Mamou prévient Kassory Fofana : « si le Premier ministre fait de la propagande politique… »

22 novembre 2019 à 11 11 28 112811

« Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… ».

Après les préfectures de Tougué et Labé où il a été accueilli par des manifestations de protestation par endroit, le Premier ministre, Ibrahima Kasory Fofana, est attendu ce vendredi, 22 Novembre 2019, dans la préfecture de Mamou. Et, dans la ville carrefour, l’inspection régionale des Affaires religieuses s’active dans la sensibilisation des couches sociales de la préfecture pour obtenir un accueil chaleureux du chef du gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A la faveur d’une réunion de sensibilisation, organisée hier, jeudi, avec les coordinations régionales des communautés vivant à Mamou, les membres du FNDC, les syndicats, les femmes oulémas de Guinée, la mairie et les sages de la préfecture, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tenu à éclairer la lanterne des citoyens de la ville carrefour sur la visite annoncée du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Monsieur Fofana ne vient pas à Mamou dans le cadre politique, mais dans le cadre technique. Il a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes. Aujourd’hui, la Guinée a beaucoup de problèmes. On va dialoguer avec lui », a indiqué Elhadj Amadou Kolon Barry.

Ayant déjà entendu les échos des échauffourées qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé, l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Mamou souhaite qu’un accueil chaleureux soit réservé à Kassory Fofana et sa suite. Et, pour réussir le pari, Elhadj Amadou Kolon Barry compte sur l’esprit citoyen des habitants de la ville carrefour.

« Toutes les sensibilités sont touchées. Tout Mamou est prêt à sortir pour réceptionner son excellence Monsieur le Premier ministre. Mamou est une ville hospitalière reconnue de tout le Monde », rappelle-t-il aux populations de Mamou.

Mais, pour le premier secrétaire administratif du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), « les gens sont mécontents et révoltés ». Cependant, assure Mamadou Madjou Diallo, cette réception du Premier ministre se passera bien si aucune propagande de troisième mandat ne se fait sur le terrain.

Mamadou Madjou Diallo, premier secrétaire administratif du FNDC Mamou

« Chacun a un totem. Nous aussi, nous allons dégager notre totem. Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… tous sont des causes des frustrations », a indiqué Mamadou Madjou Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Dalaba : immersion dans l’univers du forgeron Diouma Bah

19 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Mamadou Diouma Bah, forgeron

La commune urbaine de Dalaba, en Moyenne Guinée, regorge de nombreux hommes de métiers qui se battent contre vents et marrées, dans une conjoncture compliquée, pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Mamadou Diouma Bah, un forgeron qui exerce ce métier depuis tout petit, hérité de son père. Dans sa forge, il confectionne des houes, des faucilles, des coupes-coupes et répare des radiateurs de véhicules, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La forge de Mamadou Djouma Bah est animée ce mercredi 13 novembre 2019. Lui et ses apprentis sont en pleine activité dans la confection d’objets commandés par des clients ou destinés à être vendus sur le marché. Le four, les soufflets, l’enclume, le marteau, tout est en mouvement.

Agé de 63 ans, Mamadou Djouma Bah dit avoir appris le métier de forgeron en bas âge, aux côtés de son père, lui-même forgeron. « Mon père était forgeron. J’ai appris ce métier auprès de lui. Donc, ce métier réside dans mon sang. Je suis né avec. Grace à cette activité, je mène ma modeste vie avec ma famille », a-t-il expliqué.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Selon lui, en dehors des outils traditionnels fabriqués par un forgeron, il confectionne aussi d’autres articles. « Ici on confectionne des haches, des houes, des faucilles, des coupes-coupes… En dehors de ça, je confectionne aussi des arrosoirs, des seaux, des marmites et je répare aussi les radiateurs des véhicules », a fait savoir Mamadou Djouma Bah.

Dans l’exercice de son métier, le forgeron a fait savoir que les difficultés ne manquent pas. « On n’a pas suffisamment de moyens pour acheter des feuilles de tôles neuves pour confectionner les fourneaux et les arrosoirs. C’est pourquoi, on fait recours aux charpentiers qui nous revendent des morceaux de tôles à un prix supportable. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir ».

Plus loin, Mamadou Djouma Bah lance un appel à l’endroit des jeunes gens de se trouver un métier. « J’invite les jeunes à se trouver chacun un métier, de chercher où travailler et d’abandonner le vagabondage. C’est grâce à ce métier que j’ai aujourd’hui mes enfants, mon domicile où je mène modestement ma vie. Donc, j’exhorte tout le monde à prendre la vie au sérieux en cherchant à faire un métier pour vivre de sa sueur », conseille le forgeron.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Depuis Dalaba Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Mamou : le Fouta se souvient de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro à Porédaka

15 novembre 2019 à 18 06 19 111911

La commune rurale de Porédaka, dans la préfecture de Mamou, a été le théâtre d’une grandiose cérémonie de sacrifice à la mémoire de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro, résistant à la pénétration coloniale. Sur initiative du Haut Conseil des Anciens de Timbo, les neuf anciens diwés (provinces) du Fouta se sont retrouvés hier jeudi, 14 novembre 2019, à Porédaka pour rendre hommage à cet illustre combattant décédé les armes à la main, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour commémorer les 123 ans de la disparition de Sory, tué le 14 novembre 1896 sur les lieux, fils de l’Almamy Boubacar Biro, que le Haut Conseils des Anciens de Timbo a organisé cette cérémonie de sacrifice et lecture du saint Coran en collaboration avec les diwés du Fouta. Elle a eu lieu à Bomba, à quelques pas du village de Sâbâto, à environ 3 kilomètres du chef lieu de la commune rurale de Porédaka.

Des invités venus des quatre coins de la Guinée et de l’extérieur ont pris part à cet événement solennel. On notait aussi la présence des autorités administratives et religieuses de Mamou. Tous les neuf diwés du Fouta étaient représentés à cette cérémonie : Labé, Bhouria, Timbi, Timbo, Kébaly, Koïn, Kollâdhé, Fougoumba, et Fodé hadji.

De nombreux discours ont été prononcés pour rappeler la portée à a fois historique et symbolique de cette rencontre.

Des prières ont été dites pour le repos de l’âme de Sory, de son père Boubacar Biro, et de tous les combattants morts sur le champ d’honneur pour la défense de la Guinée contre les envahisseurs étrangers. Les mêmes vœux ont été formulés pour le bonheur et la prospérité du Fouta et de la Guinée entière.

Pour rappel, la célèbre bataille de Porédaka a eu lieu le samedi, 14 novembre 1896. L’Almamy Boubacar Biro Barry a croisé le fer avec les colons français, dirigés par le capitaine Muller, à Bomba. Trahi par une partie du Fouta grâce à la duplicité, à la politique du diviser pour régner des colons, Boubacar Biro va perdre son fils Sory à Bomba qui sera enterré là.

Boubacar Biro Barry, le dernier résistant à avoir pris les armes au Fouta contre les imposteurs, sera assassiné quelques jours plus tard à Bötoré, dans la préfecture de Niagara, à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Porédaka.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Manif du FNDC à Dalaba : « on n’a pas d’argent pour payer les gens, ils sont sortis avec conviction »

14 novembre 2019 à 19 07 33 113311

Les manifestations initiées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé se poursuivent à travers le pays. Si à Conakry la marche pacifique a été dispersée par les forces de l’ordre ce jeudi, 14 novembre 2019, elle s’est déroulée sans incident dans la ville de Dalaba, en Moyenne Guinée. La manifestation a provoqué la paralysie des activités dan la commune urbaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les boutiques et magasins sont restés fermés ce jeudi à Dalaba. Toutes les couches socioprofessionnelles ont pris part à la marche organisée par l’antenne locale du FNDC. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville. Ils ont scandé des slogans au 3ème mandat, au projet de nouvelle Constitution et au président Alpha Condé.

Après avoir arpenté les artères de la ville, les manifestants ont tenu des discours à la tribune de la mairie. Selon Bachir Bah, membre du bureau fédéral de l’UFDG Dalaba, point focal dudit parti de la fédération FNDC, a dit sa satisfaction face à cette forte mobilisation. « Nous sommes sortis aujourd’hui encore pour protester contre le tripatouillage de la constitution guinéenne. Quand Dalaba dit Oui, c’est Oui ; et quand Dalaba dit Non, c’est Non. Dalaba est à sa sixième marche aujourd’hui. Les six marches convoquées, Dalaba a répondu à toutes ces marches. A Dalaba ici nous, on n’a pas d’argent pour payer les gens. Les gens sont sortis avec conviction. Et vous voyez comment les manifestants sont heureux de sortir pour répondre à l’appel du FNDC », a-t-il fait remarquer.

Pour le coordinateur du FNDC à Dalaba, Docteur Saada Sow, les citoyens de Dalaba ne seront jamais favorables au 3ème mandat. « Nous manifestons pour dire Non à Alpha Condé, Non au tripatouillage de la constitution et Non au 3eme mandat. Dalaba n’est pas pour le 3ème mandat et les gens de Dalaba ne seront jamais pour le 3ème mandat », a lancé Dr Sow.

Dans la même lancée, Elhadj Tidiane Bah, le secrétaire fédéral de l’UFDG, a dénoncé les maux causés par le régime Alpha Condé avant de demander son départ. « Que Dieu nous sépare d’Alpha Condé. Ils nous ont tués, ils nous ont frappés, ils nous ont emprisonnés, ils ont détruit nos maisons, ils nous ont délogés. Rien ne nous reste dans ce régime d’Alpha Condé, sauf son départ », a-t-il martelé devant une foule compacte de manifestants.

Le FNDC en a profité pour annoncer une marche des femmes le mardi prochain, 19 novembre 2019.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 927/654 416 922

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Activités réalisées, gestion des ordures, perspectives : le maire de Dalaba à Guineematin

14 novembre 2019 à 6 06 57 115711

Le maire de Dalaba, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, en séjour dans la ville. L’autorité locale est revenue sur les activités réalisées par le conseil communal qu’il dirige depuis son installation, les difficultés rencontrées dans la gestion des ordures et les perspectives de la mairie pour l’année à venir.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait un an depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Dalaba. Comment se fait la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : la commune de Dalaba se porte très bien à l’heure où nous parlons. Ce conseil communal a 15 postes. Nous sommes là avec la mouvance, le PGRP et la liste indépendante. Depuis donc la composition de ce conseil communal, le 18 octobre 2018, nous travaillons de concert, en communion d’idées avec tous les conseillers ici présents. Depuis, nous travaillons la main dans la main pour le développement de la commune de Dalaba. A chaque fois qu’on se retrouve, nous voyons l’intérêt prioritaire, majoritaire, du développement de la commune. On se focalise sur les aspects positifs de développer la commune de Dalaba. Aujourd’hui, avec cet élan et l’esprit patriotique de chacun de nous, nous œuvrons dans l’entente et dans la transparente pour développer la commune en passant par les priorités au niveau des districts et quartiers.

Guineematin.com : après une année de gestion, que peut-on retenir de votre travail en termes de bilan ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à notre arrivée, nous avons trouvé que le bréviaire le plus important qui est le PDL (Plan de Développement Local) n’y était pas. Nous avons donc cherché sous peu de temps un PDL qui pourrait nous diriger pour que nous prenions en compte toutes les activités des districts et quartiers en passant par les priorités. Heureusement, ce PDL a été conçu. Mais tout récemment, nous avons eu effectivement des opportunités avec l’ANAFIC (Agence National de Financement des Collectivités). On a trouvé donc nécessité de revoir encore ce problème de PDL et avoir un PDL pour avoir un document plus consistant et positif, afin de pouvoir embrasser toutes les activités des quartiers et des districts. Nous avons donc, avec les critères de l’ANAFIC, repris le PDL. Nous avons fait le premier pas, actuellement on est sur l’écrit de ce PDL et nous pensons avoir fait un travail excellent parce que les équipes sont descendues dans les districts et secteurs pour recueillir les idées de la population sur tous les domaines qu’il faut effectivement revoir pour le développement de la commune.

Il y a eu le diagnostic, actuellement le comité qui est en train de préparer ce nouveau PDL est en train de faire la rédaction. Une fois que la rédaction finie, il y aura le forum que nous allons tenir pour convoquer toutes les parties prenantes afin de débattre et de faire ressortir maintenant les activités issues des rencontres au niveau des districts et les communes. Vers la fin du mois de décembre, on aura un PDL capable de donner la situation exacte de toutes les activités que nous pouvons mettre en œuvre pour le développement de la commune. En ce moment, on aura un PDL fiable, bancable, vendable. Un PDL qui aura pris les besoins de toute la population de la commune. Et nous serons mieux sités dans le cadre de l’orientation des activités qui se feront au niveau de la commune.

Guineematin.com : est-ce que la commune a un budget conséquent pour réaliser ses projets ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à l’allure des choses, on s’est rendu compte que le budget ne pouvait pas prendre en compte toutes les activités à réaliser. Mais, avec l’ANAFIC, nous avons bénéficié cette année d’un financement d’un milliard 200 millions et quelques francs. Avec ce montant, nous avons ciblé trois grandes priorités. Nous avons essayé de planifier la construction d’une école primaire dans le district de Dalaba Misidé, où les travaux sont à 80% d’avancement. Ensuite nous avons ciblé la villa Syli qui est une ancienne infrastructure rénovée par l’Etat mais qui n’a aucun équipement. Donc nous avons prévu l’achat d’un équipement très important pour pouvoir meubler la case et la grande maison.

En plus de ça, l’eau aussi faisait défaut dans certains secteurs. Là aussi, on a ciblé quatre secteurs prioritaires qui avaient des difficultés dans ce domaine. On a foré quatre forages, il y a eu de l’eau, les populations sont satisfaites. Ce sont ces activités là que nous avons prises et nous avons dit à l’Etat de nous assister. Et l’Agence Nationale de Financement des Collectivités nous a assistés à hauteur de 1 milliard 200 millions de francs guinéens. C’est ce qui a été réparti entre les trois secteurs. J’avoue que ça a été une bonne situation. Donc les forages sont au niveau de Hollandé, de Pellel, et Guillarou.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez généralement dans la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : vous savez, Dalaba est une belle cité et nous avons toujours œuvré pour que la ville soit propre. Les difficultés que nous avons, d’abord on n’a pas eu une ONG d’assainissement. C’est un ressortissant de Dalaba résidant en Allemagne qui nous a mis en contact avec une ONG basée à Kankan qui promettait de venir. Mais avec les moyens de bord, les ONG que nous avons là, promettent de prendre le problème d’assainissement en main. Nous avons une seule rivière qui traverse la ville, toutes ces ordures produites par les citoyens sont drainées dans cette rivière. Nous voulons donc chercher une institution qui va nous aider à curer cette rivière pour que les ordures issues des dépotoirs d’ordures soient drainées afin de faciliter la circulation de l’eau au niveau des caniveaux et au niveau de cette rivière.

J’avoue que ce problème d’ordures nous donne beaucoup à penser. Mais depuis que Guicopres est venu ici, tous les caniveaux ont été débouchés. Lorsqu’on aura les moyens de curer cette rivière, la situation des ordures sera beaucoup assainie. On a le dépotoir, on a un petit camion qui transporte les ordures. Comme le budget n’est pas consistant, il faut penser au carburant, il faut penser à l’entretien du véhicule et au payement des ramasseurs des ordures. Ce n’est pas facile. C’est pourquoi, dans la semaine, on passe deux fois pour ramasser les ordures dans la ville. Mais nous prévoyons maintenant une plus grande organisation au niveau même des familles. C’est-à-dire chercher à trouver des sacs pour chaque famille, fixer un petit quota mensuel avec les familles volontaires. Après on va ramasser même si c’est une fois ou deux fois dans la semaine…

Guineematin.com : quelles sont vos perspectives à court terme ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : puisque la commune à ses propres recettes même si elles ne sont pas très consistantes, nous voulons en 2020, cibler certaines actions qui sont en dehors des actions de l’ANAFIC. Nous pensons que les ressortissants aussi pourront nous assister. Voilà pourquoi nous prévoyons de convoquer un forum préfectoral au niveau de Dalaba pour que tous les ressortissants de Dalaba essayent de se donner les mains et faire le diagnostic de la vraie situation pour le développement de Dalaba et aider effectivement la commune à aller de l’avant. Une fois que cela est fait, on aura à vendre notre PDL un peu partout dans le monde pour que le budget soit un grand budget permettant de cibler certaines actions propres en dehors des actions de l’ANAFIC.

Entretien réalisé à Dalaba par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dalaba : la villa de Miriam Makéba dans un piteux état

13 novembre 2019 à 20 08 54 115411

Située au quartier Chargeur, à un kilomètre du centre ville de la commune urbaine de Dalaba, la villa de la Sud-Africaine, feue Miriam Makéba, est dans un état très mauvais état en ce moment. Cette villa, jadis somptueuse et très prisée, offrait l’hospitalité dans une ville au climat paradisiaque. De nos jours, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters en séjour dans la ville.

Selon nos informations, c’est dans les années 1970 que Miriam Makéba, artiste de renommée internationale et icône de la lutte contre l’Apartheid en Afrique su Sud, est tombé sous le charme de la ville de Dalaba. C’était à l’occasion d’une visite que « Mama Africa » a effectué sur les lieux en compagnie du président Ahmed Sékou Touré. C’est ainsi qu’elle avait à l’époque sollicité de s’établir là. D’où la construction de cette villa qui par le passé a accueilli de nombreux panafricanistes à l’image de Kwame N’Krumah, ainsi que des artistes venus des quatre coins du monde.

Aujourd’hui abandonnée à elle-même, cette bâtisse jetée aux oubliettes, n’a ni occupant ni gardien. Aucune trace de la clôture ou d’un quelconque portail n’est perceptible.

Portes et fenêtres complément rouillées, plafonds tombés par terre, toitures effondrées, murs moisis et décrépis… voilà l’état déplorable dans lequel se trouve la villa de Miriam Makéba, militante engagée dans la lutte contre l’Apartheid et chanteuse qui a émerveillé plus d’un mélomane à travers le monde.

Dans ce qui s’apparente à l’enceinte de la cour, des herbes sauvages et des lianes ont pris le dessus. Des herbes ont poussé sur la toiture où ce qui en reste. Au niveau de la terrasse, du rez-de-chaussée et à la rentrée principale, ce sont les bœufs et les moutons qui dictent leur loi. Fermées à l’aide de cadenas, les portes et les fenêtres sont complément rouillées.

Dans le voisinage, on entend des cris d’oiseaux de toutes sortes. Un monument en ruines.

Selon le témoignage de certains voisins, la maison n’a pas de gardien. « La personne qui veillait sur cette maison ne vient plus ici. En tout cas, nous, on ne voit personne ici. Mais, il parait que les moquettes et les meubles de la maison sont tous fermés dedans », a dit un citoyen de Dalaba sous anonymat.

La réalisation des infrastructures dans le cadre de la célébration des fêtes tournantes de l’accession de la Guinée à l’indépendance a permis à la ville de Dalaba de refaire sa toilette. Mais malheureusement, la villa de Miriam Makéba n’avait pas fait partie de ce lot au grand dam des habitants et des autorités locales.

En visite au Fouta en décembre 2018, le président Alpha Condé avait été interpellé sur le mauvais état de cette villa. Mais, monsieur Condé avait laissé entendre que les sud-africains s’étaient engagés à renouveler le bâtiment. « Nous avons voulu rénover la maison de Miriam Makéba, mais, l’Afrique du Sud nous a demandé gentiment, puisque le président doit venir, de les laisser rénover la maison de Miriam Makéba. C’est pourquoi, par gentillesse, nous laissons ça à l’Afrique du Sud », avait-il laissé entendre.

Depuis Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Mamou coupée de courant : les citoyens interpellent EDG

12 novembre 2019 à 9 09 22 112211

La ville de Mamou est dans le noir depuis le dimanche dernier, 10 novembre 2019. C’est une panne survenue sur la ligne de conduite de Garafiri qui aurait provoqué la coupure totale du courant dans la ville-carrefour. Préoccupés par cette situation, les citoyens lancent un appel à l’Electricité de Guinée (EDG), rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 48 heures, l’activité de maître Sow, soudeur au carrefour Kimbély, dans la ville de Mamou, est ralentie par le manque de courant. Une situation vraiment défavorable pour lui. « Nous, nous vivons de ce métier, et sans le courant on ne peut rien faire. Nous avons des groupes électrogènes mais ces groupes consomment beaucoup le carburant. Depuis 1958, nous sommes indépendants, on ne devrait plus avoir de problèmes d’électricité aujourd’hui. Nous demandons à l’Etat guinéen de multiplier les efforts pour en finir avec ces problèmes », a-t-il exhorté.

Aliou Diallo, candidat au prochain baccalauréat, est également affecté par cette coupure de courant. Aujourd’hui, il est inquiet que cette situation perdure. « Toute la journée, nous sommes à l’école. C’est la nuit qu’on peut avoir le temps de réviser nos leçons. Si maintenant le courant est coupé, on se demande comment on va réviser la nuit. Nous demandons à l’Etat de tout faire pour nous rétablir rapidement le courant parce que s’il n’y a pas de courant nous aurons du mal à bien réviser la nuit », a lancé cet élève.

Mamadou Kan, lui, a plutôt vu son activité s’accroitre ces derniers jours. Ce jeune-homme qui gère une entreprise de charge de téléphones portables à la gare routière de Conakry, gagne plus de clients aujourd’hui que d’habitude. « Je peux charger 20 à 30 téléphones par jour. C’est dans ce cas que je trouve les dépenses de ma famille. Le courant est une denrée indispensable aujourd’hui pour les citoyens. On ne peut se connecter, ni appeler si les téléphones sont déchargés. Donc, EDG doit revoir cette situation », a-t-il dit.

Interrogée sur cette situation, la direction d’EDG à Mamou annonce qu’une équipe est déjà en place pour chercher à résoudre le problème et rétablir le courant dans la ville.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/ 657343939

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« Bijouterie moderne de Dalaba » : Abdoulaye Diallo dénonce l’influence des produits chinois

11 novembre 2019 à 19 07 17 111711
Abdoulaye Diallo, bijoutier exerçant dans la ville de Dalaba

A l’image de plusieurs autres acteurs de l’artisanat guinéen, les bijoutiers se plaignent de l’envahissement du marché des produits chinois. Chose qui impacte négativement leurs activités. Abdoulaye Diallo, bijoutier exerçant dans la ville de Dalaba, s’est confié à un journaliste de Guineematin.com autour de cette situation.

Avec 30 ans d’expérience et un riche parcours, cet artisan connaît bien le métier de bijoutier pour en parler. « Depuis 30 ans, j’exerce ce métier. J’ai fait mon premier atelier à Koulé, dans la préfecture de Macenta. Après j’ai fait Sangarédi auprès d’un sénégalais. Ensuite, je suis allé en Guinée Bissau ou j’ai travaillé avec un malien. C’est après là-bas que je suis venu m’installer ici à Dalaba où j’ai fait au moins 12 ans », explique-t-il.

Dans son travail de tous les jours, Abdoulaye Diallo confectionne des colliers, des boucles d’oreilles et des bagues en or et en argent. « Nous partons à Pita pour acheter l’or et l’argent qui viennent du Sénégal. C’est ce que nous utilisons pour confectionner nos produits », souligne ce bijoutier, marié à 3 femmes et père de 5 enfants. Une famille qu’il a fondée grâce à son métier. Il dit avoir également 3 motos qu’il a achetées avec le fruit de son travail.

Mais aujourd’hui, notre interlocuteur constate avec amertume l’envahissement du marché guinéen par les chinois. Des produits de tout genre confectionnés en Chine et dont le coût est plus abordable inondent le marché. Ce qui affecte bien évidemment le travail des artisans locaux. « Nous avons de très bon articles. Mais, les Chinois ont fini de gâter notre marché. Ils ont fini d’envahir le marché guinéen avec leurs articles pacotilles colorés pour ressembler à de l’or ou de l’argent », regrette Abdoulaye Diallo.

A l’image de beaucoup d’autres artisans guinéens, ce bijoutier souhaite que les autorités du pays prennent des dispositions pouvant permettre de les protéger contre la concurrence « déloyale » chinoise.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Mosquée de Diaguissa, projet d’électrification, écoles…Elhadj Tahirou Sow à Guineematin

11 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Elhadj Mamadou Tahirou Sow

Vieille de trois cents (300) ans, la mosquée centrale du district de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été reconstruite et rouverte aux fidèles musulmans dans la journée du samedi, 09 novembre 2019. Les travaux ont été financés officiellement grâce à la contribution des résidents et amis de Diaguissa, mais elle n’aurait pas vu le jour sans l’implication personnelle d’Elhadj Mamadou Tahirou Sow, fils de terroir. Le généreux bienfaiteur, âgé de plus de 70 ans, a vécu successivement en Guinée, aux USA et en Norvège, a appris sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Outre ce projet de reconstruction de la mosquée centrale de Diaguissa, Elhadj Tahirou Sow s’est lancé depuis quelques années dans un projet d’électrification de Diaguissa. Dans un entretien accordé à des médias dont Guineematin.com, Elhadj Tahirou Sow a expliqué comment l’idée de reconstruire cette mosquée lui est venue en idée. Il a mis l’occasion à profit pour parler des projets à court terme qu’il ambitionne pour son district.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez pris part à l’inauguration de la mosquée centrale de Diaguissa, dont la quasi-totalité des travaux a été financée par vous. Qu’est-ce qui vous a amené à initier la construction de cette maison de Dieu en faveur de la population de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons débuté les travaux il y a environ 18 mois. Il me sera un peu difficile de donner un chiffre par rapport au coût de sa réalisation. Mais, retenez que c’est environ 250 mille dollars. J’ai observé que dans notre communauté, nous avons déjà construit suffisamment de belles maisons carrelées, comparées à toutes les belles villas des autres pays. Et, cela n’était pas en cohésion avec l’état de notre mosquée. J’ai pensé qu’il était incongru, il n’était pas cohérent que nous soyons dans de belles maisons alors que la maison de Dieu est désuète. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’interrompre tout ce que j’avais comme activités lucratives ; j’avais des chantiers à construire à Conakry, des immeubles par exemple, j’ai décidé de les arrêter jusqu’à ce qu’on termine la réhabilitation de la mosquée de Diaguissa pour laquelle nous avons la responsabilité.

Guineematin.com : quelles particularités cette nouvelle mosquée centrale de Diaguissa a pour coûter tout ce gros montant ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : disons que quand je travaille, j’aime bien ne pas copier intrinsèquement ce que font les autres. J’ai pensé que nous devons innover, faire des efforts de modernisation chez nous. C’est pour ça que je me suis dit que les mosquées de notre pays devraient elles aussi avoir la chance d’être remises à un niveau supérieur que la moyenne des mosquées guinéennes. Et, c’est pour ça que je n’ai pas lésiné sur les moyens, je suis allé en Turquie pour recruter des spécialistes pour venir nous aider à rénover la mosquée.

Guineematin.com : la réouverture de cette mosquée réjouit à plus d’un titre les populations de Diaguissa et même les visiteurs. Quel sentiment vous anime aujourd’hui après l’inauguration de cette mosquée ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours très agréable de voir la communauté heureuse, de pouvoir se retrouver dans une mosquée un peu plus moderne, ça nous fait réjouir, ça nous donne beaucoup de plaisir. Moi-même je me rends compte que l’effort qui a été fourni n’était pas vain. C’est toujours un plaisir de savoir que l’effort fourni a produit de bons résultats.

Guineematin.com : toutes les personnalités qui ont pris part à l’inauguration de cette mosquée pensent aujourd’hui que c’est un bel exemple dont tous les Guinéens devraient s’inspirer. Est-ce que vous avez un message dans ce sens à nos compatriotes ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : mon message va beaucoup plus à l’endroit des résidents relativement riches pour ainsi dire et envers les expatriés relativement aisés. Je recommanderai qu’ils fassent un effort supplémentaire en vers les efforts de solidarité dont nous avons besoins. Je pense qu’on devait faire beaucoup plus d’efforts pour pouvoir travailler en commun, ensemble, pour pouvoir moderniser davantage nos communautés, notamment les ouvrages publics tels que les mosquées, les écoles, les infrastructures de santé. Nous devons faire beaucoup plus de sacrifices plus que nous le faisons aujourd’hui.

Guineematin.com : on sait que vous portez depuis un moment un projet d’électrification de Diaguissa. Où en êtes-vous sur ce projet ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours un plaisir de se retrouver chez soi, surtout que l’âge de la force physique est arrivé à ses plus grandes faiblesses. C’est toujours bon de rester à côté et dire qu’on peut mettre le reste de son énergie à la disposition de sa population. C’est pour cela qu’en plus des efforts qui ont été faits dans la mosquée, nous avons aussi fait des efforts au niveau de l’électrification rurale. Nous avons électrifié environ une trentaine de villages à Diaguissa, nous avons fait beaucoup d’efforts de reboisement, nous avons également fait des efforts envers la radio communautaire. Donc, toutes ces activités nous aident à remonter le niveau de vie de la population de Dalaba.

Guineematin.com : parlant toujours de ce projet d’électrification de Diaguissa et ses environs, on apprend que vous avez été confronté à d’énormes difficultés. Dites-nous, qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : il faut savoir qu’il y a deux choses. Premièrement, lorsque je suis rentré de l’étranger et que je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de faiblesse d’énergie chez nous, j’ai décidé de travailler dans le sens de réhabiliter l’énergie à Diaguissa. J’ai fait faire des recherches par des spécialistes hydrauliciens qui ont détecté des endroits où on pouvait faire des barrages hydroélectriques. J’ai travaillé pendant longtemps avec les services techniques concernés en Guinée, notamment au niveau du ministère de l’Hydraulique pour pouvoir obtenir les autorisations nécessaires pour pouvoir monter un barrage. Cela, afin de non seulement servir la population en électricité, mais aussi essayer de monter des petites unités, des petits pôles de développement économique. Malheureusement, le dossier est resté perdu dans les méandres de la bureaucratie connue. C’est pour cette raison que nous nous sommes contentés de nous raccorder au réseau national, de monter les poteaux et alimenter la population en électricité sans pouvoir réaliser l’ambition qu’on avait de développer des petites énergies autour d’un barrage hydroélectrique. Sinon moi, je pense qu’autant on a libéralisé la communication, nous avons plus de cinq réseaux de télécommunications privées, ce qui a désenclavé le système de communication du pays, je pense que de la même façon, on devrait libéraliser l’énergie de manière à pouvoir donner la possibilité aux citoyens de pouvoir développer des énergies pour des villages, pour des préfectures, des sous-préfectures, de pouvoir alléger un peu le rôle de l’Etat qui veut prendre en charge la totalité de ces efforts financiers et ces efforts d’équipements.

Guineematin.com : est-ce que vous avez aujourd’hui des projets à court termes allant dans le sens du développement de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons sur la table beaucoup de petits projets. Mais, ce sont des projets qui vont vers l’école, vers la santé, vers les routes, vers le reboisement, des projets qui assistent la population à améliorer son niveau de vie.

Entretien réalisé à Diaguissa par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dalaba : inauguration de la mosquée de Diaguissa

10 novembre 2019 à 13 01 51 115111

Vieille de 300 ans, la mosquée centrale de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été rouverte aux fidèles musulmans hier, samedi 09 novembre 2019, après sa reconstruction. Réalisés pendant 18 mois (depuis le mois de mars 2018), les travaux de reconstruction de cette grande mosquée centrale de Diaguissa ont coûté environ 250 mille dollars à Elhadj Tahirou Sow (fils de la localité), aux ressortissants et amis de Diaguissa.

La cérémonie d’inauguration de cette maison de Dieu a enregistré la présence des autorités régionales de Mamou, des représentants du Secrétariat Général aux Affaires religieuses, des autorités préfectorales, religieuses et administratives de Dalaba, des députés, de l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara et de plusieurs fidèles, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Désormais cette mosquée dispose de quatre grands minarets, environ 400 places, des toilettes, une place aménagée pour les ablutions, des tapis de prière et autres matériels importés de Turquie. Ce qui a émerveillé tous les visiteurs et fidèles fortement mobilisés ce samedi à Diaguissa.

Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et 1er vice-maire de la CU de Dalaba

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et premier vice-maire de la commune urbaine de Dalaba a dit sa joie de recevoir tous ceux qui ont assisté à la cérémonie. L’élu local a magnifié et encouragé les liens de solidarité entre les fils de Diaguissa avant de remonter l’histoire de cette grande mosquée. « La mosquée centrale de Diaguissa a été construite vers les années 1 700 et a connu sa cinquième rénovation. Cette rénovation a été entièrement financée par les ressortissants, résidants et amis. Cette mosquée a les dimensions suivantes : 15 mètres de long sur 11 mètres de large. Notre communauté de Diaguissa a toujours œuvré pour l’unité et la paix dans le respect de la dignité humaine. Soyez rassurés que nous ne ménagerons aucun effort pour que le développement et la paix profitent à nous tous dans la fraternité », a promis Elhadj Saïdou Sow.

Alpha Aboubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

De son côté, le préfet de Dalaba, Alpha Aboubacar Kaala Bah, a salué cet engagement des ressortissants d’investir autant d’argent pour le rayonnement de chez eux. « Cette mosquée a été construite dans ma localité, à Dalaba. C’est une maison de Dieu où tout le monde vient prier. J’encourage les fils et ressortissants de faire autant dans tout le pays. C’est ce que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a recommandé, que chacun travaille dans sa localité. Ça prouve que la décentralisation existe bien à Dalaba », a indiqué la première autorité de la préfecture.

Kabiné Komara, ancien Premier ministre

Présent à la cérémonie, en compagnie de ses enfants, l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara, a dit avoir tiré trois enseignements à travers la reconstruction de cette mosquée. « Mes enfants et moi-même avons été invités par notre ami Thaïrou Sow pour participer à ce magnifique évènement qui concerne l’inauguration de la grande mosquée de Diaguissa. Je dois dire que j’ai été impressionné par trois éléments. D’abord, autour de cet évènement, il y a un rassemblement de toutes les catégories de personnes, des citoyens Guinéens, de toutes les religions mêmes parce qu’il y a d’autres confessions qui sont là, de toutes les régions. Et, ce sentiment de voir tous les Guinéens communier comme ça, c’est extrêmement réjouissant. Deuxièmement sentiment, c’est la qualité du travail qui a été fait, que d’investir comme ça dans son terroir donne à réfléchir et inciter d’autres à faire mieux. Et, le troisième sentiment, c’est l’exemple que ça donne aux Guinéens de se donner la main pour se réunir et bâtir les choses dans la paix dans la concorde. Je souhaite que ça inspire tout le monde pour que notre pays puisse aller de l’avant », a-t-il souhaité.

Ibrahima Ousmane Bah, imam de la mosquée turque de Bambéto

Au nom du secrétariat aux Affaires religieuse, l’imam de la mosquée turque de Bambéto (Conakry), Ibrahima Ousmane Bah, a dit avoir été impressionné par la qualité du matériel qui a été utilisé pour construire cette mosquée. « C’est un sentiment de satisfaction totale qui m’anime. Cela par rapport à ce que nous venons de voir, par rapport à l’organisation, par rapport à la construction de cette très belle mosquée. La construction de cette belle mosquée va en droite ligne avec la politique du gouvernement en matière de gestion des activités religieuses confiées au Secrétariat aux Affaires religieuses. Nous voyons une très belle mosquée qui va non seulement servir de lieu de rassemblement pour magnifier la grandeur d’Allah à travers les 5 prières. Ensuite, un lieu où on va prêcher l’islam, où on va enseigner l’islam, un lieu aussi où on va consolider la paix, la quiétude sociale, choses qui sont vivement recommandées à travers les enseignements du saint Coran et la traduction du prophète (paix et salut de Dieu sur lui). Nous avons vu que lorsque les citoyens s’unissent, ils peuvent mieux faire. Vous voyez l’esthétique de la mosquée qui n’a rien à envier à la mosquée turque de Conakry que j’ai l’honneur de présider. Quand je suis rentrée, on dirait que j’étais dans cette mosquée (…). C’est un exemple à suivre pour les autres ressortissants des autres localités de notre pays. Ensemble, nous pouvons beaucoup faire sans nous attendre à l’aide extérieure ; car, nous avons des gens qui non seulement ont les moyens, mais qui ont aussi la volonté de bien faire pour leur communauté ».

De Diaguissa, Dalaba, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Dalaba : le FNDC dénonce les assassinats ciblés et exige la libération des détenus

7 novembre 2019 à 18 06 29 112911

Les manifestations contre le projet de 3ème mandat se poursuivent en Guinée. A l’image de Conakry et Boké, la ville de Dalaba n’est pas restée en marge de cette protestation dans la journée de ce jeudi, 07 novembre 2019. De nombreux membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Dalaba y ont exprimé leur opposition au projet de nouvelle constitution tout en dénonçant les assassinats ciblés dans notre pays, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La ville de Dalaba a été paralysée ce jeudi à l’occasion de la manifestation du FNDC. Boutiques et magasins sont restés fermés. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville avant de terminer leur parcours à la tribune de la mairie où ils ont tenu des discours dénonçant certains maux qui minent la Guinée en ce moment.

Au cours de ce trajet, les manifestants détenaient des banderoles où on pouvait lire : « Non au 3ème mandat ! Non à la nouvelle Constitution ». Ils ont scandé des slogans hostiles au président Alpha Condé et aux promoteurs du 3ème mandat.

Hadja Hawa Diallo, députée de l’UFDG et membre du FNDC, a donné des détails sur les raisons de cette marche. « Nous sommes sortis pour dire non seulement non aux tueries arbitraires et ciblées dans une seule zone, mais aussi demander la libération de nos camarades kidnappés à leurs domiciles et condamnés de façon arbitraire. Donc, nous sommes sortis pour ça et Dalaba dit non au 3ème mandat, non à la modification de la constitution », a-t-elle lancé.

Plus loin, la députée a dénoncé l’attaque du cortège funèbre du 04 novembre dernier à Conakry qui a coûté la vie à d’autres civils innocents. « Ce jour, nous, on était dans la mosquée de Bambéto où les agents de forces de l’ordre sont venus pulvériser l’intérieur de la mosquée. Ils ont pulvérisé le cimetière, ils ont tué des gens lorsqu’on organisait une marche funèbre pour enterrer 11 de nos enfants. Monsieur Alpha Condé a dit qu’ailleurs, il a vu qu’on a tué, mais ils ont modifié la constitution. Mais, la Guinée dit non, non et non pour la modification de la constitution. Nous on est pour une alternance en 2020 ».

Pour sa part, Docteur Saada Sow, coordinateur du FNDC de Dalaba, a demandé la libération des responsables du mouvement détenus en prison. « Nous demandons la libération de monsieur Abdourahmane Sanoh, de Sékou Koundouno, de Elie Kamano, de Ibrahima Diallo et de tous les détenus. Nous nous inclinons aussi devant la mémoire des morts, injustement tués par les forces de sécurité ».

Quant à Ahmed Tidiane Bah, il a exprimé sa vive préoccupation devant les violations récurrentes des droits de l’Homme dans notre pays. « J’ai une très grande inquiétude pour ce pays parce que les droits de l’Homme et la démocratie ne sont pas du tout respectés. On est loin d’être un pays de droit. On tue les hommes comme des singes. Cela ne nous fait pas plaisir. On tue nos enfants, nos frères. Alors, ce régime d’Alpha Condé, on en a marre. C’est un régime impitoyable, un régime sanguinaire dont nous ne sommes pas du tout satisfaits », a-t-il martelé.

Depuis Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél : 620 589 527/654 416 922

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Prévention des conflits : plusieurs jeunes filles et garçons outillés à Mamou

26 octobre 2019 à 12 12 11 101110

Un atelier sur la mobilisation et l’implication des jeunes hommes et femmes dans la prévention des conflits pour une paix durable s’est tenu cette semaine à Mamou. Il a été organisé par le Groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et le Sahel, une plateforme mise en place par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). L’objectif est de responsabiliser davantage la jeunesse guinéenne et l’amener à s’engager dans la préservation de la paix et la quiétude sociale dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet atelier de trois jours (du 21 au 23 octobre 2019) a été organisé dans le cadre d’un projet initié par l’UNOWAS et concernant trois pays : la Guinée, le Benin et le Togo. « Ce projet vient pour nous conscientiser et interpeler les jeunes de ces pays. Nous savons que nos marches se transforment souvent en violences, on n’a pas encore intégré la manifestation pacifique », a souligné Makalé Soumah, présidente de l’antenne du réseau Ouest-africain des jeunes filles/femmes leaders de la CEDEAO (ROAJELF).

Selon elle, « ce projet cible 15 préfectures du pays à tensions. Donc ce sont les conducteurs taxis motos, les syndicats et les journalistes qui sont invités. Nous devons éviter, nous jeunes, les violences. Nous devons apprendre à être responsables. On ne peut pas confier une responsabilité à un irresponsable. Il est important d’éviter les violences, les violences n’arrangent rien. Soyons responsable, construisons notre pays », a lancé Makalé Soumah.

Le gouverneur de Mamou s’est fait représenter à la cérémonie d’ouverture des travaux par son chef de cabinet, Bernard Mara. Après avoir souhaité la bienvenue aux organisateurs et participants, il interpellé les jeunes de Guinée sur la nécessité d’éviter les violences. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la cordiale bienvenue dans la ville carrefour. Vous jeunes, vous jouez un rôle prépondérant.

On parle de conflits si les opinions sont diverses. Et vous les jeunes, vous êtes en première ligne. Si on dit marche en Guinée, cela se transforme souvent en violences … Donc c’est le moment et le lieu de dire aux jeunes que sans paix, pas de développement. Nous vous invitons à suivre attentivement ces enseignements », a-t-il conseillé aux participants.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Manifestation contre un 3ème mandat en Guinée : ce qui s’est réellement passé à Pita

25 octobre 2019 à 19 07 52 105210

Le communiqué du gouvernement guinéen diffusé hier, jeudi, 24 octobre 2019, et annonçant des dégâts collatéraux de la marche pacifique du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) aux préjudices des locaux du commissariat central de police de Pita et certains policiers de cette localité relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou n’est pas vérifiable sur le terrain et ne saurait être conforme à la réalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com, en Moyenne Guinée.

Plusieurs citoyens de la préfecture de Pita en particulier, et de nombreux observateurs de la Moyenne Guinée en général ont été surpris d’apprendre hier, jeudi, 24 octobre 2019, en début de soirée, à travers un communiqué du gouvernement guinéen qu’au cours de la manifestation organisée dans la commune urbaine par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), le commissariat central de police a été attaqué par des manifestants et que des agents de ce service ont été blessés.

En réalité, cette marche pacifique qui a connu une grande mobilisation populaire s’est déroulée sans incident tout au long du parcours suivant : devanture, djissouma, devanture, bloc administratif préfectoral et devanture.

Selon des informations recueillies alors auprès de certains acteurs de la société civile et cadre de l’administration préfectorale immédiatement après la diffusion du communiqué du gouvernement guinéen, c’est après la marche pacifique, au moment où les organisateurs ont dispersés les manifestants et se sont séparés avec un sentiment de satisfaction, que des enfants incontrôlés sont allés lancer quelques pierres en direction du commissariat central de police.

Ne sachant pas s’il s’agit de provocation isolée ou d’acte structuré, les policiers trouvés sur les lieux ont tiré trois (3) coups de sommation qui ont alerté le Khalif du Foutah Djallon, Elhadj Mamadou Bano Bah, secrétaire préfectoral des Affaires Religieuses. Ce notable de la région est immédiatement venu aux nouvelles et a fini par chasser les enfants concernés des parages du commissariat central de police de Pita.

En terme de constat, aucun dégâts n’a été enregistré ni sur les engins stationnés devant le commissariat, ni sur l’infrastructure. Et les coups de sommation n’ont touché aucun manifestant.

C’est donc à la grande surprise générale que l’opinion locale a suivi le contenu du communiqué du gouvernement guinéen à ce sujet.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : pari réussi pour le FNDC-Mamou

24 octobre 2019 à 18 06 20 102010

L’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou a réussi à relever tous les défis liés à sa manifestation de ce jeudi, 24 octobre 2019. D’abord celui de la mobilisation, mais aussi celui qui consistait à faire en sorte que la marche soit vraiment pacifique.

Selon le constat du correspondant de Guineematin.com dans la ville, les habitants de Mamou ont répondu massivement à l’appel du FNDC. Une immense foule a défilé dans les rues de la ville pour dénoncer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé et exiger la libération des leaders du FNDC condamnés par la justice guinéenne et détenus à la maison centrale de Conakry.

Dans les rangs des manifestants, on pouvait entendre des slogans comme « A bas la nouvelle constitution », « Non au 3ème mandat », « Nous sommes fatigués de la corruption, de la division, des détournements, des tueries », « Nous demandons au Professeur Alpha Condé d’aller se reposer »

La marcheurs sont partis du carrefour Labo sur la route commerciale, ils ont traversé le carrefour Luna, la route du Niger, le cinéma Poudrière, le carrefour Bademba pour revenir au carrefour Labo où ils ont tenu un meeting. Prenant la parole, la députée uninominale de Mamou, Djessira Traoré, a salué une mobilisation sans commentaire.

Honorable Djessira Traoré, députée uninominale de Mamou

« Cette manifestation sans commentaire montre combien de fois Mamou, ville mosaïque, s’oppose à la nouvelle Constitution. Ça ne marchera pas, nous demandons au Professeur (Alpha Condé, ndlr) d’aller se reposer honorablement après la fin de son second mandat. Le Professeur tente de dribbler les Guinéens mais qu’il sache que nous sommes aux aguets. Cette marche pacifique très posée n’a enregistré aucun incident. S’ils nous laissent manifester, il n’y aura aucun problème », a dit l’élue de l’UFDG.

Mamadou Aliou Madina Diallo

De son côté, Mamadou Aliou Madina Diallo, le coordinateur régional du FNDC à Mamou, a remercié les citoyens pour leur mobilisation avant d’appeler à la poursuite du combat jusqu’au bout. « Je remercie toutes et tous d’avoir accepté de venir participer à cette manifestation organisée et civilisée. C’est pour dire à ceux qui violentent les manifestants que nous sommes un peuple civilisé, engagé pour le bien-être de chaque guinéen. C’est pourquoi la semaine dernière, on a eu raison sur les forces de défense et de sécurité.

Le gouverneur et le préfet sont venus ici par nomination, mais nous nous sommes des autochtones, ils vont partir en nous laissant ici. Le peuple a le droit de résister face à la répression. Et tant que le Professeur Alpha Condé n’abandonne pas son projet, nous allons continuer ces marches pacifiques. Une fois encore merci à vous. Ne détruisez rien et sauvons nos acquis », a lancé le leader local du Front National pour la Défense de la Constitution.

Après le meeting, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Les organisateurs promettent de déposer prochainement un courrier à la mairie pour une nouvelle manifestation dont la date n’est pas encore annoncée.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Manifs du FNDC : forte mobilisation dans les rues de Mamou

24 octobre 2019 à 11 11 59 105910

Les habitants de Mamou ont fortement répondu à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. De nombreux citoyens de la ville sont descendus ce matin dans la rue pour exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tôt ce jeudi, 24 octobre 2019, les opposants au changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ont rallié le carrefour Labo, le point de départ de la marche organisée par le FNDC. Une manifestation qui, contrairement à celles de la semaine dernière, a été autorisée par les autorités locales. Très nombreux, les manifestants, emmenés par la députée uninominale de Mamou, Djessira Traoré, défilent pacifiquement dans les rues de la ville sous l’encadrement des forces de l’ordre.

Certains arborent de T-Shirts de couleur rouge portant la mention « Non au 3ème mandat » avec des foulards rouges noués autour de la tête. D’autres tiennent des pancartes sur lesquels sont écrits des slogans comme « Non au 3ème mandat », « Non au référendum », « Libérez les manifestants »…Tous scandent le même slogan en langue soussou « Amoulanfé » et en langue peule « Gassata ». Ce qui signifie ça ne marchera. Allusion faite au projet de troisième mandat de l’actuel chef de l’Etat guinéen.

A suivre !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Construction du stade de Bodié (Dalaba) : le maire soupçonné de détournement

23 octobre 2019 à 8 08 32 103210
Elhadj Amadou Diouldé Bah, maire de la commune rurale de Bodié

Elhadj Amadou Diouldé Bah, maire de la commune rurale de Bodié, élu sous la bannière de l’UFDG, dans la préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou est accusé de détournement de fonds prélevés sur l’enveloppe financière allouée à la construction du Stade Sory Kandia Kouyaté de sa collectivité rurale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il y a presque 72 heures depuis qu’un jeune du nom de Mamoudou Loopewol Baldé a posté ce message sur sa page Facebook : « je suis déçu à plus d’un titre, chers parents, regardez cette démagogie orchestrée par la mairie de Bodié, pour détourner les fonds de fonctionnement de la construction du stade Elhadj Sory Kandia Kouyaté de Bodié. Ils ont décidé de remplacer les barbelés du haut du mur par des briques. Et, pire, ils ont remplacé le mur de la cour qui devrait être faite en ciment, selon le contrat signé, par un mur qui date de plus de 20 ans construit par feu Kissinger…. Bodiéens et bodiéennes, ensemble donnons-nous la main pour dénoncer et empêcher ça, car les fonds ont été donnés », a-t-il écrit.

Contacté dans l’après-midi d’hie, mardi 22 octobre 2019, le maire de la commune rurale de Bodié, Amadou Diouldé Bah a confirmé au téléphone de Guineematin.com que le Dossier d’Appel d’Offre (DAO) prévoit effectivement les barbelés sur le mur de clôture du stade et l’utilisation de briques en ciment pour l’ouvrage.

« Après analyse, nous avons trouvé qu’il n’est pas intelligent de mettre des barbelés sur le mur de clôture d’un stade pour deux raisons : d’abord, ces barbelés peuvent banalement déchirer les ballons, ensuite, en cas d’incident, le public sportif ne pourra pas grimper le mur pour se sauver. Dans ces conditions, on peut vivre un drame » a-t-il justifié son option.

Sur cette question, un observateur averti donne raison au maire de la commune rurale de Bodié dans le fonds.

« On ne met pas de barbelés sur le mur d’un stade. On le fait pour le mur d’un camp militaire, une prison ou une concession privée. Peut-être qu’il n’a pas su s’y prendre dans la forme » a soutenu notre interlocuteur sous le couvert de l’anonymat.

Parlant des briques en terre stabilisée qui daterait de plus de 20 ans, le maire de la commune rurale de Bodié, Amadou Diouldé Bah a précisé qu’il s’agit du mur de la concession privée contiguë au stade.

« Le propriétaire de la concession n’a pas accepté qu’on casse son mur pour le remplacer par un mur fait de briques en ciment. Il s’est montré très agressif quand nous lui avons posé le problème. Nous avons décidé alors de laisser tomber. Mais, les autres parties de la clôture du stade sont faites en ciment » rassure-t-il.

Par ailleurs, il convient de signaler que, selon le Dossier d’Appel d’Offre (DAO), il s’agit d’une clôture de 480 mètres linéaires pour un cout global de réalisation estimé à un peu plus de 650 millions de francs guinées, financés par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

Il semble alors que suite au poste de Mamoudou Loopewol Baldé, les jeunes de la localité avaient organisé une manifestation de protestation avec des pancartes contre les autorités communales.

« Ils voulaient même détruire le mur. Le sous-préfet a alerté le préfet de Dalaba qui a immédiatement dépêché à Bodié une équipe d’intervention. Mais, les agents qui sont venus n’ont pas été à la hauteur. Ils se sont mis à négocier. Mamoudou Loopéwol a promis de se rendre à Dalaba de lui-même. Moi, j’ai décidé personnellement de porter plainte contre le jeune Mamoudou. Ma plainte a été remise aux agents qui sont venus pour la Justice de Paix de Dalaba » a-t-il conclu notre conversation.

Sur la moralité de ce maire, je me permets de partager une anecdote que j’ai apprise sur Amadou Diouldé Bah avant même son élection à la tête de la mairie de Bodié.

« Une de ses cousines avait confié 5 millions de francs guinéens à cet enseignant. Cinq (5) ans après, cette dame qui servait en ce moment à l’hôpital de Gueckédou est revenu trouver son argent intact. Aucun billet n’avait été remplacé.»

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mamou : la mairie (UFDG) s’opposera-t-elle à la manifestation du FNDC contre un 3ème mandat ?

21 octobre 2019 à 20 08 46 104610

Comme annoncé précédemment, le front national pour la défense de la constitution a programmé une nouvelle manifestation le jeudi prochain, 24 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Et, en prélude de cette « manifestation nationale » contre un troisième mandat et la nouvelle constitution en Guinée, l’antenne du FNDC à Mamou a adressé ce lundi une lettre d’information à la mairie de Mamou, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Selon des responsables du FNDC dans la ville carrefour, cette lettre d’information se trouve déjà dans le bureau du maire. « Nous avons écrit aujourd’hui à la commune. Elle a confirmé la réception de la lettre qui se trouve déjà sur la table du maire », a confié Mamadou Aliou Madina Diallo.

Mais, de sources proches de la mairie, cette lettre du FNDC a peu de chances de prospérer. Car, la lettre d’information pour la manifestation anti-3ème mandat aurait été rejetée par la préfecture, autorité de tutelle de la mairie.

« Dès que le FNDC a déposé la lettre à la commune, le maire l’a prise pour l’envoyer à la préfecture. Et, la lettre a automatiquement été rejetée par l’autorité de tutelle », a indiqué au téléphone de Guineematin.com une source proche de la mairie.

Amadou Tidiane Diallo

Pour l’heure, toutes nos tentatives de joindre le maire, Elhadj Amadou Tidiane Diallo (élu sous la bannière de l’UFDG, la principale formation politique d’opposition en Guinée et membre du FNDC) sont restées vaines.

Rappelons que les manifestations de la semaine dernière avaient fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (plus d’une trentaine selon une source médicale), 42 personnes interpellées et d’importants dégâts matériels dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre!

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : un jeune homme retrouvé mort dans une rivière

19 octobre 2019 à 15 03 26 102610

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé hier, vendredi 18 octobre 2019, dans une rivière à Mamou. Ni son identité encore moins les circonstances de sa mort n’ont été élucidées, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

C’est à la rivière Mamouwol, au quartier Boulbinet, dans la commune urbaine de Mamou que cette découverte a eu lieu. Sakamissa Camara, le président du conseil de quartier de Boulbinet, a informé les autorités communales qui ont pris des dispositions pour repêcher le corps et l’envoyer à l’hôpital pour une autopsie.

« J’étais au marché lorsqu’on m’a appelé pour m’informer de la découverte d’un corps sans vie à la rivière Mamouwol. Je me suis rendu sur les lieux pour constater les faits. Ensuite, j’ai appelé le maire qui a dépêché une équipe avec les sapeurs-pompiers, on a repêché le corps. Nous allons voir comment retrouver sa famille. Sinon les autorités vont nous remettre le corps et nous allons nous en occuper », a indiqué le chef de quartier.

Mamadou Alpha Barry, vice maire de la commune urbaine de Mamou, qui s’est rendu sur les lieux, a regretté cette perte en vie humaine. Selon lui, la mairie attend le résultat de l’expertise médicale pour décider de la suite à donner à cette affaire. « Nous sommes vraiment peinés, c’est vraiment une désolation. C’est une perte pour sa famille et pour Mamou. On attend le travail de l’hôpital avant de prendre une décision », a-t-il dit.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Sanglante répression des manifestations à Mamou : Hon. Djéssira Traoré accuse le camp militaire

18 octobre 2019 à 11 11 40 104010
Honorable Djéssira Traoré, députée uninominale de Mamou

La députée uninominale de Mamou s’est exprimée ce jeudi, 17 octobre 2019, sur les violences enregistrées ces derniers jours dans la ville carrefour, en marge des manifestations de rue lancées par le front national pour la défense de la constitution (FNDC). Très remontée contre les autorités administratives de Mamou, qu’elle accuse de nourrir une haine viscérale contre leurs administrés, l’honorable Djéssira Traoré dit que la situation dangereuse que vivent actuellement les habitants de Mamou est imputable à la gouvernance du président Alpha Condé.

Pour l’élue de Mamou à l’Assemblée nationale, qui a accordé un entretien téléphonique à Guineematin.com, la situation actuelle de la Guinée est « grave » et « dangereuse ». Mais, précise l’honorable Djéssira Traoré, « cette situation sera imputée à la gouvernance du président Alpha Condé, qui veut systématiquement violer la constitution. Une constitution sur laquelle il a juré par deux fois, de respecter et de faire respecter ».

Parlant de la situation particulière de Mamou où les échauffourées qui ont éclaté en marge des manifestations du FNDC ont fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (dont certains par balles), des dégâts matériels importants et plusieurs personnes interpellées par les forces de l’ordre, la députée uninominale de Mamou accuse les autorités administratives de la ville carrefour d’avoir mis à contribution l’armée pour réprimer les manifestants dans le sang.

« Les autorités ont sorti les hommes du camp militaire pour aller faire une répression sanglante sur les populations de Mamou. Mais, c’est le président Alpha Condé qui a occasionné tout cela. Parce que c’est lui qui veut, à tout prix, violer la constitution… Vous savez, les autorités ont une haine viscérale contre la population de Mamou qui ne veut pas d’un changement de constitution. Dès que les enfants sortent, on les réprime. Et, quand vous réprimez quelqu’un qui est en colère, il réagit. Et, le résultat ne sera pas une bonne chose », a indiqué l’honorable Djéssira Traoré.

Lors d’une sortie médiatique hier, mercredi 16 octobre 2019, le gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait dit que « ce sont des gens infiltrés, payés et venus de Conakry qui sont derrières les échauffourées » enregistrées en début de cette semaine à Mamou.

Mais, la députée uninominale de Mamou estime que la première autorité de la région de Mamou n’a pas dit la vérité sur toute la ligne.

« Moi, à la place du gouverneur, si j’ai des informations de ce genre, je vérifie et dans ma déclaration, je donne des noms. Il faut être très honnête. Vraiment, le gouverneur n’a pas dit la vérité sur toute la ligne. Un homme de son âge ne doit pas dire du n’importe quoi sur les antennes des radios ou dans les journaux. C’est très déplorable », a dénoncé l’honorable Djéssira Traoré.

S’agissant de son absence remarquée (qui lui vaut de nombreuses critiques actuellement sur les réseaux sociaux) à Mamou lors de ces manifestations contre un 3ème mandat (alors que son homologue de Labé était sur le terrain auprès de ses électeurs), la députée uninominale de Mamou a indiqué qu’elle était au chevet d’une malade à l’hôpital Donka.

« Je suis présentement à Conakry. J’avais une malade à Donka ; et, c’est hier (mercredi) qu’elle est sortie de cet hôpital. Elle n’a même pas pu arriver chez moi, à Hamdallaye. Elle est partie en ville (à Kaloum), parce que c’était plus proche. Donc, je n’ai pas eu le temps d’aller à Mamou parce que j’étais avec cette malade. Mais, je ne pensais pas qu’il y aurait eu une telle situation là-bas. Il y a aussi le fait que les routes étaient barricadées, il n’y avait pas de passage. Mais, de toutes les façons, j’ai pu dépêcher un avocat pour défendre la constitution. Parce que défendre ceux qui ont été arbitrairement réprimés, arrêtés et emprisonnés, c’est défendre la constitution. Donc, Maître Lazard est allé à Mamou pour défendre la constitution. Il est parti avant-hier (Mardi) à Moto, jusqu’à Mamou », s’est défendue l’honorable Djéssira Traoré.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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