Aly Kourouma, navigateur de profession est poursuivi devant le tribunal de première instance de Mafanco pour vol aggravé d’un coffre-fort dont le contenu n’est pas connu, d’une montre de marque Rolex et d’une somme de 200 millions de francs guinéens au préjudice d’un certain Lansana Sako. Placé sous mandat de dépôt depuis le 22 mai 2019, Aly Kourouma a comparu hier,  jeudi 25 mars 2021, devant le juge Mohamed Lamine Camara pour s’expliquer sur ce présumé vol, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

À la barre, Aly Kourouma a d’abord nié en bloc les infractions articulées contre sa personne. Pour se laver de cette affaire il a essayé de faire croire au tribunal que les faits portés à  sa charge ne sont pas de lui. Il est allé jusqu’à dire que s’il a reconnu à l’enquête préliminaire les faits à lui reprochés, c’est parce qu’il a été soumis à la torture par les Officiers de la police judiciaire (OPJ).

« Je ne reconnais pas les faits. J’étais à Faranah où j’ai fait beaucoup de temps. C’est suite au décès de ma sœur Marie Touré à  Conakry que je suis venu à Conakry pour le sacrifice. A cette occasion, ma sœur a vu que je n’avais pas de téléphone. Dans le même temps,  elle a pris sa tontine et m’en a donné 500 milles francs guinéens pour que j’achète un téléphone. C’est cet argent que j’ai pris pour me rendre à Matoto où j’ai acheté un téléphone de marque Samsung. Après, j’ai retourné à Faranah. 2 jours après, le 3ème jour, ma sœur m’a appelé pour me dire de venir, de venir encore à Conakry, sans me dire pourquoi. Immédiatement, je suis  venu. Quand je suis arrivé ici à  Conakry, automatiquement, j’ai été interpellé et conduit à la brigade de recherche, de là-bas on m’a conduit à la DPJ. À la DPJ, on m’a torturé, on m’a attaché », a déclaré Aly Kourouma.

Cependant, quand le représentant du Ministère Public, Alseny Bah a fait lecture du procès-verbal établi à  l’enquête préliminaire, Aly Kourouma n’a pas tardé à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

Selon ce procès-verbal, Aly Kourouma aurait dit à la DPJ ce qui suit : « suite au décès de ma sœur,  je suis venu à Conakry. Pendant ce temps,  j’ai reçu un appel téléphonique d’un certain René qui m’a demandé de le trouver à  Belvédère, à la belle vue dans la commune de Dixinn. Immédiatement, je me suis rendu sur les lieux sur une moto. Je l’ai trouvé avec John. De là, nous nous sommes rendus à Kipé où nous nous sommes embarqués pour le marché de Madina. Une fois que nous sommes arrivés au marché de Madina, moi, ils m’ont dit de rester à côté pour observer les gens. Ils m’ont dit qu’on est venu pour casser un magasin. Mes amis sont allés casser le magasin. Après avoir fini, on est allés à Sonfonia où on a partagé ce qu’on a gagné à Madina. Moi, j’ai eu 12 millions ».

A propos de cette déclaration, c’est le procureur qui pose la question après  la lecture  de savoir si c’est  comme ça que ça s’est passé ou non.

Sur ce, Aly Kourouma a répondu « oui ! ce qui est dit dedans c’est ça. C’est comme ça que ça s’est passé ».

Finalement, le Tribunal a renvoyé l’affaire à la quinzaine, à la demande de l’avocat de la défense, pour la suite des débats et la comparution de la partie civile qui était absente à  cette audience.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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