Les travailleurs licenciés de l’hôtel SHERATON ont animé ce vendredi, 19 février 2021, une conférence de presse à Conakry. Cette rencontre avec les médias a également connu la participation de plusieurs autres structures syndicales nationales et internationales dont la secrétaire générale de l’OIT qui est intervenue à travers une vision conférence.

Ci-dessous Guineematin.com vous propose l’intégralité du discours des travailleurs, lu par Amadou Diallo, secrétaire général du syndicat des travailleurs.

Madame la Secrétaire Générale de l’UITA et ses membres,

Chers représentants internationaux,

Chers avocats,

Chers camarades,

Chers hôteliers,

Chers journalistes,

Distingués invités,

Mesdames et messieurs, 

C’est pour nous un immense honneur d’être là aujourd’hui 19 Février 2021, pour tenir cette 2ème conférence de presse visant à discuter avec vous les différents problèmes que traversent les hôteliers de toute la Guinée et
Particulièrement ceux de I’hôtel Sheraton Grand Conakry dont nous relevons en tant que syndicats et représentants des travailleurs affiliés à la FHTRC, l’ONSLG, I’UITA qui ont participé à l’installation du bureau syndical de I’hôtel Sheraton Grand Conakry le 11 Février 2020 grâce à une élection où nous avons obtenu une grande majorité des employés.

En effet, nous nous sommes fixés comme objectif de lutter contre l’ exploitation abusive, le harcèlement physique et verbal, le licenciement arbitraire, la non-prise en charge sanitaire et des heures supplémentaires dans les complexes hôteliers.

Après cinq mois de lutte pour notre réintégration, nous revenons vers vous pour vous signifier notre engagement à ramener le respect des droits de travail qui n’est quasi totalement pas respecté dans les entreprises guinéennes, particulièrement dans les hôtels devenus un vrai calvaire pour les employés qui y travaillent.

Parmi les activités réalisées jusque-là, il serait important de vous citer quelques-unes :

Amadou Diallo, secrétaire général du syndicat des travailleurs de SHERATON

Des lettres adressées à l’inspection générale de travail, au ministère de I’hôtellerie et du tourisme, au ministère de travail (actuel ministère de la fonction publique et du travail), a la primature. Ce qui explique le contenu de cette banderole où il est mentionné que le gouvernement guinéen n’a pas agi sur cette situation ;

Deux pétitions des employés marquant leur solidarité pour la réintégration de leurs délégués syndicaux et des plaintes adressées à la SFI (société financière internationale), à la FMO, au propriétaire du groupe topaz et à l’OIT;

Viser les dirigeants syndicaux élus par le personnel hôtelier constitue une tentative évidente de représailles pour avoir exercé les droits prévus dans les conventions N’87, 98 et 135 de l’OIT ainsi que du code de travail de la Guinée et une tentative de dissuader le reste du personnel de poursuivre l’activité syndicale. Les conventions N°87, 98 et 135 de l’OIT qui ont toutes été ratifiées par la Guinée, consacrent ces protections et constituent la base de la jurisprudence internationale en matière de droit syndical et de liberté d’association des travailleurs.

Pour terminer, nous remercions l’UITA et ses affiliés pour tout le soutien qu’ils apportent pour le respect de la liberté syndicale et sollicitons l’implication du Gouvernement Guinéen, la SFI, le Groupe Marriott international, le Propriétaire du Groupe Topaz, I’OIT pour la réintégration des deux délégués syndicaux de Sheraton Grand Conakry Amadou et Alhassane et l’employé Mamadou Saliou Sampil.

Vive la liberté syndicale, je vous remercie !

Conakry le 19, Février 2021

Le Bureau Syndical de Sheraton Grand Conakry

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