Sarkozy et Hollande chez Alpha : « un bon conseil est bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution »

20 février 2019 à 15 03 50 02502
Elhadj Ibrahima Bangoura

On assiste ces derniers temps à un ballet d’anciens chefs d’Etats en Guinée. Après Abdoulaye Wade (Sénégal) et François Hollande (France), c’est Nicolas Sarkozy qui est attendu très prochainement dans la capitale guinéenne.

Interrogé à ce sujet, ce mercredi 20 février 2019, par un reporter de Guineematin.com, le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura pense que cela peut avoir plusieurs interprétations, d’autant plus que rien ne filtre des entretiens en Alpha Condé et ses hôtes.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, « ces visites d’anciens chefs d’Etat peuvent avoir plusieurs interprétations, soit pour des raisons personnelles, les gens viennent en consultation auprès du chef de l’Etat qui a besoin peut-être de leur expertise. On peut le penser ainsi, même si nous ne sommes pas dans les secrets des initiés de la présidence de la République. On peut placer ces visites dans ce cadre là, parce que rien ne filtre. Et, nous n’avons pas une crise immédiate en vue dans le pays. La crise imminente n’est pas là. Et, s’il y a crise, ce ne sont pas ces personnalités qui se déplacent. Il y a d’autres structures au niveau sous-régional ou continental ou des Nations Unies qui se déplacent », a dit le vice-président de l’Union des Forces Républicaines.

Toutefois, si ces anciens présidents sont en Guinée pour inviter Alpha Condé à favoriser l’alternance en 2020, Elhadj Ibrahima Bangoura trouve que ce serait une très bonne initiative. « Je pense que si c’est dans ce cadre-là, ces visites-là sont bienvenues. Un bon conseil est toujours bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution. Les peuples de l’Afrique de l’Ouest sont allergiques à ce qu’on touche à leur Constitution. Je pense qu’un troisième mandat sera difficilement accepté dans le pays aujourd’hui. Si ces anciens chefs d’Etat sont là dans ce cadre, c’est bienvenu, parce que nous n’avons pas besoin de crise chez nous. Les guinéens n’ont pas besoin d’une crise », a dit avec insistance ce proche de Sidya Touré.

En ce qui concerne la violente attaque contre le cortège du chef de file de l’opposition, samedi dernier, par des véhicules blindés de la CMIS (Compagnies Mobile d’Intervention et de Sécurité), l’honorable Ibrahima Bangoura s’est dit choqué. « Ça, c’est une faute. Il faudrait que nos forces de sécurité apprennent à être des forces républicaines. Ce ne sont pas des forces qui sont là pou agresser les citoyens, à plus forte raison une personnalité politique de la stature d’Elhadj Cellou Dalein. Cela a choqué plus d’un. Personnellement, j’ai été choqué ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Alexandre Bregadzé favorable au 3ème mandat : « c’est illogique et même très dangereux » (UFR)

11 janvier 2019 à 10 10 29 01291

La sortie de l’ambassadeur de la fédération de Russie, soutenant une prolongation du mandat du président Alpha Condé, continue de faire réagir les acteurs politiques guinéens. Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), juge l’attitude d’Alexandre Bregadzé de « très dangereuse ». Le député l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com hier, jeudi 10 janvier 2019.

Elhadj Ibrahima Bangoura

A l’occasion de la cérémonie officielle de présentation des vœux de nouvel an au président Alpha Condé, au nom des diplomates en poste à Conakry, Alexandre Bregadzé a pris de court de nombreux observateurs, tant il n’est pas dans son rôle. Le diplomate russe a dit en substance que « c’est à la Constitution de s’adapter aux réalités, ce ne sont pas aux réalités de s’adapter à la Constitution…On ne change pas un cheval au milieu de la rivière… ». Une manière d’encourager Alpha Condé à aller a delà des limites imposées par la Constitution Guinéenne.

Des propos qui ont choqué l’un des responsables de l’UFR. Répondant aux propos du diplomate Russe, qui dit que « c’est à la Constitution de s’adapter aux réalités », l’honorable Ibrahima Bangoura lui oppose le fait que « la Loi dispose pour l’avenir. Quand une situation se présente, c’est la Loi qui est là qui s’applique. On ne fait pas une Loi pour ça. On fait la Loi pour disposer pour l’avenir ».

Par conséquent, estime le vice-président de l’UFR, ce qu’Alexandre Bregadzé dit est erroné. « Ce qu’il dit sur la Constitution guinéenne est erroné, c’est illogique et même dangereux, très dangereux. Je condamne ces propos du diplomate ».

Toutefois, l’honorable Ibrahima Bangoura ne croit pas que ces propos soient la position de tous les diplomates en poste à Conakry. « Je ne coirs pas. Vous savez que les diplomates sont très polis. Même si ce ne sont pas des diplomates, une fois que vous avez dit à quelqu’un de porter votre parole, s’il fait une mauvaise communication, ce n’est pas sur le champ que ça se gère. C’est après qu’on rectifie. Je ne peux pas dire aussi qu’il parle à son propre nom. Mais, je condamne ses propos, ce n’est pas logique ».

Parlant du maintien du professeur Alpha Condé au pouvoir au-delà de son 2ème et dernier mandat, Alexandre Bregadzé a dit « qu’on ne change pas un cheval au milieu de la rivière ». Répondant à cette métaphore, l’honorable Ibahima Bangoura pense que « si le cheval n’est plus bon au milieu du gué, s’il ne veut plus aller, tu le laisses ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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