Déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2 : « c’est sauvage », dit un élu de l’UPR

18 mars 2019 à 9 09 38 03383

Elhadj Mamadou Kaaly Bah, le maire de la commune rurale de Gongoré, dans la préfecture de Pita, est préoccupé par le déguerpissement en cours à Kaporo Rails et Kipé 2, à Conakry. L’élu de l’UPR s’est prononcé sur le sujet à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com et d’autres médias.

Visiblement révolté par ce qui se passe à Kaproro Rails et Kipé 2 où des milliers de personnes ont été déguerpies et leurs maisons démolies, Elhadj Mamadou Kaaly Bah estime que l’Etat avait d’autres moyens d’action pour ne pas en arriver là.

« Ce qui se passe à Kaporo Rails n’est pas correcte, ce n’est pas normal. L’Etat aurait pu utiliser d’autres méthodes, puisqu’un Guinéen est égal à un Guinéen. Ce qui s’est passé à Kaporo Rails, c’est sous les yeux de l’Etat. L’Etat avait tous les moyens de sécuriser son domaine et d’empêcher que les gens ne viennent y mettre leurs petites économies, accumulées des dizaines d’années durant.

Mais l’Etat a laissé faire. Même si c’est illégal, il a laissé faire. Or, il avait l’obligation d’empêcher les gens de s’y installer. Mais voilà, ce qui se passe, c’est sauvage. C’est de la carence de l’Etat. Il est le premier responsable et le seul responsable d’ailleurs », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, il dit comprendre l’impuissance de son leader, Elhadj Ousmane Bah, ministre conseiller à la présidence de la République, qui n’a rien pu faire pour empêcher ces dégâts. « Je suis témoin de certaines démarches qu’il (Bah Ousmane) a effectuées.

Il a reçu devant moi des délégations des habitants de Kaporo Rails. Je suis sûr qu’il n’a rien pu faire, c’est pourquoi ces destructions sauvages ont eu lieu », a dit le maire de Gongoré.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Pita : les responsables de l’UPR planchent sur la redynamisation du parti

13 mars 2019 à 13 01 42 03423

Le Bureau Exécutif National de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) organise ce mercredi, 13 mars 2019, à la maison des jeunes de Pita, un séminaire des cadres du parti, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La rencontre mobilise les responsables du bureau exécutif national du parti, des comités nationaux des femmes et des jeunes, des secrétaires fédéraux et de sections et les nouveaux conseillers communaux élus sur les listes de l’UPR à travers le pays.

La cérémonie d’ouverture a connu la présence du préfet de Pita, Kalidou Keïta et du maire de la commune urbaine, Mamadou Oury Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG.

Deux discours ont marqué l’événement. D’abord, celui du bureau fédéral UPR de Pita prononcé par Mamadou Midiaou Bendougou Bah, secrétaire administratif de la fédération qui a souhaité la bienvenue aux participants. « Le présent séminaire organisé à l’intention des cadres du parti, se tient en prélude aux cérémonies commémoratives du 15ème anniversaire du décès du président fondateur de l’UPR, l’honorable Siradiou DIALLO.

Au regard des enjeux politiques, la tenue de ce séminaire revêt sans nul doute une grande importance dans la vie du parti et s’inscrira dans ses anales au titre des traditions car de mémoire c’est le 2ème du genre après celui de Labé de juillet 2003 », a fait remarquer le porte-parole de la fédération UPR de Pita.

Ensuite, dans son discours d’orientation des assises de l’UPR, le président du parti, Elhadj Ousmane Bah a commencé par remercier les autorités préfectorales et communales de Pita pour l’accueil « particulièrement chaleureux » qui a été réservé aux participants.

Avant de préciser qu’il est question de discuter de la vie interne du parti, à travers un projet de plan d’action annuel à soumettre aux participants en vue de la remobilisation et de la restructuration des instances de l’UPR de la base au sommet, mais également de la mobilisation des ressources financières. Sans oublier la mise en place d’une dynamique cellule de communication et la désignation d’un porte-parole du parti.

Selon nos informations, le choix de Pita pour abriter ce séminaire des cadres du parti est une décision des hauts responsables de l’UPR visant à rendre hommage à Elhadj Ousmane Bah.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mamou : Sow Télico condamné pour s’être fait passer pour un journaliste d’Espace FM

6 mars 2019 à 10 10 47 03473

Poursuivi pour usurpation de titre et de fonction, le journaliste Ousmane Sow, plus connu sous le nom de Sow Télico, a été reconnu coupable par le Tribunal Correctionnel de Mamou. Se disant reporter d’un site d’informations de la place, Ousmane Sow été condamné hier mardi, 05 mars 2019, à un an de prison assorti de sursis, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Sow, qui serait un habitué des faits, en a pris pour son grade cette fois-ci. Il y a de cela quelques jours, le 17 février 2019, il s’est fait passer pour un reporter de la radio Espace FM, dans la sous-préfecture de Ouré-Kaba, relevant de la préfecture de Mamou. Mais, de fil en aiguille, les autorités locales se sont rendu compte de la supercherie avant d’alerter la gendarmerie qui s’est chargée de le déposer à Mamou.


Ousmane Sow

Sur une plainte de la radio Espace FM, Ousmane Sow a répondu de ses actes devant le tribunal correctionnel de Mamou. A la barre, le prévenu a tenté au début de nier les faits avant de se confondre en excuses. « Je ne sais pas comment le mot Espace FM a glissé dans ma bouche. Je suis vraiment désolé », avait-il lancé, toute honte bue.

Finalement, le tribunal l’a reconnu coupable des faits d’usurpation de titre et de fonction pour le condamner à un an de prison assorti de sursis et au payement d’une amende d’un million de francs guinéens.

Selon nos informations, la radio Espace FM, partie civile dans ce dossier, n’a pas demandé de dommages et intérêts.

Cette condamnation en sursis laisse planer une épée de Damoclès sur la tête de Sow Télico, obligé désormais de mettre de l’eau dans son vin. Mais, il reste à savoir jusqu’à quand cela va durer. Ne dit-on pas que « chassez le naturel, il revient toujours au galop » ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél 628 17 99 17

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Mamou : la justice déboute l’UFDG et valide l’élection du maire (RPG-AEC) de Ouré-Kaba

27 février 2019 à 19 07 35 02352
Elhadj Ousmane Barry, nouveau maire de Ouré-Kaba

Le tribunal de première instance de Mamou vient de rendre sa décision sur le contentieux né de l’élection de l’exécutif communal (le 11 Février dernier) qui a porté Elhadj Ousmane Barry à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com ce Mercredi, 27 Février 2019, « le tribunal a jugé irrecevable la plainte de l’UFDG pour défaut de qualité ».

Joint au téléphone, le secrétaire fédéral de l’UFDG a confirmé cette information. « Je reviens du tribunal comme ça même. C’est là-bas qu’on a passé la journée. Ils ont dit que la plainte est irrecevable », a dit Madiou Diallo, sans plus de détails.

Ainsi, par cet acte, le tribunal de première instance de Mamou confirme Elhadj Ousmane Barry au poste de maire de Ouré-Kaba.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baîlo Keïta pour Guineematin.com

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Fièvre Lassa : « des dispositions sont prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas »

15 février 2019 à 11 11 50 02502

Il y a deux semaines, des craintes d’une nouvelle épidémie mortelle ont vu le jour en Guinée. Cela, suite à la découverte d’un cas de fièvre Lassa à Mamou. Mais aujourd’hui, ces craintes semblent se dissiper du côté des autorités sanitaires. Car, aucun autre cas de maladie n’a été détecté et des dispositions sont prises pour éviter une nouvelle épidémie, rassure la DPS de Mamou, qui s’est entretenue avec un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Dès après le test effectué sur Boubacar Baldé, 35 ans, en provenance de Kissidougou, et qui s’est révélé positif de Lassa, les autorités sanitaires de la Guinée sont en branle pour tenter d’éviter une nouvelle épidémie mortelle dans le pays, après celle d’Ebola il y a quelques années. En première ligne de ce combat, la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Mamou, localité où ce cas a été détecté.

Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo

Selon la responsable de cette direction, Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo, la première mesure prise a été le suivi des contacts du malade. « On a pris tous les contacts qu’on est en train d’observer, et au niveau des structures de santé et au niveau de la famille, tous ceux qui sont entrés en contact avec le malade sont en observation présentement. Chaque matin il y’a une équipe qui se rend à leur domicile pour leur rendre visite prendre la température et interrogé s’ils n’ont présenté aucun signe. Il nous reste maintenant 5 à 6 jours d’observation de ces personnes », a-t-elle indiqué, précisant qu’aucun contact n’a encore présenté des signes de maladie.

En plus du suivi des contacts, la DPS de Mamou évoque d’autres dispositions prises, dont la sensibilisation des populations. Ce qui s’est révélé, selon elle, positif. « Il n’y a pas eu de psychose à Mamou concernant Lassa, parce que très tôt, on a donné les bonnes informations, on a commencé par les conseiller au niveau des communautés, à travers les médias, pour véhiculer l’information sur l’hygiène des mains, des locaux et de l’alentour des maisons et surtout sur la lutte contre les rongeurs.

Et, on les informe c’est quoi Lassa, comment on l’attrape, comment on le prévient. Des dispositions sont déjà prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas : on a déjà quelques molécules de médicaments qu’on nous a prépositionnés et ils ont déjà commandé d’autres à l’extérieur. Il faut se réjouir parce que jusque-là, aucun autre cas n’a été détecté », a rassuré Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo.

La Directrice Préfectorale de la Santé de Mamou demande aux populations de conduire tout malade suspect (qui présente des signes comme les selles liquides, des frissons, des vomissements et une forte fièvre) vers la structure sanitaire la plus proche et d’éviter les centres clandestins.

Depuis Mamou, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. :+224623532504

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Karamoko Alsény à Guineematin : « Bantama Sow nous a trouvés au RPG »

14 février 2019 à 11 11 18 02182
Karamoko Alsény Diandian, conseiller du RPG arc-en-ciel à Ouré-Kaba (Mamou)

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, dans la préfecture de Mamou, a été organisée le lundi dernier, 11 février 2019. Une élection contestée à la fois par l’UFDG et cinq conseillers du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) qui ont été empêchés détenus et empêchés de participer au vote. Ces derniers accusent le ministre Sanoussy Bantama Sow (fils de la localité), d’être à l’origine de leur séquestration. Ils l’ont fait savoir hier, mercredi 13 février 2019, dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers ses deux envoyés spéciaux.

Au cours de l’installation des conseillers communaux de Ouré Kaba, cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel ont été séquestrés puis auditionnés dans les locaux du Crédit Rural local jusqu’à la fin du vote. Les conseillers étaient soupçonnés de vouloir trahir la tête de liste, Elhadj Ousmane Barry, âgé de 86 ans, élu malgré tout.

Selon nos informations, un des conseillers séquestrés, en l’occurrence Karamoko Alsény Diandian, voulait se porter candidat au nom du parti au pouvoir. Les cinq séquestrés de Ouré-Kaba accusent Bantama Sow (ministre des Sports, de la Culture et du patrimoine historique) d’avoir orchestré leur arrestation pour faciliter l’élection du vieil homme.

Interrogé par l’envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba, Karamoko Alsény Diandian est revenu sur sa mésaventure avec ses compagnons d’infortune.

Karamoko Alsény Diandian

« Le dimanche dernier, le ministre Bantama Sow est venu avec beaucoup d’autres personnes à Mamou, ainsi que beaucoup d’hommes en uniformes. On est allé le rencontrer. Il nous a traités de traîtres, que nous ne sommes pas honnêtes, que nous sommes malhonnêtes, que c’est nous qui sommes en train de gâter Ouré Kaba, de nous enlever du parti. Mais, monsieur Bantama doit savoir qu’il nous a trouvés au RPG et il ne peut pas nous faire sortir de là. Nous sommes du RPG depuis 1990.C’est seule la loi ou le professeur Alpha Condé qui peut nous faire sortir du RPG », a lancé Karamoko Djandian.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba

Tél. : (224) 623 53 25 04

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Entretien : Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba à Guineematin

14 février 2019 à 10 10 46 02462
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Alors que son élection à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba est contestée, Elhadj Ousmane Barry est actuellement à Conakry pour prendre part aux états généraux des administrateurs territoriaux. Interrogé à cette occasion par un reporter de Guineematin.com, le maire contesté de cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou a assuré que son élection ne souffre d’aucune irrégularité. Et, il a invité l’ensemble des conseillers communaux à se joindre à lui pour développer la collectivité.

Juste après l’installation d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de la commune rurale de Ouré-Kaba, ses adversaires de l’UFDG ont annoncé qu’ils ne le reconnaissent comme étant le maire de la localité. En effet, l’élu du RPG Arc-en-ciel a été porté à la tête de la mairie parce que tout simplement il est plus âgé que son challengeur de l’UFDG avec lequel il est arrivé à égalité à l’issue du vote (11 voix chacun). Ce que conteste l’UFDG qui a même saisi la justice pour demander l’annulation de l’élection. Mais, Elhadj Ousmane Barry, lui, indique qu’il a été désigné maire à l’unanimité.

Elhadj Ousmane Barry

« L’élection s’est passée dans les meilleures conditions. A l’issue du vote pour le poste de maire, le RPG et l’UFDG sont arrivés à égalité de voix. Ainsi donc, il a été décidé à l’unanimité que puisque je suis le plus âgé, c’est moi doit être le maire. Je leur ai fait part de ma joie et j’ai dit qu’à partir de l’instant, on ne parlera plus de partis politiques. Désormais, on ne parlera que du développement de Ouré-Kaba. J’ai invité tout le monde à s’associer à moi pour développer notre commune », a-t-il souligné.

Sur le terrain par contre, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de Ouré-Kaba est contestée jusque dans ses propres rangs. Cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel disent avoir été séquestrés jusqu’à la fin de l’élection pour qu’ils ne puissent pas voter. Et que d’autres personnes non élues ont été choisies pour aller voter à leur place. Ce que dément catégoriquement le nouveau maire.

Elhadj Ousmane Barry

« C’est de simples allégations. Le vote s’est passé dans les règles de l’art, conformément aux textes de lois. Tous ceux qui devaient participer au vote étaient dans la salle. Quand ils ont demandé qui voulait se présenter au poste de maire de Ouré-Kaba, je me suis présenté au compte du RPG et un autre s’est présenté au compte de l’UFDG. A la fin du compte, je fus porté à la tête de la commune. J’appelle l’ensemble des conseillers à se joindre à moi pour développer la commune, qu’ils cessent de parler au nom d’un parti politique », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : les révélations du candidat malheureux de l’UFDG (entretien)

14 février 2019 à 10 10 19 02192
Elhadj Aliou Sow, candidat de l’UFDG à la mairie de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Comme annoncé précédemment, l’élection d’un nouveau maire, déjà installé à Ouré-Kaba, a été contestée à la fois par les cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir) qui avaient été installés que par l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne. Elhadj Aliou Sow, le candidat de l’UFDG à la mairie de cette commune rurale de Mamou, a expliqué aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Ouré Kaba que son parti ne va pas cautionner cette « véritable mascarade électorale » .

Comme ce fut le cas pratiquement dans toutes les localités où des contentieux électoraux ont été enregistrés à l’issue des élections locales du 04 février 2018, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba débouche sur des contestations. Dans cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou, deux candidats étaient en lice pour le poste de maire : Elhadj Ousmane Barry du RPG Arc-en-ciel et Elhadj Aliou Sow de l’UFDG.

A l’issue du vote, les deux candidats sont arrivés à égalité avec 11 voix chacun. Sans même procéder à un second tour, les autorités administratives ont décidé d’installer le candidat du RPG Arc-en-ciel comme maire de la commune rurale parce qu’il est le plus âgé. Ce à quoi s’opposent catégoriquement l’UFDG et son candidat, qui dénoncent les conditions dans lesquelles l’élection s’est déroulée.

Elhadj Aliou Sow

« Ça n’a pas été une élection ce qui s’est passé mais plutôt une nomination. Normalement, quand il doit y avoir la tenue d’une élection, ils doivent nous prévenir 72 heures avant. Mais, c’est le dimanche à 19 heures que le sous-préfet m’a appelé au téléphone, il m’a dit : demain, le bureau va être mis en place, tout ce qui est caché va sortir, il y aura l’élection demain, je lui ai dit d’accord. Mais, tous nos conseillers n’étaient pas sur place parce que c’est à la hâte qu’ils m’ont prévenu.

Mais j’ai fait de mon mieux, j’ai recherché 9 conseillers, il y a une personne qui est en Sierra Leone. J’ai appelé la fédération de Mamou, je leur ai signifié qu’un de nos conseillers est hors du pays et ils m’ont dit de le remplacer par une autre personne qui figure sur notre liste, on est tombé d’accord sur ça. Le jour du vote, j’ai informé le sous-préfet qu’on a remplacé notre conseiller qui est en déplacement par un autre, il ne m’a même pas répondu.

J’ai appelé le superviseur pour lui expliquer qu’on a fait remplacer celui qui est absent par un autre qui est sur notre liste, il m’a répondu que cela n’est pas possible et que monsieur ne peut entrer dans la salle. Alors que le RPG Arc-en-ciel, lui, a emprisonné 5 de ses conseillers pour les faire remplacer par d’autres qui ne figurent même pas sur leur liste. Moi, pour préserver la paix à Ouré-Kaba, je n’ai rien dit, je les ai laissé faire », explique Elhadj Aliou Sow.

Le candidat de l’UFDG ajoute que dans la salle où le vote s’est déroulé, les choses ne se sont pas passées aussi comme il se devait. Raison pour laquelle, il refuse de reconnaître le maire installé. « Je vous signale que dans la salle, il y avait plusieurs hommes en uniforme qui m’interdisaient même de regarder derrière moi. Ils ont envoyé des hauts gradés de l’armée pour nous intimider lors du vote. Il y avait même des capitaines, des commandants, des colonels pour nous intimider. Cela prouve à suffisance que dans cette élection, il n’y a pas eu de démocratie. J’étais candidat de l’UFDG et Elhadj Ousmane candidat du RPG. Après le vote et le décompte des voix, chacun de nous a eu 11 voix. Et cela, malgré le fait que notre conseiller qui est absent du pays n’a pas voté. S’il était là, on aurait eu 12 voix contre 11. Quand on est arrivé donc à égalité, nous leur avons dit d’organiser un second tour comme le prévoit la loi, mais ils ont refusé. Ils ont dit que le candidat du RPG, Elhadj Ousmane a 86 ans et moi j’ai 58 ans et que par conséquent c’est lui qui devient le maire parce qu’il est le plus âgé. Il n’a pas été élu, il a été nommé. Nous n’accepterons pas cette mascarade », a-t-il dit.

Elhadj Aliou Sow annonce que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a déjà déposé un recours auprès du Tribunal de Première Instance de Mamou pour demander l’annulation de cette élection. Si ce recours ne prospère pas, il indique que son camp va envisager d’autres démarches pour se faire entendre.

De Ouré-Kaba, Salimatou Diallo et Baïlo Keita, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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5 élus du RPG empêchés de voter à Ouré-Kaba : « On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre »

12 février 2019 à 10 10 11 02112
Elhadj Ousmane Barry, maire élu contestée de Ouré-Kaba

Comme annoncé précédemment, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Maou) a eu lieu hier, lundi 11 Février 2019. Une élection à laquelle cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir, ont été empêchés d’assister.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, « ces séquestrés dans les locaux du crédit rural de Ouré-kaba jusqu’à la fin du vote » qui a porté Elhadj Ousmane Barry, le candidat du RPG, à la tête de cette commune rurale, ne voulaient pas voter pour ce dernier. Au contraire, deux d’entre eux voulaient se porter candidat au poste de maire. C’est à cause de ce malentendu d’ailleurs que l’élection qui devait se tenir le 22 janvier dernier… https://guineematin.com/2019/02/11/oure-kaba-mamou-linstallation-du-conseil-communal-annonce-ce-lundi/

Joint au téléphone par Guineematin.com, le maire élu, Elhadj Ousmane Barry (86 ans) a confirmé la séquestration des cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, qui ont ainsi été empêchés de participer au vote. Mais, le patron contesté de la commune rurale de Ouré-Kaba rejette la responsabilité sur le comité directeur du RPG arc-en-ciel.

Elhadj Ousmane Barry

« Ce n’est pas parce qu’ils (les cinq conseillers séquestrés du RPG) ont refusé de voter pour moi qu’ils ont été écartés du vote. On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre. Ils ont été suppliés, nous sommes allés à Conakry, le ministre Bantama Sow est venu jusque-ici (Ouré-Kaba) pour les supplier. Ils ont refusé d’entendre raison. Moi, je n’ai aucun problème. S’ils veulent, ils votent pour moi, s’ils ne veulent pas, ils laissent tomber. De toutes les façons, quand moi je viens ici, d’autres vont voter pour moi. Est-ce que leur absence aujourd’hui a empêché le vote de se dérouler ? Ils ont été écartés. Mais, c’est le comité directeur du parti (le RPG) qui connait ça. Parce que quiconque veut être candidat ici, doit sortir sous les couleurs du parti. Donc, c’est le comité directeur qui connait cette affaire », a expliqué le maire Elhadj Ousmane Barry.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des cinq conseillers du RPG qui ont été séquestrés pour ne pas participer au processus qui a conduit à l’élection et à installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba.

1)- Karamoko Alseny Diandian

2)- Karamoko Lamine Mansaré

3)- Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban)

4)- Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto)

5)- Aly Sogoroyah

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Election contestée à Ouré-Kaba (Mamou) : les graves révélations d’un conseiller du RPG

12 février 2019 à 9 09 14 02142
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba

Comme indiqué par nos précédentes dépêches, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry (86 ans) à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) hier, lundi 11 février 2019, est contestée à la fois par ses adversaires de l’opposition que par certains conseillers du parti au pouvoir.

Guineematin.com a appris que cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (dont deux qui voulaient se présenter pour la mairie) ont été séquestrés avant le vote et remplacés par des personnes qui n’étaient même pas de la liste des candidats. Les cinq conseillers qui avaient été détenus sont : Karamoko Alseny Diandian, Karamoko Lamine Mansaré, Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban), Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto) et Aly Sogoroyah.

Libérés après le vote, ces conseillers « séquestrés » (ont refusé de reconnaître ce vote et dénoncent des pratiques illégales et inacceptables. Selon le conseiller élu, Karamoko Alseny Diandian (un des tous premiers militants du RPG à Ouré-kaba), lui et quatre autres conseillers du RPG ont été persécutés depuis le dimanche. Leur calvaire aurait commencé à la résidence du préfet de Mamou, Mory Diallo, en présence du Gouverneur de la région administrative, Amadou Oury Lammy Diallo, et du ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow (originaire de Ouré-Kaba).

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité des propos de Karamoko Alseny Diandian.

Karamoko Alseny Diandian

« Depuis le Dimanche, les autorités nous ont appelés à Mamou, chez le préfet. Ils nous ont réuni là-bas au nombre de 13 personnes. Du côté du RPG, on était 8. Il y avait quatre (4) conseillers de la liste indépendante (Benkan) et un (1) conseiller de l’UPR. Sur place, il y avait le ministre Bantama Sow, le gouverneur, le préfet, les deux secrétaires généraux de la préfecture et un important dispositif de sécurité. La cour de la résidence était pleine de gendarmes et de policiers. On a trouvé au moins cinq (5) pick-up de gendarmes et de policiers sur place. A notre arrivée, on ressemblait à des prisonniers. Il n’y a pas ce que le ministre ne nous a pas dit. Il a utilisé toutes les façons qu’il connait pour insulter quelqu’un, pour nous rabaisser. Ensuite, il a ordonné au comité directeur du parti de nous enlever de la liste des conseillers du RPG. Nous avons passé la journée là-bas, enfermés dans la cour du préfet. Ils ont confisqué nos téléphones. Même quand on voulait aller aux toilettes, les agents refusaient de nous l’accorder. C’est dans ça qu’on a passé la journée du Dimanche. Aujourd’hui encore, lundi, les autorités ont répété la même chose. Le RPG a huit (8) conseillers. Ils m’ont pris, moi et quatre autres conseillers pour nous enfermer dans les locaux du crédit rural. Nous sommes tous les cinq des conseillers du RPG. Ils ont pris cinq (5) autres personnes, toutes originaire de Bantamayah et une autre de Ouré-Kaba centre pour nous remplacer. Ce sont ces gens-là qui ont voté à notre place. Des gens que nous ne connaissons même dans le parti (le RPG). Et, pourtant, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés aujourd’hui, nous sommes ceux qui ont implanté et enraciné le RPG à Ouré-Kaba. Ils nous ont enfermés et ils ont aussi confisqué nos téléphones. C’est quand ils ont fini de faire tout ce qu’ils avaient à faire qu’ils sont venus nous libérer. Et, pour nous libérer aussi, ils ont posé une condition. Ils nous ont dit qu’avant de recouvrer notre liberté, nous devons d’abord signer un engagement qui dit que nous reconnaissons l’élection de Elhadj Ousmane Barry. Nous avons répondu que comme sans notre consentement ils l’ont mis à la tête de la commune, on ne va pas signer un engagement pour sortir. Nous avons dit qu’ils ne peuvent pas nous enfermer tout ce temps et nous dire de signer un engagement. Maintenant que nous sommes libres, nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés, puisse que c’est nous qui sommes les fondateurs du RPG ici. Si pour tout ce que nous avons fait pour le RPG dans nos cinq districts, c’est comme ça, en nous enfermant, que le parti nous remercie, on va faire en sorte que ça n’arrive plus jamais. Comme c’est le RPG qui nous enferme, il ne nous enfermera plus », a expliqué Karamoko Alseny Diandian au téléphone de Guineematin.com

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : le RPG bat l’UFDG grâce à l’âge de son candidat

11 février 2019 à 15 03 17 02172

Après plusieurs reports, c’est désormais chose faite. L’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) a finalement eu lieu ce Lundi, 11 Février 2019. A égalité de voix avec son challenger de l’UFDG (11 conseillers-électeurs, chacun), le candidat du RPG (le parti au pouvoir) s’est imposé par l’âge de son candidat, a appris Guineematin.com cet après-midi.

C’est finalement Elhadj Ousmane Barry (le candidat du RPG) qui a été investi à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Son élection s’est déroulée sous haute surveillance des agents de la police et de la gendarmerie, déployés sur place par les autorités administratives de Mamou. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com, 22 conseillers (sur les 23 élus au soir du scrutin du 04 février 2018) étaient présents lors du vote qui l’a départagé à Elhadj Aliou Sow (le candidat de l’UFDG).

« Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow ont eu 11 voix chacun. Ils étaient donc à égalité de voix. Mais, comme c’est Elhadj Ousmane Barry du RPG qui est le plus âgé, c’est lui qui est passé. Mamadou Aliou Sow de l’UFDG s’est finalement incliné », a expliqué un observateur que Guineematin.com a dépêché sur place.

Seulement, Madiou Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, a dénoncé une mascarade électorale. « C’est si après un second tour, Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow étaient toujours à égalité qu’on pouvait invoquer l’âge d’un d’entre eux. Mais, le faire après un premier vote est une violation de la loi. Et, nous sommes pas prêts à l’accepter… »

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Ouré-Kaba (Mamou) : l’installation du conseil communal annoncé ce Lundi

11 février 2019 à 10 10 38 02382

Sauf changement de dernière minute, l’élection du maire et des membres du bureau de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, sur la route nationale Mamou-Faranah est prévue ce lundi, 11 février 2019. L’information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com par, monsieur Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’union des forces démocratiques de Guinée à Mamou.

« Les autorités ont dit qu’elles vont installer le conseil communal de Ouré-Kaba ce lundi. Mais, ils ont prévu de faire une installation frauduleuse et mafieuse à l’image de Matoto (Conakry). Nous attendons de voir tout ce qu’ils vont faire. Parce que nous avons déjà des informations qui disent que tout est mis en place pour brutaliser certains conseillers, leur interdire la salle de cérémonie et faire voter d’autres par procuration. Les autorités ont déjà déployé un important dispositif sécuritaire sur les lieux (à Ouré-kaba) », a indiqué Madiou Diallo.

Un an après la tenue des élections communales (le 04 Février 2018) en Guinée, les autorités peinent toujours à installer l’exécutif communal de Ouré-Kaba. Jusque-là, toutes les tentatives pour mettre en place l’équipe dirigeante de cette commune rurale se sont soldées par des échecs. La dernière en date (du 22 janvier 2019) s’est soldée par des querelles entre les conseillers du RPG, le parti au pouvoir. Des querelles qui avait mis fin aux opérations et obligé le superviseur du vote, le secrétaire général de l’administration de la préfecture de Mamou, Mamady Diaré, à reporter sine-die toutes les activités prévues à cet effet.

Parviendra-t-on à nous en sortir ce lundi ?

A suivre de près !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Soulagement à Mamou : le suspect n’est pas mort de la fièvre lassa (Hôpital)

9 février 2019 à 19 07 48 02482

C’est une bonne nouvelle pour les populations de la ville carrefour. Les résultats des analyses effectuées sur les prélèvements de la malade décédée dans la nuit du jeudi au vendredi 08 Février, à l’hôpital régional de Mamou, révèlent que cette patiente n’est pas morte de la fièvre lassa. L’information a été confirmée à Guineematin.com par le Docteur Kader Camara, Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, joint au téléphone dans l’après-midi de ce samedi, 09 février 2019.

« Négatif ! Les résultats sont négatifs. Le suspect qui a été évacué jeudi de Ouré-kaba et qui est décédé à une heure du matin à l’hôpital régional de Mamou n’est pas mort de lassa. C’est négatif ! Les résultats disent que c’est négatif », a dit avec insistance Docteur Kader Camara, sans pour autant dire de quoi cette femme qui vomissait du sang était finalement victime.

Rappelons que le lundi 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans, était venu de la préfecture de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le mardi 29 janvier) à l’Hôpital Régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Incendie à Mamou : un atelier et plusieurs conteneurs calcinés

9 février 2019 à 7 07 01 02012

Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré dans un atelier de menuiserie, situé à environ 50 mètres du gouvernorat de Mamou, dans le quartier Almamyah Terrain. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorée, mais les dégâts matériels sont importants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le feu s’est déclaré la nuit du vendredi vers une heure du matin. Et, un atelier de menuiserie, deux conteneurs d’alimentation générale et deux autres conteneurs contenants des pièces de moto et des pneus de véhicule en vente, ont été touchés par les flammes.

« Lorsque je rentrais chez moi à 20 heures, rien ne présageait qu’il y aurait eu du feu ici. C’est vers 1 heures du matin qu’on m’a appelé au téléphone pour me dire que mon conteneur a pris feu. Immédiatement, je suis venu sur les lieux. Il n’y avait pas le courant ; mais, le feu était puissant. On osait à peine s’approcher des conteneurs qui brûlaient. Les gens, notamment les taxi-motards et les voisins, sont venus nous aider. Malgré le fait qu’il faisait nuit, ils ont puisé et apporté de l’eau pour éteindre le feu. C’est à 2 heures 20’ qu’on a réussi à maîtriser les flammes », a expliqué Abdoulaye Barry, l’une des victimes.

Selon ce mécanicien qui est aussi le propriétaire du conteneur de pièces, certains objets ont été sauvés de la furie des flammes, tandis que le reste a complètement été calciné.

« Comme les conteneurs étaient très chauds, on n’a pas pu sauver grand-chose. Ce conteneur là par exemple était plein. Et, rien n’a été sauvé. Tout son contenu est parti en fumée. On n’a pas encore évalué les dégâts ; mais, les pertes sont énormes », a dit Abdoulaye Barry avec une voix tremblante.

A l’atelier de menuiserie, c’est la désolation. Des lits, des armoires et plusieurs autres meubles ont été complètement calcinés. Le maître menuisier, Ibrahima Diallo, indique que la plus part des objets brûlés dans son atelier étaient des commandes de clients.

« Il ne reste plus rien ici. Tout a été consumé. Tout ce qui était là appartient à des clients qui ont fait des commandes. Certains nous avaient déjà donné de l’argent. Maintenant, il n’y a plus rien ici. C’est difficile pour nous, parce qu’on n’a pas les moyens de rembourser nos clients », a-t-il expliqué.

A noter que c’est le troisième incendie d’origine inconnue qui a été enregistré depuis le début de cette semaine dans la commune urbaine de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fièvre lassa en Guinée : un autre suspect meurt à l’hôpital de Mamou

8 février 2019 à 17 05 41 02412

Une femme présentant des signes annonciateurs de la fièvre lassa a été admise hier, jeudi 07 février 2019, à l’hôpital régional de Mamou. Cette suspecte dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public est décédée quelques heures après sa prise en charge au centre de traitement des maladies épidémiologiques dudit hôpital.

Si le résultat des analyses de laboratoire concluent à la fièvre lassa, ce cas porterait à deux, en moins de deux semaines le nombre de personnes mortes par suite de cette maladie hémorragique qui peut être transmise à l’homme par les rongeurs.

Selon des informations confiées à Guineematin.com ce vendredi, ce cas suspect a été signalé à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou. La femme (dont l’identité n’a pas été révélée) vomissait du sang. Elle a été évacuée à Mamou où il a été admis au centre de traitement des maladies épidémiologiques sis à l’enceinte de l’hôpital régional.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur général de l’hôpital régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, a confirmé ces informations tout en ajoutant que des prélèvements ont déjà été acheminés à Coankry pour des analyses de laboratoire afin de savoir s’il s’agit, oui ou non, de la fièvre de lassa.

« Effectivement, hier (Jeudi), nous avons été interpellés par nos agents sur le cas d’un malade qui est à Ouré-kaba. Et, qui serait suspect de la fièvre lassa. Parce qu’il vomissait du sang. Immédiatement, une équipe a été mobilisée. Nous sommes allés chercher le malade. De là-bas (Ouré-kaba) même, des prélèvements ont été effectués et acheminés à Conakry en vue d’avoir des résultats », a expliqué Dr Kader Camara, ajoutant que toutes les dispositions étaient déjà prises à l’hôpital régional de Mamou pour accueillir le patient.

« Dès qu’il (le malade) est arrivé à l’hôpital régional, vers 16 heures, poursuit Dr Kader Camara, la prise en charge a commencé par le traitement prescrit à cet effet. Très malheureusement, à une heures du matin, il a rendu l’âme. Actuellement, nous sommes à la phase du traitement du corps pour un enterrement sécurisé », a indiqué le médecin, joint au téléphone par Guineematin.com un peu plutôt, dans la journée de ce vendredi.

Concernant les résultats des prélèvements qui ont été envoyés à Conakry, le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou indique qu’il faut attendre au moins 6 heures pour avoir les résultats du laboratoire. Cependant, avant l’arrivés des résultats, précise Dr Kader Camara, « On ne peut dire qu’il s’agit de la fièvre lassa. Mais, c’est quand même un suspect qui présente les signes de ladite maladie ».

Le 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a déjà été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans était venu de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le 29 janvier) à l’hôpital régional de Mamou. Et, selon les autorités sanitaires de la Guinée, 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou et Mamou. « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré le directeur général de l’ANSS (agence nationale de la sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, qui a reçu des journalistes cette semaine.

Mais, pour le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, « aucun des contacts recensés à Mamou n’a de lien avec le patient venu de Kissidougou et qui est décédé par suite de fièvre lassa ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mobilisation des ressources locales : les révélations du maire de la CU de Pita

7 février 2019 à 20 08 01 02012
Amadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

Au cours d’une sortie médiatique à travers l’émission Hallen Fop Tour diffusée dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019 sur les antennes de la radio Espace Foutah, le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo a fait une révélation peu convaincante sur les montants que le secteur des transports terrestres verse mensuellement à sa collectivité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, le syndicat des chauffeurs et mécanique générale qui gère les gares routières de sa ville versait jusqu’à une date récente la somme de 600.000 GNF (six cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Qu’il aurait une autre négociation pour que cette recette interne soit rehaussée pour l’exercice 2019 à 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens).

Répondant à une autre question d’un des animateurs de l’émission, le maire de Pita a poursuivi ses révélations en indiquant que le secteur des taxi-motos verse actuellement 400.000 GNF (quatre cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Pour dissiper la grande surprise du journaliste, le chef de l’exécutif communal s’est empressé de préciser que la ville de Pita compte environ 200 taxi-motos recensés par ses services.

« Même ce chiffre est à prendre avec des pincettes, parce que il y a des conducteurs qui abandonnent l’activité régulièrement et d’autres intègres. Je ne sais pas à ce jour si le nombre de 200 a augmenté entre-temps ou diminué » indique-t-il sans gêne.

Ces révélations du maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo ont surpris plus d’un citoyens de la localité et de nombreux observateurs connaissant cette ville située à environ 38 km du côté Sud de Labé.

Une surprise qui vaut son pesant d’or quand on sait que la ville de Pita a plusieurs lignes internes, nationales et internationales de transport terrestre. Chacune des 11 collectivités rurales de Pita a sa ligne à la gare routière de la commune urbaine de Pita. A cela, il faut ajouter les lignes à destination des autres grandes villes de la République de Guinée. Sans oublier celles de la Côte d’Ivoire, de la République sœur du Mali, de la Gambie, du Sénégal et particulièrement du marché hebdomadaire international de Diawbhé, dans la région de Kolda.

Si avec toutes ces potentialités, les autorités communales de Pita se font avoir par le syndicat des chauffeurs et mécanique générale en acceptant la modique somme de 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens) par mois, il faut mettre cet état de fait au compte de l’électoralisme qui caractérise généralement nos acteurs politiques qui prennent en otage nos collectivités locales.

En réalité, ils ne font aucun effort palpable pour améliorer les recettes internes en vue de garantir un développement local durable.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Incendie d’une maison à Mamou : on déplore d’énormes dégâts matériels

6 février 2019 à 7 07 45 02452

Un incendie dont l’origine est encore inconnue s’est déclaré hier, mardi 05 Février 2019, dans une maison à Petel 1, un quartier situé au nord de la commune urbaine de Mamou. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée ; mais, les dégâts matériels sont importants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, l’incendie s’est déclaré aux environs de 15 heures, à l’absence d’Elhadj Mamadou Aliou Sow, le propriétaire de la maison. Avec l’aide et la détermination du voisinage, le feu a été maitrisé. Cependant, la maison de quatre chambres et salon a été mise à rude épreuve par les flammes, qui ont consumé la toiture du bâtiment.

« J’étais en ville quand on m’a appelé pour dire que ma maison a pris feu. A mon arrivée sur les lieux, j’ai trouvé que les gens avaient fini d’éteindre les flammes. Beaucoup d’objets ont été calcinés et beaucoup d’autres ont été sauvés. Je ne connais pas encore les causes de l’incendie, parce qu’il n’y avait même pas le courant. J’avais plus de 40 millions de francs guinéens dans la maison. Avec l’aide des gens, j’ai récupéré entre 25 à 30 millions. Je ne sais rien pour le reste de l’argent », a expliqué Elhadj Mamadou Aliou Sow.

Comme à leur habitude, les sapeurs-pompiers de la ville carrefour ont brillé par leur absence dans ce lieu de l’incendie. « Dès qu’on a constaté l’incendie, on a appelé les sapeurs-pompiers. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas venir parce qu’ils sont en panne de moteur », a confié un jeune rencontré sur les lieux.

A noter que la femme qui se trouvait dans la maison au début de l’incendie, est sortie indemne.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Tamagaly (Mamou) : un mort et 11 blessés

31 janvier 2019 à 19 07 45 01451
image d’archive

Une des victimes de l’accident de la circulation survenu ce Jeudi, 31 Janvier 2019, sur la route nationale Mamou-Kindia, a succombé à ses blessures. Comme les onze autres accidentés, la victime avait pourtant été admise d’urgence à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. L’homme dont l’identité n’a pas encore été rendue publique était grièvement blessé et souffrait de traumatisme crânien, a appris un journaliste de Guineematin.

Selon nos informations, c’est aux environs de 10 heures qu’un minibus en provenance de Kankan pour la sous-préfecture de Linsan (dans la préfecture de Kindia), est entré en collision avec un camion remorque qui roulait vers le centre-ville de Mamou. L’accident s’est produit au niveau du pont de Tamagaly (dans la préfecture de Mamou) sur la route nationale Mamou-Kindia. Sur place, une dizaine de blessés graves a été enregistrée.

« Un agent de constat et le syndicat des transporteurs sont rendus sur les lieux. Ils ont constaté les faits. Il y avait des blessés graves et des bagages. Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Mamou. Et, les bagages ont été confiés au syndicat des transporteurs. Mais, comme ils étaient tous blessés, ils ne nous ont pas expliqué la cause de l’accident. Et, selon les renseignements, les gens qui étaient dans le minibus sont des artistes. Il y avait leurs instruments de musiques dans le véhicule. Ils partaient jouer à Linsan », a expliqué le commandant Kadiatou Soumah, l’officier de constat de la gendarmerie routière de Mamou.

De source médicale, ce sont douze blessés graves qui ont été reçus aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Ils présentaient des fractures soit aux bras ou aux jambes. Parmi les douze blessés, trois étaient dans un état critique. L’un de ces trois blessés a d’ailleurs succombé à ses blessures vers 17 heures. Il souffrait de fracture au niveau des pieds et présentait un traumatisme crânien. Les deux autres qui sont encore dans un état critique sont en observation », a dit notre source qui a requis l’anonymat.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : 156 enseignants contractuels ont reçu leurs primes de 3 mois de service

31 janvier 2019 à 10 10 53 01531

Après trois mois de labeur, les enseignants contractuels de Mamou, appelés pour faire face au vide des titulaires grévistes, ont reçu leur prime d’encouragement ce jeudi, 31 janvier 2019. C’est le siège local de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre à cette remise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont 129 contractuels à l’élémentaire, répartis dans 12 délégations spéciales de l’enseignement élémentaire, et 27 autres dans les établissements secondaires, à bénéficier du payement desdites primes. Une commission mixte, composée de cinq (5) personnes, est à Mamou pour payer les enseignants contractuels, engagés début octobre pour tenir les salles de classe pendant la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG).

Interrogé sur les conditions à remplir pour entrer en possession de cette prime, qui s’élève à 1 million 200 mille de francs guinéens pour les 3 mois, le DPE de Mamou, Mamady Magassouba a apporté des précisions. « Ce que le département avait annoncé, c’est cette réalité que nous vivons maintenant. En ce qui concerne la DPE de Mamou, nous avons 27 contractuels d’État au secondaire, qui évoluent dans 17 établissements de la commune urbaine et dans les communes rurales. Quant à l’élémentaire, nous avons 129 contractuels qui évoluent dans 12 communes rurales et la commune urbaine. Les documents que la mission exige pour être payé sont : la carte d’identité, le certificat de prise de service qui est délivré par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements, la note de service de mutation signée par la DPE, le cahier de contrôle de présence et le cahier de préparation », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Mohamed Cissé, inspecteur des finances et chef de mission, se dit satisfait du déroulement de cette opération. « Tout se passe bien, les enseignants viennent massivement et ils nous facilitent le travail. Dans la région administrative, seule Mamou est concernée. Ici encore ils ne sont pas nombreux. Leur sort pour être engagé dans la fonction publique est dans les mains de l’État ».

De son côté Amadou Oury Baldé, enseignant contractuel à l’école primaire d’Almamyah Dumez, dans la commune urbaine, a remercié les autorités avant de solliciter auprès de l’État leur engagement à la fonction publique. « Nous remercions les autorités éducatives de la place, mais aussi le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous sommes vraiment réconfortés. Tout récemment, nous avons suivi le président de la République dire au ministre de penser aux contractuels que nous sommes. Nous demandons à l’État de penser à nous, parce que nous sommes à la quête d’emploi. C’est notre souhait le plus ardent. Certains pensaient que notre engagement, c’était pour saboter la grève. Mais non, c’est un acte de patriotisme. Nous prions le gouvernement de nous engager à la fonction publique ».

Selon nos informations, un contractuel qui servait dans la sous-préfecture de Saramoussayah serait omis sur la liste des contractuels concernés par ce payement.

Dépuis Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919

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Faranah : les atouts du gouverneur Sadou Keïta pour réussir sa nouvelle mission

29 janvier 2019 à 9 09 17 01171
Sadou Keita, nouveau Gouverneur de Faranah

L’ancien gouverneur de Labé, Sadou Keïta dispose de plusieurs atouts pour réussir sa nouvelle mission dans les fonctions de nouveau gouverneur de Faranah, en Haute Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur Sadou Keïta a une finesse politique, une sagesse intellectuelle et une souplesse de caractère lui permettant de réussir ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Faranah, en Haute Guinée. Ces atouts majeurs apparaissent quelques faits marquants de sa vie familiale, professionnelle, administrative et politique.

Sur le plan familial, Sadou Keïta réussi à faire cohabiter sous son toit, trois épouses issues respectivement des grandes familles Sangaré de Dinguiraye, Kaba de Kankan et Kouyaté de Faranah. Ces liens sacrés du mariage lui offrent naturellement des piliers sur lesquels il pourra s’adosser pour réussir sa mission, atteindre ses objectifs et dérouler, sans fausses notes, l’agenda du président Alpha Condé auprès des populations de la Région Administrative de Faranah.

Sur les plans professionnel, administratif et politique, Sadou Keïta connait bien la Haute Guinée où il a servi plus de 30 ans en qualité de professeur à l’Université de Kankan. Pendant ce temps, il assumait des missions d’avocat populaire près des juridictions de jugement de la région, de directeur préfectoral de la jeunesse de Kankan, d’attaché de cabinet, de chef de cabinet et de directeur du bureau de stratégie de développement de la région.

Il a été même secrétaire fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Kankan, au moment où le RPG était ingérable en Haute Guinée. Malgré tout, il cohabitait pacifiquement avec les irréductibles inconditionnels du Professeur Alpha Condé, alors principal opposant radical au régime de feu Général Lansana Conté.

Haali poular natif de Mamou, Sadou Keïta est également ancré dans la culture mandingue. Un brassage culturel qui constitue, à n’en pas douter, un atout majeur pour réussir la coordination du développement et la consolidation de la paix dans les différentes localités de la région de Faranah.

Sans oublier qu’à Labé, il a réussi avec une population caractérisée par le manque de sincérité dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Tout le monde ou presque est capable de te dire oui alors que, du fond du cœur, c’est non. C’est généralement après coup que tu te rends compte que le mot ‘’oui’’ arraché si facilement de la bouche de ton interlocuteur a été lâché juste par respect pour ta personne pour ne pas te frustrer.

Par contre, en Haute Guinée, tu es toujours prévenu à temps qu’ils ne sont d’accords, parce qu’ils te disent toujours, en toute sincérité, ce qu’ils pensent réellement du service que tu sollicites d’eux. C’est autant dire que le nouveau gouverneur de Faranah ne sera pas surpris par les évènements dans ses nouvelles fonctions, dans cette partie de la Haute Guinée. Car, on dit souvent qu’un homme averti est à moitié sauvé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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