Barrage de Souapiti : le ministre Taliby Sylla à la rencontre des populations impactées

18 septembre 2019 à 13 01 29 09299

Soucieux du bien-être et du devenir des populations impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, le ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla, a effectué les 16 et 17 septembre 2019, une visite de terrain dans la région administrative de Kindia. Une visite qui l’a conduit sur les sites de recasement de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri.

En compagnie d’une forte délégation, Cheick Taliby Sylla est allé rassurer ces populations qui ont quitté leurs terres au nom de l’intérêt national, de l’engagement du gouvernement guinéen à les accompagner pour leur permettre de « revivre », a constaté Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux sur place.

Cette visite de terrain a commencé par le secteur Tenguemadi, dans le district de Tatagui, où se trouvent certains déplacés des villages de Maléyah et Yinguissa, dans la sous-préfecture de Bangouyah. Et, c’est par des chants que le ministre de l’énergie et sa suite ont été accueillis dans cette localité qui relève de la préfecture de Kindia.

Arafan Mamadou Camara, président du district de Tatagui

Au nom de ses citoyens, Arafan Mamadou Camara, le président du district de Tatagui, a exprimé une immense joie de voir le ministre Cheick Taliby Sylla dans leur localité. « C’est une grande joie pour nous de voir Cheick Taliby ici. Parce que c’est lui qui a donné 46 motos aux chefs de quartiers et de districts. On sait aussi qu’il a envoyé d’autres à la Mecque… Mais, on vous demande de construire de maisons pour nous. Car, vous avez vu celles que nous avons actuellement, ce sont des cabarets. Des étrangers sont venus chez nous, mais il n’y a pas de place… », a dit Arafan Mamadou Camara.

Fodé Camara, porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah

Pour sa part, Fodé Camara, le porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah, est revenu sur l’attention qu’ils ont bénéficié depuis leur arrivée à Tatagui. « Quand nous sommes venus ici, les gens nous ont accueillis et montré des terres. Ils nous ont dit que sur ces terres, nous avons où construire des maisons, faire l’agriculture et l’élevage. Et puis, tous les habitants des villages environnants sont venus nous saluer et nous souhaiter la bienvenue », a confié Fodé Camara.

Dans un message de cohabitation pacifique et d’acceptation mutuelle, le ministre Cheick Taliby Sylla a appelé les populations accueillantes et celles venues de Maléyah et Yinguissa à vivre dans la fraternité. Et, de faire de leurs différences une force motrice pour le développement de Tatagui. Car, explique le ministre de l’énergie, le projet Souapiti est une bénédiction pour Tatagui.

« Le projet Souapiti va vous construire une mosquée, une école. Vous aurez une adduction d’eau… Si le projet ne le fait pas, je le ferai pour vous », a promis Cheick Taliby Sylla avant de prendre congé de ses hôtes.

Après Tatagui, le ministre de l’énergie, accompagné de Amara Camara (le directeur général du projet Souapiti), de Zhang Ru Jun, (le PDG de CWE, partenaire technique et financier du projet Souapiti et des autorités préfectorales de Kindia entre autres, a mis le cap sur Kinfayah, dans la commune rurale de Bangouyah. Cette étape a permis à la délégation de traverser les localités de Fodéyah, Kirita, Boutouhoulou et Bhoundou Bantan (où se trouve le pont Somakha).

Compte tenu de la dégradation avancée de cet ouvrage (situé à 22 kilomètres de la ville de Kindia, sur la nouvelle route Kindia-Télimélé), le ministre de l’énergie a instruit au projet Souapiti de dégager complètement ce pont et de construire un nouveau à sa place.

Tout au long du trajet qui a mené sa délégation à Kinfayah, Dr Cheick Taliby Sylla a scruté soigneusement cette nouvelle tracée qui sera, dans un futur proche, la seule route qui reliera Kindia à Télimélé. Car, selon les informations, l’ancienne route sera bientôt inondée par les eaux.

A Kinfayah où sont recasés des déplacés de Konkouré et Tènè entre autres, les populations étaient grandement mobilisées pour accueillir le ministre et sa suite. Et, c’est dans le nouveau marché, construit par le projet Souapiti que la délégation conduite par le ministre a été reçue.

Dr Lansana Camara, porte-parole des populations déplacées à Kinfayah

Dans son allocution de bienvenue, Dr Lansana Camara, le porte-parole des populations déplacées à Kinfayah, a exprimé à la fois un sentiment de joie et de tristesse par rapport à leur situation actuelle. « Nous, populations concernées par le déplacement involontaire, sommes très heureuses ; mais, aussi tristes pour ce qui nous arrive. Nous sommes heureux, car votre visite nous rassure que vous êtes garants de ce à quoi nous sommes soumis. Nous sommes aussi heureuses pour être porteuses des atteintes aux droits de propriété nécessités par l’intérêt général…

Nous reconnaissons les efforts du projet Souapiti, qui est conscient des problèmes et cherche à minimiser les méfaits de la réinstallation involontaire. Il recherche à procurer les populations déplacées de moyens d’existence et améliorer nos conditions d’existence… A court terme, nous souhaiterions que le projet revisite la cité pour s’assurer que toutes les maisons ont été construites. Et, que chacun soit informé du nombre d’arbres recensés à son compte (parce qu’ils ne connaissent pas) ; la mise à disposition des écoles (primaire et collège) et du poste de santé, pour leur ouverture immédiate.

Nous souhaiterions aussi que vous assuriez la prise en charge des fournitures et tenues scolaires pour les élèves, parce que cette année nous n’avons pas eu le temps de cultiver ; faire intervenir les produits PAM, pour nourrir les élèves pour les trois prochaines années…Nous sommes tristes, parce que nous avons laissé les tombes de nos parents et ancêtres qui seront désormais ensevelies sous l’eau. La séparation voire la dislocation de certaines familles… En conclusion, la communauté ici présente, fidèle à ses valeurs cardinales d’honneur, s’engage à sauvegarder jalousement ce qui est mis à sa disposition », a indiqué Dr Lansana Camara.

Tout en remerciant les populations de Kinfayah pour leur accueil, le ministre Cheick Taliby Sylla a dit avoir pris bonne note des demandes et préoccupations qui ont été formulées. « L’école qui a été construite sera ouverte pour que vos enfants puissent étudier. Mais, vous allez attendre un peu pour le poste de santé. Le temps qu’il soit équipé et que des agents de santé y soient affectés… S’il y a ici des maisons inachevées ou des maisons qui ne vous plaisent pas, dites-le au projet. Ce dernier va dire à la société qui a fait la construction de venir terminer le travail… Je demande à monsieur Camara (le directeur du projet Souapiti) de construire ici une maison des jeunes et de finir le terrain de foot… », a dit Cheick Taliby Sylla, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

De Kinfayah, le ministre de l’énergie et sa suite se sont rendus dans la sous-préfecture de Sinta (préfecture de Télimélé) où ils ont été reçus à Kaïlondji. En parcourant la distance qui relie Kinfayah et Sinta, la délégation conduite par Cheick Taliby Sylla a eu à visiter le pont de Konkouré (373 mètres de long) et celui de Kondonbofou, tous en chantier.

Au niveau de ce dernier pont, la délégation a emprunté le bac pour traverser le fleuve et rallier Kaïlondji, où une grande réception lui a été accordée. « Avec la montée de l’eau au niveau du barrage Souapiti, la route (l’ancienne) sera bientôt inondée… Mais, quand on finit ce pont (Kondonbofou), il y aura une nouvelle route entre Sinta (préfecture de Télimélé) et Siraforêt (commune urbaine de Kindia). Télimélé a beaucoup souffert du problème de route. Mais désormais, Dieu a béni Télimélé en lui offrant deux routes. Une qui aboutit à Kindia et une autre qui mène à Conakry via Souapiti et la préfecture de Dubréka… Donc, nous sommes ici aujourd’hui pour voir le travail qui est en train d’être fait sur le terrain et écouter les populations », a dit le ministre Cheick Taliby Sylla.

Après Sinta, la délégation a mis le cap sur la sous-préfecture de Kollet, pour rencontrer les quelques familles qui refusent encore de quitter le site de Konkouré. Devant le ministre Cheick Taliby Sylla, les familles ont émis le souhait d’être indemnisées en numéraires. « Nous voulons quitter, mais nous demandons une indemnisation. Evaluez tout ce qu’on a et donnez-nous l’argent qui équivaudra à nos biens. Nous choisirons nous-mêmes l’endroit où nous nous établirons. Car, là où vous nous dites d’aller ne nous convient pas », a déclaré Elhadj Boubacar Diallo, membre d’une des familles concernées.

En réponse, le ministre de l’énergie a dit : « oui à l’indemnisation. Mais, pas en numéraire ». Si vous le souhaitez, a ajouté Cheick Taliby Sylla, « une fois à Conakry, je vais dépêcher une mission qui va travailler avec vous ici. Tous vos avoirs seront évolués. Même une aiguille ne sera pas omise. Si votre maison n’est pas encore construite sur le site d’accueil là-bas, le projet va la construire pour que vous puissiez quitter le danger qui vous guète ».

Avec l’espoir que cette rencontre d’échange portera ses fruits et que les familles réticentes accepteront de quitter très tôt le site de Konkouré, le ministre de l’énergie et sa suite ont quitté Kolè pour rejoindre le site de Souapiti, puis celui de Kaléta où ils ont passé la nuit.

Le mardi matin, la délégation a continué sur Madina Kagneguiri, dans la commune rurale de Tondon (préfecture de Dubréka) où les populations de Diaka et Tahiré ont été réinstallées. Après les allocutions de bienvenue des autorités locales de Tondon (qui se sont réjouies du développement de la localité à travers la construction des sites de recasement), le ministre de l’énergie a décliné l’objet de sa présente tournée dans les localités impactées par le projet Souapiti.

Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

« C’est mission d’envergure pour pouvoir vérifier, regarder tout ce qui a été fait dans le cadre du plan environnemental et social, surtout que la mise en eau du barrage a été effective depuis le 26 août dernier ; voir le niveau d’eau en amont du barrage Souapiti jusqu’à Télimélé et écouter les populations qui ont été réinstallées dans les sites de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri (…) pour les rassurer qu’elles ne sont pas abandonnées. Elles sont réinstallées involontairement, mais toutes les dispositions idoines sont prises pour leur permettre de revivre comme elles étaient dans leurs milieux culturels, associatifs.

Cette visite a aussi été mise à profit pour regarder la route. Parce que dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau… Ce n’est pas le vouloir du gouvernement de déplacer ces populations ; mais, en construisant un ouvrage aussi gigantesque que Souapiti, il y a toujours des effets collatéraux qui sont désagréables. Et, j’espère que ces populations ont compris. Ceux qui restent, dans les jours à venir, toutes les dispositions seront prises afin qu’ils soient réinstallés comme les autres.

90 voire 95% des populations de Konkouré sont déjà réinstallées à Kondonbofou. Celui qui avait une case ronde a aujourd’hui un bâtiment en dur, avec une chambre, un salon, une terrasse et une toilette… Je veux rassurer l’ensemble des populations déplacées que toutes les dispositions sont prises pour indemniser en numéraire. Je veux parler des arbres fruitiers, par exemple. Toutes les réclamations qui surviendront vont être corrigées à la satisfaction des déplacées », a rassuré Dr Cheick Taliby Sylla.

Cette localité a constitué la dernière étape de la tournée du ministre de l’énergie et sa suite.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Inquiétude à Kindia : le trou béant refait surface sur le pont Takhou, au centre-ville

14 septembre 2019 à 15 03 25 09259

Le mauvais état des routes et des ouvrages de franchissement de notre pays rend la vie impossible à nos compatriotes. Un trou béant a refait surface sur le pont Takhou, en face de la station Total, au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine de Kindia. Une situation qui inquiète de nombreux citoyens de la cité des agrumes, impuissants face à cet état de fait, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce trou béant au cœur de la ville de Kindia, non loin de la gare routière, crée l’inquiétude chez les usagers de la route et relance le débat sur l’entretien des infrastructures. Il avait été plusieurs fois colmaté par les autorités locales, notamment sous le « règne » de l’ancien président de la délégation spéciale, Abdoulaye Bah.

Alassane Camara, chauffeur de taxi

Aujourd’hui, rien n’est entrepris pour faire face à danger qui guette les populations, livrées à elles-mêmes. Selon Alassane Camara, chauffeur de taxi, « ce trou représente un véritable danger pour tout le monde sur ce pont, les citoyens tout comme les conducteurs des engins roulants. Regardez ça, si un étranger surprend ce trou, ça lui fera mal. Car il n y a même pas de panneau ou quoi que ce soit pour signaler son existence aujourd’hui ! La partie peut provoquer des accidents graves et autre chose. Si rien n’est fait pour ce pont, ça sera grave».

Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia

Selon Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia, «cette brèche n’est pas à sa première parution à ce lieu très fréquenté. Mais, moi j’accuse les autorités. Donc, nous sommes complètement troublés pas la présence de ce trou au pont Takhou. Parce qu’ici, c’est sur la route nationale où tout le monde passe. Donc, les dirigeants doivent comprendre ça », prévient-il.

Billo Bah, conducteur de mototaxi

Pour Billo Bah, conducteur de mototaxi dans la commune urbaine de Kindia, c’est le résultat du mauvais travail qui explique cette situation. « Vraiment, le trou-là nous fatigue ici. Chaque fois, quand il refait surface, ils viennent faire du faux en mettant le sable ou le gravier. Un moment après, le trou revient avec force car le travail est toujours mal fait. Il provoque même des embouteillages de fois puisque le passage des engins lourds pose trop de problèmes », a-t-il dit.

En attendant qu’une solution définitive soit trouvée, les citoyens de Kindia continuent à garder leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Kindia : des citoyens dénoncent les coupures d’EDG

14 septembre 2019 à 12 12 01 09019
Mohamed Fofana, citoyen de Khaliakhori

La direction régionale d’Electricité De Guinée (EDG) de Kindia est accusée par de nombreux citoyens d’avoir été coupés injustement du réseau de distribution du courant. La colère monte et les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. Les mis en cause parlent d’incompréhension et accusent certaines employées de l’entreprise de négligence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Chaque année, les clients branchés sur le réseau EDG de Kindia subissent des coupures du courant par les agents de la société. Alors que les agents invoquent des impayés pour justifier les coupures, les victimes disent avoir toutes les preuves d’avoir payé leurs factures. La cacophonie s’installe entre les deux camps.

Selon nos informations, c’est sans avertissement ni préavis que les chefs de lignes, accompagnés des stagiaires du service, grimpent sur les poteaux des quartiers pour déconnecter les citoyens, en coupant les fils électriques. Une situation qui déconcerte de nombreux clients qui jurent la main sur le palpitant ne rien devoir à EDG.

C’est le cas de Saïkou Yaya Baldé, citoyen de Solia, rencontré au siège d’EDG. « Je suis très déçu d’EDG. On fait du tort à la population dans le mensonge. C’est leur manière d’escroquer les gens. Je me demande pourquoi le guinéen n’est intelligent que s’il s’agit de faire du mal à son prochain. Moi, ils m’ont coupé en disant que j’ai 7 mois d’arriérées. J’ai pris tout mon temps pour vérifier les factures que j’ai à la maison. Heureusement que j’ai retrouvé 6 factures sur 7. Si je ne les avais pas trouvés, j’allais forcement payer le montant qu’ils ont demandé. La 7ème facture, c’est par ce que je ne l’avais pas reçu. Moi dès qu’ils envoient une facture, je viens directement pour payer. C’est une autre stratégie pour escroquer nous les citoyens », a-t-il dénoncé.

Selon un autre père de famille du quartier Féréfou, il est victime de cet acte il y a de cela plus de 3ans. « Ce n’est pas la première fois qu’EDG coupe les pauvres familles sur le mensonge. Chez nous ici, ça fait plus de 3 fois par an qu’on vit de cette situation inventée par EDG. A chaque fois qu’on nous débranche et qu’on vérifie au bureau, on a toujours eu raison. Malgré cette erreur d’EDG, ils nous demandent encore de payer 20 000 FG pour la remise. Ce n’est même pas une erreur, c’est du vol. EDG est en train de voler les citoyens, surtout les gens qui ne gardent pas les anciennes factures. C’est honteux pour nous », s’indigne Abdoulaye Camara.

Même son de cloche chez Madame Bangoura née Fatoumata Sylla. « Ils sont venus grimper le poteau sans demander, ni préavis. Je les ai suppliés de laisser notre fil pour que mon mari, à son retour, passe vérifier au bureau pour connaitre ce qui ne va pas, mais ils m’ont refoulé. Quad monsieur Bangoura est venu, il est allé trouver qu’on ne doit rien à EDG. Pourquoi chaque fois c’est la même chose ? Qu’est-ce qu’ils font avec cet argent ? On ne comprend rien. Tu payes la facture, quelques temps après, on vient te plonger dans le noir parce que leur poche est vide. Dieu va punir les voleurs là un jour ».

C’est le même drame que vit Mohamed Fofana, du quartier Khaliakhory, dans la sous- préfecture de Damakania. « C’est hier jeudi 12 septembre qu’ils nous ont coupé. Aujourd’hui, je suis venu avec mes factures pour que je sois rebranché. C’est les caissières-là qui sont en train de bouffer l’argent des gens. Elles ne savent même pas pourquoi elles sont là. L’Etat doit les dégommer. Elles ont trop fatigué la population ».

Madame Bangoura Fatoumata Oularé

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur cette défaillance, Fatoumata Oularé, la responsable commerciale d’EDG Kindia, pointe un doigt accusateur sur ses employées. « Quand les caissières font l’encaissement, elles donnent les reçus aux clients, l’autre reçu reste dans le carnet pour l’archive. Donc, s’il y a le problème, c’est par rapport à l’enregistrement au niveau de mes dames qui sont en bas. Si elles oublient d’enregistrer les reçus, il y aura forcément des défaillances. C’est pourquoi dans le registre, tu trouves que le client n’a pas payé, mais si tu le coupes, tu trouveras que le client a le reçu sur le terrain. C’est parce que les dames du litige n’enregistrent pas dans les carnets. Mais, si cela arrive aux clients, qu’ils viennent au bureau, nous allons les rétablir dans leurs droits sans problèmes. Donc, je demanderais aux clients de Kindia, celui qui ne reçoit pas la facture ou celui qu’on coupe et qui a la facture, de venir à l’agence, pour régler la situation », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kindia : 33 journalistes à l’école de la promotion et de la protection des Droits de l’homme

12 septembre 2019 à 11 11 00 09009

Trente trois (33) journalistes issus des médias publics et privés de Guinée ont démarré une formation sur les Droits de l’Homme hier mercredi, 11 septembre 2019 à Kindia. Une initiative de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) qui a pour thème le rôle des journalistes dans la promotion et la protection des droits de l’homme, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier de deux jours a été présidée par Dr Alya Diaby, président de l’INIDH, en présence des autorités régionales et organisations de la société civile de Kindia. Cette formation vise à sensibiliser les participants sur les Droits de l’homme.

Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH

Selon Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH et modérateur, « il s’agit de sensibiliser les journalistes aux droits de l’homme, parce que les journalistes couvrant l’actualité rencontrent très souvent des violations des droits de l’homme. Donc, l’atelier consiste d’abord à leur présenter les notions des droits de l’homme, les chartes qui sont connues et qui règlementent les Droits de l’homme. Et ensuite, démontrer plutôt les mécanismes par lesquels un journaliste devrait pouvoir couvrir une actualité liée aux violations des Droits de l’homme. Nous, nous pensons d’abord qu’un journaliste doit être suffisamment outillé. Donc, il doit avoir une connaissance étendue des codes, des déclarations, de tout ce qui réglemente au niveau international les droits de l’homme, mais également connaître le droit positif de la Guinée, notamment notre Loi Fondamentale, le Code Pénal, le Code de Procédure Pénale, tout ce qui peut-être utile pour un journaliste lors qu’il doit traiter de l’actualité. Et ensuite, nous avons un communicateur qui va accentuer toute sa communication sur la pratique professionnelle, l’éthique aussi, la déontologie parce qu’un journaliste doit pouvoir être suffisamment responsable lorsqu’il doit traiter des questions liées aux Droits de l’homme ».

Les 33 journalistes sont venus de différents médias : les radios rurales, des radios et télévisions publiques et privées, de la presse en ligne… et échangeront avec des facilitateurs.

Mory Dounoh

Selon Mory Dounoh, un des facilitateurs de cet atelier, divers thèmes ont été abordés pour ce premier jour. « Ce matin, nous avons passé en revue le contexte historique de Droit de l’homme, notamment sa naissance, son évolution et surtout les émergences et leur concrétisation dans les textes. Nous avons également parlé des obligations qui incombent aux Etats qui ont ratifié ces instruments juridiques… »

Daouda Taban Sylla

L’un des participants à cet atelier, Daouda Taban Sylla, journaliste de la RTG Koloma, a dévoilé ses attentes. « Nous avons vu des thèmes très intéressants, liés à la connaissance de l’INIDH, sa composition, ses obligations également, ce que le citoyen doit face à son homologue citoyen dans le respect strict des Droits de l’homme. Le thème étant le rôle du journaliste public ou privé dans la protection des droits de l’homme, je crois que c’est une préoccupation quotidienne de tout citoyen, de toutes les nations du monde appartenant à des Etat, ayant ratifié des conventions au niveau du système des Nations-Unies. Cette formation pourrait être une école pour nous, pour mieux appréhender ce qu’on appelle le respect des Droits de l’homme ».

Depuis Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guieematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Achoura : l’association Ahloul Bayt commémore l’événement dans la ferveur

10 septembre 2019 à 18 06 16 09169

L’association Ahloul Bayt a clôturé ce mardi, 10 septembre 2019, ses activités commémoratives d’Achoura, 10ème jour du premier mois du calendrier musulman. Chez les Chiites, cette date commémore l’assassinat de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mohamed (PSL). La cérémonie a eu lieu à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, dans la préfecture de Dubreka, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Plusieurs imams, autorités religieuses et des fidèles musulmans venus de Conakry et de Dubreka, ont pris part à cette cérémonie. Dans son adresse à l’assistance, le grand imam de cette mosquée est revenu sur l’objectif de cette activité.

« Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour commémorer le 10ème jour du premier mois lunaire. Une date à l’occasion de laquelle, toute l’humanité doit davantage s’unir, s’aimer, s’entraider, se pardonner, se rapprocher, prier pour le repos de l’âme de nos devanciers. Une date pendant laquelle il faut aussi renforcer les liens de parenté, d’amitié ; aider les pauvres, faire des sacrifices. Car c’est ce que Dieu et son messager Mohamed (PSL) recommandent aux musulmans », a expliqué l’imam Muhammad Saliou Diallo.

Selon le leader religieux, cet événement n’est pas celui d’une quelconque secte, mais de tous les musulmans dans leur diversité. Cela, pour commémorer la mort d’un grand homme de Dieu. « Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre de la commémoration de la date de l’assassinat de l’imam Al Hussein, à la fois petit-fils et successeur du prophète Mohamed (PSL). L’imam Hussein a été désigné par son grand-père pour continuer à transmettre le message de Dieu à l’humanité. Mais, il fut assassiné à Karbala, en Irak.

Maintenant, il est important de faire connaître aux musulmans l’histoire de son assassinat, afin de partager les douleurs du prophète Mohamed (PSL). Parce que si Mohamed était vivant le jour de l’assassinat de l’imam Hussein, il allait sans doute pleurer. C’est pourquoi, à l’occasion de cette date, il faut rappeler les circonstances de cette mort tragique aux musulmans, inviter tous les musulmans à s’aimer et à faire preuve de bonne conduite envers toutes les créatures de Dieu ».

Mamadou Saïdou Baldé, participant à cette rencontre, s’est réjoui de la forte mobilisation des fidèles musulmans et du bon déroulement de la cérémonie. « Nous célébrons ici le martyr de l’imam Al Hussein et de plus de 70 membres de la famille du prophète Mohamed (PSL). Mais, je dois dire que je suis très content de la mobilisation massive des musulmans. Cette mobilisation montre que le message portant sur l’assassinat de la famille du prophète à Karbala (Irak) en 680 est en train de passer à travers l’association Ahloul Bayt. L’histoire de ce martyr doit être connue de tout le monde, sinon il sera difficile de savoir pourquoi on célèbre cette date.

Alors que ce qui fait mal au prophète Mohamed (PSL) doit faire mal aux musulmans. Ce qui lui plaisir aussi doit plaire aux musulmans. Le martyr de la famille du prophète est un fait historique qui n’était pas connu de tout le monde, mais je constate que les gens commencent à le connaitre petit à petit par la grâce de Dieu. C’est ce qui fait que la mobilisation commence à devenir de plus en plus importante. Les gens commencent à comprendre que la famille du prophète a été assassinée par des gens qui se réclament comme étant des musulmans et qui font de ce jour, un jour de fête alors que c’est un jour de deuil. Donc pleurer la mort de sa famille, c’est être avec le prophète », a indiqué le jeune fidèle.

La cérémonie a pris fin par des prières et bénédictions faites par l’imam de la mosquée de Bambéto.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Concours d’accès aux écoles professionnelles : « tout se passe bien pour l’instant à Kindia »

10 septembre 2019 à 12 12 40 09409

Comme annoncé précédemment, le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles a démarré hier, lundi 09 septembre 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la préfecture de Kindia, 1061 candidats vont prendre part à ces évaluations, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants sur place.

C’est à l’école normale des instituteurs de Kindia que se déroule ce concours, qui a démarré avec les candidats de l’ENAM. « On a commencé avec les candidats de l’ENAM dans la préfecture de Kindia, où nous avons 1061 candidats pour les différentes filières : ENS 655 candidats ; ENI 294 candidats ; Enseignement général 34 candidats pour le préscolaire et 9 candidats pour le Franco-arabe ; CFP 229 candidats et l’ENAM 32 candidats », a indiqué Samuel Mansaré, directeur par intérim chargé des examens et concours à la direction préfectorale de l’enseignement technique et professionnel de Kindia.

Interrogé sur le déroulement de ces épreuves, Aboubacar Soumah, le délégué national qui supervise le concours à Kindia, a salué la qualité de l’organisation. « L’organisation est à la hauteur de l’attente. On a tenu une très grande réunion avec les candidats pour les derniers réglages avant le début des épreuves. On a parlé de ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Mais, je me suis personnellement impliqué dans la collecte des dossiers, l’inspecteur de la région de Kindia aussi s’est impliqué pour que les choses se passent dans les règles de l’art.

On a d’abord vérifié l’authenticité des diplômes parce que si tu n’as pas un bon diplôme, tu ne peux pas être enregistré. Il y a deux types de concours, à savoir le type A et le type B. Pour le type A, on n’a pas assez de pression mais le type B notamment l’ENAM, l’ENI, l’Ecole Nationale de la Santé(ENS) etc. il faut absolument avoir le Baccalauréat », a dit monsieur Soumah.

A l’issue de la première journée, certains candidats ont affiché un sentiment de satisfaction et d’espoir. C’est le cas de Mohamed Lamine Savané, candidat au concours de type B pour le compte de l’ENAM. « J’ai abordé les premières épreuves avec sérénité et j’ai un très bon sentiment, parce que je n’ai pas eu de difficultés. Le sujet de français par exemple était à ma portée parce qu’il parle du développement de notre pays. Donc tout se passe bien pour l’instant, je prie le bon Dieu que ça continue comme ça », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : le lycée 28 septembre dans un piteux état à la veille de la rentrée scolaire

10 septembre 2019 à 8 08 18 09189

A moins d’un mois de la rentrée scolaire prévue au 03 octobre 2019, le lycée régional 28 septembre de Kindia est loin d’être dans les normes pour accueillir les élèves et les enseignants. L’établissement est fortement dégradé et se trouve aujourd’hui dans un piteux état, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Situé sur le site directionnel de Wassou, dans le quartier Tafory Météo, le lycée 28 septembre de Kindia est l’une des écoles publiques les plus fréquentées de la préfecture de Kindia. Composé de 4 grands bâtiments de 16 salles de classe, l’école a été construite en 1957, une année avant l’accession de la Guinée à l’indépendance. Selon nos informations, de cette date à nos jours, elle n’a connu qu’une seule rénovation.

Et aujourd’hui, l’établissement ne répond plus aux normes d’une école. En plus de la vétusté des bâtiments, les salles n’ont plus de portes ni de fenêtres, et l’école n’a pas de cour. Ce qui fait qu’après les heures de cours, les classes sont souvent envahies par des animaux domestiques. Toutes choses qui ne favorisent pas une bonne formation des élèves. Une situation qui préoccupe le proviseur Mohamed Fayo Konaté.

« L’école n’est pas clôturée. Les gens viennent ici n’importe comment, même en plein cours, les passants envahissent la cour, et on n’a pas de possibilité d’empêcher cela. En situation de classe, certains élèves sortent par les fenêtres. Au-delà de ça, chaque année on est victime de vol de tables bancs, je suis même fatigué de me prononcer sur l’état actuel de cette infrastructure scolaire. Allez prendre des images, vous verrez que les images parlent d’elles-mêmes. L’école est fatiguée, parce qu’elle est très vieille. Et, quelle que soit la solidité d’une infrastructure, le temps la détruit progressivement », soutient-il.

Ce lycée fait partie des infrastructures devant être rénovées en prélude aux festivités du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, prévues cette année à Kindia. Mais, à moins d’un mois de cette fête nationale, le travail de rénovation n’a pas encore commencé dans cette école. Ce qui n’empêche pas Mohamed Fayo Konaté de garder espoir quant à la réalisation de ce projet. « Avec le passage des techniciens et des responsables chargés de la rénovation intégrale du lycée, on peut espérer.

Ils ont fait toutes les études, rien n’a été négligé, même les toilettes seront refaites. C’est pourquoi, je souhaiterais que l’initiative voie le jour pour que ce bijou commun soit rénové et que d’autres salles sortent de terre comme le souhaite même le préfet. Nous serons en ce moment dans une cour, et on sera désormais en sécurité. Mais pour le moment, ce sont les infrastructures sécuritaires qu’ils ont mis en évidence », a dit le proviseur.

Avec la reprise des cours qui intervient le 03 octobre prochain, beaucoup se demandent quand est-ce que les travaux de rénovation de cette école, annoncés depuis bientôt un an, vont démarrer.

Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Promotion de l’alphabet Poular à Kindia : « Google a conçu des claviers pour deux langues africaines »

9 septembre 2019 à 12 12 52 09529

L’association Winden Janguen ADLAM a célébré hier, dimanche 08 septembre 2019, la journée internationale de l’alphabétisation à Kindia. La cérémonie a été organisée dans une école primaire située au quartier Wondima, dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’écriture ADLAM (l’alphabet poular). Elle a réuni de nombreuses personnes, dont des apprenants de l’alphabet ADLAM issus des différents foyers de la ville. Les organisateurs ont mis l’occasion à profit pour mener plusieurs activités. « Nous sommes très contents de la grande mobilisation pour la célébration de cette journée. Les autorités, les encadreurs des enfants, les sages, les religieux, les amis les quartiers étaient tous là depuis 9 heures.

Alpha Oumar Barry, président de l’association Winden Janguen ADLAM

Nous avons commencé par monter le drapeau en chantant l’hymne national traduit en poular. Nous fait plusieurs autres activités : nous avons organisé un défilé de la gare routière de Kindia à la contournante, en passant par le grand carrefour Wondima dans la commune urbaine. Il y a eu aussi un concours entre les foyers d’apprentissage de l’alphabet ADLAM de Kindia… », a expliqué Alpha Oumar Barry, président de l’association Winden Janguen ADLAM.

Mamadou Aliou Sow, secrétaire général de l’association Winden Janguen ADLAM dans la préfecture de Kindia

Cette rencontre a été aussi une occasion pour les organisateurs de parler de l’historique de l’alphabet ADLAM. Mamadou Aliou Sow, secrétaire général de l’association Winden Janguen ADLAM dans la préfecture de Kindia, se réjouit de l’évolution positive que cette écriture est en train de connaître. « En Afrique, il y a 5 ou 6 écritures. Parmi ces écritures, il y a seulement deux pour lesquelles Google a conçu un clavier : la première est celle des éthiopiens et la deuxième et celle d’ADLAM. Il faut préciser qu’il y a en tout plus des 2000 langues qui sont parlées en Afrique pour une population estimée à un milliard trois cent mille personnes. Et parmi cette population, il y a six cent millions cent mille personnes qui parlent la langue poular », a dit monsieur Sow.

Présent à cette cérémonie, Abdoulaye Touré, deuxième directeur adjoint de l’alphabétisation à la direction préfectorale de l’éducation de Kindia, a salué et encouragé l’engagement des organisateurs à promouvoir l’alphabet ADLAM. Il a promis une bonne collaboration des autorités avec cette association pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.

Abdoulaye Touré, deuxième directeur adjoint de l’alphabétisation à la direction préfectorale de l’éducation de Kindia

« Au nom des autorités éducatives de Kindia, je remercie et j’encourage cette association ADLAM qui se bat pour la promotion et la vulgarisation de cette écriture qui peut contribuer à la formation et à l’alphabétisation surtout des adultes et nos enfants dans préfecture. Grâce à votre volonté et votre détermination, on a aujourd’hui plusieurs foyers d’apprentissage de l’écriture ADLAM. Donc, je demande aux personnes de bonne volonté de vous aider dans cette mission qui n’est pas facile. En ce qui nous concerne, nous sommes ouverts à une bonne collaboration avec vous », a assuré le responsable.

A rappeler que l’alphabet ADLAM a été créé en 1989 par deux frères guinéens qui avaient, à l’époque, respectivement 10 et 14 ans. Cette écriture a pris aujourd’hui une dimension internationale.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628515796

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De Paris à Télimélé : le parcours atypique du généreux Seydou Kéita

4 septembre 2019 à 14 02 52 09529

A la Fin des années 1970, Seydou Keita, ambassadeur de Guinée à Paris, est affecté à Télimélé en qualité de gouverneur de région. Il avait exercé dans les mêmes fonctions d’ambassadeur en Europe Occidentale avec résidence à Rome, après avoir été Directeur Général de la SIG (Société Immobilière de Guinée). Vous pouvez imaginer la rupture et la fracture entre le vécu quotidien doré des bords de la Seine et celui tout à fait guinéen de Horé Loubha.

Mais, la révolution globale et multiforme prédisposait chacun à la servir partout, avec le même engagement, la même volonté et la même détermination.

Seydou Keita arrive donc à Télimélé et, à bord d’une Jeep Russe, visite les 14 arrondissements de la région en gardant des souvenirs mémorables des 2 jours passés pour arriver à Daramagnaki, dans le Bambaya.

Grand dirigeant sportif, ayant fait partie des bâtisseurs du célèbre Hafia avec les présidents Kaba Hafia, MS Kaba, Amara Laye Kourouma, Abdoulaye Sylla, N’Famara Camara, Baba Sakho, Alpha Ibrahima Mongo Diallo… Seydou Keita imprime rapidement sa marque à la JRDA de Télimélé, dirigée alors par le fougueux général Mouk Baldé. L’orchestre fédéral, le Télé Jazz, prend de l’ascension avec Moussa Solano, Aly Kania Bangoura, Abdoulaye Breveté, Aliou Barry, Zito, Sambou Yaya, maîtres Seck et Garanké.

Longtemps battu à la pelle et au quintal par le Gangan FC de Kindia, sous Seydou Keita, le Télé FC prendra sa revanche grâce à un effectif de qualité : le capitaine Amadou Barry « Katoumba », Mory Aly, Pérez, Younoussa Goulgoul, l’actuel maire de la commune urbaine. C’est le gouverneur de région qui conduisait en personne la délégation de l’équipe fédérale dans ses déplacements en Basse Guinée. Une première dans l’histoire de Télimélé dont la troupe fédérale, composée des filles parmi les plus belles du pays, se fera remarquer pendant les quinzaines artistiques régionales et festivals nationaux.

Et ce n’est pas tout. Seydou Kéita encourage la pratique du Basket et du Volley Ball, toutes séries, avec sur le plancher la bande à Adams Kouyaté et la propre nièce du gouverneur (fille de son frère Sakoba Kéita), Tata Kéita, l’actuelle épouse du Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Tandis que Barry de Kollet et maître Bamus sifflent majestueusement, le football féminin prend son envol à Télimélé. Composée de joueuses pétries de talents, comme la capitaine Hadjiratou Diallo et Nèné Nbourou (actuelle directrice nationale adjointe de la salubrité publique), le Télé FC version féminine s’impose à toutes ses homologues de la Basse Guinée avant de constituer l’ossature de la régionale de Kindia qui va remporter la première édition de la coupe nationale de football féminin dotée du trophée de Hadja Andrée Touré.

Tout a changé à Télimélé, Seydou Kéita est au cœur de ses administrés. Il rend visite aux sages, assiste les démunis, envoie des personnes, hommes et femmes à la Mecque, suit personnellement et recommande les fils de Télimélé pour la solution de leurs problèmes à Conakry et ailleurs.

La résidence du gouverneur est devenue une sorte d’arbre à palabres et de paillasse où s’étaient donnés rendez vous les représentants de toutes les conditions sociales qui avaient tous droit à la table à manger du locataire avec cet accueil, cette chaleur et cette générosité partagée de l’épouse du gouverneur, Hadja Rama, une malienne dont la simplicité et l’humilité font école.

Tel père tel fils, telle mère tel fille : Diènè, Ibrahima Sory (Mao), Sakoba et tous leurs frères et sœurs, venus directement de Paris, s’adapteront rapidement à leur nouvelle vie. Ils vont à l’école à pied en descendant et en remontant l’abrupte côte de la ville de Télimélé, mêlés amicalement à tous les élèves qui étaient quotidiennement soumis au même exercice à la recherche du savoir.

Mais, la révolution dans son exigence privera Télimélé de ce gouverneur hors du commun qui avait en si peu de temps transformé la région. Seydou Kéita est nommé gouverneur de la région de Conakry avant de rentrer au gouvernement en qualité de Commissaire Général aux Sports, aux Arts et à la Culture. Son départ est comme un deuil à Télimélé, partie intégrante et palpitante de la révolution qui se soumet alors à ses exigences.

Télimélé compte désormais pour ce charismatique et dynamique prince Kéita, Mandenka de Sanankoro, village situé à 12 kilomètres de Kouroussa ville, sur l’autre rive du majestueux fleuve Djoliba. Il emportera dans ses bagages à Conakry, Moussa Solano, bassiste et chef d’orchestre du Télé Jazz qu’il gardera à ses côtés au Commissariat aux Sports ; Lamarana Diallo, qui sera affecté à la commission permanente de l’UNESCO ; Fodé Souaré, qui sera affecté à l’ambassade de Guinée à Lagos, au Nigeria ; et Mamadou Touré, le chef protocole de la région de Télimélé qui continuera dans les mêmes fonctions auprès de lui à la maison et au bureau.

Plusieurs fils de Télimélé vivants à Conakry bénéficieront de l’immense soutien et des grandes largesses de Seydou Kéita, à commencer par l’auteur de ces lignes, devenu son attaché de presse, voyageant avec lui à travers le monde, honneurs et privilèges en majesté.

En ces périodes fastes de 1970-80, des princes Kéita du Hamana, du Koumana et de Sanankoro, à Kouroussa, devinrent des gouverneurs de région aux acquis considérables à l’Ouest. Le fils de Diamanati Namory, commandant Sidy Mahmoud Kéita à Gaoual, Diamady Kéita à Koundara, Seydou Kéita à Télimélé et le cousin de Siguiri, Abraham Kabassan Kéita, le premier marin guinéen à Boké.

Le don à la mosquée de Télimélé de ces 10 rouleaux de moquettes par la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Diènè Kéita, et de son frère cadet, Ibrahima Sory Kéita dit « Mao », conseiller à la Primature, est un geste de reconnaissance et d’attachement à Télimélé en droite ligne de l’héritage de leur père. Comme le dit l’adage « le fleuve va toujours à la mer, parce que fidèle à la source ».

Il reste à espérer qu’un jour, ces heureux donateurs, leurs frères et sœurs, iront à la recherche du bois mort dans la forêt de souvenirs à Télimélé. Nul doute que le beau frère devenu Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, fera partie du voyage afin de lui conférer plus de solennité en arpentant le célèbre col de Loubha. Ce sera un grand jour de fête à Télimélé.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste et Historien

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Télimélé: 165 agents des démembrements de la CENI ont prêté serment

4 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Les cent soixante cinq (165) agents de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé ont prêté serment hier, mardi 3 septembre 2019. La cérémonie, organisée à la maison des jeunes, a connu la présence des autorités administratives, judiciaires et la mission technique de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) venue de Conakry. Les commissaires concernés viennent des quatorze (14) circonscriptions électorales de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Ben Youssouf Camara
Abdoulaye Ben Youssouf Camara, chef de mission de la CENI

C’est dans une salle archicomble que le chef de mission de la CENI, Abdoulaye Ben Youssouf Camara, a invité les 165 membres choisis de tout faire pour réussir leur mission. « Nous sommes ici aujourd’hui pour une phase importante du déroulement des élections dans notre pays. Vous, agents choisis, vous devez être des modèles pour éviter à notre pays des situations fâcheuses qui peuvent éclater tout au long du processus électoral à travers votre bonne conduite ».

Cécé Roger Kolié, juge d’instruction de Télimélé

Après avoir défini le mot serment, le juge d’instruction, Cécé Roger Kolié, a demandé aux agents de tout faire pour éviter d’être en contradiction avec la loi. « Le mot serment vient du latin qui signifie rendre sacré. La mission qui vous attend est une mission noble. Vous devez être neutres pendant et après le scrutin. A partir du moment où vous avez prêté serment, vous n’obéissez qu’à l’autorité de la loi, vous ne devez subir aucune pression extérieure des personnes politiques ou de vos structures d’origine. Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne souhaite pas, l’intéressé subira les rigueurs de la loi », a-t-il lancé.

Mamadou Aliou Cherif, président de la CEPI de Télimélé

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé, a exprimé sa satisfaction d’avoir été reconduit à ce poste avant de s’engager à tout faire pour mener à bien sa mission. « Je suis très heureux d’être à nouveau président de la CEPI de Télimélé. Je me réjouis et mesure à sa juste valeur la charge qui m’est dévolue, parce que la première fois qu’on m’avait désigné, les gens ont fait un saut vers l’inconnu. Si on me reconduit, c’est parce que peut être j’ai eu plus de mérite et à mon niveau je me dis que la charge est devenue plus lourde parce que je ne veux pas décevoir les espoirs et la confiance que les citoyens de Télimélé ont porté sur moi. Avec le concours de tous, notre institution aura un résultat meilleur », a-t-il promis.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Le président de la CEPI de Dubréka promet : « nous tâcherons de respecter notre serment »

4 septembre 2019 à 10 10 04 09049

Les membres des démembrements de la CENI dans la préfecture de Dubréka ont prêté serment hier, mardi 03 septembre 2019. Une étape obligatoire avant leur entrée en fonction. Chacun d’eux est passé devant le tribunal de première instance de Dubréka pour prendre l’engagement de remplir pleinement sa mission conformément à la loi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Sur les 130 membres de la CEPI et de la CECI de la ville de Dubreka ainsi que des CESPI des différentes sous-préfectures, un seul (malade) n’était pas présent à cette cérémonie. Tous les autres sont passés un par un devant le tribunal pour jurer sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement leurs fonctions, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de leurs fonctions.

Marouane Baldé, substitut du procureur de la République près le TPI de Dubréka

Une occasion mise à profit par Marouane Baldé, le substitut du procureur de la République près le TPI de Dubréka pour le rappeler l’importance du serment et les conséquences de sa violation. « Le serment n’est pas un simple exercice … Le serment a un caractère sacré. Le serment a des conséquences : lorsque la personne qui prête serment se livrerait à des bavures ou serait en violation de ce serment, ce sont des infractions que nous poursuivons, nous le ministère public. La violation du serment est de nature à troubler l’ordre public comme le vol, comme l’assassinat, comme des infractions à la loi pénale. Le serment a un caractère obligatoire, sa violation entraîne des poursuites judiciaires… », a expliqué le représentant du ministère public.

Naby Sylla, président de la CEPI de Dubréka

A l’issue de la cérémonie, le président de la CEPI de Dubreka s’est félicité du bon déroulement des choses. Naby Sylla promet de respecter ce serment et de travailler conformément à cet engagement. « Cette prestation de serment s’est bien déroulée, dans des meilleurs conditions. Tout le monde a répondu sauf un élément malade qui n’a pas pu répondre. Maintenant, nous tâcherons de respecter notre serment et nous sommes entièrement disposés à remplir la mission qui nous sera confiée », a-t-il dit.

Cette cérémonie de prestation de serment sera suivie de la formation des membres des démembrements de la CENI, notamment sur leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI à Kindia : « en cas de violation du serment, vous êtes susceptibles de poursuites »

3 septembre 2019 à 12 12 17 09179

Les membres des différents démembrements de la CENI dans la préfecture de Kindia ont prêté serment hier, lundi 02 août 2019. Ils ont pris l’engament de remplir pleinement la mission qui leur est confiée conformément à la loi. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audiences du tribunal de première instance de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement mes fonctions de membre de la commission électorale préfectorale indépendante ; de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi ; de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CEPI ; de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ».

Hammady Seck, président du TPI de Kindia

C’est l’engagement que les membres des CEPI, CECI et CESPI de la préfecture de Kindia ont pris devant le président du TPI de Kindia, Hammady Seck et le substitut du procureur de la République, Alsény Bah. Issus de la mouvance, l’opposition, la société civile et l’administration, ces commissaires chargés de mettre en œuvre les opérations liées à l’organisation des prochaines élections législatives sur le terrain, sont passés un par un devant la juridiction, soulevant la main droite pour jurer. Sur un effectif total de 205 commissaires, 199 ont prêté serment. Les 6 absents devraient le faire vendredi prochain.

Alsény Bah

Mais avant, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia leur a rappelé d’abord le sens du serment. « C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que ce serment doit être respecté parce qu’en cas de violation du serment, ils sont susceptibles de poursuites pour parjure qui est une infraction infamante, qui déshonore la personne. C’est pourquoi, je vais rappeler aux commissaires des cinq démembrements qu’ils doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, se conformer à ce serment et respecter les 4 principes qui sont édictés dans les serments qui vont être lus par monsieur le président. Il s’agit du principe de l’indépendance, de l’impartialité, de l’intégrité et de la légalité », a conseillé monsieur Alsény Bah.

La PCUD dénonce son exclusion

Après la prestation de serment, les commissaires ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Mais, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), une plateforme de la société civile, dénonce son exclusion du processus. Ce que dément catégoriquement madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé.

Madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé

« Je ne pense pas que la PCUD a été écartée à Kindia, elle n’a pas déposé de liste à Kindia .Quand nous sommes venus, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas de consensus autour des différentes plateformes. On ne s’est pas mêlé dans leur résolution. A la résolution finale, nous avons reçu une liste signée de deux plateformes de la société civile, mais pas de la PCUD. Leur représentant est venu à la CEPI où la commission de réception siégeait, il m’a expliqué que les autres les ont exclus en disant qu’ils n’ont pas d’agrément. Ils ont récépissé qui date de 2017. Je lui ai répondu en disant mon frère, l’instruction qu’on a reçue, c’est de ne pas se mêler des problèmes concernant les parties prenantes du processus ; que ça soit la mouvance, l’opposition ou la société civile. Donc, à notre niveau, personne n’a été écartée dans la circonscription électorale de Kindia », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Démembrements de la CENI : le processus bloqué par des divergences entre le RPG-AEC et l’UPR à Télimélé

3 septembre 2019 à 10 10 44 09449

Le processus de mise en place des démembrements de la CENI coince dans la préfecture de Télimélé. Et pour cause, le RPG Arc-en-ciel et son allié de l’UPR peinent à s’entendre autour du partage des quotas alloués à la mouvance présidentielle, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Les divergences entre le parti du président Alpha Condé et celui de son ministre conseiller Bah Ousmane ont retardé considérablement la cérémonie de mise en place des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante hier, lundi 02 août 2019. Initialement prévue dans la matinée, la cérémonie n’a débuté qu’aux environs de 17 heures à la maison des jeunes de la ville. Et, c’est seulement le bureau exécutif de la CEPI qui a pu être mis en place.

Mamadou Aliou Chérif, président de la CEPI de Télimélé

Mamadou Aliou Chérif a été reconduit au poste de président de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI). « Je viens d’être reconduit président de la CEPI de Télimélé après avoir été désigné par la plateforme de la société civile, CNOSCG. Mes pairs ont utilisé l’adage qui dit qu’on ne change pas une équipe qui gagne, parce qu’on a eu la chance de toujours faire de bons résultats dans la gestion des élections à Télimélé. Donc, à mes collaborateurs, je demande la conjugaison d’efforts, la complémentarité, la solidarité et l’honnêteté dans le travail », a-t-il lancé après son élection.

Idrissa Baldé, désigné par l’UFDG, trésorier de la CEPI de Télimélé

Idrissa Baldé de l’UFDG est le trésorier de la CEPI. Lui aussi ne cache pas sa joie. « Je suis très content de constater que j’ai bien accompli la mission que mon parti m’a confiée lors de mon premier mandat à la CEPI de Télimélé. Je crois que c’est toute l’équipe qui avait gagné parce qu’on avait bien travaillé. Cette fois encore, nous allons faire le maximum de nous-mêmes pour permettre à Télimélé de sortir des élections apaisées comme toujours. Je remercie tout le monde ».

Lamine Kaba, désigné par le RPG Arc-en-ciel, rapporteur de la CEPI

Tout comme ses prédécesseurs, c’est Lamine Kaba, désigné par le RPG Arc-en-ciel, a été reconduit aussi à son poste de rapporteur de ce démembrement de la CENI. « Je suis content d’être reconduit par mes pairs et je félicite aussi mon président qui m’a toujours conseillé d’œuvrer dans le bon sens », a-t-il déclaré.

La prestation de serment des membres de la CEPI et l’installation des membres de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) de Télimélé et des différentes CESPI (Commissions Electorales Sous-Préfectorales Indépendantes) sont prévues ce mardi. Reste toutefois à savoir si le RPG Arc-en-ciel et son allié de l’UPR pourront finalement s’entendre autour du partage des places dans ces structures. Faute de quoi, l’installation de ces démembrements de la CENI ne devrait pas être effective.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : 3 usagers de la route victimes d’une attaque à main armée à Lâbota

3 septembre 2019 à 9 09 47 09479

L’état de la route Kindia-Coyah commence à tourner mal pour certains usagers de ce tronçon avec des attaques à main armée qui sont signalées. Dans la nuit du dimanche, 1er septembre 2019, un groupe d’individus armés s’est attaqué aux occupants d’un camion en panne au niveau de Lâbota, dans la commune rurale de Mambia, relevant de Kindia. Trois des cinq occupants du camion ont été blessés par les assaillants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’attaque a eu lieu sur un camion en panne au niveau de Lâbota. Le camion de marque Renault, immatriculée RC 4696 R, quittait Conakry pour Mandiana. Il est tombé en panne aux environs de 14 heures à Lâbota. Mais, devant le retard pour dépanner l’engin, un groupe de malfaiteurs a effectué une descente sur les lieux vers 22 heures pour s’en prendre aux occupants. Trois d’entre eux ont été blessés par balles et par arme blanche.

Abdourahamane Sidibé

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, le chauffeur du camion, Abdourahmane Sidibé, est revenu sur sa mésaventure. « J’ai eu une panne à Lâbota le dimanche à 14h. Immédiatement, j’ai appelé mon frère à Conakry pour m’envoyer la pièce de rechange. Lorsque mon frère est venu, on a monté la pièce. A 22h, des personnes armées sont venues nous braquer. Ils ont tiré sur nous, la balle a touché la tête de mon frère. Heureusement, elle a frotté un coté de sa tête. Parmi les 4 bandits, un d’entre eux a pris une paire de ciseaux et m’a poignardé au niveau de la poitrine et du dos. Ensuite, on s’est démerdé pour rentrer à Mambia où mon frère a reçu les premiers soins dans un poste de santé. Après la suture de sa tête pour stopper l’hémorragie, les bonnes personnes nous ont évacués à l’hôpital régional de Kindia où la chirurgie a sauvé mon frère et moi », a-t-il expliqué.

Mamadou Siradjo Barry

Le chef du service de la chirurgie de l’hôpital régional de Kindia note comment il a reçu les blessés. « Vers 2 h du matin, j’ai reçu des personnes qui étaient ensanglantées. C’était Mohamed Sidibé, chauffeur âgé de 24 ans, il avait une plaie au niveau du cuir chevelu, plus précisément dans la région temporale gauche. Le deuxième avait des traumatismes crâniens avec perte de connaissance initiale par suite d’une agression par arme à feu. L’autre, c’est Abdourahmane Sidibé, âgé de 19 ans, qui est chauffeur aussi, avait également une plaie au niveau du cuir chevelu. Lui, c’est dans la région pariétale gauche, une autre plaie au niveau du dos, sur la face postérieure de hémothorax gauche, une autre plaie sur la face antérieure de l’hémothorax gauche », a révélé Mamadou Siradjo Barry.

Dans la soirée d’hier, lundi 02 septembre 2019, les victimes étaient à l’hôpital de Kindia. Les auteurs de l’attaque, non identifiés, sont toujours en cavale.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Coyah : un enfant meurt dans une fosse septique remplie d’eau

2 septembre 2019 à 19 07 19 09199

Un enfant de 2 ans et 3 mois a trouvé la mort dans une fosse septique hier, dimanche 1er août 2019, dans la préfecture de Coyah. Amadou Diarrougha Barry est tombé et s’est noyé dans le trou qui était rempli d’eau. Le drame s’est produit au secteur Kakoulima Gare, relevant du district de Friguiadi, dans la commune rurale de Manéah, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le défunt était allé chez ses grands-parents, déguerpis de Kaporo-Rails et qui habitent désormais dans cette localité de la préfecture de Coyah. On ne sait pas dans quelles conditions il est tombé dans une fosse septique de 3 mètres de long et qui était rempli d’eau.

Mamadou Aliou Barry

« C’est nos voisins qui nous ont informés que mon neveu est tombé dans un trou aux environs de 12 heures. Après, j’ai accouru avec ma maman pour aller voir. Dès qu’on est arrivé, j’ai trouvé que mon neveu flottait sur l’eau et directement j’ai appelé un soudeur qui était à coté, il m’a aidé à remonter le corps. Quand on a appuyé son ventre, il y a de l’eau et une mousse qui sortaient de sa bouche », a expliqué Mamadou Aliou Barry, oncle du défunt.

Aussitôt repêché, l’enfant a été conduit immédiatement à l’hôpital. Mais, il est décédé en cours de route. Selon son grand père Soto Bah, ce n’est pas la première fois que quelqu’un tombe dans ce trou, creusé sur un terrain dont le propriétaire n’habitude dans la localité. « Il y a un monsieur qui était déjà tombé dans ce trou. Mais heureusement pour lui, c’était en saison sèche, il n’y avait pas d’eau dans la fosse septique. Mais jusqu’à présent, ce monsieur est couché », a-t-il indiqué.

Djibril Sylla

Après ce drame, Djibril Sylla, chef de secteur de Kakoulima Gare, s’est rendu sur le terrain en compagnie de gendarmes pour un constat. « C’est vers 14 heures qu’on m’a appelé pour m’informer qu’un enfant est tombé dans une fosse septique. Directement, je suis allé sur les lieux du drame pour faire le constat. Après, le président du district m’a ordonné d’aller chercher la brigade de recherche et ensemble on est venu trouver la famille.

Monsieur Soto, le grand père de l’enfant nous a fait la situation. D’après les explications, lorsque le soudeur a repêché l’enfant du trou, il était en vie et c’est au moment où ils se rendaient à l’hôpital qu’il est décédé. La brigade de recherche a fait le constat et l’autorité locale a pris des dispositions pour rechercher le propriétaire de la parcelle où se trouve le trou pour l’entendre », a annoncé l’autorité locale.

A noter que le défunt Amadou Diarrougha Barry a été inhumé dans la soirée d’hier, dimanche, au cimetière de Friguiadi.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Télimélé : l’association des jeunes de Ley Paris lance le reboisement de 1500 plants

2 septembre 2019 à 13 01 22 09229

Dans le but de lutter contre le réchauffement climatique, le tarissement des marigots et rivières et de protéger l’environnement, l’association des jeunes pour le développement de Ley-Paris (AJLD) a initié une campagne de reboisement des têtes de sources de la localité. Un secteur situé dans le district de Hollandé Dian, relevant de la sous-préfecture de Sarékaly. Cette campagne a été lancée le samedi, 31 août 2019, en présence des autorités et des sages de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris

Selon Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris, cette initiative fait suite à un constat alarmant qu’ils ont fait sur le terrain. « Nous avons jugé nécessaire de faire cette campagne de reboisement parce que nous avons constaté que les marigots et rivières qui ne tarissaient pas avant commencent vraiment à tarir depuis un certain temps. Actuellement, si nous avons besoin de nager, nous sommes tenus obligés d’aller à des kilomètres pour trouver une rivière adaptée à la nage. Donc on va protéger cet endroit et on va continuer à reboiser d’autres sites », a-t-il promis.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

Cette initiative a été saluée vivement par les autorités locales. Selon Thierno Mamadou Diallo, le chef de secteur de Ley Paris, cette activité est venue à point nommé. « Cet endroit était une forêt qui n’avait jamais été déboisée, nos parents nous ont dit qu’ils ont trouvé cette forêt ici. Mais récemment, une personne de notre village est venue déboiser le lieu. Comme c’est une tête de source, nos jeunes ressortissants se sont fixés comme objectif de reboiser 1500 plants dans notre secteur pour la sauvegarde de nos têtes de sources et le couvert végétal. Nous avons débuté aujourd’hui et nous allons continuer le reboisement.

Après, nous comptons même faire de cet endroit une forêt classée. Nous allons dans ces prochains jours, confectionner des plaques de signalisation qui pourront nous permettre de sécuriser cet endroit contre les personnes de mauvaise intention. Nous reboisons ce lieu pas pour nous seulement, mais pour les générations futures. Nous sommes très contents et prions pour la prospérité de nos fils qui œuvrent pour le développement de notre localité. Ils nous ont sauvés, que Dieu les récompense », a dit l’autorité locale.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

De son côté, Alsény Bangoura, le sous-préfet de Sarékaly qui a présidé la cérémonie de lancement de cette campagne de reboisement, a félicité et remercié les initiateurs de cette activité. « J’ai un sentiment de satisfaction aujourd’hui. Vous savez qu’il y a même une initiative présidentielle visant à restaurer le couvert végétal guinéen.

Comme la Guinée est le château d’eau de l’Afrique occidentale, nous devons tout faire pour préserver nos forêts afin de préserver nos rivières. Je suis très content des jeunes ressortissants de Ley-Paris qui ont pris cette initiative de trouver eux-mêmes les plants et de venir planter chez eux. Je demande à cette association de continuer sur cette lancée. Et la personne qui a autorisé le déboisement de cet endroit va être convoquée pour des explications », a-t-il annoncé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Volonté d’écarter la PCUD du processus électoral : Alsény Farinta interpelle le président de la CENI

2 septembre 2019 à 12 12 00 09009

Alors que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) est de plein pied dans l’exécution de son chronogramme dans la perspective des prochaines élections législatives, des voix s’élèvent pour dénoncer l’exclusion de la PCUD (Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement) dans la mise en place des démembrements.

Dans une déclaration rendue publique hier, dimanche 1er septembre 2019, Alsény Fareinta Camara, coordinateur du bureau régional de la Basse Guinée de la PCUD, interpelle à ce sujet maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Alsény Fareinta Camara, coordinateur du bureau régional de la Basse Guinée de la PCUD

Alsény Fareinta Camara, le coordinateur régional de la PCUD se dit préoccupé par la politique du deux poids deux mesures dans le cadre de la mise en place des démembrements de la CENI. « Nous ne comprenons pas les deux poids deux mesures du président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé dans l’installation des démembrements de la CENI. Il a adressé un courrier officiel au président de la PCUD en date du 25 ou 26 juillet dernier pour nous inviter à l’installation des démembrements des CEPI, CECI et CESPI. A notre fort étonnement, il instruit à la dernière minute ses missionnaires d’écarter les listes de la PCUD en complicité avec les commissions de réception des listes que lui même a créées. Et nous regrettons amèrement cette attitude suspicieuse et irrespectueuse à l’égard des nos cellules de veille citoyenne, qui viole d’ailleurs l’article 23 de la loi sur la CENI », dénonce monsieur Camara.

Devant cet état de fait, le coordinateur de la PCUD de Kindia s’interroge sur la sincérité du scrutin à venir. « Nous demandons urgemment au président de la CENI de corriger cette erreur ou insuffisance administrative pour que les démembrements, nos cellules de veille citoyenne, se sentent concernés dans l’installation des démembrements de la CENI parce que je vous dis, à l’allure des choses au niveau local, nous doutons même de la crédibilité du processus électoral et surtout des personnes corrompues qui sont entrain de l’incarner. Est-ce que nous nous dirigeons vers des élections libres et transparentes ou est ce que nous nous dirigeons vers des élections truquées et qui aboutissent généralement à des violences électorales qu’on ne souhaite pas ? La Guinée a besoin de la paix et de la quiétude sociale. Il faudrait que Maître Kébé fasse très attention puisque la Guinée n’appartient pas à un groupe de personnes ni une propriété privée de quelqu’un. La Guinée nous appartient tous et il faudrait qu’il corrige rapidement cette insuffisance administrative », conseille Alsény Farinta Camara.

Le coordinateur de la PCUD à Kindia rappelle que dans certaines préfectures de la Guinée, on note une volonté des autres plateformes de la société civile d’exclure sa structure en connivence avec les superviseurs de la CENI. « Déjà, ce qui est entrain de se passer à Fria, Boffa, à Dubréka, à Coyah et à Forécariah, c’est-à-dire que les responsables de la commission de réception des listes ont demandé aux autres plateformes d’aller se concerter pour trouver une liste consensuelle. Au fort étonnement des nos représentants locaux, les autres plateformes se sont concertées à l’absence de la PCUD sur instruction des missionnaires de la CENI. Ils ont envoyé une liste des autres plateformes en excluant complètement la PCUD. Et ça l’instruction, quand nous avons demandé au commissaire même, il y a une commissaire de la CENI, celle qui supervise Coyah (Hélène Sylla, ndlr), qui a aussi contesté la mesure du président Kébé. Donc, cela veut dire que le processus se poursuit même à l’intérieur du pays. A Labé aussi, c’est la même méthode d’exclusion qu’ils ont entrepris pour écarter les listes de la PCUD ».

Pour finir, monsieur Camara invite le président de la CENI à ne pas se laisser influencer par des politiciens sans avenir pour que la Guinée puisse traverser ce cap sans anicroche. « Pour le moment, nous interpellons la CENI puis que c’est notre rôle d’alerter. Nous rappelons que, bien que la CENI soit une institution indépendante et nous ne souhaitons pas que maitre Kébé se laisse influencer par des politiciens sans avenir. Il faut vraiment qu’il fasse beaucoup attention parce que sinon la Guinée risque de sombrer dans une situation incertaine. Et cela, personne ne le souhaite », a-t-il conclu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 62851679

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Tribunal de Coyah : 65 des 71 membres des démembrements de la CENI prêtent serment

29 août 2019 à 20 08 11 08118

Les membres des démembrements de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Coyah ont prêté serment ce jeudi, 29 août 2019 dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de cette préfecture. Sur les 71 membres, 4 ont été exclus par le tribunal pour non-respect des conditions et 2 ont manqué à l’appel, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Cette cérémonie de prestation de serment des membres des CEPI (Commissions Électorales Préfectorales Indépendantes), CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante) du ressort de Coyah a eu lieu dans la plus grande solennité. Elle s’est déroulée en présence de toutes les parties prenantes : les magistrats, la greffière, la coordinatrice de la mission d’installation et de formation des membres de la CENI, etc.

Les travaux ont commencé par la vérification des documents administratifs (cartes d’identité, passeports ou cartes électeurs) et la présence physique des membres. C’est pendant ce contrôle de présence et de documents que Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah, a exclu quatre membres de ces démembrements soit pour falsification ou expiration de documents administratifs.

Monsieur Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah

Dans son discours, le procureur Fallou Doumbouya a commencé par rappeler le sens du serment et ses contraintes. Ainsi, il a invités les commissaires à le respecter strictement. « Ce serment, promesse solennelle, résonnera toujours comme tel dans vos têtes et cœurs pour vous pousser irrésistiblement vers les devoirs que sont la fidélité, la dignité et loyauté. (…) De ce qui précède, il appert que les termes du serment impliquent indubitablement le respect religieux du secret des délibérations. Ce secret protège l’indépendance des commissaires. Cette indépendance constitue la première garantie des compétiteurs politiques. Le respect attaché au secret doit nécessairement être religieux. C’est-à-dire qu’il doit être sacralisé, donc structuré dans la conscience de celui ou de celle qui est tenu au secret. Devrais-je rappeler pour votre gouverne que ce serment est prêté par tous les commissaires, sans exception aucune, une fois pour toute, quelles que soient les fonctions ultérieures occupées. Je voudrais également souligner que le serment est le cordon ombilical indéfectible entre tous les commissaires, qu’ils soient de l’administration, de la mouvance présidentielle, de l’opposition ou de la société civile et fait d’eux des confrères », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Procureur a indiqué que le parquet d’instance de Coyah invite les commissaires « à être à l’œuvre essentielle de construction de la démocratie au service de la lisibilité de la loi et de la paix, gage indispensable pour tout développement. Je vous déclare, et gravez-le indélébilement dans votre esprit, que ce serment que vous allez prêter dans quelques instants n’est pas une simple formalité. Retenez qu’il constitue un acte sacré qui, au-delà de son caractère solennel, vous interpellera chaque fois que vous poserez un acte dans l’exercice de vos fonctions. C’est une imprécation qui appelle la malédiction sur le parjure et est susceptible de poursuite judiciaire. Devenez commissaires, soyez meilleurs commissaires et efforcez-vous chaque jour à résister aux pressions de toutes sortes, y compris à celle qui est sans doute la puissante de nos jours à savoir l’opinion publique relayée le plus souvent par les organes de presse », a-t-il ajouté.

Monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, président du tribunal de première instance de Coya

De son côté, le président du tribunal de première instance de Coya, monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a dit que tribunal, par sa voie, a pris acte de la prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI à Coyah. « Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la prestation de serment des démembrements de la CENI ; donne acte au ministère public pour ses réquisitions ; donne acte à la lecture du procès-verbal par la greffière et les renvois à l’exercice de leurs fonctions. Et dire que pour tout, il sera dressé un procès-verbal de prestation de serment conformément à la loi ».

A noter que les membres des démembrements de la CENI qui ont prêté serment seront installés dans leurs nouvelles fonctions ce vendredi 30 août 2019. Et, ceux qui n’ont pas pu prêter serment ce jeudi, le feront quand leurs documents seront dans la conformité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : des jeunes de Khaliakhory désertent leur village après avoir vandalisé un domicile privé

29 août 2019 à 17 05 34 08348
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Après l’incendie de la mosquée de Khaliakhory, dans la sous-préfecture de Damakania, les policiers en charge du dossier ont mis main sur le présumé suspect, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils du Waliou de Gomba. Pendant que le vieux est détenu à Kindia, des jeunes de la localité, très furieux, ont à leur tour agressé sa famille en y commettant des actes de vandalisme. Il s’en est suivi des arrestations musclées dans les rangs des jeunes vandales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Khaliakhory est actuellement vidé de sa jeunesse, après le passage des agents de la police sur les lieux. Nombre d’entre eux sont soupçonnés d’avoir vandalisé le domicile d’Elhadj Abdoulaye Diallo, présumé auteur de l’incendie de la mosquée de la localité dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019. Il y a eu au total de huit arrestations. Mais, quatre jeunes ont été relâchés dont une fille. Les quatre autres sont détenus à la maison centrale de Kindia en attendant d’être situés sur leur sort.

Face à l’irruption des policiers à 3h de matin pour arrêter ces jeunes à Khaliakhory, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a tenu à apporter des explications là-dessus ce jeudi, 29 août 2019.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia
Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia

« Il n’y a pas un temps défini pour arrêter les gens en flagrant délit. Malgré qu’Elhadj Abdoulaye Diallo soit interpelé par la loi, ils se permettent encore de se rendre justice en vandalisant les biens d’autrui. La loi ne le permet pas. Je n’ai jamais vu une mosquée incendiée par des inconnus, sauf dans les pays en guerre. Si cela se passe à Khaliakhory et que la police fasse en sorte qu’il y ait la clarté, ils doivent accepter que l’enquête évolue. Donc, si quelqu’un est en flagrant délit, on peut l’arrêter selon les règles, sans une convocation », a précisé le procureur.

Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory

Pour Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, les jeunes auraient réagi pour défendre la religion. « Ce sont les jeunes de ma localité, mais ils ne savent pas la gravité de l’acte. La seule chose qui les révolte, c’est le fait que des gens mal intentionnés ont mis feu à la mosquée. Pour eux, c’est d’insulter la religion. Donc, je demande pardon au procureur pour qu’il relâche mes citoyens. Il a parfaitement raison, mais les jeunes ont agi sous l’effet de la colère ».

Alassane Khaliakhori Camara, président de la jeunesse

Craignant une autre descente imprévue des policiers ou gendarmes, les jeunes de Khaliakhory ont pris la clé des champs. Selon Alassane Khaliakhory Camara, président de la jeunesse, « les jeunes ont agi sans mon consentement. Si non, j’allais les empêcher de le faire pour éviter ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. A l’heure où je vous parle, le district est vide des jeunes, les parents vivent aussi la peur au ventre, par ce qu’ils redoutent une autre irruption policière ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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