Un enseignant de l’ENI de Labé a comparu hier, mercredi 16 janvier 2019, devant le TPI de la ville. Il est accusé d’avoir volé des manuels scolaires appartenant à l’Ecole Normale des Instituteurs. Le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, justifiant son vol par une maladie dont il souffrirait, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le prévenu se nomme Abdoulaye Bah, enseignant à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Labé. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement 1811 manuels destinés à la formation des élèves de l’ENI de Labé pour les revendre sur le marché. A la barre du tribunal de première instance de Labé, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« C’est depuis le mois de novembre 2018 que j’ai commencé à soustraire certains livres de la bibliothèque de l’école. Ces manuels, je les revendais souvent à certains libraires de la commune urbaine. A part la commune urbaine, je revendais ces manuels aussi à un certain Mamadou Bobo qui quitte Conakry. On se rencontre souvent à Pita pour faire le marché. Je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie psychique qui me tracasse depuis longtemps », a-t-il expliqué devant le juge.

Après les explications du prévenu, l’un des libraires qu’il a cités comme étant ses clients a également comparu devant le tribunal. Thierno Hamidou Diallo, vendeur de livres au marché central de Labé, a nié en bloc la version de l’enseignant Abdoulaye Bah, qu’il dit n’avoir jamais connu auparavant.

« Je n’ai jamais connu ce monsieur. C’est vrai, je suis libraire. Mais, moi je n’ai jamais acheté de manuels à Labé. Les livres que je revends, je les achète à Conakry, à ENIPRA précisément. Et pour preuve, quand les services de sécurités sont partis à ma place pour m’interpeller, ils n’ont trouvé aucun document qui porte le cachet de l’ENI de Labé. Il m’accuse à tort », a déclaré le libraire.

Sékou N’Fanly Oularé

De son côté, le directeur de l’ENI de Labé, Sékou N’Fanly Oularé, a déploré l’attitude du prévenu qui a presque vidé la bibliothèque de l’école. Il a réclamé la restitution des documents volés ou alors le payement du montant équivalent à leur coût. Le tribunal a choisi la deuxième option, en lui demandant le coût des 1811 manuels soustraits. Mais, pour éviter des erreurs de calcul, le directeur de l’ENI a demandé à la juridiction de lui donner un peu plus de temps pour pouvoir faire une évaluation correcte et informer sa hiérarchie de la situation.

Le tribunal a accepté sa demande et renvoyé l’affaire au 23 janvier 2019.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin