Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

PMU-LONAGUI : dernière ligne droite avant… le départ !

18 juillet 2019 à 15 03 37 07377

Le compte à rebours est en marche. Début août prochain, les paris sur les courses hippiques (PMU) vont changer de mains. Au terme du contrat de concession liant jusque-là WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires Jean-Jacques Grenier, à la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), l’organisation de ce type de jeu sera dorénavant assurée par cette dernière. Comme le font déjà depuis des lustres la plupart des loteries nationales en Afrique.

Conformément à ses attributions clairement définies par le décret du 26 mai 2016, la LONAGUI, tout en continuant a concéder à des opérateurs privés l’exploitation d’autres segments, va se lancer dans celle du PMU, qui est en Guinée et ailleurs dans la sous-région le produit phare de la sphère ludique.

Avec comme motivation première, le relèvement substantiel des recettes de l’Etat issues du secteur des jeux, ainsi qu’une meilleure organisation visant non seulement l’amélioration des conditions de travail des acteurs, mais aussi une répartition des gains plus avantageuse pour les parieurs.

Ce qui permettra à la LONAGUI, à l’instar de ses homologues d’ailleurs, de s’investir davantage dans les activités socio-économiques (construction d’écoles, appui aux couches déshéritées, soutien aux équipes sportives, etc.).

En attendant, on est dans la dernière ligne droite et dans les derniers réglages techniques, logistiques et communicationnels.

En plus de la résistance,

Grenier opte pour l’enfumage

Pendant ce temps, la société WINIYA et son patron n’en démordent pas. Ne se faisant pas beaucoup d’illusions quant à leur saisine du tribunal du commerce, au regard de la légèreté des arguments qu’ils brandissent, il leur reste maintenant l’enfumage.

Pour brouiller la perception du public sur la décision de la LONAGUI d’user de ses prérogatives en se lançant dans l’exploitation des paris hippiques, tous les coups semblent permis. Notamment les fake news ou infox, dans le but de tromper l’opinion.

Ainsi, on parle de Corses qui seraient pires que des corsaires, d’un casino qui serait en gestation, d’une société « sulfureuse », fruits d’une imagination apparemment très fertile …

Dans les faits, la LONAGUI va exclusivement organiser ces paris en n’étant donc associée à aucune autre société (elle détient la totalité des actions). Cela va sans dire que pour les aspects techniques, elle ne peut que recourir à des prestataires spécialisés. C’est le cas en particulier des serveurs informatiques.

Quant à savoir si ledit prestataire est aussi sulfureux qu’un autre dont le parcours tient du conte de fée (des chantiers de la cité de l’OUA sous le président Touré au statut qui est le sien aujourd’hui), ça c’est une autre question sur laquelle on pourrait s’étendre à loisir.

Pour le moment, la date fatidique de la fin du contrat de WINIYA arrive au galop.

Les sabliers sont sans pitié…

F. Diariou Baldé

Lire

Pêche : le ministre Frederick Loua reçu à Saint Petersburg (Russie) et à Bruxelles

16 juillet 2019 à 11 11 52 07527

Le ministre guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime est en visite en Europe depuis quelques jours. Après avoir pris part au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, du 10 au 12 juillet 2019, à Saint Petersburg, Frederick Loua a effectué une visite de travail au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles hier lundi, 15 juillet. Cette tournée a été l’occasion pour la forte délégation guinéenne d’avoir des échanges fructueux avec les partenaires.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a été reçu ce lundi au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles. La délégation guinéenne était conduite par Frederick Loua. Il était accompagné notamment de Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de la Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne ; de Mme Touré Aissatou Diallo, conseillère chargée de missions au ministère des pêches ; et de quelques cadres de la représentation diplomatique guinéenne à Bruxelles.

Le ministre Loua a eu une première séance de travail à la DG MARE. Durant cette séance de travail, le ministre a présenté le rapport des activités menées par son département de janvier à juin 2019, un rapport appuyé par les bulletins statistiques des pêches maritimes de 2017 et de 2018.

En réponse, la direction de la DG MARE, a indiqué avoir pris bonne note du rapport d’activités et des bulletins statistiques présentés par la délégation guinéenne, avant de faire part de quelques recommandations à la partie guinéenne en ce qui concerne la certification sanitaire des captures. Ce qui va permettre à la Guinée de pouvoir exporter ses produits halieutiques vers les pays de l’Union Européenne.

La deuxième séance de travail de la délégation européenne à Bruxelles a été la rencontre avec la direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO). C’est la patronne de cette direction qui s’est entretenue avec la forte direction guinéenne. Le ministre Loua a saisi l’occasion pour exposer les orientations stratégiques en matière de pêches en Guinée, ainsi que les perspectives de promotion des chaînes de valeur de l’activité de pêche en faveur des jeunes et des femmes. L’objectif recherché étant la formulation et le financement de projets susceptibles de créer des revenus pour combattre la pauvreté de la gent féminine et l’immigration clandestine.

La directrice de la DEVCO a rassuré la délégation guinéenne de la disponibilité de l’Union Européenne à soutenir les réformes engagées au niveau du secteur de la pêche en Guinée et a également informé de l’existence de la nouvelle Alliance Afrique-Union Européenne, dans le cadre du soutien au secteur privé.

La dernière étape de la visite du ministre Loua à l’Union Européenne a été la rencontre à la direction SANCO, avec la directrice Mme Anne Bucher et son équipe.

Pour rappel, avant de poser ses valises à Bruxelles, la délégation du ministère de la Pêche a participé au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, qui s’est tenu du 10 au 12 juillet à Saint Petersburg, en Russie.

Au cours des travaux de ce forum international, le ministre s’était fait remarquer par une participation de qualité aux débats qui ont ponctué les différents panels organisés à cette occasion.

En marge de ce forum, le ministre Frederick Loua, avait eu des discussions avec le vice-ministre de l’agriculture de la fédération de Russie, chef de l’agence fédérale des pêches de la fédération de Russie, Ilya Shestakov, sur l’accord de coopération entre les deux pays et les opportunités d’investissement et d’élargissement de cette coopération, dans le secteur des pêches.

La signature d’un PV de travail entre les deux responsables du secteur des pêches a sanctionné les discussions. Il faut dire que cette signature a eu lieu en présence du secteur privé russe, qui pourrait être intéressé aux opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans le secteur.

Guineematin.com

Lire

Minerai de fer de Simandou : l’appel d’offres lancé par le Chef de l’Etat

13 juillet 2019 à 21 09 53 07537

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce samedi, 13 juillet 2019, sur les ondes des médias d’Etat, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a lancé la procédure d’appel d’offres relative à l’attribution de droit minier sur le gisement de minerai de fer situé sur les blocs un et deux de Simandou.

Indiquant que ce décret est signé suite à une proposition du ministre des Mines et de la Géologie, le décret précise que cet appel d’offres permet d’appliquer l’arrêté numéro A 2019 42 68 Ministère des Mines et de la Géologie/SGG du 27 juin 2019.

Cet acte du pouvoir central précise que ce gisement de fer dont l’appel d’offres vient d’être lancé couvre une superficie de 369 kilomètres carrés et est situé dans la préfecture de Kérouané.

Enfin, le décret indique que la procédure se déroulera suivant les modalités prescrites par le cahier spécial des charges élaboré à cet effet.

A vos offres ! Partez !

Décret suivi et décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

PMU : pour sauver son ‘’grenier’’, Jean-Jacques fait de la résistance

10 juillet 2019 à 12 12 34 07347

« La Loterie nationale de Guinée a le droit de patrimoine et de monopole exclusif sur l’organisation et l’exploitation des jeux de loteries et assimilés en République de Guinée ».

Le décret fixant les statuts de la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) ne souffre d’aucune ambiguïté. C’est en se fondant sur ses attributions que la LONAGUI a décidé, enfin, pourrait-on ajouter, de franchir le pas : aller au-delà de la simple régulation pour se lancer dans l’exploitation d’au moins un type de jeu. Comme le font depuis longtemps la plupart de ses homologues en Afrique. Les exemples de la LONASE au Sénégal ou de la LONACI en Côte d’Ivoire, où ces sociétés publiques assurent avec succès l’exploitation (entre autres) des jeux hippiques, sont éloquents à plus d’un titre. Elles y font la fortune de bon nombre de parieurs tout en assurant à l’Etat des recettes largement supérieures à celles que le trésor public guinéen tire des activités de WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires français Jean Jacques Grenier.

La question n’est plus de savoir si la LONAGUI ‘’veut mettre la main sur le PMU’’, pour reprendre une expression lue quelque part. La décision de reprendre l’exploitation des jeux sur les courses hippiques est prise conformément à ses statuts, et aussi en tenant compte du fait que la concession de dix ans accordée à la société WINIYA de J.J. Grenier arrive à son terme.

Le processus est d’ores et déjà enclenchée, la LONAGUI qui a décidé de préserver l’ensemble des emplois (directs et indirects) se dit prête à reprendre la bride de PMU-Guinée dès après la fin du contrat à la date fatidique du 5 août 2019.

Après les complaintes, la plainte avec un motif des plus surréalistes

Evidemment, Jean Jacques Grenier ne voit pas d’un bon œil cette nouvelle option de la LONAGUI, qui risque ainsi de lui ôter de la bouche un bifteck qui vaut des dizaines de milliards de nos francs.

Même si cela ressemble plus à un baroud d’honneur qu’à autre chose (donc vain), le patron de WINIYA espère toujours interrompre un processus qui semble pourtant inexorable. En s’offrant une tribune notamment dans la presse en ligne, avec comme principal argument la « rupture abusive » d’un contrat qui court pourtant jusqu’à son expiration très prochaine. Un contrat, faut-il le préciser, qui n’a connu la moindre interruption depuis 2009.

Dans sa lancée, WINIYA est passée à la vitesse supérieure l’autre semaine, en saisissant le tribunal du commerce pour … « rupture abusive de contrat » !

Avec les montants faramineux qui sont en jeu, le désarroi de J. J. Grenier est bien compréhensible, même si, à cause de ce qui a été dit plus haut, les chances de voir sa démarche prospérer devant Dame Thémis sont quasiment nulles. En l’occurrence, aucun texte, rien n’oblige le concédant à renouveler une concession lorsque celle-ci arrive à échéance. On se demande bien par quel tour de passe-passe juridique l’on fera passer le non-renouvellement d’un contrat pour une rupture abusive dudit contrat.

Pendant ce temps, à la direction de la LONAGUI on n’en a cure. On s’active comme dans une ruche pour régler les derniers détails avant le grand jour.

Fatoumata Diariou Baldé

Lire

Recrutement aux Complexes Tour Niger (Regus) et Guest houses Sonoco : voici l’annonce

9 juillet 2019 à 13 01 00 07007

Le Groupe SONOCO, créé en 2004, est un conglomérat avec de grandes sociétés leader dans leurs domaines d’activités. Il emploi plus d’un millier de personnes, dans les secteurs aussi variés que l’industrie, la distribution, la construction, l’immobilier, le transport, la logistique, le transit et la finance.

Le succès du Groupe SONOCO réside dans ses valeurs cardinales qui sont : la bonne gouvernance, le travail d’équipe et l’excellence, adossées à une mission qui consiste à améliorer le bien-être des populations en apportant une totale satisfaction à nos actionnaires et à nos employés. Le tout convergeant vers la réalisation de notre vision qui est de faire du Groupe SONOCO « … une entreprise citoyenne, leader dans ses domaines d’activité »

Nous recherchons des candidats pour les postes suivants :

Un Directeur pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS), un Responsable des ventes pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS), une Hôtesse d’accueil pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS) ; et, un Gestionnaire Guest Houses

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cette annonce :

Annonce recrutement Complexes Tour Niger (Regus) et Guest houses Sonoco.docx

Lire

Labé: le forum régional du développement reporté à cause d’une incompréhension avec le gouvernement

7 juillet 2019 à 8 08 09 07097

Le forum régional du développement qui devait avoir lieu initialement le 13 juillet 2019 à a été reporté sine die à cause d’une incompréhension entre le gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané et certains ministres ressortissants du Fouta, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

Le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané en collaboration avec les 5 préfets de la région (Elhadj Safioulahi Bah de Labé, Elhadj Harouna Souaré de Mali, Elhadj Abdourahmane Baldé de Tougué, Mohamed Deen Camara de Lélouma et Mamadou Dian Barry intérimaire à Koubia) préparait activement un forum régional de développement. En accord avec ses proches collaborateurs, l’autorité régionale voulait placer l’évènement (qui était initialement prévu pour le 13 juillet 2019 prochain) sous la présidence d’honneur du chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, président de la République.

Mais, selon une information qui vient de parvenir à la rédaction régionale de Guineematin.com, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a été invité à surseoir à cette activité jusqu’à nouvel ordre.

Notre source précise que cette injonction de dernière minute est liée à une plainte déposée contre le gouverneur de Labé devant le gouvernement par les ministres ressortissants de la Moyenne Guinée qui l’accusent d’avoir boycotter sans raisons valables, la rencontre de lancement des activités de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) organisée le dimanche, 16 juin 2019, à Dalaba par les ministres et hauts cadres de l’Etat ressortissants de la Moyenne Guinée sur instruction du président Alpha Condé.

L’on se rappelle que toutes les autorités régionales, préfectorales et communales des Régions Administratives (RA) de Mamou et Labé étaient conviées ce dimanche, 16 juin 2019, à Dalaba pour plancher sur les problèmes de développement de la Moyenne Guinée en liens avec les fonds de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Les participants avaient également peaufiné des stratégies appropriées pour faire comprendre à la population de cette région l’intérêt qu’elle peut tirer de l’adoption d’une nouvelle constitution en République de Guinée.

Mais, le contrôle des présences révélé que si la Région Administrative (RA) de Mamou a réalisé 100% de mobilisation, celle de Labé n’était représentée que par son gouverneur, Elhadj Madifing Diané.

C’est ce refus de mobiliser les préfets, sous-préfets et maires de sa région qui vaut à Elhadj Madifing Diané aujourd’hui tous les ennuies qu’il a actuellement avec les ministres ressortissants de la région.

De Labé, Kawou Seydi pour Guineematin.com

Lire

Siguiri : « il n’y aura pas d’élection des orpailleurs », annonce le préfet

5 juillet 2019 à 9 09 35 07357
Colonel Moussa Condé
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Alors que les orpailleurs rivalisent d’ardeur en prélude à l’élection du bureau de leur association, le préfet de Siguiri vient cracher dans la soupe de la corporation. Le colonel Moussa Condé a annoncé l’interdiction de l’élection du bureau national des orpailleurs, prévue demain samedi, 06 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats se bousculent dans les différents médias dans le cadre de la campagne pour l’élection du bureau national des orpailleurs. Mais, le préfet de Siguiri, le Colonel Moussa Condé, a confié au reporter de Guineematin.com l’interdiction de la tenue de cette élection.

Selon l’officier, « nous sommes les représentants de l’Etat. Aucun de nos chefs hiérarchiques ne nous a informés d’une élection des orpailleurs à Siguiri, ni notre ministre de tutelle, ni le ministre des Mines, encore moins les organisateurs ».

Plus loin, le préfet explique avoir constaté l’engouement autour de cet événement, qui nécessite des mesures de sécurité conséquentes. Mais, le Colonel Condé dit n’avoir pas été saisi, d’où l’interdiction de cette activité des orpailleurs. « J’ai suivi leur propagande à la radio. Pour en savoir un peu plus, j’ai contacté mon chef, lui également n’était pas informé. Mais, pour un événement aussi important, on devait d’être informé pour prendre toutes les précautions de sécurité. Mais, comment tu peux faire un baptême dans une famille sans informer le chef de famille ? Le pays est commandé et Siguiri est également commandé. Il n’y aura pas d’élection des orpailleurs à Siguiri. Celui qui va tenter me trouvera sur son chemin », a martelé le préfet.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

40ème conseil annuel de l’AGPAOC : la Guinée honorée, à travers le port de Conakry

27 juin 2019 à 14 02 40 06406

Le Port Autonome de Conakry s’est distingué lors du 40ème conseil annuel de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), tenu du 17 au 20 juin 2019 à Lomé. La délégation guinéenne, conduite par la DG du PAC, madame Touré Aïsssata Aribot, a raflé trois (3) prix au cours de cette rencontre, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Chaque année, les directeurs généraux des 20 pays membres de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) se réunissent dans un des pays membres de l’organisation, pour parler des acquis et de l’avenir des ports. Cette année, c’est la capitale du Togo (Lomé) qui a abrité la rencontre, organisée sous le thème : « Le rôle de l’Etat dans le transport maritime et portuaire ».

Une rencontre au cours de laquelle, la délégation guinéenne, conduite par dame Aïssata Aribot, directrice générale du Port Autonome de Conakry, s’est distinguée en raflant trois prix. « Le port de Conakry a été honoré à cette rencontre. Nous avons eu 3 prix : deux prix pour le port de Conakry et un prix pour l’ancien directeur général, monsieur Aliou Diallo, qui est actuellement le vérificateur général de la République. Pour le port, il s’agit du prix de la bonne tenue des statistiques portuaires. Quand on entend port, c’est les statistiques portuaires. Donc, la Guinée a remporté ça, et ensuite un autre prix pour l’assiduité à l’AGPAOC. C’est pour vous dire qu’aujourd’hui, dans les ports, il y a des avancées. Dans chaque port, tous les ans, ces rencontres-là se tiennent. Nous avons vraiment été honorés à Lomé », s’est-elle félicitée.

Selon la DG du Port Autonome de Conakry, plusieurs questions ont été abordées au cours de cette rencontre, dont celle sécuritaire. « Lors de cette rencontre de Lomé, on a eu l’opportunité d’être reçu par le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, qui a parlé de la sécurité dans les ports. Il nous a exhortés à tout faire pour maintenir la sécurité dans les ports. Selon lui, sans sécurité, il n’y a pas de port. Il a aussi parlé de piraterie dans le golfe de Guinée. Aujourd’hui les navires, on les attaque en mer, donc il faut une sécurité. Parce que les 80% des recettes des pays viennent du transport maritime et du commerce international.

Donc sans la sécurité, on ne parlera pas ni du commerce international, ni du trafic maritime. Et aussi, il a demandé à ce qu’on puisse remorquer les pays sans littoral, les pays de l’hinterland qui n’ont pas de façade maritime tels que : le Mali, le Burkina, le Niger et l’Afrique Central. Il nous a demandé de les assister parce qu’ils n’ont pas souhaité avoir ce sort-là. Mais, s’ils se retrouvent dedans, il faudrait que nous qui avons ces ports-là, nous les facilitions le trafic de leurs marchandises vers ces pays-là », a expliqué Aïssata Aribot.

« Nous avons eu à faire aussi l’élection du secrétaire général de notre association. La Guinée n’avait pas de candidat sous la main, mais c’est la Côte d’Ivoire qui est passée », a-t-elle souligné.

A noter que l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) a été créée en 1972, à Freetown. Et, madame Touré Aïssata Aribot, en tant que personne physique, est membre de cette organisation depuis 1988. Avant sa nomination à la direction générale du Port Autonome de Conakry, elle appartenait au comité des affaires administratives et juridiques de l’AGPAOC.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Performance du PNDES 2018 : l’élaboration du rapport en débat à Conakry

26 juin 2019 à 16 04 05 06056

Un atelier préparatoire de l’élaboration du rapport annuel de performance du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) au titre de l’année 2018 s’est tenu ce mercredi, 26 juin 2019, à Conakry. Organisé par le ministère du Plan et du Développement Economique, la rencontre vise à outiller les structures techniques du département et les BSD (Bureaux de Stratégie et de Développement) des autres ministères, en vue de leur contribution à l’élaboration de ce rapport, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

A l’ouverture des travaux, le directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique, a rappelé que le suivi et l’évaluation de ce programme ont été confiés au ministère du Plan. Cela, en vue de rendre compte des performances et des contre-performances du PNDES en direction de l’ensemble des parties prenantes du dispositif institutionnel du suivi et évaluation du Plan.

Sékou Oumar Diallo, directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique
Sékou Oumar Diallo, directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique

Et, selon Sékou Oumar Diallo, « ce rapport dont nous voulons lancer aujourd’hui le processus, s’inscrit conformément à l’arrêté de monsieur le Premier ministre qui est relatif à l’organisation et au fonctionnement du DISE (Dispositif Institutionnel de Suivi et d’Evaluation). Donc, nous avons réuni l’ensemble des BSD, afin de les outiller notamment en termes de canevas pour qu’ils puissent le renseigner en vue d’élaborer le rapport annuel de performance global du PNDES. Nous attendons concrètement des BSD, c’est de remplir ce canevas correctement, et le cas de mesure de rendement du PNDES. C’est-à-dire l’ensemble des indicateurs qui vont permettre de faire le suivi et l’évaluation du PNDES. Donc, ils partiront avec ce canevas aujourd’hui, ils vont le remplir. Ensuite, on va organiser une retraite de validation du travail qu’ils ont eu à faire », a-t-il laissé entendre.

Parlant de ce qu’on peut retrouver sur ce canevas, Sékou Oumar Diallo a fait savoir qu’on n’y retrouvera « les indicateurs du PNDES, les performances par secteurs, notamment les quatre piliers du PNDES et aussi surtout ce qui concerne la gestion macro-économique, les aspects qui sont liés aux réformes structurelles, aux ODD (Objectifs de Développement Durable), les annonces de Paris et quelques indicateurs sur les projets et programmes de leur secteur ».

Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique, représentant la ministre Mama Kanny Diallo,
Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique

De son côté, Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique, représentant la ministre Mama Kanny Diallo, a fait savoir que cet atelier a été initié par le département en charge du Plan et du Développement Economique, en vue de discuter sur les questions d’élaboration du rapport annuel de performance. « Vous savez, il est indiqué qu’après avoir mis en œuvre le PNDES, que l’on s’arrête pour comprendre un peu quels ont été les résultats engrangés, quelles ont été les difficultés dans la mise en œuvre de ces activités, et comment est-ce que l’on peut corriger le tir pour que l’on puisse se mettre dans un cadre qui soit bénéfique pour la population guinéenne.

Donc, il était important de se réunir d’abord pour se donner des outils ou un cadre de travail d’abord, se donner des outils pour aller dans le sens souhaité pour que le travail soit mieux coordonné, pour que les résultats qui sortent correspondent exactement à ce que nous attendons. Parce que si vous vous rappelez très bien, il y a des critères qui ont été identifiés dans le cadre de l’élaboration du PNDES et qui ont été élaborés de commun accord avec les ministères techniques. Donc, il s’agit d’alimenter ces indicateurs et de s’assurer que nous sommes dans les objectifs préalablement assignés », a-t-il expliqué.

A noter que ce rapport annuel de performance du PNDES, dont l’élaboration est en cours, va probablement être rendu public au mois de septembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Développement des PME à travers le contenu local : les acteurs concernés en conclave à Conakry

24 juin 2019 à 22 10 50 06506

Dans le souci de créer un environnement favorable au développement des PME (petites et moyennes entreprises) à travers le contenu local en Guinée, la bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP), en collaboration avec le ministère des mines et de la géologie, la chambre des mines, la société financière internationale (IFC) du groupe de la banque mondiale et la banque africaine de développement (BAD), a organisé ce Lundi, 24 juin 2019, un « atelier sur les standards, normes et prérequis de la sous-traitance minière ».

La démarche vise à réunir l’Etat, les sociétés minières, les entreprises locales, les institutions financières et les partenaires au développement de la Guinée dans une même salle afin d’échanger et faciliter l’accès aux opportunités des PME locales, en agissant sur le déficit de l’information, la qualification des prestations, le renforcement des capacités et l’accès au financement, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre d’échange.

Cet atelier d’une journée s’est tenu dans un réceptif hôtelier à Conakry. Il a été présidé par Abdoulaye Magassouba, le ministre guinéen des mines et de la géologie. Il a mobilisé les sociétés minières, les institutions financières et un échantillon significatif et représentatif d’entreprises locales. Son objectif est surtout de permettre aux entreprises locales de mieux appréhender les opportunités d’affaires qui existent dans le secteur des mines, mais aussi de comprendre les standards, les normes et les prérequis à atteindre pour bénéficier des contrats miniers.

Pour cette première édition, quatre secteurs à fort potentiel de sous-traitance minière ont été choisis. Il s’agit des services de construction et de vente de matériaux de construction ; les services logistiques, distribution et transport ; les services professionnels et les services de restauration et fourniture de denrées alimentaires.

Pour le directeur général de la BSTP, Ibrahima ABE Diallo, les résultats de cette journée vont orienter et influencer les différentes stratégies qui seront mise en œuvre par la bourse pour renforcer les capacités des entreprises locales et accroitre le nombre d’entreprises qualifiées en Guinée.

« Lors de cette importante journée, les sociétés minières, partenaires de cette activité, expliqueront aux entreprises locales en détails les standards, normes et prérequis pour obtenir des contrats, mais aussi les défis à relever par les PME pour améliorer leurs compétitivités. Les différents types d’appels d’offres seront passés en revue ainsi que les différents critères de sélection… Je profite d’ailleurs de cette occasion pour solliciter d’avantage l’engagement des sociétés minières, partenaires au développement et toutes les institutions soutenant la mise à niveau des PME dans l’exécution du plan d’action qui sortira de cet atelier…

Aux entreprises locales, cet atelier est non seulement l’occasion pour vous d’échanger avec les sociétés minières et institutions financières, mais c’est aussi l’occasion de s’auto mesurer et mettre en place des plans de renforcement de capacités en interne qui vous permettront d’être plus compétitives », a indiqué Ibrahima ABE Diallo, tout en précisant que dans sa dimension stratégique, cet atelier est une occasion de discuter des défis d’accès au financement.

Des études réalisées sur le contenu local par les cabinets KAISER et DAI (sous l’égide du ministère des mines et de la géologie), ont mis en évidence la propension des sociétés minières à travailler avec les entreprises locales. Cependant, ces études révèlent aussi les préoccupations des sociétés minières face à l’aptitude des PME locales à répondre valablement aux exigences desdites sociétés. Mais, assure Malick N’Diaye, le président de la chambre des mines, la Guinée et ses partenaires disposent désormais d’un outil (la BSTP) qui permettra de disposer des informations au niveau de chaque entreprise locale.

« La mise en place de la bourse de sous-traitance et de partenariats de manière inclusive concrétise la vision commune que partagent la chambre des mines, le gouvernement, le secteur minier et les partenaires au développement. Cette bourse permet de contrôler le manque d’information qui existait, tout en offrant un outil qui facilite la mise en œuvre de notre stratégie de contenu local, basée sur le partenariat entre les entreprises locales. Au-delà, elle nous permet d’avoir accès à des entreprises formées, qualifiées et prêtes à répondre aux critères et standards internationaux.

Avant la création de la BSTP, nous n’avions pas un outil pour mesurer la performance de l’utilisation des entreprises locales… Maintenant, nous avons un outil qui nous permettra d’une part de disposer des informations au niveau de chaque entreprise, mais surtout de mettre en lumière les défis auxquels font face les entreprises locales, afin que tous ensemble nous puissions travailler à améliorer l’accès des PME aux marchés des entreprises minières », a expliqué Malick N’Diaye.

Abondant dans le même sens, le représentant résidant de la société financière internationale (IFC), Saramory Kampo, soutient que la BSTP est une opportunité de coordination unique entre le secteur privé, les pouvoirs publics et l’économie locale ; avec à la clé la possibilité de décupler les gains au profit de l’intérêt général. « Il est ainsi important pour les entreprises locales qui travaillent avec les industries extractives de développer des compétences qui leur permettront de bénéficier des opportunités disponibles sur le marché », a dit Saramory Kampo.

Avec la BSTP, poursuit le représentant résidant de l’IFC, « les compagnies minières et autres multinationales pourront dorénavant accroitre les impacts directs et indirects de leurs investissements sur l’économie guinéenne en général et sur les communautés locales en particulier ».

Au nom du gouvernement guinéen, Abdoulaye Magassouba, le ministre des mines et de la géologie, a remercié les PME « pour leur forte mobilisation » et les sociétés minières « pour leur forte implication dans la préparation et la tenue de cet atelier ».

Abdoulaye Magassouba a ensuite indiqué que le présent atelier s’inscrit dans le cadre global de la politique de développement portée depuis 2011 par le président Alpha Condé, pour l’amélioration des conditions de vie des guinéens.

« Dans le cadre des réformes engagées dans le secteur minier, l’objectif a été d’attirer plus d’investissements, notamment l’investissement direct étranger. Mais, au-delà de cet investissement direct étranger, le souci fondamental du chef de l’Etat a été que de façon ultime, cet investissement puisse bénéficier à l’ensemble des populations guinéennes et en particulier les acteurs directement impliqués dans le développement du secteur minier. C’est pourquoi, en plus des dispositions du code minier garantissant la promotion du contenu local, il a été adopté une lettre de politique de promotion du contenu local au niveau national mais aussi au niveau du secteur des mines…

C’est pourquoi, le gouvernement, à travers le ministère des mines, a engagé une étude pour identifier les freins au contenu local dans le secteur minier. Et, parmi les freins identifiés, nous pouvons citer entre autres : l’accès au financement, les problèmes de capacité au niveau des PME et bien sûr la question de la transparence dans l’octroi des marchés… C’est pourquoi, l’initiative a été prise par la BSTP d’organiser cet atelier. Il s’agit pour les société minières d’expliquer clairement les exigences pour accéder aux marchés qu’elles rendent disponibles.

Il s’agit aussi pour les entreprises locales de pouvoir s’informer d’abord, ensuite identifier par cette information leurs insuffisances ; et, ensemble que tous les acteurs puissent convenir d’un plan d’action pour l’amélioration des capacités pour combler les gaps identifiés… Les sociétés doivent avoir leurs standards en place, mais s’assurer du rôle qu’elles vont jouer afin que les entreprises locales accèdent facilement au marchés, sans bien sûr altérer les bases commerciales de leurs opérations…

Cet atelier ne se mesurera pas à la fin de la journée d’aujourd’hui, mais il se mesurera au fil des mois à venir par le nombre d’entreprises locales ayant accédées à des opportunités, par le volume des affaires que ces entreprises ont eu accès », a dit le ministre des mines et de la géologie.

A noter que la BSTP est une plateforme créée pour faciliter l’accès aux informations sur les appels d’offres émis par les compagnies minières et les offres de renforcement de capacité ; faciliter l’accès aux financements ; encourager et faciliter la création de partenariats et offrir la possibilité aux fournisseurs locaux de mieux présenter et vendre leurs produits et services aux compagnies minières.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Conakry : vers l’organisation du Festival Internationale du Sport Extrême (FISE) en 2020

21 juin 2019 à 21 09 14 06146

La capitale guinéenne va abriter en 2020 la coupe du monde des sports urbains. En prélude à ce rendez-vous, dénommé Festival International du Sport Extrême (FISE), le Groupe Hurricane, organisateur de cet évènement, a conféré avec les hommes de médias, ce vendredi, 21 juillet 2019. La démarche visait à lever un coin de voile sur les particularités de cette activité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Matak Clavier, vice-président du groupe Hurricane
Matak Clavier

Dans son intervention, Matak Clavier, vice-président du groupe Hurricane a commencé par rappeler que le FISE, qui était un projet d’étudiants, a pris naissance en 1997. Ainsi, au vue du succès que ce sport a eu, le fondateur a eu à créer Hurricane pour organiser dans le temps le FISE. Ce qui a eu pour conséquences la création en 2014 de la toute première FISE Word Séries. « La FISE Word Séries est en fait une tournée mondiale qui a des stocks dans tous les pays notamment en Chine, au Japon, en Arabie Saoudite. Et chaque athlète va gagner des points dans chaque pays pour pouvoir être à la fin d’année vainqueur de la coupe du monde BMX. Donc, notre projet d’avoir le premier FISE Word en Afrique est un projet majestueux. Et après ça, on pourra avoir des images non seulement qui communiquent pour la ville de Conakry tout autour du monde, mais en plus améliorent l’envie de tourisme fans du FISE. Nous ne voulons pas en faire un simple évènement et partir, nous avons vraiment envie de développer main dans la main, avec une entreprise guinéenne, pourquoi pas une entreprise FISE Guinée avec des locaux qui vont avoir envie de développer ce sport d’une part, laisser les infrastructures après l’évènement pour que les athlètes de ce sport progresse en Guinée, pour qu’ils soient les champions de demain », a-t-il expliqué.

En outre, le vice-président du groupe Hurricane a indiqué que c’est un guinéen, du nom de Djibril Bangoura, qui est porteur du projet dans notre pays. « Djibril Bangoura était à Montpellier, il a vu le FISE et nous a dit qu’en Afrique de l’Ouest, il faut que ça se passe à Conakry, il faut que nous soyons les premiers. Et du coup, nous avons présenté ce projet aux différents ministères et notamment au ministère des Sports ; et, l’engouement a été instantané. Donc, l’opportunité de rencontrer un guinéen en France, qui nous a permis d’être-là et l’engouement de tous les ministères ici présents nous permettent de croire à ce projet », a-t-il ajouté.

Kabassan Keïta, directeur national des sports,
Kabassan Keïta

De son côté, Kabassan Keïta, directeur national des sports, a salué l’initiative. Selon lui, le département en charge des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique travaille déjà afin que le FISE 2020 à Conakry soit une réalité. « Comme vous le constatez, on parle de sport extrême. Et aujourd’hui, nous sommes ravis que cette discipline soit pratiquée en Guinée, je veux parler de world skate que vous voyez avec la fédération pilotée par votre collègue Daouda Bah. Et, nous avons aussi le BMX, même si ce n’est pas contrôlé par la fédération guinéenne de cyclisme. Mais, vous voyez plein de jeunes qui utilisent ces vélos de sport qu’on appelle vélo BMX et avec peut-être le concours d’Hurricane, nous allons avoir des compétitions de BMX les prochains mois. Donc, nous au département, nous sommes très ravis d’avoir cette compétition en Guinée, mais nous recherchons d’abord l’accord du gouvernement pour qu’on puisse organiser une telle compétition et vous savez que ça va mobiliser un millier d’étrangers qui vont venir en Guinée. Donc, sur le plan sécuritaire il y a un travail à faire, sur le plan organisationnel aussi. C’est pourquoi, vous voyez les collègues des autres départements qui vont nous appuyer dans ce sens. Notre objectif, c’est de réussir 2020. Nous allons communiquer dans les prochains jours en conseil interministériel pour qu’on puisse avoir l’accord du gouvernement et mettre en place le comité d’organisation», a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Revue budgétaire 2019-2020 : la Guinée et l’UE en conclave à Conakry

18 juin 2019 à 15 03 00 06006

La première réunion du comité de pilotage du programme d’appui à la consolidation de l’Etat dans le cadre du 11ème FED (Fonds Européen de Développement) s’est tenue dans la soirée d’hier lundi, 17 juin 2019, à Conakry.

Présidée par la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Dr Djéné Keïta, la rencontre a connu la participation du chef de la délégation de l’union européenne en Guinée et des cadres techniques intervenant dans le secteur aussi bien du côté guinéen que celui européen. Il a été question d’échanger sur les conclusions de l’évaluation à mi-parcours de l’appui budgétaire que l’union européenne apporte aux finances publiques, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Josep Coll ambassadeur et chef de la délégation de l’UE en Guinée
SE. Josep Coll

Dans son intervention, Son Excellence Josep Coll, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée, s’est d’abord réjoui de la tenue de cette réunion. Selon lui, elle consiste « à faire le point sur la situation de notre appui dans le cadre de ce que nous appelons l’appui budgétaire. Ça tombe bien parce que comme vous le savez, nous sommes dans la moitié de l’année. Et la période qui nous intéresse, c’est 2019-2020. Donc, c’est l’occasion de faire un premier constat avant qu’il ne soit trop tard sur la situation de la mise en œuvre des différents points que ce programme exige. Pour cela, nous avons demandé à une équipe d’experts de faire un rapport circonstanciel de la situation.

Ils ont passé beaucoup d’heures à interviewer et à examiner des documents. Nous aurons le plaisir tout au long de cette réunion de les écouter sur leurs évaluations et leurs recommandations. Le deuxième point que je voulais également mentionner pour cet après-midi, c’est de comprendre le niveau d’avancement et les efforts qui manquent, parce que comme vous le savez, si vous ne faites pas en temps voulu, il sera difficile de donner une validation à ces objectifs. Parce que dans le cadre de notre partenariat, nous nous sommes fixés ensemble, la République de Guinée et l’Union européenne, des objectifs », a dit le diplomate européen.

De son côté, la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a indiqué que cette réunion est un exercice extrêmement crucial. « Notre pays, grâce au président Alpha Condé et son Premier ministre, Dr Kassory Fofana, a décidé d’opter pour la transparence et la bonne gouvernance économique ; et je crois que ceci est une opportunité de mettre cela à l’épreuve. Nous aurons à discuter en toute amitié et en toute franchise avec notre plus grand partenaire, l’union européenne, pour discuter des différents indicateurs qui sont les nôtres, pour lesquels on a obligation de résultats. (…)

En janvier dernier, on a eu la réunion Union européenne-Guinée, sous le leadership de Son Excellence monsieur l’ambassadeur et de son excellence monsieur le Premier ministre. Aujourd’hui, cette revue me paraît extrêmement importante. Elle nous permettra de savoir là où on va. J’ai pleins d’espoirs pour toutes les questions que nous aurons à prendre ici, tout ce que nous allons pouvoir débattre pour aller sur une base saine, transparente, parler des différents indicateurs au niveau des différents ministères sectoriels », a souligné Dr Djéné Keïta.

Selon la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, « le gouvernement apprécie énormément et hautement la contribution substantielle de l’union européenne dans ce cadre du 11ème FED. Je crois qu’on ne le dira jamais assez. Parce que cet appui budgétaire qu’on va évaluer aujourd’hui, permet à la Guinée de réaliser des progrès remarquables sur la voie des réformes institutionnelles et financières depuis 2011. Donc, il convient de signaler que ce programme, financé sur les ressources du 11ème fonds européen de développement, fait suite à un premier programme d’appui budgétaire.

Et, j’ai cru comprendre tout de suite que ça fait 18 mois qu’il n’y avait pas eu de revue ou de comité de pilotage à ce niveau-là. Et cela est très long. J’espère aussi que la réunion de ce jour permettra aussi d’avoir une programmation et une rencontre plus régulière, une concertation plus certaine, et que les documents que nous allons revoir aujourd’hui soient également distribués dans le délai, afin que les parties prenantes puissent faire leurs commentaires idoines et avoir une réunion qui va se passer avec succès », a souhaité la ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

PMU : le pari gagnant de la LONAGUI ?

16 juin 2019 à 22 10 19 06196

Créée par un décret en 2000, la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) serait-elle sur le point de rompre avec la routine qui la caractérise depuis ? On pourrait bien le croire, avec cette volonté de la nouvelle direction d’aller au-delà du simple rôle de régulation (police des jeux, paiement des licences et des redevances, etc.) pour se lancer dans l’exploitation d’au moins un type de jeu.

Une option d’ores et déjà entérinée par l’assemblée générale du tout aussi nouveau conseil d’administration.

En tout cas ce serait une étape de franchie pour la réalisation de l’une des principales tâches assignées à la société par sa tutelle : rapporter plus de recettes à l’Etat. Juste en mettant un terme à ce qui est jusque-là (quasiment) l’exception guinéenne dans la sous-région, et même ailleurs. Entre autres exemples, la LONASE au Sénégal et la LONACI en Côte d’Ivoire font dans l’exploitation du PMU depuis des lustres, et engrangent ainsi des recettes sans commune mesure avec celles que la LONAGUI tire des activités de l’opérateur privé WINIYA.

Ce qui explique en grande partie ce choix porté sur les courses hippiques, à la suite d’un travail de prospection mené sur le terrain. Une décision, il faut le dire, qui tombe à pic : par un hasard de calendrier elle coïncide opportunément avec la fin de la concession de dix ans accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier (par ailleurs patron de GETMA-Guinée), à l’époque de la transition militaire dirigée par le CNDD.

Ce qui évite aux deux parties la gestion d’une situation de rupture abusive (ou de résiliation) d’un contrat qui arrive à son terme le 4 août prochain. Et comme la LONAGUI semble bien décidée à se lancer dans la course, en exploitant le PMU à l’instar de la plupart de ses homologues de la sous-région, elle n’aura pas en l’occurrence de contrat de concession à signer avec une autre société privée. Cependant, il va sans dire qu’elle devra travailler avec des partenaires sur les volets techniques, stratégiques et autres, surtout qu’il s’agit de courses qui se déroulent sur des hippodromes français (Paris-Vincennes, Auteuil, Enghien, Chantilly, etc.).

Quel sort pour les employés actuels ?

« Qu’allons-nous devenir » ? Une question lancinante qui hante certainement les nuits de nombreux employés de WINIYA. Le sort des travailleurs actuels du PMU est d’une grande importance, puisque ce sont, au bas mot, des centaines d’emplois directs et indirects qui sont concernés.

Mais, s’il faut se fier à certaines indiscrétions, aux yeux des autorités de la LONAGUI cette situation est plutôt perçue comme une aubaine. Tout en évitant aux employés et à leurs familles les affres du chômage, leur maintien (ou leur reprise, si on veut), va permettre au nouvel exploitant d’être rapidement opérationnel grâce à une main d’œuvre qualifiée et disponible.

Et dire qu’il y a longtemps que la LONAGUI aurait pu franchir ce pas sans qu’on ne parle de véritable réforme, encore moins d’abus d’autorité.

En effet, selon le décret qui l’a portée sur des fonts baptismaux et les statuts qui la régissent, la société dispose du droit de patrimoine et de monopole sur l’organisation, l’exploitation et la régulation des jeux de hasard, de loterie et assimilés sur toute l’étendue du territoire national.

Le plus grand pari à gagner, en choisissant cette option, reste bien entendu celui de la rigueur. Pour démentir un vieux cliché dans le pays : celui qui fait des structures publiques en général des « tocards » sur lesquels il serait imprudent de miser.

Diariou Baldé

Lire

Manifestations politiques en Guinée et pillages : l’inquiétude des opérateurs économiques

14 juin 2019 à 9 09 20 06206
Le président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah

La Guinée reprend peu à peu avec les manifestations politiques à mesure qu’on approche les périodes électorales. Cette situation est aujourd’hui exacerbée par les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

Comme on le sait, hier, la préfecture de N’zérékoré a donné le ton hier avec des manifestations très violentes, suivies d’attaques des biens privés. C’est justement contre les commerces à Conakry et à l’intérieur que le Groupe organisé des Hommes d’affaires de Guinée a produit une déclaration. Chérif Mohamed Abdalla et son groupe a tenu à rappeler que les précédents troubles politiques a déjà entraîné plus de deux cent vingt milliards de francs guinéens de perte pour plus de 1 700 opérateurs économiques.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la déclaration du GOHA :

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA
Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) observe avec beaucoup d’inquiétude la situation socio politique qui prévaut en Guinée.

Le GOHA rappelle que depuis un certain temps, les différentes crises socio politique que le pays a connu ont causé assez des dommages aux opérateurs économiques, aussi bien nationaux qu’étrangers.

A ce jour, on dénombre plus de 1 700 opérateurs économiques qui ont été victimes des pillages et autres destructions de leur commerce. Ce qui a entraîné plus de deux cent vingt milliards de francs guinéens de perte.

Par conséquent, le GOHA invite tous les opérateurs économiques à plus d’attention pour éviter que cette crise ne soit une occasion de plus, pour leur causer encore des pertes.

C’est pourquoi, le GOHA exhorte tous les opérateurs économiques à signaler à son niveau tout événement de nature à mettre en dangers leurs personnes et leurs biens.

Le GOHA sait compter sur la collaboration de tous et de chacun afin que l’exercice d’une activité économique en Guinée cesse d’être à risque.

En fonction de l’évolution de la situation, le GOHA informera les opérateurs économiques sur la conduite à tenir.

Le 13 juin 2019

Le président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah

Lire

Forum économique Guinée-Côte d’Ivoire : « nous allons le faire et réussir », dit Sékou Kaba

12 juin 2019 à 22 10 36 06366

En prélude à la tenue du forum économique Guinée-Côte d’Ivoire prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, une délégation conduite par le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire vient de séjourner à Conakry. Elle a rencontré les autorités guinéennes ce mercredi, 12 juin 2019 pour échanger autour des préparatifs de la rencontre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est sous le thème : « Transformation de nos matières premières, quel enjeux pour l’économie ? », que ce tiendra ce premier forum économique Guinée-Côte d’Ivoire les 21 et 22 juin 2019 dans la capitale ivoirienne. Selon les organisateurs, 400 participants sont attendus à la rencontre. Pour la réussite de l’événement, le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire, organisateur de l’événement, à la tête d’une délégation, est venu à Conakry échanger avec les départements sectoriels concernés sur les préparatifs. Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à la direction nationale des guinéens de l’étranger, Sékou Kaba s’est dit satisfait.

« L’objectif de ce forum, c’est de renforcer la coopération sud-sud pour que nos pays voisins travaillent ensemble. Cette fois-ci, il y a eu certes, un peu de retard mais on va faire avec. Donc nous allons réussir ce challenge et nous sommes certains que les années suivantes vont être beaucoup mieux organisées (…) Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts à Abidjan, c’est pourquoi je suis venu voir les autorités à Conakry et je repars satisfait. Le budget, bien sûr on n’a pas pu l’atteindre, mais nous allons le faire et réussir. Et nous allons montrer qu’on peut faire quelque chose de potable sans trop d’argent », a indiqué le responsable de la diaspora guinéenne en Côte d’Ivoire.

De son côté, le chef service du bureau d’accueil, d’orientation et de suivi des guinéens de l’étranger, a salué l’initiative. Alphadjo Camara promet que son département mettra tout en œuvre pour soutenir les initiatives de nos compatriotes visant à promouvoir le développement et l’intégration économique entre les Etats. « L’une des missions régaliennes du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, c’est de faire en sorte que nos compatriotes de l’étranger puissent initier des projets pour mieux rapprocher les opérateurs économiques, au bénéfice de deux parties.

Nous, c’est une initiative que nous saluons et que nous soutenons parce que nous savons qu’aucun pays ne peut se développer à vase clos. Il faut tendre la main, aller échanger avec les autres et profiter des bonnes pratiques des autres pays. Ce forum, nous le saluons et nous encourageons nos compatriotes de la Côte d’Ivoire. Nous souhaitons surtout que ce forum soit une réussite totale pour permettre aux autres conseils que nous avons installés à travers le monde, de faire la même chose », a dit ce cadre du ministère des affaires étrangères.

Il ajoute que son département a déjà « adressé des courriers aux ministères sectoriels pour qu’ensemble on puisse travailler pour conférer à cet événement un cachet particulier. Nous avons travaillé avec tous les points focaux, une commission technique est déjà mise en place, les courriers sont déjà prêts, qu’on doit adresser aux autorités. Nous allons envoyer ça incessamment pour vous dire que nous sommes fins prêts pour accompagner cet événement. Et les opérateurs économiques guinéens et le gouvernement, tout le monde est mobilisé pour que cet événement ait des retombées positives pour la Guinée ».

Le représentant de l’agence pour la promotion des investissements public-privé à cette rencontre, a promis aussi que sa structure se battra pour la réussite de de ce forum. Alpha Barry invite les opérateurs économiques et les entrepreneurs à prendre part à cet événement, qui vise à créer des rapprochements entre les investisseurs guinéens et ivoiriens. « Nous invitons tous les acteurs économiques à se rendre à Abidjan pour vendre l’image de la Guinée. Nous avons beaucoup de secteurs d’activités à développer dans notre pays. Les mines et surtout l’agriculture que nous comptons expérimenter avec nos voisins ivoiriens, qui constituent aujourd’hui une locomotive pour la sous-région », a souligné le représentant de l’APIP.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Tél. : 622460945

Lire

Prochaine ouverture d’une Usine de boissons par le Groupe SONOCO : Avis de recrutement

12 juin 2019 à 8 08 43 06436

Le Groupe SONOCO, créé en 2004, est un conglomérat avec de grandes sociétés leader dans leurs domaines d’activités. Il emploi plus d’un millier de personnes, dans les secteurs aussi variés que l’industrie, la distribution, la construction, l’immobilier, le transport, la logistique, le transit et la finance.

Le succès du Groupe SONOCO réside dans ses valeurs cardinales qui sont : la bonne gouvernance, le travail d’équipe et l’excellence, adossées à une mission qui consiste à améliorer le bien-être des populations en apportant une totale satisfaction à nos actionnaires et à nos employés. Le tout convergeant vers la réalisation de notre vision qui est de faire du Groupe SONOCO « … une entreprise citoyenne, leader dans ses domaines d’activité »

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir cette annonce de recrutement :

Annonce recrutement du Groupe SONOCO

Lire

Guinée : lancement sur le marché financier national d’un emprunt obligataire portant sur 1 600 milliards GNF

11 juin 2019 à 9 09 56 06566

Avec pour chef de file la BICIGUI et Afriland First Bank, l’emprunt obligataire 2019-2022 de la République de Guinée portant sur le montant de 1 600 milliards de francs guinéens a été officiellement lancé hier, lundi 10 Juin 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Cet emprunt obligataire dénommé « emprunt dette publique 12,5% » s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique d’endettement du gouvernement guinéen, dont le but est de mettre au service du développement du pays des ressources financières qui lui sont nécessaires sans pour autant compromettre la soutenabilité de la dette publique de l’Etat, a-t-on appris.

La cérémonie de lancement de cet emprunt a été présidée par le ministre des finances, Mamadi Camara, en présence de son collègue des travaux publics, Moustapha Naïté et du premier vice-gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a pris part à ce lancement.

Depuis 2015, l’Etat guinéen est à sa troisième expérience de levée d’emprunt obligataire. Et, pour ce présent emprunt qui s’étale sur trois ans, le montant est de 1 600 milliards de francs guinéens (en deux tranches), repartis en 320 mille obligations de 5 millions chacune.

Guy Laurent Fondjo

Selon Guy Laurent Fondjo, le président de l’association professionnelle des établissements de crédit de Guinée, cet emprunt doit servir à l’amélioration des infrastructures énergétiques et routières du pays pour un montant de 300 milliards de francs guinéens, à la réduction de la pauvreté pour la somme de 200 milliards de francs guinéens et renforcer la trésorerie de l’Etat avec un montant de 300 milliards de francs. Tout cela au titre de la première tranche dont le montant s’élève à 800 milliards de francs guinéens pour 16 000 obligations de 5 millions de francs guinéens chacune.

« La période de souscription pour lever ces fonds (800 milliards au compte de la première tranche) va du 10 Juin au 10 Juillet 2019. Donc, nous avons un mois pour pouvoir permettre à l’Etat de réaliser ces projets de développement. Cet emprunt n’est pas une affaire de banque, d’institution ou de l’Etat. Tout le monde peut y souscrire à partir de 5 millions de francs guinéens. Et, le taux d’intérêt annuel est de 12,5% affranchi de tout impôt et taxe », a expliqué Guy Laurent Fondjo, tout en précisant que cette émission bénéficie de la garantie souveraine de l’Etat guinéen au même titre que les bons du trésor.

Par ailleurs, Guy Laurent Fondjo indique qu’on peut souscrire à cet emprunt obligataire pour deux raisons fondamentales. « Premièrement, sur le plan individuel, c’est une opération rentable. Et, deuxièmement, c’est un acte citoyen parce que les fonds que vous allez investir vont aider à améliorer le cadre de vie des guinéens », a-t-il précisé.

Nyangha Komata Gomou, premier vice-gouverneur de la BCRG,
Nyangha Komata Gomou

De son côté, Nyangha Komata Gomou, premier vice-gouverneur de la BCRG, affirme que le recours à l’emprunt obligataire permet d’obtenir un financement en dehors du circuit bancaire classique. « Il est notamment utilisé en raison de sa souplesse au niveau des conditions et des modalités, comparativement au mode de financement ordinaire. Et, les opérations d’appels publics à l’épargne sur le marché financier guinéen sont soumises au visa préalable de la banque centrale. Ainsi, la souscription à cet emprunt est ouverte aux investisseurs institutionnels et aux personnes physique et morale sans distinction de nationalité (…) et, le remboursement est entièrement garanti », a-t-il assuré.

Pour Mamadi Camara, le ministre de l’économie et des finances, la cérémonie de lancement de cet emprunt obligataire consacre la mise en œuvre de l’une des actions majeures du développement économique et social (PNDS 2016-2020) du gouvernement guinéen, dont la mise en œuvre repose sur la mobilisation des ressources publiques et leur utilisation efficiente dans les secteurs qui contribuent significativement à la réduction de la pauvreté. Et, donc, indique-t-il, « cet emprunt obligataire permettra au gouvernement de préparer l’avenir en construisant des infrastructures économiques et disposer de fonds pour soutenir la très bonne croissance que nous enregistrons depuis quelques années ».

Mamadi Camara

En outre, le ministre de l’économie et des finances indique que « les ressources traditionnelles » de l’Etat, constituées essentiellement de prélèvements obligatoires, « s’avèrent insuffisantes » au regard de nos besoins d’investissement. « Leur contribution au financement des investissements dégage des besoins qui ne peuvent pas être entièrement couvert par les ressources extérieures. D’où la nécessité de rechercher sur le plan local de nouveaux instruments de financement dont l’efficacité est avérée. Il s’agit de l’appel public à l’épargne (…) dont plusieurs pays confrontés au problème de financement des infrastructures de base nécessaires à leurs développements ont utilisé et continuent d’en faire usage », a dit Mamadi Camara.

Présent à cette cérémonie, le ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, s’est réjoui du lancement de la présente levée de fonds dont son département serait l’un des bénéficiaires directs.

Moustapha Naïté

« Je suis convaincu d’avance que tous les titres de créance émis feront l’objet de souscriptions qui viendront conforter tant soit peu, les prévisions financières destinées à l’entretient ou la réhabilitation du réseau routier guinéen. Car, pour la mise en œuvre de la stratégie de sauvegarde et de développement du réseau routier national sur les dix prochaines années, incluant entre autres les projets inscrits au PNDS, il y a un besoin total de financement d’environ 47 mille milliards de francs guinéens. Et, seulement 6385 milliards de francs ont été mis en place par les bailleurs de fonds traditionnels (les fonds arabes, la BAD, l’Union européenne, etc) », a confié Moustapha Naïté.

A noter que les deux précédents emprunts obligataires de la Guinée ont été gérés par seulement la BICIGUI. Des emprunts qui font visiblement l’unanimité dans le secteur financier à cause de leurs succès.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Volontariat : MTN Guinée lance son programme « Y’ello Care 2019 »

10 juin 2019 à 16 04 21 06216

La société de téléphonie mobile MTN Guinée a procédé ce lundi, 10 juin 2019, au lancement officiel de sa campagne d’investissement social dénommée « Y’ello Care ». Dédiée à l’éducation guinéenne, cette campagne a été lancée sous le thème : « Construire un avenir meilleur pour les jeunes ». La cérémonie a eu lieu à l’école des aveugles et malvoyants de Guinée, située à la cité de Solidarité de Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette campagne, qui est l’investissement social des employés de MTN Guinée et ses partenaires, va s’étendre sur 21 jours. Durant cette période, ils vont apporter leur aide aux personnes nécessiteuses.

Haba Labila, Directeur juridique et relation public de MTN Guinée
Haba Labila

« L’objectif est d’apporter notre aide aux couches vulnérables, parce que si MTN existe aujourd’hui à travers tout le monde entier, c’est parce que des peuples ont accepté de nous ouvrir leurs bras. Y’ello Care, c’est l’occasion que MTN met à profit, notamment à travers ses employés, pour se rendre utile aux communautés au sein desquelles nous évoluons. Cela se traduit concrètement par des actions que nous posons à travers des investissements, de rénovations d’écoles telles que cette année l’école des sourds-muets où nous avons tenu, en tant qu’employés et avec nos différents partenaires qui nous accompagnent, à offrir de l’eau aux malvoyants de l’établissement Sogué, parce que on aime à le dire l’eau c’est la vie. Le premier jour que nous avons visité cette école nous avons constaté qu’il n’y a pas d’eau, nous avons été sensibles à cela, et on s’est dit qu’il fallait trouver de l’eau dans cette école. Nous comptons doter cet établissement d’un forage dans les jours à venir », a indiqué Labila Haba, directeur juridique et relations publiques de MTN Guinée.

centre Sogué, Alpha Kaba
Alpha Kaba

Au nom des élèves du centre Sogué, Alpha Kaba a remercié les donateurs pour ce geste. Il en a profité pour inviter d’autres bonnes volontés à les aider à sortir de la situation dans laquelle ils se trouvent. « Nous les élèves du centre Sogué, remercions très sincèrement la société MTN Guinée pour avoir porté son attachement indéniable à la protection des enfants victimes d’handicape. Il est vrai que comme tous les autres enfants, nous devons bénéficier d’une éducation et d’une formation pour pouvoir demain participer au développement de la nation. Nous savons que cela est un droit pour nous aussi déficients visuels.

C’est pourquoi, vous recevoir aujourd’hui dans notre centre est une grande joie pour nous. Nous sommes confrontés à des difficultés telles que le manque de matériels didactiques braille, nous demandons humblement à toutes les bonnes volontés de nous aider à trouver une solution à ces difficultés que nous rencontrons », a déclaré cet élève.

ministère de l’Action Sociale, Promotion Féminine, Enfance, Moussa Traoré, directeur national de l’enfance,
Moussa Traoré

Venu représenter le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance à cette cérémonie, Moussa Traoré, directeur national de l’enfance, a vivement salué cette initiative. Il a exprimé la reconnaissance de son département envers la société MTN Guinée qui, selon lui, accorde une grande importance aux couches vulnérables. « Le choix de cette école pour le lancement de cette activité prouve toute l’attention que la Société MTN accorde à la réinsertion des enfants handicapés. Cette édition 2019 est, pour le ministère de l’action sociale, réalisée dans le cadre du mois de l’enfant qui est une occasion privilégiée pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les conditions de vie des enfants à travers le monde.

Notre département est conscient du fait que si les personnes handicapées en général rencontrent des difficultés dans le cadre de l’accès aux services sociaux de base, le cas des enfants handicapés mérite une attention particulière. En ce sens que si des dispositions ne sont pas prises en vue de leur réinsertion sociale, ils risquent de connaître le même sort que les adultes handicapés qui vivent de mendicité dans le pays. C’est en cela que je salue et félicite MTN Guinée qui, depuis plusieurs années, s’investit dans le domaine de la création d’un cadre favorable à l’éducation des enfants handicapés de notre pays », a-t-il dit.

A noter que selon les organisateurs, plusieurs activités sont prévues dans le cadre de 13ème édition de Y’ello Care. Il s’agit entre autres : de journées de sensibilisation lié à l’utilisation responsable d’internet par la jeunesse, une journée portes ouvertes qui permettra aux étudiants en Télécommunications de découvrir les métiers et les opportunités qu’offre MTN, des actions de sensibilisation à la lecture à travers tout le pays, des subventions pour faciliter l’accès aux librairies dans les régions de N’zérékoré, Kankan, Kindia et Boké, un système de parrainage des enfants de l’établissement de Sogué, mais aussi la construction d’un forage pour permettre aux malvoyants de cet établissement d’avoir accès à l’eau potable.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

Lire