Conakry : le journaliste Tamba Zacharie Millimouno victime d’attaque armée

19 septembre 2019 à 12 12 25 09259
Tamba Zacharie Millomono

Des individus armés ont attaqué le domicile de Tamba Zacharie Millimouno, l’un des animateurs de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace Guinée. L’attaque a eu lieu dans la nuit d’hier à ce jeudi, 19 septembre 2019, au quartier Entag dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à 2 heures qu’un groupe d’hommes armés a fait irruption au domicile du journaliste. Les assaillants, non identifiés, ont ouvert le feu tuant son chien. Ils ont emporté également deux motos qui étaient sur les lieux. Tamba Zacharie, lui, s’est en sorti indemne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement pour le compte du ministère de l’environnement : le concours reporté

19 septembre 2019 à 10 10 52 09529
Billy Nankouman Doumbouya, ministre de la Fonction Publique

Initialement prévu en fin de semaine, le concours de recrutement de 1500 conservateurs de la nature pour le compte du ministère de l’environnement a été reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite par le ministère en charge en fonction publique, a appris Guineematin.com à travers un communiqué du département.

« Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration informe l’ensemble des candidats au concours de recrutement direct de 1.500 conservateurs de la nature pour le compte du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts session 2019 du report à une date ultérieure de l’examen. Une nouvelle date fera l’objet d’un autre communiqué », indiqué le communiqué.

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Conakry : le centre de santé de Lambanyi quasi inaccessible en période d’hivernage

19 septembre 2019 à 9 09 19 09199

Le centre de santé de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, très sollicité par les citoyens, est pratiquement inaccessible en période d’hivernage. A la moindre pluie, l’accès des lieux devient un casse-tête chinois pour les patients, employés et autres visiteurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le centre de santé de Lambanyi est situé à côté des bureaux de la coordination régionale de la ville de Conakry pour la lutte contre le SIDA. La route principale qui mène à ce centre de santé est souvent impraticable à cette période des grandes pluies. Cette situation affecte sérieusement les citoyens, aussi bien les patients, les visiteurs que les employés de ce centre.

Certains citoyens, interrogés par le reporter de Guineematin.com, dénoncent cet état de fait et lancent un appel aux autorités. C’est le cas de Fatoumata Tounkara, rencontrée sur les lieux, qui loue le sérieux de cette structure mais se dit déçue de l’état de son environnement. « Moi, c’est ici que je viens pour me faire consulter lorsque je suis enceinte, ou lorsque je tombe malade, avec mes enfants. Et à chaque fois que je viens pour me soigner, je suis satisfaite. Mais, avec la situation de la route-là, je suis obligé de changer de lieu parce que cela fait plus de 10 minutes que je suis là, mais impossible d’entrer dedans. Je ne savais pas qu’il y a une autre route qui permet d’accéder dans le centre. C’est quand j’ai appelé une connaissance qu’on m’a indiqué un autre petit portail qu’ils ont ouvert pour les passants. Si tu es dans une voiture, tu es obligé de contourner la cour. Mais même avec ça, c’est difficile d’entrer dans le centre », se désole-t-elle.

Pour sa part, Labillé Lamah, domicilié à Lambanyi, a cherché à expliquer les raisons de cette situation avant de lancer un appel au gouvernement. « A chaque fois qu’il pleut par ici, il n’y a plus de route. Les caniveaux sont bouchés, l’eau n’a pas de passage. Ce qui fait que cette eau stagne ici. En cas de pluie, même si c’est une légère pluie, c’est la même chose. Aujourd’hui par exemple (mercredi 18 septembre 2019, ndlr), il n’a plu que pendant 30 minutes, mais regardez la situation de la route. Elle est devenue complètement impraticable, tout est bloqué à cause de ces caniveaux bouchés. Cette situation est la même qui prévaut sur la route qui donne accès au centre commercial de Lambanyi. Je lance un appel au gouvernement, qu’il nous vienne en aide pour dégager les caniveaux pour que l’eau puisse passer normalement. Ce qui permettra aussi aux gens d’avoir accès au centre de santé »

Même son de cloche chez Safayiou Diallo, conducteur de mototaxi à Lambanyi. « La route-là n’est pas bonne, car il y a manque de fossé et aussi, les ordures sont nombreuses dans les caniveaux. Je lance un appel au gouvernement, de nous aider à avoir une route, car celle qui est là est complètement gâtée ».

Les responsables du centre n’ont pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

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Guinée : les élections législatives prévues au 28 décembre (CENI)

16 septembre 2019 à 14 02 07 09079
Me Salifou Kébé, président CENI

Comme nous l’avions annoncé récemment, la CENI tient à organiser les élections législatives avant la fin de cette année. Et, c’est la date du 28 décembre qui a été choisie par les dirigeants de l’institution électorale pour la tenue du scrutin, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, maître Amadou Salif Kébé qui l’a annoncé ce lundi, 16 septembre 2019, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette date sera sans doute validée par le président de la République. Car lors de sa dernière adresse à la nation, Alpha Condé avait émis le souhait que ces élections se tiennent avant la fin de cette année.

Par contre, l’opposition ne devrait pas approuver ce calendrier. Au sein de la CENI déjà, les commissaires sont fortement divisés sur la question. Ceux issus de la mouvance souhaitent répondre à la demande du chef de l’Etat alors que ceux de l’opposition estiment qu’en procédant ainsi, les activités seront bâclées et que le processus ne sera pas crédible. On s’achemine visiblement vers un autre bras de fer entre pouvoir et opposition, déjà à couteaux tirés sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Kobaya : une mosquée attaquée et pillée par des individus non identifiés

16 septembre 2019 à 10 10 32 09329
Mamadou Bello Diallo, premier imam de la mosquée Masdjidinourou de Cobaya

La mosquée Masdjid Nour située au secteur 1 du quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a été attaquée et pillée par des individus non identifiés. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 septembre 2019. Les malfrats ont emporté plusieurs objets, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Le jeudi dernier, après dernière prière du soir (la prière de 20 heures), nous avons fermé les portes de la mosquée. Mais, à 4 heures du matin, lorsque les muezzins sont venus pour faire l’appel à la prière de l’aube, ils ont trouvé que les portes ont été défoncées et qu’elles étaient ouvertes », explique Elhadj Mamadou Bello Diallo, premier imam mosquée Masdjid Nour.

Selon lui, les attaquants ont emporté plusieurs objets dont la valeur avoisine les 10 millions de francs guinéens. « Notre amplificateur a été volé. Cet appareil était dans une cage fermée à l’aide d’une serrure. C’est cette serrure qu’ils ont cassé et emporté l’appareil. Les bandits ont aussi défoncé les vitres et les battants d’une des fenêtres. En plus des appareils de sonorisation et de la fenêtre en vitre, des ventilateurs ont aussi été défoncés et emportés. Donc, en tout, le matériel volé est estimé à 9 500 000 francs guinéens », soutient l’imam.

Elhadj Mamadou Bello Diallo indique que ce n’est pas la première fois que cette mosquée est victime d’une attaque pareille. Des hommes jusque-là non identifiés s’étaient déjà introduits en plein jour dans ce lieu de culte pour dérober plusieurs objets. Les autorités locales ont avaient, alors, été saisies de la situation, mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui, l’imam de ladite mosquée se dit inquiet.

« Ce qui se passe ici nous inquiète énormément. Vous savez, même moi, ma maison a été cambriolée une fois. A l’époque, j’avais été blessé par les malfrats et des biens avaient été emportés. Et aujourd’hui, les bandits n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer la maison de Dieu. Ils n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer et piller une maison qui a été construite par des bonnes volontés qui œuvrent pour le rayonnement de l’islam », regrette-t-il.

Le leader religieux en profite pour interpeller une fois de plus les services de sécurité sur cette situation. « Ce que nous disons aux services de sécurité, c’est de nous aider. Ils savent qu’à Kobaya, les citoyens sont souvent attaqués, même pendant la journée. Je vous dis que la première fois que la mosquée a été attaquée, c’était en plein jour. Nous avons prié à 14 heures et nous sommes rentrés. Quand nous sommes revenus pour la prière de 16 heures, nous avons trouvé que la porte a été défoncée et c’est ce même type d’appareil qui avait été volé encore. Nous exhortons encore une fois les autorités sécuritaires à nous aider davantage, car nous souffrons », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Didier Six, entraîneur de la Guinée : ce qu’en pensent certains acteurs du football guinéen

14 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Le choix de Didier Six pour succéder à Paul Put à la tête du Syli national de Guinée suscite une vague de réactions. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, le sujet fait débat. C’est dans ce contexte qu’un reporter de Guineematin.com a interrogé plusieurs acteurs du monde du football guinéen ce samedi, 14 septembre 2019. Et, ils ont des avis divergents sur la question.

Décryptage !

Salif Kansita Camara, vice-président de la ligue régionale de football de Kindia : je ne peux que me réjouir parce que je pense que c’est un bon choix. Ce ne sont que des techniciens qui connaissent bien le football qui se sont réunis pour faire le choix. Moi, je suis administrateur, je ne suis pas technicien, je ne suis pas spécialiste habilité à faire le choix d’un entraîneur. Quand les techniciens venus de différents départements : Féguifoot, comité olympique, direction technique nationale, ministère des sports se retrouvent pour faire un choix, je me dis que c’est un bon choix. Et, j’espère qu’il va réussir la mission qui lui sera confiée.

Kémoko Camara, ancien gardien du Syli national : l’entraîneur choisi, je ne le connais pas, donc je ne peux pas dire grand-chose sur lui. Mais s’il m’était donné de faire le choix j’aurai choisi un entraîneur guinéen. Pour moi, il serait bien de donner la chance à un guinéen que d’aller prendre encore un entraîneur expatrié qui ne connaît pas le football guinéen. Mais, comme il a été choisi par les dirigeants du football, je souhaite qu’il commence à travailler à la base pour bâtir une équipe nationale locale et chercher à bien connaître le championnat guinéen.

Doromadou Mohamed Aziz, ancien footballeur : moi, ce que je déplore, on prend un entraîneur étranger qu’on paye à des milliers d’euros ou des millions de francs guinéens par mois et que cette personne n’arrive pas à satisfaire le public guinéen. Alors qu’on aurait pu prendre un entraîneur local qui allait être payé moins cher, on le met dans des bonnes conditions pour bien travailler et faire des résultats satisfaisants. Donc, moi j’aurais souhaité qu’on prenne un entraîneur local et qu’on lui laisse la main libre pour bien travailler.

Mohamed Martin Junior, arbitre national: j’approuve le choix de Didier Six, parce qu’il y a eu de nombreux postulants, et finalement c’est lui qui a été retenu parmi tous ceux-ci. Je pense que c’est parce qu’il le mérite. Tout ce que je peux dire au nouveau sélectionneur, c’est de ne pas faire comme les autres. Il a vu ce qui vient de se passer avec son prédécesseur (Paul Put, ndlr). Et actuellement, la population guinéenne suit de près la gestion de notre football. Donc, s’il n’y a pas de résultats, il sera obligé de partir.

Aliou Barry, footballeur professionnel : j’apprécie ce choix, parce que ce que j’ai lu sur le nouvel entraîneur, ça m’encourage beaucoup. Non seulement en tant que footballeur il a joué des compétitions continentales et a remporté des trophées avec l’équipe de France, mais aussi il a une bonne expérience en tant qu’entraîneur. Donc, je pense qu’avec toute cette expérience, il va nous apporter du bon fruit.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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Football : Didier Six désigné nouvel entraîneur de la Guinée

13 septembre 2019 à 15 03 17 09179

Le Syli national de Guinée a un nouveau sélectionneur. Il s’agit du français Didier Six. L’annonce vient d’être faite au cours d’une conférence de presse qui se tient en ce moment au siège de la Fédération Guinéenne de Football, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Le technicien français a été choisi au terme d’un appel d’offre lancé récemment par l’instance dirigeante du football guinéen suite au limogeage de l’ancien sélectionneur de la Guinée Paul Put. Didier Six va signer un contrat de 3 ans avec la Guinée. Il aura pour objectif de qualifier le Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations 2021 et à la Coupe du monde Qatar 2022.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo est au siège de la FGF pour Guineematin.com

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Kassory à l’Assemblée Nationale : les députés de l’opposition boudent les consultations

12 septembre 2019 à 12 12 32 09329

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, est effectivement arrivé au Palais du peuple ce jeudi, 12 septembre 2019 aux environs de 11h. Cette visite sur les lieux s’inscrit dans le cadre des consultations avec les acteurs de la vie nationale, comme préconisé par le président Alpha Condé lors de son adresse à la nation du 04 septembre dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la salle des actes du Palais du Peuple qui a abrite cette rencontre entre le parlement et le locataire de la Primature. Mais, comme il fallait s’y attendre, les représentants de l’opposition sont absents de la salle où se tiennent les consultations.

Il s’agit notamment de leurs représentants dans le bureau de l’Assemblée Nationale et des responsables des deux groupes parlementaires : le Libéral Démocrate et l’Alliance Républicaine.

Par contre, les membres de la majorité parlementaire, membres du bureau et présidents de commissions sont massivement présents à cette rencontre avec Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de quelques cadres de son cabinet et de certains membres du gouvernement.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Justice : le migrant retourné, le coffre-fort et les 48 millions de francs

11 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Après avoir longtemps séjourné en Algérie et au Maroc dans le but de se rendre en Europe, le jeune Ousmane Bangoura s’est vu dans l’obligation de rentrer en Guinée. Aussitôt revenu, ce rescapé du Sahara et de l’enfer maghrébin, s’est retrouvé à la maison centrale de Coronthie, accusé d’abus de confiance et de vol sur un montant de 48 millions de FG par son ancien associé, Mohamed Lamine Cherif, frigoriste au quartier Dixinn. Son procès s’est ouvert ce mercredi, 11 septembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Bangoura a répondu aux questions du juge au tribunal de Dixinn dans une affaire d’abus de confiance et de vol présumés de 48 millions de FG. Ces infractions auraient été commises en 2018. Après son retour au pays, Ousmane Bangoura été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 23 juillet 2019.

A la barre, le jeune homme a nié en bloc les faits articulés contre lui. « Je vendais dans son magasin des congélateurs et je lui rendais l’argent. Il me paye 200 mille francs guinéens par mois. On a travaillé un an et quelques mois ensemble. Un jour, il m’a accusé de vol d’une bouteille de gaz. Il y a eu altercation entre nous. Cela m’a poussé à quitter le magasin. Je suis allé au village, à Coyah. Après, je suis allé en aventure. Je suis allé au Mali, puis en Algérie et après au Maroc.

Trois semaines après mon arrivée en Algérie, c’est ma maman qui m’a appelé pour me dire que Mohamed Lamine Cherif est venu lui dire que j’ai volé son argent qui se trouvait dans son coffre-fort. Or, moi je n’ai jamais touché à son coffre fort, je n’ai jamais déposé de l’argent là-bas, et il ne m’a jamais remis les clefs de son coffre-fort. Comme je n’ai pas pu traverser pour aller en Europe, je suis revenu en Guinée. C’est ainsi qu’il m’a mis aux arrêts. Mais, je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il insisté.

De son côté, le plaignant Mohamed Lamine Cherif soutient mordicus que c’est Ousmane Bangoura qui a pris son argent en défonçant son coffre-fort. « Son rôle, c’est de venir ouvrir le magasin. Il est venu prendre la clef chez sa tente où on confie la clef pour aller ouvrir le magasin. Ce jour, il est venu prendre la clef à 7 heures. Il est allé ouvrir le magasin. Il a gâté le coffre-fort à l’aide d’un tournevis. Il a pris les 48 millions de francs guinéens. Il était avec quelqu’un qui confectionne les clefs-minutes. Il a refermé le magasin et il a voyagé avec son compagnon », a expliqué le plaignant.

Poursuivant sa narration des faits, Mohamed Lamine Cherif dira que c’est un peu plus tard qu’il va découvrir la « supercherie ». « Je suis venu à 8 h 30. J’ai trouvé que le magasin est fermé. Je suis allé chercher la clef là où on a l’habitude de la confier. La dame me dit qu’Ousmane Bangoura est venu prendre la clef le matin et il l’a ramenée aussitôt. J’ai pris la clef, je suis allé ouvrir le magasin et j’ai trouvé que le coffre-fort est gâté. J’ai attendu Ousmane Bangoura jusqu’à 11 heures. Il n’est pas venu. C’est par après que les gens m’ont dit qu’il est parti à son village, à Coyah ».

Pour ce qui est de leurs relations avant qu’on en arrive là, le plaignant a fait savoir que pendant les deux ans qu’ils ont travaillé ensemble, son employé ne l’a jamais volé de l’argent. « On a travaillé ensemble pendant 2 ans. Mais, il ne m’a pas volé de l’argent, et je ne lui ai jamais donné les clefs du coffre-fort. Seulement, il m’a volé une bouteille de gaz. Sept mois après ce vol, il est venu défoncer le coffre-fort pour prendre ce montant de 48 millions de francs guinéens. Et, il a voyagé sans me dire au revoir », a-t-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah, après avoir relaté les faits, a dit que les infractions d’abus de confiance et de vol ne sont pas établies a l’encontre du prévenu. « Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’abus de confiance parce qu’il n’y a pas eu remise de l’argent ou d’un bien que le prévenu a refusé de rendre. Donc pour l’abus de confiance, le ministère public demande de le relaxer pour délit non établi. En ce qui concerne le vol, il est difficile de défoncer un coffre-fort le matin à Dixinn sans que cela ne retienne l’attention des gens.

L’effraction d’un coffre-fort demande beaucoup d’efforts. Donc, le ministère public ne peut pas imputer ce vol à Ousmane Bangoura. La partie civile elle-même a dit qu’elle n’a jamais remis la clef du coffre-fort à Ousmane Bangoura. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de relaxer purement et simplement Ousmane Bangoura pour délit non constitué », a dit le procureur.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Choix des boursiers guinéens pour le Maroc : le DG de Bill Clinton réclame des explications

11 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Les responsables du groupe scolaire Bill Clinton ne sont pas du tout satisfaits du choix des boursiers guinéens devant aller faire leurs études supérieures au Maroc. Mamadou Oury Bah, le directeur général de l’école, ne comprend pas comment la sélection a été faite et demande des explications aux autorités éducatives. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 11 septembre 2019.

Cette année, le groupe scolaire Bill Clinton, située au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, s’attendait à avoir deux boursiers pour le Maroc. Car c’est de cette école que sont issus le 16ème de la République au Baccalauréat unique session 2019 pour l’option sciences sociales et le 28ème de la République pour l’option sciences mathématiques.

Mais, les responsables de l’établissement scolaire ont été surpris de constater que le nom d’Abdourahmane Diallo, le 16ème de la République en sciences sociales, ne figure pas sur la liste des boursiers, alors que d’autres élèves qui sont classés derrière lui se retrouvent sur cette liste. Une situation incompréhensible pour Mamadou Oury Bah, le directeur général du groupe scolaire.

« En sciences sociales, on a eu le 16ème de la République, en sciences mathématiques, on a eu le 28ème de la République. Mais, c’est seulement le 28ème de la République, Maladho Barry, qui a été retenu parmi les boursiers pour le Maroc, le 16ème de la République, lui, n’a pas été retenu. Moi-même je me demande pourquoi il n’a pas été retenu. Parce que c’est un élève qui a eu 15,50 en Philosophie, 17 en Economie, 14 en Anglais, 14 en Histoire, 12 en Géographie et 08 en Mathématiques. On ne peut pas nous dire que la raison c’est parce qu’il a obtenu une faible note en Mathématiques, parce que le 6ème de la République a eu 4 en Mathématiques.

Donc, on ne peut pas me dire que c’est par rapport aux Mathématiques qu’il n’a pas été choisi. D’ailleurs, sur la liste des boursiers, on constate que les noms du 31ème, du 46ème, du 50ème du 69ème et même du 86ème y figurent au niveau des sciences Mathématiques. Donc, pourquoi le 16ème de la République qui vient de notre école ne figure pas sur la liste des boursiers de l’Etat devant aller au Maroc ? », S’interroge-t-il, réclamant des explications de la part du le Service National des Bourses Extérieures (SNBE). « Je demande des explications par rapport à cette omission de notre élève sur la liste ».

Mais, ce n’est pas tout. Mamadou Oury Bah désapprouve aussi la façon même dont la liste des bourses a été présentée. « Cette année, l’école d’origine et le PV des boursiers ne figurent pas sur la liste. Pourquoi cela ? D’ailleurs, d’habitude, la sélection des boursiers de l’Etat se fait au Maroc. Mais cette année, on a appris que la sélection a été faite ici en Guinée avec une équipe marocaine. Nous, nous ne sommes pas satisfaits de ça et nous demandons des explications », a-t-il dit.

A noter que nous avons tenté de rentrer en contact avec le responsable du Service National des Bourses Extérieures (SNBE) pour en savoir plus sur cette affaire, mais sans succès. Son téléphone a sonné plusieurs fois, mais personne n’a répondu à nos appels. Nous y reviendrons.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Gendarmerie nationale : le colonel Balla Samoura suspendu pour 3 mois

11 septembre 2019 à 16 04 41 09419

Le Colonel Balla Samoura, directeur régional de la gendarmerie de Conakry, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par sa hiérarchie et muté à l’intérieur du pays. L’annonce a été faite ce mercredi, 11 septembre 2019, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aucune précision n’a été donnée sur les raisons la suspension de cet officier supérieur, qui ne communique que très peu dans les médias. Toutefois, de nombreux observateurs font un lien avec sa sortie ratée dans l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace FM.

Une sortie consécutive au décès par noyade d’un jeune homme au port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, suite à une descente d’agents sur les lieux à la recherche de présumés consommateurs de chanvre indien.

Cette suspension du Colonel Balla Samoura rappelle celle du Colonel Mamadou Alpha Barry, également épinglé après une sortie caustique sur les Grandes Gueules contre le ministre de la Défense.

A l’allure où vont les choses, nombre d’observateurs redoutent « un silence radio total » à la gendarmerie où il sera désormais compliqué d’avoir un répondant.

Guineematin.com

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Manque de peaux, d’une tannerie et d’un centre artisanal… la galère des cordonniers de Conakry

11 septembre 2019 à 14 02 45 09459

La cordonnerie est une activité pratiquée par de nombreux guinéens qui cherchent à joindre les deux bouts dans une conjoncture de plus en plus compliquée. Les cordonniers de Conakry, regroupés au sein de l’Union Nationale des Professionnels des Peaux de Cuir de Guinée, se disent aujourd’hui confrontés à d’énormes difficultés, notamment le manque de peaux pour la fabrication des articles et celui d’un centre artisanal.

L’annonce en a été faite par Mamadou Alpha Tounkara, secrétaire administratif de l’Union, dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com hier mardi, 10 septembre 2019.

La cordonnerie est pratiquée par nombre de compatriotes qui proposent divers objets aux citoyens. Selon Mamadou Alpha Tounkara, cordonnier et tanneur, qui exerce ce métier depuis son enfance, de nombreux matériaux rentrent dans la fabrication des chaussures et sacs en cuir. « Pour la fabrication de chaussures en cuir ou sacs, nous utilisons trois types de peaux d’animaux : les peaux de bœufs, de moutons et de chèvres.

Pour la confection des chaussures ou sacs en cuir, les matériels utilisés sont les cartons, les caoutchoucs, des petites pointes, des colorants que nous mettons sur la peau de cuir pour la rendre encore plus jolie. Mais avant cela, c’est ici que nous achetons les peaux à l’abattoir. Quand nous achetons ces peaux qui sont fraîches, nous les transportons à la Labé pour le tannage. Parce qu’il n’y a pas de tannerie à Conakry », a révélé monsieur Tounkara.

Pour ce qui est du prix de ces matériaux, notre interlocuteur apporte des précisions. « Le caoutchouc, nous achetons le mètre à 35.000 ou 40.000 GNF, voire au-delà. Le prix varie en fonction du temps. La peau de cuir non tannée, nous pouvons l’avoir à 7000 ou 10 000 GNF. Pour le colorant, il y a de ces boîtes qui coûtent 50.000 FG ou 25.000 GNF », dit Mamadou Alpha Tounkara.

Quant aux produits finis, leurs prix varient selon leur nature, a fait savoir le secrétaire administratif de l’Union Nationale des Professionnels des Peaux de Cuir. « Nous revendons les chaussures à 35.000 FG, 40.000 G et jusqu’au-delà, selon les qualités des chaussures. Les sacs à bureau pour homme coûtent 300.000 GNF, 400.000 GNF et 800.000 GNF. Les sacs pour femmes, c’est à 150 000 GNF et au-delà. Ça dépend de la qualité et du genre de sacs ».

En outre, Mamadou Alpha Tounkara est revenu sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de ce métier. « Nous sommes en manque de matière première, telles que les peaux de cuir, car il y a de ces périodes, comme pendant la saison sèche, il y a le manque de cuir. C’est pendant la saison pluvieuse qu’on peut faire beaucoup de tannage de peaux pour les conserver afin de prévenir la crise.

Mais pour le faire, nous avons besoin d’un budget suffisant. Nous avons aussi besoin d’un centre artisanal où nous pouvons garder ces stocks de peaux de cuirs tanné. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas d’équipements. Tout ce que nous faisons, nous le fabriquons, nous le faisons avec la main », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, monsieur Tounkara demande le soutien du gouvernement pour valoriser le métier de la cordonnerie, source de revenu de nombreux compatriotes et qui participe à la réduction du chômage dans notre pays. « Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide pour que nous ayons des fonds, pour que ce métier puisse être valorisé en Guinée et dans le reste du monde. Nous voulons qu’on construise un centre d’artisanat des cordonniers. Parce que c’est un métier qui rapporte, qui participe également au développement du pays et diminue le chômage », soutient-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Droits des enfants en milieu carcéral : des acteurs de la chaîne pénale en formation à Kindia

11 septembre 2019 à 11 11 50 09509

Dans le cadre des reformes engagées par le ministère de la Justice, une attention particulière est aujourd’hui portée sur la protection et la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi. C’est dans cette dynamique que trente (30) éducateurs, gardes pénitentiaires et régisseurs de prison prennent part à un atelier de formation dans ce sens à Kindia. L’atelier de deux jours, qui s’est ouvert hier mardi, 10 septembre 2019, est organisé en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de formation est organisé en partenariat avec l’UNICEF à travers le projet d’appui pour la prise en compte du traitement des enfants en contact avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. Il s’est ouvert en présence des autorités administratives et communales de Kindia.

Dans son intervention, Solo Condé, directeur national adjoint de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse, a dégagé les objectifs de ce présent atelier. « L’objectif de cet atelier est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi, avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. C’ est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, à travers la vulgarisation du nouveau code de l’enfant en projet, la sensibilisation, la publication des décisions judiciaires.

C’est aussi pour améliorer la communication entre les acteurs de la chaîne pénale pour s’assurer du traitement et de l’orientation des décisions judiciaires en faveur des enfants en conflit avec la loi. Ces enfants détenus, c’est des prévenus, des condamnés. Il y a des condamnés criminels, des condamnés correctionnels qui sont dans différents milieux carcéraux en République de Guinée ».

Pour sa part, Karamoko Sangaré, le formateur, a fait savoir que trois thèmes sont à l’ordre du jour de cet atelier. « Nous aurons trois thèmes à développer. Aujourd’hui (mardi 10 septembre, ndlr) nous avons le premier qui concerne la généralité sur les enfants, les dispositions concernant la protection des enfants en danger moral. A travers l’évaluation que j’ai eu à faire, je me suis rendu compte que les participants ont bien assimilé.

Je leur demande de résister. Ce n’est pas un atelier proprement-dit, mais plutôt un atelier d’échange d’expériences puisque ce sont les habitudes qu’ils avaient quotidiennement dans leurs fonctions. Ce sont elles qu’ils ont besoin de partager avec leur pairs afin d’améliorer les conditions du milieu carcéral », a expliqué le formateur.

De son côté, Ibrahima Sory Keita, éducateur près de la maison centrale de Kankan, a expliqué quelles sont ses attentes. « En tant que participants, nous avons plusieurs attentes. Nos sentiments sont énormes. Nous sollicitons d’abord après ce qui a été reçu en terme de formation soit appliqué et pérennisé pour soutenir la cause de l’enfance dans sa protection et sa promotion. Nous avons reçu avec le facilitateur une formation que nous apprécions beaucoup, parce qu’en tant qu’éducateurs, nous avons reçu un complément de ce que nous avions pour la cause de l’enfance.

Nous sommes des spécialistes de l’éducation au niveau des établissements pénitentiaires. Donc, nous avons besoin de ces formations pour que nous puissions mener très bien notre travail, pour défendre ces enfants qui sont en danger, en conflit avec la loi. Je demande aux autres acteurs intervenant au sein des établissements pénitentiaires, au delà même de la cause de l’enfance, qui signifie innocence, de les protéger en termes de santé, de prise en charge alimentaire, en terme d’habillement pour ne pas qu’ils se sentent abandonner par la nation », a dit Ibrahima Sory Keita.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Employabilité des jeunes : plusieurs équipements mis à la disposition du ministère de la Jeunesse

11 septembre 2019 à 10 10 34 09349

Dans le cadre de la lutte contre le chômage, le président de la République a commandé plusieurs matériels et équipements en faveur des jeunes guinéens. Ces matériels, composés de décortiqueuses de riz, de machines pour la fabrication du jus, machines de fabrique du savon, des boulangeries conteneurs, des moissonneuses batteuses, des tracteurs… ont été présentés à la presse dans la soirée d’hier mardi, 11 septembre 2019, par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, en compagnie de l’administrateur-directeur général d’Afriland First Bank, partenaire du projet, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, Guy Laurent FONDJO est revenu sur les objectifs de cette démarche présidentielle. « Ces matériels visent à permettre aux jeunes de disposer des industries de production qui peuvent non seulement générer des revenus, générer des ressources mais également être sources d’emploi pour eux-mêmes et source d’emploi pour les autres. Donc, l’idée du président de la République à travers cela, c’est de créer de l’emploi au niveau de chaque jeune, mais aussi permettre aux jeunes d’être créateurs d’emploi et de façon cyclique, ça fera que toutes les populations, tous les jeunes bénéficient d’un emploi et nous allons chasser certainement la pauvreté dans notre pays », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, monsieur FONDJO a indiqué que ces matériels viennent de plusieurs pays, comme la Chine, le Brésil, les Emirats Arabes Unis et des pays africains. C’est-à-dire des pays « qui ont eu de l’expérience dans l’employabilité des jeunes et qui ont à peu près les mêmes contraintes environnementales et sociologiques que nous. Le projet sera sous forme de leasing. Ça veut dire qu’on va mettre à la disposition des jeunes les différents équipements et en contrepartie des recettes qu’ils vont produire, ils affecteront une partie à l’amortissement du coût d’acquisition de ces machines.

Et après un certain temps, la machine leur reviendra puisqu’ils auront déjà payé la machine. Donc, le jeune ne sort aucun franc, dispose d’un outil de production et rembourse progressivement. Donc, pas de garantie à fournir, il faut juste travailler, produire de l’argent et être propriétaire de l’équipement après un certain temps», a-t-il fait remarquer.

Abondant dans le même sens, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, est allé en profondeur dans les détails de ces équipements. « L’acquisition de ces équipements exprime concrètement la bonne volonté du Chef de l’Etat de faire des jeunes de Guinée les acteurs de leur propre épanouissement, mais aussi des citoyens qui participent activement à la création de richesse et qui participent au processus de développement du pays. (…)

Ici par exemple, vous constaterez des équipements micro agro-industries du riz au nombre de 80, des micros agro-industries de chips au nombre de 60, des micros agro-industries de jus au nombre de 20, cinquante micros agro-industries de savon, 300 décortiqueuses de riz, 100 conteneurs boulangeries, 150 pirogues qui sont parqués de l’autre côté, sur 500 prévues », a-t-il énuméré.

Parlant de l’exécution du projet sur le terrain, Mouctar Diallo a indiqué que des jeunes seront sélectionnés et constitués en groupements. « Nous allons organiser les jeunes en groupements. Nous allons leur donner la formation qu’il faut pour bien exploiter tous ces équipements et nous allons les accompagner vers les résultats escomptés », a dit le ministre de la jeunesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consolidation de la paix : le HCDH, le PNUD et le parlement guinéen unissent leurs efforts

11 septembre 2019 à 9 09 27 09279
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Les institutions nationales et les partenaires au développement multiplient les actions pour prévenir les conflits, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux Droits de l’Homme en Guinée. C’est dans cette dynamique que le Haut Commissariat des Droits de l’Homme de l’ONU (HCDH) et le Programme des Nations pour le Développement (PNUD), en partenariat avec l’Assemblée nationale, organisent très prochainement, des fora et des missions conjointes dans les 4 régions de notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ». Selon le document des Termes de Référence (TDR), consulté par Guineematin.com, l’objectif visé par ces rencontres dans les quatre régions du pays est de prévenir les conflits, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’homme.

Vingt trois (23) des trente trois (33) préfectures de la Guinée sont concernées par ces discussions. Les missionnaires, repartis en quatre (4) équipes de neuf (9) membres chacune, sont composés de députés, du personnel parlementaire, de membres du groupe national de contact.

Selon nos informations, au moins 10 fora et 16 visites seront organisés en vue de prévenir les conflits avant, pendant et après les élections. Les délégations livreront partout à travers le pays, et conjointement, des messages clés d’apaisement du climat sociopolitique. Il sera également question d’aider les populations à cerner leur responsabilité sur la culture de la paix et de la non-violence, en particulier en période électorale.

Les 16 missions conjointes seront réalisées dans les régions de Boké, Kindia, Kankan, N’Zérékoré, Faranah et Mamou. Elles s’étendront du 15 septembre au 4 octobre 2019.

Cette activité du HCDH et du PNUD fait suite à plusieurs autres initiatives, dont la mise en place en 2019 des Personnalités réputées de Grande Intégrité (PGRI), devenu Groupe National de Contact (GNC). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation d’une paix durable en Guinée.

Ces missions parlementaires, appuyées par des experts onusiens du HCDH et du PNUD, comprendront également des acteurs de la société civile et des cadres du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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N’zérékoré : l’UFR dénonce un recensement clandestin en faveur du projet de 3ème mandat

11 septembre 2019 à 8 08 52 09529

Dans un communiqué diffusé dans la soirée d’hier, mardi 10 septembre 2019, sur les ondes des radios locales, la coordination de l’UFR dans la région de N’zérékoré a fait état d’un recensement clandestin qui serait en cours dans cette région. Une opération qui aurait pour but de récolter des signatures en faveur du projet de changement de constitution qui vise à octroyer un troisième mandat. Guineematin.com vous livre ci-dessous le communiqué signé du coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré, Cécé Loua.

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Lutte contre la criminalité transfrontalière : le Liberia et la Guinée décident d’unir leurs efforts

10 septembre 2019 à 21 09 52 09529

Après les engagements pris récemment par les présidents Alpha Condé et Georges Wéah, l’heure est à la matérialisation des promesses, notamment dans le secteur de la défense entre la Guinée et le Libéria. Une conférence de presse conjointe a été organisée à cet effet à Conakry ce mardi, 10 septembre 2019, par les autorités militaires des deux pays. La démarche vise à mettre en place un dispositif sécuritaire renforcé le long des frontières des deux pays en vue de sécuriser davantage les personnes et leurs biens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de presse conjointe coïncide à la deuxième réunion de planification des forces armées libériennes et guinéennes à Conakry. Selon le Colonel Michaël Ange Bangoura, président du comité technique de la planification de la réunion des forces armées guinéennes et libériennes, les nombreuses visites réciproques effectuées par les autorités des deux pays ont ouvert la voie à la diversification de la coopération militaire. Selon lui, à l’issue de ces visites, « il a été question qu’aucun pays ne serve de base arrière pour déstabiliser l’autre pays. Cet engagement ferme a été donné par les autorités libériennes qui en première position nous ont rendu visite ici en Guinée.

L’initiative a été prise que les deux pays mettent en place deux comités techniques, qui vont travailler pour faire en sorte que la sécurité soit perceptible au niveau de nos populations. C’est dans ce cadre qu’une délégation technique s’est rendue à Monrovia les 22 et 23 juillet et nous nous sommes dit que sur le plan militaire, ayant reçu l’ordre des politiques, il était mieux de projeter une opération conjointe le long de nos frontières, avec des objectifs bien déterminés, pour rassurer les populations, pour leur dire qu’elles ne sont pas du tout oubliées,

Et, faire en sorte que les personnels des forces armées guinéennes et les forces armées libériennes travaillent conjointement dans un même cadre et au finish que les populations soient rassurées de l’impact de la présence de leurs forces armées respectives. C’est dans ce cadre là que les techniciens ont poursuivis leurs travaux ici à Conakry hier et aujourd’hui ».

Par ailleurs, le Colonel Michaël Ange Bangoura a indiqué que c’est un processus qui vient de commencer et qui va continuer dans le but de faire en sorte que la quiétude règne le long de nos frontières et dans nos pays respectifs. « C’est pour vous dire que nous sommes des pays limitrophes, nous sommes dans la même région qui est la CEDEAO. Nous nous engageons à vivre dans un climat de paix. Et, l’instrument pour apporter cette paix passe par les forces armées guinéennes à travers l’opération conjointe. (…)

Sur le plan militaire, la zone concernée, c’est la 4ème région militaire. La 4ème région militaire part de Gueckédou, en passant par Macenta, N’zérékoré, Lola, jusqu’à Beyla. Mais, sur le plan administratif, c’est la région de N’Zérékoré. Parce que toute la grande frontière qui nous lie avec le Liberia, part de Lola jusqu’à Gueckédou. Donc ça, ce n’est qu’une première opération conjointe. Nous allons par la suite parcourir toute la frontière, de part et d’autre ; et quand il sera question de poursuivre avec d’autres aspects, nous le ferons », a-t-il ajouté.

De son côté, la Générale de brigade et cheffe d’Etat Major Général adjointe des forces armées libériennes, Géraldine Georges, a fait savoir que son pays a traversé une période de crise. Selon elle, le Libéria n’est pas le seul pays de la sous-région à avoir souffert de cette crise. « Nous savons que la crise que notre pays a traversé s’est étendue dans d’autres pays. Pour donc éviter à notre pays de retomber dans une crise comme celle-ci, nous avons décidé de faire une manœuvre conjointe le long de nos frontières pour détecter et mettre fin à la criminalité transfrontalière et donner l’assurance aux populations…

Cette expérience est une première avec la Guinée. Nous avons des opérations comme ça avec la Côte d’Ivoire. La raison de cette opération avec la Guinée est que le pays a un contingent au Mali, la Côte d’Ivoire également, ainsi que le Liberia. Mais ce qui se passe en Côte d’Ivoire, le Libera et la Guinée ne sont pas loin de subir ces choses. Et, nous savons tous que nous avons de très longues frontières, qui sont aussi des frontières poreuses.

Les criminels usent de ces endroits pour entrer dans les pays et entreprennent des actions criminelles. C’est pour cette raison que nous essayons d’organiser ces opérations. Il y a un dicton au Libéria qui dit que mieux vaut tard que jamais. Même si ça a pris du temps, nous comprenons que c’est le moment pour nous de s’unir et de mener cette opération », a-t-elle laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél: 621 09 08 18

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