C’est devenu une habitude pour de nombreux guinéens qui vivent à Conakry ! A l’approche de la Tabaski, ils sont nombreux ces habitants de la capitale guinéenne qui prennent les routes de la Guinée profonde pour aller célébrer cette grande fête musulmane en famille au village. Mais, cette année, des restrictions lieux à la prévention et à la lutte contre la pandémie de COVID-19 rendent ce déplacement un peu difficile. Car, selon un communiqué récemment publié par les autorités guinéennes, tout voyageur qui quitte le ‘’Grand Conakry’’ pour l’intérieur du pays doit obligatoire se munir de son carnet de vaccination et d’un certificat de résultat de test COVID-19 négatif. Il doit présenter l’un de ces documents à chaque point de contrôle sanitaire se trouvant sur sa route. Faute de quoi, il sera sommé de payer une pénalité dont le montant est fixé à 50 mille francs guinéens.

Déjà, des « tests rapides gratuits » sont proposés aux voyageurs dans certaines gares routières de Conakry. C’est le cas à la gare routière de Bambéto (dans la comme de Ratoma) où les agents testeurs étaient envahis dans la matinée de ce vendredi, 16 juillet 2021, par des citoyens qui désirent fêter à l’intérieur du pays. Certains parmi eux sont déjà en instance de voyage. Ils sont venus avec leurs bagages et impatientent dans la très longue file d’attente. Cependant, ils ont l’air agacé par le « lenteur » des agents.

Elhadj Harouna Diallo

« Je suis là pour faire le test COVID-19, je dois voyager à l’intérieur pour la fête de tabaski. Je suis venu faire le test parce que les vaccins sont aujourd’hui inaccessibles. Nous, on n’a pas eu les premières doses ; donc, il est impossible d’avoir les deuxièmes doses. Comme le communiqué est passé dans les radios et télés, je me suis dit de venir faire le test pour s’en servir pour ne pas avoir des petits problèmes en cours de route. Le constat que je fais, c’est seulement au niveau des résultats. Ça retarde beaucoup. J’ai passé plus d’une heure ici. Heureusement, je ne voyage pas aujourd’hui, sinon je l’aurais raté. Mais, je suis venu faire le test à temps  pour ne pas pouvoir retarder mon jour de voyage », a indiqué Elhadj Harouna Diallo, un des voyageurs que nous avons trouvé sur place.

En plus de la « lenteur agaçante », d’autres citoyens dénoncent le « traitement de faveur » que les agents font preuve à l’égard de certaines personnes. C’est le cas de Ibrahima Kadafi Diallo, un jeune étudiant, qui s’apprête à rallier la ville de Labé dans quelques heures.

Ibrahima Kadafi Diallo, étudiant

« Je souhaite aller à Labé demain matin pour passer la fête avec ma mère, mon père et toute la famille. On doit se retrouver là-bas. Déjà, on est arrivé tôt le matin à la gare routière ici, on a pu faire le test assez rapidement, il n’y avait pas une longue file. On a fait le test depuis longtemps, mais on est toujours en train d’attendre les résultats ; et ça prend beaucoup de temps. Parce qu’on voit qu’il y a beaucoup de gens qui veulent voyager. Il y en a qui ne portent pas de bavette, donc c’est un peu compliqué. Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Par exemple des gens qui viennent faire le test devant nous ici et ils obtiennent leur résultat avant nous. Ça, je ne comprends pas. Il y a aussi les gens qui voyagent dans le taxi (transport en commun) qui ne font pas le test. C’est pratiquement des gens qui partent en véhicule personnel ou à moto qui sont là pour faire le test », a dit ce jeune étudiant.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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