Port Autonome de Conakry : Mme Aïssata Aribot s’installe à la tête de la Direction Générale

17 janvier 2019 à 14 02 00 01001
Mme Touré Aïssata Aribot remplace Mme Hélène Savané à la Direction Générale du PAC

Récemment nommée au poste de Directrice Générale du Port Autonome de Conakry, madame Touré Aissata Aribot a pris service hier, mercredi 16 janvier 2019. La cérémonie de passation de service avec la directrice Générale sortante, madame Hélène Savané, a été organisée au ministère des Transports, en présence des cadres dudit département et de certains travailleurs du Port, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après lecture du décret de nomination par le secrétaire général du ministère des Transports, la parole est revenue à madame Hélène Savané,
la Directrice Générale sortante, qui a remercié tous les travailleurs qui l’ont accompagné durant le temps quelle a passé à la tête de cette direction.

Mme Hélène Savané a saisi l’occasion pour rappeler certains résultats auxquels elle est parvenue avec son équipe. C’est notamment : l’instauration d’un climat de confiance entre les travailleurs qui, dit-elle, a permis « l’accroissement du trafic de marchandises avec un chiffre record de 10 millions 700 milles tonnes et un trafic de navires de 40 millions de mètres cube en terme de volume ».

Mme Touré Aïssata Aribot

Pour sa part, la nouvelle Directrice Générale, madame Touré Aissata Aribot, a remercié le Président de la République et son Premier ministre pour la confiance placée en elle pour occuper ce poste aussi stratégique que celui de la direction du Port de Conakry.

Compte tenu du rôle majeur que joue ce patrimoine national, notamment dans le développement socio-économique de la Guinée, madame Touré Aissata Aribot s’est fixé plusieurs objectifs. Parmi lesquels : le renforcement des capacités et compétences des ressources humaines par le biais de la formation, la mise en place d’un système biométrique de gestion du personnel, la mobilisation des ressources financières et la rationalisation des dépenses, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures portuaires (bâtiments, terre-pleins et quais), etc.

Plus loin, elle dira que « la modernisation du Port de Conakry est un défi national qui nous interpelle. Cette mission essentielle sera la lettre motrice de notre action collective. La seule force ultime qui m’anime repose sur l’esprit d’équipe et l’implication personnelle de chaque travailleur du Port Autonome de Conakry, chacun dans son domaine de compétences, sans distinction afin de réussir ce challenge qui consiste à faire du Port de Conakry un hub dans la sous-région et une référence en matière de respect des normes internationales dans le domaine maritime et portuaire ».

Face aux travailleurs du Port, madame Touré Aissata Aribot, a rappelé « qu’aucun effort ne sera de trop, aucune idée ne sera superflue et qu’aucune compétence ne sera négligée. Chacun peut apporter sa pierre à la construction de cet édifice commun et de ce patrimoine national qui impacte quotidiennement la vie des populations ».

Il faut rappeler qu’après cette passation de service, madame Touré Aissata Aribot a bénéficié du soutien et d’applaudissements nourris de l’ensemble des travailleurs présents qui lui ont promis un accompagnement sans réserve pour l’atteinte de ses objectifs.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Sécurisation des recettes : désormais, les grandes et moyennes entreprises payeront les taxes et impôts par virement bancaire

16 janvier 2019 à 8 08 32 01321
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Dans un communiqué rendu public hier, mardi 15 janvier 2019, le ministère du budget, a décidé que les payements des taxes et impôts par les moyennes et grandes entreprises se fera dorénavant par virement bancaire.

Cette réforme en gestation depuis longtemps dans les couloirs de l’administration fiscale, puis, dépoussiérée et rendue applicable par la tutelle, est une réponse apportée aux recommandations faites par le Président de la République, concernant la sécurisation des recettes.

Celui-ci, il y a encore moins de deux semaines, rappelait la nécessité d’aller aux grandes réformes qui peuvent limiter des déperditions de fonds. C’était à l’occasion d’une cérémonie au cours de laquelle il recevait les vœux de nouvel an du gouvernement.

C’est donc le virement bancaire qui ne permet pas la manipulation de la liquidité par les agents, qu’exige désormais le département, à ses services concernés pour le payement des taxes et impôts par les entreprises.

Cela devrait à coup sûr, augmenter de façon significative, les recettes de l’Etat sans faire évoluer l’assiette.

Par ailleurs, le ministre du budget, annonce que des réflexions sont en cours avec la BCRG, en vue de sécuriser les recettes intérieures fiscales des petits contribuables.

ML Cissé

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Excellence sportive et scolaire : la SMB met le paquet pour aider les filles guinéennes

15 janvier 2019 à 10 10 27 01271

La fondation SMB-Winning Consortium a lancé officiellement son projet dénommé « Foot For Change », dans la soirée d’hier, lundi 14 janvier 2019, à Conakry. Initié et financé entièrement par le consortium SMB, ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec la Fondation African Initiatives Women et la structure Football Elite. Il vise à promouvoir l’excellence sportive et scolaire des jeunes filles de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est un montant de 729 millions 984 mille 450 francs guinéens que le consortium SMB-Winning a mobilisé pour financer ce projet que la société minière a initié en faveur des jeunes filles de Guinée. Un projet qui sera mis en œuvre sur le terrain par les associations Africain Initiative for Women (AIW) et Football Elite. Il permettra d’offrir à des jeunes filles guinéennes passionnées de sport et aspirant à réussir leur parcours scolaire, une double formation de qualité, facilitant ainsi leur insertion socioprofessionnelle.

Fréderic Bouzigues

A l’occasion de la cérémonie de présentation officielle de ce projet, organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, Fréderic Bouzigues, le directeur général de la fondation et de la société SMB-Winning Consortium, a dit que depuis la création de la société en 2015, la SMB a fait de la responsabilité sociale de l’entreprise une de ses priorités. C’est pourquoi en trois années, poursuit-t-il, le Consortium SMB-Winning est devenu une des plus importantes entreprises de Guinée, « créatrice de richesse et d’emplois, contribuant à un développement durable et inclusif du pays. En parallèle, nous avons créé la fondation SMB-Winning, pour promouvoir et soutenir les projets culturels guinéens. Nous avons été un des principaux acteurs et partenaire de Conakry capitale mondiale du livre en 2017, une première pour une capitale d’Afrique de l’Ouest. Mais, les actions de la fondation sont élargies à la solidarité, l’action sociale, à la santé et au sport », a indiqué Fréderic Bouzigues.

La première équipe de bénéficiaires est composée de 50 jeunes filles, sélectionnées en fonction de leur mérite et de leur motivation pour intégrer un programme sportif et scolaire ambitieux et exigeant. Ces jeunes filles ont entre 13 et 23 ans, et résident majoritairement dans la commune de Matam, à Conakry.

« Nous souhaitons que cette première promotion soit un modèle pour toutes les Guinéennes, un modèle de réussite sportive et scolaire. Et que nous puissions nous baser sur votre réussite, mesdemoiselles, pour que non seulement ce projet s’inscrive dans le long terme avec d’autres promotions, mais qu’il incite également d’autres entreprises et associations, à initier des projets similaires, valorisant le sport, le développement personnel et la promotion féminine. Vous avez la chance de bénéficier d’un encadrement sportif et scolaire exceptionnel et j’espère que vous en tirerez beaucoup de bénéfices aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Et croyez-moi, si vous vous engagez à fond dans ce projet Foot For Change, les portes de l’avenir vous sont grandement ouvertes », a lancé le DG de la fondation et de la société SMB-Winning Consortium.

De son côté, madame Diallo Fatoumata Bangoura, fondatrice et présidente d’Africain Initiative for Women (AIW), a exprimé sa joie de voir son ONG impliquée dans la conception et la mise en œuvre de cet important projet qui promeut les jeunes filles. « Tout d’abord, je tiens à vous remercier d’être aussi nombreux aujourd’hui pour le lancement officiel de ce projet, contribuant ainsi à la cause des filles et des femmes guinéennes. (…) En favorisant l’acquisition de compétences professionnelles pour les femmes guinéennes, nous leur assurons une forme d’indépendance et nous contribuons au développement économique de la Guinée.

C’est pourquoi, nous sommes très heureux de nous joindre au projet Foot For Change qui réunit les vertus du sport et l’excellence scolaire. Un projet novateur qui illustre une Guinée qui avance à petit pas vers une société plus respectueuse des filles et des femmes, mais où d’importants blocages persistent », a-t-elle déclaré.

Fodé Camouss Camara

Abondant dans le même sens, Fodé Camouss Camara, secrétaire général de Football Elite et coach de cette première équipe, a d’abord remercié les parents qui ont bien voulu accepter que leurs filles adhèrent au projet. Selon lui, Foot For Change qui vient d’être lancé a été convoitée par les filles. En témoignent les nombreuses demandes d’adhésion. « Nous avons quatre (4) séances d’entrainements dans la semaine. Et, depuis le lancement, nous sommes normalement à deux (2) mois, laissez-moi vous dire qu’il y a du progrès. Avec l’engouement du groupe, nous avons effectué cinq (5) matchs contre les toutes premières équipes féminines de ce pays, et nous sommes sortis, à trois reprises, victorieux. On a perdu un match et on a fait un match nul », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elhadj Sakho tacle certains boulangers : « ils n’ont pas fait un congrès, mais de la mamaya »

14 janvier 2019 à 12 12 25 01251
Elhadj Alpha Oumar Sakho

La Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPG) a clôturé son congrès électif le samedi passé, 11 janvier 2019, au palais du peuple de Conakry. Une situation qui irrite Elhadj Alpha Oumar Sakho, président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (UNPBPG), qui dénonce un regroupement d’illégaux. Il l’a dit à un reporter de Guineematin.com juste après la clôture dudit congrès.

La coopérative qui a tenu ce congrès est perçue par l’UNPBPG comme une structure de dissidents qui cherche à les défier. Pour Elhadj Alpha Oumar Sakho, la CONABPG n’a pas tenu un congrès. « C’est de la mamaya qu’ils ont fait, puisque les présidents des bureaux régionaux des boulangers et pâtissiers n’ont pas pris part à la rencontre, au niveau préfectoral aussi non plus. Mieux, seule l’UNPBPG dispose d’un agrément avec des unions également agréées. Mais, demandez aux autres, s’ils ont des agréments de leurs structures ou des unions et groupements à la base. Ils n’en ont pas », lance-t-il.

Par ailleurs, le président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers, dit avoir été interpellé par le gouverneur de Mamou sur le comportement de certains boulangers qui refusaient de fabriquer du pain les jeudis et vendredis, sous prétexte que la décision vient de l’Union. Des informations démenties par monsieur Sakho. « Nous sommes allés au ministère du tourisme. Au cours de la rencontre, notre correspondance a été lue et qui ne demande nullement aux boulangers d’arrêter ou de refuser de travailler. L’ordre a été donné à tous les boulangers de continuer régulièrement le travail »

Sur la prétendue manipulation des boulangers pour créer une crise de pain sur le marché, Elhadj Alpha Oumar Sakho se défend. « C’est eux qui grèvent et pas nous. Nous, on n’a jamais cessé de travailler. Mais, c’est eux qui sèment la pagaille en complicité avec d’autres politiciens manipulateurs. Demandez d’ailleurs aux industriels, au ministre et même aux boulangers, qui refuse d’augmenter le prix du pain, si ce n’est pas Elhadj Sakho ? C’est moi qui ai sensibilisé les boulangers qui ont accepté de maintenir le prix à ce stade, malgré l’augmentation du prix du carburant sur le marché. C’est plutôt eux de la coopérative qui sont contre le gouvernement et les populations, c’est eux qui veulent, coûte que coûte, augmenter le prix du pain sur le marché ».

Accusé d’être incapable d’aider les boulanger à bénéficier de fours modernes, le président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée a haussé le ton. « Nous, on a demandé par écrit, depuis trois ans, qu’on nous aide à avoir ces précieuses machines de travail. La lettre est là. Mieux, nous, nous sommes toujours en campagne de plaidoyer auprès de l’Etat pour que celui-ci accompagne les boulangers à améliorer les conditions de vie et de travail des boulangers. Même à N’Zérékoré, j’étais là-bas, lorsque le Président a été reçu. Je rappelle qu’à l’époque, les boulangers se sont plaints de la mauvaise qualité de la farine. L’information a été portée à la connaissance des autorités et des industriels. Heureusement, des corrections ont été apportées et la farine fabriquée depuis lors est fortifiée », a-t-il souligné.

S’agissant de l’installation des fours modernes, Elhadj Sakho précise que c’est aux industriels d’accompagner les boulangers dans ce sens. « Un four moderne utilise à la fois le bois, le charbon, le gas-oil et le courant, selon les besoins. C’est ce que nous voulons pour les boulangers et pâtissiers de Guinée. Ailleurs, si tu fais le pain, après la vente, le reste est ramassé pour la fabrication de biscuits. Et rien ne se gâte. Voilà ce que nous souhaitons pour les boulangers de Guinée ».

Toute fois, monsieur Sakho reste confiant quant à l’avenir de ce secteur en Guinée. « Nous, nous sommes sereins. Ceux qui veulent torpiller le programme du gouvernement ne passeront pas par nous. Nous demandons à l’Etat et aux industriels de former et d’outiller les boulangers et pâtissiers du pays. C’est un secteur très important pour le pays. Il génère de l’emploi, des revenus et contribue au développement socio-économique de la Guinée », a laissé entendre le président de l’UNPBPG.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Guinée : des boulangers et pâtissiers accusent le ministre Boubacar Barry

13 janvier 2019 à 20 08 05 01051

Du 9 au 11 janvier 2019, les boulangers et pâtissiers du pays, regroupés au sein de la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée (CONABPAG) ont organisé le premier congrès électif de leur association. La cérémonie de clôture s’est déroulée le vendredi dernier, 11 janvier, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était au palais du peuple.

Pour leur première retrouvaille, les 600 congressistes de la CONABPAG ont élu à la tête de leur organisation monsieur Mamadou Adama Diallo.

Devant les nombreux invités comprenant, outre les congressistes, des représentants des usines de farine, des membres de la fédération patronale du tourisme, des spécialistes de la restauration… Mamadou Adama Diallo, a pris la parole pour annoncer les objectifs de la CONABPAG.

« Nos actions, nous boulangers et pâtissiers de Guinée, vont porter sur la formation et la sensibilisation de nos membres mais également développer un plaidoyer auprès des autorités et de tous les partenaires pour soutenir ce secteur pourvoyeurs d’emploi et participant activement au développement socio-économique du pays », a dit le nouveau Président.

Mamadou Adama Diallo a rappelé que le pain est le deuxième aliment le plus consommé en Guinée, après le riz. Une situation qui s’explique par l’urbanisation accélérée du pays.

Pour les boulangers et pâtissiers de Guinée, le défi à relever est important. « Notre métier est considéré comme rabaissant ! Pourtant, il emploie directement plus 2 460 ; et, plus du double, si on ajoute les emplois indirects », a ajouté le nouveau président.

Pour réussir le pari de sortir ce secteur de l’anonymat, la CONABPAG, en plus de la formation, met l’accent sur l’hygiène. Dans ce cadre, elle a identifié un certain nombre de besoins dont l’acquisition qui pourra considérablement améliorer la pratique du secteur et qualifier le métier de boulanger, assurer et protéger le consommateur.

Selon le Président de la coopérative, ces besoins sont : 223 mille emballages, 60 pétrins modernes, 60 groupes électrogènes, 335 caisses vitrées de vente de pain, 335 kiosques de vente de pain, 26 fourgonnettes de distribution de pain, 14 camionnettes de distribution urbaines de farine, 15 boulangeries modernes et des camions de distribution de farine à travers les villes du pays.

Boubacar Barry, Big-Up

Si les organisateurs se sont félicités de la mobilisation des boulangers et pâtissiers du pays, venus de toutes les régions de la Guinée, certains ont regretté les coups-bas de l’union des boulangers qui aurait multiplié les actions pour altérer le travail du Congrès. Un doigt accusateur est pointé sur le ministre du commerce, Boubacar Bacar Barry, dit Big-up, accusé de soutenir l’organisation rivale.

Ce qui a eu pour conséquences, le retard dans l’obtention de la salle où la rencontre s’est tenue, la désinformation et l’absence des autorités, pourtant invitées à prendre part à la cérémonie de clôture, placée sous l’autorité du Chef de l’Etat.

On se souvient que le Président Alpha Condé a annoncé plusieurs fois son intention d’aider les jeunes dans la création d’emplois, notamment les boulangers et pâtissiers de Guinée par la dotation de fours modernes.

Certains estiment que des conteneurs abritant ces fours sont déjà à Conakry mais qu’il n’y avait aucune structure fiable pour les réceptionner et les gérer.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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INTÉGRATION ECONOMIQUE ET MONÉTAIRE EN AFRIQUE : Par Safayiou DIALLO

12 janvier 2019 à 9 09 11 01111

Au lendemain des indépendances, devant l’impératif de développement combiné à leur fragilité financière, les pays africains ont vite compris que la solution à leurs problèmes devrait passer par leur regroupement c’est-à-dire une intégration de leurs économies. C’est ainsi que les anciennes colonies de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF), décident de maintenir le franc CFA hérité de la colonisation.

Une telle union a permis aux Etats membre de jouir d’une monnaie de change, gage d’une stabilité monétaire et facteur de sécurité pour les opérations économiques de placement d’investissement et de transferts internationaux. En effet, dans ces économies, le but était d’instaurer un climat économique et financier stable qui puisse attirer les capitaux étrangers dans une situation de faiblesse de l’épargne nationale et de favoriser les échanges transfrontaliers.

La volonté de se doter d’une monnaie africaine a été largement manifesté à partir de 1975 avec la création d’une chambre de compensation de l’Afrique de l’ouest (CCAO) qui, devenu plus tard l’AMAO à la suite de l’échec macabre de la CCAO compte tenu de son manque d’efficacité à faire face à la levée des restrictions en matière de change et des paiements imposés aux transactions intracommunautaires et/ou à l’extrême variabilité des modes de règlement.

Cette volonté a été réitérée lors du 6ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu en mai 1983 à Conakry. Cette prise de conscience des dirigeants africains sur la nécessité absolue de l’intégration monétaire indispensable à la résolution des problèmes des africains est le résultat d’une mûre réflexion menée par les techniciens sur la question.
Par ailleurs le 10ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu en juillet 1987 à Abuza a permis la mise place du programme de coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC) dont le but était la création d’un système monétaire harmonisé et la mise en place d’Institutions de gestion communes en 2000.

Pour accélérer le programme d’intégration économique et monétaire, les chefs d’Etat et gouvernement de la Guinée, la Gambie, du Ghana, du Libéria et de la Sierra Léone ont signé le 20 avril 2000 à Accra une déclaration, en vue de la création d’une seconde zone monétaire à l’intérieur la CEDEAO. A la suite de la tenue d’un mini-sommet en décembre 2001 à Bamako, cette seconde zone monétaire sur laquelle se penchaient les pays nommément cités ci-dessus, a été baptisée la ZMAO. L’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest a été mis en place pour la circonstance avec pour mandat de mener les études nécessaires à la mise en place de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest qui sera suivi sans doute de l’introduction de la monnaie commune.

Par ailleurs, la date initiale de lancement de la monnaie unique était prévue en janvier 2003 mais cette date a reportée au 1er juillet 2005 puis décembre 2009. Cette situation s’explique par l’indisponibilité des Etats membres à remplir, simultanément et de manière durable tous les quatre (4) critères de premier rang. La nouvelle date de lancement a été ramené avant au 1er janvier 2015 mais jusque-là rien de ce genre n’a pu voir le jour.
Dorénavant, les chefs d’Etat et gouvernement de l’union africaine (UA) ont décidé de l’implantation de la Banque Centrale Africaine à l’horizon 2020 et à la réunification de toutes les zones économiques et monétaires existantes que sont l’UEMOA, la CEMAC, la SADC et la ZMAO…

Par ailleurs, il est important que la Guinée, à travers la BCRG, arrive à respecter les engagements pris au niveau de la sous-région ouest africaine. Toutefois, comme l’universitaire est neutre, cela ne signifie en aucun cas une prise de position défensive de ma personne à l’égard du projet de la ZMAO, car, à mon humble avis il doit être publiquement discuté en vue d’une identification sérieuse des coûts d’opportunité futurs pour la Guinée sans pour autant commettre la même erreur que nos confrères de l’UEMOA et de la CEMAC car, on a quitté le franc français pour l’Euro sans qu’aucun Etat, aucun parlement ne soit prévenu alors qu’en France cela a fait l’objet d’un grand débat. En s’engageant dans un tel projet, les autorités monétaires renoncent à l’utilisation souveraine de la politique monétaire et de change dans la lutte contre les chocs exogènes.

Mamadou Safayiou DIALLO

Analyste Economique et Enseignant-Chercheur

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Vive tension à Boffa : les locaux de LAGUIPRES et de la gendarmerie saccagés

11 janvier 2019 à 12 12 22 01221

Un mouvement de colère est survenu ce vendredi, 11 janvier 2019, à Bel-Air, dans la sous-préfecture de Tougnifily (Préfecture de Boffa), où est basée la société minière Alufer. Des citoyens sont sortis protester contre la société LAGUIPRES-Sécurité et la gendarmerie locale. Ils sont allés saccager leurs locaux et blesser le commandant de la gendarmerie, a appris Guineematin.com de citoyens basés dans la localité.

Ce mouvement de protestation a commencé tard jeudi, 10 janvier 2019, explique au téléphone de Guineematin.com, un citoyen basé dans la localité. « C’est hier aux environs de 22 heures, qu’une équipe de contrôle de LAGUIPRES-Sécurité qui était en tournée, a aperçu un mini bus, elle a alerté la gendarmerie pour dire que ce véhicule transporte du carburant volé. Des gendarmes ont poursuivi le mini bus, ils ont tiré sur les pneus pour l’immobiliser. Et après contrôle, il s’est trouvé que le véhicule ne transportait pas du carburant, mais plutôt du poisson en direction de Conakry.

Cette situation a irrité les habitants de la localité qui sont sortis exprimer leur colère. Ils sont allés bloquer toutes les activités dans les locaux de la société minière Alufer qui évolue dans la zone, pour protester contre LAGUIPRES-Sécurité (société de gardiennage qui assure la sécurité sur le site d’Alufer) et la gendarmerie basée dans la localité », a-t-il témoigné.

Notre source ajoute que le mouvement s’est poursuivi et s’est intensifié ce vendredi matin. Selon ce citoyen, une foule en colère est allée s’attaquer aux locaux de LAGUIPRES-Sécurité et de la gendarmerie locale où ils ont fait plusieurs dégâts. « Ils ont saccagé les bureaux et les logements de la gendarmerie et de la société LAGUIPRES-Sécurité. Ils ont détruit le groupe électrogène qui fournissait le courant sur les lieux, saccagé un bus de LAGUIPRES et ont blessé même le commandant de la gendarmerie locale », souligne notre interlocuteur.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de recueillir la version des autorités de Boffa sont restées vaines. Le maire de la ville que nous avons joint au téléphone a dit qu’il n’est pas disponible pour l’instant.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Détournements de plus de 4 milliards à la SOGEAC : difficile début d’année à l’aéroport de Conakry

10 janvier 2019 à 17 05 07 01071
Kabassan Oulaba Kéita

Les nouvelles en provenance de l’aéroport de Conakry ne sont pas bonnes. La pilule du présumé détournements de quatre (4) milliards de francs guinéens à la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC) ne passe toujours pas chez les partenaires français. Ces derniers, qui détiennent 49% de participation dans le chiffre d’affaires de la SOGAEC, ne décaissent plus un sou depuis le début de l’année 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le nouvel an commence plutôt mal à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Selon nos informations, suite au litige né de la découverte d’un gouffre financier de quatre (4) milliards de francs guinéens à la SOGEAC, les partenaires français ne seraient plus prêts à décaisser un seul sou. Ils exigeraient le remboursement dudit montant par le DG de la SOGEAC, Kabassan Oulaba Kéita, incriminé dans cette affaire.

Selon une source généralement bien informée, cette mesure est consécutive à d’autres restrictions déjà en cours il y a quelques mois par les partenaires français : l’Agence Française de Développement, l’Aéroport de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux. Ces mesures sont, entre-autres : l’interdiction d’engager la SOGEAC pour toute somme dépassant 50 millions de FG ; la restriction des décaissements des dons et libéralités ; la suspension de la fameuse Carte Visa de l’entreprise, utilisée à volonté pendant un moment par le DG sans justificatifs,….

« Depuis le début de l’année 2019, le financier, qui est de la partie française, ne vient plus à son bureau. Or, pour décaisser de l’argent, il faut une double signature. Ce qui veut dire que l’on fonce vers le mur. Si ça continue comme ça, l’on se demande si les salaires seront payés en fin janvier avec près de 500 employés à la SOGEAC, sous-traitants et autres. Nous craignons même que les partenaires français se retirent. Ça entraînerait une liquidation de la SOGEAC », fulmine notre source, sous le sceau de l’anonymat.

Aujourd’hui, les français conditionneraient leur collaboration « par le remboursement des montants et une sanction contre le présumé responsable du détournement. Une mesure qui tarde à être prise par les autorités compétentes », se désole notre interlocuteur.

Pour rappel, un gouffre financier de plus de quatre milliards de francs guinéens avait été mis à jour à la SOGEAC. Le Directeur Général de cette société mixte était pointé du doigt dans ce qui s’apparente à « une non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC : fausses factures, surfacturation, faux contrats, location de limousines pour des randonnées à Paris aux frais de la SOGEAC », a-t-on appris.

Devant cet état de fait, le CA avait saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna, le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Les dépenses visées sont notamment : entretien, réparations et maintenance ; missions et réceptions, avantages en nature, dons et libéralité, investissement mobilier, mobilier et travaux ».

Le travail effectué, le rapport d’audit est déposé au CA de la SOGEAC. Aussitôt, une correspondance en date du 02 février 2018, signée du président du CA, est adressée au DG, Kabassan Oulaba Kéita. Il lui est transmis le rapport d’audit « pour commentaires et justificatifs ».

Une réunion du CA avait été programmée à Paris le vendredi, 20 avril 2018. Parmi les points à l’ordre du jour, devraient figurer les résultats de ce fameux rapport d’audit.

Mais, le président du CA, Boubacar Sow, est limogé « pour faute lourde » par un décret présidentiel signé le 19 avril. Soit la veille de la tenue du CA à Paris. Une mesure qui avait surpris plus d’un à l’époque. « On a fait du chasseur le gibier », s’était étonné Boubacar Sow.

En attendant que la lumière jaillisse dans ce dossier, les yeux sont tournés vers l’aéroport de Conakry où des bouleversements pourraient se produire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Mines et pauvreté à Télimélé : une révolte fait 5 blessés à Daramagnaki

4 janvier 2019 à 14 02 18 01181

Un mouvement de colère a éclaté hier, jeudi 03 janvier 2019, à Filobowal, relevant du district de Karaba, dans la commune rurale de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens se sont révoltés contre la société chinoise ENAN Chine qui exploite une mine de la localité. Des affrontements les ont opposés aux forces de l’ordre, faisant au moins 5 blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Télimélé.

Selon des citoyens que nous avons contactés par téléphone, cette manifestation des habitants de Filobowal est la conséquence directe du non-respect par la société ENAN Chine, des promesses qu’elle a tenues conformément au contenu local. Des promesses relatives à la construction d’écoles et d’autres infrastructures permettant de désenclaver la zone.

« La société minière a promis de faire une route pour le désenclavement de la localité. Mais au fort étonnement des populations, le nommé Saliou Sylla qui est l’intermédiaire entre la société chinoise et les populations s’est opposé à la réalisation de cette route. Les populations ont alerté le président du district, Soro Koulibaly, pour gérer la situation, ce dernier leur a dit de patienter pour deux semaines. Après tout, le président a dit aux populations qu’il se retire de cette affaire.

Les populations se sont mobilisées massivement et ont barricadé les routes. Elles ont exigé en premier lieu que le nommé Saliou Sylla ne soit plus leur intermédiaire. Après, il y a eu un grand affrontement être les forces de sécurité de la société et les populations. Des gendarmes sont venus de Boké pour un renfort. C’est ainsi que des gens ont été bastionnés par des fusils et on a assisté même à des tirs à balles réelles », explique Abdoulaye Diougourou, habitant de Filobowal.

Selon nos informateurs, le mouvement s’est soldé par 5 blessés dont un par balle et les quatre autres par armes blanches. Une mission conduite par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est attendu sur les lieux ce vendredi pour essayer de calmer les tensions.

Le maire de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, que nous avons joint au téléphone, a confirmé cette information. « J’ai été empêché de rentrer au village pour l’instant, mais j’attends monsieur le préfet de Télimélé qui est en route pour ici », a confié l’élu local qui dit n’être pas bien informé pour l’heure sur cette situation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Conakry : la LONAGUI va à la rencontre des parieurs pour s’enquérir de leurs préoccupations

28 décembre 2018 à 9 09 10 121012

La direction générale de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) veut savoir si les parieurs sont satisfaits de leur collaboration avec les différentes sociétés de jeux implantées en République de Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a déployé une mission dans les cinq (5) communes de Conakry, le mercredi dernier, 26 décembre 2018. La mission est allée rencontrer les parieurs et les sociétés de jeux sur le terrain pour s’assurer que les choses se passent dans les règles de l’art, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La LONAGUI a pour mission, notamment de réguler le secteur des jeux en République de Guinée. Jouant le rôle d’interface entre l’Etat, les sociétés de jeux et les parieurs, la direction générale de cette société organise souvent des missions d’inspection sur le terrain. C’est dans ce cadre donc, qu’elle a déployé une mission de supervision qui a touché certains responsables de sociétés de jeux et des parieurs. A travers cette mission, la LONAGUI a voulu s’enquérir des difficultés que certains parieurs rencontrent au quotidien.

Daniel Kolié

« La direction de la LONAGUI, sous la direction du directeur général, a décidé de procéder à une mission de supervision comme d’habitude, afin de rencontrer sur le terrain les parieurs qui sont, s’il faut dire, les principaux bailleurs de la LONAGUI (puisque c’est eux qui alimentent les sociétés de jeux à travers les paris qu’ils font, et les redevances payées par ces sociétés sont reversées au trésors public). Donc, notre objectif en tant que société ou entreprise, c’est de réguler les jeux. Donc, il est important pour nous d’aller sur le terrain à leur rencontre, afin de s’assurer qu’ils se sentent à l’aise par rapport à leur collaboration avec les sociétés de jeux, avec les différents segments de jeux, avec les principes mis en place par ces différentes sociétés. Mais aussi, de s’assurer que l’esprit de jeu et les règlements de jeu sont respectés par toutes les sociétés. Donc c’est pourquoi, on s’est beaucoup plus focalisés sur les parieurs. Et chez les sociétés, c’est pour s’enquérir sur comment elles aussi elles se sentent par rapport aux jeux qui se passent sur le terrain », explique Daniel Kolié, directeur des ressources humaines de la LONAGUI.

Sur le terrain, plusieurs problèmes ont été soulevés par les parieurs. Parmi ces problèmes, il y a par exemple la demande du retour à l’ancien système au niveau du rapport, le manque de postes téléviseurs dans certains points de vente (ce qui empêche les parieurs de suivre en direct les jeux) ; le manque de ventilateurs dans les différents points de jeu ; la faible valorisation des rapports qui empêche les parieurs de récupérer au moins la somme misée ; le retard dans la mise à disposition du programme dans certains points de jeu entre autres. Sur ces nombreux problèmes soulevés par les parieurs, le directeur des ressources humaines a rassuré qu’ils seront étudiés et des rapports seront déposés à qui de droit en vue d’y apporter des solutions dans les meilleurs délais.

« Pour le moment, on essaye de recueillir les plaintes. On va les analyser, on va élaborer un rapport de mission dans lequel il y aura des recommandations. Et ensuite, on va aller vers les intéressés, si le problème se trouve au niveau des sociétés, on va les interpeller pour dire que durant notre mission sur le terrain, on a constaté des plaintes qui se focalisent ou qui s’orientent sur tel aspect. Et nous aimerions discuter avec vous pour voir quelles sont les pistes d’amélioration de tout ce qui est manquements constatés par non seulement les parieurs, mais aussi par certains agents des sociétés. Donc pour le moment, on est en train de recueillir et après on essayera de mettre en place un plan pour pouvoir corriger tout ce qui est plainte », a-t-il souligné.

A noter que cette mission a duré une journée et elle a touché les cinq communes de la capitale guinéenne.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fria : RUSAL offre des forages à trois localités de la commune urbaine

28 décembre 2018 à 8 08 37 123712

La direction générale RUSAL FRIGUIA vient de faire un don de forages aux villages d’Adama Soriyah (Quartier de Tabossy II), de Fökibö (District de Kondékhouré) et de Kankan-village (District de Kounsikhimbely), tous relevant de la commune urbaine de Fria. La cérémonie de remise officielle de cet important don de la société minière à ces localités relevant de sa zone d’exploitation a eu lieu ce jeudi, 27 décembre 2018. C’était en présence des responsables de RUSAL FRIGUIA, des autorités communales et préfectorales de Fria et des bénéficiaires eux-mêmes, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Dans son discours de circonstance, monsieur Kanafotski Yurii, directeur général de RUSAL FRIGUIA, a dit que l’eau a une importance capitale dans la vie d’un être humain. Et d’après les statistiques fournies par l’OMS, trois quarts des maladies infectieuses dans le monde sont transmises à l’homme à travers l’eau de mauvaise qualité, et chaque année ces maladies emportent plus de 25 millions d’hommes sur la planète.

C’est donc conscient de ce fléau et dans le souci de mettre un terme à ce problème, renchérit Kanafotski Yurii, que RUSAL FRIGUIA a pris l’initiative de faire des dons de forages à ces trois localités. « Cet événement heureux n’est devenu aujourd’hui possible que grâce au démarrage de l’usine Friguia cet été. Une source de la stabilité et de la prospérité des habitants de Fria et de toute la région. Cet événement est un résultat du travail colossal fait par la compagnie RUSAL depuis deux années. L’usine Friguia, pratiquement chaque unité de l’équipement était déconstruite puis entretenue et assemblée à nouveau. Plus de 25% des équipements étaient achetés et remplacés. Il y a quelques 1200 spécialistes guinéens et 60 spécialistes russes qui ont travaillé à la réhabilitation de l’usine. Le budget de réhabilitation et du démarrage de Friguia était plus de 123 millions de dollars. Dans le cadre du projet de redémarrage de l’usine, nous avons réhabilité 616 unités des équipements industriels, acheté 75 nouveaux engins, terminé le nettoyage mécanisé et l’entretien de 144 km du chemin de fer, restauré 2 gares et 6 voies d’évitement. Je cite tous ces chiffres pour que vous puissiez estimer l’ampleur et le coût du travail que RUSAL a fait dans le cadre du projet de réhabilitation du projet de réhabilitation de Friguia », a rappelé le Directeur général de RUSAL FRIGUIA.

Sur le terrain, ces forages offerts par RUSAL FRIGUIA sont accueillis avec une grande joie non seulement par les populations bénéficiaires, mais aussi par les autorités de Fria. Le maire de la ville, Elhadj Lansana Boffa Camara, a remercié la société russe pour ce geste qui s’inscrit, selon lui, dans l’esprit du contenu local vivement recommandé par le président de la République, le professeur Alpha Condé. « Ces différents forages vont permettre à nos concitoyens d’avoir accès à l’eau potable. Ils apprécient hautement ce geste de RUSAL et remercient vivement la société. La plénitude de satisfaction ne saurait cependant les empêcher de solliciter d’autres réalisations d’intérêt communautaire en apportant de l’aide à ceux qui en ont réellement besoin. A la généreuse donatrice, nous exprimons notre profonde gratitude », a dit le maire de Fria, invitant les bénéficiaires directs à en faire bon usage.

Egalement contente de ce geste de la société RUSAL FRIGUIA, Hadja Gnalen Condé, préfet de Fria, a rendu hommage au président de la République qui, rappelle-t-elle, a permis de mettre en place un code minier qui prend en compte la politique du contenu local. « Son Excellence monsieur le président de la République, soucieux de l’amélioration des conditions de vie de ses populations, a procédé à la révision du code minier guinéen pour le renforcement du partenariat gagnant-gagnant et à la conception d’une politique de contenu local qui est un outil privilégié pour prendre en considération l’avenir des populations des zones minières de la Guinée.

Après près de 60 ans d’existence de l’usine, cette politique visionnaire du Chef de l’Etat se matérialise aujourd’hui par la remise de forages d’eau potable offerts par la société RUSAL FRIGUIA aux populations riveraines. C’est donc le moment et le lieu opportun, au nom des populations de Fria en général et des bénéficiaires en particulier, de remercier très sincèrement la société RUSAL FRIGUIA pour ce don inestimable dans la mesure où l’homme ne peut vivre sans l’eau. Car l’eau c’est la vie », a-t-elle déclaré à l’occasion de la cérémonie de remise de ces forages.

Désormais, plus de soucis donc pour les habitants d’Adama Soriyah, Fökibö et Kankan-village pour se procurer d’eau potable.

De Fria, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« GAC – PROJET DE COLLECTE DE CV »

27 décembre 2018 à 15 03 48 124812

Guinea Alumina Corporation (GAC) filiale d’EGA, qui développe une mine de bauxite dans la région de Boké et qui est l’un des plus importants investissements réalisés en Guinée au cours des 40 dernières années a le plaisir d’annoncer une grande campagne de collecte de CV, pour ses opérations de Kamsar et Tinguilinta, dans les domaines suivants:

  • Opérations – logistiques portuaires
  • Maintenance portuaire (équipements fixes et mobiles)
  • Opérations – operateur équipements portuaires
  • Opérations ferroviaires – mines
  • Opérations minières
  • Logistiques et transport
  • Maintenance – engins lourds et véhicules légers
  • Operations – IT

Si vous avez des qualifications dans ces domaines avec un minimum de cinq (5) années d’expérience, envoyez-nous votre cv + votre lettre de motivation uniquement à l’adresse suivante : gacrecruitment@ega.ae  au plus tard le 10 janvier 2019 à 17h00.

Aucun dossier ne sera reçu physiquement, tout dépôt de candidature devra se faire uniquement via l’adresse courriel ci-dessus.

Le message devra comporter en objet le domaine d’application suivant la liste ci-dessus.

NB : les CV collectés seront conservés dans les archives de GAC pendant une période de trois mois et seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

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Impôt : ce que les députés exigent à l’ARPT, à l’OGP et à la douane…

27 décembre 2018 à 15 03 40 124012

A l’occasion de l’examen du projet de loi de finances initiale 2019, adopté hier, mercredi 26 décembre 2018, l’Assemblée nationale guinéenne a formulé un certain nombre de recommandations à l’endroit de l’exécutif. Ces recommandations concernent notamment le fonctionnement de certaines régies financières, dont la collaboration avec la direction nationale des impôts laisse à désirer.

Selon le rapport final du projet de loi de finances initiale 2019 (PLI 2019), parcouru par un reporter de Guineematin.com, l’Assemblée Nationale recommande à l’exécutif d’assurer l’harmonisation des relations de l’Autorité de Régularisation des Postes et Télécommunications(ARPT) avec la Direction Nationale des Impôts (DNI), la Direction Générale des Douanes (DGD), l’Office Guinéen de la Publicité (OGP) et d’autres services de l’Etat pour une meilleure mobilisation des ressources et en même temps éviter le recrutement d’un expert pour le tracking.

De même, l’Assemblée Nationale renouvèle son invite au gouvernement à plus de rigueur dans le suivi du recouvrement des recettes non fiscales. Le Parlement réitère également la proposition de procéder à la ré-immatriculation des véhicules et le renouvellement des permis de conduire.

Pour assurer plus de transparence dans les opérations de mobilisation des recettes de l’Etat, l’Assemblée Nationale préconise le reversement régulier au trésor des recettes locatives collectées par le patrimoine bâti public.

Tout de même, la représentation nationale dit avoir constaté avec satisfaction l’évolution des recettes des jeux de hasard qui peuvent faire l’objet de budgets d’affectation spéciale en faveur de la réalisation d’infrastructures sportives.

Le Parlement invite aussi le Gouvernement à revoir l’évaluation des actifs des sociétés et autres entreprises à céder.

Soucieux de limiter l’hémorragie financière dont souffre le budget de l’Etat, les députés ont formulé d’autres recommandations plus pertinentes dont l’exécution et le respect des principes pourraient augmenter la performance des services de l’Etat aussi bien dans la mobilisation que la sécurisation des recettes.

C’est dans ce cadre que l’Assemblée nationale suggère à l’Exécutif la révision des contrats de bail et de location des bâtiments abritant certains départements et Institutions en attendant des nouvelles constructions, compte tenu de l’importance des crédits alloués à cet effet ;

Elle invite le gouvernement à envisager une meilleure allocation budgétaire en faveur de l’Agence nationale de lutte contre la corruption ainsi que la mise à disposition de ressources suffisantes à la SOGEB pour la commercialisation de la fibre optique déjà installée ;

L’Assemblée Nationale invite l’exécutif à procéder à l’installation du système de monitoring audiovisuel à la Haute Autorité de la Communication ;

Elle demande l’application rigoureuse de la Loi organique relative aux lois de finances et la Loi relative à la gouvernance financière des sociétés et établissements publics ainsi que leurs textes d’application ;

L’Assemblée Nationale recommande vivement la mise en œuvre effective de la loi de programmation militaire.

Pour alléger la souffrance des populations, les parlementaires ont fait aussi des suggestions à l’exécutif. C’est notamment la mise en circulation des bus sur les différents axes routiers de la capitale, la reprise de la circulation du train Conakry express ainsi que l’ouverture d’une autre ligne sur l’axe Fria.

Soucieux du maintien de la paix et de la cohésion sociale dans le pays, la représentation nationale a appelé les populations guinéennes à plus de civisme et de responsabilité en vue de préserver la paix et favoriser l’émergence du pays.

Il faut noter que cette session parlementaire sera close le 31 décembre prochain. Elle sera mise à profit par les députés pour adopter le Code civil révisé, en débat dans les commissions de l’Assemblée nationale depuis 2017.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hon. Sinkoun Camara : « grâce à la SMB, la Guinée est le premier pays exportateur mondial de bauxite »

25 décembre 2018 à 19 07 44 124412
Hon. Sinkoun Camara

Comme annoncé dans nos précédents articles, les députés guinéens ont approuvé une série de conventions minières, ferroviaires et de raffineries. C’était à l’occasion de la plénière d’hier, lundi 24 décembre 2018.

En marge de ce vote unanime des députés des trois groupes politiques de l’Assemblée nationale, Guineematin.com, a obtenu la réaction du Président de la commission mines et industrie, Honorable Abdourahmane Sinkoun Camara. « Nous avons adopté à l’unanimité des votants, trois conventions minières dont deux conventions de base, une convention ferroviaire et une autre rapportant sur la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine à Boké. La plus importante est la convention de la SMB-Winning qui a, à elle seule trois conventions : minière, ferroviaire et la construction d’une usine d’alumine ».

D’ailleurs, rappelle t-il, « cette société avait commencé à travailler en Guinée en 2014, sur la base du Code minier. Après avoir réalisé de grosses performances sur le secteur, elle décidé d’aller un peu plus loin. C’est pourquoi, elle est venue à l’Assemblée nationale avec dans la main trois conventions, une pour la mine, la 2ème pour une ligne de chemins de fer de 135 km et la 3ème, l’implantation d’une raffinerie d’alumine à Boké, voilà qui est très encourageant », note le député.

Le plus important, souligne l’honorable Sinkoun est que « ce consortium va créer un développement intégré entre les préfectures de Télimélé, Boffa et Boké ». Toute chose qui l’amène « à remercier le Président du Conseil d’administration, Fadi Wazni qui a cru à ce projet en déployant tous ses efforts au niveau de la SMD, permettant à la Guinée d’atteindre des sommets dans l’exportation de la bauxite. Grâce à ce projet, la Guinée est le premier pays exportateur de bauxite ».

Si les projets de la SMB-Winning enthousiasment le président de la commission mines et industrie, il n’en demeure pas moins avec la société de développement des mines internationales du Henan S.A et la compagnie de développement des mines internationales Henan Chine-Guinée S.A pour la construction d’une mine de bauxite à Boffa et Télémélé, d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine. « La particularité de ce projet est liée à l’exécution de l’accord stratégique de financement signé entre la Chine et la Guinée pour un montant de 20 milliards de dollars. « La signature de ce contrat était l’une des conditionnalités de l’accord », a expliqué notre interlocuteur. Il rappelle que cette société va créer une mine, un chemin de fer de 80 km et une raffinerie, au bout de 4 ans.

Le troisième projet approuvé par les députés est celui portant sur l’exploitation de la bauxite de Kimbo à Fria. Une société de droit guinéen. La société de Bauxite de Kimbo promet également de construire une route minière de 90 km, une mine de bauxite avant de se lancer plus tard dans la construction d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,5 millions de tonnes à 3 millions.

En termes d’avantages, l’honorable Sinkoun Camara précise que chacune des sociétés s’engage à investir plus de 3 milliards de dollars américains. Mieux, leur implantation en Guinée permet de créer de dizaines, voire de centaines de milliers d’emplois, et participent au désenclavement ds localités riveraines et au développement des préfectures de Fria, Dubréka, Télimélé, Boffa et Boké.

« Je rappelle que chacune de ces sociétés va apporter également une contribution au développement local de 0,5% de leur chiffre d’affaire. Et l’Etat va avoir d’importants montants cumulés à partir des taxes et impôts de tous genres. Il y aura surtout le développement des zones agricoles et la création de dizaines de milliers d’emplois indirects dans la région. Ce qui nous réjouit à plus d’un titre en tant que représentant de la nation ».

Parlant des engagements pris quant au respect du calendrier, le président de la commission mines et industrie, reste certain. « Il y a un calendrier strict. Et n’oubliez pas qu’il s’agit de convention. Qui dit convention, parle d’engagement de part et d’autres. Le non respect entraine des sanctions. Mais nous faisons confiance aux promoteurs de ces projets et nous ne doutons pas de leur sérieux, jusqu’à preuve du contraire ».

Répondant à la question sur la prise en compte du plan environnement et social, l’Honorable Camara a expliqué que le département de l’environnement, des eaux et forêts a été étroitement associé à l’établissement de ces conventions. « Les attestations délivrées à cet effet sont signées du département de l’environnement. Le dossier que nous détenons en fait foi».

L’implantation de ses projets miniers est perçue également comme une aubaine pour l’Etat guinéen qui investit énormément dans la construction des barrages hydroélectriques. « Nous sommes conscients que les industries minières consomment beaucoup d’énergie. Mais à ce niveau, c’est une aubaine pour le pays. Puisque le bassin minier guinéen est situé dans le bassin du fleuve Konkouré. Ce dernier à lui seul, compte 4 grands barrages, Garafiri, Kaléta, Souapiti en construction et Amaria en projet avec la compagnie TBA. C’est une chance d’avoir tous ces opérateurs dans la même région pour l’utilisation de l’énergie produite par ces barrages ».

Il rappelle que la seule consommation domestique du courant ne peut pas permettre à l’Etat d’amortir les investissements qui ont servi à réaliser ces barrages.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Ismael Diakité, le DG de la raffinerie d’alumine de la SMB-Winning à Guineematin

25 décembre 2018 à 18 06 23 122312
Ismaël Diakité

Comme indiqué dans nos précédentes publications, hier, lundi 24 décembre 2018, les députés guinéens ont approuvé à l’unanimité les trois conventions présentées par le consortium SMB-Winning à l’Assemblée nationale. Des conventions portant sur la construction et l’exploitation de la mine de bauxite de Santou II, de Houda, la construction d’une ligne de chemin de fer de 135 km, ainsi que la construction d’une raffinerie dans la région de Boké.

Après ce vote unanime des députés présents, Isameïl Diakité, le nouveau Directeur Général de la raffinerie d’alumine, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, a dit toute sa satisfaction, avant d’apporter quelques précisions.

Face aux préoccupations soulevées par la plénière, « tous les aspects qui ont été abordés par les honorables députés, notamment les questions liées à l’environnement, vont être pris en compte ».

Un engagement qui ne fait aucun doute sur les résultats des études de l’impact social et environnemental du projet, selon le nouveau Directeur général de la raffinerie. « Nous allons continuer à approfondir les études pour que toutes les émanations, tous les impacts du projet soient maitrisés dans le cadre du plan de gestion environnementale et sociale», il n’y aura aucune fausse note là-dessus, assure monsieur Diakité.

Pour réunir les 800 millions de dollars nécessaires à la construction de la raffinerie, Ismael Diakité se dit « optimiste pour la mobilisation des fonds, les démarches sont en cours et les financements vont être sécurisés conformément aux engagements du Conseil d’administration du consortium».

Convaincu du plan opérationnel mis en place par le consortium, Ismael Diakité annonce la première production d’alumine dans 4 ans à venir, soit en 2022.

Selon le rapport de la commission mines et industrie, la raffinerie d’alumine va employer avec les deux autres projets, la mine et les chemins de fer, 9 000 travailleurs pendant la construction, 50 000 emplois indirects et 5 mille emplois directs pendant l’exploitation.

Cette usine d’alumine, qui va livrer sa première production en 2022 sera réalisée en B.O.T et retournera dans le portefeuille de l’Etat après 33 ans d’exploitation.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : le maire résilie 91 contrats de bail de certains magasins du grand marché

25 décembre 2018 à 11 11 52 125212

Le maire de la commune urbaine de Siguiri compte ramener l’ordre dans la cité, notamment au grand marché. Koumba Sékou Magassouba vient de prendre une décision à l’encontre de certains commerçants du grand marché, soupçonnés de s’enrichir sur le dos de la commune. Quatre vingt onze (91) commerçants, qui occupent les magasins autour du grand marché, ont vu leur contrat résilié par le maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mesure prise par le maire vise quatre vingt onze commerçants qui occupent les magasins construits autour du grand marché.

Selon nos informations, les preneurs desdits magasins ont signé le contrat de bail en 1984 avec les autorités d’alors. Notre source précise que ces commerçants payaient une somme de 500 francs guinéens par mois et par magasin. Mais, de révision en révision, ils se sont retrouvés à 80 000 francs guinéens. Aujourd’hui, le nouveau maire estime que le contrat est caduque, mal ficelé. Pire, les preneurs de ces magasins les sous-traitent avec d’autres à des prix exorbitants.

Sékou Magassouba

Interrogé par notre reporter, le maire Koumba, Sékou Magassouba est revenu sur les faits. « C’est en 1984 que ce contrat a été signé. Depuis lors, c’est le même contrat qui continu. Les deux signataires ne sont plus là, non seulement les bailleurs (autorités, ndlr), mais aussi les preneurs. Rien n’est clair. Mais, je prends cette décision pour une simple raison. Les preneurs n’occupent plus les magasins, leurs enfants et petits enfants ont baillé les magasins avec des commerçants qui les payent. A leur tour, ils payent la commune. Ils ont baillé avec ces commerçants 500 000 francs guinéens voir plus par magasin. Eux, ils payent 80 000 francs guinéens à la commune. Voilà la raison principale », a expliqué le maire.

Cette action du maire pourrait susciter des mécontentements d’autant plus que 72 commerçants ont été déguerpis lors de la construction du nouveau marché. Des commerçants qui n’ont toujours pas trouvé de place pour continuer à exercer leur activité.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Mines : les 3 conventions du consortium SMB-Winning ratifiées à l’unanimité par l’Assemblée Nationale

25 décembre 2018 à 11 11 30 123012

Après la signature des conventions avec le gouvernement en date du 26 novembre 2018, le projet du Consortium SMB-Winning est passé hier lundi 24 décembre 2018 devant les honorables députés de l’Assemblée Nationale pour sa ratification. C’était en présence du ministre de tutelle et de toute la Direction du Consortium.

La présentation donnait objet à plusieurs projets de développement axés sur :

  • la construction d’une ligne de chemin de fer de 135km
  • la production et l’exploitation industrielle de la bauxite des nouvelles zones de Santou Il et Houda
  • la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine dans la zone économique spéciale de Boké.
    La plénière a commencé par une projection d’un film retraçant les acquis de la SMB en Guinée, notamment ses actions de développement en faveur des communautés riveraines et son rôle de catalyseur de la capacité de production minière du pays. Un film applaudi par les représentants du peuple.
    Selon le contenu du rapport de ce projet intégré présenté par Honorable Camara, président de la commission mine du parlement, la guinée va pouvoir créer plus de 9.000 emplois directs dans la phase de construction et 50.000 emplois indirects. Et la phase d’exploitation donnera plus de 5.000 emplois directs sans en rapporter les avantages du chemin de fer. L’occasion fut mise à profit par le Predident de la commission pour saluer Fadi Wazni, qualifiant le PCA de la SMB de « pionnier du secteur minier guinéen ».
  • Après la présentation du rapport par la commission saisie au fond, la commission chargée des questions minières, ce fut le tour du ministre des Mines et de la Géologie de répondre à quelques questions des élus du peuple.

Au final, dans leur interventions, l’ensemble des présidents des différents groupes parlementaires toutes tendances confondues a exhorté les honorables députés à favorablement accueillir ce projet en votant pour, car s’inscrivant loin dans la logique du développement minier intégré de la guinée. Le vote « pour » fut unanime, sans aucune abstention, rendant historique ce moment et ce vote des parlementaires guinéens.

Pour un investissement de 3milliards de dollars américains, ces conventions vont être un véritable levier économique.
Présents dans l’hémicycle lors de ce vote, les représentants du consortium n’ont pas caché leur satisfaction face aux médias.
« Je peux vous garantir que nous allons réaliser tous ces projets. Pour une raison extrêmement simple, c’est que nous avons réussi au préalable à quasiment sécurisé le financement», a annoncé Fadi Wazni, président du conseil d’administration du consortium SMB-Winning.
Pour Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB, c’est avec fierté que le projet accueille l’aval unanime des parlementaires : nous sommes d’avantage résolu à mettre tout notre savoir-faire afin de réussir ce pari gigantesque d’investissement majeur en République de Guinée ajoute-t-il.
Saluant au passage le dynamisme dans les relations avec les communautés des zones d’impacts du projet.

A noter que parmi les projets de développement communautaires prévus par la SMB, il y a un corridor agricole d’envergure qui sera mis en place le long du chemin de fer pour favoriser l’exploitation des plaines et bas-fonds agricoles.

Abdoulaye Keita, Relations Médias du Consortium SMB Winning

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Approbation de 3 convention minières : la satisfaction des responsables de la SMB

25 décembre 2018 à 10 10 40 124012
Fadi Wazni

A l’occasion de la plénière de l’Assemblée Nationale d’hier, lundi 24 décembre 2018, les députés ont approuvé à l’unanimité trois conventions minières soumises à leur appréciation. Parmi les entités concernées, figure la Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

Les soixante six (66) députés présents, sur les 133 inscrits, ont examiné et approuvé à l’unanimité le texte relatif aux Conventions Minière, Ferroviaire, et de Raffinerie entre la Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké. Selon la convention, « pendant la durée de la concession, l’Etat guinéen percevra plus de 3 milliards 300 millions de dollars US… ».

A la fin de la plénière, le président du Conseil d’Administration de la SMB-Winning, Fadi Wazni, a expliqué les démarches effectuées pour qu’on en arrive là, notamment la mobilisation des fonds.

« Pour la construction des raffineries, il faut des études très sérieuses sur les impacts environnementaux et sociaux. Donc, ça dépend de ces études là, et nous avançons à pas forcés pour essayer d’être rapidement en position de commencer la construction de la raffinerie… Et, nous allons vous garantir que nous allons réaliser ce projet, pour une raison extrêmement simple. C’est ce que nous avons réussi au préalable, à carrément à sécuriser le financement. Parce que, le plus difficile dans ces grands projets, c’est le financement, malgré la bonne volonté. C’est pour ça que notre pays a accusé certains retards. Les gens de bonne volonté ont voulu faire des projets miniers de transformation. Ce n’est pas arrivé pour des raisons, notamment de financement et de difficultés à boucler le financement », a dit Fadi Wazni.

Ismaël Diakité

Pour sa part, Ismaël Diakité, directeur général du projet de raffinerie à la SMB-Winning, a dit son optimisme tout en promettant que la production d’alumine va commencer dans les cinq ans à venir.

« Tous les aspects qui ont été adoptés par les honorables députés, notamment les questions liées à l’environnement vont être prises en compte, sont déjà prises en compte. Nous allons continuer à approfondir les études pour que toutes les émanations, tous les impacts soient maîtrisés dans le cadre du plan de gestion environnementale et sociale. On est très optimiste pour la mobilisation des fonds et les démarches sont en cours, les financements vont être sécurisés… Pour la première production, on peut s’y attendre dans cinq ans », promet monsieur Diakité.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Approbation de 3 conventions minières au Parlement : réaction du ministre Magassouba

24 décembre 2018 à 19 07 37 123712

Comme annoncé précédemment, les soixante six (66) députés présents, sur 113 inscrits, ce lundi 24 décembre 2018 à l’hémicycle ont approuvé unanimement les 3 conventions minières soumises à leur vote. Le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, est revenu sur les composantes essentielles desdites conventions avant de remercier les députés pour leur « esprit constructif et positif », tout au long de la séance.

Les conventions approuvées à l’unanimité par les députés sont : Conventions Minière, Ferroviaire, et de Raffinerie entre la Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké ; Convention minière entre la Guinée d’une part, Bauxite Kimbo S.A.U et Bauxite Kimbo Limited d’autre part pour l’exploitation de gisements de bauxite dans les préfectures de Télimélé, Fria et Dubréka ; la Convention de base amendée et consolidée, entre la Guinée d’une part, la Société de Développement des Mines Internationales du Henan S.A et la Compagnie de Développement des Mines Internationales Henan Chine-Guinée S.A d’autre part, pour la construction et l’exploitation d’une mine de bauxite d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine d’autre part.

A la fin de la session, le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, n’a pas caché sa satisfaction. « Il s’agit de la construction d’un chemin de fer, d’une raffinerie, ainsi que d’une mine. Toutes ces composantes doivent être mises en exploitation grâce à un investissement total de plus de 3 milliards d dollars…. l’ensemble de ces conventions là répond aux priorités du président Alpha Condé qui consistent à faire du secteur minier, un secteur ou un levier de transformation économique, pour que le secteur minier puisse contribuer à la réalisation des infrastructures, notamment ferroviaires, que le secteur minier puisse contribuer à l’industrialisation de la Guinée à travers la transformation de l’alumine en aluminium, que le secteur minier puisse contribuer au développement du secteur moteur de l’économie, qu’est l’agriculture. Le corridor de la SMB aura tout un développement agricole dont les produits exportés sur le chemin de fer grâce à la (….) qui a été adoptée en 2014, enfin un secteur minier qui assure bien sûr la promotion du guinéen, l’inclusion du guinéen dans le développement minier à travers ces promoteurs-là, qui sont porteurs d’un projet intégré. Nous nous réjouissons de l’esprit constructif, de l’esprit positif qui a prévalu lors de cette session. Nous félicitons les membres de la commission Mines, mais aussi à l’inter-commission, et même au niveau des débats lors de la plénière. Nous tenons à remercier tous les députés, en particulier ceux de ma commission des Mines pour le travail qui a été abattu ainsi que la pertinence des observations qu’ils nous ont adressées…»

Propos recueillis et décryptés par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : les députés approuvent les conventions avec Kimbo, SMB…

24 décembre 2018 à 18 06 56 125612

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les députés guinéens sont en session plénière ce lundi 24 décembre 2018. Les élus du peuple ont procédé à l’examen et au vote de trois textes relatifs à un certain nombre de conventions liées à l’exploitation minière à Boké, Fria, Télimélé et Dubréka.

Les 3 conventions ayant obtenu le vote des députés : Conventions Minière, Ferroviaire et Raffinerie entre la République de Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB) Winning pour la construction d’une mine de bauxite, d’une ligne de fer et d’une raffinerie d’alumine dans la région de Boké.

Convention minière entre la République de Guinée d’une part, Bauxite Kimbo SAU et Bauxite Kimbo Limited d’autre part pour l’exploitation de gisements de bauxite dans les préfectures de Télimélé, Fria et Dubréka.
Convention de Base amendée et Consolidée, entre la République de Guinée d’une part, la société de Développement des Mines Internationales du Henan SA et la Compagnie de Développement des mines Internationales Henan Chine Guinée.

Après la lecture des 3 conventions par les députés, membres de la commission Mines et Industries, un certain nombre de questions ont été posées au ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba. Toutes ces questions ont reçu des explications précises du ministre à la satisfaction de toutes les parties.

Les présidents des groupes parlementaires, après avoir émis quelques réserves, ont demandé aux députés de voter favorablement.
Ainsi, à l’unanimité des députés présents, les 3 conventions sont adoptées.

Nous y reviendrons.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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