Vente du marché de Taouyah ? Le maire de Ratoma rassure les vendeuses en colère

21 juin 2021 à 17 05 39 06396

Le marché de Taouyah ne sera ni vendu ni mis en bail. C’est la réponse donnée par le maire de la commune de Ratoma aux vendeuses qui craignent de perdre leurs places dans ce centre de négoce. Ces femmes ont manifesté dans la rue ce lundi, 21 juin 2021, pour exprimer leur opposition à la « vente » de leur marché, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Il n’y a pas eu de travail ce lundi matin au marché de Taouyah. Boutiques et magasins étaient fermés, et les étales vides. A l’origine de cette situation, un mouvement de colère des vendeuses qui disent avoir appris que ledit marché est sur le point d’être vendu à un particulier. Ayant peur de perdre leurs places, elles ont décidé de manifester dans la rue et devant la mairie de Ratoma pour protester contre cette « décision ».

Madame Lamarana Kanté, vendeuse au marché Taouyah

« Les responsables du marché sont venus nous dire qu’ils veulent rénover le marché. Mais nous savons qu’ils veulent privatiser le marché comme ils l’ont fait au marché de Koloma. Nous, nous ne voulons pas de hangar ici. Nous allons faire nos propres hangars à nous. Nous ne savons pas qui a acheté ici, mais on a vraiment peur qu’ils nous dépossèdent ce marché. C’est ici que nous gagnons la dépense de nos différentes familles », a déclaré madame Lamarana Kanté, l’une des manifestantes.

Madame Bountouraby Sylla, vendeuse au marché Taouyah

Madame Bountouraby Soumah, une autre vendeuse au marché de Taouyah, exprime la même inquiétude. « La situation de notre marché nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Cette affaire a commencé au mois de ramadan passé, lorsqu’un membre de l’administration du marché est venu nous réclamer 50.000 par personne pour un soi-disant recensement. Depuis lors, nous ne comprenons rien dans ce marché. Chaque jour, on ne fait que voir de nouvelles figures qui viennent prendre des mesures.

C’est pourquoi, ce matin, nous avons décidé de nous faire entendre pour qu’ils nous disent qui est le nouveau propriétaire de notre marché. Mais les policiers sont venus nous gazer à trois reprises. Il a fallu qu’on mette des herbes pour se couvrir les narines pour ne pas tomber. Nous demandons humblement aux autorités de nous laisser tranquille ici. Car moi j’ai 7 enfants que je nourris et dont je paie les frais de scolarité grâce à ce que je gagne dans ce marché », a lancé cette manifestante.

Après l’intervention de la police, venue disperser les manifestantes qui bloquaient la circulation, une vendeuse a été blessée à la tête et trois autres ont été interpellées par les agents de sécurité. Finalement, ces femmes en colère ont été reçues par le maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah. Et ce dernier les a rassurées qu’il n’y aucun projet de vente ni de bail de leur marché.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

« Nous n’avons ni vendu ni baillé leur marché. Le marché de Taouyah est une propriété de l’État guinéen que quelqu’un ne peut pas vendre. On a rencontré leurs responsables et nous leur avons fait part de notre volonté de moderniser tous les marchés de la commune de Ratoma. Parce que nous avons un projet de rénovation des marchés dans notre plan annuel d’investissement (PAI) qu’on est en train d’exécuter. Alors si les femmes de Taouyah veulent qu’on fasse leur marché, elles viendront nous voir on va discuter. Et si elles n’en veulent pas, on n’enverra pas même une mouche là-bas », a laissé entendre le maire de Ratoma.

Au sortir de cette rencontre avec l’autorité communale, la présidente des femmes de Taouyah, madame M’mah Camara, a déclaré qu’elles sont rassurées que leur marché « n’est ni acheté, ni vendu, ni prêté à quelqu’un ». Et aux dernières nouvelles, les trois manifestantes qui étaient détenues au commissariat central de police de Bellevue ont été libérées. Quant à celle qui a été blessée au cours de la manifestation, Issa Soumah a indiqué que la mairie prend en charge des frais de traitement.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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L’opposant Ismaël Condé à la barre : « ça fait 9 mois que je suis en prison pour rien »

21 juin 2021 à 15 03 32 06326
Ismaël Condé, premier vice-maire de Matam

Le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, s’est ouvert ce lundi 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). L’opposant est jugé dans deux dossiers différents.

Dans le premier dossier, il est poursuivi avec le maire de Matam, Seydouba Sacko, par une PME de ramassage d’ordures pour des faits d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Des accusations que les deux mis en cause ont rejetées en bloc, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans cette affaire, c’est le coordinateur de la PME « Etoile Emergente », Sékou Kaba, qui poursuit les deux premiers responsables de la commune de Matam, tous les issus de l’opposition (le maire est membre de l’UFR, le parti de Sidya Touré ; et le vice maire est de l’UFDG, le parti de Cellou Dalein Diallo). Il les accuse notamment d’avoir fait travailler ses employées (52 femmes) pendant deux mois et 19 jours sans les payer.

Le maire de Matam, qui a été le premier à comparaître dans cette affaire, a expliqué que le contrat signé avec la PME de ramassage d’ordures « Etoile Emergente » n’engageait pas la responsabilité financière de la mairie. « C’est la PME qui doit payer ses employés à travers ses abonnés. Ce n’est pas la mairie qui va payer les employés du PME. Dans le contrat, la responsabilité financière de la mairie n’est pas engagé », a indiqué Seydouba Sacko.

De son côté, le premier vice maire de Matam, Ismaël Condé, a laissé entendre qu’il n’a aucune responsabilité dans le contrat dont il est question. « Ça fait aujourd’hui 9 mois je suis en prison pour rien. Je ne suis ni attributaire, ni signataire, ni bénéficiaire de ce contrat. J’ai seulement donné des conseils à M. Sékou Kaba (le coordinateur de la PME Etoile Emergente, ndlr) qui est venu me voir. Il m’a dit qu’il veut avoir un contrat de ramassage d’ordures avec la mairie.

Je lui ai dit d’aller adresser une correspondance à monsieur le maire (…) Et j’ai été intermédiaire dans l’acquisition d’un camion de l’agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP). Après l’acquisition du contrat, je n’ai rien reçu et je n’ai jamais signé un ordre de mission », a dit le transfuge du parti au pouvoir, qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays.

Après la déposition des deux prévenus, le tribunal a renvoyé ce dossier à huitaine pour la comparution de la partie civile et des témoins. Il a ensuite ouvert le second dossier dans lequel Ismaël Condé est poursuivi pour des faits d’offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Vive tension au marché de Taouyah : une vendeuse blessée, 3 autres arrêtées

21 juin 2021 à 11 11 30 06306

La situation est tendue ce lundi 21 juin 2021, au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma (en banlieue de Conakry). Plusieurs vendeuses ont manifesté sur les lieux pour protester contre « la vente » de ce marché. Elles accusent l’administration dudit marché et la mairie de Ratoma de vouloir les chasser pour vendre les lieux.

« Ils veulent revendre notre marché. Le vendredi passé, on a vu ici une équipe qui est venue prendre le plan de masse. Ils nous ont dit de quitter les lieux d’ici dimanche. C’est pourquoi, ce lundi matin, nous avons décidé de descendre dans la rue pour manifester notre opposition à cette vente », a déclaré une vendeuse, en colère.

Selon les informations recueillies par un journaliste de Guineematin.com, une manifestante a été blessée à la tête. Trois autres ont été interpellées par la police et conduites au commissariat central de Bellevue.

Nous y reviendrons ! 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Wanindara : Cellou Dalein au domicile de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé

20 juin 2021 à 0 12 45 06456

A la tête d’une délégation de son parti, Cellou Dalein Diallo a effectué une visite ce samedi, 19 juin 2021, au domicile de l’imam de Wanindara, Elhadj Abdoulaye Baldé. Le président de l’UFDG est allé exprimer son soutien et sa solidarité à la famille du leader religieux, arrêté chez lui à 2 heures du matin, le 28 octobre 2020 et incarcéré depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, et de plusieurs responsables de l’UFDG, que Cellou Dalein Diallo s’est rendu à Wanindara. Le principal opposant guinéen a conféré avec la famille de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé (arrêté au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020 et détenu jusque-là sans jugement à la Maison centrale de Conakry) et quelques sages du quartier. Selon lui, le leader religieux est tout simplement victime de son soutien affiché à l’UFDG.

« Si nous sommes là, c’est pour vous réitérer notre solidarité par rapport à la détention d’Elhadj Abdoulaye Baldé. C’est notre ami commun, qui est attaché à l’islam et au renforcement des liens d’amitié. Quelqu’un qui ose, qui aime et qui ne manque pas de soutien à l’UFDG et à son président. Il l’a démontré pendant qu’il est en prison, lorsque sa femme a accouché, en donnant le nom de son enfant à Elhadj Cellou.

Cela prouve, malgré le fait qu’il soit en prison, l’amour et la confiance qui existent entre nous et que rien ne peut entamer. Si le pouvoir avait pensé qu’en l’arrêtant et en l’intimidant, il allait prendre ses distances avec l’UFDG et son président, il a eu un enfant à qui il a donné mon nom. On ne peut dépasser cela parce qu’il y a des choses qui n’ont pas de prix. Le seul prix, c’est la reconnaissance de son bienfaiteur, venir dans la famille de l’intéressé et montrer au voisinage qu’il n’est pas isolé », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Affligée par la détention d’Elhadj Abdoulaye Baldé, sa famille est réconfortée par cette visite des responsables de l’UFDG. Nouhou Baldé, jeune frère de l’imam, a remercié la délégation pour son déplacement. « Au nom de la famille, nous vous remercions… Votre déplacement jusqu’ici est très louable. C’était important que le quartier sache qu’il (Elhadj Abdoulaye Baldé, ndlr) n’est pas isolé (…).

Le décès de notre père, c’est vrai que ça a été un choc pour nous. Mais avant son décès, notre cher papa voulait revoir son fils, il a beaucoup pleuré de son absence. Mais Dieu n’a pas voulu qu’ils se revoient de son vivant. Et la délégation que vous avez envoyée à Télimélé (pour assister aux obsèques, ndlr) est arrivée avant le corps, ils ont assisté à toute la cérémonie. Donc, nous vous remercions pour cette marque de reconnaissance », a dit le porte-parole de la famille.

A noter que cette visite a été marquée aussi par des prières et bénédictions pour le repos des âmes des personnes décédées et pour la libération de tous les détenus politiques.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kagbelen (Dubréka) : un accident de travail fait un mort et un blessé

19 juin 2021 à 14 02 22 06226

Un grave accident de travail s’est produit hier, vendredi 18 juin 2021, aux environs de 11 heures à Kagblen, dans la préfecture de Dubréka. Bilan, une femme morte et un homme grièvement blessé. Le drame s’est produit juste au niveau du carrefour qui amorce la nouvelle déviation, en quittant Dubréka pour Conakry.

C’est un chantier à étage, appartenant à un certain Mamadou Diallo, qui a causé la mort de M’Balia Camara, couturière. Sur les circonstances de ce drame, c’est le mur, tout frais, qui a cédé au quatrième niveau. Les briques ont littéralement défoncé le toit de l’atelier de couture, situé tout près du chantier, où la victime, M’Balia Camara, vaquait tranquillement à ses occupations.

La victime s’est retrouvée avec les deux jambes quasi broyées. Elle aurait succombé de ses blessures quelques temps après l’accident. Quant au blessé, un certain Sylla, il avait été transporté dans un premier temps dans une clinique du quartier avant d’être évacué sur Conakry. Cette autre personne se trouvait dans une petite agence de transfert d’argent dont le toit a subi les mêmes dégâts que l’atelier de la dame décédée.

Après ce drame, beaucoup accusent les maçons de négligence. Du sol, on peut voir que les briques ne sont liées à aucun chainage. Les maçons ont juste superposé les briques les unes sur les autres à cette hauteur, alors que le carrefour où se trouve le chantier est actuellement bondé du monde. Outre l’atelier de couture, dont l’occupante est décédée, il y a la petite agence de transfert d’argent dont le gérant serait entre la vie et la mort.

Il y a aussi des locataires dont les magasins sont au rez-de-chaussée. Sans compter la police routière et autres marchands ambulants qui rôdent autour de ce carrefour pris d’assaut au niveau de ce virage où la déviation commence.

Cet accident de travail relance le débat sur la sécurité au travail. Un chantier où pendant que les maçons travaillent en hauteur abrite en même temps des locataires constitue un danger.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Les déguerpis de Kaporo-rails alertent : « les acquéreurs de terrains spoliés font des investissements risqués »

19 juin 2021 à 14 02 08 06086

A l’occasion de la journée internationale des réfugiés et des déplacés internes, célébrée ce samedi 19 juin 2021, le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, a publié une déclaration dans laquelle il revient sur la démolition des maisons et l’expropriation des terres dont de nombreux habitants de ces localités de la commune de Ratoma (Conakry) ont été victimes en mars 2019.

Le collectif indique que « les groupuscules qui gravitent autour de Mr. Alpha Condé qui ont planifié et conduit les démolitions de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse se sont rendus coupable de crimes odieux aux conséquences inestimables.

Ils sont responsables de la détresse directe de plus de 20 000 personnes qui ont été jetées dans la rue. Ils sont responsables de la démolition d’au moins 2 500 bâtiments (voir le rapport de Human Rights Watch qui a analysé des images satellites). Ils ont contraint environ 3.641 élèves à abandonner leur scolarisation.

Ces chiffres ne rendent bien entendu pas compte des dommages moraux. Nombre de victimes, âgées et malades sont en train de mourir. Des jeunes victimes des démolitions, désespérés ont récemment perdu la vie dans la Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

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Boubacar Diallo « Grenade » après sa libération : « je remercie le chef de l’Etat… »

19 juin 2021 à 12 12 39 06396
Boubacar Diallo dit Grenade avec son avocat, à sa sortie de prison

Au lendemain de la publication du décret annonçant la grâce présidentielle accordée à Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, les deux anciens militants de l’UFDG ont recouvré leur liberté ce samedi, 19 juin 2021. A leur sortie de prison, seul Grenade a accepté de s’exprimer devant les micros des journalistes, dont un de Guineematin.com, qui les attendaient devant la Maison centrale de Conakry. Et le jeune homme s’est contenté juste de remercier le président Alpha Condé et toutes les personnes qui l’ont soutenu depuis son incarcération.

« Je remercie mes parents, mes frères, mes camarades et mes avocats, qui se sont sacrifié jours et nuits pour nous soutenir et se battre pour notre libération. Je remercie le chef de l’Etat d’avoir pensé à nous, il nous avoir prouvé qu’il est le père de la nation. Je remercie également le ministre de la Justice, garde des sceaux, l’administration pénitentiaire, le régisseur de la Maison centrale, mais aussi le médecin chef et tout le personnel de l’infirmerie de la Maison centrale, de m’avoir traité comme un fils, d’avoir respecté mes droits et de s’être battus jours et nuits pour mon état de santé. Après ici, j’irai chez ma grand-mère qui est malade », a déclaré Boubacar Diallo dit Grenade.

Cet ancien militant engagé du principal parti d’opposition en Guinée était détenu depuis le 22 juin 2018 à la Maison centrale de Conakry. Poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre », il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Dixinn. Et cette peine a été confirmée récemment par la Cour d’appel de Conakry. Finalement, le jeune homme, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, s’est résolu à écrire une lettre au président Alpha Condé. Il a demandé pardon au chef de l’Etat guinéen, sollicitant une remise de peine.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Inondations à Conakry : un mort à Hafia 1

18 juin 2021 à 18 06 02 06026

La pluie qui s’est abattue dans la journée de ce vendredi, 18 juin 2021, a entraîné des conséquences dramatiques à Conakry. C’est notamment au quartier Hafia 1, dans la commune de Dixinn, où un jeune homme est décédé. Amadou Diouldé Diallo a été électrocuté pendant qu’il aidait sa tutrice à sortir l’eau de sa maison, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Âgé de 21 ans et originaire de Labé, Amadou Diouldé Diallo, communément appelé Flingo, habite chez la famille Yansané, dans le secteur Gabourouya du Hafia 1, depuis plusieurs années. Après la forte pluie qui s’est abattue ce vendredi sur Conakry, la maison de cette famille a été inondée. Et pendant que le jeune homme s’activait à faire sortir l’eau, un court-circuit s’est produit dans la maison. C’est ainsi qu’il a été électrocuté.  

Ibrahima Sory Fofana, une connaissance de la victime

« Il y a eu un court-circuit au moment où la maison était inondée, donc tout était électrifié. C’est ainsi que Flingo, qui était en train de repousser l’eau qui était dans la maison, a été électrocuté. Et lorsqu’il est tombé dans l’eau, personne n’était là pour intervenir à temps. Les gens sont venus tardivement, on peut dire qu’il était déjà à l’agonie. Le jeune qui vivait avec son grand frère chez M. Yansané ici. Donc il était venu aider la femme de ce dernier à repousser l’eau », explique Ibrahima Sory Fofana, un habitant de la localité.

En plus de la mort de ce jeune, plusieurs habitants du secteur Gabourouya, dans le quartier Hafia 1, ont subi des dégâts causés par les eaux de ruissellement qui ont envahi leurs maisons. Alhoussény Bah, l’une des victimes, indique que deux facteurs sont à l’origine de ces inondations. Il s’agit en premier lieu du non-achèvement des travaux de construction d’un canal d’évacuation des eaux de ruissellement entamé dans cette localité.

Alhoussény Bah, l’une des victimes

« La société qui était chargée de faire ce travail n’est pas allée au bout. Elle a creusé une grande fosse et l’a abandonnée ici avec tous les risques que cela représente. En plus de l’arrêt de ces travaux, il y a le fait que les caniveaux sont bouchés, donc l’eau n’a pas de passage. C’est ce qui a causé ces inondations. Plus d’une trentaine de maisons ont été inondées et il y a eu un cas de mort. Nous interpellons l’Etat sur cette situation et lui demandons de faire son travail », a lancé ce citoyen.

A noter que des inondations ont été également enregistrées dans plusieurs autres endroits de Conakry, ce vendredi. Les eaux de ruissellement ont envahi notamment certaines rues, les rendant impraticables pendant un moment.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Matam : « l’évolution des programmes scolaires dépasse les prévisions » (DCE)

16 juin 2021 à 16 04 28 06286
Ibrahima 2 Barry, directeur communal de l’éducation de Matam

À moins de deux mois du début des examens nationaux 2021, prévus au mois d’août prochain, les acteurs du système éducatif s’activent à tous les niveaux pour une année scolaire réussie. A Matam, les préparatifs se passent à la satisfaction des autorités éducatives de cette commune de Conakry. C’est en tout cas le sentiment exprimé par le directeur communal de l’éducation dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 15 juin 2021. Ibrahima 2 Barry se félicite notamment de l’évolution des programmes d’enseignement qui se situe, selon lui, à un niveau supérieur à celui qui est prévu dans la répartition scolaire.

« Concernant les préparatifs des examens, nous avons pris le devant en sensibilisant, en répartissant les cadres de la DCE, notamment les cadres de la cellule des examens, les cadres de l’inspection pédagogique au niveau des 5 DSE de Matam. Cette année, nous avons envoyé presque tous les cadres de la DCE sur le terrain. Donc à date, nous sommes rassurés que l’évolution des programmes à Matam est normale. Il y a même dans certaines écoles, dans certaines matières, un dépassement par rapport à la prévision du calendrier scolaire élaboré par l’inspection générale de l’éducation.

Si nous prenons le cas de l’élémentaire, à la date du 15 juin, dans les conditions normales, tous les maîtres du primaire doivent être à la hauteur de 75,48% de l’évolution du programme. Mais dans certaines écoles de la commune de Matam, ils sont entre 78,89% et 82% de l’évolution. Au niveau communal, ce pourcentage varie entre 76 et 77%  à l’élémentaire. Au niveau du secondaire, il y a eu également progrès. Vu qu’il n’y a pas eu de perturbation des cours cette année, dans la semaine du 7 au 12 juin, la répartition devait être à 77,52%.

Mais d’après nos services d’inspection pédagogique, aujourd’hui, dans la commune de Matam, ce taux de progression tourne autour de 80,75%. Donc, de façon générale, il y a un léger dépassement par rapport aux prévisions. Cette année, nous ne parlerons pas de retard, mais plutôt du dépassement de la répartition annuelle du calendrier scolaire. Même si on demandait d’organiser les examens demain, Matam serait prêt par rapport à l’évolution des programmes », a déclaré le responsable éducatif.

Le DCE de Matam se réjouit aussi du fait que les préparatifs des examens nationaux se passent sans difficultés majeures dans sa commune. Selon lui, les seules difficultés rencontrées se situent au niveau de l’élaboration des listes de candidatures. Une opération qui s’est passée dans la plus grande rigueur, indique M. Barry. « Les listes envoyées par les écoles sont déposées au niveau de la cellule examens de la DCE de Matam. Les cadres de cette cellule étudient les listes. Par exemple, quand ils prennent les listes du brevet, ils vérifient si tous les candidats ont eu l’examen d’entrée en 7ème année.

Il peut y avoir des anomalies au niveau du nom, de la session rapprochée, S’ils trouvent des anomalies, les listes seront retournées dans les écoles pour qu’elles soient corrigées. Nous avons aussi exigé que tout candidat rejeté par erreur présente la copie originale du diplôme de l’examen précédent. C’est là où le processus devient lent. La nouveauté cette année, c’est qu’aucun candidat des sessions rapprochées ne sera présenté à Matam. Nous avons demandé à la cellule examens que personne ne se présente qui a fait une session rapprochée encore moins qui n’a pas son diplôme précédent », a-t-il annoncé.

Pour la réussite des prochains examens nationaux, Ibrahima 2 Barry appelle tous les responsables concernés à assumer pleinement leurs responsabilités. « La préparation des examens de fin d’année ne se fait pas dans les classes d’examen, c’est tout une chaîne. C’est pourquoi nous nous sommes attelés à la formation des enseignants, faire en sorte qu’il y ait une remise à niveau. Nous demandons donc aux parents d’élèves, à nos chers enseignants, d’être à la hauteur de la confiance qui leur sera portée.

Formons des bons produits et non des fraudeurs pour éviter qu’ils ne volent lorsqu’ils seront des cadres supérieurs. Quant aux parents d’élèves, nous leur demandons de sensibiliser leurs enfants et de leur retirer tous les téléphones pendant la période des examens. Le téléphone est éliminatoire que ça soit dans la salle ou en dehors. Tout candidat ou surveillant qui sera pris avec un téléphone sera automatiquement remercié. Pour éviter que ça crie, on peut même éliminer un surveillant ou candidat sans qu’il ne soit informé », a dit le directeur communal de l’éducation de Matam.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le procès ouvert au tribunal de Kaloum

16 juin 2021 à 12 12 57 06576
Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire

Le procès du directeur central de la police judiciaire (DCPJ) s’est ouvert ce mercredi, 16 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kaloum.

Le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara est poursuivi avec un de ses collaborateurs (le commandant Sékou Ly) pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles » par l’avocat Me Pépé Antoine Lama. Cette première audience a été consacrée à la fixation du montant de la caution, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en présence de la partie civile et des deux prévenus que ce procès s’est ouvert. Après quelques discussions autour de la consignation, le tribunal a fixé le montant que la partie civile doit payer à 3 millions de francs, avant de renvoyer le dossier au 23 juin prochain pour l’ouverture des débats.

Le lundi, 7 juin 2021, Me Pépé Antoine Lama a annoncé avoir été injurié et retenu pendant plus d’une demi-heure dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire par le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara et le commandant Sékou Ly.

Le patron de la DCPJ avait réagi dans les médias, en apportant un démenti aux déclarations de l’avocat. Ce dernier a décidé de porter plainte pour demander à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Examen 2021 : les programmes exécutés à 73,34% à Dixinn (DCE)

16 juin 2021 à 10 10 18 06186

Alors qu’on s’achemine inéluctablement vers les examens nationaux session 2021 (prévus au mois d’août prochain par les autorités éducatives), les acteurs de l’éducation accélèrent la cadence des préparatifs. Elèves, enseignants et encadreurs se battent pour finir les programmes d’enseignement et satisfaire toutes les exigences liées à ces examens. Ils sont tous dans une course effrénée de conditionnement pour passer avec succès ces évaluations.

A la direction communale de l’éducation de Dixinn, les autorités ont mis les bouchées doubles pour terminer les programmes et préparer les élèves à affronter les épreuves de ces examens. Sur place hier lundi, 14 juin 2021, on a annoncé déjà un taux de plus de 73% d’exécution des programmes par rapport à une prévision de 61,82%.

Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn

« La situation de l’état d’avancement du programme se présente ainsi qu’il suit dans la commune de Dixinn : au niveau de l’élémentaire, nous sommes à 72,84% par rapport à une prévision de 72,08% ; au niveau du collège, nous sommes à une progression de 71,06% par rapport à une prévision de 71,06% ; au niveau du lycée, on est à 70,24% par rapport à une prévision de 71,06%. Ce qui veut dire qu’au préscolaire, nous sommes globalement à 73,34% par rapport à une prévision de  61,82%. Voici comment se présente la situation par rapport à l’état d’avancement des programmes », a révélé Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn.

Pour ce cadre de la direction communale de Dixinn, ce taux appréciable de l’exécution des programmes est dû à plusieurs facteurs mis en pratique par tous les acteurs de l’éducation au niveau de la commune.

« Nous sommes dans les normes, nous sommes conformes par rapport à la prévision par endroit. Sauf au niveau du lycée, il y a un léger retard. Qu’à cela ne tienne, je vais décliner un peu les stratégies que nous avons mises en place pour atteindre ce niveau-là. On a convoqué nos directeurs et conseillers d’établissement pour leur dire comment se présente la situation, nous sommes en retard d’une semaine. Il y a eu des idées et au finish, nous nous sommes dit qu’il faut identifier les matières dans lesquelles il y a du retard. C’est le travail qu’on a demandé au préalable. Ils ont fait l’identification des matières où il y a du retard. Il y a certains établissements qui ne font pas cours tous les jours de la semaine. Dans la semaine au moins, il y a un jour creux. Les professeurs qui sont en retard, peuvent mettre ces jours à profit pour rattraper. Ensuite, la deuxième stratégie, ceux qui sont en avance, on leur a dit de passer certaines de leurs heures aux professeurs qui sont en retard dans les matières. Donc, ils ont mis à profit pour rattraper. Si certains ont cours jusqu’à 14 heures, ils partaient désormais au-delà vers 15 heures et 16 heures selon les spécificités de chaque établissement. Voici ce qui nous a permis d’être à ce stade-là et nous comptons maintenir le cap, la même stratégie pour finir les programmes. On doit finir les programmes à partir du 31 juillet, » a expliqué Ibrahima Baldé.

A en croire ce chef section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn, il y a une « rigueur » dans la préparation des examens de cette année.

« Comme Monsieur le ministre l’a instruit, on a essayé d’assainir le fichier des candidats. Cette année, vous n’entendrez pas qu’il y a eu des candidats rapprochés. C’est-à-dire, un élève de la 9ème année ne peut pas se présenter comme candidat au BEPC. Un élève de la 12ème ne peut pas se présenter comme candidat au baccalauréat ainsi de suite. Donc, il y a eu cette rigueur-là. Au niveau de l’opération photo, n’est candidat que celui-là qui a un code et ça ce  n’est pas nous le donnons, c’est le département à travers le service national des examens. C’est que c’est la carte d’identité du candidat. Et dès que tu as ça, c’est que tu es dans les normes. Il faut préciser que ces codes sont différents des PV. Donc, tout candidat qui n’aura pas son code, ça veut dire qu’il ne peut pas se faire photographier. Ce n’est pas possible. C’est déjà une rigueur », confié Ibrahima Baldé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Kaloum : les programmes d’enseignement exécutés à 77,52%

15 juin 2021 à 10 10 46 06466

A quelques semaines des examens nationaux 2021, prévus au mois d’aout prochain, les acteurs concernés s’activent sur les préparatifs. Au niveau de ces préparatifs, la direction communale de l’éducation (DCE) de Kaloum accorde un intérêt particulier à l’état d’avancement des programmes d’enseignement dans les écoles.

Selon le premier responsable de cette direction, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 14 juin 2021, ces programmes sont exécutés de nos jours à 77,52% dans cette commune. Un pourcentage que M. Ibrahima Yattara trouve raisonnable et même salutaire.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Éducation de Kaloum

« L’état d’avancement des programmes est l’un des facteurs liés à l’organisation des examens nationaux, qui est contrôlé par l’inspection générale de l’éducation à travers un tableau de bord. Dans ce tableau de bord, on se retrouve à la 24ème semaine. L’avancement est dans les 77,52%. Ça c’est l’avancement général des classes d’examens.

Nous avons atteint ce pourcentage parce que les enseignants ont reçu leurs primes d’incitation et il n’y a pas de remous cette année. Un chiffre que je trouve salutaire, raisonnable et prévisionnel. Et je sais qu’avec ce taux, on peut programmer les examens », a-t-il indiqué.

Mais, même s’il se félicite du niveau d’avancement des cours, le directeur communal de l’éducation de Kaloum sait qu’à ce rythme, les programmes d’enseignement ne pourront pas être bouclés avant le début des examens nationaux (dont la date n’est pas encore connue). C’est pourquoi, il dit avoir donné des instructions pour l’organisation de cours de rattrapage dans les écoles.

« Nous allons traduire les écarts en nombre de jours de rattrapage. Mes services techniques ont réuni autour d’eux les censeurs des différents établissements pour faire un emploi du temps par matière pour des cours de rattrapage. C’est ce qu’on est en train de faire pour le moment afin de combler les lacunes pour nous pouvoir être au rendez-vous », annonce Ibrahima Yattara.

Selon le DCE de Kaloum, le nombre de candidats que sa commune va présenter aux examens nationaux de cette année n’est pas encore connu. Car les listes de candidatures déposées au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ne sont pas pour le moment validées.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Obstruction des routes au niveau des marchés de Conakry : la mairie de Ratoma menace de sévir

13 juin 2021 à 12 12 03 06036

Dans la capitale guinéenne, les principales artères sont quotidiennement envahies au niveau des marchés par des vendeuses d’articles divers. Jusque-là, toutes les tentatives des autorités pour désengorger ces points critiques et y rendre la circulation fluide sont restées vaines. Même les murets, installés au niveau des marchés, ne résistent à la témérité de ces femmes à la détermination inébranlable. Par moment, elles jouent au chat et à la souris en longueur de journée devant morceaux de béton qui clôture ces marchés. En dépit des dangers (risque d’être fauchée par un engin roulant) qui les guettent en permanence, ces femmes préfèrent envahirent la chaussée pour attirer de potentiels clients et écouler leurs marchandises.

Cependant, dans la commune de Ratoma, les autorités communales semblent prendre désormais le taureau par les cornes. Après la carotte (la sensibilisation), ils entendent brandir le bâton (la force publique) pour libérer la route au niveau des différents marchés de la place. D’ailleurs, dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, samedi 12 juin 2021, le vice maire de Ratoma, Abdoul Salam Sow, a laissé entendre que « des actions son en cours dans ce sens » et que la « police communale » va entrer en action à partir de lundi prochain.

Abdoul Salam Sow, vice maire de la commune de Ratoma, coordinateur des marchés

« C’est un fait d’actualité. Le constat pour nous c’est  surtout au niveau du Marché de Sonfonia où les femmes sont trop réticentes. Mais, je vous assure qu’on a une base dans le quartier, on a dépêché une équipe après le passage de la mission de sensibilisation au niveau du marché pour veiller au  respect des instructions données. Nous sommes conscients que c’est question de sécurité publique et la plus part des engins qui se retrouvent dans la circulation ne suivent l’entretien technique. On est en train d’aider à ce qu’elles (les vendeuses) libèrent la chaussée et acceptent de rester dans le marché et non sur la chaussée. Je crois ce weekend, depuis hier vendredi,  c’est cette sensibilisation qui se fait sur le terrain. Nous allons déployer nos agents de la garde communale pour un peu dissuader à partir du lundi. Cela n’est plus d’actualité au niveau du marché de Koloma et de la cité Enco 5, parce que c’est au niveau de ces 3 marchés qu’il y a de la réticence. Maintenant, parmi les trois marchés, c’est à Sonfonia qu’elles (les vendeuses) persistent. Dans un premier, nous allons les sensibiliser pour leur faire connaître le danger qui les guette, avant d’aller vers un ton plus ferme. Dans la même sensibilisation sur le dégagement de la chaussée,  nous avons enregistré des difficultés au niveau du marché de Koloma. Il y a eu des attaques contre la garde communale, mais cela ne nous a pas fait reculer. Après toutes les sensibilisations faites par les conseils de discipline desdits marché, nous avons pu libérer la chaussée au niveau de Koloma par exemple », a indiqué Abdoul Salam Sow. 

Pour ce coordinateur des marchés de Ratoma, les vendeuses qui envahissent la chaussée évoquent souvent deux raisons pour justifier leur acte. Mais, Abdoul Salam Sow juge ces raisons non fondées.

« Selon ces vendeuses qui viennent occuper la chaussée, il y a principalement 2 raisons: la première raison, elles disent que c’est à cause d’un manque de hangar dans leur marché. Mais, cette raison ne s’explique plus au niveau du marché de Koloma. Parce que récemment, un grand  hangar a été construit dans le marché. Maintenant que ce hangar est construit, elles invoquent une autre raison en disant que si elles sont à l’intérieur du marché, les gens ne verront pas ce qu’elles vendent. Et, tenez-vous bien ! La principale raison est un problème d’habitude. Vous savez, on le dit souvent : l’habitude est une seconde nature. Elles sont habituées à rester au bord de la route avec tous les risques que nous connaissons. Nous sommes  en train de nous battre pour essayer de palier à ce problème. Comme je vous l’ai tantôt dit, nous allons passer par la sensibilisation, à travers le conseil de discipline des différents marchés concernés, puis la garde communale ; et enfin, si elle n’arrive pas à maîtriser la situation ou  qu’elle soit débordée par la situation, on va réquisitionner la police pour la libération et la pérennisation du dégagement de la chaussée. Nous nous pouvons aider à libérer la chaussée, mais le suivi régulier,  c’est de la responsabilité des administrateurs du marché. S’ils ne peuvent veiller au respect des mesures sécuritaires du marché, en ce moment la mairie va prendre sa responsabilité pour prendre les mesures s’imposent », a laissé entendre Abdoul Salam Sow.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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Vers les examens nationaux : les candidats des écoles de Ratoma prêts à affronter les épreuves

13 juin 2021 à 11 11 35 06356

À moins de deux mois des examens nationaux session 2021, les enseignants et les élèves candidats de la zone de Conakry s’activent dans les établissements scolaires pour achever les programmes dans les différentes matières. Dans la commune de Ratoma, les écoles sont à plus de 90% d’exécution des programmes d’enseignement. C’est du moins le constat dressé hier, samedi 12 juin 2021, par un reporter de Guineematin.com qui a fait le tour de quelques écoles de cette grande commune de la capitale guinéenne. Les enseignants, tout comme les élèves, rencontrés disent prêts à affronter sereinement les épreuves des différents examens nationaux. Ils sont très confiants quand aux résultats qui vont en sortirent ; et, ils l’expriment avec une grande assurance.

Makia Camara, candidat au bac, au groupe scolaire Salem

Makia Camara, élève en classe de terminale sciences sociales au groupe scolaire privé « Salem » : « Pratiquement nous sommes vers la fin des programmes, parce que nous sommes à 98% de l’exécution de nos programmes. Dans toutes les matières, il nous reste pratiquement qu’une seule ou deux leçons. C’est seulement en mathématiques que nous sommes un peu en retard. Mais, là aussi, nous comptons finir d’ici la fin de ce mois de juin pour se lancer dans les révisions. Donc, on se prépare sincèrement pour affronter le bac. Comme on nous dit souvent que cette année ne sera pas comme celles antérieures, chaque jour on révise pour conséquemment se préparer. Quant aux photos, nous les avons prises depuis deux mois de cela. Là, aucun problème n’a été signalé. En tout cas, je reste confiante par rapport à mon admission. Parce que chez nous ici, tout le temps il y a des tests pour évaluer notre niveau ». 

Fatoumata Camara, candidate au BEPC au collège 2 Kipé

Fatoumata Camara, élève de la 10ème année au collège 2 Kipé : « Pour le moment tout se passe bien ici. Cette année, les cours n’ont pas été perturbés, les professeurs sont motivés et ils font en sorte que nous soyons bien préparés au BEPC. Le professeur de mathématiques par exemple a fini son programme. Actuellement, on ne fait que traiter les anciens sujets dans cette matière. Les autres ne sont pas loin de la fin des programmes. Nos photos ont été prises ; et, des amis qui ont des problèmes, notre directeur des études 9ème, 10ème s’en est occupé. Je suis sûre que ça va marcher cette année. L’année passée j’ai échoué la même classe, mais cela n’a fait que m’encourager cette année ».

Mohamed Lamine Diallo, candidat à l’examen d’entrée en 7ème année

Mamadou Lamine Diallo, candidat à l’examen d’entrée en 7ème à l’école primaire Kipé 2 : « Les cours se passent bien. Les enseignants viennent tous les jours. Les programmes ne sont pas finis d’abord. La lecture là, on a presque que fini. Je pense que tout va bien se passer. Je suis sûr que j’aurai mon examen cette année ».

Maimouna N’diaye, candidate au bac au Lycée Kipé

Maimouna N’diaye, élève en classe de terminale Sciences Sociales : « Ici, les préparatifs se passent bien. Les programmes sont presque finis, car nous avons beaucoup avancé en français, anglais et philosophie. Les révisions, là nous avons commencé depuis l’ouverture. La compréhension est là et les candidats sont motivés à participer aux cours. Même quand le prof n’est pas là, nous, en tant que candidats soucieux, on échange entre nous sur les parties non comprises. Avec cette allure, nous espérons avoir 98 à 100% au bac cette année ».

Sékou Keita, maître en charge de la 6ème année et directeur adjoint de l’école primaire

Sékou Keïta, maître chargé de la 6ème année et par ailleurs directeur adjoint de l’école primaire de Kipé 2 : « Cette année nous avons 305 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année, repartis en 5 groupes pédagogiques. Dans notre établissement, les préparatifs vont bon train. Parce que les candidats eux-mêmes sont conscients qu’il y a un concours qui les attend au mois d’août ; et, au niveau de l’encadrement aussi, nous en sommes conscients. C’est pourquoi nous avons organisé il y a longtemps les cours du soir. Nous venons les matins de 8 heures à 13 heures et nous reprenons le soir de 15 heures à 17 heures, du lundi au jeudi. Le vendredi, les élèves rentrent avec les devoirs que nous corrigeons ensemble le lendemain. Les Samedis on leur donne, en rentrant, les leçons à réciter et des devoirs à rendre le lundi. À date, nous sommes à 92% de l’évolution des programmes. On espère que d’ici la fin de ce mois les programmes seront complètement achevés. Chez nous ici tous nos candidats ont été photographiés, les centres d’examens sont connus, nous n’attendons que les PV. Comme d’habitude, nous espérons avoir de très bons résultats ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Cas des détenus politiques : l’épouse de Chérif Bah adresse un message aux Guinéens

11 juin 2021 à 15 03 15 06156
Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah et vice-présidente du bureau national des femmes de l’UFDG

Dans une note publiée ce vendredi, 11 juin 2021, Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah (vice-président de l’UFDG), s’est exprimée une nouvelle fois sur la détention de son mari et des autres opposants incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Tout en dénonçant une « parodie de justice » qui n’a que trop duré, l’opposante remercie tous ceux qui ont apporté leur soutien et leur solidarité aux détenus politiques et à leurs familles pendant cette période difficile. Elle demande à tous les Guinéens de formuler des prières en faveur de leur libération.

Guineematin.com vous propose ci-dessous son message :

Cela fait huit mois que mon cher époux et ses compagnons sont privés de leur liberté.

Huit mois qu’ils sont privés de la chaleur de leurs familles.

Huit mois qu’ils subissent des conditions de détention indignes de leur personnalité.

Huit mois qu’ils cohabitent avec les rats, les punaises, les cafards et les moustiques.

Malgré cette flagrante injustice, le peuple de Guinée est fier de la bravoure et de la dignité dont ils ont fait preuve jusqu’à ce jour.

Je profite, par ailleurs de l’occasion, au nom de tous les détenus et de leurs familles, pour remercier le peuple de Guinée pour son soutien et ses encouragements pendant cette période difficile que nous traversons. Nous sommes profondément touchés par le fait que les guinéens ne nous aient pas oublié.

Merci à nos parents, amis et sympathisants. Merci pour le soutien moral, matériel et financier car en effet, ma maison n’a pas désempli depuis le premier jour de leur détention. C’est davantage le cas les week-ends, à tel point que mon mari et moi avons convenu que je n’aille plus lui rendre visite en prison les dimanches et ce afin de pouvoir recevoir l’affluence de monde qui vient nous témoigner leur soutien.

Merci pour les grands paniers de fruits, pour les cartons remplis de tous genre, pour les paroles réconfortantes. En effet, plus précieuses que le diamant le plus pur, car elles me rappellent constamment que « Ton mari est un symbole pour ce pays. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Il est honnête, sincère et a toujours été un rassembleur. Il restera dans les annales de notre histoire comme étant un bâtisseur de cette nation, un homme loyal, sincère et foncièrement honnête. Lui et ses compagnons ne méritent absolument pas ce traitement. »

Je n’oublie pas les guinéens de l’étranger, qui nous n’ont pas arrêté de nous témoigner à travers divers canaux, leur attachement, leur forte compassion et leur sympathie.

Merci pour les cotisations, venant de personnes allant des plus modestes, aux plus nantis, surtout pendant le mois saint du Ramadan. Sachez que c’est grâce à vous que de nombreux détenus ont tout simplement pu jeûner.

Sachez que c’est votre soutien à tous, la conviction de leur innocence, et l’évidence pour tous les guinéens et la communauté internationale, de la grotesque comédie politique dont ils sont les dommages collatéraux, qui leur permet de tenir le coup. Nous savons tous qu’ils ne sont pas à leur place et cette parodie de justice n’a que trop duré. Cela fait huit mois, 212 jours plus précisément que le monde entier attend leur libération. La prison est dure pour tout le monde, mais l’est encore plus pour un innocent.

Néanmoins le sacrifice de leur liberté au profit de la nation, leur a permis de constater avec émotion, l’attachement des guinéens à leurs modestes personnes.
Mon mari m’a dit un jour, « C’est vrai que je souffre d’être en prison, mais je souffre encore plus de savoir que ma détention fait souffrir tant de personnes. Voilà ce qui m’empêche réellement de dormir la nuit ». C’est ça d’être Cherif Bah : incapable d’être la cause de la souffrance d’autrui.

En ce vendredi, jour de rassemblement et de prière sainte, j’en appelle à tous les guinéens ! Au nom de tous les détenus injustement incarcérés, je vous demande de formuler une prière pour leur libération, que celle-ci résonne sur toute l’étendue du territoire !

Hadja Maïmouna Bah Diallo

Épouse du détenu Ibrahima Chérif Bah.

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Condamnation de Foniké Menguè : plusieurs ONG dénoncent le « manque d’indépendance de la justice »

11 juin 2021 à 14 02 47 06476
Oumar Sylla, Foniké Menguè

Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné le 10 juin 2021, lors de son procès en appel, à 3 ans de prison ferme pour « communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ».

Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.

C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.

Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.

La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.

Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.

Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.

Fait le 11 juin

Tournons La Page

Agir ensemble pour les droits humains

ACAT-France

FIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

CRID

CCFD-Terre Solidaire

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Condamnation de Foniké Menguè : « il y a des mains noires qui ont influencé le juge »

11 juin 2021 à 12 12 43 06436
Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le chef de file de l’opposition guinéenne a réagi aux condamnations en appel de Mamadi Condé alias Madic 100 frontière (militant de l’UFDG) et de l’activiste de la société civile Oumar Sylla alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

S’il se réjouit de la réduction de la peine du premier (qui passe de 5 ans à 1 an d’emprisonnement), Elhadj Mamadou Sylla déplore l’alourdissement de la peine du second (qui passe de 11 mois à 3 ans d’emprisonnement). Le président de l’UDG dénonce un deux poids deux mesures dans les décisions de la Cour d’appel de Conakry, estimant qu’il y a des mains noires qui ont influencé le juge Seydou Keïta.

« Je suis content pour Madic 100 frontière, parce que je vois que sa peine a été réduite de 5 ans à 1 an d’emprisonnement. Mais je trouve qu’il y a du deux poids deux poids quand je vois la peine infligée à Foniké Menguè. Je ne sais pas trop ce qui a permis la réduction de la peine de Madic 100 frontière, mais j’ai appris quand même que ses parents (son père et sa mère) sont du RPG (le parti au pouvoir) depuis sa création.

Donc je me dis que ses parents ont dû jouer un rôle pour que sa peine soit réduite. Quant à Foniké Menguè, sa peine a été alourdie certainement parce qu’il n’a pas de parents dans le RPG Arc-en-ciel. Sinon, si le procureur requiert une peine de 2 ans d’emprisonnement, pourquoi le juge va au-delà en ajoutant 1 an là-dessus ? C’est tout simplement parce qu’il y a des mains noires qui sont derrière cette affaire, qui ont influencé le juge (…)

Donc je suis très surpris de cette décision. Je pensais qu’on allait relaxer carrément ces deux jeunes. Ça veut dire qu’il y a deux personnes qui poursuivent : il y a le procureur de la République et il y a un autre qui est caché dans le noir, qui impose des choses au juge », a déclaré Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux Guinéens : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir »

11 juin 2021 à 11 11 44 06446
Sidya Touré, président de l’UFR

La condamnation en appel de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, suscite des réactions au sein de l’opposition guinéenne. Après Cellou Dalein Diallo, c’est au tour de Sidya Touré de se prononcer sur le sujet.

Dans une publication faite sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le président de l’UFR a qualifié la décision de la Cour d’appel de Conakry d’un « simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens », faisant allusion au président Alpha Condé. Il en a profité pour lancer un message de résistance.

La condamnation de Foniké Menguè n’est pas un acte de justice mais le simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens à défaut de les servir. Mais ne dit-on pas : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir », a écrit l’opposant, ajoutant que « La Guinée mérite mieux ».

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : plus de 30.000 participants, 5 lauréats empochent plusieurs millions de francs

11 juin 2021 à 11 11 10 06106

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a pris fin dans la soirée du jeudi 10 juin 2021, à Conakry. Présidée par le parole-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats. Cinq entrepreneurs guinéens ont bénéficié d’un accompagnement financier de plusieurs millions de francs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée sous le thème : « l’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 », la troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée a été ponctuée d’ateliers de panels et de compétitions. A l’issue des travaux, cinq participants ont remporté les prix qui étaient en jeu, empochant des dizaines de millions de francs guinéens. Le prix SADEN-FULBRIGHT, qui s’élève à 5000 dollars, est revenu au projet Hadem de Korka Barry. Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune entrepreneur.

Korka Barry, lauréat

« Le projet Hadem, c’est une plateforme que nous voulons mettre en place qui va permettre de favoriser le covoiturage urbain. Aujourd’hui, si vous avez fait le constat, beaucoup de Guinéens ont des difficultés à se déplacer. Ce qui nous a donc amené à réfléchir à une solution qui va permettre aux propriétaires de voitures qui quittent leurs domiciles et viennent en ville pour travailler de pouvoir collaborer avec les jeunes, afin de covoiturer ensemble. Ça a non seulement un impact économique et sociétal très important, mais aussi ça va faciliter la création d’emplois et ça va permettre aux propriétaires de véhicules de rentabiliser leur trajet. Ce projet va aussi permettre de réduire la pollution. Avec ce prix, je vais renforcer mon équipe d’ingénieurs, parce que nous sommes en train de développer l’application actuellement », a réagi Korka Barry.

Fatoumata Soumah, lauréate

Les quatre autres lauréats, dont les projets ont été jugés innovants, ont empoché chacun un montant de 30 millions de francs. Parmi eux, Fatoumata Soumah qui a remporté le prix de la catégorie féminine, avec son projet Final vision éducative. « Je suis très heureuse et très ravie d’être gagnante de ce concours, ça m’a vraiment touché, je remercie les organisateurs. Notre projet est un projet éducatif qui met en collaboration les parents d’élèves et l’école dans le suivi régulier des activités scolaires et parascolaires. Comme vous le savez, en Guinée, il y a beaucoup d’élèves qui détournent leurs frais de scolarité et après restent derrière la cour de l’école sans que les parents ne soient au courant.

Du coup, nous avons réussi à mettre une solution en place qui est une plateforme numérique qui va mettre les parents d’élèves et l’école en collaboration. Et quand un parent d’élève a cette application dans son téléphone, il va recevoir chaque soir les informations de son enfant pour savoir s’il a été en classe ou pas, s’il a payé les frais de scolarité ou s’il est régulier à l’école. Bref, tout ce qui concerne les activités scolaires de l’élève. Une façon pour nous d’aider le système éducatif guinéen pour que ça puisse avancer d’une autre manière », a déclaré la lauréate.

Ibrahima Camara, lauréat

Dans la catégorie Agrobusiness du prix CBG de l’entreprise de l’année, c’est Ibrahima Camara, président de la Coopérative des Jeunes pour le Développement Agricole de Guinée (COJDAGUI), qui a remporté le prix. Ce dernier est à sa troisième participation au SADEN. « C’est un grand plaisir pour moi de remporter ce prix. Car j’ai été trois fois successives candidat à ce prix, mais c’est seulement cette année que j’ai pu l’emporter. Ce prix représente pour moi le plafond de récompense pour la visibilité des jeunes entrepreneurs en Guinée. La COJDAGUI, notre entreprise, a été créée en 2014 et elle évolue dans l’agro-business dans la chaîne de valeur du riz. Notre objectif, c’est de produire du riz de qualité selon les normes alimentaires pour la consommation de la population guinéenne », a-t-il indiqué.

Les deux autres prix dans les catégories sociale et urbain sont revenus respectivement aux projets Guinée Art Afrique et GESBAT. Présidant la cérémonie de clôture du SADEN 2021, le ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités guinéennes par rapport à la tenue de cette rencontre de deux jours. « Je vais commencer par féliciter et remercier les organisateurs pour cet événement qui a été l’occasion de passer en revue l’ensemble des politiques publiques et des stratégies pour la promotion de l’entreprenariat et l’épanouissement des entrepreneurs guinéens (…)

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Je vous invite donc tous à travailler à un effort de paix, à un effort concorde national pour créer des conditions de la confiance dans notre pays, qui vous offriront à chacun une opportunité de réussir et une chance pour notre pays de devenir grand et prospère. Au nom de son Excellence monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, de son premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, et de l’ensemble du gouvernement, que nous sommes à la tâche pour créer les meilleurs conditions de confiance dans notre pays et les meilleures opportunités pour l’investissement et les investisseurs dans notre pays », a dit Tibou Kamara.

A noter que cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a réuni près de 1000 personnes en présentiel, 30.000 personnes ont suivi la rencontre sur le Web et près de 1000 personnes ont suivi la retransmission des travaux dans les Universités de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, a annoncé Dr Himi Deen Touré, Vice-président du SADEN. La quatrième édition est prévue pour les 9 et 10 mars 2022.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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