qui sont à leur juste proportion. Donc, ce qui peut permettre que la décision de justice ne soit même pas un emprisonnement. Obtenir leur libération maintenant et laisser la procédure se poursuivre c’est clairement leur éviter la prison, parce que si on avait réussi cela pour quelqu’un comme le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, qui a fait presque trois pour finalement lire le droit et le libérer, je crois qu’il n’aurait pas fait un seul jour de prison », a réagi Dr Faya Millimono.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Libération de Grenade et Madic 100 frontière : la joie du Dr Ben Youssouf Keita de l’UFDG

19 juin 2021 à 9 09 57 06576
Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry. Il s’agit de Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, condamnés respectivement à 10 ans et un an d’emprisonnement.

Cette décision du chef de l’Etat guinéen, annoncée hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce samedi matin. L’opposant se dit très heureux de savoir que les deux jeunes « injustement détenus » vont enfin recouvrer leur liberté.

« Je me réjouis profondément du fond de mon cœur de la liberté totale recouvrée par ces deux compatriotes. Comme vous le savez, ils ont été arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés pour des raisons purement politiques. Ce ne sont pas des criminels, ce ne sont pas des bandits. Ce ne sont même pas des bandits à col blanc à plus forte raison des bandits de grand chemin.

C’est tout simplement des Guinéens qui ont leurs opinions, leur manière de voir la politique et leur manière de mener le combat pour le bonheur du peuple de Guinée. Maintenant qu’ils ont payé cher ce combat par la privation de leur liberté pendant plusieurs années pour l’un et plusieurs mois pour l’autre, les voir graciés, on ne peut que se réjouir », a réagi l’ancien député.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo estime que cette décision du président Alpha Condé est insuffisante pour décrisper le climat politique en Guinée. « On ne minimise personne, mais il y a des hauts responsables, des hauts gabarits de l’opposition en prison. Alors, si on veut totalement décrisper la situation, il faut accélérer le jugement de ces personnalités et les libérer. Parce que le maintien de ces personnalités en prison ne détend pas l’atmosphère politique », a dit Dr Ben Youssouf Keïta.

A rappeler que Boubacar Diallo alias Grenade était condamné pour « tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre ». De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière était condamné pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ».

Tous les deux avaient demandé pardon au président Alpha Condé, implorant sa clémence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mamadou Sylla sur le dialogue politique et social : « ce départ ne me rassure pas »

17 juin 2021 à 11 11 14 06146
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elhadj Mamadou Sylla n’apprécie pas la façon dont les travaux du cadre de dialogue politique et social ont démarré. Le chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il y avait d’abord des préalables à régler avant d’entamer les consultations. Il l’a fait savoir à travers une publication faite sur sa page Facebook, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous avons été surpris par le communiqué du secrétariat permanent du cadre de dialogue convoquant la tenue de la première réunion du dialogue avec les transporteurs, ce mercredi 16 juin 2021. Pour moi, toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue d’un dialogue inclusif. Parce que même le contenu du décret de création dudit cadre permanent de dialogue politique et social a déterminé la composition », a réagi Mamadou Sylla.

Pour le président de l’UDG, la première des choses qu’il fallait faire, c’est de procéder à la composition du cadre permanent de dialogue politique et social et élaborer des termes de référence. Il trouve donc étonnant que les travaux soient lancés sans que ces conditions ne soient réunies et qu’ils se déroulent en l’absence du premier ministre, qui est le président du cadre de dialogue.

« Ce départ ne me rassure pas. On risque de revivre le scénario du dialogue d’avant référendum où le premier ministre rencontrait séparément des acteurs, tout en mettant de côté les vrais acteurs à l’époque tels que : l’UFDG, l’UDG,  l’UFR, le PEDN, le PADES, etc. A quoi cela a-t-il abouti ? Rien. C’est le même schéma qui est en train de se dessiner encore », déplore Mamadou Sylla.

Ouverts hier, mercredi 16 juin 2021, à Conakry, les travaux du dialogue politique et social ont été dirigés par Elhadj Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation. Cette première journée a porté sur la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Ouverture du dialogue, bisbilles au sein de l’UFDG : ce qu’en dit Jacques Gbonimy

8 juin 2021 à 14 02 44 06446

Depuis quelques jours, le débat sur l’ouverture d’un dialogue pour décrisper le climat politique en Guinée focalise l’attention et fait couler assez d’encre et de salive dans le pays. Ce débat, alimenté par la demande d’aller au tour de la table formulée par certains cadres de l’UFDG (Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé) écroués à la maison centrale de Conakry depuis le lendemain de la présidentielle du 18 octobre dernier en Guinée. Cette demande des prisonniers politiques est largement commentée par l’opinion ; et, au sein de l’UFDG elle est même sujet de division. Certains cadres de ce parti d’opposition tiennent à clouer le bec à d’autres du même bord et qui n’ont pas l’air d’accepter d’aller dans le sens du dialogue en ces moments de tempêtes éprouvantes pour l’UFDG. Mais, pour le président de l’UPG (union pour le progrès de la Guinée), nul ne refuse d’aller au dialogue s’il y a la sincérité et la bonne foi des acteurs.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 07 juin 2021, l’opposant Jacques Gbonimy a laissé entendre que tout le monde reconnaît la vertu du dialogue ; mais, dans le cas guinéen, il faut des préalables.

Jacques Gbonimy, président de l’UPG

« Si nous prenons un peu l’historique, le 22 mars 2020 il y a eu des élections couplées : législatives et référendum. Ce qui s’est passé, ce qu’il y a eu des gens qui ont perdu la vie, certains ont été emprisonnés et il y a eu beaucoup de blessés. Nous sommes arrivés à la présidentielle du 18 octobre avec un certain nombre de candidats. Au sortir, il y a eu une crise réelle parce qu’un candidat a gagné dans les urnes et un autre a été déclaré par la CENI et la Cour constitutionnelle. Donc, si aujourd’hui, il doit y avoir débat, le débat doit être sur le contentieux électoral ; parce que toute la crise que nous vivons est partie de ce contentieux électoral. Tout le monde parle de dialogue ; mais, beaucoup ne savent pas sur quoi on va dialoguer et quels sont ceux qui sont concernés par ce dialogue. Aujourd’hui, il faut définir ce cadre de dialogue et à l’intérieur de ce cadre, définir ceux qui sont concernés et les thèmes à débattre », a indiqué Jacques Gbonimy.

Parlant de la tribune des trois opposants qui appellent au dialogue, le président l’UPG invite à faire la part des choses.

« Concernant nos collègues qui sont en prison, c’est vrai aujourd’hui c’est le souci de tous les Guinéens ; mais, il faut aussi faire une différence entre les thèmes du dialogue et les préalables. Leur libération constitue pour nous un préalable pour aller à ce dialogue et non un thème à aller débattre pendant le dialogue. Donc, nous nous demandons aujourd’hui la libération de nos collègues ; et si encore on ne veut pas les libérer, puisque le dossier est vide, qu’on les juge et qu’on les libère à partir de la justice parce que depuis plusieurs mois ils sont incarcérés. Ils ne peuvent pas continuer à vivre en prison. On sait qu’au niveau de la justice même, c’est devenu une patate chaude dans ses mains. Mais, si cette justice est impartiale comme les magistrats le disent, qu’on juge nos collègues et qu’on les libère ; mais, pas sur la base du compromis ou des négociations. Il faut que la justice soit impartiale par rapport au dossier », a martelé Jacques Gbonimy.

A en croire l’ancien commissaire de la CENI et actuel président de l’UPG, c’est le manque de confiance entre les acteurs qui empêche encore la tenue d’un dialogue pour décrisper la sphère politique. Car, les mauvaises souvenirs des dialogues antérieurs et dont les conclusions n’ont jamais été appliquées sur le terrain hantent encore les esprits et aliment suspicions et méfiances entre les acteurs politiques.

« Personne n’est fermé au dialogue. Mais, il s’agit de voir de quoi on va dialoguer et qui sont ceux qui sont concernés. Puisque de par le passé, les dialogues n’ont jamais eu de suite, sans que les résolutions ne soient appliquées. C’est ce manque de confiance qui fait qu’on a des difficultés pour aller autour de table. On ne croit pas à la sincérité de ceux qui veulent qu’on aille au dialogue, sans quoi personne ne s’oppose à un dialogue s’il est sincère et que les résultats qui en sortiront vont être appliqués. Il faut aussi un dialogue entre ceux qui ont des contentieux ; mais, on ne peut pas se lever un bon matin et dire que ça ne va pas en Guinée, on va aller au dialogue. Nous nous pensons que le conflit part des élections du 18 octobre et ceux qui doivent aller au  dialogue ne sont que ceux qui sont concernés par les résultats de ces élections », a fait savoir Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dialogue politique en Guinée ? La CARP exige la libération des détenus politiques

7 juin 2021 à 19 07 03 06036
Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) est favorable au dialogue politique en perspective. Cette coalition de partis politiques estime qu’il est impératif de mettre le pouvoir et l’opposition autour d’une même table en vue d’aplanir leurs divergences et décrisper la situation sociopolitique du pays. Mais pour cela, elle pose quelques conditions préalables, notamment la libération des détenus politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis quelques semaines, le débat fait rage au sein de la classe politique guinéenne autour de la nécessité d’aller au dialogue annoncé par le pouvoir. La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) a donné sa position sur cette question au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 7 juin 2021, à Conakry. La coalition, composée de plusieurs petits partis d’opposition, trouve qu’il est indispensable de mettre en place un cadre de discussions qui permettra de résoudre les problèmes que connaît le pays.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

« Il y a des problèmes aujourd’hui, parce que des responsables du principal parti d’opposition sont en prison. Il y a des problèmes parce que l’UFDG n’est pas à l’Assemblée nationale. Il y a des problèmes parce que le siège de l’UFDG est fermé depuis plusieurs mois. Le principal parti d’opposition ne reconnaît pas le président de la République. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de problèmes ? Ceux qui disent qu’il n’y a pas de problèmes, ce sont des démagogues », estime Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP.

Mais, avant d’aller à ce dialogue, la convergence des acteurs pour la relève politique indique qu’il faut d’abord réunir un certain nombre de conditions préalables. Il s’agit notamment de la libération des nombreux opposants arrêtés lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020, qui sont toujours détenus à la Maison centrale de Conakry. « Nous saluons la nomination de Fodé Bangoura (comme secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social, ndlr). La première des choses que M. Bangoura doit faire, c’est d’aller vers les partis concernés.

C’est dans ce cadre que nous, nous avons été consultés, et les conseils qu’on lui a donnés, c’est d’aller aussi vers les autres. Nous invitons le premier ministre et M. Fodé Bangoura de faire en sorte que le dialogue soit inclusif. C’est ce qui nous a poussés à demander une libération sous conditions des détenus politiques parce que c’est une condition pour aller au dialogue. Vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que votre siège est fermé, vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que vos cadres sont en prison (…). La justice doit faire son travail, on ne s’oppose pas à ça. Mais si le travail de la justice va enfreindre la mise en place du cadre de dialogue, nous lui demandons de trouver des mesures pour permettre la tenue de ce dialogue », a lancé Dr Ibrahima Sory Diallo. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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Crise politique en Guinée : l’UDRP demande aux Etats-Unis de sanctionner le régime Alpha Condé

7 juin 2021 à 12 12 54 06546
Dr Edouad Zoutomou Kpoghomou et le secrétaire d’Etat américain

L’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) souhaite l’intervention des Etats-Unis dans la crise sociopolitique guinéenne. Une crise née du changement de la Constitution, qui a permis au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat à la tête du pays. Dans un mémorandum adressé récemment au Département d’Etat américain, ce parti d’opposition, dirigé Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou (dont la candidature à la présidentielle du 18 octobre 2020 avait été recalée par la Cour constitutionnelle), a interpellé Washington sur cette situation. Il appelle les autorités américaines à prendre des sanctions contre le régime Alpha Condé et à soutenir les efforts « pour reconnaître la victoire de Cellou Dalein Diallo », à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le mémorandum : 

21 mai 2021

 M. Antony J. Blinken

 Secrétaire d’État

 Département d’État américain

 2201, rue C NO

 Washington, DC 20520

 Objet : Crise constitutionnelle et poursuite de l’instabilité socio-politique en Guinée

 Cher Monsieur le Secrétaire,

 Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), ses alliés l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), j’écris cette lettre pour appeler le leadership moral des États-Unis d’Amérique, chef de file de la défense de la démocratie dans le monde, pour aider à éteindre une situation potentiellement explosive qui se profile en Guinée. Au mépris total du droit constitutionnel en vigueur, M. Alpha Condé a poursuivi avec persistance et illégalement la modification de la constitution guinéenne pour forcer son chemin lors de la dernière élection présidentielle tenue le 18 octobre 2020.

 Au terme de son deuxième mandat, par des tactiques qui rappellent davantage une dictature qu’une démocratie, M. Alpha Condé a modifié illégalement et unilatéralement la constitution pour permettre un troisième mandat présidentiel. Cet amendement lui a permis de participer illégalement à l’élection susmentionnée et de rester au pouvoir. Au cours de ce processus, des meurtres, des affrontements politiques, des altercations physiques, des arrestations arbitraires et des attaques barbares contre des opposants politiques et des innocents ont été exposés partout et sont devenus de plus en plus violents. Sans l’aide des États-Unis, les escarmouches qui se poursuivent dégénéreront en affrontements civils et ethniques de grande ampleur aux conséquences imprévisibles qui pourraient malheureusement reproduire d’horribles précédents tels que le génocide au Rwanda. Par son mépris total de la loi, M. Alpha Condé est sur le point de mettre le feu à la nation guinéenne;  la communauté internationale avec la direction des États-Unis, doit l’arrêter.

 Permettez-moi de vous présenter le contexte historique qui a conduit aux transgressions de M. Alpha Condé. La Guinée a obtenu son indépendance de la France par un référendum national le 28 septembre 1958, avec M. Sékou Touré devenant son premier président. Depuis lors, malheureusement, seuls des dictateurs à la main de fer, qui ont tous un fil conducteur – l’institutionnalisation de la terreur, de l’intimidation, de l’anarchie et de la corruption endémique – ont gouverné la République de Guinée.  Successivement, Ahmed Sékou Touré (1958-1984), le général Lansana Conte (1984-2008) et maintenant Alpha Condé (2010-présent) ont tenu la barre de cette nation, interrompue seulement par le bref intermède du capitaine Moussa Dadis / général Sékouba Konaté  transition militaire de 2008 à 2010. Cette transition a conduit à la première élection véritablement démocratique de l’histoire de la Guinée.

    Au cours des 26 premières années de pouvoir absolu et non partagé, M. Sékou Touré n’a jamais introduit le multipartisme en Guinée. Au lieu de cela, M. Sékou Touré a mis en place une dictature impitoyable qui a fini par purger le pays de ses intellectuels et professionnels. Ce despotisme a privé le pays de la possibilité de favoriser des réformes politiques, économiques et sociales significatives.

 La Guinée a vu une lueur d’espoir en mars 1984 lorsque Sékou Touré est décédé après 26 ans de pouvoir oppressif et non partagé. Une semaine après sa mort, une junte militaire, dirigée par le colonel Lansana Conté, a pris le pouvoir lors d’un coup d’État sans effusion de sang. Le colonel Lansana Conté a apporté un message d’espoir pour l’institution d’une vraie démocratie, qui a bien résonné auprès du peuple guinéen. Malgré la mise en œuvre immédiate de l’économie de marché libre, les réformes politiques ont dû attendre encore plusieurs années, tandis que Conté a consolidé le contrôle total sur le système politique. Avec le vent des démocraties émergentes à travers le monde et dans la plupart des pays africains, y compris la Guinée, un projet de nouvelle Constitution rédigé en 1990 a promu le multipartisme et l’économie de marché libre et a été adopté par référendum.

 Lors des élections présidentielles de 1998, le président Lansana Conté devait se présenter à la réélection et exercer sa dernière candidature légale à la présidence conformément à la Constitution.  Sans surprise, Lansana Conté a été réélue présidente, grâce à l’ingérence d’une administration corrompue, d’un parlement obéissant et d’un système judiciaire passif. Les chefs de l’opposition et les observateurs internationaux ont remis en question la transparence des élections et la validité des résultats. Ayant perdu l’élection au profit de Lansana Conté, M. Alpha Condé a sans succès déclenché une rébellion armée pour chasser M. Lansana Conté du pouvoir.

 Le président Lansana Conté a illégalement modifié à nouveau la Constitution en 2001 pour supprimer les contraintes juridiques liées au nombre de mandats présidentiels, à la limite d’âge des candidats à la présidentielle, et a fait passer la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans.  Le président Conté a conçu ce coup d’État constitutionnel pour qu’il puisse se présenter et rester en fonction aussi longtemps qu’il vivra.  Sous Lansana Conté, le bilan du gouvernement en matière de droits humains est resté très médiocre et la corruption, l’anarchie et l’impunité sont devenues plus omniprésentes.

   En janvier 2007, deux des principaux syndicats, avec le soutien tangible de plusieurs autres syndicats et des principaux partis d’opposition, ont appelé à une grève générale pacifique pour protester contre le comportement autoritaire du président Lansana Conté.  Le mouvement de protestation s’est rapidement transformé en une évaluation généralisée du général Lansana Conté et de son administration dans tout le pays.  Le peuple a exigé un changement de gouvernement et le mouvement a paralysé tout le pays. Le président Conté a tenté de réprimer le mouvement en ordonnant aux militaires et aux membres de ses forces de sécurité de tirer sur des manifestants pacifiques et non armés. Selon Human Rights Watch, Amnesty International et des sources diplomatiques occidentales, plus de deux cents civils innocents ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés lors des manifestations.

 Lansana Conté est décédé le 22 décembre 2008. Avant sa mort, de profondes divisions dans son entourage avaient déjà compromis le cadre constitutionnel destiné à assurer la survie de son système.  D’une part, le président du parlement illégitime, le président de la Cour suprême et le premier ministre étaient engagés dans une lutte pour le pouvoir.  En revanche, l’environnement politique n’était plus propice à un transfert de pouvoir constitutionnel et pacifique, en raison de tensions ethniques qui divisaient. Cette atmosphère précaire a conduit à une nouvelle prise de contrôle militaire le 23 décembre 2008 par une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Avec l’aide de la communauté internationale, y compris des États-Unis d’Amérique, le capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté ont réalisé collectivement une transition de deux ans qui a abouti à la première élection véritablement démocratique remportée par M. Alpha Condé en 2010.

 La contribution la plus importante de la deuxième transition militaire a été l’élaboration d’une nouvelle Constitution, qui a confirmé l’intérêt supérieur de la nation et a servi de loi fondamentale et de référence qui réglementait les procédures structurelles de supervision de l’administration de l’exécutif, du judiciaire et du parlement.  Puissance. De plus, la nouvelle Constitution a rétabli l’équilibre des pouvoirs entre les trois branches du gouvernement, redéfini la durée du mandat présidentiel, le nombre de mandats, la règle d’éligibilité et réglementé tous les aspects du développement de la nation guinéenne ainsi que les activités de son peuple. Le général Sékouba Konaté, alors chef de l’Etat, a promulgué cette nouvelle Constitution, qui définissait le cadre juridique des deux dernières élections présidentielles de 2010 et 2015, toutes deux remportées par M. Alpha Condé sur les accusations de fraude électorale.

 De l’enthousiasme suscité par la première élection véritablement démocratique, le peuple guinéen avait enfin espéré l’instauration d’une véritable démocratie avec l’élection de M. Alpha Condé.  Malheureusement, il n’a pas fallu longtemps aux gens pour se réconcilier avec la réalité. Avec la déception et la peur pour son avenir politique, économique et social, les gens comprennent maintenant que M. Alpha Condé a passé 50 ans de sa vie non seulement à dénigrer ses adversaires, mais aussi à affiner ses stratégies pour mettre en place des stratagèmes de corruption plus sophistiqués, ethnocentrisme, dictature, impunité et incompétence, la critique même qu’il avait adressée à tous ses prédécesseurs.

 L’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation pure et simple et la discrimination à l’encontre des communautés pour la plupart privées de leurs droits dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont été à l’épicentre de la gouvernance du Président Alpha Condé. Human Rights Watch et Amnesty International, entre autres groupes de défense des droits humains, ont largement documenté de nombreuses violations. Je ne reproduirai ni n’énumérerai ici la documentation exhaustive facilement disponible.

 Menant à l’imposition d’une présidence à vie en République de Guinée, M. Alpha Condé a poursuivi sans relâche la modification de la Constitution guinéenne. Il a attribué à lui-même et à son parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), des sièges de maire et de conseil qu’ils n’ont pas remportés aux urnes lors des dernières élections communales intentionnellement retardées, tenues en février 2018. Ces actions provocantes et exaspérantes  sont conçues pour irriter et pousser l’opposition politique à réagir de manière excessive, lui donnant le subterfuge nécessaire pour mettre en œuvre brutalement ses plans trompeurs de se maintenir au pouvoir après 2020. En limogeant illégalement le président de la Cour constitutionnelle, qui s’est opposé à ses projets de rester au pouvoir  au-delà de 2020, et en forçant la démission de son ministre de la Justice, M. Cheick Sacko, M. Alpha Condé n’a fait que suivre la voie des autres dictateurs africains.  Néanmoins, le peuple guinéen vigilant dans son écrasante majorité s’oppose toujours résolument à ce troisième mandat illégal.

 Dans un pays à court d’argent comme la Guinée, M. Condé n’a pas cligné des yeux en déboursant impulsivement deux millions d’euros le 16 avril 2019, pour contribuer à la reconstruction de l’église Notre-Dame incinérée à Paris, en France.  Derrière cet acte de compassion apparent, un plan cynique était en cours pour racheter le soutien de la France à ses efforts de troisième mandat. Dans l’intervalle, le peuple guinéen a continué d’étouffer sous le fardeau exaspérant d’une pauvreté abjecte et d’une misère omniprésente. Il est devenu très clair qu’en opposant les partisans et les opposants du troisième mandat selon des critères ethniques, M. Alpha Condé a continué à semer les graines d’affrontements explosifs qui détruiront la République de Guinée, telle que nous la connaissons, et pour des générations à venir.

 Comme indiqué dans la liste à puces partielle ci-dessous, l’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation et la discrimination flagrantes contre les communautés majoritairement minoritaires dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont favorisé les affrontements ethniques et la violence politique, maintenant fréquente en Guinée. Je ne reproduirai pas la documentation exhaustive facilement disponible et publiée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.  Parmi les plus significatifs, veuillez noter:

  Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants à Conakry le 27 septembre 2011, entraînant la mort d’au moins trois manifestants.

  En août 2012, dans la petite ville minière de Zogota située dans la région de la Guinée forestière, les forces de sécurité ont tué cinq villageois dont le chef du village.  Sous le couvert de l’obscurité, ces forces avaient pris d’assaut et attaqué le village où les gens avaient protesté contre les pratiques d’embauche discriminatoires de la société brésilienne d’extraction de fer Vale.

 Au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre des partisans du gouvernement et des partisans de l’opposition dans le sud de la Guinée les 10 et 11 décembre 2012.

 Des groupes d’opposition ont protesté contre le gouvernement à Conakry du 27 février au 6 mars 2013, entraînant la mort de neuf personnes, aux mains des forces de sécurité gouvernementales.

 Les forces gouvernementales ont tué au moins trois personnes lors de manifestations électorales à Conakry les 2 et 3 mai 2013.

 Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants de l’opposition à Conakry du 23 au 27 mai 2013, entraînant la mort d’au moins 12 personnes.

 Plus de 50 personnes ont été tuées à Conakry dans des violences politiques au cours de la période de trois mois se terminant en mai 2013.

 En raison de la politique discriminatoire défendue par M. Alpha Condé, près de 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Kpelle (majoritairement chrétiens et animistes) et la tribu Konia (mandingue ou Maninka, majoritairement musulmane) du 15 au 24 juillet, 2013, dans la commune urbaine de N’Zérékoré.  Selon des sources hospitalières, ce nombre n’inclut pas les dizaines de corps retrouvés dans les puits de certains quartiers, ainsi que ceux du village de Koulé Yakéta et de la préfecture de Beyla. Des dizaines sont toujours portés disparus.

 En raison de la précarité du système de santé guinéen, en raison d’une mauvaise gestion systémique, les épidémies d’Ebola ont tué environ 2500 personnes en Guinée entre 2013 et 2015.

 La mauvaise gestion de l’épidémie d’Ebola en 2014 a conduit au massacre d’une équipe d’agents de santé, déclenchant le siège militaire de Womey, une communauté pacifique du sud-est de la Guinée.  Des dizaines de villageois en fuite sont morts de famine, de morsures de serpents et de maladies dans les forêts environnantes où ils se sont réfugiés.

 Le 14 avril 2015, au moins deux gendarmes ont arrêté une femme de 26 ans, l’ont forcée à monter dans leur véhicule, l’ont emmenée dans un immeuble, lui ont bandé les yeux et l’ont violée.  Elle a déposé une plainte judiciaire peu de temps après, mais elle n’a jamais été contactée par la justice ou la police pour fournir des preuves supplémentaires.

En avril et mai 2015, pendant et après les manifestations de rue, des policiers et, dans une moindre mesure, des gendarmes opérant à Bambeto, Hamdallaye, Koloma, Matam et Wanindara ont fait irruption dans des maisons et volé des téléphones portables, de l’argent, des articles ménagers et des marchandises.

Le 7 mai 2015, des gendarmes en patrouille à Hamdallaye auraient tué un soudeur de 34 ans près de son domicile. Le 8 mai, sa famille a déposé une plainte auprès du Tribunal de Dixinn. À ce jour, aucune information n’est disponible sur l’état d’avancement de l’enquête.

Le 10 octobre 2015, un chauffeur de 24 ans a été abattu à Sonfonia Gare Il alors qu’il se rendait chez son frère, par les forces de sécurité chargées de lever les blocus érigés par les manifestants.  Quatre autres hommes ont été blessés lors du même incident.

En raison de la politique discriminatoire de M. Alpha Condé, environ 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Loma (principalement chrétiens et animistes) et de la tribu Konia (Mandingo ou Maninka, principalement musulmans) à Koyamah et Macenta, dans le sud-est de la Guinée dans la période de mars à septembre 2020.

 M. Alpha Condé a procédé à un coup d’État constitutionnel le 22 mars 2020 en imposant au peuple guinéen un référendum non seulement pour changer la Constitution, mais aussi pour élire un parlement sans la participation de la véritable opposition politique.  Ce processus, auquel se sont opposés la majorité des Guinéens, a été entaché d’une extrême violence de la part des forces de défense et de sécurité, avec une contribution significative des «DONZOS», la milice privée de M. Alpha Condé.  Les événements importants suivants ont eu lieu:

Tout au long de la lutte pour empêcher le troisième mandat de M. Alpha Condé, des militants de l’opposition politique et du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été régulièrement soumis à la répression avec la participation des groupes ULIMO et DONZOS, notamment dans la forêt  Région (en particulier à N’Zérékoré) Plutôt que les forces de police et de gendarmes typiques, le groupe DONZOS a patrouillé les bureaux de vote sous prétexte d’assurer la sécurité alors qu’en réalité leur présence parfois, intimidait les civils pour les empêcher de voter;  à d’autres moments, ils protégeaient simplement la fraude organisée de RPG.

 Comme l’ont rapporté plusieurs ONG et l’opposition politique, les forces de sécurité ont commis des crimes lors de manifestations pour protester contre le changement constitutionnel.  Les massacres qui ont suivi du 22 au 24 mars 2020 à N’Zérékoré ont fait près de 98 personnes tuées par les forces de sécurité. Le jour de ce meurtre de masse, des affrontements ont éclaté entre les défenseurs de la Constitution de mai 2010 et les promoteurs de la nouvelle constitution contestée. L’implication dans les affrontements des milices ULIMO et DONZOS a transformé le conflit en une violence interethnique entre les Koniankés et les Malinkés d’une part et les Guerzes, Manons et Konos, d’autre part. Cinq églises ont été vandalisées et incendiées.

À la tombée de la nuit du 23 mars 2020, les forces de sécurité ont récupéré plusieurs corps à la morgue de N’Zérékoré pour être ensevelis dans une fosse commune, sur injonction des autorités.  À ce jour, aucune enquête n’a été ouverte pour aider à élucider les circonstances de ces meurtres et mettre fin à leurs familles.  Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, des centaines de personnes ont été blessées, plusieurs dommages matériels ont été enregistrés et plusieurs arrestations ont été effectuées.  À ce jour, près de 400 militants sont toujours en prison suite à la manifestation, y compris des mineurs.

Outre le braquage qui a suivi l’élection du 18 octobre 2020, les violations des droits et libertés ainsi que les crimes commis comprennent:

L’assassinat de 51 citoyens membres de la coalition électorale UFDG et ANAD par les forces de défense et de sécurité.  Le gouvernement a catégoriquement refusé d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs et les traduire devant les tribunaux, conformément à la loi.

 La mort de quatre prisonniers politiques par manque de soins dans un centre de détention surpeuplé. Le gouvernement a refusé de lancer une enquête sur ces décès, principalement en raison du manque de conditions sanitaires dans ces établissements pénitentiaires, qui abritent aujourd’hui plus de trois fois plus de prisonniers qu’ils étaient censés accueillir à l’origine.

L’arrestation et la détention arbitraires de centaines de membres de l’UFDG, de l’ANAD et de civils pour leur opposition au troisième mandat illégal de Condé et pour avoir exigé le respect des véritables résultats des urnes.

La poursuite de la fermeture et de l’occupation du siège et des bureaux du Président de l’UFDG, sans aucune base légale, par les forces gouvernementales de défense et de sécurité.

L’interdiction de voyager imposée à M. Mamadou Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, à son épouse et à ses proches collaborateurs, sans aucune base légale.

La destruction, sans préavis ni compensation, des habitations et des commerces des citoyens le long des voies d’accès publiques, alors que le gouvernement n’a pas de programme pour de telles routes ou pour l’aménagement des terres libérées par ce déplacement forcé.

 La fermeture unilatérale des frontières avec certains pays voisins qui fait peser une charge excessive sur la population qui souffre déjà d’exactions brutales des forces de sécurité gouvernementales.

La flambée des prix des produits de base, en partie due à la hausse des impôts, à la forte inflation monétaire, à la dépréciation de la monnaie nationale, à la dilapidation des ressources et à la fermeture des frontières, contribuant à la misère des populations.

L’augmentation annoncée des prix des carburants, qui ne manquera pas d’aggraver cette crise et de réduire encore le pouvoir d’achat des ménages.

Enfin, l’effort tacite du gouvernement pour répercuter sur le peuple le coût de la campagne du troisième mandat d’Alpha Condé au cours de laquelle les maigres ressources du pays ont été utilisées de manière irresponsable en lieu et place des offres de financement des institutions internationales.

 En raison d’une dictature institutionnalisée sophistiquée et de la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé, l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) de la Guinée est paradoxalement parmi les plus élevés au monde malgré l’énorme richesse minérale du pays.  Sans aucun doute, la Guinée et la communauté internationale s’en tireront mieux avec un environnement plus stable et pacifique, sous une nouvelle direction patriotique, qui supervisera la reconstruction d’un paysage politique plus favorable, pour donner au pays un cadre démocratique solide et inviolable, et favoriser un processus électoral transparent et acceptable propice à une paix durable et à la prospérité économique. Plus important encore, les preuves montrent que M. Alpha Condé n’a pas remporté l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Il est un président imposé et soutenu par l’armée, les forces paramilitaires et les institutions soumises sans la légitimité accordée uniquement par le peuple guinéen à travers le scrutin. 

Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès UDRP et ses alliés, je tiens à remercier les États-Unis d’Amérique pour leur position exprimée par l’ambassade des États-Unis en Guinée, contre la modification inutile et énergique de la constitution, uniquement pour satisfaire M.  Les ambitions égoïstes d’Alpha Condé d’une présidence à vie en Guinée.  À l’appui de l’instauration de la démocratie en Guinée, le Parti politique UDRP, que j’ai le privilège de diriger, a joué un rôle central lors de l’élection présidentielle, après l’élimination injustifiée de son candidat par la Cour constitutionnelle de M. Alpha Condé.  Dans une quête pour aider à reconquérir et à consolider la démocratie détournée, l’UDRP et ses alliés UFDG / ANAD, demandent au gouvernement des États-Unis, ses institutions, le président Joe Biden et tous leurs alliés à travers le monde:

Renforcer les efforts du Front national de défense de la Constitution (FNDC) et des autres partisans de l’opposition politique et des intérêts civils en appelant les partenaires techniques et financiers, et les organisations sous-régionales, régionales et internationales à mener des enquêtes  missions sur les crimes commis lors de leurs manifestations et les massacres qui ont suivi les 22, 23 et 24 mars 2020 à N’Zérékoré.

Demander que les milices ULIMO, DONZO et CHEVALIERS soient déclarées groupes terroristes au même titre que la secte BOKO HARAM, DAECH, ISIL et autres groupes similaires, et leurs sponsors traités comme tels.  Si elles ne sont pas définitivement démantelées, les milices ULIMO et DONZO sont susceptibles de se réinstaller au Libéria, en Côte d’Ivoire et en Sierra Leone, entre autres, d’où elles continueront de propager la terreur et l’instabilité dans la sous-région ouest-africaine.

Soutenir les efforts pour reconnaître la victoire de leur candidat, Mamadou Cellou Dalein Diallo, incontestable vainqueur de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 aux urnes;  Alpha Condé a volé illégalement et sans scrupules cette victoire avec l’aide d’institutions administratives et électorales soumises.

Utiliser le Global Magnitsky Human Rights Accountability Act pour sanctionner M. Alpha Condé et ses 25 dignitaires inscrits au Parlement européen comme violateurs et délinquants des droits humains;  Les États-Unis ont utilisé avec succès et unilatéralement cette loi de lutte contre la criminalité pour traquer et sanctionner les auteurs de violations des droits de l’homme et les criminels du monde entier, geler leurs avoirs et les empêcher d’entrer aux États-Unis d’Amérique.

 L’UDRP et tous ses alliés continuent de croire que les États-Unis, en tant qu’incarnation de la paix, de la démocratie et de la justice dans le monde, ne laisseront pas la Guinée s’effondrer et brûler sous la dictature barbare et impitoyable de M. Alpha Condé.  L’histoire et le peuple guinéen vous en seront profondément reconnaissants !

Respectueusement vôtre,

Edouard Zoutomou KPOGHOMOU, PhD.  Président de l’UDRP

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Mamadou Barry : « Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG »

5 juin 2021 à 23 11 22 06226
Mamadou Barry

Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG. Ceux qui pensent parler au nom de la Direction Nationale du parti doivent avoir la pudeur et la modestie de se dire ne pas forcément avoir Le monopole de la vérité.

La notion de capitulation est acceptée lors d’un conflit en Cours. La bataille du 18 Octobre est terminée. C’est un nouveau combat qui se prépare. Pour cette nouvelle orientation, l’UFDG doit se remettre en cause et particulièrement ceux qui estiment En être Les propriétaires.

Revenons un peu sur cette notion de dialogue qui est redevenue une expression à la mode tout d’un coup. Il aura fallu une tribune de trois hauts cadres de la Direction Nationale du parti qui son en détention depuis plus de huit (8) mois, pour qu’on voit des sorties hasardeuses au nom de l’UFDG.

Il y a plusieurs mois, un décret est sorti pour mettre en place un Cadre de dialogue que cette Direction a déclaré ne pas se sentir concernée. Cette porte à l’époque aurait permis à l’UFDG de poser les conditions que pose Aliou Conde aujourd’hui. Durant hui (8) mois, aucune déclaration n’a été faite allant dans le sens d’une ouverture de débats en prenant à témoin Le Peuple de Guinée. Il y a quelques semaines, un autre décret sort pour nommer un Secrétaire Permanent de ce Cadre de dialogue. Cette même Direction dit ne pas être concerner.

Aujourd’hui, Aliou Condé, avec cette tribune des trois détenus, change Les données de l’équation. Non Monsieur Aliou Condé !! Des portes ont été belle et bien ouvertes pour permettre à l’UFDG de poser ses revendications et conditions. L’UFDG dans un passé recent, et sous la conduite de ce même Aliou Condé a signé des accords qui ont contribué à affaiblir plus Le parti qu’à l’orienter vers le pouvoir.

Il n’est pas superflus de rappeler ici que Cellou Dalein Diallo avait plaider auprès de Lansana Conté pour l’élargissement de Alpha Condé, redoutable adversaire politique d’alors. Pourquoi aujourd’hui, il est tant difficile de plaider pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté ?

Des consultations sont donc nécessaires auprès des structures de Base du parti pour se prononcer oui ou non sur l’opportunité d’un dialogue dans le but de permettre un décrispation de la situation en vue de libérés nos détenus. Des consultations ont été organisées pour savoir si oui ou non on va aux legislatives et à la Présidentielle. Pourquoi ne pouvons nous pas lancer des consultations pour l’acceptation ou non d’un dialogue avec des opportunités d’élargissement de nos détenus, l’ouverture de nos locaux et La libertés de mouvement de nos leaders ??

La liberté est sacrée et tout doit être mis en œuvre pour la conquérir et la protéger !! Aucun sacrifice n’est trop grand pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté.

Unis et solidaire de nos détenus, nous vaincrons !

Bien à vous.

Votre serviteur !

Par Mamadou Barry, Analyste Financier, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG, membre du Bureau Exécutif National et membre du Conseil Politique

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3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein et Cie répondent à Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé : c’est à nous de décider de dialoguer ou pas…

3 juin 2021 à 9 09 02 06026

« La position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes… La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés » ! C’est la quintessence de la réponse de Cellou Dalein Diallo et de ses proches à la tribune des trois hauts responsables de l’UFDG qui sont détenus à la plus grande prison de la Guinée depuis 7 mois.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, trois hauts responsables de la principale formation politique de l’opposition (UFDG), arrêtés et détenus depuis la très contestée élection présidentielle du 18 octobre 2020 ont publié une tribune hier, mercredi 02 juin 2021. Elhadj Ibrahima Chérif Bah (Vice-président de l’UFDG et membre du Conseil de ce parti) Ousmane Gaoual Diallo (ancien député uninominal de Gaoual, Directeur de la Communication de l’UFDG et membre du Conseil politique) et Mamadou Cellou Baldé (ancien député uninominal de Labé, Coordinateur des fédérations de l’intérieur et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG) se sont défendus des accusations mises à leur charge par le régime Alpha Condé. Mais, le fait nouveau est qu’ils ont appelé au dialogue et marqué leur intention de jouer leur partition à la future décrispation politique.

Au lieu de soutenir cette position des détenus ou tout au moins laisser l’opinion la commenter, la direction nationale de l’UFDG s’est fendue, tard la nuit, une déclaration pour s’opposer à ce qui se ressemble à un « plan de défense » des trois responsables du parti. Cellou Dalein Diallo et ses collaborateurs les moins populaires estiment qu’il n’appartient pas à Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé d’appeler au dialogue. Une réaction qui pourrait susciter une désapprobation des familles et proches des personnes arrêtées qui souffrent aujourd’hui énormément de l’absence prolongée des leurs et qui cherchent depuis des mois sans succès des pistes de sortie pour les leurs.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la direction nationale de l’UFDG :

Une tribune signée de Elhadj Chérif Bah, Vice-Président de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, Coordinateur de la Cellule de communication de l’UFDG et Cellou Baldé, Coordinateur des Fédérations UFDG de l’intérieur, a été diffusée dans la presse ce 2 juin 2021. 

Dans cette tribune, les trois responsables de l’UFDG actuellement en détention ont rappelé le caractère pacifique, légal et républicain de leur combat politique et ont mis en évidence leur innocence par rapport aux charges retenues contre eux. Ils ont par la suite estimé qu’une justice impartiale et un Exécutif neutre ne manqueront pas de constater leur innocence et de décider de leur libération. 

Un tel dénouement serait un « premier gage d’ouverture » et contribuerait à leurs yeux à «amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation», conformément aux recommandations des partenaires de la Guinée et des Organisations de défense des droits de l’homme. 

La Direction Nationale du Parti, convaincue de l’innocence de ses cadres, a toujours dénoncé leur détention arbitraire et appelé à leur libération. Si cette libération doit passer par un procès juste et équitable, le Parti ne peut que soutenir l’appel de nos cadres à l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un tel procès. En tout état de cause, la position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes. 

La Direction Nationale du Parti réitère sa solidarité à l’endroit de nos collaborateurs et de tous les cadres et militants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC arbitrairement détenus. La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés. 

Conakry, le 02 juin 2020 

La Direction Nationale de l’UFDG

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Guinée : Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé (3 hauts cadres de l’UFDG) appellent au dialogue

2 juin 2021 à 15 03 16 06166
Elhadj Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Mamadou Cellou Baldé

Tous les trois hauts responsables de la principale formation politique de l’opposition (UFDG) qui s’expriment aujourd’hui sont arrêtés et détenus depuis la très contestée élection présidentielle du 18 octobre 2020. Elhadj Ibrahima Chérif Bah (Vice-président de l’UFDG et membre du Conseil de ce parti) Ousmane Gaoual Diallo (ancien député uninominal de Gaoual, Directeur de la Communication de l’UFDG et membre du Conseil politique) et Mamadou Cellou Baldé (ancien député uninominal de Labé, Coordinateur des fédérations de l’intérieur et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG) se défendent des accusations mises à leur charge par le régime Alpha Condé.

Ces dirigeants politiques jurent avoir toujours mené leur combat politique « avec le strict objectif de servir la démocratie, le respect de l’État de droit et la recherche du bonheur de nos concitoyens ». Se démarquant des comportements inciviques qu’on les accuse et pour lesquels ils ont été arrêtés depuis sept mois, ces prisonniers politiques rappellent aujourd’hui l’importance « d’amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale ». Rêvant sans doute être blanchis par leur très attendu procès qui signerait le début de la décrispation politique en Guinée, les trois opposants espèrent apporter très bientôt leur contribution en jouant « encore notre rôle sur la scène politique au service de notre pays. Nous sommes persuadés que cela est possible si chacun veillait au respect des règles d’impartialité de nos institutions et des représentants qui exercent au nom du peuple ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre

Chers compatriotes,

Comme vous le savez, nous sommes incarcérés à la Maison Centrale de Conakry depuis plusieurs mois.

Prisonniers politiques pour les uns, prisonniers d’opinion ou otages politiques pour les autres, prisonniers tout court pour certains. Une chose est incontestable, nous sommes avant tout des Guinéens dont l’engagement et la lutte politique n’ont jamais été dirigés contre un individu ou un quelconque groupe de Guinéens.

Nous avons toujours mené notre combat avec le strict objectif de servir la démocratie, le respect de l’État de droit et la recherche du bonheur de nos concitoyens.

Il est important de rappeler que nous avons exclu, dès les premières heures de notre engagement politique, la conquête du pouvoir par la violence en choisissant, la voie des urnes qui demeure encore notre unique option. Ce choix démocratique est motivé par le fait que chacun d’entre nous considère que la violence ne peut  être la solution et lorsqu’elle survient, nous l’avons toujours condamnée sans aucune ambiguïté. D’autant plus qu’au cours de ces dernières décennies, ce sont nos compatriotes qui ont payé le lourd tribu, du fait des violences politiques et sociales qui affectent directement de nombreuses familles et la cohésion sociale.

Pourtant, on nous accuse d’atteintes aux institutions, de pillages et même de participation à des mouvements insurrectionnels, etc. Quel fut notre stupeur à s’entendre dire être mêlés à de tels actes. Persuadés de notre innocence, nous nous sommes tous rendus volontairement devant les instances judiciaires espérant qu’elle agira avec impartialité et objectivité. De fait, nous n’avons opposé ni résistance, ni violence aux forces de défense et de sécurité, qui sont venues interpeler l’un de nous à son domicile.

Il est clair que notre probité, mais aussi les responsabilités que nous avons assumées à divers niveaux, nous empêchent tout comportement ou attitude incivique.

On comprendra aisément qu’il est impossible de remettre en cause notre engagement politique ; l’idéal qui les fonde et les nourrit. C’est pourquoi, nous rejetons toutes les accusations de violence quelles qu’elles soient et qui seraient susceptibles de mettre en danger la paix sociale, de menacer la sécurité de nos compatriotes et de nos institutions. Cela ne nous ressemble point.

S’il est établi que le procès d’hommes politiques permet de juger un État sur le plan de la démocratie et du respect des libertés fondamentales, nous souhaiterions que ce défi soit relevé par l’institution judiciaire. Que peu d’entre nous puissent croire et miser sur le succès de cette volonté n’enlève aucunement notre foi en la justice. Il revient aux autorités de notre pays et, si nécessaire, avec l’appui des pays amis, d’en être le garant ; de veiller à l’équité et l’impartialité de l’institution judiciaire ; mais aussi à la neutralité de l’Exécutif.

Bien évidemment, c’est aux magistrats de mesurer l’importance et la portée des actes qu’ils sont appelés à engager dans le cadre de « l’affaire » nous concernant. Qui pourrait douter que son déroulement et l’issue qui en sortira constitueront un jalon essentiel dans la volonté de décrispation du climat politique récemment exprimée par tous les acteurs politiques, les ONG de défense des Droits humains, les pays partenaires de la Guinée et d’une certaine manière les autorités guinéennes. Dès lors, un consensus s’est dégagé pour considérer que ce serait là, un des premiers gages d’ouverture d’un dialogue constructif, consensuel et inclusif.

Pour nous, il est fondamental d’œuvrer dans ce sens afin d’amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale. Nous espérons pouvoir apporter notre contribution en continuant de jouer encore notre rôle sur la scène politique au service de notre pays. Nous sommes persuadés que cela est possible si chacun veillait au respect des règles d’impartialité de nos institutions et des représentants qui exercent au nom du peuple.

Nous estimons que le moment est probablement venu ; qu’une situation opportune est là et qu’il faut la saisir. Nous pensons qu’il est temps que chaque Guinéen prenne résolument l’engagement de promouvoir l’exercice d’une démocratie apaisée, l’unité et la réconciliation de tous les fils et filles de notre Guinée.

Ibrahima Chérif BAH 

Vice-président, membre du Conseil politique.

Ousmane Gaoual DIALLO

Directeur de la Communication, Membre du Conseil politique, ancien Député.

Mamadou Cellou BALDÉ

Coordinateur des fédérations de l’intérieur, Membre du Bureau Exécutif, ancien Député.

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Cellou Dalein et Cie interdits de voyager : « toutes les mesures sont maintenues » (Procureur)

24 mai 2021 à 23 11 36 05365
Sidy Souleymane N’diaye, procureur de Dixinn

C’est désormais officiel. Cellou Dalein Diallo ne pourra se rendre à Lomé pour participer au colloque sur l’ECO, prévu cette semaine dans la capitale togolaise. Dans un communiqué publié ce lundi soir, 24 mai 2021, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn a annoncé que l’interdiction de voyager prise contre lui et d’autres responsables de son parti sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué :

Communique-Le procureur près le tribunal de Dixinn informe l’opinion nationale et internationale que dans le cadre des procédures ouvertes à la suite de l’attaque et l’incendie du train minéralier de la compagnie RUSAL ayant entraîné des morts et de celles relatives aux violences avant, pendant et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, que des dispositions sont en train d’être prises pour l’ouverture des procès.

Il rappelle par ailleurs, que pour les nécessités de procédures, toutes les mesures d’interdiction de sortie du territoire ordonnées à l’encontre de certaines personnes en application de la législation en vigueur, sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres, au besoin.

Le procureur de la République veille, conformément à ses attributions, au respect scrupuleux de toutes les libertés.

Fait au parquet, le 24 mai 2021

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Mamadou Barry de l’UFDG plaide : « nous ne devons pas oublier les détenus politiques »

23 mai 2021 à 9 09 02 05025
Mamadou Barry, secrétaire général adjoint de l’UFDG

Comme on le sait, au lendemain de la très contestée élection présidentielle du 18 octobre dernier, plusieurs citoyens et responsables politiques guinéens (en majorité de l’UFDG) ont été arrêtés et détenus à la maison centrale de Conakry. Ces détenus politiques croupissent encore en prison, sans aucun jugement encore moins une condamnation, pour leur opposition au troisième mandat d’Alpha Condé.

Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux sont malades, certains ont même été atteints de COVID-19 entre les murs crasseux de la maison centrale surpeuplée de Conakry. Malgré l’illégalité de leur détention, toutes les tentatives d’obtention de leur libération, ne serait-ce que provisoire, sont pour le moment restées vaines. Leur situation inquiète les organisations de défense des droits humains ; mais aussi et en premier lieu, l’union des forces démocratiques de Guinée (la principale formation politique d’opposition au régime Alpha Condé).

Au cours d’un récent entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, Mamadou Barry, le secrétaire général adjoint de l’UFDG, a plaidé pour une large et réelle implication de la société civile, des religieux et des élus locaux pour mettre fin à cette détention injustifiée de grandes figures de l’opposition et de la société civile. Ce cadre du parti de Cellou Dalein Diallo appelle à une « décrispation » de la situation en Guinée pour permettre à tout le monde d’avancer dans le bon sens.  

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez rendu visite aux détenus politiques incarcérés à la maison centrale de Conakry. Quel a été votre constat ?

Mamadou Barry : le constat, avant d’y aller déjà, était de se rendre compte que des cadres du parti (UFDG) sont arrêtés, des anonymes aussi sont arrêtés sans jugement. Le souhait était de voir dans quelle condition ils sont et moralement comment ils se portent ; et, de voir éventuellement quelles possibilités de plaidoirie on peut obtenir pour permettre leur élargissement. Mais, voir aussi dans quelles conditions les choses vont avancer dans le bon sens pour tout le monde.

Guineematin.com : comment se portent ces détenus en prison ?

Mamadou Barry : ils se portent assez bien, quoi qu’on ne puisse pas se porter bien en prison. Après ces six mois de détention sans jugement, il est difficile de dire que quelqu’un se porte bien en prison. Mais, toujours est-il que le moral est là et il est question que le monde sache qu’ils sont là, qu’on pense à eux et qu’on voit dans quelles mesures les choses peuvent avancer dans le bon sens.

Guineematin.com : au sein de l’UFDG, comment vous vivez l’absence de ces cadres et responsables de votre formation politique ?

Mamadou Barry : c’est difficile. Quand on a des personnes, des cadres du parti et des amis ou des collègues qui sont détenus depuis si longtemps, il est toujours très difficile d’avoir un travail serein qui puisse se faire au sein du parti dans la quiétude, dans la construction des valeurs et dans la consolidation des idéaux du parti.

Guineematin.com : vous avez parlé de plaidoirie ; mais, quel genre de plaidoirie faut-il faire pour obtenir leur libération ?

Amadou Barry : la plaidoirie va au-delà de demander pardon. La plaidoirie, c’est une question de dire simplement que ceux qui sont en prison, leur place n’est pas en prison. Des cadres qui peuvent être utiles au pays, des cadres qui peuvent être utiles dans leur parti et dans leurs familles sont là (en prison). Et, c’est normal qu’on pense à ce qu’il y ait un élargissement. Ce qui me fait un peu mal, c’est qu’à une époque, en 2010, en 2013, en 2015, en 2018, on voyait des personnalités, des groupes de personnes venir plaider auprès de Cellou Dalein Diallo pour qu’il y ait la paix, la quiétude et pour qu’il y ait une harmonie au sein du pays. Aujourd’hui, on ne les voit plus et je trouve cela très dommage qu’on ne parle pas de ces détenus suffisamment. La plaidoirie n’est pas de demander pardon à qui que ce soit, c’est juste dire que leur place n’est pas en prison. Leur place est dans la société, auprès de leur famille. Il faut que les coordinations se lèvent, puisque ce sont des enfants du pays. On ne voit pas les associations des femmes. Je me souviens encore de Dr Makalé Traoré qui faisait beaucoup de mouvements, beaucoup de démarches pour qu’il y ait la paix, la quiétude sociale. En plus, il y a les élus locaux qui peuvent bien essayer, au sein de leur commune, de montrer qu’il y a un besoin de tranquillité, un besoin de solidarité envers ces détenus  pour que, au moins, en attendant le jugement, que ces personnes puissent retrouver leurs familles, que ces personnes puissent retrouver leurs familles et échanger avec elles pour voir dans quelle mesure il peut y avoir une décrispation. La question n’est pas de dire que plaider c’est demander pardon. La question est de faire en sorte qu’on voit dans quelle mesure on peut décrisper la situation et toutes les personnes de bonne volonté, les personnes qui peuvent s’impliquer pour que ces personnes (les détenus politiques) recouvrent leur liberté pour le bien de tout le monde.

Guineematin.com : vous déplorez le fait que ces organisations féminines, ces élus locaux et les religieux ne s’impliquent pas beaucoup pour obtenir la libération de ces détenus ; mais, est-ce que vous ne pensez pas que l’UFDG elle-même n’agit pas sur le terrain ? Parce que si ces personnes allaient pour demander à Cellou Dalein Diallo la paix, c’est parce qu’il y avait les manifestations. Or, aujourd’hui, sur le terrain, il n’y a aucune action. Est-ce que vous ne pensez pas que les gens se disent que puisqu’il y a la paix actuellement, il ne sert à rien d’engager des actions ?

Mamadou Barry : cette situation dépasse le statut de l’UFDG. En fait, là, on est en train de parler de la citoyenneté. Et n’oublions pas qu’il y a des cadres qui sont en prison et qui ne sont pas de l’UFDG. Il y a des cadres du FNDC qui sont en prison…

Guineematin.com : mais, ce sont ceux de l’UFDG qui sont en grand nombre.

Mamadou Barry : on est parfaitement d’accord ; mais, d’abord et avant tout, c’est des citoyens guinéens qui sont en prison. Alors, au de-là de l’UFDG, il y a des citoyens qui sont là ; et, ces organisations parlent de citoyenneté, de droit de l’homme. Donc, l’idée est de faire qu’on sorte de ce clanisme pour dire qu’on va mettre l’UFDG d’un côté et le peuple de Guinée de l’autre. On a vu comment ça fonctionne depuis longtemps. L’idée, c’est de faire en sorte qu’il y ait une mobilisation de tout un chacun là où il est. Le médiateur de la République est là. Il y avait des mobilisations avant même qu’il y ait des discussions ou bien des échanges sur les manifestations, il y avait des anticipations de ces autorités auprès de la direction de l’UFDG pour dire : non, faites attention pour la paix. Mais, aujourd’hui, il y a des gens qui sont détenus et le médiateur de la République, on ne l’entend pas. Les religieux et les organisations de la société civile, on ne les entend pas. Les élus locaux, que ça soit de l’UFDG ou bien des autres partis politiques, qui sont des citoyens à la base, sont en mesure de dire que nous sommes dans une situation où il faut quand même qu’on progresse et voir dans quelle mesure on peut alléger cette crispation. Parce qu’on ne peut pas continuer à être crispé comme ça.

Guineematin.com : mais, est-ce que l’UFDG est allée vers ces structures pour demander leur implication ?

Mamadou Barry : on est allé vers eux et on va continuer à aller pour faire en sorte que des dispositions soient prises. Mais, il y a un handicap de taille qui fait en sorte que jusqu’à présent on n’arrive pas à résoudre ce problème de fermeture des bureaux de l’UFDG. On est dans cette situation où il n’y a aucune notification, aucune justification, aucune règle de droit qui amène cette fermeture des bureaux de l’UFDG. Donc, c’est ce qui fait que même les retrouvailles et les rendez-vous sont difficiles. Quand on ferme ton bureau, il est difficile d’initier ou d’organiser quoi que ce soit ou bien de faire des rencontres avec ces élus pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Encore une fois, il est bon qu’on ait la possibilité de se retrouver, d’échanger et de voir dans quelle mesure quelque chose peut se faire. Mais, il y a des pré-requis qui font en sorte que la décrispation puisse être valable des deux côtés.  Mais, puisqu’il y a des gens qui sont en prison et qui sont privés de liberté, il faut commencer par ça et voir comment décrisper la situation.

Guineematin.com : aujourd’hui, votre souhait, c’est l’organisation rapide d’un procès de ces détenus ou bien c’est d’obtenir leur libération pure et simple ?

Mamadou Barry : l’idée est, dans un premier temps, qu’à partir du moment où le procès est retardé, il est souhaité que ces personnes recouvrent leur liberté pour retrouver leur famille en attendant. Il faut rappeler que ces cadres dont on parle aujourd’hui se sont livrés. On n’est pas allé les chercher. A partir du moment où ils se sont livrés, ça veut dire que le procès peut avoir lieu. Mais, en attendant ce procès, qu’on les élargisse pour qu’ils puissent être aux côtés de leurs familles, pour voir comment on peut commencer à décrisper ; et, ensuite on parlera du siège de l’UFDG pour voir comment des rencontres peuvent avoir lieu afin d’améliorer les choses.

Guineeamtin.com : votre message de la fin ?

Mamadou Barry : mon message, c’est de lancer un appel à toutes les personnalités, particulièrement aux élus de l’UFDG, que ça soit à Conakry ou bien les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur, de voir dans quelle mesure il peut y avoir une mobilisation pour essayer de sensibiliser les uns et les autres. Parce que chacun peut quelque chose quelque part parce que nous ne devons pas oublier ces détenus politiques.

Guineematin.com : merci à vous.

Mamadou Barry : c’est moi qui vous remercie.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé et Alpha Fafaya Diallo

Tél : 622 68 00 41

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Fête de Ramadan : le message de Cellou Dalein aux Guinéens

13 mai 2021 à 6 06 34 05345

A l’occasion de la fin du Ramadan, Cellou Dalein Diallo a adressé un message à ses compatriotes. Le président de l’UFDG a souhaité bonne fête de l’Aïd El Fitr aux fidèles musulmans de Guinée, tout en souhaitant de voir une Guinée unie, où règnent la justice, la solidarité et la paix.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le message du principal opposant guinéen :

« Mes chers compatriotes,

Nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan où nous avons, par le jeûne, les prières et la dévotion, raffermi davantage notre foi dans un contexte marqué par une crise sanitaire qui frappe le monde entier.

Je saisis cette occasion pour présenter mes sincères condoléances à toutes les familles endeuillées par la pandémie et réitérer mes encouragements au personnel soignant dont l’abnégation force l’admiration.

J’ai une profonde pensée pour ceux de nos compatriotes malades, ceux arbitrairement privés de liberté et ceux dont la vulnérabilité nous appellent à un devoir de solidarité.

Puisse Allah, au terme de ce mois de pénitence, favoriser l’avènement d’une Guinée unie où règnent la justice, la solidarité et la paix.

À tous les fidèles musulmans de Guinée et du monde, je souhaite une excellente fête d’Aid El Fitr.

Qu’Allah le Clément, le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières ».

A suivre !

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Journée internationale du travail : le message de Cellou Dalein aux travailleurs guinéens

1 mai 2021 à 16 04 39 05395

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Chers compatriotes,

Travailleuses et travailleurs,

Le 1er mai, journée internationale du travail, me donne l’occasion de vous souhaiter une bonne fête et vous exprimer ma solidarité dans la lutte que vous menez pour améliorer vos conditions de vie et de travail. Comme l’année dernière, la pandémie du coronavirus oblige à la sobriété.

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Détention d’opposants en Guinée : Tierno Monénembo lance une pétition pour leur libération

27 avril 2021 à 10 10 15 04154

Après avoir dénoncé pendant plusieurs mois l’arrestation et la détention des opposants arrêtés lors des violences post-électorales d’octobre 2020, Tierno Monénembo passe maintenant à l’action. Le célèbre écrivain guinéen vient de lancer une pétition pour demander la libération des nombreux responsables et militants de l’opposition politique ainsi que de la société civile, incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

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Diabaty Doré sur la détention d’opposants en Guinée : « si on ne les juge pas, qu’on les libère »

24 avril 2021 à 15 03 30 04304

Diabaty Doré, président du parti Rassemblement Pour la République

« Dans ce dossier puisqu’il n’y a pas de preuve, ils ne peuvent pas les juger. C’est pourquoi, nous condamnons ces arrestations et détentions ; et, c’est pour cela que nous interpellons la communauté nationale et internationale de tout faire pour que la lumière soit faite. Si on ne parvient pas à les juger, qu’on les libère ; même si c’est de façon provisoire pour qu’ils regagnent leurs familles. Au moment où la justice sera prête, qu’on les appelle. Parce que quoi qu’on dise, ce sont des Guinéens, ils ne vont pas fuir. Je rappelle que Cellou Baldé était à Labé. Il pouvait fuir pour aller même si c’est au Sénégal ; mais, il a dit non, il faut qu’il se présente devant la justice parce qu’il est respectueux de la loi…», a notamment dit Diabaty Doré, le président du parti Rassemblement Pour la République.

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3ème mandat : des Guinéens veulent empêcher Alpha Condé d’aller à Paris pour un sommet

21 avril 2021 à 11 11 43 04434

Les Guinéens de l’étranger souffrent de voir leurs compatriotes subir des répressions meurtrières et des détentions prolongées et sans jugement à Conakry et à l’intérieur du pays pour avoir simplement exercé leur droit de réclamer le respect de la constitution. Le maintien au pouvoir du président Alpha Condé après son dernier mandat constitutionnel n’est toujours pas accepté par de milliers de Guinéens d’ici et d’ailleurs. C’est justement en protestation contre le refus du changement démocratique en Guinée que certains compatriotes tiennent à empêcher la participation du champion du RPG au sommet sur le financement des économies d’Afrique Subsaharienne qui est prévu le 18 mai 2021 à Paris, la capitale française…

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