Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Télimélé : Kawessi (Daramagnaki) demande à être érigé en Commune Rurale

18 juillet 2019 à 15 03 27 07277

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier mercredi 17 juillet 2019, dans les districts de Kabara et Diougourou, relevant de la commune rurale de Daramagnaki. L’unité des fils et filles de ces localités et la préservation de l’environnement sont les principaux points à l’ordre du jour de cette tournée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le district de Kabara, situé à 35 km de Daramagnaki, qu’est implantée la compagnie minière CDM-Chine avec un certain nombre de réalisations pour la communauté.

Amadou Kanté, conseiller communal,
Amadou Kanté, conseiller communal

Selon Amadou Kanté, conseiller communal, jusqu’en 2016, le district de Kabara était une zone à vocation agro-pastorale. Mais, à partir de l’année 2017 qui marque le début des activités de CDM-Chine, Kabara est devenu un district minier par excellence. « Monsieur le préfet, jamais une société minière n’évolue sur un terrain sans inconvénients. Mais, dans les conditions de partenariat, les avantages prennent le dessus, on s’accepte mutuellement. En contrepartie de notre bauxite, CDM-Chine s’acquitte d’une taxe superficiaire de 360 millions de FG annuellement, versée à la commune pour aider à lutter contre la pauvreté dans nos différentes localités. Ainsi, ont été réalisé : un poste de santé à Lalifan, non encore équipé, une école primaire de 3 salles de classe avec une direction et un bloc latrines. Parallèlement à cette taxe, la compagnie vole à notre secours partout où elle nous voit en extrême nécessité », a fait savoir Amadou Kanté.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo

Au cours de cette visite du préfet de Télimélé, le district de Kawessi, relevant de Daramagnaki, a réitéré son souhait de se voir ériger en sous-préfecture. Une idée défendue par Mamoudou Diallo, citoyen de la localité, qui a interpellé Amadou Sadio Diallo à ce sujet. « Dans le souci de rapprocher les administrateurs aux administrés, la population de Kawessi manifeste son désir d’être érigé en sous-préfecture. Monsieur le préfet, votre présence ici aujourd’hui nourrit beaucoup d’espoir dans le processus du découpage tant attendu. Depuis 8 ans, notre brave population a entrepris un processus de découpage en investissant près de 2 milliards 300 millions de FG dans la construction d’un centre d’accueil, des bureaux du maire et du sous-préfet, les logements du sous-préfet, du maire, du secrétaire général de la commune et du receveur », a-t-il révélé.

Dans sa réponse, le préfet Amadou Sadio Diallo a dit avoir pris bonne notre de cette réclamation. « Kawessi! Nous avons vu, nous avons entendu et nous avons compris. Cet accueil démontre que vous nous soutenez et vous soutenez le président de la République. Vous voulez être une commune rurale, que Dieu vous aide. Sachez que nous allons rendre compte. J’ai eu un entretien sérieux avec la direction de la compagnie, je pense que les choses vont évoluer », a lancé monsieur Diallo.

En outre, le préfet a demandé aux différents districts de Daramagnaki de cultiver la fraternité, l’amour du prochain, de s’unir et de s’accepter. Il a également invité les populations locales à se battre pour la protection de l’environnement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Université de Kindia : des étudiants manifestent contre « le faux doctorat » de leur recteur

16 juillet 2019 à 15 03 11 07117

Des étudiants de l’université de Kindia ont manifesté leur colère devant le rectorat ce mardi, 16 juillet 2019. Ils ne veulent tout simplement pas de la signature du recteur sur leur diplôme, dont le titre de doctorat est aujourd’hui remis en cause, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recteur de l’université de Kindia, Jacques Kourouma, est désormais contesté par ses propres étudiants. Ce mouvement d’humeur des étudiants est la suite de la plainte déposée au tribunal correctionnel de Kindia par un ancien étudiant de ladite université contre Jacques Kourouma pour faux, usage de faux et usurpation du titre de doctorat.

Un groupe d’étudiants, qui veut coûte que coûte voir la lumière dans cette affaire, exprime son mécontentement depuis hier lundi. Le mouvement s’est poursuivi ce mardi matin devant le rectorat. Les étudiants ont aussi marché jusqu’au carrefour en scandant des slogans comme « Jacques zéro, Jacques zéro, on veut des diplômes dignement signés, on ne veut pas de retrait de nos diplômes, nous voulons la remise officielle de nos diplômes, nous ne voulons pas de cartons, nous voulons des vrais diplômes authentiques».

Selon un des manifestants, le recteur ne veut jouer à l’honnêteté, si non il aurait brandi son diplôme il y a longtemps. « Nous, on a trouvé cela injuste. Quelqu’un qui a le doctorat, on ne peut pas l’emmerder tout ce temps sans qu’il ne dépose le diplôme qui justifie qu’il à son doctorat. Nous-mêmes, c’est clair pour nous que Jacques n’a pas son doctorat, parce que quand la justice a demandé la copie de son diplôme, il aurait dit qu’il a perdu son diplôme. Donc, Jacques ne va pas signer nos diplômes sans qu’il ne prouve qu’il est docteur », a expliqué l’un des étudiants sous le sceau de l’anonymat.

Pour sa part, Laye Sory Keita, étudiant en Licence 3 Mathématiques, dénonce le fait qu’il n’y ait pas eu jusqu’à maintenant la remise de leurs diplômes. « Le recteur nous avait dit que la remise de nos diplômes se ferait officiellement à partir du 30 juin 2019. Après, on a appris par les chefs de départements que la remise est impossible ici à cause du retard du payement de nos bourses. Maintenant que cette paye a eu lieu, le même recteur nous dit que cette remise est maintenant impossible. Il dit que maintenant ce n’est pas une remise en groupe, c’est plutôt par retrait. Mais, pourquoi ça ne se fera pas officiellement ? Ce matin, on s’est réunis autour de lui pour lui poser quelques questions. On lui a demandé quand est-ce on peut avoir nos diplômes, il a dit que d’ici le samedi, les diplômes seront disponibles. Maintenant, ce n’est pas les diplômes qu’on veut, mais des diplômes authentiques, signés par un recteur qui a son doctorat », a lancé Laye Sory Keita.

Pour défendre cette cause, les étudiantes se sont aussi mêlées de la danse et elles sont beaucoup plus déterminées que les étudiants dans ce combat. Pour Fatoumata Sylla, étudiante en Licence 3 Sociologie, « nous sommes là pour lui demander de nous présenter son doctorat, s’il en a un. S’il n’en a pas, il ne peut pas signer nos diplômes, c’est impossible, parce qu’on veut un diplôme crédible, partout où on va qu’il ne soit pas contesté et s’il fait exprès de signer nos diplômes, nous n’allons pas exclure cette idée de grande manifestation pour demander tout simplement son départ, et pour qu’enfin, un autre qui a son doctorat vienne signer nos diplômes », a dit l’étudiante.

Le vice-recteur chargé des études, le Professeur Barry, a rassuré les étudiants qu’il y aura bine une remise officielle de leurs diplômes. « Vos diplômes ne seront pas remis en catimini. Mais, il faut que je vous dise que je n’ai pas encore reçu la plainte que Jacques ne doit pas signer vos diplômes. Donc, jusqu’à preuve contraire, c’est Jacques qui doit signer vos diplômes », a-t-il laissé entendre. Les étudiants ont promis que des manifestations similaires auront lieu tant que Jacques ne justifie pas son doctorat.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Baccalauréat 2019 : ce que la gouverneure de Kindia a dit aux candidats

15 juillet 2019 à 19 07 27 07277

Ils sont 17 332 candidats (dont 6 723 filles) à affronter les épreuves du baccalauréat unique à partir de ce lundi, 15 juillet 2019, dans la région administrative de Kindia. Cet examen national a été lancé officiellement par madame le gouverneur de la région, en compagnie de l’inspecteur régional de l’éducation et de plusieurs autres autorités. La cérémonie de lancement a eu lieu au collège Tafory, dans la commune urbaine de Kindia, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia
Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia

A cette occasion, Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia s’est adressé aux candidats, en leur prodiguant des conseils sur les comportements à adopter et ceux à éviter pendant cet examen national. « Nous leur avons demandé de la sérénité et du courage. On leur a demandé surtout de ne pas avoir peur des sujets et surtout qu’ils comptent sur eux-mêmes, parce que ce sont nos enfants, aussi des futures cadres du pays », a dit Hadja Sarangbè Camara.

Abdoul Tchiapato Barry, inspecteur régional de l’éducation de Kindia,
Abdoul Tchiapato Barry, inspecteur régional de l’éducation de Kindia

De son côté, Abdoul Tchiapato Barry, inspecteur régional de l’éducation de Kindia, a indiqué que « nous sommes là non seulement pour encourager les candidats et les surveillants, mais aussi pour qu’ils fassent preuve de sagacité, de conscience, pour éviter des fraudes. Parce que de l’examen d’entrée en 7ème année au BEPC, tout s’est bien passé en termes de déroulement. Et je veux que le même processus continue au Bac à Kindia », a souhaité le responsable éducatif.

A noter que pour la préfecture de Kindia, ils sont 4 365 candidats dont 1 710 filles inscrits à cet examen national. Ils sont repartis dans 21 centres d’examen.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Bac 2019 à Télimélé : « évitez tout ce qui peut vous compromettre », conseille le préfet

15 juillet 2019 à 17 05 03 07037

Comme partout ailleurs en Guinée, le baccalauréat unique de la session 2019 a débuté ce lundi, 15 juillet, dans la préfecture de Télimélé. C’est au total 511 candidats, dont 209 filles, qui sont inscrits dans la commune urbaine. La cérémonie de lancement officiel a mobilisé les autorités administratives et éducatives à l’Ecole Primaire du Centre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo,

Le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a présidé la cérémonie de lancement officiel du baccalauréat dans la commune urbaine. Dans son adresse aux candidats, monsieur Diallo les a invités à la sérénité et au bon comportement dans la salle d’évaluation. « Chers candidats, mon message est simple. Je vous souhaite bonne réussite au bac. N’ayez pas peur. Le bac, c’est comme une simple composition. Je vous demande d’éviter toute chose qui peut vous compromette. Je souhaite que les premiers au bac sortent de Télimélé », a-t-il dit.

Abondant dans le même sens, Hadja Mariama Ecole Diallo, directrice préfectorale de l’éducation de Télimélé, a insisté sur le respect des principes généraux des examens avant de souhaiter 100% d’admis pour la préfecture. « Ce lundi, nous avons lancé les premières épreuves du bac. Je souhaite que Télimélé obtienne 100% de réussite. L’année passée, en Sciences Expérimentales et Mathématiques, le pourcentage était très élevé en termes de réussite. C’est seulement en Sciences Sociales que le résultat était catastrophique. J’ai l’espoir que mes candidats vont bien sourire. Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de l’examen ».

A noter que les 511 candidats de la préfecture de Télimélé sont répartis dans deux centres d’examen : l’Ecole Primaire du Centre, pour les candidats des options Sciences Expérimentales et Mathématiques, et le centre lycée Ley-Wendou pour les candidats des Sciences Sociales.

Avant le démarrage des examens nationaux, la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), avait organisé la troisième édition de la semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire. Elle avait mobilisé les candidats des quatre lycées de la préfecture pour les appuyer à travers notamment des séances de révision intensives. La démarche visait à les aider à affronter dans les meilleures conditions les épreuves du bac.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Préparatifs du bac à Télimélé : fin de la semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire

11 juillet 2019 à 20 08 15 07157

La troisième édition de la semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire, organisée par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), en partenariat avec la Direction Préfectorale de l’Education, a pris fin ce jeudi, 11 juillet 2019. Cette activité, initiée en faveur des candidats au baccalauréat unique, a réuni les candidats des quatre (4) lycées de Télimélé en vue de leur permettre d’affronter sereinement les prochaines évaluations du bac, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette troisième édition a débuté le 02 juillet dernier. Pendant 10 jours, les candidats au baccalauréat ont été entretenus en vue d’affronter les prochaines épreuves avec plus d’assurance. La cérémonie de clôture a eu lieu au collège Kolly. Elle a connu la présence du préfet de Télimélé, de madame la directrice préfectorale de l’éducation et du collège des imams.

Hadja Mariama Ecole Diallo, Directrice Préfectorale de l’Education, a mis l’occasion à profit pour louer les efforts de la CIDT. Pour elle cette organisation mérite d’être encouragée parce que ses efforts sont salutaires. « Je dis merci à la CIDT. Chaque année, elle mobilise des moyens pour nous venir en aide. Elle fait venir des professeurs de Conakry, tout simplement pour vous mettre à l’aise chers élèves. Représentants de la CIDT, vos efforts sont salutaires. Je vous demande de continuer dans ce sens, c’est Télimélé qui va gagner. Chers candidats, des consignes sont données. Donc, je vous prie de passer par tous les moyens pour les respecter. Vous devez éviter de partir avec vos téléphones dans les centres pour ne pas vous créer des problèmes. Si on prend un téléphone, le propriétaire et les surveillants vont répondre. Restez sérieux jusqu’à la fin de l’examen », a conseillé Hadja Mariama Ecole Diallo.

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de l’APEAE (Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole) a rappelé quelques acquis réalisés par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT). « Je félicite la CIDT et je prie que Dieu lui donne plus de force et de moyens. Tout à l’heure, Monsieur Dieng parlait de la rénovation du lycée. C’est moi même qui ai écrit la lettre qui a demandé cette rénovation. J’ai fait viser par le DPE, qui est l’actuel inspecteur régional de l’éducation de Kindia, Thiapato Barry. On a envoyé ça en Belgique et ils ont envoyé les fonds. J’ai fait un mois vingt jours pour surveiller cette rénovation. Elle vous donne des prix chaque année pour récompenser les meilleurs. Je vous prie de tout faire pour ne pas les décevoir ».

De son côté, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a invité les candidats au bac à respecter les règles qui régissent les examens nationaux tout en félicitant la CIDT. « On est venu pour vous saluer, vous remercier et vous dire qu’on est content de vous. Vous avez pris tout votre temps pour ces révisions. Je prie Dieu pour que ces révisions vous profitent. Je ne vais pas être long, parce-que tout a été dit. Je demande à nos imams ici présents de prier pour que vous ayez tous le bac. Je remercie la CIDT pour cet apport. Nous vous encourageons. C’est bientôt le bac, respectez tout ce qu’on vous dit. Évitez toute mauvaise chose qui pourra vous induire dans l’erreur. Je tire chapeau aux organisateurs. Dans les autres préfectures, vous ne verrez pas un tel soutien. Donc, merci à la CIDT ».

Avant de clôturer la cérémonie, le collège des imams a fait des prières pour que Télimélé obtienne un pourcentage élevé aux différents examens nationaux.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel : 622525250

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Kindia : deux enfants meurent par noyade à Bamban

11 juillet 2019 à 9 09 32 07327

Deux enfants de 3 ans ont péri hier, mercredi 10 juillet 2019, dans un cours d’eau à Bamban, dans la commune urbaine de Kindia. Ils ont perdu la vie par suite de noyade, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Mamadou Adama Diallo et Fatoumata Binta Diallo, les deux victimes, sont des membres de deux familles voisines. Ils ont profité de l’absence de leurs parents pour se rendre au cours d’eau aménagé pour faire des pépinières, et qui se trouve non loin de leur domicile. Arrivés sur place, les enfants se sont jetés dans l’eau et ils ont trouvé la mort par suite de noyade, explique Abdoulaye Pablo Camara, le chef de quartier de Bamban.

Abdoulaye Pablo Camara, chef de quartier de Bamban
Abdoulaye Pablo Camara

« Le drame qui s’est passé dans mon quartier me laisse triste. Mais, on ne peut que remercier Dieu, car c’est lui qui a donné et c’est lui qui a repris. Les victimes, leurs parents étaient sortis, les laissant à la maison. C’est ainsi que les deux enfants sont sortis pour venir au barrage ici. Ils se sont jetés dans l’eau et se sont noyés, il n’y avait personne à côté pour les sauver », a indiqué le chef de quartier.

A leur retour à la maison, les parents des victimes ont constaté l’absence de leurs enfants. Après quelques recherches, ils ont décidé d’aller voir s’ils ne sont pas au cours d’eau. Et à leur arrivée sur place, ils ont vu les corps des deux enfants sur l’eau. Une découverte qui a provoqué un grand choc au sein des deux familles concernées.

« C’est quelque chose qui nous a surpris et qu’on ne peut pas oublier. Je ne peux même pas parler de ça tellement que je suis choqué. Mais, il faut que des dispositions soient prises pour ne pas qu’il ait d’autres drames ici », a déclaré Diao Baldé, oncle de l’une des victimes.

Le chef de quartier promet justement de mettre des barrières autour du cours d’eau où ce drame est survenu, afin d’empêcher les enfants de s’y rendre. Les victimes ont été inhumées dans l’après-midi de ce mercredi, 10 juillet 2019, à Bamban.

Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Casse de bâtiments à Ansoumaniyah (Dubréka) : un officier de l’antidrogue pointé du doigt par les victimes

9 juillet 2019 à 20 08 45 07457
Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes

Dans la nuit du mercredi au jeudi 04 Juillet 2019, plusieurs maisons en construction ont été cassées au secteur ‘’Stade’’, relevant du quartier ‘’Ansoumaniyah village’’, dans la commune urbaine de Dubréka. Cette casse qui ne relèverait d’aucune décision de justice ou administrative aurait été perpétrée aux environs de 04 heures du matin par des hommes (dont certains armés) qui seraient à la solde d’un officier de police en service à la brigade antidrogue à Conakry. Cet officier de police réclame depuis quelques années la paternité des parcelles sur lesquelles ces bâtiments ont été construits, a appris un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu à Ansoumaniyah village.

Selon des témoins rencontrés sur place, c’est le commissaire Sadou Diallo qui aurait organisé cette casse de maisons. En compagnie d’hommes armés et avec le soutien de certains jeunes de Ansoumaniyah village qu’il aurait soudoyé avec de l’argent, cet officier de police se serait rendu à ‘’Stade’’ pour casser des bâtiments en construction.

« Ils sont arrivés aux environs de 04 heures du matin. Certains d’entre eux détenaient des fusils. Ils se sont mis à casser les maisons. J’ai entendu le bruit et les coups de marteau. Je suis même sorti de ma maison pour voir ce qui se passait dehors. Dès qu’ils m’ont aperçu, ils ont braqué leurs armes sur moi. Je me suis hâté de rentrer et fermer ma porte », a confié un témoin rencontré sur les lieux.

Au total, ce sont quatre bâtiments qui ont subi la fureur des casseurs qui seraient aux ordres du commissaire Sadou Diallo. Et, les traces laissées sur les maisons ciblées en disent long sur la détermination des auteurs de la casse. Les gros trous creusés de part et d’autres sur les murs forcent le regard et indignent les victimes qui pleurent une casse de trop, orchestrée par cet officier de police qui « se croit au-dessus de la loi ».

Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes
Mohamed Cissé

« La première fois, c’est à 05 heures du matin que le commissaire Sadou Diallo et ses agents sont venus casser notre maison. Ils étaient tous armés de fusils. Comme il travaille à l’antidrogue de Conakry, il croit être au-dessus de la loi… Sinon, en tant qu’officier assermenté, s’il sait que ce domaine lui appartient et que quelqu’un d’autre est venu y construire, il allait saisir la justice pour régler son problème… », a expliqué Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes.

Cette vieille femme qui ne compte plus que sur ses enfants (qui n’ont pas assez de moyens) est sans mot. Elle est comme figée par la cruauté des hommes qui ont troué les murs de sa maison. Une maison qui est composée de deux chambres, un salon et un petit magasin.

Mamadou Malal Barry, une des victimes

De son côté, Mamadou Malal Barry- une autre victime- ne comprend pas l’entêtement du commissaire Sadou Diallo, alors que la justice a déjà tranché dans cette affaire. « C’est la quatrième fois que Sadou Diallo vient casser ma maison. La première fois, c’était en 2016. Il était venu détruire le portail de la cour et il avait enlevé les tôles et le plafond de la chambre que je venais de construire… On est allé en justice à Dubréka, puis à la Cour Suprême. Il a perdu tous les deux procès. C’est après cela que je suis revenu construire encore. Et, avant-hier (jeudi), il est venu vers 04 heures du matin pour détruire encore. C’est sur les pick-up de la brigade antidrogue qu’il vient (Sadou Diallo) avec des gendarmes pour casser nos maisons. Voyez ici, la porte, les fenêtres, les granites, le sable et les trois mille briques qui étaient là ont été emportés par Sadou et sa bande », a expliqué Mamadou Malal Barry, visiblement très affligé par les préjudices qu’il a subis.

De quoi est-il question dans cette affaire ?

Selon nos informations, les victimes de ces casses de maison sont prises en tenaille dans un litige entre un homme d’affaires, Mamadou Bhoye Sow (qui leur a vendu des parcelles) et le commissaire de police, Sadou Diallo. Ces deux hommes se disputent un domaine dont chacun se réclame propriétaire. Un domaine qui appartenait à l’Etat qui, à travers la direction préfectorale de l’urbanisme et de l’habitat de Dubréka, a cédé à un particulier.

« C’est l’habitat de Dubréka qui m’a vendu ici, en 2007. C’était six parcelles (de la parcelle N°32 à celle numéro 37) contenues dans le lot 55 », se défend Mamadou Bhoye Sow qui, en 2008, a vendu ces parcelles à des tiers (trois parcelles à Mamadou Malal Barry, une parcelle à Zakariaou et une autre parcelle à Hadja Fatoumata Soumah qui ont commencé à y construire des maisons.

Pour cet homme d’affaires, Sadou Diallo n’avait jamais réclamé ces parcelles au paravent. « C’est quand j’ai vendu les parcelles à d’autres personnes et que ces gens-là ont commencé à construire, que Sadou s’est levé pour dire que ces terrains lui appartiennent », a indiqué Mamadou Bhoye Sow au micro de Guineematin.

Me Thierno Ibrahima Barry, avocat du commissaire Sadou Diallo,
Me Thierno Ibrahima Barry

A défaut d’avoir le commissaire Sadou Diallo, le reporter de Guineematin.com a interrogé l’avocat de ce dernier. Selon Me Thierno Ibrahima Barry, avocat du commissaire Sadou Diallo, il n’y a aucun litige entre son client et Mamadou Bhoye Sow. « Je pense que c’est une mauvaise lecture de la décision de justice qui a été rendue et qui reconnait à mon client les parcelles 11, 12, 13 et 14 du lot 55 bis qui fait dire à monsieur Sow que ce domaine lui appartient. Sinon, il n’y a aucun litige sur le plan administratif, dans la mesure où ce ne sont pas les mêmes lots. Et, le certificat d’usage foncier de mon client prouve à suffisance que Sadou Diallo est propriétaire de ce domaine depuis 2005… C’est monsieur Sow qui pense que les parcelles qu’il a correspondent à celles qu’occupe le commissaire Sadou Diallo. Ces documents de propriété des parcelles 32 à 37 du lot 55 datent de 2007, soit 2 ans après que mon client ait acquis les parcelles 11 à 14 du lot 55 bis. Et, je pense qu’il n’y a pas eu un nouveau lotissement ; et, les parcelles ne bougent pas aussi », a indiqué Me Thierno Ibrahima Barry.

A en croire plusieurs autres sources, les lots 55 et 55 bis existent bien sur le plan cadastral du quartier Ansoumaniyah village. Mais, visiblement, l’homme d’affaires Mamadou Bhoye Sow et le commissaire Sadou Diallo campent tous sur le domaine. Pourtant, ils détiennent des titres fonciers différents.

Selon nos informations, le bras de fer entre les deux hommes (qui ont un lien d’alliance) a conduit le commissaire Sadou Diallo, en 2014 et 2016, à détruire les constructions en cours dans ce domaine litigieux. Et, suite à cette destruction d’édifice, le commissaire Sadou Diallo aurait été assigné en justice par Mamadou Bhoye Sow qui a vendu les parcelles aux victimes.

L’affaire a été portée devant le tribunal de première instance de Dubréka (justice de paix à l’époque) pour être jugée avec l’objet suivant : reconnaissance de propriété, cessation de troubles et paiement de dommages et intérêts. Et, à l’issue du procès qui a connu un transport judiciaire à Ansoumaniyah, Mamadou Bhoye Sow a été déclaré propriétaire légal des parcelles 32 à 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village.

« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et en premier ressort, après en avoir délibéré, rejette la fin de non-recevoir tirée de l’autorité de la chose jugée soulevée par les défendeurs (Sadou Diallo et autres)… Déclare le demandeur Mamadou Bhoye Sow propriétaire des parcelles N°32, 33, 34, 35, 36, 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village et le renvoie dans la jouissance paisible de cette propriété. Ordonne les défendeurs (Sadou Diallo et autres) à la cessation de tous les troubles de jouissance sur les lieux ; les condamne au paiement solidaire d’un million de francs guinéens au demandeur Mamadou Bhoye Sow », lit-on dans le jugement N°165 en date du 23 août 2016, rendu par la justice de paix de Dubréka.

Il sera reconnu à Sadou Diallo la paternité des parcelles 11 à 15 du lot 55 bis. Mais, ce dernier va s’insurger contre cette décision et interjeter appel. L’affaire sera alors transférée à la Cour d’Appel de Conakry. Et, devant cette juridiction, Mamadou Bhoye Sow sera aussi déclaré propriétaire des parcelles 32 à 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village.

« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de référé en dernier ressort et sur requête, (…) rejetons la demande (relevé de forclusion formulée par Sadou Diallo et Cie contre Mamadou Bhoye Sow et autres) en application des dispositions de l’article 603 du code de procédure civile, économique et administratif ; (…) disons que cette ordonnance est exécutoire sur minute et avant enregistrement », lit-on dans l’ordonnance N°019 du 20 février 2019, rendue par la Cour d’Appel de Conakry.

Malgré ces décisions de justice qui ont été même grossifiées, le commissaire Sadou Diallo serait en train d’user de son poste à la brigade antidrogue de Conakry pour intimider et menacer Mamadou Bhoye Sow et les personnes auxquelles ce dernier a vendu ces parcelles.

« Je suis allé dans son bureau pour lui dire qu’on peut régler cette situation à l’amiable au lieu de s’affronter alors que nous avons des liens d’alliance. Sadou a répondu qu’il va faire plus que casser des maisons. Il m’a menacé. Moi aussi, je suis venu avertir ma famille et mes proches. Parce que Sadou Diallo est capable de mettre un jour de la drogue dans ma voiture pour m’arrêter. Aujourd’hui, je crains pour ma vie. Mais, je me battrais jusqu’au bout dans cette affaire. Parce que c’est moi qui ai vendu ces parcelles aux personnes qu’il fait souffrir aujourd’hui », confie Mamadou Bhoye Sow.

Pour cette dernière casse perpétrée dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, les victimes entendent saisir l’inspection générale de la police. Et, une plainte pour destruction d’édifice privée pourrait même être déposée contre le commissaire Sadou Diallo.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le Syli humilié à la CAN : les internautes guinéens réclament la tête d’Antonio Souaré

9 juillet 2019 à 14 02 35 07357

L’humiliation subie par la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion nationale. Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football, a animé une conférence de presse hier, lundi 08 juillet 2019, en Egypte. Il a pointé un doigt accusateur sur le sélectionneur, Paul Put, et son staff. Mais, cette sortie est loin de disculper le puissant homme d’affaires aux yeux des citoyens. Sur les réseaux sociaux, beaucoup tirent sur le dirigeant du football guinéen et souhaitent son remplacement à la tête de la FEGUIFOOT. Guineematin.com a compilé quelques réactions des internautes sur le sujet.

La déception est générale chez les supporters guinéens. Tous sont mécontents de la piètre prestation de leur équipe nationale dans cette compétition et surtout de sa correction (3-0) par l’Algérie en huitièmes de finale. Si la Fédération Guinéenne de Football accuse l’entraîneur et le staff technique, certains citoyens pensent plutôt que c’est la FEGUIFOOT elle-même le problème. C’est pourquoi, ils souhaitent le départ du président de l’instance dirigeante du football guinéen et son remplacement par Lucien Beindou Guilao.

Thierno Souleymane Diallo : « l’homme providentiel du football guinéen ne s’appellerait plus Antonio Souaré, mais Lucien Beindou Guilao. Lucien Beindou Guilao, la solution ? », S’interroge-t-il.

Abondant dans le même sens, Sory Sow est encore plus clair : « Guilao Lucien Beindou, président de la FEGUIFOOT, une chance pour la Guinée. Il a tout pour offrir à la Guinée la sélection qu’elle mérite. Un vrai patriote sans démagogie aucune ».

Mamadi Therna Kamissoko, lui, n’appelle pas au départ de Mamadou Antonio Souaré. Mais, il dit n’avoir plus aucune confiance au dirigeant sportif après sa conférence de presse d’hier, lundi. « Après cette sortie honteuse et déshonorante, je retire le peu de crédit que j’avais pour Antonio Souaré », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idée, Aboubacar Camara s’interroge sur le recrutement de Paul Put par la FEGUIFOOT : « avant son recrutement savaient-ils (les dirigeants de la Fédération, ndrl) que Paul Put était en procès pour négociation de matchs en Belgique et a été condamné ? ». Une façon pour lui de répondre à Antonio Souaré qui a accusé le sélectionneur guinéen de racketter les joueurs.

Bella Bah pense également que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est pas saint dans cette affaire comme il le fait croire : « Antonio Souaré savait tout ce qui se passait, mais il a attendu l’humiliation pour nous faire croire qu’il est le saint dans cette affaire. La vraie question est : qui se cache derrière cette affaire ? S’il est sincère, qu’il présente sa démission et Paul Put suivra aussi. Il y a un jeu de cache-cache et une volonté de manipuler l’opinion. Ça ne marchera pas.

Tu dois faire faire preuve de bonne foi avant de l’exiger aux autres. Le passé de Paul Put était sur des deals de matchs truqués, donc pourquoi le choix porté sur lui ? Ne faisait-il pas les affaires d’Amadou Diaby, premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, et par ricochet Antonio Souaré ? Et si Antonio Souaré aussi faisait l’affaire du RPG en leur fournissant un financement ? Il figurait sur les affiches de campagne lors des élections communales avec KPC. Je salue le courage du doyen Amadou Diouldé qui a été l’un des rares à alerter. Antonio Souaré et Paul Put démissionnez ! ».

Kallo Diplomate aussi pense qu’Antonio Souaré et son vice-président, Amadou Diaby, sont les seuls responsables de l’échec cuisant de la Guinée : « les deux businessmen à la tête de la FEGUIFOOT viennent de faire des farces aux guinéens ».

Par contre, certains internautes estiment que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est en rien coupable de la débâcle du Syli national en Egypte. C’est le cas de Mamady Karfamoriah Kaba : « ceux qui s’acharnent contre monsieur Antonio Souaré sont vraiment des comédiens. L’homme est la solution du football », soutient ce citoyen.

De son côté, Arfamoussaya Macka Diaby prend position aussi pour Antonio Souaré. « Antonio Souaré ou l’homme indispensable pour le rayonnement du football guinéen et la promotion des jeunes joueurs. Président, suis ton chemin sans bruit. Président, exécute ton projet de société. Président, engage ton ménage et ta réforme. Président, c’est toi, et nous comptons sur toi. Prési, Kotila », a-t-il écrit.

Mariam Barratou Camara vient clore le débat en ces termes : « Guilao Lucien Beindou, Paul Put, Antonio Souaré et tout son clan doivent être dehors. La FEGUIFOOT doit être réinitialisée ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Télimélé : la mairie confrontée à un problème de mobilisation des recettes

9 juillet 2019 à 14 02 00 07007

La mairie de Télimélé a ouvert hier, lundi 08 juillet 2019, sa deuxième session annuelle. Les travaux ont porté notamment sur le compte-rendu des activités réalisées, la situation financière et les difficultés rencontrées, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette deuxième session s’ouvre trois mois après la première qui a eu lieu le 05 février 2019. C’est le préfet de Télimélé qui a présidé la cérémonie d’ouverture officielle des travaux. Amadou Sadio Diallo a mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités communales sur un certain nombre de préoccupations. « Je vous remercie et vous prie d’œuvrer pour le bonheur des citoyens de la commune urbaine de Télimélé.

Aujourd’hui, notre environnement est menacée par la coupe abusive du bois, nous devons lutter contre ce fléau, je fais de cela une de mes priorités. Luttons tous contre l’insalubrité de la ville qui peut nous causer beaucoup de maladies et attelez-vous à la collecte des taxes et des impôts pour nourrir la caisse de la commune », a lancé l’autorité préfectorale.

De son côté, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a invité les conseillers communaux à l’union et au travail pour lequel ils sont élus. « Chers conseillers, je vous demande de ne pas mélanger la politique à la survie de la commune. Nous sommes des conseillers pour l’ensemble des citoyens, soyons unis et œuvrons tous pour que les infrastructures sociales de base soient une réalité. Nous devons être fiers de ce qui est déjà réalisé et faire en sorte qu’il y ait d’autres », a-t-il dit.

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour de cette session, le receveur communal, Cheick Sylla, a souligné que « sur plus de 2 milliards de francs guinéens de recettes prévues, la commune n’a pu mobiliser que 452 millions 679 mille 685 francs. Ce montant est reparti entre les recettes locales et une partie du montant issu de l’Agence National de Financement des Collectivités (ANAFIC). En ce qui concerne le compte rendu des activités, la commune urbaine de Télimélé a réalisé quelques activités qui sont :

La réalisation de deux points de vente de viande au marché central ; le lancement des travaux de construction de l’école de quatre salles de classe au collège de Kolly par la CBG ; la pose de la première pierre pour la construction de l’école primaire de Guémé dans le district de Sokoliba et du poste de santé de Gnabély par l’ANAFIC ; la rénovation du bloc abritant la mairie et le reprofilage de la voirie urbaine », a énuméré monsieur Sylla.

Dans les divers, le maire est revenu sur les difficultés rencontrées dans la mobilisation des recettes, l’assainissement de la ville et la gestion de la banque culturelle. Younoussa Goulgoul Diallo a informé aussi les conseillers communaux sur les perspectives pour l’accueil du préfet de Télimélé à la mairie, prévu le 27 juillet prochain.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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BEPC 2019 : Thiapato Barry sur les dispositions prises dans la région de Kindia

9 juillet 2019 à 13 01 47 07477

Les épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont démarré hier, lundi 08 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A l’occasion du lancement officiel de cet examen national à Kindia, l’inspecteur régional de l’éducation, Thiapato Barry, a expliqué les dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves dans la région, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans la région de Kindia, ils sont 27.925 candidats dont 12.303 filles inscrits au BEPC 2019. Lors de la première journée de cet examen national, l’inspecteur régional de l’éducation et le superviseur régional des examens, accompagnés de plusieurs cadres du secteur éducatifs, ont sillonné plusieurs centres d’examen pour s’enquérir de la situation qui prévaut sur le terrain. A cette occasion, l’inspecteur, monsieur Thiapato Barry, a rappelé les dispositions prises pour le bon déroulement des examens nationaux dans la région.

Thiapato Barry, inspecteur régional de l'éducation
Thiapato Barry, inspecteur régional de l’éducation

« Cette année, nous avons réussi, à l’image de l’année dernière, à placer 90% des chefs d’établissements pour être superviseurs dans les autres préfectures. Par exemple, à Télimélé on a maintenu un seul sur les 6 centres ; les 5 sont venus d’ailleurs. A Kindia ici, nous avons gardé deux et les autres sont venus des autres préfectures. C’est pour qu’il y ait l’équité au niveau de la région. Donc les DPE ont pris déjà toutes les dispositions pour un déroulement correct des épreuves. Mais avant, l’inspection régionale de Kindia avait déployé l’ensemble de ses cadres dans les préfectures pour aller sensibiliser les chefs d’établissements, tous les encadreurs scolaires par rapport au mot d’ordre de tolérance zéro pour la session 2019 qu’il faut renforcer. Le MENA a donné tous les outils, les instructions et les lettres d’instruction au niveau de tous les partenaires et acteurs de l’éducation à cet effet », a dit l’inspecteur régional de l’éducation de Kindia.

Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia
Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia

De son côté, Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia, s’est réjoui du climat dans lequel le CEE s’est déroulé et le BEPC a démarré. « Cette année est une année un peu particulière. Vous vous souviendrez qu’on a connu des petits moments de dysfonctionnement en raison des contestations sociales. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons réussi à mettre des dispositifs en place pour rattraper les cours.

Aujourd’hui, nous sommes satisfaits du déroulement de l’examen CEE (Certificat d’Etudes Élémentaires) qui a pris fin avant-hier dans les préfectures de la région. En ce qui concerne le BEPC, on vient de procéder au lancement officiel en présence des autorités administratives et locales. Cela nous rassure que l’inspection régionale de l’éducation de Kindia travaille bien », a-t-il déclaré.

Après avoir lancé la première épreuve dans la commune urbaine de Kindia, ces responsables éducatifs se sont rendus dans les autres préfectures de la région pour constater les réalités et sensibiliser les acteurs sur le terrain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

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Dubréka : le procureur dénonce certains officiers dans l’exécution des décisions de justice

8 juillet 2019 à 10 10 38 07387
Marwane Baldé, substitut du procureur de Dubréka
Marwane Baldé, substitut du procureur de la République près le tribunal de Dubréka

La Justice de Paix de Dubréka a été récemment instituée en Tribunal de Première Instance, suivi de la nomination à sa tête d’une nouvelle équipe de magistrats. Depuis le début de l’année 2019, de nombreux dossiers criminels et correctionnels y ont été jugés avec des fortunes diverses pour les accusés et autres prévenus. L’annonce en a été faite par le substitut du procureur de la République près le tribunal de Dubréka, dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com le weekend dernier.

Avec Marwane Baldé, il a été également question des difficultés auxquelles ce tribunal est confronté dans l’exécution des décisions de justice, notamment « des officiers même qui peuvent informer la personne objet du mandat. Ça, c’est une complicité que je peux considérer comme une démission, comme une trahison ».

Guineematin.com : Il y a près d’une année que vous avez été nommé comme substitut du procureur près le TPI de Dubréka. Combien de dossier avez-vous pu évacuer de janvier à aujourd’hui ?

Marwane Baldé : nous avons eu à traiter beaucoup de dossiers, puisque vous n’êtes pas sans savoir qu’à partir du mois d’août 2018, la préfecture de Dubréka, qui était autrefois une justice de paix, a été érigée en Tribunal de Première Instance. A partir de janvier 2019, nous avons eu à gérer les dossiers. Nous avons commencé par les affaires correctionnelles. Après, nous nous sommes occupés des affaires criminelles, qui autre fois étaient jugées à Kindia pour des questions de compétence. Alors, nous avons eu à éponger près de cinq (5) dossiers criminels sur cinquante en instance. Puisqu’à notre arrivée au parquet, toutes les affaires criminelles étaient déjà transférées au niveau du Tribunal de Première Instance de Kindia, certaines étaient au niveau de la Cour d’Appel de Conakry. Donc, il était question de regrouper toutes ces affaires, tous ces dossiers, pour les ramener à Dubréka. Vous savez qu’avec l’arrivée de ce parquet, nous avons désormais la compétence de connaître les affaires criminelles à une composition criminelle. Nous avons dû éponger cinq (5) dossiers pour l’instant. Mais, il en reste encore. Aujourd’hui, les cabinets d’instruction sont en train de travailler. Nous avons reçu pas mal de dossiers qui nous ont été communiqués par le cabinet. Les affaires criminelles ne sont pas comme les affaires correctionnelles… Les suspects, les mis en cause ou accusés, étant en maison d’arrêt, disposent de droits. Le code de procédure prévoit des procédures préalables avant leur comparution devant le tribunal criminel. Nous nous préparons pour remplir ces formalités. Et le code dit que le président doit se rendre à la maison d’arrêt, pour notifier ces actes à ces accusés afin qu’ils puissent préparer leur défense.

Guineematin.com : qu’en est-il des autres affaires, notamment des dossiers correctionnels ?

Marwane Baldé : les audiences correctionnelles continuent permanemment. Les lundis et les mardis, nous avons les audiences correctionnelles. Ce sont des audiences qui sont tenues par moi. Je suis tout le temps le représentant du ministère public aux audiences criminelles, ainsi qu’aux audiences correctionnelles. Parallèlement à ces audiences, nous avons tenu la toute première rencontre avec nos Officiers de Police Judiciaire (OPJ) rattachés à notre parquet, afin de leur faire comprendre la politique pénale établie par le ministre d’Etat à la justice, Garde des Sceaux, en ce qui concerne le maintien de l’ordre public, en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme et en ce qui concerne l’exécution des décisions de justice. Puisqu’avant, en tant que justice de paix, on n’avait pas cette compétence. Donc, après des décisions rendues, il fallait solliciter une réquisition auprès du Parquet Général. Mais de nos jours, se conformant aux dispositifs délibérés du Code de Procédure Pénale, les tribunaux de première instance, notamment le parquet, peuvent veiller à l’exécution des décisions de justice. C’est comme l’intitulent souvent les grosses. Quand vous lisez l’intitulé d’une grosse, vous verrez qu’on demande aux dépositaires de la loi : les justices de paix, les procureurs, les procureurs généraux, de prêter main forte à l’exécution des décisions de justice. Donc de nos jours, les décisions de justice ayant l’autorité de la chose jugée sont caractérisées par une grosse. Tout ceci doit se passer dans les règles de l’art. Les affaires correctionnelles, les rôles sont vraiment importants. Surtout avec le taux élevé du stellionat dans notre ressort. A côté de cette infraction, il y a le viol sur mineur également qui est très fréquent ici. C’est pourquoi, il y a une politique très sévère en ce qui concerne la répression pour ces faits. Lorsque le viol porte sur une mineure de moins de 18 ans, nous faisons des réquisitions très sévères. Quand le viol porte sur une mineure, il y a lieu d’être sévère pour la répression, pour ne pas qu’il y ait des récidivistes. Alors, dans notre ressort de Dubréka, comme je viens de vous le dire, le stellionat, le viol sur mineur, le vol, l’escroquerie sont des infractions qui sont courantes. C’est pourquoi, dans notre politique pénale, nous avons envisagé des réquisitions conformes à la loi afin que le tribunal arrive à nous suivre dans nos réquisitions.

Guineematin.com : en terme de décisions rendues, combien d’affaires correctionnelles, civiles et criminelles avez-vous pu juger en tout ?

Marwane Baldé : en ce qui concerne les affaires criminelles, nous venons d’être érigés en Tribunal de Première Instance. Nous avons eu à juger cinq affaires criminelles qui ont résulté par des condamnations à 10 ans d’emprisonnement et des amendes, contrairement aux réquisitions du ministère public, parce qu’on avait demandé 20 ans. Mais comme vous le savez, le tribunal étant souverain, le tribunal criminel a eu à prononcer 10 ans. Donc, ces condamnés sont dans les maisons d’arrêt en train de purger leurs peines. En ce qui concerne les affaires correctionnelles, nous avons eu, depuis janvier, à juger près d’une centaine d’affaires. Et, il y a de ces condamnés qui sont en train de purger leurs peines à la maison d’arrêt de Dubréka. Les condamnés sont suivis conformément aux règles de détention et dans le plus grand respect des conditions de détention. Nous veillons à la santé des condamnés, ainsi qu’à celle des prévenus.

Guineematin.com : vous êtes passé de justice de paix à Tribunal de Première Instance. Quelles sont les difficultés auxquelles votre juridiction est confrontée ?

Marwane Baldé : pour l’instant, le parquet que nous sommes, la force publique se trouve au niveau de l’exécution des décisions de justice. Après les décisions rendues au niveau des sièges, au niveau des cabinets d’instruction, qui sont aussi des magistrats du siège, nous ministère public, nous avons pour mission de veiller à l’exécution de ces décisions de justice. Je vous cite un exemple, lorsque le président du tribunal rend une décision, il annonce l’arrêt des travaux sur des parcelles litigieux où chacune des parties revendique la propriété, et qu’à la suite de cette procédure, une décision annonçant l’arrêt de tous les travaux sur ces parcelles est prise. Pour l’arrêt de ces travaux, ce n’est pas le procureur qui sera sur le terrain, c’est les dépositaires de la force publique, entre-autres, la gendarmerie, la police. Alors, si nous donnons des ordres afin d’exécuter conformément à la loi, parfois il y a des difficultés auprès des officiers de police judiciaire qui manquent de moyens d’intervention conventionnelle, qui manquent d’équipements, de logistique entre-autres, les jeeps d’intervention, les agents. Donc, il y a des difficultés que nous constatons au niveau de l’exécution de nos décisions de justice. Il y a aussi que, lorsqu’un magistrat d’instruction, qui a pour mandat de décerner des mandats d’arrêt contre un suspect qui refuserait après plusieurs convocations devant ce magistrat instructeur, il passe souvent par nous procureur pour l’exécution de ce mandat. C’est pourquoi, à l’occasion de la rencontre avec les officiers de police judiciaire, je ne suis pas rester sans toucher du doigt ce problème. Et, où il y a des officiers même qui peuvent informer la personne objet du mandat. Ça, c’est une complicité que je peux considérer comme une démission, comme une trahison. Puisqu’en tant que dépositaire de la loi, de la force publique, on doit être conforme au respect du serment qu’on a prêté. Donc, les officiers de police judiciaire, la gendarmerie et la police ne seront pas censés, contre des miettes, donner des informations, ça serait trahir le secret du travail, ça serait trahir leur serment. Nous avons constaté tout ça à Dubréka ici. Mais, on ne se décourage pas. Je profite de l’opportunité que vous m’offrez pour attirer l’attention des autorités auprès de la force publique afin de renforcer le dispositif sécuritaire au niveau de notre ressort ici pour nous permettre de très bien exécuter les décisions de justice dans le cadre légal.

Entretien réalisé au TPI de Dubréka par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : Deen Souaré, l’étudiant qui poursuit le recteur de Kindia, molesté et brièvement détenu

6 juillet 2019 à 15 03 03 07037

L’ancien étudiant du Centre Universitaire de Kindia, Aboubacar Deen Souaré, qui a porté plainte contre l’actuel recteur de l’université pour usurpation de titre, a été molesté dans la nuit du jeudi au vendredi 05 juillet 2019. Il a été passé à tabac, ligoté et mis en prison pour quelques heures par des vigiles aidés de militaires qui seraient sous ordre du recteur Jacques Kourouma, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aboubacar Deen Souaré, comme il s’agit de lui, a passé un sale quart d’heure dans la nuit du jeudi au vendredi. Cet ancien étudiant de CU de Kindia est actuellement inscrit en Master 1 à l’Institut Management (IMAN) de Dakar, au Sénégal.

Depuis qu’il est revenu en Guinée, il s’est préoccupé du sort de l’université qui l’a formé. Après de multiples recherches et consultations des experts, il croit avoir découvert que l’actuel recteur de Kindia, « Docteur » Jaques Kourouma, n’a pas un diplôme de doctorat. C’est ainsi qu’il a fait recours à la justice en portant plainte contre Jaques Kourouma la semaine dernière, pour que la vérité soit dite dans l’affaire.

Alors qu’il partait rencontrer un de ses informateurs dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, résidant près de l’université, Aboubacar Deen Souaré s’est fait arrêter, ligoter, bastonner par 6 vigiles, aidés de 4 militaires. Ensuite, ils l’ont envoyé au camp militaire Kémé Bouréma de Kindia aux environs d’une heure du matin, torse nu. Là, les militaires en garde ont ordonné de l’envoyer à la gendarmerie départementale de Kindia où il a passé la nuit.

Selon son ami qui lui tenait compagnie jusqu’à 22h30mn, heure à laquelle il a été arrêté et tabassé, Aboubacar Deen Souaré a été malmené sous ordre du recteur. « On l’a bastonné, tabassé devant moi, et quand Jacques est venu à 23h, il a ordonné à ce qu’on l’envoie en prison. On lui a fait du mal en lui mettant tout nu. On peut même voir les traces de la corde sur sa main ».

Selon nos informations, Aboubacar Deen Souaré a aussi passé toute la journée du vendredi, 05 juillet 2019, à la gendarmerie avant qu’il ne soit libéré à 18h03mn sous les instructions du procureur de la République près le TPI de Kindia. Après cette libération, il nous a fait savoir qu’on lui a dit de s’abstenir de tout commentaire dans la presse.

Le recteur de l’université de Kindia, Dr Jacques Kourouma, interrogé par notre reporter, a refusé de se prononcer sur le sujet. « Je vous dis que je ne parle pas, ou bien c’est obligatoire. D’ailleurs, je coupe le pont avec la presse ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Grave accident de la circulation à Kindia : 3 personnes tuées et 3 autres blessées

5 juillet 2019 à 10 10 40 07407

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 04 juillet 2019, à Linsan, dans la préfecture de Kindia. Il a coûté la vie à trois personnes et causé aussi trois blessés, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est aux environs de 17 heures que cet accident s’est produit à la rentrée de la sous-préfecture de Linsan. Une moto tricycle, transportant 6 personnes, en rentrée en collision avec un camion. Trois personnes ont été tuées et les trois autres ont été blessées, explique Hamidou Bah, secrétaire général du syndicat des transporteurs de la sous-préfecture de Linsan.

« La moto tricycle revenait de la boucherie où elle avait envoyé des taureaux. Il y avait les deux propriétaires des bœufs plus trois jeunes : le conducteur et deux autres, à son bord. A la rentrée de Linsan, en allant vers la sous-préfecture, la moto tricycle est rentrée en collision avec un camion. Les deux propriétaires des bœufs ont perdu la vie et les trois autres ont été blessés. La moto a été également endommagée », a-t-il expliqué.

Egalement interrogé par Guineematin.com, l’Adjudant Vincent Délamou, officier de constat en service à la gendarmerie de Linsan, a indiqué que la moto tricycle est allée se cogner contre un camion qui était bien garé. « Le camion Renault Magnun quittait Conakry pour Diecké. Tout juste à la rentrée du centre où se trouvait le plat, le conducteur s’est bien garé pour se mettre à l’aise. Cela a coïncidé à l’arrivée de la moto tricycle qui venait à vive allure. Quand le conducteur est arrivé, il n’a pas pu maîtriser.

Il a tenté de dévier mais cela a coïncidé aussi à l’arrivée d’un autre véhicule qui venait dans le sens inverse. Donc le conducteur était obligé de rentrer en collision avec le camion remorque bien garé. Sur place, il y a eu trois morts. Tous les trois qui étaient devant ont trouvé la mort, le conducteur même a eu la tête écrasée. Si tu n’as pas de courage, tu ne peux pas le regarder. Donc on a mis les corps à la disposition de leurs parents et les enquêtes se poursuivent », a dit le gendarme.

A noter que les trois victimes ont été inhumées peu après leur décès à Linsan. Les blessés, eux, ont été conduits au poste de santé de la sous-préfecture pour des soins.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796/664 354 238

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Elhadj Sékhouna Soumah refuse 350 mille dollars US : « le 3ème mandat est contre la stabilité du pays »

4 juillet 2019 à 17 05 26 07267
Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

« Je leur ai dit que je ne suis pas contre le président de la République ; mais, je suis contre le 3ème mandat. La constitution prévoit deux mandats, il n’a qu’à faire ça et partir. Ce projet de 3ème mandat est dangereux pour le pays. Alpha même ne le veut pas, ce sont les cadres qui l’entourent qui veulent l’induire en erreur. Il s’agit notamment de Malick Sankhon. Il est en train de dilapider l’argent des assurés… »

Le Kountigui de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah, a conféré ce jeudi, 04 juillet 2019, avec la coordination régionale de la Basse Guinée et des membres du FNDC. La rencontre s’est tenue au domicile du chef coutumier à Toumaniyah, dans la commune urbaine de Dubreka, et a porté sur le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Il a mis l’occasion à profit pour révéler avoir été démarché par des proches du chef de l’Etat afin qu’il adhère à ce projet de troisième mandat, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Autrefois proche du pouvoir, le Kountigui de la Basse Guinée ne cache pas son opposition au projet de nouvelle constitution, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Elhadj Sékhouna Soumah a convié les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Conakry et de Dubréka à une rencontre, ce jeudi, pour réitérer cette position. Il a commencé par rappeler qu’il n’a pas été à Kindia lors de la pose de la première pierre des infrastructures du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale parce qu’il n’était pas partant pour la date indiquée.

« Le ministre secrétaire général à la présidence de la République, Naby Youssouf Kidiridi Bangoura, est venu me voir. Il m’a dit que je suis officiellement invité à la rencontre de Kindia. Je lui ai dit que je ne pouvais pas aller maintenant parce que j’ai consulté les Kountigui des autres préfectures de la région qui, eux, n’étaient pas prêts. Je lui ai dit de reporter cette rencontre à une autre date. Le ministre Kiridi m’a dit que c’était impossible parce que l’administration avait déjà fixé cette date et tous les administrateurs de la région en étaient informés. Alors, à ma grande surprise, à 4 heures du matin, la veille de l’événement ils ont envoyé une délégation pour me chercher afin que j’aille prendre part à la rencontre de Kindia. Mais, les jeunes de Dubréka se sont opposés, ils ont dit que je ne vais pas. Alors, dans la journée, j’ai reçu aussi des appels des jeunes de Coyah qui m’ont dit que même si j’essayais de partir, ils n’allaient pas me laisser passer à Coyah ; ceux de Mambia la même chose. C’est pour vous dire que j’ai eu raison de ne pas y aller. Celui qui est allé parler en mon nom là-bas, Thierno Alia Bangoura, sachez qu’il n’a pas parlé en mon nom. Je ne lui ai jamais dit d’aller parler là-bas en mon nom », a-t-il rappelé.

Le chef coutumier de la Basse Côte dénonce la campagne en cours en faveur d’une nouvelle constitution et qui devrait déboucher sur un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il révèle avoir été contacté par un cadre de la présidence qui lui a proposé une importante somme d’argent pour qu’il adhère à ce projet. Une proposition qu’il a rejetée. « Je leur ai dit que je ne suis pas contre le président de la République ; mais, je suis contre le 3ème mandat. La constitution prévoit deux mandats, il n’a qu’à faire ça et partir. Ce projet de 3ème mandat est dangereux pour le pays. Alpha même ne le veut pas, ce sont les cadres qui l’entourent qui veulent l’induire en erreur. Il s’agit notamment de Malick Sankhon. Il est en train de dilapider l’argent des assurés. C’est lui qui est allé dire au président qu’il veut que le doyen de la Basse Côte soit le nouveau Kountigui. Mais, le président de la République lui a dit que le seul Kountigui de la Basse Côte, c’est Elhadj Sékhouna Soumah. Aujourd’hui, ils veulent à tout prix un 3ème mandat pour Alpha Condé. Un cadre de la présidence est venu me voir un jour, en présence de mon conseiller Elhadj Dioubaté, il m’a proposé 350 mille dollars, afin que j’adhère au projet de 3ème mandat, j’ai refusé. Je lui ai dit que je mets la nation devant tout. Donc, aujourd’hui, ils sont en train de distribuer de l’argent aux jeunes, 200 millions, 300 millions de francs guinéens pour ce projet de 3ème mandat alors que le peuple souffre », a dénoncé Elhadj Sékhouna Soumah.

Selon le Kountigui de la Basse Guinée, c’est à cause de sa position par rapport à ce projet de troisième mandat qu’il a été ignoré par les autorités lors des obsèques de la mère du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui ont eu lieu récemment à Forécariah. Il prévient cependant que cela ne va nullement le faire changer de position.

« J’ai été aux obsèques de la mère du Premier ministre. Mais, les membres du gouvernement, en leur tête le Premier ministre, m’ont trouvé assis, personne n’est venu me saluer. Ils m’ont ignoré. C’est un monsieur qui a dit : voici le Kountigui de la Basse Côte, annoncez-le au moins. C’est alors qu’ils m’ont présenté officiellement au public. Mais, sachez que je reste droit dans mes bottes, le projet là (3ème mandat), je ne suis pas dedans. Et, les cadres soussous, les cadres de la Basse Côte, je vous demande de ne pas soutenir ce projet. Ce projet est contre la stabilité du pays », a-t-il lancé.

A noter que l’ancien Premier ministre, Mamady Youla, et le député de Dixinn, Aboubacar Soumah, ont pris part à cette rencontre.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Examen du CEE à Télimélé : Thiapato Barry insiste sur le respect du principe Tolérance Zéro

4 juillet 2019 à 17 05 15 07157

Comme partout en Guinée, les premières épreuves du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE) ont été lancées ce jeudi, 4 juillet 2019, dans la préfecture de Télimélé. Le lancement officiel a été présidé par l’Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, Thiapato Barry, en présence des autorités administratives et éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’Ecole Primaire du Centre, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette cérémonie. Dans son intervention, l’Inspecteur Régional de l’Education s’est félicité de ce qui été entrepris dans les préfectures relevant de sa juridiction pour un bon déroulement des évaluations.

Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, Thiapato Barry,
Thiapato Barry

Selon Thiapato Barry, « partout, nous avons trouvé de bonnes dispositions. Au niveau de la DPE de Télimélé, nous avons vu aussi l’implication de tous les acteurs liés aux examens nationaux. Chacun en ce qui le concerne a mobilisé son énergie pour que les examens se déroulent dans les meilleures conditions dans la préfecture. Ce que nous avons comme écho dans les autres préfectures, nous avons démarré bien dans ma région. Nous souhaitons bonne chance à nos candidats. Le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a pris toutes les dispositions pour un déroulement correct et pour que la session 2019 soit le meilleur examen possible. En tout cas, le ministre a donné des instructions fermes pour ne pas qu’il y ait des failles et pour que le mot tolérance zéro soit respecté ».

Alhassane Diallo, chef cellule examen et transfert scolaire à la DPE,
Alhassane Diallo

Parlant des statistiques au niveau préfectoral, Alhassane Diallo, chef cellule examen et transfert scolaire à la DPE, a fait savoir que Télimélé compte cette année 3240 candidats inscrits, dont 1473 filles. Mais, seulement quelques 2898 candidats, dont 1325 filles, ont répondu présent, a-t-il précisé.

A rappeler que la mission de supervision, conduite par l’Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, a quitté Télimélé pour Dubréka juste après le lancement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Examen d’entrée en 7ème année : « c’est tolérance zéro », rappelle le DPE de Dubreka

4 juillet 2019 à 16 04 23 07237
Mohamed Lamine Traoré, Directeur préfectoral de l'éducation de Dubréka,
Mohamed Lamine Traoré, Directeur préfectoral de l’éducation de Dubréka

Les autorités administratives et éducatives de Dubréka se sont fortement mobilisées ce jeudi, 04 juillet 2019, pour prendre part à la cérémonie de lancement officiel des épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), autrement appelé examen d’entrée en 7ème année. Cérémonie qui a eu lieu au groupe scolaire Malick Condé, situé dans la commune urbaine. Le DPE de Dubreka en a profité pour rappeler les consignes à suivre pendant cet examen, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Mohamed Lamine Traoré, le directeur préfectoral de l’éducation de Dubreka, a salué d’abord le climat de sérénité dans lequel le lancement de la première a été effectué. Il a mis l’occasion à profit pour rappeler les dispositions prises pour le bon déroulement de cet examen et des deux autres qui vont le suivre. « Vous avez suivi hier le communiqué de son Excellence Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, qui a dû dire que les examens-là vont se passer dans la plus grande sérénité. Mais au-delà, nous avons des principes, nous avons des règlementations, nous avons même des lois qui régissent les examens nationaux en République de Guinée.

Il y a à côté de tout ce qui est ancien comme règlements et lois, des innovations par rapport à la nouvelle technologie, des innovations par rapport à l’évolution du monde. On a vu que par rapport à la nouvelle technologie, il y a des possibilités de communiquer à distance soit par des images ou par les écritures. Donc, les téléphones restent interdits. Il y a des pratiques déviantes, il y a des dispositions qui sont prises pour réprimer les fraudes et les fautes commises à tous les niveaux : c’est tolérance zéro », a souligné le DPE.

Le responsable éducatif est revenu aussi sur les mesures mises en place dans les centres d’examen. « Les centres sont sécurisés mais aussi au niveau des centres, il y a des kits de lavage pour éviter la propagation des maladies. Vous savez, chaque centre de regroupement correspond à une particularité : soit en santé soit en maladie. Donc pour enrayer éventuellement, mieux vaut prévenir que de guérir. Nous avons prévu des kits pour éventuellement prévenir toute sorte d’épidémie que l’on pourrait rencontrer dans les écoles. Donc en sommes, toutes les dispositions sont prises pour que l’on fasse des examens crédibles acceptés par tous », a-t-il indiqué.

Dans la préfecture de Dubréka, ils sont 12.355 candidats, tous les profils confondus, c’est-à-dire enseignement général et franco-arabe, à affronter ce premier examen national de l’année. Ils ont répartis dans 53 centres dont 35 dans la commune urbaine et 13 dans les communes rurales.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo envoyé spécial de Guineematin.com

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Examen d’entrée en 7ème année : plusieurs cas d’absences signalés à Kindia

4 juillet 2019 à 11 11 44 07447

Les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), autrement appelé examen d’entrée en 7ème année, ont démarré ce jeudi, 04 juillet 2019, en Guinée. A Kindia, ils sont plus de 11.000 candidats inscrits à cet examen. Mais, dans les centres sillonnés par un correspondant local de Guineematin.com, une dizaine d’absences ont été signalés lors de cette première journée.

Dans la cité des agrumes, c’est à 9 heures que la première épreuve a été officiellement lancée dans la salle 5 de l’école primaire de Kindia 1. La cérémonie a connu la présence des autorités administratives et éducatives locales. L’occasion pour ces responsables de rappeler aux candidats et aux surveillants les consignes à respecter pour le bon déroulement de cet examen.

Le DPE, Ousmane Aïssata 1 Camara, a rassuré les candidats avant de les encourager à être calmes, sereins et à ne compter que sur leurs connaissances pendant ces trois jours que va durer cet examen national. Abondant dans le même sens, la superviseure préfectorale du CEE, madame Kaba née Kadiatou Soumah, a appelé les candidats à la discipline, tout en rappelant l’interdiction du port et de l’utilisation des téléphones dans les centres et l’aide extérieure.

Dans la préfecture de Kindia, ils sont au total 11 386 dont 5 307 filles, inscrits à cet examen d’entrée en 7ème année. Ils sont répartis dans 49 centres d’examen, pour plus de 600 surveillants. Mais, selon nos informations, une dizaine de cas d’absences ont été observés au cours de cette première journée dans les centres visités par notre reporter. Les raisons de ces absences ne sont pas connues.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Le préfet de Télimélé aux habitants de Sogolon : « soutenons la nouvelle constitution »

1 juillet 2019 à 20 08 37 07377
Messieurs les maire de Sogolon et préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé poursuit sa tournée de sensibilisation entamée en fin de semaine dernière dans les localités relevant de sa juridiction. Après les sous-préfectures de Brouwal et Sarékaly, Amadou Sadio Diallo et sa suite se sont rendus hier, dimanche 30 juin 2019, à Sogolon. Il a notamment invité la population de la localité à soutenir le projet de nouvelle constitution que le pouvoir compte soumettre à un référendum, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Situés respectivement à 77 et 60 km du chef-lieu de la préfecture de Télimélé, les districts de Malalcondo et de Tourkoun, dans la sous-préfecture de Sogolon, ont constitué la deuxième étape de la tournée de prise de contact de l’autorité préfectorale avec les populations à la base. Cela, afin de s’enquérir des conditions de vie de ces populations et du fonctionnement de l’administration locale.

Alsény Barry

A Malalcondo, Alsény Barry, natif de la localité et enseignant de profession, a présenté le district à la délégation du préfet. « Malalcondo fut fondé par un agriculteur du nom de Malal. Elle compte à ce jour une population de 3.848 habitants. Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage et l’artisanat. Le problème d’eau se pose avec acuité ; dans le domaine éducatif aussi, la situation n’est pas rose : l’école primaire du centre est en état de dégradation très poussée », a-t-il indiqué.

Alhassane Diallo,
Alhassane Diallo

De son côté, Tourkoun est l’un des plus grands districts de la commune rurale de Sogolon, avec une population estimée à 5.150 habitants. Selon Alhassane Diallo, natif et principal du collège de la localité, « le district de Tourkounn malgré ses immenses potentialités, peine à se procurer de l’eau potable : les trois forages existants sont tous non opérationnels. Le marché hebdomadaire est sans hangar ni latrines, les voleurs de bétail règnent en maîtres sur le terrain, les bœufs en divagation détruisent les cultures avec comme conséquences des conflits entre éleveurs et agriculteurs, le couvert végétal détruit, le réseau téléphonique non accessible par endroits », a-t-il énuméré devant le préfet.

Dans ces deux localités, où il a fait l’objet d’un accueil chaleureux, Amadou Sadio Diallo a véhiculé le même message : « Citoyens de Sogolon, je suis content de votre forte mobilisation, je n’ai pas grand-chose à vous dire, sinon que de soutenir les actions du Professeur Alpha Condé puisqu’il aime Télimélé et il veut du bonheur pour Télimélé. Mettons un terme à la destruction de nos forêts ; entretenons les élèves candidats aux différents examens nationaux et aux enseignants communautaires ; soutenons la nouvelle constitution en perspective et évitons la division entre nous », a exhorté le préfet de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : 23 acteurs de la sécurité à l’école de l’élaboration du plan de communication sur les risques épidémiques

1 juillet 2019 à 20 08 17 07177

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le gouvernement guinéen joignent leurs efforts pour faire face aux risques épidémiologiques. C’est dans ce cadre que s’est ouvert à Kindia, ce lundi 1er juillet 2019, un atelier axé sur l’élaboration d’un plan de communication sur les risques épidémiques du secteur de la sécurité et de la protection civile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de cinq jours est une initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le gouvernement guinéen, avec un financement des USA. Il concerne 23 acteurs de la protection civile et de la sécurité et s’inscrit dans le cadre du projet PREPLINE.

Selon nos informations, la démarche vise à mieux sensibiliser les populations et également préparer les services chargés de l’application de la loi, pour efficacement lutter contre les urgences de santé (futures épidémies).

Au cours des travaux, il est prévu de mettre un accent sur le contenu du plan de communication, dont entre-autres : rôle et mission de la direction générale de la police nationale dans la gestion des risques épidémies ; rôle et mission de la direction générale de la protection civile dans la gestion des risques épidémies ; présentation sur le plan de communication sur les risques du secteur de la sécurité.

C’est Nawa Damey, secrétaire général du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, qui a présidé l’ouverture des travaux de cet atelier. Selon lui, « cette importante rencontre consacrera cinq jours à la problématique de la préparation coordonnée et multisectorielle des services chargés de l’application de la loi pour répondre aux épidémies et évènement de santé publique en Guinée. Au terme de vos travaux, vous devez aboutir à : faire l’analyse situationnelle de la communication pour le ministère de sécurité et de la protection civile en mettant en relief les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces ».

Pour Dr Woné Abdoulaye, coordinateur santé publique à l’OIM, « nous avons convié les 23 acteurs de la protection civile et de la sécurité du pays, en vue de doter le ministère de la sécurité et de la protection civile d’un plan de communication de risque qui sera arrimé au niveau des risques épidémiques ».

A rappeler que le projet PREPLINE, mis en œuvre par l’OIM, est une réponse favorable au cri de cœur de la Guinée au lendemain de la crise sanitaire sans précédent, due à la maladie à virus Ebola avec 3 814 cas confirmés, avec 2544 décès.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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