Elhadj Abdoulaye Bah, imam à Fayçal : « un musulman ne ment pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… »

14 janvier 2019 à 11 11 15 01151
Elhadj Abdoulaye Bah, 2ème imam de Fayçal

La préservation de la paix et l’unité nationale est une question qui préoccupe bon nombre de guinéens. C’est notamment les religieux qui lancent régulièrement des messages dans ce sens. Au cours d’un entretien avec Guineematin.com, Elhadj Abdoulaye Bah, deuxième imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, a expliqué les comportements que les musulmans doivent adopter à l’égard de leur prochain.

Elhadj Abdoulaye Bah

« Pour pérenniser la paix et l’unité nationale, l’islam demande que les populations s’aiment entre elles. Il faut que les citoyens s’entraident, qu’ils se pardonnent. Que chacun de son côté aspire au bien-être de ses compatriotes et aspire au développement de son pays. Que chacun aime son pays, que chacun fasse un acte positif pour le développement de son pays. Que chacun s’éloigne de tout acte négatif qui peut créer des ennuis à l’égard de ses compatriotes », a indiqué le deuxième imam de Fayçal.

Évoquant quelques versets du Saint Coran, Elhadj Ibrahima Bah dira que « tous les êtres humains sont égaux devant Dieu. Nul n’est au-dessus de l’autre, sauf celui qui l’adore de plus. Et qui adore Dieu, ne triche pas quelqu’un, ne ment pas sur quelqu’un, ne vole pas, ne tue pas, ne blesse pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… Dieu aime ce genre de personnes et non des gens qui s’insultent et qui se bagarrent », souligne le leader religieux.

Enfin, l’imam a laissé entendre que les citoyens qui habitent dans un même pays doivent savoir que c’est Dieu qui les a mis ensemble. C’est pour cette raison, précise Elhadj Abdoulaye Bah, qu’« ils doivent s’aimer en sachant que c’est Dieu qui leur a donné l’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la terre sur laquelle ils marchent, le ciel qui les couvre. Donc personne ne peut dire qu’il est au-dessus de l’autre. Chacun doit poser un acte pour soulager son prochain. C’est ce que l’islam recommande », a insisté l’imam.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/ 664 416 922

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Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Acquis et avenir d’ADLAM en Guinée : les précisons de son vice-président, Sounoussy Diallo

7 janvier 2019 à 11 11 40 01401

Les travaux de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM se poursuivent à Koundara. Les initiateurs de ce système d’écriture en Poular poursuivent sa vulgarisation. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, le vice-président de l’Association Winden Janguen ADLAM, Mamadou Sounoussy Diallo, enseignant chercheur à l’Université de N’Nzérékoré, est revenu sur les acquis et sur les perspectives de cette écriture.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui ADLAM en Guinée ?

Mamadou Sanoussy Diallo

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM, à l’instar des autres systèmes d’écriture que notre pays dispose, se porte à merveille dans notre pays. C’est une association qui couvre toute l’étendue du territoire national. De Conakry à Yomou, nous avons des représentants et des centres d’apprentissages qui sont en train de faire le combat au sein de la Nation, celui de lutter contre l’analphabétisme, tant en milieu urbain qu’en milieu rural et parmi les couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Donc, notre association est en train de faire une activité que l’Etat guinéen a prescrit dans sa politique, celle de la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance dans le pays.

Guineematin.com : vous avez choisi Koundara pour abriter les travaux de la 4ème session de votre Assemblée générale. Qu’est-ce qui a prévalu au choix de cette ville ?

Mamadou Sanoussy Diallo : ce qui a prévalu au choix de Koundara, les raisons sont nombreuses et diverses. Nous avons d’abord sa position géographique entre le massif du Fouta et les plaines de la Basse Côte. Et c’est une population mosaïque, diverse dans sa culture, dans sa configuration linguistique. Nous avons choisi Koundara, parce que Koundara était l’une des préfectures qui a accepté très tôt de piloter, de vulgariser et d’écrire ADLAM. Koundara a formé beaucoup d’apprenants et a même vulgariser au de-là du pays. C’est Koundara qui a envoyé ADLAM au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, en Gambie. Et comme notre système d’écriture ADLAM n’est pas fait pour une communauté, n’est pas fait pour une région, n’est pas fait pour une préfecture, n’est pas fait pour un individu, c’est pour toute la Guinée, pour tous ceux qui sont épris de lutter contre l’ignorance, de valoriser nos langues nationales, c’est pour ça que nous avons choisi Koundara avec sa multi-dimensionnalité culturelle, linguistique, religieuse et social. Donc, Koundara est pour nous un pont entre le reste de la Guinée et la Basse Côte.

Guineematin.com : que peut-on retenir comme acquis de cette écriture dans notre pays ?

Mamadou Sounoussy Diallo : les acquis sont très importants. D’abord, ça permet de garantir la souveraineté linguistique de notre pays et ça permet aussi de sauver nos langues nationales qui sont en train de s’effriter devant les nouvelles technologies de l’information. Alors, ça a permis encore à la Guinée de se hisser parmi les nations innovatrices, ça a permis de lutter contre l’analphabétisme. Aujourd’hui, des gens qui ne savaient ni lire ni écrire, savent lire ce qui se passe dans les journaux, savent lire ce qui se passe dans la science dans la religion et dans leur propre langue. Ils deviennent de facto leurs propres maîtres. Alors, ça c’est un acquis important pour nous. Lorsque les gens savent lire et écrire, cela permet d’asseoir la base du développement national durable. Ensuite, nous avons pu écrire beaucoup de choses qui étaient ignorées par les autres scientifiques, par les autres langues. Nous avons pu rétablir certaines choses, certains concepts qui n’étaient pas bien prononcés. Nous avons aussi écrit assez d’ouvrages de sciences tels que l’électricité, la grammaire, la médecine, etc. Donc en Guinée, c’est l’acquis là que nous avons. L’autre acquis est que chaque année, nous organisons des assemblées générales qui permettent d’harmoniser les points de vue. Nous organisons aussi la journée nationale de l’alphabétisation qui permet au peuple de Guinée de sortir de l’ignorance. Sur le plan international, nous avons conquis beaucoup de territoires qui ne savent pas lire ni en arabe ni français, mais aujourd’hui, qui savent lire et écrire dans leurs langues. Nous avons aussi di côté de la technologie aujourd’hui, tous les Androïd à partir de 7, ont dans leur configuration, nous avons le clavier que Google a conçu pour nous. Donc, à l’image des autres caractères du système d’écritures, nous sommes aussi là pour mettre à l’Etat à côté du français, de cultiver le peuple de Guinée et de lutter contre l’ignorance.

Guineematin.com : quel avenir pour ADLAM en République de Guinée ?

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM a un grand avenir en Guinée. Nous souhaitons que cela soit supporté et appuyé par tous. L’atout c’est quoi ? C’est que nous avons misé sur les jeunes, les enfants. Parce que les enfants d’aujourd’hui, sont les adultes de demain. Ensuite, nous avons aussi misé sur les femmes. Les autorités disent toujours, les scientifiques aussi le confirment, que les femmes sont les baromètres du développement. Alors, lorsque les femmes sont instruites, le développement, la paix, l’unité nationale et la cohésion sont assurés. Nous avons aussi misé sur la communauté rurale. Vous savez que la population guinéenne est en majorité rurale. Et la population qui est en majorité rurale, elle est informée, elle est éduquée, elle est instruite dans sa propre langue, nous pensons que le développement sera une réalité, l’unité nationale sera une réalité, la paix sera une réalité, le développement en sera aussi. Je pense que si nous avons pu conquérir les enfants, les jeunes, les femmes, les milieux ruraux, sans occulter les milieux urbains, alors nous sommes en train de faire ce que peut aider notre pays. Nous avons pensé qu’il faut traduire les textes juridiques de notre pays, telle que la Constitution. Parce que si le peuple connait le contenu de notre Constitution, il sera respectueux des principes démocratiques et du fonctionnement de l’Etat. Mais aussi, ce peuple saura défendre ses droits et ses devoirs. Alors, nous avons traduit la Constitution, nous avons traduit le code des routes, le code de l’environnement, le code des collectivités, le code de l’enfant. Et, nous sommes sur un projet ambitieux, celui du code civil lorsqu’il sera promulgué par le président de la République.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Assemblée de Winden Janguen ADLAM : forte mobilisation à Koundara

6 janvier 2019 à 11 11 51 01511

L’association Winden Janguen ADLAM a démarré les travaux de la 4ème session de son assemblée générale hier, samedi 05 janvier 2019, à Koundara. Prévue pour trois (3) jours (du 5 au 07 janvier), cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar, connait la participation de plusieurs délégations venues des différentes préfectures de la Guinée, de plusieurs pays d’Afrique et des Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le préfet de Koundara, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le Badiar vibre actuellement au rythme de la 4ème session de l’assemblée générale Winden Janguen ADLAM. Des citoyens de la ville, les autorités locales à tous les niveaux ainsi que de nombreux invités venus de plusieurs autres pays, se sont donné rendez-vous ce samedi à la maison des jeunes de Koundara, située dans le quartier Hafia. Tous sont réunis pour promouvoir la langue pulaar à travers l’alphabet ADLAM.

le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo

Dans son discours de bienvenue, le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, s’est félicité du choix porté sur sa ville pour abriter cette 4ème session de l’assemblée générale de Winden Janguen ADLAM. Selon lui, cette réunion corrobore bien avec la politique linguistique du gouvernement guinéen. « Cette journée d’aujourd’hui est une journée historique pour Koundara en général et pour la commune urbaine en particulier. Quand nous recevons près de 200 personnes pour la 4ème session d’ADLAM, vraiment nous sommes très heureux et très fiers. Avant la tenue de cette assemblée, l’ADLAM est en train d’être étudiée au niveau de toutes les communes rurales, au niveau même de certains districts ruraux. Et à partir ça, ça va relancer les activités. Et, on va prendre toutes les dispositions pour que tout le pays sache que cette assemblée générale a été tenue au compte d’ADLAM et nous allons chercher à profiter suffisamment de ça. Nous allons faire en sorte que Koundara soit une lumière de cette affaire d’ADLAM en Guinée », a promis l’autorité communale.

Mamadou Tafsir Bah

De son côté, Mamadou Tafsir Bah, président de l’Association Winden Janguen ADLAM en Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il indique que l’analphabétisme est un phénomène qu’il faut impérativement combattre, et que c’est pourquoi son association s’investit davantage pour apprendre à sa manière l’écriture ADLAM. « ADLAM est une écriture qui est née ici en Guinée. Mais au fur et à mesure qu’ADLAM est en train de se développer, on est en train de trouver des caractères, des sons et des consones qui peuvent transcrire non seulement les langues guinéennes mais aussi les langues africaines et les autres langues du monde. Donc, voilà pourquoi aujourd’hui, ADLAM est en train de rayonner sur l’échelle nationale et internationale de façon vraiment exponentielle. On a commencé ces activités il y a plusieurs années. Mais aujourd’hui, si vous voyez la proportion de l’ADLAM, vous allez constater vraiment que c’est une avancée majeure que nous sommes vraiment en train d’enregistrer avec ADLAM », s’est-t-il réjoui.

Abdoulaye Barry

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Barry, un des fondateurs de cette écriture ADLAM, a rappelé que c’est depuis 1989 que lui et son frère ont eu lieu de créer un alphabet pulaar. Cela, pour faciliter la communication entre les communautés peules vivant dans le monde. Aujourd’hui, il se réjouit de l’évolution que cette écriture est en train de connaitre en se diversifiant. « L’ADLAM est un alphabet qui comprend 28 lettres et qui permet d’écrire le pulaar. Il y a six (6) autres lettres qui sont ajoutés aux 28 lettres et qui permet de reproduire tous les sons qui existent en Guinée et en Afrique. Donc, avec ADLM, on peut écrire le Kissien, on peut écrire le soussou, on peut écrire le Kpèlè, on peut écrire le Haoussa du Nigéria, le Ouolof du Sénégal etc. (…) En ce qui concerne l’organisation de cette 4ème session de notre assemblée générale, je suis très content parce que ça a été une grande réussite. La population locale est fortement mobilisée, les autorités se sont impliquées. Nous remercions monsieur le préfet, le maire et toutes autorités locales et religieuses de Koundara ».

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Koundara

Enfin, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, a salué la tenue de cette rencontre dans sa préfecture et a promis de s’impliquer pour aider à la promotion de l’alphabet ADLAM : « Le choix de notre préfecture pour abriter cette 4ème assemblée générale de votre association nous va droit au cœur et nous vous en félicitons vivement. Cette importante rencontre internationale autour du rayonnement de ce précieux outil de communication qui est l’alphabet ADLAM, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la promotion et de la valorisation de nos langues, prônée par le gouvernement de la 3ème République. Nous ferons un appui institutionnel dans le cadre de la promotion et la vulgarisation de l’ADLAM comme toutes autres langues nationales du pays », a promis le numéro un de Koundara.

A noter que cette première journée a été mise à profit par les organisateurs, pour présenter les différentes cultures et modes de la région à travers des défilés, des poèmes et des cantiques.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Google a créé un clavier pour écrire pulaar », annonce le co-fondateur de l’alphabet ADLAM

5 janvier 2019 à 14 02 22 01221

Comme indiqué dans deux de nos précédentes dépêches, Koundara accueille la 4ème assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Cette rencontre de promotion et de vulgarisation de la langue Pulaar s’est ouverte ce samedi, 05 janvier 2019. Elle va durer trois (3) jours et réunira des délégations venues de différentes préfectures de la Guinée et de certains pays voisins. Venu des Etats-Unis d’Amérique pour assister à la session, Abdoulaye Barry, un des créateurs de l’Alphabet ADLAM, s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara. Il est revenu sur les acquis et les perspectives de l’alphabet ADLAM.

Guineematin.com : parlez-nous de la genèse de l’alphabet Winden Janguen ADLAM ?

Abdoulaye Barry : mon frère et moi avions eu l’idée de créer cet alphabet vers la fin de l’année 1989. Vous savez à l’époque, la communication n’était pas très développée. Donc les gens, pour communiquer avec leurs parents, écrivaient des lettres pour envoyer. Et généralement, ces lettres-là étaient écrites en pulaar mais avec l’alphabet arabe. Mais il se trouve que nous avons des phonèmes en pulaar, qui n’existent pas en arabe. Donc, il était très difficile de représenter tous les sons peuls en utilisant le caractère arabe. Ce qui fait que les gens écrivaient généralement comme cela leur convenait. Donc, la lecture de ces lettres n’était pas donnée à tout le monde.

Mon papa lisait des lettres et c’est à côté de lui qu’on a appris à faire cette lecture et on s’est rendu compte de ces insuffisances dans l’utilisation du caractère arabe pour écrire le pulaar. Donc, c’est à partir de là que mon frère et moi avons promis à notre père qu’on allait créer un alphabet pulaar pour pouvoir corriger ces insuffisances. On s’enfermait dans nos chambres et on essayait de dessiner, d’imaginer à quoi ressemblaient les caractères et on essayait de les dessiner. C’est ainsi qu’on a réussi à écrire les 28 lettres qui constituent l’alphabet ADLAM aujourd’hui.

Guineematin.com : cet alphabet existe depuis plusieurs maintenant, quels sont ses acquis jusque-là ?

Abdoulaye Barry : il y a eu plusieurs acquis. Comme vous le constatez ici à Koundara, il y a une convergence des gens venus de partout à travers le monde : le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis, la Gambie et d’ailleurs. Ça c’est déjà un acquis. Donc, c’est une façon de nous réunir autour de notre langue et autour de l’écriture aussi. Et l’autre acquis, c’est que l’alphabet est présent dans les appareils téléphoniques. Si vous avez un appareil Androïd, vous pouvez écrire, échanger avec les gens en utilisant le caractère ADLAM. ADLAM est l’une des rares écritures africaines qui a un clavier développé par Google, et Google nous a créé beaucoup d’autres outils : les outils de recherche des mots cachés. Ce qui était écrit par exemple en latin, peut être écrit en ADLAM en cliquant simplement sur un bouton. Les autres acquis, c’est qu’il y a beaucoup de livres qui sont écrits en pulaar et on peut aussi écrire sur un ordinateur en pulaar. C’est présent avec Chrome et même avec Windows etc.

Guineematin.com : aujourd’hui, quels sont les perspectives notamment pour la Guinée, votre pays d’origine ?

Abdoulaye Barry : on a beaucoup d’objectifs, mais le principal c’est d’uniformiser la langue. Parce que vous savez que le pulaar varie d’un pays à un autre et parfois même d’une région à autre. On veut donc faciliter, à travers ADLAM, la compréhension mutuelle entre tous ceux qui parlent cette langue. C’est-à-dire quand un peul du Nigeria se rencontre avec un peul de la Guinée, qu’ils communiquent aisément, facilement. Vous savez le pulaar aurait pu servir comme langue de communication dans les différents pays africains comme elle est parlée dans 16 pays de l’Afrique de l’Ouest du Centre. Donc en uniformisant la langue, en la développant, ça pourrait éventuellement jouer un rôle d’unification dans la sous-région.

L’autre objectif qu’on a, c’est éventuellement créer un centre d’ADLAM en Guinée ici. Parce que l’écriture est née ici et même si elle est étudiée aujourd’hui jusqu’au Soudan, mais l’origine c’est la Guinée. Donc, on voudrait qu’il y ait une académie ici afin que les gens viennent se performer dans l’écriture et dans la langue ici. Des livres de Mathématiques, de Sciences, de Biologie écrits en pulaar existent déjà. Mais, on veut beaucoup plus faire la diffusion de ces documents, écrire beaucoup plus et propager l’écriture à travers l’Afrique et à travers le monde.

Guineematin.com : un mot sur l’organisation de cette 4ème édition ?

Abdoulaye Barry : nous sommes très contents. Ça a été un long voyage, mais nous sommes impressionnés par le travail qui est fait déjà sur le terrain. Nous voyons qu’il y a la mobilisation et que les gens sont prêts. Et, nous les remercions pour tout le travail qui a été fait. J’espère que cette 4ème assemblée générale sera une très grande réussite aussi.

Propos recueillis à Koundara par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Winden Janguen ADLAM à Koundara : voici les activités programmées

4 janvier 2019 à 19 07 59 01591

La commune urbaine de Koundara va abriter la quatrième session de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Les organisateurs de cet évènement annuel s’activent pour donner un éclat particulier à cette rencontre de vulgarisation et de promotion de la langue Poular, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans le Badiar.

Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de Coordination de la 4ème AG ADLAM

Selon monsieur Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de coordination, « c’est au mois d’Août 2018 que le bureau préfectoral de l’ONG a reçu une correspondance du bureau d’ADLAM Conakry, lui attribuant l’organisation de cette 4ème session. Cela, en guise de reconnaissance des efforts que Koundara a faits dans les précédentes éditions. Depuis, l’ONG ADLAM de Koundara s’active à travers des commissions qu’elle a mises en place pour que cette 4ème session de l’Assemblée générale de l’organisation soit une réussite. A l’heure qu’il est, nous avons pu mobiliser près de 27 millions de FG qui nous ont permis de commencer cette activité ».

Abdoul Wassiou Bah

Pour ce qui est des préparatifs, notre interlocuteur dit que tout se passe normalement. « Les préparatifs vont bon train. Nous avons pu obtenir des logements qu’il faut, des logements décents, adaptés pour nos invités. Nous avons pu mettre en place une commission de restauration qui a commencé à préparer des repas. Parce que nous avons reçu une grande affluence des invités venant de l’intérieur du pays et de l’extérieur du pays. Déjà, en ce qui concerne l’extérieur du pays, nous avons reçu la délégation des Etats-Unis d’Amérique, conduite par monsieur Abdoulaye Barry, l’inventeur de l’écriture ADLAM. Nous avons reçu les délégations de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, de la Guinée-Bissau qui sont dans nos murs. En ce qui concerne l’intérieur du pays, nous avons reçu les préfectures de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Gueckédou, de Mamou, de Dalaba et de Conakry qui sont arrivées ».

Pour ce qui est des activités programmées au cours des cet événement, Abdoul Wassiou Bah a parlé d’une programmation alléchante. « Il s’agit notamment de parler du développement, de la vulgarisation de cette écriture ADLAM, qu’on a commencé à apprendre depuis trois (3) ans. Il y aura, au niveau local, une présentation des différentes modes, des cultures de Koundara. Il y a des poèmes qui sont prévus à cet effet aussi. Des élèves ADLAM viendront déclamer des poèmes. A cela, viendront s’ajouter les différentes interventions, de l’exposition des écrits, des traductions des documents écrits en ADLAM », a-t-il énuméré.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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4ème Assemblée Winden Djanguen ADLaM : COMMUNIQUE

28 décembre 2018 à 15 03 46 124612

Le Bureau Winden Djanguen ADLaM Guinée, a l’agréable plaisir d’informer à l’ensemble des promoteurs des langues nationales en général et du FULFULDE en particulier, de l’organisation de la 4èmeAssemblée Winden Djanguen ADLaM, qui se tiendra dans la ville de KOUNDARA,du 5 au 7 Janvier 2019.

Comme pour la 3ème Assemblée à Mamou, nous recevrons de très hautes personnalités venant de partout dans le monde. Donc, ne vous faites pas raconter cette grandiose cérémonie.

Le Bureau Winden Djanguen ADLaM Guinée, sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

Conakry, le 28 Décembre 2018

Le Président : MamadouTafsir BAH

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Les vérités de l’évêque de Kankan : « le pays n’appartient pas à un leader politique…»

26 décembre 2018 à 10 10 41 124112

Les fidèles chrétiens de Kankan, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de Noël dans les différentes églises de la place. L’occasion a été mise à profit par l’évêque de Kankan pour appeler les hommes politiques guinéens à plus de responsabilité dans la conquête ou/et l’exercice du pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs fidèles catholiques ont rallié la cathédrale Notre Dame des Victoires et de la Paix pour s’acquitter de leur obligation religieuse. Hommes, femmes et enfants ont pris d’assaut les lieux pour cette commémoration annuelle de naissance de Jésus de Nazareth.

Emmanuel Félémou

Après la prière, monseigneur Emmanuel Félémou, Evêque de Kankan, s’est adressé aux fidèles chrétiens, en magnifiant les bienfaits de Dieu pour la communauté des croyants. « Il faut dire que la Guinée est un pays béni par le seigneur, un pays qui a beaucoup de richesses matérielles et humaines. Nous rendons donc grâce à Dieu, qui nous rend visite aujourd’hui grâce à Jésus, et nous voulons témoigner de notre gratitude à Dieu qui a tant aimé le monde et qui nous aime aujourd’hui grâce à cette fête. Je demande à chacun d’être un homme de paix, un home qui cultive l’amour et la joie partout où il va. On doit connaitre Dieu, non pas par son nom, mais par nos agissements et comportements vis-à-vis de nos semblables », conseille l’évêque de Kankan.

En outre, monseigneur Emmanuel Félémou appelle les leaders politiques à s’entendre et à conjuguer le même verbe. « Les hommes doivent se sentir tous politiciens, c’est-à-dire ceux qui militent pour la paix et le développement d’un pays. Alors, les leaders politiques doivent s’entendre, parce que le pays n’appartient pas à un leader politique, il appartient à tout le monde. Ils doivent se battre pour le bonheur de ce pays et non se battre entre eux, parce que les rivalités amènent des guerres. Ils doivent militer pour la paix et non pour la division », a ajouté le leader religieux.


Dr Akoï Mansa Zoumanigui

Cette fête a été l’occasion pour plusieurs familles de retrouver et de partager beaucoup de choses ensemble. C’est le cas de Dr Akoï Mansa Zoumanigui, directeur de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). « A chaque grande fête de l’église catholique, je préfère venir la partager avec ma famille, parce que la portée de cette fête, c’est la naissance de Jésus. Il vient mettre dans nos cœurs la joie, réconforter tous ceux qui sont meurtris et remonter le moral de tous ceux qui sont pauvres. Dans le monde entier, c’est le même sentiment de joie et d’allégresse ».

Sœur Marguerite Marie

De son côté, Sœur Marguerite Marie appelle les fidèles chrétiens à faire preuve d’amour entre eux. « Ce que je peux dire, c’est que l’amour de Dieu est infini. Et, comme il a envoyé son fils pour nous sauver, il faut que cet amour se manifeste en chaque Homme, en faisant preuve d’amour entre nous pour construire notre patrie, la Guinée ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 124

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Paroisse Sainte-Odile de Simbaya : les fidèles célèbrent Noël en apothéose

25 décembre 2018 à 21 09 25 122512

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles chrétiens de Guinée ont célébré la fête de Noël, ce mardi,  25 décembre 2018. A la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya, à Conakry, de nombreux fidèles se sont rassemblés pour célébrer avec une grande ferveur la naissance de Jésus-Christ, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans ce lieu de culte situé dans la commune de Ratoma, l’ambiance était de taille depuis la nuit d’hier jusque dans la journée de ce mardi, 25 décembre 2018. Ambiance caractérisée par la joie et la ferveur pour célébrer la naissance de celui que les chrétiens considèrent comme étant le sauveur de l’humanité. Après la messe, certains fidèles de la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya ont exprimé leurs sentiments au micro d’un journaliste de Guineematin.com, présent sur les lieux.

Évariste Bongono

Évariste Bongono : aujourd’hui nous célébrons la naissance de Jésus-Christ, notre sauveur, donc c’est la joie d’abord avant tout. Parce que Jésus-Christ est né pour sauver le monde, il s’est sacrifié pour les péchés que le monde avait commis. Dieu ne voulait pas se réconcilier avec Adam et Eve après qu’ils aient péché, mais quand il a vu les hommes, il a dit vraiment il faut que je revienne envers l’homme pour que je le sauve. Dans ça, il nous envoyé d’abord ses prophètes pour nous annoncer la nouvelle de la venue d’un homme qui va sauver tout le monde entier. Et c’est cet homme dont on célèbre aujourd’hui la naissance. C’est avec une grande joie que nous célébrons Noël.

Koumba Marie Telliano

Koumba Marie Telliano : je commence d’abord par souhaiter bonne fête de Noël à tous les fidèles chrétiens de la Guinée et du monde. Je suis très heureuse de venir fêter la naissance de Jésus-Christ car mes enfants sont en bonne santé ainsi que toute ma famille. Le seigneur Jésus-Christ dont on célèbre la naissance aujourd’hui a tout fait pour moi, j’étais malade, c’est lui qui m’a guérie. Je suis très contente et je reste toujours derrière Jésus-Christ.

Michel Bilivogui

Michel Bilivogui : j’ai un grand sentiment qui m’anime parce que nous célébrons la naissance de Jésus-Christ en tant que sauveur. C’est aussi la fête des enfants, raison pour laquelle ils sont nombreux à l’église. J’aime les enfants car Jésus-Christ a dit : quiconque aime les enfants, il m’a aimé. Je me sens très à l’aise en tant que choriste de la Paroisse parce que c’est nous qui animons la messe donc s’il s’agit de la joie, je suis déjà dedans. Je suis en pleine joie, je suis très content d’être avec les amis.

Pierre Théa

Pierre Théa : je remercie le bon Dieu qui m’a accordé la santé de venir ici à la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya pour prier. La fête de Noël marque la naissance de notre seigneur Jésus-Christ, donc c’est un jour solennel, un jour béni et un jour qui est sanctifié pour nous. C’est une joie pour nous aujourd’hui en tant que fidèles chrétiens.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Fin du FESTARD 2018 : « c’est une première en République de Guinée », se réjouit Hassan Hilal

24 décembre 2018 à 14 02 17 121712
Hassane Hilal Sylla

La première édition du Festival de Théâtre de Dubréka (FESTARD) a pris fin hier, dimanche 23 décembre 2018, à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Durant trois jours, plusieurs activités culturelles et des conférences débats ont été organisées dans ce cadre. Et à l’issue de l’événement, le directeur du festival, Hassan Hilal Sylla, a fait le bilan de l’activité au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dubréka.

Cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka n’a pas totalement été comme espéraient les organisateurs de l’événement culturel qui s’est déroulé du 21 au 23 décembre 2018 à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Selon le directeur du FESTARD, Hassan Hilal Sylla, « il y a des choses qu’on n’a pas réussi à réaliser, il y a des choses qu’on a voulu faire mais qu’on n’a pas pu faire. Vous savez, quand vous organisez, vous avez beaucoup d’ambitions et après vous êtes confrontés à la réalité.

Et cette réalité c’est quoi, on n’a pas eu suffisamment de financement, presque même pas de financement, et le soutien a manqué du côté de l’Etat pour comprendre que ce type d’évènements peut permettre de développer l’intérieur du pays, peut permettre aux jeunes d’avoir de l’éducation et d’avoir de l’emploi. Parce que les trois jours qu’on a fait ici, c’est beaucoup de jeunes qui sont venus : des menuisiers, des soudeurs et qui ont eu du travail parce que nous sommes là. Malheureusement, tout ça n’a pas été compris du côté de l’autorité », regrette-t-il.

Aux dires du directeur du Festival de Théâtre de Dubréka, ces manquements constatés lors de la première édition n’empêcheront pas l’équipe de poursuivre l’aventure. « Nous sommes animés de courage, nous sommes animés de volonté de continuer. C’est une première édition, on ne va pas se plaindre trop mais nous allons continuer », a-t-il dit.

Il précise d’ailleurs qu’en dépit des difficultés liées au manque de financement, cette première édition a enregistré quelques bons résultats : « C’est une première en République de Guinée d’avoir plus de dix spectacles en trois jours. Il n’y a eu aucun festival de théâtre en République de Guinée qui a eu à faire ce pari. Nous, nous l’avons réussi et nous sommes aujourd’hui à dix-sept (17) représentations pendant les trois jours.

Ça c’est une réussite. Deuxième réussite, c’est quand même parvenir à garder pendant trois jours l’ensemble des comédiens, des compagnies qui sont intervenues dans le festival. Ça aussi c’est un pari qu’on n’avait jamais réussi sur le plan théâtral. L’autre réussite, c’est quand même réussir à impliquer l’autorité de la préfecture de Dubréka et aussi réussir à impliquer l’autorité de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée et réussir à impliquer tous ces partenaires. Tous n’ont pas contribué au même niveau mais réussir à réunir toutes ces personnes-là autour du théâtre, c’est quand même inédit en République de Guinée sur le plan du théâtre ».

Pour Hassan Hilal Sylla, c’est un rêve qui l’animait depuis 10 ans qu’il vient de réaliser. Et, il compte bien consolider et pérenniser cet événement culturel.

De retour de Dubréka, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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FESTARD 2018 : la comédienne Rouguiatou Camara interpelle l’Etat guinéen

22 décembre 2018 à 21 09 24 122412

Comme annoncé précédemment, la première édition du Festival de Théâtre de Dubréka a été officiellement lancée dans la journée du vendredi, 21 décembre 2018 à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Plusieurs artistes guinéens et d’autres invités prennent part à ce rendez-vous culturel qui s’étend sur trois jours. Au compte de cette première journée, Rouguiatou Camara comédienne, conteur et metteur en scène faisait partie des têtes d’affiche, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Pour cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka, plusieurs artistes vont communier avec le public pour transmettre des messages. C’est le cas de Rouguiatou Camara qui, de par ses contes, est parvenue à tenir en haleine le public. Peu après sa prestation, la comédienne s’est exprimée au micro de Guineematin.com, précisant que « chaque conte a un message précis. C’est pourquoi, dans chaque conte il y avait un proverbe que je disais.

C’est pour les jeunes, c’est pour les vieux. C’est-à-dire que personne n’est parfait dans ce monde, mais si on est ensemble, on avance mieux. C’est l’essentiel de tous les contes réunis et il faut qu’on se respecte. C’est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, il faut que nous les jeunes puissions récupérer quelque chose. Mais on a toujours besoin du conseil des vieux mais aussi, il faut que les vieux pensent que nous aussi on a besoin de progresser ».

Méconnue du grand public guinéen contrairement à ceux d’autres pays où elle participe régulièrement à des festivals, Rouguiatou Camara regrette le faible niveau d’implication du ministère en charge de la culture dans les activités culturelles. « Je peux dire que je ne suis pas connue en Guinée par rapport aux autres pays.

En Guinée, ça fait belle lurette qu’il n’y a pas de festivals. Là, on est en train de se battre pour rehausser ce secteur car avant, la Guinée était la vitrine. Tous les pays voulaient venir jouer dans l’un des festivals, il y avait au moins une dizaine de festivals mais aujourd’hui qui n’existent plus parce qu’il n’y a pas de soutien », regrette-telle.

Pour le développement de la culture guinéenne, Rouguiatou Camara pense que l’Etat doit « regarder ce secteur-là qui est minimisé par le gouvernement de la tête aux pieds. Dans les autres pays, il y a un fonds pour les créations que ça soit publique ou privée. Nous demandons à l’Etat de penser à nous aussi pour que nous existions », a plaidé l’artiste.

De Dubréka, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

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Culture : lancement officiel de la première édition du festival de Théâtre de Dubréka

21 décembre 2018 à 19 07 16 121612

La première édition du Festival de Théâtre de Dubréka (FESTARD) a été officiellement lancée ce vendredi, 21 décembre 2018, dans l’enceinte de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Pendant trois jours, cet évènement culturel va réunir plusieurs artistes, des étudiants de l’ISAG et des invités de marque au tour du thème « le théâtre au service du développement pour la promotion de l’emploi jeunes et du tourisme », rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka est une initiative de la compagnie de théâtre « Bouche d’Air » en collaboration avec la préfecture de Dubréka et l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG).

Ibrahima Sory Tounkara

A l’occasion du lancement officiel des activités, Ibrahima Sory Tounkara, directeur artistique du Festival de Théâtre de Dubréka, est revenu sur les objectifs de cet événement. « C’est de faire de Dubréka la cité des arts. Ensuite, favoriser la rencontre avec les échanges et la création artistique dans tout le domaine des arts à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée. Vous savez que la Guinée a tout le temps brillé par sa culture, mais aujourd’hui tout se professionnalise. Et comme Dubréka a la chance d’abriter l’ISAG, nous avons jugé opportun d’organiser cet évènement ici pour favoriser la rencontre entre les professionnels et les étudiants, mais aussi des artistes de tout bord. C’est aussi de permettre aux jeunes artistes de consolider tout ce qu’on leur apprend à l’école, parce qu’on dit souvent, la meilleure façon d’apprendre, c’est de regarder. Donc, c’est de leur permettre d’avoir d’autres points de vue par rapport à ce qu’ils sont en train d’apprendre à l’école », a-t-il dit.

Pr. Sidafa Camara

De son côté, Professeur Sidafa Camara, directeur général de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée, s’est réjoui du choix porté sur son institution pour abriter cette première édition. Ensuite, il a rappelé la mission assignée à sa structure. « L’Institut Supérieur des Arts de Guinée a pour mission d’organiser, d’élaborer, d’impulser et de soutenir des projets et programmes de formation et de recherche dans les domaines des arts, des traditions et du patrimoine culturel. C’est une jeune institution d’enseignement supérieur qui a été créée pour parer aux insuffisances liées aux domaines de formation des arts et de la culture. Le festival de théâtre de Dubréka est un évènement artistique annuel qui offre aux étudiants des espaces de rencontre et d’échange avec des experts formateurs au sein des différents ateliers. Il a été conçu pour générer des chaines de valeur dans les domaines des arts, du tourisme culturel, de l’environnement et de l’entrepreneuriat culturel… »

Le préfet

Présent à la cérémonie, le préfet de Dubréka, Younoussa Le Bon Sylla, a rappelé que sa préfecture fait partie des localités de la Guinée qui disposent de plus d’atouts dans le cadre des arts et de la culture. C’est pourquoi, dira le préfet, « j’ose croire que les thèmes, les rythmes et les pas de danse qui vont être exprimés ici, seront tirés de nos folklores, car ce genre de compétition peut servir d’appoint à l’initiative d’organisation de la quinzaine artistique de nos régions administratives et du festival national à Conakry que pilote avec brio le ministère de la culture »

La cérémonie du lancement officiel du FESTARD a été présidée par Mâdiou Sow, attaché de cabinet du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Les grands absents de cette événement culturel sont les représentants du ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique.

De Dubréka, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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« Guinée, Terre d’Afrique » : le livre qui présente la Guinée sous forme de carte postale

20 décembre 2018 à 19 07 15 121512

Plus besoin d’aller loin pour connaître les richesses géologiques de la Guinée. Elles sont contenues désormais dans un seul document intitulé« Guinée, Terre d’Afrique ». C’est un livre initié par la direction générale de la Banque BICIGUI qui en a financé les travaux de réalisations. L’ouvrage a été présenté le vendredi dernier, 14 décembre 2018, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Guinée, Terre d’Afrique » est un livre qui présente des photographies, des merveilles géographiques et touristiques de la Guinée. Financé entièrement par la BICIGUI, ce gigantesque travail a été réalisé par Mado Camara, Sabine Diakité et madame Bah Kadiatou Dia. L’œuvre contient de belles images des quatre régions naturelles, accompagnées de commentaires pour montrer la Guinée dans toute sa diversité géographique.

Franck Guillet

Selon Franck Guillet, directeur général de la BICIGUI et facilitateur des travaux de ce livre, l’idée de faire cette œuvre est née de ces différents voyages à travers la Guinée. « Pourquoi avoir fait ce livre ? A vrai dire, je suis amoureux de ce pays, je ne suis pas guinéen mais je suis passionné de la Guinée. Vous constatez que je suis tombé amoureux de la Guinée à travers de nombreux voyages que j’ai faits à l’intérieur du pays, vous savez que nous avons un réseau de 31 agences de la BICIGUI à travers le pays, et donc j’ai la chance de parcourir tout le pays. Et ça fait mal au dos que ça soit d’aller dans les zones où il n’y a pas de goudron, de bitume. Mais en tout état de cause, on tombe sur des paysages exceptionnels. Et donc, j’ai voulu immortaliser ces moments à la fois sur les paysages, parce que les paysages sont fabuleux, mais aussi sur les hommes et les femmes qui représentent ce pays, qui représentent ces régions. Ces gens sont merveilleux, puisque chaque fois j’ai rencontré des gens accueillants, abordables et nous avons eu des échanges forts sympathiques. C’est la raison pour laquelle nous avons fait ce livre », a expliqué le responsable de la BICIGUI.

Mme Bah Kadiatou Dia

 Pour les auteurs de ce livre, ce fut un honneur de faire ce travail pour promouvoir leur pays. Maintenant, madame Bah Kadiatou Dia, la rédactrice des textes qui accompagnent les images, souhaite que tout le monde s’y mette pour promouvoir l’œuvre et mettre en valeur les richesses géologiques de la Guinée. « Nous avons besoin de tout le monde pour promouvoir ce livre, pour promouvoir notre pays. On a besoin que tout le monde sache qu’on a un beau pays. Mettons la Guinée en valeur, aimons la Guinée, on a un beau pays.Je suis fatiguée d’entendre que la Guinée est un scandale géologique. Et puis quoi ? Il y a quoi derrière ? Elle est plus qu’un scandale géologique, c’est un don de Dieu. Battons-nous, faisons connaitre notre pays, on n’est pas assez connu. Donc nous devons nous battre. Au-delà de ce live, nous devons promouvoir la culture, l’alphabétisation, l’éducation », a-t-elle exhorté.

Mado Camara

De son côté, Mado Camara, la réalisatrice de l’ouvrage, souligne que ce travail qui visait à répertorier les sites touristiques de la Guinée et à les présenter dans un document, n’est pas exhaustif. Elle se réjouit tout de même de ce que son équipe a pu faire à travers ce document.

Cet ouvrage intitulé « Guinée, Terre d’Afrique » est désormais en vente sur le marché guinéen, notamment à la maison du livre située à la Camayenne. Il coûte 400 000 francs guinéens.

Mamadou laafa Sow pour Guineematin.com

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Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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VEGEDREAM à Conakry: un grand concert pour demain samedi à l’esplanade du palais du peuple

30 novembre 2018 à 19 07 58 115811

L’artiste franco-ivoirien VEGEDREAM a foulé le sol guinéen dans le cadre d’un concert qu’il compte offrir aux mélomanes de Conakry. Au cours d’une conférence que l’artiste a co-animé avec le directeur général de la structure 4 Cantons Productions, organisatrice de l’événement, VEGEDREAM a promis d’offrir un concert géant au public guinéen. L’évènement se tiendra ce samedi, 1er décembre 2018, à l’esplanade du palais du peuple, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Concert gratuit de Oudy 1er : Ousmane Gaoual en colère contre Alpha Condé

25 novembre 2018 à 20 08 31 113111

Le président de la République, Alpha Condé, a surpris plus d’un en allant assister au concert de l’artiste guinéen, Oudy 1er, qui a eu lieu le vendredi, 23 novembre 2018 à l’hôtel Palm Camayenne de Conakry. Mais, le chef de l’Etat a surpris davantage les Guinéens en décidant de racheter le second concert du chanteur qui a lieu ce dimanche, 25 novembre sur l’esplanade du stade du Palais du peuple, l’offrant ainsi gratuitement aux jeunes.

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