Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Read More

Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Read More

Pita : décès du nouveau maire de Ley-Miro

13 janvier 2019 à 11 11 23 01231

Abdoul Aliou Sall, le tout nouveau maire de la commune rurale de Ley-Miro, préfecture de Pita, a tiré sa révérence hier, samedi 12 janvier 2019, dans une clinique de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com des proches du défunt.

Marié à deux femmes et père de nombreux enfants, Abdoul Aliou Sall, la soixantaine, était hospitalisé dans une clinique à Conakry. Tête de liste de l’UPR aux élections locales de février dernier, Abdoul Aliou Sall, avec une courte victoire de 5 conseillers sur 17, avait réussi à arracher la mairie, en octobre 2018, grâce à une coalition de deux autres formations politiques de la mouvance présidentielle : le RPG arc-en-ciel et les NFD.

L’annonce de son décès a été faite par le leader de l’UPR, à la Minière, où militants et responsables étaient réunis pour célébrer en différé les 20 ans d’existence de ce parti.

Elhadj Ousamne Bah, très ému, a rendu un hommage appuyé à ce militant des premières heures du parti avant de faire observer une minute de silence pour le repos de l’âme du disparu. Selon le programme, le corps de Monsieur Sall sera transporté dès ce dimanche à Ley-Miro pour son enterrement, prévu demain, lundi, après la prière de 14 heures.

Guineematin.com présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et aux populations de Ley-Miro.

Paix à l’âme du maire Abdoul Aliou Sall. Amen !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Read More

Dalaba : Guicopress démarre des travaux de bitumage des voiries urbaines

8 janvier 2019 à 9 09 35 01351

Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont été lancés hier, lundi 07 janvier 2018, par l’entreprise Guicopress. Un lancement qui intervient quelques jours après la visite des lieux par le président Alpha Condé, qui avait procédé à la pose de la première pierre desdits travaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est désormais une réalité. Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont commencé ce lundi, comme l’avait annoncé le président Alpha Condé, lors de sa récente visite au Fouta.

Selon le Directeur du projet, M. Armel, « dans le cadre du désenclavement des villes du Fouta, notamment Labé, Pita, Dalaba, le groupe Guicopress a été retenu pour effectuer les travaux de construction et de bitumage des différentes voiries citées. C’est à l’issue du passage du président de la République que nous avons reçu l’ordre de lancer les travaux. Ce qui explique notre présence à Dalaba ».

A la question de savoir pourquoi l’entreprise a commencé par Dalaba, avant les autres préfectures, monsieur Armel dit que « nous avons sollicité commencer par Dalaba pour deux raisons techniques : premièrement, pour apprécier les matériaux qui sont dans la zone et ; deuxièmement, Dalaba est plus proche de Conakry pour nous permettre d’apprécier les difficultés en termes de mobilisation. Les semaines suivantes nous allons continuer sur les autres villes (Pita et Labé). Présentement, une bonne partie du matériel et du personnel est mobilisé. Nous recruterons le personnel complémentaire ici à Dalaba. Il en sera de même pour Pita et Labé ».

En outre, notre interlocuteur est revenu sur les détails techniques des travaux à exécuter. « En ce qui concerne la consistance des travaux, il s’agit des travaux des voiries urbaines avec des caractéristiques connues, une emprise de 10 mètres, une couche de roulement de 07 mètres, une couche de fondation de 20 cm et une couche de roulement de 05 cm avec des ouvrages d’ assainissement des caniveaux, des dalots d’embellissement. Au jour d’aujourd’hui, les études sont carrément terminées. Nous avons le projet qui a été transmis à la mission de contrôle », a-t-il expliqué.

Pour finir, ce responsable de Guicopress sollicite « l’aide des autorités à tous les niveaux ainsi que la participation de toute la population, parce qu’elle est la première bénéficiaire ».

Depuis Hammady Sow pour Guineematin.com

Read More

Mâci (Pita) : Alimou Bah passe le témoin à Djakariaou Bah à la tête de l’AJVDPM

31 décembre 2018 à 16 04 44 124412

Les ressortissants de la sous-préfecture de Mâci, relevant de la préfecture de Pita, se dotent d’une nouvelle instance dirigeante. Le bureau exécutif de l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Mâci (AJVDPM) a un nouveau président. La passation de charges entre le président sortant et celui entrant a eu lieu hier dimanche, 30 décembre 2018, à Conakry, en présence des membres de l’association, du maire de la commune rurale de Mâci, et de nombreux cadres issus de la sous-préfecture, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Après ses deux mandats à la présidence de l’AJVDPM, Mamadou Alimou Bah a passé le témoin Djakariaou Bah, devant une foule immense de ressortissants.

Mamadou Alimou Bah

Dans son discours, le président sortant a commencé par féliciter son successeur avant de rappeler quelques actions que son équipe et lui ont réalisé pour la commune rurale. « Quand je prenais fonction en février 2013, nous avons fait un plan d’actions et un projet de développement pour la sous-préfecture. La première priorité, c’était de faire une unification de tous les ressortissants de Mâci résidant à Conakry, dans les préfectures de la Guinée et dans les différents pays de l’extérieur. Nous avons rétabli donc ce pont et ensuite nous avons instauré l’organisation des cérémonies de sacrifices pour implorer la grâce divine pour le développement de Mâci (…) Nous avons réalisé une bibliothèque sous-préfectorale, on a engagé la construction d’un lycée, il y avait deux collèges. Ensuite, on a construit, avec l’aide des amis, deux mosquées, on a fait cinq (5) forages pour les districts à Mâci, cela pour approvisionner les populations en eau. On a réparé, réhabilité des pistes rurales », a rappelé Mamadou Alimou Bah.

Djakariaou Bah

Pour sa part, Djakariaou Bah, nouveau président de l’AJVDPM a dit sa joie pour la confiance portée en lui pour diriger cette association. Membre fondateur du mouvement, Djakariaou Bah s’est engagé à œuvrer pour faire de Mâci la vitrine de notre pays. Pour y arriver, il a demandé le soutien des ressortissants, notamment les trois ministres en fonction, les députés et les hauts cadres natifs de la commune rurale. « Chers parents de Mâci, nous sommes une famille, unissons-nous pour être plus fort et vaincre la pauvreté chez nous. Je vous fais le serment d’être un président disponible, rassembleur, juste, qui sera tous les jours à votre écoute pour que la lumière tant attendue brille maintenant dans notre sous-préfecture Mâci, la flamboyante », a-t-il dit.

Mamadou Baïlo Diallo

Présent à cette cérémonie, Mamadou Baïlo Diallo, maire de la commune rurale de Mâci, a dit sa satisfaction tout en tendant la main à ses frères pour l’épanouissement de leur localité. « Notre priorité, c’est de nous associer avec le nouveau bureau qui est installé ici, pour pouvoir développer notre sous-préfecture. Puisque dans le cadre du développement, il faut toujours être appuyé. Un seul individu ne peut pas développer une localité. Nous avons aujourd’hui besoin des routes, des problèmes de santé, de l’éducation, l’agriculture et l’élevage. Je demande donc aux personnes de bonnes volonté et aux cadres de nous soutenir pour le développement de Mâci ».

Parmi les personnalités présentes à cette rencontre, figurent des ministres, dont notamment Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence de la République.

Elhadj Bah Ousmane

Selon Bah Ousmane, cette initiative est heureuse « dans la mesure où les ressortissants de Mâci se sont dotés d’un instrument de développement de leur entité. Vous savez, chaque sous-préfecture aspire au développement. Et, le développement est une question large qui commence par le développement des infrastructures sociales et économiques. Mâci, comme toutes les autres sous-préfectures, souhaiteraient être désenclavées. Et, ce désenclavement se passe progressivement. Ce n’est pas une tâche très facile, mais c’est leur souhait. Je voudrais faire rappeler que j’ai été député uninominal de Pita de 1995 à 2002. Et, je me suis très bien impliqué et je le ferais encore », a-t-il promis.

Mouctar Diallo

De son côté, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, s’est félicité de ce regroupement des fils de la localité pour leur épanouissement. « Il faut féliciter les ressortissants, le bureau sortant pour tous les efforts consentis. Ils ont posé des actes concrets en faveur des populations de Mâci. Mais, les défis et enjeux sont énormes, beaucoup de choses restent à faire. Il y a des problèmes d’ordre infrastructurel. Je vais, au nom du gouvernement, contribuer à aider toutes les populations de la Guinée, mais ici, je contribuerai surtout en tant que ressortissant pour améliorer les infrastructures dans le domaine de l’éducation, dans le domaine de la santé. Je contribuerai aussi à la création d’emplois et de l’opportunité d’insertion pour les jeunes. Bref, je contribuerai à l’amélioration des conditions de vie des ressortissants de Mâci », a promis le premier jeune de Guinée.

La cérémonie a pris fin par la remise de satisfécits à des personnalités modèles, celles qui ont contribué au développement de la sous-préfecture.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Read More

Jeux de hasard : le recours des jeunes diplômés sans emploi à Mamou

30 décembre 2018 à 19 07 29 122912

A l’image de Conakry, la capitale, les jeux de hasard ont connu une forte propension ces deniers temps dans la ville de Mamou. De nombreux, dont des diplômés sans emploi se lancent dans ces jeux pour espérer rafler de grosses sommes par coup de chance. Et, selon plusieurs d’entre eux, interrogés par un correspondant de Guineematin.com sur place, c’est le manque d’emploi qui les poussent à s’engager dans cette aventure.

Parmi les activités qui marchent à l’heure actuelle à Mamou, figure en bonne place les jeux de hasard. Chaque jour, on retrouve de nombreux jeunes rassemblés devant les guichets des sociétés de jeux installés dans la ville carrefour. Ils viennent acheter des tickets et miser des petites sommes d’argent pour espérer remporter gros. Parmi eux, nombreux sont des diplômés sans emploi.

C’est le cas de Mamadou Diallo, diplômé en Génie informatique. Selon lui, il s’est lancé dans les jeux de hasard, faute d’avoir du travail. « Depuis que j’ai fini mes études universitaires, je n’ai pas trouvé un emploi. C’est ce qui me pousse à jouer à la loterie même si cela est interdit par l’islam, ma religion. Il m’arrive de gagner temps en temps de petites sommes qui me permettent de satisfaire certains de mes besoins », témoigne-t-il.

Le jeune homme est conscient que les jeux de hasard ne sont pas la solution au problème de manque d’emploi, mais pour l’instant il n’a que ça à faire. Et, il est loin d’être le seul dans cette situation. « J’ai déposé un peu partout mes dossiers, mais sans recommandation, ce n’est pas du tout évident de trouver un emploi, même si vous êtes très qualifié. La plupart de mes camarades de promotion baignent lamentablement dans le chômage comme moi. De tous mes promotionnaires, je connais que 5 qui sont dans des entreprises privées », souligne Mamadou Diallo.

Et cette situation amène aujourd’hui beaucoup à s’interroger sur le problème du chômage en Guinée. A savoir, ses causes et les solutions qu’il faille prendre pour y remédier. Là-dessus, Koumba Keïta, étudiante en 2ème année à l’école de la santé « Institut privé d’assistance humanitaire Bel Avenir pour tous », a une idée. « Dans notre pays, il y a beaucoup plus des cadres supérieurs que de techniciens avertis. Nous devons bonifier la formation professionnelle pour développer notre pays.

Le chômage des jeunes s’explique par le fait que l’État ne crée pas les conditions nécessaires pour l’insertion des jeunes. En outre, les aînés refusent de céder les places aux jeunes diplômés. Et pourtant, beaucoup d’entre eux ont dépassé l’âge de la retraite. Ils changent chaque fois les documents au crépuscule de leur retraite pour se maintenir toujours à leur place. C’est donc la même génération qui travaille depuis des années », a-t-elle laissé entendre.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Read More

Ministère de la jeunesse : la caravane nationale citoyenne à Mamou

25 décembre 2018 à 20 08 45 124512

Composée d’une soixantaine de jeunes leaders venus de la zone spéciale de Conakry et des régions administratives de l’intérieur du pays, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse a été reçue ce mardi, 25 décembre 2018, dans la région administrative de Mamou. Elle était venue prêcher entre la paix, l’unité nationale, le civisme et la protection de l’environnement, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Après les salutations d’usages présentées aux autorités régionales et préfectorales de Mamou, les caravaniers se sont rendus à la maison des jeunes pour communier avec les jeunes de la ville carrefour qui attendaient patiemment dans la salle polyvalente.

A travers des sketchs et un focus débat sur la gestion des ordures, les jeunes leaders ont véhiculé des messages pour la promotion et la consolidation de la paix, l’unité nationale, le civisme, la cohabitation pacifique et la protection de l’environnement.

Ils ont par ailleurs invité les populations de Mamou à s’organiser en association et promouvoir le volontariat pour le développement des communautés ; mais aussi à briser le silence en interpellant et sensibilisant leurs voisins et toute autre personnes qui serait sur le point de commettre un acte incivique qui est de nature à nuire le bien-être des populations.

« – Dieu merci ! La pluie commence à tomber. Je vais profiter pour jeter mes ordures dans les caniveaux.

  • Qu’est-ce que vous faîtes madame ? Vous ne savez pas que jeter les ordures dans les caniveaux engendre des conséquences pour notre santé. Des moustiques peuvent s’y développer et leurs piqûres donnent le paludisme.
  • Ici, c’est pour ton père ? Ces caniveaux appartiennent à l’Etat. Donc, je fais ce que je veux.
  • D’accord ! Je vais aller me plaindre chez le chef de quartier… », Ou encore, « c’est quoi ça ? C’est la facture d’électricité. Je ne vais rien payer, enlèves ça devant moi. Mon mari, si tu ne payes pas cette facture, on sera dans le noir. Je m’en fous… Je vais me plaindre chez le chef de quartier. Qu’est-ce qu’il y a mes concitoyens ? J’ai surpris cette femme en train de jeter des ordures dans les caniveaux… Mon mari refuse de payer la facture d’électricité… Du calme ! Madame, vous ne devez pas jeter les ordures dans les caniveaux, sur la chaussée ou dans tout autre lieu public. Sachez que la propreté nous aide à préservez notre santé et celle de notre famille… Monsieur, si vous ne payez pas vos factures, comment la société d’électricité va faire pour fonctionner et produire le courant. Notre société d’électricité compte sur le recouvrement de ces factures pour acheter du carburant, payer son personnel et assurer les déplacements au cas où une panne d’électricité est signalée chez ses clients », pouvait-on entendre des différents sketchs qui se jouaient du haut du podium.

Très émus par les illustrations et les messages véhiculés par les caravaniers, Samba Hery Camara, le chef de cabinet au gouvernorat de Mamou (représentant de monsieur le gouverneur de région à cette rencontre citoyenne), a promis d’accompagner ces jeunes dans leur mission.

Samba Hery Camara

« Vous êtes venus pour nous dire de pérenniser la paix. Nous sommes prêts à vous accompagner. Chers jeunes ! Vous constituez l’ossature de l’avenir de notre pays. Vous êtes les garants du développement de notre pays. Et, si cela est, je vous demande avec respect, de conscientiser votre état présent. Nous vivons tous les jours des réclamations de droits. Où sont nos devoirs ? Vous et nous, chacun a d’abord un devoir sacré envers sa famille. C’est quand on s’acquitte de ce devoir sacré, qu’on pense à son secteur, à son village, à son district, à sa commune rurale ou urbaine, à sa sous-préfecture, à sa préfecture, à sa région et à sa nation. (…) Soyons prudents, aimons notre pays à travers la paix, l’amour du prochain, la tolérance et la patience », a dit Samba Hery Camara.

A noter que cette caravane nationale citoyenne de la jeunesse, initiée par le ministère de la jeunesse et de l’emploi jeunes, doit poser ses valises dans toutes les régions administratives de Guinée pour prêcher la paix, l’unité nationale, la cohabitation pacifique, la cohésion sociale, etc.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

Après avoir injurié le président Condé, il demande pardon : “c’est Satan qui m’a poussé à faire ça »

24 décembre 2018 à 17 05 20 122012

Le procès de Mamadou Aliou Sow, un jeune de 16 ans, s’est ouvert ce lundi, 24 décembre 2018, au tribunal de première instance de Mamou. L’homme est poursuivi pour injures publiques par voie de presse à l’endroit du président de la République, le professeur Alpha Condé. Et, à la barre, il a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Les faits reprochés à Mamadou Aliou Sow remontent au mardi 27 novembre dernier. À cette date, le prévenu avait appelé dans une émission interactive (Moucedi) à la radio GPP FM-Mamou pour proférer des propos déplacés (des injures à l’endroit du président de la République et son père). Apparemment, le jeune homme avait pris de court l’animateur (Mamadou Alpha Soryah Diallo) qui était en direct à l’antenne. Sans décliner son identité, il a sorti des propos injurieux qui ont poussé l’animateur à lui retirer immédiatement l’antenne. Mais, le mal était déjà fait. Cependant, les propos de Mamadou Aliou Sow ont été unanimement condamnés par la population de la ville carrefour.

Le parquet s’est alors saisi du dossier. Et, en collaboration avec la direction de la radio GPP FM-Mamou, le numéro de Mamadou Aliou Sow a été identifié. Avec le concourt de la société de téléphonie Orange, la provenance de l’appel a aussi été identifiée. « Les investigations ont conduit les enquêteurs à Boulliwel (une sous-préfecture située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). C’est là-bas que Mamadou Aliou Sow a été interpellé et conduit à la gendarmerie de Mamou, pour être ensuite déféré à notre parquet où il a été finalement placé sous mandat de dépôt et déféré à la maison centrale », a expliqué le procureur Sidiki Camara.

Appelé à la barre ce Mardi, Mamadou Aliou Sow a reconnu sans détour les faits mis à sa charge, tout en implorant le pardon du tribunal.

«Oui ! J’ai proféré des injures à l’endroit du président de la République ; mais, je vous demande de me pardonner. C’est Dieu qui a voulu que ça arrive parce que je n’ai jamais insulté quelqu’un. C’est ma première fois et c’est Satan qui m’a poussé à le faire », a expliqué le prévenu.

Concernant ses motivations pendant la commission des faits, Mamadou Aliou Sow indique : « Je n’avais aucune motivation. C’est Satan qui m’a poussé à agir comme ça ».

Entendu à titre de simple renseignements Mamadou Lamarana Bah, le directeur de la radio GPP-FM, est brièvement revenu sur les circonstances de la commission des faits, avant de déclarer : « ce jour-là, on était vraiment indigné. Parce que notre radio est là pour informer et éduquer la population. Entendre quelqu’un proférer des injures sur notre antenne a été une désolation pour nous ».

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes au prévenu, tout en lui condamnant à six (6) mois de prison ferme et à une amande de 2000 000 GNF (deux millions de francs guinéens).

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 31 Décembre prochain pour la délibération.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

Gaoual : une centaine de bœufs tués par la fièvre aphteuse

22 décembre 2018 à 13 01 29 122912

Les éleveurs de la préfecture de Gaoual sont très inquiets suite à l’apparition de la fièvre aphteuse dans la zone. En l’espace de quelques semaines déjà, la perte d’au moins une centaine de têtes a été enregistrée dans les différents troupeaux, composés essentiellement de la race N’Dama. C’est ce qu’a appris Guineematin.com auprès de certains éleveurs de la localité.

Moumini Diallo, le président de la coordination des éleveurs de Koumbia, le principal foyer de la race N’Dama avec une estimation de 300 mille têtes de bœufs, joint au téléphone par Guineematin.com, tire la sonnette d’alarme. « Nous avons appris l’apparition d’une maladie contagieuse, venant de l’Est du pays. Cette maladie est malheureusement arrivée dans la préfecture de Gaoual. Dans les localités de Kounsitel et de Kakoni, les éleveurs déplorent la perte de quelques cent têtes de bœufs. Nous sommes très inquiets et demandons l’intervention rapide des autorités à tous les niveaux pour nous aider à sauver nos animaux ».

L’éleveur explique que cette maladie qui n’est autre que la fièvre aphteuse, attrape les plus petits qui se mettent à baver. Une fois que cela est constaté, « nous les injectons d’antibiotiques. Pour l’heure, tous les animaux traités sont en vie mais nous ne savons pas c’est jusqu’à quand », souligne le premier responsable des éleveurs de Koumbia.

Malgré nos tentatives, le Directeur préfectoral de l’élevage, Aliou Diallo reste pour l’heure injoignable au téléphone. Mais, le président de l’Union des éleveurs de Gaoual, Mody Idi Diallo, confirme la nouvelle. « Ici, ce que je peux vous dire, nous avons appris que la maladie a fait quelques dégâts dans les communes rurales de Kounsitel et de Kakoni. Des bœufs dont j’ignore le nombre, ont été emportés par la maladie. Mais à Koumbia, le foyer de la race N’Dama, est jusqu’ici, heureusement, non atteint », déclare-t-il.

En attendant la riposte du gouvernement, à travers le département de l’élevage, « nous avons interdit l’envoi au parc de bétail de Koumbia des bœufs provenant des localités limitrophes contaminées par la maladie. Mieux, il y a quelques semaines, le marché de bétail de Gaoual centre, situé à Kalinko, a été fermé pendant deux semaines. Mais la mesure a été finalement levée », a expliqué Mody Idi.

Côté ministère de l’élevage, aucune source ne veut s’exprimer sur le sujet. Mais des indiscrétions laissent croire que des dispositions sont prises pour faire face à cette situation. Des vaccins, en nombre suffisant, du matériel et même le financement pour le déploiement des équipes sur le terrain sont obtenus, grâce à la l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, a-t-on appris.

Selon une source anonyme, à date, 26 des 33 préfectures du pays sont touchées par la maladie. Et, un programme de vaccination est prévu à partir de janvier prochain dans 32 des 33 préfectures du pays de la Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Read More

Émetteur de la RTG, 500 millions… Les promesses d’Alpha Condé à Dalaba

22 décembre 2018 à 10 10 25 122512

Comme annoncé précédemment, le président de la République a bouclé hier, vendredi 21 décembre 2018, sa tournée au Fouta par la ville de Dalaba. Comme à Labé et à Pita, Alpha Condé est allé procéder au lancement officiel des travaux de bitumage des voiries urbaines de cette autre ville. Et, comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a fait de nouvelles promesses aux habitants de Dalaba, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Une forte délégation des autorités, conduite par le Gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, et de nombreux citoyens de Dalaba se sont mobilisés pour accueillir Alpha Condé dans la ville. Dans leurs discours de circonstance, le préfet de Dalaba, Alpha Boubacar Kaala Bah, et le maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, ont salué les initiatives du président de la République en faveur des populations de Dalaba, notamment l’ouverture de la MUFFA et les travaux de bitumage des voiries urbaines qu’il est venu lancer.

De son côté, le chef de l’Etat a exprimé tout d’abord les sentiments qui l’anime à cette occasion. « Je suis à la fois très heureux et très triste aujourd’hui. Heureux pour cette forte mobilisation parce e Fouta sait accueillir les étrangers mais triste pour la disparition de notre citoyen monsieur Diallo Mamadou Oury dit Wandera qui était un citoyen actif pour nous », a entamé Alpha Condé.

Dans son discours, le président de la République n’a pas aussi dérogé à la règle qui est la sienne. Le professeur Alpha Condé a, une fois encore, fait de nouvelles promesses. « Au mois de janvier, nous allons installer l’émetteur de la télévision nationale à Dalaba, on avait voulu aussi rénover la villa de Miriam Makeba mais le gouvernement sud-africain a souhaité que ce projet soit en leur compte. J’ai prévu 500 000 000 GNF pour les femmes de la MUFFA dans les semaines à venir. Créez vos projets, je vais vous appuyer », a dit le chef de l’Etat.

Il a promis également d’appuyer les agriculteurs locaux en leur aidant à avoir des engrais et des machines agricoles, tout en les invitant à s’investir dans la culture du fonio, de la pomme de terre et de l’anacarde.

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

Read More

Alpha Condé « prédicateur » à Dalaba : « ceux qui font tuer ne seront jamais présidents »

21 décembre 2018 à 22 10 12 121212

Après les préfectures de Labé et de Pita, le président de la République, le professeur Alpha Condé, est arrivé dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018 (à 18 heures 45) à Dalaba où il a passé la nuit. Et, ce vendredi, le chef de l’Etat a commencé ses activités officielles à 11 heures, à la tribune de la mairie pour le meeting, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Dalaba.

Après les discours du préfet, Alpha Aboubacar Kaala Bah, et du maire de la commune urbaine de Dalaba, Elhdj Ibrahima Dalaba Diallo, le président de la République a pris la parole pour délivrer son message. Le professeur Alpha Condé est longuement revenu sur sa vie d’opposant avant de s’attaquer à Cellou Dalein Diallo et Cie qu’il a bien pris le soin de ne pas nommer…

« En 1993, j’ai gagné les élections. Le président Conté a dit qu’il a gagné. Les jeunes soldats sont venus me voir, ils m’ont dit de ne pas accepter. ‘’Nous avons voté pour toi’’… Mais, je leur ai dit qu’il y aura quelques morts. Ils ont dit ‘’cela ne fait rien’’. J’ai dit que je ne suis pas venu en Guinée pour gouverner des cimetières. J’ai laissé le pouvoir au président et je suis parti en France.
Quand je devais revenir, je savais qu’on allait m’arrêter. On m’a mis en prison pendant deux ans et demi. Mais, le pouvoir, c’est Dieu qui donne. Si Dieu a décidé dans ton destin que tu seras président, rien au monde ne va l’empêcher. Malgré le fait qu’on m’a condamné à mort et on m’a mis en prison, je suis président aujourd’hui ! Quand on croit à Dieu et on croit à son destin, on n’a pas besoin de faire tuer. On doit seulement être patient. Dieu récompense ceux qui sont patients.
Les gens qui font tuer, ne seront jamais présidents. Ils font tuer les enfants des autres pendant que leurs enfants sont aux États-Unis ou en France… Dieu n’accepte pas cela. C’est pourquoi, je suis confiant, je ne crains rien, je n’ai peur de personne. Quand Dieu est avec vous, vous n’avez peur de personne », a notamment dit le chef de l’Etat guinéen.

Après ce meeting d’environ une heure (entre 11 heures et midi), le président Alpha Condé est allé visiter l’hôtel Safitel, situé au quartier Tangama, dans la commune urbaine, avant d’aller à la mosquée centrale pour la prière de vendredi, dirigée par le premier imam de Dalaba, Elhadj Mamadou Cherif Barry.

A suivre !

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

Read More

Incendie à Mamou : « la vente de l’essence au marché noir sera interdite »

21 décembre 2018 à 20 08 11 121112

Après l’incendie survenu dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché de Mamou, l’heure est au bilan des dégâts causés. Le maire de la ville, Amadou Tidiane Diallo, en compagnie de l’administrateur du marché, Mamadou Sidibé, s’est rendu sur les lieux ce vendredi pour un constat. A cette occasion, l’administrateur du marché a annoncé l’interdiction prochaine de la vente de l’essence dans ce marché, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Hier déjà, le maire de Mamou et l’administrateur du marché était sur les lieux de l’incendie, une zone réservée à la vente de produits pétroliers. Ils sont revenus sur place ce vendredi matin pour constater l’ampleur des dégâts causés et apporter leur compassion et leur soutien moral aux victimes. Le maire, Amadou Tidiane Diallo, en a profité pour déplorer l’attitude des sapeurs-pompiers. « Les sapeurs-pompiers nous disent que leur camion est en panne.

Normalement, ils devraient mettre leurs matériels à point, être toujours prêts à intervenir à chaque instant. Ces derniers jours même ils sont allés nous demander le prix du carburant pour préparer les fêtes de fin d’année, et nous étions d’accord parce qu’on estime qu’il y aura beaucoup d’interventions à faire. Nous demandons aux vendeurs d’essence d’être très prudents, d’éviter de stocker ces produits pétroliers dans les magasins ou dans les maisons », a dit l’autorité communale.

Mamadou Sidibé

Mamadou Sidibé, l’administrateur du marché de Mamou, regrette aussi cet incendie et annonce l’interdiction prochaine de la vente de l’essence sur les lieux. « Nous allons ouvrir une enquête pour situer les responsabilités dans cette situation. En outre, nous prendrons des dispositions, en collaboration avec les autorités communales et préfectorales, pour mettre fin à la vente de l’essence dans les bidons ici. Nous demandons à ceux qui font ce commerce de trouver d’autres activités », a laissé entendre l’administrateur du marché.

A rappeler que cet incendie a consumé plusieurs magasins et leurs contenus. L’origine du feu reste pour l’heure inconnue.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919

Read More

Tidjane Diallo, maire de Mamou : « les sapeurs-pompiers sont allés nous demander le prix de l’essence »

21 décembre 2018 à 18 06 59 125912

L’attitude « désintéressée » de la brigade des sapeurs-pompiers après l’incendie qui s’est déclaré hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché central de Mamou (où plusieurs magasins et leurs contenus sont partis en fumée) ne laisse personne indifférent. Après la révolte des jeunes mécontents, c’est le maire de la commune urbaine de Mamou qui a mis en doute l’argument (notre camion est en panne) évoqués par les soldats du feu de la ville carrefour.

Interrogé ce vendredi par la rédaction locale de Guineematin.com, le maire Amadou Tidiane Diallo n’a pas caché sa surprise et son étonnement d’entendre cette défense de la brigade qui, il y a quelques jours, dit-il, est allée demander le prix du carburant à la mairie.

« Tout récemment, d’ailleurs ces jours-ci, ils (les sapeurs-pompiers) sont allés nous (le conseil communal) voir pour nous demander le prix de l’essence pour préparer les fête de fin d’année. Parce qu’on estime qu’il y aura beaucoup de trucs (accident, incendie, etc.) où ils vont intervenir. Donc, nous, on était prêt à leur donner, les jours à venir, ce qu’ils ont demandé. Parce que pour nous, tout le matériel était sur place et à bon point. Donc, on se demande pourquoi et comment ils peuvent dire aujourd’hui que le moteur de leur camion est en panne », s’est offusqué le maire, Amadou Tidiane Diallo, déçu du comportement des sapeurs-pompiers.

A la lumière des propos de la première autorité communale de Mamou, la question qui taraude les esprits est de savoir si les sapeurs-pompiers ont voulu berner le conseil communal en allant lui demandant le prix de l’essence sachant bien que leur camion-citerne est en panne ou bien ont-ils simplement refusé d’intervenir pour éteindre l’incendie qui faisait des ravages au marché central de Mamou.

Joint au téléphone par la rédaction locale de Guineematin.com, dans l’après-midi de ce vendredi, la brigade des sapeurs-pompiers, par la voix d’un agent qui a requis l’anonymat, a confié que son commandant est en déplacement et qu’ils (les agents qui sont sur place) ne peuvent rien dire pour l’instant. « On ne refuse pas de parler ; mais, comme on n’a pas l’ordre, on ne peut rien dire pour le moment. Notre commandant est en déplacement ; et, c’est lui qui doit parler avec vous », a-t-il dit, avant de raccrocher.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

Lendemain d’un incendie au marché de Mamou : notre constat (avec images)

21 décembre 2018 à 13 01 37 123712

Comme annoncé précédemment, plusieurs magasins et leurs contenus sont partis en fumée dans un incendie qui s’est déclaré dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, au « marché noir « , situé dans l’enceinte du marché central de Mamou.

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée ; mais, les dégâts matériels sont importants. Et, dans la matinée de ce vendredi, plusieurs citoyens de la ville carrefour ont convergé sur les lieux de l’incendie pour toucher du doigt cette triste réalité qui a occasionné des heurts entre les forces de l’ordre et des jeunes en colères contre les sapeurs-pompiers qui ont brillé par leur absence dans ce lieu, pendant le drame, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Des épaves de groupe électrogène, des moteurs de vulgarisateur calcinés, des cendres de pneus brûlés, des tôles à même le sol, des boutiques et magasins décoiffés, des marchandises de tout genre étalées de part et d’autre de la chaussée, des visages crispés, des flammes encore visibles au milieu des décombres de murs qui se sont écroulés, de petits barrages érigé sur la chaussée et contrôlés par les forces de l’ordre pour empêcher la circulation des engins… C’est l’atmosphère particulière qui régnait ce vendredi matin au  »marché noir » où un incendie ravageur a réduit en cendres le contenu (produits pétroliers, lubrifiants, bidons d’huile de palme et d’arachide, etc.) de plusieurs magasins qui ont été touchés par les flammes.

Pour le moment, on ignore l’ampleur des dégâts causés par cet incendie dont l’origine est encore sujette de débat ; mais, selon l’administration du marché central de Mamou, c’est plus d’une dizaine de magasins et de boutiques qui ont été calcinés.

« Des erreurs de comptage », expliquent certains citoyens qui précisent que ce sont cinq (5) magasins qui ont été touchés par le feu. « Les autres magasins (au nombre de 12, selon le décompte fait sur place par un reporter de Guineematin.com) ont été décoiffés pour arrêter la progression de l’incendie », expliquent certaines personnes rencontrées ce vendredi sur les lieux de l’incendie.

A noter que le maire de la commune urbaine de Mamou, Amadou Tidiane Diallo, s’est très tôt ce vendredi au ‘’marché noir’’ pour constater les dégâts engendrés par cet incendie qui a failli cramer les câbles électrique de moyenne tension qui étaient suspendus au-dessus des magasins calcinés.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

Incendie au marché central de Mamou : affrontement entre les forces de l’ordre et des jeunes en colère

21 décembre 2018 à 8 08 22 122212

Plusieurs magasins et leurs contenus ont été consumés par un incendie qui s’est déclaré peu avant 19 heures, dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché central de Mamou, précisément au ‘’marché noir de la ville (lieu de vente de produits pétroliers dans des bidons)’’ situé au bord de la route nationale n°1. Selon des informations recueillies sur place par un correspondant local de Guineematin.com, il n’y a eu aucune perte en vie humaine ; mais, les dégâts matériels sont considérables.

Il a fallu du courage et un engagement inconditionnel des jeunes pour arriver à bout des flammes au milieu desquelles on entendait des explosions de bidons contenant des produits pétroliers (essence et gasoil en majorité). L’exercice n’a pas été facile ; mais, ces jeunes ont bravé sans protection, avec des seaux d’eau en mains, la chaleur étouffante qui se dégageait des flammes pour éteindre le feu et ainsi empêcher sa progression.

Dans une panique totale et à cours d’options, certains ont escaladé les toitures des boutiques et magasins qui se trouvent à côté de ceux en flammes. Avec des mains de maître, ils ont arraché les tôles alors que d’autres s’activaient à sortir les marchandises qui s’y trouvaient.

Pendant que le combat contre le feu était loin d’être gagné, des jeunes mécontents contre les sapeurs-pompiers qu’ils accusent d’inertie ont voulu s’attaquer au commissariat central de police qui se trouve à quelques mètres du lieu de l’incendie.

« Quand l’incendie a commencé, nous avons appelé les sapeurs-pompiers. Ils ont dit que leur citerne est en panne. Mais, c’est faux ! Ils ne veulent pas intervenir, c’est tout ! », a crié un jeune mécontent.

L’intervention rapide des agents de la CMIS et de la brigade mobile d’intervention n°12 a permis d’éviter le pire. Les agents ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes qui, de leur côté, jetaient des pierres et érigeaient des barricades par endroits.

Il s’en est suivi un jeu de cache-cache aux alentours du lieu de l’incendie, entre agents des forces de l’ordre et jeunes en colère. Jusqu’à tard la nuit, les agents et les jeunes protestataires jouaient au chat et à la souris dans le périmètre qui se trouve autour des magasins calcinés.

Finalement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans cet incendie ; mais, selon certains citoyens, plusieurs personnes ont été blessées dans la bousculade qui a suivi l’intervention des forces de l’ordre pour disperser les jeunes mécontents.

Pour l’heure, on ignore l’origine de cet incendie et le nombre de magasins qui ont été touchés par les flammes. Cependant, certains citoyens parlent déjà d’un court-circuit alors que d’autres évoquent l’explosion d’un moteur comme étant la cause de ce drame.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

Mamou : un nouveau-né abandonné devant une maison à Kimbely

8 décembre 2018 à 19 07 39 123912

Dans la nuit du vendredi à ce samedi, 08 décembre 2018, un nouveau-né a été abandonné dans une concession à Kimbely, un quartier situé au sud dans la commune urbaine de Mamou. Ce bébé de sexe féminin n’avait pas encore bénéficié du premier bain. Il a été déposé sur une serpillière à la terrasse d’une maison,

Read More

Accident à Ouré-kaba (Mamou) : un blessé grave et plusieurs vaches mortes

7 décembre 2018 à 21 09 17 121712

Comme annoncé précédemment, un camion remorque transportant des bœufs s’est renversé ce vendredi, 07 décembre 2018, à Kansa, un district relevant de la sous-préfecture de Ouré-Kaba sur la route nationale Mamou-Faranah. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais plusieurs vaches y ont trouvé la mort

Read More