Mémorisation du saint Coran à Mamou : 10 diplômés au Markaz Solidarité islamique

28 juillet 2021 à 13 01 12 07127

Après 5 ans d’apprentissage, dix jeunes (dont deux filles) ont réussi à mémoriser le saint Coran au Markaz Solidarité Islamique de Mamou. Âgés entre 13 et 25 ans, ces jeunes ont reçu leurs diplômes samedi dernier, 17 juillet 2021, à l’occasion d’une cérémonie organisée à la ‘’mosquée Oumar Bin Ilkhab’’, dans le quartier Telico (commune urbaine de Mamou). Une cérémonie à laquelle plusieurs érudits et notables de la ville carrefour ont pris part, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Ces jeunes diplômés ont été encadrés durant leurs cinq années d’apprentissage par Elhadj Ibrahima Telico Sow, fondateur du centre de mémorisation « solidarité islamique » de Mamou. Et, cette cérémonie de couronnement de ses disciples est un grand motif de soulagement pour cet homme qui s’emploie sans relâche à enseigner le Saint Coran.

Elhadj Ibrahima Telico Sow, fondateur du centre de mémorisation « solidarité islamique » de Mamou

« Nous sommes très heureux aujourd’hui de voir mes disciples parmi ceux qui ont mémorisé le saint Coran. Car, quand le fils d’Adam meurt, toutes ses œuvres s’arrêtent, sauf trois choses parmi lesquelles quand tu formes quelqu’un, tant qu’il forme une autre personne, tu auras ta récompense. Nous remercions tous les parents, les oulémas de Mamou, mes anciens disciples qui m’ont soutenu au début de la création de ce centre. Je suis à la disposition de tout le monde : matin, midi et soir », a dit Elhadj Ibrahima Telico Sow.

Avec un visage rayonnant de joie, Amadou Sow, le directeur du centre de mémorisation « solidarité islamique » a demandé aux parents de s’intéresser pleinement à l’éducation des enfants.

Amadou Sow, Directeur du centre de mémorisation du centre Solidarité islamique

« Nous invitons les parents à se donner à fond sur l’éducation des enfants. Le saint Coran ouvre l’esprit de nos enfants. Et, le plus important, l’enfant qui a mémorisé le Coran devient un homme normal et obéissant à l’égard de ses parents. Alors, nous vous prions d’inscrire vos enfants dans les centres de mémorisation du saint Coran. Nous remercions tous les diplômés et nous encourageons les autres pour finir le Coran dans deux ou trois ans ».

Au nom des récipiendaires, Hassanatou Barry (une des jeunes diplômés) a promis de toujours réviser pour conserver le savoir acquis.

Hassanatou Barry

« C’est une fierté pour nous d’avoir mémorisé le livre d’Allah. Nous remercions nos formateurs, nos parents. C’est le fruit de 5 ans de travail : matin, midi et soir. Aujourd’hui, nous sommes diplômés ; mais, nous devons tout faire pour garder ce Coran en nous. Nous invitons les jeunes guinéens à lier la science et la religion. Je fais la 10ème année ; mais, après l’école, je venais au centre de mémorisation jusqu’à 18 heures 30’ », a-t-elle indiqué.

Prenant la parole à cette cérémonie, Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses, a dit être très satisfait de ces jeunes qui viennent de mémoriser le Saint Coran. Il a également émis le souhait de voir tous les enfants de la République mémoriser le livre saint.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Aujourd’hui encore, la Guinée peut dire merci à Dieu, et  Mamou en particulier. Au nom du secrétariat général des affaires religieuses, nous disons merci aux érudits de Mamou. Nous sommes contents de savoir qu’après nous, nous avons des héritiers valables. Nous vous demandons de persévérer, de réviser tous les jours. Le Coran va intercéder pour nous le jour de la résurrection finale. Nous vous invitons une fois encore d’aider les autres. Nous souhaitons que tous les enfants du pays mémorisent le Coran » a t-Il souhaité.

A noter que ce centre de Mémorisation « Solidarité Islamique » a été créé en 2001 ; et, plus de 15 promotions y ont mémorisé le Saint Coran.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tel : 625698919/657343939

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Le sous-préfet lance le BEPC à Timbi Madina (Pita) : 346 candidats (205 filles)

26 juillet 2021 à 14 02 11 07117

Le coup d’envoi du brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce lundi, 26 juillet 2021, en Guinée. Et, dans la sous-préfecture de Timbi Madina (préfecture de Pita), ce sont 346 candidats dont 205 filles qui affrontent les épreuves de cet examen. Ces candidats sont répartis dans 13 salles (avec une moyenne de 25 candidats par salle) comprises dans un seul Centre. Et, c’est le sous-préfet Amadou Pathé Diallo qui a présidé au lancement de la première épreuve (Rédaction) de cet examen au Centre ‘’Lycée Féto’’. L’autorité sous-préfectorale de Timbi Madina a invité les candidats à la sérénité, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Mamou.

Dans ce Centre où 26 surveillants au bon déroulement des épreuves dans les 13 salles d’examen, le sous-préfet Amadou Pathé Diallo s’est montré rassurant et a prié pour un bon déroulement du BEPC dans sa juridiction.

Amadou Pathé Diallo, sous-préfet de Timbi Madina

« Chers candidats, considérez cet examen national comme une simple évaluation, traitez les sujets comme les autres pendant l’année scolaire. Soyez sereins, n’ayez pas peur. Les épreuves seront à votre portée. Les autorités locales sont très fières de vous. Faites du bon travail. Nous souhaitons que vous soyez tous admis. Nous prions Allah que cet examen passe bien à Timbi Madina », a dit le sous-préfet.

De son côté, le maire de la commune rurale de Timbi Madina, Mamadou Diawo Diallo, a invité les candidats et les surveillants à l’honnêteté et à la sincérité pendant ces quelques jours d’évaluations.

Mamadou Diawo Diallo, maire de la commune rurale de Timbi Madina

« Nous rêvons d’un bon résultat pour notre sous préfecture. Avec 346 candidats pour une commune rurale, c’est une fierté de savoir que tout le monde est scolarisé, surtout les jeunes filles. Parmi les candidats nous avons 205  filles. Nous invitons les surveillants et les candidats d’être honnêtes et sincères, en respectant les principes qui régissent les examens nationaux dans notre pays », a-t-il indiqué.

De Timbi Madina, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Tabaski à Mamou : « l’ethnocentrisme est une maladie qui ronge une nation », dit l’imam Elhadj Ibrahima Loppet

20 juillet 2021 à 13 01 44 07447

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, l’Aïd El Kebir (ou la fête de Tabaski). A Mamou, cette fête a suscité un grand engouement chez la population. Les lieux de prière ont été bondés de fidèles venus accomplir cette grande prière de deux rakats. C’est le cas notamment au terrain du camp militaire où des fidèles musulmans venus de différents quartiers ont prié dans le respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19. L’imam Elhadj Ibrahima Loppet Diallo qui y a officié la prière a mis cette occasion de grand rassemblement à profit pour prêcher la paix et inviter les Guinéens à se défaire de l’ethnocentrisme qui gangrène aujourd’hui la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Très tôt le matin, la vaste place du terrain du BAM (bataillon autonome de Mamou) a été pris d’assaut par des citoyens venus des quartiers Abattoir 1 et 2, Telico et Gadha Loppet. Ils étaient parés de leurs très beaux habits et portaient un masque qui couvrait le nez et la bouche. Et, c’est à 9 heures30’ que l’imam, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo, a fait son apparu pour diriger la prière. Il était accompagné d’une modeste délégation.

Elhadj Ibrahima Diallo Loppet, imam de Mamou

Après la prière, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo s’est employé à dérouler son sermon. Un sermon dans lequel ce guide religieux a prêché la paix et a invité les guinéens a vivre dans la fraternité et dans la crainte de Dieu.

« Nous sommes dans une journée historique. Cette journée est très importante chez Allah le tout puissant. Pendant cette fête, le prophète Mohamad (PSL) a fait un sacrifice de deux béliers. Nous devons donc l’imiter après la prière. C’est permis de le faire 3 jours après cette journée.  Vous pouvez partager la viande en trois parties : une partie pour votre  famille, une autre pour  les pauvres et la 3eme partie pour les amis. L’islam nous invite à l’union, à la fraternité. Allah dit que nous sommes tous frères ; et, le meilleur d’entre nous est celui qui le craint le plus. Évitons l’égoïsme, l’animosité, les préjugés… L’ethnocentrisme c’est une maladie qui ronge une nation. Qu’Allah agrée nos actes cultuels et qu’il sauve notre pays de tous les maux qui assaillent l’humanité », a dit Elhadj Ibrahima Loppet Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Qui pour diriger la Mairie de Kourou (Dalaba) ? Les responsables du RPG en total désaccord

2 juillet 2021 à 12 12 53 07537

Née il y a à peine sept (7) mois, la sous-préfecture de Kourou (qui relève de la préfecture de Dalaba) est déjà confronté à un sérieux problème. La composition de la délégation spéciale (l’organe exécutif qui dirigera cette commune rurale en attendant les élections communales) est aujourd’hui la source des tensions entre les populations. Deux camps se sont formés sur place : un favorable à Mamadou Touré et l’autre à Ousmane Diaby, dit ‘’Gassama’’ ; les deux responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui bataillent actuellement pour occuper la tête de la commune rurale. Les autorités administratives préfectorales de Dalaba et le gouverneur de la région administrative de Mamou sont accusés d’être derrière la cacophonie actuelle dans cette nouvelle commune. Le 12 juin, la mobilisation de certains citoyens a empêché l’installation de la délégation spéciale. Et, le mardi dernier, 29 juin 2021, une manifestation de protestation contre l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’est tenue dans cette localité, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Dans cette sous-préfecture, située à environ 47 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, les populations se regardent en chien de faïence. Chacun voudrait que son candidat soit à la tête de la commune ; et, visiblement, nul ne veut lâcher du lest. Mais, cette divergence sur fond de tension est surtout alimentée par les fils ressortissants de cette sous-préfecture vivant à Coyah et Conakry (dans la région de la Basse Guinée). Ce sont eux, en complicité avec le préfet de Dalaba (Boubacar Barry) et le gouverneur de la région de Mamou (Amadou Oury Lammy Diallo) qui sont accusés d’avoir fait capoter la première « liste consensuelle » qui avait été produite par les populations.

« Lors de la composition de la délégation spéciale, tout le monde s’est retrouvé dans le bureau du sous-préfet. Ils ont échangé et chaque district a fait le choix. Le district de Kourouba (qui était un secteur) a donné une personne, Dalatö une personne, Djinkonya une personne, Kourou-centre, Konkètö, Diabilafata, Böhoko et Dantatö ont donné deux personnes et Djoulala et Kenkégnebatö ont donné deux personnes. C’est cette liste qui a été composée à l’unanimité. Maintenant, dès lors qu’un élément (Mamadou Touré) de Kourou-centre a été à la tête de la liste et que cette liste a été transmise chez le préfet, puis à Conakry (au ministère de l’Administration et de la décentralisation), les gens de Djoulala et Kenkégnebatö, à travers leurs ressortissants à Coyah et Conakry se sont opposés. Ils ont dit qu’on ne peut pas choisir un élément de Kourou-centre et qu’il faut choisir la maire dans un autre district. Et, à Kourou-centre, les gens ont dit que cela est inacceptable », a confié Mamadou Cissé, porte-parole des populations de Kourou-centre et partisan de Mamadou Touré.

En effet, c’est le 25 novembre 2020 que Kourou (jusque-là un district relevant de la sous-préfecture de Ditinn) a été érigé en sous-préfecture avec pour chef-lieu ‘’Kourou-centre’’. Mais, avec ses sept secteurs (devenus aujourd’hui des districts), Kourou seul ne pouvait pas remplir les critères d’une sous-préfecture. C’est ainsi que les districts de Kourouba et Djinkonya (dans la sous-préfecture de Mafara) et Dalatö (dans la sous-préfecture de Ditinn) ont été détachés de leurs sous-préfectures d’origines pour être rattachés au district de Kourou pour finalement former un ensemble qu’on a appelé sous-préfecture de Kourou.

Seulement, ce qui semblait au départ réjouir les populations de Kourou est aujourd’hui devenu une source de tension. Et, pour cause, le nom de celui qui va conduire la commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires divise et menace la cohabitation pacifique et la cohésion sociale sur place.

Pour avoir lutté pendant des décennies pour que Kourou soit érigé en sous-préfecture, les populations de Kourou-centre estiment qu’il est mieux indiqué que le président de la délégation spéciale vienne de leur rang. Et, elles ont choisi Mamadou Touré.

« Pour ce temps-là, Kourou est une sous-préfecture jeune, ce sont nos parents qui se sont battus, il faudrait que les gens du village (Kourou-centre) soient récompensés en premier lieu. S’il y a des élections, ils peuvent s’entendre entre eux là-bas (Kenkégnebatö, Djoulala et leurs alliés). Mais, pour ce premier temps là, il faut quelqu’un de Kourou-centre ou Djalala ou en tout cas quelqu’un qui vient du district de Kourou d’alors qui était rattaché à la sous-préfecture de Ditinn », a indiqué Mamadou Cissé.

Cependant, cette conception et le choix des habitants de Kourou-centre sont très mal perçus par les populations des autres districts comme Kenkégnebatö, Djoulala et alliés. Ces dernières préfèrent un président en dehors de Kourou-centre. Et, elles ont porté leur choix sur un certain Ousmane Diaby qui est du district de Kourouba (une localité située à dix kilomètres de Kourou-centre). Mais, les populations de Kourou-centre ne veulent pas en entendre parler. Et, la visite du gouverneur de Mamou (soupçonné d’être de connivence avec les gens de Kenkégnebatö, Djoulala et alliés) n’y a rien changé de la situation.

« Le gouverneur de Mamou lui-même a effectué un déplacement à Kourou, les gens se sont réunis, le gouverneur a prononcé le nom de l’élément de Kourou-centre (Mamadou Touré). Mais, les gens de Kenkégnebatö et Djoulala, aidés par certains de leurs alliés, se sont opposés. Le gouverneur est rentré. Après, le préfet a effectué une mission de sensibilisation dans tous les districts pour demander s’ils maintiennent les éléments qu’ils avaient choisis. Tout le monde a confirmé les mêmes personnes. Maintenant, à notre fort étonnement, le préfet, le gouverneur et leurs cabinets se sont permis de modifier cette première liste en choisissant un monsieur (Ousmane Diaby dit Gassama) qui est dans un autre district de Kourouba qui se trouve à dix kilomètres de chez nous (Kourou-centre), comme tête de liste. Ils ont choisi son adjoint dans un autre district encore et laissé carrément le chef-lieu de la sous-préfecture (Kourou-centre). Nous, on ne savait pas ça. Mais, il y a juste une semaine, on nous a dit que le ministre a signé l’arrêté pour la délégation spéciale en choisissant la deuxième liste (celle qui a été modifiée et produite par le préfet de Dalaba et le gouverneur de Mamou). Nous aussi on a dit que si c’est ça, ça ne pourra pas marcher », a expliqué Mamadou Cissé.

Ainsi, pour exprimer vivement leur opposition à la « manigance » qui a porté (sur papier pour le moment) Ousmane Diaby à la tête de la commune rurale de Kourou, les citoyens de Kourou-centre ont manifesté le mardi dernier. Et, ils menacent de continuer ainsi jusqu’à ce que la première liste qui désignait Mamadou Touré comme président de la délégation spéciale soit reconduite par les autorités.

« On ne peut pas trouver des gens comme alliés, les ajouter à nous pour former la sous-préfecture, après quelques éléments de chez nous aillent corrompre d’autres pour les choisir comme chefs. C’est inacceptable. On ne va jamais accepter ça. C’est ce qui a fait qu’il y a eu une grande manifestation au village (Kourou-centre) le mardi. On a adressé des courriers partout, même au président de la République pour dire qu’on s’oppose à ça (la désignation de Ousmane Diaby) », a insisté Mamadou Cissé.

Algassimou Diawné pour Guineematin.com

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Meurtre d’un garçon de 12 ans à Niagara (Mamou) : l’auteur du tir mortel inculpé et conduit en prison (Parquet)

26 juin 2021 à 14 02 12 06126

Comme annoncé précédemment, un élève de 12 ans (Mamadou Kaba Diallo) a été tué par balle mercredi dernier, 23 juin 2021, dans la sous-préfecture de Niagara, préfecture de Mamou. C’est son ami âgé de 14 ans qui, par inadvertance, a ouvert le feu sur lui. L’auteur du tir, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et conduit devant le juge des enfants au tribunal de première instance de Mamou. Ce magistrat l’a finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt hier (vendredi) pour « homicide involontaire », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, Mamadou Pathé Diallo a reconnu les faits lors de son audition. Et, il est également revenu sur les circonstances dans lesquels il a tiré sur son ami.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« On (le parquet) l’a reçu hier et on a saisi le juge des enfants. Celui-ci l’a inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il (Mamadou Pathé Diallo) a été conduit à la maison d’arrêt. Parce qu’il a reconnu les faits et il a expliqué comment il est allé prendre l’arme pour aller chasser. Arrivé à la rivière, il a tenté de vérifier s’il y avait une balle à l’intérieur. C’est au cours de cette manœuvre que le coup est parti et a atteint la victime (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du nombril. Il y a eu des interventions pour essayer de le sauver, mais malheureusement il a succombé », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A rappeler que les faits reprochés à Mamadou Pathé Diallo remontent au 23 juin dernier à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Cet élève de la 5ème année a ouvert le feu sur son ami (Mamadou Kaba Diallo) de la 6ème année à l’aide d’un fusil de fabrication locale. C’était à l’occasion d’une petite partie de baignade à la rivière Héricowol où Mamadou Pathé Diallo avait apporté le fusil de son père.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Niagara (Mamou) : un gamin de 12 ans fusillé par son ami

24 juin 2021 à 19 07 05 06056
image d’archive

Les faits se sont produits hier, mercredi 23 juin 2021, à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Et, c’est un petit garçon de 14 ans qui, à l’aide d’un fusil de fabrication locale, a tiré par inadvertance sur son ami de 12 ans. La victime, Mamadou Kaba Diallo a rendu l’âme lors de son évacuation au poste de santé de la localité. L’auteur du tir mortel, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et déféré à la gendarmerie de Mamou.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 16 heures que ce drame s’est produit à la rivière Héricowol. Mamadou Pathé Diallo était muni du fusil de son père actuellement malade et hospitalisé à Conakry. Un fusil qu’il a d’ailleurs l’habitude de porter pour aller à la chasse en brousse.

« Il (Mamadou Pathé Diallo) est parti avec le fusil à la rivière trouver ses camarades en train de nager. Lui aussi il s’est baigné un peu. Quelques instants après, il a pris le fusil et s’est éloigné un peu de la rivière. Il a aperçu son camarade Mamadou Kaba Diallo au bord de la rivière, il a pointé le fusil en direction de ce dernier en disant que ce fusil est droit. Il avait oublié que la munition (une balle) était à l’intérieur du fusil. Directement il a appuyé sur la détente et les munitions sont parties atteindre l’enfant (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du bas ventre. Immédiatement, l’enfant est tombé et s’est mis à crier. Mamadou Pathé Diallo qui a tiré sur lui s’est aussi mis à crier et à appeler au secours. Les enfants qui étaient en train de se baigner sont sortis de l’eau et se sont enfuit. Mais, un agent de santé et quelques parents étaient à côté de la rivière et qui ont entendu les appels au secours se sont précipités sur les lieux. Ils ont trouvé Mamadou Kaba Diallo en train de se tordre de douleur. Ils ont essayé de l’envoyer au poste de santé de Torobhé, mais il (Mamadou Kaba Diallo) a rendu l’âme en route », a expliqué Thierno Amadou Banga Diallo, 2ème vice maire de la commune rurale de Niagara.

Informés de cette triste nouvelle, la gendarmerie de Niagara a dépêché des agents à Madina pour faire le constat. Et, une fois sur les lieux, les gendarmes ont interrogé Mamadou Pathé Diallo sur ce qui venait de se passé. Le jeune garçon a reconnu avoir tiré par inadvertance sur son ami. Ils l’ont arrêté et conduit à leur base, puis ils l’ont transféré ce jeudi à la gendarmerie de Mamou. Et, le corps de Mamadou Kaba Diallo a été rendu à sa famille pour enterrement.

A noter que Mamadou Pathé Diallo est un élève de la 5ème année. Et, sa victime (Mamadou Kaba Diallo) était un élève de la 6èmeannée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Braquage d’un véhicule à Mamou : les assaillants armés de PMAK ont emporté plus de 121 grammes d’or et de l’argent

16 juin 2021 à 10 10 51 06516

En provenance dans la sous-préfecture de Marela (dans la préfecture de Faranah), un véhicule de transport en commun a été attaqué en pleine journée à Bertéyah (un district de la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou) par des coupeurs. Les assaillants, armés de fusil PMAK, étaient à bord d’une moto. Ils ont fait des tirs de sommation pour contraindre le chauffeur à immobiliser son véhicule. Ils ont réussi à emporter 121,36 grammes d’or (qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens), de l’argent et des objets dérobés à leurs victimes.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que cette attaque a eu lieu à Yala (un secteur relevant du district de Bertéyah). Il a fallu la témérité du chauffeur pour éviter le pire. Il s’est battu seul contre les assaillants qui menaçaient de les tuer ; et, il a réussi de leur arracher une arme PMAK et leur moto TVS.

Oumar Doumbouya, chauffeur du véhicule et principale victime

« C’est aux environs de 13 heures, j’ai quitté Marela à bord de ma voiture il y avait 5 personnes. Arrivé à Yala, un village de Balancia, j’ai constaté derrière moi une moto. Dès qu’ils (la moto) sont arrivés à côté de moi, ils ont tiré deux coups en me demandant de stationner. Un d’entre eux m’a demandé mon sac, je lui ai dit de regarder dans le coffre. Il m’a dit : vient, montres-moi lequel des sacs. J’ai indexé mon sac, il l’a pris et l’a envoyé sur sa moto. Il m’a demandé où se trouve l’or, j’ai dit que ça se trouve dans le sac. Il dit l’argent, j’ai dit regarde dans le sac. Son ami a dit : Sow, il faut le tuer. J’ai dit : mon fils, ne me tue pas. Vous avez pris tous mes biens, ne me tuez pas s’il vous  plaît.  Il a demandé encore au vieux qui était avec moi : où est l’or ? Le vieux dit qu’il n’a rien. Il a ouvert mon sac, il a soutiré mes 121,36 grammes d’or qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens. Il est revenu encore au près de moi, il a dit : toi, je veux tuer aujourd’hui, en me pointant son doigt. Je suis resté à les observer, j’ai décidé de foncer sur  celui qui détient l’arme PMAK. Je l’ai mis à terre trois fois, j’ai récupéré l’arme. Mais, les passagers sont restés indifférents, sauf un seul a eu le courage de m’aider. Après, ils (les assaillants) sont rentrés dans la brousse en laissant la moto et l’arme avec nous. J’ai envoyé le fusil et la moto à la gendarmerie. Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir en aide, parce que j’ai tout perdu. Je suis complètement spolié et vidé », a expliqué Oumar Doumbouya, le chauffeur du véhicule et principale victime de cette attaque.

A en croire Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué, c’est l’indifférence des passagers qui a permis aux braqueurs de s’enfuir et se volatiliser dans la nature.

Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué

« Je suis vraiment étonné de cet acte de ces bandits qui opèrent en pleine journée. Ils nous ont pourchassé sur une moto, ils étaient deux. Mais, heureusement, le chauffeur était courageux. C’est pourquoi nous sommes sauvés, parce qu’ils avaient décidé de nous tuer. Ils m’ont demandé de l’or, sinon ils vont nous tuer. Je leur ai dit je n’ai rien avec moi, je suis malade, je vais à l’hôpital. Heureusement il y avait un jeune parmi nous qui a pris des cailloux pour lancer sur son second qui lançait aussi des pierres sur nous. J’invite les passagers de partager les peines des chauffeurs qui nous transportent. S’il était aidé par les passagers on aurait pu mettre main sur ces bandits », a indiqué Thierno Mouctar Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tél. : 625698919/657343939

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Don de matériels et d’équipements sanitaires : l’ARMA vole au secours de l’hôpital régional de Mamou

14 juin 2021 à 13 01 05 06056

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 12 juin 2021, dans la salle de réunion de l’hôpital régional de Mamou, l’association des ressortissants de Mamou vivant à Atlanta (ARMA) a procédé à la remise d’un don de matériels et d’équipements de santé aux autorités sanitaires de Mamou. Ce don, principalement destiné à l’hôpital régional de Mamou, sera acheminé à d’autres structures sanitaires (centres de santé, postes de santé) de la préfecture de Mamou pour renforcer leur capacité d’accueil et de travail, au bénéfice des populations locales.

Composé de médicaments, d’équipements de protection, de matelas, de chaises roulantes, de lits, de blouses, ce don de l’ARMA vient en appui aux structures sanitaires de la préfecture de Mamou. Il est un symbole de satisfaction et de reconnaissance envers la terre mère (Mamou). Et, à l’hôpital régional de Mamou, les responsables se sont engagées à utiliser ces équipements et matériels de santé au profit exclusive des malades.

Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou

« Au nom des travailleurs de l’hôpital Régional de Mamou, nous disons très sincèrement merci aux ressortissants de Mamou. Malgré cette distance qui nous sépare, ils ont pensé à nous. Par ce geste, ils ont montré qu’ils n’ont pas oublié leur origine. Par ce geste, ils prouvent qu’ils n’ont pas oublié Mamou. Nous nous engageons devant les autorités ici présentent que ce don là sera utilisé exclusivement pour les malades et par les malades. Et, nous veillerons là-dessus, même une aiguille ne sortira ici sans que cela ne soit justifié. Vous  pouvez compter sur nous. Nous pouvons voir ce que nous donnerons aux centres et aux postes de santé de la préfecture comme symbole », a promis Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou.

Pour le représentant de l’ARMA à cette cérémonie, Thierno Ibrahima Diallo, les équipements et matériels médicaux que l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta met aujourd’hui à la disposition des autorités sanitaires de Mamou sont le fruit de dur labeur. Et, en conséquence, il est important d’en prendre soin et les utiliser à bon escient.

Thierno Ibrahima Diallo, représentant de l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta

« Au nom de la Présidente de l’association des Ressortissants de Mamou vivant à Atlanta et son bureau,  nous sommes heureux de vous rendre service ; car, nous faisons partie de vous. Bien que nous sommes loin de vous, nous sommes de cœur avec vous. Nous avons pu obtenir ces  matériels sophistiqués après un travail laborieux. Nous souhaitons que ces équipements soient utilisés pour servir les citoyens du pays en général et ceux  de la région administrative de Mamou en particulier », a dit Thierno Ibrahima Diallo.

Prenant la parole à cette occasion, Dr Kassie Fangamou, le directeur régional de la santé de Mamou, s’est réjoui de l’engagement de l’ARMA au près de la population de Mamou. Il a aussi invité les agents de santé des structures bénéficiaires à une utilisation rationnelle de ces matériels mis à leur disposition.

Dr Kassie Fangamou, Directeur Régional de la Santé de Mamou

« Les sentiments qui m’animent c’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction et de fierté vis-à-vis des filles et fils ressortissants de Mamou vivant à Atlanta. Ce don que l’hôpital vient de bénéficier est le fruit de dur labeur. Pour nous, c’est un acte à saluer et à remercier. Nous demandons aux autres fils du pays de suivre ce bel exemple. J’invite le personnel de santé de mettre ces matériels au service de la population de Mamou. J’invite aussi le personnel à maintenir de façon préventive ces équipements et à les utiliser à bon escient dans l’intérêt de Mamou, pourquoi pas toute la Guinée parce que Mamou est une synthèse de la Guinée », a notamment indiqué Dr Kassie Fangamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Mamou : le cimetière de Kabyah devenu un lieu de consommation de drogue pour certains jeunes de la ville

7 juin 2021 à 17 05 41 06416

Créé en 1930 (soit 28 ans avant l’indépendance de la Guinée), le cimetière de Kabyah, situé à Kimbely, un quartier au nord-ouest dans la commune urbaine de Mamou, est le deuxième cimetière (après celui de Tambassa) de la ville carrefour. Plusieurs morts (dont des notables de Mamou) y reposent depuis des décennies. Mais, depuis quelques temps, des jeunes érigent domicile dans ce cimetière pour consommer du chanvre indien et autres stupéfiants. Cette situation exaspère les sages et les autorités de Kimbely qui dénonce « un manque de respect envers les morts », rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

En dépit de sa vieillesse, le cimetière de Kabyah n’est pas encore clôturé. Et, de ce fait, il est aujourd’hui est proie aux chiens errant qui partent quotidiennement y déterrer des corps. Mais, depuis quelques temps, ce cimetière est aussi devenu un lieu d’attraction et de regroupement de groupuscules de jeunes consommateurs de chanvre indien et d’autres stupéfiants. Elhadj Saïdou Sall, le 1er Imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou est exaspéré par cette situation déshonore ce lieu de repos des morts.

Elhadj Saïdou Sall, premier imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou

« Nous avons constaté que notre cimetière rencontre des problèmes très épineux à cause de l’accès des chiens et les enfants drogués dans ce cimetière. Beaucoup de corps sont déterrés par les chiens ; et ça, c’est à chaque jour. Donc, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les autorités  surtout les autorités religieuses et administratives et les personnes de bonnes volontés de nous aider. Le cimetière a une place de choix dans la religion, c’est un lieu sacré qu’on doit honorer. Il  constitue pour nous une demeure avant le paradis ou l’enfer. Le prophète visitait tous les lundis et jeudis le cimetière de Ouhoud », dit-il avec indignation.

Tout comme ce sage du quartier, Sékou Yalani Camara, le chef quartier de Kimbely, est en colère contre ces jeunes qui font du cimetière de Kabyah un « temple » de consommation de stupéfiants. Et, il demande l’aide des bonnes volontés pour clôturer ce cimetière.

Sékou Yalani Camara, chef quartier de Kimbely

« Le premier Cimetière de  Mamou fut Tambassa et le deuxième fut Kabyah ici à kimbely  créé depuis 1930. La première personne enterrée ici fut le vieux Demba le propriétaire d’ici selon la déclaration de nos ancêtres. Nous avons constaté avec amertume certains jeunes viennent se droguer ici, mais aussi les chiens errants déterrent nos parents enterrés. Les enfants se mobilisent pour se droguer ici. C’est pourquoi certaines personnes comme Nana Kourouma et autres nous viennent en aide pour finir les travaux de clôture. Nous demandons aux personnes de bonne volonté, aux ressortissants, de nous venir en aide. Car, chaque personne a ici un parent. Nous demandons aux parents de penser à l’éducation de leurs enfants. Se droguer est anormal, à plus forte raison se droguer dans un cimetière », a dénoncé Sékou Yalani Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Meurtre, viol, pédophilie : 3 accusés condamnés à de lourdes peines à Mamou

28 mai 2021 à 13 01 47 05475

Siégeant en matière criminelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Mamou s’est penché le mercredi dernier, 26 mai 2021, sur six affaires portant sur des cas de « meurtres, viols et pédophilie… » Et, au terme des débats à la barre, le tribunal a déclaré trois accusés (Mamadou Aliou Barry, Mamadou Aliou Diallo et Ibrahima Diallo) coupables et les a condamnés à des peines allant de 7 à 10 de réclusion criminelle pour les faits de meurtre, viol et pédophilie qui pèsent contre eux.

L’audience a duré de 9heures15’ à 22heures35’. Et, six affaires, impliquant huit accusés, étaient inscrites au rôle. Tous les accusés (Mamadou Aliou Barry poursuivi pour viol, Mamadou Diallo alias  Aliou 2 poursuivi pour meurtre, Ibrahima Diallo accusé de viol, Mamadou Sadou Diallo poursuivi pour meurtre, Mamadou Aliou Diallo accusé de viol et pédophilie;  Mamadou Moussa Diallo accusé de viol, Ousmane Barry poursuivi pour viol et Mamadou Oury Barry accusé de meurtre) ont défilé à la barre pour donner leurs versions des faits. Et, au final, le tribunal a renvoyé Mamadou Sadou Diallo, Mamadou Diallo alias Aliou 2, Mamadou Moussa Diallo, Mamadou Oury Barry, Ousmane Barry et Thierno Moussa Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, le juge audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a eu la main lourde contre Ibrahima Diallo, Mamadou Aliou Barry et Mamadou Aliou Diallo. Il les a condamnés respectivement à 10 ans, 7 ans et 10 ans pour meurtre, viol et pédophilie.

« C’est un motif de satisfaction pour nous dans la mesure où les cas de viols sont devenus très  récurrents dans la ville carrefour. Nous pensons que la lutte va continuer pour éradiquer ce fléau dans la région. La lutte que nous menons, c’est la lutte de tout le monde. Tous les coupables seront poursuivis et punis et nous invitons les populations de coopérer pour qu’ensemble nous éradiquons complètement ce fléau » a dit le procureur au sortir de l’audience.

Me Abdoulaye Keïta, avocat

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a exprimé une grande satisfaction pour l’acquittement de cinq accusés. Il a également promis d’interjeter appel des décisions condamnant ses trois autres clients.

« En tant qu’avocat, je suis très fier par rapport à l’acquittement des 5 personnes parmi les 8. Pour les 3 autres qui ont été condamnés à des peines de prison, je vais relever appel dès vendredi, 27 mai 2021, pour qu’on puisse examiner leur dossier devant la Cour d’appel de Conakry », a-t-il dit.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Coupe abusive de bois, confection de briques aux bords des cours d’eau à Pita : l’environnement menacé à Timbi Madina

28 mai 2021 à 9 09 32 05325

Située à près de 400 kilomètres de Conakry (dans la préfecture de Pita, en Moyenne Guinée), la sous-préfecture de Timbi Madina est une zone agro-pastorale. Plus de 70% de la production nationale de la pomme de terre provient de cette localité, arrosée par de nombreux cours d’eau. Mais, ces derniers temps, ces cours d’eau sont fortement menacés. A cause de la coupe abusive du bois et la confection des briques cuites sur place, le niveau d’eau a considérablement baissé dans ces cours, a appris un reporter de Guineematin.com qui a été contacté par des habitants de Timbi.

Sur place, les populations sont inquiètes. Certains citoyens sont en train d’envahir les abords des cours pour faire des jardins, du charbon de bois ou pour confectionner des briques. Et, cela se fait dans une destruction du couvert végétal et une coupe abusive du bois tout au long des cours d’eau. Les conséquences de cette agression sur l’environnement commencent à se faire sentir puisque les marigots et rivières tarissent petit à petit.

« Ils sont venus couper les arbres autour de la rivière de Tolinwol pour aménager des jardins. A l’heure là, c’est la plus grande rivière Fottorewol qui est visée par la coupe abusive des bois. Ils sont en train de faire le charbon de bois et cuire les briques aux alentours de cette rivière. Chaque fois, ça se répète, on n’a pas encore trouvé de solution, parce que les autorités locales n’ont rien dit, alors que l’eau ne fait que baisser au niveau de ces cours d’eau. Nous demandons aux autorités de faire face à cette situation pour mettre fin à cette menace », a dénoncé un citoyen qui a contacté Guineematin.com sous le couvert d’anonymat.

Mais, selon les autorités de la commune rurale de Timbi Madina, la menace qui pesait sur la rivière ‘’Telinwol’’ a été déjouée. Toutefois, le maire, Mamadou Dian Diallo indique qu’il n’était pas informé des menaces qui pèsent actuellement sur la rivière ‘’Fottorewol’’.

« A Tolinwol, il y a de cela deux mois, quelqu’un avait voulu mettre un jardin ; mais, on l’a empêché et on a sensibilisé les gens pour que cela ne se répète plus. Pour le cas de Fottorewol, je dirais que ça, c’est impossible. Parce que c’est Fottoré qui ravitaille tout Timbi Madina en eau. Si cela s’est passé à Fottoré, je n’étais pas au courant », a dit le Mamadou Dian Diallo.

Concernant ceux qui confectionnent les briques le long des cours d’eau, le maire de la commune rurale de Timbi Madina est formel : « On ne peut pas arracher quelque chose à quelqu’un sans lui trouver une autre activité », martèle l’élu local.

A la lumière de ce propos, on peut dire sans risque de se tromper que les confectionneurs de briques ont un blanc-seing pour saigner à blanc l’environnement au niveau des cours d’eau de la commune rurale de Timbi Madina. Et cela, même si le maire, Mamadou Dian Diallo, tente de faire de la gymnastique verbale pour justifier le silence coupable de l’autorité communale.

« On a pris des mesures pour que ces gens là respectent au moins 30 mètres. C’est à des endroits très distancés qu’ils sont en train de faire ça.  Pour l’interdire définitivement, il faudra leur donner quelque chose à faire. On ne peut pas interdire entièrement la confection des briques, parce que plus de 80% de la population utilise les briques cuites. Donc, nous sommes en train de réfléchir pour décourager ces gens-là, parce qu’on a le souci de bien faire pour que l’environnement soit respectée », a dit le maire, Mamadou Dian Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Mamou : elle brûle la main de sa sœur qui a utilisé son gel pour ongle

26 mai 2021 à 9 09 40 05405

C’est une correction beaucoup trop sévère qu’une fille a administrée à sa jeune sœur, à Mamou. Elle a brûlé la main de la petite, dont le seul crime est d’avoir utilisé son gel pour ongle sans son autorisation. L’acte s’est passé dans le secteur Balia du quartier Petel, dans la ville de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette triste réalité a été révélée par un habitant de la localité. Selon lui, la victime est une fillette de 5 ans. Sa sœur a plongé sa main dans une marmite contenant une eau bouillante. « C’est dans la journée du lundi 24 mai 2021, que j’ai trouvé une fillette du nom de Oumou Diallo, qui était couchée seule sur une terrasse et qui se tordait de douleur. Lorsque j’ai vu tous ses doigts blessés, je lui ai demandé ce qui lui était arrivé. Elle dit que c’est sa sœur qui l’a brûlée avec de l’eau chaude, à cause d’un liquide qui sert à orner les ongles », a expliqué ce citoyen.

Ce dernier s’est rendu à la police pour l’informer de cette situation. Et, les agents de sécurité sont allés procéder à l’interpellation de l’auteure de l’acte et sa mère.

Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Drame à Mamou : 3 membres d’une même famille, tués dans un accident de la circulation

21 mai 2021 à 8 08 21 05215

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 20 mai 2021, à Mamou. C’est un camion qui a percuté une moto, faisant trois morts, dont un bébé de six mois, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Le drame a eu lieu sur la route nationale Mamou-Dalaba, précisément à Pétéwol, dans le district de Sèrè, à 8 kilomètres de la ville de Mamou. Un camion, à vive allure, a percuté une moto sur laquelle se trouvaient trois membres d’une même famille (une femme, un jeune élève et un bébé de 6 mois), en partance pour le district de Sallyah, un village relevant du district de Soumabalako, dans la sous-préfecture de Tolo. Le véhicule a ensuite marché sur les victimes, les écrasant complètement. Témoin oculaire de la scène, Abdourahmane Diallo, conducteur de taxi moto, imputable la responsabilité de cet accident au chauffeur du camion.

« Le chauffeur communiquait au téléphone. Et, il a laissé sa trajectoire pour foncer sur le motard, qui était sur sa ligne. Lorsque le petit (le motard) a vu le camion venir sur sa droite, il s’est dirigé vers le ravin. Mais le camion, qui roulait à vive allure, est venu le percuter, avant de sur les trois personnes qui étaient sur la moto. Lorsque je suis venu voir, j’ai trouvé les trois corps broyées. Pour moi, le chauffeur a fait exprès. Parce qu’il était en excès de vitesse et il communiquait au téléphone », a expliqué ce citoyen.

De son côté, le chef de secteur de Tounti Sèrè regrette cette situation et appelle les conducteurs à la prudence. « On ne peut rien contre la volonté de Dieu, mais la prudence est la meilleure sûreté. J’invite donc tous les conducteurs d’engins roulants de faire preuve de prudence, à éviter de communiquer en pleine circulation. On n’a qu’un seul cerveau, donc on ne peut pas s’occuper de deux choses à la fois. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à la famille éplorée », a dit Thierno Mamadou Diouldé Barry.

A noter que les trois victimes ont été inhumées dans la soirée de ce jeudi, aux environs de 20 heures, au cimetière de Madina, dans le secteur Gongowil. Quant au chauffeur du camion, il se trouve dans les mains de la gendarmerie de Mamou pour des fins d’enquête.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél: 625698919/657343939

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Syndicat des taximotos à Mamou : affrontement entre les 2 factions de l’USTG

29 avril 2021 à 11 11 46 04464

C’est un secret de polichinelle ! La cohabitation des factions de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée) est plus que jamais impossible dans la préfecture de Mamou. Ces deux factions (USTG version Abdoulaye Sow et USTG version Abdoulaye Camara) sont constamment à couteaux tirés et se livrent à une bataille sans fin pour le contrôle des conducteurs de taximotos de la ville carrefour. Et, ces derniers jours, elles se sont affrontées pour régler leurs différends, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

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Dabola : les jeunes suspendent la protestation contre leur préfet Gnalen Condé

22 avril 2021 à 20 08 16 04164

Hadja Gnalen Condé, préfet de Fria

Hadja Gnalen Condé, préfet de Dabola

Les jeunes de Dabola qui contestent leur préfet, Mme Gnalen Condé, n’ont finalement pas manifesté ce jeudi, 22 avril 2021. Ils ont décidé à la dernière minute de surseoir à la marche qu’ils projetaient d’organiser aujourd’hui. Les leaders de la contestation invoquent le ramadan pour justifier cette décision, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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Mombéya (Dalaba) : une fille de 8 ans meurt après avoir chuté d’un Néré

22 avril 2021 à 4 04 41 04414

Ce drame s’est produit hier, mercredi 21 Avril 2021, à Kigna, un district relevant de la sous-préfecture de Mombéya, dans la préfecture de Dalaba. Maïmounatou Baldé (la victime) était allée en brousse pour cueillir des fruits sauvage. Malheureusement, elle a chuté du haut d’un néré et a rendu l’âme sur place.

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Gongoré (Pita) : un compromis trouvé pour une meilleure cohabitation entre agriculteurs et éleveurs

20 avril 2021 à 8 08 55 04554

Alors que leurs relations étaient tendues et qu’ils se regardaient en chiens de faïence, les agriculteurs et les éleveurs du district de Kourawouré, dans la sous-préfecture de Gongoré (Pita), ont décidé d’enterrer la hache de guerre. Sous l’égide des autorités locales, les deux camps sont parvenus à un accord qui devrait faciliter leur cohabitation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

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Séléyah (Mamou) : un vent violent endommage une vingtaine de maisons

12 avril 2021 à 18 06 48 04484

Un vent violent a causé d’importants dégâts matériels samedi dernier, 10 avril 2021, à Séléyah, un district relevant de la sous-préfecture de Ouré-Kaba, dans la préfecture de Mamou. 21 maisons ont été endommagées (certaines ont été décoiffées et d’autres ont vu leur mur s’effondrer), a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Mamou.

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Lutte contre la drogue : 2800 kg de chanvre indien incinérés à Mamou

11 avril 2021 à 9 09 06 04064

image d’archive

Dans le cadre de la lutte contre la drogue, 2800 kilogrammes de chanvre indien ont été incinérées ce samedi, 10 avril 2021, à Mamou. Organisée dans la forêt de Dounkiwal, la cérémonie a connu la présence des autorités administratives, communales et judiciaires, ainsi que les forces de défense et de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

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Mamou : à la rencontre d’Alpha Oumar Diallo, l’architecte qui a bâti l’agence locale de la BCRG

24 mars 2021 à 11 11 55 03553

Alpha Oumar Diallo, architecte, Directeur Général du Cabinet ARTECH

Le 1er mars 2021, jour marquant le 61ème anniversaire de la création de la monnaie guinéenne, la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a inauguré son agence régionale dans la ville de Mamou. Cette infrastructure moderne qui fascine plus d’un, a été pensée et conçue par l’architecte Alpha Oumar Diallo, Directeur général du cabinet Artech, spécialisé dans l’urbanisme, l’architecture et la gestion des projets. Le correspondant de Guineematin.com à Mamou est allé à la rencontre de cet entrepreneur, très fier d’avoir réalisé avec brio ce projet.

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