Arrestation des opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

14 juillet 2021 à 22 10 04 07047
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

Communiqué du FNDC : Dans la poursuite de projet de percussion, d’intimidation et de séquestration des voix discordantes à son régime illégal imposé au Peuple, le dictateur Alpha Condé, à travers sa police judiciaire qu’il utilise à sa guise, vient de kidnapper deux leaders de l’opposition guinéenne membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD). Il s’agit de Kéamou Bogola Haba, responsable Communication de l’ANAD et Thierno Yaya Diallo, Président du parti Guinée Moderne (GM), qui ont été kidnappés ce mercredi 14 juillet 2021 à Conakry.

Cette énième opération d’intimidation est loin d’être un acte isolé. Il s’agit de la poursuite de l’exécution d’un plan diabolique de kidnapping organisé à des fins de chantage politique et de harcèlement judiciaire.

Le régime du dictateur Alpha Condé cherche sans relâche à éliminer les leaders du FNDC et de l’opposition dans l’espoir de consolider un 3ème mandat illégal et illégitime bâti sur du sable mouvant. Ce qui justifie entre autres la détention illégale de leaders, militants et sympathisants du FNDC et de l’opposition politique dans les prisons à Conakry et à l’intérieur du pays.
La coordination nationale du FNDC condamne ces kidnappings de trop et exige la libération ces deux leaders sans délai.
La coordination nationale du FNDC appelle les citoyens à la mobilisation pour le départ du dictateur Alpha Condé, la seule et unique solution pour mettre fin à la souffrance et aux malheurs que la Guinée et les guinéens subissent depuis le coup d’État constitutionnel.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 14 juillet 2021.

La Coordination nationale du FNDC

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Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

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Le FNDC, Alpha Condé et le peuple ! Par Ibrahima Diallo

15 juin 2021 à 13 01 05 06056
Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

Libre Opinion : La condamnation de Oumar Sylla Foniké Mengué à trois (3) ans de prison ferme par la cour d’appel de Conakry a suscité beaucoup de réactions au sein de l’opinion publique. Chacun y est allé de son commentaire selon les ressentiments et la colère provoquée par cette condamnation. Si certains s’en sont directement pris à Alpha Condé, à la justice et au régime tout court, d’autres ont blâmé tout simplement le peuple de Guinée qu’ils considèrent passif ou résigné face aux  dérives dictatoriales du régime d’Alpha Condé.

Cette condamnation politique déguisée dans l’arrêt controversé de la cour d’appel de Conakry n’est pas fortuite, car à travers elle, Alpha Condé vise bien un résultat, mais lequel ?   

En procédant aux arrestations arbitraires, aux persécutions et à la condamnation injuste des  opposants à son troisième mandat, Alpha Condé et ses complices cherchent à atteindre un résultat, celui d’amener une certaine opinion très fragile à blâmer le peuple de Guinée pour sa prétendue inaction et décourager  ainsi  des citoyens actifs qui se battent pour l’intérêt général. 

Ne tombons pas dans ce piège et cette stratégie connue de toutes les dictatures. Les seules personnes à blâmer dans cette situation sont le dictateur Alpha Condé, premier responsable du désastre dans lequel se trouve notre pays aujourd’hui, et ses soutiens également qui l’accompagnent dans le seul et unique but de satisfaire leurs intérêts matériels. 

La majorité de la population guinéenne a fait son choix et l’a exprimé plusieurs fois  à travers son soutien aux combattants de la démocratie et son adhésion à la lutte démocratique du FNDC depuis les premières heures du mouvement. Le peuple de Guinée n’est pas soumis ou résigné et n’abandonne pas ses dignes fils. Il est sans nul doute l’un des plus debout du continent. Il lui est tout simplement opposé, par la dictature, la force des armes  en réponse à ses manifestations pacifiques pour défendre la vérité et le droit. 

Force et honneur au vaillant peuple de Guinée !

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC 

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Me Christophe Koné sur la condamnation de Foniké Menguè : « notre justice est en train d’aller en sale besogne »

11 juin 2021 à 15 03 57 06576
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG Avocats sans frontières de Guinée

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, Responsable de la mobilisation et des antennes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné à 3 ans de prison ferme hier, jeudi 10 juin 2021, par une décision de la Cour d’Appel de Conakry. Une condamnation de cet activiste de la société civile guinéenne est aujourd’hui très vivement critiquée par  l’opposition et les organisations de défense des droits humains en Guinée. Au niveau de l’ONG ‘’Avocat Sans Frontière’’, on exprime une « indignation » face décision de la Cour.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce vendredi, 11 juin 2021, Me Koné Aimé Christoph Labilé, le président de l’ONG Avocat sans frontière, s’est interrogé sur les motivations de la Cour en rendant cette décision.

« Je l’ai appris dans les différents médias, moi-même je n’y étais pas. Mais, j’ai une réaction d’indignation à travers ce que j’ai entendu. Partir d’une condamnation de 11 mois et je ne sais qui a fait appel peu importe, mais Foniké Mengué je crois qu’il a fait appel. Donc, quand un prévenu condamné fait appel, c’est pour alléger sa peine. Je tombe de nuit que la décision est drastiquement changé au niveau de la cour d’appel dans le sens d’alourdir sa sanction. La question que je me pose d’abord, c’est-ce que le procureur a fait appel ? Parce que l’appel du prévenu ne peut pas aggraver son sort. D’apprendre que même en audience, au niveau de la cour d’appel, la réquisition du procureur tournait autour de 2 ans. Alors, quand le juge condamne à 3 ans, juge qui n’est pas parti, je crois qu’il y a eu une mauvaise décision. Le juge a statué au-delà de ce qui lui était demandé. Alors, la question que je me pose, pourquoi les juges de la Cour d’Appel ont-t-il agit ainsi ? Qu’est-ce qu’ils ont voulu faire ? » s’est interrogé Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Pour ce défenseur des droits humains, la procédure normale n’a pas été respectée dans cette affaire.

« Une décision doit être rendue à la suite d’un débat contradictoire au cours duquel chaque partie tente de tirer la couverture vers lui. Le prévenu tente de dire qu’il n’a commis aucune infraction ; et, pour cette raison, il demande sa relaxe pure et simple. Monsieur le procureur qui est l’empereur de la poursuite peut dire : ce Monsieur qui est par devant vous a commis telle infraction et pour la répression de laquelle je sollicite qu’il soit condamné à tel nombre d’année ou tel nombre de mois. Alors si les deux parties s’expliquent, le juge qui doit prendre le juste milieu et rendre la décision conformément à la loi qui est applicable aux faits. Qu’il aille au-delà de ce qui lui est demandé, on ne peut dire que c’est une mauvaise décision. Mais, en tant que défenseur des droits de l’homme, je crois que notre justice est en train d’aller en sale besogne », a indiqué Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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« La France doit appeler à la libération des militants détenus arbitrairement en Guinée »

2 juin 2021 à 12 12 22 06226

Tribune

Collectif : Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent « l’absence de réaction forte de la communauté internationale » face à la « répression brutale » qui s’est abattue sur le pays.

Tribune. Depuis 2019 et l’annonce d’une réforme de la Constitution qui a permis au président Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat, nos organisations n’ont cessé de dénoncer la dégradation des droits humains en Guinée. Face à cette situation, l’absence de réaction forte de la communauté internationale, notamment de la France et de l’Union européenne (UE), a été reçue par Conakry comme une carte blanche donnée à la répétition des violations. L’appel lancé fin janvier par le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à « faire toute la lumière » sur la situation des opposants en prison, est également resté lettre morte.

Avant et pendant la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives du 22 mars 2020, une répression brutale s’est abattue sur le pays. Des manifestations ont été interdites de manière abusive. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les protestataires, faisant des dizaines de morts et de blessés. Des militants politiques, notamment du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), et des membres de la société civile ont été arbitrairement arrêtés.Lire aussi En Guinée, un journaliste condamné à une amende pour « offense » au président Condé et libéré

Des discours de haine proférés par des candidats politiques et des affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont également rallumé des tensions ethniques, engendrant des violences intercommunautaires dans la ville de Nzérékoré. La grande majorité des plaintes déposées par les proches des personnes blessées ou tuées lors des manifestations n’ont pas abouti à des poursuites judiciaires. Beaucoup de familles n’ont d’ailleurs pas osé le faire, par crainte de représailles, manque de moyens ou absence de confiance dans les autorités.

Des prisons surpeuplées

Le scrutin présidentiel contesté du 18 octobre 2020 s’est également déroulé dans un contexte de graves violations des droits humains. Nos organisations ont recensé au moins seize personnes tuées par balle entre le 18 et le 24 octobre, sans compter les nombreux blessés. Les connexions Internet et les liaisons téléphoniques ont été perturbées ou coupées. Si certains manifestants se sont livrés à des violences, comme allégué par le gouvernement dans un rapport sur les événements, cela ne peut pas justifier la répression sanglante du mouvement.

Nos organisations ont recueilli des témoignages de victimes et de leurs familles et documenté leurs récits, afin d’interpeller les autorités guinéennes, alerter les partenaires de la Guinée, sensibiliser les opinions publiques. Mais cela n’a pas mis fin aux abus. Après l’élection, les autorités ont traqué les opposants et des membres de la société civile. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées. Aujourd’hui, des figures de l’opposition et des militants associatifs – y compris des membres de certaines de nos organisations – sont détenus dans des conditions de détention inhumaines. Dans les prisons surpeuplées, l’accès aux soins est pratiquement impossible.Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En Guinée, la répression est en passe d’égaler les années les plus noires de Sékou Touré »

Récemment, au moins quatre sympathisants ou militants de l’opposition sont morts en détention – ou juste après avoir été libérés – des suites de leurs conditions d’emprisonnement ou par manque de soins. Ainsi Roger Bamba, attaché parlementaire et membre du conseil national des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a été arrêté le 6 septembre 2020. Envoyé en prison quatre jours plus tard, il est mort le 16 décembre 2020 « des suites de maladie », selon le ministère de la justice. Sa famille n’a jamais été informée qu’il était malade. Un autre détenu, âgé de 62 ans, est mort en détention après avoir présumément subi des actes de torture ou de mauvais traitement.

Le cycle de l’impunité

Les graves violations des droits humains documentées par nos organisations depuis 2019 demeurent impunies. Si des annonces d’ouverture d’enquête ont été faites, elles n’ont pas été suivies de poursuites contre les auteurs des exactions. Ceci n’est pas nouveau en Guinée. Plus de onze ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, il n’y a toujours pas eu de procès pour les meurtres de plus de 150 manifestants, les viols et autres crimes perpétrés alors par les forces de défense et de sécurité. Depuis la clôture de l’instruction judiciaire, en 2017, les autorités guinéennes ont à plusieurs reprises promis que ce procès aurait lieu.

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Face à ce bilan de plus en plus sombre, les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est essentiel que la France appelle à la libération immédiate des opposants et des militants détenus arbitrairement, demande des comptes sur les enquêtes engagées pour faire la lumière sur les violences commises contre les manifestants et les opposants, et pèse de tout son poids pour qu’une justice indépendante et efficace soit rendue. Elle doit également tout mettre en œuvre pour que les autorités fixent enfin, dans les plus brefs délais et les meilleures conditions, une date d’ouverture du procès des responsables du massacre du 28 septembre.

Les Etats français et européens doivent mettre le respect des droits humains au cœur de leurs échanges bilatéraux et multilatéraux avec Conakry, afin d’en finir avec la répression actuelle et briser le cycle de l’impunité subi par la population guinéenne.

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Agir ensemble pour les droits humains (AEDH), Amnesty International France (AIF), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Human Rights Watch (HRW), Ligue des droits de l’homme (LDH), Secours catholique, Tournons La Page.

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Maison centrale de Conakry : Foniké Menguè évacué dans une clinique

24 mai 2021 à 16 04 39 05395
Foniké Mengué

L’annonce a été faite par Sékou Koundouno, responsable des stratégies et de la planification du FNDC. Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, détenu à la Maison centrale de Conakry, a été évacué ce lundi, 24 mai 2021, dans une clinique, à Kaloum.

« Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, et prisonnier personnel du dictateur Alpha Condé, est évacué d’urgence à l’instant même, dans une clinique privé à Kaloum. Il se plaint de douleurs abdominales », a annoncé Sékou Koundouno.

Arrêté le 29 septembre 2020, alors qu’il circulait à moto, à Conakry, Foniké Menguè a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement, pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ».

Son procès en appel s’est ouvert le 20 mai 2021 devant la Cour d’appel de Conakry, avant d’être renvoyé au 3 juin prochain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Sékou Koundouno (FNDC) répond au Gouvernement : « de nos jours, aucun crime ne peut être caché »

19 mai 2021 à 6 06 53 05535
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, 25 dignitaires du régime Alpha Condé pourraient être sanctionnés de façon individuelle par la commission européenne. C’est en tout cas la demande faite par 32 députés du parlement européen. Ces eurodéputés citent Kassory Fofana, Naby Youssouf Kiridy Bangoura, Baïdy Aribot, Aboubacar Sylla, Malick Sankhon, Aboubacar Makissa Camara, Tibou Kamara, Amadou Damaro Camara, Albert Damantang Camara, Toumany Sangaré, Papa Koly Kourouma, Amara Somparé, Me Mory Doumbouya et plusieurs autres dignitaires civils et militaires qui sont tous accusés de violation des droits humains en République de Guinée.

Sans nul doute, ces faits sont liés aux innombrables crimes commis pour imposer le troisième mandat d’Alpha Condé avec de nombreuses personnes tuées, des arrestations et détentions illégales et prolongées pour terroriser les Guinéens et transformer le pays en prison à ciel ouvert avec des PA militaires dans des quartiers où les opinions discordantes sont sévèrement réprimées…

Et, dès sa publication, la liste de ces 25 responsables cités dans ces crimes a commencé à produire des effets. Tout d’abord, les plus concernés qui sont dans le gouvernement ont publié une déclaration pour s’émouvoir et tenté de se trouver des excuses. Ce qui ne peut que révolter encore plus les victimes et leurs proches.

Parmi les premiers à se faire voix, Sékou Koundouno, un des responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui vit en exil depuis qu’il a été menacé d’arrestation. Le responsable des stratégies et planification du FNDC estime que Tibou Kamara (lui-même dans le viseur des 32 européens) devrait savoir que les communiqués ne suffiront pas pour masquer les crimes commis sur le peuple de Guinée.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la réaction de Sékou Koundo

Tibou Kamara, encore lui, a publié un nouveau communiqué pour répondre à la menace de sanctions qui pèse sur un certain nombre d’éléments de la galaxie du dictateur Alpha condé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau porte – voix de son maître semble accorder énormément d’importance à la force des phrases qu’il aligne. 

Tibou Kamara doit comprendre qu’il en faut plus pour convaincre. Il ne sait peut-être pas que de nos jours, aucun crime ne peut être caché. La presse guinéenne relaie à longueur de journée les propos et les actes de chaque responsable guinéen. Et les pays amis du peuple de Guinée sont suffisamment informés de tout ce qui se passe dans le pays. Il ne sert donc à rien de masquer la réalité par des communiqués démagogiques. L’argument de: la souveraineté nationale » ou  » des aspirations profondes du peuple de Guinée  » est totalement démodé. D’ailleurs, les faux « souverainistes » ne se retranchent derrière ces arguments creux que lorsque les grands pays de démocratie veulent voir clair dans leur gouvernance et la manière dont ils traitent les citoyens de leurs pays. Alpha Condé qui doit tout à la France n’a évoqué  son fameux slogan de rupture du cordon ombilical avec l’Occident  que lorsqu’il a voulu engager le processus qui allait lui permettre de briguer un troisième mandat. Mais en tant que professeur de droit ( sans aucun étudiant connu), il est censé savoir qu’il est existe depuis quelques années maintenant ce qu’on appelle un droit d’ingérence humanitaire. Et d’ailleurs, il ne se  serait jamais offusqué si les déclarations de députés européens tendaient à l’encourager dans sa volonté d’instaurer une présidence à vie. Il oublie cependant que le monde ne se résume pas à la Chine, à la Russie, à la Turquie,  à l’Égypte, à l’Ouganda, à l’Erythrée, à Djibouti.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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Libération de certains opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

8 mai 2021 à 10 10 32 05325

image d’archive

Communiqué de la Coordination nationale du FDNC : Dans un communiqué rendu public ce vendredi 7 mai 2021, le dictateur Alpha Condé, par l’intermédiaire de son porte-parole du moment, a fait état de la libération d’une quarantaine de détenus et du renvoi en jugement d’une cinquantaine d’autres dans l’affaire des violences liées à la mascarade électorale ayant accompagné le coup d’État constitutionnel du 18 octobre 2020.

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Situation des détenus politiques : « le silence de la CEDEAO n’est pas surprenant » (Diabaty Doré)

6 mai 2021 à 21 09 41 05415

Diabaty Doré, président du parti RPR (Rassemblement Pour la République)

Alors que beaucoup s’interrogent sur le silence de la CEDEAO sur la détention de nombreux opposants en Guinée, Diabaty Doré, lui, n’est pas surpris par cette situation. Le président du Rassemblement Pour la République (RPR) était convaincu depuis le début de l’organisation sous régionale ne ferait rien en faveur de la libération de ces détenus politiques.

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France : des opposants guinéens prévoient un accueil mouvementé pour Alpha Condé

27 avril 2021 à 11 11 12 04124

Le président Alpha Condé est attendu le 28 mai 2021 en France, où il est invité par son homologue français, Emmanuel Macron. Et, cette visite du chef de l’Etat guinéen risque d’être très mouvementée. Car les opposants guinéens vivant dans ce pays comptent mettre l’occasion à profit pour protester contre Alpha Condé et son régime. Plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à une manifestation à Paris, dont la date n’est pas encore annoncée.

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Détention d’opposants en Guinée : Sékou Koundouno dénonce « une situation de prise d’otage »

24 avril 2021 à 16 04 52 04524

Sékou Koundouno

Leur nombre est estimé à environ 400 personnes, des responsables et des militants de l’opposition guinéenne, arrêtés et détenus sans jugement depuis six mois suite la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat. Ces opposants au troisième mandat du président Alpha Condé sont détenus sans jugement depuis six mois maintenant, à la Maison centrale de Conakry. Et jusque-là, la tenue de leur procès ne semble pas être une préoccupation des autorités guinéennes, au regard de la lenteur qui caractérise le traitement de ce dossier politico-judiciaire.

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Diabaty Doré sur la détention d’opposants en Guinée : « si on ne les juge pas, qu’on les libère »

24 avril 2021 à 15 03 30 04304

Diabaty Doré, président du parti Rassemblement Pour la République

« Dans ce dossier puisqu’il n’y a pas de preuve, ils ne peuvent pas les juger. C’est pourquoi, nous condamnons ces arrestations et détentions ; et, c’est pour cela que nous interpellons la communauté nationale et internationale de tout faire pour que la lumière soit faite. Si on ne parvient pas à les juger, qu’on les libère ; même si c’est de façon provisoire pour qu’ils regagnent leurs familles. Au moment où la justice sera prête, qu’on les appelle. Parce que quoi qu’on dise, ce sont des Guinéens, ils ne vont pas fuir. Je rappelle que Cellou Baldé était à Labé. Il pouvait fuir pour aller même si c’est au Sénégal ; mais, il a dit non, il faut qu’il se présente devant la justice parce qu’il est respectueux de la loi…», a notamment dit Diabaty Doré, le président du parti Rassemblement Pour la République.

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Le FNDC sur les cimetières de Kaporo : « Alpha Condé a peur des conséquences de ses actes »

20 avril 2021 à 5 05 36 04364

image d’archive

Communiqué : Par la lettre n°026 du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire en date du 08 avril 2021 adressée au secrétariat général des affaires religieuses avec objet: fermeture des cimetières de Kaporo-rails, le FNDC dénonce un plan machiavélique élaboré par le dictateur Alpha Condé  destiné à effacer les traces de ses crimes des dernières années au  moment où le Bureau de la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) a déjà ouvert un examen préliminaire sur un signalement du FNDC depuis 2020.

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Journée des prisonniers politiques : Cellou Dalein rend hommage aux opposants détenus en Guinée

17 avril 2021 à 14 02 39 04394

L’humanité célèbre ce samedi, 17 avril 2021, la journée internationale des prisonniers politiques. Adoptée en 2004 par plusieurs organisations, cette journée permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques. A cette occasion, le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, a rendu hommage à ses collaborateurs de l’UFDG et à tous les prisonniers détenus pour leur opinion en Guinée.

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Conakry : Foniké Menguè sera à nouveau devant la justice, le 20 mai prochain

14 avril 2021 à 17 05 53 04534

Oumar Sylla (Foniké Mengué)

Condamné il y a environ trois mois par le tribunal de première instance de Mafanco, Oumar Sylla, alias Foniké Mengè, sera à nouveau devant la justice guinéenne, dans un peu plus d’un mois. Son procès en appel s’ouvre le 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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