Miss Monde : Cellcom soutient la représentation de la Guinée, Saran Bah

3 décembre 2021 à 16 04 57 125712

Saran Bah, candidate au concours de beauté Miss monde 2021

Cellcom apporte son soutien à Miss Guinée, Mademoiselle Saran Bah, dans le cadre de sa participation au grand concours Miss Monde 2021. Cellcom fait un don à l’équipe de Miss Monde Guinée pour assister dans leur campagne pour collecter les votes nécessaire qui contribueront à la victoire de notre cher Saran Bah national.

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Du journalisme à la littérature, Habib Yembering Diallo sort son premier roman

29 novembre 2021 à 8 08 13 111311

Habib Yembering DIALLO

Habib Yembering Diallo n’est plus à présenter à nos lecteurs. Ce journaliste, qui n’a jamais mis les pieds à l’école française, fit ses premiers pas en 1990 au quotidien national Horoya.  Après la prolifération de la presse écrite en Guinée, il signe dans différents journaux de la place. En 2003, il rejoint la rédaction de l’Enquêteur où, très rapidement, il devient rédacteur en chef et éditorialiste. 2009 marque ses débuts à la radio avec Soleil FM où ses chroniques croustillantes feront de lui un des meilleurs chroniqueurs politiques guinéens. Ce qui lui valut la collaboration avec l’émission Médias d’Afrique de RFI. Ce journaliste dans l’âme, comme on présente l’auteur du roman « Destins croisés », rejoindra Lynx FM en 2012 où il signera la chronique Lynxée jusqu’au début de cette année. Actuellement Habib Yembering Diallo signe entre autres la rubrique « Les mots et les maux du ministre à guineematin.com.

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Inspection Régionale des Affaires Religieuses de Labé : La communauté Ahloul Sounna Waldjamaa demande le remplacement de Thierno Badrou

28 novembre 2021 à 15 03 56 115611


Dans une lettre d’informations adressées au secrétaire général des Affaires Religieuses de la République de Guinée, depuis le 7 novembre 2021, la communauté Ahloul Sounna Waldjama de la région de Labé dresse un tableau très sombre de la gestion des Affaires Religieuses dans cette partie de la Moyenne Guinée et sollicite le remplacement de Thierno Mamadou Badrou Bah de son poste d’inspecteur régional des Affaires Religieuses « par une autre personne juste et équitable.

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6ème édition du festival culturel du Fouta Djallon : « Magnifier l’excellence et valoriser le pulaaku »

22 novembre 2021 à 7 07 03 110311


Communiqué :
Le Musée du Fouta,  toujours en plein dans les stratégies de sauvegarde de notre patrimoine culturel, organise le festival culturel du Fouta Djallon dans sa 6ème édition dont le thème est : « Magnifier l’excellence et valoriser le pulaaku ». Cet événement se tiendra dans la ville de Labé les 18 et 19 décembre 2021.

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Mamadou Thug, candidat des acteurs culturels au CNT : déclaration du mouvement AUDACE

19 novembre 2021 à 11 11 24 112411

Mamadou Thug, artiste-comédien

Conscient de la qualité des personnes qui doivent siéger au CNT et la responsabilité historique du Conseil national de la Transition, le mouvement culture « AUDACE » a publié une déclaration pour soutenir la candidature de Mohamed Lamine Diallo, alias Mamadou Thug, artiste, comédien et Directeur Général du label Soudou Daardja Prod pour occuper une des deux places de leur secteur. 

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Sortie du livre Thierno Mahmoûdou Lâriya (1850-1925) : le juge, l’imam et l’ascète de Labé

17 novembre 2021 à 17 05 00 110011

Thierno Woûri Diallo

Date de parution : 23 novembre 2021

Dans cette biographie, vous découvrirez et suivrez le chemin de vie de Thierno Mahmoûdou Lâriya, un lettré guinéen qui a vécu la fin du royaume théocratique du Fouta-Djalon. À la fois enseignant, imam et juge, cet ascète, homme engagé verra le début de la colonisation du pays par les Français et sera considéré comme un guide spirituel et l’un des plus grands érudits de son époque au Fouta-Djalon. Ses textes retrouvés sont un témoignage précieux de l’histoire du Fouta-Djalon.

 

« La biographie permet le détour par l’anecdote signifiante : ainsi, devenu juge colonial, dans le Tribunal islamique de Labé et le Tribunal de province, notre héros laisse voir sa perplexité devant le rôle que lui fait jouer un colonisateur désireux de maintenir dans le système une personnalité encombrante pour mieux la contrôler : aussitôt qu’il l’a reçu, il distribue aux pauvres son salaire de juge dont il ne comprend pas la justification »

 

Avis de l’éditeur

 

Plongez dans les reliefs du « Château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest, à travers le prisme d’une personnalité hors du commun. Prenant !

 

L’auteur

 

Thierno Woûri Diallo, docteur en génie civil, est ingénieur de recherche et d’expertise en physique du bâtiment dans un centre scientifique en France. Par ailleurs, chercheur indépendant en histoire, il s’intéresse particulièrement à l’histoire socio-culturelle des Peuls du Fouta-Djalon. Thierno Woûri Diallo consacre une partie de son temps à la valorisation des manuscrits peuls et arabes du Fouta-Djalon dont une partie est exploitée dans cet ouvrage.

 

Contact auteur : [email protected] (Thierno Woûri Diallo | Facebook)

 

 

Lien Editeur : Thierno Mahmoûdou Lâriya (1850-1925) : le juge, l’imam et l’ascète de Labé – Éditions du Panthéon (editions-pantheon.fr)

 

Contact Guinée : Pour toute information concernant ce livre en Guinée contactez les numéros suivants : (00224) 610 797 635 ou (00224) 663 742 916.

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Concours Miss monde : à la conquête de la couronne planétaire, Saran Bah demande le soutien du peuple de Guinée

14 novembre 2021 à 11 11 09 110911

Saran Bah, de son vrai nom Néné Mariama Saran Bah, est une reine de la beauté guinéenne. Elle est la candidate de notre cher pays au concours de beauté Miss monde, prévu du 21 novembre au 16 décembre 2021, à Porto-Rico, en Amérique latine. L’agence de communication DADIA a organisé une conférence de presse jeudi dernier, 11 novembre 2021, dans un réceptif hôtelier de la place, en vue d’accompagner la candidature de Saran Bah à ce concours miss monde, a constaté Guineematin.com, à travers une de ses journalistes.

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Rencontre avec le MATD pour le CNT : « Il n y a pas de cacophonie chez les chefs religieux », assure Elhadj Mohamed Mansour Fadiga

10 novembre 2021 à 20 08 16 111611

Elhadj Mohamed Mansour Fadiga, membre du conseil islamique de Guinée

Dans le cadre de la mise en place du conseil national de la transition (CNT), les organisations religieuses (tout comme certaines entités qui doivent siéger au CNT) ont répondu à l’appel du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD) ce mercredi, 10 novembre 2021, au palais du peuple. La rencontre n’a duré que quelques dizaines de minutes, mais elle a permis aux religieux d’avoir des éclaircissements sur ce processus de désignation des futurs conseillers au CNT.

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Alpha Soumah (Bill de Sam), ministre de la Culture : « je ferai tout pour mériter cette confiance »

5 novembre 2021 à 12 12 43 114311

Alpha Soumah, Bill de Sam, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Quelques heures après sa nomination à la tête du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Alpha Soumah, alias Bill de Sam, a accordé un entretien à Guineematin.com, ce vendredi 05 novembre 2021. Le nouveau ministre a exprimé sa fierté d’avoir été choisi pour diriger ce département, avant de prendre l’engagement de travailler à mériter cette confiance.

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MISS WORLD GUINEA 2021

4 novembre 2021 à 14 02 41 114111

On 14th September, the Miss Guinea Organisation announced that Nene Mariama Saran Bah will represent Guinea at Miss World 2021 in Puerto Rico.

 

26-year-old Saran is a Bachelor in Commerce and Accounting graduate from Conakry.

 

For her Beauty with a Purpose project, Saran aims to reduce the scarcity of treatment for epilepsy in low-income countries  such as Guinea and eliminate  the social rejection of people living with epilepsy caused by ignorance.

 

Saran said: “It is an honor and privilege to represent my nation on the world stage and take part in the beauty with a purpose program to which I strongly feel connected to.

 

Let’s remember at all times that inside every single one of us there is all of us, let us therefore be more mindful of one another and practice collective kindness

 

I can’t wait to experience this amazing journey with all my Miss world sisters around the world.”

Saran will represent Guinea at the 70th Miss World Final in Puerto Rico, where reigning Miss World, Toni-Ann Singh will crown her successor.

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Ibrahima Koné, DGA du journal Horoya : « nous attendons vivement une prise de décision pour redémarrer… »

3 novembre 2021 à 10 10 31 113111

Ibrahima Koné, DGA Horoya

Quand est-ce que le quotidien national Horoya va recommencer à paraître ? Il n’y a pour l’heure aucun indice pour donner un délai, mais le directeur général adjoint du journal espère que cela ne devrait pas beaucoup tarder à intervenir. Dans un entretien qu’il a accordé à un reporter de Guineematin.com hier, mardi 02 novembre 2021, Ibrahima Koné s’est dit convaincu que les autorités de la transition vont prendre rapidement les décisions nécessaires pour permettre la reprise des activités du journal.

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Concours AdicomAwards catégorie humour : IVA LE ROI sollicite un vote massif des guinéens

2 novembre 2021 à 22 10 24 112411

Mamadou Djan Bah (IVA LE ROI), Web humoriste

Le jeune web humoriste guinéen, Mamadou Djan Bah, connu sous le nom de IVA LE ROI, représentera la Guinée à la 5ème édition du concours AdicomAwards, catégorie humour, dont la finale est prévue à Dakar le 04 décembre prochain. A cette édition, IVA LE ROI disputera le trophée avec plusieurs autres humoristes venus de tous les pays francophones du continent, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters. 

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Concours Miss monde : Saran Bah candidate à la couronne

27 octobre 2021 à 11 11 04 100410

Saran Bah, candidate au concours de beauté Miss monde 2021

Cette année, le concours de beauté Miss monde est prévu du 21 novembre au 16 décembre 2021, au Porto-Rico (un territoire organisé non incorporé des États-Unis avec un statut de Commonwealth). La Guinée sera représentée à cette 70ème  édition par Saran Bah, qui défiera 126 autres candidates.

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Imam Abdallah Sankhon : « celui qui haït Maouloud, c’est comme s’il avait haï le prophète »

17 octobre 2021 à 14 02 26 102610
Abdallah Sankhon, imam à Hamdallaye

De nombreux fidèles musulmans vont célébrer cette nuit (du dimanche 17 au lundi 18 octobre 2021) Maouloud, l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Dans plusieurs pays du monde, notamment en Guinée, des veillées de prière, d’invocations et de récitation du saint coran, seront organisées dans les mosquées pour marquer cette date importante pour l’islam. Mais, pourquoi célèbre-t-on Maouloud ? Quelle est l’importance de cet événement ? Un journaliste de Guineematin.com a posé ces questions à l’imam Abdallah Sankhon, imam à Hamdallaye, en banlieue de Conakry.

« Maouloud est une manière de faire la campagne de l’islam. C’est une occasion de donner de l’enseignement à ceux qui ne connaissent pas l’islam, de permettre aux musulmans de connaître le prophète : comment il était, comment il vivait, comment il se comportait dans la société. Parce que ce sont des choses qui sont aujourd’hui méconnues par de très nombreux musulmans. C’est pourquoi, la première génération qui était derrière le prophète Mohamed disait que si le prophète revenait aujourd’hui, il n’allait reconnaître sa communauté que par la prière, parce que nos comportements ne ressemblent nullement à son comportement. Donc, Maouloud est un événement qui permet aux musulmans d’avoir de nouvelles connaissances sur leur prophète et sur leur religion », a-t-il expliqué.

Mais, il faut noter que la fête de Maouloud est l’un des sujets qui divisent la communauté musulmane. Pour certains musulmans, la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète est une innovation, car ni le prophète Mohamed ni ses compagnons ne l’ont fait. Or, en islam, toute innovation, fut-elle une adoration de Dieu, est un péché. Pour l’imam Abdallah Sankhon, la divergence des positions autour de cette question n’est pas surprenante.

« Cette division devait forcément arriver, parce que chacun veut exprimer sa petite connaissance dans ce bas monde pour dire : c’est nous qui sommes les vrais connaisseurs de l’islam. Mais nous, nous allons nous baser sur des versets coraniques, qui disent que Dieu qui nous a créés, a mis Mohamed au-dessus de toutes ses créatures. Parmi tous les prophètes, Dieu n’a prié sur personne si ce n’est que Mohamed. Dieu est ses anges prient chaque jour sur notre prophète Mohamed (PSL) jusqu’à la fin du monde. Le prophète lui-même a dit aux musulmans : multipliez la prière sur moi, parce que vous serez remboursés. 

Donc, aujourd’hui, au lieu de combattre certains musulmans parce qu’ils célèbrent le jour de la naissance du prophète Mohamed (PSL), il y a beaucoup de mauvaises choses qu’on doit combattre. Il y a des lieux de prostitution qui sont fréquentés par des musulmans, la chaîne nationale et les télévisions privées font des publicités illicites, il des femmes qui se promènent presque nues, il y a la consommation de la bière et des stupéfiants qui se fait au vu et au su de tout le monde. Voici autant de choses que les musulmans doivent combattre et arrêter de s’en prendre à des gens tout simplement parce qu’ils célèbrent Maouloud. 

Personne n’ira en enfer parce qu’il a prié sur le prophète, personne n’ira en enfer parce qu’il a célébré la naissance du prophète. Tu peux dire que toi, tu ne le fais pas, personne ne sera contre toi pour ça. Mais ne dis pas que c’est du bid’a (innovation), qu’on ne doit pas le faire. D’ailleurs, moi, je peux dire que le prophète a célébré Maouloud. C’est vrai, il n’a pas organisé de cérémonie comme nous le faisons aujourd’hui, mais il jeûnait tous les lundis, parce qu’il est né un lundi. 

Donc, c’était sa façon d’exprimer sa joie, c’était une manière pour lui de rendre gloire à Dieu parce qu’il est né un lundi. Donc, c’est clair, le prophète Mohamed (PSL) a célébré sa naissance parce que tous les lundis, il jeûnait. Je ne dis pas qu’il faisait une fête ou autre chose, il manifestait sa joie en observant le jeûne le jour de sa naissance », a dit le leader religieux, ajoutant que « celui qui haït Maouloud, c’est comme s’il avait haï le prophète ».

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 669681561

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Dr Aliou Barry alerte : « je crains fort que cette transition soit une copie de celle de 2010 »

15 octobre 2021 à 15 03 06 100610

Un mois et dix jours après l’avènement du CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé) au pouvoir, certains Guinéens commencent à avoir des inquiétudes quant à la réussite de la transition qui s’amorce dans le pays. C’est le cas notamment de Dr Aliou Barry, chercheur et directeur du Centre d’analyse et d’études stratégiques (CAES). 

Il s’inquiète notamment du flou qui existe jusque-là autour de la durée de la transition, de la volonté des autorités de la transition d’organiser séparément toutes les élections, de la base au sommet, ou encore du culte de la personnalité qui se crée autour du colonel Mamadi Doumbouya. Pour l’intellectuel guinéen, si ces problèmes ne sont pas rapidement résolus, cette transition risque d’échouer comme celle de 2010. Il l’a dit dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, jeudi 14 octobre 2021.

Décryptage ! 

Guineeatin.com : pour commencer, parlez-nous du Centre d’analyse et d’études stratégiques (CAES) que vous dirigez.

Dr Aliou Barry, chercheur et directeur du Centre d’analyse et d’études stratégiques

Dr Aliou Barry : le Centre d’analyse et d’études stratégiques (CAES) est un centre privé de veille stratégique d’utilité publique, qui a été créé en février 2021 par des chercheurs guinéens de l’intérieur et de la diaspora, dont le but est d’informer les politiques publiques et pour répondre surtout aux attentes des décideurs politiques dans le cadre des problématiques liées aux questions stratégiques. En fait, notre objectif réel, c’est de conseiller tous ceux qui ont en charge la destinée de ce pays. 

Ce centre a été créé il y a moins d’un an et depuis, on a commencé à fonctionner et on a mis en place ce qu’on appelle les vendredis du CAES. Ce sont des conférences qui se tiennent un vendredi par mois, où on essaie de développer des thématiques liées à la situation géopolitique de la sous-région et notamment de la Guinée. Le CAES travaille sur quatre axes principaux. Le premier axe, c’est la transformation des institutions de défense et de sécurité pour répondre aux besoins de stabilité politique et sociale. Vous savez très bien que les institutions de défense ont une place importante dans la stabilité des États. 

Le deuxième axe tourne autour du renforcement de l’arbitrage institutionnel dans une perspective de crédibiliser le processus électoral. Tout le monde le sait, ici, les violences sont souvent consécutives à la mauvaise organisation des processus électoraux. Le troisième axe tourne autour de tous les mécanismes de justice distributive et d’égalité politique dans le souci d’une sécurité publique. Et enfin, le quatrième axe tourne autour de la coopération régionale et internationale en matière de renforcement des capacités de l’État guinéen. 

On a tenu une première conférence en début du mois d’octobre, qui tournait autour du militaire. Pourquoi les coups d’État en Afrique et comment en sortir ? La deuxième conférence aura lieu ce vendredi, 15 octobre et elle sera axée sur le thème : Penser et réussir la transition en Guinée. Et ces conférences que nous organisons dans le cadre des vendredis du CAES, on les a appelées les conférences Diallo Telli. 

Guineematin.com: pourquoi cette appellation ?

Dr Aliou Barry : parce que le centre d’analyse a voulu honorer ce monsieur qui dans son parcours, je suis plus que convaincu et beaucoup de Guinéens le savent, a été le Guinéen qui a le mieux symbolisé la Guinée à l’échelon international. C’est lui qui a participé à la reconnaissance de la Guinée aux Nations unies en 1958. C’est aussi ce monsieur qui a fait deux mandats à la tête de l’organisation de l’unité africaine, devenue aujourd’hui union africaine. Malheureusement, il a été victime de la purge de M. Sékou Touré. Donc, parce qu’on a cette démarche de veille politique et stratégique, nous avons voulu à travers ces conférences, honorer la mémoire de M. Diallo Telli.

Guineematin.com : avec quelles personnes ressources travaillez-vous dans la réalisation de vos activités ?

Dr Aliou Barry : on travaille avec beaucoup de chercheurs, notamment en Guinée, bien qu’on ait des difficultés à trouver des chercheurs, mais le centre est ouvert aussi aux chercheurs de la diaspora. On a des Guinéens qui sont anthropologues en France et aux États-Unis et nous comptons se saisir de cette période de transition pour ne pas tomber dans le débat public très rapide. C’est de participer vraiment à une analyse permettant à ceux qui sont censés diriger cette transition, d’ouvrir les yeux et de permettre que cette transition ne soit pas une pâle copie de la transition de 2010. 

Guineematin.com : comment se déroulent ces « conférences Diallo Telli » ?

Dr Aliou Barry : actuellement, compte tenu de la pandémie du Covid-19, les conférences se font en deux manières. La première, on l’a fait en présentiel au niveau de la salle de conférence du centre et via zoom, avec des chercheurs. Les intervenants étaient tous à l’étranger. Les présentiels, ce sont des chercheurs guinéens qui étaient en place. La deuxième conférence, qui se tient ce vendredi, on la fait entièrement via zoom. Elle connaître la participation de trois principaux chercheurs, dont deux qui sont en France et le Sénégalais Alioune Tine que tout le monde connaît.

Il a fait beaucoup de travaux sur les questions des droits de l’homme en Guinée, parce qu’il était le président de la RADDHO, et il a créé un think tank qui s’appelle Afrizoom. Il y aura aussi Mme Dominique Bangoura qu’on présentera au cours de la conférence, qui est Docteur d’Etat, spécialiste des questions de politiques. Elle travaille aujourd’hui à Abidjan au niveau de l’institut d’études stratégiques. Il y aura également M. Tété Mady Bangoura, qui a travaillé longtemps au niveau de la CEDEAO, il a participé même au règlement du litige de l’île de Bakassi, au Cameroun. Un litige qui opposait le Cameroun et le Nigeria. Ils ont beaucoup participé aux différentes transitions qui ont eu lieu en Afrique et ils vont livrer leur message et leur analyse sur la transition qui se déroule actuellement en Guinée.

Guineematin.com : puisqu’on parle de la transition en Guinée, selon vous, que faut-il faire pour réussir cette transition ?

Dr Aliou Barry : c’est justement ce qui sera l’objet de la conférence. Nous vous remercions de relayer cette conférence via votre page Facebook. En fait, on est partis du postulat selon lequel, 2010 a été une transition qui n’a pas réussi. C’est pourquoi d’ailleurs, on a abouti à un régime autoritaire et autocratique comme celui qu’on a connu de 2010 à 2021. Je pense que si les bases réelles d’une vraie transition avaient été jetées en 2010, on n’aurait pas abouti à un régime de M. Alpha Condé qu’on a connu. C’est pourquoi, cette fois-ci, on essaie de faire une analyse vraiment poussée pour dire comment porter un regard lucide sur la transition. 

Vous savez très bien, depuis le 05 septembre, jusqu’à date, on n’a pas la composition des membres du CNRD. Et l’erreur que beaucoup de gens commettent, on se focalise sur les institutions. En fait, une transition pour qu’elle réussisse, il faut faire une analyse lucide pour savoir pourquoi l’État guinéen, de 1958 à nos jours, n’a pas fonctionné. Il n’appartient pas bien sûr à un pouvoir de transition de refonder l’État. Je pense que c’est une erreur que commettent même les autorités de la transition. Par contre, une équipe de transition peut jeter une base pour une refondation de l’État. 

Et quand on parle de refondation de l’État, je pense que c’est tellement global qu’il faut aller dans le détail. Il s’agit ici de restructurer l’administration guinéenne qui pose problème. Je suis de ceux qui ne sont pas d’accord quand on parle de réconciliation nationale. Contrairement aux pays comme la Sierra Leone, la Côte d’ivoire, le Mali, où il y a eu des conflits, et d’ailleurs au Mali, la crise continue, en Guinée, il n’y a pas eu de conflit interne, il n’y a pas eu de crise interne, il n’y a pas eu de guerre civile. Donc, on ne peut pas parler de réconciliation en Guinée. Par contre, il y a un véritable problème entre les citoyens et l’administration guinéenne. 

L’administration guinéenne, depuis 1958, et ça s’est confirmé avec Alpha Condé, est complètement politisée. Donc, si on arrive à faire une refondation de cette administration, naturellement, on aboutira facilement à une entente entre les citoyens et l’administration. La deuxième chose qui est, à mon avis, le plus important, c’est le phénomène de l’impunité. Je ne vais pas remonter aux années 58, je prends juste les 11 années du pouvoir de M. Alpha Condé. Tout le monde a vu les violences politiques qu’il y a eues en Guinée et il n’y a eu aucune sanction. Si on dépolitise l’administration, on la déclanise et on lutte contre l’impunité, on ne parlera plus du problème de réconciliation, parce que les Guinéens eux-mêmes s’entendent. C’est un problème entre l’administration et les citoyens. 

Guineematin.com : quelle lecture faites-vous des actes posés jusque-là par le CNRD, depuis que cette junte militaire s’est emparée pouvoir ?

Dr Aliou Barry : moi, je m’étais réservé de pouvoir porter un jugement depuis le 05 septembre, parce que le colonel Mamadi Doumbouya (le président du CNRD) n’avait pas posé d’actes, il avait fait des promesses. Le premier acte qu’il a posé et qui me dérange un peu en tant que citoyen, c’est les derniers privilèges qu’il vient d’accorder à tous les généraux mis à la retraite. Je n’ai aucun reproche sur le fait qu’on envoie les gens en deuxième section ou à la retraite ; mais, dans un contexte de crise économique, dans un contexte où les étudiants tirent le diable par la queue, où la société guinéenne vit dans un seuil de pauvreté inexplicable, je ne vois pas pourquoi on arriverait à doter autant d’avantages à des gens qui avaient déjà des privilèges garantis quand ils étaient en fonction. 

Je ne vois pas l’utilité de donner un passeport diplomatique à un conjoint d’un général pour faire quoi ? Ces passeports diplomatiques serviraient à quoi ? Deuxièmement, en quoi on peut donner des dotations de carburant à des généraux qui, eux-mêmes étaient à l’abri du besoin. Je ne suis pas contre qu’on donne un traitement décent à des gens qui ont servi la nation, mais ce traitement doit être proportionnel à la situation économique du pays. Et là, c’est ce qui me dérange. Je me dis que c’est l’un des premiers mauvais actes posés. Et je souhaite vivement que les prochains actes n’aillent pas dans le même sens. Le deuxième acte que j’attends, c’est la formation de l’équipe gouvernementale.

Quelle sera la vision de la transition que le CNRD va mettre en place ? Parce que je crains fort qu’ils ne mélangent tout. Vouloir refonder le pays, réorganiser l’administration, vouloir organiser des élections, je pense que s’ils s’attèlent à tout ça, on est parti pour un pouvoir long et ça ne sera plus une transition. Une transition est limitée dans le temps. Moi, je suis incapable aujourd’hui de donner un délai, parce que le délai sortira du chronogramme ou du plan d’actions qu’ils vont mettre en place. Mais, à partir du moment où on dépasse une certaine durée, on n’est plus dans une transition. 

Malheureusement, dans les pays francophones, on prend vite goût au pouvoir. Même si l’intéressé qui est pouvoir s’en défend ou s’y oppose, petit à petit, on va l’amener à jouir des privilèges du pouvoir et ça c’est humain. C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai des craintes dans cette transition qui se déroule aujourd’hui, parce que petit à  petit, on commence à ressentir un culte de la personnalité. Et là d’ailleurs même la presse, une certaine presse guinéenne contribue à cela. 

Et si vous lisez la charte de la transition, colonel Mamadi Doumbouya s’arroge de tous les pouvoirs et si en plus on le pousse au culte de la personnalité comme on le voit déjà sur tous les frontons des édifices publics un grand poster où c’est écrit la Guinée d’abord, je voudrais bien. Mais, petit à petit, on va amener à fabriquer un autre autocrate. Donc, je crains fort que si la durée n’est pas fixée dans le temps, qu’on tombe dans la transition de 2010. Je crains fort que cette transition soit une copie de la transition de 2010.

Guineematin.com : si on vous demandait aujourd’hui de donner des conseils à cette junte militaire pour éviter les erreurs du passé, comme eux-mêmes le disent, que leur diriez-vous ?

Dr Aliou Barry : à mon avis, le chantier le plus important et qui est facile à faire, c’est qu’au-delà du processus électoral qui est l’action majeure d’une équipe de transition, c’est la dépolitisation de l’administration. Parce que je vois mal comment, même cette équipe de transition, peut réussir avec une équipe qui est en place depuis 2010 et qui a été complètement politisée. Vous avez vu comme moi, durant toutes les élections passées, tous les fonctionnaires étaient sur le terrain en train de faire campagne : les magistrats, les fonctionnaires des départements ministériels, tout le monde. L’administration guinéenne aujourd’hui, c’est l’administration la plus politisée. 

Si vous rajoutez à cela que les recrutements à la Fonction publique ont été faits sur des critères non objectifs, des critères familiaux ou claniques, je ne vois pas comment cette équipe peut réussir une transition, si on ne fait pas un toilettage de l’administration guinéenne. A mon avis, c’est une action fondamentale. La deuxième chose, il faudra que les objectifs soient clairs et fixés avec les forces vives. Je ne pense pas que le CNRD tout seul va décider. Quand ils disent par exemple, on va organiser toutes les élections, le président qui va arriver, il n’aura que des actions de développement, un président de la République, légitimement élu, je ne pense pas que son rôle c’est uniquement de faire des actions de développement. 

Il n’appartient pas au CNRD de décider de faire toutes les élections sans associer les principaux acteurs, notamment la classe politique. Je pense qu’il faudra s’inspirer de ce qui se passe dans la sous-région. Il y a des pays comme la Sierra Leone et le Bénin qui ont réussi à organiser toutes les élections en même temps. Si on séquence les élections, on dit qu’on commence par les locales, vous savez bien qu’il n’y a aucune élection qui se déroule dans le monde sans contentieux. Si vous commencez à élire les chefs des secteurs, des quartiers, ça va prendre admettons deux ou trois mois. 

Il y a des contentieux et on ne peut pas passer à une autre élection si on ne résout pas le contentieux né de cette élection passée. Si vous rajoutez les locales, les élections des maires et tout, il y aura des contentieux et il faudra les purger. Vous ajoutez à cela les élections législatives, je pense qu’on est parti pour 5 ans. Il est vraiment intéressant de s’inspirer de ce qui s’est passé ailleurs et qui a fonctionné. Je verrais bien qu’on commence par les élections locales pour tester le fichier, la solidité de l’organe chargé des élections ; mais, il faut absolument coupler les municipales, les législatives et la présidentielle. 

Guineematin.com : actuellement, ce sont les secrétaires généraux des ministères qui gèrent les départements ministériels. Il y a quelques jours, le Premier ministre de la transition, Mohamed Béavogui, les a rencontrés pour leur donner des instructions. Pour vous, faut-il maintenir ces cadres à leurs postes ou se débarrasser d’eux pour la réussite de cette transition ?

Dr Aliou Barry : moi, je présume qu’ils sont là pour la transition. Mais, une fois que la nouvelle équipe sera mise en place, il faudra absolument changer ces secrétaires généraux. On ne peut pas garder à un poste de secrétaire général quelqu’un qui a passé 10 ans à soutenir un régime autocratique et à battre même campagne. Ce n’est pas une question de chasse aux sorcières, mais c’est une question de réalité. On ne peut pas garder au sein d’un département, un secrétaire général qui s’est illustré dans la défense du tripatouillage constitutionnel. Ça, c’est une question de logique, sauf si l’équipe qui vient d’arriver ne veut pas que le pays change. 

C’est pourquoi, je dis que la seule crainte que j’ai, c’est comment ils vont réussir une transition avec une administration qui est gangrénée. Vous avez en Guinée ce qu’on appelle le secrétariat d’État à la réforme administrative. J’ai discuté hier avec le monsieur qui gère ce département, tout est écrit. Ils ont fait un travail immense. Il faut dans ce pays qu’on comprenne que pour avoir un poste de responsabilité, il faut diffuser le profil, faire un appel à concours et que les gens soient recrutés selon des critères de compétences. On ne peut pas nommer un directeur national ou un secrétaire général sur la base de l’amitié ou de la politique. 

A mon avis, s’ils veulent réussir, la première des choses pour l’équipe gouvernementale, c’est de changer tous les secrétaires généraux. Sinon, je vois mal comment ils vont fonctionner. Je ne peux pas défendre M. Alpha Condé pendant 5 ans et me lever pour dire non, tout ce qui a été fait est mauvais, sauf  que tout le monde sait que le Guinéen est très sportif en retournement de veste. Mais, pour une équipe équilibrée, pour un Premier ministre qui a l’esprit ouvert et qui a la capacité d’analyse, il ne peut pas fonctionner avec une administration qui a participé lourdement au tripatouillage constitutionnel. 

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Nanfo Ismaël Diaby révèle : « 28 personnes ont adhéré au Djèdèkolobaaya » en prison

15 octobre 2021 à 10 10 39 103910

Condamné en première instance à 12 mois de prison (dont 6 assortis de sursis) pour « trouble à l’ordre public et violation d’une interdiction », le très controversé Imam Nanfo Ismaël Diaby a été acquitté mardi dernier, 12 octobre 2021, par la Cour d’Appel de Kankan. Le guide des adeptes de ‘’Djèdèkolobaaya’’ a ainsi recouvré sa liberté après cinq (5) mois de prison à la maison centrale de Kankan. Et, visiblement, son incarcération n’a ébranlé en rien sa foi et sa détermination à prier en maninkakan. D’ailleurs, il aurait même mis à profit son séjour en prison pour enseigner le ‘’N’KO’’ à certains détenus et faire adhérer d’autres à sa secte (Djèdèkolobaaya), a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Devant une cohorte de journalistes hier, jeudi 14 octobre 2021, Nanfo Ismaël Diaby est revenu sur sa vie de prisonnier. Il assure que « la prison est un endroit de souffrance » qui donne des leçons. Egalement, il déclare avoir appris en 5 mois ce qu’il n’a pas pu apprendre dans 47 ans d’existence.

« J’ai vu qu’il y a certains détenus qui sont accusés à tort, il y a d’autres aussi qui mérite d’être là-bas. C’est Dieu qui envoie quelqu’un en prison, sinon ce n’est pas un bon endroit, c’est un endroit de souffrance. Mais, avec tout ça, c’est aussi un endroit qui donne une leçon. C’est pratiquement une école. J’ai fait 5 mois en prison et ce que j’ai appris dans ces 5 mois, je ne l’ai pas appris en 47 ans d’existence… Il y a des détenus qui sont en prison pour vol, viol, abus de confiance et autres. J’ai compris que tout cela est dû à l’analphabétisme. Donc, je les ai approché pour les enseigner le N’ko. Ils ont compris que c’était bon et très facile à comprendre. Je les ai aussi enseigné les Djèdèkolobaaya, la branche de l’islam dont je suis le guide. Ils étaient au nombre de 43 détenus dont 9 femmes à apprendre le N’ko avec moi. Et, 28 personnes parmi eux ont adhéré au Djèdèkolobaaya, on priait en Maninkakan », a indiqué Nanfo Ismaël Diaby.

En plus d’enseigner le ‘’N’KO’’ et recruter des disciples pour grossir les rangs de sa secte, Nanfo Ismaël Diaby s’est plongé dans l’écriture en prison. Il assure que son livre, intitulé ‘’Les caractéristiques de la prison’’, sera bientôt publié.

« J’ai fait un constat, puis je me suis mis à écrire. Le livre que je vais publier bientôt s’intitulera : les caractéristiques de la prison. Je l’ai donné à mes disciples, ils vont le saisir dans un ordinateur pour que chacun puisse le lire. J’ai beaucoup parlé sur la prison, les gens auront la chance de le lire bientôt », a dit Nanfo Ismaël Diaby.

A rappeler que quelques heures après sa libération, le guide spirituel de Djèdèkolobaaya, Nanfo Diaby, a dirigé une prière en maninkakan chez lui, en compagnie de ses adeptes. La vidéo de cette prière, publiée sur les réseaux sociaux, était devenue virale sur la toile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : venez apprendre le coran en 3 mois avec le CIFOD

9 octobre 2021 à 11 11 56 105610
Mamadou Nassirou Diallo, coordinateur du CIFO

Le CIFOD (Centre Islamique de Formation et de Documentation) a le plaisir d’informer les fidèles musulmans de Guinée, qu’elle vient de lancer la 13ème édition de son programme intitulé « APPRENDRE À LIRE LE CORAN EN 3 MOIS ». Un programme conçu pour répondre au besoin de formation des intellectuels adultes qui n’ont pas eu la chance d’apprendre à lire le coran à bas âge.

Il est bien sûr impossible de maîtriser le coran entier en trois mois, nous n’avons pas de baguette magique ! Mais, il est bien possible d’avoir une initiation à la lecture du coran en 12 séances (3 mois), en raison de de 3 heures par séance. Cela a déjà été expérimenté pendant plusieurs années dans plusieurs pays, et le résultat a été très positif.

Comment se déroule cette formation ?

Nous consacrons tout le premier mois à la maîtrise des 28 lettres de l’alphabet arabe (le coran entier n’est constitué que d’une combinaison des 28 lettres de l’alphabet arabe). Ensuite, nous consacrons le deuxième mois à l’apprentissage des règles de base de la grammaire arabe : les 3 types de voyelles (les voyelles brèves, les voyelles longues et les voyelles doubles ou tanwines), les consonnes doubles ou chadda et l’article défini de liaison.

Enfin, le dernier mois est consacré à l’application pratique de la lecture du coran avec la sourate Yassine, puis on clôture la session par une évaluation. Après cette session, l’apprenant a la possibilité, s’il le souhaite, de s’inscrire pour une nouvelle session de trois mois (niveau 2) afin de s’améliorer dans la lecture du coran.

« LISEZ LE CORAN CAR IL SERA VOTRE INTERCESSEUR LE JOUR DU JUGEMENT DERNIER » (Hadith du prophète).

Pour plus d’informations sur ce programme, veuillez appeler l’un des numéros ci-dessous :

Tél. : 620 50 89 99 ; 657 98 56 59.

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Sanoussy Gassama : « j’ai l’impression que nos décideurs ne savent pas ce que c’est que le tourisme »

28 septembre 2021 à 7 07 22 09229
Mohamed Sanoussy Gassama, président de l’association des guides touristiques

C’est un constat très amer que Mohamed Sanoussy Gassama, président de l’association des guides touristiques de Guinée, fait sur la situation du tourisme dans notre pays. Selon lui, ce secteur très important pour le développement d’un pays, se porte très mal depuis toujours en Guinée. La faute aux autorités, qui ne lui ont jamais donné la place qu’il mérite. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, à l’occasion de la journée mondiale du tourisme, célébrée ce lundi 27 septembre 2021.

« Le tourisme guinéen se porte très mal. Je ne suis pas fier en le disant, mais c’est ça la vérité. Parce qu’en tenant compte de tout ce qu’on a comme potentialités touristiques, la Guinée seule pouvait vendre l’image de l’Afrique toute entière avec nos quatre régions naturelles. Mais malheureusement, c’est l’un des pays les moins connus en Afrique. Il n’y pas une politique de promotion touristique proprement dite au niveau international. Ce qui fait que ce secteur n’apporte pas grand-chose à notre pays », a déploré Mohamed Sanoussy Gassama.

Ce constat amer n’est pas nouveau, ajoute ce professionnel du tourisme. Il est la conséquence, dit-il, du trop peu d’intérêt que les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête de la Guinée ont accordé à ce secteur. « Ce secteur n’a pas encore eu de département qui a su faire sa promotion. Sinon la Guinée a tellement de sites touristiques qu’aucune préfecture ne devrait envier une autre dans le pays. J’ai l’impression que les décideurs ne savent pas ce que c’est que le tourisme ou ne connaissent pas ce que le tourisme pouvait apporter à la Guinée.

Parce que le tourisme ne vend pas d’objets, il vend des images. Seul le tourisme peut influencer positivement le développement de tous les autres secteurs. Parce qu’à travers le tourisme, on peut faire la promotion de tout ce qu’on a comme potentialités sociales, culturelles et minières. Les gens disent souvent que la Guinée est un scandale géologique voire agricole. Mais moi en tant que professionnel du tourisme, je le dis haut et fort que la Guinée est un véritable scandale touristique.

Mais pour faire venir les touristes dans un pays, il faut faire la promotion, il faut l’instabilité, il faut la quiétude, l’aménagement des sites qui doivent être visités. Il faut également faciliter l’accès au niveau de ces sites. Mais rien de tout ça n’est garanti en Guinée. Les agences de voyage qui se battent sur le terrain ne sont pas accompagnées ou encouragées. Aujourd’hui, on accuse la pandémie du Covid-19. Mais avant même l’avènement du Covid, le tourisme guinéen n’allait pas bien.

La Guinée n’est pas toujours présente à des salons de tourisme, à des grandes foires. Même si le pays est représenté, les gens vont les mains vides pour visiter les stands des autres pays. Parce que pour vendre un pays, il faut avoir quelque chose sous la main qu’il faut vendre aux autres. Le ministère du tourisme n’a pas un site web digne de nom, l’office national du tourisme n’en a pas non plus », regrette le président de l’association des guides touristiques de Guinée, précisant que ce sont des agences étrangères qui le contacte le plus souvent pour lui envoyer des clients.

Mohamed Sanoussy Gassama, président de l’association des guides touristiques

Pour inverser cette tendance et permettre au secteur touristique de jouer pleinement son rôle dans le développement de la Guinée, Mohamed Sanoussy Gassama appelle le ministère du tourisme à prendre ses responsabilités. « J’ai envie de dire aux responsables du ministère du tourisme qu’ils ont un grand rôle à jouer pour le développement de ce pays. Les délégations qui viennent dans le pays, en principe, doivent être reçues par les professionnels du tourisme. Toutes les rencontres qui se tiennent en Guinée avec la construction des grands hôtels devraient vraiment booster ce département.

Le tourisme peut développer ce pays et protéger notre environnement, le tourisme peut freiner l’immigration irrégulière et l’exode rural. Donc, ils doivent sortir des bureaux pour aller s’enquérir de l’état des sites touristiques qui sont en train de se détériorer. Aux nouvelles autorités, s’ils veulent développer la Guinée, ils n’ont qu’à donner force au secteur du tourisme. Car le tourisme est un secteur clé pour le développement », a indiqué ce guide touristique.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mamadou Thug au CNRD « nous demandons la levée du couvre-feu et la nomination d’un ministre de la culture issu de nos rangs »

20 septembre 2021 à 21 09 10 09109
Mamadou Lamine Diallo Thug, artiste comédien

Le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) continue son programme de concertations nationales avec les forces vives en vue d’une transition inclusive et apaisée. Ce lundi 20 septembre 2021, la junte a eu à échanger avec les acteurs culturels, les journalistes et les personnes évoluant dans le secteur informel.

Pour sa part, le Président des troupes artistiques de Guinée (TAG), Mamadou Lamine Diallo dit Mamadou Tug, présent parmi les acteurs culturels qui ont conféré avec la junte a réitéré à la presse dont Guineematin.com, les principales demandes de cette corporation qui portent sur la levée du couvre-feu et la nomination d’un ministre de la culture issu des rangs des artistes et opérateurs culturels du pays ainsi que la participation des artistes et comédiens dans les organes de transitions.

Mamadou Lamine Diallo Thug, artiste comédien

«  En ma qualité de Président des troupes artistiques de Guinée (TAG), j’ai salué les franches discussions avec les autorités du CNRD.  Nous avons tous suivi le Colonel Mamady Doumbouya après la prise du pouvoir qui a demandé à tout le monde de reprendre le travail, le lundi 6 septembre. Mais nous, les artistes et opérateurs culturels, nous ne pouvons pas le reprendre à cause du couvre-feu. Nous avons demandé au CNRD de lever le couvre-feu et exiger en lieu et place le pass sanitaire. Mieux, nous exigeons, comme c’est le renouveau, de nommer quelqu’un de nous à la tête du département de la culture. Il ne faut pas oublier que nous sommes au Palais du peuple. Cet édifice est le fruit de la culture. Quand il y a eu le coup d’Etat, le Colonel est d’abord passé par les réseaux sociaux et a fini par aller à la RTG. La RTG, c’est le fruit de la culture. Nous lui avons fait comprendre que la culture est le cœur du développement d’une nation », a soutenu cet artiste comédien.

Mieux, les acteurs du monde culturel guinéen appellent de tout leur vœu pour appartenir aux différents organes de la transition.

« Il n’y a pas mieux que nous pour vulgariser les lois du pays dans nos différentes langues nationales. Donc nous voulons être associés partout dans les organes de la transition, surtout au niveau du CNT. Nous sommes prêts à accompagner le CNRD et nous demandons en retour qu’il nous aide », a lancé Mamadou Tug.

Démarrées le mardi 14 septembre, les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée ont connu la participation de nombreux acteurs guinéens élargis représentants des pays amis, à travers le corps diplomatique et consulaire et ceux des institutions internationales.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Tourouban : « je suis du RPG ; mais, j’étais contre le 3ème mandat »

20 septembre 2021 à 20 08 42 09429
Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Touraman

Le Colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé Alpha Condé, le 5 septembre, continue ses consultations avec les forces vives de la nation en vue d’une transition inclusive et apaisée. Ce lundi, 20 septembre 2021, c’était au tour des artistes, comédiens et opérateurs culturels, des hommes de médias et des représentants du secteur informel d’échanger avec les nouvelles autorités du pays.

Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Tourouban, cinéaste de son état, a dit toute sa satisfaction après la rencontre avec le CNRD. Cet acteur culturel a révélé être un vrai militant du RPG Arc-en-ciel ; mais, n’a jamais soutenu le 3ème mandat qui a fini par emporter le champion des jaunes.

« A vrai dire, la rencontre avec le Colonel Mamady Doumbouya s’est très bien passée. Vous ne devez pas oublier que les cinéastes sont les moins servis dans ce pays. Les chanteurs, les comédiens et les acteurs culturels sont avec leurs voitures et dans leurs villas, mais nous les cinéastes, nous sommes abandonnés dans les oubliettes. Ailleurs, les cinéastes sont toujours dans un avion, mais nous, on ne peut même pas avoir un visa pour aller à Coyah », a dénoncé cet homme de culture.

Pour Mansa Tourouban, pour le bonheur de la culture et du cinéma en Guinée, les autorités doivent s’intéresser à ce secteur et à ses acteurs.

« Nous attendons beaucoup du CNRD et nous soutenons de toutes nos forces le Colonel Mamady Doumbouya. Nous savons qu’il est animé d’une bonne volonté et avec son équipe, il pourra aider la Guinée et tous les Guinéens. Il a promis de nous recevoir prochainement. Mais d’ici là, nous allons lui déposer les mémos qu’on a établis », a-t-il promis.

A l’annonce du coup d’Etat du 5 septembre, à l’image de la majorité des Guinéens, Cheick Mohamed Kanté se dit non surpris et souligne son opposition au 3ème mandat qui a fini par emporter le Président Alpha Condé.

« Vous savez, moi je suis 100% du RPG Arc-en-ciel. Je ne le cache pas. Je n’ai pas bien accueilli le coup d’Etat mais il ne m’a pas aussi surpris. Vous savez, moi j’étais contre le 3ème mandat. Même si j’ai fait la campagne pour lui (Pr Alpha Condé), mais, je n’étais vraiment pas d’accord », a révélé ce célèbre cinéaste qui interprète le rôle du fils de l’Almamy Samory Touré dans une des pièces de théâtre qu’il a jouée.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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