Détournements de plus de 4 milliards à la SOGEAC : difficile début d’année à l’aéroport de Conakry

10 janvier 2019 à 17 05 07 01071
Kabassan Oulaba Kéita

Les nouvelles en provenance de l’aéroport de Conakry ne sont pas bonnes. La pilule du présumé détournements de quatre (4) milliards de francs guinéens à la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC) ne passe toujours pas chez les partenaires français. Ces derniers, qui détiennent 49% de participation dans le chiffre d’affaires de la SOGAEC, ne décaissent plus un sou depuis le début de l’année 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le nouvel an commence plutôt mal à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Selon nos informations, suite au litige né de la découverte d’un gouffre financier de quatre (4) milliards de francs guinéens à la SOGEAC, les partenaires français ne seraient plus prêts à décaisser un seul sou. Ils exigeraient le remboursement dudit montant par le DG de la SOGEAC, Kabassan Oulaba Kéita, incriminé dans cette affaire.

Selon une source généralement bien informée, cette mesure est consécutive à d’autres restrictions déjà en cours il y a quelques mois par les partenaires français : l’Agence Française de Développement, l’Aéroport de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux. Ces mesures sont, entre-autres : l’interdiction d’engager la SOGEAC pour toute somme dépassant 50 millions de FG ; la restriction des décaissements des dons et libéralités ; la suspension de la fameuse Carte Visa de l’entreprise, utilisée à volonté pendant un moment par le DG sans justificatifs,….

« Depuis le début de l’année 2019, le financier, qui est de la partie française, ne vient plus à son bureau. Or, pour décaisser de l’argent, il faut une double signature. Ce qui veut dire que l’on fonce vers le mur. Si ça continue comme ça, l’on se demande si les salaires seront payés en fin janvier avec près de 500 employés à la SOGEAC, sous-traitants et autres. Nous craignons même que les partenaires français se retirent. Ça entraînerait une liquidation de la SOGEAC », fulmine notre source, sous le sceau de l’anonymat.

Aujourd’hui, les français conditionneraient leur collaboration « par le remboursement des montants et une sanction contre le présumé responsable du détournement. Une mesure qui tarde à être prise par les autorités compétentes », se désole notre interlocuteur.

Pour rappel, un gouffre financier de plus de quatre milliards de francs guinéens avait été mis à jour à la SOGEAC. Le Directeur Général de cette société mixte était pointé du doigt dans ce qui s’apparente à « une non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC : fausses factures, surfacturation, faux contrats, location de limousines pour des randonnées à Paris aux frais de la SOGEAC », a-t-on appris.

Devant cet état de fait, le CA avait saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna, le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Les dépenses visées sont notamment : entretien, réparations et maintenance ; missions et réceptions, avantages en nature, dons et libéralité, investissement mobilier, mobilier et travaux ».

Le travail effectué, le rapport d’audit est déposé au CA de la SOGEAC. Aussitôt, une correspondance en date du 02 février 2018, signée du président du CA, est adressée au DG, Kabassan Oulaba Kéita. Il lui est transmis le rapport d’audit « pour commentaires et justificatifs ».

Une réunion du CA avait été programmée à Paris le vendredi, 20 avril 2018. Parmi les points à l’ordre du jour, devraient figurer les résultats de ce fameux rapport d’audit.

Mais, le président du CA, Boubacar Sow, est limogé « pour faute lourde » par un décret présidentiel signé le 19 avril. Soit la veille de la tenue du CA à Paris. Une mesure qui avait surpris plus d’un à l’époque. « On a fait du chasseur le gibier », s’était étonné Boubacar Sow.

En attendant que la lumière jaillisse dans ce dossier, les yeux sont tournés vers l’aéroport de Conakry où des bouleversements pourraient se produire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Marché d’Enta : étrange cohabitation entre vendeuses et ordures

8 janvier 2019 à 12 12 18 01181

Ce n’est un secret pour personne que les marchés de Conakry sont des endroits très sales. Mais, la réalité est beaucoup plus triste et déplorable au niveau du marché d’Enta dans la commune de Matoto. Sur place, de nombreuses vendeuses font leur petit commerce dans les tas d’immondices. Ces dames disent être obligées de s’asseoir sur les lieux et les autorités du marché se montrent impuissantes face à cette situation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

La réalité est triste, mais elle tend à passer inaperçue, puisque devenue habituelle. Chaque jour, plusieurs dizaines de femmes viennent étaler leurs condiments aux abords d’une véritable montagne d’ordures avec ses odeurs nauséabondes et les mouches qui tournent autour. Certaines vendeuses s’asseyent même sur les immondices pour vendre. La situation est difficile à vivre mais ces dames en sont bien habituées.

Kadiatou Fofana

Et elles ne sont pas prêtes à quitter les lieux. Car, même si elles se plaignent de cette situation, elles se disent obligées de faire avec. « Avant, cet endroit était propre. Et même actuellement, le dernier samedi de chaque mois, des gens viennent ramasser toutes les ordures qui sont là, mais c’est la nuit que d’autres personnes viennent déverser encore des ordures ici. Moi, j’étais à l’intérieur du marché, mais ils nous ont dit de quitter parce qu’ils veulent construire des bâtiments là-bas, c’est pourquoi je suis là. Je m’assois ici pour subvenir aux besoins de ma famille. Nous souffrons beaucoup ici, mais n’avons pas le choix », explique Kadiatou Fofana, cheffe des vendeuses.

Fanta Condé

Tout comme elle, Fanta Condé, une autre vendeuse, dit n’avoir pour l’heure aucun autre choix que de rester sur les lieux. « Ce n’est pas notre choix de nous asseoir à côté des ordures pour vendre. Nous nous asseyons ici parce qu’on n’a pas de place. Quand nous payons nos taxes, ils disent qu’ils vont venir ramasser les ordures, mais on ne les voit pas », a-t-elle confié.

De leur côté, les autorités du marché se disent lassées de s’occuper de cette affaire. Hadja Hawa Condé, l’admiratrice du marché d’Enta, dit avoir tout fait pour que les vendeuses quittent les lieux où se trouve le dépotoir, mais sans succès.

Hadja Hawa Condé

Aujourd’hui, elle se dit impuissante face à cette situation. « Ce n’est pas moi qui les ai installées là-bas, ce sont elles-mêmes qui sont allées s’installer sur les lieux. Et nous avons tout fait pour qu’elles quittent là-bas, mais en vain. Une équipe est allée ramasser leurs bagages pour les envoyer ici (au bureau de l’administration du marché), impossible, les policiers sont venus les déguerpir, impossible. Qu’est-ce que moi je peux faire si les militaires, les policiers, sont fatigués ? Dès que tu touches une d’entre elle, elle te dit : mon mari ne travaille pas, mon fils a fini d’étudier il n’a pas trouvé du travail. Qu’est-ce que je peux faire en tant que femme ? Vraiment je n’ai pas de solution pour ça », a dit la responsable du marché.

Pour les vendeuses en tout cas, la solution n’est pas de les déguerpir mais plutôt de déplacer le dépotoir d’ordures. Toutes celles qui ont accepté de nous parler ont plaidé pour une telle démarche.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Noël à Conakry : 15 cas d’accident enregistrés au centre Mère et Enfants, 2 au Flamboyant

25 décembre 2018 à 21 09 09 120912

Les accidents de la circulation sont récurrents pendant les fêtes de fin d’année. Comme on pouvait s’y attende, des accidents ont été enregistrés la nuit dernière dans la ville de Conakry, à l’occasion de la fête de Noël. Une quinzaine de blessés ont été reçus dans certains centres hospitaliers de la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers ses reportes.

Dr. Oumar Djambourya Diallo

Au centre de santé Mère et Enfant de Kipé, un total de 15 cas d’accidentés a été reçu sur place. Selon Alpha Oumar Djambourya Diallo, médecin dans ledit centre, pour le cas d’hier, on a approximativement enregistré entre 19 heures et le petit matin, 15 accidentés dont quatre femmes, avec des fracturés, des traumatisés, ainsi que des cas d’égratignures et des petites plaies. Leurs âges varient entre 15 et 45 ans ».

Par ailleurs, Dr Diallo a précisé que la plupart des accidentés reçus étaient en état d’ivresse. « La plupart était dans un état d’ivresse. Ce qu’on pouvait gérer, on a pu gérer au sein de notre centre. Mais, les cas de traumatismes graves qu’on n’a pas pu gérer, on les a référé dans les CHU et l’hôpital Sino-guinéen ».

Pour ce qui est du centre de santé Flamboyant, situé à Petit Simbaya, dans la commune de Ratoma, seulement deux cas d’accident ont été signalés.

Dr Fasou Lamah

Selon Dr Fasou Lamah, en service dans ce centre, « hier, on a reçu seulement deux cas d’accident. Il s’agit de Fatoumata Binta Diallo, âgée de 20 ans, et de Mohamed Camara, âgé de 25 ans. On a reçu la dame à 20 heures. On a fait les soins. Mais, c’est juste un traumatisme au niveau du pied, de simples égratignures. Il n’y avait pas de fractures, ni d’entorse. On a fait un pansement, on lui a donnée des anti-inflammatoire. Le second est venu aux environs de 22 heures. On a fait une immobilisation de son pied, on a vu qu’il n’y a pas de gravité. On les a mis en observation pendant deux heures. Ils ont dit que ça va et on les a libérés après ».

Par contre, d’autres centres de santé n’ont reçu aucun blessé pour la fête de Noël. Selon les services d’urgence de l’hôpital Jean Paul II, du Centre Médical Communal de Ratoma et de l’hôpital Sino-guinéen, aucun cas d’accident n’a été enregistré à leur niveau.

Contrairement aux années passées, où on constatait à de nombreux cas accidents de circulation, causés parfois par la consommation abusive de l’alcool, la fête de Noël de l’année 2018 n’a pas connu le même triste sort. Il reste à savoir si cette tendance va se poursuivre jusqu’au nouvel an.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : Sory Diallo jugé pour détournement de 3 conteneurs de pneus

21 décembre 2018 à 9 09 28 122812

Un homme a comparu, hier jeudi, 20 décembre 2018, devant le TPI de Dixinn pour escroquerie. Ibrahima Sory Diallo est accusé avec deux autres personnes (Moussa Diallo et Saidou Sow) en fuite, d’avoir détourné trois conteneurs de pneus, importés d’Europe par Mamadou Alpha Diallo. Le prévenu a plaidé non coupable, assurant n’avoir rien détourné, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Moi j’ai reçu un appel de mon frère Moussa Diallo qui est en Espagne. Il m’a dit qu’il a envoyé des conteneurs, mais il n’a pas les frais de dédouanement. J’ai fait des démarches auprès d’un transitaire pour faire sortir les conteneurs. Les frais nous ont coûté 63 millions 500 mille francs guinéens. Il m’a dit qu’à chaque vente, je dois le rembourser un montant. Mais jusqu’à présent, il n’a reçu de moi que 34 millions de francs guinéens. Je lui dois encore de l’argent.

Donc même un morceau de pneu, je n’ai pas détourné. Seulement, j’ai mené des démarches pour faire sortir deux conteneurs. Je les ai envoyés à Mafanco. Les pneus ont été débarqués dans le magasin. J’ai vendu dans ça, seulement que 4 500 000 francs guinéens. Entre temps, mon grand frère était de retour d’Espagne je lui ai rendu sa marchandise et j’ai continué mon travail », a-t-il expliqué à la barre.

Le prévenu se demande d’ailleurs, en quelle qualité le plaignant a porté plainte contre lui. Car, dit-t-il, « ce n’est pas avec lui que j’ai échangé et ce n’est pas en son nom que les conteneurs sont venus, mais plutôt au nom de mon frère Moussa. Maintenant si le plaignant est ami à mon frère, ou si ce sont eux qui se sont associés pour envoyer les conteneurs, moi je ne sais rien de tout ça », soutient Ibrahima Sory Diallo.

Contrairement à ce qu’a dit le prévenu, l’avocat de la partie civile, maître Tafsir Barry, a indiqué que son client Mamadou Alpha Diallo n’a pas envoyé seulement deux conteneurs de pneus, mais plutôt trois. Il ajoute que le premier conteneur coûte 16 900 euros, le deuxième 16 600 euros et le troisième 15 600 euros. « Mais jusqu’à présent, mon client n’a reçu ni les conteneurs, ni les pneus, encore moins le prix des pneus », a signifié l’avocat.

Après plusieurs débats contradictoires entre les deux parties, le tribunal a renvoyé le dossier au jeudi, 03 janvier 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Conakry : une école entièrement rénovée pour les élèves de Matam Lido 2

14 décembre 2018 à 19 07 53 125312
Mme Hélène Savané

Dans la matinée de ce vendredi, 14 décembre 2018,
Son Excellence Hisanobu Hassana, ambassadeur du Japon en Guinée, madame Hélène Savané, présidente du Rotary Club de Conakry, accompagnés des autorités de la commune de Matam et du quartier Matam Lido 2 ont inauguré l’école primaire de ce quartier relevant de la commune de Matam.

La rénovation de cet établissement- initiée par le Rotary Club de Conakry sur financement du gouvernement japonais, à travers son ambassade en Guinée- a coûté 117 337 dollars ; soit environ un milliard 24 millions de francs guinéens, a appris une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce projet a permis de rénover les bâtiments dont 6 salles de classes, la direction, les latrines, et de reconstruire la clôture, réaliser une adduction d’eau, mais aussi à garantir la sécurité des 750 élèves et des enseignants de l’école.

Mme Hélène Savané

La rénovation de cette école s’inscrit dans le cadre du projet « L’éducation pour tous » initié par le Rotary club depuis mars 2017. A l’occasion de la cérémonie d’inauguration, la présidente du Rotary club, madame Hélène Savané, a remercié tous les acteurs qui ont permis la réalisation du projet. « Que tous les acteurs du projet, tous ceux qui, par leur travail, engagement, disponibilité ont permis d’atteindre ce résultat, en soient félicités et remerciés.

Notre gratitude va en premier vers l’ambassade du Japon à travers son département de micro-projet et ensuite au ministère de l’éducation nationale et à sa direction communale, les autorités locales, le bureau d’étude…Chers parents cette école est la vôtre, inscrivez-y vos enfants afin de leur assurer un avenir meilleur. Quant à vous mes enfants, je vous invite à aimer et à prendre soin de cette école », a-t-elle lancé.

S.E. Hisanobu Hasama

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Son Excellence Hisanobu Hasama, s’est réjoui de la concrétisation de ce projet qui vient s’ajouter aux nombreuses réalisations de son pays en Guinée. « C’est un plaisir pour moi d’inaugurer l’école primaire de Matam Lido 2 ainsi rénovée. Le Japon poursuit ses efforts et ses investissements en faveur de la Guinée, notamment dans l’éducation qui est un des piliers des axes d’intervention du Japon en Afrique.

Ainsi, depuis le début de sa coopération, le Japon a financé plus de mille salles de classes en Guinée. Il est important de continuer à appuyer la Guinée à investir dans la scolarisation et la préparation du futur des enfants guinéens. C’est pourquoi le gouvernement du Japon a accepté de financer ce projet pour préparer l’avenir de la Guinée », a dit le diplomate japonais.

S’il est important de rénover les bâtiments, il est également indispensable d’en assurer la bonne gestion et le bon entretien. C’est pourquoi, au cours de la réalisation de ce projet de rénovation, une formation a été également organisée en faveur de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) de Matam Lido 2. Cela, afin de les sensibiliser à leur rôle dans un esprit d’appropriation et notamment sur l’entretien des bâtiments après le projet. Et, les parents d’élèves, par la voix de leur président Ibrahima 2 Barry, promet de prendre soin de cette école.

« L’école primaire de Matam Lido 2 était en état de délabrement. Grâce au Rotary club, le gouvernement guinéen et l’appui du gouvernement japonais, cette école est devenue l’une des plus belles de la capitale Conakry. Les sages de Matam Lido, satisfaits de cette rénovation, me chargent de remercier monsieur l’ambassadeur du Japon et le Rotary Club de Conakry. Je m’engage aussi, au nom des braves populations de Matam Lido, à sauvegarder jalousement ce bijou », a déclaré le président de l’association des parents d’élèves de Matam Lido 2.

Seydouba Sacko

Egalement présent à la cérémonie, le maire de Matam a exprimé toute la reconnaissance des autorités communales à l’endroit de tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet. Un projet qui, selon Seydouba Sacko, apporte la joie aux habitants de la commune. La rénovation de cette école primaire de Matam Lido 2 est une joie non seulement pour toutes les autorités mais aussi les populations de notre commune.

C’est pourquoi, par ma modeste voix, je voudrais exprimer toute la reconnaissance et les remerciements des composantes de notre collectivité à l’endroit du Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé mais également à l’ambassade du Japon en Guinée qui a bien voulu financer le projet », a martelé le maire de la commune de Matam.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Gbessia Port 1 : un enfant de 2 ans périt dans un incendie

14 décembre 2018 à 17 05 52 125212

Un incendie s’est produit dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 14 décembre 2018 à Gbessia Port 1, dans la commune de Matoto. Il a coûté la vie à un enfant de 2 ans et fait d’importants dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Aboubacar Aly Sylla

Cet incendie s’est produit aux environs de 23 heures. Aboubacar Aly Sylla, voisin de la famille victime, est l’un des premiers citoyens arrivés sur les lieux pour secourir les sinistrés. « C’est un court-circuit qui a occasionné l’incendie. Il y avait une cérémonie de mariage au niveau de cette ruelle. Soudain, on a été alerté par des cris de femmes disant qu’il y a eu un incendie ici. Nous sommes venus pour éteindre le feu, mais on ne pouvait pas le faire

Parce que le feu était énorme. On a tenté d’appeler les sapeurs-pompiers, mais ils ne répondaient pas. Finalement, ils sont venus aux environs de 2 heures du matin, mais c’était trop tard. On a pu quand même faire sortir certains qui étaient dans la maison, mais on n’a pas réussi à sauver Amadou Condé, âgé de 2 ans, qui était couché avec son grand frère. Malheureusement, il a rendu l’âme », a expliqué le jeune homme.

Momo Camara

Le chef de quartier de Gbessia Port 1, regrette ce drame et déplore la lenteur des services de secours. Momo Camara appelle également à l’aide pour la famille sinistrée. « L’incendie a tout ravagé. Les sapeurs-pompiers ne sont pas venus à temps. Et, ce n’est pas la première fois qu’il y a eu un incendie dans ce quartier. Mais à chaque fois qu’on les appelle ils disent qu’il n’y a pas de carburant. Donc je lance un appel aux personnes de bonne volonté de venir en aide à cette famille qui a vu tous ses biens réduits en cendre », a lancé l’autorité locale.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Justice : « on s’est battu à cause d’un jus, elle m’a blessée avec une lame », dit une prévenue

7 décembre 2018 à 10 10 23 122312

Les batailles rangées entre voisins sont fréquentes à Conakry. Des situations qui conduisent régulièrement devant les tribunaux. C’est qui est arrivé à Mariama Ciré Sow, qui s’est servie d’une lame pour blesser sa voisine, au quartier Bomboly, dans la commune de Ratoma. L’affaire a été appelée hier jeudi, 06 décembre 2018

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Guinée : l’opposition annonce une manifestation inédite à Conakry

6 décembre 2018 à 17 05 48 124812

Au sortir d’une plénière qui a réuni ses membres ce jeudi, 06 décembre 2018 à Conakry, l’opposition républicaine a annoncé l’organisation d’une nouvelle manifestation de rue à Conakry. Manifestation inédite de par la multiplicité des points de ralliement prévus par les opposants

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Justice : opposée à Damantang Camara, Doussou Condé boude le procès

6 décembre 2018 à 13 01 50 125012

Comme prévu, le procès opposant l’ancien ministre Damantang Albert Camara à la dame Doussou Condé, une opposante au régime Alpha Condé, s’est ouvert ce jeudi, 06 décembre 2018 à Conakry. Ouverture faite en l’absence de la prévenue qui réside aux Etats-Unis et qui ne s’est pas fait représenter par un avocat

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Le maire de Dixinn à Guineematin : « j’ai trouvé deux millions et quelques dans les caisses »

5 décembre 2018 à 21 09 05 120512

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