Conakry : un handicapé accuse des policiers de l’avoir agressé et dépouillé

19 novembre 2019 à 9 09 23 112311
Ismaël Barry, un handicapé, victime d’agression d’agents de la police

Ismaël Barry, un handicapé qui gère une cabine téléphonique (télé-centre) à Gnari Wada, dans le quartier Hamdallaye, a été victime d’une agression d’agents de la police le 15 octobre 2019. Pourchassant des jeunes qui manifestaient à l’appel du FNDC, des policiers se sont attaqués à lui. Ils l’ont molesté avant d’enlever l’argent et les biens qu’il possédait. Le jeune homme a raconté sa mésaventure au micro d’un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 18 novembre 2019.

Selon Ismaël Barry, le 15 octobre 2019, comme tous les matins, il est allé ouvrir sa cabine téléphonique, qui se trouve dans son quartier. Mais ce jour-là, ce ne sont pas des clients seulement qu’il a reçus. « D’habitude, quand il y a des manifestations, des agents passent par là mais ils ne font pas du mal. Parfois certains m’insultent et continuent leur chemin et d’autres me disent de rentrer à la maison. Mais ce jour-là, un groupe de policiers est venu me trouver assis là. Ils m’ont frappé, ils ont déchiré mon pantalon à l’aide d’un couteau qu’ils avaient. Ils ont pris mon argent, une somme de 100 mille francs guinéens, ils ont aussi pris mes deux téléphones : un Android de marque Tecno et un Itel avec lequel je faisais le transfert de crédits.

Donc, en plus des deux téléphones, j’ai perdu un montant d’environ 300 mille francs puisque j’avais fait des transferts pour des gens qui ne m’avaient pas encore payé, et les messages étaient dans l’un de mes téléphones qu’ils ont retiré. Après m’avoir agressé et dépouillé, les agents ont dit à leur chef, qui était un peu plus loin de nous, qu’ils n’ont rien pris sur moi et qu’ils m’ont frappé un peu seulement parce que c’est moi qui vend de la drogue aux petits du quartier, ce qui est absolument faux. Après m’avoir frappé, déchiré mes habits et pris tous mes biens, les agents se sont partagés mon argent devant moi », a-t-il expliqué.

Ismaël Barry, victime d’agression d’agents de la police

Ce jeune handicapé qui se débrouille pour vivre sans mendier, se dit choqué et inquiet de cette attitude des agents des forces de l’ordre. Il dit ressentir jusque-là les effets des violences dont il a été victime et s’en remet à la justice divine. « Ce jour, un d’entre eux a pris des chaines et m’a frappé violement au dos. Aujourd’hui, je ressens encore des douleurs. Hier nuit, difficilement j’ai pu fermer les yeux car j’avais très mal au dos. Aujourd’hui, je suis inquiet parce que si on n’est même pas épargné dans sa propre maison, on ne sait pas si le contraire se produira dehors.

On devrait pouvoir être en sécurité chez soi au-moins. Mais, si tu fuis des bandits dehors et qu’ils viennent t’agresser chez toi, on ne sait plus quoi faire. J’aurais aimé porter plainte contre les agents qui m’ont agressé, mais puisque cela aussi demande des moyens, ce que je n’ai pas, je laisse pour moi à Dieu car la justice divine est la meilleure. Mais je ne pardonne pas ceux qui m’ont fait cela », a dit Ismaël Barry.

Ismaël Barry, victime d’agression d’agents de la police

Les agents des forces de l’ordre sont régulièrement pointés du doigt pour des abus dont ils se rendent coupables lors des manifestations politiques à Conakry. Beaucoup les accusent de rentrer dans les quartiers réputés favorables à l’opposition pour y commettre des exactions. Malgré la publication de certaines vidéos incriminant clairement des policiers ou des gendarmes sur les réseaux sociaux, les mis en cause ne sont jamais inquiétés.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Comité inter-parties : l’UFDG et l’UFR boudent les travaux

13 novembre 2019 à 12 12 09 110911

En prélude aux élections législatives prévues le 16 février 2020, la CENI a convié les membres du comité inter-parties à une rencontre ce mercredi, 13 février 2019, à Conakry. L’objectif est d’échanger avec les parties prenantes du processus électoral sur les préparatifs de ces élections. Mais, les grands partis politiques d’opposition n’ont pas répondu à l’invitation de la commission électorale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans la salle, on note la présence de représentants de nombreux partis politiques membres du comité inter-parties. Mais aussi des organisations de la société civile : COFFIG, COJELPAID, REFMAP, CENAFOD, CNOSCG. Des institutions internationales comme l’USAID, la CEDAO, le PNUD et OSIWA sont également représentés à la rencontre.

Selon l’ordre du jour communiqué par la CENI, les travaux vont porter essentiellement sur le partage des résultats de mise en place et de formation des membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) ; échange sur l’état d’avancement des opérations d’identification des électeurs sur le terrain ; échange sur l’état d’avancement des travaux préparatoires des opérations de révision des listes électorales.

Ces travaux se déroulent cependant sans les grands partis politiques d’opposition. Selon le constat de notre reporter, l’UFDG et l’UFR n’ont pas répondu favorablement à l’invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Les places qui leur sont réservées restent toujours vides.

L’UFDG a déjà fait savoir son opposition à aller à des élections législatives dans le contexte actuel et promis de rencontrer les autres formations politiques d’opposition du pays pour former un bloc, afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller à ces élections.

Ces conditions sont : la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, et le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Perturbations dans la fourniture d’électricité : voici un communiqué d’EDG

9 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Suite aux incidents techniques survenus hier soir sur le disjoncteur 60 Kilovolts au poste de Matoto, les départs électriques de ce poste ont été isolés et les travaux de dépannage sont en cours avec l’entreprise CWE.

Electricité de Guinée (EDG) informe son aimable clientèle que des perturbations dans la fourniture d’électricité seront enregistrées dans les quartiers :

Poste Matoto : Simbayah 1 et 2, Matoto, Sangoyah, Kissosso.

Poste Sonfonia : Sonfonia gare, Sonfonia radar, Cimenterie, Samatran, Sangaréyah, Ansoumanyah, Baïlo Bayah, Kountia Sud, Kountia Nord, Lansanayah Barrage, Lansanayah village, Dabompa, Tombolia, Enta Cité, Yattayah, Yattayah Foulamadina.

Poste Kipé : Centre émetteur, Kaporo rail, Démoudoula, Kakimbo.

Elle rassure que toutes les dispositions seront prises pour une reprise à la normale de la desserte en électricité.

EDG regrette les désagréments causés à sa clientèle par cette situation indépendante de sa volonté et sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Conakry, le 09 novembre 2019

Le Département Communication

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Manifestation du FNDC : le marché de Madina déserté

7 novembre 2019 à 18 06 12 111211

La marche organisée par le FNDC ce jeudi, 07 novembre 2019, paralyse plusieurs activités à Conakry. Le marché de Madina, qui reçoit chaque jour de milliers de personnes, est déserté aujourd’hui. Quasiment tous les commerces sont fermés dans le plus grand marché du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Mamadou Saliou Barry, propriétaire d’un magasin à Boussoura, dans le marché de Madina, s’est rendu sur les lieux, mais pas pour travailler. Le commerçant est venu tout simplement pour veiller au grain et s’assurer qu’il n’y a pas d’incident pouvant toucher sa boutique. « On ne venu voir si n’est arrivé à nos places puisque c’est une journée de manifestation. Sinon comme vous le constatez, il n’y a rien ici aujourd’hui. Le marché est vide. Tout est fermé.

Nous sommes là, on veille au grain pour toute éventualité parce qu’on ne sait jamais. On veille sur nos magasins puisque par le passé, des gens venaient pour des considérations inutiles à Madina ici à l’occasion des manifestations pour s’attaquer aux places des commerçants. On est là donc pour sécuriser nos places », explique notre interlocuteur.

Tout comme son prédécesseur, Mamadou Aliou Diallo, un autre commerçant à Madina, était devant sa boutique ce jeudi matin. Mais, il annonçait en fin de matinée qu’il s’apprêtait à rejoindre les manifestants pour exprimer son opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Aujourd’hui, le marché est complètement vide. Comme vous le voyez, tout est fermé. Moi, j’ai ouvert ma boutique juste pour changer un de mes bidons d’huile qui est gâté.

Aujourd’hui, il n’y a pas de marché à Madina. Je vais comme ça à la terrasse pour accueillir les leaders du FNDC. Ce qui se passe actuellement est difficile mais il faut accepter parce c’est pour la vérité, c’est pour que la loi soit appliquée en Guinée. Même si ça continue pendant des jours, puisque c’est pour le respect de la constitution, nous sommes prêts », soutient-il.

Par contre, M’Mah Camara, vendeuse de chaussures à Madina école, est assise derrière son étale. Même si le marché est presque vide, elle espère écouler quelques articles. « Le marché est vide mais moi je suis là, je me débrouille ici. Ceux qui sont en train de manifester n’ont qu’à manifester. Moi aussi je suis là, je cherche ma dépense. Il n’y a beaucoup de clients mais j’espère que ça va aller », a dit la marchande.

Mamadou Diaby, un habitant de Madina école, constate cette paralysie des activités avec amertume. Il souhaite la fin de cette crise politique et le retour de la quiétude dans le pays. « Aujourd’hui, tout est fermé d’ici jusqu’à Mafanco. Tous les magasins et toutes les boutiques sont fermés. Rien ne marche ici aujourd’hui. Moi, je demande à ce que le gouvernement et les opposants se comprennent, qu’ils s’entendent. S’ils s’entendent, les gens vont avoir la possibilité de travailler. Mais, s’il y a manifestation chaque semaine, on ne peut pas travailler dans ça », a dit ce citoyen.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél.: 00224 622919225 / 666919225

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Marche du FNDC : l’ambiance est morose à Kaloum ce jeudi

7 novembre 2019 à 14 02 05 110511

La marche pacifique organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre un éventuel 3ème mandat d’Alpha Condé mobilise du monde ce jeudi, 7 novembre 2019 à Conakry. Cette marche, qui se tient du carrefour de la Tannerie, à Matoto, à l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn se répercute sur les activités du centre ville de la commune de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que l’Autoroute Fidel Castro est noire de monde ce jeudi, les activités tournent au ralenti à Kaloum, centre administratif de la capitale guinéenne. La circulation est fluide sur toutes les voies principales du centre des affaires du pays.

L’administration connait moins d’engouement ce jeudi. Il en est de même pour les banques et assurances et les écoles de la place. Il est également à noter que la majeure partie des magasins, boutiques et ateliers sont hermétiquement fermés au centre-ville de Kaloum.

Le FNDC manifeste contre le projet de nouvelle constitution destiné à permettre à Alpha Condé de garder le pouvoir après son deuxième et dernier mandat légal de 2020. Les protestataires exigent également la libération des leaders du FNDC, l’ouverture d’enquêtes pour punir les responsables des tueries récentes enregistrées dans la lutte conte le 3ème mandat….

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661749964

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Ben Youssouf en colère : « la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice »

4 novembre 2019 à 12 12 17 111711

En plus des parents des victimes des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier, plusieurs membres du FNDC sont présents ce lundi, 04 novembre 2019, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Ils sont venus récupérer les corps des 11 jeunes tués par balles à l’occasion de ces mouvements de protestation appelés par le Front National pour la Défense de la Constitution. C’est le cas de Dr Ben Youssouf Keïta de l’UFDG. Le député se dit choqué par ce qui se passe aujourd’hui en Guinée et voit notre pays foncer tout droit vers le précipice. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com présent sur place.

« Je suis choqué. Je suis un homme, c’est pourquoi je ne verse pas de larmes. Sinon c’est ahurissant. De 1958 jusqu’à maintenant, nous n’avons pas connu une telle situation dramatique. Cela me laisse sans un mots et prouve que la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice. Je prie Dieu que ça ne s’abatte pas sur les Guinéens, que ça s’abatte sur les dirigeants qui sont responsables de ce qui est en train de se passer maintenant.

L’appel que je lance à l’endroit de monsieur Alpha Condé, c’est qu’il sache qu’il peut tuer tous les Guinéens s’il veut mais qu’il respecte les corps, qu’il respecte les morts, qu’ils soient enterrés dans la plus grande dignité. Que les morts ne soient pas ballottés comme des animaux, comme des brebis galeuses qu’on aurait abattues comme ça par empoisonnement et qu’on aurait jetées en pâture. Ceux qui sont couchés comme ça ne sont plus comme nous, mais un jour nous serons comme eux. Peut-être que demain d’autres tomberont mais le combat continuera jusqu’à l’instauration définitive et totale de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

A noter que parmi les personnalités présentes à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, on retrouve Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, en compagnie de son épouse et de plusieurs membres de sa formation politique. Il y a également de nombreux activistes de la société civile et d’autres partisans du FNDC. Ils s’apprêtent à transporter les corps des 11 victimes à la mosquée de Bambéto où les prières rituelles seront faites avant leur inhumation au cimetière de cette localité, à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Funérailles des jeunes tués dans les manifs du FNDC : les corps sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen

4 novembre 2019 à 11 11 23 112311

Comme annoncé précédemment, les 11 jeunes tués lors des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier seront inhumés ce lundi, 04 novembre 2019. Les corps, qui avaient été ramenés à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, viennent d’arriver à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Depuis le matin, les familles des victimes et quelques responsables du Front National pour la Défense de la Constitution attendaient les corps à la morgue de l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Car c’est là que les autorités ont décidé de leur rendre les dépouilles mortelles des jeunes. Une décision qui vise à réduire l’itinéraire du cortège funèbre.

Les 11 corps, qui étaient jusqu’à ce matin à la morgue d’Ignace Deen, sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen, où ils seront mis à la disposition des familles des victimes. Le FNDC a déjà envoyé des véhicules pour les transporter à la mosquée de Bambéto. Les prières rituelles seront faites à ce niveau avant l’inhumation prévue au cimetière de Bambeto à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hôpital sino-guinéen : les familles attendent les corps de leurs enfants

4 novembre 2019 à 10 10 27 112711

Les 11 jeunes tués par balles en marge des manifestations du 14 octobre dernier et les jours qui ont suivi vont rejoindre leur dernière demeure ce lundi, 04 novembre 2019. Déjà, les familles attendent les corps de leurs proches à la morgue de l’hôpital sino-guinéen de Kipé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Comme on le sait, les corps des jeunes tués en marge des récentes manifestations appelées par le FNDC vont être inhumés ce lundi. Mais, au lieu que le cortège funèbre ne commence à la morgue de l’hôpital Ignace Deen où les corps étaient retenus par l’Etat depuis plus de deux semaines, c’est maintenant de l’hôpital sino-guinéen de Kipé qu’il partira.

Ainsi en a décidé le gouvernement du Professeur Alpha Condé, qui a transféré les corps dans cet établissement hospitalier, plus proche du cimetière de Bambeto où l’inhumation aura lieu. Actuellement, la tristesse se lit sur les visages des proches des victimes présents sur les lieux. Ils attendent de récupérer les corps pour les transporter à la mosquée de Bambeto. L’inhumation est prévue à 14 heures.

A noter que les forces de l’ordre composées uniquement de gendarmes ont repoussé les journalistes qui étaient présents à la morgue de l’hôpital sino-guinéen ce matin.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Coupe CAF : le Horoya élimine Bandari et rejoint les poules

4 novembre 2019 à 10 10 04 110411

Le Horoya AC de Conakry s’est qualifié pour les matchs de poules de la coupe de la CAF. L’équipe guinéenne a validé son ticket après sa victoire (0-1) ce dimanche, 03 novembre 2019, au Kenya contre Bandari.

A l’aller déjà, le HAC avait pris une option pour la qualification en s’imposant (4-2) à Conakry. Le quintuple champion de Guinée est allé arracher une nouvelle victoire au retour sur le terrain du club Kényan. Le seul but de la rencontre a été inscrit par Ocancey Mandela à la 66ème minute de jeu sur une passe en profondeur de Baffour Sebe.

Les hommes de Didier Gomez Da Rosa avaient pourtant mal démarré ce match. Ils ont subi la domination des locaux en première période mais ont réussi à garder leurs cages inviolées. Les rouge et blanc ont relevé la tête en seconde période et ont réussi à s’imposer sur la plus petite des marques. Seule mauvaise nouvelle pour le Horoya, ce sont les blessures du passeur décisif Baffour Sébé. Le Ghanéen qui revenait de blessure est sorti à la 72ème minute après avoir ressenti une douleur. Le défenseur central malien Boubacar Samassékou est également sorti sur blessure à la 80ème minute.

Après avoir été éliminé de la ligue des champions, le Horoya AC va tenter d’aller le plus loin possible dans cette coupe de la CAF. Le tirage au sort de la phase de groupes est prévu dans la deuxième quinzaine de ce mois.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Jeunes tués dans les manifs du FNDC : le gouvernement impose des obsèques discrètes aux familles

2 novembre 2019 à 11 11 18 111811

Après avoir refusé dans un premier temps de les rendre à leurs familles pour leur enterrement, les autorités guinéennes ont annoncé finalement que les corps des 11 jeunes tués dans les manifestations appelées par le FNDC les 14, 15 et octobre sont disponibles. C’est le procureur de Dixinn qui a fait l’annonce dans la soirée du vendredi, 1er novembre 2019. Mais, les autorités refusent catégoriquement la marche funèbre que le FNDC et les familles des victimes comptaient organiser pour accompagner les jeunes à leur dernière demeure, a appris Guineematin.com d’un membre du Front National pour la Défense Constitution.

Dans son communiqué diffusé vendredi soir sur les antennes de la télévision nationale, Sidy Souleymane N’Diaye, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, a annoncé que les corps sont disponibles et invité les familles des victimes à venir les récupérer. Mais, le même communiqué précise que les corps ne sont plus à la morgue d’Ignace Deen. Ils ont été transférés à l’hôpital sino-guinéen. Et, selon un membre du FNDC, l’objectif de cette démarche est d’empêcher toute mobilisation à l’occasion des funérailles de ces jeunes.

« C’est ce matin, à 9 heures, qu’ils ont déposé tous les corps à l’hôpital sino-guinéen. Le problème, c’est qu’ils veulent nous imposer une procession funèbre discrète. D’abord, entre l’hôpital sino-guinéen et le cimetière de Bambeto, la distance est courte. Et puis, plusieurs services de sécurité sont déployés là-bas. On note la présence du Colonel Balla Samoura qui dirige l’opération, Tiegboro et de plusieurs de ses hommes.

Ils ont laissé entendre que ce sont les familles des victimes qui doivent venir prendre les corps, ils ne veulent pas du tout que le FNDC se mêle de ça. Et les conditions dans lesquelles se trouvent les corps, les familles sont obligées de récupérer pour les inhumer aujourd’hui ou au plus tard demain matin pour ne pas qu’ils se décomposent. Ils ont complètement déshumanisé la Guinée », déplore notre interlocuteur.

Un reporter de Guineematin.com est à l’hôpital sino-guinéen pour en savoir plus sur cette situation.

A suivre !

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Conakry : le FNDC autorisé à marcher sur l’autoroute

1 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution compte manifester le lundi, 04 novembre prochain sur l’ensemble du territoire guinéen. Cela, pour protester à nouveau contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, la marche pacifique projetée se par le FNDC a été autorisée par les autorités, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Selon Abdoulaye Oumou Sow, le coordinateur de la communication du Front National pour la Défense de la Constitution, le gouvernorat de Conakry a donné ce vendredi, 1er novembre, son aval pour la tenue de cette manifestation prévue sur l’autoroute Fidel Castro. Elle partira du rond-point de la Tannerie pour s’achever sur l’esplanade du palais du peuple, en passant par Madina.

Le FNDC invite les habitants de la capitale guinéenne à se mobiliser massivement pour prendre part à cette marche qui devrait, en principe, se dérouler pacifiquement. La structure composée de partis politique d’opposition, d’activistes de la société civile, de syndicats entre autres, compte mobiliser au moins 5 millions de personnes à travers tout le pays pour dire non au projet de nouvelle constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Lors de sa première manifestation autorisée du 24 octobre dernier, le FNDC avait réussi une mobilisation impressionnante à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur. Reste maintenant à savoir si cette même histoire se répétera le 04 novembre prochain.

A suivre !

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Conakry : un bébé avec des malformations « étonnantes » reçu au CHU Donka

30 octobre 2019 à 23 11 31 103110
Dr. Mamadou Moustapha Diallo, médecin au service de néonatalogie de l’hôpital national Donka

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 30 octobre 2019, un bébé de sexe féminin avec de nombreuses malformations, a été reçu au service de néonatalogie de l’hôpital national de Donka. Les médecins évoquent diverses raisons pour expliquer la forme très étonnante de ce bébé vivant.

Selon un médecin qui s’est confié au reporter que Guineematin.com a dépêché sur place, le bébé a été reçu à ce service quelques temps après sa naissance au Centre Médical Communal de Matam. Il a une taille de 51 cm, un poids de 2350 grammes, avec un périmètre crânien de 32 cm.

Dans ses explications, Docteur Mamadou Moustapha Diallo, qui a reçu le nouveau-né, est revenu sur un certain nombre de constats qu’il qualifie de rares. « J’ai constaté à la réception qu’il y a beaucoup d’anomalies, surtout au niveau de la peau, au niveau des organes et des membres, en un mot un syndrome poly malformatif. Il y avait un ectropion oculaire, il y avait une peau qui est rugueuse et sèche et qui avait la forme des écailles de poisson. C’est purement génétique, ça peut être dû aux infections, surtout chez la maman. Mais, c’est quand même des cas dont l’analyse médicale doit être approfondie », a-t-il fait savoir.

En outre, Dr Diallo a dit que ceux qui assimilent ce genre de maladies aux sorciers ou aux diables n’ont qu’à tourner leurs regards vers la science. « Après l’examen clinique, nous, nous avons constaté une maladie qu’on appelle l’ichtyose congénitale. Je dois dire à ceux qui pensent que c’est une affaire de diable ou sorcier, il faut se référer à la science d’abord avant de dire quoi que ça soit. La science est là pour éclaircir les choses. Ce sont des maladies caractérisées par une contraction au niveau des membres, due à la sécheresse de la peau. Si vous dites que vous régularisez les membres, ça entraîne des légions, et si on ne prend pas vite en charge, ça entraîne des infections », a précisé le médecin.

Docteur Diallo a profité de notre entretien pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés pour la prise en charge du nouveau né. « Je lance un appel à tout un chacun d’œuvrer pour la prise en charge de ce bébé parce que je vois que la famille est très inquiète, surtout le papa. Depuis qu’il a envoyé le bébé, il est là à se poser beaucoup de questions, est-ce c’est une personne ou non. Mais moi, je l’ai rassuré que c’est un être humain. Donc, c’est des cas qui peuvent arriver. Je demande une fois encore à chacun de se mettre à la place des parents du bébé pour sa prise en charge, surtout les services spécialisés, notamment la dermatologie, l’ophtalmologie, la chirurgie pédiatrique » a lancé monsieur Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Urgent : l’inhumation des jeunes tués lors des manifs du FNDC reportée

30 octobre 2019 à 11 11 05 100510

C’est l’un des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution qui a fait l’annonce il y a quelques instants. Les funérailles des personnes tuées à Conakry lors des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé n’auront pas lieu ce mercredi, 30 octobre 2019, comme c’était initialement prévu. Le gouvernement a refusé de rendre les corps à leurs parents, obligeant le FNDC à reporter les obsèques à demain, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Malgré le communiqué publié hier soir par le ministère de Santé et annonçant que les corps ne sont pas encore disponibles puisque les autopsies ne seraient pas encore terminées, le FNDC, en commun accord avec les familles des victimes, avait décidé de maintenir le programme des funérailles des onze jeunes tombés sous les balles des forces de l’ordre lors des manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier à Conakry.

Ce jeudi matin, plusieurs leaders du Front National pour la Défense de la Constitution et des membres des familles des victimes ont rallié la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry pour tenter de récupérer les corps. Mais, il leur a été signifié encore une fois qu’ils ne peuvent pas récupérer les corps et qu’ils doivent attendre un peu plus, le temps que les services compétents terminent les autopsies.

C’est ainsi que le FNDC a annoncé le report des obsèques à demain, jeudi 31 octobre 2019. Une date qui sera également difficile à respecter puisque la réception organisée par le pouvoir à l’endroit du président Alpha Condé, de retour d’un séjour à l’étranger, est prévue ce même jour. Pas sûr donc que les autorités acceptent de rendre les corps demain aussi.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : « nous mobiliserons plus de gens dans la rue »

30 octobre 2019 à 8 08 46 104610
Mamadou Alimou Bah de l’UFR, membre du FNDC

Mamadou Alimou Bah, un jeune membre de l’UFR (le parti dirigé par Sidya Touré), est l’un des acteurs majeurs de la mobilisation des citoyens derrière le combat du FNDC à Conakry. Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, il est revenu sur son engagement dans le combat contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée et les manifestations projetées par le Front National pour la Défense de la Constitution tous les lundis jusqu’à l’aboutissement de son combat.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), une structure qui s’érige contre le changement de l’actuelle Constitution qui déboucherait sur un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Qu’est-ce qui vous a poussé à militer au sein de ce mouvement ?

Mamadou Alimou Bah : je suis membre actif de l’UFR et vous savez que l’UFR est actif aujourd’hui au sein du FNDC. Donc, si aujourd’hui je suis au sein du FNDC, c’est parce que l’UFR adhère de façon pleine et entière aux idéaux du FNDC d’une part. Et d’autre part, je suis jeune, je suis conscient que la situation actuelle n’est pas favorable aux jeunes. La situation guinéenne est chaotique. Donc, il est du devoir de chacun de se lever aujourd’hui pour qu’il y ait un vrai changement. Il y a certains qui aiment confondre la lutte du FNDC au bilan du Professeur Alpha Condé, mais moi personnellement je ne parle pas actuellement du bilan du Professeur Alpha Condé.

Tout ce que nous voulons, c’est qu’Alpha a fait ses deux mandats, il a juré qu’il va respecter la Constitution, il n’a qu’à aller après ses deux mandats. Donc le bilan, on le fera après. C’est une question de respect de la loi. Mais aujourd’hui, on a vu les velléités du Professeur Alpha Condé, ce n’est plus caché. Si au début il y avait des doutes, maintenant on l’a su à travers ses multiples sorties. Et là, nous allons nous donner corps et âme pour défendre cette Constitution. C’est entre autres ce qui me pousse à adhérer au sein du FNDC et à mener le combat avec nos amis qui sont du FNDC.

Guineematin.com : il y a des gens qui pensent que le FNDC est un mouvement qui lutte contre la personne d’Alpha Condé. Qu’est-ce que vous avez à dire à ces personnes ?

Mamadou Alimou Bah : loin de là, nous ne luttons pas contre Alpha Condé, nous luttons contre un système. Nous luttons contre ceux qui veulent changer la Constitution dans le but d’octroyer un mandat à vie à un président. Si Alpha Condé décide de respecter la Constitution, on va le laisser terminer paisiblement son mandat. Donc notre combat, ce n’est pas contre une personne, c’est contre un système qui veut changer cette Constitution. Tout le monde sait comment cette Constitution a été obtenue. Il y a certaines personnes qui disent qu’en 2001 on a changé la Constitution. Mais en 2001, il n’y avait pas d’articles qui étaient cadenassés.

Donc, c’est partant de cette expérience qu’en 2010, les gens se sont retrouvés pour essayer de cadenasser certains articles qu’on ne peut aujourd’hui en aucun cas changer. Donc, on ne doit pas parler aujourd’hui du changement de Constitution. On peut modifier mais même si c’était le cas, pourquoi attendre maintenant pour le faire ? Nous ne sommes pas d’accord.

Guineematin.com : vous représentez le FNDC à Wanindara et vous êtes dans la commission organisation de cette structure. Votre quartier est l’un des ceux qui sont le plus actifs dans la mobilisation menée par le Front National pour la Défense de la Constitution. Quelle est votre stratégie de mobilisation ?

Mamadou Alimou Bah

Mamadou Alimou Bah : notre stratégie de mobilisation, nous le faisons de porte en porte. Mais d’ailleurs, la situation actuelle est en notre faveur. On sait que tous les Guinéens tirent le diable par la queue. Donc rien que ça, la mobilisation est acquise. Aujourd’hui, en Guinée, les gens souffrent. Nous rencontrons des difficultés parfois, il y a des gens qui nous disent que les manifestations les fatiguent puisqu’ils vivent au jour le jour. Ça seulement, ça peut être un motif de soulèvement. Parce qu’avec toutes les richesses que nous avons, le Guinéen ne devrait pas souffrir.

Donc, les gens envoient des arguments, mais nous essayons de les satisfaire. Nous faisons une mobilisation de porte à porte, nous leur disons pourquoi le FNDC aujourd’hui est en train de se lever contre ceux qui veulent changer la Constitution. Donc, finalement, les gens adhèrent et les gens sont en train d’adhérer. Vous avez vu lors de la première manifestation comment Ratoma est sortie et lors de la deuxième manifestation, là on n’en parle même pas.

Guineematin.com : lors des premières manifestations justement, il y a eu des victimes : des morts et des blessés. Quel est votre sentiment par rapport à ces situations ?

Mamadou Alimou Bah : c’est un sentiment de tristesse. Aujourd’hui, nous sommes meurtris, mais ça ne va pas nous décourager. Parce que nous savons qu’ils le font pour nous dissuader, mais ça c’est une illusion de leur côté. Nous n’allons pas reculer, nous sommes plus que motivés, c’est un combat noble. Je m’excuse, mais vous savez, c’est un sacrifice, chaque combat a un coût. Mais là, ça ne vient pas de nous. Ce sont eux qui devaient assurer notre sécurité, mais ce sont eux malheureusement qui sont en train de tuer les jeunes gens. C’est un sentiment de tristesse que nous avons.

Mais, nous allons malgré tout continuer le combat. Et nous voulons faire plus que ce que nous avons fait avant. Nous comptons mobiliser plus de gens dans la rue. Vous avez vu ce qui s’est passé en France, au Sénégal (les manifestations organisées par les antennes du FNDC dans ces pays, ndlr), je pense que vous avez eu les échos. Eux, ils voulaient interdire les manifestations mais on a essayé de nous mettre en contact avec la société civile sénégalaise tels que le mouvement « Y en marre » et d’autres. Et, ils ont décidé de nous venir en aide, ils ont projeté une manifestation pour le 2 novembre. Et aujourd’hui, vous savez qu’il y a forte communauté guinéenne au Sénégal, donc ils ont décidé nous accompagner dans ce noble combat. En Guinée, on a fait un calendrier de manifestations qu’on va mettre en exécution. Donc on va organiser des manifestations tous les lundis désormais jusqu’à ce que le président Alpha Condé renonce à son 3ème mandat. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Mamadou Alimou Bah : mon dernier mot, c’est à l’endroit des jeunes de toute la Guinée et ceux de Wanindara en particulier. Je leur dirai de redoubler d’efforts. Aujourd’hui, la situation est vraiment critique en Guinée. Avant 2010, la Guinée ne produisait que 10 millions de tonnes de bauxite par an. Aujourd’hui, on est à 60 millions de tonnes. Il n’y a pas de répercussion de cette exploitation sur les pauvres guinéens que nous sommes. Et ceux qui bénéficient de ces richesses ne veulent pas que ça finisse. C’est cela la réalité.

Entretien réalisé par Mamadou Baïlo Keïta et décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Transporter des bagages pour manger : la dure vie de plusieurs jeunes à Conakry

29 octobre 2019 à 18 06 42 104210

Ils sont nombreux à Conakry, les jeunes qui bataillent dur pour survivre. Parmi eux, on retrouve les portefaix : des personnes qui ont pour travail de transporter des bagages pour d’autres en contrepartie d’une rémunération. Leur vie est loin, très loin même d’être rose, mais ils font avec en attendant de trouver mieux. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de quelques-uns d’entre eux au marché de Matoto.

Ils sont toujours sales et pressés. Et même pour ceux qui ne sont pas physiquement très grands, ils sont quand même assez solides. Car de la force, ils en ont vraiment besoin. Les portefaix sont toujours à la recherche du moindre bagage à transporter pour avoir une somme d’argent.

Moussa Camara est l’un d’eux. Il reconnait qu’il fait ce travail parce qu’il n’a pas le choix. « Ce qui m’a poussé vraiment à faire ça, c’est parce que je n’ai pas trouvé un autre travail. Je n’ai pas étudié et il faut que je fasse ça pour éviter de voler ou quémander », explique-t-il.

Mais, ce concitoyen ne veut pas passer sa vie à faire ce travail. Il attend juste la première occasion pour la saisir. « Si j’ai la chance d’avoir des moyens ou une bonne relation qui pourrait m’aider, je vais abandonner ce travail pour faire autre chose. Je suis là actuellement parce que je n’ai pas trouvé mieux. Sinon ce n’est pas par plaisir que je fais ce travail », soutient Moussa.

Lancinè Fofana fait le même travail au marché de Matoto. Contrairement à son prédécesseur, lui a un métier. Il est chauffeur de profession. Mais, n’ayant pas de voiture pour travailler, il s’est reconverti temporairement en portefaix pour trouver de quoi vivre. « On fixe les prix en fonction des bagages à transporter et de la distance à parcourir. Par exemple, pour débarquer un conteneur rempli, le prix c’est 400 000 francs. On fait le travail en groupe et on se partage l’argent », souligne notre interlocuteur.

Boubacar Diallo aussi fait la même activité pendant plusieurs années. Aujourd’hui, il est fier d’avoir fondé une famille grâce à son travail. « Je suis un père de famille, je suis marié à une femme et nous avons trois enfants. Il n’y a personne qui m’aide, c’est grâce à ce métier que je paye mon loyer et m’occupe de toutes les dépenses de ma famille », raconte-t-il avec fierté.

Monsieur Diallo s’empresse de préciser cependant que son travail est tout sauf facile. En plus de la lourdeur de certains bagages, la fatigue que cela engendre…, il rencontre des situations bien plus préoccupantes pour lui. « Je rencontre beaucoup de difficultés. Il y a certains qui m’insultent, d’autres m’accusent et parfois même il arrive que je me batte avec des gens. Parce qu’il y a des méchants qui vont chercher à te créer des problèmes des problèmes et t’emmener à la police. L’argent qu’on gagne là, certains sont jaloux de nous voir gagner ça. C’est difficile pour nous », a laissé entendre Boubacar Diallo.

A noter que parmi les jeunes qui s’adonnent à cette activité, beaucoup sont des SDF (Sans Domicile Fixe). Ces derniers passent la nuit le plus souvent dans les marchés et devant certaines boutiques.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Guinée : voici le nouveau programme des manifs du FNDC

26 octobre 2019 à 14 02 39 103910

Le Front National pour la Défense de la Constitution a modifié son programme de manifestations prévues la semaine prochaine. La structure qui proteste contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé a renoncé à ses journées ville-morte du lundi et du mardi prochains mais aussi à sa marche prévue pour le mercredi, 30 octobre 2019, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Selon le nouveau programme rendu public ce samedi, 26 octobre 2019, par la cellule technique nationale du FNDC, c’est une marche funèbre qui sera finalement organisée le mercredi, 30 octobre 2019, pour l’enterrement des personnes tuées à l’occasion des manifestations de la semaine dernière. S’en suivra une journée de recueillement le vendredi, 1er novembre.

Ensuite, des manifestations contre le projet de troisième mandat seront organisées le lundi, 04 novembre 2019, sur l’ensemble du territoire national. Le FNDC précise qu’il a décidé désormais, « de marcher chaque lundi pour s’opposer catégoriquement au troisième mandat ».

A suivre !

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Procès de manifestants contre un 3ème mandat : 5 mineurs condamnés à Kaloum

26 octobre 2019 à 10 10 59 105910

Les procès des personnes interpellées lors des manifestations du FNDC se poursuivent à Conakry. Ce vendredi 25 octobre 2019, c’était au tour de huit (8) mineurs de comparaitre devant le tribunal correctionnel pour enfants de Kaloum. Poursuivis pour attroupement interdit non armé, cinq (5) d’entre eux ont été condamnés à cinq (5) mois assortis de sursis, alors que les trois (3) autres ont été libérés pour délit non constitué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les mineurs poursuivis pour ces faits d’attroupement interdit sont : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly, Elhadj Saidou Diallo, Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo. Leur âge varie entre 14 et 15 ans.

A la barre, les huit prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Boubacar 1 Bah, est revenu sur les circonstances dans lesquelles les enfants ont été arrêtés avant de demander leur relaxe pure et simple. « Madame la présidente, suite à l’appel lancé par le Front National pour la Défense de la Communication (FNDC) aux citoyens de manifester dans les rues de Conakry et de l’intérieur du pays contre le projet de changement de la constitution, les agents de maintien d’ordre ont procédé à des arrestations. Des arrestations qui ont été enregistrées tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée. C’est ainsi que ces mineurs ont été arrêtés dans leurs différents quartiers au courant des journées du lundi 14 et mardi 15 octobre 2019. Madame la présidente, ces jeunes mineurs, même en les voyant, on se rend compte qu’ils ne peuvent pas troubler l’ordre public. Le ministère public ne retient aucune infraction contre eux. Tout le monde sait, lorsqu’il y a des manifestations, comment les agents se comportent par endroits dans l’exercice de leur profession à travers les rues et dans certaines concessions. Ils arrêtent n’importe qui, n’importe où et n’importe comment. Vous avez vu un de ses enfants, il est bastonné avec des matraques au niveau de ses jambes. Et tous ces enfants qui sont passés devant vous ici, vous-même vous avez constaté qu’ils ne sont même pas arrêtés dans le même quartier. En plus de ça, ils ont été arrêtés séparément, aucun n’a été pris parmi des manifestants et il n’y avait aucune relation entre eux. Un est arrêté à Sonfonia, les autres à Démoudoula, à Koloma, à Concasseur, à Bonfi et à Matam. Vous avez suivi leurs explications, chacun d’eux était seul quand on l’arrêtait. Et pour qu’il y ait attroupement il faut au moins deux personnes. Comme vous le savez, nous poursuivons à charge et à décharge, c’est pourquoi je vous demande qu’il vous plaise d’ordonner leur relaxe pure et simple pour délit non constitué », a requis le procureur Boubacar 1 Bah.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont tour à tour remercié le procureur pour sa réquisition avant de plaider la libération de leurs clients.

Maître Mohamed Abou Camara

Pour maître Mohamed Abou Camara, « l’Etat qui est censé assurer la protection et l’éducation des enfants, est au contraire cet Etat qui est en train de les exposer. Madame la présidente, ces enfants sont victimes d’intimidation, d’abus de pouvoir et d’autorité. Je vous prie de regarder les réalités en face et d’appliquer la loi ».

Maître Thierno Souleymane Barry

De son côté, maître Thierno Souleymane Barry a fustigé les comportements des agents de maintien d’ordre et a regretté que des mineurs innocents soient traduits en justice alors que les prédateurs de l’économie du pays sont en liberté. « Madame la présidente, c’est le lieu et le moment de dénoncer ce dont les enfants sont victimes en Guinée. Il y a des milliards qui sont volés dans notre pays, mais les voleurs de ces milliards, on ne les arrête pas. Ce sont ces mineurs qu’on doit protéger et éduquer là qu’on arrête et qu’on traduit en justice. Madame la présidente, les enfants n’ont pas leur place en prison, mais à l’école où ils vont être formés pour pouvoir se prendre en charge demain. Ils doivent être bien traités puisque ce sont eux la relève de demain. Ces innocents que vous voyez ici aujourd’hui, tout leur problème, c’est le fait de naître en Guinée. Ils n’ont pas droit à la liberté, à la protection et à l’éducation ? J’ai honte pour la Guinée, j’ai honte pour la justice guinéenne. Ce tribunal, pour enfants qui est spécial pour ce genre de dossiers spéciaux, a pour avantage d’avoir des juges compétents et des agents compétents pour la bonne gestion des dossiers en matière pénale. Madame la présidente, je vous demande de libérer ces enfants innocents », a plaidé maître Thierno Souleymane Barry.

Dans la délibération, le tribunal a reconnu coupable cinq mineurs : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly et Elhadj Saidou Diallo. Pour la répression, ils sont condamnés à 5 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 500 mille FG.

Les 3 autres : Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo ont été libérés pour délit non constitué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Me Mohamed Traoré à la marche du FNDC : « tous les Guinéens ont le devoir de se mobiliser … »

24 octobre 2019 à 14 02 58 105810

Comme annoncé précédemment, de nombreux guinéens manifestent ce jeudi, 24 octobre 2019, dans plusieurs villes du pays contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, c’est une foule compacte qui défile pacifiquement à l’occasion de cette marche, la première autorisée par le pouvoir depuis plus d’une année. Parmi les manifestants, on retrouve notamment des avocats de renom, venus exprimer leur opposition au changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen de s’octroyer un troisième mandat. C’est le cas de maître Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, et maître Antoine Pépé Lamah. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, ils ont expliqué les motifs de leur présence à cette manifestation.

Décryptage !

Maître Mohamed Traoré : je suis là, parce que la question concernant un projet de changement de Constitution, c’est une question qui intéresse tous les Guinéens. Tous les Guinéens ont le devoir de se mobiliser pour mettre un terme à cette entreprise dont on ne sait où elle pourrait nous mener, si elle était mise en œuvre. Donc je ne pouvais pas en tant que guinéen rester à la maison et ne pas me joindre à ces milliers des guinéens qui vont sortir aujourd’hui pour dire non à un projet de présidence à vie.

Il ne s’agit pas d’un combat dirigé contre quelqu’un, contre une région, contre un parti, contre une ethnie, c’est un combat citoyen, un combat pour l’alternance démocratique. Il n’y a pas de démocratie sans alternance… Je voudrais dire à tous ceux qui veulent rester à la maison que la Guinée ne peut pas changer sans les Guinéens. La Guinée ne peut pas changer sans la participation effective surtout de la jeunesse. Il faut donc que la jeunesse se mobilise pour pouvoir influer sur son destin.

Maître Antoine Pépé Lamah : nous sommes là pour apporter la démonstration qu’en dehors du prétoire, nous sommes aux côtés de FNDC. Nous sommes là pour défendre la République, défendre la Constitution. Nous tenons à la stabilité de la République, nous sommes là pour dire stop à toute velléité de confiscation du pouvoir. Nous sommes là pour dire stop à toute velléité de pérennisation d’une personne à la tête de ce pouvoir. Nul n’est indispensable, la Guinée appartient à plus de 12 millions de personnes. En dehors de notre cher président actuel, il y a d’autres guinéens qui peuvent naturellement assumer cette fonction. Respectons la Constitution, tenons à la République, respectons nos engagements, tenons à la stabilité nationale, tenons à l’unité nationale, tenons à la paix.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Procès d’opposants à un 3ème mandat en Guinée : 12 jeunes libérés à Dixinn

23 octobre 2019 à 20 08 20 102010

Douze jeunes présumés manifestants contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé ont été jugés ce mercredi, 23 octobre 2019, par le tribunal de première instance de Dixinn. A l’issue des débats, tous ont recouvré leur liberté même certains d’entre eux s’en sortent avec des condamnations assorties de sursis, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ces jeunes ont été interpellés le lundi, 14 octobre dernier, premier jour des manifestations contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Poursuivis « participation délictueuse à un attroupement », les prévenus ont tous rejeté les faits mis à leur charge. « Nos clients ont été arrêtés un à un. L’article 10 de notre Constitution leur donne le droit de manifester. Le ministère public n’a pas de preuves suffisantes pour que vous condamniez ces jeunes gens qui sont devant vous. Ils n’ont nullement participé à une manifestation. C’est pourquoi, nous vous prions de faire application de l’article 544 du Code de procédure pénale en libérant ces innocents qui sont devant votre tribunal », a sollicité Me Ousmane Mansaré, avocat de la défense.

Par contre, le procureur, Bakary Camara, estime que les prévenus sont effectivement coupables des accusations pour lesquelles ils sont poursuivis. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de les condamner à 3 mois d’emprisonnement chacun. « Ces individus qui comparaissent devant vous ont tous été interpellés le lundi, 14 octobre 2019, suite à l’appel qu’avait lancé le Front National pour la Défense de la Constitution. Appel dans lequel, ils ont demandé au peuple de sortir manifester et entraver toute personne qui n’aurait pas observé ce mot d’ordre. Selon eux, ce droit était constitutionnel. Et si la constitution a donné aux citoyens le droit de manifester, il faut aussi savoir que ce droit est règlementé.

Pour manifester, il faut une lettre d’information et définir l’itinéraire. Mais lorsque ce droit est violé, vous êtes passibles de poursuites. C’est dans ce cadre que ces individus comparaissent devant vous pour participation délictueuse à un attroupement. On a pris ces jeunes avec un bidon de onze litre d’essence, et c’était pour brûler les pneus sur la route, donc ce sont des semeurs de troubles. C’est pourquoi monsieur le président, je vous prie de les retenir dans les liens de la prévention pour participation délictueuse à un attroupement, en les condamnant à 3 mois d’emprisonnement chacun », a-t-il requis.

Après délibération, le tribunal a condamné 4 des 12 prévenus à 3 mois d’emprisonnement assortis de sursis et relaxé 8 autres pour délit non constitué. Finalement, tous les jeunes ont recouvré leur liberté après 10 jours de détention.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Conakry : un corps sans vie découvert dans la salle d’audience du tribunal de Kaloum

22 octobre 2019 à 10 10 53 105310

Un jeune homme, du nom Laye Keita, a été retrouvé mort dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Kaloum dans la matinée de mardi 22 octobre 2019. La confirmation a été donnée par le procureur de la République près ledit tribunal, Aboubacar Sir Sylla, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le procureur, Laye Keita était récemment poursuivi au tribunal de Kaloum pour un vol de téléphone, puis libéré il y a une semaine. « Ce matin, un jeune du nom de Laye Keita a été retrouvé mort dans la salle d’audience ici. C’est un jeune qui a été poursuivi pour vol de téléphone mais qui a été libéré il y a une semaine. Quand on a pris connaissance de ça, on a appelé la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour venir faire le constat. Ensuite, la DPJ est venue prendre le corps et l’envoyer à l’hôpital national Ignace Deen pour l’autopsie », a expliqué Aboubacar Sir Sylla.

A la question de savoir ce qui pourrait être à l’origine de ce décès, le procureur a fait savoir que rien n’est encore clair. « Pour le moment, on ne sait rien sur la cause de sa mort. On attend les résultats que les médecins vont donner pour savoir de quoi il est mort. Il y a aussi un policier qui dort ici dans la salle, on attend qu’il vienne pour nous dire comment cela est arrivé », a laissé entendre monsieur Sylla.

A suivre…

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineeematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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