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Poursuivi pour le viol présumé d’une fillette de 13 ans, Tamba Kallas Traoré a de nouveau comparu le lundi dernier, 19 juillet 2021, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). L’accusé n’a pas déposé ce jour devant cette juridiction de première instance, mais il était quand même à la barre pour entendre les réquisitions du ministère public. Des réquisitions au cours desquelles le procureur Daouda Diomandé a demandé au tribunal de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

Dans cette affaire, le représentant du ministère public n’est pas allé de main morte pour accabler Tamba Kallas et demander sa condamnation pour les faits poursuivis à son encontre. Le procureur Daouda Diomandé assure que les faits sont établis et sont imputables à l’accusé. Et, pour chercher à assoir la conviction du tribunal sur la culpabilité de Tamba Kallas dans ce dossier, le ministère public rappelle que l’accusé a reconnu, à l’enquête préliminaire, avoir déshabillé la victime et l’avoir pénétrée. Une pénétration à la suite de laquelle il a éjaculé et a tenté d’acheter le silence de la fillette avec 5000 francs guinéens.

« Tamba Kallas Traoré est vigile dans un bâtiment où habitent madame Viviane Konaté, son mari et leurs enfants (dont la présumée victime). Chaque jour, les deux parents vont au travail. Ce jour, 16 septembre 2019, les enfants sont descendus de l’immeuble à étage pour jouer au cache-cache avec Tamba. C’est là où Tamba s’est emparé de la fille âgée de 13 ans pour la faire entrer dans la guérite pour abuser d’elle. Quand elle est rentrée à la maison, la maman a constaté que quelque chose n’allait pas. Elle a demandé à sa fille avant de saisir l’OPROGEM par une plainte. Interpellé, Tamba Kallas a reconnu les faits. Il a reconnu avoir déshabillé la fille, il l’a pénétrée et a éjaculé. Par la suite, il a promis 5000 francs à la fille pour obtenir son silence. Les faits étant établis, l’imputabilité étant là, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir Tamba Kallas Traoré dans les liens de la culpabilité et de le condamner à une peine minimale de 10 ans de réclusion criminelle », a requis le procureur Daouda Diomandé.

Cependant, pour la défense, il y a beaucoup de contradictions et de doute dans cette affaire. Et, puisqu’en matière pénale le doute profite à l’accusé, l’avocat de Tamba Kallas Traoré a demandé au tribunal de faire application de l’article 544 du code de procédure pénale et de relaxer son client.

« A l’OPROGEM, la victime a dit être élève. Devant le juge d’instruction, elle (la victime) est couturière. Elle dit être descendue de l’étage pour jouer dans la cour. Mais, devant le juge d’instruction et devant l’OPROGEM, elle dit qu’elle jouait à l’intérieur de l’immeuble. Et, mon client n’a jamais reconnu les faits, ni devant le juge d’instruction, ni devant le tribunal. Et, le doute bénéficie à l’accusé. C’est pourquoi, nous vous demandons de faire application de l’article 544 du Code de procédure pénale pour le renvoyer à des fins de la poursuite pour absence de preuve », a plaidé l’avocat.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être le 6 septembre prochain.

A noter que Tamba Kallas Traoré est en détention à la maison centrale de Conakry depuis le 19 septembre 2019.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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