Alpha Oumar Taran Diallo, président du parti ADR

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a annoncé le mercredi dernier, 27 janvier 2021, la mise en place d’un « cadre permanent de dialogue politique et social » en Guinée. Selon le décret, ce cadre sera une plateforme permanente de concertation et d’échanges entre les partis politiques, les organisations sociales, les collectivités et le gouvernement autour des questions d’intérêt national. Et, il sera présidé par le Premier ministre chef du gouvernement. Mais, cette initiative du chef de l’Etat est saluée avec beaucoup de méfiance par les acteurs politique de l’opposition.

Joint au téléphone hier, jeudi, le président de l’alliance démocratie pour le renouveau (ADR), Alpha Oumar Taran Diallo, a laissé entendre que ce n’est un décret qui va régler les problèmes en Guinée ; mais, une volonté politique de la part de l’exécutif qui va se matérialiser dans un premier temps par la libération des prisonniers politiques et d’opinions.

Alpha Oumar Taran Diallo président du parti ADR

« Nous pensons qu’ils sont en train, peut-être, de mettre en place des dispositions permettant d’exécuter certains articles de la constitution. Mais, à notre avis, nous estimons que ce n’est pas un décret qui va régler les problèmes dans notre pays. Il y a d’abord une volonté politique de décrisper la situation. D’abord, il faut commencer par la libération des détenus politiques, des détenus d’opinions, parce que nous savons qu’il y a près de 400 personnes qui sont aujourd’hui dans les prisons guinéennes juste parce qu’ils ont eu une opinion contraire à celle de ceux qui prônent le troisième mandat. Donc, l’ADR pense que la première mesure, si on veut montrer vraiment une réelle volonté politique de respecter la loi, c’est de permettre à ceux qui ont une idée, contraire à celle que ceux qui dirigent actuellement le pays sont en train de prôner, de recouvrer leur liberté. Il faut nécessairement libérer ces détenus. Qu’ils soient politiques ou de la société civile, mineurs ou adultes, il faut les libérer. Ensuite, il faut ouvrir les frontières guinéennes, permettre aux producteurs agricoles d’écouler leurs produits et aussi permettre la libre circulation des personnes et des biens. Voilà au niveau de l’ADR des éléments qui, à la place d’un décret, peuvent vraiment détendre l’atmosphère politique du pays, favoriser le dialogue et permettre aux investisseurs étrangers de s’intéresser à la Guinée », insiste le président de l’ADR.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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