Mafanco : Mouctar Diallo remet un financement de 200 millions GNF aux jeunes

22 mars 2019 à 17 05 16 03163

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue d’appuyer les jeunes de Guinée à travers le financement des projets générateurs de revenus. C’est dans ce cadre que Mouctar Diallo a été reçu ce vendredi, 22 mars 2019, par les populations du quartier Mafanco, dans la commune de Matam. Le ministre a saisi l’occasion pour remettre la somme de 200 millions de francs Guinéens en faveur des projets initiés par les jeunes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour la jeunesse de Mafanco. La remise de ce financement de 200 millions de francs guinéen s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des jeunes pour des projets générateurs de revenu. Deux autres projets ont été soumis au chef du département de la jeunesse, à savoir un projet d’installation d’un pressing moderne et la construction d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le ministre Mouctar Diallo a réaffirmé son engagement à accompagner les jeunes en vue de leur permettre de sortir de leurs difficultés. « Nous sommes heureux de vous dire que nous allons financer ces projets et nous allons nous battre pour la construction de la maison des jeunes. Nous avons pu mobiliser 200 millions de francs guinéen pour le financement de projets générateurs de revenus et nous sommes en discussion avancée avec les partenaires pour la construction de la maison des jeunes.

Un terrain a été identifié grâce à vous, obtenu et nous avons adressé un courrier à la mairie de Matam. Et donc, c’est pour vous dire que ce projet aussi est en bonne voie. Nous sommes à votre disposition pour financer vos activités génératrices de revenus et nous sommes prêts à vous accompagner dans vos différentes initiatives », a promis le ministre de la jeunesse.

Par ailleurs, Mouctar Diallo a salué la bravoure de la jeunesse guinéenne qui se bat pour le développement de notre pays. « C’est pourquoi, dit-il, nous sommes à votre disposition. Et, la jeunesse de Mafanco a une particularité, elle est une jeunesse voisine du président de la République. C’est une chance exceptionnelle, c’est une particularité qui doit être transformée en opportunité pour la jeunesse et pour l’ensemble du quartier ».

Pour sa part, Mohamed Lamine Fernandez, au nom de la jeunesse de Mafanco, a remercié le ministre de la Jeunesse pour son soutien avant de demander son appui pour l’émergence du quartier. « Monsieur le ministre, la population de Mafanco vous demande une doléance, de tout faire afin que Mafanco ait une maison des jeunes digne de nom. Je voudrais à présent demander votre soutien inconditionnel et indéfectible à nos initiatives afin de permettre leur ascension parmi tant d’autres », a-t-il sollicité.

La cérémonie a pris fin par la visite du site où la maison des jeunes sera construite.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Promo « ComJaim Banna » : un enfant de 13 ans gagne une moto offerte par MTN-Guinée

21 mars 2019 à 23 11 01 03013

C’est une moto TVS toute neuve qui a été remise ce jeudi, 21 mars 2019, à Amadou Thiam (âgé de 13 ans) par la société de téléphonie mobile MTN-Guinée. Domicilié au quartier Yattaya, dans la commune de Ratoma, ce jeune élève en classe de 4ème année est l’heureux gagnant de la 3èmeremise de la promo « ComJaim Banna », initiée par la société MTN-Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Kaba, responsable marketing de MTN-Guinée, cette promo a été lancée le 28 février dernier et elle va s’étendre jusqu’au 28 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. « C’est une promo qui va permettre de changer la vie de nos abonnés. Pour participer, il suffit juste de taper 1001#, souscrire à un des forfaits pour faire partie de la promo, et un tirage sera fait tous les mardis avec une publication sur la RTG.

Pour cette promo, il y a un milliard de francs guinéens mis en jeu, notamment avec des cash de 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens). Chaque semaine, il y a 500 personnes qui gagnent chacun 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens) sur le territoire national ; 5 personnes par région qui gagnent chacun une moto. A cela s’ajoute des voyages pour deux couples à Dubaï et une super cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) à la fin de la promo », explique Ahmed Kaba.

Pour le tirage d’avant-hier mardi, 19 mars 2019, c’est Amadou Thiam, jeune élève de 13 ans qui a gagné la moto. « Cela veut dire que cette promo n’est pas faite pour une seule personne. Elle est pour tout le monde, et chacun peut participer au jeu et avoir la chance de gagner. Le tirage ne choisit que celui qui a beaucoup souscrit au forfait. Le jeune a souscrit plusieurs fois pour être tiré au sort et puis, il a gagné la moto de cette troisième remise », ajoute le responsable marketing MTN-Guinée.

De quoi réjouir madame Fatoumata Sall, mère d’Amadou Thiam, l’heureux gagnant de la moto, s’est dite très satisfaite de voir son enfant gagner une moto suite à un simple jeu. « C’est avant-hier que mon fils a joué et il a gagné une moto. La société m’a appelée et ils sont venus jusqu’à mon domicile pour remettre la moto à mon enfant. Avant, je n’y croyais pas ; mais, je vois que c’est une réalité et j’encourage tout le monde à participer au jeu pour tenter sa chance », a-t-elle déclaré.

Le responsable marketing de MTN-Guinée précise que le forfait varie entre 1500 GNF (mille cinq cent francs guinéens) jusqu’au montant voulu par le client. « Celui qui souscrit a toujours la chance de participer à la grande cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) qui peut changer votre vie », insiste-t-il.

A en croire Ahmed Kaba, la promo donne aussi la possibilité aux clients de la société de souscrire plusieurs fois dans la journée. « Chaque fois que vous souscrivez à un forfait et que celui-ci s’épuise, vous pouvez encore souscrire. Autant de fois que vous voulez, vous pouvez augmenter vos chances de gagner cette promo ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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221 fictifs à Matam ? Ce qu’en dit le directeur communal de l’éducation, Ibrahima 2 Barry

20 mars 2019 à 15 03 06 03063

Lancées il y a quarante huit (48) heures, les opérations de recensement du personnel enseignant se poursuivent dans les cinq (5) communes de Conakry. Elles sont la suite logique de l’application du protocole d’accord signé, en janvier 2019, entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement et qui a mis fin à 3 mois de paralysie du système éducatif. A travers cette démarche, le syndicat et le gouvernement veulent extirper les enseignants fictifs du fichier de la fonction publique, véritable gouffre financier pour l’Etat.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mercredi 20 mars 2019, le Directeur Communal de l’Education de Matam, Ibrahima 2 Barry, a levé un coin de voile sur la présumée existence de plus de 200 enseignants fictifs à Matam. Il a été également question de la poursuite des cours dans la commune après la suspension de la grève par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah.

Guineematin.com : en application du protocole d’accord SLECG-Gouvernement, les opérations de recensement des enseignants ont été entamées le lundi 18 mars 2019. Comment ça s’est passé ici, à la DCE de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : comme vous l’avez dit, c’est en application du protocole d’accord que ces opérations de recensement ont commencé. Ils ont commencé par notre direction communale. Il y avait une série de dossiers à présenter et la présence physique. Aujourd’hui, cette opération se poursuit normalement bien. Nous n’avons pas encore rencontré d’anomalies majeures.

Le SLECG, accompagné d’autres observateurs, ils sont sur le terrain avec la présentation des documents et la présence physique des enseignants. Nous avons été la première personne à être recensée. Le processus continue dans les établissements scolaires de Matam.

Guineematin.com : est-ce que tout le personnel de la DCE de Matam a été recensé ?

Ibrahima 2 Barry : tous ceux qui sont présents l’ont été, et même ceux qui sont malades, on a fait de sorte que ces malades se soient déplacés. Il y a eu des malades qui ont pris un déplacement pour venir se présenter devant la commission. A notre entendement, jusque-là, nous n’avons pas reçu de cas de recensé qui n’existe pas sur place.

Ceux qui sont en formation, il faut savoir que c’est des formations officielles avec des documents qui prouvent qu’ils sont partis en formation et qui se trouvent déjà dans les listes de base des différents établissements. C’est des fonctionnaires, ils ont été pris en compte. Ils sont à une formation. Quand vous prenez les arabisants, ils ont bénéficié de bourses d’études pour une durée de 2 à 3 ans. Ils reviendront.

Guineematin.com : récemment, on a vu un document concernant la commune de Matam. Selon ce document, il y aurait beaucoup d’enseignants fictifs, au nombre de 221, dans la commue de Matam. On incrimine la gestion antérieure. Qu’en savez-vous ?

Ibrahima 2 Barry : c’est vrai que moi je viens d’arriver à la tête de la DCE. Peut être que ces anomalies-là existent. Mais, certaines personnes confondent ce terme fictif. Nous avons vu des effectifs qui parlent de 221 fictifs à Matam. Nous ne sommes pas d’accord. On confond souvent les gens qui sont payés à Matam et qui travaillent ailleurs. Quand tu viens, tu prends le listing de paye de Matam, tu compares le personnel qui est dans le listing par rapport au personnel qui travaille à Matam, il y aura une différence.

Une différence à partir du moment où ceux qui émargent pour la paye à Matam, il y en a qui ne sont pas travailleurs à Matam. Ils travaillent par exemple à Dubréka, à Coyah, à Ratoma. C’est peut être une lourdeur administrative. Si non, quand le fonctionnaire est muté, son salaire doit le suivre. Donc, si on ne considère pas ces paramètres là, on trouvera un effectif beaucoup plus grand que l’effectif réel de Matam. Ce qui fait que les gens sont amenés à dire qu’il y a des fictifs.

Guineematin.com : après la suspension de la grève des enseignants, il avait été demandé de s’activer sur le terrain pour tenter de rattraper les 3 mois de cours perdus. Comment ça se passe en ce moment dans les écoles de la commune de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : avant de penser aux cours de rattrapage, on avait déjà récapitulé le nombre de jours, le nombre de semaines, le nombre d’heures perdues aussi bien au primaire qu’au secondaire. Par exemple, au niveau du primaire, fondamentalement, à Matam, nous avons perdu 18 jours. Au niveau du secondaire, nous avons perdu 22 jours. Donc, au niveau du primaire, il y a un planning de rattrapage en tenant compte du calendrier national élaboré et des disponibilités dans les établissements.

Par exemple, au niveau du primaire, il y a des cours qui vont jusqu’à 15 heures. Nous cherchons à prolonger les cours. Ça nous permettra de rattraper certaines heures perdues. Par exemple, à l’école primaire de Lansébounyi, les cours devraient s’arrêter jusqu’à 15 heures. Mais, pour nous permettre de rattraper les heures perdues, on peut prolonger les cours jusqu’à 16 heures.

Au niveau du secondaire, ce sont les professeurs titulaires des différentes matières qui élaborent un emploi de temps lui permettant de rattraper les cours perdus, en prenant le calendrier scolaire. De nos jours, les cours sont beaucoup avancés.

Guineematin.com : la commune de Matam compte de nombreuses écoles. Est-ce qu’il y a des disparités dans ces rattrapages ?

Ibrahima 2 Barry : dans les écoles privées, ça a étudié pendant la grève. Et même dans les écoles publiques, il y en a certaines qui n’ont pas été touchées. C’est le cas du lycée Coléah par exemple ou du collège Coléah. Cette année, c’est peut être une surprise pour les gens, le lycée 1er mars (lycée Matam) a étudié, contrairement à l’année dernière.

Donc, les écoles ne sont pas au même niveau de perturbation. Elles ne peuvent pas être au même niveau de progression. Mais, nous tenons compte de tout cela pour élaborer un planning nous permettant d’être dans les délais.

Guineematin.com : il y en a qui ont parlé d’une probable prolongation de l’année scolaire. Habituellement, les cours prennent fin au mois de juin. Est-ce que vous pensez qu’il va falloir aller au-delà ?

Ibrahima 2 Barry : non, nous ne pouvons pas nous prononcer par rapport à cela. A partir du moment où il y a un planning de cours de rattrapage qui est déjà élaboré, c’est peut être au terme de ce planning que nous saurons est-ce qu’il faut respecter le délai ou pas. Là, ce sont les autorités du cabinet qui se prononceront, surtout que les degrés de perturbation diffèrent d’une commune ou d’une préfecture à une autre.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

18 mars 2019 à 10 10 57 03573

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.

Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au CIRD où on avait donné près de 300 livres.

Cette fois-ci, nous avons visé les points de lecture. Comme vous le savez, Conakry Capitale Mondiale du Livre a permis de créer certains points de lecture dans certains quartiers de Conakry. Maintenant, il ne reste plus qu’à alimenter ces points de lecture, les promouvoir pour permettre aux citoyens de venir visiter ces points de lecture et se les approprier en s’abonnant et lire beaucoup. C’est pourquoi, l’APAC a tenu à contribuer à l’amélioration et à la promotion de ces points de lecture qui sont implantés pour les citoyens de ces quartiers-là.

Et nous, puisque nous disposons de quelques documents, nous sommes donc venus donner ces 700 livres à ces différents points de lecture. L’activité s’est tenue à Kipé. Mais, il n’y a pas que Kipé, il y a d’autres lieux où se trouvent des points de lecture. Maintenant, c’est au coordinateur général de les distribuer à travers les différents points concernés », a fait savoir Asmaou Barry.

Mamadou Saliou Bah, président de l’ONG Les Idéaux Pacifiques de Guinée et coordinateur des points de lecture de Conakry, a énuméré le nombre de points concernés avant d’exprimer sa joie par rapport à cette initiative. « Aujourd’hui, nous avons 21 points de lecture, et parmi ces points de lecture, il y a 8 points qui fonctionnent. Il y en a à Kipé ici, à Concasseur, à Dixinn centre 2, à Belvédère, à la Mairie de Dixinn, à Coléah Lanséboungni et au Jardin du 2 octobre.

Donc, c’est un grand plaisir pour nous recevoir ces livres. Depuis dix mois, ces points de lecture sont ouverts. Mais, je vous dis que les livres qu’APAC nous a donnés sont des livres magnifiques puisque c’est des livres qui répondent aux demandes des citoyens des quartiers. C’est notamment des documents de l’entrepreneuriat jeune et social, des livres de marketing et management et tous ces livres se retrouvent dans le lot que nous avons reçu de la part de l’APAC Guinée.

Ça fait donc un grand plaisir pour nous. Donc, c’est à notre tour de repartir ces livres au niveau de 5 points de lecture puisqu’on ne peut les envoyer à tous les points de lecture », a fait savoir le coordinateur des points de lecture, installés dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Dans la foulée, la journaliste et écrivaine, Hassatou Lamarana Bah, l’une des lauréates du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) 2019, a pris la parole pour dire l’importance du livre. « Il faut dire que la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Je m’adresse surtout aux femmes. Il ne faudrait pas qu’on pense que quand on a de l’argent, c’est d’acheter des produits cosmétiques pour la beauté physique.

Il faudrait qu’on pense au bien être sur le plan intellectuel. Je veux dire que quand les femmes veulent s’affirmer, elles doivent se former et cette formation passe par la lecture. Donc, j’encourage tout le monde à lire », a laissé entende la directrice de publication du site actualitésféminines.com

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Cambriolage à Lambanyi : une voiture emportée

16 mars 2019 à 13 01 52 03523

L’insécurité continue à faire des victimes dans la ville de Conakry. Dans la nuit d’hier vendredi 15 mars, Sékou Oumar Diallo, citoyen domicilié au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, a reçu la visite d’un inconnu qui a réussi à voler sa voiture de marque Toyota Highlander, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime de ce cambrioleur astucieux n’en revient toujours pas. Sékou Oumar Diallo, évoluant dans le transport maritime, interrogé par notre reporter, est revenu sur le vol dont il a été victime. « J’ai été victime d’un cambriolage dans la nuit de ce vendredi. Un cambriolage qui est vraiment atypique. Parce que, je me suis levé le matin, je voulais aller à la prière. Je me suis mis à rechercher les clés de la voiture, je ne les retrouvais pas.

J’ai réveillé ma femme. On a cherché, mais on ne les voyait toujours pas. Puis, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu que la voiture n’était pas là. Donc, j’ouvre la porte, je constate que la voiture a disparu. Le portail était ouvert. Après, on a vu dehors un bois et une barre de fer que le voleur a probablement utilisé pour récupérer les clés. Mais, certainement c’est quelqu’un qui connait toutes mes habitudes dans la maison, parce que quelqu’un d’autre ne peut pas savoir que je mettais les clés sur le frigidaire.

Il n’a pris que la voiture. Il n’y a aucune effraction. Parce que, comme vous le constatez, les portes ne sont pas défoncées. Il a pris la voiture, il est parti. Mais, c’est une voiture d’un certain standing, une Toyota Highlander, les avant derniers modèles. Un véhicule de couleur blanche », a-t-il expliqué.

Selon notre interlocuteur, il a déjà porté plainte. « C’est la première fois que je suis victime de vol ici. Même nos vêtements passaient la nuit dehors, accrochés ici. On ne m’avait jamais volé ici, même une aiguille. Je suis là depuis 2010. J’ai informé la gendarmerie et la police de la disparition de mon véhicule. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que le véhicule soit retrouvé », a fait savoir la victime, Sékou Oumar Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : des gendarmes accusés d’avoir tiré sur deux jeunes

16 mars 2019 à 10 10 57 03573

L’opération de déguerpissement commence à prendre des tournures violentes à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Deux conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles, dans la soirée d’hier vendredi, 15 mars 2019, dans la zone de Kipé 2, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le déguerpissement en cours à Kipé 2 ne touche pas que les réalisations sur le terrain. Désormais, l’on s’en prend physiquement à des citoyens. Deux jeunes conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles vendredi soir sur les lieux. Les victimes sont Amadou Lamarana Sow, dit Messi, âgé de 22 ans et originaire de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou ; et Oumar Bah, âgé de 18 ans, originaire de Gongoré, dans Pita. Les deux ont été blessés par balles respectivement à la hanche et au pied.

Des témoins de la scène ont confié à notre reporter que c’est dans un échange de jets de cailloux et de gaz lacrymogène entre jeunes et gendarmes que les faits se sont produits. Selon Mamadou Diouma Barry, taxi-motard et étudiant en Sociologie à l’Université de Sonfonia, « nous, nous étions à notre place où nous garons nos motos. Nous avons vu les gendarmes, qui font le déguerpissement, et certains jeunes, échanger des cailloux contre du gaz lacrymogène. C’est ainsi que les gendarmes ont commencé à tirer à bout portant sur les gens.

Nous avons entendu deux à trois balles. Moi, j’ai pris la fuite et tant d’autres aussi ont pris la fuite. C’est pendant ce temps que j’ai entendu Amadou Lamarana Sow crier en disant qu’on lui a tiré dessus, appelant au secours. Dans un premier temps, on a cru que c’est sous l’effet de la peur. Finalement, on a compris qu’il a reçu une balle. Un d’entre-nous est venu le prendre. Nous l’avons envoyé à l’hôpital Jean Paul 2 ».

Interrogé par notre reporter, Mamadou Moussa Sow, le père du jeune Amadou Lamarana Sow, s’est dit très inquiet pour son fils. « On a tiré sur mon fils alors qu’il était assis sur sa moto. Il n’était mêlé à rien. Et c’est les gendarmes qui lui ont tiré dessus à Kakimbo, là où ils démolissaient les bâtiments dans la zone de Kipé 2, vers les rails. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire.

La terre chauffe, on ne peut pas monter au ciel. Au moment où tout le monde se préoccupe de la démolition des habitations des gens, on tire sur mon enfant, je n’ai pas de moyens pour le soigner. La situation de mon fils m’inquiète. Je demande l’aide des bonnes volontés pour pouvoir soigner mon enfant », a lancé monsieur Sow.

Le deuxième blessé qui reçu une balle au niveau du pied, se nomme Oumar Bah, âgé de 18 ans. Arrivé à l’hôpital Jean Paul 2, il a été aussitôt pris en charge. Son père, Fodé Bah, présent sur les lieux, a regretté l’attitude des médecins. « J’ai été informé par coup de téléphone qu’on a tiré sur mon fils quand j’étais au grand marché de Madina. Rapidement, je me suis rendu ici à l’hôpital Jean Paul 2 pour m’enquérir de son état. A mon arrivée, j’ai demandé si son pied est cassé, ils m’ont qu’ils sont en train de faire la radio.

C’est après les résultats qu’ils sauront s’il est cassé ou non. Longtemps après ils m’ont dit que la radio n’a pas réussi, qu’ils vont reprendre encore. Pour la première fois, on m’a fait payer 70 mille francs guinéens. Ils ont repris pour une deuxième fois, qui a réussi. Ils m’ont dit, selon la pellicule, que le pied n’est pas fracturé et la balle n’est pas dedans. Ils ont prescrit une ordonnance qui coûte 393 mille francs.

Ils ont dit qu’ils ne vont pas le toucher tant que ce montant n’est pas au complet. Je leur ai dit de le traiter et que j’enverrai le reste. Ils ont dit non. Maintenant, le sang continue à couler du pied de mon fils. Que faire ? Je demande à tout le monde de m’aider. Je crains fort pour le pied de mon enfant », a dit le vieil homme.

Malgré nos multiples tentatives, les médecins se sont abstenus de tout commentaire sur l’état des blessés.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : témoignage émouvant d’une veuve, mère de 6 enfants

15 mars 2019 à 17 05 54 03543

L’impitoyable démolition en cours à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commue de Ratoma, a plongé les victimes dans la désolation. Parmi ces victimes, qui se comptent par milliers, le cas de madame Mouminatou Barry est exceptionnel. Veuve et mère de sept (6) enfants, la bonne femme est aujourd’hui désemparée après le passage des bulldozers du ministre, Dr Ibrahima Kourouma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce vendredi 15 mars 2019, madame Mouminatou Barry, refugiée chez son frère à Kissosso, est revenue sur sa mésaventure.

Depuis quelques jours, les bulldozers du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire sont en action à Kaporo Rails et Kipé 2, des zones dites réserves foncières de l’Etat. Les populations de cette zone de Conakry ont été humiliées et chassées de leurs habitations par les autorités guinéennes sans aucune mesure d’accompagnement.

Parmi ces victimes, figure Mouminatou Barry, veuve et mère de six enfants, dont des élèves. Refugiée chez son frère à Kissosso, dans la commune de Matoto, elle ne sait plus à quel saint se vouer. « Mon feu mari avait construit des maisons pour nous à Kipé 2 vers les années 1998. Il s’agit d’un appartement de quatre chambres et salon, une douche et un magasin et un autre appartement de deux chambres et salon et une douche interne.

Vous remarquerez la tristesse dans laquelle je suis aujourd’hui. Mon mari est décédé il y a sept (7) ans, me laissant avec six enfants, dont certains sont à l’école. Aujourd’hui, mes enfants ne fréquentent plus l’école, la famille s’est éparpillée. Moi, je suis chez mon frère ici à Kissosso. Nous avons tout perdu, même nos places où nous vendions ont été détruites », a-t-elle dit, pleine de tristesse.

Devant les difficultés qu’elle connait aujourd’hui, Mouminatou Barry, très éprouvée et malade, demande l’appui des bonnes volontés. « Depuis la casse des maisons à Kipé 2, je suis très malade. J’ai subi un choc qui m’a rendu malade. Nous avons été victime d’une injustice. Nous implorons la grâce divine. Nous nous en remettons à Dieu pour l’injustice dont nous avons été victime de la part du gouvernement. Toute aide qui viendra des personnes de bonne volonté nous réjouira ».

Interrogé par notre reporter, Mamadou Dian Barry, frère ainé de madame Mouminatou Barry, a dit avoir appris avec douleur la casse du domicile de sa sœur. « Je suis un peu âgé aujourd’hui et je n’ai pas assez de moyens. Moi-même je suis en location ici à Conakry. Mais, ma sœur a eu un malheur, il est de mon obligation de la recevoir.

Nous allons manger ce que nous avons. C’est en Sierra Leone que son époux vivait, c’est de là-bas qu’il est venu construire. Il est mort, si le gouvernement n’a pas eu autre choix de venir casser leur maison, nous nous remettons au bon Dieu, seul Lui pourra effacer cette injustice », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manque d’eau à Conakry : les habitants de Dixinn Bora tirent le diable par la queue

14 mars 2019 à 9 09 37 03373

De nombreux quartiers de Conakry connaissent actuellement une pénurie d’eau. Une situation difficile à vivre dans un pays arrosé par de très nombreux cours d’eau, qualifié de château d’eau de l’Afrique occidentale. Le quartier Dixinn Bora, dans la commune de Dixinn, ne fait pas exception à cette triste réalité où vendeurs d’eau et ménagères ne savent plus sur quel pied danser, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Mais malgré ces énormes potentialités, avoir de l’eau dans de nombreuses parties de Conakry est un véritable parcours du combattant pour les populations.

Le quartier Dixinn Bora, fait partie de ces quartiers frappés de plein fouet par le manque d’eau, devenu plus préoccupant à cette période de saison sèche. Avoir de l’eau dans ce quartier est un véritable casse-tête chinois pour les charretiers et autres citoyens. Tout le monde converge vers l’unique endroit du quartier pour faire la queue en vue de s’approvisionner.

Rencontrés hier mardi, 12 mars 2019 par un reporter de Guineematin.com, les citoyens de Dixinn Bora ne cachent pas leur souffrance dans la recherche du précieux sésame. En plus de la forte demande, s’ajoute la faible pression de l’eau.

« Moi, je suis vendeur d’eau dans le quartier ici, à Dixinn Bora. Ça fait longtemps que j’ai commencé ça, mais nous avons des problèmes. Ici, il n’y a pas d’eau, tout le monde en souffre. C’est nous qui envoyons de l’eau dans beaucoup de familles ici. Presque tout le monde vient s’approvisionner à ce point-là.

Mais, des jours ou des semaines peuvent passer sans qu’on ait une goutte d’eau ici. Nous venons garer nos charrettes partout. Ceux qui ne peuvent pas attendre vont jusqu’à Coléah. Mais, moi je ne peux pas aller jusqu’à Coléah, parce que si tu y vas avec ta charrette, l’argent que tu auras, c’est quelqu’un qui le mangera ou bien tu te soignes avec. C’est très loin d’ici.

Et puis, actuellement, le soleil est très ardent. Se promener avec la charrette sous ce chaud soleil, soit tu deviens très fatigué, soit tu tombes malade. Ça faisait plusieurs jours que l’eau ne venait pas. C’est aujourd’hui que c’est venu, mais la pression est très faible. Je n’ai fait que deux tours, alors que, s’il y a suffisamment d’eau, je peux faire 6 à 7 tours », témoigne Alsény Koulibaly.

L’autre difficulté est liée au nombre élevé de charretiers dans la zone. Selon Alsény Koulibaly, « nous sommes une vingtaine de jeunes qui venons nous approvisionner en eau ici. Vous voyez, il y a d’autres en haut là-bas. On est nombreux. Ici, on achète l’eau par charrette. Un chargement coûte 5000 francs guinéens. Quand on achète le chargement à 5000 francs, on le revend à 15 000 francs ».

Un citoyen de Dixinn Bora, répondant au nom d’Aboubacar Camara, a expliqué ces difficultés d’avoir de l’eau par la saison sèche en cours. « Nous souffrons sérieusement du manque d’eau dans notre quartier ici. C’est seulement pendant ces deux jours que l’eau est venue ici un peu. Là aussi, c’est pour deux heures.

En plus de ça, la pression est faible. Tu mets ton récipient, tu attends longtemps pour qu’il soit rempli. Pour remplir un bidon de 20 litres, il te faut 20 à 30 minutes. On a passé plusieurs semaines ici, il n’y avait pas d’eau. Certains vont parfois jusqu’à Coléah pour avoir de l’eau, ce qui est trop fatigant. Pendant l’hivernage, chaque jour on a l’eau, mais depuis le début de la saison sèche, l’eau ne vient pas », confie le jeune homme.

Aboubacar Camara demande au gouvernement de faire le nécessaire pour sortir les habitants de Dixinn Bora du calvaire. « Nous demandons au gouvernement de nous aider à avoir de l’eau dans notre quartier. Ils n’ont qu’à nous aider à sortir de cette crise. Nous souffrons énormément. S’il n’y a pas d’eau, la vie est impossible. C’est plus d’une cinquantaine de charrettes qu’on envoie ici pour charger. Elles viennent s’aligner alors qu’il n’y a pas d’eau. C’est vraiment dur », déplore-t-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : les victimes ne peuvent que constater les dégâts

13 mars 2019 à 18 06 11 03113

Les bulldozers du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de casser tout sur leur passage au quartier Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Depuis hier mardi, de nombreux bâtiments sont démolis, plusieurs autres attendent leur tour. Pendant que les machines se rapprochent, les familles s’activent ce mercredi, 13 mars 2019, à plier bagages, décoiffer les toitures, démonter portes et fenêtres, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La récupération du centre directionnel de Koloma se poursuit avec des victimes plus que jamais désemparées. Après le passage des bulldozers à Kaporo Rails, l’impitoyable déguerpissement se poursuit dans la zone de Kipé 2.

Les victimes se disent déçues du gouvernement et dénoncent le très bref délai qui leur a été accordé pour évacuer les lieux. Selon Abdourahmane Diallo « nous sommes en détresse. Ceux qui sont censés nous protéger sont en train de démolir nos bâtiments. On est stressé, on est venu nous déguerpir précipitamment. Ceux qui ont eu où envoyer leurs bagages sont partis. Ceux qui n’ont pas eu, dorment dehors ici.

C’est vraiment très dur pour nous. L’État devait nous donner au moins 15 jours pour nous permettre au moins de trouver des logements ailleurs afin qu’on puisse y transporter nos bagages. Mais, il ne nous a donnés que 24 heures. Les gendarmes sont venus hier, ils ont mis les croix sur les bâtiments et nous ont donné 24 heures. Je suis copropriétaire de trois bâtiments ici : un qui a trois salons et six chambres, un autre de quatre chambres et le troisième a 5 chambres, un salon et deux toilettes.

Tout est carrelé et vitré. Les gens sont en train de démonter. Il y a au moins 5 familles qui habitaient ici. Tout le monde a plié bagages. Mais, on s’en remet à Dieu. C’est le seul qui peut régler ce problème. Je demande aux citoyens de Kipé 2 de ne pas faire de la violence. Ça ne règlera aucun problème. Qu’ils s’en remettent à Dieu, le miséricordieux », conseille-t-il.

Pour Elhadj Amadou Oury Diallo, propriétaire d’une usine de glace à Kipé 2, la perte est immense. Les larmes aux, le vieil homme accuse le gouvernement d’avoir fait du tort aux habitants de la zone. « On nous a fait du tort. Des gens sont venus mettre des croix sur nos bâtiments, y compris mon usine de glace. Puisque c’est eux qui ont la force, ils agissent mal contre nous et à tort. Nous, on ne nous a rien dit ici pour ce déguerpissement, si non que des croix sont mises sur nos réalisations.

Vous voyez, on est là à déplacer ce qu’on peut déplacer. Le reste, on laisse ici. La place de cette usine, je l’ai achetée à l’époque de Lansana Conté. Mais, on ne m’avait pas dit que c’est une zone réservée. Maintenant, on vient pour détruire tout. J’ai dépensé pour cette usine près 645 mille dollars, pour les poteaux électriques près de 80 millions de francs guinéens. Donc, tout est parti dans l’eau », déplore Elhadj Amadou Oury Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Procès Mamy Diaby contre des médias : une amende de 5 millions requise contre Aboubacar Diallo et trois sites d’informations

12 mars 2019 à 8 08 40 03403

Le feuilleton judiciaire qui oppose Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunications, au journaliste Aboubacar Diallo et aux sites d’informations Mosaiquegunee.com, Conakrychallenge.com et Flashguinee.infos, est loin d’avoir connu son épilogue. Après avoir perdu la première manche au civil, le ministre qui se dit victime de diffamation, a porté l’affaire au pénal devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Pour la journée d’hier, lundi 11 mars 2019, l’on était aux plaidoiries et réquisitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunication, n’a pas tourné la page après avoir perdu le procès pour diffamation, le 17 janvier dernier contre les 3 organes de presse et l’administrateur du site Mosaiqueguinee.com, Aboubacar Diallo. Cette affaire est consécutive à des révélations faites par des médias sénégalais, repris par les trois organes incriminés, et faisant état d’un supposé détournement d’un montant de 9 millions de dollars, saisis à Dakar, et qui appartiendrait au ministre Mamy Diaby.

L’audience de ce lundi, 11 mars 2019 a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire. Dans sa plaidoirie, Me Rafi Raja, avocat du ministre, a déploré l’absence des prévenus à la barre. « Comme les prévenus ne sont pas venus à la barre pour apporter des preuves de ce qu’ils ont écrit sur le ministre Moustapha Mamy Diaby, je demande le payement d’un franc symbolique et la publication de la décision à venir dans certains médias (journaux et sites d’informations) ».

Dans ses réquisitions, le procureur, Abdoulaye Israël Kpoghomou, a estimé que le ministre a bien été diffamé par nos confrères. C’est pourquoi, il a requis le payement de 5 millions de francs guinéens comme amende. « On utilise les médias pour détruire la renommée des gens. Le journalisme est un métier très noble, mais je m’excuse du terme, ce métier est devenu de la prostitution pour certains.

Aboubacar Diallo est un journaliste populaire, qui fait partie des Grandes Gueules. Il est exigeant et rigoureux, mais il refuse de se présenter devant votre tribunal. On ne peut pas accuser un ministre d’avoir détourné un montant de 9 millions de dollars et refuser de venir prouver.

Moustapha Mamy Diaby est un ministre exemplaire, c’est pourquoi il a été reconduit. Dans le journalisme, il y a ce qu’on appelle le recoupage de l’information. Aboubacar Diallo devait partir voir la CENTIF, mais aussi rencontrer le ministre pour qu’il donne sa version des faits. Mais, il ne l’a pas fait, il a juste écouté une partie pour écrire et il n’a pas respecté l’éthique et la déontologie de son métier.

C’est pourquoi, monsieur le président, je vous demande de retenir la personne physique (Aboubacar Diallo, ndlr) et morale (les sites poursuivis) dans les liens de la culpabilité et au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens ».

Le Procureur a demandé aussi de tribunal d’ordonner la publication de la décision à venir dans trois groupes de presse « pour dissuader d’éventuels délinquants journalistes ».

Le juge, Boubacar Hafia Bah, a renvoyé l’affaire au 25 mars 2019 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Journée de l’OMVS : l’événement célébré avec satisfaction à Conakry

11 mars 2019 à 17 05 08 03083

La cellule nationale de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), en partenariat avec le gouvernement guinéen, a célébré ce lundi, 11 mars 2019, la 2ème édition de la journée de l’OMVS. Cette cérémonie, tenue au palais du peuple de Conakry, coïncide avec le 47ème anniversaire de la création de l’organisation. Elle a été mise à profit par les acteurs de l’eau, experts, partenaires et dirigeants de l’OMVS pour parler des acquis et des perspectives de l’organisation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Moundjour Cherif, directeur de cabinet du gouvernorat de Conakry, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur Conakry pour abriter cette rencontre. « Monsieur et mesdames, pour le présent évènement, nous disons que c’est bien la Guinée qui est la première concernée. La Guinée, dénommée autre fois Rivières du Sud en raison du nombre de fleuves et de cours d’eaux qui l’arrosent ; oui, c’est bien la Guinée, château d’eau de l’Afrique Occidentale.

A la vérité, l’histoire est têtue et nul ne saurait la taire. C’est pourquoi aujourd’hui, qui parle de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (l’OMVS), parlera pour rappel de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal (OERS). Mesdames et monsieur, merci d’avoir offert à la Guinée l’opportunité de vivre une facette glorieuse de sa propre histoire ».

De son côté, Hamed Diane Semega, Haut-commissaire de l’OMVS, a exprimé sa gratitude aux pères fondateurs de cette organisation sous régional. « Je ne vous apprends rien, vous savez que la gestion de l’eau à l’échelle du bassin n’est pas initiée généralement en Afrique pour la première fois. Mais, c’est plutôt en Europe, en France où il y a six agences du bassin.

Le long des fleuves, c’est la seule expérience, le domaine dans lequel l’Afrique se classe première, c’est vraiment l’expérience acquise à l’échelle de l’OMVS, l’OMVG. C’est une institution qui est créée et qui gère l’ensemble du bassin fluvial, de sa source jusqu’à son embouchure, au compte des Etats membres. C’est une première. En Europe, ça n’existe pas. Donc, c’est une expérience inédite qui doit être soutenue », dit-il.

Par ailleurs, le Haut-commissaire de l’OMVS a dit que sa création il y a 47 ans, l’OMVS a enregistré des progrès considérables. « Nous savons aussi que depuis les années 1986 jusqu’en 2000, l’OMVS a réalisé d’excellents résultats qui ont renforcé l’intégration africaine, qui ont stabilisé nos Etats et qui ont apaisé la vie, notamment le barrage de Manantali, le barrage de Diama, et la ligne électrique qui relie les trois autres pays.

L’expérience qu’il faut surtout retenir, c’est le statut d’ouvrage commun. L’ouvrage se trouvera sur le territoire d’un autre pays, mais il est la propriété des quatre pays riverains. C’est une expérience inédite et c’est extrêmement important dans l’intégration africaine », a fait remarquer monsieur Semega.

Le ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président du conseil des ministres de l’OMVS, a pour sa part dit que la célébration de cette journée de la création de l’OMVS est pour le peuple de Guinée un motif de satisfaction. « L’OMVS a été créée par la volonté des premiers dirigeants de nos Etats respectifs. Sa mission et son indépendance dans l’accomplissement de celle-ci lui ont été conférées par les citoyens de l’espace sur une base multinationale. Force est de constater que l’OMVS reste fidèle à sa mission. Parce qu’elle est fidèle à la volonté des Etats membres. (…)

L’OMVS est une illustration remarquable de la lucidité des fondateurs. L’édifice institutionnel est solide et a prouvé son efficacité pour atteindre les résultats remarquables que nous connaissons aujourd’hui. Ce 47ème anniversaire constitue une courte période comparée à la durée de l’évolution historique de nos peuples, fruit d’un effort constant. Mais, cette période relativement courte est riche de succès. Ses acquis nous incitent à la célébration, à la réflexion et aussi à la poursuite résolue de nos efforts pour l’avenir », a dit Cheikh Taliby Sylla.

Abondant dans le même sens, Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé, représentant du Premier ministre à cette cérémonie, a dit la joie du gouvernement et du peuple de Guinée de la tenue à Conakry de cette cérémonie. « Le retour de notre pays dans l’OMVS, en mars 2006, est aujourd’hui largement justifié au regard des résultats issus de la mise en valeur des projets régionaux, dont le plus important reste le Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et du Développement (PGIRE).

Faut-t-il le rappeler, le PGIRE est un programme de développement multisectoriel qui a pour objectif multiple, le renforcement de l’intégration régionale des quatre pays riverains du fleuve et l’amélioration des conditions de vie des populations. (…) La mise en œuvre de la première phase du PEGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones d’intervention du projet », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Horoya-Orlando Pirates : les tickets en vente à partir de mercredi (Communiqué)

11 mars 2019 à 13 01 48 03483

A L’OCCASION DU MATCH RETOUR COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINEE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT A ORLANDO PIRATES LE SAMEDI 16 MARS A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUES À 2.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS ACCES A LA RENCONTRE.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Insolite : une femme donne naissance à des triplés dans une clinique de Conakry

11 mars 2019 à 10 10 29 03293

Une femme, répondant au nom de Diallo Adama Iliassou, a donné naissance à trois bébés, tous vivants, hier dimanche, 10 mars 2019, aux environs de 7 h. La femme, originaire de Lélouma, a accouché de ces triplés dans la clinique Maimouna, située dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La nouvelle a été confirmée par docteur Abdoul Karim Cissé, le médecin qui a suivi la grossesse et la maman des triplés. Interrogé sur ce phénomène, docteur Cissé confirme que c’est des triplés venus du troisième geste de la femme. « C’est une femme qui est à son troisième geste. Elle est venue nous consulter au troisième trimestre de sa grossesse pour connaître le sexe de son enfant. Mais, on a fait l’échographie, le résultat a mis en évidence une grossesse gémellaire à terme, sans dépister que c’étaient trois fœtus qui étaient là-dedans.

Je comprends, parce que c’étaient tous des présentations céphalées qui étaient en superposition. Quand on a découvert que c’étaient trois, on lui a dit d’aller à Donka faire la césarienne, et quand moi je l’ai reçue, j’ai dit que je peux la faire accoucher sans césarienne. Et, c’est ce qui a été fait. Et, à notre surprise, après le J2, on a vu le J3 qui se présentait. Ça été donc une découverte forte.

Cette femme a accouché de triplés monozygotes, c’est-à-dire d’une même cellule, tous des garçons. Le premier pèse 2, 600 kg ; le deuxième pèse 2, 300 kg ; et, le troisième pèse 2,250 kg. On a donc géré l’accouchement en observation. Pour le moment, ils sont là, tous des garçons. La maman et les enfants se portent tous à merveille. Nous mettons la femme en observation », a déclaré le médecin, Abdoul Karim Cissé.

Profitant de notre entretien, Docteur Cissé Abdoul Karim a invité les femmes à se faire suivre par un médecin et de refuser d’accoucher à la maison. Pour lui, il faut se rendre dans les centres hospitaliers pour éviter des complications. « Je demande à tout le monde de ne jamais accepter qu’une femme accouche à la maison. On n’a qu’à courir vite vers le centre de santé le plus proche. Si ce centre de santé ne peut pas gérer, il va vous orienter vers un lieu où on peut la gérer sans problème ».

Pour ce qui est de la madame Adama Iliassou Diallo, mère des triplés, le médecin demande l’aide de l’Etat et des bonnes volontés. « Je tiens à ce que l’autorité s’intéresse et nous contacte pour la prise en charge de ces enfants triplés qui sont tous des garçons pour être suivis par le département concerné, le ministère de l’action sociale ».

Adama Iliassou Diallo, la maman des triplés monozygotes, interrogée sur ce cadeau de Dieu, a exprimé sa joie tout en disant être bien portante. « Je suis très contente aujourd’hui de Dieu, qui est Le seul capable de donner ce genre de cadeaux à quelqu’un et qui a bien voulu m’offrir ces triplés. Je remercie infiniment Dieu, puisque les trois enfants et moi, nous nous portons tous bien. Je n’ai souffert de rien. Actuellement, je me porte bien », a laissé entende la bonne femme.

Quant à Elhadj Oury Diallo, petit frère du papa des triplés et représentant de la famille, il n’a pas caché sa satisfaction tout en lançant un SOS. « Le papa des triplés et moi, ainsi que toute la famille, nous remercions le Tout-puissant Allah et demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de nous assister, chacun selon sa capacité. Je demande aux ONG de penser à la maman des triplés et de lui porter secours ».

Il faut rappeler qu’une autre femme guinéenne, Mahawa Soumah, avait donné naissance par césarienne à 5 enfants, dont une fille, au Maroc le 16 janvier 2017.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Guinée : 4 et 5 ans de prison requis contre des présumés trafiquants de migrants

9 mars 2019 à 13 01 53 03533

De nombreux guinéens se retrouvent en Europe ou aux Etats Unis en empruntant les périlleuses voies de l’immigration clandestine. Pour y arriver, ils ont souvent à faire à des réseaux de trafiquants qui leur proposent monts et merveilles. En Guinée, la justice est souvent saisie pour régler les différends qui naissent entre présumés trafiquants et candidats à l’immigration.

C’est dans ce cadre que Gérémy Loua, Kémoko Camara et autres ont comparu au tribunal correctionnel de Dixinn pour trafic illicite de migrants et complicité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces prévenus sont poursuivis pour des faits qui remontent à l’année 2014. Selon nos informations, c’est à cette période que madame Aissatou Dabo Baldé, partie civile dans cette affaire, a voulu faire voyager ses trois (3) enfants pour les Etats Unis d’Amérique. A cet effet, elle entre en contact avec Géremy Loua (comptable de profession) et Kémoko Camara (l’agent de voyage).

Les deux individus ont rassuré la dame qu’ils pouvaient bien faire voyager les jeunes en question. C’est ainsi que les enfants sont embarqués pour une première fois à destinations des Etats Unis. Mais, ils se retrouvent à Cuba où, selon la plaignante, ils passent quatre mois de détention avant de revenir en Guinée.

« Après ce refoulement, les enfants ont été de nouveau embarqués par Géremy Loua et ils se sont retrouvés encore au Panama où ils ont beaucoup souffert avant de regagner la Guinée. C’est à la troisième tentative que l’agent de voyage, Kémoko Camara, leur a livré des cartes d’invitation pour que les enfants puissent finalement voyager », a expliqué la plaignante.

Par ailleurs, madame Aissatou Dabo Baldé a laissé entende qu’elle ne retient pas avec exactitude le montant total qu’elle a dépensé dans cette aventure. Mais, « je retiens seulement qu’ils m’ont tellement fait dépenser, j’ai déboursé plus de 570 millions de francs guinéens pour cette cause ».

Dans ses réquisitions, le procureur Bakary Camara va parler d’un réseau de trafic de migrants, ayant des ramifications partout dans le monde qui mérite d’être sanctionné. « Ils ont agi de concert. C’est une bande organisée. Ils ont des ramifications, des antennes, des correspondants partout dans le monde : à Cuba, au Brésil, en Europe, en Guinée Equatoriale, au Panama. Cette infraction de trafic illicite de migrants est grave de conséquence. C’est une infraction à caractère international tel que la traite des personnes, la torture.

Après deux tentatives échouées, ils n’ont pas hésité d’envoyer les enfants de 15 ans dans un territoire dont les autorités ne sont pas informées. Ces enfants étaient menacés, exposés à tous les risques. C’est pourquoi, je vous demande de condamner Géremy Loua et Kémoko Camara à 4 ans de prison ferme et à 10 millions de francs guinéens d’amende. Condamner Nourou Deen, qui est en fuite, à 5 ans d’emprisonnement et de décerner un mandat d’arrêt contre lui à l’audience », a-t-il requis.

Par contre, les avocats de la défense, par la voix de maitre Tafsir Barry, vont demander de larges circonstances atténuantes en faveur des prévenus. Selon l’avocat, « c’est indépendamment de leur volonté que les enfants ont été refoulés au Panama. Nos clients sont de bonne foi. Or, l’intention de madame Aissatou Dabo Baldé a été finalement atteinte.

Parce que les enfants ont pu finalement effectuer le voyage. Nos clients sont en détention depuis le 14 novembre 2014.Donc, on vous demande de les condamner au temps mis en prison ou, à défaut, avec sursis », a plaidé maitre Barry.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 21 mars 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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Fête des femmes : F2DHG invite les médias à s’impliquer dans la lutte contre la migration clandestine

9 mars 2019 à 11 11 22 03223

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, célébrée hier vendredi 08 mars 2019, l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG) a organisé une table ronde au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. La rencontre avait pour thème « le rôle des femmes de médias dans la lutte contre la migration clandestine », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a réuni plusieurs femmes journalistes et activistes de la société civile. La démarche visait à échanger autour de l’immigration clandestine des femmes, mais aussi à proposer des pistes de solutions à travers les médias afin de freiner le phénomène qui continue à endeuiller des familles dans notre pays.

Selon madame Sow Moussa Yéro Bah, initiatrice de cette table ronde, les femmes étant les plus touchées par l’immigration clandestine, les femmes journalistes doivent jouer un rôle prépondérant dans le combat contre le phénomène. « Aujourd’hui, l’un des défis que nous avons, c’est cette migration clandestine, de plus en plus de femmes s’invitent dans la danse.

Je me suis permis de me poser la question à savoir quel rôle nous les femmes de médias nous jouons là dedans, est-ce que nous faisons suffisamment de sensibilisation pour permettre aux gens de ne pas se lancer dans cette aventure périlleuse parce que beaucoup de personnes y perdent la vie ?

C’est pour cela qu’aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, nous avons décidé de choisir ce thème pour amener des jeunes autour d’une table avec des témoignages des jeunes qui ont tenté l’aventure, qui ont failli perdre la vie pour que cela serve de leçons, mais également des jeunes qui ont décidé de rester et investir au pays pour dire qu’on a toutes les chances de réussir ici. C’est une question de volonté », a-t-elle expliqué.

De son côté, Mafoudia Bangoura, journaliste au groupe Hadafo Médias, estime que les hommes de médias ne jouent pas assez leur rôle pour dissuader les jeunes à se lancer dans l’aventure de la migration clandestine. « Les médias ont un grand rôle à jouer et c’est vrai que, pour le moment, ce n’est pas le cas, c’est mon avis. Aujourd’hui, la Guinée bat le record dans la sous région en matière d’immigration clandestine. Malgré cela, on a l’impression que ce ne sont pas des guinéens qui meurent en mer.

Je pense que les médias ont un grand rôle à jouer pour faire comprendre à ces jeunes qui sont attachés à nos radios, à nos médias, leur dire à travers nos canaux qu’ils ont des chances de réussir au pays par différents angles au niveau de l’entreprenariat, mais également montrer des exemples sur ceux qui réussissent au pays, mais aussi sur ceux qui meurent en Méditerranée. Mais, les médias sont plus focalisé sur la politique et le sport et c’est bien dommage », regrette-t-elle.

Présente à la rencontre, la présidente du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, Hadja Idrissa Bah n’a pas manqué de dénoncer les violences que subissent ces filles qui tentent l’aventure par la Méditerranée et prône pour la migration régulière. « L’immigration clandestine ne touche pas que les jeunes, il y a également des jeunes filles qui sont victimes de viol, de grossesses précoces non désirées.

Il faut se rassurer que le combat sera mené, il faut tout de même sensibiliser les jeunes filles qui sont souvent touchées par le phénomène. Donc, le combat que nous allons mener, c’est de les sensibiliser à aller par la voix légale, également à sensibiliser les parents », indique-t-elle.

Le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance était représenté à cette table ronde par le point focal de la migration irrégulière du département. Selon Alsény Soumah, « c’est une bonne initiative parce que la femme, c’est le baromètre de la société. Et, si la femme veut à ce que la migration clandestine soit freinée, elle y arrivera parce que la femme est au cœur du départ des enfants.

Donc, autant mieux associer la femme dans les prises de décision pour que les enfants puissent rester et que nos fils soient réintégrés ici à travers des projets porteurs de vie. Nous avons aujourd’hui plus 11.000 jeunes retournés. Déjà, 1280 jeunes sur l’étendue du territoire ont été réintégrés », a révélé monsieur Soumah.

La rencontre a été clôturée par la remise de satisfécits de reconnaissance aux personnes qui militent pour les Droits de l’Homme en Guinée.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224 623 53 25 04

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08 mars : « ne nous parlez pas de fête ici », lance une déguerpie de Kaporo Rails

8 mars 2019 à 16 04 44 03443

A l’instar des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 8 mars 2019, la journée internationale des droits des femmes. Au moment où de nombreuses femmes se sont donné rendez-vous au Palais du Peuple pour célébrer cette fête, celles de Kaporo Rails, victimes de déguerpissement, sont toujours désemparées. Elles continuent de subir les effets de la démolition de leurs habitats, ne sachant plus où aller, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le symbole du paradoxe guinéen. Pendant que le palais du peuple affiche plein, avec des chants et danses, les victimes de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo Rails continuent de souffrir le martyr. Interrogées ce vendredi 8 mars 2019, nombre d’entre elles ont exprimé leurs peines face à la tragédie qui les affecte en ce moment.

Dioumayatou Bah, vendeuse de condiments au marché détruit de Kaporo Rails : « Fête des femmes ? Ce n’est pas ce qui me préoccupe maintenant là. C’est ma vie et celle de ma famille qui m’inquiète. Le gouvernement est venu nous déguerpir de chez nous, de notre domicile et du marché ici. À la maison, les machines ont tout cassé. Au marché ici aussi, elles ont tout rasé. Vous voyez, tout est vide. D’ici à Démoudoula, tu ne verras rien actuellement. En pleine journée, tu passes par-là, on t’extorque tout ce que tu as.

Nous sommes assises ici à même le sol, sous le soleil chaud, aucun abri. C’est ici qu’on venait chercher la dépense pour nos familles. Maintenant qu’ils ont cassé notre marché et nos bâtiments, comment peut-on aller crier la joie avec des femmes aisées au palais ? Si tu entends faire la fête, c’est que tu es content. Donc, ce qui me préoccupe en ce moment, c’est comment trouver de quoi manger et où se loger. Actuellement, tous nos bagages sont à l’air libre ».

Aïssatou Camara, vendeuse de poissons fumés : « beaucoup de femmes parmi nous qui sommes là, c’est elles qui donnent la dépense à la maison à la place de leurs maris. D’autres ont perdu leur mari et ne se sont pas remariées encore. Les problèmes ne finissent pas. Moi par exemple, mon mari est décédé depuis plusieurs années. Nos enfants et nous, nous devons manger, nous loger et nous vêtir. Aujourd’hui, c’est le pire, puisque nous toutes que vous voyez ici, nos maisons sont détruites, le marché où nous nous débrouillions est aussi cassé.

Nous, on aurait souhaité qu’on nous laisse soit nos bâtiments, soit le marché. Mais, les deux à la fois et qu’on nous parle de fête des femmes ? C’est le gouvernement qui sait qui va aller fêter là-bas. En tout cas, ce n’est pas nous. Avec cette amertume-là nous, nous n’avons pas à nous amuser. Nous cherchons où nous loger et de quoi manger pour que nos enfants ne perdent pas l’éducation. Regardez le soleil ardent sous lequel des que femmes que nous sommes, nous venons nous asseoir, sans aucun abri.

C’est une solution ça ? Si Alpha Condé dit qu’il se préoccupe des femmes et des jeunes, nous ne l’avons pas su, puisqu’il est venu nous dégager de nos maisons et casser notre marché. S’il aide les femmes, c’est celles qu’il aime, ce n’est pas nous. Les gens sont venus ici sans nous avertir. Ils ont coché le mardi, le mercredi ils ont cassé. C’est ça la solution ? Je ne pense pas ».

Fatoumata Camara, vendeuse de poissons fumés : « on ne parle pas de fête ici. Les gens souffrent énormément. Aujourd’hui, on a toutes les difficultés de vivre avec nos enfants. Malgré que le marché soit cassé, nous venons tenter notre chance. Mais, puisque les clientes sont chassées, nous ne faisons que rester sous le chaud soleil. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider. Nous souffrons. Il n’y a rien à manger. Comment on va aller participer à des fêtes qui n’ont pas de sens ? »

Oumou Sow, victime du déguerpissement : « ne nous parlez pas de fête ici. Nous, nous nous occupons de la perte de nos bâtiments. On a perdu 2 grands bâtiments, un de 5 chambres et l’autre de 6 chambres. Durant toute la période de la grève, le gouvernement n’a pas cassé, il a attendu que les études reprennent pour venir nous déloger et casser nos bâtiments. Tous nos enfants étaient à l’école ; mais aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire. Moi, j’ai 7 fils et ma coépouse en a 6. Et, vous savez qu’à Conakry, les concessionnaires ne prennent pas une grande famille.

En plus, même si tu trouves une location, l’avance est trop, c’est des millions. Actuellement, beaucoup de nos bagages sont à l’air libre à Keitaya, dans la commune de Dubréka. Et nous, nous sommes à Kaporo Rails ici. Même si on a besoin de changer notre tenue, on ne peut pas le faire, puisque les vêtements ne sont pas là et tout est mélangé là-bas dans les bagages. Donc, à l’heure là, ce n’est pas une affaire de fête qui nous intéresse ».

Hadiatou Cissé, victime du déguerpissement : « la situation est extrêmement difficile pour moi. C’est une provocation que de me parler à l’heure là de la fête des femmes. Nous avons perdu 5 bâtiments ici. Mon mari ne travaille pas. Nos enfants ne peuvent rien faire maintenant, ils étudient. On a même plus où aller.

Le gouvernement n’a qu’à nous montrer où aller si non nous, nous n’avons rien. On vivait des frais de location que nos locataires nous donnaient. Maintenant, ils ont cassé tous les bâtiments. Comment faire désormais ? Je demande au gouvernement et aux bonnes volontés de nous aider. Chez nous ici, on ne fête pas. On n’est pas content ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conakry: la fête des femmes transformée en journée de campagne pour un 3ème mandat

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A l’image des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes. Au Palais du peuple de Conakry où la cérémonie est prévue, la mobilisation est déjà totale. Mais, comme l’avaient prédit certains activistes de la société civile, notamment le Balai Citoyen de Guinée, cette cérémonie de promotion et de reconnaissance de la bravoure de la femme a été déjà politisée.

Le pouvoir en place s’en sert pour faire la promotion d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

« Oui à la nouvelle constitution », « Oui au référendum », ce sont les messages qu’on peut lire sur des pancartes brandies par plusieurs femmes présentes sur les lieux. Ces femmes, sans doute manipulées par des personnes qui profitent du régime actuel, font ainsi la promotion d’une modification constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Plutôt que d’être une occasion de parler franchement de la situation des femmes en Guinée et de prendre des mesures pour les aider à sortir de la misère et de la marginalisation dans lesquelles la plupart d’’entre elles sont plongées, la journée internationale des femmes devient une journée de campagne pour les promoteurs d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen.

Reste à savoir quelle sera l’attitude du Professeur Alpha Condé, qui préside cette cérémonie, face à cette situation.

À suivre !

Du Palais du peuple, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 621 09 08 18

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Fête du 08 mars : les vendeuses du marché d’ENCO5 s’adressent à Alpha Condé

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L’humanité célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes, également appelée journée internationale des droits des femmes. Comme chaque année, cette journée met en avant la lutte pour les droits des femmes, notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Les femmes vendeuses du marché d’ENCO 5, dans la commune de Ratoma, en profitent pour demander au président Alpha Condé de leur construire un marché digne du nom, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du monde célèbrent ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale consacrée à la promotion de leurs droits. Les femmes guinéennes, au four et aux moulins, célèbrent cette fête dans une conjoncture économique particulièrement compliquée. C’est le cas des femmes vendeuses du marché d’ENCO 5 qui sollicitent la réalisation des promesses tenues par le président Alpha Condé.

Kadiatou Barry, vendeuse de denrées alimentaires, demande au chef de l’Etat guinéen d’aider les femmes à sortir de la misère. « A propos de la fête 8 mars 2019, je ne fête pas à ça tout moment. Certaines femmes parmi nous connaissent c’est quoi la fête de femme. D’autres ne le savent pas. Vous savez, quand tu n’es pas instruite et que tu ne connais pas aussi, ce n’est pas facile qu’elles comprennent toutes les choses.

Quand tu dis à certaines personnes que c’est la fête des femmes, elles te disent qu’elles ont d’autres choses à faire. Je demande au président de la République de travailler pour le pays, en créant des entreprises, des sociétés, en employant nos enfants. C’est ce qui pourrait aider nous les femmes. Le président avait dit qu’il est là pour les femmes, pour leur venir en aide. Mais, sincèrement, je n’ai rien vu », a dit la bonne femme.

Pour sa part, Fanta Mansaré, cheffe des femmes vendeuses du marché ENCO 5, sollicite la rénovation de leur marché. « Nous avons l’habitude de célébrer le 8 mars. A l’occasion de cette fête, nous demandons au chef de l’Etat de nous venir en aide de construire notre marché, d’arranger nos tables et tôles parce qu’elles sont toutes gâtées. Pendant la saison pluvieuse, le marché est impraticable. Le président Alpha Condé ne peut pas aider tout le monde, mais il a aidé certaines femmes ».

De son côté, Kandet Bayo, cheffe des vendeuses de friperie, interpelle l’Etat pour l’amélioration de leurs conditions de travail. « Nous sommes habituées à célébrer cette fête. La fête approche, on nous envoie les pagnes, les uniformes que nous cousons pour rendre la fête belle. Nous souhaitons que le président Alpha Condé nous vienne en aide parce qu’il avait dit qu’il allait aider les femmes.

Nous les femmes analphabètes, qui célébrons cette fête, nous sommes inquiètes. C’est à propos de nos places au marché, car nous souffrons énormément. Tout ce que l’Etat peut faire pour nous les illettrées qui évoluons dans le commerce, c’est de nous construire des marchés, car nous ne pouvons pas être ministres ni chefs de quartier », a fait remarquer.

Même son de cloche chez Aminata Traoré, également marchande à d’ENCO 5. « Concernant cette fête des femmes, je n’ai pas l’habitude de la célébrer. Nous apprenons seulement que c’est ce vendredi. Le jour que le Président Alpha Condé a dit qu’il va aider les femmes, j’étais présente. Mais, je n’ai rien vue d’abord. Je lui demande de nous soutenir dans le commerce », lance-t-elle.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Décès de l’imam Elhadj Alpha Oumar Bah : ses connaissances regrettent une « perte énorme »

7 mars 2019 à 19 07 44 03443

Elhadj Alpha Oumar Bah, premier imam de la mosquée de Nongo-Contéyah, dans la commune de Ratoma, a tiré sa révérence à l’aube de ce jeudi, 07 mars 2019, à Conakry. Le très respecté leader religieux est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie. Le défunt était le frère aîné de Mouctar Bah, le correspondant de RFI en Guinée.

A l’annonce de son décès, de nombreuses personnes ont rallié son domicile pour compatir à la douleur de sa famille et présenter leurs condoléances. Certains en ont profité pour rendre hommage au défunt et témoigner de ce qu’ils retiennent de lui. Guineematin.com vous propose ci-dessous quelques témoignages recueillis par notre reporter qui était sur place.

Kerfala Camara, secrétaire général de la cour des comptes : c’est un sentiment de tristesse et de douleur qui m’anime suite à ce décès d’un personnage utile à la société. C’est vraiment regrettable mais c’est le grand destin de tous les êtres humains. Le mystère de la mort, c’est un mystère que personne n’a jamais vaincu ou découvert. Le défunt était un homme très sage, très disponible et qui a porté tout l’encadrement nécessaire à notre président à la cour qui est en même temps son beau.

Donc, quand il décède, c’est une perte immense pour nous. Nous devons venir aux côtés de notre président pour présenter nos condoléances à la famille. Nous connaissons bien sa femme qui est une femme brave, courageuse, qui se bat pour la bonne éducation de ses enfants. Et nous souhaitons vraiment que la terre lui soit légère. Que Dieu lui accorde toute la tolérance nécessaire pour lui accorder son paradis.

Colonel Souaré, inspecteur des Douanes : j’avoue que je suis profondément touché. C’est toute la Guinée qui vient de perdre un homme exemplaire, sincère, véridique, courageux. Quelqu’un qui, à Nongo ici, joue un rôle fondamental. Un véritable médiateur à tous les niveaux et toutes les familles. Quelqu’un qui ne connait pas la race, qui ne connait pas de région, qui ne connait que la vérité et l’islam. C’est une perte énorme de toute la Guinée surtout pour Nongo. Je prie le Tout Puissant Dieu, Allah, de le recevoir dans son paradis.

Elhadj Amadou Lamarana Diallo, démographe, membre du CIRD : je travaille avec Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée), le frère direct de celui qui est décédé. Son jeune frère est un symbole dans la diversité de ses relations. On remarque qu’il a le comportement qu’il faut. Et je pense qu’ils ont eu la même éducation. Je suis convaincu que c’est une famille généreuse, pieuse et totalement vouée à Dieu.

Je suis membre d’une délégation de 6 membres qui est venu au nom de tous les autres, présenter les condoléances à la famille, dire toute notre compassion à l’occasion de ce décès qui marque monsieur Mouctar Bah et toute la famille. Nous souhaitons que Dieu le Tout Puissant accorde à notre grand frère le paradis qui est la récompense que nous souhaitons tous avoir. Donc, je dirais encore à la famille de garder foi en Allah. Celui qui avait donné, il a aussi retiré. Nous ne pouvons que nous plier à sa volonté.

A noter que le défunt, Elhadj Alpha Oumar Bah, laisse derrière lui 3 veuves et 14 enfants. Il a regagné sa dernière demeure ce jeudi, 07 mars 2019 à 14 heures, au cimetière de Nongo.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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