Hajj 2019 : 8 000 candidats inscrits, le départ du premier convoi prévu le 24 juillet

18 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Cette année, la Guinée va envoyer 8000 pèlerins aux lieux saints de l’islam. Le premier convoi quittera Conakry le 24 juillet prochain pour la Mecque. C’est le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, qui a confié ces informations à Guineematin.com au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Il est revenu aussi sur le niveau des préparatifs et les dispositions prises pour le bon déroulement du pèlerinage pour les candidats guinéens.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à quelques semaines seulement du début du hajj 2019, dites-nous à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs de ce pèlerinage musulman ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : en ce qui concerne les préparatifs du pèlerinage 2019, les opérations tirent vers la fin maintenant. Parce que le départ du premier convoi est prévu pour le 24 juillet prochain. Donc, nous sommes à une semaine seulement du départ du premier convoi de nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam. Cette année, nous avons 8 mille pèlerins qui se sont inscrits. Ils sont repartis en deux groupes : 1673 pèlerins vont au compte du gouvernement et 6327 pèlerins au compte du privé. Alors, les 27 convois partiront dans 12 jours c’est-à-dire que les opérations se dérouleront du 24 juillet au 4 août prochain inch’Allah.

Guineematin.com : ces dernières années, les pèlerins guinéens ont rencontré beaucoup de difficultés avec notamment des retards au départ mais aussi au retour. Y a-t-il des dispositions prises pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, on a effectué en amont des voyages en Arabie Saoudite pour échanger avec les autorités en charge du pèlerinage. Après ça, nous nous sommes attelés au volet vaccination, suivi de la sensibilisation et la distribution des uniformes aux candidats pèlerins. On a travaillé cette année à la consolidation des acquis. La décentralisation qui avait été lancée depuis l’année dernière a été renforcée cette année à Conakry ici, à l’intention de nos candidats pèlerins. Quatre sites ont été retenus. Il s’agit de la grande mosquée Fayçal pour trois communes : Kaloum, Dixinn et Matam ; la mosquée Fofana pour les candidats de la commune de Matoto et la mosquée Turque de Bambéto pour les candidats pèlerins de la commune de Ratoma.

En plus de ça, pour les candidats pèlerins qui habitent en haute banlieue et les préfectures environnantes comme Dubréka et Coyah, nous avons retenu la grande mosquée de Kountia. Nous rendons hommage à notre gouvernement, particulièrement au président de la République, le professeur Alpha Condé, qui nous a accompagnés, qui s’est impliqué personnellement à la qualification de l’organisation du hajj pour notre pays, en mettant à notre disposition le préfinancement à hauteur de 50% pour des frais des visas et autres éléments relatifs aux bons préparatifs du pèlerinage. Alors, c’est pour cette raison que vous n’avez pas entendu de problèmes cette année. Actuellement, nous sommes avec nos techniciens qui ont la charge de l’émission des visas. Parce que cette fois-ci et c’est une première pour la Guinée d’avoir des visas électroniques. Alors cette année, il était extrêmement important pour nous en qu’organisateurs et pour nos candidats pèlerins de nous faciliter cette tâche qui était délicate dans l’organisation du pèlerinage. Je rappelle que nous avons retenu Ethiopian Air line comme compagnie aérienne devant transporter nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité de nous exprimer chez vous. Je lance un appel à l’endroit de nos candidats pèlerins de suivre les cours de sensibilisation, éducation et information dans les quatre lieux retenus pour ça. Parce que vous avez remarquez le calme qui caractérise le processus du hajj cette année. Nous invitons donc nos candidats pèlerins à suivre les informations données par notre département afin de bien préparer leur voyage. C’est-à-dire de venir faire à temps la vaccination et pour le dernier lot de candidats pèlerins qui n’ont pas déposé leurs passeports, de nous les faire parvenir afin de respecter le calendrier établis pour le départ des candidats pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Apprentissage du Coran en 3 mois : le CIFOD clôture sa 7ème session à Conakry

16 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Le Centre International de Formation et de Documentation (CIFOD) en Guinée a bouclé sa 7ème session de l’apprentissage du coran en trois mois. Elle a clôturé cette session par une conférence-débat organisée le 14 juillet 2019 au lycée La Source de la Minière. L’objectif était d’expliquer aux apprenants qui ont des obligations professionnelles comment concilier leur travail à l’apprentissage du coran, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée,
Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée

« La gestion du temps en islam », c’est le thème choisi par les organisateurs pour cette conférence-débat. Une façon d’aider les apprenants à mieux gérer leur temps sans jouer sur leur travail et sur l’apprentissage du coran. « La gestion du temps en islam, c’est en fait la problématique générale qui s’est dégagée de notre constat vis-à-vis de nos auditeurs. Nous avons des auditeurs qui sont en situation de service, et donc la principale difficulté qu’ils ont c’est comment concilier leurs responsabilités professionnelles et la révision des cours de coran qu’ils apprennent avec nous. Donc la conférence visait à leur donner les directives afin de pouvoir gérer les deux à la fois », a expliqué le coordonnateur du CIFOD en Guinée, Mamadou Nassirou Diallo.

Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD,
Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD

De son côté, Abdoul Wahab Sow, l’un des encadreurs du CIFOD, est revenu longuement sur l’importance du temps et de sa bonne gestion par les musulmans. « L’islam, à travers le saint coran, nous exhorte à gérer notre temps. Dieu, dans plusieurs versets du coran, il jure par le temps à travers des thèmes différents. Il jure par la lune, par le soleil, par les étoiles, par le jour et par la nuit. Cela prouve l’importance du temps. Tous ces différents thèmes sont relatifs au temps. Quelque part, le prophète Mohamed (PSL) nous a dit que l’être humain, lorsqu’il sera décédé, le jour de la résurrection, il sera question de 4 choses.

Et parmi ces choses, les trois premières font référence au temps. A savoir sur sa vie, sa jeunesse, comment il a passé son temps ? Donc la gestion du temps est très importante. Maintenant en ce qui concerne l’apprentissage du saint coran, le coran n’est pas difficile mais il est complexe. Pour pouvoir l’apprendre et le maitriser, il faut lui consacrer du temps. Pas un grand temps mais un temps qui est constant. Même si c’est 30 minutes par jour, il n’y pas de problème, mais que ces 30 minutes soient constantes », a recommandé Abdoul Wahab Sow.

Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran,
Habibatou Diallo, auditrice de la lecture du Saint Coran

A la fin de la conférence, les participants ont salué cette initiative du CIFOD. Selon Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran, la rencontre lui a apporté plus de connaissance et davantage de motivation. « Pour moi, ils ont choisi le meilleur thème qui est la gestion du temps. C’est vrai que moi-même je me suis retrouvée dans ce problème-là. Je suis admise mais j’avais aussi ce problème-là. Aujourd’hui, avec toutes les explications que le conférencier nous a données, j’ai compris qu’il s’agit bien de l’organisation, de gérer bien son temps. Même si c’est 10 minutes de lecture du coran par jour, il faut avoir un temps consacré à cette lecture. Donc cette conférence m’a beaucoup plus motivée. J’avais pris du courage, mais cela m’a donné plus de courage qu’avant. Donc je vais continuer à faire de mon mieux », a-t-elle promis.

A noter que la 8ème édition de l’apprentissage du saint coran en trois mois va démarrer le 17 août 2019, à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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« Nous, on est contre le 3ème mandat », dixit le leader religieux Dr. Oury Barry

16 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Dr Mamadou Oury Barry

L’association religieuse Jammat Al Sunna est contre un troisième mandat en Guinée. C’est l’un de ses membres les plus influents, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, qui l’a annoncé. C’était à l’occasion d’une visite que le président de l’UPR et ministre conseiller du président Alpha Condé, Elhadj Bah Ousmane, lui a rendu à son domicile le samedi, 13 juillet 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’objectif de cette visite du président de l’UPR et conseiller spécial du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, au domicile du grand islamologue, Dr Mamadou Oury Barry, était de remercier le Cheick d’avoir pris part à la conférence islamique, organisée au siège de son parti pendant le mois de Ramadan passé. Une conférence qui avait pour thème central : « l’islam et la tolérance dans un pays laïc ».

« Nous sommes venus vous remercier avec tous vos talibés pour votre disponibilité mais surtout pour votre prestation très remarquable lors de cette conférence. Notre pays a besoin de tolérance, de paix et de quiétude sociale. C’est l’un des principes cardinaux de l’UPR. C’est pourquoi, notre parti saisit chaque occasion pour appeler les Guinéens, dans leur diversité, à la consolidation de la paix et l’unité nationale, conditions essentielles pour le développement socioéconomique de la Guinée », a déclaré Elhadj Dr Saïdou N’Diaye au nom du président de l’UPR.

Il en a profité pour exhorter l’organisation des Malikites Jammal Al Sunna, dont est membre Dr Mamadou Oury Barry, à soutenir et à œuvrer aux côtés de l’UPR, pour la promotion des valeurs démocratiques en Guinée.

En réponse, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, visiblement touché par cette visite, a salué la présence de cette délégation et magnifié particulièrement la disponibilité du leader de l’UPR à promouvoir les bonnes pratiques islamiques dans notre pays. « L’islam est la religion de la grande majorité des Guinéens. Nous avons un intérêt à le pratiquer dans la paix et la quiétude. Ces valeurs sont fondées sur le principe de tolérance et d’amour », a dit Dr Amadou Oury Barry.

Même si cette rencontre n’est pas politique, le très célèbre leader religieux musulman a mis l’occasion à profit pour exprimer l’opposition de son organisation à toute idée d’un troisième mandat. Un message qui intervient à un moment l’actualité politique guinéenne est dominée par le débat autour du projet de nouvelle constitution dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. « A Jammat Al Sunna, c’est Elhadj Boubacar Kankalabé Diallo qui était le Président. Après son décès en 2012, je suis venu à la tête de l’organisation. Deux mandats après, comme chez nous, on est contre le 3ème mandat, j’ai passé la main à Cheick Oumar Barry qui est actuellement le président. C’est pourquoi, notre organisation est respectée. Elle œuvre pour la paix, la quiétude et l’unité nationale. En tant que citoyens, c’est ce que nous souhaitons pour notre pays. Nous voulons d’un Etat de droit, où chaque citoyen est soumis à la loi, jouit de ses droits en toute circonstance et respecte ses obligations citoyennes », a plaidé le plus grand théologien de Guinée, réputé pour sa grande connaissance de la religion musulmane.

Par ailleurs, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, a exprimé sa préoccupation par rapport à l’image qui est collée aujourd’hui à sa confrérie. « Nous les barbus, nous restons préoccupés par l’image qu’on nous colle, et injustement d’ailleurs. Nous tenons à dire qu’en Guinée, comme partout ailleurs, l’islam est une religion de paix. Une religion basée sur la tolérance. Une religion qui respecte et proclame le droit du citoyen. Donc, il est bien de se défaire de l’amalgame. Nous travaillons comme chaque citoyen pour le bonheur de notre pays », a tenu à préciser cet érudit originaire de Télimélé.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Examens nationaux à N’zérékoré : Amara Condé interdit le port du voile en classe

3 juillet 2019 à 16 04 58 07587
Amara Condé, inspecteur régional de l'éducation de la région de N'Zérékoré
Amara Condé, inspecteur régional de l’éducation de la région de N’Zérékoré

Les examens nationaux, pour la session 2019, démarrent demain jeudi 04 juillet, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région de N’Zérékoré, tout comme partout ailleurs, la rigueur est de mise au niveau des responsables. L’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, a fait savoir que tout est prêt pour le bon déroulement des examens, avant d’annoncer l’interdiction du port du voile par les candidates, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

« Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », a expliqué ce mercredi 3 juillet 2019, Amara Condé pour réitérer la rigueur qui doit caractériser ces évaluations.

Selon lui, tout est fin prêt en termes de préparatifs. « Tous les centres qui sont ciblés pour l’évènement sont à 100 % à jour. Les ratios élèves candidats ou candidates, salles d’examen sont réglés dans les six préfectures de la région. Sur instruction de son excellence, monsieur le ministre de l’éducation nationale, nous avons sillonné les six DPE de la région pour effectivement prendre contact avec le cabinet des DPE qui sont les hommes de terrain. Cette tournée nous a permis de dire que les examens peuvent bien se passer dans notre région. A l’heure où je vous parle, tout est arrivé en lieu et place dans les six DPE de ma région en termes de fournitures, que sont les feuilles d’examen, les cahiers de brouillons et le petit matériel pour la correction », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, l’inspecteur régional de l’éducation N’Zérékoré a rappelé que la Tolérance Zéro est le dénominateur commun auquel tout le monde doit s’accrocher pendant ces examens nationaux. « Cette tolérance zéro veut dire qu’il faut aller dans le code de bonne conduite, non seulement du candidat, du surveillant et de l’examinateur. Les interdits en première position, c’est les téléphones dans les centres. A ce propos, cela n’a pas commencé en 2019. Depuis 2011, avec la tolérance zéro, on a interdit aux candidats de laisser tout moyen de communication à tendance frauduleuse avant d’aller dans les centres. Aujourd’hui, on ne peut pas se passer peut-être du téléphone, mais pour le temps d’examen, qu’on donne aux gens, nous prions aux candidats, parce que nous n’allons pas passer à côté de la loi de la tolérance zéro. Toute personne qui n’a pas son nom sur une note de service signée par un DPE ou par l’inspecteur, est un corps étranger au centre d’examen, d’où la raison de son recul du centre d’examen », a laissé entendre monsieur Condé.

En outre, Amara Condé s’est rappelé au bon souvenir des candidats en interdisant encore le port du voile dans les centres d’examen. « Tout candidat, il faut l’identifier d’abord. Quand j’étais DPE pendant neuf ans à N’Zérékoré, j’ai fait la guerre avec ces gens. J’ai rejeté plein de candidates dans les écoles Franco-arabe à N’Zérékoré quand j’étais DPE, jusqu’à ce mon ministre à l’époque a fait le déplacement. Le président de la République lui a dit de venir voir à N’Zérékoré parce que ça ne va pas. Les musulmans ont dit que le DPE qui est là est un mécréant. Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », déclare Amara Condé.

En ce qui concerne les statistiques au niveau régional, l’inspecteur a dévoilé les statistiques. « Je commence par le Baccalauréat unique, pour ma région et pour les six préfectures, tous profils confondus, nous avons 11 milles 428 candidats inscrits, dont 2 milles 695 filles, qui seront logés dans 28 centres tous profils confondus. Le nombre de salles est de 376. Pour le Brevet d’Etudes du Premier Cycle, le nombre de candidats inscrits est de 20 milles 99, pour 6 milles 710 filles, et vont compétir dans 58 centres pour 820 salles. En fin, pour le CEE, nous avons 37 milles 649 candidats inscrits, dont 14 milles 476 filles, qui vont se faire évaluer dans 1288 salles pour 139 centres. Si je ramasse le tout, ça me fait 225 centres d’examen. Quand j’arrive aux effectifs inscrits, je trouve 69 milles 176 candidats inscrits pour les trois examens, pour 23 milles 881 filles, pour un nombre total de 2 milles 484 salles ».

Pour finir, Amara Condé a lancé un message aux candidats mais aussi aux acteurs qui interviennent dans ces examens nationaux. « Aux candidats, c’est d’apprendre les leçons, respecter le code de bonne conduite de l’examen. Les acteurs que nous sommes, la crédibilité de notre évaluation finale, c’est nous- mêmes les acteurs. Que chacun se dise, le Brevet guinéen, le Baccalauréat guinéen, le Certificat d’Etudes Elémentaires guinéen doit rivaliser avec les diplômes des autres pays de la sous-région francophone ».

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Menace de mort contre Nanfo Diaby ? « Si ce n’était pas en Guinée, on l’aurait décapité, je peux le répéter mille fois »

3 juillet 2019 à 13 01 11 07117
Elhadj Mamady Condé
Elhadj Mamady Condé

Accusé de menace de mort à l’encontre d’Ismaël Nanfo Diaby, l’imam qui a focalisé récemment les attentions en conduisant la prière en langue maninka, Elhadj Mamady Condé brise enfin le silence. Cet autre imam de Kankan dit avoir appris qu’il est visé par une plainte, mais qu’il n’a pas encore été convoqué pour ça. Et, le leader religieux maintient ces propos pour lesquels il est accusé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

C’est au cours d’un entretien qu’il a accordé récemment à notre rédaction, que l’imam et enseignant de la langue N’ko, Ismaël Nanfo Diaby, a annoncé avoir porté plainte contre Elhadj Mamady Condé, deuxième imam de la mosquée de Sogbè, un quartier de la commune urbaine de Kankan. Il accuse ce dernier d’avoir incité les fidèles musulmans à le tuer, juste parce qu’il a décidé de conduire la prière en langue maninka.

Interrogé sur cette situation, l’imam mis en cause dit avoir eu vent de cette plainte, mais il indique qu’il ne l’a pas encore reçue. « Je n’ai pas vu de plainte et je suis au courant de rien. Il y a quand même des personnes qui m’appellent pour me dire que Nanfo Diaby a porté plainte contre moi.

Mais, ce que je peux dire à tout le monde, c’est que je ne suis pas en guerre avec Ismaël. Moi, je suis contre cette chose étrange qu’il a commencée à faire. Qu’Allah fasse que cette nouvelle façon de prier ne prenne pas de l’ampleur. Ismaël est en conflit avec Allah », a déclaré Elhadj Mamady Condé.

En ce qui concerne l’accusation de menace de mort, le deuxième imam de la mosquée de Sogbè réitère ses propos incriminés. « Moi, j’ai dit que s’il était au Nigeria, il allait mourir par décapitation. Je peux répéter ça mille fois : si ce n’était pas en Guinée, on l’aurait décapité il y a longtemps. Les langues africaines les plus parlées sont le Haoussa et le Swahili, mais les gens ne prient pas dans ces langues, c’est Nanfo qui va prier en Maninka ? Il veut juste saboter le N’ko », estime-t-il.

Ce leader religieux en profite pour inviter les autorités à arrêter l’élan entrepris par Ismaël Nanfo Diaby. Car, même si ce dernier a été interdit de conduire la prière à la mosquée et de faire des sermons à la radio, il a continué à prier chez lui en langue maninka. Une situation dangereuse pour les futures générations, selon Elhadj Mamady Condé.

« Si on ne met pas fin à cette manière de diriger la prière en maninka, nous, on ne va pas subir les conséquences, ce sont les futures générations qui en subiront les conséquences. Parce qu’on leur dira que c’est normal de prier dans n’importe quelle langue », a dit l’imam.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin de la Zihara à Bambéto : « chaque guinéen doit être honnête à l’égard de son prochain »

29 juin 2019 à 11 11 51 06516

Entamée il y a une semaine, la ziara organisée à la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma, a pris fin hier, vendredi 28 juin 2019. Cette cérémonie religieuse a regroupé des fidèles musulmans, membres de la confrérie Tidjaniste, venus de plusieurs préfectures de la Guinée. Elle a été l’occasion pour les participants de lire le Coran, d’invoquer les noms du créateur et du Prophète de l’Islam et d’inviter les guinéens à la fraternité, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La mosquée de Bambéto a refoulé du monde dans la soirée de ce vendredi. Cette Zihara, qui a connu la présence des plus grands érudits du pays, notamment venus du Fouta, a commencé par la lecture du saint Coran, suivie d’invocations et de cantiques religieux.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la mosquée de Bambéto,
Elhadj Mamadou Saidou Diallo

Dans son intervention, Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la mosquée de Bambéto, a dit toute sa joie de voir réuni tous ces érudits venus de divers horizons de la Guinée. « Nous sommes réunis ici pour clôturer la Zihara, la tournée que les khalifes du Fouta Djallon ont envoyé pour conférer avec leurs frères ici à Conakry. Cette tournée a commencé le mardi, 19 juin dernier. Nous sommes parvenus à sillonner 7 mosquées de Conakry. Et aujourd’hui, il a été décidé de clôturer cette cérémonie ici, puisque ça a commencé ici, à Bambéto. Et aujourd’hui, nous sommes très heureux de compter parmi nous ces érudits, ces grands chefs religieux venus de partout, du Fouta et d’ailleurs pour la clôture de cette Zihara ».

Par ailleurs, Elhadj Mamadou Saidou Diallo a magnifié ses coreligionnaires qui ont renforcé leur foi à travers cette Zihara avant d’appeler les guinéens à la fraternité. « Cette forte mobilisation à cette mosquée prouve que la vérité, c’est l’Islam. C’est seulement l’Islam qui peut réunir tous ces sages, tous ces érudits, toutes ces heures, en un seul endroit, sans que personne ne s’en plaigne. La richesse, on en veut ; mais, la richesse ne peut réussir ce que l’Islam a pu faire aujourd’hui. J’exhorte tous les fidèles musulmans à renforcer leur foi en Islam, à s’aimer les uns les autres. Tous les guinéens que nous sommes, nous sommes des frères et sœurs, nous devons nous aimer, chacun doit être honnête à l’égard de son prochain », a-t-il exhorté.

Elhadj Mouhamadou Badrou Bah, imam râtib de la grande mosquée de Labé et inspecteur de la ligue islamique régionale,
Elhadj Mouhamadou Badrou Bah

De son côté, Elhadj Mouhamadou Badrou Bah, imam râtib de la grande mosquée de Labé et inspecteur de la ligue islamique régionale, a salué la mobilisation des fidèles musulmans à l’occasion de cette cérémonie. Selon lui, cette Zihara est une pratique initiée par nos aïeux et mérite d’être pérennisée. « Les musulmans que nous sommes, nous devons perpétuer cette pratique que nous avons reçue de nos parents. Les musulmans que nous sommes, nous devons nous rencontrer très souvent pour prêcher le pardon, l’amour et l’entente entre frères et sœurs guinéens. Nous devons continuer sur cette voie de Cheick Amadou Tidiane. Quelle est cette pratique ? C’est l’amour entre les uns et les autres. Il est important que chaque musulman prenne les nouvelles de son frère en Islam, qu’ils se retrouvent très souvent et lire le Coran et prier pour la paix, l’entente et le développement du pays. Nous sommes aujourd’hui à Conakry, comme nous qui venons de Labé, il y a aussi des gens qui viennent de Kankan, il y a des gens de la Forêt parmi nous. Donc, nous saluons toujours de telles initiatives », a dit le chef religieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mamou : « la meilleure éducation est celle de l’islam », dit un cadre du gouvernorat

28 juin 2019 à 13 01 18 06186

L’association des étudiants guinéens à l’Université islamique de Médine (Arabie Saoudite) a bouclé hier, jeudi 27 juin 2019, son séminaire annuel à Mamou. 6ème du genre, la rencontre a permis d’outiller 650 personnes sur plusieurs principes de la religion musulmane, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La cérémonie de clôture de cette session a connu la présence d’une délégation des autorités administratives et religieuses de Mamou. Des autorités que les organisateurs n’ont pas manqué de remercier pour leur franche collaboration. « Nous louons Allah le Tout-Puissant, qui nous a permis de tenir ce séminaire à Mamou. Nos remerciements vont également à l’endroit de toutes les autorités à tous les niveaux. Nous avons compris une fois de plus que les populations de Mamou sont engagées et déterminées à mieux connaitre leur religion.

Dr Mamadou Yaya Bah

Nous avons mobilisé plus de 600 participants qui sont des fonctionnaires, des ouvriers, des imams, des élèves et étudiants, des femmes. C’est notre manière de contribuer à la promotion de l’islam à Mamou et ailleurs. Au nom des étudiants guinéens vivant à Médine et à mon nom personnel, je dis grand merci à toutes les personnes qui se sont impliquées pour la réussite de cette rencontre religieuse », a déclaré Docteur Mamadou Yaya Bah, président des étudiants guinéens vivant à Médine.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l'éducation de Mamou
Elhadj Kerfala Mansaré

Présent à la cérémonie, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou a salué cette action des étudiants guinéens à Médine. Pour Elhadj Kerfala Mansaré, « nous avons un sentiment de satisfaction parce que ces étudiants viennent nous accompagner dans nos attributions. Notre mission, c’est pour que l’instruction et l’éducation s’épanouissent dans la religion. L’éducation, c’est le fondement de la société. Quand on échoue à l’éducation, on perd tous les avantages d’ici-bas et dans l’au-delà. Nous félicitons et nous remercions donc les enfants prodiges de Mamou. Quitter l’Arabie Saoudite, venir avec fonds propres, former, instruire et créer l’harmonie entre les populations de Mamou, les musulmans de Mamou et d’ailleurs, c’est une mission divine. Nous appelons tous les jeunes à en faire autant, se remettre en cause et suivre les bons exemples », a exhorté le responsable éducatif.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou,
Elhadj Amadou Kolon Barry

De son côté, Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, a remercié les organisateurs pour cette initiative, avant de les inviter à multiplier ce genre de rencontres dans le pays. « Nous vous remercions très chaleureusement pour cette belle initiative, vous avez montré votre patriotisme. Si chaque enfant du pays qui réside hors du pays faisait comme vous, la Guinée allait se développer dans tous les domaines. Multiplier ces formations dans le pays, car un pays se développe avec la formation, l’instruction et l’éducation de ses enfants. Nous allons nous-mêmes initier des séminaires durant l’année avant l’arrivée de nos enfants de Médine », a-t-il annoncé.

Elhadj Moustapha Diallo, conseiller au Gouvernorat
Elhadj Moustapha Diallo

Elhadj Moustapha Diallo, qui a présidé cette cérémonie au nom du gouverneur de Mamou, a abondé aussi dans le même sens que ses prédécesseurs. « Au nom du gouverneur de la région, nous remercions très infiniment les organisateurs pour leur efforts consentis pour la bonification de nos sociétés. Il faut prioriser les formations de nos enfants dans tous les domaines : domaine religieux et domaine scientifique. Qu’Allah vous récompense par son paradis éternel. Nous avons compris aujourd’hui que la meilleure éducation est celle de l’islam. Un enfant formé spirituellement sera un cadre compétent et honnête. Nous vous disons merci pour l’implication inconditionnelle pour la pacification du pays, gage du développement d’un pays. Dans toutes les mosquées de Mamou nous vivons pacifiquement en harmonie, en fraternité. C’est des choses à apprécier et à encourager. Mamou est une référence dans le domaine de la région, continuons dans cette lancée », a dit le conseiller du gouverneur de Mamou.

A noter que plusieurs thèmes ont été débattus au cours de ce séminaire, qui a duré 5 jours. Il s’agit entre autres, de la purification majeure, les 6 piliers de la foi, comment lire le coran, les droits conjugaux, l’éducation des enfants et la jurisprudence.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Kankan : l’étau se resserre autour de Nanfo Diaby, l’imam qui prie en N’ko

20 juin 2019 à 13 01 19 06196
Ismael Nanfo Diaby

Depuis qu’il a décidé de prier en langue N’ko (maninka), les choses ne cessent de se compliquer pour Nanfo Ismaël Diaby. Après les sanctions qui lui ont été infligées par les autorités religieuses de Kankan, ce chroniqueur et professeur de N’ko peine maintenant à mener ses activités dans la ville. Les propriétaires du bâtiment qui abritait sa clinique l’ont sommé de libérer le local, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Son entêtement commence à le coûter cher. Interdit de conduire la prière dans les mosquées et de prêcher dans les radios et partout ailleurs à Kankan, l’imam Nanfo Ismaël Diaby a continué à prier à son domicile en langue maninka. Il s’est fait filmer et a posté les vidéos de ses prières sur les réseaux sociaux. Comme pour montrer à tout le monde qu’il n’arrêtera pas son agissement, interdit par la religion musulmane elle-même.

Mais, en le faisant, ce professeur de N’ko qui veut valoriser sa langue n’avait certainement pas pensé aux conséquences de ces actes. Des conséquences qui commencent à être dures pour lui. En effet, la famille propriétaire du bâtiment qui abritait sa clinique lui a demandé de libérer le local. Une décision qui fait suite à sa décision de prier en langue N’ko.

« Depuis que j’ai occupé ce local, il n’y a pas eu de problème entre la famille et moi. Mais, depuis cette histoire, ils ont eu peur et ils m’ont dit de quitter le local, parce qu’ils ont appris qu’il y a des gens qui veulent venir détruire le local. Je les ai suppliés en leur disant que leur local ne sera pas détruit, mais les enfants sont venus après, ils m’ont dit de quitter. Moi aussi j’ai vidé le local et je leur ai rendu la clef », témoigne Nanfo Diaby.

Interrogé sur cette situation, un membre de la famille concernée a indiqué qu’au-delà des menaces de destruction du local, certains membres de la famille résidant à l’étranger souhaitaient eux-mêmes que l’imam controversé libère leur bâtiment pour ne pas, disent-ils, qu’il ne salisse leur image.

En plus d’avoir été chassé du local qu’il occupait, Nanfo Ismaël Diaby se dit également menacé de mort. Et, il dit avoir porté plainte contre un imam qui aurait appelé les citoyens à le lyncher. « Le vendredi qui a précédé ma convocation par les autorités religieuses à la grande mosquée, beaucoup d’imams ont fait leurs sermons à mon sujet. Parmi tous ces sermons, c’est dans celui du deuxième imam du quartier Sogbè, Elhadj Mamadou Condé, où il y a eu des propos disproportionnés. Il a dit devant les fidèles musulmans réunis dans la mosquée que si c’était au Niger, j’allais être tué, que d’ailleurs je mérite de mourir pour ce que j’ai fait. Donc j’ai porté plainte contre lui à la gendarmerie pour menace de mort », souligne-t-il.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Mosquée de Bambéto : une Zihara pour la paix en Guinée

19 juin 2019 à 19 07 16 06166

Venus de partout en Guinée, des fidèles musulmans, membres de la confrérie Tidjaniste, ont pris part à une Zihara (cérémonie religieuse) organisée ce mercredi, 19 juin 2019, à la grande mosquée de Bambeto, dans la commune de Ratoma. Première du genre à Conakry, la rencontre visait à prier pour la paix, la cohésion nationale et le développement de la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo

Selon Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, premier imam de la grande mosquée de Bambeto, cette cérémonie religieuse a été initiée par les Khalifes venus de l’intérieur du pays. « L’objectif, c’est d’échanger entre frères et sœurs musulmans, de prier et de formuler des bénédictions, afin que la paix, la cohésion entre les Guinéens se renforcent davantage. L’autre objectif de cette rencontre, c’est aussi de prier pour tous les musulmans d’ici et d’ailleurs, prier pour le développement de notre pays », a-t-il indiqué.

S’agissant du choix porté sur la mosquée de Bambeto pour abriter cette rencontre, le leader religieux explique que « ça a été un choix des musulmans. Je ne sais pas pourquoi les musulmans ont décidé que cette cérémonie de prières et de lecture du saint coran se fasse dans notre mosquée ici. Cependant, à mon humble avis, je crois que le choix d’organiser cette cérémonie religieuse dans la mosquée de Bambeto est dû au fait qu’il y a la paix ici, il y a la cohésion entre l’imam et ses conseillers et les membres du comité de gestion de la mosquée.

Nous ici, tout le monde s’entend. Donc, si à l’occasion des rencontres qu’on organise ici, les gens voient que tout se passe bien ; il va s’en dire que lorsqu’il y a un grand évènement de ce type, les gens porteront leur choix sur la mosquée de Bambeto », estime Elhadj Mamadou Saïdou Diallo.

Mamadou Djan Abada

De son côté, Mamadou Djan Abada, venu de Labé, au nom des Khalifes du Fouta et des délégations venues des autres régions du pays, s’est réjoui de la tenue, pour la première fois, d’une telle rencontre religieuse à Conakry. « Vous savez, en islam, il est important qu’on se rende souvent visite. Les Khalifes et les Cheikhs du Fouta et des autres régions se sont dit que leurs frères et sœurs en islam sont nombreux ici à Conakry. Et donc, il était important de venir ou de déléguer certains parmi eux à Conakry, afin de communier, de prier pour la paix, la cohésion entre les Guinéens.

Aussi, c’était pour implorer le pardon de Dieu à travers les prières et bénédictions. Cela, pour qu’il nous pardonne nos pêchés avant de nous rappeler à Lui. Au nom d’Elhadj Badrou Bah, premier imam de la grande mosquée de Labé, et des Khalifes du Fouta qui nous ont mandatés, nous remercions tous les fidèles musulmans du pays qui ont effectué le déplacement ici.

Nous saluons l’engouement qui a caractérisé cette rencontre. Comme vous le voyez, nous ne sommes pas à une heure de prière, mais vous voyez la mobilisation ici, elle est énorme. Donc, si toutes ces personnes se réunissent pour formuler des prières et des bénédictions, il va s’en dire forcément que cette prière sera exaucée par le créateur », a-t-il dit.

A noter que cette Zihara va se poursuivre dans cinq (5) autres mosquées de la capitale. Il s’agit de la mosquée de Ratoma, communément appelée mosquée d’Elhadj Saïdou Kamboret, demain jeudi, 20 juin ; le vendredi, 21 juin, ça sera à la grande mosquée de Matoto ; le samedi, 22 juin à la mosquée centrale de Wanindara ; le dimanche, 23 juin à la mosquée de Taouyah et le lundi, 24 juin 2019, à la mosquée de Tombolia. Et, dans toutes ces mosquées, les activités se dérouleront de 15 heures 30 à 17 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Elhadj Mandjaye Magassouba en colère contre l’imam qui prie en N’ko : « on doit le mettre en prison »

16 juin 2019 à 13 01 41 06416
Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré
Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré

Le comportement de Nanfo Diaby, l’imam et enseignant de la langue N’ko (maninka) qui conduit la prière dans cette langue à Kankan continue de susciter des réactions à travers le pays, notamment chez les leaders religieux musulmans. Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré, a contacté Guineematin.com pour se prononcer sur le sujet. Il dénonce un blasphème dangereux et impardonnable, et appelle les autorités à arrêter et emprisonner Ismaël Nanfo Diaby avant qu’il ne soit trop tard.

Décryptage !

Guineematin.com : bonjour Elhadj, vous avez souhaité réagir à la décision de l’imam, Ismaël Nanfo Diaby, de conduire la prière en langue N’ko. Quelle est votre position sur la question ?

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : je vais dire à mes frères et sœurs en islam que le professeur de N’ko appelé Nanfo Ismaël Diaby a fait un blasphème impardonnable en faisant une mauvaise interprétation du coran. Pour justifier son acte, il dit avoir vu dans le coran, précisément dans la Sourate Ibrahim, que Dieu a dit qu’il a demandé à chaque prophète de prêcher dans sa langue pour que son peuple puisse comprendre son message. Mais, est-ce que Nanfo Diaby est un prophète pour qu’il puisse se servir de ce verset pour prier dans sa langue ? Je dis non. Nanfo Diaby n’est pas un prophète, et il ne peut pas donc prendre ce verset pour argument afin de justifier son acte.

Donc, s’il se permet aujourd’hui d’aller faire prier nos frères et sœurs en langue maninka, c’est très grave. En le faisant, il ne fait ni honneur à la langue maninka, ni honneur à la religion musulmane. Ce qu’il a fait est un blasphème, la religion musulmane est contre cela. Aujourd’hui, je me pose des questions sur la santé mentale de Nanfo Diaby. Il mérite d’être interné dans un centre psychiatrique pour qu’on vérifie s’il n’est pas un déficient mental. Parce qu’un homme normal ne peut se permettre un tel acte.

Dieu a dit que les musulmans doivent se référer au prophète dans tout ce qu’ils font, parce que lui le prophète (Paix et Salut sur lui) ne faisait rien sans se référer aux enseignements qu’il a reçus de Dieu, le Tout Puissant. Alors, si le musulman doit se référer au prophète (Paix et Salut sur lui), ce dernier a fait toute sa prière dans la langue arabe, il a passé toute sa vie à prier dans la langue arabe.

Un prédicateur peut, dans ses prêches, traduire la signification des versets coraniques dans sa langue pour faciliter la compréhension des enseignements du coran aux fidèles musulmans, mais jamais il ne doit officier la prière dans une langue autre que l’arabe parce que c’est dans cette langue que le coran est écrit. Il n’y a pas un prédicateur sur cette terre qui aime la langue maninka plus que Mohamed Chérif Haïdara. Ce dernier fait ses prêches en langue maninka, mais jamais il n’a fait la prière en langue maninka. En priant, Mohamed Chérif Haïdara lit la Fatiha en langue arabe, il prie en langue arabe.

Moi qui vous parle, je suis juriste islamologue, mais jamais je n’ai vu ou entendu qu’on pouvait faire la prière dans une langue qui n’est pas l’arabe. Ça, c’est formellement interdit par la religion. Aucune prière faite dans une autre langue ne peut être exaucée ; c’est d’une extrême dangerosité. Je le répète, le professeur Nanfo Diaby doit être atteint d’une maladie mentale. Un homme normal ne peut se permettre de faire ce qu’il a fait à Kankan. Je souhaite qu’on l’amène en prison ou dans un centre psychiatrique. On doit le mettre en prison.

Guineematin.com : pour vous, cette action de Nanfo Diaby ne saurait être délibérée, c’est soit il est frappé de déficience mentale ou alors il a d’autres intentions inavouées ?

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : je tire deux hypothèses de cette attitude du professeur Nanfo. Premièrement, peut-être que ce sont les ennemies de l’islam qui lui ont versé de l’argent afin de salir l’islam, afin de fouler aux pieds les principes de l’islam. La deuxième hypothèse est qu’il est probablement atteint de démence, sans que les gens ne le sachent. Ismaël Nanfo Diaby que vous voyez, c’est quelqu’un qui avait fait la prison auparavant, peut-être c’est ce qui le suit jusque-là. Moi, je m’appelle Fodé Mandjaye Magassouba, je suis un pur malinké, je ne voudrais pas qu’il salisse notre langue et je ne souhaite pas qu’il salisse la religion musulmane.

Ce que je souhaite, c’est que tous les musulmans ne se lèvent pour organiser une marche contre lui. Je souhaite que les gens manifestent pour exiger qu’on emprisonne Ismaël Nanfo Diaby jusqu’à ce qu’on sache quel est son état de santé parce que peut-être qu’il est malade, il est fou. Il n’y a aucun verset coranique, il n’y a aucun hadith qui indique qu’on peut prier en langue maninka, absolument aucun. Sinon en Guinée, presque toutes les ethnies peuvent écrire et lire dans leur langue. Il y a aussi les langues étrangères : le français, l’anglais, etc. mais vous ne verrez personne au monde qui prie dans sa langue.

Le prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui) a dit que quiconque fait au nom de l’islam une chose qui n’est pas autorisée par cette religion, il sera châtié à l’au-delà. Pourtant, ce n’est pas la première fois que Nanfo Diaby fait des actions pareilles. Les musulmans ne doivent pas rester sans rien faire. Si nous musulmans, nous ne faisons rien contre Nanfo Diaby, il risque de créer des problèmes en Guinée. En islam, si tu n’es pas dedans, tu dois quitter, les musulmans ne doivent pas rester en simples spectateurs. Si les musulmans restent muets face à cette grave erreur, Nanfo risque de diviser les religieux, il risque de créer un problème dont l’issue sera incertaine dans la religion.

Dieu a dit dans son coran que quiconque interprète mal le coran sera un perdant dans la vie d’ici-bas et à l’au-delà. Donc, chers musulmans, le temps est venu pour que vous vous leviez pour réclamer l’arrestation de Ismaël Nanfo Diaby jusqu’à ce qu’on connaisse son état de santé mentale. Les gens doivent aussi enquêter sur les sources de revenu du professeur Ismaël Nanfo. Il se peut qu’il y ait des gens tapis dans l’ombre, mal intentionnés qui financent Ismaël Nanfo pour qu’il agisse de la sorte.

Il se peut même que ça soit des djihadistes qui soient derrière cet homme. Ils vont attendre que ça dégénère pour agir. Donc, les autorités religieuses doivent prendre toutes les précautions. Aujourd’hui, il a été interdit de conduire la prière dans les mosquées, mais vous voyez qu’il continue de prier chez lui, en langue maninka, et il se fait filmer. Des gens proches à lui peuvent le suivre et faire de même. Il est temps que les autorités religieuses prennent toutes les dispositions pour l’arrêter.

Guineematin.com : à vous entendre on a l’impression que vous avez des craintes face à cette situation.

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : bien-sûr que j’ai peur. Pourquoi j’ai peur ? J’ai peur non pas pour ma personne physique, mais j’ai peur pour la stabilité du pays. Je crains que des djihadistes ne soient derrière Nanfo, j’ai peur que ça ne soit des gens qui financent Nanfo pour créer ces problèmes dans notre religion. Vous savez, les djihadistes profitent toujours d’une circonstance, ils profitent d’une situation pour faire leurs forfaitures.

L’autre inquiétude qui m’anime, c’est que je ne souhaite pas que Ismaël Nanfo Diaby profite de cette situation pour diviser les musulmans. Aussi, j’ai peur parce que Ismaël Nanfo qui est un leader d’opinion, des gens peuvent l’imiter sans savoir que ce qu’il fait est mauvais. Donc c’est le temps de le maîtriser et le mettre en prison pour ne pas qu’il ait d’autres adeptes.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Commémoration de la visitation : les femmes catholiques de Guinée en fête à Conakry

16 juin 2019 à 12 12 22 06226

Organisée par l’union nationale des organisations féminines catholiques de Guinée, la célébration de la fête commémorative de la ‘’Visitation’’ a été officiellement lancée hier, samedi 16 Juin 2019, à Conakry. C’est l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Coulibaly, qui a présidé la cérémonie de lancement de cette célébration à la paroisse catholique ‘’Saint Michel’’ de Coléah, en présence de plus d’un millier de femmes catholiques venues de tous les diocèses de Guinée, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était à Coléah.

Célébrer la fête de la visitation, c’est se rappeler ce jour où Marie, enceinte de son fils, Jésus, est allée rendre visite à sa cousine Elisabeth qui était également enceinte. « Dès qu’elle (Marie) s’est présentée à la porte et a salué sa cousine (Elisabeth), l’enfant que cette dernière portait dans son ventre a tressailli. Alors, Elisabeth a dit que Marie est bénie parmi toutes les femmes ; et que le fruit de ses entrailles (Jésus) est aussi béni. Elisabeth a senti que c’est le seigneur qui est venu à sa rencontre », apprend-on des saintes écritures.

Ainsi, pour commémorer cette rencontre entre cousines qui date d’avant la naissance de Jésus christ, les femmes catholiques de Guinée organisent et célèbrent chaque année (depuis une quinzaine d’années maintenant) la fête de la visitation. Pour cette année, la visitation est célébrée sous le thème : « Que tous soient un ». Et, ce sont les Elisabeths de Conakry (les femmes catholiques de Conakry) qui ont reçu leurs cousines Maries (les autres femmes catholiques) venues de tous les coins de la Guinée.

La rencontre entre cousines de Conakry et du reste de la Guinée a eu lieu vendredi à la paroisse ‘’Saint Michel’’ de Coléah. Ceci, après une marche qui s’est déroulée de l’ENAP jusqu’à l’enceinte de ‘’Saint Michel’’ où des chants de joie ont été entonnés et des bénédictions ont été formulées. Cette rencontre a été suivie la nuit par une veillée de prière pour rendre grâce au seigneur.

Cependant, c’est ce samedi que le lancement officiel de la célébration de cette fête commémorative a eu lieu, en présence de l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Coulibaly, qui a présidé cette cérémonie, ponctuée de chants de joie, de prières et de remise de cadeaux.

Dans son allocution de circonstances, l’Archevêque de Conakry a invité les femmes catholiques de Guinée à « vivre dans une communion profonde », avant de les exhorter à travailler ensemble comme Marie et Elisabeth ; et toujours réciter le chapelet.

Monseigneur Vincent Coulibaly

« En récitant tous les jours le chapelet, vous continuez la fête de la visitation et vous faites une chaine de prière qui fait le tour de notre famille et de notre pays. Et, cette chaine, soutenue par Marie, portera des fruits abondants pour notre Eglise et notre pays… Récitez le chapelet tous les jours pour demander, par l’intercession de Marie, cette grâce de la communion profonde entre vous… Nous recevons des grâces nombreuses et variées qui passent par Marie qui est toujours au milieu des disciples de son fils. Marie, notre mère, présente chaque jour nos soucis, nos engouasses, nos projets et nos espérances à Jésus… C’est pourquoi, vous devez réciter chaque jour la prière de votre association : fais de moi un instrument de la paix. Si nous le faisons, nous méritons de nous réunir et célébrer chaque année la fête de la visitation. Mais, si nous ne le faisons pas, c’est du théâtre. Et, le théâtre, c’est pour les hommes et non pour Dieu », a dit Monseigneur Vincent Coulibaly.

Actuellement, la Guinée est à la croisée des chemins, avec des remous sociopolitiques de plus en plus récurrents. Et, « que tous soient un » est une manière pour les organisatrices de la visitation de promouvoir l’unité entre les chrétiens (surtout les femmes), tout en invitant l’ensemble des citoyens guinéens à se donner les mains pour faire de leur diversité ethnique, linguistique et religieuse une diversité constructive. Mais, pour Etienne Sylima Camara, Curé de la Paroisse Saint Michel de Coléah, il ne faudrait pas se limiter simplement aux discours.

Etienne Sylima Camara, Curé de la Paroisse Saint Michel de Coléah,
Etienne Sylima Camara

« Je crois qu’on fait beaucoup de théories sur l’unité ; mais, je me demande si on se préoccupe concrètement de l’unité. Est-ce que c’est vraiment un souci pour nous ? Parce qu’il ne suffit pas simplement d’écouter les enseignements, sans se soucier de ce qu’on dit, de ce qu’on fait. Je crois qu’on est maintenant à la phase où on doit agir. Et, Dieu sait qu’il y a du boulot pour l’unité de notre Eglise, notre nation et du monde entier. Car, aujourd’hui, nous sommes plus hypocrites dans la réalité. Nous rions les uns avec les autres ; mais, dans les faits, nos cœurs sont loin de nos paroles… Qu’ils soient un pour que le monde croit que tu m’as envoyé. Ça voudrait dire quoi ? Si on n’est pas uni, Jésus est un menteur. Donc, vous comprenez pourquoi on doit être uni. Alors, moi, je dirais que ce thème n’est pas pour une année ; c’est le thème de chacun de nous dans sa vie chrétienne. Que tous soient un, comme toi père tu es en moi et moi en toi. Par cette prière, Jésus nous invite à trois choses. D’abord, il nous invite à l’unité parce la dispersion provoque l’affaiblissement. Ensuite, quand nous sommes unis, nous construisons le corps du Christ. Et, si on n’est pas uni, on divise Jésus. Et, Saint Paul nous a clairement dit que Jésus n’est pas divisé. Enfin, Si nous sommes unis, nous reflétons sur la terre le Dieu-père, fils et esprit saint. Donc, l’unité est une obligation pour nous et non une recommandation », a expliqué le père Curé Etienne Sylima Camara, dans son exposé lors de la conférence qui a suivi le discours de l’Archevêque de Conakry.

directrice nationale des affaires chrétiennes, madame Hélène Bouré,
Mme Hélène Bouré

Présente à cette fête commémorative, la directrice nationale des affaires chrétiennes, madame Hélène Bouré, a remercié les femmes catholiques qui ont organisé et célébré la visitation. « Elles m’ont donné l’honneur d’assister à cette conférence dans laquelle elles nous interpellent à l’union, à la paix et à l’unité en un mot. Alors, j’encourage toutes les femmes à cultiver l’unité et la paix dans les milieux où elles vivent. Car, là où la femme se lève, c’est la nation qui est débout », a indiqué madame Hélène Bouré.

présidente nationale des femmes catholique de Guinée, Juliette Titi Kamano,
Mme Juliette Titi Kamano

Pour sa part, la présidente nationale des femmes catholique de Guinée, Juliette Titi Kamano, s’est réjouie de la réussite de la mobilisation. « Le sentiment que j’ai pour cette cérémonie est immense. C’est un sentiment de joie et de satisfaction réelle. Parce que nous avons réussi à réunir toutes les femmes catholiques de Guinée ensemble pour dire oui à la paix. Déjà, notre devise qui est prière, unité, service est la solution à tout pour avoir la paix dans notre pays. Il faut prier. Parce qu’une personne qui n’a pas la crainte de Dieu est une personne qui va faire du mal. Et, puisque nous, les femmes, nous sommes les premières victimes des violences et nous sommes les premières bénéficiaires de la paix, nous nous unissons pour dire oui autour d’un thème que tous soient un… Nous (les femmes catholiques) demandons à tous les Guinéens, qu’ils soient politiciens de la mouvance ou de l’opposition, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, qu’on soit un. Parce que nous devons être ensemble pour aller de l’avant », a dit Juliette Titi Kamano.

A noter que la célébration de la fête de la visitation à Conakry durera trois jours et plus de 15 000 participantes sont attendues.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Dessins : l’ambassadeur d’Allemagne offre des livres à l’association Bulle d’encre de Guinée

16 juin 2019 à 10 10 37 06376

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Guinée vient d’offrir des livres de bandes dessinées d’auteurs allemands à l’association Bulle d’encre de Guinée (association des dessinateurs de Guinée). La remise officielle de ce don a eu lieu le jeudi dernier, 13 mai 2019, au siège de ladite association à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’occasion d’une visite des locaux de l’association que Son Excellence Mathias Veltin a procédé à la remise de ce don. Un don qui fait suite à une assistance financière et technique que le diplomate allemand, connu pour son amour et son attachement aux bandes dessinées, a apporté au festival Bulle d’encre de Guinée (festival de caricature et de bandes dessinées). Selon lui, cette visite des locaux de l’association Bulle d’encre de Guinée vise en tout premier lieu à toucher du doigt les réalités, les conditions dans les lesquelles ces passionnés de l’art et de la culture travaillent.

Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d'Allemagne en Guinée
Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d’Allemagne en Guinée

« Je suis venu vous rendre visite, mais aussi pour continuer une sorte de coopération. Monsieur Oscar (président de l’association) et les autres membres de l’association savent très bien que je suis moi-même un ami des BD (Bandes Dessinées). Je sais que vous travaillez dans des conditions très dures, mais je vous encourage à développer un secteur des BD qui est reconnu dans la région ici et en Allemagne. On a eu l’occasion de faire venir des collègues de l’Allemagne il y a une année et j’espère qu’on pourra continuer cette collaboration pendant le prochain festival des BD prévu en décembre 2019. Et, j’ai reçu une confirmation de notre institut pour apporter un soutien à ce festival à travers la présence des allemands. Le constat des allemands est qu’il y a quelque chose à découvrir ici. Vous les avez invité pour qu’ils vous apprennent mais en vérité, eux ils ont aussi appris auprès de vous, c’est encourageant. C’est un secteur qui joue un rôle économique important en Allemagne », a dit le l’ambassadeur allemand.

En outre, Mathias Veltin a exprimé son souhait d’échanger régulièrement avec les membres de Bulle d’encre de Guinée. Selon lui, cette association, dont les membres sont pour la plupart des jeunes, pourra si elle est accompagnée, valablement propulser les bandes dessinées en Guinée et au-delà de nos frontières. « Je suis rassuré aussi que la future génération est là pour continuer. Parce que c’est rassurant de savoir que l’initiative ne vient pas que d’une seule personne même si elle est la plus connue. Mais, il y a beaucoup ici qui sont là pour porter haut les BD. Je suis confiant qu’on puisse continuer les échanges entre l’Allemagne et la Guinée en ce qui concerne les BD ».

Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée
Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée

De son côté, Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée, au nom de ses collègues membre de l’association, a remercié le généreux donateur. Il promet une utilisation correcte de ces livres de bandes dessinées. « Merci beaucoup excellence, merci pour ce geste. D’ailleurs, votre visite nous honore. Le fait de quitter l’ambassade et venir chez-nous, dans notre réduit et dans ces conditions, prouve suffisamment que vous êtes une grande personne. Vous avez un grand cœur et ça prouve aussi l’amour que vous avez pour la bande dessinée et les dessinateurs. Ce cadeau que vous nous offrez, sera utilisé à bon escient. Je vous rassure que ces bandes dessinées seront utilisées et seront exposées aussi à la 6ème édition du festival Bulle d’encre qui aura lieu en décembre prochain au centre culturel franco-guinéen », s’est-il engagé.

A noter que les membres de l’association Bulle d’encre de Guinée ont eux aussi offert des cadeaux à Son Excellence Mathias Veltin. Il s’agit de quelques photos caricaturales du diplomate allemand. Des cadeaux qu’il a pris avec une grande joie, teintée d’émotion.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : les mosquées se désemplissent après le Ramadan

13 juin 2019 à 7 07 02 06026

La fin du Ramadan entraîne immédiatement un changement de comportement à Conakry. Changement ressenti notamment dans les mosquées. Ces lieux de culte se sont quasiment vidés après ce mois saint des musulmans, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Fini le Ramadan, fini également la prière pour bon nombre de fidèles musulmans. C’est en tout cas le constat qui est perceptible aujourd’hui dans les mosquées de Conakry. Dès le premier vendredi après la fin du Ramadan, la situation était tout le contraire de ce qu’on observait la semaine dernière. A Fayçal par exemple, la plus grande mosquée de la capitale guinéenne, une bonne partie est restée vide à l’occasion de cette prière qui, pourtant, est particulière pour les musulmans. Ce qui était inimaginable pendant le Ramadan.

Durant tout le mois de pénitence pour les musulmans, les mosquées étaient quasiment toutes remplies même lors des 5 prières quotidiennes à plus forte raison celle de vendredi. Pour cette dernière d’ailleurs, la mosquée devenait petite pour accueillir tout le monde, et de nombreux fidèles étaient obligés de prier dehors.

Pourtant, tous les imams qui avaient prédit cette situation ont souvent exhorté les fidèles, pendant le Ramadan, de poursuivre leur dévouement et de continuer à être présents dans les mosquées après ce mois saint. Mais, ces différents appels ne semblent pas être tombés dans de bonnes oreilles.

Saidou Hady Diallo pour Guineemayin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Religion : la conférence du collège des évêques du Canada lancée en Guinée

12 juin 2019 à 20 08 59 06596

La Guinée abrite depuis ce mercredi, 12 juin 2019, la conférence du collège des évêques du Canada. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a eu lieu à l’Eglise la « Mission de la Réconciliation et de la Guérison » de Keïtayah (Dubréka), en présence du secrétaire général adjoint des affaires religieuses, a constaté sur place Guineemain.com, à travers un de ses reporters.

Placée cette année sous le thème : « Courir avec l’audience », cette conférence regroupe plusieurs évêques venus du Canada mais aussi de l’Afrique. Elle consiste à faire des prières communes pour la préservation de la paix et la quiétude sociale dans les différents pays membres du collège des évêques du Canada.

Dr Joseph Togna Doré, président de l’Alliance des Eglises et Missions Evangéliques de Guinée, AEMEG,
Dr Joseph Togna Doré

A l’ouverture des travaux, Dr Joseph Togna Doré, président de l’Alliance des Eglises et Missions Évangéliques de Guinée (AEMEG), a rappelé cette rencontre est annuelle et que l’année dernière elle a eu lieu à Londres. « Cette année, c’est la Guinée qui a été choisie. Et, nous sommes donc réunis pour prier. Parce que la vocation première des serviteurs de Dieu que nous sommes, c’est de prier pour nos nations. Parce que le monde ne se porte pas bien, il n’y a pas que la Guinée. Le monde entier va très mal, il est donc du ressort de l’église de se rassembler, de se donner la main et de prier. Dieu dit que là où deux, trois personnes sont réunies en son nom, il est au milieu d’eux », a-t-il indiqué.

Poursuivant, l’évêque a souligné que pour cette conférence, les prières qui seront faites vont concerner particulièrement la Guinée, le pays qui abrite la rencontre. « Vous voyez qu’en Guinée, il y a beaucoup de sujets de prière pour lesquels les hommes de Dieu vont se concerter et nous allons présenter ces sujets à Dieu. Nous allons présenter notre pays à Dieu, nous allons présenter nos autorités à Dieu. Il y a des échéances électorales qui s’annoncent, il y a un référendum qui s’annonce. Tous ces sujets nécessitent la main de Dieu. C’est pourquoi, nous sommes ensemble pour prier parce que dans la prière tout se passera dans la joie et dans la concorde », soutient le leader religieux.

Représentant les autorités religieuses à cette cérémonie, Elhaj Karamo Diawara, secrétaire général adjoint des affaires religieuses, a livré le message du gouvernement mais aussi de son institution aux participants à cette conférence.

Elhaj Karamo Diawara, secrétaire général adjoint des affaires religieuses,
Elhaj Karamo Diawara

« Aimables hôtes, la tenue de cette conférence et la consécration d’un archevêque dans notre pays, constituent une grande bénédiction pour notre cher pays la Guinée. Au nom du président de la République, chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, et de son Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, et tous les croyants de Guinée, nous exprimons notre grande considération au fait que avez choisi la Guinée pour abriter cette grande conférence.

C’est pourquoi, à cette grande occasion, je voudrais exprimer les sentiments de reconnaissance de son excellence le professeur Alpha condé, du Premier ministre, du gouvernement et du secrétariat général des affaires religieuses aux efforts que vous ne cessez de consentir pour la consolidation de la paix et renforcer l’unité nationale. J’aime souvent dire : sans la religion, l’être humain est comme l’animal ; sans vous les religieux, on ne peut parler de la paix, de l’unité nationale, de la quiétude sociale, la stabilité politique et l’acceptation des autres dans la différence.

Je voudrais dire à nos hôtes que la Guinée est un bon exemple là où les différentes confessions religieuses vivent en parfaite harmonie. Pas de différence entre un chrétien et un musulman guinéens. C’est pourquoi, le gouvernement a jugé nécessaire de créer un département ministériel pour convenir l’ensemble des religions en Guinée. C’est pourquoi je suis parmi aujourd’hui et j’en suis très fier », a-t-il dit.

La Guinée, le Canada, le Cameroun, la Sierra Léone, le Ghana et le Libéria sont les pays qui participent à cette rencontre religieuse.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kankan : voici les sanctions prises contre l’imam qui fait prier en langue N’ko

11 juin 2019 à 14 02 12 06126

Comme prévu, l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan a décidé de sévir contre l’imam qui a fait prier en langue nationale N’ko dans une mosquée de la ville. Une pratique contraire aux principes de l’islam, qui veulent que toutes les prières, qu’elles soient obligatoires ou surérogatoires, soient faites en arabe. Les autorités religieuses de Kankan ont infligé des sanctions contre l’imam Ismaël Nanfo Diaby, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour annoncer sa décision dans cette affaire, l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan a organisé une réunion dans la soirée d’hier lundi, 10 juin 2019, à la grande mosquée de Kankan. Rencontre à laquelle l’imam en question n’a pas pris part. Il s’est fait représenter par certains responsables de l’association qui fait la promotion de l’écriture N’ko.

A cette occasion, Salati Djantoumoudou Condé, le porte-parole de la délégation des responsables de l’association N’ko, a annoncé qu’après consultation de leurs différents responsables, il a été demandé à l’imam, Ismaël Nanfo Diaby, d’arrêter de diriger les prières en maninka, comme le souhaitent les autorités religieuses et les sages de Kankan.

« Les responsables de N’ko qui sont à Kankan ici, à Conakry et ailleurs, nous ont délégués de venir transmettre le message à la notabilité. Nous avons décidé de suivre la voix des sages, l’appel des sages à l’endroit de Nanfo Diaby a été entendu. Si Dieu le veut bien, aucune prière ne sera plus dirigée en maninka maintenant, c’est fini », a-t-il dit.

Une annonce vivement saluée par la notabilité et l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan. Mais, cela n’a pas empêché les autorités religieuses de sanctionner l’imam en question. Et, c’est l’inspecteur, Karamo Bangaly Kaba, en personne, qui a annoncé les décisions prises.

« Il lui est interdit de diriger les prières dans toutes les mosquées de la région ; il ne passera plus dans aucune radio maintenant pour les prêches. C’est la ligue communale qui doit gérer cette situation, mais elle ne pourra pas le faire toute seule, c’est pourquoi toutes les trois ligues se sont donné la main pour trouver solution à la situation », a annoncé l’autorité religieuse.

Reste à savoir si le principal intéressé se pliera aux décisions des autorités religieuses. Car après cette rencontre, Ismaël Nanfo Diaby aurait diffusé des vidéos sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il annonce qu’il continuera à faire la prière en langue maninka.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : un imam qui fait prier en langue Maninka épinglé par la ligue islamique régionale

10 juin 2019 à 11 11 14 06146

Depuis bientôt une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux, dans laquelle on voit des musulmans en train de prier en langue Maninka. La vidéo aurait été filmée lors de la prière surérogatoire pendant le mois de Ramadan dans une mosquée du quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan. Le présumé auteur de cet acte a été convoqués hier dimanche, 09 juin 2019, par les autorités religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’imam qui apparait sur la vidéo, en train de diriger la prière, accompagné d’autres responsables de N’ko, est Ismaël Nanfo Diaby, fervent promoteur de l’écriture N’ko à Kankan. Il a été convoqué à la grande mosquée par la ligue islamique régionale et la notabilité. Au cours de cette réunion, monsieur Diaby a été invité d’arrêter de diriger les prières en Maninka, sous peine de s’exposer à des sanctions, apprend-on.

Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale, grand imam du quartier Korialen,
Youssouf Konaté

Selon Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale et grand imam du quartier Korialen, « il faut dire aux Karamo de N’ko, que cette manière de prier en N’ko n’est pas admise ici. Même pas à Kankan ici, nous allons combattre cette manière de diriger la prière partout en Guinée. On ne peut pas changer la manière de diriger la prière, on peut faire des douas dans la langue nationale. Il y a des choses dont leurs manières ne peuvent pas changer en islam, il faut qu’on dise ça à notre frère. Il y a des rumeurs qui courent que les gens veulent aller mettre sa maison à sac. Mais, s’il est avec nous, il n’y aura rien. Il doit comprendre qu’il est avec les fidèles musulmans. Si on lui demande d’arrêter une chose, il doit arrêter ça. Ce qui s’est passé doit rester au passé, mais il ne devrait plus y avoir une telle chose à Kankan », a-t-il martelé.

Ismael Nanfo Diaby

Après avoir écouté ce discours, la notabilité a décidé de donner la parole au principal intéressé, Ismaël Nanfo Diaby. Dans son intervention, il a dit se soumettre à la volonté de la notabilité. « Je ne suis pas quelqu’un qui manque du respect à la notabilité. Je suis derrière la notabilité de Bâté, je réside sous la bénédiction des sages de Bâté. Mon papa m’a dit que je suis Maninkamory. Donc, je ne peux pas aller à l’encontre de ce que veut la notabilité de Bâté. La notabilité, je suis derrière vous aujourd’hui, demain et après-demain. Si Dieu le veut, je ne ferai pas ce que vous ne voulez pas », a-t-il dit.

Si jusque-là le conseil était satisfait de la déclaration du mis en cause, c’est vers la fin de son discours qu’il a énervé tout le monde. En effet, Ismaël Nanfo Diaby a laissé entendre que les sages ne lui ont pas parlé de versets coraniques, encore moins de paroles du prophète Mohamed pour le convaincre du bien fondé de cette interdiction. L’on aura assisté à une dizaine de minutes de dispute.

inspecteur régional de la ligue, premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba,
Karamo Bangaly Kaba

Prenant la parole, l’inspecteur régional de la ligue et premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba, a laissé entendre qu’une décision va être prise contre Ismaël Nanfo Diaby. « On peut faire des douas dans toutes les langues, mais c’est la langue arabe qui est recommandé pour la prière. On ne peut prendre aucune décision ici et maintenant, mais on le fera après, parce qu’il est très au sérieux dans ce qu’il dit. Il a une mosquée, il parle dans les radios. Nous allons prendre une décision par rapport à tout ça. Il sera le seul responsable dans la situation qu’il se verra », a fait savoir le premier imam de Kankan.

Aux alentours de la grande mosquée, un important dispositif sécuritaire avait été déployé car, selon nos informations, des fidèles musulmans non identifiés avaient prévu de s’en prendre physiquement à Ismaël Nanfo Diaby.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Est-il obligatoire de jeûner les 6 jours après le Ramadan ? Entretien

5 juin 2019 à 21 09 49 06496
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

La communauté musulmane a célébré hier, mardi 04 juin, la fête marquant la fin du mois saint de Ramadan 2019. Après 29 jours de jeûne et de pénitence, il est de coutume chez les fidèles d’observer six (6) autres jours de privation. Mais, quelle est l’importance de jeûner six jours du mois suivant le Ramadan ? Est-ce une obligation pour le fidèle d’observer ces six autres jours de pénitence ?

Pour répondre à ces questions, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Oustaz Ramadan Bah, chroniqueur et imam à la mosquée de Koloma, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : généralement, après la fête du Ramadan, certains fidèles musulmans continuent à jeûner 6 jours supplémentaires. Parlez-nous de l’importance de ces jours.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : Les 6 jours sont authentiques. C’est un hadith du prophète Mohamad (PSL) qui parle de cela. Celui qui jeûne le mois de Ramadan et fait suivre les 6 jours du mois de Chawal, c’est comme s’il avait jeûné toute l’année. Donc, c’est très important de jeûner ces 6 jours. Chacun veut avoir beaucoup de récompenses chez Allah. Donc, c’est une occasion de faire peu pour avoir beaucoup. Jeûner le mois de Ramadan et faire accompagner ce mois de 6 jours est une occasion qu’il faut saisir quand on a les capacités. Le jeûne n’est pas obligatoire, il est surérogatoire. Ceux qui peuvent tenir peuvent observer ces 6 jours du mois de Chanwal.

Guineematin.com : par rapport à ces six jours, on remarque que les jeûneurs le font par intervalles. Ils le font aujourd’hui et attendent un jour après pour continuer. Est-ce normal ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : oui c’est normal. On peut faire des intervalles. Il n’y a pas de problèmes de jeûner et attendre encore si vous voulez 2 ou 3 jours puis de continuer. Ce n’est pas condamnable, c’est dans la mesure du possible. Mais, ce qui est dit, c’est d’avoir les 6 jours dans le mois. Il n’est pas dit de les jeûner successivement.

Guineematin.com : est ce que c’est une obligation de jeûner ces 6 jours ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : non, ce n’est pas une obligation. C’est seulement le jeûne du mois de Ramadan qui est obligatoire. Le reste dans l’année, c’est surérogatoire. C’est une question qui est bien posée parce qu’il y a certains, dès que le mois de Chanwal commence, s’ils voient quelqu’un en train de manger, automatiquement, ils le haïssent et le taxent des noms qui ne sont pas bien ; alors que ce jeûne est surérogatoire. Il n’y a aucune sanction contre ceux qui n’ont pas observé les 6 jours. Mais, les récompenses sont immenses pour ceux qui ont jeûné les 6 jours, surtout quand nous savons que le jeûne du mois de Ramadan seulement efface les péchés de toute l’année. Si le serviteur se méfie des grands péchés et les 6 jours qui accompagnent ce mois de Ramadan, c’est autre chose. Donc, là, la récompense est grande. On ne peut pas dire sûrement qu’il entrera au paradis ; mais, il est proche de celui qui va entrer au paradis

Entretien réalisé par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Religion : la fête du Ramadan sera célébrée demain mardi en Guinée

3 juin 2019 à 20 08 17 06176

C’est officiel, la Guinée va célébrer l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan, demain mardi, 04 juin 2019. L’annonce a été faite dans une déclaration du secrétariat général des Affaires religieuses, publiée dans la soirée de ce lundi sur les ondes de la radio nationale.

Guineematin.com souhaite bonne fête à tous les fidèles musulmans de Guinée.

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Religion : voici comment doit se comporter le musulman le jour de la fête de Ramadan (interview)

3 juin 2019 à 15 03 23 06236

Les fidèles musulmans s’apprêtent à célébrer la fête marquant la fin du mois saint de Ramadan. Un mois marqué par la maitrise de soi, des prières et invocations pour bénéficier de la miséricorde divine. Le jour de la fête, il arrive que des fidèles musulmans, après avoir passé un mois de pénitence, reprennent des comportements répréhensibles.

Pour parler du comportement d’un musulman le jour de la fête, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Oustaz Mamadou Oury Diallo, directeur du centre Alhadis pour les sciences légiférées, imam râtib de la mosquée de Nassroullaye 3, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : la communauté musulmane s’apprête à fêter l’Aïd el Fitr ou la fête marquant la fin du mois de Ramadan. Quel est le comportement que le fidèle musulman doit adopter le jour de la fête ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : nous remercions le Tout Puissant Allah pour sa grâce et sa miséricorde, qui nous a accordé des actes d’adoration que nous célébrons tous les jours et tous les mois, notamment dans le mois de Ramadan, donc un mois de pénitence, un mois d’exercice, un mois de rapprochement d’Allah. Et vous savez que maintenant, nous tendons vers la fin de cette adoration, vers la fin du mois de Ramadan. Cette fin aussi est marquée par une fête symbolique pour la communauté musulmane, pour fêter, entrer dans la joie, dans la satisfaction parce que nous avons adoré Allah durant 29 ou 30 jours.

Maintenant, la fête ne signifie pas désobéissance, la fête ne signifie pas d’aller au delà des limites, car l’Islam est une religion complète qui a légiféré sur l’ensemble des aspects d’un bon musulman, que ça soit entre lui et sa femme ou entre lui et ses voisins ou de sa communauté avec laquelle il est en train de mener une vie. Le jour de la fête est un jour de remerciement d’Allah qui nous a accordés la santé, une longue vie et nous avons pu observer cet acte d’adoration. Donc, il faut fêter conformément aux règles qui régissent la fête d’un musulman.

Guineematin.com : quelles sont ces règles ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : le musulman est appelé, le jour de la fête, d’invoquer le nom d’Allah, après avoir consommé une chose, parce que pour marquer la fin du ramadan, il faut essayer de montrer aux gens que le jeûne est fini en consommant quelque chose avant d’aller à la prière. Donc, c’est une règle et aussi un règlement et le musulman est appelé à invoquer le Tout Puissant Allah en allant au lieu de la prière en disant « ALLAHOU AKBAR, ALLAHOU AKBAR, LAILAHA ILALLAH ALLAHOU AKBAR, ALLAHOU AKBAR WA LILLAHILHAMDOU ».

Le début, c’est dès que le musulman s’oriente vers le lieu de la prière jusqu’à ce qu’il revient à la maison. Donc, il est appelé à faire ces invocations. Il est aussi légiféré que le musulman essaye de se rendre beau parce que c’est le jour de la fête, il ne doit pas sortir entre les gens pendant qu’il est mal habillé. Si la personne a les possibilités pour se rendre belle en s’achetant de nouveaux habits, elle peut le faire. Et si aussi elle n’a pas les possibilités, elle doit recycler ses anciens habits en les rendant beaux comme il n’a pas les capacités financières lui permettant d’acheter une tenue de fête.

Guineematin.com : le plus souvent, certains fidèles musulmans empruntent deux voies. C’est-à-dire la route utilisée à l’aller ne sera pas celle empruntée au retour. Est-ce normal d’agir ainsi ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : oui, il est aussi demandé aux musulmans d’emprunter deux voies. Une route pour aller accomplir la prière et une autre pour le retour. Voilà quelques règlements, voilà quelques comportements que le musulman doit adopter le jour de la fête.

Guineematin.com : que dire de ceux qui n’empruntent pas deux voies pour aller à la prière ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : il n’y a pas de sanction qui est réservée contre ces gens là. Seulement, il n’a pas respecté la sounna du prophète Paix et Salut sur Lui. Mais, celui qui a emprunté une seule route n’a aucune sanction. Donc, il n’y a pas de sanction réservée à celui qui n’a pas utilisé les deux routes. Mais, l’idéal voudrait que le musulman utilise deux voies ce jour-là.

Guineematin.com : est-ce qu’il est conseillé de veiller le jour de la fête ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : aller se promener ou se recréer n’est pas du tout interdit en principe. C’est aller faire des désobéissances qui est condamné, par exemple consommer de l’alcool ou entretenir des rapports charnels. En ce moment, la sortie devient illégale et illicite. Mais, sortir en tant que tel pour aller prendre un jus ou un gâteau n’est pas interdit ce jour par la religion musulmane.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer aux fidèles musulmans qui vont lire ces lignes ?

Oustaz Mamadou Oury Diallo : mon message, c’est d’appeler mes frères et sœurs musulmans à se conformer de plus aux enseignements de l’islam. Nous avons fait une observation pendant le mois de ramadan, la ville de Conakry est très belle par ce que les musulmans sont conformes, ils sont soumis à la volonté d’Allah. Il n’ya pas de musique, pas de vol, pas de braquage tout le monde était content du fait que les maux dont souffrait la population sont stoppés.

Donc, nous pouvons changer comme on a la possibilité de le faire, c’est de continuer à se soumettre avant, pendant et après le Ramadan. Le musulman est celui qui se soumet à Allah. La seule différence est qu’il doit renforcer cette soumission pendant le mois de Ramadan. Il faut suivre le bon chemin, car c’est celui-là qui mène vers Allah.

Propos recueillis par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Journée mondiale du Qods à l’Ambassade d’Iran : un dîner en solidarité au peuple Palestinien

30 mai 2019 à 9 09 30 05305

En marge à la célébration de la journée mondiale du Qods, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a offert un dîner à des leaders religieux hier jeudi, 29 mai 2019 à la Chancellerie de son pays, sise à la Camayenne (Commune de Dixinn). Le diplomate iranien a mis l’occasion à profit pour dénoncer la persécution et les nombreuses exactions dont est victime le peuple palestinien sur son propre territoire de la part des autorités israéliennes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En offrant ce dîner aux religieux, à l’occasion de la célébration mondiale du Qods, l’Ambassadeur d’Iran en Guinée a voulu marquer ainsi le soutien de son pays au peuple palestinien qui vit le martyr depuis plusieurs années sur son propre sol de la part des autorités israéliennes, soutenues par les Etats-Unis d’Amérique.

Dans son allocution de circonstance, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani a indiqué que l’année de la défense de la cause palestinienne et du Qods al-Sharif est une question centrale, et l’une des principales priorités des nations islamiques. « La question de la Palestine dans le monde islamique est une question de dignité, dans laquelle les gouvernements, les parlements et tous les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des pays musulmans devraient apporter leur soutien à la question palestinienne. Qods al-Sharif, en tant que première Qibla des musulmans dans le domaine, a une place particulière dans le monde et il faut le soutenir.

Les organisations internationales ont condamné à plusieurs reprises le régime sioniste pour avoir occupé les territoires palestiniens et ont appelé à ce que l’occupation du régime soit abandonnée. Mais les sionistes, avec le soutien des Etats-Unis, ont ignoré les approbations internationales. Des résolutions telles que les résolutions 242, 338, 478, et 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU font partie des résolutions qui mettent l’accent sur la suppression de l’occupation sioniste », a-t-il souligné.

En outre, l’Ambassadeur iranien a dénoncé et condamné la décision des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. Une décision qui entraîné un regain de tensions dans les territoires palestiniens occupés, causant beaucoup de dégâts. « La réponse des Etats-Unis à propos de Jérusalem a accru la tension et la violence dans les territoires occupés de la Palestine. Jusqu’à présent, 300 Palestiniens ont été martyrisés et 30 mille blessés à la suite de cette action arbitraire des Etats-Unis visant à transporter son ambassade à Jérusalem. L’occupation de la Palestine a fait déplacer des milliers et des milliers de Palestiniens vers d’autres pays, ce qui leur a créé une situation très difficile.

Selon l’annonce de l’Agence UNRWA, 5 millions 900 mille palestiniens n’ont été enregistrés en tant que réfugiés palestiniens que chez cette agence. Actuellement, 6500 palestiniens sont emprisonnés dans les prisons israéliennes, dont 250 enfants et adolescents, 62 femmes et filles, 7 parlementaires, 1500 prisonniers et 350 activistes des réseaux sociaux. Plus d’un million d’arrestations de palestiniens ont été enregistrées depuis l’occupation de la Palestine. Et, au cours des 50 dernières années, plus de 217 prisonniers palestiniens ont été torturés », a révélé le diplomate iranien.

Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani réitère donc le soutien de son pays au peuple palestinien dans son combat contre l’oppression d’Israël et son allié américain. « La République islamique d’Iran, sur la base de ses devoirs religieux et humanitaires, soutient le peuple et la résistance palestinienne jusqu’à l’élimination complète de l’occupation et l’octroi du droit de décision au peuple palestinien ; respecter le droit des peuples autochtones palestiniens à participer dans la détermination de leur destin et se référer aux votes des principaux résidents palestiniens constitue une solution efficace au conflit », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que cette cérémonie dînatoire, organisée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a surtout été marquée par la lecture du saint coran et le rappel historique de la guerre qui oppose la Palestine et Israël. Les leaders religieux présents à la rencontre ont prié aussi pour le retour de la paix en Palestine.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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