Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Funérailles des 8 victimes : un véhicule incendié à Bambéto

6 décembre 2019 à 15 03 09 120912

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, c’est ce vendredi, 06 décembre 2019, que nos huit (8) compatriotes, tués lors des récentes manifestations contre le régime Alpha Condé ont été enterrés au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Mais, avant, un véhicule personnel qui semble appartenir à un agent des forces de sécurité, de passage à Bambéto a été incendié, rapporte un collaborateur de Guineematin.com qui était sur place.

Selon nos informations, c’est après des jets de pierres que le conducteur- dont la tenue aurait irrité les jeunes endeuillés- aurait abandonné son véhicule pour se sauver. La voiture Nissan Almera sera finalement incendié par des jeunes qui accusent les forces de l’ordre d’avoir tué plus de cent de leurs camarades, lors des différentes manifestations contre le régime Alpha Condé.

La volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne par une nouvelle qui lui permettrait de faire un troisième mandat mobilise des défenseurs de la Loi suprême depuis plusieurs mois. Et, le 14 octobre dernier, les manifestations ont commencé à Conakry et à l’intérieur du pays. Malgré les arrestations et les tueries (23 morts à ce jour), les défenseurs de la Constitution continuent les mobilisations à chacun des appels du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution).

A suivre !

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N’zérékoré : le FNDC manifestera le 12 décembre contre le 3ème mandat

5 décembre 2019 à 11 11 14 121412

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de N’zérékoré ne lâche pas prise dans le combat contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. La structure compte manifester au compte du 3ème acte, le jeudi 12 décembre 2019. L’annonce en a été faite à l’issue d’une réunion tenue hier, mercredi 04 décembre au domicile du coordinateur régional de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À la sortie de la réunion préparatoire de la marche du jeudi prochain, Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré, est revenu sur les points débattus au cours de la rencontre. « Nous sortons d’une réunion très importante. Cette réunion a pour objectif de relancer nos activités de marche habituelle et les préparatifs de cette marche. Donc, cette marche pacifique est prévue le 12 de ce mois décembre. C’est pourquoi nous interpellons tout le monde, toute la population de la Guinée forestière, principalement de la préfecture de Nzérékoré et ses sous-préfectures, mais aussi de N’zérékoré centre, que le 12 décembre nous allons marcher contre vents et marées ».

Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré

A en croire Foromo Tokpa Kolamou, un des frustrés du parti présidentiel, la lettre d’information aurait été déposée à la commune depuis le lundi dernier. « L’itinéraire, c’est du carrefour de Komou en passant par le gouvernorat, et le gouvernorat devient un point d’escale avant le stade. A partir du stade, on descend à Dorota. De Dorota, nous prenons l’autoroute qui vient frôler la mission catholique et puis directement l’Ecobank, le commissariat central de police, la préfecture pour terminer à la place des martyrs. C’est ce qu’on a proposé dans l’itinéraire et nous attendons la réponse de notre lettre d’information », a laissé entendre monsieur Kolamou.

A la question de savoir ce que ferait le FNDC si la mairie refusait d’accéder à leur demande, Foromo Tokpa Kolamou répond : « qu’ils acceptent ou non, nous allons marcher avec la population le 12 décembre »

Pour finir, l’antenne régionale du FNDC de N’zérékoré dit son souhait de voir dans les rues de la commune urbaine des milliers d’opposants. C’est pourquoi, elle lance une invite à la population. « Les indécis doivent s’ajouter à ceux qui ont manifesté pour grossir les rangs, pour encore montrer que la dernière fois on n’était pas nombreux. C’est pourquoi, on compte multiplier par cent le monde qui était sorti manifester la dernière fois ».

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Kindia : le FNDC porte plainte contre le maire de la ville

5 décembre 2019 à 10 10 31 123112

L’antenne du FNDC à Kindia décide de poursuivre le maire de cette commune urbaine en justice. La structure a porté plainte contre Mamadou Bangoura, accusé d’avoir interdit illégalement les manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé dans la ville des agrumes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Interdit de manifester et plusieurs de ses responsables emprisonnés depuis quelques semaines, le FNDC-Kindia ne lâche pas prise. Le mercredi, 04 décembre 2019, la structure, opposée au projet de changement constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, a déposé plainte contre le maire de la ville. Elle a déposé dans le même temps une lettre d’information par rapport à une nouvelle manifestation qu’elle compte organiser le 10 décembre prochain.

Kemo Mali Fofana, coordinateur régional par intérim du FNDC

C’est le coordinateur régional par intérim du FNDC à Kindia, Kémo Mali Fofana, qui l’a annoncé devant la presse. « Nous venons directement du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour porter plainte contre les décisions illégales du maire de la commune urbaine de Kindia afférant à l’interdiction des manifestations à Kindia.

Après, nous avons aussi déposé une nouvelle lettre d’information pour une éventuelle manifestation prévue le mardi, 10 décembre 2019. Il faut le dire que cette fois-ci, c’est une leçon qu’on donne au maire Mamadouba Bangoura pour qu’il sache que s’il interdit nos manifs mille fois, on portera mille fois plainte contre lui en saisissant notre pool d’avocats. Et ça c’est une décision irrévocable », a-t-il déclaré.

Contacté par un journaliste de Guineematin.com peu après cette annonce, le maire de Kindia a dit n’avoir pas encore été informé de cette plainte. « Je ne suis même pas informé de cette plainte, je me demande pourquoi ils porteraient plainte contre moi. Donc j’attends qu’on m’informe officiellement et là je réagirai. Car j’ignore même de quoi je suis reproché », a dit Mamadouba Bangoura.

A rappeler que cinq responsables de l’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia sont détenus depuis quelques semaines à la prison de civile de la ville. Selon Abdoulaye Bah, chargé des questions juridiques du FNDC-Kindia, les cinq détenus ne sont pas en bonne santé.

« Actuellement, Alsény Farinta Camara est malade parce qu’il a un régime alimentaire particulier et ses 4 collègues ne sont pas également en bonne santé. Ce qui est très grave. Donc maître Salifou Beavogui travail avec le procureur général monsieur Mohamed Lamine Diawara, pour qu’il y ait une audience organisée dans les prochains jours », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Asmaou Barry-Diallo : de l’angoisse à la joie de retrouver son mari (Reportage)

3 décembre 2019 à 0 12 47 124712

Diplômée en communication et journaliste de profession, Asmaou Barry-Diallo travaille depuis quelques temps au compte d’une ONG sur un « projet d’appui à la réforme du secteur de la sécurité ». Elle est chargée de communication. Et, depuis six semaines (le 12 octobre exactement), sa vie de couple est soumise à rude épreuve. Son Mari, Ibrahima Diallo, fait partie des leaders du front national pour la défense de la constitution (FNDC), une plateforme de la société civile et des partis politiques contre un changement de la constitution qui favoriserait un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé.

Pour ce combat contre la violation de l’article 27 de la constitution de Mai 2010, Ibrahima Diallo et certains de ses camarades de lutte (dont le coordinateur national du FNDC) ont été arrêtés sans mandat pour être jetés en prison. Puis, ils ont été jugés et condamnés pour « provocation directe à un attroupement non armé, par des écrits et des déclarations ». Une situation bouleversante qui a contraint Asmaou Barry-Diallo à ajouter sur sa liste de tâches à exécuter, les visites à la maison centrale de Conakry. Avec beaucoup de courage, cette jeune femme a su garder la tête haute, dominer sa peur, affronter la nostalgie et combler le vide laissé par son mari. Elle lui rendait visite chaque jour (jusqu’à sa libération) ; et, à l’appel du FNDC, elle bat le pavé pour « défendre la constitution » et dénoncer les tueries de manifestants en Guinée.

Epouse dévouée, présidente d’une association de presse, activiste, chargée de communication… Asmaou Barry-Diallo est une jeune femme débordante d’énergie. Elle est très présente sur les réseaux sociaux et milite en faveur de la protection des droits de la femme. De son temps libre (très peu), son esprit de partage la conduit à dispenser des formations pour des jeunes.

« Je suis juste une citoyenne qui essaie d’aider, de jouer son rôle dans la société ; et, qui essaie de promouvoir la femme et les droits humains. Donc, quand je suis sollicitée pour telle ou telle action allant dans ce sens, je réponds avec beaucoup de plaisir…», dit-elle avec modestie dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com dans le cadre de ce reportage.

Taille moyenne avec un sourire accueillant, Asmaou Barry-Diallo fascine ceux qui la côtoient. Elle inspire le respect, la confiance et se distingue par le travail. « C’est une femme exceptionnelle, une battante. C’est un modèle à suivre. Je voudrais être comme elle », a déclaré une de ses collègues de service, à notre micro.

En famille (comme au bureau), Asmaou rayonne par son dynamisme. Elle mène une vie modeste, habite dans la commune de Ratoma (dans la haute banlieue de Conakry), avec son mari. Elle ne draine pas de foule sur son passage ; mais, dans certains milieux professionnels, elle est bien connue. A travers son combat pour la femme et ses publications sur les réseaux sociaux, « son nom l’a précédée ».

Jusqu’au début du mois d’octobre dernier, elle menait une vie de couple tranquille. Mais, en un laps de temps, sa vie a subi un bouleversement, un brusque changement… Avec le climat sociopolitique délétère que connait actuellement la Guinée, son mari a été arrêté et jeté en prison. Il a été condamné pour « provocation directe à un attroupement non armé, par des écrits et des déclarations ». Et, Asmaou s’en souvient.

« C’est un samedi qu’il (son mari) a été interpellé. Et, ça fait banalement aujourd’hui six semaines. On savait qu’ils (Ibrahima Diallo et ses camarades de lutte du FNDC) étaient filés par les services de renseignement. Mais, le samedi, environ 15 minutes après qu’il a quitté la maison, quelqu’un m’a appelé pour me dire que mon mari (Ibrahima Diallo) a été arrêté. Je n’en croyais pas… C’est ainsi que je me suis mise à appeler son téléphone, il n’a pas décroché. J’ai ensuite appelé ses amis. Ceux-là non plus n’ont pas répondu. Et, finalement, j’ai réussi à avoir Foniké Mangué (le coordinateur national par intérim du FNDC). Ce dernier m’a dit qu’il a aussi appris cette nouvelle », se remémore-t-elle.

Aujourd’hui, son mari est sorti de prison. Mais, sans doute, cette interpellation du 12 octobre et les heures qui ont suivi ce « kidnapping », seront à jamais gravées dans la mémoire de cette jeune femme. Car, en plus de la situation stressante engendrée par l’arrestation de son mari, Asmaou a subi un choc psychologique qui lui a semblé interminable. « Ça a été une torture », dit-elle avec angoisse.

En effet, son mari venait d’être arrêté ; et, personne ne savait où il se trouvait. Désemparée, il lui ait arrivé, par moment, de penser que son mari a été enlevé par des bandits. Elle a eu la peur de sa vie.

« Avec Foniké Mangué, on s’est mis à les chercher en ville. Tantôt, on nous dit qu’ils sont à la DPJ (direction de police judiciaire), tantôt à la Villa26, au camp Makambo, dans les CMIS… On allait partout ! Finalement, j’ai contacté les avocats qui sont venus nous retrouver en ville. Et, ensemble, on a cherché jusqu’à ce que nous ayons eu la certitude qu’ils (les leaders du FNDC) étaient à la DPJ. Mais, ce jour, le pouvoir a réussi son objectif. Celui de semer la peur chez nous. Personnellement, j’ai eu la peur, la trouille de ne pas savoir où se trouvaient mon mari et ses camarades. Parce que, après tout, tout pouvait se passer. Déjà, la façon dont ils ont été interpellés, c’est vraiment un kidnapping. Avec des hommes en cagoule qui entrent dans le domicile de quelqu’un pour arrêter des gens n’importe comment ; et, on les envoie on ne sait où… Finalement, on se demandait si ce n’étaient pas des bandits qui voulaient leur faire du mal », a expliqué Asmaou Barry Diallo.

Bien que satisfaite d’avoir retrouvé son mari, cette jeune femme était encore loin de finir son périple. Elle savait que son mari et ses amis étaient farouchement opposés à un référendum constitutionnel en Guinée, elle savait que le FNDC (dont ils sont membres fondateurs) avait appelé le peuple de Guinée, à partir du 14 octobre, à des manifestations contre le 3ème mandat sur toute l’étendue du territoire national. Mais, elle était dans les nuages en ce qui concerne la nature des infractions qui leur étaient reprochées. Il a même fallu attendre le lundi pour qu’elle puisse poser un regard sur son mari.

« Le lundi matin, c’était la manifestation et la ville était chaude. Mais, j’ai quand même cuisiné ; et, j’ai appelé le procureur de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye. Puisque la veille, j’avais suivi le journal où il a dit que c’est lui qui a instruit à ce qu’on les arrête. Je lui ai dit que mon mari était parmi les personnes qui ont été interpellées, j’ai cuisiné et que je voudrais qu’il m’aide à ce qu’il ait à manger. C’est là qu’il m’a dit d’aller à son bureau où mon mari et ses amis devaient être déférés d’un moment à l’autre. C’était difficile ! Mais, j’étais décidée à sortir. Donc, j’ai appelé un motard, mais ce dernier n’est pas arrivé chez moi ; parce qu’il a été pris à partie dans le quartier. Il a fallu que je porte la nourriture sur ma tête. Et, j’ai marché jusqu’à ‘’Primer Center’’. Là, j’ai supplié un motard de m’accompagner. Et, avec la peur et la psychose qu’il y avait en ville, nous sommes allés jusqu’à Dixinn… Vers midi, ils ont fait descendre mon mari. Ils lui ont dit de manger ; mais, il a dit qu’il ne mange pas sans ses amis. C’est après qu’ils ont envoyé les autres. C’est là que je les ai vu tous ensemble pour la première fois. Ça a vraiment été un soulagement. Mais, quand j’ai appris ce qu’ils ont vécu pendant ces deux nuits (Samedi et Dimanche), cette torture physique et morale, j’étais écœurée. Et, c’est là que je me suis dit que ce pays (la Guinée) n’est pas prêt à être un Etat de droit », a indiqué Asmaou Barry-Diallo.

Pour cette jeune femme, la vie venait de prendre une autre tournure. Elle commençait à perdre foi aux valeurs de liberté, d’égalité, de respect des droits humains… qu’elle nourrissait pour son pays. Cependant, malgré toutes ces épreuves, elle a continué, sans pour autant savoir pourquoi, de croire à une justice saine dans ce pays. Elle sera déçue à l’annonce de la décision qui a déclaré son mari coupable des faits qui lui sont reprochés.

« Quand le procureur a requis 5 ans contre eux, je me suis dit qu’il exagère. Moi, j’ai retenu la sérénité avec laquelle mon mari et ses camarades ont vécu ce procès. Aucun d’entre eux ne s’est emporté. Et, cela, c’est parce qu’ils ne se reprochent de rien. Ils ont expliqué ce qu’ils savaient ; et, leurs avocats ont fait le travail. Ils ont su balayer les arguments fallacieux alignés par le ministère public. Et, moi, de mon côté, je me demandais si le juge n’allait pas être influencé… J’ai estimé qu’il allait dire le droit, parce qu’il s’est rendu compte que ce sont des gens qui n’ont rien fait. Ils ont juste appelé à une manifestation ; et, à ce qu’on sache, la manifestation est autorisée par la loi guinéenne. Donc, je l’ai cru jusqu’à ce que j’ai entendu le verdict. Je ne sais pas, mais naïvement, je croyais à une justice équitable. C’est quand j’ai entendu la décision que je me suis rendue compte que j’ai eu tort de penser ainsi. Du coup, j’ai ressenti de la colère. J’étais très fâchée contre un système politico-judiciaire qui essaie de maintenir le guinéen dans cette misère en terme de droit », s’est-elle confiée.

Mais, ce verdict qui a condamné son mari ne la ramollit pas. Dans sa tête, Asmaou Barry-Diallo se disait qu’il n’est pas l’heure de se laisser abattre. Elle venait de réaliser que la bataille sera plus rude et plus longue. « C’était l’occasion de puiser et d’emmagasiner une force pour pouvoir surmonter tout cela. C’est vrai que j’ai pris un moment pour réaliser ce qui se passait. Et, après, je me suis dit que les détenus n’avaient pas besoin que leurs proches soient affligés, meurtris… Il fallait qu’on ait toutes nos facultés pour réaliser d’autres actions. C’est ainsi que j’ai relativisé, j’ai accepté », dit-elle.

Pour Asmaou, relativiser n’est pas synonyme d’abandonner. Elle prend son courage à deux mains et multiplie les visites à la maison centrale de Conakry. Malgré ses obligations contractuelles, elle y va chaque jour pour s’enquérir de l’état de santé de son mari et de ses camarades. Et, elle ne va pas les mains vides. Elle trouve le temps de préparer.

« Je lui rends visite tous les jours, à l’exception des deux premiers jours (samedi et dimanche) où on ne savait pas où ils se trouvaient. Je leur apporte à manger et je donne des nouvelles à mon mari. Les weekends, je fais la cuisine. Et, les autres jours, c’est ma sœur qui s’en charge. Ensuite, on m’envoie le repas au bureau ; et, moi, je l’envoie à mon mari. Et, je vous dis que ces gens-là sont des garçons qui ont un mental d’acier. Ils surmontent cette épreuve comme ils le peuvent. Ils sont réconfortés de savoir que le combat pour lequel ils sont en prison se poursuit dehors. Ils savent qu’ils sont là-bas pour une cause noble. Et, puisque chaque guinéen doit jouer sa partition dans cette lutte, s’il se trouve que moi, en tant qu’épouse, c’est cela ma contribution, j’accepte avec fierté », indique-t-elle quelques jours avant la libération de son mari et ses camarades.

Ce jour (samedi 23 novembre 2019), était la sixième semaine depuis l’arrestation des leaders du FNDC. Et, puisque c’est un weekend, Asmaou Barry-Diallo s’apprêtait à préparer. Et, la sauce a été commandée par son mari. « Aujourd’hui, je fais la sauce avec des feuilles de patate. Mon mari m’a dit que c’est ce qu’il voudrait manger. Et, si c’est lui qui fait la demande, je prends tout le temps nécessaire pour bien le faire », explique-t-elle pendant qu’elle faisait la cuisine.

Convaincue de la noblesse du combat pour lequel son mari est en prison, Asmaou n’a jamais demandé à Ibrahima Diallo d’abandonner sa lutte. Certaines femmes pourraient bien être tentées de le faire.

Et, ce 23 novembre 2019, Asmaou finit la cuisine dans l’après-midi et prend la direction de la maison centrale. Elle y accède sans difficulté et se retrouve avec son mari. Quelques camarades de lutte de ce dernier étaient dans la salle d’attente. On fait des câlins, on se taquine, on rigole… Les prisonniers n’ont rien perdu de leur galanterie. Ibrahima Diallo prend même quelques minutes pour masser les doigts de son épouse.

Le temps passe vite, il faut se quitter dans l’espoir de se retrouver le lendemain. Et, au sortir de la prison, la nostalgie de son mari est lisible sur le visage d’Asmaou. « C’est difficile de venir chaque jour voir son mari en prison. Et, être obligée de partir sans lui », se confie-t-elle au reporter de Guineematin.com qui était avec elle.

La veille de la libération de son mari, c’est au bureau que Madame Diallo a fait la cuisine. Elle a profité de sa pause (une heure) pour faire une salade de laitue, assaisonnée de pomme de terre, de carotte… Elle a été aidée par une collègue de service pour accélérer la préparation.

« Ça me fait plaisir de l’aider », nous a confié cette dame dans la cuisine.

Au bureau, Asmaou trouve que ses collègues sont assez compréhensifs. En tout cas, ils ne montrent aucune réaction qui prouve le contraire. « Ils savent la situation que je vis en ce moment ; et, ils me soutiennent énormément dans cette épreuve », dit-elle, alors qu’elle s’apprêtait à rendre visite à son mari dont la libération interviendra quelques heures plus tard.

Mais, comme on aime à le dire, « après la pluie, c’est le beau temps ». Et, pour Asmaou Barry Diallo, après l’angoisse, c’est la joie des retrouvailles qui arrive.

Ibrahima Diallo et ses camarades viennent de bénéficier d’une liberté provisoire dans l’après-midi du jeudi, 28 novembre 2019. Une grande joie pour Asmaou qui, cette fois, rentre à la maison avec son mari. Elle sait que cette libération n’est pas forcément la fin des épreuves. Elle sait que son mari est un activiste. Et, puisque « nous sommes dans un pays où les droits et les libertés sont bafoués, tout peut y arriver ». Mais, pour cette libération prononcée par la cour d’Appel de Conakry, elle se réjouit quand même. S’il faut le dire, la séparation a été longue.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Changement constitutionnel en Guinée ? Le message de Bah Oury à Alpha Condé

2 décembre 2019 à 16 04 26 122612

Le président de l’UDD, Bah Oury, a pris part à la réunion des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, tenue ce lundi 02 décembre 2019, à Conakry. Réunion à l’issue de laquelle, le FNDC a annoncé les dates de ses prochaines manifestations (marche funèbre le vendredi, 06 décembre et manifestation contre un troisième mandat le mardi, 10 décembre).

Au sortir de la rencontre, l’opposant a adressé un message au président Alpha Condé. Pour lui, le peuple de Guinée a déjà exprimé son opposition au projet de changement de la Constitution, à travers les manifestations du FNDC. Et il demande au chef de l’Etat d’entendre l’expression populaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« L’histoire est en marche. Les manifestations que nous avons vues ces dernières semaines, malgré les sévices, malgré les sacrifices consentis, c’est la continuité de la lutte qui a été engagée depuis l’indépendance pour que la Guinée soit un pays démocratique, prospère, libre. Plus de 60 années d’indépendance, on est en train de nous engager dans la refondation de la République avec de nouvelles mentalités. Et, je suis sûr et je suis persuadé que cette lutte donnera des fruits qui permettront au second cycle politique après l’indépendance de s’engager sur de bons auspices. Nous sommes dans la bonne direction, le peuple guinéen observe, le peuple est attentif, nous souhaitons également que le professeur Alpha Condé soit attentif vis-à-vis de son peuple.

Son peuple lui demande de renoncer à ce changement constitutionnel qui ne pourra apporter rien de bon au pays. Ni à lui-même, ni au RPG, ni à l’ensemble de la communauté nationale. Y renoncer, serait faire un acte patriotique, ça serait faire un acte civique, ça serait s’engager dans la postérité comme celui qui a permis à la Guinée de s’engager dans la voie de la démocratisation de manière durable. Et s’il le fait, il va couronner sa carrière politique de la plus belle manière. On espère qu’il tiendra compte du message du peuple, et comme il l’a dit, il va aller dans le sens de l’intérêt de son peuple. Et son peuple lui demande de renoncer à son projet constitutionnel. Amoulanfé », a lancé Bah Oury.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Prochaines manifs du FNDC : Chérif Abdallah s’adresse aux opérateurs économiques

2 décembre 2019 à 16 04 19 121912

Les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont tenu une plénière ce lundi, 2 décembre 2019, à Conakry. Mohamed Cherif Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a mis l’occasion à profit pour appeler les membres de sa structure à s’impliquer fortement dans les marches programmées le vendredi et le mardi, respectivement pour l’enterrement des victimes et contre le projet de 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le président du GOHA a exprimé sa joie suite à la libération des leaders du FNDC il y a de cela quelques jours. Selon lui, c’est l’implication de plusieurs acteurs tant nationaux qu’étrangers qui a permis qu’on en arrive là. Chérif Abdallah a également a exhorté le président Alpha Condé à renoncer à son projet de 3ème mandat. En le faisant, poursuit-t-il, il va contribuer au développement de la Guinée.

« Je vais dire que l’alternance démocratique peut favoriser le développement dans un pays. Tout président qui arrive, s’il sait que c’est deux (2) mandats qu’il doit faire et partir, je vous jure qu’il va faire des efforts pour que le pays soit développé, il va faire des efforts pour que le pays ne soit pas divisé, il va faire des efforts pour qu’il y ait un bon environnement des affaires dans le pays. Parce que le principe de deux mandats, si tu viens tu fais bien pour ton premier mandat, le peuple va voter pour toi pour un second mandat, mais si tu sais que tu n’as pas un bon résultat, ils ne voteront pas pour toi. Donc, l’alternance est extrêmement importante. Je demande au professeur Alpha Condé, en tant que grand frère, en tant que président de la République, d’accepter ce que nous lui demandons ».

Pour ce qui est des manifestations du FNDC, Cherif Abdallah a félicité les opérateurs économiques pour leur engagement avant de les inviter à persévérer. « Je dirai un grand merci aux commerçants parce qu’ils ont déjà fait un grand sacrifice en participant à toutes les manifestations qu’il y a eues à Conakry, à l’intérieur du pays et à l’extérieur de la Guinée. Nous avons prévu vendredi pour la marche funèbre. Que les opérateurs économiques viennent participer. Mais, surtout qu’ils prennent part massivement à la marche du mardi 10 décembre prochain. Tous les opérateurs économiques doivent se mobiliser, dans tous les marchés de la capitale, et ceux de l’intérieur du pays, venez à la marche »

Le président du GOHA justifie cet appel à la mobilisation par plusieurs raisons. « Il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord à la concurrence déloyale qui existe dans notre pays, que nous ne sommes pas d’accord avec cette mauvaise gouvernance, il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord avec l’insécurité dont sont exposés les commerçants. Il faut que les opérateurs économiques de ce pays soient respectés et considérés parce que c’est eux qui payent les taxes pour faire vivre l’Etat, ce sont eux qui paient les taxes pour faire fonctionner la police, la gendarmerie, l’armée et même le gouvernement. Tous les opérateurs économiques de Conakry et de l’intérieur du pays doivent sortir pour dire que nous sommes fatigués et puisque nous sommes fatigués, nous devons montrer que nous n’acceptons pas que la constitution soit changée, parce que s’ils tentent, ça peut créer des problèmes », a-t-il fait remarquer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : la coordination nationale du FNDC en visite de courtoisie à Guineematin

2 décembre 2019 à 15 03 22 122212

Les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont rendu une visite de courtoisie au site d’informations générales Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi 2 décembre 2019, à son siège à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Fraîchement libérés de prison, après six semaines de détentions, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno et Cie sont venus remercier l’organe de presse pour son engagement et son soutien pendant les moments difficiles qu’ils ont traversés.

Les membres de la coordination nationale du FNDC étaient tous là ou presque : Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Oumar Sylla (Foniké Menguè), Billo Bah, Abdoulaye Oumou Sow.

Après les accolades et les échanges d’amabilités, Ibrahima Diallo, Directeur des Opérations du FNDC, a dit la considération que les défenseurs de la Constitution guinéenne ont pour le site Guineematin. « C’est rare de voir la coordination nationale du FNDC rendre visite à une entité… », a-t-il rappelé avant de donner la parole à Sékou Koundouno.

Le responsable des stratégies et planification du FNDC a indiqué que le site Guineematin.com a fait preuve de professionnalisme dans le traitement du dossier du FNDC depuis la naissance du mouvement en avril 2019 jusqu’à maintenant.

Après avoir rappelé le rôle que les médias doivent jouer à cette période charnière de l’histoire de la Guinée, Sékou Koundouno a invité l’équipe de Guineematin à maintenir le cap, à continuer dans cette dynamique constructive pour le triomphe du Droit, de la Vérité et de la Justice dans notre pays.

En réponse, le fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com, a dit toute sa joie et celle de l’équipe qu’il dirige de recevoir cette visite de courtoisie de la coordination nationale du FNDC. Nouhou Baldé a salué l’engagement de ses hôtes, devenus des héros de la République grâce au noble combat qu’ils mènent en ce moment contre le projet de nouvelle constitution qui favoriserait un 3ème mandat du président Alpha Condé.
Enfin, monsieur Baldé a réaffirmé l’engagement de Guineematin à maintenir la dynamique au service de notre pays jusqu’au triomphe de la vérité.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : le FNDC reporte sa marche du 3 décembre

29 novembre 2019 à 20 08 30 113011

Le FNDC n’a finalement pas attendu lundi, comme c’était prévu, pour annoncer sa décision par rapport à la demande du ministère en charge de l’action et de l’association guinéenne des personnes handicapées. Peu après sa rencontre avec une délégation de cette association, le Front National pour la Défense de la Constitution a décidé d’accéder à ces demandes en reportant sa marche pacifique prévue le mardi, 03 décembre 2019.

Les défenseurs de la constitution guinéenne ont fait l’annonce à travers une lettre adressée aux différentes parties concernées.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ce courrier :

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Guinée : l’opposition « plurielle » se retrouve pour mieux affronter le régime Alpha Condé

28 novembre 2019 à 12 12 19 111911

C’est au QG de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, que cette rencontre a été organisée ce jeudi, 28 novembre 2019. Aux côtés du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, il y avait les leaders et/ou délégués de la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition : Sidya Touré de l’UFR (qui est reparti un peu plutôt), Faya Millimono du BL, Me Kabélé Camara du RGD, Bah Oury de l’UDD, Dembo Sylla de UDG, Elhadj Ibrahima Kalil du PEDN, Etienne Soropogui du parti Nos Valeurs Communes, Misbaou Sow du RFD…

Au sortir de cette rencontre, on apprend que les opposants au régime Alpha Condé veulent s’engager dans une plateforme politique commune pour mieux mener le combat du respect des lois de la République.

A rappeler qu’ils sont tous du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) et continuent leur combat dans cette structure, dirigée par Abdourahmane Sanoh de la société civile, parallèlement à leur lutte politique.

Alpha Mamadou Diallo reviendra plus en détail sur cette rencontre

A suivre !

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Procès en Appel des leaders du FNDC : « ils sont en prison sur du faux… »

28 novembre 2019 à 12 12 02 110211

Le procès en appel du coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et ses collègues s’est ouvert ce jeudi, 28 novembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Tous les prisonniers sont déjà au banc des accusés. Même Baïlo Barry « Destin En Main », qui avait été oublié dans sa cellule, est finalement arrivé dans la salle d’audience.

Pour Abdoulaye Oumou Sow, responsable de communication du FNDC, interrogé peu avant l’ouverture de l’audience par un de nos journalistes, ses collègues ont été injustement enfermés et il espère qu’ils seront libérés au cours de cette audience en appel. « Nous attendons qu’il y ait une relaxe pure et simple d’autant qu’ils ont été condamnés sur du faux. On sait déjà que les accusations portées par le procureur n’ont même pas été considérées par le juge lors de la condamnation. Donc, ça veut dire qu’ils sont en prison sur du faux. Ils ont été enfermés pour avoir simplement exprimé leur position sur un sujet donné de la République. Ils ne sont que des prisonniers politiques. Nous pensons que le politique s’est déjà remué et il va permettre de les libérer aujourd’hui. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que toutes les personnes qui ont été condamnées pour le 3ème mandat ont été toujours libérées en appel parce que le premier jugement se passe très mal. Les juges sont sous la pression des autorités, ce qui fait qu’ils emprisonnent les gens sans raison valable. Mais, aujourd’hui, on est à la cour d’Appel et on pense qu’elle va libérer nos camarades », dit-il, espérant également leur dédommagement « parce qu’ils ont subi assez de préjudice ».

Enfin, Abdoulaye Oumou Sow estime que la justice guinéenne devrait plutôt se tourner vers les assassins qui endeuillent les Guinéens : « Les personnes assassinées, on pense que c’est pour elles qu’on doit ouvrir un procès, c’est pour eux qu’on doit ouvrir les enquêtes pour traquer les assassins et non pas pour mettre les patriotes en prison ».

A suivre !

De la Cour d’Appel de Conakry, Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mains sales ou propres ? Cellou Dalein répond à Alpha Condé

26 novembre 2019 à 20 08 22 112211

Comme annoncé précédemment, la marche organisée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, à Conakry, a été clôturée par un meeting tenu sur l’esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn. A cette occasion, l’opposant Cellou Dalein Diallo a fustigé les propos tenus récemment par le président Alpha Condé à l’intérieur pays, invitant les Guinéens à poursuivre le combat pour empêcher l’actuel chef de l’Etat de s’octroyer un troisième mandat.

Dans son discours, le président de l’UFDG a commencé par féliciter les militants du Front National pour la Défense de la Constitution pour le courage dont ils font preuve depuis le début de ce combat. « Nous venons de faire une démonstration de force. L’itinéraire était long, 13 kilomètres, la chaleur était terrible, le soleil de plomb. Mais, les gens ont marché sur les 13 kilomètres, ils ne se sont pas fatigués. Ils étaient déshydratés, ils venaient montrer à Alpha Condé à quel point ils étaient déterminés à dire non au 3ème mandat. (…) Vous savez que ce vieux (Alpha Condé, ndlr) ne veut pas quitter le pouvoir. Mais, il trouvera des Guinéens plus déterminés en face. Il va quitter le pouvoir », a-t-il dit avec fermeté.

Réagissant aux propos tenus récemment par le président de la République à l’intérieur du pays, dans lesquels Alpha Condé dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des « bandits » (ses principaux opposants, ndlr), Cellou Dalein a indiqué que cela prouve encore une fois que le chef de l’Etat actuel est un dictateur. « Je vous ai toujours dit que Alpha Condé est un dictateur. Au lieu de laisser le peuple de Guinée choisir librement son président comme le prévoient notre constitution et les lois de la République, lui, il pense qu’il va laisser le pays dans les mains propres. Mais, s’il y a bandit dans ce pays-là, tout le monde connait les bandits.

La rébellion de l’an 2000, tout le monde sait qui a organisé, l’attentat contre le président Lansana Conté en 2005, tout le monde sait, qui a fait assassiné Panival Bangoura ? Donc écoutez, les Premiers ministres dont il parle : Sidya Touré, Kouyaté, et moi, lorsque les élections étaient transparentes en 2010, nous avions totalisé 65% des suffrages exprimés. Sur quoi peut-il se fonder pour dire que les Guinéens ne veulent pas de nous ? Mais, il prend toujours ses désirs pour de la réalité. Mais, ça ne passera », a assuré le chef de file de l’opposition guinéenne, invitant les Guinéens à se préparer pour la marche du 03 décembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré demande à Alpha Condé : « d’entendre la voix du peuple »

26 novembre 2019 à 19 07 54 115411

Comme annoncé précédemment, des milliers de guinéens ont manifesté ce mardi, 26 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution. A Conakry, la marche est partie du rond-point de la Tannerie, dans le quartier Yimbaya, pour s’achever sur l’esplanade du stade du 28 septembre 2019 (Dixinn). Comme d’habitude, un meeting a été organisé à cet endroit, et les différents leaders du FNDC ont pris la parole pour s’adresser à leurs militants. C’est le cas de l’opposant Sidya Touré, qui en a profité pour répondre aux propos que le président Alpha Condé a tenus récemment à l’intérieur du pays, dans lesquels il a traité ses opposants de « bandits ».

Selon le président de l’UFR, la première revendication du FNDC aujourd’hui, c’est « de demander la libération des détenus politiques. La libération de tous nos camarades. Libérez les détenus politiques », a-t-il lancé. « Nous venons de faire la démonstration une fois encore, que l’écrasante majorité des Guinéens se trouvent du côté du refus d’un 3ème mandat. Alpha Condé se promène entre la forêt, Kankan, Siguiri, en donnant des poings à gauche, à droite, en traitant les gens de bandits. Quand vous dépensez trois milliards de francs dans l’électricité et qu’il n’y a pas une seule ville de la République où il y a le courant, quand vous avez dépensé deux milliards de dollars dans les infrastructures routières et que vous ne pouvez pas montrer cinq (5) kilomètres de route que vous avez fait, alors où sont les bandits ?

Alors, je ne parle même pas des mines. Nous avons trop de choses de ce genre. Nous demandons à Alpha Condé d’entendre la voix du peuple, de se retirer et de permettre qu’en juin 2020, parce que c’est au mois de juin en réalité que les élections doivent se tenir. Parce que le premier tour des élections de 2010 avait eu lieu le 27 juin. Il faut que l’alternance se fasse dans notre pays. C’est notre créneau. Vous êtes sortis massivement malgré la révision du fichier électoral en cours. Certains d’entre vous sont restés (pour se faire recenser). Mais vous, vous êtes sortis pour montrer à la face du monde que notre créneau c’est le FNDC. C’est-à-dire on ne touche pas à notre constitution. A bas le 3ème mandat, Amoulanfé, Gassata, Attebena », a scandé Sidya Touré.

Cette manifestation, la cinquième depuis le début de la mobilisation amenée par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, s’est déroulée sans aucun incident.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : une marée humaine dans la rue pour dire NON à un 3ème mandat

26 novembre 2019 à 18 06 41 114111

Tout comme à Conakry, de nombreux citoyens ont manifesté ce mardi, 26 novembre 2019, dans les rues de Labé. Ils protestaient une nouvelle fois contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Comme d’habitude, les habitants de Labé ont massivement répondu à l’appel de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution. Ils se sont rassemblés au rond-point Hoggo M’Bouro, au quartier Ley Saré, et ont marché jusqu’au carrefour Tinkisso, dans le quartier Kouroula.

Younoussa Baldé, responsable des jeunes de l’UFDG à Labé

Selon Younoussa Baldé, le responsable des jeunes de l’UFDG à Labé, « cette énième manifestation a pour objectif d’exiger le respect de la constitution de mai 2010, la libération des responsables du FNDC détenus à Conakry, et la justice pour tous ceux qui sont tombés dans l’exercice de leurs libertés et droits fondamentaux. Un troisième mandat et un pouvoir à vie ne passeront jamais en République de Guinée », a-t-il assuré.

Mamadou Aliou Sampiring Diallo, premier vice-maire de la commune urbaine de Labé

Abondant dans le même sens, le premier vice maire de Labé, Mamadou Aliou Sampiring Diallo, a appelé le président Alpha Condé à renoncer à son projet de référendum constitutionnel, qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat. « Le professeur Alpha Condé et son clan doivent quitter s’ils veulent aller dans le non-respect de la loi. Mais, s’il (Alpha Condé, ndlr) veut quitter aussi comme Blaise Compaoré, il s’en ira aussi.

Le peuple de Guinée a besoin de sécurité, d’infrastructures routières, de santé. Mais aujourd’hui, on n’a rien en Guinée. Ce que nous pouvons dire au président Alpha Condé et son gouvernement, c’est de renoncer au référendum et au troisième mandat. Aujourd’hui, nous demandons à tout le monde d’aller se faire recenser pour ne pas laisser la place à Alpha Condé », a-t-il lancé, sous les ovations du public.

A noter que cette autre manifestation du FNDC s’est déroulée sans incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations contre le Pr. Alpha Condé en Guinée : voici un communiqué du Gouvernement

26 novembre 2019 à 18 06 23 112311

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les Guinéens étaient dans les rues pour la cinquième fois ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre un changement de constitution qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat.

Dans un communiqué transmis aux médias ce soir, le Gouvernement, à travers le département de la Sécurité, annonce que les manifestations enregistrées aujourd’hui à Conakry et à l’intérieur du pays se sont déroulées « sans incident majeur ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE LE MARDI 26 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC LE MARDI 26 NOVEMBRE 2019 SITUATION DE 10 HEURES A 16 HEURES 20 MN

A Conakry :

Le Mardi 26 Novembre 2019, le cortège des manifestations du FNDC est parti du rond-point de la Tannérie pour l’Esplanade du Stade du 28 Septembre à 12 Heures 50 mn, en passant par les ronds-points de l’Aéroport, de Gbessia Kondébounyi, de Hamdallaye et la Belle-vue.

Le cortège des manifestants est arrivé à l’Esplanade du Stade du 28 Septembre à 16 Heures 19 mn, sans incident majeur signalé en dehors de la chute d’un motard manifestant au niveau de Sérème sur la T1 à 14 heures 07 mn entraînant des blessures. Il a été d’urgence transporté à l’hôpital pour des soins d’urgences.

A l’intérieur du pays :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Télimélé et à Labé sans incident majeur.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Conakry : le 3 décembre, le FNDC marchera de l’aéroport au stade de la Mission (Kaloum)

26 novembre 2019 à 17 05 27 112711

C’est le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, qui a fait l’annonce en clôturant les discours au meeting qui a bouclé la cinquième marche contre un troisième mandat d’Alpha Condé. Le mardi prochain, 03 décembre 2019, les manifestants marcheront entre l’aéroport de Conakry et le stade de la Mission, à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la marche.

C’est une marée humaine qui a déferlé à l’Esplanade du stade du 28 septembre dans l’après-midi de ce mardi, 26 novembre 2019. Les manifestants avaient trois principales revendications : la libération des leaders et militants du FNDC, le renoncement solennel du président Alpha Condé à son projet de changement constitution (qui lui offrirait la possibilité de briguer un troisième mandat) et la justice pour les victimes des manifestations (une vingtaine de citoyens tués depuis le 14 octobre dernier).

A la fin du meeting, Foniké Mengué, le coordinateur national par intérim du FNDC, a annoncé que la prochaine marche qui se déroulera le mardi prochain partira du carrefour de l’aéroport pour le stade de la Mission, dans la commune de Kaloum.

A suivre !

De Dixinn, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Marche contre Alpha Condé à Conakry : suivez les discours (live)

26 novembre 2019 à 16 04 34 113411

Comme à l’occasion des autres marches, c’est une marée rouge qui s’est ébranlée sur l’Esplanade du stade du 28 septembre, ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de s’offrir un mandat de plus à la tête du pays.

Conduits par le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, et les leaders de l’opposition dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR, les manifestants exigent également la libération des dirigeants du FNDC et la justice pour les victimes des manifestations, déjà une vingtaine depuis le 14 octobre dernier.

En attendant de revenir plus amplement sur la marche d’aujourd’hui, Guineematin.com vous propose de suivre en direct le meeting au point de ralliement de la marche :

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur la marche

A suivre !

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5ème marche contre Alpha Condé à Conakry : nos vidéos en live

26 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les acteurs politiques et de la société civile sont dans la rue ce mardi, 26 novembre 2019, à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

A Conakry, cette marche se déroule en ce moment entre le carrefour de la Tannerie et l’Esplanade du stade du 28 septembre, en passant par le carrefour de l’aéroport, Gbessia, Kondébondji, Hamdallaye et Belle Vue.

Ces manifestations, lancées le 14 octobre dernier, visent à contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement constitutionnel qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. Mais, à la veille de la première marche, les leaders du FNDC ont été interpellés, et depuis le début des manifestations, une vingtaine de citoyens ont été tués et de nombreux autres arrêtés. Ce qui fait qu’en plus de l’abandon du projet par Alpha Condé, se greffent désormais deux autres points de revendications : la libération des prisonniers et la justice pour les victimes.

En attendant de revenir sur la marche de ce mardi, 26 novembre 2019, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les vidéos réalisées en direct par nos reporters :





A suivre !

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur cette marche à Conakry

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Marche contre le 3ème mandat en Guinée : ce qu’en disent des jeunes opposants

26 novembre 2019 à 14 02 25 112511

Comme annoncé précédemment, une foule immense est mobilisée ce mardi, 26 novembre 2019, à la Tannerie, dans le cadre de la marche contre le 3ème mandat. Plusieurs jeunes gens, venus battre le pavé de la Tannerie au stade du 28 septembre de Dixinn, ont confié à notre reporter leur récrimination contre le régime du président Alpha Condé, l’opposant historique qui veut se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le carrefour de la Tannerie, dans la commune de Matoto est envahi par une foule immense d’opposants au 3ème mandat en Guinée. Les jeunes de Conakry ne se font compter cette mobilisation, la cinquième du genre depuis le lancement des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le 14 octobre 2019. Nombre d’entre eux, interrogés par notre reporter, ont expliqué les raisons de leur présence à cette marche.

Décryptage !

Oumar Pathé Barry

Oumar Pathé Barry : « toujours, c’est pour les mêmes causes, la même détermination pour lutter contre ce projet du troisième mandat. Nous sommes là pour marcher et montrer notre détermination à combattre les promoteurs de la nouvelle constitution. Ma lutte n’a pas commencé aujourd’hui et je suis sorti comme les autres guinéens du Front National pour la Défense de la Constitution pour manifester ».

Mamadou Dian Diallo

Mamadou Dian Diallo : « c’est l’acte 5 du FNDC. Donc, nous sommes là pour répondre à cet appel. Depuis plusieurs semaines maintenant nous sommes dans la rue pour protester contre un projet qui a été fabriqué par le régime d’Alpha Condé et un certain clan qui veulent prendre le pays en otage ».

Oumar Tini Sylla

Mohamed Tini Sylla : « je suis venu ici pour manifester contre le troisième mandat d’Alpha Condé. Parce que le troisième mandat là n’est pas bon pour nous. Nul ne doit encaisser plus de deux mandats en Guinée, je suis là pour lutter contre ça. Si Alpha Condé réussit à faire ce troisième mandat, tous les autres présidents qui viendront après lui feront la même chose. Je suis là pour contribuer à ma manière afin d’empêcher ce troisième mandat. C’est une lutte, c’est jusqu’au bout et puis gare à Alpha Condé de convoquer un referendum ».

Mamadou Dian Baldé

Mamadou Dian Baldé : « nous sommes là comme toujours pour réaffirmer notre désapprobation à un mandat de plus pour le Professeur Alpha Condé. Nous lui demandons de faire une annonce publique et de se refuser un troisième mandat. Et nous demandons encore la libération de nos frères combattants de la liberté, Abdourahmane Sanoh et ses amis ».

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile : « ce sont des raisons énormes qui m’ont amené à venir manifester ici pour l’acte 5 de la marche pacifique du FNDC. Au niveau de la famille, j’ai plusieurs frères qui ont été arrêtés et d’autres ont été contraints de quitter le pays pour s’exiler en Europe. C’est le cas de mon frère Amadou Para Diallo, qui n’est plus là, et l’autre a été arrêté lors de la dernière manifestation, il se trouve à la maison centrale de Conakry. C’est tout ce qui m’a poussé de sortir encore et à chaque fois que le FNDC appelle à manifester contre le troisième mandat, je sortirai parce que c’est un combat noble. Les menaces faites à mes parents me galvanisent à continuer ce combat jusqu’à la dernière goutte de mon sang. Au prix de ma vie, je vais combattre ce projet de troisième mandat ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Marche du FNDC : les activités tournent au ralenti à Kaloum

26 novembre 2019 à 13 01 39 113911

La marche pacifique appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce mardi, 26 novembre 2019, a entraîné une paralysie de certaines activités à Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne. La presqu’île est peu animée même si la marche se tient dans la banlieue de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si quelques banques sont ouvertes à Kaloum, plusieurs boutiques et magasins sont fermés, la circulation est timide. Aucune audience n’est programmée au tribunal de première instance de Kaloum. Au marché Niger, des boutiques sont fermées. Seuls quelques étalagistes et des vendeurs d’eau minérale sont visibles sur les lieux.

Le long de la route Belle Vue-Dixinn-Donka-Kaloum, les activités tournent au ralenti. Aux environs de 11h, contrairement aux autres jours, le centre administratif de Conakry est peu animé.

Mohamed DORE de Kaloum pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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