Guinée : le Système des Nations Unies vole au secours de foyers coraniques de Conakry et de l’intérieur

17 septembre 2019 à 10 10 01 09019

Le Système des Nations Unies (UNFPA, OIM et UNESCO) a procédé à une remise de kits de dignité et des paquets intégrés d’une valeur de 820 millions de francs guinéens à deux foyers coraniques de Conakry (Ratoma et Matoto) et à 15 localités de l’intérieur du pays. Cet important lot, remis dans la journée d’hier lundi, 16 septembre 2019, est financé par le Fonds de Consolidation de la Paix. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans les zones risquées en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mme Barbara Sow, représentante résidente de l’UNFPA en Guinée

Dans son discours, madame Sow Barbara Sow du Système des Nations Unies a fait savoir que ce don vise à doter les foyers islamiques de matériels « afin de poursuivre l’enseignement de l’islam tolérant et de renforcer leur participation aux efforts de lutte contre toutes formes d’extrémisme en vue de contribuer au processus de consolidation de la paix dans leur environnement direct et dans le pays en général ».

Par ailleurs, la diplomate Onusienne est revenue sur la valeur de ce don et sur les éléments qui le composent. « Pour une valeur d’environ 820 millions de francs guinéens, ce don est essentiellement composé de : 150 kits de dignités (serviettes, brosse à dents, pattes dentifrice, des sceaux en plastique, pour les filles et femmes apprenant dans ces foyers coraniques pour améliorer leurs conditions d’hygiène et de santé ; 300 sacs de riz, 150 litres d’huile, 500 matelas, 300 couvertures, 1000 moustiquaires, 1000 exemplaires du saint Coran, 300 chaises en plastique, 250 nattes, 100 lampes torches solaires, 1000 draps de lit, 1000 bouilloires etc. L’amélioration des conditions de vie des apprenants des foyers coraniques est une priorité dans le cadre de l’assistance du Système des Nations Unies au Gouvernement et au peuple de Guinée », a-t-elle expliqué.

En outre, madame Sow Barbara a fait savoir que ces deux dernières années, les fonds de consolidations de la paix ont contribué entre-autres : « à la révision des programmes d’enseignement islamique et la traduction de certaines matières en arabe ; la mise en place de mécanismes d’alerte précoce ; la réglementation des foyers coraniques et les lieux de culte musulman en vue d’améliorer la compréhension du phénomène. Tous ces efforts déployés visent à prévenir le phénomène de radicalisme et de l’extrémisme violent », a-t-elle fait remarquer.

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Pour sa part, Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses, a remercié les donateurs tout en précisant que ces kits vont améliorer le cadre de vie des apprenants. « Les activités du projet prévention pour la radicalisation et de l’extrémisme violent se déroulent dans les meilleures conditions et les résultats sont ressentis dans nos communes et préfectures. Il s’agit du recensement des mosquées et foyers coraniques et de leur règlementation. Nous sommes au jour d’aujourd’hui à la dernière activité, donc la dernière phase du projet. Le don de matériels qui fait l’objet de la présente rencontre vient à point nommé et prouve la véracité des discours que nous tenons devant les responsables de nos lieux de culte et foyers coraniques. Ce don contribuera surement à améliorer le cadre de vie de nos enfants en quête de savoir dans 17 foyers coraniques. Il nous permettra également d’être plus proche de ces lieux sacrés pour un meilleur encadrement et un meilleur suivi de ces lieux d’éducation par essence et par excellence afin que les apprenants et leurs encadreurs continuent à être des vecteurs de développement, de paix et de cohésion sociale dans notre cher pays la Guinée », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Religion : à la rencontre de la fondatrice de l’une des plus grandes écoles coraniques de Kindia

16 septembre 2019 à 20 08 15 09159

Il y a 14 ans, Hadja Rouguiatou Diallo a eu l’idée d’ouvrir une école coranique au quartier Komoya, dans la commune urbaine de Kindia. Aujourd’hui, son foyer est devenu l’un des plus grands et plus importants de la préfecture de Kindia. Un journaliste de Guineematin.com est allé à sa rencontre.

Hadja Rouguiatou Diallo, fondatrice du foyer coranique

Le foyer coranique de Hadja Rouguiatou Diallo se trouve à son domicile. Il s’agit d’un hangar fait à base d’anciennes feuilles de tôles. Un hangar incapable aujourd’hui d’accueillir les 407 talibés de cette dame. Au début, elle n’avait pas prévu une telle situation. « Au début, l’objectif était d’encadrer mon unique fils pour qu’il ait une bonne connaissance de sa religion. Mais, quand les gens m’ont vu en train de l’enseigner, ils ont commencé à envoyer leurs enfants chez moi pour que je les enseigne aussi. C’est ainsi que le foyer a grandi, et aujourd’hui j’ai un effectif de 407 talibés dont 286 filles », explique-t-elle.

En plus du coran, cette combattante pour le rayonnement de l’islam enseigne aussi plusieurs autres livres islamiques dont Al Akhdari, As-Samaawi et Al Moughadimatoul Izziya ». Avec le nombre pléthorique de talibés, elle a trouvé une stratégie pour satisfaire tout le monde. « J’ai fait en sorte les enfants participent dans la formation. Ceux qui ont le plus élevé assistent ceux qui ont un niveau moyen. Et, ces derniers aussi assistent les débutants. Cela me permet de me concentrer à la formation des talibés les plus avancés », a confié Hadja Rouguiatou Diallo.

Une stratégie efficace qui permet de toucher tous les talibés. Un motif de fierté pour la fondatrice et gestionnaire du centre qui n’attend que la récompense de Dieu. « Je ne travaille pas pour un salaire, car le coran n’a pas de prix. J’attends mon salaire chez Dieu, le meilleur payeur. Mais, c’est lui qui trouve quelque chose pour le foyer ou pour moi, je ne vais pas le rejeter pas. On a besoin particulièrement de livres coraniques, que ce soit des exemplaires du coran ou les autres livres qui sont dans notre programme de formation », a-t-elle souligné.

Selon notre constat, d’autres problèmes se posent à ce grand foyer coranique. Le hangar est devenu petit par rapport au nombre de talibés. Ce qui rend les choses compliquées surtout en saison des pluies. A l’intérieur du hangar également, il n’y a pas de sièges pour tout le monde. Les talibés sont obligés donc de s’asseoir à même le sol.

De retour de Kindia, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Kobaya : une mosquée attaquée et pillée par des individus non identifiés

16 septembre 2019 à 10 10 32 09329
Mamadou Bello Diallo, premier imam de la mosquée Masdjidinourou de Cobaya

La mosquée Masdjid Nour située au secteur 1 du quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a été attaquée et pillée par des individus non identifiés. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 septembre 2019. Les malfrats ont emporté plusieurs objets, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Le jeudi dernier, après dernière prière du soir (la prière de 20 heures), nous avons fermé les portes de la mosquée. Mais, à 4 heures du matin, lorsque les muezzins sont venus pour faire l’appel à la prière de l’aube, ils ont trouvé que les portes ont été défoncées et qu’elles étaient ouvertes », explique Elhadj Mamadou Bello Diallo, premier imam mosquée Masdjid Nour.

Selon lui, les attaquants ont emporté plusieurs objets dont la valeur avoisine les 10 millions de francs guinéens. « Notre amplificateur a été volé. Cet appareil était dans une cage fermée à l’aide d’une serrure. C’est cette serrure qu’ils ont cassé et emporté l’appareil. Les bandits ont aussi défoncé les vitres et les battants d’une des fenêtres. En plus des appareils de sonorisation et de la fenêtre en vitre, des ventilateurs ont aussi été défoncés et emportés. Donc, en tout, le matériel volé est estimé à 9 500 000 francs guinéens », soutient l’imam.

Elhadj Mamadou Bello Diallo indique que ce n’est pas la première fois que cette mosquée est victime d’une attaque pareille. Des hommes jusque-là non identifiés s’étaient déjà introduits en plein jour dans ce lieu de culte pour dérober plusieurs objets. Les autorités locales ont avaient, alors, été saisies de la situation, mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui, l’imam de ladite mosquée se dit inquiet.

« Ce qui se passe ici nous inquiète énormément. Vous savez, même moi, ma maison a été cambriolée une fois. A l’époque, j’avais été blessé par les malfrats et des biens avaient été emportés. Et aujourd’hui, les bandits n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer la maison de Dieu. Ils n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer et piller une maison qui a été construite par des bonnes volontés qui œuvrent pour le rayonnement de l’islam », regrette-t-il.

Le leader religieux en profite pour interpeller une fois de plus les services de sécurité sur cette situation. « Ce que nous disons aux services de sécurité, c’est de nous aider. Ils savent qu’à Kobaya, les citoyens sont souvent attaqués, même pendant la journée. Je vous dis que la première fois que la mosquée a été attaquée, c’était en plein jour. Nous avons prié à 14 heures et nous sommes rentrés. Quand nous sommes revenus pour la prière de 16 heures, nous avons trouvé que la porte a été défoncée et c’est ce même type d’appareil qui avait été volé encore. Nous exhortons encore une fois les autorités sécuritaires à nous aider davantage, car nous souffrons », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Achoura à Conakry : plusieurs érudits du pays à la grande mosquée de Bambéto

13 septembre 2019 à 10 10 56 09569

L’Achoura 2019 a été célébré en différé hier jeudi, 12 Septembre 2019, à la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Cette cérémonie, organisée par certains sages du Fouta et des régions de la Guinée, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la foi islamique et la commémoration des grands évènements qui se sont produits le 10ème jour de Muharram, le premier mois de l’année musulmane. Elle s’est déroulée en présence du ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, des érudits des célèbres foyers coraniques du Fouta et d’autres régions, des responsables de la ligue islamique nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avant le discours des érudits et les salutations d’usage, le saint Coran a été lu une fois et le verset Yassine lu 40 fois en faveur de la paix et de la concorde dans notre pays.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, Grand imam de la mosquée de Bambéto

Dans son adresse aux fidèles réunis pour la circonstance, le grand imam de la mosquée de Bambéto, Elhadj Mamadou Saidou Diallo, s’est d’bord réjoui de la forte mobilisation avant d’inviter les uns et les autres à reprendre les bonnes pratiques de l’islam qu’il considère en train de disparaître.

« Aujourd’hui, nous sommes très contents. Voir tout ce beau monde, venu de partout, réuni ici pour la cause de Dieu, c’est un grand plaisir. Accepter de répondre à cet appel fraternel que nos parents résidant à Bambéto ont lancé pour commémorer ce grand jour d’Achoura est une grande réjouissance pour nous. Comme vous le savez, l’initiative de cette rencontre est d’un constat triste. Les bonnes pratiques de l’Islam, c’est-à-dire la tradition du prophète Mohamad (PSL), tendent à disparaître à cause de ceux qui les banalisent. Pour rappeler à certains et faire connaître à d’autres, je dirai que nos parents ont l’habitude de faire un certain nombre de bonnes pratiques relevant des recommandations de Dieu et du prophète Mohammad (PSL). Ça fait partie des habitudes de nos parents, à l’occasion de la célébration de l’Achoura, de jeuner, faire des sacrifices, aider les personnes démunies, offrir des vivres aux pauvres, aller saluer les beaux parents, ses maîtres coraniques ainsi que d’autres, les parents et les voisins, lire le coran et si possible, s’acquitter de l’aumône, si c’est le cas. Mais, le constat est qu’aujourd’hui à Conakry, cela a tendance à disparaitre par certains musulmans qui disent que ce ne sont pas des paraliques à faire. C’est un dérapage grave, car celui qui dit de ne pas aller saluer ta belle famille, tes maitres coraniques, tes voisins, tes amis et d’autres connaissances ; il te dit de ne pas faire des sacrifices ou bien d’autres pratiques islamiques tirées de tradition du prophète, il t’a induit en erreur », a dit l’imam.

En outre, le grand imam a mis cette occasion à profit pour appeler tous les fidèles musulmans à l’union et à l’acceptation réciproque. « Nous demandons à tous les fidèles musulmans, issus de quelques catégories que ce soit, c’est-à-dire qu’ils soient Chiites, Tidjanistes ou Sunnites, s’ils prononcent la phrase de l’unicité de Dieu et de la reconnaissance du prophète comme le messager de l’humanité, de se ressaisir. Chacun n’a qu’à aimer et suivre son maître, mais qu’il laisse celui qui n’est pas de même école que lui en paix. Seul Dieu sait qui est meilleur chez lui. Il n’appartient à aucun musulman de dire tel ira en enfer. Cela relève du secret de Dieu. Les musulmans doivent s’accepter et s’aimer. C’est en ça que la paix et la bonne foi vont régner. Le contraire entraînera toujours la mal-entente et parfois même la mauvaise conduite. Donc, nous appelons tout le monde à l’unité et aux bonnes pratiques de l’islam ».

Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté

Pour sa part, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, dira avoir constaté une grande ferveur religieuse et un enseignement plein de sens, indispensable à la communauté musulmane. « Ça a été une grande fierté de prendre part à cette rencontre. J’ai pu constater une grande ferveur religieuse et un enseignement important pour les musulmans. Un enseignement qui a, entre-autres, fait comprendre qu’il y a 3 fêtes musulmanes : la fête du Ramadan, la fête de Tabaski et la fête du nouvel an musulman. Ensuite, l’information sur l’importance de suivre cette journée, l’importance de l’éducation en Islam, l’importance d’apprendre et pratiquer le Coran, l’importance de garder et de pratiquer nos traditions qui sont le respect, la considération et la tolérance. Je dois dire que les hommes de culture, les détenteurs du pouvoir ou aspirants au pouvoir, tout le monde a intérêt à bien se comporter et à prôner la paix », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 91 92 25

Lire

Achoura : l’association Ahloul Bayt commémore l’événement dans la ferveur

10 septembre 2019 à 18 06 16 09169

L’association Ahloul Bayt a clôturé ce mardi, 10 septembre 2019, ses activités commémoratives d’Achoura, 10ème jour du premier mois du calendrier musulman. Chez les Chiites, cette date commémore l’assassinat de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mohamed (PSL). La cérémonie a eu lieu à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, dans la préfecture de Dubreka, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Plusieurs imams, autorités religieuses et des fidèles musulmans venus de Conakry et de Dubreka, ont pris part à cette cérémonie. Dans son adresse à l’assistance, le grand imam de cette mosquée est revenu sur l’objectif de cette activité.

« Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour commémorer le 10ème jour du premier mois lunaire. Une date à l’occasion de laquelle, toute l’humanité doit davantage s’unir, s’aimer, s’entraider, se pardonner, se rapprocher, prier pour le repos de l’âme de nos devanciers. Une date pendant laquelle il faut aussi renforcer les liens de parenté, d’amitié ; aider les pauvres, faire des sacrifices. Car c’est ce que Dieu et son messager Mohamed (PSL) recommandent aux musulmans », a expliqué l’imam Muhammad Saliou Diallo.

Selon le leader religieux, cet événement n’est pas celui d’une quelconque secte, mais de tous les musulmans dans leur diversité. Cela, pour commémorer la mort d’un grand homme de Dieu. « Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre de la commémoration de la date de l’assassinat de l’imam Al Hussein, à la fois petit-fils et successeur du prophète Mohamed (PSL). L’imam Hussein a été désigné par son grand-père pour continuer à transmettre le message de Dieu à l’humanité. Mais, il fut assassiné à Karbala, en Irak.

Maintenant, il est important de faire connaître aux musulmans l’histoire de son assassinat, afin de partager les douleurs du prophète Mohamed (PSL). Parce que si Mohamed était vivant le jour de l’assassinat de l’imam Hussein, il allait sans doute pleurer. C’est pourquoi, à l’occasion de cette date, il faut rappeler les circonstances de cette mort tragique aux musulmans, inviter tous les musulmans à s’aimer et à faire preuve de bonne conduite envers toutes les créatures de Dieu ».

Mamadou Saïdou Baldé, participant à cette rencontre, s’est réjoui de la forte mobilisation des fidèles musulmans et du bon déroulement de la cérémonie. « Nous célébrons ici le martyr de l’imam Al Hussein et de plus de 70 membres de la famille du prophète Mohamed (PSL). Mais, je dois dire que je suis très content de la mobilisation massive des musulmans. Cette mobilisation montre que le message portant sur l’assassinat de la famille du prophète à Karbala (Irak) en 680 est en train de passer à travers l’association Ahloul Bayt. L’histoire de ce martyr doit être connue de tout le monde, sinon il sera difficile de savoir pourquoi on célèbre cette date.

Alors que ce qui fait mal au prophète Mohamed (PSL) doit faire mal aux musulmans. Ce qui lui plaisir aussi doit plaire aux musulmans. Le martyr de la famille du prophète est un fait historique qui n’était pas connu de tout le monde, mais je constate que les gens commencent à le connaitre petit à petit par la grâce de Dieu. C’est ce qui fait que la mobilisation commence à devenir de plus en plus importante. Les gens commencent à comprendre que la famille du prophète a été assassinée par des gens qui se réclament comme étant des musulmans et qui font de ce jour, un jour de fête alors que c’est un jour de deuil. Donc pleurer la mort de sa famille, c’est être avec le prophète », a indiqué le jeune fidèle.

La cérémonie a pris fin par des prières et bénédictions faites par l’imam de la mosquée de Bambéto.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622919225 / 666919225

Lire

Pourquoi et comment célébrer Achoura ? Les explications de l’imam de Bambéto

7 septembre 2019 à 14 02 23 09239
Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Les fidèles musulmans de Guinée et ceux de beaucoup d’autres pays du monde vont célébrer Achoura le lundi prochain, 09 septembre 2019. 10ème jour du premier mois du calendrier musulman, cette date a une importance particulière pour les fidèles de la religion musulmane. Quelle est la particularité de cette date ? Comment doit-on la célébrer ? Un reporter de Guineematin.com a posé ces questions à Elhadj Mamadou Saidou Diallo, le premier imam de la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : les fidèles musulmans vont célébrer lundi prochain Achoura. Selon les religieux, c’est une date importante, mais elle est peu connue aujourd’hui notamment dans les villes. Parlez-nous-en.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est une date très importante mais qui n’est pas célébrée comme les deux grandes fêtes musulmanes : l’Aïd el Fitr (Fête de Ramadan) et l’Aïd el Kébir (Fête de Tabaski). A l’occasion de ces deux fêtes, les musulmans doivent aller faire une prière au niveau d’un espace réservé à cet effet. Mais pour Achoura, c’est différent. Là, il n’est pas question d’aller faire une prière pour marquer cet événement. D’abord, il faut dire que tout ce mois appelé Mouharram est béni par Dieu, c’est un mois très important pour les musulmans. Et particulièrement, le dixième jour de ce mois qu’on appelle Achoura. Selon la sounna (tradition) du Prophète Mohamed (PSL), beaucoup d’événements importants se sont produits en ce jour.

C’est notamment le jour à l’occasion duquel Allah a accordé le pardon à Adam, élevé le Prophète Idris à une haute dignité, sauvé Nûh (Noé) d’une grande catastrophe, sauvé Ibrahim (Abraham) du feu. C’est à ce jour que Dieu a révélé la Thora à Moussa (Moïse), fait sortir Youssouf (Joseph) de la prison, redonné à Yaaqûb (Jacob) la vue, fait sortir Younous (Jonas) des entrailles du poisson, fait traverser la mer rouge aux enfants d’Israël (qui fuyaient Pharaons et ses hommes, ndlr), pardonné à David ses péchés, donné la royauté à Souleymane (Salomon), pardonné à Muhammad (Mohamed) tous ses péchés passés et à venir.

C’est également le premier jour de la Création, c’est la première fois où la pluie est tombée sur terre, de même la première fois où la miséricorde divine est descendue sur terre. C’est le jour où Allah a créé le Trône, la Tablette et le Qalam (la Plume). C’est le jour où l’ange Gabriel a été créé, le jour de l’Ascension de Issa (Jésus) et ce sera le jour de la fin du monde.

Guineematin.com : pourquoi doit-on célébrer cette date ?

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est pour magnifier ces œuvres, se purifier davantage et continuer à faire du bien et s’éloigner des interdits que les musulmans commémorent cette date.

Guineematin.com : il y a cependant quelques divergences entre les musulmans, selon les sectes, autour de la façon de célébrer cette date. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à cette occasion ?

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : le prophète a recommandé à ce que l’on jeûne ce jour-là. Le prophète lui-même l’a fait, il a recommandé à tous les musulmans de le faire, c’est pour dire que c’est quelque chose qui est très important. Après qu’il soit parti de Médine pour la Mecque, il a promis à un moment donné que si cette date le trouver une nouvelle fois en vie, il jeûnerait le 9ème et le 10ème jour pour faire une différence entre les musulmans et les juifs qui, eux-aussi, jeûnent à cette occasion. Mais, le prophète est décédé avant cela, il n’a pas pu donc accomplir cette promesse. Mais, il est important que les musulmans jeûnent le 9 et le 10 de ce mois comme l’avait souhaité le prophète Mohamed (PSL).

Ce n’est évidemment pas une obligation, mais c’est très important de le faire parce que c’est une sounna de notre prophète. Et il a dit que celui qui jeûne à l’occasion d’Achoura verra tous ses pêchés de l’année écoulée effacés. A part le Ramadan, il n’y a pas un autre mois de l’année plus propice pour le jeun que ce premier mois de l’année musulmane. En plus du jeun, il faut faire des sacrifices à l’occasion de cette date, donner ce qu’on aux pauvres, aux orphelins, aux nécessiteux en général.

Au-delà de tout ça, Achoura est une occasion pour les musulmans d’aller rendre visite à leur entourage, leurs parents, leurs amis et connaissances. Car sur les 12 mois de l’année, certains n’ont pas le temps de se retrouver qu’à cette seule occasion. Ces salutations d’usage font partie des recommandations de Dieu. L’amour, la fraternité, l’entraide entre les musulmans sont des choses que Dieu recommande aux musulmans de faire à tout moment surtout à l’occasion de ce premier mois de l’année musulmane, plus précisément à l’occasion du 10ème jour de ce mois.

Nous, on voyait nos grands-parents offrir beaucoup de choses à des passagers, à des orphelins, à des talibés venus d’ailleurs. Ils partaient également dans d’autres familles pour leur souhaiter bonne fête et bonne année. En même temps, ils faisaient des bénédictions pour toute personne qu’ils rencontraient ou qu’ils visitaient. Il y a aussi des enfants qui faisaient le tour des concessions et on leur offrait des cadeaux et leur faisait également des bénédictions. Aujourd’hui, par la volonté de beaucoup de personnes, ces pratiques ont tendance malheureusement à disparaitre. Mais en quoi est-il mauvais d’offrir des biens à des gens nécessiteux ?

Pendant cette, il n’est pas recommandé à qui que ce soit d’aller se saouler, d’aller voler, danser, chanter ou faire du banditisme. Il est recommandé à chaque musulman de prier, de jeûner, de lire le coran, d’aller saluer son prochain et faire du bien aux autres. Celui qui est contre ça, n’a qu’à laisse les gens libres.

Je demande à ceux qui banalisent cette fête d’accepter les autres tels qu’ils sont. Ils ne sont pas obligés d’aimer mais qu’ils laissent au moins ceux qui veulent célébrer la fête la célébrer. Je crois que chacun cherche à être apprécié par Dieu. Si cette pratique qui est recommandée par la sounna du prophète ne leur plait pas, que les musulmans veuillent au moins s’accepter et se respecter entre eux. Je crois que les musulmans ont deux choses communes : le coran et la sounna du prophète.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

Cheick Hafiziou Diallo sur Achoura : « c’est un jour de tristesse, de deuil et de recueillement »

7 septembre 2019 à 14 02 10 09109
Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Le 10ème jour du premier mois lunaire chez les musulmans, le mois Muharram, est célébré chaque année par les fidèles du monde entier. Cette journée, connue sous le nom d’Achoura, est différemment perçue par les croyants. Elle sera célébrée le lundi 09 septembre 2019.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 06 septembre 2019, Cheick Mamadou Hafiziou Diallo, président de la fondation Ahloul Baït, soutient qu’Achoura consiste à célébrer le martyr du petit fils du prophète Muhammad, l’imam Al Hussein. Dans cet entretien avec ce professeur d’universités, imam à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, il a été aussi question du sens et de la manière dont cette fête doit être célébrée.

Guineematin.com : l’Achoura est une fête musulmane, célébrée le 10ème jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. Elle est célébrée chaque année par les musulmans de tous les courants, même si on note des différences dans la célébration. Que représente l’Achoura pour vous qui vous faites appeler Ahloul Baït ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : l’Achoura, c’est la célébration de la journée de martyr du petit fils du prophète Muhammad, que la Paix et le Salut soient sur Lui et sa sainte famille, qui est l’imam AL Hussein, fils de sa fille aimée, Fatoumata Zahara et de l’imam Ali, le prince des croyants. Je vois que vous commencez par dire la fête d’Achoura. Chez nous, le 10 n’est pas le premier jour du nouvel an de l’hégire, c’est le premier jour. Si on devrait fêter le nouvel an, c’est au 10ème jour qu’on devrait le faire. Mais, ce n’est pas une fête, c’est un jour de deuil, c’est un jour de recueillement, c’est un jour où on lit l’histoire, savoir ce qui s’est passé et tirer des leçons afin de savoir ce qu’il faut faire pour l’avenir.

Guineematin.com : pourquoi célèbre-t-on cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : vous savez, le prophète Muhammad (PSL et sa famille) est le guide, l’imam de tous les prophètes que dieu a envoyés. Donc, le messager et sa sainte famille doivent être respectés et suivis. Il y a beaucoup de versets du saint Coran qui nous parlent du prophète et de sa sainte famille, comme ils ont parlé d’Abraham et de sa sainte famille. D’ailleurs, dieu nous a ordonnés, nous a exhortés à prier sur le prophète et sa sainte famille et donc pour montrer à travers cette prière la place qu’occupe cette famille dans la religion musulmane. Donc, c’est une famille purifiée par Dieu, nommée être des dirigeants propres, dignes et intellectuels pour une foi réelle théoriquement et pratiquement. Donc, les membres de sa famille ainsi que leurs partisans ont été assassinés par des gens qui se réclamaient des musulmans. Des musulmans qui buvaient, des musulmans qui tuaient, des musulmans qui faisaient tout ce qui est interdit par l’islam et avec ça, c’étaient ceux-là qui se réclamaient musulmans et dirigeaient la religion musulmane. Maintenant, les populations musulmanes voient que leurs chefs sont les modèles de la vie. C’étaient des gens de Yazid qui ont transformé l’islam. Avec eux, l’islam c’était le nom seulement. Mais la réalité de l’islam, la justesse de l’islam, la justice de l’islam, la piété de l’islam et humanisme de l’islam n’existait plus. Ceux-ci ont appelé le petit fils du prophète (PSL), l’imam Al Hussein d’être avec eux, il dit : non moi je ne peux être avec vous, parce que moi je suis musulman, je pratique le Coran, je pratique la tradition du prophète (PSL). Et le prophète avait dit qu’Al Hassane et Al Hussein sont des dirigeants. Qu’ils se lèvent pour la guidance ou qu’ils ne se lèvent pas, ce sont des imams. Donc, on doit imiter les imams et non eux au contraire qui vont imiter les gens qui les suivent. Ainsi, il s’est levé pour sauver l’islam, l’islam du Coran, l’islam de la tradition du prophète Muhammad (PSL) et il a été assassiné avec 72 personnes de sa famille. Donc, c’est le jour de Karbala, avec ses amis, ses enfants, ses compagnons. C’est un crime contre l’humanité. Si vous lisez l’histoire, vous trouverez que l’imam Al Hussein a tout donné pour que l’Islam reste.

Guineematin.com : alors comment doit-on célébrer cette fête quand on sait qu’elle est perçue différemment par les musulmans ?

Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : on doit suive le prophète. Si le prophète vivait, à chaque fois que cette date arrive, il n’allait pas être en fête. Il allait être en deuil parce que c’est le jour de l’assassinat de son petit fis et plus de 72 membres de sa familles. C’est un jour de deuil. Il y a certains qui racontent l’histoire en disant que Moise a été sauvé de Pharaon, Abraham a été sauvé du feu, c’est du montage. Même s’ils célèbrent cette date pour le bonheur de Dieu sur ces derniers et autres, nous, ce qui nous concerne c’est le prophète (PSL). Les autres prophètes, on reste avec eux en suivant le prophète Mohamad (PSL). Toute personne qui reconnait l’unicité de Dieu et affirme que le prophète Mohamad (PSL) est son messager des messagers, a reconnu Abraham et Moise. Nous, c’est Mohamad que nous suivons, s’il est content, nous sommes contents. S’il est triste, nous aussi nous restons avec lui dans tous les deux cas. Le jour d’Achoura c’est un jour de tristesse, c’est un jour de recueillement, on doit vraiment rester dans le cadre du coran et la tradition du prophète Mohamad PSL parce que le prophète a pleuré son petit fils quand l’Ange Gabriel lui avait dit que son petit fils a été assassiné à Karbala. Et quand ses compagnons l’ont vu pleurer, ils lui ont demandé pourquoi il pleurait, il leur a répondu que : l’Ange Gabriel qui est venu ici m’a dit que mon petit fils aimé Al Hussein sera assassiné par des gens qui se réclament des musulmans, c’est pour cela que je pleure. C’est ainsi que ses compagnons se sont associés à lui pour pleurer Al Hussein. Donc, Achoura est un jour de deuil et de recueillement. C’est de la Sunna. C’est pour imiter ce que le prophète a fait. C’est comme ce qu’on a trouvé nos parents en train de faire. Donc, c’est un jour où il faut renforcer la foi, renforcer la fraternité, renforcer les liens d’amitié. Il faut chercher à connaître qui est le prophète Mohamed, qui sont ceux qui ont assassiné son petit fils Al Hussein. On peut faire tout ce qui se doit en Islam. Mais, dire que c’est une fête, c’est ce qui ne se trouve dans le livre de jurisprudence.

Guineematin.com : que dites-vous de ceux qui se blessent à l’occasion de la célébration de l’Achoura ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : c’est une bonne question. Vous savez, Hussein est sorti pour montrer l’islam de l’humanisme, l’islam de la piété parce que l’islam a été bafoué, falsifié complètement. Donc, Hussein s’est battu contre les injustices, contre les dépravations. C’est pour cela que les ennemis de l’islam ont mis des virus dans l’Achoura. Ceux qui se blessent lors de l’Achoura, sont les ennemis de l’islam. Hussein ne s’est pas blessé. On l’a blessé. Ceux qui se blessent soit avec des chaises, des couteaux ou d’autres choses, on ne doit pas se blesser comme ça. On ne doit pas faire sortir du sang comme ça, l’islam interdit ça. Ceux qui le font disent c’est parce le sang est sorti du corps de Hussein, mais ce n’est pas ce qui est recommandé de faire. C’est de montrer l’islam de la fraternité, de la piété, du pardon, de la dignité, de la liberté d’esprit et de la foi afin de bien vivre avec les êtres, que ça soit les hommes ou les animaux.

Guineematin.com : tous les musulmans ne célèbrent pas l’Achoura de la même manière. Qu’est-ce qui explique cette différence dans la célébration ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : les musulmans ne célèbrent pas de la même manière, c’est bien vrai. Il y a des musulmans qui sont éclairés, certains ont la foi claire et qui sont avec le prophète (PSL) et les bonnes personnes. Parce que la vérité, elle est universelle. D’autres ne sont pas avertis, ils apprennent la religion dans les taxis, les cassettes avec n’importe qui. Donc, il y a certaines personnes qui sont là pour propager le mensonge. Ils ne font pas l’analyse pour faire la différence entre ce que le Coran a dit et ce que les usurpateurs, c’est-à-dire ceux qui falsifient le Coran, disent. Ceux qui disent être vainqueurs célèbrent de leur manière, ceux qui disent aussi victimes dans cette affaire d’assassinat d’Hussein ou d’autres faits célèbrent de leur manière. Mais toujours est-il que le Coran et la tradition du prophète restent à pratiquer et à respecter. Maintenant chez nous, des enfants sortiront et taper des objets d’une famille à l’autre pour demander quelque chose, s’ils demandent parce qu’ils sont nécessiteux, ce n’est pas mauvais. Mais, si c’est le contraire, ça n’a pas de sens.

Guineematin.com : vous, vous êtes chiite. Quel message avez-vous à donner à vos coreligionnaires Sunnites et Tidjaniste à l’occasion de cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : il y a beaucoup de choses. On dit les Chiites, les Tidjanistes presque c’est la famille, même les Sunnites dans le vrai sens du mot, s’il s’agit de la tradition du prophète (PSL). Tu ne peux être Chiite, Tidjaniste ou Sunnites sans croire au Coran. Maintenant, quand tu te réclames Chiite, Tidjaniste ou Sunnite, quand le Prophète est content, tu n’es pas content, le prophète est triste, tu n’es pas triste, tu ris, tu prends cette journée comme jour de fête, il faut rester avec le prophète dans les deux cas.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de tous les musulmans du monde ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : le message que j’ai pour l’ensemble des musulmans du monde, c’est de rester avec le Coran, le prophète et sa sainte famille parce que c’est le Coran qui le recommande et donc c’est Dieu qui le recommande. La sainte famille n’est pas que pour les Chiites seulement, pour les Tidjanistes, les Sunnites ou autres, elle est pour l’humanité. Il s’agit de bien réviser la foi, le Coran, la Sunna en vue de connaître ce qui s’est passé pour prendre des leçons et s’en servir. Cela, pour ne pas tomber dans le trou des ennemis de l’islam.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

Lire

Célébration d’Achoura : « 15 événements importants se sont produits en ce jour »

7 septembre 2019 à 14 02 05 09059
Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

A l’instar de leurs coreligionnaires de plusieurs autres pays du monde, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura le lundi, 09 septembre 2019. Cette date marque le début du nouvel an musulman. Et, elle revêt un caractère particulier, selon Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses et maître de conférences à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, département langue arabe. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com autour de cet événement annuel.

Décryptage !

Guineematin.com : le lundi, 09 septembre 2019, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura ou la fête du nouvel an musulman. Pour commencer, parlez-nous de l’origine de cette fête.

Dr Alhousseiny Diallo : je précise d’abord qu’en islam, il y a véritablement deux fêtes. C’est la fête de Ramadan et celle de Tabaski. C’est pendant ces deux fêtes que les musulmans se réunissent pour prier. Ce sont là des fêtes de réjouissance qui succèdent à de grandes adorations : le jeun et le pèlerinage. Maintenant, en ce qui concerne Achoura dont on parle aujourd’hui, il faut savoir que cette date est très importante. D’ailleurs, tout ce mois qu’on appelle Mouharram en arabe et qui est le premier mois du calendrier musulman, est un mois béni de Dieu. Il fait partie des quatre mois sacrés parmi les douze que compte l’année.

Achoura qui correspondant au 10ème jour de ce mois est une date particulière que les musulmans doivent célébrer. C’est aussi un jour de réjouissance parce que d’abord, c’est date qui marque le début d’une nouvelle année. On se réjouit du fait que la nouvelle année nous a trouvés en vie et on prie Dieu que cette année nous apporte du bonheur. En plus de cela, il faut souligner que cette date est particulière parce que beaucoup d’événements importants, et pour la plupart heureux, se sont produits à cette occasion.

Guineematin.com: quels sont ces événements ?

Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

Dr Alhousseiny Diallo : il y en a en tout 15. Les 14 sont des événements heureux et le 15ème est un drame. Et on va en citer quelques-uns. C’est en ce que Dieu pardonna Adam et Eve lorsqu’ils ont mangé la pomme interdite ; sauva Noé d’une grande calamité naturelle qui a touché son peuple ; sauva Abraham du feu dans lequel il a été jeté par ses ennemis. C’est aussi en ce jour que Joseph a été remonté du puits dans lequel ses frères l’avaient jeté. C’est en ce jour que Jacob a recouvré la vue. Moïse est né, il a vaincu les magiciens et il a traversé la mer rouge en cette même date.

Ensuite, c’est le 10 de ce mois que Dieu a redonné la santé à Job après une longue maladie, il a permis au peuple de Jonas de se repentir, donné le pouvoir à Salomon, donné un fils à Zacharie qui l’avait prié pendant de longues années pour cela. Jésus Christ est né et il est monté au ciel à cette même date. Tous ces événements sont heureux. Il y a un seul événement malheureux qui s’est produit à cette date, c’est l’assassinat de l’imam Hussein, fils de l’imam Aly et sa famille en Irak.

Guineematin.com : les musulmans sont unanimes sur l’importance de cette date. Cependant, ils sont nettement divisés, selon les sectes et parfois selon les pays, sur la façon de la célébrer ou alors de la commémorer. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à l’occasion de cette date ?

Dr Alhousseiny Diallo : ce qui est important de retenir, c’est ce que le prophète Mohamed (PSL) a jeûné et il recommandé aux musulmans de jeûner à cette occasion. Il faut jeûner le 09 et le 10 de ce mois ou alors le 10 et le 11. Le prophète Mohamed n’avait jeûné que le 10ème jour. Mais, avant sa mort, il avait promis de jeûner prochainement le 9ème et le 10ème jour pour marquer la différence avec les juifs qui jeûnent aussi le 10ème jour de ce mois. Donc, à cause de cette promesse du prophète, il est recommandé de jeûner le 09 et le 10 de ce mois. Mais aussi, il est accepté de jeûner le 10 et le 11. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très important de le faire. Il faut lire le Coran, prier, multiplier les bonnes œuvres à cette occasion.

Guineematin.com : même si la pratique n’est plus fréquente dans les grandes villes, dans certains endroits du pays, on voit des enfants qui font le tour des concessions pour réciter des cantiques et demander de l’argent dans la soirée du 9 de ce mois. Qu’en est-il de cette pratique ?

Dr Alhousseiny Diallo : cela n’a rien à avoir avec la religion, mais ce sont des coutumes qui se font en fonction des sociétés. Il y en a aussi qui se lavent très tôt le jour d’Achoura en disant que c’est de l’eau de Jam Jam (eau pure qui se trouve à la Mecque) et tant d’autres. Ce sont des coutumes mais qui sont acceptées par l’islam. Tant qu’on ne fait pas des choses interdites par l’islam, il n’y a pas de problème. C’est vrai qu’il y a des gens qui critiquent ces pratiques en disant que ce sont des innonvations, mais il faut savoir que tout le monde ne peut jamais être d’accord. La contradiction va toujours exister et elle n’est d’ailleurs pas mauvaise. Ce qui est mauvais, c’est de s’en prendre aux autres qui ne pensent pas comme nous. Il faut respecter l’opinion de l’autre même si on ne la partage pas.

Entretien réalisé par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

Commémoration d’Achoura : « il est recommandé de jeûner les 9ème et 10ème jours »

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique, imam à Koloma

Le lundi, 09 septembre 2019, correspond à Achoura, le 10ème jour du premier mois lunaire. Cet événement marque le début d’une nouvelle année musulmane. Mais, si tous sont d’accord sur le principe de commémorer cette date, les musulmans sont cependant divisés autour de la façon de faire.

Les fidèles de certaines sectes islamiques la considèrent d’ailleurs comme une fête et d’autres comme un simple événement qui ne doit servir qu’à se rapprocher de Dieu. Pour en parler, Guineematin.com a donné la parole à un spécialiste des questions islamiques. Au cours de cette interview, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma répond à toutes nos questions.

Voici le décryptage de cette interview !

Guineematin.com : dans quelques jours, les musulmans vont commémorer Achoura. Expliquez-nous le sens de cette fête ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique, imam à Koloma

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : Achoura, c’est le 10ème jour du premier mois lunaire. Vous savez que l’année musulmane vient de changer. On a quitté l’année 1440 pour celle 1441. Donc à chaque fois que l’année musulmane change, le 10ème jour du premier mois est appelé Achoura. C’est un mois qui est très important parce que le Prophète Mohamed(PSL) a dit dans un hadith que pendant l’année, il n’y a pas de jeûne meilleur que celui du premier mois lunaire appelé Mouharram.

Donc, après le mois de Ramadan, il n’y a pas de jeûne qui est meilleur que jeûner ce mois de Mouharram. Maintenant, pour celui qui n’a pas pu jeûner tout le mois ou plusieurs jours dans le mois, il est demandé de jeûner le 9ème et le 10ème jour qui correspondraient respectivement au dimanche et lundi prochain. Dimanche c’est le 9ème jour qui est appelé Tachoura et lundi c’est le 10ème jour qui est appelé Achoura. Donc il est recommandé aux musulmans de jeûner ces deux jours.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a une préparation préalable à faire pour cet événement ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il n’y a pas une préparation spéciale à faire. Seulement, il faut avoir l’intention de jeûner le 9ème et le 10ème jour, c’est tout. Ce n’est pas une fête.

Guineematin.com : il y en a quand même qui en font une fête. Dans la soirée du 09, on voit des enfants qui sillonnent les concessions pour réciter des cantiques et demander de l’argent. Et le 10, tôt le matin, certains prennent un bain qu’ils disent être spécial. D’où proviennent ces pratiques ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il y a beaucoup de choses qui se passent pendant ces deux jours. Certains se réjouissent et d’autres font des recueillements dans les cimetières. Mais tous cela ce n’est pas fondé. Cela n’est pas vrai. Il n’y a aucune preuve. Tout ce qui est demandé, c’est de jeûner ces deux jours à savoir le 9ème et le 10ème jour. Il n’est pas dit de se réjouir, il n’est pas dit aussi de se recueillir. Dire que c’est une fête, il faut se réjouir, ce n’est pas la religion, c’est la coutume. Ceux qui font les cantiques la nuit, tout ça c’est la coutume. La religion ne parle pas de ça. Ça, c’est des innovations cela n’a rien à voir avec la religion.

Ce n’est pas écrit dans le Coran, ni dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Pourtant, ce sont nos deux références. Le Coran et les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Donc le Prophète a jeûné le 10ème jour, et puisque les juifs jeûnaient aussi le 10ème jour, il a dit aux musulmans pour différencier notre jeun de celui des juifs, l’année prochaine nous allons jeûner le 9ème et le 10ème jour. Mais le Prophète est décédé dans cette même année. Donc c’est ce qui est écrit dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Tout le reste, c’est soit la coutume ou les innovations. La religion en tout cas n’a pas parlé de cela. Ni de se réjouir, ni de se recueillir.

Guineematin.com : celui qui jeûne les 9ème et 10ème jours de ce mois, quelle est la récompense qui l’attend ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : voilà, jeûner le 10ème jour de ce mois efface les pêchés de l’année passée. Donc, c’est énorme. Et, c’est une occasion dont il faut en profiter. On a rappelé au temps du pèlerinage que jeûner le 9ème jour d’Arafat efface les pêchés de 2 ans à savoir l’année passée et l’année future. Maintenant, ce jeûne de ces 9ème et 10ème jours du mois de Mouharram efface les pêchés de l’année passée. Donc ça, c’est énorme. C’est une occasion à ne pas rater, il faut en profiter au maximum.

Guineematin.com : avez-vous un message à lancer à l’endroit des fidèles musulmans ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : mon message, c’est de demander aux musulmans de redoubler d’efforts et de suivre les traces du Prophète Mohamed(PSL) et tout ce qui est recommandé par le Coran. Il ne faut pas chercher ailleurs. Il ne faut pas dire qu’on imite une communauté ou une autre. Il faut pratiquer tout ce qui est dit dans le Coran et dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL) pour ne pas tomber dans l’erreur. Puisque l’innovation est interdite par la religion. La religion est close, on ne doit rien ajouter. Il faut toujours se référer au Coran et aux hadiths du Prophète Mohamed (PSL).

Entretien réalisé par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Accueil des pèlerins, port de Soobî, comportement à adopter…. Oustaz Ramadan à Guineematin

19 août 2019 à 21 09 54 08548
 Oustaz Mohamed  Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma

« Le pèlerin, quand il quitte la Mecque, les jours qui suivent, ses invocations sont exaucées ; c’est le Prophète Mohamed (PSL) qui le dit. Mais, il ne faut pas aller saluer le pèlerin dans l’intention d’avoir quelque chose comme l’eau de jam-jam, un boubou, un foulard ou des chapelets. Il faut éviter cela. Le pèlerin aussi ne doit pas s’attendre à ce que tous ceux qui viennent le saluer lui apportent quelque chose »

Le pèlerinage des musulmans aux lieux saints de l’Islam a pris fin il y a quelques jours en Arabie Saoudite. Les fidèles, après avoir accompli ce 5ème pilier de l’Islam, ont déjà commencé à regagner la Guinée. Ces dernières années, il a été constaté de grandioses manifestations pour l’accueil des pèlerins, avec parfois des cérémonies pompeuses. Interrogé à ce sujet par un reporter de Guineematin.om, ce lundi 19 août 2019, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma, dans la commune de Ratoma, a dénoncé cet état de fait.

Guineematin.com : au compte de cette année 2019, le pèlerinage est terminé. L’heure est au retour au bercail pour les fidèles musulmans qui ont fait le hadj. Qu’est-ce qu’il est conseillé de faire pour l’accueil des revenants du hadj ?

Oustaz Ramadan Bah : le pèlerinage est terminé pour cette année. Ceux qui sont allés à la Mecque pour faire le pèlerinage, nous prions Dieu pour qu’il exauce leur pèlerinage et qu’ils retournent dans leur pays dans les meilleures conditions. Pour accueillir ces pèlerins, il s’agit tout simplement d’envoyer à l’aéroport une ou deux personnes pour accueillir son parent proche. A ce niveau, rien n’est recommandé par la religion. Maintenant, pour accueillir les pèlerins, il faut faire beaucoup attention qu’il soit homme ou femme. Parce qu’on constate à leur arrivée, de l’aéroport jusqu’à la maison, il y a des choses anormales qui se passent. Il s’agit des accolades entre deux personnes. Ça, l’islam l’interdit. Les salutations par les mains entre deux personnes qui peuvent se marier aussi, l’islam interdit cela. Mais, on voit ça le plus souvent. Si c’est la famille, entre frères et sœurs ou entre père et fils ou entre époux, ce n’est pas interdit de se serrer les mains. Mais, entre deux personnes qui peuvent se marier, cela est formellement interdit par l’islam. Il faut également éviter les regroupements. Cela n’est pas interdit par la religion, mais ce n’est pas bon de créer des embouteillages pour fatiguer les pèlerins. Il faut leur permettre de bien rentrer à la maison. C’est pour cela, il ne faut pas envoyer 10 ou 15 personnes pour aller accueillir à l’aéroport un seul pèlerin. Cela n’est pas bien. Ils sont nombreux. Si chacun se comporte comme ça, cela va créer de la fatigue et voire même des disputes entre les musulmans. Aussi, il faut éviter de faire des cortèges et de prendre des photos. Tout ça ne fait pas partie de l’accueil du pèlerin.

Guineematin.com : quelques fois, nous remarquons le port d’uniformes par certaines personnes pour accueilli les pèlerins. Est-ce que cela n’est pas contraire à la religion ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma

Oustaz Ramadan Bah : pour ne pas créer de nouvelles choses non prescrites par la religion, il faut éviter certaines choses. Ceux qui portent les mêmes vêtements, les uniformes communément appelé Soobî, cela n’est pas recommandé. Immoler des bœufs en disant que c’est des sacrifices, cela aussi ne fait pas partie du pèlerinage. Ce n’est pas recommandé par la religion. Surtout l’immolation, il faut s’abstenir d’immoler des bœufs ou des moutons pour dire que c’est des sacrifices. Donc, c’est des choses qu’il faut éviter pour ne pas créer de nouvelles choses non prescrites par la religion. L’innovation est interdite par la religion. Nous, nos sources, c’est le Coran et les Hadiths du Prophète Mohamed (PSL). Donc, quand quelque chose n’est pas recommandée par le Coran ou les Hadiths du Prophète Mohamed (PSL) on ne doit pas faire ça dans nos adorations. Donc, c’est à éviter.

Guineematin.com : Qu’est-ce qui est recommandé de faire alors ?

Oustaz Ramadan Bah : ce qui est recommandé, pour ceux qui n’ont pas été à la Mecque, c’est d’aller saluer de façon sincère. Il faut aller le saluer, rendre grâce à Allah et être joyeux comme eux. Surtout leur demander de faire des invocations pour nous. Parce que le pèlerin, quand il quitte la Mecque, les jours qui suivent, ses invocations sont exaucées et c’est le Prophète Mohamed (PSL) qui le dit. Mais, il ne faut pas aller saluer le pèlerin dans l’intention d’avoir quelque chose comme l’eau de jam-jam, un boubou, un foulard ou des chapelets. Il faut éviter cela. Le pèlerin aussi ne doit pas s’attendre à ce que tous ceux qui viennent le saluer lui apportent quelque chose. S’ils apportent, tant mieux ; s’ils n’apportent pas, ce n’est pas obligatoire.

Guineematin.com : Quel comportement les musulmans qui ont effectué le pèlerinage doivent adopter durant le reste de leur vie ?

Oustaz Ramadan Bah : le musulman est allé à la Mecque, il a fait le pèlerinage. A partir de là, il doit adopter un bon comportement pour le reste de sa vie. Le Prophète Mohamed (PSL) nous dit dans un Hadith que celui qui fait le pèlerinage, si son pèlerinage est accepté par Allah, il sort de ses pêchés comme le jour où sa mère l’a mis au monde. Donc, il devient propre, il n’a plus de pêchés. Alors, ils doivent préserver cela. Si avant, il avait des mauvais comportements, maintenant jusqu’à sa mort, il ne doit plus adopter des mauvais comportements. Tous les mauvais comportements, il doit les éviter, à commencer par l’habillement. Après le pèlerinage, il doit s’habiller correctement, surtout nos sœurs et nos mamans. Celles qui ne s’habillaient pas bien, à partir de maintenant, elles doivent changer leur mode vestimentaire. Jusqu’à la fin de leur vie, elles doivent être bien habillées avec des habits décents, avoir un bon comportement et un bon langage envers tout le monde. A partir de maintenant, il faudrait qu’ils évitent le mensonge, la tricherie, la calomnie, la corruption etc. Les fonctionnaires, les commerçants, et nos parents qui sont venus de l’intérieur du pays, doivent savoir qu’ils ont eu une chance qui n’est pas accordée à n’importe qui. Puisqu’il y a des gens qui vivent à la Mecque, mais Dieu ne leur a pas donné la chance de faire le pèlerinage. Maintenant toi, tu es en Guinée, Dieu t’a donné cette chance d’aller jusqu’à la Mecque pour faire le pèlerinage, il faut préserver cela jusqu’à la mort.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Décès d’Agnès la star à N’zérékoré : « toute la lumière sera faite sur cette affaire »

19 août 2019 à 19 07 28 08288

Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré vient de réagir au décès de l’artiste Gobou Agnès Délamou, communément appelée Agnès la star. Interrogé ce lundi, 19 août 2019, par le correspondant local de Guineematin.com, Marcel Malick Oularé rassure que « lumière sera faite sur cette affaire ».

Deux jours après la découverte du corps sans vie de la chanteuse dans sa chambre, les circonstances de sa mort restent toujours un mystère. Les nombreux fans d’Agnès, artiste adulée dans la région forestière de la Guinée, continuent à s’interroger sur ce qui a conduit à son décès. Les autorités sanitaires, qui ont effectué l’autopsie sur le corps, n’ont toujours pas rendu public leur rapport. Mais d’ores et déjà, le substitut du procureur de la République près le TPI de N’zérékoré se montre rassurant là-dessus.

« Par rapport à la mort de la démoiselle Agnès la star, l’hôpital a examiné le corps, le rapport doit être déposé aujourd’hui au niveau de la police. Parce qu’il faut le rappeler, la procédure est à ce niveau. Les enquêtes, d’abord tout partira de ces éléments du dossier, le rapport médical qui est d’ailleurs un élément clé. C’est à partir de là que nous saurons les causes de la mort. Et, c’est ce qui déterminera la nécessité ou non de l’ouverture d’une enquête.

Et si tel est le cas, un juge d’instruction va être saisi pour approfondir les enquêtes, rechercher les auteurs si c’est quelqu’un qui est la cause de cette mort et les traduire devant la justice. Elle aussi se chargera du reste. Donc, que les gens soient rassurés que toute la lumière sera faite sur cette affaire », a déclaré au micro de Guineematin.com, Marcel Malick Oularé.

A rappeler que la chanteuse et danseuse Agnès la star a été inhumée hier, dimanche 18 août 2019, au cimetière du quartier Kpama 2, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Sa mort brutale a plongé la ville de Zaly dans une profonde tristesse.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224 620166816/666890877

Lire

Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

Lire

Koléya (Kankalabé) : la foi et l’unité nationale selon l’imam Abdallah Mombéya

17 août 2019 à 9 09 45 08458
Oustaz Abdoulaye Bah
Oustaz Abdoulaye Bah du foyer de Koléah, commune rurale de Kankalabé (Dalaba)

« Ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans… », a indiqué le jeune imam.

A l’occasion de la grande prière hebdomadaire d’hier, vendredi 16 août 2019, à Koléya, un foyer de la culture islamique, situé dans la commune rurale de Kankalabé, relevant de la préfecture de Dalaba, c’est Oustaz Abdoulaye Bah, connu sous le sobriquet de oustage Abdallah Mombéya qui a officier la grande prière de 14 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le jeune Abdallah Mombéya Bah a été autorisé à diriger la prière de ce vendredi à Koléya par l’érudit de la localité, Elhadj Hamidou Diallo. Dans son sermon de circonstance, oustage Abdallah Mombéya a développé trois points essentiels : l’intérêt de la foi religieuse ou la crainte de Dieu, le devoir des populations locales à s’investir davantage pour l’unité nationale et la cohésion sociale.

Avec des exemples à l’appui, il a expliqué que ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans…vidéo !

Lire

Assomption à Kankan : « je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans »

16 août 2019 à 10 10 33 08338

Les fidèles chrétiens de Guinée, à l’image de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de l’Assomption, hie jeudi, 15 août 2019. Cette fête catholique commémore la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la vierge Marie, mère de Jésus. A Kankan, c’est l’église Notre Dame de Paix et de Victoire qui a servi de cadre à la célébration de cette cérémonie en présence de l’évêque local, Monseigneur Emmanuel Félémou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Pour les fidèles catholiques, la date du 15 août représente une date importante dans leur vie. C’est pour cette raison que la mobilisation était de taille à Kankan à l’occasion de la célébration de l’Assomption. La fête a commencé par un carnaval que les fidèles ont organisé dans les rues de Kankan, munis de tambours et d’autres instruments de musique traditionnelle.

Interrogé par notre reporter, l’évêque de Kankan, Monseigneur Emmanuel Félémou, a rappelé l’importance de l’Assomption. « C’est un sentiment de joie, de paix et de religion, parce qu’aujourd’hui, Dieu nous donne la grâce de Marie. C’est la femme qui a accepté de servir Jésus, c’est le modèle de la foi et de la fidélité. Cette femme, depuis le début de l’existence humaine, a été choisie par Dieu pour qu’elle puisse être la mère de son fils Jésus, qui est notre seigneur. Aujourd’hui, nous fêtons l’Assomption, qui est la montée de Marie, parce que quand elle a fini sa mission, Dieu l’a glorifiée, pour l’amener au ciel », a expliqué le chef religieux.

Au cours de la prière, a précisé l’évêque de Kankan, des messages de cohésion sociale et de paix ont été véhiculés à l’endroit des fidèles catholiques. « C’est un message de cohésion, de paix parce qu’ici, l’érudit de Kankan, Cheick Fantamady Chérif était là en 1953, pour l’inauguration de la première cathédrale avec mon Seigneur Maurice Maillot. Donc, ils ont établi des liens ancestraux de religion entre musulmans et chrétiens. Aujourd’hui, je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans, de voir que la religion ne divise pas, mais rassemble. Elle nous met sur le même chemin de paix », a laissé entendre Monseigneur Emmanuel Félémou.

Plusieurs fidèles catholiques présents à cette cérémonie religieuse ont dit leur joie de célébrer l’assomption aux côtés des leurs. Pour Julien Tamba Camara, « la fête là signifie beaucoup de choses pour moi. D’abord, la montée de la vierge Marie qui interpelle tous les chrétiens, pour dire que Dieu connait vraiment la virginité de Marie. Donc, je dis bonne fête à tous les fidèles chrétiens. Vraiment, nous sommes très joyeux, la fête s’est bien passée, les fidèles sont présents, la célébration a été satisfaisante ».

Même son de cloche chez Sabine Gboué, une fidèle catholique présente à cette cérémonie, s’est réjoui d’avoir participé à fêter Assomption. « Je ne ressens que la joie, parce que je fête Marie qui est notre maman, elle fait beaucoup de choses dans notre vie. C’est une femme qui a été humble, c’est un modèle pour le peuple chrétien. Le message que j’ai aujourd’hui, c’est de dire aux fidèles chrétiens de vénérer la vierge Marie, c’est une femme qui nous a donné notre sauveur, le Christ », a-t-elle dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Lire

N’zérékoré : les catholiques célèbrent la fête de l’Assomption dans la ferveur

15 août 2019 à 17 05 21 08218

À l’instar de ses coreligionnaires du monde, la communauté catholique de Guinée a célébré ce jeudi, 15 août 2019, la fête de l’Assomption. À N’zérékoré, cette fête qui marque la montée au Ciel de la Vierge Marie, mère de Jésus Christ, a été célébrée dans une grande ferveur. Des bénédictions et des appels à la paix dans le pays y ont été faits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans la salle des ordinations de la cathédrale Cœur Immaculé de Marie que l’Assomption a été célébrée à N’zérékoré. De très nombreux fidèles catholiques, venus d’un peu partout de la région forestière, ont pris part à cette commémoration. C’est l’Abbé Olivier Théa qui a présidé la messe. Dans son homélie, l’abbé Théa a retracé l’historique de la fête avant d’inviter les fidèles chrétiens à se donner la main et à œuvrer pour la paix dans le pays.

Au sortir de cette commémoration, certains fidèles catholiques ont livré leurs sentiments au micro de notre reporter.

Honorable Madeleine Théa, ex-maire de N’zérékoré: « la fête d’aujourd’hui était consacrée à la Vierge Marie, c’était impeccable parce que c’est une maman. Donc de grâce, on doit la louer. Et nous lui rendons tous les hommages, parce que c’est elle qui protège, elle a protégé son enfant Jésus et elle nous protège aussi. Donc, nous nous mettons à sa disposition. Je remercie Dieu, et que chacun de nous ait la santé, qu’il y ait la paix à N’Zérékoré. Que les politiciens et politiciennes se reconnaissent comme filles et fils uniques de la ville. Que les autorités nous aident à réhabiliter nos routes, parce que la Guinée forestière n’a pas de routes et elle est coupée du reste du monde ».

Marcel Malik Oularé : « nous avons suivi les textes liturgiques de ce jour qui nous enseignent la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth. Je crois que cela doit être une leçon pour toutes les femmes. À travers ces textes, nous avons appris ce lien de solidarité entre Marie et sa cousine Elisabeth. Et ça doit être le modèle, l’exemple pour toutes les femmes de notre paroisse pour qu’il y ait ce lien d’amour et d’amitié entre elles afin de rendre plus forte notre église. Parce qu’il n’est de secret pour personne, l’église d’aujourd’hui repose essentiellement sur l’œuvre des femmes ».

Sény Monika Sagno : « j’ai été baptisée aujourd’hui, je suis tellement contente, je ne sais pas ce que je dois faire. Je remercie le bon Dieu et les gens qui ont eu le courage de m’encadrer jusqu’aujourd’hui. Je suis comblée de joie. Je demande à mes sœurs et à mes amies de venir à l’église et de faire comme moi. Ils vont être fils de Dieu, car le Christ est très bon ».

Il faut noter qu’au cours de la célébration de la fête mariale (Assomption) trente deux (32) fidèles catholiques ont été baptisés et se sont engagés à œuvrer pour la paix et propager la parole de Dieu partout dans le pays.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 620166816/666890877

Lire

Sens et importance de l’Assomption : Dr Kamano Georges Pascal dit tout à Guineematin

15 août 2019 à 13 01 34 08348

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles chrétiens (catholiques) de Guinée célèbrent l’Assomption ce jeudi, 15 août 2019. Une occasion pour les catholiques de célébrer la montée glorieuse de la vierge Marie au ciel à travers des prières et autres rituels destinés à honorer la mère de Jésus. Pour parler de cette fête de l’Assomption et des activités liées à cette célébration, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Dr Kamano Georges Pascal, le vice-président du Conseil Pastoral Paroissial de Saint Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : aujourd’hui, les fidèles catholiques célèbrent l’Assomption. Expliquez-nous la signification de cette journée d’Assomption.

Dr Kamano Georges Pascal : le 15 août 2019, l’église catholique fête l’assomption. L’assomption, c’est la montée glorieuse de la vierge Marie. Elle a été élevée parce qu’elle a été la mère du sauveur, et Dieu l’avait choisie. Donc, il ne pouvait pas laisser cette dame, qui a porté son fils, connaitre encore les dégradations de la tombe. C’est pourquoi, elle fût élevée. Elle fût montée parce que Dieu a voulu que la mère de son fils soit honorée de cette sorte. Et c’est pourquoi, les pères de l’Eglise ont décidé que le 15 août soit réservé à cette grande célébration. Donc, c’est un dogme, vous le comprendrez, il faut le comprendre comme ça.

Tous les chrétiens, tous les catholiques, sont unanimes là-dessus. Personne ne vous dira que c’est ici que repose la vierge Marie. Donc, en union avec tous les chrétiens du monde entier, les catholiques, il est important que nous réservions une place de choix à cette dame. Parce qu’elle fût la première qui demanda à son fils un service, celui de faire le premier miracle à la demande de sa mère. Donc, elle continue à intercéder pour nous parce qu’elle est une mère, et nous devons aussi l’honorer en ce jour du 15 août.

Guineematin.com : quelle est l’importance de cette journée d’assomption ?

Dr Kamano Georges Pascal: l’importance, on ne peut pas vous dénombrer tout ce que ça réserve. La première des choses, c’est comme si vous avez votre maman que vous célébrez. Vous savez, la maman est chère. Elle accepte de donner sa vie. Parce que, elle fait les 9 mois de grossesse et elle met au monde un enfant. Vous, vous êtes cet enfant, si vous devez célébrer cette maman qui vous écoute, qui vous conduit au père, elle que vous dérangez tous les jours, si vous réservez un jour pour l’honorer…

Je pense que toute la journée nous devons l’honorer, nous devons avoir cette dévotion pour elle, prier, lui demander nos intentions afin qu’il les présente à son fils. Et nous sommes convaincus qu’il les présentera à Dieu, notre père.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a des rituels réservés à cette journée ?

Dr Kamano Georges Pascal: d’abord, nous avons commencé depuis le 6 août par l’organisation d’une série de prières qui a été clôturée hier mercredi par une conférence et une veillée. Une veillé au cours de laquelle nous avons fait une procession mariale, nous avons prié, nous avons chanté en l’honneur de Marie pour qu’elle intercède encore pour nous, qu’elle continue à être à nos côtés parce que nous sommes ses enfants, et nous savons qu’elle ne nous abandonne pas.

Donc ce matin, on se retrouve encore pour célébrer Marie, pour lui dire merci et pour lui présenter nos intentions, les intentions pour le pays, pour chacune de nos familles et pour le bien de l’humanité, pour qu’il y ait la paix, pour les femmes, tous ceux qui sont en difficultés, de nous assister et de prendre en compte nos supplications.

Guineematin.com : avez-vous un message à lancer à l’endroit des fidèles chrétiens ?

Dr Kamano Georges Pascal : d’abord, je remercie le site Guineematin.com pour avoir effectué ce déplacement et venir dans nos locaux. Mais aussi, je souhaite une très bonne fête à tous les guinéens, à tous les chrétiens de par le monde entier, pour que Marie continue à intercéder pour nous, pour qu’elle puisse intercéder pour notre famille, pour notre pays surtout qui en a besoin.

Nous savons que nous traversons des situations économiques difficiles et nous sommes convaincus que Marie ne nous abandonnera pas, elle intercédera pour nous. Donc, pour que nous puissions être un, que la politique ne nous divise pas. Avec Marie, nous sommes convaincus, comme une mère ne peut pas faire une différence entre ses enfants, elle sera à nos côtés, elle vivra, elle intercédera à notre faveur.

Propos recueillis et décryptés par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

Lire

Mamaya de Kankan : un événement culturel pour promouvoir le développement local

15 août 2019 à 9 09 38 08388

La Mamaya de Kankan s’est achevée hier, mercredi 14 août 2019. De nombreux habitants et ressortissants, des amis et sympathisants de cette ville ainsi que plusieurs autorités ont pris part à l’événement. Un moment de fête, de communion et une occasion de parler du développement local, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon plusieurs sources, la Mamaya est une danse venue du Mali par le biais de voyageurs qui faisaient le commerce entre Kankan et Bamako. Depuis plusieurs décennies, elle est devenue une très grande fête traditionnelle, célébrée durant les trois jours suivant la fête de Tabaski dans la ville de Kankan. Cette année, c’est le Général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a présidé l’événement.

« La Mamaya, pour celui qui regarde attentivement les pas, est la danse de l’harmonie par excellence. Tout, dans la danse de la Mamaya, est gracieux, les pieds vont ensemble, les mains viennent ensemble, les amplitudes des reins, tout se fait ensemble, c’est cela la gracieuseté de la danse de la Mamaya. Pour longtemps, elle fut donc une cérémonie, si vous voulez, de jouissance et de réjouissance au fur et à mesure que les Sèdè (classes d’âge) se sont relayés sur la place publique », a rappelé Bouréma Condé.

Présent à cet événement, Mamadouba Toss Camara, le maire de la commune urbaine de Matoto (Conakry), s’est réjoui du bon déroulement des festivités. « J’ai un sentiment de joie et de satisfaction parce que c’est devenu une tradition. A l’occasion de chaque fête de Tabaski, les ressortissants, amis et sympathisants de Kankan se retrouvent pour trois jours de festivités.

Donc ce que nous observons aujourd’hui vraiment c’est émotionnel, surtout les pas de danse qui sont extraordinaires. Les jeunes ont bien organisé et surtout les officiels qui sont là aujourd’hui se sont massivement mobilisés pour venir vraiment répondre à l’appel des enfants. Donc, ça contribue au développement de Kankan », se félicite-t-il.

De développement, il en a bien sûr été question à l’occasion de cete Mamaya. Cette année, les organisateurs ont mis un accent sur la protection de l’environnement avec notamment un projet de reboisement du bassin du fleuve Milo. Un projet qui attire bien l’attention de Dr Ousmane Doré, ancien ministre guinéen des Finances et actuel fonctionnaire à la banque africaine de développement (BAD).

« J’ai pu recevoir de l’organisation des projets qui portent vraiment sur l’environnement, et vous savez que les questions environnementales sont au cœur des priorités de la banque africaine de développement. Donc j’ai demandé aux organisateurs d’aller me trouver à Conakry pour que je puisse leur ouvrir les portes de la banque africaine de développement qui pourrait les appuyer dans le cadre de ce programme de reboisement du bassin du fleuve Milo. Je pense que je pourrai jouer un grand rôle pour leur permettre de boucler un financement leur permettant d’arriver à l’objectif de reboisement.

En ce qui me concerne personnellement, je suis un citoyen de Kankan, je sais que j’ai fait mon enfance ici à un moment donné, donc je contribuerai volontiers à travers un chèque personnel aujourd’hui même à l’organisation avant qu’on ne retourne à Conakry pour pouvoir financer le projet de grande envergure », a-t-il laissé entendre.

A rappeler qu’en raison de l’ampleur qu’a prise la Mamaya de Kankan, les autorités guinéennes avaient décidé, l’an dernier, de construire un centre culturel pour abriter l’événement. Mais, les travaux de construction de ce centre se sont arrêtés à la pause de la première pierre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

Lire

Mamou : l’Union des Associations Islamiques vent débout contre la dépravation des mœurs

13 août 2019 à 9 09 03 08038

Dans le souci d’apporter sa contribution à la promotion de l’islam et d’inciter les jeunes à adopter le bon comportement, l’Union des Associations Islamiques de Mamou a organisé une rencontre culturelle ce lundi, 12 août 2019. Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre à un moment où la jeunesse de Mamou est plus que jamais à la croisée des chemins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les échecs répétés enregistrés ces derniers temps au baccalauréat à Mamou et la dépravation des mœurs préoccupent les religieux de la ville carrefour. L’activité organisée ce lundi s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le libertinage face auquel une bonne partie de la jeunesse de Mamou se livre, notamment à ces jours de la fête.

Prenant la parole, Elhadj Mamadou Khan, représentant de la ligue islamique régionale, a remercié les initiateurs de cette activité avant d’inviter les citoyens de Mamou à la pratique de l’islam. « Au nom des ligues islamiques régionale, préfectorale et communale, nous remercions très sincèrement les initiateurs de cette noble et belle cérémonie religieuse. Des activités pareilles empêcheront à nos enfants d’aller dans les lieux de dépravation des mœurs. Avant cette initiative, nos enfants mouraient souvent dans le fleuve à Bafing, sur la route de Dalaba ou à Soyah.

Mais maintenant, la plupart de nos enfants préfèrent venir ici passer le temps avec vous. Nous invitons les citoyens de Mamou à plus de pratique de leur religion. La meilleure éducation est celle de l’islam. Nous sommes créés pour adorer Allah. Donc, adorons notre seigneur et qu’il nous accorde son paradis », a dit Elhadj Mamadou Khan.

Quant à Elhadj Satina Diallo, au nom de la Direction Préfectorale de l’Education de Mamou, il est revenu sur les échecs massifs et répétitifs aux examens nationaux dans la ville carrefour. « Nous sommes satisfaits de cette rencontre. Mais, nous regrettons l’absence de certains jeunes qui devraient être là. Aujourd’hui, l’éducation et l’instruction sont en manque à Mamou. Cette année, le premier de cette école Union Musulmane est la 10ème de la République. Si une chose préoccupe tout le monde, c’est facile de trouver une solution.

Avant, Mamou avait toujours des lauréats. Depuis trois ans, nous sommes à la queue parmi les 8 régions administratives. Prenons des dispositions pour faire face, cherchons à remédier les maux qui gangrènent l’éducation à Mamou. C’est parmi ces jeunes qu’on peut avoir des imams, des cadres pour tous les ministères. Si nous n’avons pas des représentants parmi nos enfants, notre vie est vouée à l’échec », a lancé cet acteur de l’éducation.

Présent à cette rencontre, Hady Barry, Inspecteur Régional du Commerce et représentant du gouverneur, s’est également dit très satisfait de cette initiative avant d’inviter les parents d’élèves à plus de rigueur envers les enfants. « Vraiment, l’Union des Associations Islamiques de Mamou œuvre non seulement pour l’épanouissement de l’islam, mais aussi l’épanouissement des musulmans de Mamou au lendemain des fêtes pour empêcher les enfants d’aller faire les pratiques contraires et déviantes de l’islam.

Si tous les jeunes de Mamou venaient ici, on aurait réussi dans l’éducation de nos enfants. Nous demandons aux acteurs de l’éducation de prendre conscience. Les années écoulées, Mamou avait toujours des lauréats. Mais, Mamou d’hier est différent de Mamou d’aujourd’hui, qui tire toujours la queue. C’est un constat négatif. Nous devons conjuguer ensemble les efforts. Les responsabilités sont partagées : les parents ont abandonné les enfants et l’enseignement dans les écoles fait défaut.

Les activités sont partagées entre nous les acteurs de l’éducation. Aujourd’hui les enfants utilisent négativement la technologie. Si nous perdons cette jeunesse, notre existence sur terre n’a été pour rien. Nous encourageons les organisateurs pour pérenniser des rencontres pareilles », a laissé entendre monsieur Barry.

Il est à noter que des activités comme : des conférences débats, des tables rondes, des concours de lecture du Coran, des déclamations de poèmes, des pièces de théâtre, de l’athlétisme, du cyclisme, du football, des projections de films religieux, sont programmés durant cette journée culturelle qui est à sa 18 édition.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

Lire

La Côte d’Ivoire en deuil : l’artiste DJ Arafat est décédé

12 août 2019 à 14 02 35 08358

Le peuple ivoirien est sous le choc ce lundi, 12 août 2019. DJ Arafat, la star de la musique du pays, est décédé ce matin à la suite d’un accident de la circulation. L’information a été confirmée par la télévision nationale ivoirienne (RTI), a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan, que Houon Ange Didier, de son vrai nom, a rendu l’âme à 8 heures du matin, ce lundi. Le roi du coupé-découlé a succombé à ses blessures contractées lors d’un grave accident de la circulation dont il a été victime dans la nuit du dimanche à ce lundi dans la capitale.

La moto du chanteur, à vive allure, est allée percuter une voiture conduite une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Il a été aussitôt conduit, en état d’inconscience, dans ce centre médical, où il a été pris en charge. Mais, les médecins n’ont pas pu sauver la vie de l’artiste.

Artiste de renommée internationale, DJ Arafat est né en 1986 à Yopougon, une commune de la capitale économique ivoirienne. Son dernier single, intitulé « Moto-Moto » a battu tous ses records avec 4,5 millions de vues sur YouTube.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel ; 628124362

Lire