Tentative de démolition des maisons à Dar Es Salam : les victimes protestent

23 mai 2019 à 11 11 04 05045

Dans la matinée de ce jeudi, 23 mai 2019, des agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire ont été déployés avec une forte présence des forces de l’ordre pour démolir les habitations de certains citoyens de Dar Es Salam.

Mais, selon deux reporters de Guineematin.com qui sont sur place, il y a actuellement (11 heures) une vive tension avec les populations victimes, massivement sorties pour manifester leur farouche opposition.

Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur les motivations réelles des autorités, notamment du Département de la Ville et de l’Aménagement du Territoire que dirige Ibrahima Kourouma. Alors qu’on a fait des milliers de sans abri récemment à Kaporo Rails, le Gouvernement attend le mois Saint de Ramadan- considéré par les fidèles musulmans comme une période de jeûne, de prière et sacrifice- pour venir chasser des pauvres citoyens de leurs habitations…

En attendant de revenir plus largement sur cette vive tension, Guineematin.com vous propose de suivre le live de ses reporters sur le terrain via notre page Facebook officielle :
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A suivre !

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé sont à Dar Es Salam pour Guineematin.com

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Conakry : des « champions de la paix » échangent sur la prévention et la résolution des conflits

16 mai 2019 à 14 02 59 05595

Dans le cadre de la promotion du dialogue et la concertation dans les communautés, l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH) mène des activités dans 16 quartiers des 5 communes de Conakry. A travers le projet « Asseyons-nous et discutons », cette structure cherche à mobiliser les autorités morales, les femmes et les jeunes autour d’un espace de dialogue communautaire pour régler les différends entre voisins.

Un atelier de capitalisation du volet communautaire du projet s’est ouvert ce jeudi, 16 mai 2019 à la Maison des Jeunes de Ratoma. La démarche vise à faire le point sur les activités réalisées à Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux responsables de quartiers, des imams, des leaders des femmes et des leaders des jeunes prennent part à cet atelier de capitalisation du volet communautaire du projet « Asseyons-nous et discutons ». Cette initiative, financée par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), vise à promouvoir le dialogue et la concertation à travers les mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits.

Ibrahima Diallo

L’atelier de capitalisation vise à faire le point sur les activités réalisées depuis le lancement du projet au mois d’août 2018. Selon Ibrahima Diallo, président de l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH), « après identification des champions de la paix, à savoir les chefs de quartiers, de religieux, des leaders des jeunes, des leaders des femmes, nous sommes passés à la formation et au renforcement des capacités de ses membres sur la prévention et la gestion des conflits. Après cette formation, nous sommes passés à la phase d’installation des champions de la paix dans les différents quartiers identifiés par le projet. Ces champions de la paix ont mené des activités sur le terrain. Nous avons pensé, à cette phase du projet, d’organiser cet atelier de capitalisation des expériences, des actions déjà réalisées sur le terrain pour que les prochaines actions puissent connaitre également un résultat plus honorable que les résultats connus jusqu’à maintenant ».

Pour ce qui est des objectifs du projet, Ibrahima Diallo a fait savoir que c’est une manière de chercher à régler les malentendus dans les quartiers. « Il est essentiel de jeter un regard sur le rétroviseur pour se rendre compte comment nos parents vivaient avant, comment ils parvenaient à résoudre les conflits. Aujourd’hui, si vous remarquez, un simple conflit dans un quartier, qui n’est même pas un délit ou un crime, qui oppose deux voisins, ils vont s’exposer dans les commissariats ou les gendarmeries. Et pourtant, le bon voisinage sous-entend qu’on règle nos problèmes par le dialogue et la concertation », a laissé entendre le président de PDH.

Yamoussa Sylla

Pour sa part, Yamoussa Sylla, ingénieur agronome, responsable du quartier Dabompa Plateau, dans la commune de Matoto, a fait savoir que depuis qu’il est membre des champions de la paix, beaucoup d’activités ont été réalisées dans sa zone. « Nous effectuons beaucoup d’efforts dans la prévention des conflits qui surviennent dans notre quartier. Vous savez, quand il y a des tensions, quand il y a des histoires, les citoyens préfèrent envoyer le problème au commissariat de police ou à la gendarmerie ou même au tribunal. Les gens préfèrent aller vers ces institutions parce qu’ils ont les moyens ou qu’ils y ont quelqu’un qui peut prendre le problème à deux mains. C’est ce qui nous fatigue. Mais quelques fois, on parvient à prendre un problème du commissariat ou de la gendarmerie ou du tribunal même pour venir le régler dans notre quartier, au bureau même. Les tenions se sont apaisées en partie. Je peux vous dire que les gens commencent à comprendre », a dit monsieur Sylla.

Elhadj Aliou Diallo

Même son ce cloche chez Elhadj Aliou Diallo, jeune leader de Koloma, dans la commune de Ratoma, qui salue les actions menées depuis bientôt un an par le projet. Selon lui, les petits problèmes qui opposent les gens dans son quartier ont le plus souvent trouvé solution grâce à l’implication de son équipe.

Il faut rappeler que depuis le lancement de ce projet « 144 leaders d’opinion (jeunes, femmes, religieux et autorités locales), dont 9 par quartier, et 160 pais éducateurs (exclusivement constitués de jeunes), dont 10 par quartier, ont été identifiés et constitués en groupe de champions de la paix ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : des guinéens du Canada offrent 95 millions aux victimes

16 mai 2019 à 10 10 20 05205

Plusieurs associations de guinéens vivant au Canada viennent d’apporter leur soutien aux victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma (Conakry). Elles ont offert un montant de 95 millions de francs guinéens à ces citoyens dont les maisons ont été démolies par le gouvernement. La cérémonie de remise de ce don a eu dans l’après-midi d’hier mercredi, 15 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Thierno Diallo

C’est le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada qui a procédé à la remise officielle de ce don. Elhadj Thierno Diallo a expliqué que ce montant de 95 millions est une contribution de 13 associations de guinéens résidant au Canada. « Ce don a été fait par les associations des ressortissants guinéens vivant au Canada. C’est l’association Pottal qui initié et qui a fait appel aux autres associations. Il y a eu à peu près 13 associations qui se sont réunies pour donner 95 millions de francs guinéens. Et ces associations sont les associations de Mamou, de Mali, de Pita, l’AGAM, l’alliance Boké-Québec, chauffeurs Canada, Mosquée Tawba, la ligue réformiste, Kalgari, Toronto, Edmonton », a-t-il dit.

Elhadj Thierno Diallo a promis aussi les victimes de ce déguerpissement que son association va les accompagner dans leur combat pour leur indemnisation. « Ce que je peux vous assurer, ce que Pottal va vous accompagner. Pottal est avec vous et on va vous accompagner jusqu’au bout. S’il faut amener ce dossier-là à la CEDEAO, n’importe où, nous sommes disposés à vous accompagner pour que vous soyez dédommagés », a promis le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada.

Elhadj Alpha Oumar Diallo

En recevant ce chèque de 95 millions de francs guinéens, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président du collectif des déguerpis, a exprimé la satisfaction des bénéficiaires et remercié les donateurs. « Nous sommes très contents des associations guinéennes du Canada et de toutes les autres associations qui nous ont apporté leur soutien. Si vous voyez que nous avons réuni 700 millions de francs, c’est parce que les gens ont contribué. Donc nous sommes très satisfaits et nous remercions tout le monde sans exception », a-t-il dit.

Le président du collectif des victimes rappelle que ce sont 1204 familles qui ont été déguerpies de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, selon le recensement provisoire. Il promet qu’ils se battront jusqu’à ce qu’ils soient indemnisés conformément à la loi en la matière.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Evolution des cours : le centre Sogué des aveugles et malvoyants est à 95% (direction)

16 mai 2019 à 5 05 11 05115

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a récemment annoncé le report de la date de la fin des cours dans les écoles publiques au 30 juin 2019. Une prolongation liée au retard causé par les trois mois de grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants de Guinée) et qui vise à rattraper le temps perdu. Pour l’heure, encadreurs, enseignants et élèves s’activent sur le terrain pour achever les programmes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la journée de ce mercredi 15 mai 2019, un de nos reporters s’est rendu au centre Sogué des aveugles et malvoyants, situé au quartier Ratoma Dispensaire, dans la commune de Ratoma, où les cours ont connu une grande avancée.

Selon la directrice de l’école, Delphine Sénia Zoumanigui, « nous, nous sommes à 95% du programme puisque nous ici, pendant la grève, on venait travailler. On venait travailler parce qu’on a un bus de ramassage qui partait prendre les enfants chez eux et on venait. Pourquoi ? Parce que nous, notre façon d’enseigner est différente de celle des autres voyants. Donc, il faut être permanemment à l’école une fois que l’ouverture est faite, pour que les enfants puissent assimiler les cours. Notre écriture est très difficile à apprendre. Donc, arrêter subitement, ce n’est pas bon pour les enfants. Donc, c’est pourquoi nous, nous nous sommes concertés en enseignants, on a pris des décisions, on a dit qu’il faut qu’on vienne pour ne pas que les enfants perdent leurs cours, parce que non seulement c’est des enfants qui ne voient pas, mais encore leur apprentissage est trop lent. Donc, on ne peut faire des cours de rattrapage comme chez les autres. Passer toute une journée, on ne peut pas, parce qu’il y a une certaine heure à laquelle on doit arrêter les cours », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, la directrice a fait savoir que son école compte « six (6) groupes pédagogiques, dont une classe d’examen. Nous avons au total cinquante huit (58) élèves pour toutes les classes confondues, dont quatre (4) en 6ème année. Tous les 4 sont des garçons ».

En ce qui concerne les difficultés dont souffre le centre, madame Delphine Sénia Zoumanigui en a révélé les principales, dont : le manque de matériel didactique, l’approvisionnement de la cantine et l’accès à l’eau potable.

« Nous avons des problèmes de matériels didactiques. Vous savez, les matériels didactiques que nous utilisons ne se trouvent pas en Guinée. C’est seulement à l’extérieur qu’on peut les trouver et les enfants qui sont là sont plus petits. Ils peuvent les détruire. C’est pourquoi à tout moment, on a besoin de matériels didactiques. Nous avons aussi des problèmes au niveau de la cantine qui ne fonctionne pas. Nous avons besoin des gens qui vont nous aider à ce que la cantine fonctionne bien. Parce que, le premier élève est pris chez lui dans les bandes de 4h du matin, et le dernier à rentrer, rentre à 19h 30. Donc, ce n’est pas facile de garder les enfants sans leur donner au moins un peu à goûter. Nous avons aussi des problèmes d’eau. Nous n’avons pas d’eau dans l’enceinte du centre. Nous sommes obligés de donner l’argent et aller acheter de l’eau dans les bidons pour les transporter. Et ça, non seulement c’est de l’eau potable pour que les enfants puissent boire, mais aussi trouver de l’eau pour les toilettes. Donc, nous cherchons des gens qui vont nous faire un forage dans l’enceinte du centre », a fait savoir la directrice du centre Sogué.

Il est à rappeler les examens nationaux se dérouleront au courant du mois de juillet prochain, selon des sources basées au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

Mamadou Bhoye Sow pour Guineematin.com

Tel : 622 91 92 25 / 66 91 92 25

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Mois d’avril à Matam : 177 mariages célébrés pour 8 millions 850 mille GNF

14 mai 2019 à 11 11 18 05185
Elhadj Youssouf Keïta, agent chargé de l’état de civil à la commune de Matam

A l’approche du mois saint de Ramadan, l’on assiste à une hausse généralisée du nombre de mariages dans la communauté musulmane. Rien que pour le mois d’avril 2019, ce sont 177 mariages qui ont été célébrés dans la commune de Matam, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la veille du mois de Ramadan de chaque année, c’est à une ruée vers les états civils que nous assistons. De très nombreux couples s’y rendent pour légaliser leur relation.

Selon Elhadj Youssouf Keïta, officier chargé de l’état de civil à la commune de Matam, la commune a enregistré un grand nombre de mariages à l’approche de ce mois saint de Ramadan. « La commune de Matam n’est pas comme les communes de Matoto ou Ratoma. Nous avons une petite commune. Mais, cela nous a permis quand-même cette année, de faire 177 mariages seulement au mois d’avril, avec une valeur estimative de 8 millions 850 mille francs guinéens », a-t-il révélé.

En outre, Elhadj Youssouf Keïta a dit avoir été impressionné par l’âge des mariés ces dernières années. « A l’approche du mois de Ramadan, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de mariages. Ceci s’explique par le simple fait que les 95% de la population guinéenne, pour ne pas dire les 99%, sont de religion musulmane. Ce qui fait qu’à l’orée de ce mois saint, ce qui fait que la jeunesse, ne voulant pas faire la délinquance, préfère se marier. Moi, ce qui m’a marqué depuis deux à trois ans, la jeunesse se marie beaucoup, c’est-à-dire ceux dont la moyenne d’âge varie entre 18 et 20 ans. Alors qu’auparavant, il fallait avoir 25 ans, 30 ans, voire 40 ans pour se marier. Or, en se mariant tôt, on grandit forcement avec ses enfants. En se mariant tard, c’est pour faire des enfants orphelins. Alors, cela m’enchante à plus d’un titre ».

Enfin, Elhadj Youssouf Keïta a dit que les officiers d’état civil rencontrent d’énormes difficultés dans la gestion des mariages. « Quand vous avez par exemple 20 à 30 mariages pour une seule soirée, au-lieu que les mariés viennent à partir de 13 heures, 14 heures ou 15 heures comme ça, ils attendent tous à la même heure, c’est-à-dire à 16 heures, pour être à la mairie. Et, arrivé à la mairie, chacun voudrait être dans la salle. Voyez-vous, ça nous occupe, ça nous crée de sérieux problèmes. Sinon, s’ils respectent l’heure d’enregistrement, nous n’aurions pas de problème et eux-mêmes n’auront pas de problèmes et leur mariage sera très bien célébré », a-t-il fait remarquer.

A noter que les agents de l’Etat civil de Matam travaillent dans des conditions peu confortables. Ils manquent de hauts parleurs et de fauteuils.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manque de courant à Conakry : des jeunes de Dixinn port 2 dans la rue

11 mai 2019 à 17 05 33 05335

Le seul « trophée » du président Alpha Condé disparaît peu à peu en Guinée ! Le problème d’électricité qui semblait être réglé par le régime actuel et qui a coûté des sommes astronomiques aux pauvres caisses de l’Etat refait surface. Et, sa résurgence relance les manifestations spontanées des habitants, notamment de Conakry. Si ce ne sont pas les délestages, ce sont des pannes techniques qui plongent certaines zones de la capitale dans le noir en cette période de chaleur à Conakry.

Dans l’après-midi de ce samedi, 11 mai 2019, certains jeunes de Dixinn Port 2 ont pris d’assaut la rue, brûlé des pneus et bloqué la circulation un bon moment pour exiger la fourniture du courant électrique. Les agents des forces de l’ordre ont finalement négocié avec eux. Après avoir contacté les services d’EDG, ils ont obtenu la levée des barricades, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

« On a manifesté aujourd’hui pour le retour du courant électrique. Depuis trois jours, il y a une coupure au niveau d’une ligne qui se trouve à côté de chez nous. Ce qui fait qu’on n’a pas le courant, malgré de nombreuses demandes qu’on a adressées à EDG (Electricité De Guinée). Jusqu’à présent, ils ne sont pas venus réparer ; et, nous permettre d’avoir le courant. Ce qui fait qu’on a décidé de manifester en barrant la route parce que c’est le seul moyen qu’on a pour nous faire entendre. Vous savez en Guinée, tant que tu ne sors pas pour manifester, on ne prend jamais ta demande en compte. Donc, nous espérons qu’avec cette manifestation, EDG va résoudre notre problème », a expliqué Alhassane Sylla, un des manifestants.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Daouda Sylla, un des leaders des jeunes de Dixinn a dit que « les citoyens de Dixinn se sont soulevés à cause du manque de l’électricité. Nous, notre problème n’est pas lié au délestage habituel ; mais, une panne. Nous avons alerté les agents d’EDG depuis trois jours ; mais, rien n’est fait. Il faut un changement de câble. Ils n’ont pas respecté leurs promesses. Donc, selon ce que j’ai appris, c’est la raison pour laquelle les enfants se sont soulevés et ont brûlé les pneus sur la chaussée. Nous, on est venu tardivement, on a trouvé que les agents de sécurité ont déjà sensibilisé les jeunes. Le Colonel Balla Samoura même était là et il a appelé les agents d’EDG qui ont promis de venir régler la panne dans les meilleurs délais », a-t-il expliqué.

A noter qu’au moment où nous quittions les lieux, la circulation avait repris. Mais, un pick-up de la police était toujours sur les lieux pour agir en cas d’éventuels mouvements.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Travaux Publics : Moustapha Naïté visite plusieurs chantiers de Conakry

10 mai 2019 à 10 10 24 05245

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a visité plusieurs chantiers de réfection des voiries urbaines de Conakry hier, jeudi 09 avril 2019. La démarche vise à constater « le respect des dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontés », a constaté un reporter de Guineematin.com qui a accompagné l’équipe du ministre.

Cette visite des chantiers du ministre des Travaux Publics a commencé par les routes transversales de la T8, T9 et T10, notamment du gigantesque pont en construction au niveau de la transversale T10. De là, Moustapha Naïté s’est rendu au grand marché de Madina, à Matam, puis à Kaloum, où des travaux de bitumage des voiries ont été entamés alors que d’autres en cours de lancement.

David Andréo

Dans son intervention, David Andréo, directeur technique du groupe GUICOPRESS, a donné quelques informations sur le pont en construction au niveau de la T10. Selon lui, « l’intégralité des transversales au niveau de Sonfonia et de Cimenterie a été confiée à la société GUICOPRESS, et surtout de l’ouvrage d’art qui fait 130 mètres de long sur la transversale T10. C’est un bel ouvrage effectivement, un ouvrage à cinq (5) travées, de 22 mètres de travées chacune. Il est vrai que c’est un bel ouvrage ; mais, on se devait quand-même d’avoir une belle uniformisation sur les transversales et c’est pour ça que c’est un ouvrage malheureusement qui ne sera pas à la vue de tout le monde, mais qui néanmoins est significatif de la grandeur de GUICOPRESS, puisque grâce à cet ouvrage, on peut prévoir de beaux ouvrages maintenant dans notre entreprise », a-t-il expliqué.

Salmana Bah

Parlant des travaux en cours à Kaloum, Salmana Bah, chef de projet des travaux de la réhabilitation des voiries au centre ville de Conakry, a dit qu’il s’agit là d’une réhabilitation et que le délai contractuel sera respecté. « Pratiquement, on décaisse la chaussée qui était complètement foutue. On change par une structure qui résiste au trafic. On a tenue compte du trafic du port. Donc, c’est la couche de fondation, 20 centimètres en concasseur, une couche en grave de bitume de 14 centimètres et une de roulement de 7 centimètres… Le niveau d’avancement des travaux est à 30% », a-t-il indiqué.

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a tenu à expliquer que cette visite au niveau des différents chantiers de Conakry « vise exclusivement à voir la situation sur le terrain, afin de comprendre si les entreprises ont respecté les dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontées sur le terrain. A Kaloum, c’est le centre-ville, et plus précisément là où nous sommes maintenant, c’est à proximité du port autonome, tous les gros porteurs empruntent cette voie, les ministères sont dans les mêmes parages. Donc, il était important de s’assurer que le travail est fait, très bien fait, mais surtout rapidement fait pour permettre de libérer la circulation, pour ne pas que cela porte préjudice à l’économie de marché que nous avons avec le port autonome. (…) Nous avons été à Madina aussi. Comme vous le savez, nous avons beaucoup de gros porteurs qui circulent dans la journée, ce qui encore rend la circulation très difficile à Conakry. Nous sommes partie voir comment assurer la mobilité dans Madina, pour permettre justement de refaire non seulement les routes, mais aussi d’assurer l’éclairage public pour permettre à ce que les camions viennent dépoter la nuit, pour permettre à ce que notre réseau routier de Kaloum soit un peu libéré de ces gros porteurs qui circulent au même moment que tous les autres véhicules, les usagers dans la journée. Donc, Madina et les commerçants, la mairie, le syndicat, les associations qui y habitent, les populations riveraines, nous nous sommes rencontrés aujourd’hui pour discuter, pour voir comment on peut améliorer les voiries de Madina, mais aussi faire en sorte que les desiderata tels que présentés par les citoyens, que l’on prenne aussi cela en compte pour qu’un meilleur cadre soit aussi trouvé pour les uns et pour les autres ».

Enfin, sur l’ouvrage qui est actuellement en cours de réalisation à la transversale numéro dix (T10) par la société GUICOPRESS, Moustapha Naïté a dit toute son admiration et sa satisfaction sur la qualité de ce joyau. « C’est un ouvrage de 120 mètres quasiment. C’est très impressionnant. Nous sommes en train de discuter avec l’entreprise, pour voir dans quelle mesure l’ouvrage peut être terminé. Nous avons quand-même des discussions que nous menons avec la mission de contrôle, pour voir qu’est-ce qui peut être améliorer dans la construction de cet ouvrage qui déjà présente une des belles ingénieries que nous pouvons avoir dans notre pays ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Ratoma : au moins 870 mariages célébrés ces derniers mois (Etat civil)

9 mai 2019 à 12 12 38 05385

La période qui précède le mois de Ramadan rime désormais avec une explosion du nombre de mariages célébrés à travers la Guinée. Cette forte affluence est observée dans tous les états civils de des cinq communes de Conakry. C’est le cas à l’Etat Civil de Ratoma où les couples viennent en grand nombre pour légaliser leur relation, a appris Guineematin à travers un de ses reporters.

C’est une forte affluence qui a été observée ces dernières semaines à l’état civil de Ratoma. Des centaines de couples y ont fait un tour pour célébrer leur union devant les officiers d’Etat Civil. Selon nos informations, le nombre de mariages célébrés au cours de cette période continue à s’accroitre année après année.

Interrogé à ce sujet, Aliou Souaré, l’officier d’Etat civil adjoint de Ratoma, a confirmé cette hausse par rapport à l’année passée. « Ce n’est pas cette année 2019 seulement. Puis que nous sommes dans un pays à peu près de 90 % de musulmans, les gens choisissent les mois avant le début du Ramadan pour procéder à la célébration des mariages. Ça, c’est de coutume. C’est ce qui fait qu’on a eu beaucoup d’affluence encore, un peu plus que l’année dernière. Si je prends d’une manière générale, du 1er janvier au 30 avril 2019, nous avons célébré 872 mariages. Cependant pour la même période en 2018, on avait célébré 791 mariages. Soit à peu près 100 mariages de plus que l’année dernière », a-t-il fait savoir.

Ces célébrations ne se passent pas sans difficultés, ajoute monsieur Souaré. « Les difficultés sont de beaucoup d’ordres. Il y a des difficultés d’ordre infrastructurel. Nous, nous avons deux grandes salles de célébration de mariage. Evidemment, toutes les salles ne sont pas affectées à l’Etat Civil, mais il y a l’une des salles de conférence de la mairie qu’on utilise, plus la salle de réception. L’une des difficultés est que les couples ne connaissent pas respecter l’heure. On dit que la date est fixée par le couple, mais l’heure par l’officier d’Etat civil. Nous, nous fixons l’heure en connaissant le nombre que nous allons recevoir. On les repartit dans l’espace-temps de la journée, puisque le plus souvent, les gens fixent la même date. Chacun veut aller se rendre plus beau au niveau des salons de coiffure, les salons sont plus réduits et le temps qu’ils font là-bas est plus grand que le temps qu’on met pour célébrer le mariage. Les gens retardent et viennent le plus souvent au même moment », regrette-t-il.

Outre ces difficultés, monsieur Souaré affirme que des militaires, gendarmes ou policiers viennent souvent jouer aux troubles fêtes en souhaitant être prioritairement servis. Mais, précise-t-il, le respect de l’ordre d’arrivée à l’état civil a toujours été une question de principe.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Veille du Ramadan : 617 mariages célébrés en 5 semaines à Matoto

9 mai 2019 à 10 10 02 05025
Dioubaté Kemoko, chef du service Officier d’Etat civil de Matoto

A l’image des années antérieures, les activités ont été intenses cette année encore à l’Etat civil de Matoto à l’approche du Ramadan. Plus de 600 mariages ont été célébrés dans cette commune pendant les cinq semaines qui ont précédé ce mois saint des musulmans, a appris Guineematin.com auprès des services d’Etat civil.

« Nous avons célébré 617 mariages en cinq (5) semaines pleines. C’est-à-dire du 1er avril au 05 mai 2019. C’est un facteur religieux, vous savez nous sommes dans un pays où les 90% de la population sont des musulmans. Donc, il y a le facteur religieux qui joue sur l’esprit des gens. On dit que le Ramadan est un mois béni, un mois de prospérité. C’est ce qui fait qu’il y a une forte affluence », explique Kémoko Dioubaté, responsable du service d’Etat civil de Matoto.

L’officier d’Etat civil se dit impressionné par ce nombre élevé de mariages célébrés à la veille du Ramadan. Et, il relève une particularité cette année. « La particularité cette année est que ce sont les jeunes qui se marient. Ce sont pour la plupart des jeunes nés en 1994, en 1990 qui se marient actuellement », a-t-il confié.

Face à cet envahissement de l’Etat civil de Matoto, monsieur Dioubaté indique que ses services ont dû prendre des dispositions pour éviter des problèmes. « Ici, c’est la collectivité pure et simple. Nous avons essayé de surmonter les difficultés. Nous avons décentralisé la célébration des mariages parce que quand vous imaginez qu’il y a plus de 60 mariages le même jour, un seul officier ne peut pas célébrer. Donc, nous avons cherché à cadrer, à former les jeunes pour que chaque couple puisse bénéficier de bons conseils le jour de son mariage. Ça nous a permis de d’évacuer rapidement les mariages sans incidents. Ça, c’est au niveau des civils.

Les difficultés, c’est au niveau des militaires, tous corps confondus. Quand le cortège accompagnant les mariés arrive, tout le monde veut rentrer et au même moment. Mais finalement, chaque problème a sa solution. On a décidé que dans la cour, seule la voiture du couple peut rentrer, les autres véhicules attendent dehors. Quand ce n’est pas respecté, je bloque le volet jusqu’à ce que ça soit respecté. On a travaillé ainsi tout au long du mois et tout s’est bien passé à la fin du compte », a-t-il laissé entendre.

A noter qu’on n’a cependant pas pu avoir avec le service d’Etat civil la somme d’argent rapportée par la célébration de ces 617 mariages dans la commune de Matoto.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : l’AEEMG et l’AFRIG sensibilisent sur les avantages et inconvénients des réseaux sociaux

4 mai 2019 à 12 12 35 05355

« Islam et Internet » et « Les Lois du Jeûne du Ramadan », ces deux thèmes étaient au centre d’une conférence-débat organisée par l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Guinée (AEEMG), en collaboration avec l’Association des Femmes pour le Rayonnement de l’Islam en Guinée (AFRIG).

La rencontre s’est tenue le jeudi, 05 mai 2019, à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Elle a regroupé plusieurs femmes et des responsables de structures évoluant dans le cadre de la promotion de l’islam en Guinée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence a été animée par Elhadj Cheick Noury Touré, Imam et Recteur du Centre Islamique de Paris 19ème. Il s’est beaucoup accentué sur l’influence d’internet et des réseaux sociaux sur le monde. Un thème que les organisateurs ont choisi en raison de sa pertinence, selon la présidente de la cellule d’AFRIG, Hadja Bintou Sall.

« Nous avons choisi le thème Internet et Islam parce que nous sommes des mères de famille et avant tout nous sommes des musulmanes. Nous savons ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Si on ne fait pas vraiment attention, nous risquons de perdre nos enfants, ils vont être déroutés. C’est pourquoi nous avons choisi ce thème. Présentement, c’est un fléau en Guinée. C’est pour juste éviter ces dangers », explique Hadja Bintou Sall.

Dans son exposé, le conférencier est revenu largement sur les avantages et les inconvénients des réseaux sociaux, mais aussi sur comment utiliser ces outils de communication. « Il y a ceux qui utilisent les réseaux sociaux comme moyen de faire la publicité pour leur commerce, d’autres les utilisent pour avoir des occasions de faire connaissance avec des gens, même si ces rencontres sont entachées quelques fois de corruptions et de comportements immoraux.

Ça les éloigne de leurs devoirs islamiques et sociaux. Il y a ceux qui les utilisent comme lieu d’échange d’idées et pour avancer des points de vue politiques et sociaux. Ces centres d’intérêts sont devenus une grande préoccupation des gens. Il n’y a pas de doute que l’investissement des gens dans ces réseaux sociaux d’une manière qui n’est pas saine les détourne de la réalité et les éloigne des vraies relations sociales.

Pendant le repas de famille, chacun est concentré sur son téléphone. Les réseaux sociaux éloignent des vraies valeurs et relations sociales. Ce n’est pas pour dire que l’internet est mauvais. C’est une technologie pour tout un chacun, à condition d’utiliser à bon escient », a indiqué Elhadj Cheick Noury Touré.

A l’issue de l’exposé du conférencier et des débats qui ont suivi, Fodé Mohamed Sacko, président du Comité exécutif national de l’AEEMG, s’est félicité des nouvelles connaissances acquises. Il promet que la structure qu’il dirige va multiplier ce genre d’activités pour aider les jeunes à mieux comprendre les réseaux sociaux et à en faire une bonne utilisation.

« J’ai appris beaucoup d’informations que j’ignorais. En ce qui concerne les dangers qui minent vraiment les jeunes et les plus jeunes parce qu’ils sont les plus vulnérables par rapport à la mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux, nous allons nous efforcer à multiplier les informations, nous sommes dans les écoles et dans les Universités. Nous allons passer le message pour que le maximum de gens puisse être informé sur ce sujet important », a promis monsieur Sacko.

Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Affrontement au Palais du peuple : Aboubacar Soumah du SLECG blessé

1 mai 2019 à 13 01 55 05555

L’affrontement qui a opposé des membres des deux camps rivaux de l’USTG, ce mercredi 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry, n’a pas que perturbé la célébration de la journée internationale du travail. Ces accrochages ont entraîné également des blessés dont Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et sécrétaire général adjoint de l’une des branches de l’USTG. Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bouillant leader du syndicat des enseignants a été blessé et conduit dans une clinique de Kaloum.

Ismaël Camara, un membre du SLECG qui a joint notre rédaction au téléphone, explique que c’est à la rentrée du Palais du peuple que Aboubacar Soumah a été attaqué et violenté. « Dès que le général Soumah est arrivé, certains ont dit c’est lui Aboubacar Soumah. Immédiatement, ils se sont attaqués à lui en le rouant de coups. Il a été blessé au bras et à la tête. Quelqu’un voulait même le poignarder, mais heureusement qu’il a été sauvé de justesse », explique l’enseignant.

Juste après cet incident, les membres du SLECG ont pris leur leader pour le conduire dans une clinique de Kaloum, dont ils préfèrent taire le nom pour des raisons de sécurité. Aboubacar Soumah a reçu des premiers soins et sa vie n’est pas en danger, expliquent ses proches.

« Il va mieux, son état s’améliore. Il faut savoir qu’ils (l’USTG version Abdoulaye Camara, ndlr) ont envoyé des loubards, des gens drogués pour l’attaquer. Un cadre ou en tout un homme réfléchi ne peut pas faire ça. Mais, on va d’abord prendre du recul.

Après, on va se retrouver à partir de demain avec toutes les centrales syndicales qui sont autour de nous, on va analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions à prendre », a indiqué Abdoulaye Sow, le secrétaire général de cette branche de l’USTG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Préparatifs du Ramadan : les vendeurs se plaignent de la faible affluence

1 mai 2019 à 10 10 26 05265

A moins d’une semaine du début du Ramadan, l’engouement ne se fait pas ressentir au marché de Madina, le plus grand marché du pays, situé à Conakry. Habituellement, l’approche de ce mois saint des musulmans est une aubaine pour les vendeurs des denrées les plus consommées pendant le Ramadan. Mais, cette année, les commerçants interrogés par un reporter de Guineematin.com, relèvent une faible affluence des clients.

« Cette année, il n’y a pas eu d’affluence par rapport à l’année précédente. Avant, à l’approche du Ramadan, les gens venaient acheter un sac, deux sacs de riz ou de sucre. Certains achetaient pour eux et d’autres pour envoyer à leurs parents qui sont au village. Mais cette fois-ci, on n’a pas encore vu les clients », témoigne Ciré Barry, vendeur de riz, de sucre et farine, au marché de Madina.

Comme ce dernier, tous les commerçants que nous avons interrogés parlent de la faible affluence des clients à la veille du Ramadan. C’est le cas de Aïssatou Diallo, vendeuse de maïs et de fonio, deux autres denrées de grande consommation pendant ce mois de jeûne des musulmans. « A l’heure actuelle, la clientèle n’est pas comme d’habitude. Avant, à quelques jours du Ramadan, on a avait beaucoup de clients, il y avait vraiment de l’engouement à l’approche du mois saint. Mais cette année, c’est tout le contraire », a-t-elle dit.

Et, Mamadou Djan Bah, un autre commerçant, de renchérir : « ça ne marche pas actuellement par rapport aux années passées. Habituellement, les 10 derniers jours avant le début du mois de Ramadan, il y avait beaucoup mouvement, on avait assez de clients. Mais actuellement, on peut passer toute la journée en train de dormir ici parce que ça ne marche. On n’a pas l’impression qu’on est à la veille du mois de Ramadan ».

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette faible affluence des clients ? Aïssatou Diallo pense que c’est la raison, c’est la hausse des prix. « Les marchandises sont chers et les prix ne font qu’augmenter. Quand les prix augmentent, les clients se font rares. Par exemple, le kilogramme de maïs qui coûtait 5000 GNF, coûte aujourd’hui 7000 GNF, le fonio était à 8000 GNF le kilo, mais aujourd’hui c’est à 12 000 GNF. Je pense que c’est cela qui fait qu’on n’a pas beaucoup de clients », a dit cette vendeuse qui rejette toute responsabilité dans cette hausse des prix.

Mais, Ciré Barry, lui, indique qu’il n’y a pas eu augmentation des prix des denrées importées à l’exception du riz. Et pour ce qui est de la hausse du prix du riz aussi, il a une explication. « Les gens se plaignent de la cherté des prix. Mais, il faut savoir que les prix du sucre et de la farine n’ont pas connu de hausse cette fois. Le sac de sucre est toujours vendu à 295 000 GNF et celui de la farine à 230 000 GNF. Seul le prix du riz qui a connu une petite augmentation, passant de 255 000 GNF à 265 000 GNF au marché de Madina.

Et, cette augmentation est due au taux de change. Vous savez que c’est le dollar qui est la monnaie utilisée sur le marché international. Les 100 dollars s’échangeaient contre 940 000 GNF, mais aujourd’hui c’est à 963 000 GNF. C’est cette augmentation de la valeur du dollar par rapport au franc guinéen qui explique donc la hausse du prix du riz importé », soutient ce commerçant.

A noter que le mois du Ramadan débute, selon le calendrier, le lundi 06 mai prochain.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : un élève tué dans un accident de circulation à Dixinn

27 avril 2019 à 12 12 04 04044

Un accident de la circulation s’est produit tôt ce samedi, 27 avril 2019, à Dixinn, dans la commune du même nom. Un jeune lycéen, répondant au nom de Lancinet Kourouma, qui conduisait une moto, s’est heurté à un taxi avant de se faire tuer par un camion, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Élève en classe de Terminale au lycée 1er mars de Matam, Lancinet Kourouma se rendait à l’école, lorsqu’il a trouvé la mort dans un accident de la circulation, survenu au niveau de la FONDIS, à Dixinn. Le jeune homme qui conduisait une moto, s’est cogné à l’arrière d’un taxi qui était devant lui. Après le choc, il est tombé sur le goudron. Aussitôt, un camion roulant à vive allure, est venu marcher sur lui. Le véhicule a même traîné son corps sur plusieurs mètres avant de s’arrêter.

Selon Alpha Baldé, un témoin de la scène, « le motard filait quand il a cogné un taxi, celui-ci ne s’est pas arrêté. Mais, le jeune est tombé. Entretemps, le camion qui est là était de passage. Il a marché sur lui et l’a traîné jusqu’ici avant de pouvoir s’arrêter. Nous sommes venus à son secours, mais c’était trop tard. Le sang sortait de sa bouche et ses narines. Il est décédé ».

Interrogé par notre reporter, le conducteur du camion appartenant au Service Public de Transport des Déchets (SPTD), a dit ne rien savoir de ce qui s’est passé. Il soutient avoir juste entendu des cris avant de chercher à s’arrêter.

Les témoins de la scène ont utilisé le téléphone portable de la victime pour contacter son grand frère. Ce dernier est venu identifier le corps comme étant celui de son jeune frère. Très ému, il n’a pas pu s’exprimer devant le micro de notre reporter.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Mauvais état des routes : le calvaire des commerçants et des citoyens de Madina Dispensaire

23 avril 2019 à 9 09 44 04444

A Conakry, plusieurs commerçants grossistes assurent avoir vu leurs chiffres d’affaires chuter ces derniers temps, en raison du mauvais état de certaines routes à l’intérieur du marché de Madina. C’est notamment ceux qui occupent la zone appelée Madina Dispensaire. Ces opérateurs économiques qui se sont confié à un reporter de Guineematin.com, déplorent cette situation et interpellent l’Etat sur la question.

Almamy Touré

Parmi ces commerçants, Almamy Touré, porte-parole de l’association des commerçants de Madina, le plus grand marché de Guinée. Rencontré dans sa boutique, il explique l’impact négatif du mauvais état des routes sur l’activité des commerçants. « Ce qui est de l’état des routes de Madina, surtout Madina Dispensaire, les routes sont très dégradées. Nous sommes dans cet état depuis longtemps. On avait beaucoup d’espoir à la venue d’Alpha Condé.

Mais depuis 2010, on ne fait que mener des démarches pour que nos routes soient bitumées, en vain. Nous n’avons pas eu de suite favorable. Les routes sont dégradées de telle sorte que nous avons des problèmes à acheminer nos marchandises à destination. Il y a des remorques qui tombent chaque jour. Ce qui cause des dégâts matériels très importants », témoigne ce commerçant.

Il ajoute qu’en plus de ces pertes subies par les commerçants suite aux accidents causés par le mauvais état des routes, d’autres problèmes sont enregistrés sur le terrain. « La semaine passée, les populations du quartier se sont mobilisées pour ériger des barricades, pour dire qu’il n’y aura pas d’activité à Madina tant que l’État ou les commerçants ne réparent pas les routes. Le lundi passé, nous avons alerté l’administrateur du marché de ce qui se passe. Les populations et nous, avons les mêmes difficultés.

Vraiment, on demande à l’Etat de nous venir en aide, pour que tout ce qu’on a eu comme espoir depuis 2010 qui n’a pas été réalisé, soit enfin réalisé. Surtout quand on sait l’importance des routes de Madina, qui est le poumon de l’économie, s’il faut dire, de la Guinée. Si les activités sont ralenties à cause des routes, ce n’est vraiment pas bien », a-t-il dit.

Ousmane Baïla Barry

Face à la situation actuelle des routes dans ce marché, Ousmane Baïla Barry, commerçant, se demandent bien à quoi servent les taxes qu’il paye. « Le gouvernement nous fatigue beaucoup. On a beaucoup soufferts. Ils se présentent ici chaque fois pour le paiement des taxes, que ce soit l’insalubrité, le courant et autres taxes que nous payons. Nous payons tout cela. Mais, nous ne savons pas à quoi ça sert. Souvent, il y a des cas d’accidents ici, mais difficilement nous arrivons à faire évacuer les blessés dans les postes de santé. Tout cela parce qu’il n’y a pas de routes, il y a les bouchons, les camions sont en panne un peu partout à cause du mauvais état de la route. C’est dommage !».

Ismael Camara

Chez les riverains du marché également, ce sont les mêmes plaintes qui se font entendre. Ismaël Camara, habitant de Madina Dispensaire, est l’un des jeunes qui ont manifesté dans la zone la semaine dernière. Il déplore le nombre élevé d’accidents dans cette partie de Conakry et menace, si rien n’est fait, de reprendre prochainement la rue, lui et ses amis. « Le problème est que nous sommes en train d’enregistrer ici beaucoup d’accidents. Il y a des camions qui tombent, des conteneurs ainsi de suite. Nous avons perdu plus de 7 motos ici, les conteneurs tombent sur nos motos.

Bientôt la saison pluvieuse, nous n’avons pas de caniveaux ici. Quand il pleut, les ordures quittent le marché pour aller se loger dans nos concessions. C’est pourquoi, nous avons décidé de barricader la route afin d’alerter le gouvernement pour qu’il vienne réparer nos routes. Si toutefois, d’ici la fin de ce mois, on ne voit rien de la part de l’État, nous allons encore barricader la route et demander aux commerçants de fermer les boutiques. Nous allons tout fermer », a prévenu le jeune homme.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Religion : l’association Ahlul Bayt inaugure une mosquée de plus de 1 000 places à la Cimenterie

22 avril 2019 à 9 09 31 04314

Après plusieurs années de travaux, sous l’égide de l’association « Ahlul Bayt », la grande mosquée « Almoustapha » sise à la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka, a été inaugurée hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie inaugurale a mobilisé plusieurs personnalités du monde politique et des religieux de notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Hafiziou Diallo,

Selon le président de l’association « Ahlul Bayt », Dr Mohamed Hafiziou Diallo, cette mosquée accueille 1000 fidèles au rez-de-chaussée et 400 autres à l’étage. Elle possède 4 bureaux dont : le vestibule des imams, une bibliothèque, deux pièces servant de bureau et secrétariat à l’association. Au rez-de-chaussée et à l’avant-garde de la mosquée, on dénombre une salle de lecture-mémorisation du saint coran, un magasin, une petite pièce et une toilette. En plus, la mosquée Almoustapha compte également des dépendances dont : un forage pour la fourniture d’eau potable, 9 toilettes et salles de bain pour hommes et femmes, des postes d’ablution, une vaste cour, un garage pour les véhicules et un centre de santé.

D’après Dr Mohamed Hafiziou Diallo, les travaux ont coûté environ quatre milliards six cent cinquante-huit millions deux cent sept mille francs guinéens (4.658.207.000 GNF). Et, la construction de cette mosquée répond à l’appel du saint coran dans sa sourate « Attawba » (le repentir), verset 18, citation : « Ne construiront les mosquées de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au jour du jugement dernier, observent la prière, donnent l’aumône et ne craignent que Dieu. Peut-être, ceux-là seront-ils du nombre des bien guidés ».

Montrant le caractère unitaire et commun de l’édifice, le président de l’association «Ahlul Bayt » a précisé que c’est une mosquée appartenant aux musulmans de tout bord. « Je voudrais signaler et de façon solennelle que cette mosquée n’est ni une mosquée de secte, ni celle d’une ethnie, encore moins celle d’une région. Tous les musulmans, sans aucune distinction y sont les bienvenus », a-t-il dit.

Dr Mohamed Hafiziou Diallo a, par ailleurs, remercié toutes les autorités religieuses et politiques de notre pays ainsi que le Président de la République, Alpha Condé et l’ensemble des donateurs, notamment l’université Almoustapha internationale, la communauté libanaise de Guinée, l’ambassade de la République Islamique d’Iran en Guinée et les nombreux autres donateurs anonymes.

SE. Seyid Hamid Reza Vahid Kiani

Egalement présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani s’est réjoui d’être dans un pays où il y a l’unité entre toutes les écoles islamiques. « Nous espérons et nous souhaitons que cette maison de Dieu soit un centre de l’unité, un centre qui respecte le livre coranique qui nous appelle à tenir la corde de Dieu sans division, ni distinction. L’unité est la condition sine qua non pour la sécurité dans un pays. Je suis très heureux de participer à l’inauguration d’un centre de l’unité. Cette maison de Dieu doit être le rempart de tous les opprimés, être au service de tous les musulmans, de tous les pauvres et de tous les opprimés », a souhaité le diplomate iranien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : le collectif des victimes dément le CROSCC et met en garde !

20 avril 2019 à 12 12 46 04464

Les victimes du déguerpissement effectué récemment par le gouvernement guinéen à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, viennent de réagir à la démarche du CROSCC visant, dit-on, à les soutenir. En effet, le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry a adressé récemment un mémorandum relatif à ce déguerpissement au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Le Collectif des déguerpis désapprouve la démarche de cette organisation de la société civile, dément ses chiffres et met en garde contre une récupération de leur situation pour d’autres fins. Les victimes se sont exprimées sur la question à travers une déclaration lue devant les médias, ce samedi 20 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des déguerpis.

Collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse a appris le dépôt d’un mémorandum au ministère de l’unité nationale par des acteurs de la société civile. Le document concerne les problèmes des domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-Rails et Kipé 2.

Le collectif a bien reçu une lettre le 8 avril 2019 l’invitant à participer à la cérémonie de remise dudit document prévue pour le jeudi 11 avril au ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté. Après consultation, le bureau a décidé de ne pas s’associer à cette démarche dont il ignore les tenants et les aboutissants.

Par voie de presse, le soir même de la rencontre nous avons appris que des soi-disant membres de notre structure ont été présentés dans la salle. Nous dénonçons cette manière de faire.  

Plus grave, à la page 5 du document, il est dit dans la méthodologie de travail qu’une équipe (d’enquêteurs) a été déployée auprès des déguerpis. Nous insistons sur le fait que les victimes n’ont été associées ni de près ni de loin à ce travail.

En outre, les chiffres fournis ne sont plus d’actualité. Bref, ils sont caducs, ce qui démontre que les rédacteurs du mémorandum n’ont pas travaillé avec les personnes concernées.

Par ailleurs, dans les recommandations,  le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, soutenu par le Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne, exhorte le gouvernement à trouver de la nourriture et des centres d’accueil aux victimes avant le ramadan.

Nous voulons rappeler ici que nous ne voulons ni de centres d’accueil encore moins de nourritures venant d’un gouvernement qui a bafoué notre dignité tout simplement parce qu’il se sent fort.  Nous exigeons l’application des textes de lois de notre pays, c’est-à-dire le rétablissement des victimes dans leurs droits.

Au ministre de l’unité nationale qui s’engage à accompagner les victimes pour la procédure judicaire, nous lui demandons auprès de quelle juridiction du moment que l’Etat a coché les bâtiments le 22 février 2019 avant même la délibération du tribunal de Dixinn le 1er mars. Pire, la casse de Kipé 2 a eu lieu alors que les occupants avaient déjà interjeté appel de ce jugement. Certaines maisons ont été cochées à 10h et la casse a commencé à 10h30 en présence de plusieurs médias.

A la société civile et à l’ensemble des autres acteurs, nous rappelons que nous sommes ouverts à toute bonne collaboration mais nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui veulent se servir des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse pour  réaliser leurs affaires.

Nos maisons ont certes été détruites par la machine de la haine, mais nos cœurs et nos esprits restent encore intacts et nous mènerons le combat jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits! Je vous remercie !

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CFP Donka : « nous utilisons des machines commandées au temps de Sékou Touré »

16 avril 2019 à 6 06 20 04204

Vieux de près d’un demi-siècle, le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Donka, dans la commune de Dixinn, continue à évoluer avec des machines plus que jamais dépassées. Certaines d’entre elles datent de la période de la Révolution, le régime de Sékou Touré. A ce manque criard de matériels, s’ajoutent d’autres difficultés d’ordre pédagogique et financier.

Pour évoquer ces difficultés, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu hier vendredi, 12 avril 2019, avec Elhadj Alghassimou Diallo, chef d’atelier de la section Menuiserie dudit CFP. Notre interlocuteur a saisi l’occasion pour énumérer une panoplie de tares qui minent ce centre, créé dans les années 1970.

Guineematin.com : faites-nous un bref rappel historique de la création du Centre de Formation Professionnelle de Donka.

Elhadj Alghassimou Diallo : avant ce centre, c’était le collège et le lycée technique qui étaient ici. Ce n’était pas un centre de formation professionnelle. C’est en 1975 qu’on a supprimé le collège et le lycée technique. On les a transformés en Institut Polytechnique Secondaire(IPS). De 1975 jusqu’en 1984, nous avons fonctionné comme Institut Polytechnique Secondaire.

A la prise du pouvoir par l’armée, les programmes de formation ont été modifiés et les noms aussi ont changé. De l’Institut Polytechnique Secondaire, nous sommes revenus au Centre de Formation Professionnelle (CFP). Et depuis ce temps jusqu’à nos jours, c’est ce centre qui fonctionne.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez aujourd’hui ?

Elhadj Alghassimou Diallo : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas particulières au CFP Donka. C’est des difficultés générales pour tous les centres de formation professionnelle. Ces difficultés peuvent être d’ordre pédagogique, de formation et de financement.

Ces difficultés commencent, s’il faut le dire, du recrutement de nos enfants. On nous envoie des enfants qui ne sont plus à l’école. Celui qui ne réussi pas son entré en 7ème année, celui qui ne réussi pas son brevet ou son baccalauréat, ou les enfants qui ont abandonné les études depuis longtemps et que la famille veut qu’ils fassent quelque chose, on les envoie au CFP.

En général, ces enfants n’ont pas de niveau. Et si l’enfant n’a pas de formation académique qui s’adapte au programme, tu vas beau lui expliquer, il comprendra difficilement.

La deuxième difficulté est d’ordre pédagogique, propre à nous professeurs de l’enseignement technique. Au niveau de l’enseignement technique, le corps professoral vieilli. Les techniciens d’avant, qu’on avait engagés dans la formation professionnelle, qu’on a formés pédagogiquement pour enseigner à l’enseignement technique, ce groupe vieilli. Et, on n’a pas cherché la relève.

Maintenant, la relève qu’on est en train de chercher, leur niveau académique est très faible, à plus forte raison la formation pratique. Parce que, pour un enseignant technique, il faut avoir une formation académique, pratique et pédagogique. Si ces trois formations ne se complètent pas, tu ne donneras pas une formation adéquate.

La troisième difficulté est d’ordre financier. Je peux dire que c’est un cas général pour tous les centres. L’enseignement technique coûte cher. Puisque nous avons la formation théorique et la formation pratique, la formation théorique n’a pas un coût. Mais, la formation pratique a toujours des coûts, puisqu’il faut payer du matériel, il faut payer de l’outillage, etc.

Le financement pour les travaux pratiques, pour permettre aux élèves de pratiquer, fait défaut. On ne peut pas dire qu’il n’existe pas, mais il est très faible. Le budget que le département alloue à ces centres de formation est très faible. Ça ne permet pas aux gérants des centres de formation de pouvoir satisfaire les besoins de chaque section en matière de formation pratique.

Guineematin.com : est-ce que les machines que vous utilisez répondent à vos besoins actuels ou bien c’est des machines obsolètes que vous utilisez ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous utilisons les machines du premier régime ici à Donka. Les machines que nous utilisons ici, ont été commandées au temps de Sékou Touré. Ce sont ces machines que nous utilisons jusqu’à présent. Donc, je ne peux pas vous dire combien de fois elles sont vieilles. Elles sont fatiguées. Tout le régime de Lansana Conté, elles n’ont pas été renouvelées.

Et Alpha Condé est venu, mais jusqu’à présent, ça n’a pas été renouvelé. C’est avec ces machines que nous nous débrouillons. Il y a eu tellement de modifications, pour que les machines puissent fonctionner, certaines n’ont plus leurs pièces d’origine.

Guineematin.com : quel message avez-vous alors à lancer à l’endroit du département de l’enseignement technique ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous leur demandons de revoir les programmes de formation. Les programmes de formation que nous avons actuellement datent de très longtemps et la science évolue. Nous leur demandons de financer la formation. La formation technique, si elle est bien gérée, en 5 ans, elle peut s’autogérer à 80%. Donc, c’est de chercher à réorganiser et à financer l’enseignement technique.

Propos recueillis Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Insalubrité à Conakry : quand la mosquée « Turque » cohabite avec une montagne d’ordures

12 avril 2019 à 8 08 56 04564

La mosquée Sultan Ottoman Abdoul Hamid II, construite par les Turcs, à quelques pas du rond-point de Bambéto, dans la commune de Ratoma, cohabite avec une montagne d’ordures, au grand dam des fidèles et riverains des lieux. En plus de l’odeur nauséabonde qui caractérise les lieux, une fumée nocive se dégage là de jour comme de nuit, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La mosquée dont il s’agit, construite par les Turc, est d’une capacité d’accueil est de 7 000 places. A côté de maison de Dieu, se trouve placée une montagne d’ordures qui dégage de la fumée à tout moment. Les fidèles musulmans et autres riverains du dépotoir sont plus que jamais exposés.

Lamine Camara

Mohamed Lamine Camara, mécanicien de son état, cohabite pratiquement avec les ordures. Pour lui, voir ces ordures et la fumée à côté de cette grande mosquée est une honte pour la Guinée. « Si Dieu a fait qu’une telle mosquée est construite ici par le concours du gouvernement, alors on devrait tout faire pour assainir ses alentours. Ces ordures ne devraient pas rester ici, c’est une honte pour la Guinée. Les fidèles musulmans qui fréquentent cette mosquée ainsi que nous qui travaillons à côté de ces ordures, nous souffrons énormément. Cette fumée que voyez-là, dans laquelle nous sommes, elle nous tue petit à petit. La journée tout comme la nuit, nous sommes envahis par cette fumée. Ça nous rend malades. Mais nous, nous sommes des travailleurs. Nous, nous pouvons quitter mais la mosquée non. Les fidèles viendront toujours s’acquitter de leurs devoirs et même si c’est à cause de ça, les ordures là doivent quitter ici. L’islam c’est la propreté. La santé, c’est la propreté. Donc, nous prions le gouvernement de nous aider afin que ces ordures là soient enlevées ici », plaide le garagiste.

Par ailleurs, Mohamed Lamine Camara a fait savoir que ce dépotoir d’ordures provoque des disputes entre les citoyens. « Sans parler du problème de fumée et de la mauvaise odeur qui se dégagent de ces ordures, des gens viennent se bagarrer chaque jour ici. Beaucoup vivent dans cette fumée. Il y a de groupes de gens qui se bagarrent chaque jour ici. L’un cherche des caoutchoucs, l’autre de la ferraille. Le premier groupe ne trouve à manger que quand il ramasse les caoutchoucs. Il ne veut pas qu’on brûle les ordures. Le deuxième gagne sa vie en ramassant la ferraille. Il veut toujours que les ordures soient brûlées. Donc ce sont les deux groupes qui sont là. Et, nous, c’est la fumée nous avons la fumée et la mauvaise odeur », déplore le mécanicien.

Une vendeuse d’habits, également riveraine des lieux, a évoqué les difficultés qu’elle éprouve en ce moment. « Vraiment, nous souffrons énormément ici. Nous avons des difficultés de respirer ici. Pendant toute la journée, nous sommes dans cette fumée qui nous donne des maladies et salit nos habits. Nous demandons à tout le monde de nous aider à enlever ces ordures ici parce que même l’argent qu’on gagne avec nos habits là ne suffit pas pour soigner les maladies qu’on contracte avec la fumée là », a lancé la jeune vendeuse.

Ramadan Barry

Même son de cloche chez Ramadan Barry dont la boutique se trouve non loin des ordures. « Je suis très content de vous voir ici puisque nous, on ne sait plus quoi faire maintenant pour ces ordures là. La fumée est trop. Moi-même, je suis allé voir les conseillers de cette mosquée à propos de cette fumée. Ils m’ont dit qu’ils ont écrit au gouverneur, mais ce dernier leur a dit que la poubelle n’a de la place qu’ici pour le moment. Donc, nous prions Dieu qu’il nous aide afin que ces ordures soient enlevées d’ici… On a de la peine à respirer ici, même si on rentre à la maison. C’est vraiment très difficile », se lamente le vendeur de friperie.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Manifestations d’élèves à Kaloum : « des groupuscules manipulés » (DCE)

10 avril 2019 à 17 05 16 04164

Comme annoncé précédemment, plusieurs élèves ont manifesté ce matin dans les rues de Kaloum, à l’occasion de la première journée de la grève générale et illimitée entamée ce mercredi, 10 avril 2019, par le SLECG. Les élèves disaient protester contre l’absence de leurs professeurs en classes, mais le DCE de cette commune estime qu’il s’agit de personnes manipulées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui l’a rencontré.

La première journée de cette nouvelle grève appelée par le SLECG a fait ses effets palpables dans la commune de Kaloum. Plusieurs élèves, venus du collège Château d’Eau et des lycées 28 septembre et 02 octobre sont sortis protester contre l’absence de leurs professeurs en classes. Ils ont érigé des barricades à certains endroits du centre administratif et des affaires du pays, perturbant la circulation. Les forces de l’ordre ont dû s’employer pour dégager les lieux et libérer la circulation.

« Nous sommes sortis manifester pour réclamer nos droits parce que nous avons droit à l’éducation. Ce matin, on est venu rester jusqu’à 9 heures, les professeurs ont refusé catégoriquement d’entrer dans les salles de classes. Ils sont venus mais ils ont refusé d’entrer. Ils étaient dans la cour. Donc nous aussi, on est sorti pour réclamer notre droit parce que nous avons le droit à l’éducation », explique un des élèves manifestants.

Cet autre élève regrette l’attitude des forces de l’ordre à leur égard : « aujourd’hui, ça s’est mal passé, nous sommes très déçus parce que vouloir réclamer son droit et subir la violence, c’est quelque chose de très regrettable. On a voulu manifester mais des personnes qui manquent de civisme nous ont lancés du gaz lacrymogène. C’est très dommage », a-t-il dit.

Aboubacar Touré

Aboubacar Touré, le censeur du lycée 28 septembre, déplore aussi cette manifestation des élèves. Il indique que la plupart des professeurs programmés avaient pourtant répondu présent à son école ce matin. « Les professeurs ont répondu à l’appel et même certains élèves. Les enseignants, sur les 15 programmés, il y a eu 13 qui ont répondu à l’appel. En ce qui concerne l’encadrement, sur les 15 programmés, 15 ont répondu à l’appel.

Mais quelques temps après, les élèves sont venus du collège Château d’Eau pour attaquer nos élèves. C’est pourquoi, les élèves du collège sont sortis massivement dans la rue. Vous avez vu dans la cour, ils ont jeté suffisamment de cailloux dans la cour », a dit ce responsable éducatif.

De son côté, le Directeur Communal de l’Education (DCE) de Kaloum fustige une manipulation. Pour Ibrahima Yattara, cette grève ne concerne même pas le ministère de l’Education Nationale, mais plutôt celui de l’Enseignement Supérieur.

Ibrahima Yattara

« Cette grève du SLECG ne doit pas concerner le MENA (Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation) parce que tous les points du protocole d’accord ont été respectés par notre ministre. C’est un problème qui se trouvait entre eux et le ministère de l’Enseignement Supérieur et qui était au point même d’être résolu. On doit avoir des syndicats responsables. Il faut qu’on se débarrasse des revendications intempestives, des revendications non structurées, des revendications spontanées, et que les parents d’élèves assument leurs responsabilités. Nous, on ne veut même parler de ce problème de grève. Notre souci, c’est le rattrapage. Comment évaluer les élèves, comment préparer les candidats pour les examens futurs. Et, ça doit être le souci partagé de tous les parents d’élèves. La grève-là ne concerne nullement le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. C’est des groupuscules qui sont manipulés par des groupes, qui seront découverts très bientôt, qui ont pris l’habitude de venir perturber la quiétude dans nos établissements scolaires. C’est ce constat amer que nous avons eu ce matin », a-t-il confié.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Grève des enseignants : les cours boycottés au lycée-collège Donka

10 avril 2019 à 14 02 06 04064

La nouvelle grève générale et illimitée déclenchée ce mercredi, 10 avril 2019 par le SLECG, a été bien suivie par les enseignants du lycée-collège Donka. Tous, ont boudé les classes, laissant les élèves entre désolation et colère, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les élèves sont venus massivement à l’école. Ils ont rejoint leurs classes, mais n’ont pas vu leurs enseignants. Des enseignants qui ont boycotté les cours, pour respecter le mot d’ordre de leur syndicat. Et, cette situation inquiète les élèves, à l’image de Mamoudou Kourouma, candidat au BEPC. « Nous devions avoir trois professeurs mais personne n’est venu. On a appris qu’ils sont en grève. Nous sommes tellement désespérés que nous n’avons même plus le courage de continuer. Il faut que le gouvernement nous soutienne pour qu’on puisse affronter le Brevet », lance le jeune homme.

Même sons de cloche chez Mamadou Lamarana Barry, élève en classe de terminale sciences sociales : « nous devons faire le Bac cette année, et les enseignants sont en grève parce que le gouvernement n’a pas respecté les accords avec le SLECG. On est frustré, on doit préparer notre avenir mais les enseignants sont partis en grève. Cela nous met très en colère. Il faut que le gouvernement et le SLECG prennent leurs dispositions pour qu’on reprenne les cours. Sinon, ce n’est pas bon pour nous parce que c’est notre avenir qu’ils sont en train de bafouer ».

Contactée par notre reporter, la direction du lycée Donka n’a pas souhaité se prononcer sur cette nouvelle crise qui frappe le secteur éducatif guinéen. Quant aux responsables du collège, ils étaient aux abonnés absents.

A noter qu’aucun mouvement d’élèves n’a été signalé dans cet établissement ce mercredi. Mais, des agents des forces de l’ordre sont postés à quelques mètres de là pour parer à toute éventualité.

Salimatou Diallo pour Guinéematin.com
Tél: 224623532504

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