Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

Lire

Hajj 2019 : la Guinée doit honorer une dette de 16 milliards de francs

21 mars 2019 à 10 10 16 03163

La Guinée veut préparer cette année un hajj convenable à ses fidèles musulmans. Le ton a été donné le mardi, 19 mars 2019 par le Pr Alpha Condé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des journées de concertation nationale sur le hajj au Palais du peuple de Conakry. Mais avant, le pays doit rembourser un montant de 16 milliards de francs guinéens, représentant sa dette liée au dernier pèlerinage, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans un franc-parler, le Président guinéen a dénoncé, devant les cadres du secrétariat général des affaires religieuses, des opérateurs d’agence de voyage, des imams et des partenaires techniques, les dysfonctionnements, le copinage et les impréparations qui ont caractérisé le dernier pèlerinage des Guinéens aux lieux saints de l’Islam.

Prenant très au sérieux cette remarque du Chef de l’Etat, les participants ont débattu les deux premières journées des principaux thèmes liés au pèlerinage.

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo a précisé à Guineematrin.com, les différents thèmes abordés par les participants mais également les problèmes soulevés et les solutions proposées.

« Au cours de ces deux jours, les débats ont porté sur les préparatifs et l’exécution du hajj. La première journée a connu 9 thèmes, à savoir : les informations, la communication et la sensibilisation sur le hajj ; le tarif individuel du hajj ; le transport aérien et le choix des agences de voyages, le choix des guides ; la santé et la vaccination, le quota et les inscriptions ; la confection des documents de voyage ; les empreintes digitales, l’obtention du visa et la gestion informatique ainsi que la programmation et les formalités de départ ».

De tous ces thèmes, les participants ont écouté les exposés, soulevé des problèmes et proposé des solutions, selon le ministre de citoyenneté. « Dans son discours d’ouverture, le président nous a instruits de lui proposer des mesures concrètes pour que les Guinéens souffrent le moins possible lors du pèlerinage. Et déjà, il a pris la décision que les inscriptions se feront dans les capitales régionales du pays cette année…

Comme propositions énumérées, sur le choix de l’avionneur par exemple, nous sommes en retard. Cette opération devait se faire depuis le 15 février. Mais actuellement l’appel d’offre est lancé, les candidats ont déposé leurs plis et il ne reste plus que le dépouillement pour officialiser le nom de la compagnie. Pour le quota, il a été proposé à 9000 pèlerins comme l’année dernière. Les agences se partageront 6000 candidats et les 3000 resteront pour le secrétariat général des affaires religieuses… », a précisé notre interlocuteur.

S’agissant de l’exécution des opérations et rites du hajj aux lieux saints de l’Islam, englobant l’accueil, l’hébergement, la restauration et le déplacement des pèlerins, à Médine, la Mecque, Mina, Arafa, Mouzdalifa , les participants se sont donné la peine de décortiquer les différents problèmes rencontrés par les pèlerins guinéens à chacune de ces étapes.

« Ensemble, les différents thèmes inscrits et qui portent sur l’exécution du hajj à la Mecque ont été débattus sans complaisance. Cela démontre le souci du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé à œuvrer pour le bien-être des populations. Il est sur le front de tous les combats pour améliorer le quotidien du guinéen mais également lui créer le bonheur et la prospérité… », a indiqué ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République, Elhadj Tidiane Traoré.

Il a demandé à la commission chargée de rédiger le rapport final de prendre en compte toutes les propositions de solutions soulevées par les intervenants. C’est notamment le payement de la dette de 16 milliards de francs guinéens que la Guinée doit à l’Arabie Saoudite.

« La dette guinéenne qui se chiffre à 16 milliards de francs guinéens, qui doit être rapidement payée pour régulariser la situation de notre pays, le recrutement et la formation de nouveaux guides, la sécurisation des documents de voyage et de l’ensemble des actes administratifs doivent être mentionnés en bonne place dans le rapport final pour permettre au président de la République de prendre des décisions », a recommandé Elhadj Traoré.

De son côté, le secrétaire général chargé des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, s’est réjoui du déroulement de ces journées de concertation. Selon lui, ces échanges prouvent la volonté du Chef de l’Etat à accompagner la volonté du département pour améliorer ses prestations sur le terrain pour le bien des Guinéens.

« Seule l’œuvre de notre Prophète est parfaite. Nous devons tous accepter de nous remettre en cause. C’est l’objet de ces journées de concertation que nous avons appelées de nos vœux depuis des années », a déclaré le Chef religieux.

Soulignons de passage le défoulement de certains participants, notamment les opérateurs d’agences qui ont dénoncé entre autres, le dysfonctionnement institutionnel (entre le secrétariat général des affaires religieuses et les agences de voyage), le trafic des documents de voyage, la substitution des noms de pèlerins au profit d’autres, l’insuffisance du nombre de guides et l’indifférence de certains d’entre eux à s’occuper des pèlerins.

Ils ont dénoncé aussi l’amateurisme des médecins, l’insuffisance et le manque de qualité des repas servis par endroits ou encore le manque de logements adéquats pour la plupart des pèlerins obligés de rester en surnombre dans les chambres, l’envahissement des Guinéens se trouvant en Arabie Saoudite qui prennent la place et le repas des pèlerins, les coups de fils intempestifs venant de certains hauts cadres pour favoriser leurs proches, l’envahissement des pèlerins par des femmes commerçantes…

Sauf changement de programme, la clôture de ces assises initialement prévue hier mercredi, aura lieu ce jeudi, 21 mars 2019 dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

Lire

Mauvaise organisation du Hajj en Guinée : Alpha Condé dénonce des « combines, malversations et copinage »

19 mars 2019 à 16 04 58 03583

Le président Alpha Condé a procédé ce mardi, 19 mars 2019, au lancement officiel des journées nationales de concertation sur le Hajj. Organisé au Palais du peuple de Conakry, l’événement a regroupé des imams venus des quatre régions du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des responsables du secrétariat général des affaires religieuses.

Durant deux jours, les participants vont échanger sur les stratégies à prendre pour permettre aux fidèles musulmans guinéens de passer un bon pèlerinage à la Mecque, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant les travaux, le président de la République a dénoncé vigoureusement la mauvaise organisation du Hajj par les autorités religieuses guinéennes. Une mauvaise organisation qui a causé d’énormes problèmes aux pèlerins guinéens ces dernières années. « On doit se parler franchement pour qu’on se dise la vérité.

Les pèlerins guinéens sont ceux qui souffrent le plus au pèlerinage. Il y a trop de combines, de malversations et de copinage. On va à la Mecque, c’est pour une obligation religieuse pour le musulman. Mais il y a des conditions aussi. D’abord on va à la Mecque quand on a les moyens.

Donc, on doit se poser la question : qui doit organiser le pèlerinage ? Dans beaucoup de pays il y a une agence, est-ce que c’est le secrétariat qui doit organiser ou une agence ? Il faut qu’on regarde ce qui se passe au Sénégal, au Mali, dans les autres pays.

Il y a deux grands scandales : le premier scandale c’est les gens qui viennent de l’intérieur du pays, ils restent couchés là-bas à attendre. Donc la première solution c’est de résoudre cette question-là. On a discuté avec l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui a eu la gentillesse de nous aider pour cela », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat ajoute que les autorités guinéennes sont en train de mettre en place une structure pour que les candidats au pèlerinage soient enregistrés dans les chefs-lieux des régions. « C’est-à-dire, les gens de la région forestière viendront à N’Zérékoré, ceux de Kankan à Kankan, ceux de Faranah à Faranah, ceux de Labé à Labé, ceux de Mamou à Mamou etc…

Aujourd’hui, nous avons des nouvelles technologies qu’on va utiliser, donc le ministre Diaby va expliquer comment ça va se faire. Ça, c’est pour mettre fin au scandale, que des gens viennent se coucher ici à Conakry pendant des jours et des jour », a annoncé Alpha Condé.

L’autre problème, dit-il, c’est qu’on ne fait pas de bilan. « Les agences de voyage qui envoient les gens chaque année doivent faire le bilan : qui a bien travaillé, qui n’a pas bien travaillé ? Celles qui n’ont pas bien travaillé on les élimine. Mais, on ne fait pas ça ».

Après avoir dénoncé les manquements constatés dans l’organisation du Hajj, le professeur Alpha Condé a annoncé ce qu’il attend de cette rencontre. « J’ai dit au ministre que je veux un débat ouvert comme l’a fait le président de la République. Que ça soit une conférence bouche ouverte, pour permettre à tous les gens qui ont des remarques pour qu’ils puissent parler librement de ce qui ne va pas. Moi j’ai reçu beaucoup de notes de la part des sans voix, même le choix de l’opérateur qui doit envoyer les gens, on dit que c’est des combines.

On ne va pas à la Mecque pour le faire le commerce, on va à la Mecque pour remplir son devoir religieux, pas pour faire le commerce. Tout le monde doit travailler dans la transparence que ça soit les ministres mais aussi les imams, pour les intérêts de l’Etat. Il y a trop de combines au niveau de l’organisation.

Par exemple, quand le gouvernement veut envoyer 200 personnes, on se retrouve avec 300 personnes. Chacun vient au nom de quelqu’un, après maintenant on se trouve dépassé. Tout ça ne sera plus possible », a averti le chef de l’Etat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

18 mars 2019 à 10 10 57 03573

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.

Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au CIRD où on avait donné près de 300 livres.

Cette fois-ci, nous avons visé les points de lecture. Comme vous le savez, Conakry Capitale Mondiale du Livre a permis de créer certains points de lecture dans certains quartiers de Conakry. Maintenant, il ne reste plus qu’à alimenter ces points de lecture, les promouvoir pour permettre aux citoyens de venir visiter ces points de lecture et se les approprier en s’abonnant et lire beaucoup. C’est pourquoi, l’APAC a tenu à contribuer à l’amélioration et à la promotion de ces points de lecture qui sont implantés pour les citoyens de ces quartiers-là.

Et nous, puisque nous disposons de quelques documents, nous sommes donc venus donner ces 700 livres à ces différents points de lecture. L’activité s’est tenue à Kipé. Mais, il n’y a pas que Kipé, il y a d’autres lieux où se trouvent des points de lecture. Maintenant, c’est au coordinateur général de les distribuer à travers les différents points concernés », a fait savoir Asmaou Barry.

Mamadou Saliou Bah, président de l’ONG Les Idéaux Pacifiques de Guinée et coordinateur des points de lecture de Conakry, a énuméré le nombre de points concernés avant d’exprimer sa joie par rapport à cette initiative. « Aujourd’hui, nous avons 21 points de lecture, et parmi ces points de lecture, il y a 8 points qui fonctionnent. Il y en a à Kipé ici, à Concasseur, à Dixinn centre 2, à Belvédère, à la Mairie de Dixinn, à Coléah Lanséboungni et au Jardin du 2 octobre.

Donc, c’est un grand plaisir pour nous recevoir ces livres. Depuis dix mois, ces points de lecture sont ouverts. Mais, je vous dis que les livres qu’APAC nous a donnés sont des livres magnifiques puisque c’est des livres qui répondent aux demandes des citoyens des quartiers. C’est notamment des documents de l’entrepreneuriat jeune et social, des livres de marketing et management et tous ces livres se retrouvent dans le lot que nous avons reçu de la part de l’APAC Guinée.

Ça fait donc un grand plaisir pour nous. Donc, c’est à notre tour de repartir ces livres au niveau de 5 points de lecture puisqu’on ne peut les envoyer à tous les points de lecture », a fait savoir le coordinateur des points de lecture, installés dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Dans la foulée, la journaliste et écrivaine, Hassatou Lamarana Bah, l’une des lauréates du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) 2019, a pris la parole pour dire l’importance du livre. « Il faut dire que la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Je m’adresse surtout aux femmes. Il ne faudrait pas qu’on pense que quand on a de l’argent, c’est d’acheter des produits cosmétiques pour la beauté physique.

Il faudrait qu’on pense au bien être sur le plan intellectuel. Je veux dire que quand les femmes veulent s’affirmer, elles doivent se former et cette formation passe par la lecture. Donc, j’encourage tout le monde à lire », a laissé entende la directrice de publication du site actualitésféminines.com

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Rénovation de la mosquée de Boké : ouf de soulagement pour les fidèles musulmans

16 mars 2019 à 12 12 57 03573

Après plusieurs mois de travaux de rénovation, la grande mosquée de Boké a été inaugurée hier vendredi, 15 mars 2019. La cérémonie a mobilisé plusieurs fils ressortissants de Boké, quelques membres du gouvernement, les autorités locales et de très nombreux fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de rénovation de la grande mosquée de Boké ont coûté a coûté 1 milliard 500 millions de francs guinéens. Des travaux financés par Mohamed Lamine Diao, natif de Boké.

Au nom des populations de la commune urbaine de Boké, le maire a pris la parole pour remercier le donateur. Mamadouba Tawel Camara a saisi l’occasion pour faire l’historique de la grande mosquée de Boké. « Cette mosquée est construite en 1861 par feu Thierno Mamadou Bah. Elle est la troisième dans la préfecture de Boké après celles de Wossou, dans la sous-préfecture de Sangarédi, et de Kabagnan, dans Kolaboui.

Depuis cette date, elle a fait l’objet de reconstruction, d’extension et de rénovation successive, réalisée par des personnalités importantes auxquelles nous rendons des vibrants hommages, remerciements et reconnaissance. Monsieur Mohamed Lamine Diao aurait pu utiliser ces fonds à d’autres fins à but lucratif. Mais, sa foi religieuse, conforme aux principes de l’islam, il a ainsi orienté l’immense ressource financière et matérielle à la présente rénovation.

Qu’il trouve ici les sincères remerciements de l’ensemble des citoyens de Boké. Que le tout puissant Allah le bénisse, le protège et lui donne longue vie dans la santé. Par ailleurs, j’assure au nom de la population de Kakandé au bienfaiteur, Mohamed Lamine Diao, de l’entretien et de la sécurité de ce bijou qui fait la fierté de Boké », a dit le maire.

Au nom des religieux, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké n’a pas caché sa satisfaction. Pour Elhadj Mohamed Wakil Yattara, la grande mosquée de Boké a désormais tout ce qu’il faut pour que les musulmans prient dans le confort. «Nous sommes maintenant dotés d’une infrastructure extraordinaire.

Ce qui manquait à cette mosquée existe désormais : il y a la sonorisation, le forage, la cour est bien aménagée, on a des tapis neufs avec des ampoules extraordinaires. C’est un bijou flambant neuf. Au donateur, nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde ».

Présent à cette rencontre, c’est le ministre de la Communication, natif de Boké, qui a procédé à la coupe du cordon inaugural. Amara Somparé a félicité le donateur avant d’appeler les fils du Kakandé à emboiter le pas à Mohamed Lamine Diao. « C’est une grande fierté. On peut féliciter le donateur parce que le travail est bien fait.

Si chaque fils de Boké fait quelque chose, je pense que c’est toute la ville et toute la préfecture qui gagnera. Cela est un exemple et tout le monde doit prendre cette voie pour développer cette préfecture qui nous est si chère », a laissé entendre le ministre de la Communication.

La rénovation de la grande mosquée de Boké est un ouf de soulagement pour les fidèles musulmans. Ces derniers temps, les toilettes étaient non fonctionnelles, le problème d’eau était criard et les tapis de prière étaient fortement dégradés.

De Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Du racisme en Chine : « il y a de ces questions, si on te les pose… »

14 mars 2019 à 16 04 05 03053

Dr Mory Mandiana Diakité, ingénieur agronome de formation, est un écrivain guinéen, déjà auteur de trois romans. Son dernier ouvrage est intitulé De la savane africaine en Chine populaire. Dans cette œuvre, monsieur Diakité décrit son parcours académique en Guinée et en Chine, les événements socioculturels dont il a été témoin ou victime depuis son enfance.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, l’auteur est revenu sur certains sujets traités, tels que la polygamie, l’immigration clandestine, la mal gouvernance et ses corollaires, le quotidien des étudiants noirs en Chine, etc.

Guineematin.com : pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dr Mory Mandiana Diakité: je suis docteur Mory Mandiana Diakité, Ingénieur Agronome, spécialisé en protection des végétaux. J’ai un doctorat en Chimie.

Guineematin.com: vous avez récemment écrit un roman intitulé « De la savane africaine en Chine populaire », de quoi parlez-vous dans cette œuvre?

Dr Mory Mandiana Diakité: c’est un roman qui retrace un peu mon parcours académique. Dans ce roman, j’ai mis en évidence les causes du dérapage socioculturel en Guinée. J’ai décrit des phénomènes socioculturels, à savoir le fétichisme, la polygamie, la circoncision, la chasse traditionnelle, la migration, la mal gouvernance ainsi que le quotidien des étudiants en Chine.

L’idée qui est derrière tout cela, c’est une façon d’encourager nos politiques à améliorer nos systèmes de gouvernance. Par exemple, les étudiants noirs vivant en Chine sont constamment victimes de ségrégation économique. C’est-à-dire que, plus un pays est économiquement avancé, plus les ressortissants de ce pays sont respectés à l’extérieur.

Mais, quand ils viennent d’un pays pauvre, où il y a désorganisation totale, on ne vous respect pas. C’est pourquoi, j’ai eu le courage d’écrire ce roman afin de mettre en évidence tous les dérapages socioculturels, afin de freiner la répétition des erreurs que nous avons vécues à l’enfance. Il faut éviter pour ne pas que les générations futures soient victimes des mêmes faits.

Guineematin.com: vous avez parlé de polygamie dans votre ouvrage. Pour quelles raisons ?

Dr Mory Mandiana Diakité: c’est ma façon à moi de contribuer à l’amélioration des droits des femmes et des enfants, en dénonçant entre autre la polygamie. Par exemple, notre Constitution est la même que celle française, mais le pays est à majorité musulmane.

Dès que tu dis être contre la polygamie avec tous ses méfaits sur la vie en société, on a envie de te lapider. Par ailleurs, quand un jeune ou un vieux viole une fille, ça passe sous silence. C’est le paradoxe. Donc, c’est tout cela que J’ai voulu décrire dans mon roman.

Guineematin.com: l’un des thèmes de votre ouvrage porte sur l’immigration. Un mot à ce sujet qui se pose avec acuité.

Dr Mory Mandiana Diakité: quand il y a la mal gouvernance dans un pays, c’est tout le monde qui en souffre. La ségrégation raciale est partout dans le monde, les Noirs sont généralement victimes de ce fléau. Donc, en Chine par exemple, elle n’est pas physique, mais elle est psychologique. Souvent, on vous pose des questions sur votre physique. Imaginez-vous, vous êtes dans un bus ou au métro, la chaise qui est vide à côté, les gens préfèrent s’arrêter que de s’asseoir à côté de vous.

Ils pensent que tous les africains sont porteurs de VIH, sont issus des pays pauvres très endettés. Il y a certains même qui pensent qu’on a mit carrément de la peinture noire sur la peau et que c’est ce qui fait qu’on est noir. Il y a de ces questions, si on te les pose, tu as des maux de tête et ça te désoriente. Voici en quelque sorte les méfaits de l’immigration, surtout clandestine. De ma petite expérience passée en Chine, j’étais arrivé à la conclusion qu’on était mieux chez soi.

Guineematin.com: quand est-ce que vous avez décidé de vous lancer dans l’écrire ?

Dr Mory Mandiana Diakité: je me suis retrouvé dans l’écriture par le hasard, surtout que je n’étais pas très fort en langue française. C’est venu comme ça et je me suis mis à la tâche. Mes aspirations dans ce sens sont et demeurent réveiller les consciences pour sortir le pays des maux dont il souffre. Celui-ci, c’est est mon deuxième ouvrage. Le premier est déjà en évaluation et je vous informe que le troisième est déjà prêt à sortir. Je ne m’arrêterais pas là, mon combat va continuer jusqu’à ce que les choses changent positivement.

Guineematin.com: ce livre dont on parle aujourd’hui, il a été publié chez Harmattan Sénégal en décembre 2018. Est-ce qu’il est disponible actuellement en Guinée?

Dr Mory Mandiana Diakité: il est disponible en Guinée et dans certaines structures Harmattan de l’étranger. Il est également disponible sur le site de l’Harmattan et sur Amazone.

Une interview réalisée par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Lire

Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : la prison à vie requise contre les 12 accusés

13 mars 2019 à 12 12 28 03283

Le procès des assassins présumés du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, s’est poursuivi hier, mardi 13 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Après la comparution de la partie civile, l’on est passé aux plaidoiries et réquisitions. Le Ministère Public a requis la prison à perpétuité contre les 12 accusés, dont 6 sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois depuis l’ouverture des audiences criminelles, le 12 février 2019, que Moussa Kanté, présenté comme le cerveau de ce dossier, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan. Cette fois encore, l’accusé a répondu aux questions du président du tribunal, de l’avocat de la partie civile, du procureur de la République et de son avocat, sur l’assassinat d’Abdoul Aziz Touwaydjiri, le 16 janvier 2018, dans la localité de Kantédou-Balandou, à Mandiana. Comme il l’a fait depuis le début de ce procès, l’accusé a nié toute implication dans cet assassinat.

Après, le tribunal est passé à la phase des plaidoiries et réquisitions, dernière étape avant la mise en délibéré de l’affaire. C’est d’abord la partie civile qui a pris la parole, et elle n’a pas été tendre dans ses plaidoiries. Elle a déploré les multiples versions qu’aurait données Moussa Kanté à la gendarmerie, devant le juge d’instruction et devant le tribunal. Selon l’avocat de la partie civile, les déclarations de Moussa Kanté ne corroborent guère.

C’est pourquoi, il a sollicité la condamnation des accusés au payement d’un milliard de francs guinéens pour assurer les soins de santé de Flany Mory Traoré, grièvement blessé le jour de l’assassinat du Saoudien. L’avocat demande également le payement d’un franc symbolique à la famille d’Abdoul Aziz Touwaydjiri et la destruction des fusils de chasse que détiennent les chasseurs traditionnels (poursuivis dans cette affaire).

Pour sa part, le Ministère Public, dans ses réquisitions, a sollicité qu’il plaise au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans, tout en les envoyant à la prison civile de Kindia.

De son côté, la défense a d’abord déploré la non-comparution des autres accusés tout en pointant du doigt l’incapacité du ministère public de les traquer pour les faire comparaître. L’avocat plaide non coupable pour Moussa Kanté qui, selon lui, a eu le courage de se livrer aux autorités. Il sollicite donc la clémence du tribunal et des circonstances atténuantes pour son client.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé le dossier au 1er avril 2019 pour le délibéré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

Lire

N’Zérékoré : un semi-marathon pour dénoncer l’excision

11 mars 2019 à 12 12 34 03343

Le Centre d’Ecoute de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’zérékoré a organisé un semi-marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). La cérémonie, organisée hier, dimanche 10 mars 2019, a eu pour départ le rond-point Dorota en passant par le Commissariat Central jusqu’à la place des Martyrs, rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le semi-marathon de N’zérékoré a permis aux organisateurs de sensibiliser plus de 100 jeunes filles sur les conséquences des MGF. C’était en présence des chefs de quartiers, de la société civile ainsi que des services de sécurité.

Selon Sékouba Traoré, le responsable du CECOJE, « ce semi-marathon s’inscrit dans le cadre de la célébration, en différé, de la journée internationale, tolérance zéro contre les mutilations génitales. Notre pays, à l’instar des autres, a effectivement célébré cette journée.

Mais, pour le cas spécifique de N’Zérékoré et de Yomou, nous allons organiser une célébration en différé pour que 100 jeunes filles puissent participer à ce marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de lutte contre les mutilations génitales féminines ».

Prenant la parole, Niankoye Kolié, chef de quartier de Wessoua, au nom des collectivités, a remercié les organisateurs avant d’inviter les jeunes filles à dénoncer toute personne qui pratique les mutilations génitales féminines. « Nous remercions les initiateurs de ce programme. Nous sommes à leur disposition et nous sommes prêts à l’application des textes liés à ça.

Je remercie les marathoniennes d’avoir participé à ce marathon et je les invite à refuser l’excision et d’avoir le courage de dénoncer ou de porter plainte contre un père ou une mère qui vous va vous orienter vers l’excision », a lancé monsieur Kolié.

Classée première au marathon, Kadiatou Diallo, s’est réjouie de cette initiative et a promis de s’impliquer dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. «Je suis fière d’être la première de cette activité, de ce marathon.

Je remercie les organisateurs. En plus, nous les jeunes filles, nous nous battrons pour mettre terme à cette pratique qui entrave notre santé en République de Guinée. A bas l’excision », a martelé la gagnante du marathon.

Au terme du semi-marathon, les responsables du CECOJE souhaitent que « les indicateurs liés à la prévalence des Mutilations Génitales Féminines soient revus à la baisse pour que notre pays, qui occupe le deuxième rang mondial, puisse être au rendez-vous des Objectifs du Développement Durable en 2030, que la Guinée puisse présenter des indicateurs satisfaisants… »

À noter que la journée a été clôturée par la remise des prix de fournitures scolaires aux différentes lauréates du semi-marathon et la présentation des sketchs.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

Lire

Apprentissage du Coran : le CIFOD clôture sa session de formation des adultes intellectuels

11 mars 2019 à 11 11 12 03123

Le Centre Islamique de Formation et de Documentation (CIFOD) a clôturé hier dimanche, 10 mars 2019, sa sixième (6ème) édition de l’apprentissage du Coran par les adultes intellectuels. Une conférence-débat a été organisée à cet effet par les initiateurs de cette activité pour tirer les leçons et se projeter sur l’avenir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’objectif du CIFOD, en organisant cette activité, est de donner une seconde chance aux fidèles musulmans intellectuels qui n’ont pas pu apprendre le Coran en bas âge. C’est dans ce cadre que des formations de trois mois sont régulièrement organisées. Le coordinateur du CIFOD, Mamadou Nassirou Diallo, a dit que « nous leur donnons une seconde chance, avec une méthode pédagogique adaptée, c’est-à-dire différente de la méthode traditionnelle avec laquelle on apprend aux enfants le Coran dans le quartier.

On a une méthode pratique qui fait ses preuves, ses résultats en peu de temps. Pour un tout débutant, nous lui donnons la possibilité et lui disons avec confiance qu’au bout de trois mois, il peut lire le Coran, ouvrir le Coran au hasard et lire n’importe quelle partie de façon vraiment appréciable. Il a la possibilité d’approfondir et améliorer. La structure, après chaque trois mois, nous faisons des évaluations et une cérémonie de clôture pour observer un mois de pause avant de redémarrer ».

Pour sa part, Thierno Amadou Diallo, le conférencier du jour, a rappelé que le thème portait sur comment concilier l’éducation académique et l’éducation islamique. Il en a profité pour lancer un appel aux musulmans de concilier les deux éducations pour leurs enfants ou à défaut de choisir l’éducation islamique. « Nous exhortons les parents d’élèves de concilier les deux et de penser à avoir les deux formations ».

De son côté, Abdoul Rahimy Touré, bénéficiaire de cette formation de l’apprentissage du Coran, a dit toute sa joie. « Je trouve cette formation extraordinaire et j’avoue que j’ai eu la chance d’être en 6ème année, si on peut le dire ainsi, parce que je fais partie de la première promotion. En tant que musulman, la maitrise du Coran est indispensable. Ça permet un peu d’améliorer sa conduite, c’est une règle de morale et c’est quelque chose qui va intercéder pour nous-mêmes à l’au-delà.

Donc, ça veut dire que, ça nous permet de mieux vivre ici, respecter scrupuleusement les règles morales et traditionnelles. Ça permet aussi d’avoir un grand espoir après la mort, parce que c’est la seule chose qui va intercéder pour l’homme quand il meurt », a dit monsieur Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Retard de la construction du centre de la Mamaya de Kankan : les sages inquiets

7 mars 2019 à 10 10 44 03443

Les travaux de construction d’un centre multiculturel pour accueillir la Mamaya de Kankan, lancés avec tambour et trompette par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tardent à être une réalité. Aucune information ne filtre quant aux causes de ce retard alors que rien n’est fait jusque là sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lancement des travaux de construction de ce centre multiculturel a eu le vendredi 24 août 2018. Le site en question, situé au quartier ex-Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, a été choisi par le ministère de la Culture pour abriter la Mamaya de Kankan, célébrée chaque année, pendant la fête de Tabaski. A l’époque, la délocalisation de cette fête n’avait pas été du goût de certains citoyens de Kankan.

Le site choisi aurait fait l’objet d’une étude d’experts tunisiens. Mais depuis lors, rien de concret n’a été réalisé sur le terrain. Selon Mohamed Lamine Ringo Kaba, président de la coordination des classes d’âge à Kankan, « c’est au mois d’août prochain que nous allons encore célébrer la Mamaya. Mais, je vous avoue que depuis la pose de la première pierre, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant la construction de ce centre culturel.

Néanmoins, après la pose de la première pierre, une équipe du ministère de la Culture est venue avec des experts tunisiens avec un document de plan d’action élaboré par des techniciens. C’est tout. Depuis là, nous n’avons pas d’autres informations ».

A en croire le porte-parole des sages à Kankan, à seulement quelques mois de la prochaine célébration de la Mamaya, l’optimisme des citoyens n’est pas de mise quant à la réalisation de cette infrastructure culturelle dans les délais.

C’est pourquoi, Mohamed Lamine Ringo Kaba met en garde : « il ne faudrait pas que nous négligions notre ancien site au profit de cette arène, alors qu’il n’y a rien pour le moment sur le terrain. Quelque chose qui devait être inauguré au mois d’août, jusqu’à présent… Ce n’est que la première pierre qu’on peut apprécier sur le terrain, vous mêmes vous pourrez deviner le reste ».

Pour éviter des déboires, le porte-parole des sages à Kankan invite les fils du terroir à s’unir afin que l’organisation de la Mamaya ne se fasse plus dans la rue. « C’est bien vrai que le carrefour Chérifoula est une place symbolique pour nous. Mais, ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est dans la rue que la Mamaya est célébrée depuis 1936.

On ne l’a jamais fait dans une salle alors que sa dimension est aujourd’hui mondiale. Donc pour nous, il ne faut pas attendre, il faut que les fils de la Kankan trouvent des voies et moyens par rapport à tout ce qu’on mobilise chaque année pour les infrastructures sociales afin de réaliser ce projet », a-t-il lancé.

En attendant la prochaine commémoration de la Mamaya, prévue au mois d’août 2019, la coordination qui chapeaute l’organisation de cette grande manifestation culturelle à Kankan a lancé un appel pressant aux personnes de bonne volonté, notamment aux fils ressortissants pour que la fête soit une réussite.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

Lire

Immigration clandestine : Alpha Kaba raconte sa vie d’esclave en Libye (interview)

28 février 2019 à 18 06 37 02372
Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye

Un jeune guinéen, du nom d’Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye, a écrit un livre pour raconter son calvaire. Dans cette œuvre, intitulée « L’esclavage des milices, voyage au bout de l’enfer », Alpha Kaba rend hommage aux victimes de l’esclavage et interpelle l’opinion à s’impliquer pour freiner l’hémorragie de l’immigration clandestine.

Dans un entretien téléphonique accordé à un reporter de Guineematin.com, Alpha Kaba est revenu sur sa traversée du désert, de la Libye et de la Méditerranée et les conditions de vie des migrants sans papier en Europe.

Guineematin.com : Alpha Kaba, nous avons appris par voie de presse, que vous avez été victime d’esclavage en Libye, parlez-nous de vous?

Alpha Kaba : je suis Alpha Kaba, journaliste sportif et journaliste animateur culturel à Kankan, aujourd’hui diplômé de l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, en DUJ, journaliste-reporter d’images. Je vis à Bordeaux, en France, depuis un peu plus de deux ans.

Guineematin.com : pourquoi avez-vous choisi l’immigration clandestine pour aller en Europe ?

Alpha Kaba : je n’ai pas choisi l’immigration clandestine pour l’Europe, c’est vue les nécessités, vue les conditions. Vous savez aussi bien que moi, exercer le métier de journalisme en Guinée, c’est de courir tous les risques sur le terrain. Vous vous rappelez sans doute des évènements de Kankan en 2013 où la radio Bâté FM où je travaillais a été pillée. Voici la raison qui m’a poussée à quitter la Guinée que j’ai tant aimée et que j’aime toujours.

Guineematin.com: vous avez été victimes d’esclavage en Libye. Comment ça s’est passé ?

Alpha Kaba : je vais commencer par vous expliquer comment ça se passe, le marché enchères en Libye où l’être humain, le noir est considéré comme un diamant rare ou une denrée rare d’ailleurs, où le racisme est saisissant. Comme vous l’avez constaté, nous avons été victimes de traite d’esclaves, on nous revendait dans les petits marchés pour partir travailler dans les champs de plantation, dans les champs de dattes, dans les chantiers, ou pour creuser des fosses, des puits, pour nettoyer les toilettes. On était à la merci de toutes sortes de travail et on était surveillé 24 heures sur 24 avec des armes, où les arabes tirent sur des noirs comme des bêtes sauvages, où comme si tu tuais un oiseau. Et beaucoup de migrants noirs, venus de la Guinée, du Mali, de l’Afrique au Sud du Sahara, ont été victime de ça, d’autres sont décédés sur le désert en traversant le désert du Niger, pour rallier la Libye ou d’autres sont décédés en mer Méditerranée.

Guineematin.com : que dire de votre cas, spécifiquement ?

Alpha Kaba : j’ai été victime de toutes sortes de maltraitance, c’est à dire on a été réduit au plus petit degré, à l’image de tous les autres amis qui sont passés par là Libye. J’ai été revendu de Ghadamès à Zabrata. Je suis passé par les mains de 4 maîtres où le quatrième m’avait promis si je travaille bien qu’il allait me libérer. C’est ainsi le quatrième maître, j’ai travaillé avec lui pendant 9 mois, ensuite il a ténu sa promesse. Il nous a envoyés en bordure de mer où on a trouvé d’autres migrants au nombre de 150 personnes. Là, ils nous ont mis dans un zodiac, il faisait nuit, ils nous ont montré l’étoile la plus brillante, ils nous ont dit « haya », ça c’est l’Italie. N’ayant pas le choix, c’était la seule option de nous sauver, soit par la mort ou de trouver l’Italie. On nous a planqués dans ces zodiacs comme si on plaçait des habits dans l’armoire et très serrés. Ils ont allumé le moteur, ils nous ont laissé sur la mer. Notre zodiac s’est percé, il y a eu des morts, notamment une femme enceinte, une autre femme et 4 jeunes. On a été secouru. Arrivé en Italie, ils m’ont envoyé au port de Messina où ils ont relevés les empreintes digitales, ils nous ont habillés, ils nous ont nourri. Puis, ils nous ont envoyés dans un hôtel à Peritha, c’est une ville du centre de l’Italie où je suis resté pendant quelques temps. J’ai vu que je ne pouvais pas rester parce qu’on nous imposait d’étudier la langue Italienne, moi je n’en voulais pas. C’est c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs d’aller vers la France où je pourrais mieux communiquer et échanger avec les gens. Au jour aujourd’hui, je suis reconnu comme réfugié politique sous la protection de l’OFPRA pendant 10 ans… En Libye, j’ai été vendu à 350 Dinars, c’est ce qui fait environ 250 Euros, d’après les calculs…

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Alpha Kaba : c’est mon métier de journaliste qui m’a poussé à écrire ce livre. Je me suis dit qu’il ne faut pas me taire, je me suis dit qu’il faut dire et évoquer le cas, pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant. L’une des raisons aussi qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est de parler au nom de toutes ces personnes qui sont décédées en Libye, sur le désert, ces personnes qu’on a assassinées. Je me suis dit que ces personnes ne doivent être mortes en vain. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour parler au nom de ces personnes. Donc, je me suis engagé pour parler au nom de toutes ces personnes et au nom de ces migrants qui son en Europe ici et qui n’ont pas eu la chance que moi j’ai eu. Donc, je me suis dit qu’il est normal que je parle d’eux aussi. Parce que, la situation en Libye au jour aujourd’hui, il y a encore des noirs qui sont là-bas, qui sont victimes d’esclavage. Il faut donc évoquer le cas, pour que l’opinion et les autorités se bougent pour sauver la vie de ces jeunes africains qui sont en Libye. Mon livre Esclave des milices, voyage au bout de l’enfer, je l’ai écrit pour parler de la vie d’un Alpha en Guinée, j’ai parlé de mon enfance, de la vie de mes parents quand j’étais à l’école primaire, j’ai parlé du saccage de la radio Bâté FM… et j’ai parlé en fin de cette grande traversée et de l’esclavage en Libye….

Guineematin.com: faites-nous un aperçu sur la vie des migrants en Europe

Alpha Kaba : la vie des migrants en Europe, c’est une vie que je ne souhaite pas vivre, un vie que je ne souhaite que mon ennemi vive, c’est une vie d’une autre planète, parce que si tu n’as pas de papiers, tu n’as pas droit au travail, tu n’as pas droit même à un bon logement. Tu erres dans les rues comme un fou, imaginez ce qui suit après. Tu continues à quémander dans les restaurants. C’est un peu compliqué la vie d’un migrant en Europe. Sans papier, c’est vraiment difficile, surtout en hiver. Ici aussi, il y a le racisme qui existe, même s’il y a des personnes de bonne volonté qui aident les gens.

Guineematin.com : quel est l’appel avez-vous à lancer à l’endroit des jeunes qui continuent de risquer leurs vies pour l’Europe ?

Alpha Kaba : l’appel que j’ai à lancer à ces jeunes qui continuent encore à risquer leurs vies pour rejoindre l’Europe, surtout pour passer par la Libye par la mer Méditerranée, je leur demande humblement de s’abstenir pour trouver une solution. Je crois qu’on doit utiliser d’autres moyens pour avoir une meilleure vie. Une meilleure vie ne se gagne pas facilement en Europe. L’Europe n’est pas comme avant, où on nous parlait de l’Europe ancienne. L’Europe aujourd’hui, c’est une Europe qui est vraiment compliquée où il y a des extrémistes de côté, où il y a des groupes sociaux, c’est-à-dire ils ont tous les moyens pour barrer la personne qui est migrante. Je les conseille d’utiliser d’autres moyens. Il y a la coopération, il y a Campus France.

Interview réalisée par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

« Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré », par Mme Maréga

6 février 2019 à 11 11 58 02582

Un nouveau livre consacré au régime Sékou Touré vient de paraître dans le paysage littéraire guinéen. Intitulée « Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré », l’œuvre est de madame Maréga Maïmouna Bâ. L’auteure a présenté ce livre le samedi dernier, 02 février 2019, à Conakry, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

L’ouvrage comporte 205 pages, reparties en 15 chapitres. Il a été écrit par madame Maréga Maïmouna Bâ, l’une des premières pharmaciennes d’Afrique noire francophone, dont le mari a été arrêté et exécuté sous le régime de Sékou Touré.

Dans cette œuvre, l’auteure fait un témoignage sur ce qu’a été le régime de Sékou Touré, premier président de la Guinée indépendante. « C’est un témoignage qui vient démentir les fausses accusations. Ce livre est un témoignage qui va permettre aux guinéens de savoir ce qui s’était passé.

Parce que moi, j’étais partout. J’étais une amie d’André, madame Touré. Je partais à la présidence ; quand j’accouchais, elle venait me voir. Nous étions amies à l’école. Donc, je voulais qu’on sache exactement pour les histoires de complot. Les gens n’ont pas voulu. Ils ont toujours dit que les Guinéens sont des bandits, il faut quelqu’un comme Sékou Touré pour les tenir. Tout le monde était d’accord pour travailler, se mettre ensemble, travailler et réussir », a déclaré madame Maréga Maïmouna Bâ.

Mais, bien qu’elle soit amie à l’épouse du président Sékou Touré, l’auteure dit qu’elle n’a pas été épargnée par la dictature du régime. « Je suis rescapée parce que j’ai fui par la Sierra-Leone, le Libéria et ensuite la Côte d’Ivoire. En plus, tout mon entourage a été tué, sauf moi. Tout le monde sait que le régime de Sékou Touré, c’était de la dictature. Je devais produire ce livre depuis près de 20 ans, mais je n’ai pas eu le temps. J’ai voulu, à travers ce livre, montrer que même étant une seule fille, on peut s’en sortir comme un homme », a-t-elle dit.

Ce livre a été édité par Harmattan Guinée. Selon Sansy Kaba Diakité, directeur de cette maison d’édition, il a accepté d’éditer l’oeuvre « parce que c’est un livre d’actualité. La Guinée a 60 ans d’existence, les Guinéens doivent écrire pour permettre à ce pays de se réconcilier avec lui-même. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est la diffusion. Je voudrais vous rassurer que ce livre sera disponible dans toutes les librairies de Guinée, pour que les Guinéens puissent savoir ce qui s’est passé dans notre pays. C’est extrêmement important.

Bamako a aujourd’hui la photo, parce que les Maliens l’ont voulu. Abidjan a pris le rire, ils ont aussi la musique. Ouagadougou a le cinéma, Dakar a l’art. Brazzaville a autre chose, Niamey va avoir la mode. Conakry veut le livre. On aura le livre si tous les Guinéens acceptent de se donner la main et d’aller vraiment vers cet objectif. En 1958, la Guinée a dit non, parce que tous les Guinéens étaient unanimes. Je pense que pour le livre, vous allez vous associer à tous les professionnels du livre de Guinée, pour que cet objectif soit atteint », a-t-il dit.

Le professeur Djibril Tamsir Niane, qui a préfacé le livre, a estimé que cette œuvre occupera une place de choix dans l’espace littéraire guinéen. « Dans la littérature de douleur produite par les Guinéens en vue de dénoncer et fustiger les crimes et atrocités perpétrés sous le régime de Sékou Touré, l’ouvrage de madame Maïmouna Bâ Maréga, Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré occupera d’emblée une place de choix.

C’est d’abord l’œuvre d’une femme, elle appartient à la première génération de jeunes filles qui ont fréquenté l’école, fréquenté le collège. Elle a été la première bachelière guinéenne. Elle suit un enseignement supérieur et elle obtient le diplôme de pharmacie. C’est donc l’œuvre d’une intellectuelle qui a été frappée au cœur et on s’attendait à une réaction tôt ou tard de celle-ci », a fait remarquer le célèbre écrivain.

Le ministre de la Justice a pris part à la dédicace de ce livre, même s’il dit être venu à titre privé à cause de ses liens amicaux avec certains fils de l’auteure. Me Cheick Sako a salué le travail de Maïmouna Bâ qu’il qualifie d’un devoir de mémoire. « Je voudrais préciser que l’œuvre de madame Maréga, est un devoir de mémoire et cela manque beaucoup dans notre pays. Il est important que dans ce pays, les écrits restent. C’est un devoir de mémoire, compte tenu de l’histoire douloureuse de notre pays de 1958 jusqu’à maintenant. Et je pense que madame Maréga, vous avez donné de la voie.

J’espère pour ma part, que d’autres vont suivre cette voie, pour que la réalité de l’histoire de ce pays soit quelque chose de réel, soit quelque chose de palpable et qui soit connue également par tous les Guinéens. Au-delà de ce que le professeur Djibril Tamsir Niane vient de dire, le devoir de mémoire pour tous les Guinéens sans exception, est une nécessité absolue pour que ce pays puisse se réconcilier avec lui-même », a dit le garde des Sceaux.

A noter que ce livre qui est déjà disponible dans toutes les librairies du pays, est vendu à 150 mille francs guinéens.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Tati Tati, l’auteur du tube Labé Saré sort son premier clip « Aninaylan »

4 février 2019 à 12 12 58 02582
Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati

Après plusieurs mois de dur labeur, Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati, la vingtaine bien sonnée, vient de sortir son premier clip intitulé « Aninaylan» qui signifie littéralement en français « Ça va m’inquiéter». D’une voix suave et mélodieuse, cet habitant de Dianyabhé, au sud de la Commune Urbaine de Labé est en train d’imposer sa marque à la musique guinéenne.

Le protégé de Saliou Kouyaté, qui explore les diverses voies de la world music et n’a eu aucun mal à se mettre le public en poche. Sa prestation à la quatrième édition de la foire artisanale de Guinée, le 13 décembre 2018 en est une parfaite illustration avec un record d’affluence battu seulement par BLZ et Djani.

Longtemps resté à interpréter des œuvres des grandes vedettes et dans l’improvisation, Tati Tati est aujourd’hui une star en gestation et a dans ce titre « Aninaylan» exprimé tout son attachement et son amour à la ville de Labé qui lui apporte le succès qu’il est en train de connaître aujourd’hui. Il n’a cependant pas manqué de remercier à sa façon toutes les personnes qui le soutiennent.

Qualifié au départ par certain.e.s de «fou», il s’apprête à sortir son premier album dans les prochains mois. Mais déjà, son entrée en panache à travers ce clip réalisé dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé montrera combien de fois, les autres titres de son album pourraient gagner le cœur des guinéens.

Sally Bilaly Sow

Lire

Elie Kamano à Guineematin : « je me suis lancé en politique pour… »

31 janvier 2019 à 8 08 09 01091
Elie Kamano s’engage en politique

Le reggae man guinéen, Elie Kamano, décide de se lancer dans l’arène politique pour tenter de conquérir le pouvoir. Porté à la tête d’un parti politique dont il n’a pas encore dévoilé le nom, l’artiste engagé ambitionne de prendre les destinées de la Guinée en 2020. Il s’est expliqué sur sa décision de se lancer dans la conquête du pouvoir, au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 30 janvier 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, on voit des informations sur les réseaux sociaux, faisant état de l’entrée en politique d’Elie Kamano. Tu confirmes ces informations ?

Elie Kamano : oui ! Je me suis lancé en politique, je le confirme.

Guineematin.com : jusque-là, on connaissait Elie Kamano comme artiste Reggae man, très engagé. Qu’est-ce que motive ton entrée en politique ?

Elie Kamano : d’abord, je ne suis pas né artiste. Il faut que les choses soient claires, je suis né citoyen comme tout le monde. La musique a été une option pour moi, une option que j’ai choisie pour gagner ma vie honnêtement comme tout le monde. C’est comme le football pour certains et comme la politique pour d’autres. Mais, personne ne naît politicien, personne ne naît artiste et personne ne naît footballeur. Donc je ne comprends pas aujourd’hui que les gens assimilent Elie Kamano, la personne, au métier que j’ai décidé d’exercer pour gagner ma vie, mon quotidien.

Je suis libre après de décider de vouloir changer de métier ou de vouloir changer de fusil d’épaule. Ça, ce n’est pas interdit. Il faut que les gens comprennent que la volonté qui m’a animé à faire la musique et à être engagé plus de 20 ans, c’est cette même volonté qui m’anime aujourd’hui à faire la politique. Parce que j’ai compris que je ne pourrai rien changer, je ne pourrai pas améliorer les conditions de vie des concitoyens tant que je ne serai pas un décideur.

Parce que j’ai chanté, j’ai protesté sur le terrain ; les Guinéens m’ont vu et ont vu ce que j’ai fait dans les cas de Boké, dans les cas de Portos contre le Libanais, dans plusieurs cas en Guinée, dans les cas des syndicalistes avec le gouvernement. Les gens ont vu ma volonté patriotique que j’ai affichée. Donc aujourd’hui, j’ai fini par comprendre qu’il faut que je m’engage en politique pour être décideur, soit à l’Assemblée nationale, soit à la tête du pays. Voilà les raisons.

Guineematin.com : tu l’as dit que tu as fait plus de 20 ans dans la musique, pourquoi c’est seulement à l’orée de 2020 que tu décides de faire la politique ?

Elie Kamano : ce n’est pas maintenant que j’ai eu des ambitions politiques. Les Guinéens savent dans leur ensemble que même la musique que je fais, les gens la qualifient de musique d’engagement politique. Donc il faudrait que les gens comprennent que c’est la parole que je veux joindre à l’acte. Il n’y a pas mille raisons pour comprendre mes intentions aujourd’hui parce que je veux concrétiser tout simplement tout ce que j’ai eu à chanter dans ce pays, parce que ça ne tombe pas dans de bonnes oreilles. J’ai chanté contre le régime de Lansana Conté, contre le régime de Dadis, aujourd’hui je continue à dénoncer le régime d’Alpha Condé. Devrais-je continuer à être activiste, un militant ?

Devrais-je continuer à être un artiste engagé qui, éternellement continue à dénoncer des choses dont on ne trouve pas la solution pendant que c’est le manque de volonté patriotique et par manque de volonté politique que ces gens-là refusent de trouver des solutions aux problèmes du peuple, pendant que moi-même j’ai eu mon petit confort dans cette musique ? En chantant la révolution, en étant engagé, j’ai eu des voitures, j’ai eu une maison, j’ai eu de l’argent, j’ai eu le minimum pour vivre. Mais lorsque je sors derrière ma cour, j’entends les cris d’un peuple et je vois les larmes d’un peuple. Parce que tout simplement, ce peuple, j’ai bâti mon confort sur son dos parce qu’il m’a supporté, m’a aidé dans ma musique, m’a acheté les CD.

Donc, je ne peux pas comprendre que moi qui chante pour ce peuple, qu’il y ait un écart au niveau des conditions de vie entre le peuple et moi. Pour moi, c’est injuste. Si je continue comme ça, ça veut dire que je fais de ma musique un fonds de commerce. Chose que je ne conçois pas. Je veux aujourd’hui, à partir de l’instant, que je me suis lancé dans la politique jusqu’au jour où Dieu le voudra, que je prenne les destinées de ce pays. A partir de l’instant, je lutterai dans l’arène politique, afin que je puisse effectivement changer les conditions de vie des guinéens.

Guineematin.com : quel est le but visé par Elie Kamano en prenant la tête d’’une formation politique ?

Elie Kamano : c’est de changer la Guinée. Le parti existe, nous n’avons pas encore fait le baptême ; mais, le parti a son nom. Déjà, il y a un nom qui circule sur les réseaux sociaux : Nouvelle Guinée Possible (NGP).

Guineematin.com : c’est le nom de ton parti politique ?

Elie Kamano : pour le moment, on n’a pas confirmé. Je vous l’ai dit tout à l’heure, nous allons régler d’abord ce qui est à régler en bas avant d’officialiser les choses. Lors du lancement officiel, les gens sauront exactement si ce nom est maintenu ou pas. Ce nom en le maintenant, nous on pense que la Guinée de demain ne doit en aucun cas ressembler à la Guinée d’aujourd’hui. Pas du tout. Sur tous les plans, dans tous les domaines. Parce que la Guinée d’aujourd’hui est une Guinée où on encourage la médiocrité, où on combat l’excellence, où on combat le mérite et nous, nous ne le voulons pas de cette Guinée demain. C’est ça mes motivations.

Guineematin.com : les élections législatives doivent normalement avoir lieu cette année, et la présidentielle en 2020. Votre parti prendra-t-il part à ces deux échéances électorales ?

Elie Kamano : on fait un parti politique pour quoi ? Je ne suis pas un parti politique qui se fera remorquer par les autres. J’ai déjà un background très lourd, j’ai un CV patriotique très lourd dans ce pays, donc je ne vois pas le leader ici que moi je pourrai suivre. C’est pourquoi d’ailleurs, je me suis démarqué de tous ces partis traditionnels. A plusieurs reprises les gens m’ont fait des propositions pour que je vienne avec eux. Mais, jamais de la vie je ne ferai, parce que moi c’est tous les Guinéens qui écoutent ma musique, c’est tous les Guinéens qui connaissent mon engagement et c’est tous les Guinéens qui savent que j’ai des convictions, des valeurs et que je porte un idéal.

Donc, aller dans un camp ou dans un autre, c’est réduire tout de suite le champ de personnes qui portent leur confiance en moi. Voilà pourquoi, moi-même je vais monter mon projet, et pour ces guinéens frustrés qui ne sont d’aucun bord, qui se retrouveront avec Elie Kamano pour le combat qu’il a toujours mené, pour sa loyauté et sa constance dans son combat. Donc on n’est pas parti politique pour venir regarder les autres et se présenter aux élections, mais un parti politique parce qu’on porte un idéal et parce qu’on aimerait que cet idéal se retrouve à la tête du pays. C’est simple.

Guineematin.com : tu n’as pas encore arrêté ta carrière musicale. Pense-tu que tu peux faire la musique et la politique à la fois ?

Elie Kamano : mais naturellement. Pourquoi pas ? Youssou N’Dour a été ministre au Sénégal, c’est grâce à Youssou N’Dour que Macky Sall a été président. Parce qu’il a combattu farouchement le régime d’Abdoulaye Wade, il s’est vu refuser l’octroi de son agrément, il est passé par cette méthode pour faire campagne pour Macky Sall et Macky Sall est passé. Il a été bombardé ministre, tout le monde le sait. Il a eu deux portefeuilles ministériels. Donc, Michel Martelly (musicien) a été président en Haïti, Georges Weah, un ancien footballeur, une ancienne star du football, est aujourd’hui président du Libéria.

Donc la musique, je pense que ça n’a rien à avoir avec ce qu’on a comme volonté patriotique, comme expérience dans la gestion du peuple et dans la gestion de la masse. Moi je pense que la différence, c’est le champ : l’une c’est sur la scène où tu mobilises des milliers de personnes qui viennent t’écouter, et l’autre c’est sur le terrain où il y a des milliers de personnes qui comptent sur toi et avec lesquelles tu travailles pour sortir le pays de l’ornière.

Donc dans l’un ou dans l’autre, la même volonté c’est celle d’amener plus haut, de rehausser le niveau de l’éducation des guinéens, d’éradiquer complètement ce qu’on appelle l’injustice et la corruption dans ce pays, de traquer et d’arrêter tous ceux qui se sont enrichis sur le dos du peuple en achetant des maisons un peu partout dans le monde avec l’argent du contribuable, d’instaurer une vraie démocratie dans un Etat de droit, de faire en sorte que tous les crimes qui ont été commis en Guinée pendant que les coupables sont encore en vie et en fonction même dans les différents gouvernements soient arrêtés, jugés et condamnés pour que l’histoire nous pardonne.

Les gens ne connaissent pas ce que c’est que l’histoire, ils ont une courte mémoire parce qu’on oublie aujourd’hui tous les crimes qui ont été commis qui nous ont amenés dans cet état de fait. Donc, voilà en quelques mots les valeurs qui m’amènent aujourd’hui à être engagé en politique.

Guineematin.com : quand on parle de parti politique, il faut forcément des militants. Comment ta formation politique compte mobiliser autour d’elle les Guinéens qui, pour la plupart, militent déjà dans d’autres partis ?

Elie Kamano : vous pensez que je n’ai pas de militants ? C’est vous qui le dites (rires). Moi je sais que j’ai des milliers de militants, des milliers de personnes qui s’identifient à Elie Kamano, qui me voient comme un modèle, à plusieurs reprises qui m’ont demandé de créer un parti et qu’ils allaient s’aligner derrière moi. Parce qu’ils ne retrouvent pas de solutions derrière tous ces leaders qui sont à la tête de leurs partis, qui ont fait 15 ans, 20 ans à la tête de leurs partis, qui refusent l’alternance, qui refusent d’organiser des congrès et qui refusent de donner la chance aux jeunes qui émergent dans leurs partis. Ça, c’est des signes de la dictature d’abord, parce que celui qui vient pour restaurer une démocratie à la tête d’un Etat, d’un pays, ne doit pas durer 20 ans à la tête de son parti politique. Donc déjà, ne dites pas que je n’ai pas de militants (Rires).

Interview réalisée par Siba Guilavogui et Assiatou Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Elhadj Abdoulaye Bah, imam à Fayçal : « un musulman ne ment pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… »

14 janvier 2019 à 11 11 15 01151
Elhadj Abdoulaye Bah, 2ème imam de Fayçal

La préservation de la paix et l’unité nationale est une question qui préoccupe bon nombre de guinéens. C’est notamment les religieux qui lancent régulièrement des messages dans ce sens. Au cours d’un entretien avec Guineematin.com, Elhadj Abdoulaye Bah, deuxième imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, a expliqué les comportements que les musulmans doivent adopter à l’égard de leur prochain.

Elhadj Abdoulaye Bah

« Pour pérenniser la paix et l’unité nationale, l’islam demande que les populations s’aiment entre elles. Il faut que les citoyens s’entraident, qu’ils se pardonnent. Que chacun de son côté aspire au bien-être de ses compatriotes et aspire au développement de son pays. Que chacun aime son pays, que chacun fasse un acte positif pour le développement de son pays. Que chacun s’éloigne de tout acte négatif qui peut créer des ennuis à l’égard de ses compatriotes », a indiqué le deuxième imam de Fayçal.

Évoquant quelques versets du Saint Coran, Elhadj Ibrahima Bah dira que « tous les êtres humains sont égaux devant Dieu. Nul n’est au-dessus de l’autre, sauf celui qui l’adore de plus. Et qui adore Dieu, ne triche pas quelqu’un, ne ment pas sur quelqu’un, ne vole pas, ne tue pas, ne blesse pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… Dieu aime ce genre de personnes et non des gens qui s’insultent et qui se bagarrent », souligne le leader religieux.

Enfin, l’imam a laissé entendre que les citoyens qui habitent dans un même pays doivent savoir que c’est Dieu qui les a mis ensemble. C’est pour cette raison, précise Elhadj Abdoulaye Bah, qu’« ils doivent s’aimer en sachant que c’est Dieu qui leur a donné l’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la terre sur laquelle ils marchent, le ciel qui les couvre. Donc personne ne peut dire qu’il est au-dessus de l’autre. Chacun doit poser un acte pour soulager son prochain. C’est ce que l’islam recommande », a insisté l’imam.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/ 664 416 922

Lire

Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Acquis et avenir d’ADLAM en Guinée : les précisons de son vice-président, Sounoussy Diallo

7 janvier 2019 à 11 11 40 01401

Les travaux de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM se poursuivent à Koundara. Les initiateurs de ce système d’écriture en Poular poursuivent sa vulgarisation. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, le vice-président de l’Association Winden Janguen ADLAM, Mamadou Sounoussy Diallo, enseignant chercheur à l’Université de N’Nzérékoré, est revenu sur les acquis et sur les perspectives de cette écriture.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui ADLAM en Guinée ?

Mamadou Sanoussy Diallo

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM, à l’instar des autres systèmes d’écriture que notre pays dispose, se porte à merveille dans notre pays. C’est une association qui couvre toute l’étendue du territoire national. De Conakry à Yomou, nous avons des représentants et des centres d’apprentissages qui sont en train de faire le combat au sein de la Nation, celui de lutter contre l’analphabétisme, tant en milieu urbain qu’en milieu rural et parmi les couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Donc, notre association est en train de faire une activité que l’Etat guinéen a prescrit dans sa politique, celle de la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance dans le pays.

Guineematin.com : vous avez choisi Koundara pour abriter les travaux de la 4ème session de votre Assemblée générale. Qu’est-ce qui a prévalu au choix de cette ville ?

Mamadou Sanoussy Diallo : ce qui a prévalu au choix de Koundara, les raisons sont nombreuses et diverses. Nous avons d’abord sa position géographique entre le massif du Fouta et les plaines de la Basse Côte. Et c’est une population mosaïque, diverse dans sa culture, dans sa configuration linguistique. Nous avons choisi Koundara, parce que Koundara était l’une des préfectures qui a accepté très tôt de piloter, de vulgariser et d’écrire ADLAM. Koundara a formé beaucoup d’apprenants et a même vulgariser au de-là du pays. C’est Koundara qui a envoyé ADLAM au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, en Gambie. Et comme notre système d’écriture ADLAM n’est pas fait pour une communauté, n’est pas fait pour une région, n’est pas fait pour une préfecture, n’est pas fait pour un individu, c’est pour toute la Guinée, pour tous ceux qui sont épris de lutter contre l’ignorance, de valoriser nos langues nationales, c’est pour ça que nous avons choisi Koundara avec sa multi-dimensionnalité culturelle, linguistique, religieuse et social. Donc, Koundara est pour nous un pont entre le reste de la Guinée et la Basse Côte.

Guineematin.com : que peut-on retenir comme acquis de cette écriture dans notre pays ?

Mamadou Sounoussy Diallo : les acquis sont très importants. D’abord, ça permet de garantir la souveraineté linguistique de notre pays et ça permet aussi de sauver nos langues nationales qui sont en train de s’effriter devant les nouvelles technologies de l’information. Alors, ça a permis encore à la Guinée de se hisser parmi les nations innovatrices, ça a permis de lutter contre l’analphabétisme. Aujourd’hui, des gens qui ne savaient ni lire ni écrire, savent lire ce qui se passe dans les journaux, savent lire ce qui se passe dans la science dans la religion et dans leur propre langue. Ils deviennent de facto leurs propres maîtres. Alors, ça c’est un acquis important pour nous. Lorsque les gens savent lire et écrire, cela permet d’asseoir la base du développement national durable. Ensuite, nous avons pu écrire beaucoup de choses qui étaient ignorées par les autres scientifiques, par les autres langues. Nous avons pu rétablir certaines choses, certains concepts qui n’étaient pas bien prononcés. Nous avons aussi écrit assez d’ouvrages de sciences tels que l’électricité, la grammaire, la médecine, etc. Donc en Guinée, c’est l’acquis là que nous avons. L’autre acquis est que chaque année, nous organisons des assemblées générales qui permettent d’harmoniser les points de vue. Nous organisons aussi la journée nationale de l’alphabétisation qui permet au peuple de Guinée de sortir de l’ignorance. Sur le plan international, nous avons conquis beaucoup de territoires qui ne savent pas lire ni en arabe ni français, mais aujourd’hui, qui savent lire et écrire dans leurs langues. Nous avons aussi di côté de la technologie aujourd’hui, tous les Androïd à partir de 7, ont dans leur configuration, nous avons le clavier que Google a conçu pour nous. Donc, à l’image des autres caractères du système d’écritures, nous sommes aussi là pour mettre à l’Etat à côté du français, de cultiver le peuple de Guinée et de lutter contre l’ignorance.

Guineematin.com : quel avenir pour ADLAM en République de Guinée ?

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM a un grand avenir en Guinée. Nous souhaitons que cela soit supporté et appuyé par tous. L’atout c’est quoi ? C’est que nous avons misé sur les jeunes, les enfants. Parce que les enfants d’aujourd’hui, sont les adultes de demain. Ensuite, nous avons aussi misé sur les femmes. Les autorités disent toujours, les scientifiques aussi le confirment, que les femmes sont les baromètres du développement. Alors, lorsque les femmes sont instruites, le développement, la paix, l’unité nationale et la cohésion sont assurés. Nous avons aussi misé sur la communauté rurale. Vous savez que la population guinéenne est en majorité rurale. Et la population qui est en majorité rurale, elle est informée, elle est éduquée, elle est instruite dans sa propre langue, nous pensons que le développement sera une réalité, l’unité nationale sera une réalité, la paix sera une réalité, le développement en sera aussi. Je pense que si nous avons pu conquérir les enfants, les jeunes, les femmes, les milieux ruraux, sans occulter les milieux urbains, alors nous sommes en train de faire ce que peut aider notre pays. Nous avons pensé qu’il faut traduire les textes juridiques de notre pays, telle que la Constitution. Parce que si le peuple connait le contenu de notre Constitution, il sera respectueux des principes démocratiques et du fonctionnement de l’Etat. Mais aussi, ce peuple saura défendre ses droits et ses devoirs. Alors, nous avons traduit la Constitution, nous avons traduit le code des routes, le code de l’environnement, le code des collectivités, le code de l’enfant. Et, nous sommes sur un projet ambitieux, celui du code civil lorsqu’il sera promulgué par le président de la République.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Assemblée de Winden Janguen ADLAM : forte mobilisation à Koundara

6 janvier 2019 à 11 11 51 01511

L’association Winden Janguen ADLAM a démarré les travaux de la 4ème session de son assemblée générale hier, samedi 05 janvier 2019, à Koundara. Prévue pour trois (3) jours (du 5 au 07 janvier), cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar, connait la participation de plusieurs délégations venues des différentes préfectures de la Guinée, de plusieurs pays d’Afrique et des Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le préfet de Koundara, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le Badiar vibre actuellement au rythme de la 4ème session de l’assemblée générale Winden Janguen ADLAM. Des citoyens de la ville, les autorités locales à tous les niveaux ainsi que de nombreux invités venus de plusieurs autres pays, se sont donné rendez-vous ce samedi à la maison des jeunes de Koundara, située dans le quartier Hafia. Tous sont réunis pour promouvoir la langue pulaar à travers l’alphabet ADLAM.

le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo

Dans son discours de bienvenue, le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, s’est félicité du choix porté sur sa ville pour abriter cette 4ème session de l’assemblée générale de Winden Janguen ADLAM. Selon lui, cette réunion corrobore bien avec la politique linguistique du gouvernement guinéen. « Cette journée d’aujourd’hui est une journée historique pour Koundara en général et pour la commune urbaine en particulier. Quand nous recevons près de 200 personnes pour la 4ème session d’ADLAM, vraiment nous sommes très heureux et très fiers. Avant la tenue de cette assemblée, l’ADLAM est en train d’être étudiée au niveau de toutes les communes rurales, au niveau même de certains districts ruraux. Et à partir ça, ça va relancer les activités. Et, on va prendre toutes les dispositions pour que tout le pays sache que cette assemblée générale a été tenue au compte d’ADLAM et nous allons chercher à profiter suffisamment de ça. Nous allons faire en sorte que Koundara soit une lumière de cette affaire d’ADLAM en Guinée », a promis l’autorité communale.

Mamadou Tafsir Bah

De son côté, Mamadou Tafsir Bah, président de l’Association Winden Janguen ADLAM en Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il indique que l’analphabétisme est un phénomène qu’il faut impérativement combattre, et que c’est pourquoi son association s’investit davantage pour apprendre à sa manière l’écriture ADLAM. « ADLAM est une écriture qui est née ici en Guinée. Mais au fur et à mesure qu’ADLAM est en train de se développer, on est en train de trouver des caractères, des sons et des consones qui peuvent transcrire non seulement les langues guinéennes mais aussi les langues africaines et les autres langues du monde. Donc, voilà pourquoi aujourd’hui, ADLAM est en train de rayonner sur l’échelle nationale et internationale de façon vraiment exponentielle. On a commencé ces activités il y a plusieurs années. Mais aujourd’hui, si vous voyez la proportion de l’ADLAM, vous allez constater vraiment que c’est une avancée majeure que nous sommes vraiment en train d’enregistrer avec ADLAM », s’est-t-il réjoui.

Abdoulaye Barry

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Barry, un des fondateurs de cette écriture ADLAM, a rappelé que c’est depuis 1989 que lui et son frère ont eu lieu de créer un alphabet pulaar. Cela, pour faciliter la communication entre les communautés peules vivant dans le monde. Aujourd’hui, il se réjouit de l’évolution que cette écriture est en train de connaitre en se diversifiant. « L’ADLAM est un alphabet qui comprend 28 lettres et qui permet d’écrire le pulaar. Il y a six (6) autres lettres qui sont ajoutés aux 28 lettres et qui permet de reproduire tous les sons qui existent en Guinée et en Afrique. Donc, avec ADLM, on peut écrire le Kissien, on peut écrire le soussou, on peut écrire le Kpèlè, on peut écrire le Haoussa du Nigéria, le Ouolof du Sénégal etc. (…) En ce qui concerne l’organisation de cette 4ème session de notre assemblée générale, je suis très content parce que ça a été une grande réussite. La population locale est fortement mobilisée, les autorités se sont impliquées. Nous remercions monsieur le préfet, le maire et toutes autorités locales et religieuses de Koundara ».

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Koundara

Enfin, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, a salué la tenue de cette rencontre dans sa préfecture et a promis de s’impliquer pour aider à la promotion de l’alphabet ADLAM : « Le choix de notre préfecture pour abriter cette 4ème assemblée générale de votre association nous va droit au cœur et nous vous en félicitons vivement. Cette importante rencontre internationale autour du rayonnement de ce précieux outil de communication qui est l’alphabet ADLAM, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la promotion et de la valorisation de nos langues, prônée par le gouvernement de la 3ème République. Nous ferons un appui institutionnel dans le cadre de la promotion et la vulgarisation de l’ADLAM comme toutes autres langues nationales du pays », a promis le numéro un de Koundara.

A noter que cette première journée a été mise à profit par les organisateurs, pour présenter les différentes cultures et modes de la région à travers des défilés, des poèmes et des cantiques.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

« Google a créé un clavier pour écrire pulaar », annonce le co-fondateur de l’alphabet ADLAM

5 janvier 2019 à 14 02 22 01221

Comme indiqué dans deux de nos précédentes dépêches, Koundara accueille la 4ème assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Cette rencontre de promotion et de vulgarisation de la langue Pulaar s’est ouverte ce samedi, 05 janvier 2019. Elle va durer trois (3) jours et réunira des délégations venues de différentes préfectures de la Guinée et de certains pays voisins. Venu des Etats-Unis d’Amérique pour assister à la session, Abdoulaye Barry, un des créateurs de l’Alphabet ADLAM, s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara. Il est revenu sur les acquis et les perspectives de l’alphabet ADLAM.

Guineematin.com : parlez-nous de la genèse de l’alphabet Winden Janguen ADLAM ?

Abdoulaye Barry : mon frère et moi avions eu l’idée de créer cet alphabet vers la fin de l’année 1989. Vous savez à l’époque, la communication n’était pas très développée. Donc les gens, pour communiquer avec leurs parents, écrivaient des lettres pour envoyer. Et généralement, ces lettres-là étaient écrites en pulaar mais avec l’alphabet arabe. Mais il se trouve que nous avons des phonèmes en pulaar, qui n’existent pas en arabe. Donc, il était très difficile de représenter tous les sons peuls en utilisant le caractère arabe. Ce qui fait que les gens écrivaient généralement comme cela leur convenait. Donc, la lecture de ces lettres n’était pas donnée à tout le monde.

Mon papa lisait des lettres et c’est à côté de lui qu’on a appris à faire cette lecture et on s’est rendu compte de ces insuffisances dans l’utilisation du caractère arabe pour écrire le pulaar. Donc, c’est à partir de là que mon frère et moi avons promis à notre père qu’on allait créer un alphabet pulaar pour pouvoir corriger ces insuffisances. On s’enfermait dans nos chambres et on essayait de dessiner, d’imaginer à quoi ressemblaient les caractères et on essayait de les dessiner. C’est ainsi qu’on a réussi à écrire les 28 lettres qui constituent l’alphabet ADLAM aujourd’hui.

Guineematin.com : cet alphabet existe depuis plusieurs maintenant, quels sont ses acquis jusque-là ?

Abdoulaye Barry : il y a eu plusieurs acquis. Comme vous le constatez ici à Koundara, il y a une convergence des gens venus de partout à travers le monde : le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis, la Gambie et d’ailleurs. Ça c’est déjà un acquis. Donc, c’est une façon de nous réunir autour de notre langue et autour de l’écriture aussi. Et l’autre acquis, c’est que l’alphabet est présent dans les appareils téléphoniques. Si vous avez un appareil Androïd, vous pouvez écrire, échanger avec les gens en utilisant le caractère ADLAM. ADLAM est l’une des rares écritures africaines qui a un clavier développé par Google, et Google nous a créé beaucoup d’autres outils : les outils de recherche des mots cachés. Ce qui était écrit par exemple en latin, peut être écrit en ADLAM en cliquant simplement sur un bouton. Les autres acquis, c’est qu’il y a beaucoup de livres qui sont écrits en pulaar et on peut aussi écrire sur un ordinateur en pulaar. C’est présent avec Chrome et même avec Windows etc.

Guineematin.com : aujourd’hui, quels sont les perspectives notamment pour la Guinée, votre pays d’origine ?

Abdoulaye Barry : on a beaucoup d’objectifs, mais le principal c’est d’uniformiser la langue. Parce que vous savez que le pulaar varie d’un pays à un autre et parfois même d’une région à autre. On veut donc faciliter, à travers ADLAM, la compréhension mutuelle entre tous ceux qui parlent cette langue. C’est-à-dire quand un peul du Nigeria se rencontre avec un peul de la Guinée, qu’ils communiquent aisément, facilement. Vous savez le pulaar aurait pu servir comme langue de communication dans les différents pays africains comme elle est parlée dans 16 pays de l’Afrique de l’Ouest du Centre. Donc en uniformisant la langue, en la développant, ça pourrait éventuellement jouer un rôle d’unification dans la sous-région.

L’autre objectif qu’on a, c’est éventuellement créer un centre d’ADLAM en Guinée ici. Parce que l’écriture est née ici et même si elle est étudiée aujourd’hui jusqu’au Soudan, mais l’origine c’est la Guinée. Donc, on voudrait qu’il y ait une académie ici afin que les gens viennent se performer dans l’écriture et dans la langue ici. Des livres de Mathématiques, de Sciences, de Biologie écrits en pulaar existent déjà. Mais, on veut beaucoup plus faire la diffusion de ces documents, écrire beaucoup plus et propager l’écriture à travers l’Afrique et à travers le monde.

Guineematin.com : un mot sur l’organisation de cette 4ème édition ?

Abdoulaye Barry : nous sommes très contents. Ça a été un long voyage, mais nous sommes impressionnés par le travail qui est fait déjà sur le terrain. Nous voyons qu’il y a la mobilisation et que les gens sont prêts. Et, nous les remercions pour tout le travail qui a été fait. J’espère que cette 4ème assemblée générale sera une très grande réussite aussi.

Propos recueillis à Koundara par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Winden Janguen ADLAM à Koundara : voici les activités programmées

4 janvier 2019 à 19 07 59 01591

La commune urbaine de Koundara va abriter la quatrième session de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Les organisateurs de cet évènement annuel s’activent pour donner un éclat particulier à cette rencontre de vulgarisation et de promotion de la langue Poular, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans le Badiar.

Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de Coordination de la 4ème AG ADLAM

Selon monsieur Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de coordination, « c’est au mois d’Août 2018 que le bureau préfectoral de l’ONG a reçu une correspondance du bureau d’ADLAM Conakry, lui attribuant l’organisation de cette 4ème session. Cela, en guise de reconnaissance des efforts que Koundara a faits dans les précédentes éditions. Depuis, l’ONG ADLAM de Koundara s’active à travers des commissions qu’elle a mises en place pour que cette 4ème session de l’Assemblée générale de l’organisation soit une réussite. A l’heure qu’il est, nous avons pu mobiliser près de 27 millions de FG qui nous ont permis de commencer cette activité ».

Abdoul Wassiou Bah

Pour ce qui est des préparatifs, notre interlocuteur dit que tout se passe normalement. « Les préparatifs vont bon train. Nous avons pu obtenir des logements qu’il faut, des logements décents, adaptés pour nos invités. Nous avons pu mettre en place une commission de restauration qui a commencé à préparer des repas. Parce que nous avons reçu une grande affluence des invités venant de l’intérieur du pays et de l’extérieur du pays. Déjà, en ce qui concerne l’extérieur du pays, nous avons reçu la délégation des Etats-Unis d’Amérique, conduite par monsieur Abdoulaye Barry, l’inventeur de l’écriture ADLAM. Nous avons reçu les délégations de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, de la Guinée-Bissau qui sont dans nos murs. En ce qui concerne l’intérieur du pays, nous avons reçu les préfectures de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Gueckédou, de Mamou, de Dalaba et de Conakry qui sont arrivées ».

Pour ce qui est des activités programmées au cours des cet événement, Abdoul Wassiou Bah a parlé d’une programmation alléchante. « Il s’agit notamment de parler du développement, de la vulgarisation de cette écriture ADLAM, qu’on a commencé à apprendre depuis trois (3) ans. Il y aura, au niveau local, une présentation des différentes modes, des cultures de Koundara. Il y a des poèmes qui sont prévus à cet effet aussi. Des élèves ADLAM viendront déclamer des poèmes. A cela, viendront s’ajouter les différentes interventions, de l’exposition des écrits, des traductions des documents écrits en ADLAM », a-t-il énuméré.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire