Tony Elumelu au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

20 novembre 2019 à 9 09 57 115711
De gauche à droite : Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine ; SE Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République de Mauritanie ; SE Macky Sall, Président du Sénégal, Florence Parly, Ministre française de la Défense, et Tony. O. Elumelu, Fondateur, Tony Elumelu Foundation et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA)) ; lors d’un Panel de haut-niveau sur la paix et la sécurité en Afrique au Forum international de Dakar le 18 Novembre 2019

« L’agenda du développement de l’Afrique doit donner la priorité à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la diversité des genres pour la paix et la stabilité sur le continent », a déclaré Tony Elumelu au Forum de Dakar

Dakar, Sénégal, 18 novembre 2019 – Tony. O. Elumelu Fondateur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et président du Groupe United Bank for Africa (UBA) a suggéré la création d’emplois pour les jeunes, la croissance inclusive et la diversité des genres en tant que domaines prioritaires du programme de développement de l’Afrique visant à instaurer la paix et la stabilité le continent.

Il a fait cette déclaration lors d’un panel de haut niveau en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la république du Sénégal, et Mohamed Ould Ghazouani, Chef de l’Etat mauritanien, Florence Parly , Ministre française de la Défense ; et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et représentant de l’Union africaine.

M. Elumelu a souligné la nécessité de s’attaquer en urgence au problème de la pauvreté, cause fondamentale de l’extrémisme en Afrique. « Nous savons, et nous disons, que la pauvreté, où qu’elle sévit, est une menace pour l’humanité partout dans le monde. Ce qui se manifeste dans ce que nous appelons une absence de sécurité ou terrorisme, ou l’extrémisme qui trouve en réalité sa cause profonde dans la pauvreté et le chômage. Sans vouloir vous offenser, nous pouvons organiser 101 séminaires comme celui-ci, mais à moins que nous ne commencions à prendre à-bras-le-corps la problématique de la pauvreté et du chômage de nos jeunes, ils continueront à être victimes d’endoctrinement par des personnes qui n’ont aucune perspective d’avenir, et ils continueront à s’engager dans l’extrémisme » a-t-il fait savoir.

Il a renchéri que s’il est sans doute important de discuter de stratégie militaire, et d’autres moyens pour faire face à l’insurrection, une paix durable ne peut être atteinte à long terme, qu’en investissant dans nos jeunes à travers l’Afrique.

SE Macky Sall a pour sa part reconnu la nécessité pour le secteur public de collaborer avec le secteur privé pour venir à bout de la pauvreté sur le continent. Il a déclaré que « les menaces ne peuvent être prises en charge de manière fragmentaire, car les défis ne connaissent pas de frontières. » Il a appelé à une approche plus collaborative pour combattre la violence et l’extrémisme afin de doper les investissements en Afrique.

M. Elumelu a mis en exergue l’impact du programme de l’entreprenariat des jeunes de la Fondation Tony Elumelu d’un budget de 100 millions de dollars comme l’une des initiatives pratiques du secteur privé en Afrique pouvant contribuer à apporter la paix et la stabilité sur le continent. Il a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Programme des Nations Unies Programme (UNDP) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) visant à accompagner 100.000 jeunes Africains sur une période de 10 ans avec un accent particulier sur la région du Sahel pour sa première année. Parlant également des partenariats du TEF avec d’autres agences internationales de développement telles que la GIZ et le CICR, M. Elumelu a rappelé que seules «des activités et des interventions de ce type contribueraient à donner de l’espoir économique aux populations de cette partie du monde et à les rendre moins exposées à l’extrémisme. Nous soutenons ces jeunes et nous commençons à voir comment leur réussite se fait sentir dans leur environnement ».

Selon M. Elumelu « les entreprises ne peuvent pas prospérer là où règne l’extrémisme, là où les gens craignent pour leur vie. Il sera encore plus difficile d’attirer les investisseurs privés nécessaires aux grands projets d’infrastructure et aux investissements à long terme susceptibles de contribuer à la stabilité de notre économie ».

M. Elumelu a toutefois terminé sur une note positive, appelant toutes les parties prenantes à collaborer pour gagner la guerre contre la pauvreté et l’insécurité. «Nous pouvons tous faire beaucoup – le secteur privé, le gouvernement et les partenaires de développement – en veillant à tout mettre en œuvre pour vaincre le terrorisme et faisant le maximum pour retenir nos jeunes tentés de traverser la Méditerranée dans des conditions périlleuses, en quête de vie meilleure, alors que nous avons en Afrique plus d’opportunités et de ressources. Nous devons travailler la main dans la main pour faire en sorte que l’extrémisme soit totalement éradiqué en Afrique. C’est possible, mais nous devons travailler ensemble pour atteindre cet objectif », a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Les blocs 1 ; 2 ; 3 et 4 de la Chaine Simandou : une propriété de la Chine ? (Libre Opinion)

20 novembre 2019 à 9 09 03 110311
Abdoulaye Keita

Le potentiel

Il est d’abord écologique. Le Simandou a également un potentiel agricole pour des milliers de citoyens. Située en région forestière, la Chaîne fait plus de 100km de long sur 300m de hauteur. Elle est riche en minerai de fer de haute teneur.

Le Gisement de minerai de fer du Simandou est de classe mondiale qui devrait tenir plus de quatre (4) décennies d’exploitation pour une production annuelle de 100 millions de tonnes. Sa teneur moyenne selon les études est de l’ordre de 62% soit l’un des gisements les plus riches au monde. Le développement du projet Simandou, selon les études de faisabilité et toutes les estimations y afférentes, ainsi que les exigences imposées par l’Etat au niveau des infrastructures, fait de cette chaine un levier économique prépondérant, impactant directement près de 10 préfectures du pays.

Le Consortium SMB-Winning lève le mystère sur la montagne

Un peu Plus de 20 ans plus tôt, Espoirs perdus, annonces et rendez-vous manqués dans les calendriers de Rio Tinto et des ex propriétaires des blocs 1 et 2, VALE et BSGR tous sur le Simandou, le projet ne restera que sur papier. Des experts évoquent d’éventuels manquements orchestrés par les sociétés minières au détriment d’une véritable volonté de mise en exécution réelle des études de faisabilités pour une exploitation qui était politiquement et économiquement toujours attendue et possible.

Pour l’exploitation du fer, la Guinée n’avait jamais été si près de l’atteinte de ce objectif de production sur les gisements au Sud du pays. ‘’La pauvreté de l’Etat’’ a toujours joué en sa défaveur dans la prise de décision sur les questions d’exploitation du minerai de fer du Simandou. Prise de décision rendue complexe par la difficulté par les multinationales de répondre aux exigences des gouvernements successifs relatives à la nécessité du Transport de minerai à travers le Pays. Le mystère du Simandou ? Le Consortium SMB-Winning comme dans la bauxite pour la région de Boké est venu imposer son modèle d’investissements concret. Brisant tous les tabous de la lenteur procédurale de mise en place d’un projet de développement de mine et les aléas de recherche de financement. La SMB exploite la bauxite de Boké en devenant le premier producteur national en 3 ans. 42 millions de tonnes exportés en 2018 et 50 millions de tonnes en prévision d’expédition en 2019. Inédit. La Société a lancé une offensive dans son investissement sur la bauxite, en misant sur la transformation locale en alumine et son projet de chemin de fer pour la bauxite de 135km, devenant le leader dans le domaine des infrastructures ferroviaires, minières et portuaires ; les ports de Katougouma et Dapilon à son actif.

L’attente aura été très longue, d’annonces et de promesses. Le fer ne sortira jamais des entrailles du mont Simandou malgré sa richesse et le fait d’être dans les mains des plus grands producteurs au monde, Rio Tinto, Vale BSGR. Le gisement situé au Sud de la Guinée est devenu un mystère stratégique d’enrichissement hors du pays. A lui seul, il constitue un patrimoine économique et écologique majeur. Incontestablement l’un des plus riches au monde. Les gisements du Simandou font plus de 2 milliards de tonnes de réserves en fer de haute teneur.

La ligne de chemin de fer de 650km de Kérouané à Forécariah, la construction du port en eau profonde, les routes annexes, les infrastructures d’hébergement et celles de production d’électricité ainsi que l’alimentation en eau pour répondre aux besoins du Simandou, ont rendu plus complexe ce méga projet déjà difficile. C’était sans compter sur l’engagement d’une junior dans la bauxite qui, dans la diversification minière de ses activités, soumet aussi son offre dans la procédure d’acquisition des blocs 1 et 2 du Simandou lancé par le gouvernement le 13 juillet dernier.

Pourquoi la SMB, forte dans la bauxite a remporté le Simandou devant Fortescue Metals Group pourtant spécialisée dans le fer ?

Le dépouillement des offres du 4 octobre a été une étape déterminante dans la vie du Simandou. Sur les trois sociétés à avoir acheté les cahiers de charges, deux ont postulé, la Société Minière de Boké et Fortescue Metals Group. La troisième, Vale n’a plus continué la course du projet.

« L’offre de la SMB que nous avons eue » déclare une source confidentielle mentionnée dans une note confidentielle, le Consortium SMB s’est engagé à construire le chemin de fer le plus attendu pour la Guinée. Il fait selon son étude 670km et à réaliser le port multi-usagers en eau profonde en basse guinée pour l’expédition de minerai. Sur le volume financier, la société australienne Fortescue n’a donné aucun engagement de financement d’infrastructures au-delà de la mine soit son investissement annoncé de 3.5 milliards de dollars contrairement à la SMB qui s’annonce avec 15 milliards de dollars.

Selon le document de synthèse aussi confidentiel de sélection et sur la base des résultats de la commission interministérielle (Mines, Transport, Budget, Economie et Finances) et sur la base d’une évaluation indépendante d’une firme américaine d’audit basée à Londres, la SMB a obtenue 75.57 point sur 100 contre 42.71/100 pour l’Australienne. En plus, la SMB se serait engagée aussi à financer d’autres infrastructures comme l’aéroport de Kérouané et le corridor agricole le long du chemin de fer.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Fadi Wazni, le Président du Conseil d’Administration du Consortium SMB Winning, UMS s’est félicité de « l’excellent travail réalisé par ses équipes pour la conquête du Simandou » se réjouissant que son projet soit le premier employeur direct en Guinée, 9000 emplois crées depuis avec 50.000 emplois indirects. Sur le plan économique, le Consortium SMB-Winning-UMS est selon lui, le premier contribuable avec 2.000 milliards de GNF d’impôts directs par an.

Les blocs 1 ; 2 ; 3 et 4 de la Chaîne Simandou, une propriété de la Chine ?
Les blocs 1 et 2 sont par une procédure transparente, non contestée par la partie perdante, la société Fortescue Metals Group, été octroyés à la SMB. La société est un conglomérat d’investissements : Le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; UMS, une société de transport et de logistique française présente en Guinée depuis plus de 20 ans ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium, forte de 160 000 employés et le Groupe Yantai Port. La République de Guinée, partenaire du projet, est actionnaire à hauteur de 10%. Le Consortium SMB-Winning est le fournisseur potentiel de la bauxite guinéenne pour la Chine. Dès lors, le besoin en métaux toujours croissant de la chine, dénote l’intérêt de la SMB à avoir mis la barre haute sur la proposition de l’investissement sur le simandou.

Or, l’on sait aussi que les autres blocs ‘3 et 4’ sont détenus par Rio Tinto et Chinalco comme actionnaire.

En octobre 2016, Rio Tinto avait décidé de geler le Simandou. Le Géant minier anglo-australien a signé un protocole d’accord avec le chinois Chinalco pour lui céder la totalité de ses parts du capital dans le gisement de fer de Simandou. La Société n’a pas réussi à réunir les financements nécessaires pour la construction des infrastructures indispensables au développement de cette mine. Rio Tinto, de son côté, devrait recevoir de Chinalco un paiement compris entre 1,1 et 1,3 milliard de dollars, une somme légèrement inférieure au montant de son investissement (1,4 des 3,5 milliards de dollars investis par les partenaires dans le projet). La Société financière internationale, véhicule de l’investissement privé de la Banque mondiale, avait elle aussi à cette époque annoncé sa sortie de Simandou.

En 2018, pendant que le Ministère des Mines de Guinée avait haussé le ton face à Rio Tinto, laissant entendre que l’Etat guinéen exige le respect des engagement de développement de ce projet de fer, et le cas échant toutes les options seraient ouvertes, Rio Tinto annonce que l’accord non contraignant conclu avec le groupe chinois Chinalco, portant sur l’acquisition de la participation de Rio Tinto dans la grande mine de fer de Simandou, en Guinée, était devenu caduc.

Rio Tinto a suivi avec attention la procédure de récupération des blocs 1 et 2 et leur réattribution à de nouveaux investisseurs « chinois ». Le Géant s’agiterait au tour du Ministère des Mines et de la Géologie selon nos informations pour annoncer son intention de revenir sur le développement du Simandou avec des options d’une possible participation au financement des infrastructures notamment le chemin de fer. Le ridicule ne tue pas. Et si, l’Etat Guinéen n’a aucune volonté de coopération véritable avec le Géant Rio Tinto, toute chose normale après les décennies de refus de Rio Tinto à promouvoir sérieusement le Simandou au détriment de la Guinée, la Société n’aurait plus d’option que de liquider ses actifs à Chinalco et l’ensemble du Simandou reviendrait à toute pompe aux investissements chinois.

La Guerre Chine-Amérique en terrain Simandou est-elle ouverte ?

Le Plus important pour l’heure est le fait que ce gigantesque projet de Trans guinéen soit lancé, un véritable boom économique le long du corridor. Dans l’espoir que l’Etat se donnera tous les moyens pour le contrôle et suivi de la future convention à signer avec le Consortium SMB-Winning.

Par Abdoulaye KEITA

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Environnement : le document de stratégie de micro financement du FEM validé

19 novembre 2019 à 17 05 53 115311

Le document national de stratégie du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) a été validé ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry. Ce document permettra à la Guinée d’avoir des fonds dans le cadre de la protection de l’environnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le programme de micro financement est un mécanisme technique, financier et d’appui aux organisations de la société civile et les organisations communautaires de base (OCB). Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial, a indiqué que « la mission du programme est d’octroyer des subventions aux ONG, aux OCB qui présentent, montent et élaborent des projets de protection de l’environnement dans les cinq domaines que cible le Fonds pour l’Environnement Mondial.

Ces cinq domaines concernent les cinq grandes conventions dont les trois adoptées à Rio de Janeiro et les autres qui ont été adoptées l’une à Paris et l’autre à Stockholm. Les cinq conventions donc concernent, la convention sur la conservation et la protection de la biodiversité, la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la convention relative à la désertification. Les deux autres conventions qui viendront s’ajouter aux trois sont relatives à la gestion, la conservation et la protection des zones internationales et la dernière convention est relative aux polluants organiques persistants ».

Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du FEM

Après la validation du document national de stratégie par chaque pays membre des cinq conventions, le Fonds pour l’Environnement Mondial procède au décaissement. « L’étape prochaine c’est la mise à disposition des fonds qui vont permettre de lancer la septième phase du Fonds pour l’Environnement Mondial et qui va durer quatre ans », a-t-il annoncé.

Gadiry Soumah a fait savoir que les fonds qui seront débloqués par le FEM en faveur des organisations de la société civile et organisations communautaires de base serviront à « financer et à protéger l’environnement mais aussi accompagner les louables efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique environnementale. De faire en sorte que notre territoire soit pourvu de projets et de programmes de nature à protéger notre environnement qui est fortement dégradé », a dit le coordonnateur national du programme national de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial.

Il faut souligner que le document qui a fait l’objet de validation a été proposé par l’Association pour la Protection de l’Environnement et la Production Agricole (APEPA).

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Investissements publics en 2020 : 10.019,4 milliards GNF prévus par l’Etat guinéen

18 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Monnaie unique, blanchiment d’argent… La Banque centrale tente de rassurer

18 novembre 2019 à 19 07 26 112611

En marge de la présentation du projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, la politique économique relative à l’exécution des budgets élaborés par le gouvernement a été également déclinée. Et, c’est le gouverneur de la Banque centrale, Louncény Nabé, qui s’est prêté à cet exercice, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Il s’est accentué notamment sur la question de la monnaie unique de la CEDEAO en perspective. Pour lui, la Guinée, comme tous les autres pays membres, peut tirer beaucoup de profits de ce projet de monnaie unique de la sous-région ouest africaine.

Dr. Louceiny Nabé, gouverneur de la BCRG

« La Guinée peut tirer l’opportunité d’un marché plus grand, le marché de la CEDEAO qui est beaucoup plus grand. Vous n’êtes pas sans savoir que l’un des reproches qui est fait à la taille des économies de nos pays, c’est d’abord l’étroitesse des marchés et l’exiguïté des territoires nationaux. Donc la coopération au niveau de l’intégration sous régionale permet de lever cet obstacle là et d’avoir un grand marché. Mais, le fait de disposer d’une monnaie unique qui puisse participer en raison de la dimension des économies réunies, à l’économie internationale, je pense que cela est beaucoup plus favorable aux transactions économiques, aux échanges entre nous d’abord et aux échanges entre notre région et l’économie internationale que si chacun était enfermé dans le cadre un peu restreint de sa monnaie nationale », a dit Louncény Nabé.

Il ajoute toutefois, qu’il y a des obstacles à lever avant d’en arriver. « Il faut diversifier l’économie, il faut vulgariser la notion d’intégration tant au niveau des populations qu’au niveau des décideurs. Il faut créer les conditions nécessaires à la préparation de notre économie pour cette ouverture des marchés. Dans tous les cas, le processus est lancé, je peux vous dire que le processus est irréversible d’autant plus que le sommet des chefs d’États tenu au Nigeria en juin dernier a définitivement tracé la trajectoire de cette intégration, à travers d’abord le nom de la monnaie unique qui s’appellera l’ECO avec le système des banques centrales qui va être un système fédéral, à travers le cadre de politique monétaire qui va être basé sur le ciblage de l’inflation et à travers le régime de change qui consacre la flexibilité du taux change », a expliqué le numéro 1 de la Banque centrale.

Autre point sur lequel s’est attardé le gouverneur de la BCRG dans sa présentation, c’est le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. A ce niveau, Louncény Nabé a fait savoir que la banque centrale de la Guinée est résolument engagée dans la lutte contre les deux fléaux. « La banque centrale est en pointe dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Bien avant la création d’une cellule nationale de traitement des informations financières, la banque centrale jouait avec les banques le rôle de réceptacle de soupçons notamment en ce qui concerne les personnes politiquement exposées. Par la suite, la banque centrale a conduit un processus, avec l’assistance du Fonds Monétaire International, de rédaction d’un projet de loi qui va bientôt être présenté à l’Assemblée nationale dans ce cadre-là. Il s’agit d’appuyer le gouvernement, la cellule nationale de traitement des informations financières en relation avec les structures internationales qui existent dans ce domaine-là », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Guinée : l’intendant du président Alpha Condé rafle le marché du transport de la bauxite de Chalco

17 novembre 2019 à 15 03 35 113511

C’est finalement la société Djoma Group qui assurera le transport de la bauxite que le groupe chinois Chalco produira à partir de mars 2020 sur la mine de Boffa. Selon Africa Mining Intelligence, c’est le 30 octobre dernier que le Chalco a fait cette annonce.

On apprend que Chalco, qui prévoit d’exporter douze millions de tonnes chaque année depuis ce permis, avait lancé l’appel d’offres pour l’évacuation de sa bauxite au début du mois d’octobre.

Fondé et dirigé par Kabinet Sylla, alias « Bill Gates », intendant du président Alpha Condé, Djoma Group rafle plusieurs marchés ces derniers temps en République de Guinée. Selon des sources contactées par Guineematin.com, grâce à l’influence de son fondateur au sommet de l’Etat, ce groupe est désormais devenu un acteur majeur dans plusieurs secteurs clés de l’économie guinéenne. Il compte actuellement quatre (4) filiales et une (1) Association Sportive : BMI, Djoma Mining, Djoma Logistique, Djoma Media, AS Djoma.

En Guinée, certains commentateurs font un lien entre la mainmise du pouvoir (à travers ses préposés) sur les mines du pays et cette volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour continuer à rester à la tête du pays au-delà de son deuxième et dernier mandat. Et, ce lien entre la gestion du pouvoir public et les affaires fait craindre certains investisseurs miniers pour leurs activités et leurs installations en cas de troubles…

Pour le cas spécifique du « Bill Gates guinéen », certains estiment qu’il est aujourd’hui devenu tellement riche qu’il pourrait désormais se passer de sa proximité d’avec le chef de l’Etat pour remporter des appels d’offres même de façon régulière. « Il a un parc automobile impressionnant au niveau de Nongo et il a les moyens pour battre n’importe quel concurrent sur le marché guinéen, même à la loyale… ».

A rappeler que l’ONG britannique Global Witness avait accusé des membres de l’entourage présidentiel (dont Alpha Mohamed Condé, le fils unique du président et son ami Boubah Sampil) de corruption dans l’acquisition des mines guinéennes par l’entreprise de Sable Mining. Même si ce rapport avait suscité assez de commentaires à l’époque (2016) et des promesses d’enquêtes de la part de nos autorités, aucune sanction n’avait été prise en Guinée et trois ans après, on ne connait toujours pas le résultat de ces enquêtes. Contrairement au Liberia par exemple où des enquêtes avaient été immédiatement menées et des sanctions prises par la présidente de l’époque contre ses proches accusés dans le même rapport.

En République de Guinée, le président Alpha Condé qui avait animé une conférence de presse en réaction à ces accusations, s’était énervé et accusé Global Witness, accusateur de son fils unique et conseiller de l’époque d’en vouloir à sa personne…

A suivre !

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Hausse des taxes d’importation du riz blanc : Baïlo Sow tire la sonnette d’alarme

17 novembre 2019 à 9 09 32 113211

Les petits importateurs de riz blanc sont préoccupés par une décision des autorités guinéennes relative à la hausse des taxes d’importation de cette denrée de grande consommation. Mamadou Baïlo Sow, commerçant au grand marché de Madina, a contacté Guineematin.com pour réagir à cette décision qu’il juge mauvaise non seulement pour les petits importateurs mais aussi pour les consommateurs.

« C’est à la suite d’une rencontre des opérateurs économique avec le directeur de la Douane que nous avons été informés qu’à partir du 1er décembre, toute importation du riz blanc dans les containers sera taxée au même prix que le riz étuvé. Si cela se fait, ça veut dire que nous ne pourrons plus importer le riz blanc. Puisque dans ce cas, nous serons obligés de vendre le riz blanc au même prix que le riz étuvé », a-t-il indiqué.

Selon ce commerçant, si cette décision est mise en œuvre, elle va empêcher les petits importateurs d’importer le riz et accorder le monopole aux importateurs. Ce qui aura pour conséquence la hausse du prix du sac de riz. « Les 12 mille ou 20 mille tonnes que les gros importateurs envoient dans les bateaux ne pourront pas satisfaire la population. Il faut qu’il y ait ces petites importations dans les containers pour éviter le manque sur le marché. Et si toutefois il y a manque, cela occasionnera forcément l’augmentation des prix.

Présentement même, si vous avez constaté, il y a une augmentation du prix du riz blanc. Le sac de riz qui se négociait entre 220 000 à 225 000 francs est vendu aujourd’hui à 237 000 à 238 000 francs. Cela est dû au fait que nous les petits importateurs nous n’avons pas de riz. Donc, c’est comme ça que ça se passera. Il y aura toujours manque de riz et les prix vont augmenter. Et ce sont les pauvres citoyens qui vont en souffrir parce que le riz c’est l’aliment de base du guinéen », a dit Baïlo Sow.

Monsieur Sow souhaite une rencontre entre les petits importateurs et le président de la République autour de cette situation avant que la mesure ne rentre en vigueur.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Fermeture de la SAG (Siguiri) : réaction de la Chambre des Mines de Guinée

16 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Rien ne va plus entre les communautés et la société Ashanti Gold de Guinée (SAG) qui exploite de l’Or dans la préfecture de Siguiri. Après les attaques récurrentes de ses installations, la Direction Générale de la Société a décidé de fermer la seule mine en activité hier, vendredi 15 novembre 2019.

Joint au téléphone, Ismaël Diakité, le Président de la Chambre des Mines de Guinée, se dit inquiet et très préoccupé par cette actualité qui impacte négativement les activités minières en Guinée.

« La Chambre des Mines de Guinée vient d’apprendre avec beaucoup de regret la situation qui prévaut sur le site des opérations de la SAG à Siguiri suite à l’envahissement de sa mine.

L’ensemble des membres de la Chambre des Mines de Guinée se sentent concernés par une telle situation qui est de nature à ralentir ou même à compromettre les investissements en cours dans le secteur des mines en Guinée.

La Chambre des Mines de Guinée exprime toute sa solidarité à la Direction Générale de la SAG et se rend disponible pour contribuer à trouver une solution définitive à une telle situation à laquelle tous les projets et opérations minières sont exposés.

Elle en appelle à une implication vigoureuse et rapide des autorités à tous les niveaux pour sécuriser les titres, actifs, opérations et personnel du secteur afin que l’activité des investisseurs ne soit pas compromise.

La Chambre des Mines de Guinée déplore le caractère récurrent de ces actions d’envahissement des périmètres légalement concédés par l’Etat, et assez souvent exposés à de multiples risques dont les tentatives d’occupation de terrain, des prélèvements illicites de minerais et des vols à répétition par des groupes se prévalant appartenir à des communautés en faveur desquelles nos actions contribuent au développement économique et social ».

Selon nos informations, la Direction Générale de la SAG a fait arrêter son usine, une demande aurait été faite aux travailleurs de rester à la maison jusqu’à nouvel ordre.

A suivre !

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La Société Minière de Boké remporte l’appel d’offres pour l’exploitation des gisements de minerai de fer des blocs I et II de Simandou

13 novembre 2019 à 16 04 19 111911

(SMB) – Suite à un appel d’offres ouvert par le décret D/2019/0194/PRG/SGG du 13 juillet 2019, la Société Minière de Boké (SMB) a remporté l’attribution des gisements de minerai de fer des Blocs I et II de Simandou.

Conformément au Cahier Spécial des Charges relatif à l’Appel d’Offres pour l’octroi de droits miniers sur les gisements de minerai de fer des Blocs I et II de Simandou, le Consortium SMB-Winning s’engage par ailleurs à exporter son minerai via le territoire guinéen, en construisant notamment une voie ferrée de plus de 650 kilomètres, ainsi qu’un port en eau profonde à Matakong, dans un délai de cinq ans à compter de la ratification des conventions.

Depuis sa création en 2014, la SMB – consortium formé par l’armateur singapourien Winning Shipping, le producteur chinois d’aluminium Shandong Weiqiao, le groupe Yantaï Port ainsi que la société guinéenne de transport et logistique United Mining Supply (UMS) – est devenue le premier exportateur de bauxite de Guinée, avec 42 millions de tonnes produites en 2018. La SMB emploie 9 000 personnes dans la région de Boké et a construit deux terminaux fluviaux – Dapilon et Katougouma – rattachés au port de Boké. Enregistré à l’Organisation Maritime Internationale (OMI) depuis septembre 2018, Boké est le plus grand port polyvalent de Guinée en termes de volume de marchandises manutentionnées (import & export), et possède également le plus grand centre de réparation navale d’Afrique de l’Ouest.

Alors qu’il a déjà investi près de 1,5 milliard de dollars US dans ses activités dans la région de Boké, le Consortium a également lancé le Projet Boffa-Boké, comprenant une ligne de chemin de fer de 135 kilomètres dans un corridor s’étendant du terminal fluvial de Dapilon aux nouvelles zones minières de Santou II et de Houda, et la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine dans la région de Boké. L’investissement total consenti pour l’intégralité du Projet Boffa-Boké par le Consortium est estimé à 3 milliards de dollars US.

Pour le singapourien M. Sun Xiushun, Président Directeur Général du Consortium : « Le Projet Simandou Blocs I & II sera déterminant pour l’avenir de la Guinée. Ce méga-gisement est une opportunité en termes d’emploi et de création de richesses pour l’ensemble du pays. Avec le chemin de fer transguinéen, la Guinée sera désormais dotée d’une véritable ligne de vie reliant quatre régions guinéennes entre elles, accélérant la décentralisation administrative et économique, et renforçant le maillage ferroviaire du pays. »

« Avec son expérience réussie à Boké dans la bauxite, le Consortium se propose de répliquer son modèle économique et social, axé sur la responsabilité et la durabilité, dans l’exploitation du fer de Simandou I et II, explique le franco-guinéen Fadi Wazni, Président du Conseil d’Administration de la SMB. Nous sommes honorés de la confiance qui nous est accordée, tout en remerciant les équipes qui nous ont aidées à préparer l’offre du projet et que j’ai eu le privilège de conduire. Nous sommes persuadés que le Consortium SMB-Winning est le meilleur partenaire pour mener à bien le Projet Simandou I et II aux côtés du gouvernement, des autorités locales et du peuple guinéen. »

« Aujourd’hui, la Chine est le principal acteur industriel mondial, et donc le premier consommateur de minerai pour la transformation primaire » déclare le français Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB. »

« Il était stratégique que la Guinée puisse s’intégrer dans cette chaîne de valeur mondiale avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, afin de contribuer à moyen terme à une première transformation locale. »

À propos du Consortium SMB-Winning

Fondé en 2014, le Consortium SMB-Winning regroupe quatre partenaires mondiaux dans les domaines de l’extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; UMS, une société de transport et de logistique présente en Guinée depuis plus de 20 ans ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium, forte de 160 000 employés et d’un chiffre d’affaires annuel de 45 milliards de dollars US ; et le groupe Yantaï Port. L’État de Guinée, partenaire et membre du consortium, est actionnaire à hauteur de 10%.

Communiqué transmis par le service de communication de la SMB

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Les tendances d’internet pour 2020

7 novembre 2019 à 10 10 06 110611

Ce n’est en rien une surprise si l’on vous dit que l’on vit aujourd’hui dans un monde hyper-connecté. Que ce soit en Guinée, aux Etats-Unis, en France ou ailleurs, la place d’internet dans nos vies est désormais prépondérant. A quoi faut-il s’attendre pour 2020 ? Quelles seront les nouvelles tendances qui vont émerger ou qui vont encore se renforcer sur internet ? Voyons cela dans cet article !

L’internet au service des robots et des appareils autonomes

Avec les vitesses de transfert sur internet qui deviennent toujours plus rapides, les possibilités en termes de développement et d’innovation sont énormes.

Parmi celles qui font le plus parler d’elles et qui reposent en grande partie sur le développement d’internet et l’amélioration de la collecte d’information (Big Data), il y a notamment les voitures connectées et autonomes.

Sans internet, ces dernières n’auraient jamais vu le jour. En 2020, on peut s’attendre à une amélioration notable des performances. On pense notamment aux voitures sans pilote testées par Google ou bien aux voitures volantes qui verront le jour à Dubai, aux Emirats Arabes Unis, dès 2020.

Grâce à la collecte rapide et efficace d’informations mais surtout d’une bonne utilisation d’internet, les voitures autonomes parviendront à analyser tous les signaux environnants et communiquer entre elles. Cela devrait aboutir à des fluidifications des routes mais aussi à une baisse des accidents…d’après les experts !

Toujours plus de commerce en ligne

Cela n’a rien de vraiment spécifique en 2020, mais on ne vous cache pas que le commerce en ligne va continuer sur sa lancée. Aux commerces en ligne traditionnels comme Amazon ou Cdiscount s’ajouteront de nombreux services de livraison à domicile. 

On pense par exemple à Deliveroo, mais également des services plus originaux comme des massages à domicile, des services de blanchisserie qui viennent directement récupérer vos habits chez vous,… Tout cela est rendu possible par des applications, toujours plus nombreuses, sur lesquelles vous pouvez commander à peu près tout et n’importe quoi.

L’arrivée de la 5G pour des vitesses incroyables

Vous avez certainement dû en entendre beaucoup parler, mais vous ne savez peut-être pas trop ce que la 5G va réellement changer pour internet et pour votre vie au quotidien. Alors que le 4G a récemment été lancée en Guinée, il faudra cependant attendre plusieurs années avant de la voir arriver dans le pays.

Il y a de bonnes raisons d’attendre son arrivée avec impatience ! En effet, ce sont des débits au minimum 100x supérieurs à la 4G qui sont attendus une fois qu’elle aura été installée.

Grâce à la 5G, vous pourrez naviguer sur internet encore beaucoup plus rapidement qu’avant ou bien télécharger et partager des fichiers de plusieurs Go (photos, vidéos,…) en quelques secondes à peine !

Cela sera particulièrement pratique pour les jeux en ligne, comme les casinos en direct, mais aussi les jeux qui nécessitent une très bonne bande passante.

Si vous êtes un adepte de jeux comme Call of Duty, Battlefield, ou même Fortnite, vous serez considérablement avantagés si vous jouez en 4G, contre des adversaires encore en 4G.

Grâce aux débits de connexion nettement supérieurs, vous aurez beaucoup moins de lag, ce qui permettra d’être beaucoup plus vifs dans vos réactions. Bref, vous allez devenir encore meilleur…simplement avec l’amélioration de votre connexion internet.

Fin

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Assemblée nationale : présentation de la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba

5 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Le ministre des mines et de la géologie, a été reçu à l’assemblée nationale, ce lundi, 04 novembre par l’inter-commission. Il s’agissait pour le ministre Abdoulaye Magassouba, de présenter aux députés la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba.

Une convention signée entre l’Etat Guinéen et la société High Power Exploration (HPX), en septembre 2019 pour un montant total d’investissement, estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

De la genèse du projet, à la référence aux anciennes études sur le Mont Nimba, en passant par la signature de la convention amendée et consolidée, ainsi que la question d’évacuation, rien a été omis par le ministre des mines. L’aspect environnemental et la supposée vente du nimba, ont été également abordés par le ministre.

Ceci, pour la transparence dans le secteur minier de la Guinée.

Au sortir de cet échange à baton rompu, le ministre Abdoulaye Magassouba, a indiqué que la base de développement de ce projet, c’est le développement du Trans-Guinéen.

Ce qui lui a d’ailleurs amené à souligner que c’est donc une priorité de l’Etat Guinéen. «… Si le projet n’est pas profitable sur le Trans-Guinéen, si c’est la seule option qui existe, le projet ne se réalisera jamais. Donc, la première chose, nous avons rendu plus rigoureux le mécanisme dans lequel l’évaluation de la viabilité par le Trans-Guinéen doit se faire. La deuxième chose, si après l’évaluation de cette viabilité, il se trouve que le projet n’est pas viable par le Trans-Guinéen, en plus du projet intérimaire de petite quantité qui doit passer par le Libéria, le grand projet peut passer par le Libéria sous deux conditions supplémentaires. La première, c’est qu’il y ait une redevance additionnelle qui sera payé à l’Etat Guinéen pour partager en quelque sorte les économies réalisées par les investisseurs à cause du passage par le Libéria. La deuxième condition, c’est que le jour où le Trans-Guinéen est disponible, que le retour de l’évacuation par le Trans-Guinéen soit rendu possible. Donc, le Trans-Guinéen est une priorité pour l’Etat Guinéen, une priorité pour le gouvernement Guinéen et c’est une priorité du président de la République », a-t-il indiqué.

Et d’insister, le ministre des mines et de la géologie, a fait savoir que les quatre blocs du Simandou constitueront la base de développement du Trans-Guinéen, tout en disant que la qualité de l’investisseur, ainsi que l’accord négocié seront des atouts majeurs pour le développement de ce projet.

Par le service de communication du ministère des Mines

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« C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique et dans les PME africaines », déclare Tony Elumelu aux investisseurs mondiaux réunis à Paris

4 novembre 2019 à 15 03 04 110411
Tony O. Elumelu, CON, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) avec Bruno Le Maire, Ministre Français de l’Économie et des Finances, lors de la conférence du Club France-Afrique Invest à Paris le 30 octobre 2019

Communiqué : Paris – France, le mercredi 30 octobre 2019 – Tony O. Elumelu, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) et de Heirs Holdings, a ouvert la conférence “Ambition Africa” organisée par le Club France-Africa Invest.

Lors de son discours d’ouverture, M. Elumelu a exhorté les investisseurs français, à la recherche d’opportunités d’investissement à long terme, à se tourner vers l’Afrique.

Lors de la présentation de Tony Elumelu au public, le Ministre Français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que la France pourrait se positionner pour orienter les investissements vers l’Afrique afin de mettre fin au cycle de la pauvreté et d’accélérer le développement au niveau mondial. Il a salué la position de M. Elumelu sur le renforcement des PME en Afrique afin de catalyser le développement. “Nous partageons la même ambition de soutien aux PME et aux entrepreneurs africains, car cela est essentiel pour le développement économique de l’Afrique”, a-t-il déclaré, évoquant la passion de M. Elumelu pour la création de richesse sur le continent africain.

Réitérant la position de partenariat avec l’Afrique sur les investissements à long terme, M. Le Maire a déclaré: “Nous veillerons à ce que les investissements en Afrique soient durables, exemplaires et respectueux de l’environnement. Nous voulons aller vite, aller vite dans la course contre la pauvreté et le renoncement, sur tout le continent”.

Tony Elumelu a pour sa part déclaré: “Nous devons faire beaucoup mieux et faire preuve de beaucoup plus de discernement pour canaliser les fonds vers les marchés émergents. Ces marchés présentent d’énormes opportunités ainsi que des risques pour les investisseurs mais ceux-ci doivent répondre à un besoin essentiel de catalyse et d’amélioration de l’économie. Nous saluons les sociétés comme Total, Bouygues, Accor, Orange et Bolloré, ainsi que d’autres qui ont accepté ce défi, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il déclaré.

M. Elumelu a souligné l’importance des apports de capitaux privés en Afrique, avec un accent particulier sur les investissements dans les petites et moyennes entreprises, moteurs de l’économie africaine. Il a déclaré que l’Afrique comptait la population active la plus jeune au monde, avec plus de 60% de sa population âgés de moins de 25 ans. Cela, a-t-il dit, apparaît comme une tragédie démographique potentielle qui pourrait se révéler être le plus grand atout du continent si les jeunes avaient des emplois et des opportunités économiques.

Selon lui: “Les Africains n’ont pas besoin d’aide. Nos jeunes ont plutôt besoin d’investissements”.

“Les capitaux privés constituent une positive force de développement en Afrique. Nous avons une nombreuse population de jeunes, enthousiastes et novateurs. Ils cherchent des solutions aux problèmes de leurs communautés, mais sont limités par l’accès aux capitaux et aux investissements, au mentorat et à la formation. Bien géré, ce type d’investissement peut non seulement générer des capitaux, mais aussi renforcer la création d’emplois, la gouvernance d’entreprise et contribuer à l’amélioration des pratiques commerciales durables”.

Il a cité l’impact et le taux de croissance des lauréats de la Fondation Tony Elumelu comme preuve du potentiel des PME en Afrique aujourd’hui. Sa fondation a consacré 100 millions de dollars de la fortune familiale au financement de plus de 10 000 entrepreneurs africains sur une période de dix ans.

M. Elumelu a salué les initiatives du Président Français, S.E. Emmanuel Macron, visant à renforcer les relations entre la France et l’Afrique, et a conclu en invitant les investisseurs à envisager d’investir en Afrique sur le long terme.

“La phrase clé ici est l’investissement à long terme – personne ne doit venir en Afrique pour obtenir un gain à court terme. C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique. Les capitaux privés doivent en faire partie. Nous en avons besoin pour tous”, a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Guinée-Mines : le consortium SMB-Winning remet les Etudes de faisabilité et d’impact environnemental et social à l’Etat

1 novembre 2019 à 13 01 44 114411

Communiqué : Dans le cadre de la mise œuvre de son plus grand projet d’infrastructures dans la Région administrative de Boké, le Consortium SMB-Winning a procédé hier jeudi 31 octobre 2019, au Ministère des Mines et de la Géologie (MMG), à la remise officielle de l’étude de faisabilité et d’impact environnemental et social de son projet de chemin de fer de 135km de voie ferrée à l’Etat guinéen.

Aux yeux des observateurs, «C’est une démarche légale qui vise à s’assurer que toutes les parties prenantes à savoir, le promoteur du consortium SMB-Winning, s’engagent au respect du calendrier de cet autre important projet, mais s’accordent à réaliser des investissements reposant sur le strict respect du Code Minier guinéen.»

En remettant ces documents à l’Etat, le Directeur Général (DG) de la Société Minière de Boké, M. Frédéric Bouzigues n’a pas tardé de rappeler que «Ce projet phare du Consortium s’inscrit dans une dynamique de développement durable qui nécessite des études de qualité avec des experts des domaines mais aussi une réelle volonté du projet à respecter les recommandations issues de ces études.»

Il a, en outre, ajouté que «Cette remise participe au renforcement de la collaboration car elle signale l’état d’avancement de manière technique et dénote le respect des engagements du Consortium SMB-Winning vis à vis du gouvernement guinéen.»

Lesdites études réalisées dans une collaboration avec les Cabinets de la Société d’Expertise Environnemental et Social (SEES) et WSP-Louis Berger sont tous spécialisés, selon le Directeur Général Adjoint du Service National de Coordination des Projets Miniers (SNCPM) qui a reçu les documents.

Il a, par ailleurs, salué la suite des résultats encourageants des activités de la SMB en Guinée depuis son installation.

M. Binbirinko Barry explique que cette étape fait suite à l’octroi au Consortium SMB-Winning par l’Etat de nouveaux permis miniers en vue de permettre à celui-ci, d’avoir une activité pour le long terme dans l’exploitation et la transformation de la bauxite en Guinée.

Ceci ajoute-t-il, «En commun accord avec la signature l’an dernier, des conventions minières et ferroviaires ainsi que la raffinerie pour un investissement total de 3 milliards de dollars.»

La prochaine étape consistera à l’examen et à l’analyse de ces rapports par les techniciens des MMG ainsi que ceux du Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêt (MEEF) avant la présentation desdites études pour validation. Une étape qui dit-on, «Donnera forme à la mise en œuvre totale des conventions.»

Plus tôt cette année, le Consortium SMB-Winning et la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG) avaient signé le 20 juillet 2019 un protocole d’accord concernant la traversée du chemin de fer construit sur une partie de la concession de la CBG, avec une première Etude d’Impact Environnemental et Social spécifique à cette zone. La complexité de la construction de cette partie du tracé – deux tunnels sur seulement 11 kilomètres – a obligé le Consortium a démarré plus tôt les travaux à cet endroit après avoir obtenu l’accord de l’État. Aujourd’hui, un premier tunnel de 2 833 mètres est en construction à Kourakoto avec la présence de SEES sur le terrain 24h/24 et 7j/7 pour s’assurer du suivi efficace du plan de gestion des risques de cet important projet d’infrastructure spécifique à cette zone.

La dernière mission de suivi des travaux de construction de cette zone réalisée conjointement avec la CBG et le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a constaté que l’avancée des travaux du Consortium était efficace tout en restant conforme au PGES du projet de construction du chemin de fer. Le respect du calendrier pour cette section du tracé avec une fin des travaux pour le 4ème trimestre 2020 est confirmé.

A noter que la phase de construction de ce méga projet, va créer entre 10.000 et 15.000 emplois directs dans les différentes collectivités locales que compte la Région de Boké. Quant à la raffinerie, elle pourra produire jusqu’à 1 million de tonne d’alumine et le tout, dans le respect des normes environnementales.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Interdiction de Qnet en Guinée : communiqué de la direction Afrique Sub-Saharienne

31 octobre 2019 à 14 02 57 105710

Les responsables guinéens ont annoncé publiquement dans un journal télévisé de RTG du 28 octobre 2019 que QNET International (QNET) avait été interdit dans tout le pays.

Cette interdiction fait suite à l’arrestation de ressortissants étrangers du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Burkina Faso et du Mali.

QNET prend acte de la décision des autorités guinéennes, mais par ailleurs elle reste persuadée que les enquêtes en cours permettront de clarifier la situation et de lever les équivoques, amalgames et confusions autour de son activité de vente directe par réseau.

En conséquence, par le présent communiqué elle souhaite dissiper toute confusion en apportant les précisions qui suivent :

1) QNET n’est ni une entreprise de placement d’argent, ni un plan d’investissement. Depuis plus de 21 ans, à travers son activité de vente directe par réseau, Qnet propose une large gamme de produits de bien être, de style de vie et de joaillerie de luxe parmi tant d’autres. Elle met ses produits à la disposition de ses représentants indépendants qui en sont les consommateurs. Ces derniers en font également la promotion et sont rémunérés sur la base de leurs performances. Ce modèle commercial est appelé vente directe par réseau.

2) Il convient de préciser que les sommes déboursées par les représentants indépendants servent exclusivement à l’achat de produits dont ils font un usage personnel. Par ailleurs, les représentants indépendants qui le souhaitent peuvent tirer profit du plan de rémunération de Qnet en faisant régulièrement la promotion de ses produits.

3) La société QNET offre, non pas des emplois, mais plutôt des « opportunités d’affaires » à toute personnes d’âge adulte qui après un achat dit ‘’qualifiant’’ devient un représentant indépendant.

Ce représentant indépendant correspond d’un point de vue pratique à un commercial indépendant non salarié (car n’étant pas employé par QNET) dont la rémunération est faite sur la base de performances réalisées dans le cadre de l’activité de vente directe par réseau.

Ces Représentants Indépendants (RI) sont des entrepreneurs autonomes qui exercent librement leur activité qui consiste à recommander les produits de QNET.

A cet effet, ils perçoivent une commission sur les achats effectués et s’évertuent à s’adresser au plus grand nombre afin de constituer un réseau de vente performant.

4) Le représentant indépendant de QNET mène son activité à partir d’une plateforme de commerce électronique. Il n’est nullement besoin de se déplacer d’un pays à un autre pour mener l’activité. Toute personne majeure désireuse d’entreprendre grâce à l’opportunité qu’offre QNET peut s’inscrire sur la plateforme aux moyens d’un ordinateur ou d’un téléphone portable dotés d’une connexion internet.

Au surplus, le code de conduite de QNET qui en règlemente l’activité exige des représentants indépendants qu’ils agissent dans le strict respect de la loi et des règlements en vigueur.

Ainsi le déplacement massif de personnes d’un pays à l’autre à l’encontre de ces lois et règlements est strictement interdit par QNET.

QNET condamne vigoureusement tous mouvements illicites de capitaux, tous trafics illicites de migrants, tous mouvements et regroupements clandestins et toutes manœuvres frauduleuses de nature à porter atteinte à l’ordre public.

QNET réaffirme sa disponibilité à collaborer avec le Gouvernement guinéen pour le dénouement de cette affaire.

Elle a d’ores et déjà procédé à la fermeture de sa boutique en ligne réservée à ses représentants résidents en Guinée suite à la décision du Gouvernement d’interdire ses activités.

Biram Fall

Directeur Général Régional QNET Afrique Sub-Saharienne

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Guinée : des clients de COFINA jugés pour des « retraits frauduleux » de fonds

31 octobre 2019 à 10 10 19 101910

Alors que leurs présumés acolytes sont en fuite, Facinet Touré et Amadou Camara, poursuivis pour escroquerie, ont comparu hier mercredi, 30 octobre 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ils sont traduits devant ce tribunal pour, dit-on, avoir accédé de façon frauduleuse dans le système informatique de la structure de micro-finance COFINA (Compagnie Financière Africaine) avant d’effectuer des retraits de montants indus, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Facinet Touré et Amadou Camara auraient ouvert différents comptes bancaires de l’agence COFINA de Matoto pour pouvoir soutirer des fonds. Les uns ont ouvert des comptes de 100 mille francs guinéens, les autres des comptes de 200 mille francs guinéens. Membres d’un réseau bien organisé, ils auraient réussi à manipuler le système informatique de l’agence pour augmenter leur solde. C’est ainsi que ceux qui ont ouvert un compte avec un montant de 100 mille francs guinéens se retrouvent avec 100 millions de nos francs, apprend-on.

Après avoir fait plusieurs fois des retraits de montants indus, deux membres du réseau ont été mis aux arrêts pendant qu’ils étaient devant la caissière. Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 26 juin 2018, alors que les autres ont pris la fuite.

Leur procès s’est ouvert au tribunal correctionnel de Dixinn. A la barre, ils ont nié les faits articulés contre eux, arguant que leurs comptes étaient alimentés par des partenaires extérieurs.

« J’ai ouvert le compte avec un montant de 100 mille francs guinéens. Mais, j’ai retiré pour la première fois 30 millions de francs guinéens. Et la deuxième fois, j’ai fait la demande de 50 millions de francs guinéens. C’est en ce moment qu’ils m’ont arrêté. Mais, mon compte était alimenté par des partenaires », a expliqué Amadou Camara.

Une explication rejetée en bloc par la conseillère juridique et représentante de l’agence COFINA de Matoto, Bambelte Camara. Pour elle, ce n’est pas possible que quelqu’un reste ailleurs et alimente un compte à l’intérieur de l’agence. « C’est eux seuls qui savent comment ils ont eu accès au système informatique de l’agence. Et c’est à eux d’expliquer comment ils ont fait pour soutirer ces fonds », a-t-elle lancé.

Selon elle, lorsque les prévenus sont venus lancer la commande de ces montants, la caissière a alerté le responsable des opérations. « Après vérification dans le brouillard, ce dernier a constaté que leurs comptes ne sont pas accrédités de ces montants. L’un avait 100 mille et l’autre 200 mille francs guinéens dans leurs comptes respectifs », a-t-elle expliqué.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé va demander au tribunal de retenir les deux prévenus dans les liens de la culpabilité d’escroquerie au préjudice de COFINA. « Ceux qui sont en fuite, je vous demande de les condamner à 5 ans d’emprisonnement par défaut et de décerner un mandat d’arrêt contre eux à l’audience. Pour Facinet Touré et Amadou Camara, je vous demande de les condamner à 18 mois d’emprisonnement ferme », a requis le procureur. En outre, monsieur Diomandé va demander au tribunal de prendre en compte toutes les prétentions de COFINA.

Interrogée à la barre sur les sollicitations de COFINA, la conseillère juridique va demander de se retrouver avec ses partenaires avant de prendre toute décision. Une demande à laquelle le tribunal ne va pas accéder.

La défense quant à elle va plaider non coupable. Selon maitre Thérèse, les éléments qui peuvent asseoir l’infraction d’escroquerie ne sont pas établis. « Il n’y a pas eu de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Leur compte a été crédité des montants et ils ne sont pas responsables de ça. Donc, je vous demande de les renvoyer des fins des poursuites pour délit d’escroquerie non établi à leur égard », a plaidé maître Thérèse.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue au mercredi, 06 novembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/ 654 416 922

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Lutte contre le blanchiment des capitaux : des agences immobilières sensibilisées à Conakry

30 octobre 2019 à 16 04 56 105610

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux dans le secteur immobilier, l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT) organise un atelier de sensibilisation des acteurs du secteur à Conakry. Les travaux qui ont démarré ce mercredi, 30 octobre 2019, regroupe des participants venus de plusieurs pays d’Afrique et d’un invité en provenance de Berlin (Allemagne), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, en compagnie d’un représentant de Transparency International.

Oumar Kana Diallo, président de l’association guinéenne pour la transparence

Selon Oumar Kana Diallo, président de l’association guinéenne pour la transparence, « cet atelier vise à accroître la pression auprès des immobiliers, des architectes et des auxiliaires de justice en faveur de la lutte contre le blanchiment d’argent en adoptant des approches multipartites. Le but recherché est d’avoir l’engagement politique de tous et de toutes en vue de mettre en place des mécanismes anti-corruption capables de prévenir, détecter, signaler et sanctionner le blanchiment des produits d’activités illicites et criminelles ayant cours en Guinée et dans la sous-région ».

Venu de Berlin au nom de Transprency International pour prendre part à cet atelier, Samuel Kaninda a salué l’engagement du gouvernement guinéen pour avoir pris des mesures sur le plan légal, législatif mais aussi institutionnel dans la lutte contre la corruption en général. Cependant, le représentant de Transparency International estime que toutes ces dispositions prises en Guinée et d’autres pays de la sous-région n’ont pas permis d’avoir de résultats escomptés.

Samuel Kaninda de Transparency international

« Nous peinons à obtenir des résultats probants qui impactent ou apportent un changement au vécu quotidien des citoyens. La lutte contre la corruption, la lutte contre le blanchiment des capitaux ont pour objectif ultime l’amélioration du vécu quotidien de nos populations. Et, ce n’est qu’à ce prix que ça aura un sens, et toutes ces luttes pourraient obtenir l’adhésion de ces citoyens qui en comprendront le sens. Sinon, nous aurons toutes nos initiatives mais celles-ci n’auront aucun impact sur ce qui est du développement de nos pays. L’un des problèmes que nous avons aussi, c’est que ces institutions que je viens de citer n’ont pas souvent des cadres de coopération », a-t-il regretté.

Mamadou Taran Diallo, ministre de la citoyenneté et de l’unité Nationale

De son côté, Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la transparence aujourd’hui ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, a reconnu que « l’immobilier est un terreau favorable pour ceux qui sapent, par des faits de corruption, de trafic d’armes et de drogue, se livrent finalement à essayer d’introduire dans le système légal, de l’argent acquis dans des systèmes mafieux. La préoccupation de cette lutte est déjà prise en compte par la République de Guinée, par le professeur Alpha Condé et son gouvernement. Une fois que nous avons des lois, une fois que nous avons des règles, c’est de faire en sorte que nous puissions les utiliser.

C’est souvent dans la mise en œuvre que nos Etats ont des difficultés. Il est important donc que les acteurs de la société civile, étant des acteurs indépendants et autonomes, puissent faire des plaidoyers pour ne pas dire faire le pressing pour que cette lutte soit menée à bout. Le dispositif et la volonté politique existent en Guinée, et je pourrai vous dire tout ce qu’il y a pour accélérer et renforcer cette lutte, le gouvernement est disposé », a assuré le ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pêche artisanale : un partenariat à plusieurs milliards pour booster le secteur

29 octobre 2019 à 10 10 31 103110

Une convention de partenariat lie désormais le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à la Banque Nationale d’Investissement de Guinée (BNIG), Afriland First Bank Guinée, la société Djoliba Pêche SARL et des Groupes d’Intérêt Commun (GIC) évoluant dans le domaine de la pêche artisanale. Elle a été signée par les parties concernées hier, lundi 28 octobre 2019, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Selon le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, qui a présidé la cérémonie, « la signature de ce projet de convention de partenariat entre le ministère de Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et les trois autres parties qui est une initiative du président de la République, est extrêmement importante. Elle est importante dans la mesure où elle permettra de moderniser le secteur de la pêche, d’offrir de l’emploi à beaucoup de citoyens guinéens en particulier les jeunes et surtout que ce projet offre des activités génératrices de revenus non seulement aux bénéficiaires directs mais aussi à plusieurs d’autres citoyens de la Guinée. C’est un projet qui permet aussi de lutter contre le chômage et la migration clandestine et son cortège de maux à laquelle beaucoup de jeunes se livrent aujourd’hui », a indiqué le ministre.

Sory Doumbouya, PDG de la société Djoliba Pêche SARL

Ce projet prévoit la fabrication, dans un premier temps, de 500 barques équipées de matériels modernes dont des GPS qui seront mises à la disposition des pêcheurs artisanaux sous forme de prêt remboursable. Cette tâche revient à la société Djoliba Pêche, dirigée par Sory Doumbouya. « Ces barques auront des avantages que les autres n’ont pas. D’abord, ces barques durent plus que celles qui sont en bois. Ensuite, elles vont être motorisées, équipées de GPS, elles sont légères et flottent mieux sur l’eau que les autres. Pour cette première partie, il y a une commande de 500 barques que nous allons faire. Mais, l’objectif c’est de changer toutes barques en bois qui existent maintenant », a-t-il fait savoir.

Pour cette première phase, 7 milliards de francs guinées seront déboursés pour réaliser les activités prévues. Mais, le directeur de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée souligne que ce montant pourrait être largement revu à la hausse dans les prochains mois.

Alpha Mohamed Kallo, DG de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée

« La Banque Nationale d’Investissement de Guinée a consacré 7 milliards de francs guinéens pour le financement de la première partie de ce projet. Je pense que le montant global pour le financement va aller jusqu’à 24 milliards de francs guinéens, mais pour le moment ce n’est que la première partie qui est financée. On verra bien avec la première mise en place comment les choses vont se développer. Nous ne nous limitons pas seulement au financement mais nous allons aussi accompagner les groupements parce qu’il y a des pêcheurs qui savent pêcher mais qui ne savent pas gérer. Avec la société Djoliba Pêche et Afriland First Bank Guinée, nous allons les accompagner pour faire en sorte que ce projet soit une réussite », a promis Alpha Mohamed Kallo.

De leur côté, les pêcheurs artisanaux bénéficiaires de ce projet ont exprimé leur satisfaction et ont promis d’honorer leur part du contrat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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T3 2019 : le bénéfice net de UBA bondit de 32,3% ; alors que le revenu brut atteint US$1,18 milliard

28 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Communiqué : United Bank for Africa, l’institution financière panafricaine dotée d’un vaste réseau couvrant 20 pays africains, le Royaume-Uni, les États-Unis et ayant une présence en France, a enregistré des performantes impressionnantes dans le cadre de ses résultats financiers non audités du troisième trimestre 2019, avec une croissance significative des revenus bruts, qui ont atteint US$1,18 milliard, soit une augmentation de 14,2% par rapport au US$1,04 milliard enregistré en septembre 2018.

Le bénéfice avant impôts de UBA a augmenté de 24,2% pour atteindre US$271,2 millions, contre US$218,46 millions au cours de la même période de 2018. Pareillement, son bénéfice après impôts a également progressé de 32,3%, passant de US$170,4 millions en septembre l’année dernière à US$255,45 millions au cours de la même cette année. Cette performance impressionnante place le rendement annualisé des fonds propres de la Banque à 20,6%.

Selon le rapport déposé lundi auprès de la Bourse du Nigeria (NSE), le revenu d’exploitation net de UBA a progressé de 11,6% en glissement annuel pour atteindre US$734,62 millions, contre US$658,31 millions au cours de la même période de 2018.

Malgré le taux d’inflation à deux chiffres enregistré au Nigéria (son plus grand marché) et les incertitudes liées à l’environnement des affaires au Nigéria et dans d’autres pays africains, les dépenses d’exploitation maîtrisées de UBA n’ont augmenté que de 8,4%, et cela est en grande partie dû aux coûts liés à la réglementation.

La Banque continue de maintenir un bilan très solide, avec un actif total de US$13,70 milliards, en hausse par rapport aux US$13,45 milliards enregistrés en décembre 2018. Les dépôts de la clientèle ont également augmenté pour atteindre US$9,31 milliards. Les fonds propres sont restés très solides à US$1,53 milliard, en hausse de 10,5% et reflétant une forte capacité de génération des capitaux en interne.

Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe de UBA Plc

Dans ses commentaires sur les résultats, Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe, UBA Plc, a déclaré: “La résilience de notre modèle économique et notre croissance ciblée des actifs productifs ont généré une croissance du produit des intérêts de 10,8%. Outre les revenus louables réalisés sur les actifs générateurs d’intérêts, nous avons également enregistré une croissance de 22,1% des revenus ne portant pas sur des intérêts, principalement en raison de la pénétration accrue de nos offres de services bancaires numériques de qualité supérieure, de l’expansion du crédit, des transferts d’argent et d’autres services transactionnels liés au style de vie”.

“UBA reste attachée à sa vision de devenir le leader incontesté des institutions de services financiers en Afrique. Nous continuerons à innover et à dominer tous nos secteurs d’activité, tout en assurant une efficacité opérationnelle de premier ordre et un service clientèle hors pair. Nous commençons à réaliser les premiers bénéfices de notre programme de transformation en cours et je suis vraiment enthousiaste pour les jours à venir”, a déclaré M. Uzoka.

Le Directeur Financier du Groupe, Ugo Nwaghodoh, a également déclaré: “Avec les résultats obtenus au cours du trimestre considéré, la banque reste sur la bonne voie pour atteindre son objectif en termes de résultats pour l’année. Nous avons pu augmenter le portefeuille de prêts de 14,7% (ce qui est bien supérieur à nos prévisions) en nous concentrant sur les pôles de croissance des diverses économies dans lesquelles nous exerçons nos activités. Nous avons également mis au point de nouveaux produits de crédit destinés à des segments spécifiques du marché des consommateurs et des PME, et continuerons à le faire dans le strict respect des meilleures normes de crédit / souscription, tout en nous efforçant d’atteindre le seuil légal de ratio de prêt sur financement fixé par la banque centrale”.

UBA est un leader du secteur bancaire africain qui exerce ses activités dans 20 pays africains. La banque est également présente dans les centres financiers mondiaux : Etats-Unis, Royaume-Uni, avec un bureau de représentation en France. UBA fournit, via différents canaux, des services bancaires à plus de 17 millions de clients à travers le monde.

Communiqué transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Développement industriel et des PME : Kassory Fofana lance le FODIP à Conakry

26 octobre 2019 à 17 05 17 101710

Le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) a été lancé hier, vendredi 25 octobre 2019, à Conakry. Présidée par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, la cérémonie a connu la présence du ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, son homologue des sports, de la culture et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, ainsi que le directeur général du FODIP.

Le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) est un Établissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il a pour objectif de promouvoir le développement industriel et des PME du pays. Selon Ibrahima Kassory Fofana, le Premier ministre guinéen, ce projet « va permettre à la Guinée, sur les trois années à venir, de réduire la pauvreté de 40% et de s’adresser à 40% de nos concitoyens.

Cette dynamique accélérera sans doute le rythme de création d’emplois et de richesse et favorisera notre objectif de développement et de transformation structurelle de l’économie guinéenne dans une perspective durable et inclusive qui est un pilier essentiel du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). L’opérationnalisation du FODIP s’inscrit dans la dynamique des actions prioritaires déployées par le Gouvernement en vue de créer les conditions les plus favorables au développement du secteur privé en Guinée », a-t-il dit.

Le chef du gouvernement guinéen précise que « le FODIP s’adresse, par la création du fonds de financement, à la contrainte majeure à laquelle s’exposaient nos petits entrepreneurs. Il va renforcer les structures en capital de leurs affaires par les dotations en capital et en quasi-capital de manière à réduire la fragilité financière desdites entreprises. Le FODIP va ensuite s’adresser à la question essentielle de garantie pour minimiser le risque pour les banques. En plus, le FODIP va soutenir le développement des entreprises », a laissé entendre Kassory Fofana.

Selon le ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises, la mise en place du FODIP permettra de résoudre plusieurs difficultés qui freinaient jusque-là le développement des PME en Guinée. « Le FODIP pourra permettre de résoudre certaines difficultés liées notamment à la faiblesse de la culture entrepreneuriale, le faible taux de formalisation des entreprises, l’insuffisance de l’assistance technique et financière des PME, le faible taux de bancarisation entre autres. L’avènement du Fonds du Développement Industriel et des PME (FODIP) coïncide à la mise en place d’un certain nombre d’outils de base favorisant le développement industriel des PME », a expliqué Tibou Kamara.

De son côté, le directeur général du FODIP compte bien s’investir pour réussir la mission qui lui est confiée, et qui n’est autre que l’atteinte des objectifs pour lesquels ce fonds a été mis en place. Et pour cela, Aliou Souaré a déjà identifié les actions à mettre en œuvre. « En termes de perspectives, le FODIP envisage entre autres, de faire réaliser des études multidimensionnelles et multisectorielles sur l’entrepreneuriat guinéen afin d’actualiser les données et comprendre les différentes problématiques et les enjeux réels pour plus d’efficacité et d’efficience de l’action publique.

Nous comptons accompagner les entreprises guinéennes dans leur processus de formation afin de les conformer aux standards de gouvernance d’entreprise. Nous allons mettre en place un système d’accompagnement, selon le niveau d’évolution des entreprises : amorçage, croissance, expansion. Nous allons également participer à la diversification de l’économie guinéenne qui est actuellement située à plus de 77% d’exportation essentiellement dans les secteurs des mines et de minerais pour atteindre un pourcentage de 55% de produits transformés en Guinée.

Le FODIP va faire la promotion de l’entrepreneuriat féminin afin d’augmenter son poids à au moins 30% de l’entrepreneuriat total, contre 17% actuellement. Ceci dans le but de faire des femmes entrepreneures une force motrice de l’écosystème entrepreneurial guinéen. Le FODIP apportera aussi un appui à l’entrepreneuriat des jeunes, notamment dans le domaine de l’innovation et de l’économie numérique.

Participer à la transition économique et écologique en termes d’impact économique, social et écologique ; rehausser, sur un horizon de 15 ans, l’apport du secteur industriel à 33% du PIB contre 17% actuellement dont 6,2% des mines. Le FODIP va participer à la valorisation du secteur primaire, pourvoyeur de matières premières aux industries, pour une transformation industrielle et une commercialisation optimale des produits finis, selon les avantages comparatifs des différentes régions de la Guinée », a annoncé le directeur général du FODIP.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la pêche illicite : 592 mille euros perçus par la Guinée en 2018 au titre des amendes

23 octobre 2019 à 13 01 02 100210

Depuis son arrivée à la tête du ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, le ministre Frédéric Loua a entrepris une batterie de mesures pour reformer le département. Dans un entretien accordé à des médias de la place, dont Guineematin.com, hier mardi 22 octobre 2019, Louis Kamano, conseiller en charge des questions économiques du département, est revenu sur les réformes engagées par Frédéric Loua et les résultats auxquels cela a conduit.

Sous le leadership du ministre Fréderic Loua, nommé à ce poste le 22 août 2017, des reformes en profondeur ont été engagées pour plus de résultats dans ce secteur.

Louis Kamano, conseiller économique du ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime

Selon Louis Kamano, conformément à la feuille de route confiée au ministre par le locataire de la Primature, il a été procédé à la mise en œuvre des textes d’application conformément aux traités et accords auxquels la Guinée a souscrit. « Dans la dynamique du renforcement de la gouvernance, les efforts que le gouvernement a consentis et le ministère des Pêches spécialement, ont permis d’obtenir le prix d’Excellence 2018 dans le domaine des pêches. Un prix attribué par l’Union européenne à Son Excellence professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée. Il a également été réalisé, dans l’amélioration de la gouvernance, l’amélioration du cadre législatif et règlementaire du secteur des pêches, avec l’élaboration des projets de textes d’application des différents codes : le code la pêche Maritime, le code de l’Aquaculture et le code de la Pêche continentale ».

Par ailleurs, Louis Kamano a fait savoir que de nouvelles directions ont été créées au sein du département dans le cadre de sa restructuration. « Il y a eu la restructuration par le décret 176 du président de la République du ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime. Cela date du 16 août dernier. Je rappelle que par cette restructuration, il y a eu la création de deux nouvelles directions, en l’occurrence la Direction de l’Economie Maritime et la Direction de l’Aménagement des Pêcheries ».

En outre le conseiller économique du ministère des Pêches a indiqué que pendant ces deux dernières années, six campagnes de recherche ont été effectuées. La démarche visait à vérifier « si nos eaux sont fertiles ».

Monsieur Kamano a également laissé entendre qu’il y a eu la réactivation de la production des statistiques dans le domaine des pêches et le redéploiement des agents pour le contrôle de la pêche Maritime. « Dans le domaine de la lutte contre la pêche illicite, vous savez que désormais, les polices de pêche travaillent pour que ça aboutisse. Les bateaux en infraction subissent la procédure normale jusqu’au niveau de la commission d’arraisonnement et la sentence est exécutée. Si tu es reconnu coupable d’irruption, de vol de poisson ou de produits halieutiques dans nos eaux, que tu sois arraisonné, on applique la loi. Et s’il y a des amendes, tu les payes. Dans ce domaine, il y a eu l’élaboration des plans de formation des inspecteurs-observateurs maritimes ; il y a eu rénovation de certaines installations et équipements du siège du CNSP (Centre National de Surveillance des Pêches). Nous avons à ce jour, dans les efforts de cette surveillance, le renforcement de la présence en mer et la réalisation de 450 jours de surveillance en 2018, et 262 jours de janvier à août 2019. L’inspection en mer : 950 navires en mer en 2018, de l’arraisonnement de 23 navires en infraction qui ont payé 592 mille euros au titre des amendes. L’inspection en mer de 247 navires de janvier au 30 juin 2019, suivi de l’arraisonnement de 18 navires en infraction », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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