Il n’y a pas eu de cours ce lundi, 15 février 2021, au complexe scolaire ‘’Filira’’, le plus grand établissement scolaire d’enseignement secondaire de la commune urbaine de Boké. Et, pour cause, des groupes d’élèves en colère y ont protesté avec des jets de pierres contre l’incarcération de leur professeur de langue anglaise qui est poursuivi pour viol sur une mineure de six (6) ans.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Boké, cette manifestation de colère a été planifiée en secret par certains élèves de cet établissement. Et, ce lundi, aux environs de 9 heures, ils sont passés en action.

« Ils paraît que les collégiens étaient préparés pour ce mouvement. Certains d’entre eux étaient venus en tenue civile ; et, depuis le matin, ils sont restés derrière la cour. Ils ont attendu que les cours commencent ; et, dans les environs de 9 heures, les jets de pierres ont commencé. Ceux qui sont à l’extérieur de la cour ont commencé à lancer au niveau du collège, ceux qui sont à l’intérieur aussi ont répliqué. Mais, très vite, ils ont commencé encore à lancer au lycée. Ainsi, tout le monde a paniqué et chacun a voulu sauver sa tête », a expliqué un lycéen qui a requis l’anonymat.

Cette grogne des élèves a duré plusieurs dizaines de minutes et a paralysé la circulation du côté de cet établissement scolaire. Il a fallu l’arrivée de quatre (4) pick-up remplis d’agents des forces de l’ordre pour disperser les manifestants en colère et rétablir l’ordre sur ces lieux. Mais, ce coup de maitre réussi par les forces de l’ordre n’a pas permis la tenue des cours dans cette école.

A rappeler que Bangaly Camara, alias Mister– qui est actuellement en détention- a reconnu avoir violé une fillette de 6 ans, le 31 janvier dernier, au quartier Dibia, dans la commune urbaine de Boké. « Mister m’a demandé de rentrer dans sa chambre. Quand je suis rentrée, il m’a demandé de me coucher. Et quand je me suis couchée, lui aussi il s’est couché sur moi. Après, il m’a dit de me taire et il m’a donné 500 francs en me disant de ne pas pleurer », avait expliqué la fillette de six ans, le mercredi 3 février 2021.

Alors, cette perturbation des cours pourrait-elle influencer la procédure judiciaire contre cet enseignant ?

A suivre !

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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