Deux syndicalistes condamnés à Mamou : la colère de l’USTG d’Abdoulaye Sow

18 septembre 2019 à 18 06 46 09469

Deux responsables syndicaux membres de l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow ont été condamnés hier, mardi 17 septembre 2019, à Mamou. Reconnus coupables de coups et blessures volontaires, violence et voit de faits, Mamadou Samba Bah et Mamadou Hady Bah ont écopé d’un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun. L’USTG, centrale dont ils sont membres, parle d’une tentative d’intimidation et dénonce une décision inacceptable, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au lendemain du procès qui a abouti à la condamnation de leurs camarades, les responsables de l’USTG version Abdoulaye Sow ont tenu une réunion ce mercredi, 18 septembre 2019, à leur siège à Kaloum (Conakry). A l’issue de la rencontre, Abdoulaye Sow, le secrétaire général de la centrale syndicale, a fustigé une situation extrêmement grave et inacceptable.

« D’abord, vous comprendrez vous-mêmes que ce qui s’est passé à Mamou n’est pas normal. Les autorités préfectorales et régionales se mêlent des affaires syndicales, ça c’est extrêmement grave. On envoie des policiers, des gendarmes armés pour attaquer un syndicat, défoncer des portes, battre des syndicalistes et les emprisonner, ça c’est des actes d’un autre âge et c’est inacceptable », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi, ajoute monsieur Sow, « nous demandons au gouvernement du Premier ministre Kassory, même au chef de l’Etat qu’une enquête soit diligentée sur ce qui s’est passé à Mamou. Parce qu’ils sont en train de dire qu’on leur a demandé d’agir ainsi. Cela est, pour moi, choquant et inacceptable. Que des gens se mêlent des affaires syndicales et constituent une entrave à la liberté syndicale, ça c’est déjà choquant. En ce qui concerne le jugement, ils ont fait quoi pour être jugés ? Ils n’ont rien fait, c’est juste du folklore, ils n’ont rien fait », estime le leader syndical.

Abdoulaye Sow indique son camp n’acceptera pas cette décision du tribunal de Mamou. « Ce jugement est décevant, les magistrats devraient être hors de ce jeu-là, ils ne doivent pas s’engager dans ce qui est orchestré et dans ce qui est faux. Ce n’est pas normal. Donc le verdict qui est rendu est inacceptable, ça ne nous laisse ni chaud, ni froid. Notre avocat maître Béa a esté justice, on va voir ce que ça va donner. Mais, c’est simplement de l’intimidation et on ne va pas l’accepter », prévient le syndicaliste.

Le secrétaire général de l’USTG souligne aussi que parallèlement à l’appel que leur avocat a interjeté, ils sont en train d’analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions urgentes à prendre. « D’ailleurs, on a menacé la fois dernière de faire des grèves. S’ils ne font pas attention, nous allons tout fermer et ils vont comprendre la nécessité de ne pas s’immiscer dans les affaires syndicales », prévient Abdoulaye Sow.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Recrudescence du viol : une caravane de sensibilisation organisée à Mamou

18 septembre 2019 à 11 11 09 09099

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », une caravane de sensibilisation a été organisée hier, mardi 17 septembre 2019, dans la commune de Mamou. L’activité vise à promouvoir une meilleure collaboration entre la police et les citoyens dans la lutte contre les cas de viols, devenus récurrents en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Même s’il n’y a pas de statistiques fiables en la matière, des cas de viols impliquant particulièrement des mineures sont de plus en plus dénoncés en Guinée. Ce qui laisse croire à une recrudescence du phénomène du viol dans le pays. C’est suite à ce constat que ce projet financé par le Département d’Etat américain et mis en œuvre par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE, a décidé d’organiser cette caravane de sensibilisation dans la ville de Mamou. « J’ai confiance à la police, je collabore avec les commissariats pour une meilleure sécurité » ; « N’hésitez pas à vous rendre aux commissariats car la police est à votre service », sont les slogans de cette campagne.

Mamadou Bella Baldé, secrétaire général chargé des collectivités

En compagnie de plusieurs femmes, les organisateurs ont sillonné certains endroits, à commencer par la préfecture. Ils ont échangé avec Mamadou Bella Baldé, le secrétaire général chargé des collectivités, autour de cette question. « Nous sommes très ravis de recevoir ce projet qui s’engage aujourd’hui à lutter contre le viol, qui est devenu un fléau aujourd’hui dans notre pays. Nous saluons leur engagement. Nous leur demandons de continuer ce combat pour freiner ce phénomène. Nous sommes là en harmonie avec les services de défense et de sécurité. Et si un projet nous appuie dans ce sens, nous pouvons circonscrire toutes les activités qui vont ternir l’image de Mamou et nuire à la population. Nous demandons à tout le monde de s’impliquer dans ce combat », a lancé monsieur Bella Baldé.

Aye Mady Fofana du CECIDE

Après la préfecture, la caravane s’est rendue au commissariat central de Mamou pour échanger également les responsables de ce service de sécurité. « Le choix de la visite du commissariat central de Mamou, c’est avant tout pour rétablir la confiance entre la police et la population. C’est aussi pour permettre à la population de savoir comment fonctionne un commissariat et voir chaque service et les problèmes qu’il traite. Il s’agit également de savoir comment les services fonctionnent pour que les femmes puissent savoir à qui il faut s’adresser dorénavant en cas de problème », a expliqué Mady Fofana du CECIDE.

Devant les responsables du projet et les femmes membres de la caravane, le commissaire divisionnaire Elhadj Lancei Camara, directeur régional de la police de Mamou, a condamné les violences sexuelles avant d’exprimer l’engagement de sa juridiction à lutter contre ce phénomène.

Elhadj Lancei Camara, Directeur régional de la police de Mamou

« Nous avons une seule vision : combattre les violences sexuelles. Ces derniers temps, nous avons constaté la recrudescence des cas de viols. C’est contraire à nos mœurs. Les formes de viols sont nombreuses. Même le fait d’épouser une fille de 12 ans ou l’obliger à avoir des rapports sexuels, c’est une forme de viol. Nous vous remercions de votre combat. La police est à votre disposition pour combattre le viol et tous les travers sociaux. Les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. C’est pourquoi le président aime toujours dire qu’il préfère confier les responsabilités aux femmes. Nous vous encourageons davantage à avoir plus de contact avec la police. Je ne suis pas d’accord qu’on maltraite les femmes. Chaque fois que vous avez besoin de nous, nous sommes à votre disposition », a rassuré le responsable de la police de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Mamou : les citoyens refusent le débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Une journée de consultation sur le changement de l’actuelle constitution a été organisée ce mardi, 17 septembre 2019, dans la ville de Mamou. Mais, la rencontre a été sabotée par plusieurs citoyens opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisée à la maison des jeunes de Mamou, cette rencontre a connu une forte mobilisation des citoyens. Des jeunes, des femmes et même des vieux ont répondu à l’appel du gouverneur de la région administrative. Amadou Oury Lémy Diallo avait diffusé un communiqué invitant les habitants de la ville carrefour à une journée d’information et de sensibilisation sans préciser le sujet qui sera abordé à cette occasion.

Au lieu de la rencontre, l’ambiance était détendue et la musique résonnait avant l’arrivée des officiels. Mais, peu après l’arrivée de la délégation conduite par le gouverneur de Mamou, la situation a changé. Cela, suite à l’introduction faite par le chargé de l’organisation des collectivités à la préfecture de Mamou, Balla Condé. Ce dernier a annoncé que cette rencontre est organisée dans le cadre des consultations en cours autour de la nécessité ou non de changer l’actuelle constitution.

Une annonce qui choque l’assistance et provoque des tensions sur place. Installés sur des chaises, les citoyens se sont aussitôt levés dans un total brouhaha. Ils ont rangé les chaises et sont restés debout en scandant des slogans hostiles au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est dans ce contexte que le président de l’alliance futuriste, organisateur de l’événement, a tenu son discours devant un auditoire sourd.

Mamadou Barry a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de la paix, la cohésion sociale et l’acceptation de la diversité. Mais aussi pour débattre sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Il a exhorté l’assistance à ne pas refuser le débat, mais n’a jamais réussi à se faire entendre. Après son discours, la séance a été aussitôt levée et les gens se sont dispersés sans heurts.

Une rencontre de ce genre a été empêchée ce même mardi à Boffa. Là-bas, plusieurs jeunes membres du FNDC ont bloqué la route pour empêcher le passage des organisateurs de l’événement. Ces derniers ont dû finalement rebrousser chemin pour rentrer à Conakry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Situation des écoles franco-arabes de Mamou : des acteurs tirent la sonnette d’alarme

16 septembre 2019 à 10 10 01 09019
image d’archive

Les enseignants du système Franco-arabe de Mamou sont inquiets de la situation que traversent ces écoles dans la ville carrefour. C’est pour se pencher sur la problématique en vue de trouver une solution idoine que ces enseignants se sont réunis dans la journée d’hier, dimanche 15 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Mamou a connu ces quatre dernières années des échecs répétés aux examens nationaux. Les écoles Franco-arabes n’échappent pas à cette triste réalité et connaissent même une certaine régression. C’est pour faire face à ces difficultés que les enseignants du Franco-arabe se sont réunis au lycée Union Musulmane de Mamou, dans la commune urbaine.

Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes
Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes

Selon le coordinateur régional des écoles Franco-arabes, Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, « nos parents ont initié des écoles à l’aube de l’indépendance dans l’intention de former les enfants du pays. Mais depuis des années, la tendance commence à changer. Où se trouvent les problèmes ? Nous avons mis l’argent devant la formation. Et nous devons jouer notre partition, sinon Allah nous demandera des comptes au jour de la résurrection finale. Prenons les écoles Franco Arabe en main. Aucune école n’est supérieure à une autre. Aujourd’hui, deux anciennes écoles Franco-arabes de Mamou sont transformées en des écoles françaises. C’est une faiblesse de notre part », a-t-il déploré.

Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane
Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane

Quant à Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane, il demande la solidarité entre tous les acteurs, tous les arabisants pour plus de rigueur et des résultats plus positifs. « Dieu nous dit dans le saint Coran, les musulmans ne sont que des frères. Unissons-nous pour que les écoles Franco-arabes de Mamou changent la donne. Mamou est une ville religieuse qui a fait des succès dans les années antérieures. Il y a de bons formateurs à Mamou, beaucoup sont diplômés de l’Université de Médine. Pourquoi aujourd’hui ces faibles taux d’échecs? Bientôt l’ouverture des classes, nous rêvons d’avoir un pays de référence. Mais, l’on ne peut rien obtenir sans la formation de nos enfants. Avec l’union des enseignants, nous pouvons réussir notre mission de formation, une éducation performante », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane,

Pour résoudre les problèmes des écoles Franco-arabes de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane propose : « ayons une bonne intention de soutenir les écoles Franco-arabes, évitons la paresse, battons-nous également d’avoir des écoles Franco-arabes publiques. Donnons-nous les mains pour soutenir les enseignants des écoles des communes rurales, travaillons comme nos prédécesseurs, formons nos enseignants, cherchons à trouver des représentants au niveau de l’IRE, de la DPE et au niveau de la DSEE ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Affrontement à la gare routière de la Conserverie de Mamou : 5 personnes interpellées (Parquet)

12 septembre 2019 à 20 08 40 09409

Dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, des affrontements ont éclaté à la gare routière de la Conserverie de Mamou, entre l’USTG version Abdoulaye Camara et l’USTG affiliée à Abdoulaye Sow. Cette dernière branche qui gérait jusque-là la gare routière de la Conserverie a été délogée de force des locaux qu’elle occupait. Et, au moins cinq personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre qui sont intervenues à coups de gaz lacrymogène, a appris un reporter de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

La tension était palpable depuis la mise en place, le 30 juillet dernier, d’un bureau de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale affilié à l’USTG de Abdoulaye Camara. Ce bureau, dirigé par Boubacar Keïta (Kibongué), avait été traité de « dissident » par son rival qui est affilié à l’USTG de Abdoulaye Sow.

Boubacar Keita, dit Kibongué, SG de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale

« Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », avait déclaré Boubacar Keïta, quelques jours seulement après son élection au poste de secrétaire général de ce « syndicat dissident ».

Seulement, après une « guerre froide » qui aura pris le temps de peaufiner sa « stratégie d’invasion », Boubacar Keïta et ses pairs ont visiblement décidé de passer à l’offensive. Et, ce jeudi, aux environs de 10 heures, ils ont pris d’assaut la gare routière de la Conserverie. Ils ont tout d’abord assiégé leurs concurrents (les membres du bureau dirigé par Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis), avant de donner l’assaut final et faire irruption dans les bureaux occupés par ces derniers.

« Tout allait bien dans la matinée. Il y avait beaucoup d’agents de sécurité (policiers et gendarmes) à la gare routière, mais les passagers embarquaient tranquillement dans les véhicules qui partaient à Labé, Dabola… c’est seulement à partir de 10 heures, quand le bureau de Kibongué est venu sur les lieux, que les affrontements ont commencé. Il y a eu des jets de pierres et les agents ont tiré du gaz lacrymogène », a témoigné un jeune de la conserverie que Guineematin.com a joint au téléphone.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont particulièrement acharnés sur les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow. « Ils ont tiré du gaz lacrymogène pour obliger les compagnons de général Badis a quitter leurs bureaux. C’est même l’un des agents qui a donné l’ordre aux hommes de Kibongué de défoncer les portes du local. Et, c’est dans ça que certains membres du bureau de Badis ont été interpellés », a confié un chauffeur, qui dit avoir échappé de justesse aux pierres qui venaient de partout.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a confirmé les cas d’interpellation qui ont été signalés à notre rédaction.

« Je confirme qu’il y a eu des interpellations ; et, je précise que ce sont cinq personnes qui ont été interpellées suite à ces affrontements survenus à la Conserverie », a dit le procureur Sidiki Camara.

Pour l’heure, on ignore si ces violences ont fait des blessés.

A suivre !

Mamaou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Rentrée scolaire : « les écoles publiques doivent travailler davantage », DPE de Dalaba

6 septembre 2019 à 13 01 23 09239
Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

A moins d’un mois de la rentrée scolaire, la direction préfectorale de l’éducation de Dalaba se prépare pour faire de cette nouvelle année une réussite. Le premier responsable de cette direction se donne pour ambition de maintenir le cap des examens nationaux passés et même de faire mieux l’année prochaine. Pour cela, Mangué Sylla annonce des mesures à mettre en œuvre dès le début de l’année scolaire. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La préfecture de Dalaba a enregistré des résultats satisfaisants au BEPC session 2019, en obtenant notamment la première de la région de Mamou à cet examen national. Un honneur que le directeur préfectoral de l’éducation, Mangué Sylla, souhaite bien conserver et même renforcer. « C’est mon souhait que Dalaba ait des lauréats lors des trois examens nationaux de la session 2019-2020, car perdre cet honneur ou ce titre, c’est une honte », soutient-il.

Pour y arriver, le DPE de Dalaba compte dès la rentrée scolaire de cette année, « mettre en place une équipe encore très dynamique comme à mon arrivée pour que dès le début de l’année, on sillonne toutes les écoles pour voir comment les chefs d’établissements, les enseignants, les élèves travaillent. Puisqu’il ne faut pas attendre les derniers moments de l’année pour bâcler les programmes ».

Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

Mangué Sylla en profite pour appeler les écoles publiques du pays à plus de sérieux et de rigueur, afin d’inverser la tendance actuelle. « Nous enseignants des écoles publiques, nous devons travailler davantage, car les meilleurs des examens nationaux cette année, la plupart sont issus des écoles privées, alors que nous sommes mieux payés dans les écoles publiques. On voit aujourd’hui dans le système éducatif n’importe quel enseignant, les gens viennent juste pour décrocher un travail alors tout le monde n’a pas la formation pédagogique. Nous les acteurs de l’éducation, nous devons mettre en application les principes du système éducatif de notre pays. Le censeur ou le directeur des études constituent le cerveau d’un établissement. Il est aberrant de voir un enseignant en situation de classe sans préparation. Certains enseignants entrent en classe sans viser leur préparation », a-t-il déploré.

Le directeur préfectoral de l’éducation de Dalaba appelle également les parents à surveiller davantage leurs enfants pour les emmener à prendre les études au sérieux.

A rappeler que selon un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la rentrée scolaire de cette année aura lieu le 03 octobre prochain.

De retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Diarrhée et vomissement à Bodié (Dalaba) : décès de 2 sœurs en 48H

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049

Deux dames ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures, de suite de diarrhée et de vomissement, à Oussoumaniyah, relevant du district de Bodié IV, dans la Commune Rurale de Bodié, préfecture de Dalaba. Seulement, les symptômes ne disent rien aux autorités administratives et sanitaires de la collectivité.

Selon des ressortissants de cette sous-préfecture à Conakry, qui ont échangé avec un journaliste de Guineematin.com, c’est une vieille qui souffrait de diarrhée et vomissement à Oussoumaniyah, dans le district de Bodié IV qui est décédée moins de 48 heures après la déclaration des symptômes.

Malheureusement, sa petite sœur qui s’occupait d’elle est morte 48 heures après l’inhumation de la vieille dame ; c’est-à-dire dans la soirée d’hier, mercredi 4 septembre 2019.

« Nous avons prévu de l’inhumer ce jeudi après la prière de 14 heures », confirme le maire adjoint de Bodié, Elhadj Abdoulaye Lenguêdjé Baldé, qui semble prendre ce drame à la légère.

« Ce n’est pas une épidémie qui se déclare ! C’est la vieille qui souffrait de diarrhée et de vomissement. Les gens ont voulu que le chef du centre de santé aille à la maison pour l’examiner. Mais, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas se déplacer sous le prétexte qu’il avait déjà un patient en coma. Il a alors demandé à ce qu’on transporte la vieille au centre de santé. Entre-temps, elle est décédée la nuit » a ajouté l’adjoint au maire de Bodié.

Egalement interrogé par Guineematin.com, le chef du centre de Santé de Bodié, Boubacar Bah, se disant infirmier d’Etat sorti de Kindia, n’a pu révéler grand-chose. « J’ai reçu la seconde victime. Je l’ai traitée. Elle est rentrée à la maison. C’est là-bas qu’elle est décédée la nuit du mercredi », a indiqué l’agent de Santé.

Ces deux décès de suite de diarrhée et de vomissement enregistrés dans la même famille en moins de 48 heures n’ont éveillé aucun réflexe défensif en cet agent de santé, qui estime qu’il n’y a rien de grave au point de s’en alarmer.

Seulement, dans la même semaine, il y a aussi eu le décès d’un boulanger, mort de suite de maux de ventre à Kollenté, dans Kindia, à peine une semaine après son départ de Bodié, Dalaba, où il gérait une boulangerie.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le FNDC-Mamou : 10 raisons pour s’opposer à un 3ème mandat d’Alpha Condé

3 septembre 2019 à 15 03 38 09389

Après l’installation de ses bases à Mamou, le Front National pour la Défense de la Constitution va à l’offensive sur le terrain. La coordination régionale du FNDC a entamé ce mardi, 03 août 2019, une campagne de distribution de fiches contenant « les 10 raisons de refuser la tenue du référendum » constitutionnel voulu par le pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Plus de 2000 copies. C’est ce que les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou disent avoir distribué en cette journée dans la commune urbaine. Ces fiches comprennent 10 points qui, selon le FNDC, sont des raisons valables qui doivent emmener les citoyens à refuser le projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir de Conakry et qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ces 10 raisons sont :

  1. La constitution de mai 2010 est le résultat d’un consensus entre les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et le patronat pour mettre fin à une crise politique aiguë ;
  2. Dans le souci de consolider la paix et l’unité nationale, cette constitution a prévu des dispositions qui ne peuvent en aucun cas être modifiées ;
  3. Selon la constitution, le RPG Arc-en-ciel a le plein droit de présenter un candidat en 2020 autre que le Professeur Alpha Condé ;
  4. En 2010 et en 2015, lors de ses cérémonies d’investiture, monsieur Alpha Condé a prêté serment par deux fois de respecter et de faire respecter la constitution de mai 2010 et les lois de la République. Le serment solennel étant sacré, le trahir est un parjure.
  5. Tout changement ou révision de constitution qui viole les intangibilités constitutionnelles constitue un coup d’État civil, donc un crime ;
  6. La constitution et les lois sont impersonnelles. Elles visent à préserver la paix sociale et à protéger l’intérêt général. Elles ne peuvent donc être arrangées ni pour une personne, ni contre une personne ;
  7. Le projet de « 3ème Mandat » appelé nouvelle constitution est un Coup d’État qui vise à préserver les intérêts d’un groupe d’individus au détriment du peuple. Ce qui constitue une oppression pour la majorité ;
  8. L’alinéa 4 de l’article 21 de la constitution guinéenne dispose : « le peuple a le droit de résister à l’oppression » ;
  9. Tout patriote a le devoir de respecter scrupuleusement les dispositions de l’article 21 de la constitution en s’opposant catégoriquement à ce prétendu référendum qui n’est qu’un coup d’État civil dangereux pour la patrie ;
  10. Le projet du « 3ème mandat » appelé nouvelle constitution est un coup d’État civil entrepris par des cadres de l’État dont le seul but est de pérenniser le système mafieux installé au cœur de l’État pour piller les ressources de la nation au détriment du peuple.
Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, a invité les populations de Mamou à s’inspirer de ces 10 points pour s’opposer au projet de changement de constitution. « Nous demandons aux braves populations de Mamou de lire ces fiches et de mettre en pratique ces dix points. C’est une initiative du bureau national du front. Nous demandons aux braves populations de Mamou de rester attentives et prêtes en cas d’appel du front national pour la défense de la constitution de sortir et barrer la route à ceux qui veulent attiser le feu en Guinée. Nous allons user de tous les moyens légaux pour que la constitution soit respectée », a dit le coordinateur régional.

Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou

Même son de cloche chez Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou. Selon lui, il n’y a aucune raison valable qui justifie un changement de l’actuelle constitution. « Nous avons compris que ceux qui veulent frelater la constitution n’ont rien compris car cette constitution n’a aucun handicap. Elle a été acceptée par tous les acteurs politiques, la société civile, tout le monde. La constitution guinéenne est la maison commune de tous les Guinéens. Nous demandons à tout le monde d’adhérer à ce combat. Nous demandons à Mamou et à la Guinée en général de prendre connaissance de ces dix points. Nous demandons conséquemment à toutes les forces vives du pays et à nos compatriotes de dire non à la nouvelle constitution », a lancé le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou

De son côté Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou et qui pris part à cette tournée de sensibilisation, a invité particulièrement les femmes à s’engager dans ce combat. « J’invite les femmes de Mamou à adhérer massivement à ce mouvement du FNDC pour défendre la constitution de notre pays. Nous sommes les premières victimes du pays, nos enfants finissent les études, ils ne trouvent pas de l’emploi. Nous partons tous les jours à Conakry sur cette route boueuse et glissante. Deux mandats c’est bon pour le président, nous lui remercions très infiniment », a ironisé cette dame.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Sira Doumbouya : une jeune dame qui compte briser le plafond de verre en Guinée

2 septembre 2019 à 7 07 44 09449

Publireportage : Mariée et mère de deux enfants, Fatoumata Sira Doumbouya est une femme débordante d’énergie. Victime d’un mariage précoce (mariée à l’âge de 13 ans), cette jeune dame de 24 ans a su tenir son foyer, poursuivre ses études et parallèlement se verser dans l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, elle est cofondatrice de l’ONG  »intégration écologique » et membre de plusieurs autres ONG de défense des droits des femmes en Guinée, a appris un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Née en 1995 à Conakry où elle a passé son enfance, Fatoumata Sira Doumbouya a très tôt découvert le cercle des adultes. A l’âge de 13 ans, ses parents lui donnent en mariage à un homme qui lui conduira finalement à Mamou. Mais, loin de se lamenter de ce « mariage précoce » qui aurait pu asséner un coup fatal à ses rêves d’adolescente, Sira a su trouver l’énergie, le courage, la force de son émancipation et qui lui permettent aujourd’hui de se distinguer dans la vie.

« Je me suis mariée à bas âge. Je n’avais que 13 ans ; mais, je n’ai jamais voulu, même pour un seul jour, abandonner mes études. Pour mon premier garçon, par exemple, c’est de l’école que je suis allée à l’hôpital pour l’accouchement. Et, trois jours après cet accouchement, je me suis retournée à l’école pour suivre les cours… Malgré les problèmes de ménage, les grossesses, j’ai toujours voulu poursuivre mes études. Et, c’est au niveau du baccalauréat seulement que j’ai échoué. C’est ce qui m’a d’ailleurs amené à m’orienter à l’institut « Bel Avenir de Tambassa (Mamou) pour faire des études de sage-femme », a-t-elle confié à un journaliste de Guineematin.com en séjour à Mamou.

Bien qu’elle soit encore sur le banc, cette jeune femme de 24 ans dirige aujourd’hui une ONG (intégration écologique) dont elle est cofondatrice. Et, avec de maigres moyens, elle pratique l’agriculture, produit de la confiture de mangue et fait aussi des pépinières de corossol, d’acajou, etc. qu’elle propose à des particuliers.

Interrogée sur cette passion qu’elle a pour l’agriculture et l’environnement, Sira Doumbouya révèle que c’est « une passion d’enfance » qu’elle est en train de concrétiser.

« J’ai très tôt aimé l’agriculture. Lorsque j’étais toute petite, mon papa n’acceptait même pas qu’on cultive du maïs chez nous (à Conakry). Mais, moi, je forçais la situation pour cultiver quelques plantes », se souvient-elle.

En plus de sa dévotion pour le travail de la terre, Fatoumata Sira Doumbouya est une fervente défenseuse des droits des femmes et des jeunes filles. À ce titre, elle est membre de l’association des jeunes filles et femmes leaders de Guinée dont le combat pour l’émancipation de la couche féminine n’est plus à démontrer.

Dans ce combat pour la femme, Sira Doumbouya a pris part à plusieurs campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre dans la région de Mamou (où les cas de viol sur mineures sont récurrents). Elle lutte aussi pour la scolarisation de la jeune fille qui, à ses yeux, est impuissante face à la violation multiple de ses droits dont celui lié à l’éducation et à l’instruction.

« Actuellement, en Guinée, surtout dans nos villages, les parents n’ont pas trop le souci d’envoyer les filles à l’école. On pense que les filles ne sont bonnes que pour laver la maison et les bols. C’est pourquoi, nous partons dans les sous-préfectures de Mamou, Pita et Dalaba pour sensibiliser les parents afin qu’ils scolarisent leurs filles. On leur donne même tout ce qu’il faut (des cahiers, des bics, des livres,…) pour faciliter la tâche. À part cela, on organise chaque fois des formations axées sur la consultation de la charte pour la mise en œuvre des droits de l’enfant », explique Sira Dpoumbouya.

Par ailleurs, Sira Doumbouya est une combattante pour la promotion de la citoyenneté et du civisme. Par le biais de formations et de sensibilisations, cette jeune femme participe également à l’amélioration du climat de confiance entre les agents de sécurité et les citoyens.

Dans sa démarche et son combat pour une vie meilleure, Sira Doumbouya compte briser le plafond de verre. C’est pourquoi, dans son ascension, elle souhaite atteindre une autonomie financière lui permettant de concrétiser ses ambitieux projets. Seulement, les obstacles économiques sont encore énormes. Des obstacles qu’elle n’a pas manqué de souligner lors de notre entretien.

« Je vais graduellement dans mes projets. Mais, le manque de financement me ralentit beaucoup dans ma marche. Je manque à beaucoup de rendez-vous. Chaque fois, je reçois des invitations pour des forums de formation à l’international comme au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Benin… Mais, faute de moyens financiers, je n’y participe pas », a-t-elle indiqué.

Pour toute collaboration, elle est joignable sur son numéro Whatsapp : +224655520024 ou par email : fatoumatasirabah39@gmail.com

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Criminalité à Mamou : autorités et citoyens divergent sur la question (reportage)

28 août 2019 à 11 11 31 08318

Plus de deux ans après le début des audiences criminelles au tribunal de première instance de Mamou, la criminalité règne toujours dans la ville carrefour. Les braquages à main armée sur les axes routiers, les cas de viol sur mineures, les assassinats, sont encore récurrents. Et, sujet divise selon qu’on soit décideur ou simple citoyen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est en séjour à Mamou.

Située à près de 300 kilomètres de Conakry (la capitale guinéenne) sur le contrefort montagneux du Fouta Djallon (en Moyenne Guinée), la préfecture de Mamou s’est illustrée ces dernières années par une criminalité galopante. A cause de sa position stratégique (ville carrefour), Mamou est le passage obligé de centaines de personnes qui quittent la Guinée profonde pour la capitale, Conakry (ou inversement).

Malheureusement, au lieu d’être un pôle économique d’attraction, cette ville cosmopolite fait peur aux personnes qui la traversent. Ce, à cause des braquages à main armée (dont certains se soldent par des bains de sang) qu’on enregistre souvent sur ces axes routiers. Le dernier cas en date s’est produit le 20 août dernier à Fello-Sorè, une localité située à environ 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Et, selon les témoignages, ce sont cinq assaillants, armés de fusils PMAK, qui ont attaqué un véhicule en provenance de Conakry pour Labé. Ces malfaiteurs ont emporté près de 30 millions de francs guinéens et des objets de valeur qu’ils ont retirés des mains des citoyens qui étaient à bord de ce taxi brousse.

« Les bandits étaient sur deux motos. Ils ont tiré sur le pneu arrière de mon véhicule, puis ils m’ont mis dans le coffre avant de conduire le véhicule dans la brousse où ils ont pris tout ce que mes passagers et moi détenions », avait relaté le chauffeur, Amadou Talibé Diallo.

En plus de ces braquages (qui se produisent parfois après une longue filature), les cas d’assassinats et de viol de petites filles font légion. La présence massive des agents des forces de défense et de sécurité dans cette ville que certains appellent ‘’la Guinée en miniature’’ n’a pas l’air de dissuader les bandits. Ces derniers opèrent et font des victimes, sans grand répit.

Le 31 juillet dernier, un crime effroyable avait plongé les ‘’Mamounais’’ dans un émoi profond. Il s’agit du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. « Après avoir violé la fillette, Alpha Oumar Sow (l’auteur présumé de ce crime) a introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime… », avait indiqué le parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Après la commission des crimes, des auteurs présumés sont parfois arrêtés ; mais, dans la plupart des cas, les malfaiteurs s’évaporent tranquillement dans la nature.

En mars 2017, les audiences criminelles ont démarré au tribunal de première instance de Mamou. Et, depuis cette date, plusieurs personnes accusées de braquage à main armée, de viol, d’assassinat et de meurtre ont défilé devant cette juridiction de première instance. Plusieurs d’entre elles ont été reconnues coupables et condamnées à de lourdes peines de prison (dont la perpétuité pour certaines).

Seulement, deux ans après le début de ces audiences, la criminalité est toujours présente dans la ville carrefour. Et, faute de statistiques disponibles, les autorités (judiciaires et administratives) et les citoyens sont nettement divisés sur les proportions de cette criminalité.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Aujourd’hui, on a au moins une centaine de décisions criminelles qui ont été rendues par les différents magistrats qui se sont succédé au niveau de ce tribunal. On a eu des condamnations à des peines de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même à perpétuité. La déposition de la compétence aux tribunaux de première instance de juger les affaires criminelles a largement contribué à l’amenuisement de la criminalité à Mamou. Parce que vous-même (Guineematin.com) vous le savez, lorsqu’on commençait ces audiences criminelles en 2017, la criminalité était très élevée ici. Il y avait des coupeurs de route qui étaient installés là ; mais, grâce à la synergie d’action avec les forces de sécurité, beaucoup ont été interpellés et jugés. Et, la lutte continue… Actuellement, les coupeurs de route sont un peu vers Conakry et Coyah. Ils prennent les véhicules en filature jusque dans la zone de Mamou pour perpétrer leurs crimes. C’est pour cette raison que le vendredi dernier nous étions en réunion avec les OPJ (officier de police judiciaire). Donc, on a eu l’occasion de rappeler cette situation pour qu’on puisse mettre en place une autre synergie pour pouvoir traquer ces bandits qui quittent ailleurs pour venir faire des crimes chez nous. Mais, comme vous le savez, la criminalité est un fait social. Donc, c’est une lutte continue, une lutte permanente. Vous voyez, par exemple, malgré nos efforts, bien qu’on ait rendu beaucoup de décision dans des cas de viol, les actes de viol sont toujours récurrents. C’est pourquoi nous sommes justement en train de faire des sensibilisations pour que les gens comprennent la gravité de ces infractions », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Mamadou Alpha Barry, premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Abordant dans le même sens, Mamadou Alpha Barry, le premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou soutient que la criminalité est en baisse dans la ville carrefour. « Par rapport aux années précédentes, il y a une régression de la criminalité, mais elle est toujours présente. Vous avez suivi ce qui s’est passé récemment à la Poudrière où une fillette a été violée et tuée. Il y a quelques jours aussi, on a enregistré une attaque à main armée à Fello-Sorè ici. Heureusement, les bandits n’ont tué personne. Ils ont juste pris les biens des gens. Mais, on peut quand même dire que la criminalité est en baisse », a indiqué cette autorité communale.

Cependant, cet avis est fortement contesté par les citoyens de la ville carrefour. Lors d’un micro trottoir réalisé par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, les Mamounais ont dressé un autre tableau de la criminalité dans la ville carrefour.

« C’est toujours la même chose. Chaque fois il y a des braquages, des assassinats, du viol… Même pour une banale question de concubinage, on tue des gens ici. Une enseignante a perdu la vie comme ça au quartier Abattoir. Son copain l’a égorgée en plein jour. Quelques temps après, un autre jeune a aussi tué sa copine vers la Scierie là-bas. On ne peut pas tout citer ici. Regardez ! Beaucoup de coupeurs de route ont été jugés ici ; mais, les attaques continuent encore. On voit tous les jours la BAC N°16 (brigade anti-criminalité) en train de circuler ici ; mais, ça n’empêche pas les bandits d’opérer… C’est la peine de mort seulement qui pourra arrêter les bandits », a expliqué Thierno Sadou Barry, un enseignant de profession.

Sur la même lancée, Elhadj Hamidou Diallo, commerçant, estime que le niveau de la criminalité est intact. « Même s’il y a changement, nous, on ne peut pas le comprendre. Parce qu’on entend chaque fois parler de braquages et d’assassinats. Les gens ont même peur de voyager actuellement avec de l’argent. Je le jure ! Quand vous échangez avec ceux qui voyagent et traversent Mamou la nuit, vous allez comprendre combien de fois ils ont peur de chez nous », a expliqué ce vieux commerçant.

Rappelons qu’en 2016, la criminalité avait atteint un niveau déstabilisant et bouleversant au point que le Gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait accusé la justice de libérer prématurément des bandits qui étaient incarcérés.

De son côté, après l’arrestation d’un groupe de présumés coupeurs de route, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Amadou Kolon Barry, était allé jusqu’à mettre en garde les magistrats qui étaient au TPI de Mamou. « Si j’apprends qu’on a libéré ces gens-là avant la fin de leurs peines (alors que ces bandits n’étaient même pas encore jugés), j’irai rencontrer le président de la République à Conakry pour lui dire comment se comporte la justice à Mamou », avait-il menacé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Timbi-Madina (Pita) : découverte macabre d’un corps sans vie

20 août 2019 à 13 01 24 08248

Le corps sans vie de Maître Mamadou Yéro Diallo, maçon, originaire de Missidé Tiga, un district relevant de la commune rurale de Kaalan, préfecture de Labé) a été retrouvé ce mardi, 20 août 2019, dans la commune rurale de Timbi-Madina, située environ 25 km du chef-lieu de la préfecture de Pita, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette triste nouvelle vient d’être confirmée à Guineematin.com par le maire de la commune rurale de Timbi-Madina, Maître Mamadou Diao Diallo de Doumba.

Maître Mamadou Diao Diallo de Doumba, maire de la commune rurale de Timbi-Madina
Mamadou Diao Diallo, maire de la commune rurale de Timbi-Madina

« C’est exact. La victime est originaire de Labé. Je n’ai encore aucune idée de son âge. Mais, je sais qu’il est marié et père de 4 enfants vivants. Au moment où je vous parle, la délégation de ses parents vient d’arriver ici avec le chef du secteur de Missidé Tiga, accompagnée d’un membre du conseil communal et capitaine Ibrahima Sory de Missidé Tiga. Il a été atteint au niveau de son cou. Nous avons retrouvé son corps à Madina III. Il habite Doukou où il a une boutique gérée par son fils. Pour le moment, nous n’avons aucune idée sur les circonstances de ce décès. Les enquêtes sont ouvertes » a expliqué Elhadj Mamadou Diao Diallo.

Des indiscrétions font croire qu’il a reçu un appel avant de sortir de son domicile. Mais, le maire de la commune rurale de Timbi-Madina, Maître Diao Diallo ne le confirme pas mais révèle que c’est la femme de la victime qui a cherché à joindre son époux quand elle a constaté qu’il a tardé à rentrer.

Après le constat des autorités locales et des services de santé, les parents de Mamadou Yéro Diallo ont décidé de ramener son corps à Labé pour le faire enterrer à Missidé Tiga, dans la commune rurale de Kaalan, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé.

En attendant de savoir davantage, notons que l’insécurité revient au galop dans la région. La semaine dernière, c’est un conducteur de taxi-moto du nom de Mamadou Samba Barry qui a été tué à Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Entretien avec Fama Sanoh, sous-préfet de Kankalabé (texte et vidéo)

20 août 2019 à 1 01 07 08078

Guineematin.com reçoit aujourd’hui monsieur Fama Sanoh, sous-préfet de Kankalabé, située à 85 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, dans la Région Administrative de Mamou. Enseignant de profession, notre invité de la semaine a près de 20 ans d’expérience dans l’administration du territoire. Kankalabé où il a pris service le 24 septembre 2015 est son troisième poste dans les fonctions de sous-préfet en République de Guinée.

Dans cet entretien vidéo exclusif, monsieur Fama Sanoh nous présente brièvement sa collectivité locale, explique les difficultés auxquelles il est confronté dans l’exercice de ses fonctions à Kankalabé, exprime des soucis de sécurité pour les ses administrés et décline les besoins prioritaires des populations locales, sous la conduite d’une nouvelle équipe du conseil communal travaillant en harmonie avec la tutelle et les ressortissants…

Décryptage !

Guineematin.com : Bonjour monsieur le sous-préfet !

Fama Sanoh : Bonjour, mon frère !

Vous-êtes le sous-préfet de Kankalabé depuis le 24 septembre 2015, date à laquelle vous avez pris service ici. Présentez-nous brièvement cette sous-préfecture !

La sous-préfecture de Kankalabé fait partie des 9 sous-préfectures de Dalaba. Elle est située à 85 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba. Elle est composée de 8 districts pour une population de près de 15.000 habitants et 37 secteurs.

Tous les services déconcentrés de la préfecture sont représentés à Kankalabé, qui est une sous-préfecture à vocation sylvo-agropastorale. On a des plaines aménagées et aménageables.
Le commerce est à peu près florissant, parce qu’on a un marché hebdomadaire le dimanche où toutes les sous-préfectures environnantes se réunissent ici.

Sur le plan de la quiétude sociale, la paix règne dans notre sous-préfecture. Nous travaillons avec une commune composée de 17 membres, à sa tête un maire et deux vice-maires, plus les conseillers, gérés par un secrétaire général et un receveur sur le plan administratif. A peu près, tout va bien ici.

En prenant service ici, au mois de septembre 2015, qu’est-ce qui vous a de plus marqué au départ ?

En prenant service ici, j’ai remarqué qu’à Kankalabé, les ressortissants s’investissent dans le développement de la localité. On a des ONG locales qui interviennent dans divers domaines. Sur le plan de la foresterie, on a des ONG qui s’investissent pour le reboisement. Nous sommes en accord avec une ONG française qui intervient sur le plan non seulement du reboisement mais aussi sur le plan éducatif. Ils nous aident dans notre lycée ici où ils participent à la construction des édifices scolaires. Ils nous envoient aussi du matériel de travail comme les ordinateurs. Ils nous ont aidés à faire un complexe sportif : basket, volley et handball. De l’eau potable pour les élèves. Ils ont même électrifié le lycée. La bibliothèque aussi est bien garnie.

Au niveau de la santé aussi, ils interviennent en nous envoyant des petits médicaments. Ils participent à la création des forages. Kankalabé est en voie d’aller un peu de l’avant par rapport non seulement à la participation de la communauté, à travers les ressortissants, mais aussi l’intervention de l’Etat, parce qu’avant l’arrivée de l’ANAFIC, le PACV est aussi intervenu dans la construction des écoles, des postes de santé.

Le défi qu’on a à interpeller, c’est le problème d’infrastructures routières parce que Kankalabé et ses 8 districts, l’accès un peu difficile. Kankalabé et le chef-lieu de la préfecture de Dalaba, l’accès est un peu difficile. C’est donc le problème qui nous assaille un peu sur le plan des infrastructures routières.

Quels sont les aspects qui ne fonctionnaient pas très bien à votre installation et que vous avez réussi à redresser au fil du temps en collaboration avec les autorités communales ?

Notre rôle dans ça avec les nouvelles autorités communales, c’est surtout basé sur l’assainissement. Je veux vous dire sans risque de me tromper, on peut s’enorgueillir et dire qu’après Conakry, Kankalabé est l’une des sous-préfectures les plus propres, parce qu’à la base, avec l’appui de la commune, on a initié les femmes. Le marché hebdomadaire de Kankalabé, c’est dimanche. Mais, après, dès le lundi, toutes les femmes, près de 100 à 150 femmes se réunissent pour rendre le village très propre. Je vous disais que Kankalabé, c’est une ville propre, c’est l’occasion pour moi de profiter pour interpeller l’autorité pour aider ces braves femmes en nous aidant sur le plan du matériel, parce que l’assainissement demande beaucoup de moyens. Et là-aussi, la commune nous a beaucoup appuyé dans cette initiative. Chaque matin, les femmes sont là les dimanches, le lundi matin pour nettoyer le village. C’est l’aspect le plus important que j’ai dans ma tête.

Sur le plan du reboisement, il faut dire que Kankalabé est un village vert, parce qu’on a plus de 75 à 80 hectares de forêts classées primaires, communautaires ou privées dans la sous-préfecture. Ce ne sont pas que des commentaires. C’est lui qui n’est pas sûr, il n’a qu’à venir voir. On a ça ici.
Avec la commune, réellement, les relations sont très bonnes. Nous travaillons ensemble. Et notre souci permanent, c’est le problème de sécurité. Bien que depuis que je suis venu, on n’a pas eu de problèmes extraordinaires, mais on n’a que deux agents pour une population de près de 15.000 habitants et Kankalabé se trouve au cœur du Fouta, parce qu’on est entouré par beaucoup de sous-préfectures des préfectures de Dalaba, de Labé, de Tougué, c’est un pôle économique attractif. Ce qui fait la sécurité nous inquiète un tout petit peu. Malgré qu’on n’a pas, depuis que je suis venu, eu des choses qui nous empêchent de dormir.

Nous venons de sortir des examens nationaux de fin d’année scolaire 2018 – 2019. Quels sont les résultats enregistrés par Kankalabé à l’élémentaire et au secondaire ?

Avec les résultats de cette année, le constat est amère, parce qu’à l’école primaire, on n’a pas fait un grand pourcentage. On a eu 6 élèves admis dans toute la sous-préfecture, sur près de 150 candidats. Ce qui était au-dessous de nos attentes. Au brevet, à Kankalabé centre sur 50 candidats, il n’y a eu que 15 admis. On a été un peu soulagé par rapport au bac, parce qu’en terminale Sciences Sociales, sur 13, on a 6 admis. En Sciences Maths, sur 3, on a zéro admis.

Ce facteur-là nous a permis de réfléchir. D’ici l’ouverture de tirer les leçons, parce que l’échec-là est du à beaucoup de facteurs. Vous savez mieux que moi que la grève a un peu perturbé l’élan de l’année scolaire. Cela a un peu influencé sur ce qui se passe et au niveau des enseignants et au niveau des élèves.

Mais, je crois qu’avec l’appui de tout le monde, la commune, la sous-préfecture, l’APEAE et les enseignants, nous allons tirer les leçons pour que l’année prochaine on ait un bon résultat, parce que c’est une première à Kankalabé qui a toujours donné de bons résultats. On gagne souvent de 80 à 90% d’admis.

Parlez-nous un peu du secteur de la Santé !

La santé, on se bat grâce à l’appui de nos ONG et de nos partenaires. On a près de 8 postes de santé. Et le centre de santé est là, il est un peu amélioré par rapport à l’après Ebola. L’Etat a investi des moyens au niveau des centres de santé. Les 8 postes de santé de Kankalabé sont tous fonctionnels. Les vaccinations aussi, quand le moment arrive, les gens s’investissent. On sensibilise avec le COSA pour permettre aux femmes d’envoyer les enfants de 0 à 5 ans dans le programme de vaccination.

Avec l’affaire de moustiquaires aussi, chacun a reçu ce qu’il doit avoir. On a sensibilisé pour que chaque famille utilise ses moustiquaires à bon échéant.

Et l’hydraulique villageoise ?

L’hydraulique villageoise aussi, on a des forages. On a beaucoup de forages et toujours avec nos partenaires, ils nous aident à la réparation de ces forages. Bien qu’on a des besoins. Les forages qui sont faits par l’Etat, par les ONG et les privés qui ont installé même des pompes dans les petits villages permettent au moins d’éviter les maladies hydriques au niveau de la population.

Quelles sont les difficultés que vous rencontré dans l’exercice de vos fonctions de sous-préfet ?

Les difficultés que je rencontre sur le plan administratif, c’est sur le plan infrastructurel. Le logement du sous-préfet qui est construit depuis 1968 n’est pas de bonne qualité. Il faut le reconnaître. Etant représentant de l’Etat, le symbole de l’Etat doit être visible.

Aussi, les difficultés qu’on a sont des difficultés d’ordre matériel. Le sous-préfet n’a pas de moyen de locomotion par rapport aux activités que nous menons. Nous interpellons l’Etat par rapport à ça. On nous a fait des promesses, on attend…

Justement, nous apprenons que les partenaires qui font la promotion des communes de convergence ont décidé d’accompagner l’Etat à équiper les administrations locales. C’est dans ce cadre qu’on annonce de nouvelles motos pour les sous-préfets…

Nous ne sommes pas une commune de convergence. Mais, grâce au président de la République, nous avons appris que nous devons avoir des moyens de locomotion. Pour le moment, on n’a pas reçu d’abord. Mais, on a l’espoir que les motos-là vont venir pour nous permettre de nous déplacer et mener nos activités à bon échéant.

Dans beaucoup de collectivités, nous avons retrouvé des élus analphabètes. Cette réalité complique souvent l’application du code des collectivités sur le terrain, puisque généralement ces élus prennent leurs désirs comme principes. Est-ce que c’est le cas à Kankalabé ?

Ce n’est pas Kankalabé seule qui a ces difficultés. La plupart des élus ne connait pas le code des collectivités. Notre souci, c’est comment les former. Le besoin est là. L’Administration du Territoire, envisage de venir former les conseillers par rapport à cet élan. Mais, nous ici, chaque fois que l’occasion nous est présentée, on explique au conseil ce qu’il doit faire par rapport au code des collectivités. Mais, la formation, nous la souhaitons aux conseillers. Ce n’est pas à Kankalabé seulement. La plupart des conseillers n’est pas lettré. Des fois, il y a donc, déphasage avec ce qu’ils font et ce qui doit être fait par rapport au code des collectivités. Mais, nous pensons que l’occasion viendra pour les former de façon très formelle face à ces petites difficultés qu’ils ont. Mais, tout notre souci ici, c’est sur le plan du développement. Il n’y a pas de partis pris. Le maire qui est élu et ses conseillers savent qu’ils sont là pour le développement, sans politiques, sans considération de part et d’autres. Leur objectif, c’est le développement. Et nous, en tant qu’autorité, en tant que représentant de l’Etat, on est là à les renforcer par rapport à cet élan.

Il y a combien de partis politiques qui sont représentés au sein de ce conseil communal de Kankalabé ?

Il y a trois (3) partis politiques représentés dans le conseil communal de Kankalabé. Ils sont 17 conseillers. Il y a l’UFDG majoritaire, le RPG et l’UPR.

Quel regard portez-vous sur le plan annuel d’investissement de la commune de Kankalabé ?

Grâce aux efforts fournis par le gouvernement par rapport à l’ANAFIC, Kankalabé a bénéficié des fonds comme les autres communes de la Guinée. Notre objectif, c’est donc, à travers le conseil communal, nous avons priorisé des actions. Cette année, avec près d’un milliard 200 millions de francs guinéens qu’on a reçu, on a envisagé de faire une nouvelle commune digne de nom et reconstruire l’école primaire de Kankalabé qui date de 1929. Aussi, grâce à l’initiative présidentielle, de faire le foyer des jeunes, encore appelé la maison des jeunes. Ces trois actions sont donc prioritaires et par la grâce de Dieu, si les fonds sont mis à notre disposition, cela sera fait. Et l’année prochaine aussi, on va voir aussi comment il faut faire. On va priorisé les actions, grâce aux conseillers.

Quelle est la situation de la jeunesse de Kankalabé ?

La jeunesse de Kankalabé est là. Elle participe à beaucoup de nos actions mais elle a besoin d’être soutenue, d’être renforcée, d’être encouragée par rapport à ce qu’elle doit faire. C’est pourquoi j’ai dit, quand la maison des jeunes va finir, on va chercher à les regrouper, créer ce qu’on appelle le CECOJE, centre d’écoute, de conseil et d’orientation des jeunes, pour leur permettre d’être là-bas, d’apprendre beaucoup de chose, pour leur éviter non seulement les travers sociaux donc l’alcool et le banditisme, mais aussi fixer des objectifs en créant des petits projets afin de les maintenir, pour éviter ce que nous connaissons tous, l’immigration.

Parlant de l’insécurité, vous avez dit que vous avez 2 agents. Nous savons que dans la région, le vol de bétail est un fléau. Quelle est la situation de Kankalabé à ce sujet ?

Depuis que je suis venu, je n’ai pas subi ce cas. C’est rare. Je ne dis pas que ça n’existe pas mais c’est rare. Quelques temps, on apprend qu’un animal est égorgé par-là. On a pris tout, on a envoyé. Mais, ce que vous entendez, vol de bétail de façon grande, n’existe pas très bien à Kankalabé ici, parce qu’il faut qu’on se le dise. Mais, de temps en temps, on apprend que quelqu’un est venu trouver qu’on a égorgé son animal. On a pris une partie de l’animal, on a laissé le reste. On mène les petites enquêtes pour voir quelles sont les complicités internes qui s’associent à ça.

En tant que sous-préfet, quel est le domaine dans lequel vous n’avez pas réussi à vous faire entendre par vos administrés sur le terrain ?

Je crois que, je ne sais pas si c’est une chance, moi, personnellement, je n’ai pas assez de problèmes avec mes administrés. Chacun a un objectif à atteindre. Chaque fois, on a des réunions. De temps à autres, chacun vient faire le constat de ce qui se passe. Et les petites difficultés qu’on a cette année, c’est par rapport à l’agriculture, par rapport aux engrais, parce que la campagne agricole est là. Cette année, on n’a pas reçu d’engrais pour la campagne 2018-2019. Ce sont les engrais de l’année passée qu’on a. Mais, vous savez, Kankalabé est une zone agricole. La plaine de Mansa qu’on a, a près de 800 à 1000 ha. Tout le monde se focalise là-bas. Mais, cette année, l’engrais a un peu retardé et la pluviométrie que vous savez mieux que moi a perturbé la campagne agricole. Voilà, j’ai ce souci parce que la priorité de la Guinée, c’est l’agriculture. Quand elle se développe, le pays se développe. Avec le conseil communal, chaque fois, on partage, les populations nous embêtent par rapport aux engrais.

Avez-vous un autre message à nous confier ?

Le message que j’ai à vous confier, c’est un message de paix, d’entente et de bonne collaboration dans le cadre du développement de Kankalabé. Mon souci, en tant que représentant de l’Etat, c’est le développement. On se battra avec le conseil pour que Kankalabé soit un pôle d’attraction de la Guinée.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration d’une école et d’un centre de formation islamique à Coléah

18 août 2019 à 22 10 22 08228

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), entouré du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo et celui de Labé, Elhadj Madifing Diané, ainsi que de l’inspectrice générale de l’Education, Hadja Néné Fatou Diallo, a présidé hier, samedi 17 août 2019, la cérémonie d’inauguration de deux infrastructures socio-éducatives dans le district de Coléah, relevant de la commune rurale de Kankalabé, à 80 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit d’une école primaire d’enseignement général de 6 salles de classe et d’un centre de formation islamique en R+1 à régime d’internat, entièrement financés par la famille de l’érudit, Thierno Hamidou Diallo, Khalif général de la contrée, pour un coût global de réalisation estimé à 2 milliards 300 millions de francs guinéens, en raison de plus de 700 millions pour l’école primaire et un milliard six cent millions (1.600.000.000 GNF), pour le centre de formation islamique, selon un des bailleurs des édifices flambants neufs, Elhadj Bachir Coléah Diallo.

L’évènement était aussi rehaussé de la présence remarquable de plusieurs saints, Khalifs généraux de l’islam, imams et autres chefs religieux et traditionnels du Fouta comme Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses de Labé et Thierno Siradiou Diallo de Madina Niannou.

Arrivée sur les lieux, vers 13 h, la délégation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a été chaleureusement accueillie par les sages de la localité. Mouctar Diallo et sa suite ont été introduites chez le Cheick Elhadj Hamidou Diallo pour les bénédictions.

La cérémonie a commencé par la visite du centre islamique composé de plusieurs salles de lectures du saint coran et une bibliothèque. La délégation du ministre Mouctar Diallo s’est rendue à la mosquée pour la prière et les bénédictions des sages et hauts dignitaires religieux du Foutah. Une enveloppe a été présentée comme contribution du président de la République. Cette présentation a été introduite par Elhadj Badrou Bah de Labé qui n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, professeur Alpha Condé, pour ce geste symbolique. Il a rappelé les bienfaits que le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a faits à l’endroit de la jeunesse, des sages et des femmes de Guinée.

Après la mosquée, les officiels ont procédé à l’inauguration de l’école primaire de 6 salles de classe, une direction et des logements pour les enseignants. Un complexe scolaire qui porte le nom du Cheick Elhadj Hamidou Diallo.

Prenant la parole au nom du président de la République et de la délégation, le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané a remercié la notabilité pour la qualité de l’accueil et le ministre Mouctar pour les actions qu’il mène sur le terrain en faveur du développement.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Accident de la circulation à Mamou : un mort et une infirmière blessée

17 août 2019 à 18 06 07 08078

C’est dans la matinée de ce samedi, 17 août 2019, aux environs de 9 heures, qu’un accident de la circulation s’est produit au quartier Almamyah Mosquée, dans la commune urbaine de Mamou. Et, malheureusement, le jeune conducteur de la moto y a perdu la vie et une infirmière qu’il transportait a gravement été blessée.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com dans la ville carrefour, les victimes se trouvaient sur une moto qui était en route pour Almamyah Dumez lorsque l’accident s’est produit. « Ils descendaient avec une grande allure la colline qui se trouve derrière la grande mosquée. Le frein a lâché et ils sont allés se cogner à un mur. Le taxi-motard y a trouvé la mort et la passagère a été grièvement blessée », a témoigné un jeune que Guineematin.com a joint au téléphone.

Cette information est corroborée par le chef du service général du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou. Le lieutenant Ernest Yomalo soutient que l’excès de vitesse est à l’origine de cet accident. « C’est une moto de marque TVS qui a quitté vers la grande mosquée, dans l’intention d’aller à Almamyah Dumez. Et, selon les témoignages que nous avons recueillis, le taxi-motard conduisait à vive allure. Ils ont fini par tomber et le conducteur de la moto a trouvé la mort. J’ai effectivement vu son corps à l’hôpital. La femme qui était derrière lui a été grièvement blessée. Elle a même eu des fractures… Donc, c’est l’excès de vitesse qui est à l’origine de cet accident », a indiqué le lieutenant Ernest Yomalo.

Selon cet officier du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou, c’est Thierno Amadou Camara, un jeune âgé de 27 ans et domicilié au quartier Horé Fello (dans la commune urbaine de Mamou) qui a trouvé la mort dans cet accident. « Sa passagère s’appelle Adama Gallé Barry. C’est une infirmière en service à l’hôpital régional de Mamou », a ajouté le lieutenant Ernest Yomalo.

A en croire la famille de l’infirmière blessée, madame Adama Gallé Barry a eu un pied et un bras cassés. « Elle a même perdu un œil. On s’apprête à l’évacuer comme ça pour Conakry, sur instructions des médecins de l’hôpital régional », confié le beau-père de madame Adama Gallé Barry.

A noter qu’un autre accident de la circulation qui s’est produit ce même jour (samedi) à Horé Fello a fait trois blessés. Et, parmi ces blessés deux ont eu des fractures. Le troisième est le beau-père de madame Adama Gallé Barry (la passagère de la moto qui fait l’accident à Almamyah). Il a été légèrement blessé.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Koléya (Kankalabé) : la foi et l’unité nationale selon l’imam Abdallah Mombéya

17 août 2019 à 9 09 45 08458
Oustaz Abdoulaye Bah
Oustaz Abdoulaye Bah du foyer de Koléah, commune rurale de Kankalabé (Dalaba)

« Ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans… », a indiqué le jeune imam.

A l’occasion de la grande prière hebdomadaire d’hier, vendredi 16 août 2019, à Koléya, un foyer de la culture islamique, situé dans la commune rurale de Kankalabé, relevant de la préfecture de Dalaba, c’est Oustaz Abdoulaye Bah, connu sous le sobriquet de oustage Abdallah Mombéya qui a officier la grande prière de 14 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le jeune Abdallah Mombéya Bah a été autorisé à diriger la prière de ce vendredi à Koléya par l’érudit de la localité, Elhadj Hamidou Diallo. Dans son sermon de circonstance, oustage Abdallah Mombéya a développé trois points essentiels : l’intérêt de la foi religieuse ou la crainte de Dieu, le devoir des populations locales à s’investir davantage pour l’unité nationale et la cohésion sociale.

Avec des exemples à l’appui, il a expliqué que ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans…vidéo !

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Mamou : à peine installé, le bureau « dissident » du syndicat des transporteurs vacille

16 août 2019 à 9 09 07 08078

Constitué à l’occasion d’un congrès tenu le 30 juillet 2019 à la maison des jeunes de Mamou, le « bureau dissident » du syndicat des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG version Abdoulaye Camara) peine à déployer ses ailes dans la ville carrefour. En plus de la « guerre d’ego » qui l’oppose au bureau local affilié à l’USTG version Abdoulaye Sow, ce bureau dirigé par Boubacar Keïta semble se disloquer de l’intérieur.

L’illustration parfaite est la dernière sortie médiatique de sa secrétaire chargée des questions de genre et équité, qui soutient que son nom a été porté dans ce « bureau dissident » sans son avis, rapporte un journaliste de Guineematin.com à Mamou.

Visiblement, le bureau du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Mamou (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Camara) est bâti sur du sable mouvant. Deux semaines après sa mise en place, ce bureau composé de vingt-cinq (25) membres enregistre déjà sa première débâcle. Et, celle-ci est venue de madame Lamarana Barry, désignée secrétaire aux questions genre et équité au sein dudit bureau.

« J’informe l’opinion nationale que je ne fais pas partie du bureau des dissidents créé par Boubacar Keïta dit Kibongué. Je déplore le comportement de ce dernier qui a porté mon nom, sans mon avis, dans un communiqué radio diffusé (convoquant une réunion NDLR) en date du 13 août 2019. Je demande à l’intéressé (Kibongué) de retirer mon nom de sa liste le plus vite que possible », a dit madame Lamarana Barry dans un communiqué diffusé mercredi soir sur les antennes d’une radio locale.

Joint au téléphone par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, madame Lamarana Barry a réitéré sa position et sa fidélité au bureau des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Sow). Un bureau au sein duquel elle occupe le poste de secrétaire chargée des femmes travailleuses.

« Alors que j’étais accidentée et alitée à la maison, j’ai été surpris, le 25 juillet, de voir l’appel de Kibongué (Aboubacar Keïta), m’annonçant qu’ils ont décidé de porter mon nom sur leur liste… Je lui ai demandé qui lui a donné mon numéro de téléphone. Mais, il a raccroché sans répondre à ma question. Et, hier (mercredi), quand je suis allée au bureau de la gare routière de la conserverie, les gens m’ont informé que mon nom a été cité dans un communiqué du bureau des dissidents. Cependant, je ne fais partie, ni aujourd’hui, ni demain, à ce bureau. Il est impossible pour moi d’appartenir à deux bureaux à Mamou », a expliqué madame Lamarana Barry.

Rencontré ce jeudi à son lieu de travail, à Petel dans la commune urbaine de Mamou, Boubacar Keïta, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale), demande à madame Lamarana Barry de reconnaître au moins le bien fait dont elle a bénéficié de sa part.

« C’est clair et très simple. Ce poste a été affecté à cette femme à cause de son mari, Elhaj Gallé Barry, fondateur de l’USTG et trésorier principal du premier bureau dont je faisais partie en tant que chargé de coopération et mutuelle. Donc, c’est pour rendre hommage à son mari pour la lutte syndicale qu’il a menée, qui m’a amené en 2007 à attribuer ce poste (secrétaire chargé des femmes travailleuses ou secrétaire aux questions genre et équité) à cette femme.

Depuis cette date, et malgré toutes les élections qui ont eu lieu ici pour le renouvellement du bureau, madame Barry (qui n’est ni chauffeur, ni mécanicienne) a toujours été maintenue d’office à ce poste. Elle n’a jamais postulé et elle n’a jamais été élue à ce poste. Depuis 2007, le poste lui revient d’office… Et, pour la constitution du présent bureau, je l’avais appelée au téléphone pour l’informer que l’assemblée, à l’occasion de toutes les réunions qu’elle a tenues, a décidé de la maintenir à son poste.

C’est un honneur pour elle. Mais, les gens doivent être reconnaissants des bienfaits. Ce n’est pas parce qu’elle est capable plus que toutes les femmes de Mamou, mais c’est un hommage à son mari et un honneur pour elle… Depuis qu’on a mis ce bureau en place, elle n’a jamais pris part aux différentes réunions. Elle était excusée parce qu’elle est accidentée et souffrante », a expliqué Boubacar Keïta.

S’agissant du caractère « dissident » attribué au bureau qu’il dirige actuellement, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale) évoque une méconnaissance des textes de lois par ses détracteurs.

« Le syndicat de l’USTG de Mamou est un et indivisible. Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier. Si quelqu’un est dissident, c’est plutôt ceux qui le disent. Parce qu’ils ne connaissent pas les textes et les lois qui régissent le syndicat. Nous, le bureau qu’on a élu est composé de 25 membres, alors que le bureau provisoire qui est là-bas ne compte que cinq membres… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », a dit Boubacar Keïta.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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