Comme annoncé précédemment, l’annonce du gouvernement sur l’augmentation prochaine du prix du litre de carburant à la pompe a entrainé depuis le weekend dernier une spéculation sur les prix des produits pétroliers au niveau du marché noir un peu partout en République de Guinée. Et, dans la préfecture de Boké (à l’image de certaines préfectures du pays), la fermeture des stations service y a favorisé cette spéculation des prix et a entrainé aussi un manque de carburant sur le terrain. Egalement, ce manque de carburant a servi de motif aux conducteurs de taxi-moto pour augmenter le prix du transport. Le tronçon est passé ce lundi, 31 mai 2021, de 3 000 à 5 000 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Depuis le samedi dernier, la préfecture de Boké vit une crise de carburant. Les stations service sont encore fermées et refusent de vendre le carburant aux pauvres usagers. Apparemment, elles attendent l’annonce officielle du gouvernement sur le nouveau prix des produits pétroliers (essence, gas-oil,…) pour reprendre le service. Et, visiblement, le communiqué du ministère des hydrocarbures demandant la réouverture des stations service n’a pas produit d’effet. Car ce lundi, sur les sept (7) stations service que compte la commune urbaine de Boké, une seule a ouvert ses portes à la clientèle. Il s’agit de la station qui se trouve près du carrefour TP en face de la mairie. Et, sur place un nombre impressionnant de motos et de véhicules qui sont stationnés. Il faut de la patience et beaucoup de courage pour avoir quelques litres d’essence. L’accès à la pompe est très difficile, malgré la présence des policiers qui y ont été déployés pour maintenir l’ordre et sécuriser les pompistes et la station.

Cependant, sur le marché noir, les stocks des vendeurs de carburant sont épuisés. Pas une goutte n’est visible dans les bidons. Les usagers peine à avoir un litre pour carburer leurs engins (motos, véhicules). Certains, face à la pénurie, ont carrément choisi de garer leurs véhicules. Les plus téméraires fouinent un peu partout dans la ville dans l’espoir de trouver un bienfaiteur sur le marché noir et qui dispose encore de carburant.

Sur les artères de la ville, on peut facilement jouer au ballon sans aucun risque d’être renversé par un engin. La circulation est quasiment inexistante. Seuls quelques rares taxi-motos ronronnent par moment sur la chaussée. Et, ils ont revu à la hausse le coût du transport. Le tronçon qui était jusque-là 3000 francs est passé à 5000 francs ce lundi, soit une augmentation de près de 70% du prix officiel.

Depuis, Boké N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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