Mise en place du Tribunal de commerce : ce qu’en dit Chérif Abdallah du GOHA

21 mars 2019 à 16 04 00 03003

La Guinée a mis en place son premier tribunal de commerce ce mercredi, 20 mars 2019 à Conakry. Interrogé sur le sujet, Chérif Mohamed Abdallah Haidara, président du groupe organisé des hommes d’affaires(GOHA), s’est félicité de la mise en place de ce tribunal.

« L’initiative de la mise en place du tribunal de commerce de Guinée mérite d’être encouragée non seulement auprès de nos autorités mais aussi auprès des partenaires techniques et financiers pour son bon fonctionnement. C’est quelque chose de très important dans le milieu des affaires en République de Guinée.

Ce tribunal doit juger les litiges commerciaux et économiques dans les industries, banques, assurances, commerce etc. Le GOHA a des juges consulaires au sein de ce tribunal. La seule différence entre ce tribunal et la chambre d’arbitrage, est le fait que la chambre arbitre le plus souvent et règle les problèmes à l’amiable », a-t-il entamé.

Selon lui, si ces deux structures fonctionnent normalement, cela va favoriser l’environnement des affaires dans le pays. «Tous les opérateurs économiques doivent savoir que désormais que nous avons l’outil qui peut nous aider à trouver des solutions à beaucoup de nos problèmes. C’est pourquoi le GOHA est carrément dedans.

C’est un honneur pour tous les membres de notre organisation à l’intérieur comme à l’extérieur de la Guinée. Ce tribunal peut permettre aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités en toute liberté et en toute assurance parce qu’ils sont désormais protégés par la justice(le tribunal de commerce et la chambre d’arbitrage)», a-t-il indiqué.

Avant de terminer, le président du GOHA a informé tous les opérateurs économiques, la chambre du commerce international (ICC) dont il est le représentant en Guinée, le bureau du système de certification international qu’il représente en Afrique que désormais le GOHA fait partie du tribunal du commerce et la chambre d’arbitrage de Guinée.

Gohainfos

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Médias : un magazine économique dénommé « Émergence », lancé à Conakry

21 mars 2019 à 12 12 59 03593

Le paysage médiatique guinéen, en pleine mutation, enregistre la naissance du magazine Émergence. Son lancement officiel a eu lieu dans la soirée d’hier, mercredi 20 mars 2019, à la Minière en présence de plusieurs personnalités. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le magazine Émergence est un mensuel de 52 pages, conçu par des hommes de médias guinéens, tous expérimentés. Il va traiter essentiellement des questions économiques. En procédant à son lancement officiel, le ministre de l’Information et de la Communication s’est dit très heureux de la naissance du magazine Émergence.

Car, observe Amara Somparé, les questions économiques ne sont pas traitées suffisamment dans les médias guinéens. « Le débat en Guinée est trop longtemps politisé. Nous l’avons transformé en manichéisme politique, tous les antagonismes qui pouvaient exister dans notre pays.

Aujourd’hui, ça n’intéresse personne de savoir pourquoi les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés ? Quel est leur lien avec le taux directeur de la banque centrale ? Comment lutter contre l’inflation ? Pourquoi l’économie informelle pose tant de problèmes à Monsieur Makhissa Camara (directeur national des impôts, ndlr) qui est ici ? Pourquoi est-il important de la formaliser ? Donc, voilà tant de question qui constituent le socle du développement économique de notre pays, mais qui n’intéressent pas trop de personnes », a fait remarquer le ministre Amara Somparé.

Pour Lamine Mognouma Cissé, l’administrateur général du tout nouvel organe de presse, le magazine Émergence a pour ambition de faire bouger les lignes dans notre pays. « Émergence est né d’une équipe de journalistes de casser les codes en termes d’informations économiques.

Ce magazine qui se veut de bon sens, tourné vers l’avenir, est aussi l’expression d’un renouveau dans un pays en pleine mutation, sur le plan social mais aussi économique et politique. Cette revue se donne pour ambition de faire bouger les lignes en vantant certes les actions pragmatiques et innovantes sans flagornerie aucune, ni obséquiosité », a laissé entendre Lamine Mognouma Cissé.

De son côté, Ismaël Kabinet Camara, directeur de la rédaction du magazine Émergence, portera son intervention sur la présentation de l’organe. « Sa particularité tient au fait qu’il s’est donné pour spécialité le traitement des questions économiques à l’échelle nationale et africaine. Vous comprendrez alors que notre ambition est de marquer notre présence sur les chantiers économiques en Afrique.

Vous lirez dans ce titre (le premier numéro, ndlr) le reportage de notre envoyé spécial à la faveur de la dernière présidentielle sénégalaise. Il en sera ainsi pour tous les numéros du magasine. C’est du reste de l’objectif visé par notre équipe. Dans les colonnes de ce Magazine, nous parlerons certes, comme tous médias qui se respectent, du train qui n’arrive pas à l’heure ; mais, nous ferons une petite révolution en parlant, chaque fois que cela est nécessaire, du train qui arrive à l’heure.

Par cette manière de faire les choses, nous voulons montrer que la Guinée, notre pays, l’Afrique, notre continent, ce n’est pas que guerre civile, famine, catastrophe. En un mot comme en mille, il s’agit de dire que la Guinée et l’Afrique, c’est aussi des hommes et des femmes qui se battent honnêtement, nuit et jour, sous le soleil, sous la pluie pour tirer l’économie vers la croissance, donc le bien être », a expliqué Ismaël Kabinet Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Bourse RUSAL 2011 : les diplômés apprennent le circuit des installations de l’usine Friguia

18 mars 2019 à 11 11 38 03383

En 2011, Rusal a offert 100 bourses à la Guinée pour des études supérieures dans les différentes universités de la Russie. Au terme de leurs formations ces jeunes diplômés ont regagné le bercail. Parmi eux un bon nombre a été recruté à l’usine Rusal/Friguia.

Pour mieux comprendre les différents secteurs de l’unité industrielle, la Direction générale de Rusal/Friguia a récemment organisé une formation visite guidée pour les nouveaux diplômés dans les installations de l’usine. L’objectif est de faciliter leur intégration professionnelle.

Cette visite guidée a permis aux jeunes diplômés guinéens de visiter les différents secteurs de l’usine. Guidé par des spécialistes de l’usine, les tout diplômés ont reçu des explications sur le fonctionnement de toute la chaine qui commence par l’extraction de la bauxite brute et qui finit par la production de l’alumine.

Interrogé sur le but de cette formation visite guidée, le Directeur Général de Rusal/Friguia, Youri Kanafotsky dira « Notre Société a pris toutes les charges liées à leur formation en Russie donc il est tout à fait normal qu’on organise une formation visite guidée dans les installation de l’usine, cela va leur permettre de comprendre le mécanisme de fonctionnement de l’usine et le rôle de chaque secteur, la formation visite guidée s’inscrit dans notre programme de renforcement de leur capacité ».

Selon Elena Gorshkova, directrice des Ressources Humaines de Rusal/Friguia cette formation visite guidée de ces jeunes diplômés de la Bourse RUSAL 2018 va renforcer leur connaissance. «En Russie pendant leurs études ils ont fait des pratiques dans certaines usines de Rusal de notre côté également nous continuons dans la même lancée pour qu’ils soient mieux informés de l’interconnexion entre les différents secteurs et département de l’usine », a expliqué la DRH.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 à Moscou

Parlant de leurs impressions suite à leur formation visite guidée dans les installations de l’usine Rusal/Friguia certains participants se sont exprimés en ces termes.

Kanté Youssouf : (ingénieur topographe département mine).

« La Formation visite guidée organisée au sein de l’usine à laquelle j’ai participé s’est avérée fructueuse. Cela m’a permis de visiter tous les secteurs d’activités de l’usine, d’avoir une idée générale sur les taches effectuées par ces différents secteurs et j’ai côtoyé lors de cette formation des spécialistes qui m’ont fourni d’humbles informations et d’explications nécessaires qui pourront m’aider dans ma carrière. Donc à cet effet je remercie les organisateurs (la direction des ressources humaines) et toutes les personnes qui ont participé au bon déroulement de cette formation»

Goumou Jean Baptiste : (informatique appliquée)

«C’était une visite guidée en même temps une formation, quand j’étais au lycée en Guinée je voyais le train de l’alumine passer mais je ne connaissais pas comment on obtient cette poudre blanche, maintenant avec les explications et cette visite dans les différents secteurs de l’usine j’ai compris le système de transformation de la bauxite pour obtenir l’alumine. Je dis grand merci à Rusal pour notre formation et pour cette initiative de formation visite guidée »

Bah Mamadou Djouhé : (Energie électrique et électronique)

« Même quand on étudiait en Russie, Rusal à tenue que notre formation théorique soit accompagné de pratique, donc cette formation visite guidée s’inscrit dans cette logique. Nous avons visité tous les secteurs et nous avons reçu de bonnes explications de la part des spécialistes de l’usine, j’ai été particulièrement marqué par le procédé Bayern merci à la Direction Générale de Rusal/Friguia »

Rappelons que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres Guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par RUSAL dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que la société à travers la Bourse RUSAL 2018 a offert encore 101 bourses à la Guinée. Les lauréats sont déjà partis et suivent les cours dans les différentes universités de la Russie depuis octobre 2018.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 comme leurs prédécesseurs bénéficierons gratuitement de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de RUSAL jusqu’à la fin de leurs études. Le coût de formation des étudiants guinéens s’élève à plus de 8 millions usd.

La réalisation du programme Bourse RUSAL 2018 permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Le programme de formation des étudiants guinéens prévoit la préparation des spécialistes dans le secteur minier, des cheminots, des économistes ainsi que des constructeurs, des spécialistes pour le secteur de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’administration publique.

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Monde des affaires : le GOHA signe un partenariat avec la Chambre d’Arbitrage de Guinée

14 mars 2019 à 13 01 49 03493

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) et la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) ont signé un partenariat ce jeudi, 14 mars 2019, à Conakry. Ce partenariat va permettre de régler les différends entre les opérateurs économiques mais aussi faire face à d’autres problèmes auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leurs activités, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le siège de la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) sise à la Belle-vue qui a servi de cadre à la signature de ce partenariat. A cette occasion, Fanta Toya Condé, secrétaire générale de la chambre d’Arbitrage de Guinée, a rappelé que « la Chambre d’Arbitrage de Guinée a pour mission d’offrir aux opérateurs économiques des moyens de conciliation, de médiation et de résolution par voie d’arbitrage, de leurs différends internes et internationaux ».

De son côté, Chérif Mohamed Abdallah, le président du GOHA, a affirmé que les opérateurs économiques font confiance à la Chambre d’Arbitrage de Guinée, d’où l’intérêt de la signature de ce partenariat. « C’est les êtres humains qui composent les institutions, si vous avez confiance à ceux qui travaillent dans une institution, vous pouvez travailler à l’aise avec elle, et c’est ce qu’on souhaite.

La Chambre d’Arbitrage de Guinée est une juridiction qui fait la médiation, l’arbitrage dans la plus grande discrétion. Et, c’est ce que les opérateurs économiques souhaitent. Personne ne souhaite être exposé parce que si on sait que tu as des problèmes dans le milieu des affaires, les autres vont te fuir parce que l’argent n’a pas besoin de bruit. Donc la discrétion peut aider l’environnement des affaires à progresser, vous pouvez régler les litiges tranquillement et vous entendre sur quelque chose.

Cela va rassurer les opérateurs économiques qu’ils soient guinéens ou étrangers et même ceux qui voudront éventuellement venir en Guinée. Il ne faut pas oublier un aspect très important, je représente la chambre de commerce international, donc ils apprennent que le GOHA est déjà signataire avec la Chambre d’Arbitrage de Guinée ; cela va circuler dans tout le monde entier et va rassurer les investisseurs qui voudront venir en Guinée », a dit Chérif Abdallah.

En Guinée, les opérateurs économiques sont souvent confrontés à des problèmes, mais le président du GOHA assure que « ce partenariat va aider les opérateurs économiques dans tous les sens parce que nous avons régulièrement des difficultés et nous voulons arranger ces difficultés à l’amiable. Et l’un des rôles de la Chambre d’ Arbitrage de Guinée c’est la médiation. Je pense que les sages qui sont là, vont jouer le rôle de médiation pour que l’environnement des affaires soit excellent dans notre pays ».

Il faut rappeler que la Chambre d’Arbitrage de Guinée est l’un des plus jeunes centres d’Arbitrage de la sous-région Ouest-africaine. Elle a été créée par décret le 11 aout 1998 et officiellement installée le 08 juin 1999. Elle relève du ministère de la justice pour la période transitoire et est autonome dans ses différentes procédures.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Téléphonie : Intercel mise en liquidation, ses employés exigent le respect de leurs droits

13 mars 2019 à 19 07 50 03503

Après sa fermeture, la société de téléphonie mobile, Intercel Guinée, a été mise en liquidation. L’information a été confiée à Guineematin.com par le secrétaire général de la FESATEL, Abdoulaye Barry. Le syndicaliste et ses collègues comptent en profiter pour faire respecter les droits des anciens employés de la société.

Suite à la décision de fermer Intercel Guinée, les responsables de l’entreprise et leurs employés avaient négocié et signé un protocole d’accord, relatif aux mesures d’accompagnement dont devaient bénéficier les travailleurs qui ont perdu leur emploi. Mais depuis, la direction de la société n’a respecté aucun des engagements contenus dans le document.

C’est pourquoi, la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) s’est impliquée pour aider les travailleurs à être rétablis dans leurs droits. Après plusieurs démarches menées sans succès, la FESATEL a saisi récemment les autorités de tutelle, explique Abdoulaye Barry, secrétaire général du syndicat.

« Nous avons adressé un courrier à Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique. Jusqu’à présent nous n’avons pas d’abord de retour de la part du ministre de tutelle. Nous estimons qu’il en train de travailler là-dessus pour trouver une solution. Parce que tout de même dans son département, il y a un problème aujourd’hui », a dit le syndicaliste.

En plus du ministre, la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications a saisi aussi l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT). Et, c’est à ce niveau qu’elle a appris la mise en liquidation de la société. « Le directeur général de l’ARPT, Antigou Chérif, a eu le temps de nous recevoir, de discuter avec nous et a montré vraiment son inquiétude par rapport à la situation des travailleurs de la société Intercel. Il est même allé jusqu’à demander le protocole d’accord. Il a dit qu’il va contacter le groupe Sudatel et leur demander de respecter les engagements.

L’autre chose, il nous a informés que l’entreprise est déjà mise en liquidation, sachant qu’il y avait une plainte qui était formalisée contre l’entreprise depuis plus de 4 mois au tribunal de première instance de Kaloum par l’ARPT. Donc aujourd’hui, il y a une décision de liquidation qui a été prise par le juge en question depuis le 28 février 2019. Le directeur général de l’ARPT nous a informés qu’un liquidateur a même été trouvé dans ce sens. Donc, tous ceux à qui l’entreprise doit, vont essayer de fournir des pièces justificatives et des documents à l’appui afin d’évaluer les biens de l’entreprise.

Parce ce que l’entreprise dispose de biens ici qui vont autour des centaines de milliards. Ils avaient acheté des équipements de la 3G pour déployer, donc ça c’est ici. Le vendredi passé, nous avons saisi le greffier en chef du tribunal de première instance de Kaloum et nous avons évalué tout ce qui concerne les mesures d’accompagnement des 24 mois, la régularisation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la prise en charge sanitaire au bout d’une année.

Nous avons évalué tout cela et c’est autour de 20 à 30 milliards comme ça. Ce document a été déposé au niveau du tribunal de première instance de Kaloum, nous estimons que la justice va essayer d’accélérer et prioriser vite les travailleurs pour ce dossier », a dit Abdoulaye Barry, qui précise que ce sont 98 travailleurs qui sont concernés.

En attendant, souligne le syndicaliste, « la menace de grève reste maintenue. Si toutefois nous n’avons pas solution urgente parce que les travailleurs ne peuvent pas attendre, vous savez qu’il y a des travailleurs qui sont malades aujourd’hui, certains ont délogé et d’autres sont alités par manque d’argent pour se soigner. Donc nous n’avons rien, on ne compte que sur ces mesures d’accompagnement ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lutte contre le chômage : « il y a lieu d’accompagner le secteur privé », dit Kassory Fofana

13 mars 2019 à 16 04 11 03113

Le Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancé ce mercredi, 13 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. La démarche vise à outiller les entrepreneurs pour faire décoller leur business par le biais d’ateliers pratiques. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, en présence de très nombreux invités venus de tous les horizons, a constaté sur place Guineemtin.com à travers un de ses reporters.

Ils sont au total 2 000 participants, venus de toutes les régions de la Guinée et de l’étranger, à prendre part au SADEN qui va s’étaler sur deux jours. Le thème retenu pour cette première édition est « Entreprenariat, puissant levier du développement économique et social ».

Cet évènement des créateurs, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, a pour objectif de lutter contre le chômage et l’immigration clandestine des jeunes en créant des activités génératrices de revenus par le biais de l’entrepreneuriat, a-t-on appris sur place.

Dans son discours, Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre du Commerce International (CECI) a souligné que si les entrepreneurs veulent aller loin, il faut qu’ils soient unis. « Si on est ensemble aujourd’hui, c’est parce qu’on veut aller loin. Loin, ça veut dire construire un écosystème propice aux entrepreneurs, ce n’est pas seulement faire beaucoup d’efforts éparpillés. Loin, c’est de s’assurer que les entrepreneurs dans ce pays ont accès aux financements et pas simplement pour de belles idées. Aller loin, ça veut dire connecter les entrepreneurs à des marchés.

Aller loin, ça veut dire ne laisser personne derrière. Que ça soit des jeunes, que ça soit des femmes, qu’ils soient dans les villes ou dans les campagnes, qu’ils soient dans l’agriculture ou dans la culture, on veut que tout le monde fasse partie de ce voyage. Aller loin, ça veut dire capitaliser sur les grands marchés en construction, qui sont les marchés de l’Afrique. Aller loin, ça veut dire donner de l’espoir aux jeunes d’avoir une vie meilleure ici en Guinée », a-t-elle expliqué.

De son côté, madame Elizabeth Peri, Chef de la section politique de la Délégation de l’Union Européenne, s’est réjouie de prendre part au SADEN 2019. Selon elle, le « programme INTEGRA s’inscrit parfaitement dans la trajectoire de la création d’emplois. Catalyseur de projets destinés aux jeunes guinéens, il est destiné à encourager l’entrepreneuriat dans le cadre de chaines de valeur sélectionnées en apportant des fonds sous forme de dons et de prêts aux jeunes entrepreneurs.

Mais également des assistances techniques aux porteurs de projets à travers les agences de mise en œuvre et les ministères d’encrage des projets. Le Gouvernement de la Guinée a reconnu que ce programme représente une opportunité d’amélioration du climat des affaires, de la promotion du tissu économique local et de la compétitivité de certaines chaines de valeur », a-t-elle laissé entendre.

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a exprimé sa joie de savoir qu’à côté des entrepreneurs et des experts internationaux qui participent à ce salon, il y a plus de 140 jeunes qui sont venus de toutes les régions de la Guinée. « Il est agréable de noter que la plupart des participants sont porteurs de projets susceptibles d’apporter des solutions innovantes afin d’accélérer la transformation économique en cours dans notre pays.

Je m’empresse de saluer cette initiative portée par des entrepreneurs guinéens et appuyée par le gouvernement et le CECI (Centre du Commerce International). Mesdames et messieurs, le thème de ce salon est certainement un thème d’actualité qui est en parfaite adéquation avec les priorités du gouvernement telles que répétées dans notre Plan de Développement Economique et Social (PNDES) », a dit le chef du gouvernement guinéen.

Poursuivant, Kassory Fofana a dit que pour atteindre les objectifs que s’est fixé son gouvernement, « il y a lieu d’accompagner, d’impulser le secteur privé, générateur d’emplois et facilitateur d’une redistribution partagée de la richesse nationale. Il s’agit pour la Guinée, en proie à des défis pressants de chômage et d’extrême pauvreté, de promouvoir le secteur privé, en offrant à celui-ci un environnement propice aux affaires pour lui permettre de jouer le rôle qui est le sien, c’est-à-dire celui du moteur de la croissance.

La présence hier parmi vous du Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, en prélude à ce salon, est le témoignage de son engagement personnel et avec lui, celui du gouvernement, à accompagner les entreprises guinéennes et les autres acteurs de l’écosystème entrepreneurial du pays dans les efforts respectifs de développement des affaires ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé sur le commerce en Guinée : « des conteneurs venaient où c’était écrit PRG »

13 mars 2019 à 10 10 26 03263

En prélude à l’ouverture officielle de la première édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN), prévue ce mercredi, 13 mars 2019 à Conakry, le comité d’organisation de cet évènement des créateurs, repreneurs et dirigeants d’entreprises a organisé une conférence, dans la soirée d’hier mardi, à Conakry.

Présidée par Alpha Condé, cette première rencontre d’échanges avait pour objectif d’annoncer les couleurs du Salon des Entrepreneurs de Guinée qui réunira en tout 2000 participants issus des huit (8) régions administratives du pays et de l’étranger, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de circonstance, Sékouba Mara, directeur général de l’Agence Guinéenne de Promotion de l’Emploi et président du SADEN a dit qu’en dépit des outils mise en place par le gouvernement pour faciliter l’emploi aux jeunes guinéens, des difficultés majeures sont rencontrées et qui empêchent l’atteinte des résultats souhaités.

Parmi ces difficultés, poursuit monsieur Mara, il y a « l’accès à l’information, au financement, et au garantie ; les dispositifs d’accompagnement de l’entreprenariat féminin, jeune et de la diaspora ; l’information du secteur, de même que la fragmentation des initiatives d’appui.

D’où l’idée d’un salon prenant en compte l’ensemble des activités favorables à l’insertion et à l’entreprenariat mais aussi et surtout permettant de faire un scan de l’environnement entrepreneurial. Cette initiative du gouvernement guinéen, en collaboration avec le Centre de Commerce International (ITC), l’agence d’exécution du volet entreprenariat du programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, vise à :

Promouvoir les opportunités d’investissements, créer une plateforme de partage d’expérience, de réseautage et de réflexion sur l’écosystème entrepreneurial guinéen. Et, de lutter contre le chômage, l’exode rural et l’immigration irrégulière en créant des activités génératrices de revenus par le biais de l’entreprenariat », a expliqué l’initiateur du SADEN.

De son côté, madame Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre de commerce international a indiqué qu’elle a accepté d’accompagner le SADEN 2019, suite à la demande du Chef de l’Etat, à l’occasion d’une de ses visites à Conakry. Selon elle, il y a trois (3) raisons pour lesquelles son institution doit accompagner le SADEN :

« Premièrement, parce que nous devons accompagner les jeunes dans des projets connectés aux opportunités des marchés, à commencer par les grands marchés africains que monsieur le président avec d’autres présidents de l’union africaine insistent à construire.

Parce que le SADEN, c’est aussi de nouvelles sources d’investissements parce que vous allez pouvoir identifier les meilleures pratiques (…) Deuxième raison, parce que nous devons renforcer et nous devons capitaliser toutes les initiatives existantes. Troisièmement, parce que nous devons tous travailler, dynamiser un écosystème entrepreneurial local », a-t-elle expliqué.

De son conté, le président de la République, a salué la tenue pour la première fois d’un tel salon à Conakry. Selon lui, des efforts ont été faits par le gouvernement dans le cadre de la facilitation de la création des entreprises dans le pays. « Si avant il fallait trois mois pour créer une entreprise, aujourd’hui pour créer une entreprise en Guinée il faut 24 heures.

Mais il faut dire aussi que les hommes d’affaires guinéens n’étaient pas habitués à l’entreprenariat. Parce que le commerce était devenu facile. C’était d’ailleurs tellement facile qu’ils ne payaient ni douane, ni taxes. Des conteneurs venaient où c’était écrit PRG. C’est-à-dire des conteneurs qui appartenaient aux commerçants, mais où c’était écrit PRG, cela pour éviter qu’ils ne paient des taxes douanières.

Donc, il n’y avait pas d’entreprises, nous étions un pays qui importait tout. Nous avions une seule usine de ciment qui produisait aussi du ciment de mauvaise qualité. (…) Donc, nous n’avions pas l’esprit entrepreneurial. Le premier régime était un régime de captage, c’est-à-dire que c’est quelques personnes qui captaient l’économie et qui s’enrichissaient au dos de la population. Donc, il fallait créer cet esprit au niveau des hommes d’affaires pour qu’ils acceptent de prendre des risques afin de créer des entreprises. Dieu merci, nous avons commencé à avancer », a-t-il expliqué.

Très satisfait de la qualité organisationnelle de ce salon, Alpha Condé a invité les Guinéens, particulièrement les entrepreneurs à s’investir dans la production locale. « J’ai dit : nous devons produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. C’est ça qui doit être la base de notre politique. Et deuxièmement, nous ne devons pas être un pays fournisseur de matières premières. Nous devons transformer nos matières premières sur place », a-t-il ajouté.

A noter que ce salon qui va durer trois jours, connait déjà un grand engouement. Ce mercredi, le Premier ministre présidera l’ouverture officielle des travaux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : le trésorier préfectoral de Télimélé attaqué, plus d’un milliard de francs emporté

8 mars 2019 à 9 09 38 03383

Le véhicule du trésorier préfectoral de Télimélé, Alsény Cheick Sylla, a été attaqué par des hommes armés dans la soirée d’hier jeudi, 07 mars 2019. Les faits se sont produits sur le pont de Kalékhouré, à 3 kilomètres de la sous préfecture de Bangouya, sur la route nationale Kindia-Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les assaillants, non encore identifiés, ont emporté plus d’un milliard de francs guinéens, destinés aux fonctionnaires de Télimélé. Selon Aboubacar Sidiki Camara, chef comptable, joint au téléphone par notre reporter, c’est aux environs de 19 heures que l’attaque a eu lieu. « Nous avons été arrêtés par des bandits armés qui nous ont pourchassés. Quand on est arrivé sur un pont, ils nous ont bloqués en braquant des fusils de guerre sur notre véhicule.

Notre patron a été battu, molesté. Il a reçu des coups sur le visage, entraînant des blessures. Les assaillants ont ouvert le coffre pour emporter les salaires des fonctionnaires qui s’élèvent à plus d’un milliard de francs guinéens. Ils ont emporté des objets, même des téléphones », a dit le chef comptable.

Le trésorier, Alsény Cheikh Sylla, a été transporté dans un premier temps au centre de santé de Bangouya, avant d’être transféré à l’hôpital régional de Kindia pour des soins.

Quant aux assaillants, ils ont été aperçus quelques temps après l’attaque, à Sangaréya, dans la préfecture de Pita. Des échanges de tirs les ont même opposés à des gendarmes basés dans la localité, mais ils ont réussi à s’échapper.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Détournement à l’OGP : l’Etat réclame plus de 42 milliards 115 millions à Paul Moussa Diawara et Inza Bayo

5 mars 2019 à 9 09 09 03093
Paul Moussa Diawara, ancien DG de l’OGP, poursuivi pour le détournement de plus de 42 milliards

Comme annoncé précédemment, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum a requis hier, lundi 04 Mars 2019, cinq (5) ans d’emprisonnement contre Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, respectivement anciens Directeur Général et Comptable de l’office guinéen de publicité (OGP). Ces deux anciens dirigeants sont poursuivis pour détournement de deniers publics et complicité, portant sur la somme de 39 milliards 679 millions 25 mille 698 francs guinéens au préjudice de l’OGP dont le seul actionnaire est l’Etat guinéen. Les avocats de la partie civile ont plaidé pour une saisie des biens des prévenus, tandis que l’avocat de la défense a parlé d’acharnement contre son client, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Après plusieurs mois de procès, émaillé de reports et de rebondissements inattendus (demande de récusation du juge en charge du dossier), ce qui convient d’être appelé désormais ‘’l’affaire Paul Moussa Diawara et Inza Bayo’’ tend vers son épilogue au tribunal de première instance de Kaloum. Ce lundi, c’était l’épreuve fatidique des réquisitions et plaidoiries dans cette affaire qui porte sur un détournement présumé de deniers publics, dont le montant est estimé à près de 40 milliards de francs guinéens, au détriment de l’OGP. Un détournement pour lequel deux anciens cadres (le Directeur Général Paul Moussa Diawara et le comptable Inza Bayo) de l’office guinéen de publicité sont poursuivis par l’Etat Guinéen, représenté par l’agent judiciaire de l’Etat.

Selon Me Lancinet Sylla, un des avocats qui représentent l’agent judiciaire de l’Etat dans cette affaire, cette affaire porte sur un détournement de redevances et de taxes dont les origines sont entre autres les sociétés de téléphonie Orange, Cellcom et Areeba. Il s’est ensuite mis à lister des montants qui ont été décaissés par Paul Moussa Diawara et son comptable Inza Bayo, à des dates différentes pour des « voyages de formation imaginaires » à l’étranger et en Guinée.

« A la date du 20 avril 2015, un montant de 349 millions 860 mille francs guinéens a été décaissé pour une formation de quatre semaines au Maroc. Une formation qui était destinée à quatre agents. Pour la formation à Paris de cinq personnes, plus de 500 millions de francs guinéens ont été décaissés à la date du 25 juillet 2015. À la date du 20 Septembre 2015, un montant de 641 millions de francs guinéens a été déboursé pour une formation de trois semaines au Canada. On dit qu’il y avait cinq participants. À la date du 27 Février 2016, pour une deuxième formation en France de neuf personnes, un milliard 701 millions de francs guinéens a été décaissé… En l’espace d’un an et demi, la somme de 17 milliards, 170 millions 735 mille francs guinéens a été sortie des caisses de l’Etat guinéen pour des voyages imaginaires à l’étranger… La responsabilité pénal de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, les deux cosignataires de toutes les sorties de fonds dont nous avons fait état ici, est incontestablement établis. C’est pourquoi, nous vous demandons très respectueusement de prendre acte de la constitution de partie civile de l’Etat guinéen, représenté par l’agent judiciaire de l’Etat dans cette affaire. Ce faisant, vous allez reconnaître les sieurs Diawara et Bayo, coupables de détournement de deniers publics au préjudice de l’Etat guinéen. Ces fonds compromis et qui n’ont pas été justifiés s’élèvent à la somme de 42 milliards 115 millions 760 mille 20 francs guinéens. Et, à titre des dommages et intérêts, nous sollicitons le quart (1/4) de ce montant. C’est-à-dire 10 milliards 528 millions 940 mille 5 francs guinéens. Et, pour nous permettre d’obtenir le remboursement de ces deniers publics, nous sollicitons la confiscation totale de tous les biens appartenant aux deux prévenus. Pour terminer, nous sollicitons qu’il vous plaise, monsieur le président, d’ordonner l’exécution provisoire de cette mesure », a plaidé Me Lancinet Sylla.

L’avocat de l’Etat précise d’ailleurs qu’en dehors de ces « voyages imaginaires », il y avait d’autres pratiques qui permettaient « de dilapider, de détourner » de l’argent à l’OGP. « Il s’agissait de la coalition entre l’OGP et Horizon international. Un cabinet qui n’a aucune existence juridique, mais dont les prestations ont été facturées à 4 milliards 194 millions 782 mille francs guinéens. L’autre mode opératoire à l’OGP était une commission fictive de recouvrement qui a été mise en place pour pouvoir sortir des fonds ; alors que la même régi financière avait un huissier de justice qui était en charge du recouvrement des créances… », a-t-il expliqué.

Dans ses réquisitions, le ministère public est revenu sur les rebondissements qui ont caractérisé ce procès, avant de demander au tribunal de retenir Paul Moussa Diawara et Inza Bayo dans les liens de la prévention pour détournements de deniers publics et complicité. « Pour la répression… vous les condamnerez à 5 ans d’emprisonnement. Le ministère public demande aussi au tribunal d’ordonner la saisie des biens des prévenus. Et, nous demandons enfin au tribunal d’ordonner l’exécution provisoire », a requis le procureur Ousmane Sankhon, tout en indiquant que la place de ceux qui détournent les biens de l’Etat, c’est la prison.

« Les prévenus ont reconnu le recouvrement des montants qui ont été énumérés ici. Mais, pour ce qui est du versement de ces montants au trésor public, rien n’a été justifié… Les bandits en col blanc doivent aussi aller en prison au même titre que les petits voleurs qui sont jugés ici à longueur de journée », a insisté le procureur.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : la ministre Mama Kanny Diallo lance la campagne de vulgarisation du PNDES

4 mars 2019 à 15 03 30 03303

La campagne de vulgarisation du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 dans les quatre régions du pays a été lancée ce lundi, 04 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de la place. Une initiative du ministère du Plan et du Développement Economique qui va s’étendre sur trois semaines, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la ministre du Plan et du Développement Economique, Mama Kanny Diallo, qui a lancé officiellement cette campagne de vulgarisation du PNDES. Elle était entourée de certains membres du gouvernement, notamment Thierno Ousmane Diallo ; ministre de l’Hôtellerie et du Tourisme ; et Gabriel Curtis, ministre des Investissements et du Partenariat Public-Privé.

Dans son discours, Mama Kanny Diallo a indiqué que la finalité de cette démarche « est de partager avec les populations les objectifs du PNDES tels qu’adoptés par l’Assemblée Nationale, d’obtenir leur adhésion aux choix stratégiques qui le sous-entendent, surtout de les engager à contribuer à la mise en œuvre des actions prioritaires qui y sont prévues. Cette campagne sera aussi l’occasion pour le ministère du Plan et du Développement Economique de porter, à l’endroit des populations, des messages clés allant dans le sens de l’appropriation du PNDES et de l’efficacité de sa mise en œuvre ».

En ce qui concerne les messages qui seront véhiculés sur le PNDES au cours de cette campagne de vulgarisation, la ministre Mama Kanny Diallo dira que « le premier message est que le PNDES est, contrairement aux plans qui l’ont précédé, l’outil d’opérationnalisation sur une période de 5 ans, d’une vision de long terme, la vision 2040, d’une Guinée émergente et prospère. Le deuxième message à porter aux populations au cours de cette campagne est que le PNDES vise la prospérité, l’inclusion et la durabilité. Un troisième message de nature à susciter l’adhésion du public au cours de cette campagne, est que le PNDES est un plan réaliste en ce qu’il est fondé sur un diagnostic approfondi de la situation de développement du pays et des choix stratégiques pertinents, sous-tendus par un cadrage macroéconomique rigoureux. Le quatrième message de cette campagne de vulgarisation est la conformité technique du PNDES à la logique de la Planification-Programmation-Budgétaire-Suivi-Evaluation (P PBSE). Une manière de communiquer au public que le PNDES n’est pas qu’un cadre stratégique, il dispose d’un outil d’opérationnalisation qui est le Programme National d’Investissement (PNI) », a dit la ministre.

Enfin, Mama Kanny a précisé que le succès de la mise en œuvre du PNDES 2016-2020 dépendra de l’implication de chacun. « C’est le lieu d’inviter les autorités territoriales, à tous les niveaux, à accompagner les équipes du ministère du Plan et du Développement Economique déployées sur le terrain pour un bon déroulement de leur mission. Quant aux missionnaires, je les engage et encourage à user de toute leur expertise pour faciliter la compréhension et l’appropriation du PNDES par les populations », a conseillé la ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Boké : Inauguration d’une seconde base logistique « TGH plus » dans les installations du consortium SMB Winning

3 mars 2019 à 23 11 13 03133

La deuxième base logistique de TGH Plus Industries (distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone) a été inaugurée hier, Samedi 02 Mars 2019, dans la mine de Kaboé, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale de ce centre de maintenance et de réparation a été présidée par le ministre de l’industrie et des PME, conseiller personnel du président Alpha Condé, Tibou Kamara, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Avec des relations qui datent de plus de 15 ans avec UMS (une entreprise franco-guinéenne et actionnaire du consortium SMB Winning), TGH plus Industries (une entreprise guinéenne) travaille depuis 2016 dans l’acheminement de la bauxite des mines vers les ports du consortium SMB Winning (le leader du marché guinéen de la bauxite). Le distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone assure notamment la disponibilité des camions, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers.

TGH plus Industries apporte aussi une large gamme de services complémentaires qui sont : les pleins de maintenance préventives, la formation des chauffeurs et le personnel de maintenance, le suivi des véhicules et un stock de pièces de rechange disponibles à plein temps. Et, c’est dans ce cadre qu’il vient d’inaugurer sa nouvelle base logistique de maintenance et de réparation dans la mine de Kaboé, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale a été rehaussée de la présence à Kaboé de plusieurs ministres de l’actuel gouvernement guinéen, la représentation de l’ambassade de France en Guinée, l’ambassadeur du Liban en Guinée et le senior vice-président de Renault Trucks international.

Oumar Kalabane

Dans son discours de bienvenue, Oumar Kalabane, le maire de la commune rurale de Tanènè, a exprimé la joie des citoyens de Tanènè de l’implantation de cette base logistique TGH plus International dans leur localité. Une base logistique qui, explique Oumar Kalabane, s’ajoute au port fluvial de Katougouma dont la pose de la première pierre et le lancement du départ du premier bateau minéralier en 2015 avaient fait l’objet du déplacement personnel du président Alpha Condé dans la région de Boké.

« La présence de ces ateliers va faciliter l’entretien des engins miniers et diminuer les multiples panes pouvant affecter négativement l’élan de la production. Elle permettra également l’augmentation de la production bauxitique qui, à son tour, va non seulement accroitre implicitement les revenus de nos concitoyens par le biais de contenu local, mais aussi ceux des partenaires, de l’Etat en général et de Boké en particulier. En témoignage donc de leur joie, les citoyens de Tanènè me chargent de remercier TGH plus pour ses efforts et vous rassurer de leur implication dans la sauvegarde de ce bijou et d’autres biens du consortium SMB Winning », a déclaré le maire Oumar Kalabane.

Pour Dr Alimou Yali Bah, le directeur général de TGH plus industries, cet investissement (base logistique de maintenance et réparation de Kaboé) est le fruit d’une longue amitié entre deux hommes ; mais aussi et surtout, le résultat d’une confiance entre deux entreprises guinéennes (UMS et TGH plus industries).

Dr Alimou Yali Bah

« Nous avons pris l’initiative de construire cette place que vous avez devant vous, avec les cinq drapeaux représentants la Guinée, la France, Renault Trucks, UMS et SMB, pour symboliser l’amitié entre les hommes et les peuples. Et, nous la nommons place de l’amitié… Les ateliers TGH plus industries Kaboé-Boké sont un exemple de participation et d’engagement des jeunes de Guinée dans les solutions de transport, pour les métiers de la mines dans notre pays. L’emploi des jeunes est ici une réalité, avec plus de 120 travailleurs (hommes et femmes sortis des écoles professionnelles et des universités guinéennes), dans une activité intense de 24 heures sur 24 ; 7 jours sur 7 depuis 2015 », a dit Dr Alimou Yali Bah.

Par ailleurs, le directeur général de TGH plus industries a vanté l’expérience de Renault Trucks international dont, soutient-il, la présence mondiale dans les métiers de la mine depuis 1960 est prouvée. « Elle a généré des solutions de transport efficaces, performantes et rentables qui prouvent à suffisance l’engagement pertinent de la marque de participer activement au développement du transport par camion en Afrique et dans les autres régions du globe… Les véhicules de Renault Trucks K aux atouts uniques, développent une charge utile jusqu’à 150 tonnes de minerais transportées par voyages », a indiqué Dr Alimou Yali Bah.

Prenant la parole, Olivier Saint Meleuc, Senior vice-président de Renault Trucks international, a dit que l’inauguration de cette deuxième base logistique TGH plus marque l’aboutissement de trois années d’efforts et de partenariats, ainsi qu’une nouvelle étape dans le développement de l’activité minière en Guinée.

Olivier Saint Meleuc

« La Guinée est un pays où Renault Trucks se sent bien. Il est emblématique la façon dont nous imaginons notre développement en Afrique, une région dynamique, un environnement favorable, avec des partenaires qui ont à cœur de faire accroitre l’activité économique de leur pays… Et, je veux citer bien évidemment TGH plus, notre partenaire depuis plus de 10 ans, mais aussi UMS, son client ; et, bien sûr, la société minière de Boké (SMB) », a indiqué Olivier Saint Meleuc, tout en rappelant la qualité des équipements et des services de Renault Trucks.

Le Senior vice-président de Renault Trucks international a aussi vanté les qualités et le mérite de son partenaire et directeur général de TGH plus qui, selon lui, a su hisser Renault Trucks à la première place en Guinée. « Renault Trucks couvre 70% des besoins en camions pour le transport d’hydrocarbure et pour les activités minières », a confié Olivier Saint Meleuc.

Thierno Tall

De son côté, Thierno Tall, directeur adjoint des opérations UMS, a dit que « la cérémonie d’aujourd’hui reflète parfaitement la transformation en cours dans la région de Boké depuis 2015. Et, l’exploitation de la bauxite, à travers l’action du consortium SMB dont UMS est actionnaire, a joué un rôle majeur dans cette évolution qui a fait de Boké le nouveau poumon économique de la Guinée… Comme toute grande entreprise, UMS travaille régulièrement avec des partenaires de confiance comme TGH plus, avec qui nos relations datent d’il y a plus de 15 ans ».

Avec le service de Renault Trucks solution, précise Thierno Tall, « les plus de 120 salariés de TGH plus s’assurent de la disponibilité maximum de nos camions pour le compte du consortium SMB Winning, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers ».

Tibou Kamara

Au nom du président de la République, Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME, a qualifié l’inauguration de la base logistique TGH plus d’évènement de portée exceptionnelle à Boké. « Le président de la République, Pr Alpha Condé, depuis qu’il est arrivé au pouvoir il y a de cela quelques années, a entrepris dans un défis personnel qui était aussi une vision politique avant son avènement au pouvoir, de transformer la Guinée et de changer les conditions de vie des guinéens. En voyant ce bel édifice, si le pari n’est pas gagné, on peut dire qu’il est en passe d’être gagné. C’est vrai qu’à Boké, le progrès est en marche plus qu’ailleurs. C’est vrai qu’à Boké le progrès est visible, sensible, significatif ; mais, c’est toute la Guinée qui a changé toutes ces années… Ce que le Pr Alpha Condé a le plus apporté à la Guinée, c’est d’avoir confiance à son potentiel. Jamais dans l’histoire économique de notre pays, autant d’investisseurs ne se sont bousculés à notre porte… Je suis très heureux que le partenariat entre Renault Trucks et notre compatriote Yali Bah, soit cité aujourd’hui en exemple de coopération entre des investisseurs qui croient en notre pays et des compatriotes qui ont du talent. C’est vrai qu’aujourd’hui il est le premier distributeur agréé de Renault Trucks. Cela est à son avantage et à son honneur personnel ; et, ça contribue à améliorer sa réputation dans le monde des affaires… Mais, c’est aussi un honneur pour notre pays dont l’image et la réputation s’améliorent », a notamment dit Tibou Kamara.

A noter que la cérémonie inaugurale de la base logistique de TGH plus a pris fin par une visite guidée du ministre de l’industrie et sa suite dans les ateliers de maintenance et réparation, sanctionnée par un déjeuner.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com

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Modèle de réussite : Mohamed Idrissa Bah, ce guinéen qui fait la fierté du pays au Sénégal

2 mars 2019 à 21 09 56 03563

De très nombreux guinéens sont installés au Sénégal où certains d’entre eux ont fait fortune. Parmi ces guinéens, modèles de réussite, dans ce pays frère et ami de la Guinée, figure Monsieur Mohamed Idrissa Bah. Originaire de la préfecture de Télimélé, monsieur Bah est le Directeur Général de BISS multimédia, représentant officiel de la marque Canon au Sénégal, avec à son actif une trentaine d’employés.

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Idrissa Bah, qui a passé plus de 30 ans au Sénégal, est revenu sur de nombreux aspects de sa vie professionnelle, de ses relations avec les autorités sénégalaises, etc.

Guineematin.com : vous êtes considéré par l’opinion comme un modèle de réussite ici au Sénégal. Qu’en dites-vous ?

Mohamed Idrissa Bah : modèle de réussite ? La modestie m’empêche d’abonder dans votre sens parce que la réussite, elle est à double flux. Si vous vous voyez que j’ai réussi et si moi je suis assoiffé encore, sachant que je n’ai pas réussi, ça pose problème. Donc, je vous remercie pour ce compliment. Je représente la société Canon au Sénégal, en exclusivité sur le territoire sénégalais. Mon entreprise s’appelle BISS multimédia, avec 30 employés. Nous évoluons dans le numérique, dans le matériel de bureau, copie, impression, scanner, grand format, et tous les services connexes qui s’y attachent, plus maintenant le service après-vente. Donc, en ce qui concerne la société en tant que telle, elle évolue dans une concurrence très sauvage. Ce qui nous avait amené à délocaliser en Guinée, je crois il y a 10 ou 12 ans. Malheureusement, le marché n’étant pas très structuré, avec beaucoup de système informel, nous ne pouvions pas évoluer. Ce qui a fait que nous nous sommes rabattus encore sur le Sénégal.

Guineematin.com : tout début est difficile. Parlez-nous de vos débuts ici au Sénégal

Mohamed Idrissa Bah : très difficile. Mais, mes débuts au Sénégal, c’était une coïncidence d’un départ, juste après la mort de Sékou Touré, en 1984. J’ai quitté notre pays, je suis venu ici au Sénégal, j’ai repris des études, j’ai fait l’école privée de gestion où j’ai fait trois (3) ans, je fais partie de la première promotion d’ailleurs, sans ressources. La difficulté, c’était comment trouver des moyens pour payer les études, survivre sans parents, sans moyens. Donc, il fallait enseigner et trouver des petits boulots à gauche et à droite. Il était interdit d’acheter des vêtements, parce qu’il fallait manger. Il était interdit d’acheter des chaussures, parce qu’il fallait se loger. Il était interdit de sortir le soir ou faire quoi que ce soit, parce qu’il fallait payer la scolarité. Donc, ce sont des périodes assez difficiles, mais qui ont forgé un peu l’homme. Et, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de sénégalais, qui m’ont permis de me familiariser ; mais, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de compatriotes.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous menez vos activités ici au Sénégal ?

Mohamed Idrissa Bah : les activités, je dirai globalement on les mène très bien. Nos activités sont concentrées sur des institutions internationales comme tout ce qui est Nations Unies, institutions financières, les Banques, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et, le cœur de notre métier, c’est la vente et l’après-vente. Donc, il y a une équipe dédiée à la vente, il y a une équipe dédiée à l’après-vente. C’est ce qui fait que la prospection, mais aussi la communication, en amont, ont fait que la clientèle nous connait maintenant. Compte-tenu de l’apport de la marque qui vient nous rendre visite très souvent. Sans compter la formation des techniciens qui sont certifiés modèle Iso et qui aujourd’hui disposent plus de 400 types de certificats de formation, même sur du matériel qui n’est encore pas venu en Afrique. Parce qu’à Canon, les ingénieurs préparent beaucoup de produits et se projettent pour le lancement des produits et nous sommes informés. Et, dès lors, comme vous voyez sur les murs accrochés, il y a tout de suite une formation qui est décrochée ; et, cela en attendant que le matériel arrive ici. Le Sénégal est un marché très intelligent. D’abord, les organisations internationales qui viennent peuvent venir avec du matériel très lourd, performant. S’ils ne trouvent pas quelqu’un localement ou une entreprise localement, qui a un transfert de compétence assez conséquent, ils ont des problèmes sur l’investissement. Voilà, c’est pourquoi nous anticipons très souvent sur ce côté.

Guineematin.com : quelles relations vous avez avec les autorités sénégalaise ?

Mohamed Idrissa Bah : d’excellentes relations. D’abord, la relation, elle est relative. Parce que nous sommes d’abord collecteurs et contribuables. Vous savez, le marché sénégalais est un marché assez structuré, l’Etat a créé un environnement propice pour le développement des affaires. Quand vous voulez faire des affaires, il faut se formaliser, et toutes les séquences au niveau des gestions sont faites : au niveau fiscal, au niveau administratif, au niveau institution sociale, pour la couverture du personnel. Donc, nos relations sont assez bonnes et nous payons correctement nos impôts. Parce que c’est ça, tant que tu paies correctement tes impôts, les relations sont parfaitement bonnes. Malheureusement, il faut le faire.

Guineematin.com : les jeunes guinéens qui sont en quête de l’emploi sont nombreux ici au Sénégal. Quel message avez-vous à leur prodiguer ?

Mohamed Idrissa Bah : d’abord, la première des choses, c’est de leur dire qu’ils ne doivent pas faire la quête de l’emploi ailleurs qu’en Guinée. Et pour aspirer à un emploi décent, il faut faire une formation décente. Et, même si « la qualité » du niveau des études (que je dis d’ailleurs, je ne crois pas), les universités guinéennes sont autant qualifiées que les universités sénégalaises. Peut-être que l’environnement fait que les gens veulent un diplôme sénégalais. Parce que l’authenticité du document fait sa valeur. Mais, moi, je conseillerai la première des choses aux guinéens, c’est qu’ils sachent que le bonheur ne se trouve pas ailleurs. Ensuite, on ne peut pas dire qu’on peut exploser dans quelque chose si on ne sait pas faire la chose. Chacun ne peut exceller que dans ce qu’il sait le mieux faire. Vous, aujourd’hui, vous êtes journaliste, si vous avez le courage de m’affronter, de discuter avec moi, me poser des questions sans vous tromper grammaticalement, c’est parce que vous avez fait des études. Et, vous êtes en train d’exceller dessus et vous vous êtes formé en Guinée, vous travaillez en Guinée. Mais, aujourd’hui, si vous couvrez toute la sous-région, est-ce que vous avez besoin d’aller dans la sous-région pour trouver du travail ? Non ! Certes que nous, nous sommes sortis, peut-être que les circonstances n’étaient pas pareilles, mais je crois que l’environnement économique est en train d’évoluer en Guinée. Peut-être que l’environnement politique ne sied pas. Le seul conseil que je pourrais donner aux jeunes, c’est de se former, encore se former et toujours se former.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Idrissa Bah : le dernier mot, c’est un appel à lancer au peuple guinéen, des jeunes guinéens, pour leur dire que ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous. Mais, quand je dis ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous, ça peut être en bien et en mal. Donc, si le guinéen croit en lui, si le guinéen voit l’avenir dans son pays, lui-même peut œuvrer au développement de son pays.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Economie : vers la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation du PNDES

2 mars 2019 à 10 10 35 03353

Une session extraordinaire du comité technique de suivi du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 s’est tenue hier vendredi 1er mars 2019 dans un réceptif hôtelier de Conakry. Cette initiative du ministère du Plan et du Développement Economique a mobilisé des membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers et la société civile guinéenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, la tenue de la session extraordinaire du comité technique de suivi du PNDES vise à mettre en place, avec tous les acteurs concernés, un dispositif pour le suivi évaluation du Programme National de Développement Economique et Social.

Mama Kany Diallo

C’est la ministre de tutelle, Mama Kany Diallo, qui a planté le décor. Selon elle, « c’est un dispositif qui figure dans le document du plan et on l’avait présenté lors du groupe consultatif à Paris. Et, au retour du groupe consultatif, on l’avait présenté aux partenaires. Mais, il fallait le formaliser, il a fallu qu’il y ait un arrêté de monsieur le Premier ministre pour pouvoir valider le dispositif. La réunion du comité technique, élargi à tous les acteurs, vise d’abord à rétablir le dialogue au tour du dispositif, avoir le point de vue des uns et des autres sur ce que nous proposons. Et surtout, s’entendre sur un calendrier de mise en œuvre de ce dispositif pour qu’on puisse enfin faire toutes les activités liées au suivi du plan, c’est-à-dire les rapports semestriels, annuels et aussi la revue à mi-parcours du PNDES », a expliqué la ministre du Plan et du Développement Economique.

Léandre Bassolé

En ce qui concerne la mise en place effective du dispositif, Léandre Bassolé, représentant résidant de la Banque Africaine de Développement (BAD) a dit que « nous les bailleurs, on aura une réunion, je dirai dans un futur proche, pour s’organiser, pour définir les responsables de chaque groupe thématique, qui sera en quelque sorte le chef de file du groupe thématique, c’est-à-dire le vis-à-vis du gouvernement dans ce dispositif. Vous avez remarqué que ce dispositif défini non seulement les groupes thématiques et les sous-groupes qui sont, je dirai le champ, le débat sur les différents programmes qui seront mis en œuvre dans le cadre du PNDES, pour s’assurer que les objectifs assignés par son excellence, le président de la République, professeur Alpha Condé dans le PNDES, soient atteints ».

Dr Dansa Kourouma

Prenant part à cette session extraordinaire du comité technique de suivi du PNDES, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a salué l’idée de la mise en place d’un dispositif institutionnel de suivi-évaluation du PNDES. Mais, l’activiste de la société a des inquiétudes quant à son opérationnalisation. « Je crois qu’un dispositif institutionnel de suivi évaluation, c’est une première, ça se met en place. Aussi, concernant un document hautement stratégique pour le pays où les guinéens aujourd’hui s’attendent au jour le jour à l’impact du PNDES sur leur quotidien. Donc, le caractère à la fois inclusif et transversal permet une participation de tous les acteurs. Mais, qu’à cela ne tienne, le souci fondamental de la société civile, c’est son opérationnalisation. Vous savez, on peut élaborer des bons plans, on peut avoir de très bonnes stratégies. Si on ne les met pas en œuvre selon les principes de rigueur, de transparence, de recevabilité, de participation, c’est difficile de mesurer le changement », a laissé entendre Dr Dansa Kourouma.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Audit des établissements publics et parapublics : le Balai Citoyen dénonce des blocages

1 mars 2019 à 14 02 45 03453

La Cellule Balai Citoyen dénonce les tentatives de blocage dont fait l’objet la mission de vérification d’un second lot d’établissements publics et parapublics entreprise par Monsieur le Premier Ministre/Chef du Gouvernement Ibrahima Kassory Fofana et l’encourage à poursuivre cette mission capitale de moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption.

La Cellule Balai Citoyen ne peut que s’indigner après les révélations par voie de presse selon lesquelles la dernière initiative du Premier Ministre afin de lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics se verrait mise à mal par des pressions d’ordre politiques.

En effet, le Premier Ministre avait récemment écrit au Vérificateur Général (réf. N° 0073/CABP/SP-PM), pour lui demander d’organiser des missions de vérification administrative et financière auprès d’un second lot de sept établissements publics et parapublics. Ces audits représentent des dispositifs primordiaux de lutte contre la corruption et de moralisation de la vie publique. Malheureusement, au jour d’aujourd’hui, rien n’aurait encore été effectué. Pire encore, alors que les équipes du Vérificateur Général s’attelaient à la conception d’un chronogramme de réalisation et s’apprêtaient à se déployer, il leur aurait été demandé de stopper illico leur progression. Peu importe l’origine de ses injonctions, cela est inacceptable.
Au point de vue de la gouvernance, la Guinée reste aux derniers rangs dans les classements des organisations internationales y afférents. Des Guinéens sont poursuivis, jugés et condamnés pour corruption dans des pays occidentaux, alors en interne, malgré votre volonté politique affichée l’impunité continue de faire lésion en dépit des dénonciations par des acteurs locaux comme des médias et des organisations de la société civile sur des cas de corruption touchant les hauts cadres de l’administration et du Gouvernement. Les guinéens s’enlisent dans la paupérisation. Les jeunes guinéens grossissent les rangs des migrants. L’accès minimal aux services sociaux de base reste toujours un luxe, contraints à toujours protester pour avoir de l’électricité et de l’eau potable.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Dans l’impossibilité de poursuivre cette mission capitale, nous l’invitons purement et simplement à démissionner. Ces jeux d’influence et pressions d’ordre politiques qui entravent cette mesure phare de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus. A défaut, ces calculs politiques finiront par avoir raison de cette opportunité d’assainir et de moraliser la gestion publique dont pourrait hautement bénéficié notre Nation.

Nous demandons au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

Rien ne peut justifier qu’une minorité continue de s’enrichir frauduleusement sur le dos d’une population qui souffre. Tenter d’enrayer cette mission équivaut à se rendre complice des probables actes de corruption qu’elle entend dévoiler.

Nous réitérons notre engagement à garder un œil attentif sur le bon déroulement de ces missions de vérification administrative et financière. La Cellule Balai Citoyen continuera également à informer et mobiliser la population dans la lutte contre toutes formes de mal gouvernance pour assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

Conakry, le 01 Mars 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

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59 ans de la monnaie guinéenne : notre entretien avec le DG de l’agence principale de la BCRG

27 février 2019 à 9 09 48 02482
Mamoudou Touré, Directeur Général de l’agence principale de la BCRG

En prélude à la célébration des 59 ans de la création de la monnaie guinéenne, nous avons tenu le micro à monsieur Mamoudou Touré. Le Directeur Général de l’agence principale de la BCRG est revenu de long en large sur le 1er mars, son parcours, les reformes monétaires engagées par les autorités actuelles et ses rapports avec sa hiérarchie.

Décryptage !

Guinéematin.com : monsieur le Directeur, dans quelques jours, notre pays va célébrer la fête de la création de la monnaie guinéenne. Vous, en tant qu’acteur majeur du monde des finances et cadre de la BCRG dites-nous le sentiment qui vous anime ?

Elhadj MamoudouTouré : C’est un sentiment de joie et de reconnaissance. Joie, parce que quand on a 59 ans, on doit être fier. 1960-2019, ça fait 59 ans que notre monnaie existe. Notre monnaie a 59 ans. Donc, nous devons être fiers de célébrer ce moment avec faste. Ne pas le faire serait une ingratitude vis à vis de notre glorieux passé. Cette monnaie nous a rendu notre force, notre fierté. Nos devanciers, ayant conquis l’indépendance, avaient estimé qu’il fallait aussi conquérir notre indépendance monétaire. Et, c’est ce qui fut fait. C’est l’occasion pour moi d’ailleurs de parler du Président Ahmed Sékou Touré qui, dans son discours à l’occasion de la création de la monnaie nationale, a clairement opté pour une indépendance monétaire. C’est l’occasion aussi de remercier tous ceux qui l’ont accompagné dans ce noble combat. Et, je tiens à saluer hautement la réforme monétaire engagée par monsieur le gouverneur de la BCRG, sous l’impulsion du Président de la République.

Guinéematin.com : Avant de continuer de parler de votre institution et de cette date historique, parlez-nous un peu de votre parcours professionnel.

Elhadj Mamoudou Touré : Je suis l’un des cadres qui a touché à tout. Je fus recruté en 1986, j’ai été d’abord agent d’encadrement affecté au contrôle à la caisse de liquidation. En 1988, j’ai été affecté à la comptabilité. A cette époque-là, il n’y avait pas d’ordinateur ; et, le comptable travaillait au crayon avec la machine à calculer. En 1990, j’ai été affecté au service comptable et bancaire avec le grade d’agent d’encadrement. C’est à cette époque-là que j’ai été nommé fondé de pouvoir. En ce moment là aussi, les services bancaires étaient très difficiles. Car, comme je vous l’ai dit, tout se faisait à la main. Donc, j’ai été affecté pour renforcer les services bancaires. En 1992, jusqu’en 1993, avec les différents mouvements intervenus, le service bancaire a pris le nom de service comptable et bancaire. Donc, nous nous occupions à la fois de la comptabilité et des services bancaires. C’est en 93 que j’ai été nommé chef service compte courant. Avec ma qualité de fondé de pouvoir, j’ai effectué trois (3) années complémentaires et j’ai fait 7 ans au service comptable et bancaire. En 96, j’ai été nommé sous-directeur. Les autorités, ayant confiance en moi, m’ont nommé responsable du département patrimoine et logistique. De 1996 à 2003, j’étais responsable de ce département. Et, de sous-directeur à directeur, j’ai été nommé directeur des ressources humaines. De là, les autorités m’ont renouvelé leur confiance en me nommant directeur de l’agence de Kindia. Une agence que j’ai mise en place… Je suis venu, je n’ai rien trouvé. C’est moi qui ai mis en place les services comptables et bancaires de l’agence de Kindia. Cela, de 2007 à 2011. Et, en 2011, avec l’arrivée du Président Alpha Condé au pouvoir et la nomination de monsieur le gouverneur Louceny Nabé comme gouverneur de la banque centrale, j’ai eu cette confiance d’être nommé directeur du département de l’agence principale de la banque centrale. Donc, ceci dit, par la bénédiction de mes supérieurs, j’ai gravi tous les échelons bien que c’était difficile avec le plan de carrière. C’est l’occasion d’ailleurs de se féliciter du plan de carrière qui a été mis en place par monsieur le gouverneur et par moi-même quand j’étais directeur des ressources humaines et lui, Directeur Général des services administratifs et juridiques. Donc, avec l’arrivée du Président Alpha Condé, j’ai été nommé Directeur de l’agence principale de la banque centrale en 2011 par monsieur le gouverneur Louceny Nabé. De cette date jusqu’à maintenant, j’ai encore la confiance de monsieur le gouverneur.

Guinéematin.com : Quelle appréciation faites-vous de la nouvelle politique monétaire des autorités actuelles ?

Elhadj Mamoudou Touré : Vous savez, pour aller de l’avant, il faut changer, il faut avoir une méthode, une vision. Cette vision a permis à monsieur le gouverneur d’apporter des changements sans précédents. S’il faut les citer, je vais commencer par chez moi à l’agence principale. En 2011, on était dans un système comptable qui était dépassé. Avec les observations, le système a été changé avec l’introduction en 2014 du T24. Et, nous avons mis en place tous les éléments qui permettent de donner une force au système de paiement. C’est pourquoi, un Directeur Général a été nommé pour présider aux destinées du système national de paiement. C’est pourquoi aussi nous avons créé d’autres systèmes pour améliorer les services à l’agence principale, notamment l’ACPCH. Aujourd’hui, nous avons mis en place le RTGS. Il n’y a pas longtemps, messieurs les ministres de l’Economie et celui du budget, avec monsieur le gouverneur de la banque centrale, sur instructions de monsieur le Président de la République, ont demandé que toutes les recettes de l’Etat qui passaient d’une main à une autre comme effet à payer, soient désormais payées à la banque par RTS. Ceci dit, tout citoyen domicilié à une banque qui veut payer des recettes douanières ou fiscales est amené à s’adresser à sa banque pour passer par le RTGS. Le RTGS est le règlement général des gros montants. Donc, tous ces éléments sont venus améliorer le système de paiement et renforcer la sécurité des recettes de l’Etat. Aujourd’hui, quand vous venez à l’agence principale, vous verrez que tout est fait pour satisfaire au mieux les clients. Autre élément important parmi les changements apportés, c’est la création du guichet unique.

Guineematin.com : Quelle est la nature de vos relations avec votre hiérarchie ?

Elhadj Mamoudou Touré : C’est de très bonnes relations, avec l’autorité. D’ailleurs, c’est grâce à cette bonne collaboration que les changements apportés ont été effectifs. C’est l’occasion d’ailleurs de rendre un hommage mérité à monsieur le gouverneur, les vice-gouverneurs au Directeur Général de l’exploitation et tous les cadres et agents de la BCRG pour le travail accompli. Bref, je me réjouis de la politique monétaire des autorités actuelles.

Ibrahima Kalil Diallo

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GAC réceptionne son dernier équipement majeur avant le début de ses opérations

27 février 2019 à 8 08 45 02452

Kamsar, le 27 février 2019 — Guinea Alumina Corporation (GAC) a annoncé aujourd’hui avoir reçu sa dernière pièce d’équipement majeur avant le démarrage de ses activités. Il s’agit du chargeur de barges qui sera utilisé pour charger la bauxite sur les barges autopropulsées.

Le chargeur de barges qui a une hauteur équivalente à un immeuble de quatre étages a été fabriqué sur mesure en Inde par Thysenkrupp AG, un conglomérat multinational Allemand spécialisé en génie industriel et en production d’acier. Il a été acheminé par voie maritime directement au port de GAC à Kamsar, et il sera assemblé et fixé à son point de pivot situé sur le quai portuaire de la société.

Avec une capacité de 5 000 tonnes par heure, l’équipe des Opérations de GAC estime qu’il faudra environ quatre heures pour charger chacune des quatre barges autopropulsées qui arboreront le drapeau de GAC.

Paulo Castellari, Président-Directeur Général de GAC, a déclaré : « C’est la dernière grande pièce d’équipement qui est livrée, et ceci est une indication claire que la phase de construction de notre projet tire à sa fin. Nous débuterons bientôt nos opérations d’exploitation et d’exportation à grande échelle, et c’est quelque chose que nos différentes parties prenantes attendent depuis longtemps. Nous sommes confiants que GAC contribuera à réaliser l’ambition de la Guinée de devenir le premier producteur mondial de bauxite de manière sûre et responsable. »

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubai. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

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Mines et Géologie : l’ANIGEM a désormais un nouveau bureau

20 février 2019 à 20 08 29 02292

L’Association Nationale des Ingénieurs Géologues et des Mines de Guinée (ANIGEM), a organisé ce mercredi, 20 février 2019, sa toute première assemblée générale élective. Ce congrès a été organisé dans un réceptif hôtelier de Conakry, en présence des représentants du gouvernement, de la société civile et de Fadi Wazni de la SMB, parrain de l’association. Il a abouti à la mise en place d’un bureau exécutif composé de 21 membres, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Outre les observateurs et la commission d’organisation, cette élection a connu la présence de 91 personnes, tous membres de l’ANIGEM. A l’issue de ce scrutin, co-présidé par l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré et Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOCS-G), c’est Morciré Sylla, ingénieur géologue, qui a été porté à la tête de l’organisation.

Morciré Sylla

Dans son discours, le nouveau président de l’ANIGEM a dit sa reconnaissance à ses camarades pour la confiance portée en sa personne pour diriger l’organisation. Mesurant l’immensité de la tâche qui attend son équipe, monsieur Sylla a promis de travailler au bénéfice de tous les acteurs qui évoluent dans le domaine minier. « Les priorités, comme cela est dit dans les objectifs de notre association, il s’agit d’abord de battre le rappel de tous les professionnels Mines et Géologies et professions affiliée, pour que nous nous retrouvions, afin qu’on puisse parler d’une même voix. Ensuite, nous allons procéder à la tenue d’un registre qui va regrouper tous les professionnels avec niveaux de compétences, et aussi des indications sur les adresses pour qu’en cas de besoin, on puisse contacter les intéressés. Nous allons également faire en sorte que la profession puisse se déclarer sur les grandes questions nationales, que ça soit soumis à notre association ou bien que l’association même s’autosaisisse », a annoncé le président de l’ANIGEM.

En outre, Morciré Sylla a dit que son association va travailler en synergie avec les sociétés minières implantées en Guinée. « Avec les sociétés minières, il faut dire déjà, nous allons ouvrir des fenêtres pour les sociétés minières. Puisque la plupart des travailleurs de ces sociétés minières sont des gens supposés normalement appartenir à l’ANIGEM, c’est-à-dire des géologues et des mineurs. Alors, nous allons travailler de commun accord avec eux pour réaliser leur projet mais aussi, pour faire en sorte que les objectifs poursuivis par l’Etat guinéen puissent être atteints en termes de développement durable et responsable».

Fadi Wazni

De son côté, monsieur Fadi Wazni, président du Conseil d’Administration du Consortium SMB-Wining, a dit sa joie d’avoir été honoré pour parrainer cette première réunion de l’ANIGEM. Pour lui, d’énormes efforts ont été faits cers dernières années dans la gouvernance minière. « Aujourd’hui, la bauxite guinéenne est devenue la plus importée en Chine ; plus de 60% des importations chinoises sont d’origines guinéenne, contre zéro il y a trois (3) ans. Mais, pour que ce miracle ait lieu, il a fallu au départ qu’on libéralise le domaine et qu’on libère le cadastre minier. Ce qui a été fait par le ministre Ibrahima Soumah. Je dois vous remercier parce que j’ai aussi beaucoup d’admiration pour les ingénieurs, les ingénieurs sont des bâtisseurs, le monde a été construit par les ingénieurs ».

Par ailleurs, le parrain de la cérémonie a dit que d’énormes défis restent à relever dans le secteur des mines en Guinée, notamment chez les géologues. « Nous avons des défis, vous avez des défis. Premièrement, en ce qui vous concerne, c’est-à-dire il faut absolument insérer l’ensemble des ingénieurs guinéens dans les projets miniers et ça, dès le premier jour. Donc, il faut qu’on ait une tendance naturelle dans le département d’insérer les ingénieurs dès le début. Et pour cela, il y a que deux (2) conditions : la première condition, c’est la compétence technique, académique ; et la deuxième, c’est les qualités humaines, c’est-à-dire l’honnêteté et la sincérité. Par la création de cette association, nous allons veiller à ce que le niveau de nos ingénieurs soit en adéquation avec la puissance économique minière de notre pays. Et pour cela, le Consortium SMB-Winning UMS prend l’engagement solennel devant vous que nous allons donner un appui financier permanant et continu pour la formation de nos élites et la formation de nos ingénieurs », a promis Fadi Wazni.

Diakité Wahab

Au nom du ministre des Mines et de la Géologie, monsieur Diakité Wahab, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD), a dit son espoir de voir se perpétuer les œuvres déjà entreprises dans le secteur. « J’ose espérer que la jeune génération s’inspirera des exemples de nos devanciers pour mettre en œuvre les reformes ardues qui ont été initiées et entreprises sous la troisième République pour faire de ce secteur la véritable locomotive de transformation structurelle de l’économie nationale. Je convie ceux qui sont élus et tous les autres de la profession à plus de cohésion, d’unité dans l’action, d’entente pour mieux organiser et dynamiser la profession. Ceci permettrait à la corporation de s’insérer dans le tissu économique du pays. Le ministère des Mines et de la Géologie pour sa part avait besoin d’interlocuteurs légitimes, de représentants émanant des Mines, Géologie et professions annexes avec qui l’administration minière va échanger sur la question minière dans laquelle les locaux, les nationaux, doivent réellement s’insérer et prendre part ».

A noter que le mandat du bureau exécutif de l’ANIGEM est de quatre (4) ans, renouvelable.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Communiqué : les opérations de recensement fiscal exercice 2019 débutent le 04 mars

20 février 2019 à 17 05 55 02552

Les autorités des impôts sous le leadership de la tutelle, le ministère du budget, marquent de nouveau un pas de géant vers là dématérialisation de l’administration fiscale.

Dans un communiqué rendu public, ce mercredi 19 mars, le ministère du budget, annonce le lancement officiel de la campagne de recensement fiscal pour l’exercice 2019.

Cette opération qui devrait se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, devrait commencer le 04 mars 2019 précise, le communiqué

Par ailleurs, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, note dans ledit communiqué, que tout payement de taxes et d’impôts, doit être fait par les moyens en vigueur.

Ces moyens, a mentionné le ministre, ce sont les banques et le mobile money.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué :

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Emergence ! Premier magazine dédié à l’économie guinéenne et africaine : Mot de l’Administrateur Général

15 février 2019 à 15 03 58 02582

Chers lecteurs,

Bientôt, très bientôt, en kiosques et entre vos mains, le premier numéro du journal ‘’Emergence’’, un magazine qui paraîtra, une fois, tous les mois ; donc un mensuel.

Sa particularité, sa différence avec tous ses concurrents, c’est le fait qu’il soit un magazine thématique, comme on en connait peu ou pas en Guinée.

‘’Emergence’’, comme son nom le laisse entrevoir, est un magazine 100% consacré, dédié à l’économie, à la fois guinéenne et africaine.

Ce qui d’emblée le positionne comme un magazine aux ambitions panafricaines.

C’est dire que dans ses colonnes, au fil des parutions, il sera question à la fois de l’économie guinéenne et de celle du continent africain.

Notre ambition, est de suivre la marche d’une Guinée et d’un continent, qui bougent, qui se transforment, qui font courageusement face aux défis et enjeux du développement, qui obtiennent des résultats, qui s’envolent vers des économies émergentes.

La Guinée et l’Afrique, ce n’est pas que de la pauvreté, des épidémies, des guerres civiles, des tensions et affrontements intercommunautaires, des élections truquées, des tripatouillages constitutionnels ;

La Guinée et l’Afrique, contrairement aux prismes sous lesquels, d’outre-Atlantique, on a pris la fâcheuse habitude de les regarder, c’est aussi et surtout, des économies dynamiques, des secteurs d’activités qui connaissent un essor certain, c’est de la création de richesse et d’emplois, c’est un pays et un continent en route vers l’émergence.

D’où la dénomination de notre magazine, qui se veut le reflet des transformations économiques d’un pays et d’un continent, ambitieux, résolument tournés vers un développement intégré et inclusif, au bénéfice de leurs populations.

Pour faire ce travail, pour accomplir cette mission dont nous nous sommes fixés, une équipe dynamique, constituée de journalistes, de techniciens chevronnés, appuyés par un réseau dense de contributeurs et d’experts, est déjà à pied-œuvre, pour le grand lancement, prévu courant mois de mars, sous l’égide du gouvernement guinéen, en présence du gotha du secteur économique.

En attendant ce grand lancement, vous avez désormais, à partir de ce 15 février, la possibilité de nous lire via notre site internet : http://emergencegn.net/

Avec notre site internet, notre ambition, est d’être le principal portail d’informations économiques sur la Guinée et sur l’Afrique.

Nos rubriques varient de Focus, à économie verte, en passant par Ecofin, mines, infrastructures, économie numérique, entreprenariat, dossier d’enquête, entre autres.

Pour ce qui est de notre ligne éditoriale, il faut noter que ‘’Emergence’’ est une entreprise de presse, donc à caractère aussi commercial, mais au ton totalement libre et indépendant.

Rejoignez la communauté des lecteurs de ‘’Emergence’’, version site internet, à partir de ce vendredi 15 février 2019, puis version magazine, sous peu, pour être à la page de l’actualité et des transformations économiques d’une Guinée et d’une Afrique, qui gagnent.

Bonne lecture !

Lamine Mognouma Cissé

Administrateur Général

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Création de l’Agence Nationale D’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) : Communiqué

15 février 2019 à 10 10 40 02402

Le partage de la prospérité devient la clé de voûte de l’action économique gouvernementale.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a signé le 31 janvier dernier un décret d’une importance cruciale, qui marque l’avènement d’une politique de partage de la prospérité en Guinée. Ainsi naît l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES), qui vise, entre autres objectifs, l’aide directe aux plus démunis.

Conformément aux engagements pris dans sa déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana entend ainsi, sous l’autorité du Président de la République, faire du partage de la prospérité un impératif économique, social et politique. Le lancement de cette politique publique innovante aura un impact réel sur la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Placée sous l’autorité du Président de la République, la mise en place technique de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est confiée au Premier ministre, chef du Gouvernement. L’ANIES sera chargée de la conception, du pilotage et de l’animation de la politique nationale d’inclusion dans ses trois principales dimensions : économique, sociale et financière. Elle s’est fixée des objectifs clairs et réalisables qui auront à terme un impact significatif sur les conditions de vie des populations. Il s’agira en particulier de :

  • consentir un effort financier d’au moins 2 % de PIB d’ici fin 2020 en faveur du partage de la prospérité, suivant, en cela, les recommandations de l’Africa Progress Panel ;
  • d’ici cinq ans, l’objectif est d’atteindre 4 % de PIB, orientés vers 40 % de la population la plus pauvre (40% bottom, comme le recommande la Banque mondiale dans son objectif de partage de la prospérité,

« shared prosperity ») ;

  • réduire à moyen terme la pauvreté, qui touche actuellement près de 60 % de la population (65% dans les zones rurales) ;
  • favoriser l’inclusion financière, qui atteint à peine 3 %, en situant à au moins 40 % la part de la population ayant accès aux services financiers de base.

L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) est une première en Afrique de l’Ouest. Elle contribuera fortement à l’évolution du dynamisme économique de la Guinée, qui s’est collectivement enrichie, si l’on considère l’évolution du Produit intérieur brut (PIB), d’autant plus qu’actuellement les populations sont, pour une large part, en situation d’extrême pauvreté (moins de 1,25$ par jour).

L’ANIES constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique. Elle capitalisera sur l’existant, notamment le Projet Filets Sociaux Productifs.

La mise en place de l’ANIES démarre dès ce mois de février. Une expérimentation (dans un territoire par région naturelle) sera réalisée cette année, suivie d’une généralisation progressive à partir du début d’année 2020.

Source : Primature économie

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