Kindia : le NDI renforce les capacités des femmes élues dans les maries de la région

16 janvier 2019 à 23 11 11 01111

Le National Democratic Institute (NDI) a lancé ce mercredi, 16 janvier 2019, une session de formation des femmes élues dans les différentes mairies de la région de Kindia. 30 conseillères communales prennent part à ces travaux qui vont durer deux jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cet atelier de formation intervient peu après l’installation des conseils communaux de toutes les communes urbaines et rurales de la région administrative de Kindia. Le NDI et ses partenaires ont réuni les conseillères élues dans ces différentes mairies, au nombre de 30, pour renforcer leurs capacités afin de leur permettre de bien jouer leur rôle au niveau de la prise des décisions.

Paul Amegakpo

« Les conseillères élues ont pour charge de fournir les services publics aux populations, à travers les décisions qu’elles doivent prendre avec les autres conseillers élus. Donc, il est important pour ces femmes de se doter des outils et des techniques leur permettant de mieux prendre ces décisions dans l’intérêt supérieur des populations », a indiqué Paul Amegakpo, directeur résident du NDI en Guinée, lors de la cérémonie d’ouverture de cette session de formation.

Ces travaux qui vont durer deux jours (mercredi et jeudi), portent sur la décentralisation et les principes qui l’encadrent ; les rôles et responsabilités des conseillers mais aussi de l’autorité exécutive (le maire et ses adjoints) ; ou encore la planification du développement local et la gestion du cycle budgétaire. Des thèmes, tous importants pour les participantes, souligne Paul Amegakpo. A tous ces niveaux, les conseillères ont un rôle important à jouer.

D’abord parce que les femmes sont les plus nombreuses au niveau de toutes les communautés, mais contrairement à leur valeur numérique, elles sont peu représentées au niveau des instances communales. Il est important que les femmes qui sont élues fassent la différence, à travers leurs capacités techniques à pouvoir contribuer aux prises de décision. C’est pourquoi ces deux jours de formation sont organisés par le NDI avec l’appui de nos partenaires qui sont l’USAID et le PNUD ».

Hadja Sarangbé Camara

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par madame le Gouverneur de la région de Kindia. Hadja Sarangbé Camara a salué cette initiative du NDI avant de demander aux bénéficiaires d’en profiter bien. « Une étape importante de notre jeune démocratie locale vient d’être franchie. Il s’agit bien de l’organisation des élections communales et la mise en place des organes exécutifs.

Ainsi, vous qui avez la chance de mériter la confiance des électeurs, vous devez aussitôt vous mettre au travail pour faire face aux grands défis qui vous interpellent en matière de fourniture aux populations locales, des services locaux de base. C’est pourquoi, au regard de l’importance de cet atelier de formation, je vous exhorte à plus d’attention et à plus d’ouverture à l’apprentissage, afin que vous maîtrisiez suffisamment le contenu des différents modules qui seront développés », a dit la Gouverneur de Kindia.

A noter que cette formation se déroule en simultané dans toutes les régions de la Guinée, avec pour objectif de toucher toutes les femmes, membres des différents conseils communaux du pays.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél. : 628516796

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Linsan : un seul livre de français pour 7 élèves à l’école primaire de Condeta

14 janvier 2019 à 14 02 15 01151

De nombreuses écoles publiques de la Guinée sont, de nos jours, dans un piteux état. En plus des infrastructures qui ne payent pas de mine, le manque de matériels didactiques est lésion. C’est le cas de l’école primaire de Condeta, dans la commune rurale de Linsan où il n’y a qu’un seul livre de français pour sept (7) élèves, rapporte l’un de correspondants de Guineematin.com basé à Mamou.

L’école primaire de Condeta, dans le district de Simminyah, à 18 kilomètres de la commune rurale de Linsan, n’échappe pas à la triste réalité que connaissent les écoles publiques de la Guinée : infrastructures inadéquates, manque de matériels didactiques, salles de classes archicombles…

Selon nos informations, cette école a été construite en 2006 grâce à une collaboration entre ressortissants et résidents de la localité. Un hangar avait été construit à l’époque pour recevoir 15 élèves, dont 7 filles.

Malheureusement, l’infrastructure n’a pas résisté aux intempéries et a fini par céder. Elle a été réhabilitée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en 2012.

Aujourd’hui, l’école primaire de Condeta connait énormément de difficultés. Selon le directeur, Mamadou Aliou Diallo, « mon école a trois groupes pédagogiques avec un effectif total de 72 élèves, dont 22 filles. Les trois groupes pédagogiques sont : la CP 1 avec 20 élèves, dont 4 filles ; la CP2 avec 35 élèves, dont 13 filles ; et la CE 2 avec 17 élèves, dont 6 filles ».

Par ailleurs, le directeur de l’école primaire de Condeta a dénoncé l’enclavement de la localité et la réticence des certains responsables de familles à envoyer leurs enfants à l’école. « L’accès est très difficile pour arriver ici. Les parents d’élèves refusent d’envoyer les enfants à l’école, surtout les jeunes filles. Outre les matériels didactiques qui manquent ici avec plusieurs élèves pour un livre, les tables-bancs aussi sont insuffisants pour tout cet effectif. Vous voyez, 4 élèves par table. Le bâtiment est trop vétuste, il est complètement dégradé », se désole Mamadou Aliou Diallo.

En outre, l’enclavement de la zone se remarque aussi sur le plan de la téléphonie. « Nous n’avons aucun réseau au centre ici. Il nous faut marcher 2 à 3 kilomètres pour avoir un réseau. C’est difficile pour moi de communiquer avec mes chefs et ma famille qui est restée à Kindia. Je demande au gouvernement, plus singulièrement à mon ministère de l’Education, de nous aider à parfaire notre école ».

Elhadj Mahmoud Diallo

Quant à Elhadj Mahmoud Diallo, président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole de Condeta, il sollicite l’aide des bonnes volontés. « Nous avons réalisé cette école grâce au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers. Nous en sommes très contents. Mais, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider à bonifier notre seule école pour qu’un jour, qu’on trouve des cadres dans ce village. Car, seul le savoir peut développer une nation. Une localité sans la formation, on ne parlera pas de progrès. Nous avons beaucoup de difficultés ici, mais notre préoccupation majeure, c’est cette école », a fait savoir le président de l’APEAE.

De retour de Condeta, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19

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Accident de la circulation au Pont de Linsan : un mort !

12 janvier 2019 à 19 07 49 01491

Un accident de la circulation a coûté la vie à un jeune homme au niveau du pont de Linsan, sur la nationale Mamou-Kindia. Le drame s’est produit ce samedi, 12 décembre 2019, aux environs de 10 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui est sur place.

La victime s’appelle Ousmane Bah Kabelen, originaire de Soumbalako Maoundé, à quelques kilomètres de la commune urbaine de Mamou. Selon nos informations, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. Agé d’une vingtaine d’années, le jeune quittait Mamou pour Conakry sur une moto neuve de marque TVS, immatriculée M9598.

adjudant-chef Lamine Théa

Interrogé par notre reporter, l’adjudant-chef Lamine Théa, chargé de la sécurité routière de Linsan, a dit que « c’est aux environs de 10 heures que les militaires, qui gardent le pont, sont venus me chercher, pour me dire qu’il y a eu un accident mortel au niveau du pont de Linsan. Quand je suis arrivé sur les lieux, la victime respirait encore. Mais, il saignait au niveau de la bouche, aux oreilles et la tête aussi. Nous avons procédé aux opérations de constat. On l’a évacué rapidement à l’hôpital le plus proche de Linsan pour les premiers soins. Et, selon les informations recueillies sur place, c’est un jeune qui venait de Mamou. Ne connaissant pas la route, il est venu à vive allure. Il a buté sur les ralentisseurs, a perdu l’équilibre. Le casque n’étant pas bien attaché, il a couvert sa tête et le visage. Il ne pouvait plus voir. C’est ainsi qu’il s’est renversé, il est tombé. Il s’est immobilisé à 7 m du point du choc. Cela prouve qu’il roulait à vive allure ».

Thierno Hamidou Diallo

Pour sa part, Thierno Hamidou Diallo, secrétaire général du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Linsan, a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment les jeunes. « Nous demandons aux citoyens, surtout aux jeunes, d’être vigilants. Le pont est d’une seule voie. Il faut attacher les ceintures et les casques, pour ceux qui ont les motos, sans faire semblant d’attacher, rouler lentement ».

Il est à noter la moto du défunt, Thierno Ousmane Bah Kabelen, a été immatriculée dans la journée d’hier vendredi à Mamou. Son corps a été ramené à son village natal de Soumbalako Maoundé, à une vingtaine de kilomètres de la commune, où l’enterrement est prévu.

De Linsan, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Thiam Baldé du RPG-AEC : « nous réclamons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki »

10 janvier 2019 à 14 02 44 01441

Le 03 janvier 2019, un violent mouvement de colère a éclaté à Kawessy, dans la sous-préfecture de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens sont allés manifester dans les locaux de la société chinoise CDM Chine qui évolue dans la zone, blessant 7 agents de sécurité de la société minière. Selon la version officielle, cette manifestation était consécutive au non-respect des engagements de la société relatifs à la construction d’un certain nombre d’infrastructures de développement dans la localité.

Mais, Abdoulaye Thiam Baldé, ex-président de la délégation spéciale de Daramagnaki et tête de liste du RPG Arc-en-ciel dans cette commune rurale lors des élections locales du 04 février 2018, dément catégoriquement cette version. Pour lui, c’est le préfet de Télimélé et « ses complices » qui ont provoqué cet incident pour une raison purement financière. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il accordée à Guineematin.com, hier mercredi 09 janvier 2019.

Guineematin.com : le jeudi 03 janvier dernier, une violente manifestation est survenue à Kawessi dans la sous-préfecture de Daramagnaki. Des citoyens sont allés protester dans les locaux de la société minière CDM Chine, blessant 7 travailleurs. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce mouvement de colère ?

Abdoulaye Thiam Baldé : je vous avoue que c’est un problème qui a été préparé, je peux dire par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, qui a l’habitude de pêcher dans l’eau trouble. Il faut dire que cette affaire a commencé depuis lors de l’installation du conseil communal de Daramagnaki. Le préfet qui ne voulait pas me sentir à la tête de la mairie, a mené des démarches en cachette pour que le candidat de l’UFDG remporte l’élection du maire. Et c’est ce qui fut fait. Mais nous de la mouvance, nous avons dit que nous ne reconnaissons pas du tout le soi-disant maire qu’ils ont installé.

Guineematin.com : vous dites que le préfet Amara Lamine Soumah a soutenu le candidat de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, contre vous qui êtes le candidat du parti au pouvoir. C’est quand même étrange quand on sait que les cadres de l’administration roulent généralement pour le parti au pouvoir.

Abdoulaye Thiam Baldé : il faut savoir que derrière cette affaire d’exécutif communal, se cache une question d’argent. Avant l’installation du conseil communal, il y avait déjà un chèque de 450 millions de francs qui était prêt à être donné à la commune rurale par la société minière CDM Chine. C’est pourquoi, au lendemain de l’installation du conseil communal, on a invités d’aller pour faire la passation de service et programmer la remise du chèque. Alors qu’il y avait des violences consécutives à l’élection du maire qui avaient fait une maison saccagée et 10 cases et leurs contenus brûlés.

Au lieu de parler de cela, monsieur le préfet de Télimélé programme une cérémonie de passation de service. Nous lui avons dit qu’on ne pouvait pas aller assister à une cérémonie de passation de service dans ce contexte. Et d’ailleurs, nous ne reconnaissons pas le soi-disant maire qu’ils veulent installer. Nous avons dit qu’il faut s’occuper de cette question des violences ayant fait d’importants dégâts matériels avant de parler de passation de service et de remise du chèque. Puisque nous avons dit que nous de la mouvance nous ne participerons pas à cette passation de service, le préfet a délocalisé la rencontre et il a réuni trois personnes plus lui pour faire la passation de service.

Il est allé procéder au changement des signataires dans les trois banques où sont domiciliés les comptes de la mairie de Dara. Tout cela, c’était pour que le chèque leur soit remis. Mais, la société a dit qu’elle ne va pas remettre le chèque s’il n’y a pas d’entente au sein du conseil communal. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’incidenter. Le préfet a mobilisé quelques ressortissants pour aller créer un incident dans les locaux de la société CDM Chine à Kawessy pour réclamer le chèque. Il y a eu 7 agents de sécurité de la société qui ont été blessés.

Ceux qui sont les intermédiaires entre la société et la communauté : Boubacar Diallo et Saliou Sylla sont allés sur les lieux, ils ont trouvé cette situation qui prévalait sur place. Immédiatement, ils ont appelé monsieur le préfet de Télimélé et le sous-préfet de Daramagnaki pour les informer. Le préfet a dit que le sous-préfet et le maire se rendront sur les lieux pour régler cette affaire. Ils ont répondu qu’ils peuvent accepter la venue du sous-préfet, du préfet lui-même ou du secrétaire général chargé des collectivités, mais pas le maire que nous ne reconnaissons pas. Mais le préfet a répliqué en disant qu’il impose le maire.

Nous aussi, on a mobilisé les gens pour rester en attente. Et quand le préfet a compris que les gens sont en colère et qu’ils ne veulent pas voir le maire là-bas, il a quitté Télimélé, il est passé par Boké pour ramasser 7 pick-up de gendarmes pour débarquer dans la zone. A son arrivée, il a pris de nombreux partisans de l’UFDG venus de Dara, de Boké et de Sangarédi plus les conseillers du RPG Arc-en-ciel qui étaient sur le terrain pour les mettre dans une salle.

Le préfet s’est acharné contre les deux élus du RPG en les insultant, en les humiliant. Après, il a pris la décision de les enlever pour nommer d’autres personnes comme intermédiaires entre la société et la communauté. Il ne s’est même pas préoccupé à ce qu’il y ait des enquêtes pour rechercher les auteurs de ces violences ayant fait 7 blessés. C’est là qu’on a compris que c’est lui qui est à l’origine de ce problème.

Il n’a pas aimé que la mouvance passe à Daramagnaki parce que je suis tête de liste, pas autre chose. Et, il a été l’objet de l’échec du RPG à Daramagnaki et à Missira. Parce qu’à Daramagnaki, il y a 23 conseillers : le RPG a récolté 10 sièges, l’UFDG a récolté 11 sièges et l’UPR en a eu 2. De façon officielle, il y a entre le RPG et l’UPR, on a collaboré avec les conseillers de l’UPR jusqu’à la dernière seconde, ils ont été détournés par l’administration de Télimélé dont le préfet. On connait tout ce qui s’est passé entre lui et mon jeune frère qui était à la tête de liste de l’UPR à Daramagnaki.

Les conseillers de l’UPR, ça je peux le dire haut et fort, j’ai des preuves. Pas seulement le préfet, il y a certaines personnes cachées. Nous, il n’y a pas la guerre entre nous et l’UFDG, la guerre c’est au sein du RPG. Depuis que le problème de tête de liste s’est posé à Dara, on s’est tiraillé, j’ai remporté la bataille et cela n’a pas plu à certains. C’est le problème qui se poursuit aujourd’hui. En plus, le sous-préfet a créé le problème peulhs-captifs à Daramagnaki qui a divisé les gens à Dara.

Guineematin.com : vous pensez donc que le préfet, Amara Lamine Soumah, a des intérêts avec les responsables locaux de l’UFDG qui le poussent à les soutenir ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien sûr ! Parce que personnellement je sais ce qui s’est passé entre nous lorsque quand j’étais aux affaires. Je sais combien de fois il aime l’argent.

Guineematin.com : qu’est-ce qui s’est passé réellement passé entre vous ?

Abdoulaye Thiam Baldé : quand moi j’étais président de la délégation spéciale, j’ai compris qu’il faisait des prélèvements sur les fonds alloués aux collectivités par l’Etat. Pour 2015 par exemple, il avait 195 millions GNF qui ont été prélevés sur les fonds alloués aux 13 collectivités de Télimélé. En 2016, il y a eu 105 millions prélevés. Cela avait même fait objet de réclamation et le préfet a été obligé de rembourser la moitié de cet argent. Et c’est toujours le même Amara Lamine Soumah qui dirige la préfecture de Télimélé, je ne sais ce que qu’on a fait à Dieu pour que nous subissions tout cela.

Guineematin.com : vous voulez son départ de la préfecture ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien-sûr! Nous voulons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki parce qu’ils ne favorisent la préservation de la paix dans la localité. Ces deux personnes nous ont rendu la vie impossible à Daramagnaki.

Guineematin.com : revenons au problème survenu dans les locaux de CDM Chine le 03 janvier dernier. Vous, vous accusez le préfet d’en être l’instigateur, mais nous, certains citoyens nous avaient fait comprendre que c’est le non-respect des engagements de la société relatifs à la réalisation d’infrastructures de développement qui est l’origine de ce mouvement de colère.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est bien lui (le préfet de Télimélé) qui en est l’instigateur à cause d’un chèque de 500 millions de francs. Sinon, il n’y a une aucune convention entre la société CDM Chine et la commune de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures. Je le dis haut et fort en tant qu’ancien dirigeant de la mairie, ça n’a jamais été le cas. C’est une nouvelle compagnie qui respecte le code minier, parce que c’est elle qui nous appelle chaque fois pour nous dire : venez récupérer les taxes que nous vous devons. Mais, il n’y a une aucune convention entre CDM Chine et la localité de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures, c’est à partir de 2020 peut-être que la société va commencer à payer les chiffres d’affaires aussi qui pourront nous permettre de réaliser des infrastructures.

Guineematin.com : il y a eu donc la rencontre présidée par le préfet autour de cette question. Quelle est la décision qui en est sortie ?

Abdoulaye Thiam Baldé : pour le moment aucune décision n’a été prise. Sauf que le préfet a décidé de prendre les personnes qui ont blessé les agents pour les nommer comme intermédiaires entre la société chinoise et la communauté.

Guineematin.com : parlant de la mairie de Daramagnaki, vous ne reconnaissez pas le nouveau maire qui est issu de l’UFDG. Pourtant, ce dernier a remporté l’élection devant vous.

Abdoulaye Thiam Baldé : pourquoi nous le contestons ? C’est parce qu’il y avait une convention qu’on a signée de façon officielle avec l’UPR. Mais, dans la salle, le jour du vote, celui qui était tête de liste de l’UPR s’est levé pour déclarer qu’il n’est plus d’accord avec cette convention et qu’il se désiste publiquement. Et tout de suite, nous avons dit que si le vote se déroule, nous n’allons pas reconnaître le résultat. Il aurait pu se taire puisque le vote est secret et voter celui qu’il veut, mais puisqu’il s’est levé pour faire une telle déclaration devant tout le monde, on a dit qu’on n’est pas d’accord.

Et ce n’est même pas lui qui a signé cette convention, c’est la sous-section de l’UPR qui a signé la convention avec la sous-section du RPG. Donc, les deux conseillers de l’UPR ont oublié que ce sont les militants qui ont voté pour eux pour qu’ils soient conseillers, et ce sont ces militants-là qui ont accepté l’alliance entre et eux nous. Maintenant, quand on est sorti de la salle, les militants de l’UPR ont senti que leurs conseillers ont fait défection, ils sont allés démolir chez les conseillers de l’UPR, parce qu’ils ont trahi le parti.

Guineematin.com : nous, on avait appris que ce sont les militants du RPG Arc-en-ciel qui se sont sentis trahis qui ont causé ces dégâts.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est ce qu’ils ont dit, mais sur le terrain ce n’est pas ce qui s’est passé parce que l’accrochage a commencé entre un militant de l’UPR et le conseiller qui a fait défection. Maintenant la foule, sous tension, est allée démolir la maison du conseiller qui était tête de liste de l’UPR. Parce qu’il est sorti dire qu’il a bien fait.

Guineematin.com : mais, le non-respect de cette convention qui vous liait à l’UPR n’entache pas l’élection du maire parce qu’il a remporté quand même l’élection. Pourquoi vous ne le reconnaissez pas alors ?

Abdoulaye Thiam Baldé : nous demandons la reprise de l’élection et nous maintenons l’alliance signée entre l’UPR et le RPG. Ça ce n’est pas les conseillers, mais les sous-sections du RPG et de l’UPR qui l’ont décidé. Les militants de l’UPR qui ont voté pour les deux conseillers pour qu’ils soient conseillers, avec lesquels nous avons signé, maintiennent l’alliance.

Guineematin.com : sauf que les conseillers sont libres de voter pour qui ils veulent.

Abdoulaye Thiam Baldé : ils ne sont pas libres, ce n’est pas un mouvement indépendant, c’est des conseillers sous la coupe d’un parti politique avant tout. Et, il faut savoir qu’il n’a pas quitté de lui-même, on l’a fait quitter parce qu’on ne voulait pas que je sois à la tête de la mairie de Dara.

Guineematin.com : quand vous dites : on l’a fait quitter vous parlez de qui exactement ?

Abdoulaye Thiam Baldé : à commencer par le préfet et sa suite : le sous-préfet et tant d’autres. Je ne voudrais pas les nommer tous ici, je souhaite qu’ils réagissent pour que je revienne les dénoncer de la base au sommet. Pour l’instant, tout ce que je demande, c’est la reprise de l’élection du maire de Daramagnaki.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Mines et pauvreté à Télimélé : une révolte fait 5 blessés à Daramagnaki

4 janvier 2019 à 14 02 18 01181

Un mouvement de colère a éclaté hier, jeudi 03 janvier 2019, à Filobowal, relevant du district de Karaba, dans la commune rurale de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens se sont révoltés contre la société chinoise ENAN Chine qui exploite une mine de la localité. Des affrontements les ont opposés aux forces de l’ordre, faisant au moins 5 blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Télimélé.

Selon des citoyens que nous avons contactés par téléphone, cette manifestation des habitants de Filobowal est la conséquence directe du non-respect par la société ENAN Chine, des promesses qu’elle a tenues conformément au contenu local. Des promesses relatives à la construction d’écoles et d’autres infrastructures permettant de désenclaver la zone.

« La société minière a promis de faire une route pour le désenclavement de la localité. Mais au fort étonnement des populations, le nommé Saliou Sylla qui est l’intermédiaire entre la société chinoise et les populations s’est opposé à la réalisation de cette route. Les populations ont alerté le président du district, Soro Koulibaly, pour gérer la situation, ce dernier leur a dit de patienter pour deux semaines. Après tout, le président a dit aux populations qu’il se retire de cette affaire.

Les populations se sont mobilisées massivement et ont barricadé les routes. Elles ont exigé en premier lieu que le nommé Saliou Sylla ne soit plus leur intermédiaire. Après, il y a eu un grand affrontement être les forces de sécurité de la société et les populations. Des gendarmes sont venus de Boké pour un renfort. C’est ainsi que des gens ont été bastionnés par des fusils et on a assisté même à des tirs à balles réelles », explique Abdoulaye Diougourou, habitant de Filobowal.

Selon nos informateurs, le mouvement s’est soldé par 5 blessés dont un par balle et les quatre autres par armes blanches. Une mission conduite par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est attendu sur les lieux ce vendredi pour essayer de calmer les tensions.

Le maire de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, que nous avons joint au téléphone, a confirmé cette information. « J’ai été empêché de rentrer au village pour l’instant, mais j’attends monsieur le préfet de Télimélé qui est en route pour ici », a confié l’élu local qui dit n’être pas bien informé pour l’heure sur cette situation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Grève du SLECG à Télimélé : jets de pierres entre enseignants au collège Kolly

2 janvier 2019 à 18 06 25 01251

Des enseignants de Télimélé, affiliés au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), ont exprimé leur colère ce mercredi, 02 Janvier 2019, face au gel de leurs salaires. Très tôt, ces enseignants grévistes ont fait le tour des établissements scolaires de la commune urbaine où des affrontements ont été signalés entre pro et anti grève, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’Ecole Primaire du Centre (EPC), habituel point de rencontre des enseignants, était cadenassée et quadrillée par les forces de l’ordre. C’est les alentours de cet établissement qui ont fait office de point de ralliement de plusieurs enseignants, venus de tous les horizons de la commune urbaine.

De l’EPC, les grévistes sont allés au lycée Ley-Wendou pour trouver que certains enseignants se sont désolidarisés du mouvement de grève lancé depuis le 03 octobre 2018. Très déçus, ils sont revenus au collège Kolly où des affrontements ont eu lieu entre les grévistes et ceux qui se sont désolidarisés du mouvement. Des injures et des jets de pierres entre enseignants sont enregistrés. Les élèves présents dans les salles de classes ont fini par prendre. L’intervention des forces de l’ordre a permis d’éviter le pire.

Selon Amadou Sylla, un des contestataires, « nous manifestons ce matin pour montrer au gouvernement que nous sommes opposés et farouchement opposés à ce gel de salaire. Ce gel n’est pas conforme à la loi. S’il faut geler les salaires, les familles sont derrière, comment nous pouvons aller reprendre les cours et comment nous pouvons enseigner ? Il y’a un adage qui dit, un sac vide ne s’arrête jamais. Si on a gelé, c’est pour nous dire de rester à la maison. Nous allons continuer à rester à la maison et manifester ».

Amadou Sylla

Plus loin, Amadou Sylla a dénoncé le revirement de certains enseignants qui ont décidé de reprendre les cours. « Si aujourd’hui on voit dans les sales de classes des enseignants avec lesquels on était depuis le début du combat, si on ne fait pas attention, on peut faire un crime. C’est une trahison qui ne dit pas son nom. Encore une fois, je remercie les braves dames, les enseignantes qui sont avec nous depuis toujours. On comprend que vous n’avez pas payé pour être à la fonction publique, vous n’avez pas un lit pour être à la fonction publique et vous n’avez pas été non plus un matelas pour être enseignantes. Nous vous remercions infirment chers enseignantes », a dit le gréviste, visiblement remonté.

A noter que la reprise des cours a été effective dans certains établissements scolaires de Télimélé. Toutefois, les enseignants ne comptent pas baisser les bras jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, notamment l’augmentation de leurs salaires.

Le prochain rendez-vous est fixé pour demain jeudi en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de contestation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622 52 52 50

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31 décembre à Kindia : la sécurité routière déjà prête pour éviter tout débordement

31 décembre 2018 à 19 07 21 122112

Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia est à pied d’œuvre pour que la célébration de la fête du 31 décembre 2018 se passe dans les meilleures conditions. Pour y arriver, des dispositions pratiques ont été mises en œuvre pour parer à toute éventualité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les fêtes de fin d’année riment souvent avec des accidents de la circulation et autres abus de certains citoyens. A Kindia, le commissariat spécial de la sécurité routière se dit prêt en vue de sécuriser les personnes et leurs biens.

Commandant Mamadou Lamarana Bah

Selon le commandant Mamadou Lamarana Bah, commissaire adjoint de la sécurité routière, des dispositions sont déjà prises par son service pour que tout se passe normalement. « Nous avons pris des dispositions pour la sécurité des personnes et de leur biens. C’est-à-dire qu’on a planifié les agents au niveau des différents carrefours. C’est une manière d’empêcher les excès de vitesse, pour éviter qu’il y ait des accidents ».

Pour arriver à zéro accident ce 31 décembre 2018, le commandant Mamadou Lamarana Bah invite les citoyens à faire preuve de discipline et de courtoisie. « Tout ce que nous demandons aux usagers, c’est de respecter nos policiers et surtout les cordons et barrières de la police. Nous demandons aux gens d’accepter de se soumettre et de diminuer la vitesse pour qu’il n’y ait pas d’accidents. Il ne faut pas qu’on abuse des boissons pour créer des problèmes, faire des blessés et des morts pour une seule nuit. Donc, je demanderai paisiblement aux usagers de la route de respecter la sécurité. Nous sommes sur la route pour leur propre sécurité. Nous n’empêchons personne de circuler. Mais, il faut qu’on respecte la loi. Parce que c’est la loi qui peut nous encadrer, nous protéger pour éviter des morts ».

En outre, le commissaire adjoint de la sécurité routière de Kindia, a réaffirmé que « nous sommes engagés pour la nuit d’aujourd’hui pour avoir zéro accident. Mes officiers, toute la police de Kindia, en commun accord avec le commissariat central de police et de sûreté de Kindia, nous allons tous nous mobiliser pour sécuriser la population et leurs biens. Toute la zone de ma compétence sera sécurisée. Il y aura des agents planifiés dans tous les carrefours que vous connaissez de 19 h jusqu’au matin. Nous voulons que Kindia enregistre zéro accident », a souhaité l’officier de la sécurité routière.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Incendie dans un restaurant à Kindia : les dégâts estimés à plus de 450 millions

27 décembre 2018 à 11 11 58 125812
Commandant Jean Traoré

Un incendie s’est produit hier, mercredi 26 décembre 2018, dans un grand restaurant de la sous-préfecture de Damakania, à Kindia. Il a causé des dégâts matériels estimés à plus de 450 millions de francs, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’incendie est survenu à 17 heures dans le célèbre restaurant Sambegou Rama situé à « La contournante », dans la sous-préfecture de Damakania (Préfecture de Kindia). Le feu a commencé au niveau d’une case en chaume qui se trouve à l’entrée du restaurant. Il s’est propagé et a touché tous les compartiments du local (le restaurant et la superette). Les sapeurs-pompiers sont intervenus mais c’était déjà trop tard.

« C’est un incendie très grave, on a été tardivement informé. L’équipe qui est venue a trouvé que le feu s’est déjà propagé partout, donc nous avons commencé les opérations d’extinction. A un moment donné, le feu a pris le stock de gaz qui était sur place, donc on ne pouvait plus intervenir parce qu’il y avait des explosions. Pour la sécurité du personnel, je demandé aux agents de reculer. On a sécurisé la station Total qui est à côté pour ne pas que les étincelles causent d’autres dégâts là-bas », a expliqué le Commandant Jean Traoré, chef service des sapeurs-pompiers de Kindia.

Mamadou Baïlo Tall

Selon le propriétaire du restaurant, Mamadou Baïlo Tall, c’est un court-circuit qui est à l’origine de l’incendie. Et les dégâts sont très importants, selon lui : « Un court-circuit est la cause de l’incendie d’après ce qu’on m’a dit parce que je n’étais pas à côté au moment des faits. Pour l’instant, je ne peux pas trop parler de ça sauf dire que j’ai perdu le restaurant qui était parmi les plus célèbres de Kindia.

Le restaurant, la supérette et mon bureau sont partis en fumée. Pour l’instant, je ne peux pas estimer les dégâts matériels. Seulement la valeur de la marchandise consumée est estimée à 450 millions. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Pour cela, je remercie Dieu. Je remercie aussi toute la population de Damakania pour leur soutien », a dit la victime.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Kindia : 2 personnes condamnées pour avoir giflé des policiers

24 décembre 2018 à 21 09 30 123012

Le tribunal de Kindia a condamné, ce lundi, 24 décembre 2018, deux personnes pour outrage et violence à des agents de police. Sékouba Soumah, chauffeur résidant à Kindia et Alpha Oumar Barry qui réside à Conakry, ont été reconnues coupables d’avoir giflé des policiers. Ils ont écopé chacun de 3 mois d’emprisonnement plus le payement d’une amende de 500 mille francs, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Si le cas de Sékouba Soumah n’était pas connu du grand public, c’est tout le contraire pour celui d’Alpha Oumar Barry. La gifle que le vieil homme a administrée récemment à un agent de la police routière dans la sous-préfecture de Damakhania, à Kindia, avait été filmée et la vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. C’est suite à la publication de cette vidéo d’ailleurs que le vieux a été interpellé à Conakry et conduit à Kindia.

Il a été jugé en même temps que Sékouba Soumah, un chauffeur qui avait giflé aussi un policier dans la commune urbaine de Kindia. Le tribunal les a reconnues coupables d’outrage et de violence à l’endroit des agents et les a condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500.000 francs chacun. Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, ce genre d’actes ne seront plus jamais pardonnés par la justice.

Mamadou Dian Bora Diallo

« Le parquet de Kindia, pour tous les cas de ce genre, a décidé d’appliquer une tolérance zéro. Ce n’est pas une personne qu’on vise mais c’est pour répondre au caractère violent des populations qui s’attaquent aux forces de police et de gendarmerie qui exercent leurs fonctions. Nous, nous avons demandé à ce que ces personnes soient condamnées, nous avons requis une condamnation de 7 mois ferme. Le juge ne nous a pas suivis. Et Sékouba Soumah et Alpha Oumar Barry, il les a condamnés à 3 mois d’emprisonnement ferme et au payement d’une de 500.000 GNF chacun (…) Toute personne, tout citoyen qui agresse non seulement des citoyens ou des forces de sécurité sera jugé et condamné conforment à la loi », a réagi le procureur au micro de Guineematin.com, juste après la publication de la décision du tribunal.

Me Sory Barry

De son côté, maître Sory Baïlo Barry, l’avocat d’Alpha Oumar Barry, regrette cette décision et accuse le procureur d’acharnement contre son client. « Je suis déçu de la décision qui vient d’être rendue, d’autant plus que les circonstances qui ont prévalu à la décision laissaient présager déjà une condamnation. On n’a pas tenu compte de l’état du prévenu, c’est-à-dire de sa personne, on n’a pas tenu compte de l’infraction commise. Mais, des circonstances qui sont tout à fait extérieures aux éléments de la procédure. 

L’incident a eu lieu un samedi. Les agents, mon client et les autres passagers se sont transportés au bureau de la police de Kindia. Mon client a présenté des excuses publiques qui ont été acceptées. Le représentant du Ministère Public de Kindia en la personne de monsieur Alsény Bah qui est le substitut du procureur a été appelé par le directeur de la police. Il est venu assister, ils ont convenu que c’est réglé, le dossier est classé.

Deux jours après, on voit les images circuler, le procureur de la République de Kindia donne l’ordre d’aller chercher le vieux à Conakry. Ce qui fut fait. On l’envoie, on le présente devant les médias comme s’il a commis un crime crapuleux. Ses parents aussi sont allés au commissariat de police pour présenter des excuses, la police a dit avoir pardonné. Après, le procureur passe par des intermédiaires pour demander de l’argent à mon client. Comme il n’a pas payé l’argent, il s’est déchaîné contre lui à l’audience », estime l’avocat de la défense.

Finalement, maître Sory Baïlo Barry a annoncé qu’il fera appel de cette décision du Tribunal de Première Instance de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Célébration des fêtes de fin d’année : voici ce que fait le gouvernorat de Conakry

24 décembre 2018 à 12 12 39 123912

A l’image des autres pays du monde, la Guinée s’apprête à célébrer les fêtes de fin d’année. La ville de Conakry est entrain de changer de couleur à travers des illuminations, des décorations, des concerts et autres animations concoctées par le gouvernorat. Une façon pour la ville « de communier avec ses habitants, de célébrer dans la joie et l’allégresse le passage à la nouvelle année ».

Pour parler de ce qui est entrain d’être fait dans ce sens, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à monsieur Siba Zogotamou, conseiller juridique du gouverneur et président de la commission d’organisation de l’événement « Conakry, Ville Lumière ».

Guineematin.com : nous constatons un certain changement de la physionomie de la ville de Conakry à l’orée des fêtes de fin d’année. Comment peut-on l’expliquer ?

Siba Zogotamou : c’est vrai. Vous avez constaté des illuminations, des décorations sur les principales artères de la ville de Conakry. C’est bien sûr dans le cadre de la célébration de la 3ème édition de l’événement « Conakry, Ville Lumière ». Ce concept est créé par la ville de Conakry depuis 2016. Les préparatifs se passent très bien. Depuis un peu plus d’un mois, on a commencé la décoration de la ville de Conakry à travers les artères principales. Hier jeudi, le 20 décembre 2018, nous sommes rentrés dans les animations en organisant un concert géant au boulevard Diallo Tely, au compte de la commune de Kaloum.

Guineematin.com : que dire des quatre autres communes de Conakry ?

Siba Zogotamou : ces concerts vont se dérouler dans toutes les communes de notre capitale, y compris dans la sous-préfecture de Kassa. D’ailleurs, pour demain samedi, 22 décembre 2018, ce sera le concert de la commune de Dixinn. Ce concert sera organisé à la terrasse du stade du 28 septembre et sera animé par Petit Kandja avec un groupe d’artistes invités qui vont animer à partir de 19 h jusqu’à X heures. C’est des concerts gratuits, organisés partout pour animer. Des concerts offerts par la ville de Conakry aux citoyens pour que nous puissions célébrer la fête de la Lumière à Conakry dans la gaité et la joie.

Guineematin.com : par rapport aux décorations, est-ce que toutes les communes concernées ?

Siba Zogotamou : toutes les communes sont concernées. Il y a des équipes qu’on a éclatées partout sur les artères. On va faire un maximum pour que les coins et recoins de Conakry soient touchés. Nous sommes en partenariat avec des gens qui assistent pour que nous puissions suffisamment déposer du matériel, décorer les espaces publics dans la ville de Conakry.

Guineematin.com : quelle est la source d’énergie pour alimenter les décorations et autres guirlandes et quelle est leur durée de vie ?

Siba Zogotamou : c’est des produits lumineux qui sont importés de la Chine. Mais, on les branche maintenant sur l’énergie électrique ici, on les branche au circuit électrique avec EDG et qui donne l’illumination. Pour ce qui est de la durée de vie, si l’entretien est fait correctement, ça va prendre du temps. Mais, nous allons les enlever à partir du 31 janvier 2019. C’est-à-dire que c’est une période, quand elle passe, on les enlève pour les garder.

Guineematin.com : comment vous avez obtenu cela ? Quel est le budget alloué à tout ça ?

Siba Zogotamou : c’est le gouvernorat qui a initié, mais nous l’organisons en partenariat avec plusieurs opérateurs, avec plusieurs prestataires, des gens qui nous aident. Quand on développe le concept et que c’est acquis, ils prennent la responsabilité de décorer chez eux, sans ce ne soit par nous. C’est pourquoi, il est difficile d’évaluer un budget par rapport à ça, parce que c’est des assistants, c’est des partenariats, c’est des gens qui le font volontairement chez eux. Donc, nous ne savons pas toujours le coût.

Guineematin.com : n’avez-vous pas recruté des gens qui ne s’occupent que de ça ?

Siba Zogotamou : il y a un opérateur principal qui est créé, qui est plutôt recruté pour ça et qui montre aux gens comment ça se fait, qui prépare les designs et tout. Mais, plusieurs équipes de volontaires, des travailleurs du gouvernorat, qui sont sur le terrain pour faire le travail.

Guineematin.com : l’année dernière, on a assisté à un feu d’artifice magnifique. Est-ce qu’il y en aura cette année encore ?

Siba Zogotamou : le feu d’artifice a commencé hier jeudi, 20 décembre avec le concert de Kaloum. Demain samedi, 22 décembre 2018, il y aura un autre feu d’artifice à la terrasse de Dixinn. Mais, le clou de l’événement, puisque c’est le passage de 2018 à 2019, nous allons rentrer dans le mois de janvier, c’est le 05 janvier au stade Kabinet Kouyaté de Matoto que les festivités vont prendre fin.

Guineematin.com : qu’en est-il du feu d’artifice du 31 décembre ?

Siba Zogotamou : ça, ça s’organise avec le gouvernement, pas seulement avec le gouvernorat de Conakry.

Guineematin.com : quel appel avez-vous à lancer ?

Siba Zogotamou : l’appel que j’ai à lancer à l’endroit de citoyens de Conakry, c’est de dire que ce concept de « Conakry, Ville Lumière », est venu pour que nous puissions passer de 2018 à 2019 dans la gaieté, dans la joie. Je profite de votre micro pour dire bonne fête de fin d’année et bonne année 2019 par anticipation aux citoyens de Conakry.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Carrières artisanales : plusieurs exploitants formés à Kindia

21 décembre 2018 à 10 10 38 123812

L’ONG ODDI-Guinée vient de boucler une formation de plusieurs exploitants de carrières artisanales à Kindia. Les travaux, financés par l’Union européenne et le PNUD, visent à mettre en valeur les minéraux de développement à travers le renforcement des capacités des exploitants, a appris un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Ce projet est initié et financé par l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il est mis en œuvre sur le terrain par l’Organisation pour le Développement Durable et Intégré de Guinée (ODDI-Guinée). Pour cette première formation organisée à Kindia, 35 exploitants de carrières artisanales de la préfecture ont pris part aux travaux. Ils ont bénéficié d’un renforcement des capacités qui devrait leur permettre d’améliorer leur travail.

Bachir Sow

« Très souvent, dans les pays miniers comme la Guinée, on donne beaucoup plus de valeur aux minéraux industriels. Les carrières de sable, de graviers, de granites, de latérites, d’argile ne sont pas prises en considération. Alors que c’est un pôle de développement très important. Donc voilà l’objectif de notre intervention. Nous venons de terminer aujourd’hui la formation de 35 participants qui sont tous exploitants de carrières de sable, de latérite et de gravier à Kindia. Très prochainement nous allons élargir notre intervention dans d’autres préfectures », a expliqué Bachir Sow, membre de l’ONG ODDI et formateur principal.

Almamy Camara

A l’issue des travaux, les bénéficiaires ont salué cette initiative et remercié les organisateurs de la formation. Almaly Camara, fabricant de briques, dit avoir beaucoup appris de cette rencontre. « Ces deux jours de formation m’ont donné davantage de connaissances sur l’activité que suis en train de faire. J’ai compris que j’avais bien de lacunes. A travers cette formation, j’ai eu beaucoup de notions qui vont me permettre d’évoluer dans l’avenir. Vraiment, je remercie l’ONG qui a organisé cette formation et ses partenaires pour avoir pensé à nous », a-t-il confié.

Saïdou Baldé

Après cette phase de renforcement des capacités, les exploitants des carrières artisanales devraient bénéficier d’un appui technique et financier pour mettre en valeur leur secteur d’activité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Elhadj Sékhouna sur l’élection à Matoto : « On n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits »

20 décembre 2018 à 17 05 55 125512

La polémique liée à la contestation de la victoire de Kalémodou Yansané à la tête de mairie de Matoto par un cadre du RPG arc-en-ciel (qui était dans la salle et qui a déchiré les bulletins) suscite assez de préoccupations dans toute la République puisque c’est le fondement même de la démocratie qui est attaqué et cela risque d’entraîner des conséquences incalculables.

Dans la matinée de ce jeudi, 20 décembre 2018, le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux autorités guinéennes d’installer le vainqueur de l’élection. L’envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné, dans la préfecture de Dubréka, a décrypté l’intégralité de cette déclaration.

Décryptage !

Aujourd’hui, on n’a pas la paix du cœur en Guinée parce qu’il y a trop de violences dans le pays. Et, cette situation est liée aux élections locales, au contrôle des mairies. A mon avis, ces élections ne devaient pas nous entraîner dans la situation que nous vivons aujourd’hui. Elles ne devaient pas engendrer des problèmes parce que si l’élection est organisée normalement, chaque citoyen vote librement pour son candidat. Puis, les conseillers élus se retrouvent pour élire l’exécutif communal, celui qui remporte cette élection, il faut lui donner sa victoire.

Je veux parler de ce qui se passe actuellement à Conakry autour de l’élection du maire de Matoto qui est la plus grande commune du pays. Dans cette commune, on retrouve des guinéens venant de partout. Mais, celui que les populations de la commune aiment, c’est lui qui doit être le maire. En tant que Kountigui de la Basse Côte, qu’est-ce que je veux dire au gouvernement ? Qu’est-ce que je veux dire aux partis politiques ? Ils n’ont qu’à éviter des comportements de nature à mettre le feu au pays. Si vous organisez une élection et quelqu’un remporte cette élection, laissez-le diriger parce que le pouvoir, c’est Dieu qui le donne à qui il veut.

Ce que je vois actuellement à propos de la mairie de Matoto, ça fait pitié. C’est quelque chose qui ne fera que nous mettre en retard alors que nous avons devant nous d’autres élections plus importantes que celle-là. Nous avons les élections locales et la présidentielle à venir. Mais si on s’affronte pour des élections locales, que ferons-nous lorsqu’il s’agira des élections législatives ? Depuis combien de temps ces élections ont eu lieu ? Jusque-là, il y a plusieurs communes qui n’ont pas encore leurs conseils communaux installés. Arrêtez de provoquer des violences en Basse Guinée ! Celui qui a gagné l’élection à Matoto, quel que soit son parti politique, laissez-le diriger la commune. Ne gâtez pas notre pays ! On ne prépare pas une élection le jour du vote, on la prépare bien avant. Mais, on n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits, on prépare l’élection avant d’aller sur le terrain.

Vous les responsables des partis politiques : RPG, UFDG, UFR, etc. Celui qui a gagné l’élection, laissez-le diriger, c’est un pouvoir local ça, ne prenez pas cela pour mettre au-dessus des élections nationales. Je vais dire au ministre de l’intérieur que celui qui a la majorité à Matoto, c’est les gens qui l’ont élu, ce n’est pas lui qui a voté pour lui-même. Donc il n’a qu’à le laisser prendre le pouvoir pour permettre de maintenir la paix et la quiétude dans le pays. Cela fait neuf mois depuis que ces élections ont eu lieu, jusqu’à présent on ne parle que de ça encore. Dans certains pays, on organise l’élection le même jour et on en finit avec le même jour, arrêtons-nous aussi de compliquer les choses qui sont simples. J’insiste là-dessus, si c’est Kalémodou Yansané qui a gagné l’élection à Matoto, qu’on le laisse diriger la mairie. Si c’est Bangaly qui a gagné qu’on le laisse diriger, si c’est Bourama aussi, pareil. Cela ne dérangera en rien le pouvoir, ça ne dérangera pas la population. On parle quand même d’une seule commune alors qu’on a 33 communes urbaines dans le pays.

Donc, on ne doit pas nous affronter pour le contrôle d’une seule commune. Au nom des sages de la Basse Guinée, je vous demande de tout faire pour qu’on en finisse maintenant avec ces élections communales.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné (Dubréka)

Tél : 622 68 00 41

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Identification des réserves foncières d’État à Kindia : l’habitat à pied d’œuvre

20 décembre 2018 à 15 03 31 123112

La direction préfectorale de l’habitat de Kindia a procédé à la pose de la première pierre des plaques des réserves foncière de l’État ce jeudi, 20 décembre 2018. C’est sur le site de Kouredara, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, que le coup d’envoi a été donné par le préfet en compagnie des responsables préfectoraux de l’habitat et des autorités religieuses, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce jeudi, la direction préfectorale de l’habitat a débuté l’implantation des panneaux pour la signalisation des domaines de l’État. Cette démarche, initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vise à identifier les réserves foncières de l’Etat.

Pour le préfet de Kindia, Elhadj N’Fansoumane Touré, l’immatriculation de tous les domaines du ressort des réserves foncières de l’État est une bonne chose. « L’État est entrain de prendre des bonnes dispositions pour l’identification des réserves foncières. Nous les autorités préfectorales, ainsi que les responsables religieux, nous sommes tous venus accompagner l’habitat de Kindia sur le terrain pour être témoin de ce qui est entrain d’être fait aujourd’hui, dans le cadre de la préservation des domaines qui relèvent de l’État. Ceci va constituer une invite à l’endroit de toutes les autorités, à commencer par les sous-préfets, les maires, les conseillers communaux, les sages, les notables qui se réclament coutumiers. Donc, ces domaines sont à préserver dans le cadre de la construction des infrastructures sociales », a-t-il mentionné.

À en croire le directeur préfectoral de l’habitat, la sécurisation des domaines d’État doit être l’affaire de tout le monde. Selon Ibrahima Kalil Touré, « les réserves foncières de l’État, c’est comme une banque de données en matière de domaines pour l’État. L’État a l’obligation de satisfaire les besoins, que ça soit la construction des infrastructures, tout ce qui concoure à la satisfaction des biens, des besoins de la population. Présentement, nous avons à Kindia neuf cités qu’on a essayé de repartir suivant les quatre points cardinaux en tenant compte de l’évolution de la ville ».

À noter que des sanctions sont désormais envisagées par la direction préfectorale de l’habitat contre toute personne qui va occuper illégalement les domaines d’État.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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Sécurité et civisme à l’école : le concept « Policier référent » lancé à Coyah

18 décembre 2018 à 21 09 20 122012

Dans le cadre de la lutte contre les incivilités et les violences en milieu scolaire, l’ONG COGINTA a lancé ce mardi, 18 décembre 2018, le concept « Policier référent » à Coyah. La cérémonie s’est déroulée au lycée Fily, dans la commune urbaine. Outre les élèves et les enseignants de l’école, l’événement a connu la présence des autorités de l’éducation, des élus locaux et de cadres du ministère de la sécurité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Jeannette Haba

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’aspect « Gouvernance locale de la sécurité », cinquième composante d’un vaste projet financé par l’Union européenne. Une composante qui est mise en œuvre par l’ONG suisse COGINTA. « Dans cette gouvernance, nous avons deux points essentiels : la police à l’école que nous sommes en train de lancer et la sécurité du quartier qui va se dérouler en deux phases : le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) ; et les forums locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dont l’initiative est venue du manque de confiance entre la population, notamment les jeunes et les policiers », a expliqué madame Jeannette Haba, chargée de projet à COGINTA.

Mohamed Cissé

Selon le coordinateur national de la police de proximité, Mohamed Cissé, le concept « Policier référent » parle d’un policier appelé à faire de la sensibilisation au niveau des écoles pour lutter contre les incivilités, les violences en milieu scolaire et qui donne des points de vue sur la citoyenneté. Et, le projet a été étendu à Coyah en raison de la proximité de cette ville avec la capitale, a indiqué l’officier de police.

« Il y a beaucoup de personnes qui travaillent aujourd’hui à Coyah où à Conakry qui sont logés dans cette zone. Donc, Coyah représente une commune périphérique de Conakry. Et, dans l’extension de la police de proximité, dans la gouvernance locale de sécurité, il était temps que le projet soit étendu en commençant par Coyah et Dubréka », a-t-il dit, tout en rassurant que toutes les écoles qui ont bénéficié de cette initiative ont pu constater une évolution positive dans le comportement de leurs élèves.

Et, cette initiative a été accueillie avec une grande joie par les bénéficiaires. Le proviseur du lycée Fily, Bouna Kouyaté, a remercié l’ONG pour le choix porté sur son école pour le lancement des travaux dudit projet. Il en a profité pour demander aux élèves et aux enseignants de l’école, de bien collaborer avec la police qui a pour mission d’éduquer et de sensibiliser à la citoyenneté. « Cette collaboration va non seulement nous rapprocher des forces de sécurité ; mais également nous aider à bien cerner le concept de droit et de devoir », a dit le proviseur.

Mme Diop Fatoumata Kémoko Traoré

De son côté, la directrice préfectorale de l’éducation de Coyah, madame Diop Fatoumata Kémoko Traoré, a demandé aux élèves et aux policiers de collaborer ensemble afin qu’ils puissent comprendre le rôle de la police dans la société et surtout savoir quel comportement adopter face à un policier. « Vous pouvez ne pas être toujours en tenue ; mais vous rencontrez un policier. Vous devenez ici les porte-parole de toute la jeunesse et de toute la communauté de Coyah pour expliquer ce que c’est qu’un policier référent ».

Il faut noter que pour assurer la formation au niveau de la préfecture de Coyah, huit (8) agents de police ont été recrutés sur la base d’un certain nombre de critères et ils ont été formés pendant trois semaines à l’école nationale de la police de Kagbélen, dans la commune de Dubréka.

De retour de Coyah, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Télimélé : un jeune homme retrouvé pendu à Konkouré

17 décembre 2018 à 20 08 55 125512
Le fleuve Konkouré

Un homme âgé d’une trentaine d’années a été retrouvé pendu ce lundi, 17 décembre 2018, au district de Konkouré, préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé. Moussa Zogbélémou, maçon de profession, a été découvert près d’un cours d’eau, a-t-on appris.

Cette découverte macabre a eu lieu ce lundi, jour du marché hebdomadaire de Konkouré. Selon nos informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 14 heures, que la nouvelle s’est propagée dans la cité. Mamadou Malal Diallo, citoyen de Konkouré, joint au téléphone, a expliqué dans quelles conditions le corps du maçon a été découvert. « On était dans le marché lorsque l’information est parvenue à la population de Konkouré. Tout le monde s’est rendu sur le lieu pour constater. Mais, ceux là qui sont venus les premiers, disent avoir vu à ses côtés une somme de 200 mille FG et un téléphone. C’est une personne étrangère d’ici. Personnellement, je ne le connais pas », a-t-il dit.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le lieutenant Ibrahima Sory Mballo du commissariat central de la police de Télimélé a indiqué les services de la police et de la santé enquête sur cette découverte macabre. « Le défunt, Moussa Zegbelemou, âgé de 32 ans environ, est un maçon. Il résidait à Kambanya, dans la commune rurale de Sinta. Il a été retrouvé mort par pendaison, près de la rivière de Makankan. Les services de la police et de la santé continuent le travail pour non seulement finir l’identification du défunt et essayer de savoir les causes du suicide », a expliqué le policier.

A suivre !

Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

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Kindia : c’est parti pour la SENACIP 2018

17 décembre 2018 à 15 03 45 124512

La 3ème édition de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) a été officiellement lancée ce lundi, 17 décembre 2018 à Kindia. La cérémonie a eu lieu au collège Tafory, dans la commune urbaine. Elle a regroupé des autorités et de nombreux élèves de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est sous le thème : « 60 ans d’indépendance en Guinée, une obligation de mémoire citoyenne » que la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) est organisée cette année. A Kindia, c’est le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées à la préfecture, Kabinet Diawara, qui a procédé au lancement officiel de l’événement au nom du préfet.

A cette occasion, Abdoulaye M’mah Sylla, le coordinateur de la SENACIP à Kindia, a rappelé l’importance de cet événement annuel. « La semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) qui se tient depuis 2016, constitue un moyen de sensibilisation, d’information et d’interpellation de la population en faveur de l’engagement citoyen. Son organisation permet de multiplier les actions de sensibilisation afin d’amener les populations à adopter un comportement conforme aux valeurs de la république.

Nous profitons de cette occasion pour attirer l’attention de la population sur l’importance de la SENACIP pour le développement harmonieux de la nation. Nous invitons toutes et tous d’agir pour la cohésion dans la vie quotidienne. Réduire les fractures dues aux idées discriminatoires liées notamment à l’appartenance politique afin de mieux vivre ensemble avec les autres et non contre les autres. Investissons davantage dans la culture de la paix pour éteindre le feu de la haine », a-t-il déclaré.

Après cette cérémonie de lancement officiel de la SENACIP, des conférences débat seront organisées demain mardi dans les écoles de la ville. La journée mercredi, elle, va être spécialement consacrée à la sensibilisation des conducteurs de taxis motos sur les comportements à adopter dans la circulation. Les activités vont durer 7 jours.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel. 623 78 43 73

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Découverte d’un corps sans vie à Kindia : « c’est un alcoolique qui traînait dans les bars »

16 décembre 2018 à 11 11 05 120512

Un homme a été retrouvé mort dans la rue hier, samedi 15 décembre 2018, à Kindia. Les causes exactes de sa mort ne sont pas, pour l’heure, élucidées. Mais, selon les premières informations confiées à un correspondant de Guineematin.com, l’homme était un alcoolique qui passait tout son temps dans les bars.

Il s’agit de Laye Mory Camara, âgé de 53 ans et père d’un enfant. Son corps a été retrouvé dans la journée de ce samedi à Tafory Almamya, dans la commune urbaine de Kindia. Après la découverte du corps sans vie, une équipe de la brigade de recherche de Kindia s’est rendue sur les lieux pour un constat. Selon les agents, le défunt avait une grande plaie au niveau de l’une de ses chevilles.

Il est présenté également comme étant un alcoolique qui passait le plus de son temps dans les débits de boissons. « Il traînait dans les bars », a indiqué une source officielle qui précise que le défunt était de profession menuisier. Métier qu’il ne pratiquait quasiment plus depuis qu’il devenu accro à l’alcool. La gendarmerie dit avoir ouvert une enquête pour en savoir plus sur les causes de sa mort.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Explosion dans une usine à Dubréka : au moins 2 morts et 12 blessés

12 décembre 2018 à 19 07 53 125312
M. Le Préfet de Dubréka

Une explosion est survenue dans la soirée de ce mercredi, 12 décembre 2018 dans une usine de fer à béton, située à Dubréka. Elle a fait au moins deux morts et douze blessés, selon le préfet de Dubréka joint au téléphone par Guineematin.com peu après les faits.

Le préfet Younoussa Le Bon Sylla, explique que le drame est survenu dans l’usine de fabrique de fer à béton Odave multi-industries. « J’ai reçu un coup de file de la part des services de sécurité. D’après les premières informations, ce sont des bouteilles de gaz qui ont explosé.

Je ne peux pas vous confirmer pour le moment la cause de l’explosion, mais je sais qu’il y a eu 2 cas de morts et 12 blessés. Parmi les 12 blessés, il y a 1 expatrié et 11 guinéens », a-t-il dit, précisant ne pas connaître l’identité des victimes.

Selon le préfet, les blessés ont été évacués à Conakry pour des soins plus appropriés.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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