Religion : le Maouloud célébré en différé à l’école Ahloul Bayt de la Cimenterie

16 novembre 2019 à 23 11 30 113011

Maouloud, la fête commémorant la naissance du Prophète Mohamed a été célébrée en différé ce samedi, 16 novembre 2019, à l’école Ahloul Bayt de la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka. Organisée par l’association Ahloul Bayt en collaboration avec l’union des foyers Tidjanistes, la cérémonie a connu la présence de l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, des érudits de la Basse Guinée, la Moyenne et la Haute Guinée ainsi que de nombreux fidèles musulmans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’ouverture de la rencontre, Alpha Oumar Barry, membre de l’association Ahloul Bayt, est revenu sur l’importance et la nécessite de célébrer cette fête. Selon lui, cela permet aux musulmans d’exprimer l’amour qu’ils ont pour leur Prophète, de faire ses éloges et de se rappeler de ses bons comportements afin de l’imiter dans le bon chemin. Il a expliqué par ailleurs, que même si Maouloud est une innovation, mais sa célébration n’est nullement mauvaise comme le pensent certains musulmans.

Alpha Oumar Barry, membre de l’association Ahloul Bayt

« Le Maouloud étant une innovation c’est-à-dire « Bid’a », est célébré afin de montrer les caractères permis. Il est nécessaire de savoir que l’innovation qu’on appelle « Al Bid’a », selon la loi de l’islam, a été innovée sans avoir été citée ni dans le coran, ni dans la sounna (tradition du Prophète Mohamed, ndlr). Ibn Al Arabi a dit : l’innovation et la nouveauté ne sont pas blâmées, ne sont pas condamnées en quelque sorte par leur appellation d’innovation ou de nouveauté ni même par leur signification. On ne blâme que les innovations et les nouveautés qui contredisent la sounna et le coran et appellent à l’égarement. Nous avons deux types d’informations : l’innovation d’égarement qui est contraire à la sounna et au coran et l’innovation de bonne guidée, qui est conforme au coran et à la sounna », a-t-il fait remarquer.

De son côté, Dr Hafiziou Diallo, président de l’association Ahloul Bayt et imam central de la mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, a mis l’occasion à profit pour inviter les musulmans à s’adonner davantage à la formation et à travailler selon les principes de l’islam.

Dr Hafiziou Diallo, imam central de la mosquée Al Moustapha de la Cimenterie

« Ce que nous demandons à tout le monde, c’est de chercher à apprendre les bonnes pratiques de l’islam conformément aux recommandations, de chercher également à être indépendant sur le plan politique, économique, social et culturel. Cela en maîtrisant le coran, en apprenant les sciences du développement dans les différents domaines. Ne restons pas en permanence à travailler pour quelqu’un, à toujours se faire employer, mais aussi à être des employeurs. Exploitons notre intelligence au bénéfice de nous-mêmes et au profit de l’humanité. C’est la seule chose qui nous tirera de la dépendance économique, politique, sociale et culturelle. L’Iran est l’un des pays exemplaires aujourd’hui dans ce domaine. Ils ont su mettre en œuvre l’enseignement islamique qui consiste à développer toutes les sciences et faire des réalisations considérables conformément à l’enseignement islamique », a souligné le leader religieux.

Pour sa part, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Seyed Hamid Reza Wahid Kiani, a remercié les fidèles massivement mobilisés pour la circonstance avant d’inviter les différents courants de la religion musulmane à l’union et à la compréhension mutuelle.

SE. Seyed Hamid Reza Wahid Kiani, ambassadeur de la République islamique d’Iran

« A tous ceux qui sont ici présents, je vous dis merci pour la mobilisation massive. Ce que je veux dire, que ça soit les Chiites, les Tidjanistes, les Sunnites ou autres, leur religion est la religion musulmane, elle est unique. Tout le monde n’a qu’un et unique Dieu et le Prophète Mohamed (PSL) et sa famille. Tout le monde est unanime qu’il est le messager de Dieu, envoyé à tout le monde. J’appelle tout le monde à l’entente, au respect mutuel et la compréhension mutuelle, même si cela est difficile. A l’ensemble des musulmans, je demande à que l’on n’accepte pas que les ennemis de l’islam créent la division entre nous. Cela risquerait de nous affaiblir. Je prie Dieu qu’il y ait la paix en Guinée et dans tous les pays du monde. Aimons-nous et aidons-nous les uns les autres. Donnons-nous la main pour la force de l’islam », a exhorté le diplomate iranien.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Comportements d’un bon citoyen : le sermon de l’imam Karamba Diaby (Kindia)

16 novembre 2019 à 10 10 25 112511

Les comportements d’un bon citoyen et la bonne cohabitation, ce sont les thèmes abordés par Elhadj Karamba Diaby, premier imam de la grande mosquée de la Banlieue, dans la commune de Kindia, dans son sermon du vendredi, 15 novembre 2019. Le leader religieux a expliqué longuement à ses fidèles comment ils doivent se comporter dans la société sans causer des désagréments à leurs prochains, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

Elhadj Karamba Diaby, imam et secrétaire préfectoral des affaires religieuse de Kindia

« Nous les Hommes d’aujourd’hui, on ne connait même pas ce que c’est qu’une bonne cohabitation ou un bon citoyen. Même pour construire un étage, le bon citoyen, c’est celui qui cherche à négocier avec les habitants de la zone où il veut construire. Parce que c’est ce que le Tout-Puissant a recommandé dans le saint coran. Car tout mur très élevé empêche le passage du vent. Combien de personnes de nos jours construisent des immeubles comme ils veulent sans même informer qui que ce soit ? Et pourtant, ils savent bien que cela joue sur les conditions climatiques. Acceptons de vivre sans faire du tort aux autres, mes chers frères », a conseillé l’imam.

Le secrétaire préfectoral des affaires religieuse de Kindia a ensuite déploré les conflits entre agriculteurs et éleveurs qui sont récurrents dans les zones rurales. « Aujourd’hui, dans les zones rurales, il n’y a que des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Les éleveurs laissent leurs troupeaux pour gâter les plantations des agriculteurs. Pire, quand ils viennent à la justice, les mêmes éleveurs payent de l’argent aux juges pour gagner le procès. Donc, ils emprisonnent des innocents pour ne rien. C’est le moment de se repentir, sinon Dieu va nous frapper fort », a prévenu Elhadj Karamba Diaby.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Littérature : « Les grimaces d’une intelligentsia divisée », bientôt sur le marché

13 novembre 2019 à 9 09 34 113411

Le paysage littéraire guinéen va s’enrichir prochainement d’une nouvelle œuvre intitulée « Les grimaces d’une intelligentsia divisée ». Il s’agit d’un essai de 180 pages, composé de 6 chapitres, écrit par Amadou Lamarana Diallo qui campe des épisodes spécifiques des actions de l’intelligentsia guinéenne du lendemain des indépendances à nos jours.

L’auteur, chef du département Recherche au CIRD (Centre International pour la Recherche et la Documentation), sociologue et démographe, en est à sa première œuvre. Dans cet essai, monsieur Diallo fait un diagnostic du comportement de l’élite de notre pays qui « s’agglutine autour des chefs mais n’applique pas les politiques de développement ».

Amadou Lamarana Diallo

Dans cette œuvre, l’auteur fait ressortir que notre pays est doté d’immenses ressources, mais dont le retentissement ne se voit pas sur le progrès de la Guinée. Ce qui dénote de l’échec des dirigeants qui ont toujours fait dans le tâtonnement. « Nous tournons en rond. L’intelligentsia préfère jouer le jeu et périr que de faire des actions de développement ».

Divers thèmes sont développés dans cet essai, publié aux éditions Publibook, qui doit coûter 170 000 francs guinéens. Il sera bientôt sur le marché, dans les rayons des librairies.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Aminata Dabo : une couronne de miss pour la Guinée en Angleterre

12 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Aminata Dabo, 22 ans, résident à Londres, diplômée d’un Bachelor en sciences sociales d’études infantiles et adolescentes. Avec pour rêve de faire du modelling un jour, Aminata s’était fixée un objectif en début d’année 2019. Celui de sortir de sa zone de confort pour surmonter son manque de confiance en soi.

Mais, le modelling étant un domaine très convoité en grande-bretagne, compétition très dure, elle décidera alors de participer au concours Miss Prise of Africa 2019 dès que l’opportunité s’est présentée. A ce concours de beauté, 14 candidates ont été pré-sélectionnées pour représenter 11 pays africains. Miss Pride of Africa organisée à Londres était à sa troisième édition, le samedi 02 Novembre 2019.

Une décision pour simplement briser la glace entre elle et le public, de se découvrir elle-même. Jamais Aminata n’avait pensé pouvoir pousser jusqu’à être la miss de l’année après sept semaines de préparation en compagnie des autres candidates avec des participations à des évènements pour la cause des femmes tel que Black Women in Business.

« Ma fierté pour ce prix n’aurait été aussi grande sans le soutien de ma famille et de la communauté que je ne connaissais pas vraiment auparavant. La soirée fût belle; à part le défilé j’ai eu à démontrer la danse Doundoumba que j’avais apprise en quelques jours avec l’aide de ma tante. Mon rêve est en partie réalisée, a travers cette expérience j’ai appris à me découvrir en tant que femme, j’ai surmonté une certaine peur de l’audience. Mon prix est un voyage en faveur d’une ONG de mon choix.
J’ai choisi ACIS « All Children In School » dont la fondatrice est guinéenne et basée ici à Londres mais avec des actions à travers la Guinée. Une ONG qui vient en aide à l’éducation des enfants dans les zones rurales depuis 2017. « Très bientôt je serai en Guinée ».

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Mosquée de Diaguissa, projet d’électrification, écoles…Elhadj Tahirou Sow à Guineematin

11 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Elhadj Mamadou Tahirou Sow

Vieille de trois cents (300) ans, la mosquée centrale du district de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été reconstruite et rouverte aux fidèles musulmans dans la journée du samedi, 09 novembre 2019. Les travaux ont été financés officiellement grâce à la contribution des résidents et amis de Diaguissa, mais elle n’aurait pas vu le jour sans l’implication personnelle d’Elhadj Mamadou Tahirou Sow, fils de terroir. Le généreux bienfaiteur, âgé de plus de 70 ans, a vécu successivement en Guinée, aux USA et en Norvège, a appris sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Outre ce projet de reconstruction de la mosquée centrale de Diaguissa, Elhadj Tahirou Sow s’est lancé depuis quelques années dans un projet d’électrification de Diaguissa. Dans un entretien accordé à des médias dont Guineematin.com, Elhadj Tahirou Sow a expliqué comment l’idée de reconstruire cette mosquée lui est venue en idée. Il a mis l’occasion à profit pour parler des projets à court terme qu’il ambitionne pour son district.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez pris part à l’inauguration de la mosquée centrale de Diaguissa, dont la quasi-totalité des travaux a été financée par vous. Qu’est-ce qui vous a amené à initier la construction de cette maison de Dieu en faveur de la population de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons débuté les travaux il y a environ 18 mois. Il me sera un peu difficile de donner un chiffre par rapport au coût de sa réalisation. Mais, retenez que c’est environ 250 mille dollars. J’ai observé que dans notre communauté, nous avons déjà construit suffisamment de belles maisons carrelées, comparées à toutes les belles villas des autres pays. Et, cela n’était pas en cohésion avec l’état de notre mosquée. J’ai pensé qu’il était incongru, il n’était pas cohérent que nous soyons dans de belles maisons alors que la maison de Dieu est désuète. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’interrompre tout ce que j’avais comme activités lucratives ; j’avais des chantiers à construire à Conakry, des immeubles par exemple, j’ai décidé de les arrêter jusqu’à ce qu’on termine la réhabilitation de la mosquée de Diaguissa pour laquelle nous avons la responsabilité.

Guineematin.com : quelles particularités cette nouvelle mosquée centrale de Diaguissa a pour coûter tout ce gros montant ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : disons que quand je travaille, j’aime bien ne pas copier intrinsèquement ce que font les autres. J’ai pensé que nous devons innover, faire des efforts de modernisation chez nous. C’est pour ça que je me suis dit que les mosquées de notre pays devraient elles aussi avoir la chance d’être remises à un niveau supérieur que la moyenne des mosquées guinéennes. Et, c’est pour ça que je n’ai pas lésiné sur les moyens, je suis allé en Turquie pour recruter des spécialistes pour venir nous aider à rénover la mosquée.

Guineematin.com : la réouverture de cette mosquée réjouit à plus d’un titre les populations de Diaguissa et même les visiteurs. Quel sentiment vous anime aujourd’hui après l’inauguration de cette mosquée ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours très agréable de voir la communauté heureuse, de pouvoir se retrouver dans une mosquée un peu plus moderne, ça nous fait réjouir, ça nous donne beaucoup de plaisir. Moi-même je me rends compte que l’effort qui a été fourni n’était pas vain. C’est toujours un plaisir de savoir que l’effort fourni a produit de bons résultats.

Guineematin.com : toutes les personnalités qui ont pris part à l’inauguration de cette mosquée pensent aujourd’hui que c’est un bel exemple dont tous les Guinéens devraient s’inspirer. Est-ce que vous avez un message dans ce sens à nos compatriotes ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : mon message va beaucoup plus à l’endroit des résidents relativement riches pour ainsi dire et envers les expatriés relativement aisés. Je recommanderai qu’ils fassent un effort supplémentaire en vers les efforts de solidarité dont nous avons besoins. Je pense qu’on devait faire beaucoup plus d’efforts pour pouvoir travailler en commun, ensemble, pour pouvoir moderniser davantage nos communautés, notamment les ouvrages publics tels que les mosquées, les écoles, les infrastructures de santé. Nous devons faire beaucoup plus de sacrifices plus que nous le faisons aujourd’hui.

Guineematin.com : on sait que vous portez depuis un moment un projet d’électrification de Diaguissa. Où en êtes-vous sur ce projet ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours un plaisir de se retrouver chez soi, surtout que l’âge de la force physique est arrivé à ses plus grandes faiblesses. C’est toujours bon de rester à côté et dire qu’on peut mettre le reste de son énergie à la disposition de sa population. C’est pour cela qu’en plus des efforts qui ont été faits dans la mosquée, nous avons aussi fait des efforts au niveau de l’électrification rurale. Nous avons électrifié environ une trentaine de villages à Diaguissa, nous avons fait beaucoup d’efforts de reboisement, nous avons également fait des efforts envers la radio communautaire. Donc, toutes ces activités nous aident à remonter le niveau de vie de la population de Dalaba.

Guineematin.com : parlant toujours de ce projet d’électrification de Diaguissa et ses environs, on apprend que vous avez été confronté à d’énormes difficultés. Dites-nous, qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : il faut savoir qu’il y a deux choses. Premièrement, lorsque je suis rentré de l’étranger et que je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de faiblesse d’énergie chez nous, j’ai décidé de travailler dans le sens de réhabiliter l’énergie à Diaguissa. J’ai fait faire des recherches par des spécialistes hydrauliciens qui ont détecté des endroits où on pouvait faire des barrages hydroélectriques. J’ai travaillé pendant longtemps avec les services techniques concernés en Guinée, notamment au niveau du ministère de l’Hydraulique pour pouvoir obtenir les autorisations nécessaires pour pouvoir monter un barrage. Cela, afin de non seulement servir la population en électricité, mais aussi essayer de monter des petites unités, des petits pôles de développement économique. Malheureusement, le dossier est resté perdu dans les méandres de la bureaucratie connue. C’est pour cette raison que nous nous sommes contentés de nous raccorder au réseau national, de monter les poteaux et alimenter la population en électricité sans pouvoir réaliser l’ambition qu’on avait de développer des petites énergies autour d’un barrage hydroélectrique. Sinon moi, je pense qu’autant on a libéralisé la communication, nous avons plus de cinq réseaux de télécommunications privées, ce qui a désenclavé le système de communication du pays, je pense que de la même façon, on devrait libéraliser l’énergie de manière à pouvoir donner la possibilité aux citoyens de pouvoir développer des énergies pour des villages, pour des préfectures, des sous-préfectures, de pouvoir alléger un peu le rôle de l’Etat qui veut prendre en charge la totalité de ces efforts financiers et ces efforts d’équipements.

Guineematin.com : est-ce que vous avez aujourd’hui des projets à court termes allant dans le sens du développement de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons sur la table beaucoup de petits projets. Mais, ce sont des projets qui vont vers l’école, vers la santé, vers les routes, vers le reboisement, des projets qui assistent la population à améliorer son niveau de vie.

Entretien réalisé à Diaguissa par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dalaba : inauguration de la mosquée de Diaguissa

10 novembre 2019 à 13 01 51 115111

Vieille de 300 ans, la mosquée centrale de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été rouverte aux fidèles musulmans hier, samedi 09 novembre 2019, après sa reconstruction. Réalisés pendant 18 mois (depuis le mois de mars 2018), les travaux de reconstruction de cette grande mosquée centrale de Diaguissa ont coûté environ 250 mille dollars à Elhadj Tahirou Sow (fils de la localité), aux ressortissants et amis de Diaguissa.

La cérémonie d’inauguration de cette maison de Dieu a enregistré la présence des autorités régionales de Mamou, des représentants du Secrétariat Général aux Affaires religieuses, des autorités préfectorales, religieuses et administratives de Dalaba, des députés, de l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara et de plusieurs fidèles, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Désormais cette mosquée dispose de quatre grands minarets, environ 400 places, des toilettes, une place aménagée pour les ablutions, des tapis de prière et autres matériels importés de Turquie. Ce qui a émerveillé tous les visiteurs et fidèles fortement mobilisés ce samedi à Diaguissa.

Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et 1er vice-maire de la CU de Dalaba

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et premier vice-maire de la commune urbaine de Dalaba a dit sa joie de recevoir tous ceux qui ont assisté à la cérémonie. L’élu local a magnifié et encouragé les liens de solidarité entre les fils de Diaguissa avant de remonter l’histoire de cette grande mosquée. « La mosquée centrale de Diaguissa a été construite vers les années 1 700 et a connu sa cinquième rénovation. Cette rénovation a été entièrement financée par les ressortissants, résidants et amis. Cette mosquée a les dimensions suivantes : 15 mètres de long sur 11 mètres de large. Notre communauté de Diaguissa a toujours œuvré pour l’unité et la paix dans le respect de la dignité humaine. Soyez rassurés que nous ne ménagerons aucun effort pour que le développement et la paix profitent à nous tous dans la fraternité », a promis Elhadj Saïdou Sow.

Alpha Aboubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

De son côté, le préfet de Dalaba, Alpha Aboubacar Kaala Bah, a salué cet engagement des ressortissants d’investir autant d’argent pour le rayonnement de chez eux. « Cette mosquée a été construite dans ma localité, à Dalaba. C’est une maison de Dieu où tout le monde vient prier. J’encourage les fils et ressortissants de faire autant dans tout le pays. C’est ce que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a recommandé, que chacun travaille dans sa localité. Ça prouve que la décentralisation existe bien à Dalaba », a indiqué la première autorité de la préfecture.

Kabiné Komara, ancien Premier ministre

Présent à la cérémonie, en compagnie de ses enfants, l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara, a dit avoir tiré trois enseignements à travers la reconstruction de cette mosquée. « Mes enfants et moi-même avons été invités par notre ami Thaïrou Sow pour participer à ce magnifique évènement qui concerne l’inauguration de la grande mosquée de Diaguissa. Je dois dire que j’ai été impressionné par trois éléments. D’abord, autour de cet évènement, il y a un rassemblement de toutes les catégories de personnes, des citoyens Guinéens, de toutes les religions mêmes parce qu’il y a d’autres confessions qui sont là, de toutes les régions. Et, ce sentiment de voir tous les Guinéens communier comme ça, c’est extrêmement réjouissant. Deuxièmement sentiment, c’est la qualité du travail qui a été fait, que d’investir comme ça dans son terroir donne à réfléchir et inciter d’autres à faire mieux. Et, le troisième sentiment, c’est l’exemple que ça donne aux Guinéens de se donner la main pour se réunir et bâtir les choses dans la paix dans la concorde. Je souhaite que ça inspire tout le monde pour que notre pays puisse aller de l’avant », a-t-il souhaité.

Ibrahima Ousmane Bah, imam de la mosquée turque de Bambéto

Au nom du secrétariat aux Affaires religieuse, l’imam de la mosquée turque de Bambéto (Conakry), Ibrahima Ousmane Bah, a dit avoir été impressionné par la qualité du matériel qui a été utilisé pour construire cette mosquée. « C’est un sentiment de satisfaction totale qui m’anime. Cela par rapport à ce que nous venons de voir, par rapport à l’organisation, par rapport à la construction de cette très belle mosquée. La construction de cette belle mosquée va en droite ligne avec la politique du gouvernement en matière de gestion des activités religieuses confiées au Secrétariat aux Affaires religieuses. Nous voyons une très belle mosquée qui va non seulement servir de lieu de rassemblement pour magnifier la grandeur d’Allah à travers les 5 prières. Ensuite, un lieu où on va prêcher l’islam, où on va enseigner l’islam, un lieu aussi où on va consolider la paix, la quiétude sociale, choses qui sont vivement recommandées à travers les enseignements du saint Coran et la traduction du prophète (paix et salut de Dieu sur lui). Nous avons vu que lorsque les citoyens s’unissent, ils peuvent mieux faire. Vous voyez l’esthétique de la mosquée qui n’a rien à envier à la mosquée turque de Conakry que j’ai l’honneur de présider. Quand je suis rentrée, on dirait que j’étais dans cette mosquée (…). C’est un exemple à suivre pour les autres ressortissants des autres localités de notre pays. Ensemble, nous pouvons beaucoup faire sans nous attendre à l’aide extérieure ; car, nous avons des gens qui non seulement ont les moyens, mais qui ont aussi la volonté de bien faire pour leur communauté ».

De Diaguissa, Dalaba, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Oustaz Ramadan tranche : « la célébration du Maouloud n’a pas de fondement »

9 novembre 2019 à 19 07 53 115311
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

Comme annoncé précédemment, beaucoup de fidèles musulmans de Guinée ont célébré le Maouloud (de l’arabe, al-mawlid an-nabawîy ; appelé mouloud, maouloud, mouled ou maoulide) la nuit d’avant-hier à hier, samedi 09 novembre 2019. Une fête qui commémore la naissance du prophète de l’islam, Mohamed (PSL). Mais, cette célébration est loin de faire l’unanimité chez les musulmans. Les différents courants de fidèles ont des divergences autour de l’authenticité de cette fête. Quand certains célèbrent le Maouloud dans la ferveur et avec beaucoup de spiritualité, d’autres estiment que c’est une simple innovation qui n’a aucun fondement religieux. C’est le cas du chroniqueur islamique Oustaz Mohamed Ramadan Bah, également imam à Koloma qui a accordé un entretien à un reporter de Guineematin.com sur le sujet hier, samedi.

Décryptage !

Guineematin.com : contrairement à d’autres musulmans, vous n’avez pas célébré le Maouloud hier nuit. Pourquoi cela ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète que certains appellent Maouloud An-naby, c’est quelque chose qui est très nouveau dans la religion. En tout cas, on n’a pas de référence dans les livres spirituels, dans le saint coran, dans les hadiths du prophète, dans les dires des compagnons et même ceux qui ont suivi les compagnons du prophète. Donc, cette célébration n’a pas de fondement. Et, si une adoration n’a pas de source dans le saint coran et dans les hadiths du prophète, cette adoration est considérée comme nulle en islam. Toute adoration doit avoir une référence dans le saint coran ou dans les hadiths du prophète. Sans quoi, l’adoration n’est pas fondée ou n’a pas de sens.

Le Maouloud n’a pas de source, n’a pas de preuve. On n’a pas encore vu de preuve ni dans le coran ni dans les hadiths. Ce n’est pas pour critiquer quelqu’un ou haïr quelqu’un, non. Loin de là. Mais, le prophète ne l’a pas célébré, les compagnons du prophète ne l’ont pas célébré. Et ceux qui l’ont suivi et ses compagnons ne l’ont pas fait. C’est tout dernièrement que les gens ont commencé à célébrer l’anniversaire du prophète. Il y a certains même qui disent que parce que les chrétiens célèbrent l’anniversaire de Jésus Christ. Donc, ils imitent ces chrétiens pour célébrer l’anniversaire du prophète Mohamed. C’est quelque chose qui n’a pas de référence dans la religion.

Guineematin.com : que doivent alors faire les musulmans à l’occasion de la date de naissance de leur prophète ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : le prophète (PSL), qu’est-ce qu’il a fait le jour de sa naissance ? On sait que ça c’est unanime. Les savants sont unanimes sur le fait que le prophète est né un lundi. C’est le jour de la naissance du prophète qui est recherché, ce n’est pas la date. Puisque sur la date, il n’y a pas de consensus là-dessus. Il y a certains qui disent que c’est le 12, d’autres disent que c’est le 14 du mois Rabioul Awwal, c’est-à-dire le troisième mois lunaire. Il n’y a pas de consensus là-dessus. Mais, en ce qui concerne le jour, tout le monde est d’accord que le prophète est né un lundi. Maintenant, qu’est-ce que le prophète faisait et qu’est-ce que ses compagnons faisaient les lundis ? Le prophète, il jeûnait les lundis et les jeudis. Donc, c’est ça que les musulmans doivent faire, c’est de jeûner les lundis et jeudis. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est surérogatoire.

C’est ce que le prophète et ses compagnons ont fait. Les compagnons ont demandé au prophète : pourquoi jeûner les lundis et les jeudis ? Le prophète a répondu : je suis né un lundi et aussi les adorations sont présentées au seigneur les lundis et les jeudis. Donc, j’aimerais que quand les anges présentent les adorations au seigneur, que ce jour soit un jour de jeûne. C’est ce que le prophète a répondu. Le prophète a dit qu’il souhaite que quand les anges présentent ses adorations au seigneur, que ces jours-là soient des jours de jeûne. Grosso-modo, ce qui est recommandé aux musulmans, c’est de jeûner les lundis parce que le prophète est né un lundi. De jeûner les jeudis aussi puisque les œuvres et les adorations sont présentées à Allah les jeudis. C’est ce que les musulmans doivent faire.

Guineematin.com : en plus du jeûne, y a-t-il d’autres actes d’adoration que les musulmans doivent accomplir à cette occasion ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : à part le jeûne qui est surérogatoire, on peut faire des invocations pendant cette journée ou pendant toute la semaine surtout quand on est à jeûne, lire le saint coran, faire des sacrifices. Donc, tout cela, c’est des adorations qu’un musulman peut faire pendant ces jours. Et, cela pendant toute l’année pour un musulman qui a la force, qui a les moyens et qui est en bonne santé. Il peut faire tout cela pendant ces deux jour-là. C’est une chose qui est très importante. A tout moment, on doit adopter des bons comportements. Surtout quand on est à jeûne, on doit adopter des bons comportements.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cet entretien ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : c’est toujours appeler nos frères et sœurs à adorer Allah. Surtout à rechercher la connaissance, toute la connaissance, essayer de comprendre l’islam. Il y a beaucoup de gens qui apprennent la religion à travers les médias, à travers les prédications. Oui c’est bon ; mais, ce qui est meilleur, c’est de prendre le coran, aller auprès d’un érudit, d’un Oustaz pour apprendre le coran, les hadiths et la jurisprudence en islam. C’est cela qui pourra nous aider tous à comprendre mieux la religion.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Kindia : la fête du Maouloud célébrée dans la ferveur

9 novembre 2019 à 17 05 39 113911

De nombreux fidèles musulmans de Kindia ont célébré Maouloud, la fête marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Dans plusieurs mosquées de la ville, la nuit du vendredi à ce samedi, 09 novembre 2019, a été consacrée à des activités organisées à cet effet, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Au nombre de ces activités, des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques ainsi que des prêches portant sur la vie du prophète de l’islam. Une façon d’apprendre aux musulmans les bons comportements de Mohamed et les inciter à l’imiter. « Le Maouloud a une importance capitale. Premièrement, ça permet de réunir les jeunes pour leur expliquer la vie du prophète (PSL). Surtout expliquer comment il a mené la bataille pour avoir la Mecque et rependre l’islam dans le monde avec ses compagnons. Et puis, le Maouloud permet également aux musulmans de se rencontrer en frères pour implorer la grâce divine », a expliqué Oustaz Moussa Sylla, premier imam de la mosquée de Sinania.

Elhadj Bachir Sanoh, 3ème imam de la mosquée de Condetta 2

Cette fête a été mise à profit par les leaders religieux des différentes mosquées pour formuler des prières en faveur de la paix, la quiétude et la cohésion nationale. Elhadj Bachir Sanoh, 3ème imam de la mosquée de Condetta 2, l’une des plus vieilles de la ville, a interpellé les fidèles à œuvrer dans ce sens. « Nous devons tous œuvrer pour la paix, la quiétude sociale et à la multiplication des actions humanitaires. C’est pourquoi nous ici, nous avons lu plusieurs fois le saint coran pour que tout se passe bien à Kindia en cette période de tension », a dit l’imam.

A noter que certains habitants de Kindia n’ont pas célébré cette fête commémorant la naissance du prophète Mohamed. Ces derniers pensent qu’il s’agit là d’une innovation qui n’a aucune base islamique.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Mosquée de Bambéto : forte mobilisation des musulmans pour célébrer Maouloud

9 novembre 2019 à 10 10 27 112711

De nombreux fidèles musulmans de Guinée et d’ailleurs ont célébré la nuit dernière Maouloud, la date anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. A la grande mosquée de Bambéto, l’événement a connu une forte mobilisation de leaders religieux et de fidèles. Il a été marqué par plusieurs activités visant à renforcer la foi des musulmans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Prières individuelles et collectives, lecture du coran, prêches, récitation de cantiques, sont entre autres les activités qui ont marqué la célébration du Maouloud dans cette mosquée. Dans son sermon, Oustaz Abdourahmane Diallo, professeur de langue arabe, est revenu sur les raisons de la célébration de cette nuit et la polémique qu’elle suscite dans le monde musulman.

Oustaz Abdourahamane Diallo

« Cette date que nous célébrons aujourd’hui fait partie des grands jours que nous connaissons dans la religion musulmane. Cette date marque la naissance du prophète Mohamed (PSL) qui est la référence du monde musulman. C’est vrai que les fidèles musulmans sont divisés quant la commémoration de cette nuit. C’est aussi bien vrai que le prophète Mohamed (PSL) ne l’a pas célébrée. C’est pourquoi on dit que c’est une innovation. Oui, c’est une innovation mais c’est une innovation qui n’a rien de mauvais dans la pratique de l’islam. Parce qu’en aucun cas elle ne pousse les fidèles à désobéir aux recommandations ou aux bonnes pratiques de l’islam.

Au contraire, la célébration de cette date marquant la naissance du bien-aimé de Dieu, consiste à enseigner ou bien à rappeler aux musulmans la vie du prophète (PSL), ses pratiques, sa conduite sociale. Cela consiste également à vanter ses mérites, à lire le Coran, invoquer les noms de Dieu et rapprocher les musulmans les uns des autres. Nous, nous maintenons notre position, nous maintenons cette innovation et nous demandons à tout le monde de faire comme nous parce cela ne fait que renforcer la foi », a lancé le prédicateur.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, grand imam de la mosquée de Bambéto

Au terme des activités, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, le grand imam de la mosquée de Bambéto, a exprimé sa satisfaction par rapport à la mobilisation et au déroulement des choses. « Je suis très satisfait parce que comme vous avez pu le constater, il y a eu une forte mobilisation des fidèles musulmans qui sont venus célébrer cette date importante avec nous. Les travaux ont démarré à l’heure indiquée (23 heures). Le saint Coran a été lu 2 fois, la sourate Yassine 32 fois, les imams, enseignants et prédicateurs ont longuement expliqué l’histoire du prophète, notamment ses comportements, ses paroles surtout sa conduite sociale qui doivent inspirer tout musulman durant toute sa vie », a-t-il dit.

Le leader religieux a mis l’occasion à profit pour inviter les fidèles musulmans de Guinée à respecter scrupuleusement les principes et recommandations de leur religion pour le bien du pays. « Je dois dire que nous devons, nous musulmans, respecter les principes de la religion musulmane, adopter les comportements et faire les bonnes pratiques que cette religion nous recommande. Avec ça, le peuple de Guinée va davantage s’unir, vivre en harmonie, développer son pays qui contient toutes les richesses. Si nous craignons tous Dieu, personne ne fera du mal à son prochain. Nous devons nous attacher à cette religion, adorer Dieu, puisque c’est pour l’adorer qu’il nous a créés. Nous devons nous aimer les uns les autres sans aucune distinction, c’est ce que nous recommande notre religion. En le faisant, Dieu nous aidera ici-bas et à l’au-delà », a laissé entendre Elhadj Mamadou Saïdou Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Elhadj Karamba Diaby sur Maouloud : « dire que sa célébration n’est pas bonne est un gros mensonge »

8 novembre 2019 à 18 06 00 110011

De nombreux fidèles musulmans de Guinée et du monde vont célébrer dans la nuit de ce vendredi à demain, samedi 09 novembre 2019, Maouloud. Il s’agit de l’anniversaire de la naissance de Mohamed, le prophète de l’islam. Dans son sermon de ce vendredi, Elhadj Karamba Diaby, imam et secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Kindia, est revenu sur l’importance de cet événement, loin de faire l’unanimité chez les musulmans, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs activités sont prévues cette nuit dans la plupart des mosquées de Kindia. Des veillées de prières, lecture du coran, récitation de cantiques entre autres, vont marquer la célébration de la date anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Un événement de grande importance, selon Elhadj Karamba Diaby.

« Aujourd’hui, cet événement est célébré par bon nombre de pays musulmans à travers le monde. Donc nous devons tous marquer cette nuit pas des bonnes paroles, des bonnes œuvres, la lecture du saint coran, des invocations en faveur de l’intérêt de la nation.

Mes sœurs et frères en islam, la célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL) constitue pour toute la communauté islamique, un moment unique. On ne peut pas parler de toute l’importance de cette nuit. Parce que c’est le jour où Mohamed est né. Et il est le plus béni de tous les messagers d’Allah, et ce qu’il a fait pour l’islam est gravé dans les livres sacrés », a expliqué le leader religieux.

La célébration de Maouloud ne fait pas cependant l’unanimité chez les musulmans. De nombreux fidèles de cette religion, issus principalement de la secte Wahabite, considèrent cette fête comme une invention qui n’a rien à avoir avec l’islam. Une polémique que déplore Elhadj Karamba Diaby, qui appelle les musulmans à se mobiliser massivement pour célébrer cette date.

« J’invite tous les musulmans en ce jour, à se rendre dans les mosquées pour prendre part à cette commémoration. Il s’agit du prophète.
Il représente un grand bonheur pour l’humanité toute entière. Même ceux qui ne sont pas de notre religion aiment cette nuit agréable. Alors pourquoi pas nous fidèles musulmans ? Pourquoi la division autour de cette nuit ? Toi tu peux dire que tu ne la célèbres pas mais dire que la célébration de cette nuit n’est pas bonne est un gros mensonge », a laissé entendre l’imam.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Fête du Maouloud : ce qu’en dit Elhadj Mandiaye Magassouba, imam à Kipé

8 novembre 2019 à 17 05 46 114611
Elhadj Mandiaye Magassouba, 3ème imam de la grande mosquée de Kipé

Les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer dans la nuit de ce vendredi, 8 novembre 2019, le Maouloud, marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). Un événement qui sera célébrée dans de nombreuses mosquées au rythme de la lecture du saint Coran et de plusieurs invocations.

Pour parler de l’importance de cet évènement et de ce qui est prévu, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba, le 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on entend par Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : le Maouloud, c’est un jour de joie pour les musulmans, une joie pour l’humanité toute entière. Ça marque la naissance du prophète Mohamed, Paix et Salut sur Lui. Il est venu pour sauver tout le monde, musulmans et non musulmans, mais particulièrement pour les musulmans. Le Maouloud doit être un jour historique et de joie pour les musulmans.

Guineematin.com : quelle est l’origine du Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : l’origine du Maouloud, c’est l’amour. Il n’y a pas une autre origine de Maouloud, si ce n’est pas l’amour du prophète. Dieu nous a dit d’aimer le prophète Mohamed et de l’imiter dans ses œuvres qu’il a faites. Ensuite, lui-même il nous a dit dans les hadiths, vous ma communauté, il n’y a aucune personne parmi vous qui peut avoir la croyance complète, s’il ne m’aime pas plus que son fils ou son père, sa mère et le monde entier. Dans ce sens-là, Dieu nous a dit dans le coran, vous les croyants, vous avez une imitation, imiter le prophète Mohamed dans ses œuvres, ce qu’il a fait et ce qu’il a laissé. Nous aussi, on doit l’imiter. Dans ce sens, le prophète dans son habitude quand il était vivant, chaque lundi, il faisait des jeûnes et chaque jeudi aussi. Quand on lui a demandé, Prophète de Dieu, chaque lundi et jeudi tu fais des jeûnes, quelle est la cause de tes jeûnes pour les deux jours de la semaine ? Il dit moi, le lundi, c’est le jour de ma naissance, je remercie le tout puissant qui m’a créé en ce jour pour sauver l’humanité. En ce jour, je jeûne pour remercier Dieu. Dans ce cas, si le prophète Mohamed a fait ça, nous aussi, on doit l’imiter pour ça.

Guineematin.com : pourquoi célèbre-t-on le Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : tous les musulmans, quant à nous, c’est demain on doit jeûner. Mais, on doit mobiliser les musulmans pour leur expliquer les œuvres du prophète, si on fait ça aujourd’hui la nuit du 11, le lendemain 12, le prophète Mohamed est né. Dons si nous, nous l’avons imité dans ses œuvres là, ce n’est pas interdit, c’est autorisé. Mais, c’est la manière de faire qui a fait la différence entre les musulmans. Si non, tous les musulmans qui sont capables de jeûner, doivent jeûner demain. Si tu es incapable, il n’y a pas de problème. Ce n’est pas forcé, mais c’est la Sounna de jeuner demain. Parce que, c’est ce jour que le prophète est né. Tout le monde doit être content pour ça. Quand il est au monde, c’était un grand bonheur pour nous les musulmans. Les autres prophètes ne priaient pas partout, sauf le lieu que Dieu leur a indiqué d’aller prier. Mais, quand le prophète Mohamed est venu, Dieu le lui a facilité en disant que J’ai fait de toute la terre une mosquée. Priez partout où vous voulez, sauf dans les toilettes. C’est un grand jour pour les musulmans. Demain, j’invite tous les musulmans à jeûner. Si tu as un peu de sacrifice pour donner à quelqu’un, fait le. Si on fait du bien le jour de la naissance de Mohamed, qu’est-ce que Dieu va nous donner comme récompense ? On ne connait pas. Mais c’est une journée bénite.

Guineematin.com : comment doit-on célébrer le Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : Aujourd’hui, le 11 du mois musulman, on doit expliquer à nos enfants, on prie aujourd’hui. Mais, qui a envoyé la prière chez nous ? Dieu a fait descendre le Coran à qui pour nous expliquer ? C’est le prophète Mohamed. On doit leur expliquer ça. Il ne s’agit pas de faire du bruit, tu leur expliques et tu fais des dons pour les musulmans et tes enfants. Ils vont comprendre même que c’est la naissance de celui à qui Dieu a envoyé le coran. Deuxièmement, tu fais beaucoup de prières, tu dois remercier Dieu qui t’a fait sortir de la communauté de Mohamed, paix et salut de Dieu sur lui. Arrivé à la mosquée, tu expliques aux gens aussi, c’est un grand jour pour les musulmans. On doit imiter le prophète, ce qu’il a fait, on n‘a qu’à faire ça. Ce qu’il n’a pas fait, on ne doit pas forcer la situation. Nous aussi, on doit célébrer en jeûnant et faire des cadeaux aux gens, surtout les gens qui n’ont pas les moyens d’avoir la nourriture du jour. Si toi tu as les moyens de les dépanner, fait le à cause d’Allah.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est prévu à cette occasion dans votre mosquée à Kipé ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : au niveau de notre mosquée ici, on a prévu de préparer la nourriture pour que tout le monde puisse manger ça aujourd’hui. Tous les musulmans qui viendront à la prière, ils n’ont qu’à savoir qu’aujourd’hui, c’est un grand jour. Ils n’ont qu’à venir manger ce qu’ils n’ont pas l’habitude de manger chez eux. Deuxièmement, le soir, on va faire monter le drapeau des musulmans, le drapeau de l’unité. Nous allons profiter pour sensibiliser aussi les concitoyens pour consolider la concorde entre nous et d’augmenter la fraternité entre les musulmans et des citoyens non musulmans. C’est ce qu’on a prévu aujourd’hui pour notre mosquée centrale de Kipé.

Propos recueillies par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (+224) 622 07 93 59

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Combat du FNDC, ses déboires avec les affaires religieuses… l’imam radié à vie brise le silence

5 novembre 2019 à 10 10 19 111911
Elhadj Yaya Camara, imam, professeur de langue Arabe

Dans une décision en date du 29 octobre 2019, le Secrétariat Général aux Affaires Religieuses a radié à vie Elhadj Yaya Camara de ses fonctions d’imam et de prêcheur pour « faute lourde ». La même décision interdit au religieux de parler au nom de l’Islam en public sur toute l’étendue du territoire national.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce lundi, 04 novembre 2019, Elhadj Yaya Camara pense que cette mesure est liée au point de vue qu’il a exprimé sur le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Elhadj Yaya Camara, professeur de langue Arabe, officiait jusque-là dans la commune de Ratoma, comme premier imam à la mosquée Kignifi Village, au quartier Lambanyi. Désormais, il lui est carrément interdit « de parler au nom de l’Islam en public sur toute l’étendue du territoire national ».

Guineematin.com : vous avez été récemment radié à vie par le secrétariat aux affaires religieuses pour faute lourde. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Elhadj Yaya Camara : le lundi 28 octobre 2019, le secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura m’a appelé pour une réunion avec le cabinet, avec les représentants des cinq communes de Conakry. Ils m’ont dit qu’ils ont vue une vidéo dans laquelle j’ai dit que je ne suis pas pour le 3ème mandat ou pour la nouvelle constitution. Ils m’ont dit aussi que j’ai démenti les propos du président qui disait qu’il n’y a eu que deux morts lors des manifestations du FNDC les 14 et 15 octobre. Je leur ai dit que ce n’est pas moi qui ai fait la publication, c’est quelqu’un d’autre qui a publié, moi je n’ai pas regardé la vidéo encore. Je leur ai dit que je n’ai pas parlé dans une mosquée ou à une conférence islamique.

Guineematin.com : cette vidéo pour laquelle vous avez été convoqué a été faite où et à quelle occasion ?

Elhadj Yaya Camara, imam, professeur de langue Arabe

Elhadj Yaya Camara : j’ai parlé chez Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte. Il a fait une conférence de presse dans laquelle il a dit que la Basse Guinée n’est pas dans l’affaire du 3ème mandat ou de nouvelle constitution. On a fait la conférence là-bas avec le Kountigui. Après ça, j’ai parlé chez Cheick Amadou Camara, à l’occasion d’une rencontre de l’Union de la Basse Guinée où j’ai dit que cette fois-ci, on ne votera pas pour la nouvelle constitution. C’est pour ces sorties-là qu’on m’a reproché, en disant que le chef de l’Etat dit qu’il y a eu deux morts lors de la manifestation. Mais, je leur répondu qu’i y a eu plus de deux morts. C’est ainsi que le secrétaire général des affaires religieuses a pris cette décision disant qu’il faut me radier des fonctions d’imamat, de prêcheur sur toute l’étendue du territoire national.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction ?

Elhadj Yaya Camara : je lui ai dit d’accord. Mais, si aujourd’hui on ne dit pas la vérité en Guinée, on ne comprend rien. C’est ce qu’ils appellent faute lourde. Dire que je ne suis pas pour la nouvelle constitution, je ne suis pas pour le référendum, je ne vote pas Oui, j’ai dit tout ceci en bon Soussou, si la décision est aujourd’hui est tombée pur dire que ça c’est une faute lourde, je ne comprends vraiment pas Elhadj Jamal Bangoura. Mais, comme il ne connait pas l’Islam pour dire que ça c’est une faite lourde, mais, aujourd’hui il est secrétaire général, mais demain il ne le sera pas. La vie c’est comme ça.

Guineematin.com : est-ce que vous n’aviez pas reçu des mises en garde, des avertissements ou autres sanctions avant que vous ne soyez radié à vie ?

Elhadj Yaya Camara : il y avait eu beaucoup de problèmes avant. Il y a eu beaucoup de problèmes avec moi chaque fois.

Guineematin.com : il semble que vous aviez eu des soucis quand le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein, a effectué une prière dans votre mosquée. Confirmez-vous cette information ?

Elhadj Yaya Camara : en 2014, Cellou Dalein est allé à Sonfonia Gare, il a prié là-bas un vendredi. C’était le 27 juin 2014. Le lundi suivant, j’ai appris que je suis limogé et suspendu jusqu’à nouvel ordre pour une autre faute lourde. Mais c’était une suspension. Ils m’ont rappelé en 2016 pour me demander si je peux accepter de revenir comme imam à Sonfonia. J’ai dit non. Je leur ai dit que je voulais d’abord savoir quel était la faute lourde qui ma valu la suspension. Il n’y a pas eu de réponse. Quelques temps après, ils m’ont prié à la ligue islamique communale de Ratoma d’aller à la nouvelle mosquée de Lambanyi Kignifi pour devenir imam râtib. J’ai accepté.

Guineematin.com : quelle est la conséquence de cette radiation à vie sur votre avenir ?

Elhadj Yaya Camara : j’ai une décision. Le problème d’imamat en Guinée, je ne suis plus dedans. Parce qu’on ne dit pas la vérité. Les imams en Guinée, qui dit la vérité aujourd’hui ?

Guineematin.com : vous pensez que les imams doivent dire à Alpha Condé de ne pas chercher à obtenir un 3ème mandat ?

Elhadj Yaya Camara : voilà, puisque ça c’est un problème ça. Il a fait un mandat, deux mandats, ça suffit. Ce n’est pas lui seulement. Le fait de dire ça pour un imam n’est pas une faute lourde. Si un imam ne dit pas la vérité, qui peut la dire ? C’est de ça qu’il s’agit.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Elhadj Yaya Camara : tout le monde m’appelle aujourd’hui pour m’encourager, pour me féliciter. Je comprends que je suis avec les gens, je suis avec les guinéens. A part cela, je vous informe que j’ai intégré le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) depuis le samedi passé, 02 novembre 2019. Comme c’est pour la défense de notre constitution, je vais aller là-bas. Je suis à lutter contre le 3ème mandat. A partir de maintenant, toutes les manifestations du FNDC, je suis dedans…

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Musique : Instinct Killers remporte le trophée « Hit du mois »

2 novembre 2019 à 10 10 00 110011

Le site d’informations Guinée Hit Music a dévoilé hier, vendredi 1er novembre 2019, le nom du groupe musical qui a remporté la 4ème édition du « Hit du mois ». Un concept initié par le médium spécialisé en culture et mis en œuvre avec le soutien de la société de téléphonie mobile Cellcom Guinée. Et pour cette édition, c’est le groupe de rap Instinct Killers qui remporte le trophée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la cérémonie.

Selon les organisateurs, la remise de ce prix fait suite à une vaste campagne de communication menée par Guinée Hit Music et Cellcom Guinée autour de ce concours. « Cette campagne a été menée à travers des spots radio et télé, des articles de presse, des interviews dans des émissions de grande écoute, des directs sur la page Facebook de Guinée Hit Music pour une meilleure visibilité, des SMS, bref tous les canaux de communication possible ont été utilisés pour la bonne réussite du projet », a expliqué Kékoura Kourouma, au nom des promoteurs du site culturel Guinée Hit Music.

Pour cette 4ème édition, six titres étaient nominés. Et à l’issue de la compétition, c’est le clip « On contrôle la zone » du groupe Instinct Killers en featuring avec Patoranking qui a remporté le trophée avec 689 points. Il est suivi respectivement des titres : « Naturel » de Saïfon Baldé (443 points), « Africa By Nigth » de Jupiter Davibe (347 points), « Fokhai Bandé » de Singleton (236 points), « Seul ce soir » de Kandia Kora feat Black M (162 points) et « Diva » de DTM feat Wally Seck (23 points).

Après la publication du résultat du concours, Lill Sacko, l’un des leaders du groupe Instinct Killers, a exprimé sa satisfaction. « Notre joie est énorme. Remporter un tel trophée nous met beaucoup à l’aise. Nous saluons la presse et les sponsors. Vous faites un travail énorme pour nous. Nous savons que s’il n’y a pas d’accompagnement, comme ce genre de prix, ça ne nous encourage pas à nous donner à fond. Le travail, c’est vous qui le faites. Et merci beaucoup », a dit l’artiste.

Mamadou Baïlo Danso, chargé des médias et des relations publiques à Cellcom-Guinée

Pour sa part, Mamadou Baïlo Danso, chargé des média et des relations publiques à Cellcom-Guinée, a salué et encouragé cette initiative et tous les acteurs qui participent à sa réussite. « Je commence par remercier les média, puisque si nous faisons quelque chose dans le cadre de l’avancement des artistes, c’est grâce à vous les média. De passage, je vais saluer Guinée Hit Music, le plus grand portail qui fait la promotion de la musique guinéenne avec plus de 700 mille followers, qui couvre gratuitement les œuvres des artistes guinéens. C’est un acte à saluer.

Mais également, je salue les artistes et tout leur staff pour tout ce qu’ils font pour faire bouger la culture guinéenne. Nous considérons le groupe Instinct Killers comme des artistes de Cellcom puisqu’ils ont mis en valeur notre plate-forme de tonalité. Nous sommes venus sur ce projet par rapport à cette plate-forme de tonalité. Nous avons une plate-forme de tonalité qui s’appelle le Tam-tam. Cette tonalité permet d’héberger le son des artistes et permet aux clients de souscrire à cette tonalité pour 400 francs la semaine. Cela permet aux artistes de gagner de l’argent…

L’accompagnement de Cellcom ne consiste pas à donner de l’argent comme tel mais d’investir dans la communication… Nous allons assurer le passage de l’artiste lauréat sur la chaîne Trace TV pendant un mois également. Notre engagement s’inscrit dans le cadre de la promotion et du développement de la culture guinéenne », a expliqué M. Danso.

L’heureux gagnant de cette 4ème édition bénéficiera entre autres, de la promotion de son clip sur la chaîne de télé Trace pendant un mois, un satisfécit de la part du site Guinée Hit Music, un nouveau clip offert par le studio S PROD (également partenaire de ce projet), la réalisation d’un focus vidéo et web par Guinée Hit Music, l’affichage gratuit d’une bannière du groupe sur le site d’informations culturel…

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dubréka : le festival « lengue » annoncé pour les 01, 02 et 03 novembre

31 octobre 2019 à 10 10 14 101410

La seconde édition du festival lengue, du nom de la calebasse en langue soussou, se tiendra à Dubréka du 01 au 03 novembre prochain. Danses traditionnelles, défilé de mode, conférences débats, campagne de reboisement et exposition de meubles fabriqués à base de la calebasse sont au programme.

Une initiative de la structure Wakili Guinée. Pour en parler, nous avons rencontré pour vous le président de l’organisation, Mamadouba Richard TOURE.

Les objectifs de son organisation, les ambitions pour la valorisation de cette ustensile qui tend malheureusement à disparaître dans nos habitudes ainsi que le déroulement de cette seconde édition sont à lire dans cette interview à bâtons rompus.

M. TOURE quels sont les objectifs de l’association « wakili Guinée » dont vous êtes le Président

Merci Madame pour cette opportunité, les objectifs de Wakili Guinée, qui signifie courage, persévérance ou encore détermination, sont de contribuer à la valorisation et à la dynamisation des richesses culturelles, sociales et environnementales du pays. La promotion de la démocratie, les droits humains et de promotion de la paix sont parmi nos objectifs aussi. Nous développons également des partenariats avec les organisations du Nord et du Sud.

Vous comptez organiser la seconde édition du festival « lengue » à Dubreka, déjà pourquoi le choix de cette préfecture, pourquoi vous vous intéressé à cette plante et qu’est-ce qui est au programme ?

Le choix de cette préfecture n’est pas fortuit car c’est une zone riche en culture, en histoire et en sites touristiques non encore valorisés il faut le reconnaitre. Aussi parce que tous les évènements socioculturels sont concentrés à Conakry, donc il faut qu’on pense également aux autres préfectures souvent oubliées. Maintenant pourquoi un tel intérêt pour la calebasse ? pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, il faut noter qu’aucune ethnie en Guinée ne fait une cérémonie sans la calebasse. Qu’il s’agisse des mariages, des baptêmes, des décès, etc. Ensuite, la calebasse a beaucoup de vertus, sociale, médicinale. Il est prouvé par une université américaine que le calebassier guérit une trentaine de maladies. La calebasse qui est son fruit, conserve la nourriture, et si vous vous habituez à boire dans la calebasse, vous n’allez jamais avoir certaines maladies liées aux maux de ventre. Sur le plan culturel également, nous habillons aussi les filles en calebasse, des meubles sont confectionnés à base du calebassier.

Sur le plan environnemental, aussi la plante créée l’humidité, elle embellit le paysage, la nature, et lutte contre le réchauffement climatique qui sévit dans le monde et en Guinée également, avec les effets que nous connaissons tous.

Pourtant malgré toutes ces vertus dont vous parlé, la calebasse est en voie de disparition dans notre quotidien, dans nos habitudes ?

Oui malheureusement, vous l’avez dit. C’est pourquoi, nous nous sommes dits, qu’il ne faut pas rester en spectateur à ne rien faire, mais qu’il faut agir. Nous ne devons pas laisser cette plante disparaitre avec toutes ces vertus.. Pendant les mois de ramadans, on buvait la bouillie dans la calebasse, le lait, et tout cette habitude tend à disparaitre. En Guinée, la production en outre, il faut le mentionner a baissé, fortement, et les quelques rares préfectures qui produisent sont Siguiri, Faranah, et Dabola.

Parlant des meubles, pourquoi vous exportez les produits à l’étranger ? Alors que vous pouvez faire la promotion locale n’est-ce pas ?

C’est une bonne question, mais je dois vous dire que sur place, les artisans ne savent pas transformer sur place. C’est pourquoi nous exportons dans les pays voisins comme le Sénégal, pour transformer et ensuite revenir vendre ici. Mais notre souhait, justement en organisant ce festival, c’est d’attirer l’attention sur ce fait, dire que nous avons une merveille que nous ignorons, et dont nous devons nous en servir, pour le développement durable de notre pays.

M. TOURE revenons –en au festival dites-nous quel sera le déroulement du programme de ces journées ?

Il y’aura le premier jour, un géant carnaval, sur une distance de 5 kilomètres. Du kilomètre 5 à Dubréka ville. A cette occasion, toutes les richesses culturelles, les masques, les accoutrements de nos différentes ethnies seront présentés. C’est une manière pour nous de présenter la richesse et belle culturelle de notre pays. Il est aussi prévu une foire agricole pour montrer le travail de nos braves paysans producteurs de la localité. Une soirée culturelle également sera au programme, histoire de joindre l’utile à l’agréalable.

La seconde journée sera consacrée à plusieurs activités dont des formations sur l’urbanisme et l’habitat. Vous savez tous les problèmes qu’il y’a dans cette préfecture en ce qui concerne le domaine du foncier. Des formations sur les questions de jeunesse, de promotion des femmes et de la protection de l’environnement sera abordée à travers une journée de reboisement sont prévus.

La dernière journée sera dédiée à la visite des sites touristiques pour montrer les richesses de cette préfecture. Dubréka pour rappel, dispose de plusieurs sites, dont les sites négriers, le logement du dernier Gouverneur Français, le domicile du fondateur de Dubréka, Soumba Toumany et de Mangue Negue, dont le site de réunion de son Gouvernement se faisait autour des cailloux taillés en guise de siège pour son conseil des ministres.

Sur le plan touristique, nous aurons l’occasion de visiter avec nos invités et le grand public que nous comptons voir très nombreux pour cette deuxième édition, les merveilles de la cascade de la soumba, le mont kakoulima « le chien qui fume » pourquoi on l’appelle, bref tout ce qui est à visiter dans cette préfecture sera visitée et expliqué aux participants.

Avec tout ce que vous avez prévu, à ce stade quel est le niveau de la mobilisation, notamment financière ?

Nous souhaitons que toute personne épris de paix, accepte de venir surtout que notre pays traverse en cette période des moments difficiles, il faut donc promouvoir, la paix, l’esprit de tolérance dans notre pays.

Nous devons cultiver cet esprit, pour développer notre pays, nous constituons un tout, d’un même corps. Tous les Guinéens, sont importants, chacune, et chacun peut apporter quelque chose pour le développement du pays. Notre diversité ethnique et culturelle doit être des richesses et non un malheur.

Sur le plan financier, je dois dire que c’est très difficile pour nous, mais nous ne baissons pas les bras, ce n’est pas dans nos habitudes. C’est l’occasion pour nous de tendre la main, à tous ceux qui nous accompagnons déjà, et profiter de votre micro pour nous adresser au Gouvernement Guinéen, au Ministère de la Culture et du Patrimoine Historique, mais aussi à l’ensemble des partenaires nationaux et étrangers, à la société civile et aux médias de nous aider et de nous accompagner, puisque nous pensons que valoriser notre culture, relève de notre devoir patriotique, et nous estimons que cela doit préoccuper tout un chacun.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Religion : Elhadj Boubacar Barry désigné Khalife général du Tidjanisme en Guinée

28 octobre 2019 à 16 04 10 101010

Elhadj Boubacar Dara Barry, premier imam de la ville de Mamou, a été désigné Khalife général du Tidjanisme en Guinée. Il remplace feu Elhadj Lamine Sy, ancien deuxième imam de la mosquée Fayçal de Conakry. Son intronisation a été faite à l’occasion d’une cérémonie organisée le dimanche, 27 octobre 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En plus des membres de la secte tidjaniste, des leaders religieux wahabites et chiites ont pris part à cette rencontre. Selon Dr Mamadou Oury Fadhi Diallo, président de l’Union des Tidjania, le choix d’Elhadj Boubacar Dara Barry n’est pas fortuit. A l’en croire, il découle de son engagement depuis très longtemps pour la cause du Tidjanisme.

Dr Mamadou Oury Fadhi Diallo, président de l’Union des Tidjania

« Le poste de Khalife général est important pour l’épanouissement du Tidjanisme dans notre pays. C’est lui qui nous représente à l’occasion des conférences islamiques et autres cérémonies religieuses auxquelles nous sommes conviés. Comme vous le savez, c’est Elhadj Lamine Sy qui était notre Khalife, mais il est décédé. Que Dieu ait son âme au paradis. Et, puisque notre confrérie doit impérativement avoir un chef, comme c’est le cas dans les autres pays comme le Sénégal, nous avons décidé ainsi de porter notre choix sur Elhadj Boubacar Dara Barry. Pourquoi lui ? Dès la création de notre confrérie, Elhadj Boubacar Dara Barry a été un des tous premiers leaders religieux à faire des photocopies de notre agrément et le partager dans les mosquées à Mamou. Aussi, il a fait des Zihara dans la préfecture. Autre chose, c’est qu’une trentaine de personnes devaient aller au Maroc pour une activité religieuse. Mais, il se trouve que les noms des personnes qui étaient inscrites au compte de Mamou dont Elhadj Boubacar Dara Barry ont été omis par inadvertance par quelqu’un.

C’est alors qu’Elhadj Boubacar Dara Barry est venu nous demander pourquoi il n’y a personne de Mamou parmi les 30 personnes qui doivent aller au Maroc. Puisqu’à l’époque je n’ai pu rien faire pour lui, je lui avais promis que dès qu’une telle occasion se présentera, il sera le premier à en bénéficier. Mais, puisque depuis on n’a rien pu faire pour lui, nous avons décidé que pour cette raison et ces raisons que j’ai précédemment citées, qu’il soit notre Khalife général », a-t-il expliqué.

Très heureux du choix porté sur lui pour diriger cette grande confrérie islamique, Elhadj Boubacar Dara Barry a rendu grâce à Dieu et remercié tous les membres de cette organisation pour la confiance placée en sa personne. Il a promis de s’investir davantage pour le rayonnement de l’islam et des enseignements du Tidjanisme en Guinée.

Elhadj Boubacar Daara Barry, Kkhalife général du Tidjania

« Le Khalife général est un grand titre et un honneur pour celui à qui il est destiné. Je rends grâce à Dieu pour m’avoir permis de vivre cet instant. Et, puisque c’est Dieu qui aide, c’est lui qui fait et défait, je le pris de m’aider à honorer la confiance placée en moi par tous ces grands leaders religieux pour diriger cette confrérie. Beaucoup de choses ont été faites par mes prédécesseurs, mais le chemin est encore long. Beaucoup reste à faire. Notre objectif, sera de construire des infrastructures scolaires. Mais pour y arriver, il nous faut des moyens. Donc, j’exhorte nos frères musulmans, puisque pour tout progrès il y a besoin de moyens, nous leur demandons de nous assister financièrement pour qu’on puisse construire des écoles franco-arabe pour que nous puissions pérenniser l’enseignement du Tidjanisme. Car on ne peut aimer une chose que quand on la connait. Donc, ça, ça me tient beaucoup à cœur », a-t-il souligné.

Cette cérémonie d’intronisation du Khalife général du Tidjanisme en Guinée a pris fin par des prières et bénédictions en faveur de la paix et le développement du pays. Le Tidjanisme est une confrérie islamique fondée à Fez, au Maroc, au milieu du XVIIIème siècle. Elle s’est développée en Afrique de l’Ouest grâce à Elhadj Oumar Tall.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Péchés : voici ce que Dieu réserve à celui qui fait du tort à son semblable, selon l’imam de Tata (Labé)

21 octobre 2019 à 9 09 15 101510
Elhadj Mamadou Oury Seguin Diallo, imam de Tata I (Labé)

Selon, Elhadj Mamadou Oury Seguin Diallo, imam de Tata I, quartier relevant de la commune urbaine de Labé, « le Coran a insisté sur la gravité de faire du tort à son prochain. Le pécheur recevra toujours la récompense dûe à son péché : destruction de leurs concessions qui tomberont en ruine, malédiction à leurs descendances et la pauvreté sera leur finalité. Ce sont là des signes que Dieu envoie aux gens doués de sens », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Dans la première partie de ce sermon, Elhadj Mamadou Oury Diallo, imam de Tata I, dans la commune urbaine de Labé, a indiqué que le Tout Puissant Allah recommande au Prophète (PSL) d’attirer l’attention des fidèles sur le danger que constitue « faire du tort à son prochain » et que le jour du jugement dernier chacun rendra compte. Celui qui fait du tort à quelqu’un se retrouvera dans les ténèbres le jour du jugement dernier.

Les gens doivent savoir que celui qui confisque ou fait retirer sans raisons l’argent d’autrui est du nombre de ceux qui font du tort. Ils commettent un péché. Sont aussi du nombre des pécheurs les calomniateurs, ceux qui s’accaparent des parcelles de terre ou qui en dépassent les limites, ceux qui nient la vérité aux préjudices d’autrui.

Commettent également de graves péchés, ceux qui refusent de payer le salaire de quelqu’un qui lui a rendu un service conformément à leur convention de départ, le magistrat qui ne rend pas correctement justice.

En somme, celui qui fait le moindre tort à son prochain est considéré comme un grand pécheur. Citant un hadith, le chef religieux a expliqué que Dieu condamne avec rigueur le péché et le pécheur.

Dans la seconde partie de son sermon, l’imam de Tata I, exhorte de persévérer dans la foi et en la crainte de Dieu. « Le Coran a insisté sur la gravité de faire du tort à son prochain. Le pécheur recevra toujours la récompense dûe à son péché : destruction de leurs concessions qui tomberont en ruine, malédiction à leurs descendances et la pauvreté sera leur finalité. Ce sont là des signes que Dieu envoie aux gens doués de sens. Ô serviteur de Dieu ! Sachez que le pécheur qui ne s’en repent pas n’échappera à la sanction divine. Se serait la plus grande perte pour lui. Le Prophète (PSL) a dit dans un hadith ce qu’est un perdant : celui qui aura, ici-bas, respecté intégralement les 5 piliers de l’islam mais qui, le jour du jugement dernier, sera reconnu coupable d’avoir insulté quelqu’un, d’avoir menti sur quelqu’un, d’avoir tué quelqu’un. Alors le jour du jugement, c’est parmi ces biens faits qu’on prélèvera pour rétablir les injustices commises à ces différentes victimes. Si ses biens faits sont épuisés alors qu’il n’a pas fini de dédommager ses victimes alors les péchés commis par celles-là seront mis à son compte. C’est dans ces conditions qu’il sera jeté dans l’enfer. Voilà comment se fera la justice de Dieu.

Pour conclure, le Prophète (PSL) a dit : celui d’entre vous qui sait qu’il a commis un tort vis-à-vis de ses semblables doit se préparer pour le jugement dernier. Là-bas, les biens matériels (or, argent, ustensiles) n’ont aucune utilité pour dédommager une victime. Ils ne seront questions que des biens faits et des péchés. Rappelez-vous le jour où celui qui a fait du tort et la victime vont se retrouver. Le jour où le regret ne servira à rien. Le jour où celui qui a fait du tort à son semblable va se mordre ses mains, ses doigts face à ses péchés. Persévérez dans la foi et en la crainte de Dieu qui connait ce que vous cachez ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Guinée : Degg J Force 3, Banlieuz’art et King Alasko interdits de toutes activités

3 octobre 2019 à 19 07 28 102810

La décision est tombée ce jeudi, 03 octobre 2019. Les groupes Degg J Force 3, Banlieuz’art et l’artiste King Alasko sont interdits de toutes prestations scéniques et artistiques en République jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est signée de l’Agence Guinéenne des Spectacles. Elle fait suite aux agissements dont se sont rendus coupables Abdoulaye M’Baye du groupe Degg J Force 3et Marcus du groupe Banlieuz’art à l’occasion du concert qui s’est tenu hier, mercredi 02 octobre 2019, sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry.

Concert organisé par le ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique pour célébrer le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Les deux stars de la musique urbaine guinéenne ont proféré des injures à l’encontre du journaliste culturel, Aly Bongo Léno, provoquant une bagarre sur scène. L’Agence prévient les intéressés que la violation de cette décision les expose à des poursuites judiciaires. Guineematin.com vous livre ci-dessous la décision de l’AGS.

La décision ici

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Rénovation d’une mosquée à Dalein (Labé) : Koyé et Séléyabhé à couteaux tirés

30 septembre 2019 à 10 10 52 09529

Les citoyens du district de M’Bambé, dans la commune rurale de Dalein, ne s’entendent plus autour d’un projet de reconstruction d’une mosquée dans leur localité. Ce sont les secteurs de Dassi Koyé et de Dassi Séléyabhé qui sont aujourd’hui à couteaux tirés autour de la rénovation d’une mosquée. On assiste à une déchirure du tissu social entre les deux villages portant liés par l’histoire, la géographie et la sociologie, a appris sur place un des correspondants de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations confiées à notre correspondant local par le maire de la commune rurale de Dalein, tout a commencé lorsqu’un citoyen du secteur de Koyé a obtenu un financement des koweitiens pour lancer un projet de reconstruction de la mosquée située dans le secteur de Dassi Koyé. Mais, Elhadj Mamadou Sarifou Diallo précise que certains citoyens du secteur Dassi Séléyabhé et ceux du district de M’Bambé ont affiché leur opposition à cette idée.

Elhadj Mamadou Sarifou Diallo, maire de la commune rurale de Dalein

« La situation est inquiétante. M’Bambé est une localité qui a deux secteurs : Koyé et Séléyabhé. C’est des koweitiens qui ont promis à l’un de nos ressortissants de nous venir en aide pour la reconstruction de la mosquée de Koyé. Toutes les communautés ont été informées. Mais, ceux de M’Bambé et de Séléyabhé se sont opposés à ce que cette ancienne mosquée soit rénovée à Koyé. Eux, ils soutiennent à ce qu’une autre soit construite sur le Bowal, compte tenue de l’inaccessibilité de la localité de Koyé ».

Selon nos informations, l’implication de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et ressortissant de cette commune rurale, n’a pas calmé les ardeurs des deux camps, plus que jamais divisés. « Les ressortissants de Dalein résidant dans plusieurs pays ont interpellé Elhadj Cellou Dalein Diallo sur la situation. Et quant il est venu récemment pour la célébration de la fête de Tabaski à Labé, il a tenté de rapprocher les citoyens qui sont en désaccord, en suggérant d’accepter la rénovation de la mosquée de Koyé. Ensuite, une autre solution sera trouvée pour satisfaire ceux de Séléyabhé pour éviter des affrontements. Mais, ceux de Séléyabhé n’ont pas entendu ce message d’une bonne oreille. Ces derniers temps, ils ont même envoyé des agrégats pour la construction d’une nouvelle mosquée, arguant qu’ils ont reçu une autorisation venant des responsables de la ligue islamique. Nous leur avons demandé d’arrêter ces travaux, mais ils font la sourde oreille. Pourtant, même si l’ancienne mosquée est rénovée, cela n’empêchera pas la construction d’une autre », précise Elhadj Mamadou Sarifou Diallo.

En outre, notre interlocuteur a précisé que ce malentendu a amené les Koweitiens à se retirer, abandonnant le projet de reconstruction de la mosquée au profit d’une autre commune rurale.

Elhadj Mouctar Diallo, premier imam du district de M’Bambé

Sur les lieux, le divorce entre les deux secteurs est consommé. Aucune affaire sociale ne lie plus les habitants des deux villages. C’est ce qu’a laissé entendre le premier imam du district de M’Bambé, Elhadj Mouctar Diallo. « Le projet de reconstruction de notre mosquée a été source de déchirure sociale. Avant s’il y avait un baptême, un mariage ou un décès, les habitants de Dassi Séléyabhé et Dassi Koyé s’associaient pour la même cause. Tel n’est plus le cas aujourd’hui. Chacun suit ses affaires. Il y avait plus d’une vingtaine d’enfants de Dassi Koyé qui étudiait le coran à Dassi Séléyabhé, mais de nos jours, tous ces enfants ont été retirés des mains de leur maitre coranique par leurs parents. C’est vraiment déplorable », se désole-t-il.

Thierno Issa Diallo, vice-président du district de M’bambé

Pour Thierno Issa Diallo, vice-président du district de M’bambé, l’ancienne mosquée est devenue exigüe pour les fidèles musulmans, d’où la nécessité de construire une autre, plus grande. « Cette mosquée ne répond plus au besoin des citoyens en matière d’espace. L’accès est aussi très difficile. C’est pourquoi nous voulons la construction d’une autre mosquée grâce au soutien de nos ressortissants. Mais, depuis qu’on a pris cette initiative, ceux de Dassi Koyé où se trouve l’ancienne mosquée, se sont opposés catégoriquement. Depuis, rien ne va entre eux et nous ».

Abdoulaye Diallo, chef du secteur de Koyé

De leur côté, les citoyens de Dassi Koyé campent sur leur position. Selon Abdoulaye Diallo, chef du secteur de Koyé, « il n’en est pas question qu’on abandonne la mosquée que nos parents ont construit depuis plus de 300 ans au profit d’une autre. Ce qui était convenu, c’est de rénover cette mosquée. Mais, s’ils se retournent pour engager la construction d’une nouvelle mosquée à quelques mètres seulement de la première. Nous, nous n’accepterons pas cela. Déjà, tout notre village a décidé de ne pas prier dans cette nouvelle mosquée en construction. Jamais dans notre vie nous ne mettrons pied là-bas et abandonner la mosquée construite par nos aïeux. On a pris cette décision », a-t-il martelé.

A l’allure où vont les choses, une médiation rapide doit être engagée pour rapprocher les positions pour ne pas qu’on en arrive à une situation incontrôlable. Il reste à savoir quelle sera la réaction de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé, Elhadj Badrou Bah, en mission à Conakry au moment où ce bras de fer refait surface entre les deux secteurs.

Dossier à suivre !

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 30 responsables religieux outillés sur les statuts des foyers coraniques et lieux de culte

29 septembre 2019 à 12 12 40 09409

L’atelier d’élaboration/validation pour la réglementation des écoles coraniques et des lieux de culte musulman a pris fin hier vendredi, 27 septembre 2019, à Labé. Les travaux ont duré cinq jours et regroupés des acteurs religieux, des ONG islamiques, la société civile, des enseignants des foyers coraniques et leurs disciples venus de la région. La cérémonie a connu la présence des autorités administratives régionales, préfectorales et religieuses de Labé, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Elhadj Mamadou Lamine Diallo

Cet atelier de cinq (5) jours a regroupé trente (30) participants venus des préfectures de Mali, de Tougué et de Labé. Elhadj Mamadou Lamine Diallo, point focal et émissaire du secrétaire général aux affaires religieuses, a dit sa joie devant la tenue de cette activité. « Au nom de Monsieur le gouverneur de la région, représentant du président de la République, le Professeur Alpha Condé et au nom de toutes les autorités et au nom des partenaires je suis comblé de joie. En plus, je suis comblé de joie par votre participation active pour le bon déroulement de ce présent atelier. Nous allons transmettre fidèlement vos idées. Nous allons associer toutes les idées des autres préfectures pour faire la synthèse finale. Nous remercions tout le monde. Nous allons nous battre pour réglementer les mosquées et les centres de mémorisation. Nous sommes vraiment fiers ».

Elhadj Madifing Diané

Présent à cette rencontre, Elhadj Madifing Diané, gouverneur de Labé, a invité les religieux à plus de professionnalisme dans l’exercice de leur fonction dans les lieux de culte musulman. « Vous qui êtes là, Dieu a bien voulu vous confier sa religion. Certains vont penser que vous êtes petit dans la salle. Non, parce que vous avez derrière vous des fidèles dans vos mosquées et dans vos localités. Vous êtes les détenteurs de la paix. C’est pour cette raison vous ne venez pas dans la mosquée ou faire une prière sans dire paix. Vous avez la responsabilité, c’est vous que Dieu a mis devant nous, et nous resterons derrière vous. Soyez respectueux de ce qui vient d’être dit du point de vue juridique. Soyez indulgents envers vos fidèles, donner leur la bonne formation, la formation utile, sans dévier les principes de l’islam », a conseillé le gouverneur.

Elhadj Ousmane Sow

Au nom des participants, Elhadj Ousmane Sow a promis l’application des enseignements issus des cinq jours de travaux. « Nous sommes contents de cette heureuse rencontre. Au nom des participants et à mon nom personnel nous vous remercions. Si là où les musulmans se rencontrent pendant cinq fois par jour n’est pas paisible, comment allons-nous apaiser les citoyens. Comment allons-nous apaiser les violences ou les conflits. Si Allah le veut bien, nous allons respecter la synthèse finale de ce présent statut. Nous remercions les partenaires techniques et financiers. On vous promet de s’engager davantage pour contribuer à la paix et à la cohabitation ».

Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional aux affaires religieuses et imam de la grande mosquée

Prenant la parole, Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional aux affaires religieuses et imam de la grande mosquée, a appelé les participants à jouer le rôle qui leur est dévolu. « On vous a pas appelé parce que vous êtes de ceux qui transmettent la parole d’Allah. Maintenant, si le président de la République demande de réunir les religieux pour ces rencontres, c’est-à-dire nous avons plus de fardeaux. Nous sommes ceux qui vont apaiser les violences. S’il y a des problèmes, ce n’est pas l’Islam qui est à la base. Si non, l’Islam c’est la paix, la concorde et la miséricorde. Nous remercions tout le monde. Nous vous demandons de restituer les enseignements tirés de cet atelier. Un imam ne doit pas se rebeller, il doit dire la vérité aux gens », conseille l’imam de Labé.

Il est à noter cet atelier a regroupé 30 participants qui ont échangé autour des statuts des foyers coraniques et des lieux des cultes musulmans afin de réglementer les mosquées et les centres mémorisation.

De Labé, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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