Séquestration et viol sur mineur à Pita : une ligne de défense qui pourrait faire libérer l’accusé au bénéfice du doute

15 octobre 2021 à 18 06 34 103410

Mamadou Yéro Bah, 21 ans poursuivi pour séquestration et viol sur une certaine Fatoumata Binta âgée, dit-on, de 13 ans a profité de la faiblesse de l’acte d’accusation pour utiliser une ligne de défense qui pourrait le faire libérer au bénéfice du doute, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’acte d’accusation présente l’infraction comme si Mamadou Yéro Bah a enfermé la présumée victime Fatoumata Binta dans sa chambre à coucher et l’a violé pendant 16 jours. Mais, les débats organisés autour de cette affaire ont démontré au Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita que la chambre dont il est question n’a pas de douche interne. Cela voudrait dire qu’on ne peut y interner une personne pendant 16 jours.

Dans sa version des faits, Mamadou Yéro Bah, conducteur de Taxi-Moto, a expliqué qu’il vit avec Fatoumata Binta depuis belle lurette.

« Chaque jour je dépose la fille chez sa copine qui nous a mis en relation, continuer mon boulot. Après la journée de travail, je passe la reprendre. Parfois, je rentre trouver qu’elle m’attend avec mes sœurs » a-t-il expliqué en substance.

L’absence de Fatoumata Binta a beaucoup joué en faveur de l’accusé : « Je voudrais être confronté avec Fatoumata Binta. Elle ne peut pas vous dire qu’elle a été forcée. Elle est consentante dans nos relations » a-t-il ajouté.

Pour l’avocat de la défense, aucun extrait de naissance n’a été versé au dossier pour prouver la minorité de Fatoumata Binta. Et son absence à l’audience a semé le doute sur la notion de « séquestration » chez le représentant du Ministère Public : « le doute profite à l’accusé » s’exclame la défense de Mamadou Yéro Bah.

S’appuyant alors sur les dispositions de l’article 497 du code de procédure de pénale qui demande au juge de rendre la décision sur la base des pièces qui ont été discutées devant lui, Maître Lanciné Condé estime Mamadou Yéro Bah doit être libéré au bénéfice du doute.

Un autre dossier mis en délibéré pour décision être rendue ce vendredi. Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne les débats se poursuivaient à huit clos au Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita sur un second dossier de viol sur mineur. 

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334  

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Vol de 10 sacs de riz à Bourouwal Tappé (Pita) : 2 prévenus reconnaissent les faits à la barre

15 octobre 2021 à 14 02 58 105810

Comparaissant devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, siégeant en audience criminelle, les prévenus Amadou Oury Bah, apprenti chauffeur et Amadou Diabaye, mécanicien, tous poursuivis pour « vol à mains armées et association de malfaiteurs » ont reconnu, dans l’après-midi du jeudi, 13 octobre 2021, devant le juge Alfred Camara, avoir dérobé 10 sacs de riz à Bourouwal Tappé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette infraction à la loi pénale de la République de Guinée a été commise il y a juste 2 ans 6 mois dans la commune rurale de Bourouwal Tappé, relevant de la préfecture de Pita. Il était 3 heures du matin quand des jeunes délinquants qui étaient de passage au centre administratif de la localité ont constaté qu’un camion transportant du riz en provenance de Conakry était stationné au petit marché de la collectivité. A côté, un apprenti dormait. Ils ont décidé alors d’isoler l’apprenti pour voler des sacs de riz. Ils ont dérobé 10 sacs.

Malheureusement pour eux, pendant l’opération, un sac s’est percé et les graines de riz ont été éparpillées le long du trajet et la clef d’une maison a été retrouvé à côté des sacs de riz à bord du camion.

Le matin, le chauffeur du camion a demandé à son apprenti de suivre les graines de riz qu’ils ont vu jusque devant la porte d’une concession. Une fois à l’intérieur, ils ont utilisé la clef retrouvée à côté des sacs de riz pour ouvrir la porte. Ils ont retrouvé les sacs volés dans la maison.

Les enquêtes ont permis de mettre la main sur deux suspects : Amadou Oury Diallo et Amadou Diabaye. Un fusil de fabrication artisanale a été versé au dossier. 

Devant le Tribunal, les deux accusés reconnaissent leur participation au vol des 10 sacs de riz. Mais ils rejettent catégoriquement la paternité de l’arme. Or, pendant la phase d’instruction, chacun a accusé l’autre d’être propriétaire du fusil. Cependant le juge d’instruction n’a pas établi un procès-verbal de confrontation pour tirer l’affaire au clair.

La défense estime aussi qu’aucun procès-verbal d’huissier n’a été dressé sur les circonstances et le lieu où l’arme a été retrouvée. Il insiste sur le fait qu’aucun des prévenus à la barre n’a été arrêté avec le fusil. Et ils n’ont pas été arrêtés sur place.

Sur toute la procédure, le témoignage de l’apprenti chauffeur qui a été attaqué n’a pas été recueilli. C’est lui seul qui pouvait dire les accusés ont opéré avec l’arme ou pas. 

Au cours des débats, l’avocat de la défense, Me Lanciné Condé a également relevé des faiblesses dans le dossier. D’abord, sur les près de 7 personnes qui ont commis ensemble le vol, ce sont les deux prévenus seulement qui ont été renvoyés devant le Tribunal. Les noms des autres complices ne figurent pas dans le dossier, parce que n’ayant pas été renvoyés pour être jugé et condamné même par contumace.

A l’enquête préliminaire, c’est le chauffeur du camion qui n’était pas présent sur le lieu où le vol a été commis qui a fait une déposition. Il n’y a pas eu de procuration indiquant qu’il témoigne au nom de son apprenti.

Pendant la phase d’instruction aussi, le chauffeur n’a pas été entendu par le juge en charge du dossier. Ce dernier a d’ailleurs dressé un procès-verbal de carence, précisant que le chauffeur n’a pas suivi le dossier.

C’est pourquoi, l’avocat de la défense a demandé à ce qu’on requalifie le dossier en vol aggravé parce que ce sont plusieurs personnes qui se sont réunies pour commettre l’infraction. Mais, il rejette catégoriquement la notion de « mains armées ».

Malgré tout, le Ministère Public s’est montré très sévère en requérant la réclusion criminelle à perpétuité. Mais, la défense a demandé au juge d’accorder des circonstances atténuantes en prononçant le minimum de la peine prévue, 3 ans, à défaut de les libérer par rapport au temps qu’ils ont passé en prison : 2 ans 6 mois.

Il convient de signaler que si le juge requalifie le « vol à mains armées et association de malfaiteurs » en « vol aggravé » les prévenus risques jusqu’à 10 ans de prison ferme.

L’affaire a été mise en délibérée pour décision être rendue ce vendredi.

À suivre !  

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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TPI de Pita : débats autour de l’attentat à la pudeur organisés à huis clos, à cause de la minorité des acteurs

15 octobre 2021 à 9 09 22 102210

Hier, jeudi, 14 octobre 2021, dans la matinée, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita a décidé d’organiser à huit clos son audience criminelle sur l’affaire Ministère Public contre ABD, âgé de 17 ans, poursuivi pour un cas d’attentat à la pudeur sur la personne DLM, âgé de 10 ans, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Après avoir rendu sa décision dans l’affaire de viol suivi de meurtre de la fillette de 4 ans, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita a poursuivi ses audiences criminelles ce jeudi, 14 octobre 2021, par l’examen du dossier Ministère Public contre ABD. Un garçon âgé de 17 ans poursuivi pour ce qui est convenu d’appeler aujourd’hui attentat à la pudeur commis contre le petit DLM, 10 ans révolu.

Cet acte criminel a été enregistré quelque part dans la préfecture de Pita. Mais, en raison de la minorité des enfants concerné par ce procès, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita a jugé utile d’organiser les débats contradictoires à huit clos.

Après plusieurs heures d’échanges houleux, le Tribunal a déclaré ABD coupable des faits d’attentat à la pudeur à lui reproché prévus et punis par les articles 830, 650, 546, et 114 du code pénal. Pour la répression, il a été condamné à 3 ans de prison, avec une période de sûreté de 2 ans 6 mois.

Par la même occasion, le Tribunal a reçu le petit DLM dans sa constitution de partie civile et a condamné ABD au payement de 10 millions 587 mille 500 francs guinéens à la victime, à titre de dommages et intérêts. 

En raison du caractère confidentiel de ce procès, Guineematin.com ne peut pas donner des informations supplémentaires.

A préciser que dans ce dossier la victime avait comme conseil un pool de deux avocats dont Maître Mamadou Alpha Mariama Diallo, recrutés par l’Unicef, tandis que l’accusé avait comme avocat Maître Lanciné Condé de la clinique juridique de l’OGDH.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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TPI de Pita : Alseyni Diallo écope de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 30 ans de sûreté

14 octobre 2021 à 18 06 04 100410

Le jeune Alseyni Diallo, âgé de 30 ans poursuivi pour le viol et le meurtre de la petite Aïssatou, 4 ans, à Timbiwol, dans la commune rurale de Pita a été reconnu coupable de ces faits criminels et condamné par le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 30 ans de sûreté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Tribunal de Première Instance de Pita (TPI) a repris ses audiences criminelles ce jeudi matin par le délibéré dans l’affaire Ministère Public contre Alseyni Diallo né à Kourako, Bagnan, dans la commune rurale de Hafia, relevant de la préfecture de Labé.

Alfred Camara, président du Tribunal Première Instance (TPI) Pita

« Cette affaire a été mise en délibéré hier pour décision être rendue aujourd’hui. Il s’agit de l’affaire Ministère Public contre Alseyni Diallo, poursuivi pour viol suivi de meurtre. La partie civile, c’est madame Adama Sira Bah, marchand domiciliée à Timbi-Tounni, précisément dans le secteur de Timbiwol qui est la mère de la fille victime défunte. Le Tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré sur l’action publique, déclare Alseyni Diallo coupable de viol suivi de meurtre. Pour la répression, lui faisant application des dispositions des articles 268, 269 et 114 du code pénal, le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans. Sur l’action civile, reçoit madame Adama Sira Bah à sa constitution de partie civile. Y faisant droit, condamne Alseyni Diallo au payement d’un franc symbolique à son profit à titre de réparation du préjudice subi. Condamne Alseyni Diallo au dépend, conformément à l’article 548 du code de procédure pénale. C’est la décision du Tribunal Criminelle », a indiqué le juge audiencier, Alfred Camara, président du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita.

Il convient de signaler que la période de sûreté signifie le temps pendant lequel le prisonnier ne peut pas bénéficier d’une grâce présidentielle, de réduction de peine ou de liberté conditionnelle.

Fait inédit ! Après sa condamnation, Alseyni Diallo a été transporté à la maison centrale de Labé à bord d’une moto, placée entre deux gardes pénitenciers, l’un servant de pilote, pour une distance d’environ 48 km entre Pita et Labé.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Réquisition du procureur de Pita : réclusion criminelle à perpétuité contre Alseyni Diallo

14 octobre 2021 à 7 07 21 102110
Alghassimou Diallo, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita

Après les débats dans l’affaire du viol suivi de meurtre de la petite Aïssatou à Timbiwol, dans la commune rurale de Timbi-Tounni, l’empereur des poursuites, Alghassimou Diallo a demandé au Tribunal criminel de condamner l’accusé Alseyni Diallo à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo reste convaincu que c’est Alseyni Diallo qui a violé et tué la petite Aïssatou de Timbiwol. Pour la répression, il demande la réclusion criminelle à perpétuité.

Au cours de ses réquisitions, il a invoqué l’article 269 du code pénal, parce que le viol a entrainé la mort de la victime. Cette disposition indique qu’en pareil cas c’est la réclusion criminelle qui s’applique.

Même si au cours de l’enquête à l’audience Alseyni Diallo a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés, au cours des débats, il a reconnu être un grand consommateur de chanvre indien depuis pratiquement 10 ans. C’est pourquoi d’ailleurs il a été arrêté avec quelques boules.

Il convient aussi de préciser que la fillette avait perdu complètement la partie génitale avant de rendre l’âme. Son corps sans vie a été retrouvé dans la case construite par son oncle paternel et habitée par le présumé auteur.

Sa mère qui a expliqué publiquement les circonstances de ce drame a inspiré en l’auditoire la nécessité absolue de renforcer la vigilance et la surveillance des enfants qui restent vulnérables. 

Le commun des mortels ne peut jamais imaginer qu’une fillette de 4 ans peut banalement tombée dans les filets des proches parmi les plus proches de ses parents et dans la concession de son oncle paternel.

C’est bien ce sentiment de vivre en famille qui a donné à madame Adama Sira Bah d’abandonner sa fille seule pour aller rejoindre la communauté invitée à apporter sa contribution à la construction d’un four à briques aux préjudices de la protection de l’environnement. 

Les parents doivent faire de leur priorité l’entretien et la protection des enfants que le Tout Puissant Allah leur confie. Rien ne peut justifier qu’on néglige les tout petits, symboles de l’innocence. 

La confiance que l’hypocrisie sociale enseigne de placer en vos proches parents et voisins n’excluent pas la vigilance que vous devez avoir pour protéger et sauver vos enfants des esprits et intelligences maléfiques qui guettent le bon moment pour tomber sur leurs proies. 

Sachez que ceux qui veulent vous faire du mal, à travers vos enfants, vous tiennent à l’œil dans l’espoir que vous commettrez un jour une grave faute d’attention. A bon entendeur, salut ! 

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol suivi de meurtre de la fillette de 4 ans à Pita : témoignage pathétique de la mère de la victime

14 octobre 2021 à 7 07 07 100710

Les débats à l’audience publique se sont poursuivis dans l’après-midi du mercredi, 13 octobre 2021, devant le Tribunal criminel de Pita par la comparution de madame Adama Sira Bah, mère de la victime qui a apporté un témoignage pathétique et émouvant, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Interrogée par le juge audiencier, Alfred Camara, président du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, madame Adama Sira Bah a donné un témoignage qui a fait couler beaucoup de larmes au sein de l’auditoire.

Après avoir pris son petit déjeuner, la petite Aïssatou Bah est allée dans la concession de son oncle paternel où habite Alseyni Diallo (l’accusé) pour jouer avec ses camarades d’âge. C’était aux environs de 8 heures du matin. Moi, je suis allé aider un de nos voisins à puiser de l’eau pour la fabrication de brique cuite. L’intéressé avait sollicité l’appui des citoyens de notre village. L’enfant avait l’habitude de revenir pour manger. Je suis rentrée à midi à la maison. Ayant constaté que la petite n’est pas revenue comme d’habitude, j’ai envoyée une de ses sœurs pour la chercher. Elle est revenue me dire qu’elle ne l’a pas vu. J’ai pensé alors qu’elle est partie retrouver la foule là où les gens sont mobilisés pour aider à puiser de l’eau pour la fabrication des briques cuites. Mais, elle n’y était pas. J’ai alors fouillé partout. Je suis allée le long des rivières et cours d’eau. Je ne l’ai pas vu. J’ai alors demandé à Djibril, un des enfants qui jouaient avec ma fille. Il a répondu que c’est Alseyni Diallo qui l’a invité à aller acheter du bonbon. Les enfants qui jouaient Aïssatou ont vu Alseyni et ma fille entrer dans la case. Nous avons continué les recherches jusqu’aux environs de 19 heures. C’est en ce moment que les gens se sont décidés d’aller dans la case d’Alseyni pour vérifier les déclarations des enfants qui jouaient avec la victime. Abdoul, un des grands frères de la victime a pénétré la case où il a retrouvé effectivement le corps sans vie de ma fille ensevelis dans un tissu et caché derrière les planches d’un lit. Elle avait du sang partout. Lorsque celui qui a retrouvé le corps a alerté les gens, Alseyni était présent. Il a tout de suite pris la poudre d’escampette. Il a été stoppé dans sa course par un chasseur qu’il a croisé en brousse et qui avait entendu les cris de la clameur publique derrière le fugitif. Pendant ce temps, j’étais entrain de rechercher ma fille ailleurs. A mon retour, j’ai trouvé que les jeunes ont ligoté Alseyni. Moi, j’ai décidé d’entrer dans la case pour voir le corps de ma fille pour me rassurer » a-t-elle expliqué avant d’éclater en sanglot.

Une vive émotion s’est alors emparée de l’auditoire. Beaucoup ont versé des larmes dans la salle. C’est difficilement que le procureur de la république près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo a pu prendre la parole. Il a d’abord essayé de remonter le moral de madame Adama Sira Bah. Ensuite, il a demandé si effectivement elle a vu le corps sans vie de sa fille et si elle avait elle-même constaté le sang.

La dame a répondu par l’affirmative. Mais, la scène qu’elle décrivait a provoqué une autre émotion chez le procureur qui a fini par renoncer à la série de questions qu’il voulait poser à la dame.

C’est en ce moment que l’avocat de la défense, Maître Lanciné Condé, commis par l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) pour assister Alseyni Diallo est entré en scène, avec une question très fermée. Celle de savoir si madame Adama Sira Bah a la conviction que c’est l’accusé qui a abusé de sa fille avant de la tuer ou si c’est quelqu’un qui lui a dit que sa fille a été tuée par Alseyni Diallo.

A ce niveau, la dame donne une réponse évasive. Tout en insistant sur le témoignage des enfants qui ont déclaré avoir entendu Alseyni appelé la fillette pour lui acheter des bons-bons.

« En plus, on a retrouvé effectivement un bonbon à côté du corps de la victime dans la case de Alseyni » a-t-elle précisé. 

Le même avocat avait demandé à Alseyni les raisons qui font que c’est lui qui a été directement indexé et accusé après la découverte du corps sans vie de la fillette. Le prévenu a déclaré sans hésitation que c’est parce que c’est lui qui est l’étranger dans ce village de Timbiwol, relevant de la commune rurale de Timbi-Tounni. Histoire de rappeler qu’il est de Kourako, dans Bagnan, relevant de la commune rurale de Hafia, située à 18 km du chef-lieu de la préfecture de Labé.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : une enfant mordue par un chimpanzé

13 octobre 2021 à 20 08 33 103310

Les faits se sont produits en fin de weekend dernier dans un champ de riz à Longory Dow, une localité relevant du district de Kintin, dans la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou. Adama Djamy Bah, une enfant âgée de 14 mois, a été enlevée et mordue à la tête par un chimpanzé. Elle a été évacuée d’urgence à l’hôpital régional de Mamou pour des soins.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Mamou, c’est dans l’après-midi du dimanche dernier, 10 octobre 2021, que cette scène surréaliste s’est produite à Soyah. Le chimpanzé a enlevé l’enfant et l’a faite traverser une rivière avant de la mordre à la tête.

« J’ai laissé ma fille et son frère sous une tente. Je suis allée chasser les oiseaux qui étaient en train de picorer les cultures de riz. Mais, en cours de route, j’ai entendu le cri du chimpanzé. J’ai rebroussé chemin. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé ma fille sous la tente. Le chimpanzé l’avait déjà fait traverser la rivière et l’a mordue à la tête… Nous avons trouvé ma fille en train de pleurer. Sa blessure était ouverte et son visage couvert de sang », a expliqué madame Fatoumata Diaraye Barry, la mère de la victime.

Face à la gravité des blessures qu’elle a subies, Adama Djamy Bah a été évacuée d’urgence à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. Et, de source médicale, sa vie n’est pas en danger. Mais, ses parents sont encore très inquiets de son état de santé.

À noter que cette agression contre Adama Djamy Bah pourrait relancer le débat sur le cohabitation pacifique entre les hommes et les chimpanzés en milieu rural en Guinée. Car, cette attaque rappelle d’autres qui se sont déroulées au mois de juillet 2020 dans la commune urbaine de Télimélé, précisément dans les districts de Fanta et de Sadjo. À Sodjo, un enfant avait été mordu par un chimpanzé ; et, à Fanta, une fillette, âgée de 2 ans, avait été enlevée de son village (Sila) par un chimpanzé. Malheureusement, les autorités guinéennes protègent les animaux contre les humains, qui n’osent plus rien faire même quand ils sont envahis dans leurs propres villages.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél : 625698919/657343939

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Viol suivi de meurtre d’une fillette de 4 ans à Pita : l’accusé Alseyni Diallo à la barre

13 octobre 2021 à 14 02 55 105510

Le premier accusé à comparaitre devant les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alseyni Diallo, se disant âgé de 33 ans, poursuivi pour un cas de viol suivi de meurtre d’une fillette de 4 ans, dans la commune rurale de Timbi Tounni, relevant de la préfecture de Pita nie, pour le moment, les faits qui lui sont reprochés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, le corps sans vie d’une fillette de 4 ans, prénommée Aïssatou a été retrouvé dans la case de l’accusé Alseyni Diallo. Cette découverte macabre a eu lieu à Timbiwol, dans la commune rurale de Timbi-Tounni, relevant de la préfecture. Il a été rattrapé par la foule et conduit, le 16 février 2021, à la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Pita pour les faits de viol assorti de mort qu’il est suspecté d’avoir commis sur la personne de la victime

Suite à la réquisition du médecin de la Gendarmerie de Pita, le représentant du chef du centre de santé de Timbi-Tounni a constaté le corps sans vie d’Aïssatou Bah, avec du sang sur sa partie génitale.

La version la plus répandue explique que l’accusé a profité de l’absence des parents de la victime, dans la journée du 16 février 2021, pour appeler la fillette de 4 ans en lui faisant croire qu’il va acheter des bonbons pour elle. Il aurait alors entrainé la fillette dans la case pour abuser d’elle jusqu’à ce que mort s’en suive.

Au retour de la mère de la victime, aux environs de 12 heures des recherches ont été entreprises dans le but de retrouver la fillette. C’est dans ce contexte qu’un voisin a expliqué avoir vu l’accusé appeler la petite Aïssatou Bah. Une vérification faite dans la case de l’accusé ont permis de retrouver le corps de la victime.

Mais, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alseyni Bah explique que la case dont il est question abrite plusieurs personnes qui y passent la nuit.

« Tout le monde a accès à la case. Je suis rentré, j’ai trouvé un des fils du concessionnaire devant la porte de la case. Dès que je suis entré, j’ai découvert le corps de la fillette. Ne comprenant rien, j’ai fait demi-tour. Entretemps, celui que j’ai trouvé devant la porte a crié. Mais, puisque ceux qui venaient aux nouvelles tombaient sur moi, sans chercher à savoir de quoi s’agit-il. On me rouait de coup. J’ai alors pris la clef des champs, pour sauver ma peau » a-t-il expliqué.

Répondant à une autre question du juge audiencier, Alfred Camara, l’accusé a précisé qu’il n’a pas été le premier à découvrir le corps de la victime dans la case.

Il est à préciser que l’accusé Alseyni Diallo est né en 1991, à Kourako, Bagnan, dans la commune rurale de Hafia, relevant de la préfecture de Labé.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, Alseyni Diallo continuait de répondre aux questions du Tribunal.

A suivre !

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Pita : le viol est devenu depuis 2 ans l’infraction la plus récurrente (Procureur)

13 octobre 2021 à 12 12 22 102210

L’infraction la plus récurrente dans la préfecture de Pita est le viol et par extension les violences basées sur le genre, a appris un journaliste de Guineematin.com d’une source officielle.

La préfecture de Pita est une zone agropastorale par excellence. Ce qui fait que le vol de bétail était jusque dans un passé récent l’infraction la plus répandue dans la zone. Mais, il y a deux ans, cette donne a changé. Le vol de bétail et par a désormais cédé la place au viol et par extension aux violences basées sur le genre, à des proportions très inquiétantes. A en croire les propos du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo.

Alghassimou Diallo, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita

En tous les cas, pour la présente session des audiences criminelles, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita a, à son rôle, « 9 dossiers avec 12 accusés qui comparaitront tour à tour pendant 3 jours d’affilés et jours suivants s’il y a lieu pour répondre des faits qui sont articulés contre eux. Ces dossiers se répartissent comme suit : 6 cas de viols suivis parfois de séquestration ou de meurtre, 1 cas d’association de malfaiteurs, vol à mains armées ; 1 cas d’attentat à la pudeur et 1 cas d’assassinat et de complicité », a précisé le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo.

Pendant la cérémonie d’ouverture de cette session, le représentant du Ministère Public a invité le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, aux administrateurs territoriaux, chefs des quartiers, élus locaux et responsables à la base à une plus grande collaboration avec les services de sécurité et la justice pour mettre hors d’état de nuire toutes ces personnes qui empêchent les honnêtes citoyens d’avoir un bon sommeil, de circuler paisiblement à certaines heures, de jouir de la manière la plus absolue des choses dont ils sont propriétaires.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Pita : le Tribunal de Première Instance (TPI) s’apprête à lancer ses premières audiences criminelles

13 octobre 2021 à 11 11 16 101610

Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita s’apprête à lancer ses premières audiences criminelles ce mercredi, 13 octobre 2021, avec trois dossiers inscrits à son rôle pour cette première journée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’évènement marquant ce mercredi matin dans la ville de Pita, relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou est l’ouverture des premières audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de cette préfecture située à une cinquantaine de kilomètre, au Sud Labé, capitale régionale de la Moyenne Guinée.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, les autorités locales constituées du préfet de la localité, le Colonel Abdoulaye Sylla et du maire de la commune urbaine, Amadou Oury Diallo avaient déjà pris place à la loge officielle aménagée dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita.

On notait aussi la présence effective du secrétaire préfectoral des Affaires Religieuses de Pita, Elhadj Mamadou Bano Bah, Khalif Général de la confrérie tiddjaniyaa du Fouta Djallo.

Pour cette première journée, trois dossiers sont inscrits au rôle de l’audience. Ce sont Alseyni Diallo, mandat de dépôt du 17 février 2021, poursuivi pour viol suivi de meurtre prévenus et puni par les articles 268, 206 et 207 du code pénal guinéen ; Amadou Oury Bah et Amadou Diabaye mandats de dépôt du 5 Août 2019, poursuivis pour vol à mains armées et association de malfaiteurs prévenus et punis par les articles 373, 381 et 784 du code pénal.

A ces deux dossiers, il faut ajouter celui de Diallo Abdourahmane, mandat de dépôt du 18 mars 2021 poursuivi pour attentat à la pudeur prévu et puni par l’article 274 du code pénal.

Par ailleurs, il faut noter qu’en ce mercredi, 13 octobre 2021, le Tribunal est composé ainsi qu’il suit : Alfred Camara (Président), Alghassimou Diallo (Ministère Public), Mme Maïmouna Daff, Amadou Sy et Noël Kolomou comme assesseurs ; Mes Fodé Sïdou Touré et Aboubacar Ibou Camara comme greffiers audienciers ainsi que Bah Ibrahima comme interprète.    

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fête du 02 octobre à Mamou : « nous n’avons plus l’intérêt d’entretenir la haine, les guerres fratricides », dit le gouverneur Aly Badra Camara

2 octobre 2021 à 20 08 36 103610

A l’instar des autres préfectures du pays, la préfecture de Mamou a commémoré ce samedi, 02 octobre 2021, l’an 63 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. La cérémonie s’est déroulée à la place de l’indépendance (située dans la cour de la maison des jeunes) en présence de plusieurs citoyens de la ville carrefour. Le gouverneur de la région administrative de Mamou, Colonel Aly Badra Camara, a mis cette occasion à profit pour prêcher la paix et l’union entre les guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

C’est sur fond de commémoration et d’actions citoyennes que les autorités et les populations de Mamou ont célébré le 63ème anniversaire de l’indépendance guinéenne. A la maison des jeunes où elles sont fortement mobilisées, on y a assisté une forte animation folklorique. Et, aux environs de 10 heures, le gouverneur de région a procédé à la revue des troupes, puis au dépôt de la gerbe de fleurs en hommage à nos martyrs et pionniers de l’indépendance de la Guinée. Le colonel Aly Badra Camara a ensuite pris la parole pour adresser un message aux citoyens de la ville carrefour. Un message dans lequel l’autorité régionale a appelé à taire la haine et les guerres d’intérêt et positionnement.

Colonel Aly Badra Camara, gouverneur de la région administrative de Mamou

« Le sentiment qui m’anime à cette fête anniversaire est le sentiment de satisfaction, de reconnaissance, de satisfaction. Parce que la Guinée a été l’un des premiers pays à accéder à l’indépendance, elle a toujours participé à l’émancipation des pays africains. C’est pourquoi nous sommes toujours fiers, parce que le rôle que la Guinée a joué pour que les pays du continent recouvrent leurs souverainetés est indéniable… Il faut rendre un vibrant hommage à ces pionniers qui ont fait de la Guinée d’aujourd’hui un pays indépendant… Nous devons travailler main dans la main, nous devons nous dire que nous n’avons plus l’intérêt d’entretenir la haine, les guerres fratricides », a dit le Colonel Aly Badra Camara.

Par ailleurs, le gouverneur de la région de Mamou a réitéré sa foi au CNRD qu’il présente un libérateur du peuple de Guinée. 

« Nous avons suivi hier l’investiture du colonel Mamadi Doumbouya. Les mots, les phrases du Colonel qui ont ponctué de cette prestation de serment nous donnent un ouf de soulagement. Cela montre que la Guinée va décoller maintenant sur des bases nouvelles ; les bases de retrouvailles, de la Guinée unie et prospère. Nous avons foi en l’avenir, nous avons foi en nos dirigeants actuels qui sont venus au bon moment. Parce que la Guinée était étouffée, nous étions au pied du mur ; et, grâce à eux, nous respirons à plein poumons maintenant », a déclaré Aly Badra Camara.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur Régional des affaires Religieuses

A noter que la célébration du 02 octobre a continué dans la ville carrefour avec une opération coup de balai. Les populations ont assaini les artères principales de la ville, les résidences du gouverneur et préfet, la caisse nationale de la sécurité sociale à la préfecture, l’hôpital régional, les marchés, le CAPF, les salons des coutures et de coiffures, la mosquée centrale et le camp militaire.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Mamady Magassouba, DPE de Mamou : « nous avons un manque à gagner de 680 enseignants »

30 septembre 2021 à 16 04 24 09249

Alors que la rentrée scolaire doit intervenir dans les prochaines semaines, les autorités éducatives de Mamou font face à une grande préoccupation. En effet, cette préfecture a un déficit de 680 enseignants tant à l’élémentaire qu’au collège. Cette question était au centre d’une rencontre organisée hier, mercredi 29 septembre 2021, à la direction préfectorale de l’éducation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville-carrefour. 

Même si la date de la rentrée scolaire n’est pas encore annoncée, les acteurs du système éducatif s’activent sur le terrain pour préparer la réouverture des classes. C’est dans ce cadre que le directeur préfectoral de l’éducation a réuni ce mercredi 29 septembre, les responsables du secteur éducatif de la préfecture pour échanger sur ces préparatifs.

Mamadi Magassouba, directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

« Nous avons invité tous les responsables scolaires, c’est-à-dire les d’établissements publics et privés, les délégués scolaires de l’enseignement élémentaire (DSEE), les cadres de la DPE. Nous avons échangé sur les problèmes liés à l’ouverture des classes, notamment les préparatifs sur le plan pédagogique, sur le plan administratif et celui de l’assainissement des écoles et surtout, de la sécurité sanitaire », a indiqué Mamady Magassouba.

Parmi les points débattus au cours de cette rencontre, figure le manque d’enseignants. Une question qui préoccupe particulièrement la DPE de Mamou. « Nous manquons beaucoup d’enseignants. A l’école primaire publique, nous avons 395 écoles, 1468 salles de classe, 1519 groupes pédagogiques, 1141 enseignants disponibles. Donc, nous avons 547 enseignants manquants à ce niveau. Au niveau du secondaire (collèges et lycées), nous avons 33 écoles, 250 salles de classe, 223 groupes pédagogiques, 381 enseignants disponibles. Il nous manque 133 professeurs tant au niveau des collèges qu’au niveau des lycées », souligne le directeur préfectoral de l’éducation.

Comment réduire l’impact de ce manque d’enseignants ? Face à cette question, les autorités éducatives ont décidé de procéder à une rotation des professeurs au niveau du secondaire. « Avec cette situation, il va falloir faire une gestion saine de ces effectifs-là. Nous devons voir comment les utiliser judicieusement, afin de diminuer le grand manque à gagner. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de mettre les gens à cheval non seulement dans la commune urbaine mais aussi dans les communes rurales. 

Il n’est pas dit que quelqu’un va enseigner à Téguéréya le matin et être à Soyah le soir, non. Mais si l’année scolaire est de six mois par exemple, il va faire trois mois d’un côté et trois mois de l’autre, en lui donnant le maximum de charge. On peut résoudre temporairement le problème comme ça sur le plan du secondaire », estime Mamady Magassouba, qui appelle également à la contribution de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE).

« Alors, il va falloir que les APEAP, comme d’habitude, se remobilisent pour diminuer le déficit d’enseignants. Nous les félicitons pour ce qu’ils ont déjà fait, parce que les enseignants communautaires sont pris en charge par les communautés, et nous leur demandons de continuer dans ce sens jusqu’au jour où l’Etat nous enverra suffisamment d’enseignants », a lancé le directeur préfectoral de l’éducation de Mamou.

 De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

 Tel: 625698919/657343939

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Dalaba : lancement du projet APAC de Didhèrè Foulah à Kaala

29 septembre 2021 à 17 05 38 09389

L’Association pour la promotion des initiatives locales « APIL »  a lancé le samedi dernier, 25 septembre 2021, le Projet APAC de Didhèrè Foulah à Kolia, dans la Sous- préfecture de Kaala (une localité située à 20 km de la commune urbaine de Dalaba). La cérémonie a eu lieu en présence du nouveau préfet, Colonel Mohamed Bangoura, des cadres préfectoraux, sous préfectoraux et communaux, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Mamou.

Selon les informations, le projet APAC de Didhèrè Foulah vise à protéger un site au confluent de plusieurs cours d’eau et à l’intersection de plaines et de hauts plateaux pour lui permettre de garder un écosystème viable dans la zone de Dalaba. Son objectif  global est surtout d’appuyer les initiatives locales à la résilience face au COVID-19 par les communautés de l’APAC et contribuer à la conservation et au maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah.

Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL

« Nos activités à réaliser se résument au renforcement des capacités des acteurs sur l’environnement, sensibiliser les communautés sur l’importance de l’APAC, doter les communautés en matériels et équipements pour la surveillance de l’APAC, les former en technique d’installation d’une pépinière, les approvisionner en semences et en matériels pour l’agriculture, faire la promotion du l’écotourisme par la construction d’un mausolée et d’un abri pour les touristes, initier d’autres activités pour le développement des nos localités pour que les populations soient indépendantes et éradiquer la pauvreté », a précisé Madame Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL.

A la cérémonie de lancement de ce projet dans le district de Hérico, Dr Hassimiou Bah, le secrétaire général de l’APIL, est brièvement revenu sur l’historique de Didhèrè Foulah, autrefois considéré comme un repère et une refuse de démons.

Dr Hassimiou Bah, secrétaire général de l’APIL

« Didhèrè Foulah, véritable aire protégée du patrimoine historique est étroitement intégrée aux modes de vie, aux stratégies de gestion des terres et aux identités de la communauté locale,  en ce sens que tous les habitants accordent une attention soutenue à la conservation du site. Dans les temps, ce site était considéré comme le repère et le refuse des démons et des esprits de la rivière de Tènè. Il s’y trouvait une forêt très épaisse au point que les rayons du soleil ne lui parvenaient presque jamais. C’est là que les Djallonkés venaient pour adorer les esprits. En ce lieu se produisit un évènement si inattendu qu’on baptisa le lieu Didhèrè Foulah. Les païens s’emparent d’Abdoulaye Foulah et décidèrent de l’immoler en l’honneur des esprits du site. Ils voulurent l’égorger, mais le couteau ne put le blesser. Dieu sauva Foulah. Car, son boubou, trop long, fit que sa tête émergea de l’eau et il y vécu un temps (pendant 3 mois ou 12 jours, selon la légende). Alors que Foulah était en vie, les poissons ont rongé son petit orteil droit. Ainsi, jusqu’à nos jours, ses descendants naissent sans un ongle à ce petit orteil. C’est une femme de la famille NDanyebhé qui le sauva des eaux et il survécut et reprit sa lutte pour implanter l’islam », a expliqué Dr Hassimiou Bah.

Au nom des populations locales, le maire de la commune rurale de Kaala, Mamadou Saliou Barry, a salué l’initiative de l’APIL et s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet APAC pour le bonheur des populations locales.

Mamadou Saliou Barry, maire de la commune rurale de Kaala

« L’évènement qui nous réunit ici est le lancement du projet APAC qui doit contribuer à la conservation et le maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah. Notre vaillante population salue vivement la présence de ce projet dans notre commune rurale. Nous allons nous battre pour que ce projet soit une réalité pour le bonheur de nos citoyens et les générations futures », a dit Mamadou Saliou Barry.

Présent à cette cérémonie, le Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba, s’est réjoui de ce projet et a invité les populations à la culture de la paix.

Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba

« Je suis très heureux, quelques jours après ma nomination en qualité de préfet, de lancer un grand projet lié à la résilience à la COVID-19, ayant beaucoup d’actions en vue, dont : la préservation de la biodiversité d’un site protégé, l’aviculture, l’apiculture, la création de pépinières, le maraîchage, l’écotourisme… Je félicite les initiateurs de ce projet et la coopération internationale pour son financement. Braves populations de Kaala, je vous demande de profiter de ce projet en y apportant votre contribution et de tout faire pour le pérenniser. C’est pourquoi je vous exhorte d’unir vos forces et vos initiatives pour que ce projet soit une réussite dans votre localité. Le développement doit être notre ambition. Pour le réussir, il faut instaurer un climat de paix, d’unité et de cohésion sociale entre les différents acteurs au développement », a indiqué Mohamed Bangoura.

A noter que l’association pour la promotion des initiatives locales est une association apolitique à but non lucratif, née de la volonté d’un groupe de personnes soucieuses d’apporter leur contribution dans le processus de lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural.

De Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939/626979736

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Administration du CNRD : voici la liste complète des gouverneurs et préfets du pays

25 septembre 2021 à 14 02 07 09079

Depuis le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya et son équipe du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) gèrent les destinées de la Guinée. Après avoir renversé le régime Alpha Condé, les militaires ont dissout le gouvernement et les institutions républicaines ; mais aussi, ils ont mis de nouvelles personnes à la tête de l’administration déconcentrée.

En attendant de connaître les membres de la junte militaire au pouvoir et du gouvernement de transition, Guineematin.com a répertorié pour vous les prénoms et noms des gouverneurs et préfets, nommés par les nouvelles autorités du pays et installés dans leurs fonctions entre le 6 et le 10 septembre 2021. Nous vous proposons ci-dessous leur liste complète :

Zone spéciale de Conakry 

Gouverneure : Général de brigade M’Mahawa Sylla

Région administrative de Boké 

Gouverneur : Colonel Sékouba Camara

                  Préfets

Boké : Colonel Fodé Aboubacar Sylla

Boffa : Colonel Ibrahima Barry

Fria : Colonel Yaya Kalissa

Gaoual : Colonel Fassama Condé

Koundara : Colonel Bangaly Condé

Région administrative de Kindia 

Gouverneur : Général Ibrahima Kalil Condé

                         Préfets :

Kindia : Colonel Abdel Kader Mangué Camara

Coyah : Colonel Alpha Oumar Cissé

Dubréka : Colonel Elhadj Sékouba Sacko

Forécariah : Colonel Alsény Camara

Télimélé : Colonel Augustin Fancinadouno

Région administrative de Mamou 

Gouverneur : Colonel Aly Badra Camara

                        Préfets :

Dalaba : Colonel Mohamed Bangoura

Mamou : Colonel Bienvenue Lamah

Pita : Colonel Abdoulaye Sylla

Région administrative de Faranah 

Gouverneur : Colonel Malick Diakité

                     Préfets: 

Dabola : Colonel Mohamed Niang

Dinguiraye : Colonel Mamady Touré

Faranah : Colonel Jean Louis Kpoghomou

Kissidougou : Colonel Cécé Maoumy

Région administrative de Kankan 

Gouverneur : Général Aboubacar Sidiki Diakité

                        Préfets :

Kankan : Colonel Etienne Tounkara

Kérouané : Colonel Cécé Richard Haba

Kouroussa : Colonel Cheick Alpha Diabaté

Mandiana : Colonel Mamady Dembélé

Siguiri : Colonel Mamady Condé

Région administrative de Labé 

Gouverneur : Colonel Tamba Kalas Tolno

                            Préfets :

Koubia : Colonel Mohamed Lamine Camara

Labé : Colonel Sény Sylain Camara

Lélouma : Colonel Bassia Léno

Mali : Colonel Pévé Zoumanigui

Tougué : Colonel Souleymane Camara

Région administrative de N’Zérékoré

Gouverneur : Général Mohamed Lamine Keita

                         Préfets :

Beyla : Colonel Douramoudou Keïta

Guéckédou : Lieutenant-colonel Daman Oulen Dioumessy

Lola : Colonel Ousmane Diallo

N’Zérékoré : Colonel Sékou Keïta

Macenta : Colonel Lancinè Diallo

Yomou : Colonel Karamo Boké Camara

Les nouveaux administrateurs territoriaux, tous issus des rangs de l’armée de terre et de la gendarmerie, comptent 4 généraux dont une femme, et 37 colonels et lieutenants colonels.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél: 628 08 98 45

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Cellou Baldé à Mamou : « nous n’avons pas de rancune » contre Alpha Condé

10 septembre 2021 à 11 11 42 09429

L’ancien député uninominal de Labé a-t-il pardonné à son geôlier Alpha Condé ? En visite dans la ville carrefour (où il a rencontré les nouvelles autorités régionales et préfectorales de Mamou) hier, jeudi 09 septembre 2021, Cellou Baldé a dit n’avoir aucune rancune et ne veut régler des comptes à personne. Ce cadre de l’UFDG (qu’on dit avoir négocié avec l’ancien régime sa libération conditionnelle avec Ousmane Gaoual et Chérif Bah) a dit mettre ses longs mois de prison au compte de la volonté divine et a demandé au comité national de rassemblement et du développement (CNRD) de ne pas regarder dans le rétroviseur. Il a surtout exhorté à la junte actuellement au pouvoir en Guinée d’œuvrer en faveur de la réconciliation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Devant les autorités de la ville carrefour, ce responsable des fédérations UFDG de l’intérieur s’est tout d’abord réjoui de la prise du pouvoir par l’armée. Ensuite, il a exprimé son soutien au CNRD pour une transition réussie dans le pays.

Cellou Baldé, ancien député de Labé

« C’est un sentiment de joie et de satisfaction que nous avons à notre niveau. Il n’y a pas une entité qui doit se réjouir aujourd’hui plus que l’union des forces démocratiques de Guinée de ce changement qui vient d’intervenir dans notre pays, d’autant plus que nous sommes les premiers bénéficiaires des mesures positives prises par le CNRD,  notamment la libération des détenus politique. Moi, j’en étais un. Au nom de tous mes collègues détenus et à mon nom personnel, je vous dis merci. Nous sommes venus vous saluer, vous féliciter et vous remercier d’avoir, à travers le CNRD, délivré le peuple de Guinée. Nous espérons que vous allez rassembler tout le peuple de Guinée. Nous sommes venus vous témoigner notre soutien pour une transition réussie », a dit Cellou Baldé.

Pour l’ancien député uninominal de Labé (qui a passé huit mois de détention à la maison centrale de Conakry), il faut aller de l’avant pour réconcilier la Guinée avec elle-même.

« Nous n’avons pas de rancune, nous ne voulons pas de règlement de comptes. Nous avons subi les affres de la prison ; mais, nous nous disons que c’est Dieu qui a voulu que nous soyons là-bas et c’est lui qui nous a libérés aussi. Nous ne voulons pas qu’on regarde dans le rétroviseur. Nous voulons qu’on regarde de l’avant pour que la Guinée soit une Guinée réconciliée avec elle-même. Et, l’ensemble des régions se donnent les mains pour qu’ensemble nous réussissions tous, à l’image des pays voisins », a indiqué Cellou Baldé.

Apparemment, le message de ce cadre de l’UFDG a été bien accueilli par les autorités de Mamou. Car, à tour de rôle, le préfet Colonel Bienvenue Lamah et le gouverneur colonel Aly Badra Camara ont pris la parole pour exprimer leur satisfaction et réitérer leur engagement à œuvrer pour la paix, la cohésion sociale dans la ville carrefour. Ces autorités ont également réitéré leur disponibilité à travailler avec toutes les composantes de la population de Mamou.

Colonel Aly Badra Camara, nouveau gouverneur de la région administrative de Mamou

« On ne peut pas  rassembler si on n’a pas le sentiment de fraternité. On ne peut pas se rassembler sans la paix. Nous tendons la main à tout le monde pour une transition réussie et civilisée. Nous souhaitons la complémentarité pour une Guinée prospère », a dit le gouverneur Aly Badra Camara.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Mory Diallo quitte Mamou en larmes : « vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie », dit le préfet entrant

7 septembre 2021 à 11 11 07 09079

Après plus de 7 ans à la tête de la préfecture de Mamou, Mory Diallo vient de céder en larmes son fauteuil au colonel Bienvenue Lamah, jusque-là commandant du groupement de la gendarmerie de Mamou. La passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, lundi 06 septembre 2021, dans la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture, en présence du gouverneur Aly Badra Camara, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Cette alternance à la tête de la préfecture de Mamou fait suite au coup d’Etat militaire intervenu dimanche dernier et qui a balayé le régime d’Alpha Condé. Et, c’est au cours d’une courte et très émouvante cérémonie que le préfet sortant, Mory Diallo, a passé le témoin à son successeur, le colonel Bienvenue Lamah.

Mory Diallo, préfet de Mamou

« Je n’ai pas l’intention de faire un discours parce que le chemin parcouru est long. Aujourd’hui, nous nous retrouvons suivant l’instruction des nouvelles autorités du pays pour la passation de service. Je suis en train de passer le service à mon frère le colonel Bienvenue Lamah. Je voudrais à cette occasion féliciter et encourager les populations de Mamou, parce que Mamou est un havre de paix qui a une population civilisée. Les citoyens de Mamou sont des citoyens responsables qui ont un sens de fraternité…. Je prie Dieu qu’il repende sa miséricorde sur toute la préfecture de Mamou », a dit Mory Diallo avec un visage trempé de larmes.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

Prenant la parole, le nouveau préfet a bercé son prédécesseur en quelques mots. « Monsieur le préfet, vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie. Je suis très content de vous, vous m’avez préparé avant de partir », a déclaré le colonel Bienvenue Lamah avec beaucoup de tendresse.

Par ailleurs, le nouveau préfet de Mamou a exprimé sa disponibilité de travailler avec toutes les populations de Mamou dans la paix et la fraternité. « Je suis à Mamou, je ne suis pas étranger ici, je viens vers vous et je me confie à vous. Je suis un fils de Mamou, je tends une main franche à tout le monde.  Tous les citoyens sont égaux devant mon logement, devant mon bureau voire dans la rue. La presse, je compte sur vous pour sensibiliser les citoyens », a dit le colonel Bienvenue Lamah.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Labé : 2 blessés dans des accrochages entre menuisiers et gendarmes

21 août 2021 à 16 04 58 08588

De violents accrochages ont eu lieu dans l’après-midi du vendredi 20 août 2021, entre menuisiers et services de sécurité, à Labé. Deux personnes ont été blessées dans ces violences et un bébé s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

Ces violences font suite à la décision du gouvernement, interdisant la coupe, le transport et la commercialisation du bois en République de Guinée. C’est pour faire respecter cette mesure que des agents de la gendarmerie mobile de Labé ont saisi et immobilisé une camionnette transportant des madriers. Au cours de l’opération, le menuisier qui transportait ces bois a été blessé à la tête. Ce qui a provoqué la colère des membres de sa corporation, qui sont venus prendre la défense de leur ami.

« Je quittais notre dépôt de bois à Thiaghè, dans le quartier Tata. Je transportais une quantité de madriers pour le quartier Mairie. Arrivé à Hoggo M’Bouro, un gendarme m’a sommé de garer la camionnette et d’éteindre le moteur. Après cela, il m’a demandé ce qui se trouvait à l’intérieur de la camionnette. C’est ainsi que j’ai ouvert le véhicule pour lui montrer son contenu. Et immédiatement, il a demandé à ses collègues de prendre la camionnette pour aller l’immobiliser à l’escadron mobile N°8.

Je lui ai demandé les raisons, il m’a répondu qu’une fois là-bas, je saurai les raisons. Mais bien avant, je leur avais dit que ces madriers provenaient de notre dépôt de Thiaghè, où nous avons nos stocks, pas ailleurs. Et quand j’ai insisté, l’un d’entre eux m’a frappé avec son fusil, il m’a blessé à la tête. C’est après cette scène que d’autres collègues menuisiers sont venus me secourir. Il y a eu échange de jets de pierre et du gaz lacrymogène », a expliqué Thierno Hamidou Diallo, le menuisier qui transportait les madriers.

Sa version a été confirmée par le président de la filière régionale du bois à Labé, à qui appartiennent les madriers saisis. Abdoul Ghadiri Diallo assure qu’il ne s’agit nullement d’une exploitation du bois et condamne le comportement des agents de l’escadron mobile N°8 de Labé. « Je les mets au défi de prouver que ce que nous faisons est frauduleux, car tous ces madriers viennent de notre dépôt de Thiaghè. C’est parce qu’il n’y a pas de machine pour les scier là-bas que j’ai jugé nécessaire de les envoyer dans notre atelier ici. Donc, nous condamnons fermement cette agression dont nous avons été victimes.

Ce qui a entraîné de violents affrontements entre certains collègues et la gendarmerie mobile N°8. Il y a eu deux blessés : celui qui transportait les madriers a été blessé par un agent à l’aide de son arme et un autre qui était venu l’aider a été blessé au niveau du pied par une grenade lacrymogène. Tous les deux sont en train de suivre leur traitement à l’hôpital à nos propres frais. Et puis, il y a un bébé qui était couché dans la chambre de sa maman non loin des lieux qui s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène », a dit le président de la filière régionale du bois à Labé.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la camionnette et son contenu se trouvent à la brigade de recherches de la gendarmerie de Labé. Et, selon le président de la filière régionale du bois, une équipe mixte s’est rendue ce samedi au niveau de leur dépôt de bois situé à Thiaghè, dans le quartier Tata, pour un constat. Mais sur la question liée à la restitution de la camionnette et son contenu, il indique que les autorités leur ont signifié qu’il faut attendre lundi prochain pour savoir quelle sera la décision.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Agression des journalistes à Mamou : pas de procès contre Alpha Saliou Barry

17 août 2021 à 5 05 28 08288
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou

A la faveur d’une rencontre organisée hier, lundi 16 août 2021, les journalistes de Mamou et l’émissaire du syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Amadou Oury Barry, se sont penchés sur la position à adopter face l’agression dont les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont été victimes de la part du conseiller communal Alpha Saliou Barry. Et, c’est l’appel de la notabilité (notamment de l’inspecteur régional des affaires religieuses) qui a pesé sur la balance. Car, au terme des échanges,  la « tendance dominante au niveau de la presse locale est celle d’aller à un règlement à l’amiable ». Ainsi, par son intercession, la notabilité de la ville carrefour a sauvé la tête du colérique Alpha Saliou Barry du courroux de la justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Les discussions entre les professionnels des médias de la ville carrefour et l’émissaire des professionnels de la presse de Guinée ont commencé dans la matinée et ont duré jusque dans l’après-midi. Et, le principal sujet à l’ordre du jour était la suite à donner à l’agression de certains journalistes de la radio Global FM Mamou par Alpha Saliou Barry. L’affaire est déjà sur la table du parquet du tribunal de Mamou (où Alpha Saliou Barry a été déféré après son audition à la police). Mais, avec l’intervention des autorités et de la notabilité de la ville carrefour, la presse locale a jugé utile de réviser sa position. Et, ce lundi, certains journalistes étaient favorables à une poursuite pénale contre ce maladroit conseiller communal. Mais, la majorité des participants à cette réunion était plutôt favorable à un règlement à l’amiable de ce différend. Surtout que le mis en cause (Alpha Saliou Barry) a présenté des excuses à la radio Global et à toute la presse guinéenne.

Amadou Oury Barry, émissaire du syndicat des professionnels de la presse

« Nous avons longuement discuté pour voir comment trouver une solution aux menaces qui pèsent sur les journalistes de Mamou. On a écouté les uns et les autres. Il y avait deux tendances. Certains voulaient qu’on aille au procès et d’autres estimaient qu’il faut résoudre le problème à l’amiable comme l’ont souhaité les autorités de Mamou. La Direction générale de Global FM va écrire officiellement au procureur et à l’URTERGUI pour désister et retirer sa plainte ; et, aller à la négociation pour résoudre le problème en famille. Mais, nous allons insister devant les autorités à tous les niveaux et mettre en place des bases pour que jamais un journaliste ne soit agressé à Mamou. Il faut signaler que même en temps de guerre, on protège les journalistes.  Le conseil communal a écrit pour présenter des excuses à l’URTERGUI et au syndicat », a dit Amadou Oury Barry au sortir de la réunion avec les journalistes de la ville carrefour.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Agression des journalistes à Mamou : les excuses d’Elhadj Kolon Barry à Global Fm

16 août 2021 à 15 03 31 08318
Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont récemment été victime d’agression (injures et menaces) et de destruction de bien (un téléphone cassé) de la part de monsieur Alpha Saliou Barry, conseiller communal élu sous la bannière du RPG arc-en-ciel à la mairie de Mamou. Cet acte de l’élu local a indigné les professionnels des médias de Guinée. Et, l’affaire a finalement été portée devant le parquet du tribunal de première instance de Mamou. Seulement, à l’occasion d’une rencontre avec la presse locale hier, dimanche 15 août 2021, l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry, a sollicité un règlement à l’amiable de cette affaire. L’autorité religieuse régionale a regretté cette agression et a présenté des excuses à la presse guinéenne, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville carrefour.

Cette rencontre convoquée par l’érudit s’est tenue à son domicile au quarter Almamyah-Terrain, en présence de certains responsables de la commune urbaine de Mamou et de nombreux journalistes de la ville carrefour. Et, à cette occasion, Elhadj Amadou Kolon Barry a fait par de son indignation face à l’ineptie dont le conseiller Alpha Saliou Barry a fait montre à l’égard des journalistes de Global Fm. Il a également émis le souhait de voir cette affaire réglée à l’amiable, tout en assurant cet éhonté du chargé de l’assainissement à la mairie sera la dernière agression contre un journaliste à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry

« J’étais à Conakry pour continuer mes traitements, j’étais malade, quand j’ai appris avec regret cette confrontation entre les fils de Mamou. C’est dans cette optique que j’ai invité mes enfants journalistes pour qu’ensemble on pense à comment circonscrire le problème. Nous sommes d’accord qu’ils (les journalistes) ont vraiment raison. Mais, avec l’ensemble des autorités et les sages de Mamou, nous allons mettre fin et enterrer ce problème. Il faut qu’à Mamou chaque cadre et citoyen trouve sa place d’honneur dans la société. Nous regrettons très profondément cet acte. Vous êtes nos enfants ; et, nous en  sommes reconnaissants de tout ce que vous faites pour nous. Nous vous soutenons. Ça sera une dernière fois à Mamou, pourquoi pas dans le pays. Nous allons suivre une procédure pour gérer ce problème et par anticipation nous demandons pardon à la presse en générale », a dit Elhadj Amadou Kolon Barry.

Sur place, aucune garantie n’a été donnée à cet érudit sur un retrait de la plainte contre Alpha Saliou Barry. Mais, on apprend que ce conseiller hostile à la critique a déjà payé le téléphone qu’il a cassé à la radio Global Fm. Et, ce lundi, une réunion des médias locaux et le syndicat de la presse est en cours pour « adopter une position commune face cette situation ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Mamou : un conseiller communal choque dans le « choc des idées » de la radio Global Fm

12 août 2021 à 20 08 53 08538
Alpha Saliou Barry, conseiller communal et chargé de l’assainissement à la mairie de Mamou

C’est une scène surréaliste ! Aux environs de 11 heures ce jeudi, 12 août 2021, Alpha Saliou Barry, conseiller communal et chargé de l’assainissement à la mairie de Mamou, a fait un show en direct de la radio Global Fm. Il a proféré des injures et des menaces contre les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ qui parlaient de l’insalubrité de la ville carrefour. Cet élu local, apparemment très hostile aux critiques, aurait même cassé un téléphone dans le studio de la radio.

Selon des informations confiées à Guineematin.com Alpha Saliou Barry n’était pas invité dans ce média, encore moins à cette émission. Et, rien ne présageait qu’il allait y mettre pied. Mais, contre toute attente, ce conseiller communal a fait irruption dans les locaux de cette radio locale pour s’en prendre aux animateurs à coups d’injures et de menaces.

« C’est le fait qu’on a évoqué et réitéré que la ville de Mamou est actuellement sale que monsieur Barry (qui est chargé de l’assainissement de la ville à la commune) est venu de je ne sais d’où pour entrer à la radio. A la rédaction, il y a une porte à franchir avant d’entrer dans le studio. Et, là, il est écrit « accès interdit à toute personne étrangère ». Mais, il a franchi cette porte et est venu au studio. Il est entré et s’est mis à nous insulter et à nous menacer. On était en pleine émission avec notre invité (le directeur préfectoral de la jeunesse). Mais, Alpha Saliou Barry est entré pour nous insulter, en disant ce qu’il veut. Il a même gâté le téléphone d’un de nos collègue avant de sortir », a expliqué Foula Camara, un animateur qui étaient dans le studio.

Après ce comportement du conseiller Alpha Saliou Barry qui a choqué plus d’un dans le ‘’Choc des idées’’, la direction de la radio Global fm a saisi la police d’une plainte visant l’élu insolant qui se serait réveillé du pied gauche ce jeudi.

« Dès après l’émission, j’ai remonté l’information au niveau de ma hiérarchie qui m’a tout de suite instruit d’informer les autorités sur place. Nous avons saisi le commissariat central de police et la gendarmerie. Ces services ont dépêché des agents pour venir faire un état des lieux. Et, tout de suite, une convocation a été formulée à l’encontre de monsieur Alpha Saliou Barry. Cet acte ne doit pas se passer comme ça. Nous avons jugé nécessaire qu’on soit rétabli dans nos droits », a dit Aboubacar Bangoura, chef du bureau de la radio Global fm Mamou.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Aux dernières nouvelles, le conseiller Alpha Saliou Barry a été auditionné à la police et déféré devant le parquet du tribunal de première instance de Mamou. « Il a été libéré ; mais, il doit se présenter au tribunal demain », a précisé le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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