Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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Kankan : reprise des travaux à l’usine de coton après quelques semaines d’inactivité

25 mai 2019 à 5 05 18 05185

Les activités ont repris hier, vendredi 24 mai 2019, à l’usine du projet coton de Kankan. Cette reprise fait suite à l’obtention du carburant dont la rupture avait causé l’arrêt des travaux dans cette usine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après près de 20 jours d’arrêt, les moteurs de l’usine de coton située au quartier Kankan-Coura se sont remis en marche ce vendredi matin. Un ouf de soulagement pour les travailleurs de cette unité industrielle. « L’usine à bel et bien recommencé à fonctionner, le carburant est venu et tout est rentré dans l’ordre. Les transporteurs aussi ont été payés et le déchargement des camions dépendra de la cadence de l’usine », a expliqué Kaba Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine du projet coton de Kankan.

Soulagement aussi des transporteurs de l’or blanc qui attendaient depuis trois semaines le déchargement de leurs camions et le payement de leurs frais de transport. Même s’ils n’ont pas pu débarquer encore tous leurs chargements, ils sont rentrés quand même en possession de leur dû, confirme Salla Kourouma, membre du syndicat des transporteurs, qui était en tête de peloton des négociations entre les transporteurs et les responsables de l’usine. « Ils ont été tous payés hier soir et on a commencé le déchargement des camions. Et, l’usine aussi a commencé à travailler, il n’y a pas plus aucun problème », a-t-il dit.

A rappeler que les activités de cette usine étaient arrêtées depuis le 05 mai 2019, en raison d’une rupture de carburant. Bloqués depuis deux semaines dans l’enceinte de l’usine, les transporteurs de coton ont manifesté le lundi, 20 mai dernier sur place. Ils exigeaient le déchargement de leurs camions et le payement de leur agent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Alexandre Brégadzé nommé le Chef de la Représentation de la Compagnie RUSAL en Guinée

24 mai 2019 à 12 12 37 05375

Communiqué : Conakry, le 24 mai 2019. – RUSAL, un des plus grands producteurs d’aluminium au monde, annonce la nomination d’Alexandre Brégadzé en tant que Chef de la Représentation de la Compagnie en Guinée.

Avant de rejoindre RUSAL, Alexandre Brégadzé avait exercé les fonctions de l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Guinée du 9 mars 2011 au 22 mars 2019. C’est au cours de l’exercice de ces fonctions que le Centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS) avait été construit et intégralement équipé en pleine épidémie Ebola en Guinée dans la région de Kindia en 2015 avec sa participation active. Les investissements de RUSAL dans la construction du CREMS se sont élevés à plus de 10 mln de dollars américains. Actuellement les recherches post-enregistrement du vaccin contre la maladie à virus Ebola « GamEvakCombi » de conception russe sont en cours de finalisation au sein du CREMS.

Dans ses fonctions du Chef de la Représentation de RUSAL en Guinée Alexandre Brégadzé prévoit de se concentrer sur les objectifs visant à assurer un fonctionnement efficace des activités de la Compagnie en Guinée.

« Les axes prioritaires de ma mission en Guinée en ma nouvelle qualité porteront sur la finalisation des travaux de réhabilitation et sur le lancement de la deuxième ligne de production de l’usine de FRIGUIA, ainsi que le développement du projet de bauxite DIAN-DIAN dans la région de Boké. Pour ce qui est du développement durable en Guinée, les projets prioritaires pour RUSAL sont ceux dans les domaines d’éducation, de santé, d’accès de la population guinéenne à l’eau potable de qualité » – a noté Alexandre Brégadzé. La Compagnie poursuivra son programme d’envergure « Bourse RUSAL-2018 » : tous les boursiers guinéens (101 personnes) sont déjà arrivés en Russie et suivent leur formation avec succès dans des Universités de différentes villes. Aussi, cette année RUSAL prévoit de finaliser le programme de recherches scientifiques post-enregistrement du nouveau vaccin russe contre la maladie à virus EBOLA, qui sont menées par des spécialistes russes et guinéens au CREMS.

Information sur la Société :

Un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée, RUSAL opère dans le pays depuis 2001. En Guinée RUSAL possède la Compagnie de Bauxites de Kindia (CBK), ainsi que le Complexe d’alumine de FRIGUIA. De surcroit, RUSAL poursuit la réalisation du projet d’exploitation du plus important gisement de bauxites au monde Dian-Dian se trouvant dans la région de Boké. Le volume des réserves prouvées de ce gisement représente 564 mlns de tonnes.

Communiqué transmis par le service de Communication de RUSAL en Guinée

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APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

23 mai 2019 à 13 01 03 05035

Termes de Référence

Recrutement d’un cabinet d’Avocat/Avocat Individuel

1. Projet

Guinea Alumina Corporation S.A (GAC) est une filiale en propriété exclusive de la société Emirates Global Aluminium PJSC (EGA). GAC développe une mine de bauxite et ses infrastructures connexes en République de Guinée dans sa première phase d’investissement. La deuxième phase du projet prévoit l’expansion de la mine et le développement d’une raffinerie d’alumine (Projet).

Notre Projet est l’un des plus importants en matière d’investissements depuis les quarante dernières années et il contribue considérablement au développement de la Guinée en créant des emplois, des opportunités économiques et l’augmentation des recettes du Gouvernement.

La concession de GAC est implantée dans la région de Boké, au nord-ouest de la Guinée, à proximité de mines existantes qui sont déjà exploitées par d’autres compagnies.

Pour contribuer davantage au développement de la région de Boké, au-delà de son activité principale, GAC soutient les communautés locales en matière de santé, d’enseignement, de formation et de développement des infrastructures.

2. Contexte de la mission

Dans le cadre des activités de GAC, nous recherchons un cabinet d’Avocat/Avocat Individuel qui fournira l’état de la règlementation, le conseil dans de multiples transactions, le recouvrement des créances, la rédaction d’actes de diverses natures et lorsqu’aucune solution amiable n’a pu être trouvée, la défense des intérêts de GAC à tous les stades de la procédure judiciaire en Guinée ou devant les juridictions communautaires ou étrangères.

3. Mission

3.1 Étendue de la prestation/responsabilité

i. Représenter ou assister GAC dans les procédures civiles ou pénales, dans les phases précontentieuses ou contentieuses, devant les cours et tribunaux de Guinée, et plus généralement dans la communauté OHADA ;

ii. Règlement des litiges dans le cadre des relations commerciales conflictuelles ;

iii. Assister dans la prise de décision stratégique de la Direction générale ;

iv. Analyser, négocier et rédiger des contrats ou ententes en lien avec les activités commerciales ou la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) ;

v. Assurer le recouvrement des créances et suivre les voies d’exécution ;

vi. Fournir, selon une périodicité définie, une veille sur les textes de lois, les règlements, la jurisprudence ou une doctrine essentielle ;

vii. Faire l’archivage physique et numérique de tous les dossiers traités par ses soins et être en mesure de produire à tout moment une copie à chaque fois que l’entreprise en fait demande ;

viii. Coordonner les activités des autres professionnels de droit ou mandataire de l’entreprise ;

ix. Effectuer toutes les formalités administratives et légales liées aux activités de l’entreprise ;

x. Assister ou représenter dans les discussions avec les autorités gouvernementales au niveau central ou local ;

xi. Produire des rapports détaillés sur tous les dossiers pris en charge ;

xii. Et plus généralement, apporter son assistance dans toutes les opérations de l’entreprise.

3.2 Livrables

i. Des fiches de suivi de toutes les missions en cours de traitement ;

ii. Les comptes rendus d’audience de façon régulière ;

iii. L’état détaillé de l’ensemble des instances judiciaires ;

iv. L’archivage physique et/ou numérique de tous les actes concernant l’entreprise ;

v. Des notes synthétiques sur les changements de textes législatifs ou règlementaires, la jurisprudence ou la doctrine.

vi. Des notes juridiques sur les avis sollicités par l’entreprise.

4. Critères de sélection

1. Compétences techniques dans le domaine du contentieux judiciaire, du droit des affaires, du droit minier et les différents enjeux liés aux projets miniers notamment les relations gouvernementales ou communautaires ;

2. Expériences du ou des Avocats en charge des dossiers de l’entreprise ;

3. Mécanismes d’archivage et de suivi des dossiers ;

4. Veille sur la règlementation en vigueur ;

5. Disponibilité à voyager partout où besoin sera ;

6. Très bonne connaissance du système judiciaire Guinéen ;

7. Communication orale ou écrite dans les langues Française et Anglaise.

Les candidats intéressés sont priés de bien vouloir remplir le formulaire d’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET et le soumettre, au plus tard le vendredi 31 mai 2019 à 10h00, aux adresses suivantes :

Attention : Moussa SOUMAH

Titre : Administrateur de Contrats

Email : mosoumah@ega.ae

Cc : gaccontract@ega.ea ; icamara@ega.ae

Note : Les cabinets ou avocats individuels préqualifiés en marge du présent APPEL A MANIFESTATION D’INTERET seront invités à un appel d’offre restreint au courant du mois de juin 2019.

Les présents termes de référence demeureront inchangés.

APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Kankan : l’usine du projet coton encore à l’arrêt par manque de carburant

20 mai 2019 à 21 09 23 05235

L’usine du projet coton de Kankan retombe dans ses travers quelques semaines seulement après la visite de la ministre de l’agriculture, madame Mariam Camara, sur les lieux. Ce lundi, 20 mai 2019, les transporteurs de l’or blanc ont semé la panique dans l’enceinte de l’usine en barricadant tous les accès. Ils protestaient ainsi contre le non-déchargement de leurs camions remplis de coton depuis plus de deux semaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’ambiance était chaude ce matin dans cette usine de coton. Il a fallu la venue de Conakry d’une délégation ministérielle pour calmer les ardeurs des manifestants et engager des négociations avec le comité de gestion.

Sur les motifs de leurs revendications, un des chauffeurs, qui a préféré garder l’anonymat, a confié à notre reporter que l’usine est à l’arrêt depuis le 03 mai dernier. « Selon ce qu’on a appris de la part des responsables, ils disent qu’ils n’y a pas de carburant depuis le 05 mai, parce que moi je suis arrivé ici avec mon camion rempli de l’or blanc. Donc, le lendemain j’ai été enregistré. On nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant. Donc jusqu’à présent, l’usine ne fonctionne pas. Après, ils ont dit aussi que l’usine est en panne, mais ce n’est pas ça », a dit notre interlocuteur.

Dans la cour de l’usine, l’on pouvait compter une trentaine de camions, tous remplis de coton, mais qui peinent à être déchargés. Selon nos informations, ces camions ont fait plus de deux semaines dans l’enceinte de l’usine. « Vous voyez, il y a une trentaine de camions qui ne sont pas encore déchargés. En plus de ça, nous ne sommes pas encore payés, mais tout ce que nous avons demandé ce matin, c’était qu’on décharge nos camions, parce que c’est le mois de Ramadan et bientôt la fête. Donc, il y a trop de dépenses. On voulait manifester notre ras-le-bol depuis le vendredi passé, mais il n’y avait aucun responsable ici. Donc, on a attendu ce lundi, comme c’est le premier jour de la semaine, pour nous faire entendre. Mais, on nous a demandé d’attendre qu’ils vont commencer à décharger le mercredi », a expliqué la même source.

Approché par Guineematin.com, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine, Kaba Camara a confirmé en off l’information sur l’arrêt de l’usine sans apporter plus de commentaires. Quant aux responsables de la boite, ils ont préféré donner leur langue aux chats.

A rappeler que l’ex directeur de l’usine projet coton, le Français Patrick Duaerrêt, a été aperçu dans la salle de négociations entre le syndicat des transporteurs et les responsables du comité de gestion de l’usine. Selon nos informations, il serait là en tant que conseiller agricole.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Incendie au ministère du Budget : « les enquêtes vont déterminer l’origine du feu » (Ministre)

18 mai 2019 à 8 08 56 05565
Ismaél Dioubaté

Comme annoncé précédemment, un incendie s’est produit hier, vendredi 17 mai 2019, au ministère du Budget. Le feu a causé un blessé et plusieurs dégâts matériels. Selon Ismaël Dioubaté, le ministre du Budget, une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de cet incendie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’incendie s’est déclaré peu avant 16 heures dans les locaux du ministère du Budget. Et, c’est seulement aux environs de 18 heures que le feu a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté s’est alors prêté aux questions des journalistes, annonçant que ni l’origine de l’incendie encore moins la valeur des dégâts causés ne sont, pour l’instant, connus.

« Il est prématuré de donner des explications exactes de la situation. Ce qui est sûr, c’est que c’est aux alentours de 15h45 que l’incendie s’est déclaré au niveau de l’aile gauche du département. Aussitôt informé, j’ai alerté le président de la République et le Premier ministre. J’ai appelé aussi le ministre de la sécurité qui a mis à disposition un camion des sapeurs-pompiers. Mais, l’intensité de l’incendie était telle qu’on était obligé de faire appel à LAGUIPRESS qui nous a secourus.

J’ai demandé aussitôt à l’administrateur d’EDG de couper le courant dans le secteur, la gendarmerie s’est déployée, et comme vous le constatez, le feu est sous contrôle. En attendant de faire le constat, nous estimons que les dégâts ne concernent essentiellement que trois bureaux. Les enquêtes vont déterminer l’origine du feu », a expliqué le ministre.

Quant aux sapeurs-pompiers qui ont réussi à maîtriser le feu, ils disent avoir rencontré d’énormes difficultés dans leur travail. « Nous avons reçu l’alerte comme quoi il y a un incendie au ministère des finances. Immédiatement, les secouristes se sont déplacés, ils sont venus effectivement trouver que le bureau du directeur national du budget a pris feu, et immédiatement les opérations ont commencé. Comme la situation était très grave, on a fait appel à LAGUIPRESS qui nous a secourus.

Ils se sont battus, et malgré les difficultés, on a pu faire ce qu’on a pu faire. Mais nous avons rencontré vraiment des difficultés. Parce que les véhicules que nous recevons sont des véhicules utilisés en France, c’est des dons. La Guinée paye le transport, on reçoit ces véhicules, mais on ne gagne rien avec l’Etat. Il y a aussi un de mes agents qui est gravement blessé par les vitres. Il a perdu assez de sang, on doit même l’envoyer à Ignace Deen parce qu’il a besoin de sang », a dit le contrôleur général de police Moussa Camara, directeur général de la protection civile.

A noter qu’après avoir maîtrisé le feu, les sapeurs-pompiers et les gendarmes présents sur les lieux ont failli en venir aux mains. Cela, en raison du refus des gendarmes de laisser les agents de secours accéder aux locaux alors que ces derniers avaient encore leurs équipements dans le bâtiment. Il a fallu l’intervention de plusieurs personnalités pour éviter un affrontement entre les deux parties.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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La MC2 de Kindia en faillite ? Les responsables du CA accusés

17 mai 2019 à 21 09 46 05465

La Mutuelle Communautaire de Croissance (MC2) de Kindia connait de nos jours une paralysie qui ne dit pas son nom. Cette institution de micro-finance ne parvient plus à fournir des prêts à la communauté. Les membres du Conseil d’Administration (CA) de la MC2 sont pointés du doigt par de nombreux observateurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis deux mois, la Mutuelle Communautaire de Croissance de Kindia est victime d’un grave dysfonctionnement. Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com, certains responsables du Conseil d’Administration de cette institution refuseraient de rembourser les prêts qu’ils ont eux-mêmes contractés depuis des mois.

La conséquence d’une telle attitude est que la communauté ne bénéficie plus de prêts. Un de nos sources indique que « l’institution est en faillite puisqu’elle ne peut plus accorder de nouveaux prêts tant que cet argent n’est pas remboursé ».

Un citoyen qui court derrière cette banque pour un prêt s’est confié à Guineematin.com, sous le sceau de l’anonymat. « Moi, j’ai fait la demande depuis à peu près 2 mois. Mais, on m’a fait savoir qu’il y a un blocus. Ils m’ont dit que certains clients n’auraient pas honoré leur dette, que la banque ne peut plus aider ou continuer à donner de l’argent à la communauté. Donc, c’est un coup dur pour nous les jeunes qui passions par cette micro-finance pour réaliser nos petits projets. Tous nos projets sont au ralenti. Notre seul espoir, c’est ce que les gens sont en train de gâter comme ça » s’indigne-t-il.

Selon une autre source, qui a également requis l’anonymat, « toute cette manigance est due à la mauvaise gestion et au complot bien orchestré du conseil d’administration. Ces responsables du CA auraient même tenté de faire partir un membre de la direction qui a refusé de s’associer à la magouille ».

Pour l’heure, aucun responsable de la MC2 de Kindia ne souhaite parler à la presse. Nos multiples tentatives de joindre la présidente du Conseil d’Administration, Fatoumata Cissé, sont restées vaines. Pourtant, certains laissent entendre que c’est cette femme qui aurait empoché la plus grande somme de la boite…

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 518 888

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Incendie au ministère du Budget : un sapeur-pompier blessé

17 mai 2019 à 17 05 44 05445

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un incendie s’est déclaré au ministère du Budget, aux environs de 15H 45’, ce vendredi, 17 mai 2019. Selon les premières informations confiées aux médias présents, c’est un court-circuit qui serait à l’origine du feu.

Au total, trois pièces du bâtiment auraient été dangereusement touchées par l’incendie. Mais, les dégâts ne sont pas évalués.

Par ailleurs, le Contrôleur général de police, Moussa Camara, responsable des sapeurs-pompiers, a révélé qu’un de ses agents a gravement été blessé lors de leur intervention (en cours) dans ce bâtiment. Ce dernier devrait être évacué d’urgence au CHU Ignace Deen pour des soins.

Au moment où nous écrivions ces lignes (17 heures 30), les sapeurs-pompiers, appuyés par LAGRUIPRESS, se battent encore contre les feux pour atténuer les dégâts.

A suivre !

De Kaloum, Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Urgent : un incendie au ministère du Budget

17 mai 2019 à 17 05 16 05165

Dans l’après-midi de ce vendredi, 17 mai 2019, un incendie s’est déclaré au ministère du Budget, a appris Guineematin.com qui a dépêché un reporter sur place.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux par notre reporter, un court-circuit serait à l’origine de cet incendie. Mais, pour le moment, le ministre Ismaël Dioubaté et ses collaborateurs n’ont fait aucun commentaire.

Seulement, on a noté une forte présence des hauts cadres de l’Etat, y compris le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané.

A suivre !

Amadou Oury Touré est sur place pour Guineematin.com

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MICROCREDIT : les pêcheurs et les petit(e)s commerçant (e)s, adhérents du Crédit Rural de Guinée

17 mai 2019 à 9 09 29 05295

Parmi les principaux adhérents du Crédit Rural de Guinée à Conakry, on retrouve les pêcheurs artisanaux et les femmes qui embrassent le petit commerce. Extrêmement dynamiques et bien organisés ces clients de l’institution de microcrédit constituent un exemple à suivre.

Compte tenu des conditions incitatives pour l’accès à ses produits et services, femmes du marché Avaria (à Madina), pêcheurs artisanaux, commerces de détails, la plupart des petits entrepreneurs se dirigent vers le CRG.

« Ils se constituent parfois en groupements ou en associations, parfois ils viennent individuellement mais tous veulent trouver des financements pour soit débuter une affaire, soit maintenir leurs affaires déjà existantes à flots. Les groupements de pêcheurs sont très actifs », soutient Abdoulaye Traoré, responsable de la délégation régionale de Conakry.

Le secteur de la pêche artisanale, lui-même, était dans des difficultés pour trouver des fonds avant l’installation du CRG à Conakry, un manque comblé aujourd’hui par l’institution de micro-finance.

A ce jour, une quarantaine de moteurs ont été octroyés aux pêcheurs artisanaux qui travaillent grâce aux prêts accordés par le CRG. « Nous apportons aussi notre appui financier à des promoteurs d’écoles privées ; nous avons déjà à ce propos financé pour 150 millions GNF un entrepreneur à la lisière de Conakry et pour 70 millions GNF un autre dans la commune de Ratoma. Ces clients travaillent correctement et remboursent dans les délais », souligne Traoré.

Toutefois dans un univers où il existe des esprits mal intentionnés, capables de monter de faux business pour obtenir des crédits, la première institution de micro finance du pays reste vigilante pour ne pas tomber dans le piège.

« Nous devons faire preuve de vigilance car nous avons la responsabilité de la gestion de fonds mobilisés par nos adhérents et nos partenaires financiers », conclut Traoré.

Cheick Soumah

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Pourquoi une loi sur la parité ? Quels avantages pour la Guinée ? Dr Zalikatou à Guineematin

16 mai 2019 à 21 09 33 05335
Honorable Dr Zalikatou DIALLO (RPG arc-en-ciel), membre du parlement panafricain

L’Honorable Dr Zalikatou DIALLO est députée membre de la majorité parlementaire (le RPG arc-en-ciel), secrétaire générale du forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG), présidente du réseau parlementaire santé et nutrition et membre du parlement panafricain. Très active sur le front du combat pour la promotion du genre et l’équité en Guinée, elle a accepté de répondre aux questions de médias dont Guineematin.com, sur la loi sur la parité adoptée récemment par Parlement guinéen. Une proposition de loi dont elle est effectivement l’une des principales initiatrices et actrices de terrain auprès de ses paires du FOFPAG.

Dans cette interview, cette femme médecin et dirigeante sportive, au combat pour l’émancipation de la femme dans toutes ses dimensions, a abordé sans complaisance la problématique de la parité, les avantages pour la Guinée et les défis à relever aussi bien par les femmes que par la société pour être au rendez-vous de 2030 de l’atteinte des objectifs du développement durable. Pour elle d’ailleurs, la concrétisation de cette bataille menée en synergie avec les acteurs de tous les bords sera marquée très prochainement par l’élection à l’Assemblée nationale d’au moins 40% de femmes contre 22,7% actuellement.

Décryptage !

Guineematin.com : le 2 mai dernier, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi sur la parité homme/femme. Dites-nous, pourquoi ce terme parité ; est-ce que cette loi est-elle nécessaire dans la mesure où les articles 1er, 2 et 8 de la Constitution consacrent l’égalité des chances ?

Honorable Zalikatou Diallo : merci pour cette question très pertinente. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette loi sur la parité était plus que nécessaire. J’en profite pour saluer les efforts de toutes les femmes parlementaires pour avoir parlé d’une même voix. C’est ce qui nous a permis d’aboutir à ce bon résultat aujourd’hui. Quand vous voyez l’Assemblée nationale, on est 26 femmes actuellement contre 24 au début de la législature, soit 22,7 % de l’effectif des députés de notre Assemblée. Ce qui est même au-dessous du tiers à plus raison la moitié de l’effectif. Donc nous nous sommes dites, nous les femmes, qu’il fallait qu’on se lève pour mettre en place ce forum qui a été appuyé par le Président de l’Assemblée nationale, le PNUD, ONU-Femme et le Gouvernement du Canada que je tiens à saluer très sincèrement pour l’engagement et l’accompagnement des femmes de Guinée.

C’est ainsi qu’on a élaboré la proposition de loi qui a été soumise au Bureau de l’Assemblée nationale. Il faut reconnaître qu’il y a eu des efforts dès la 1ère République. Beaucoup de conventions ont été adoptées par le pays et des femmes promues un peu partout et même le Pr Alpha Condé a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes. Mais ce n’était pas suffisant avec les enjeux actuels. Quand on voit la réalité sur le terrain, les résultats n’étaient pas bons. Voyez par exemple lors des dernières élections communales, sur plus de 23 mille candidats, il n’y avait 7 mille 44 femmes sur les listes. Et au niveau des résultats il y a des conseils communaux qui n’ont aucune femme, certains n’ont qu’une seule femme dans tout le conseil. Sans oublier que de nombreux exécutifs communaux n’ont aucune femme. C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes dit qu’il fallait travailler à l’élaboration de cette loi sur la parité.

Guineematin.com : qu’est ce qui a poussé le forum des femmes parlementaires à en faire son cheval de bataille et pourquoi c’est maintenant que cette loi voit le jour ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour corriger cette discrimination envers les femmes que le forum des femmes parlementaires souvent en synergie avec des femmes de la société civile et des responsables du département de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, en a fait son cheval de bataille. Quand vous allez à l’intérieur du pays, dès que tu commences à parler des femmes, les partis politiques te demandent où sont-elles ? Pourtant les femmes représentent près de 52% de la population totale, selon les statistiques du dernier recensement de 2014. Ce sont les femmes qui mobilisent pour les partis mais lorsqu’il est question de choisir les candidats, elles sont inscrites à la queue voire complètement jetées aux oubliettes. Désormais, ce n’est plus possible. L’inscription tient compte dorénavant du genre et c’est alterné.

Guineematin.com : quel est l’importance de cette loi pour la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : cette loi de la parité homme/femme, pour les mandats électoraux et les fonctions électives, apporte des corrections significatives sur le niveau de représentativité des femmes dans les postes électifs et des instances électives. Aujourd’hui, sur le classement mondial de l’union interparlementaire (UIP), la Guinée occupe le 82ème rang avec tous les efforts faits depuis l’indépendance. Ce qui n’est pas bien pour un pays comme le nôtre qui s’inscrit dans le cadre de la promotion et la protection des femmes. En Afrique d’ailleurs, parmi les 10 premiers pays, il y a le Rwanda qui est également leader au classement mondial avec 61%, suivi de la Namibie avec 46% et l’Afrique du Sud est 3ème avec 42% de femmes députées. Le Sénégal est au 11ème rang mondial avec le vote de la loi sur la parité. Et pourquoi pas la Guinée dans tout ça ?

Guineematin.com : qu’est-ce qui va réellement changer pour les femmes, après le vote et la mise en application de ce texte de loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : comme je l’ai dit, cette loi peut aider les femmes à passer de 23% à 35 ou 40% mais pas forcément 50% de députées. Cela va également améliorer significativement le classement de la Guinée sur le plan continental et mondial. Au point de vue économique, les résultats sont encore plus édifiants. Imaginez si les femmes avec 52% de la population participent activement à la prise de décision sur le plan national et local. Ce serait un véritable changement de gouvernance économique et politique pour la Guinée.

Guineematin.com : pourquoi pas plus de 40% de femmes élues à la prochaine Assemblée nationale alors qu’on parle de parité ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est le mode de scrutin qui va jouer. Il y a l’uninominal et la proportionnelle qui sont les deux types de scrutins législatifs en vigueur chez nous. A la proportionnelle c’est plus facile d’appliquer l’alternance sur la liste, mais à l’uninominal, la latitude est laissée aux partis politiques de faire le choix des candidats susceptibles de les faire gagner. Seulement, comme il y a un titulaire et un suppléant, la loi exige que ces deux candidats soient de sexes différents. Au niveau des élections locales tout comme les listes indépendantes, la parité doit également être respectée. Voyez-vous pour tout le pays, il n’y a que six femmes députées uninominales.

Il s’agit de Hadja Fatoumata Binta Diallo à Koundara pour l’UFDG, Djéssira Traoré à Mamou pour l’UFDG, Hadja Hawa Binta Diallo à Dalaba pour l’UFDG, Hadja Aïssata Soumah de l’UFR pour Boffa, Fatoumata Tonguino du RPG-AEC à Dabola et Eva Cross du RPG AEC à Mandiana contre 32 hommes députés uninominaux. Avec ce constat qui ne grandit aucune famille politique, nous disons aux grands partis qui estiment l’être, qu’ils doivent absolument se montrer capables de faire la promotion des femmes à chaque occasion.

Guineematin.com : parlant du texte, en son article 6 alinéa 1, il est dit ceci : l’autorité administrative compétente apprécie le respect des dispositions des articles 3, 4 et 5 ci-dessus. Qu’est-ce que le législateur a voulu dire réellement ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour la recevabilité de la liste de candidature. A tous les niveaux, les autorités électorales et administratives doivent veiller au respect de la loi. Elles doivent rejeter toute liste qui ne respecte pas cette disposition. C’est clair.

Guineematin.com : pour son entrée en vigueur, quels sont les mécanismes à mettre en place et les dispositions à prendre ?

Honorable Zalikatou Diallo : d’abord, comme la loi a été votée, on s’en félicite d’ailleurs et nous remercions tous les députés surtout les hommes sans lesquels, on ne l’aurait pas eue. Nous les femmes seulement avec 26 voix, on n’aurait pas pu la faire adopter. Il a fallu l’appui de nos collègues hommes que nous remercions très chaleureusement pour cet engagement historique en faveur de la couche féminine. Pour l’entrée en vigueur donc de la loi, il faudrait que le président de la République accepte sa promulgation dans un premier temps. Et après, il faudra son harmonisation avec le Code électoral et les autres lois constitutionnelles pour les mandats électifs.

Guineematin.com : on sait que cette loi sur la parité est un moyen de coercition, notamment des partis politiques pour favoriser l’émergence de la femme. Mais est-ce qu’à ce stade, ce seul texte suffit pour corriger le déséquilibre existant entre hommes et femmes dans les postes électifs ?

Honorable Zalikatou Diallo : ce seul texte ne suffit pas pour apporter toutes les corrections et combler à l’immédiat les innombrables attentes. Mais, il est fondamental pour la promotion de la parité dans notre pays. Il faut que les femmes apportent leur partition aussi. Les femmes doivent accepter de s’engager dans le débat politique. Elles doivent y prendre une part active, sinon ce n’est pas évident que la loi sur la parité puisse avoir les résultats escomptés. On sait que le président de la République, le Pr Alpha Condé, se bat sur tous les fronts pour aider les femmes. Qu’il s’agisse de l’autonomisation avec les MUFFA et les MC2 pour encourager et améliorer le pouvoir économique des femmes ou sur le plan politique avec le projet rajeunir et féminiser l’administration.

Nous sommes conscientes de ce qu’il fait pour nous et nous lui restons très reconnaissantes. C’est une chose que nous saluons et nous encourageons. Chaque acteur doit apporter sa contribution pour le rendez-vous de la Guinée de l’atteinte des objectifs du développement durable N°5 en 2030. C’est un engagement planétaire que notre pays ne doit pas manquer.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous comptez faire pour encourager les femmes à prendre une part plus active dans le débat politique, lorsqu’on sait le poids de la tradition, des coutumes et de la religion dans la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : nous l’avons remarqué. Il faut le rappeler, que le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) a bénéficié d’un projet en cours financé par ONU-Femme et le gouvernement du Canada, et l’appui technique du PNUD. Nous avons fait trois fois le tour du pays. Le poids de la culture et de la tradition sur les femmes est réel. Mais nous devons continuer ce combat puisqu’il s’agit d’un combat pour l’épanouissement de la femme et du développement du pays accompagnés du changement positif de notre société. On ne peut pas laisser en marge du développement, 52% des citoyens du pays et avoir de bons résultats. Dieu seul sait qu’il y a du chemin à faire à ce niveau.

Actuellement par exemple, il n’y a qu’une seule femme maire de commune urbaine en Guinée et six maires de communes rurales sur un total de 342 circonscriptions. C’est un travail ardu qui revient à chacun de nous et pour le bien de notre pays. C’est un processus qui a été déclenché il y a longtemps. Les grandes campagnes d’émancipation et la promotion de la femme ont commencé depuis 1975 sur le plan mondial. N’oubliez pas que la 1ère femme à diriger le Conseil de sécurité des Nations Unies est guinéenne, en la personne de Hadja Jeanne Matin Cissé. La Guinée a participé à plusieurs sommets internationaux portant sur la femme. De Mexico en 1975 à Beijing en Chine en 1995, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. La Guinée a souscrit à toutes les conventions internationales, africaines et sous-régionales. Et il fallait les internaliser au niveau de l’arsenal juridique du pays, notamment au Code pénal et au Code civil entre autres.

Guineematin.com : il est dit dans cette loi qu’elle s’applique aux partis politiques, aux coalitions de partis politiques, aux listes indépendantes. Pourquoi une si grande prudence qui voudrait que les postes nominatifs ne soient pas pris en compte par cette loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : pour qu’une loi soit valable, il faut au moins cinq critères essentiels. Le critère normatif. C’est ce qui avait manqué à la Constitution et au Code électoral. A ce critère s’ajoutent la lisibilité, la précision, la concision, la mise à jour pour son applicabilité. Nous voulons aller pas-à-pas. Puisqu’il ne s’agit pas de voter pour seulement voter. Nous sommes conscientes des enjeux et des défis à relever.

Guineematin.com : question spéciale pour vous Honorable. Vous avez brillé à l’université en sortant avec le diplôme de médecin frappé du titre de Docteur d’Etat. Vous avez dominé le monde sportif, en devenant l’une des plus grandes figures dirigeantes du secteur. Vous êtes en politique et vous engrangez des succès. Vous arborez le titre de député et vous êtes parmi les précieux représentants de la Guinée au Parlement Panafricain. Bref, un beau parcours, marqué de succès. Est-ce à dire que Dr Zalikatou est sur la trajectoire d’une ascension fête de grands rêves ?

Honorable Zalikatou Diallo : (Rire). Vous me suivez bien. Effectivement, j’ai été dirigeante sportive et j’ai eu la chance d’être la première femme élue vice-présidente de la fédération guinéenne de football en 2015 avant qu’une crise entre les hommes n’ait raison de notre Bureau exécutif. J’ai été la première femme à faire sauter ce verrou à la FEGUIFOOT, c’est vrai. A l’université, je suis formée en médecine. Je suis de la 22ème promotion de l’université guinéenne où je suis sortie major de ma promotion à l’examen d’état et obtenu la mention excellent à la soutenance de ma thèse. Tout ce que je fais dans ma vie en général, je me bats.

Parfois le chemin est jonché d’embûches. Mais je ne me décourage pas. Je me dis tout simplement, il faut travailler pour le pays et surtout bien travailler. Je me dis toujours on peut à un niveau élevé de responsabilité ne pas jouer le rôle de l’édification nationale. Et être à un niveau considéré bas par certains et obtenir des résultats beaucoup probants et salutaires. Même si on n’a pas été à l’école, on peut travailler et être utile à sa nation. Un domestique, un médecin, une infirmière, une sage-femme, un ouvrier, une cuisinière,… si chacun fait bien son travail, le pays va avancer dans le bon sens et pour le bien de tous. J’ai eu la chance d’être polyvalente dans ma vie. Je n’évolue pas seulement dans mon domaine et j’aime le travail collégial.

Ce qui fait que souvent les gens rêvent pour moi ceci ou cela. Mais c’est Dieu qui sait ce qu’il fera demain de chacun de nous. Et partout où je suis, j’aime servir loyalement. J’aime m’investir avec abnégation pour l’émancipation de la femme et des jeunes. Je ne demande pas ce que le pays fait pour moi mais plutôt je me pose la question de savoir ce que je peux faire pour mon pays. Et je suis dans cette dynamique. Je crois que tant que je serai dans cette position, Dieu va m’aider puisque ce sont là quelques sages conseils de mon père, Elhadj Alpha Amadou Diallo, à qui je souhaite longue vie et une excellente santé ; et ma mère Mme Diallo Bernadette qui m’ont encadrée et inculquée ces valeurs. Et, Sincèrement je remercie Guineematin qui fait du bon travail dans l’espace médiatique du pays.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Révision du navire de recherche halieutique « Général Lansana Conté » pour le développement durable

16 mai 2019 à 18 06 27 05275

Communiqué : Mercredi 15 mai, une convention sur le contenu des travaux à effectuer dans le cadre d’une coopération de suivi du Projet de construction d’un navire de recherche halieutique a été signée par la JICA et le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura (CNSHB).

Le Japon est un pays bordé par l’océan Pacifique, ce qui fait que la pêche est pratiquée traditionnellement sur cette côte. Le pays a ainsi développé des connaissances et des savoir-faire qui sont au cœur de sa coopération technique. C’est une des raisons pour lesquelles le Gouvernement du Japon a réalisé de nombreux projets dans le secteur de la pêche en Guinée, y compris la motorisation des pirogues, l’aménagement des ports et marchés de poissons et la construction d’un navire de recherche halieutique. Ce dernier a été réalisé dans le cadre d’un projet de la coopération japonaise, signé en novembre 2001, pour un montant de 810 millions de Yens, soit environ 6 527 000 $, et le navire « Général Lansana Conté » a encouragé le Gouvernement Guinéen en général et le CNSHB en particulier à faire des efforts sur la gestion durable des ressources halieutiques. Ainsi, ce navire a une mission importante pour l’atteinte des Objectifs de Développement durable (ODD), notamment ceux concernant la sécurité alimentaire et l’économie inclusive.

D’autre part, ce navire est en fonction depuis plus de quinze ans et, en dépit de l’entretien effectué par le Gouvernement Guinéen, le «Général Lansana Conté» s’est progressivement dégradé. C’est pourquoi la JICA, en réponse à une demande du Gouvernement Guinéen, a décidé de faire une révision de ce navire afin qu’il puisse continuer les recherches nécessaires pour lesquelles il a été construit.

La Guinée est un pays très riche en ressources telles que les minéraux, l’eau, la forêt et la pêche. C’est ainsi qu’elle peut faire un saut par le biais de l’utilisation de ces ressources de la meilleure façon. Pour cela, la gestion durable de ces ressources est indispensable et il est efficace de connaître continuellement leur quantité existante.

Les ressources halieutiques ont la particularité qu’elles se déplacent au travers des frontières maritimes ; ainsi, il est important de continuer les recherches halieutiques dans les eaux territoriales. Récemment, il a été constaté que la pression sur ces ressources a augmenté au large de la Guinée, et il est essentiel que le Gouvernement Guinéen détermine précisément la quantité de ces ressources dans la zone économique exclusive de la Guinée.

Communiqué transmis par le service de communication de l’Ambassade du Japon en Guinée

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Coopération : revue du portefeuille de l’USAID en Guinée

15 mai 2019 à 17 05 01 05015

Le ministère guinéen de la coopération internationale et de l’intégration africaine et l’agence américaine pour le développement international ont procédé ce mercredi, 15 mai 2019, à la revue annuelle du portefeuille de l’USAID en Guinée.

Organisée à Conakry, cette revue visait à évaluer les réalisations de cette agence des Etats-Unis dans les domaines de la santé, l’agriculture, la démocratie et la bonne gouvernance en Guinée, au cours de l’année 2018, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jeff Bryan

Dans son discours de circonstance, le directeur de l’USAID, a tout d’abord remercié le gouvernement guinéen pour la qualité des relations qui existent entre les deux parties. Jeff Bryan a souligné qu’en 2018, son institution a « investi 26 millions de dollars US des ressources allouées à la mission en Guinée et plusieurs millions de dollars par le biais des programmes financés par l’USAID depuis Washington ».

Il ajoute que cette revue a pour but de partager avec la Guinée les efforts consentis, les résultats atteints par l’USAID et de tirer les enseignements qui découlent de cette intervention ainsi que les actions prioritaires pour l’année 2019.

Selon Jeff Bryan, la vision de l’agence américaine pour le développement international (USAID) est d’aider la Guinée à améliorer les conditions de vie de sa population et de renforcer sa capacité à être autonome. Pour atteindre ces objectifs, l’agence va mettre en place des stratégies efficaces pouvant favoriser une croissance économique inclusive, le développement humain, l’amélioration de la santé et de la gouvernance démocratique.

Il a, par la même occasion, promis de soutenir certains projets de développement contenus dans le PNDES de la Guinée. « La mission de l’USAID continuera à accompagner le gouvernement dans ses efforts de développement en promouvant les investissements privés guinéens et le partenariat dans les domaines du commerce, de la sécurité et d’autres domaines prioritaires », a dit le directeur de l’USAID.

Dr Diéné Keïta

De son côté, la ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le gouvernement américain pour toutes les actions réalisées en Guinée, visant à soutenir le développement socioéconomique du pays. « L’intervention de l’USAID dans les quatre régions de la Guinée a un succès majeur sur la vie des populations. Ces réalisations reposent sur des résultats visibles surtout dans le domaine de la santé, l’éducation, le renforcement de la décentralisation, la capacité et la transparence dans la gestion de l’Etat, la lutte contre le VIH Sida, la participation de l’USAID dans l’organisation des élections et l’amélioration de la gouvernance », a-t-elle énuméré.

Pour ce qui est des prochaines revues, la chef du département de la coopération internationale et de l’intégration africaine a invité le directeur de l’USAID en Guinée à organiser une visite de terrain un mois avant la revue. Cela, pour faciliter l’identification des résultats obtenus sur le terrain.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Construction d’une nouvelle file d’évaporation : l’usine RUSAL/Friguia se modernise

14 mai 2019 à 15 03 24 05245

Lu pour vous : Dans le cadre de la modernisation de l’usine Friguia, la Direction générale a entrepris des activités progressives de la modernisation de l’unité industrielle. La construction d’une nouvelle file d’évaporation à l’usine d’alumine de Friguia s’inscrit dans cette logique. L’objectif est de renforcer la capacité de production énergétique de l’usine d’alumine RUSAL/Friguia.

On se rappelle que le 20 juin 2018 le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé à la relance de l’usine d’alumine RUSAL/Friguia. Pour parvenir à ce résultat, la compagnie RUSAL a débloqué des centaines de millions de dollars pour rééquiper l’usine et assurer sa relance. C’est dans cette continuité que la Direction générale de RUSAL/Friguia a entrepris une série d’investissement pour moderniser l’usine et renforcer ses capacités de production. La construction d’une nouvelle file d’évaporation s’inscrit dans le sens de la modernisation de l’usine.

Interrogé sur le but de ces travaux Youry Kanafotsky, Directeur général de RUSAL/Friguia dira : « la file d’évaporation de la raffinerie d’alumine de Friguia a été construite en 1959, et dans le cadre de la modernisation de l’usine, nous avons trouvé nécessaires de construire une nouvelle file d’évaporation pour augmenter la performance énergétique de l’usine ». Le coût total de construction de cette nouvelle file d’évaporation « s’élève à plus de 16 millions de dollars », a précisé le DG de RUSAL/Friguia.

Selon Elena Gorshkova, directrice des ressources humaines de RUSAL/Friguia « cette construction d’une nouvelle file d’évaporation s’inscrit dans un vaste programme de modernisation et de renforcement des capacités de production de l’usine et d’amélioration des conditions de travail des employés ». Récemment, «nous avons mis en circulations plusieurs nouveaux bus pour la mobilité des travailleurs et actuellement nous avons engagés les travaux de construction d’une nouvelle file d’évaporateur tout cela vise à conforter le fonctionnement de l’usine dans un climat de paix et de sérénité», a expliqué la DRH de RUSAL/Friguia .

En 2017, dans le cadre du projet de réhabilitation d’extension et de modernisation des installations de production du Complexe bauxite-alumine de Friguia, RUSAL a décidé de reconstruire les files d’évaporation existantes, de concevoir et construire la nouvelle file d’évaporation moderne. L’Institut de recherche RUSAL/VAMI a conçu un projet de file d’évaporation à six unités de grande capacité.

La modernisation des batteries d’évaporateur comprend entre autres, l’installation de pompes de réserve pour transférer la solution à l’intérieur de la batterie (transportant la solution entre les boîtiers et vers les échangeurs) et pour le pompage de la solution évaporée dans les cuves de la solution de recyclage. Il s’agit ainsi de la modernisation du système d’évacuation des condensats propres avec l’installation de trois évaporateurs de condensats purs pour chaque batterie d’évaporateur.

A rappeler que dans le cadre du projet de la relance l’usine Friguia, RUSAL a effectué la réparation et la réhabilitation de 616 unités d’équipements industriels. Chaque unité d’équipement a été complètement démontée, réparée et puis remontée. Plus de 25% d’équipement ont été nouvellement rachetés et remplacés. Ce sont 1200 guinéens et 60 experts russes qui travaillent sur la réhabilitation de la première tranche de l’usine. Le budget des travaux de réhabilitation et de la relance de l’usine a été estimé à 123,5 millions de dollars.

En outre, RUSAL a acheté et mis en exploitation 2 nouveaux groupes électrogènes dont la puissance totale est de 4 MW. Les investisseurs russes ont aussi effectué la réhabilitation de deux cheminées d’une hauteur de 60 m, acheté de nouveaux compresseurs, 75 unités d’équipements neufs et 20 nouveaux camions bennes. Des travaux de nettoyage mécanique et la réparation de 144 km de chemin de fer ont été effectués. Les stations ont été également réparées et réhabilitées.

Transmis par le service de communication de RUSAL

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Boké : le préfet veut mettre fin aux détournements des redevances minières

14 mai 2019 à 13 01 46 05465
préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara

« Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains », a notamment dit le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara.

Dans la matinée de ce mardi, 14 mai, la préfecture de Boké a officiellement lancé son conseil administratif (CA) session 2019. Et, c’est la salle de conférence du village communautaire, situé à l’entrée de la ville de Boké, qui a servi de cadre à cette cérémonie.

Selon des informations confiées à un des correspondants locaux de Guineematin.com, cette session présidée par monsieur Aboubacar M’Bop Camara, préfet de Boké, s’étendra sur trois jours (du 14 au 16 mai 2019).

Ces trois jours de sessions réuniront Neuf (9) sous-préfets, les Dix (10) maires de la préfecture de Boké, les directeurs préfectoraux des différents services déconcentrés, la société civile et les représentants des sociétés minières. Ce sera l’occasion de présenter les rapports de l’année écoulée, relever les difficultés et échanger sur les perspectives de l’année en cours.

Avant de déclarer ouverte la session du CA, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a expliqué le retard de la ténue de la session 2019 par la lenteur accusée dans l’installation des conseils communaux, mais surtout les récurrents remous sociaux dans la préfecture. Ainsi, Monsieur M’Bop a tenu un discours d’ouverture dans lequel il a demandé à toutes les couches, chacune en ce qui la concerne, de jouer sa partition pour le développement local et la bonne cohabitation.

« Je voudrai qu’on fasse des débats responsables sans passion pour ressortir tous les problèmes que nous avons dans nos collectivités et proposer des solutions concrètes », a-t-il lancé. Le préfet a également parlé de la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis de la population riveraine. « J’invite solennellement les sociétés minières de proposer des solutions pour la bonne cohabitation non seulement avec les riverains mais aussi avec leurs travailleurs. Chose qui donnera un environnement sain. De tenir compte de l’impact environnemental qu’elles causent aux habitants de Boké. D’autre part, les milliards payés par les sociétés minières comme compensations qui disparaissent parfois, c’est inacceptable. Quand on dit que la SMB par exemple a payé 70 milliards à une localité et qu’on parte sur les lieux on ne trouve rien comme réalisation, c’est une insulte. Nous devons donc trouver ici des stratégies pour mettre fin à ces malversations », a insisté le Préfet.

Aboubacar M’Bop Camara a également rappelé dans son discours le rôle et la responsabilité des maires, tout en brandissant des menaces. « J’invite les maires à avoir des belles initiatives de développement que de construire des centres de santé et des écoles. Retenez que vous êtes les représentants de toute la population de votre commune, pas d’un parti politique. Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains. Donc, je vous invite à éviter ce problème », a-t-il martelé.

Enfin, le Préfet a remercié le président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour la mise en place des FODEL (fonds de développement local) qui aideront considérablement les collectivités à se développer.

A rappeler que dans le programme, il est prévu de présenter le budget annuel de la préfecture durant cette première journée.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Energie : Dr. Taliby Sylla obtient de l’Iran la Construction d’une Usine de Panneaux Solaires à Kindia et d’une centrale solaire de 300 Mégawatt en Haute Guinée

13 mai 2019 à 6 06 19 05195

Communiqué : En tout cas, c’est ce qui ressort d’une rencontre qui s’est déroulée la semaine dernière entre l’Ambassadeur d’Iran et le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla.

En effet, c’est un diplomate iranien, confiant et disponible, qui a rendu une visite de « courtoisie » au Ministre de l’énergie, entouré de ses principaux collaborateurs, respectivement Messieurs Sanfina Diakité (Secrétaire Général) et Bandian Doumbouyah (Chef de Cabinet).
Très impressionné par la qualité de l’audience, M. S.H. REZA WAHID KIANI, déclinera avec satisfaction un important gisement d’informations relatives à un certain nombre d’actions dans le secteur électrique, visant à resserrer les liens de coopération entre l’Iran et la République de Guinée.
Ce partenariat, M. S.H. REZA WAHID KIANI, le souhaite vivement car, l’Iran exprime officiellement le besoin de s’investir dans le secteur de l’électricité en Guinée, par la réalisation des Centrales solaires et des centrales Hydro-électriques, en BOT et BOO. Aussi, sur le plan Bilatéral, ce pays s’investira en EPC, tout en procédant à la réalisation des études et aux financements des différents projets.
D’ailleurs, pour prouver le degré d’engagement de la République Islamique d’Iran, des équipes de techniciens iraniens feront le déplacement de Conakry, la semaine prochaine en vue de conférer avec leurs homologues guinéens sur tous les aspects de la conception des études et de la mise en œuvre des différents projets inscrits dans les bottins du Ministère de l’énergie.
Le Ministre de l’Energie de la République de Guinée, Docteur Cheick Taliby Sylla, honoré par « cette visite de courtoisie » et s’appuyant sur les grandes lignes du prospectus d’investissement pour l’accès à l’électricité 2016-2020 visant à doubler le taux d’accès à l’électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d’ici à 2030, saluera l’engagement du gouvernement Iranien, qui n’en est pas à ses premières réalisations en Guinée, pour preuve l’édification du Ministère des Affaires étrangères, un don de la République Islamique d’Iran à la Guinée, se passe de tous commentaires.
En ce qui concerne le secteur Electrique, le Ministre guinéen de l’énergie, confirmera
« L’existence des sites et suggérera à ce que l’Iran réalise la centrale solaire de 300 Mégawatt en haute Guinée. Cette centrale sera raccordée par interconnexion au réseau national, mais aussi de procéder à la construction d’une Usine de Panneaux Solaires à Kindia », soulignera- t- il et invitera son interlocuteur à inclure le renforcement des capacités à travers des stages et des formations du personnel qui sera déployé sur ces différents projets.
Par la voix du diplomate Iranien, son pays, la République Islamique d’Iran, souscrit aux études supplémentaires et à la « réalisation de ces deux projets ».

Cette audience, placée sous le signe d’un réalisme patent prouve à suffisance l’engagement de ce département Ministériel a trouvé des opportunités de premier ordre pour une électrification globale de tout le pays.

Pour rappel, de nos jours, seuls 29% de la population bénéficient d’un accès à l’électricité, soit 18% de la population avec en moyenne une connexion formelle et légale. En milieu rural, l’accès formel représente environ 3%.

Par la Cellule de Communication du Ministère de l’Energie Electrique

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Location des Bus et Minibus pour le transport du Personnel de la SMD : voici le DAO

1 mai 2019 à 7 07 10 05105

La Société Minière de Dinguiraye est à la recherche d’une compagnie de location de bus scolaire pour le transport de ses employés et de ses partenaires sur son site minier à LEFA (Lero-Fayalala). Un nombre de 15 bus et 6 minibus minimum est requis pour pouvoir remplir ce contrat. La date de début de service est prévue le 01 Aout 2019.

Vos offres doivent tenir compte des conditions suivantes : CONTRAT DE TRANSPORT SMD PORTÉE DES TRAVAUX

  1. Un minimum de quinze (15) autobus et six (6) minibus sont nécessaires pour remplir ce contrat.
    Les véhicules (Autobus et Minibus) doivent avoir les spécifications suivantes :
    • Autobus : type d’autobus scolaire, d’une capacité minimum de 44 à 54 places ; et
    • Minibus : Capacité de quinze (15) à dix-huit (18) places minimum.
    • Climatisation : tous les bus et minibus doivent être équipés de la climatisation.
  2. Les véhicules fournis doivent être de construction solide et avoir un dégagement suffisant pour pouvoir circuler sur des routes non goudronnées / non pavées et ne doivent pas être âgés de plus de dix (10) ans.
  3. La durée du contrat sera de trente-six (36) mois.
  4. Les bus seront utilisés pour transporter du personnel et d’autres entrepreneurs dans la zone d’opération de SMD.
  5. Les véhicules doivent être pourvus de conducteurs qualifiés, qui doivent être en possession d’un permis de conduire leur permettant de conduire cette catégorie de véhicules, et qui n’ont pas de condamnation pénale ou d’interdiction de conduite.
  6. Tous les conducteurs seront soumis à un examen de conduite, pratique et théorique, avant d’être engagés et d’obtenir le permis SMD en tant que conducteur contractant agréé.
  7. La maintenance des véhicules incombera au Prestataire de services qui devra s’assurer de leur conformité aux normes mécaniques et de sécurité de SMD, qui incluent des ceintures de sécurité aux normes internationales, à tout moment.
  8. L’entreprise doit créer un atelier capable d’effectuer les travaux de maintenance requis sur les autobus afin de respecter les normes de mécanique et de sécurité de SMD.
  9. Un calendrier de maintenance planifié doit être mis en place, ainsi que des normes de sécurité et de mécanique qui seront examinées et approuvées par SMD avant le début du contrat.
  10. La SMD exige que les bus soient soumis à une inspection technique sur une base régulière (à informer la SMD) ou avant de reprendre le service après une panne pour s’assurer que ses normes mécaniques et de sécurité sont respectées.
  11. En cas de panne, le Prestataire est tenue de remplacer le bus en panne par un autre bus de spécifications similaires dans les trente (30) minutes pour les services réguliers et dans les soixante (60) minutes pour les sites périphériques tels que Firifirini, Sikaso, etc.
    Le défaut de fournir un bus de remplacement dans les délais spécifiés entraînera une pénalité égale à des frais de service d’un (1) jour pour le véhicule.
  12. Le propriétaire doit prendre des mesures appropriées pour effectuer les réparations si nécessaire le plus rapidement possible après avoir été avisé d’une panne et doit avoir 1 bus et 1 minibus de secours pour ne pas bloquer le service.
  13. La SMD dirigera et coordonnera les mouvements des véhicules conformément à un calendrier de fonctionnement en rapport avec des besoins qui seront fournis au Prestataire.
  14. Le carburant sera fourni au Prestataire en quantité suffisante pour exécuter le programme d’exploitation requis. Il sera surveillé et contrôlé par SMD.
  15. Les véhicules fournis par le Prestataire doivent être assurés en responsabilité civile par le propriétaire. Une preuve d’assurance (Attestation d’assurance valide) sur tous les autobus et minibus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’assurance, le nouveau document d’assurance doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  16. Les bus doivent être immatriculés comme véhicules de transport en commun. Une preuve d’inscription sur tous les bus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’enregistrement, le nouveau document d’enregistrement doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  17. Les taxes sur les véhicules sont à la charge du Propriétaire.
  18. Le propriétaire est responsable de l’hébergement, des repas et des moyens de transport pour ses employés, dans la mesure où cela est nécessaire pour répondre aux exigences ci-dessus.
  19. En cas d’infraction, telle que : non-respect des limitations de vitesse, conduite dangereuse, non-respect des horaires, etc., la pénalité équivaut aux frais de service d’un jour par infraction qui sera facturé au Prestataire. Le conducteur sera suspendu pour une semaine ou son contrat résilié en fonction de la nature de la violation et des violations précédentes.
  20. Les propositions technique et financière qui seront soumises devront être conformes aux spécifications citées dans ce document et de toute annexe de ce présent.
  21. Tous les services et biens fournis selon le contrat doivent être respectés en pleine conformité avec les politiques et règles de santé, sécurité, environnement de Nordgold / SMD.

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DAO d’appel d’offres Bus Transport personnel SMD

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Asmaou Bah, nouvelle DG du Novotel : « nous allons sortir de l’ornière »

30 avril 2019 à 15 03 46 04464
Mme Doukouré Asmaou Bah, nouvelle Directrice Générale du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI Novotel) de Conakry

Au lendemain de sa nomination à la tête du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI Novotel) de Conakry, madame Doukouré Asmaou Bah a accordé un entretien à Guineematin.com, ce mardi 30 avril 2019. La nouvelle directrice générale du Novotel a exprimé sa joie et sa satisfaction avant de promettre de mériter la confiance du chef de l’Etat.

« C’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Et je prie le bon Dieu, le Tout Puissant Allah, de me donner la force de mériter la confiance que le président de la République, Professeur Alpha Condé, a mise sur moi. Je voudrais féliciter encore mes collaborateurs parce que j’ai passé ma carrière dans cet hôtel.

Après 22 ans de travail, si je me retrouve aujourd’hui, grâce au président de la République comme directrice générale de ce grand hôtel historique de notre pays, je suis très contente et heureuse pour ça », a-t-elle réagi.

Ayant gravi tous les échelons au Grand Hôtel de l’Indépendance, madame Doukouré Asmaou Bah compte redonner à cet établissement historique son image d’antan. « L’image du Grand Hôtel de l’indépendance va repartir encore. Parce que nous avons un personnel qualifié, ceux qui sont là sont des professionnels, nous avons une bonne formation. Si nous nous entendons, nous nous aidons, moi je sais que nous allons sortir de l’ornière.

Cet hôtel est historique, il ne doit pas tomber. Je sais que nous sommes capables dans cet hôtel et en tant que directrice générale, je passerai par tous les moyens possibles et légaux pour qu’on travaille ensemble avec mes collaborateurs et tous ceux qui peuvent nous aider pour que cet hôtel retrouve son nom d’antan », a rassuré la DG du GHI Novotel.

Et, pour atteindre ses objectifs, Asmaou Bah compte d’abord s’investir à rénover cet hôtel qui se trouve aujourd’hui dans un état loin d’être reluisant.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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SMG-2019 : Avec Rusal , le rêve devient réalité à Dian-Dian et Fria

29 avril 2019 à 19 07 25 04254

Du 24 au 26 avril 2019 s’est tenue à Conakry la 6e édition du Symposium Mines Guinée. L’évènement a été organisé par le Ministère des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, en partenariat avec la société AME Trade Lt, UK. Le thème retenu était « Synergie mines et infrastructures enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Pendant ce symposium le grand producteur d’alumine Rusal s’est montré comme une société qui a réalisé ces dernières années de grandes actions en Guinée.

La cérémonie a été rehaussée par la présence du chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, accompagné par son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, du ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Dans le discours d’ouverture des travaux du symposium le Président de la République le Pr Alpha Condé a salué les efforts des sociétés minières dans le développement communautaire, mais cependant reconnait-il que beaucoup reste à faire.

Le Président Guinéen a rappelé que souvent on donne une image déformée de la Guinée, qu’on donne tout à la Chine. Mais, “je vais vous faire remarquer que nous avons Rusal qui est une société russe était déjà à Fria et à Kindia avant mon arrivé et qui est aujourd’hui à Dian-dian », a-t-il notamment cité. Pendant ce symposium il a été démontré que la société Rusal a réalisé ces dernières années en Guinée, de grandes actions de développement socioéconomique des rêves sont devenus réalité avec le lancement de Dian-Dian et la relance de l’usine Rusal/Friguia.

Le 19 juin 2018 au port minéralier de Taressa dans la commune rurale de Kamsar à Boké, le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé au lancement de la première tonne de bauxite de Dian-Dian. La cérémonie avait mobilisée toutes les populations de la localité venue exprimé leur joie et leur gratitude à l’endroit de Rusal et du Pr Alpha Condé. La première phase du projet Dian-Dian a coûté plus de 220 millions de dollars à Rusal. Cet investissement a permis d’ouvrir non seulement la mine, mais aussi des routes, construire un port minéralier et réaliser des embranchements de rails de plus de 20 Km ce qui est une première depuis plus de 40 ans en Guinée.

La mise en exploitation de Dian-Dian par Rusal dont les réserves sont estimées à plus 564 millions de tonnes va créer plus de 1 300 emplois directs avec une exportation de 3 millions de tonnes de bauxite par an pour la première phase.

Alpha Condé lance Dian-Dian

Avant de procéder au lancement des opérations de chargement de la bauxite dans le bateau, le président de la République, le Pr Alpha Condé avait tout d’abord félicité la compagnie Rusal pour avoir honoré son engagement. Le chef de l’Etat a ensuite interpellé les populations, les autorités administratives et politiques, ainsi que les responsables de Rusal, chacun sur ses responsabilités. « J’invite les populations de Boké à soutenir toutes les actions de Rusal dans la région. C’est la condition préalable à tout développement de notre pays. L’Etat de son côté, s’engage à tout mettre en œuvre pour l’accompagner », a dit le président de la République.

Le 20 juin 2018, les populations de Fria étaient massivement mobilisées pour accueillir le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, venu relancer les activités de production de l’usine d’alumine Rusal-Friguia. L’usine qui va contribuer à l’essor économique de cette préfecture a une capacité de 650.000 tonnes d’alumine par an.

« La reprise de l’exploitation de l’usine n’est donc pas le fruit du hasard, elle est le résultat de ces efforts mais aussi d’un engagement sincère de la société Rusal à renforcer son partenariat avec la Guinée dans un cadre mutuellement avantageux », explique le ministre des Mines et de la géologie, présent à la cérémonie. La reprise de l’usine Rusal/Friguia a nécessité un effort colossal que la compagnie Rusal a déployé pour la relance de l’usine avec un coût d’investissement de plus de 123,5 millions de dollars. Plus de 25% d’équipement ont été nouvellement rachetés et remplacés. 616 unités d’équipement ont été complètement démontées, réparée et puis remontée. Ce sont 1200 Guinéens et 60 experts russes qui travaillent sur la réhabilitation de l’usine.

Le ministre des mines et de la géologie Abdoulaye Magassouba dira: « la relance de l’exploitation de l’usine d’alumine de Fria est un évènement de portée symbolique pour les populations de Fria, dans la mesure où la ville et les activités économiques en sont largement dépendantes ».

Un acte que les populations de Sombory ont salué à travers des chants et danses ponctués de slogans de reconnaissance et de remerciements au Chef de l’Etat et à Rusal. C’est dans cette ambiance de fête que le préfet de Fria, Hadja Gnalén Condé, a salué l’implication personnelle du Président de la République pour la relance de cette usine qui, selon elle, fait des heureux dans la cité de l’alumine. Elle a fait savoir qu’une commission Fria-Rusal est en place pour veiller à l’employabilité des jeunes, au contenu local et la paix dans la préfecture.

Comme beaucoup d’autres personnalités politiques et administratives, le député uninominal de Fria, Dr Sidiki Cissé, avait pris part à la cérémonie de relance des activités de l’usine d’alumine de Rusal/Friguia. « Je suis heureux, voire très heureux de la reprise des activités de l’usine de Rusal/Friguia qui est plus qu’un symbole pour Fria, mais son âme. Travailleurs, populations et autorités à tous les niveaux sont fiers de cette reprise. Et vous avez observé cette joie à travers la grande mobilisation partout où l’on est passé », a déclaré le parlementaire.

Le Président de la République, pour sa part, a remercié Rusal pour avoir respecté son engagement. S’engageant à aider les jeunes et les femmes, le Chef de l’État a invité les sages de Fria à veiller au maintien de la paix dans cette collectivité locale.

La société Rusal qui a réalisé des efforts considérables en moins de deux ans dans la production de la bauxite et de l’alumine s’est aussi investie dans le développement communautaire avec la réalisation des projets à caractère socioéconomique. C’est ainsi en marge de la 2e journée de la 6e édition du Symposium Mines Guinée, la compagnie Rusal-Guinée a partagé, au cours d’un panel tenu ce jeudi 25 avril à Conakry, les initiatives qu’elle a mises en œuvre dans le cadre du développement communautaire.

Ces échanges ont été tenus en présence du ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, des représentants de Rusal-Guinée, des représentants des communautés issues de leurs zones d’exploitations, notamment Fria, Boké et Kindia.

Prenant la parole, le Directeur Général par intérim de Rusal-Guinée, Alexandre Larionov a mis un accent particulier sur trois points essentiels réalisé par Rusal pour le développement communautaire. Il s’agit notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation de la construction des écoles et forages. Il a rappelé qu’en 2018 Rusal a accordé 101 bourses aux jeunes étudiants guinéens pour leur formation dans les différentes universités et écoles techniques de la Fédération de Russie. Un exposé qui du reste à retenu l’attention des participants et des panelistes dont le ministre guinéen des Mines et de la Géologie.

A rappeler que le stand de Rusal a été visité par le Président de la République le Pr Alpha Condé et le Ministre des Mines et de la Géologie Abdoulaye Magassouba.

Fin

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