« Recensement clandestin » à N’zérékoré : l’appel de l’opposition aux habitants de la région

16 septembre 2019 à 12 12 02 09029

L’opposition guinéenne dénonce depuis quelques jours un « recensement clandestin » en cours dans la région de N’zérékoré. Selon les adversaires du pouvoir, des membres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) sont en train de recenser clandestinement les habitants de cette région pour les faire adhérer au projet de changement de constitution. Au cours d’un point de presse tenu hier, dimanche 15 septembre 2019, dans la ville de N’zérékoré, les responsables locaux de plusieurs partis d’opposition se sont insurgés contre cette situation, appelant les citoyens à ne pas participer à ce recensement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Nous avons remarqué ces derniers temps que des membres du RPG Arc-en-ciel sont en train d’opérer des recensements dans tous les villages et hameaux de notre région. Nous avons des informations concordances de la part de nos représentants dans ces localités sur ce qui se passe sur le terrain », a introduit Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré.

Il ajoute que « c’est un recensement illégal et inopportun parce que notre pays vit sous des lois. Et, le recensement se fait soit par l’Etat ou bien par la CENI à des fins électorales. Mais ce que nous voyons actuellement, c’est un recensement à des fins politiques inavouées. Ils le font pour tromper les gens et leur demander d’adhérer à ce fameux projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution. Voilà pourquoi nous interpellons nos parents et nos hommes politiques pour leur dire de ne pas prêter flanc à ce recensement qui constitue une violation fragrante de la loi de notre pays ».

Mais, ce n’est pas tout. Cécé Loua invite aussi les habitants de la région forestière à bloquer si possible et déchirer les registres des agents recenseurs. « Comment un parti politique peut se lever un matin pour recenser les populations sans l’aval du gouvernement, sans l’aval de la CENI qui est habilitée à faire ce recensement ? Alors, nous exhortons nos compatriotes à ne pas céder à cette tentation. Et ceux qui ont l’occasion d’avoir les registres que les recenseurs utilisent, ils n’ont qu’à les bloquer et les incendier. C’est du faux et usage de faux », a dit l’ancien maire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Vers la reprise des manifestations à N’zérékoré ? Le préfet veut revoir l’accord signé avec le FNDC

13 septembre 2019 à 17 05 40 09409
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

On s’achemine certainement vers la reprise des manifestations des partisans et des opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé à N’zérékoré. Les autorités locales décident de réviser l’accord signé en juin dernier avec l’antenne régionale du FNDC et qui interdisait toute manifestation politique dans la région, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Dans une lettre circulaire publiée ce vendredi, 13 septembre 2019, le préfet de N’zérékoré invite les parties prenantes aux négociations ayant abouti à la signature du procès-verbal du 19 juin dernier à une rencontre le lundi, 16 septembre prochain. Elhadj Sory Sanoh précise que cette rencontre porte sur la révision de l’accord qui avait permis de suspendre toutes les manifestations politiques dans la région de N’zérékoré.

L’artisan de l’accord absent ?

Cet accord fait suite à une manifestation organisée le 13 juin 2019 par l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré, et qui avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Une personne avait été tuée, une dizaine d’autres blessées, des commerces pillés et incendiés. C’est dans ce contexte tendu que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré et coordinateur régional de l’UFR, a mené une médiation qui a permis de signer un accord entre les opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé et les autorités locales.

Un accord dont Cécé Loua n’est pas prêt de cautionner la révision. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera à la rencontre du lundi prochain. « Je ne participerai pas à cette réunion de concertation pour ne pas donner ma caution à la rupture d’un pacte dont j’ai été le principal artisan. Que Dieu aide N’zérékoré », a déclaré monsieur Loua.

Du côté du FNDC, on apprend qu’aucune décision n’est encore prise par rapport à sa participation ou non à la rencontre convoquée par le préfet. « Nous sommes une structure nationale bien organisée et bien structurée. Nous allons d’abord nous concerter avant de répondre si nous allons prendre part où non à cette rencontre », annonce Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution.
À suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Rupture de préservatifs à N’zérékoré ? « Ce sont des fausses rumeurs », DPS

6 septembre 2019 à 18 06 20 09209

Comme annoncé précédemment, une rumeur annonçant une rupture de préservatifs s’est emparée de la ville de N’zérékoré depuis hier, jeudi 05 septembre 2019. La nouvelle s’est répandue sur les réseaux sociaux et dans les quartiers de la commune urbaine, inquiétant de nombreux citoyens. Mais, les autorités sanitaires de la préfecture ont aussitôt démenti la nouvelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dr Antonio Doualamou, chef des ressources humaines en santé et directeur par intérim de la DPS

Selon Dr Antonio Doualamou, responsable des ressources humaines en santé et directeur préfectoral de la santé de N’zérékoré par intérim, il ne s’agit là que de fausses rumeurs. « C’est ce matin, à la réunion de tous les chefs de centres de santé, que le pharmacien-chef qui a suivi la radio, nous a informés qu’il a entendu parler d’une rupture de préservatifs à N’zérékoré. Et, nous avons passé la parole à tous les chefs de centres en leur demandant s’il y a rupture de préservatifs chez eux. Ils ont tous répondu par non. Donc, nous sommes très surpris que cette nouvelle puisse circuler sur les réseaux sociaux et même dans les médias, alors que nous-mêmes on n’est pas informés. Les préservatifs sont bien disponibles dans nos structures sanitaires. Ça je le confirme, on n’est pas en rupture. Ce sont des fausses rumeurs », a déclaré le DPS par intérim.

Le responsable sanitaire annonce d’ailleurs des sanctions contre l’agent de santé qui a annoncé cette nouvelle. « On a convoqué déjà l’agent qui a diffusé la fausse nouvelle avec son directeur au niveau de la direction préfectorale de la santé (DPS). Quand ils seront là, nous allons les écouter et des sanctions administratives vont être prises à leur encontre pour ne pas que de tels cas se répètent », a laissé entendre Dr Antonio Doualamou.

Il a enfin invité les citoyens de N’zérékoré, désireux de se procurer de préservatifs, à se rendre dans les structures concernées. « Les gens qui avaient la possibilité d’aller à l’AGBEF, parce que l’information est venue de là, ils n’ont qu’à continuer à y aller, parce que le directeur même de cette structure a démenti la nouvelle. Les portes de nos structures sanitaires sont largement ouvertes et les préservatifs y sont disponibles.

Je demande aussi aux citoyens de recevoir toutes les missions qui viennent vers vous pour la sensibilisation sur le VIH/SIDA. Parce que nous savons que le taux de prévalence est très élevé à N’zérékoré. Selon le chargé des IST, la préfecture de N’zérékoré a un taux de prévalence de 7% alors qu’il est de seulement 1,7% au niveau national », a dit le DPS par intérim de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : pourquoi il n’y a plus de préservatifs ?

6 septembre 2019 à 15 03 31 09319

Depuis bientôt deux semaines, le condom, préservatif très usité, est inexistant dans la préfecture de N’zérékoré. C’est l’information qui circule actuellement dans la commune urbaine. Cette nouvelle inquiète plus d’un et suscite des interrogations sur place. Pour en savoir sur cette situation, le correspondant local de Guineematin.com est allé à la rencontre de certains responsables concernés.

Joint au téléphone, Lila Hélène Condé, responsable de l’hygiène et de la prévention des maladies infectieuses à la direction préfectorale de la santé de N’zérékoré, a dit n’être pas informée d’un manque de préservatifs dans la préfecture. « Je suis en déplacement, mais je ne suis pas informée d’une quelque rupture de préservatifs dans la préfecture de N’zérékoré. Parce que le pharmacien de la PCG (Pharmacie Centrale de Guinée) a appelé tous les chefs de centres pour leur demander d’aller chercher au PCG parce que c’est disponible là-bas. Donc s’il y a rupture dans les centres de santé, là je ne sais pas », a-t-elle indiqué.

De son côté, l’AGBEF (association guinéenne pour le bien-être familial), assure avoir un stock important de préservatifs. Son directeur général, Dr Cécé Touaro, annonce d’ailleurs une campagne de distribution dans les quartiers de la commune urbaine. « Au niveau de notre service, on a des préservatifs ici. Je ne sais pas s’il y a manque dans les autres services, mais chez nous, on a un grand lot de préservatifs. C’est pourquoi d’ailleurs, on a entamé une campagne de distribution de préservatifs dans les différents quartiers de la ville de N’zérékoré. Aujourd’hui, nous serons dans le secteur ONAH du quartier Nyen 1 pour distribuer des préservatifs », a-t-il annoncé.

Selon certains observateurs, un manque de préservatifs à N’zérékoré représente d’énormes risques de santé. Car le taux de prévalence du VIH Sida est de 7% dans cette préfecture.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : fin de la formation des membres des démembrements de la CENI

6 septembre 2019 à 13 01 02 09029

La formation des membres des démembrements de la CENI dans la préfecture a pris fin hier, jeudi 05 septembre 2019. Pendant deux jours, les participants ont échangé avec les facilitateurs autour notamment de leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

59 personnes ont pris part à cette formation. Il s’agit des membres de la CEPI de N’zérékoré, les 3 membres des bureaux exécutifs de la CECI et des CESPI plus les représentants de l’administration.

Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire

Selon Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire, les travaux ont porté sur quatre modules. « Premièrement, c’est l’OGE (Organe de Gestion des Elections) : définition, types et principes directeurs ; deuxièmement, c’est la CENI et ses démembrements : le cadre légal et institutionnel, les rôles et fonctions du démembrement, la structure des démembrements et les rôles des membres du bureau exécutif du démembrement.

Le troisième module a porté sur les rôles et responsabilités de la CENI de ses démembrements ainsi que des autres acteurs à chaque étape. Et le dernier module concernait les élections et le mode de scrutin en Guinée. Ce n’était pas une formation académique mais plutôt une sorte de rappel pour nous les facilitateurs et les participants », a-t-il expliqué.

Mme Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante

A l’issue des travaux, Madame Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) s’est dit « convaincue que les différents démembres, à travers cette formation qu’ils ont reçu, seront à mesure de s’acquitter de leurs devoirs sans difficulté et qu’ils seront en mesure de répondre à la préoccupation de toute la population ».

Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré

De son côté, Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré, s’est réjoui de la qualité de cette formation. Selon lui, les bénéficiaires sont désormais suffisamment outillés pour accomplir leur mission sur le terrain. « La formation qui vient de prendre fin a été une formation de taille pour nous démembrements de la CENI. Et, il faut retenir une seule chose, la formation que nous venons de recevoir est différente de celle qu’on avait reçu auparavant. Parce que la CENI est en train de passer d’une ancienne étape à une nouvelle. Nous sommes maintenant des agents agrémentés, suffisamment aptes à accomplir la mission que le peuple de Guinée attend de nous », a-t-il promis.

A noter qu’une autre formation sera organisée à l’intention de l’ensemble des 129 membres des différents démembrements de la CEPI dans la préfecture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Adresse d’Alpha Condé à la Nation : réactions croisées des acteurs politiques et sociaux de N’zérékoré

5 septembre 2019 à 19 07 07 09079

La vague de réactions se poursuit en Guinée suite à l’adresse à la Nation du président Alpha Condé. A N’zérékoré, les avis des acteurs politiques et sociaux sont divergents sur la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette sortie médiatique du président de la République a été suivie avec beaucoup d’intérêt à N’zérékoré. Mamadou Maladho Diaouné, responsable des questions électorales de la fédération locale de l’UFDG, dit avoir retenu deux choses de ce discours.

Mamadou Maladho Diaouné, secrétaire général chargé des affaires électorale de l’UFDG

« Nous avons suivi du début à la fin cette adresse à la nation du président. Mais, j’avoue que c’est deux éléments que moi je retiens de son discours. C’est soit il a reculé complètement ou bien il a reculé pour mieux sauter. Mais, dans l’un ou l’autre cas, c’est que nous, nous restons sur nos gardes. Et, nous estimons que la consultation qu’il a demandée, le peuple a déjà donné sa position à partir du moment où il lui a donné un premier et un second mandat sur la base d’une constitution dont il a juré par deux fois de respecter et de faire respecter. Donc pour nous, c’est un non-événement. D’ailleurs, le Premier ministre est mal placé pour conduire une telle consultation parce qu’il s’est déjà prononcé en faveur du projet de nouvelle constitution. Donc, nous ne participerons pas à cette consultation annoncée », a annoncé l’opposant.

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Moise Haba, responsable du Bloc Libéral à N’zérékoré, estime que les consultations annoncées par le président de la République ne sont rien qu’un piège que les partis politiques d’opposition doivent éviter. « Notre constitution prévoit-elle une consultation pré-référendaire ? Les partis politiques ne doivent pas se prêter à ce jeu », soutient-il.

Pépé 2 Haba, secrétaire général de la jeunesse du RPG arc-en-ciel

De son côté, Pépé 2 Haba, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à N’zérékoré, se félicite de cette sortie médiatique du chef de l’Etat. « La sortie du président de la République nous a donné un grand espoir, dans la mesure où le moment est impérieux pour qu’on passe au référendum afin d’adopter une nouvelle constitution qui va faire sortir de l’ornière la Guinée. Comme vous le savez, notre constitution à des insuffisances, et celles-ci doivent être corrigées. C’est dans cet ordre d’idées que nous, membres du RPG Arc-en-ciel, jeunes, femmes, on s’est beaucoup engagés pour que cette nouvelle constitution voie le jour. Et nous interpellons la conscience des uns et des autres d’accepter d’aller au référendum », a-t-il dit.

Amara Noke Diabaté, président du conseil régional des organisations de la société civile de N’zérékoré

Amara Noke Diabaté, président du conseil régional des organisations de la société civile de N’zérékoré, salue aussi les consultations annoncées par Alpha Condé autour du projet de changement de la constitution. Pour lui, il s’agit là d’une démarche salutaire. « Nous, en tant qu’organisation de la société civile, nous pouvons dire que c’est une très bonne démarche. Pour ce qui est de la nouvelle constitution, nous pensons que c’est un débat d’idées et non de la violence. Il faut que les gens comprennent que seul le peuple est souverain. Et nous pensons qu’après les différentes consultations, seul le président va décider de la suite. On est plus fort quand on participe à une consultation. Donc, j’invite les partis politiques à y participer », a lancé l’activiste de la société civile.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620 166 816/666 890 877

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Yomou : les démembrements de la CENI outillés sur le processus électoral

2 septembre 2019 à 9 09 50 09509

La CENI poursuit ses activités sur le terrain en prélude à la tenue des élections législatives dont la date n’est pas encore connue. C’est dans ce cadre que les membres des démembrements de l’institution électorale à Yomou ont été formés notamment sur leur rôle et responsabilités dans le processus électoral. Les travaux ont duré deux jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette formation est intervenue au lendemain de la prestation de serment et l’installation officielle des membres des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans la préfecture de Yomou. Elle a regroupé 37 participants dont les 7 membres de la CEPI plus les 2 assistants de ladite CEPI, les 7 représentants de l’administration ainsi que les présidents, trésoriers et rapporteurs de la CECI et des CESPI de Banié, Betha, Bignamou, Bowé, Diécké, et Péla.

Durant deux jours (samedi et dimanche), les participants ont échangé avec les facilitateurs, notamment Gabriel Haba et Pépé Michel Balamou plus les deux(2) missionnaires de la CENI et du MATD. « C’est une formation que la CENI a organisée. Il y a eu d’abord la formation des formateurs, et maintenant la CENI nous envoie ici pour former les membres de ses démembrements. L’objectif de cette formation, c’est d’outiller les démembrements de la CENI pour qu’ils sachent comment jouer leur rôle et de renforcer leurs capacités pour pouvoir garantir la crédibilité et la légitimité du processus électoral », a expliqué Gabriel Haba, l’un des formateurs.

Selon lui, la formation a porté sur trois modules, dont le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités dévolues à la CENI et ses démembrements et l’Organe de Gestion des Elections (OGE). A l’issue des travaux, les participants se sont réjouis de la qualité de la formation et ont promis de mettre en pratique les connaissances acquises.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Prestation de serment à Yomou : « celui qui se rend coupable d’une bavure… »

31 août 2019 à 21 09 06 08068

Les membres des démembrements de la CENI à Yomou ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. Ils ont pris l’engagement d’accomplir leur mission dans le respect strict de la loi, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est devant le juge de paix de Yomou Lansana Cissé et le greffier en chef maître Mamadou Billo Kourouma que les 70 membres des démembrements de la CENI (CEPI, CECI et CESPI) de la préfecture ont prêté serment. Ils sont un par un devant les magistrats pour jurer de travailler en toute indépendance, toute impartialité et conformément à la loi. Une occasion mise à profit par le juge de paix de Yomou pour rappeler aux intéressés le sens du serment.

Lansana Cissé, juge de paix de Yomou

« Je pense que vous avez bénéficié de la confiance de vos différents structures. La mission qui vous attend est une mission noble, donc vous devez observer la transparence, la neutralité, l’impartialité avant, pendant et après les élections liées à votre mission… Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne le souhaite pas, l’intéressé va subir la rigueur de la loi. Donc vous ne devez pas oublier à tout lieu et à tout moment ces trois principes qui sont la neutralité, l’impartialité et la transparence. Après avoir prêté serment, vous ne devez pas oublier ce serment », a expliqué monsieur Lansana Cissé.

Mme M’mah Dopavogui, présidente de la CEPI de Yomou

Madame M’mah Dopavogui, la présidente de la CEPI de Yomou, s’est engagée à respecter scrupuleusement son serment. Elle a invité aussi l’ensemble des membres des démembrements de la CENI à ne faire que ce que la loi leur demande de faire. « Nous avons prêté serment devant le juge mais aussi devant les hommes et devant Dieu. Nous nous sommes engagés pour l’organisation et la supervision de tout le processus électoral. A partir de l’instant, nous n’appartenons plus à nos structures de base. Donc, je demande humblement à tous les commissaires membres des démembrements de la CENI de Yomou, de n’appliquer que la loi, rien que la loi », a-t-elle lancé.

Au lendemain de leur prestation de serment et leur installation officielle, les membres des différents démembrements de la CENI à Yomou ont entamé leur session de formation ce samedi, 31 août 2019.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Yomou : les 70 membres des démembrements de la CENI installés

31 août 2019 à 7 07 21 08218

Dans la perspective de l’organisation des prochaines élections, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique que l’institution a procédé à l’installation des 70 membres de ses démembrements dans la préfecture de Yomou. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 30 août 2019, dans la salle de réunion du bloc administratif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité de la CENI a regroupé du monde ce vendredi. Elle a permis d’installer 70 membres des CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante), des CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et des CESPI (Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes) de Yomou.

madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou
madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou

Dans son allocution, madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou, a rappelé aux commissaires le rôle qui est le leur dans ce processus. « Je remercie d’abord tous ceux avec qui nous avons conduit es élections communales du 04 février 2018 pour les efforts fournis malgré les difficultés rencontrées par endroit. Pour cette nouvelle CEPI qui sera installée aujourd’hui, l’importance et la complexité des prochaines élections requièrent de nous le courage en vue toujours de contribuer à la vie de la jeune démocratie de notre pays. Comprenez que les élections sont garantes de la stabilité de notre pays. Pour cela, nous devons la mener avec professionnalisme basé sur l’application stricte des lois qui régissent le fonctionnement de la CENI. Nous fondons l’espoir que vous serez les procureurs des élections législatives libres, transparentes, équitable et les résultats seront acceptés de tous », a dit la dame.

Il faut préciser que les 70 membres des démembrements de la préfecture de Yomou sont composés comme suit : 25 pour l’opposition, 25 pour la mouvance présidentielle, 12 de la société civile et 8 de l’administration du territoire.

Les 25 places de l’opposition sont reparties comme suit : 7 pour l’UFDG, 6 pour l’UFR, 3 pour l’UPG, 2 pour le PEDN, 2 pour l’UDRP, 3 pour le BL et 2 pour l’UGDD.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI à N’Zérékoré : l’opposition trouve enfin un terrain d’entente

31 août 2019 à 7 07 01 08018

Le problème lié au partage des postes à pourvoir dans les démembrements de la CENI a connu son épilogue dans la préfecture de N’Zérékoré. L’opposition s’est enfin accordée sur une liste consensuelle. C’est désormais 129 commissaires issus des parties prenantes au processus électoral qui ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti RRD

Selon Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), « aujourd’hui, il y a eu compréhension entre les membres de l’opposition. Maintenant, chacun est sur la liste, et c’est une liste consensuelle qu’on a déposée. Ce que nous avons demandé a été accepté par nos amis. C’est pourquoi nous sommes parvenus à déposer la liste consensuelle et elle a été validée par les commissaires de la CENI. Et maintenant, nos représentants vont prêter serment au niveau de la justice ».

En ce qui concerne les places obtenues par chaque parti politique après le consensus, Bangaly Djénaba Kourouma précise : « au niveau de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) sur les quatre postes à accorder à l’opposition, l’UFDG a eu 2 représentants, l’UFR 1 et le BL 1. Au niveau de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), sur les 10 postes, l’UFDG a eu 3 places, suivie de l’UFR avec 2 places, le PEDN en a eu 2, l’UGDD a eu 1, le BL a eu 1 et RRD aussi 1. Mais, il faut noter que l’UFDG et l’UFR ont cédé chacun une place pour permettre aux autres partis de l’opposition d’avoir une représentativité au sein de l’organe chargé des élections en Guinée ».

Il faut noter que dans la préfecture de N’Zérékoré, ils sont au total 129 commissaires : 21 pour la société civile, 12 pour l’administration du territoire, 48 pour l’opposition et 48 pour la mouvance présidentielle.

Ces commissaires doivent prêter serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré avant l’élection des membres du bureau.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Yomou : les moustiquaires imprégnées utilisées comme filets de pêche et de poteaux à Kpaolé

29 août 2019 à 17 05 07 08078

Dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre le paludisme, un lot très important de moustiquaires, connu sous le nom de MILDA (Moustiquaire Imprégnée à Longue durée d’Action) a été distribué à travers la Guinée. Mais, dans le village de Kpaolé, situé à 12 kilomètres de la commune urbaine de Yomou, ces moustiquaires sont utilisées à d’autres fins par les femmes et les jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De multiples efforts sont engagés par la Guinée avec l’appui de ses partenaires pour lutter contre le paludisme. La presque totalité du pays est aujourd’hui touchée par la distribution des moustiquaires imprégnées.

Malheureusement, au lieu d’en faire un usage à bon escient, certains habitants du village de Kpaolé s’en servent pour d’autres fins. Pourtant, c’est au moins 200 moustiquaires qui ont été distribuées dans ce village.

Selon nos informations, les jeunes de ce village utilisent ces moustiquaires comme filets de poteaux dans leur terrain de football qui est situé à près d’un kilomètre de la localité. Quant aux femmes, elles s’en servent comme filets de pêche ou pour clôturer leurs jardins.

Une situation qui révolte Bruno Kpamou, fonctionnaire à la retraite. « Vous savez, le terrain des enfants est situé à plus de 700 mètres du village. Quand ces enfants vont pour jouer au ballon, ils prennent les moustiquaires à l’insu de leurs parents pour les utiliser comme filets de poteaux. Et nous, difficilement nous partons vers ce terrain. On leur a dit de ne plus faire ça, mais ils continuent », a expliqué le doyen.

Pour ce qui est des femmes, Bruno Kpamou a fait savoir que malgré son insistance, le mauvais usage des moustiquaires persiste. « Les femmes ne comprennent pas. Elles disent que ces moustiquaires sont bien pour la pêche. Les vieilles personnes de leur côté ne veulent plus aller couper du bois pour en faire leur clôture. Elles se servent de ces moustiquaires comme clôture. Nous qui avons étudié, quand nous parlons, ces gens nous demandent pour qui nous nous prenons. Pourtant, c’est pour nous aider qu’on a gratuitement donné ces moustiquaires. Nous leur demandons de cesser de faire ça pour ne pas décourager nos partenaires », a lancé le vieil homme.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’zérékoré : les autorités communales en guerre contre la divagation des animaux

29 août 2019 à 15 03 04 08048

La mairie de N’zérékoré entend mettre fin à la divagation des animaux domestiques dans la commune urbaine. Pour ce faire, les autorités communales ont décidé d’imposer des amendes aux éleveurs qui abandonneront désormais leurs bêtes dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’image de la plupart des villes de l’intérieur du pays, la commune urbaine de N’zérékoré est confrontée à la divagation des animaux domestiques. Bœufs, moutons, chèvres, porcs… errent dans la ville, causant parfois des accidents de la circulation. Mais, les autorités locales veulent mettre fin à cette réalité. La mairie dirigée par Moriba Albert Délamou, veut que tous les animaux domestiques se retrouvent désormais dans des enclos.

« Il faut que les rues soient libérées de ces animaux qui causent assez d’accidents dans la ville. Donc désormais, si on prend un animal dans la rue, son propriétaire doit aller rencontrer le point focal, et il va payer une amende allant de 50 000 francs à plus, selon le comportement de la personne concernée. Et si on prend ton animal une fois, tu viens payer ; après on retrouve ce même animal dans la rue, ta pénalité va augmenter. Je suis ferme là-dessus, il n’y aura pas de tolérance », a prévenu le maire.

Moriba Albert Délamou précise que cette mesure n’est contre personne. Selon lui, elle vise plutôt à protéger les populations des dangers que peuvent représenter les animaux errants. « Il faut que les populations et les éleveurs comprennent que ce que la commune est en train d’entreprendre, c’est dans leur intérêt. Eux-mêmes, ils doivent être des éléments de sensibilisation pour dire aux gens, mon ami, si tu as un animal dans la rue, met le dans un enclos », a dit le maire de N’zérékoré.

Pour la mise en œuvre de cette mesure, la mairie a recruté un point focal chargé de gérer cette situation. Il va travailler sur le terrain avec la police communale.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Yomou : tenue de l’atelier préparatoire pur la mise en place des démembrements de la CENI

28 août 2019 à 19 07 14 08148

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses actions sur le terrain dans le cadre de la perspective de l’organisation des élections législatives. L’heure est en ce moment à la mise en place des démembrements de la CENI dans les communes de Conakry et de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique que s’est tenue dans la préfecture de Yomou une réunion préparatoire hier mardi, 27 août 2019, des parties prenantes au processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La réunion de cet atelier préparatoire s’est tenue dans la salle de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) en présence de nombreux acteurs, dont George Mamy, chef de mission de la CEPI, accompagné de Mohamed Bangoura, représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

George Mamy, chef de mission de la CEPI

George Mamy, chef de mission de la CEPI, a expliqué ce qui s’est passé. « Je remercie vraiment Dieu, nous sommes rentrés dans des conditions difficiles suite à la traversée Péla- Yomou. Mais, nous avons été bien accueillis par la présidente et le chef d’antenne. Cette réunion préparatoire s’est bien passée. Nous avons donné les instructions aux partis de l’opposition pour nous fournir une liste consensuelle et je pense que ces partis vont nous fournir une liste consensuelle », a-t-il laissé entendre.

Comme dans de nombreuses localités, les partis de l’opposition ne se sont pas entendus sur les places qui leurs sont réservées. Selon nos informations, l’UFDG, l’UFR et l’UPG auraient voulu tout monopoliser au détriment d’autres partis comme le PEDN, l’UGDD et l’UDRP. Mais, après un débat houleux de plus de deux heures, les partis ont fini par s’entendre, aplanissant ainsi leurs divergences.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la CEPI en conclave avec les parties prenantes au processus électoral

27 août 2019 à 18 06 17 08178

La Commission Electorale Préfectorale et Indépendante (CEPI) de N’zérékoré a conféré avec l’ensemble des parties prenantes au processus électoral en Guinée. C’est la salle de réunion de la mairie qui a servi de cadre à la rencontre présidée par le directeur de cabinet du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La rencontre vise à outiller les participants sur le processus d’installation des membres des démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au nombre de 45 participants, venus des partis politique de l’opposition, de la mouvance présidentielle, de l’administration du territoire et de la société civile à prendre pas cette rencontre.

François Makilé Kéléba, Directeur de cabinet du président de la CENI, chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI

Selon François Makilé Kéléba, directeur de cabinet du président de la CENI et chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI, « la rencontre qui vient de clôturer, c’est ce qu’on appelle le CIP (Comité Interpartis). C’est un cadre de concertation, de dialogue, de discussion et d’échanges que la CENI a créé pour pouvoir permettre d’échanger avec les partis politiques et l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour s’accorder sur certaines activités, sur certaines démarches que la CENI est en train d’entreprendre. Cette fois ci, il était question de discuter des détails liés aux calculs des effectifs des démembrements, aussi de donner des détails sur les différentes étapes de la mise en place des démembrements, et également du mode de calcul des membres des démembrements »

En ce qui concerne le problème qui divise l’opposition dans le partage des places, le directeur du cabinet du président de la CENI a apporté des précisions : « chez nous au niveau de la CENI, c’est nous qui parlons de consensus. Mais, la loi est claire. Au niveau de l’article 23, la loi est claire. On dit que les partis politiques doivent designer en fonction des résultats obtenus dans les localités où ils doivent signer les membres des démembrements. Au niveau de l’opposition, ça pose effectivement problèmes, parce qu’il y a beaucoup de partis politique au sein de l’opposition. Donc, il s’agit de se référer aux deux élections nationales (législative de 2013 et la présidentielle de 2015), et aussi aux élections locales 2018. Donc, en fonction des résultats de chaque parti, ils vont avoir à désigner un ou des représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce choix qui est compliqué au niveau de l’opposition parce que chacun à son mode de calcul, mais le mode de calcul est défini par la loi »

En outre, François Makilé Kéléba ajoute que « si nous prenons exemple sur la CEPI de Nzérékoré, vous avez 22 quartiers plus un, c’est 23 à designer. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, ils n’ont pas trouvé une liste consensuelle. L’opposition doit déposer une seule liste au lieu que les partis d’opposition déposent des listes. Donc, c’est en cela que nous sommes en train d’inviter les partis de l’opposition à se retrouver aujourd’hui pour qu’ils puissent nous déposer une liste consensuelle et la même chose au niveau de la société civile ».

Au sortir de la rencontre, certains acteurs se sont dits satisfaits du résultat des discussions. C’est le cas de Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré, issu des rangs de l’UFDG.

Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré,
Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré

« J’avoue qu’on sort convaincu parce qu’à l’intérieur chacun a compris que l’UFDG avait suffisamment fait de concessions. On a donné assez pour que d’autres partis puissent avoir de représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce qui avait été fait et que d’autres partis qui avaient refusé et aujourd’hui ils ont compris que l’UFDG en a fait des efforts, et c’est une fierté pour nous. Je pense que l’opposition va œuvrer pour que les gens soient soudés. Et nous allons nous retrouver pour finaliser la liste des membres des démembrements ».

Pour sa part, Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré, a dit que les choses se sont bien passées même si la société civile n’est pas épargnée.

Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré

« Nous avons reçu depuis ce matin une mission de la CENI, qui a une casquette d’activités à mener. Pour le moment ils ont commencé par le maillon, c’est à dire le Comité Inter partis. J’avoue que ça s’est bien passé, parce que le missionnaire a expliqué de fond en comble les objectifs de sa mission. Mais le problème, ce n’est pas seulement l’opposition. On a les mêmes problèmes, au moins niveau de l’opposition, il y a une base de calcul, c’est à dire la loi. Mais chez nous, on n’a pas ça. En plus, on nous parle de représentativité sur le terrain. A N’zérékoré, on sait qui est société civile, qui ne l’est pas. Mais, on va se retrouver pour discuter et trouver une liste consensuelle avec les membres du CNOSC que je représente ici à N’zérékoré et la CONASOC ».

Il faut noter que dans la circonscription de N’zérékoré, 23 postes sont à pourvoir : 2 pour la société civile, un pour l’administration du territoire, 10 pour l’opposition et les 10 autres pour la mouvance présidentielle.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel +22462016+6816/666890877

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CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

26 août 2019 à 18 06 48 08488

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : deux enfants abandonnés par leurs parents survivent miraculeusement

26 août 2019 à 15 03 25 08258

Deux enfants de même mère et de même père ont été retrouvés la nuit dernière et à l’aube de ce lundi, 26 août 2019, dans la ville de N’zérékoré. Abandonnés dans des conditions encore floues par leurs deux parents biologiques, les enfants âgé de 1 an et de 5 ans ont eu beaucoup de chances pour pouvoir survivre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tôt ce lundi, des habitants du quartier Nakouyakpala ont été surpris de retrouver un bébé d’un an dans un caniveau. La dame Kpoguia Zogbélémou a récupéré le bébé, vivant, pour le conduire chez le chef de quartier.

Kpoguia Zogbélémou

« C’est à 6 heures du matin, quand je suis venu balayer là où je vends, que j’ai vu les taxis motards, regroupés au niveau du caniveau où se trouvait le bébé. Un d’entre eux disait à son ami que ce n’est pas un être humain, c’est une poupée. Un autre a dit que c’est un démon. Quand je suis venue, j’ai trouvé le bébé en train de trembler, c’est ainsi que je l’ai pris. Je voulais l’envoyer à la maison pour le laver avant de l’amener chez le chef de quartier. Mais, les gens m’ont dit d’aller d’abord le montrer au chef de quartier. Donc, je suis allée le montrer à la présidente du conseil de quartier, et celle-ci elle m’a dit d’aller le laver, l’habiller et puis le ramener. Ce qui fut fait », a-t-elle expliqué.

Philipe Théa, le chef du secteur Pilimou

Quelques minutes après cette dame, c’est le chef de secteur de Pilimou qui arrive avec la sœur aînée du bébé. Une fillette de 5 ans recueillie tard dimanche par une dame à 2 kilomètres de la ville. « Ce matin, il y a une dame du nom de Dourou Yamon qui est venue me trouver chez moi pour m’informer qu’elle a retrouvé une fillette aux environs de 23 heures en train de venir vers la ville. Entretemps, j’ai eu des informations qu’un bébé a été retrouvé dans un caniveau à Nakouyakpala, donc j’ai pris la fillette pour l’envoyer directement chez la présidente du quartier », a expliqué Philipe Théa, le chef de secteur de Pilimou.

Retrouvée et conduite chez le chef de quartier, la mère des enfants a expliqué qu’elle les a laissés dimanche dans les mains de leur père, qui a abandonné la famille depuis un moment. Elle l’a dit à la présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala, Sény Doris Théa.

Sény Doris Théa, présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala
Sény Doris Théa, présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala

« Ce matin, j’ai été réveillée par des gens en me disant qu’ils ont retrouvé un enfant dans un caniveau de Nakouyakpala. Quand j’ai vu l’enfant avec la dame sans habits ni couverture, je l’ai instruit d’aller le laver et chercher à l’habiller et après on l’envoie à la mairie. Mais, quand elle a fini de laver l’enfant, la mère biologique du bébé est venue chez elle avec un couteau en menaçant de poignarder celui qui parlera de cette affaire. Mais, les gens ont réussi à retirer le couteau et ils ont envoyé l’enfant et sa mère ici. Quand on lui a demandé qu’est-ce qu’il s’est passé, elle nous a dit que depuis plusieurs jours son mari ne rentre pas à la maison, elle ne vit que par des travaux qu’elle fait pour les gens. Elle et son mari avaient fait une tontine et ils ont décidé d’acheter une moto pour en faire un taxi afin de pouvoir nourrir la famille. Mais, depuis qu’ils ont acheté la moto que son mari est en train de conduire, ce dernier ne vit plus à la maison. Hier, elle cherchait son mari dans le quartier Mohomou où ils habitent, un taxi motard lui a dit qu’il sait où se trouve son mari, et l’a accompagnée sur les lieux. Selon elle, quand elle est arrivée, elle a trouvé une fille assise sur les pieds de son mari et les deux en train de prendre de la bière. C’est ainsi qu’elle a abandonné ses enfants là-bas et est sortie », a dit l’autorité locale.

Pour en savoir plus sur cette affaire, les autorités du quartier ont décidé de rechercher le père des enfants. Et, selon la présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala, l’affaire sera transférée au niveau de la mairie.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un artiste tué dans un accident de la circulation

26 août 2019 à 10 10 23 08238
Sidiki Kolomou alias Choco la merveille

Une semaine après le décès de la chanteuse Agnès Délamou à N’zérékoré, un autre artiste vient de rendre l’âme dans la capitale de la Guinée forestière. Sidiki Kolomou, chanteur en herbe, a trouvé la mort dans un accident de la circulation dont il a été victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’accident s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 25 août 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Sidiki Kolomou, plus connu sous le nom de « Choco la merveille », circulait en moto lorsqu’il a heurté violemment un véhicule qui était stationné au niveau du pont reliant les quartiers Dorata 1 et Dorota 2.

« Choco la merveille quittait le quartier Belle vue et venait à vive allure sur sa moto. Arrivé au pont où était stationné le camion rempli de bois, il a heurté le véhicule. Son cou s’est cogné violemment contre un bois. Il est tombé et n’a plus bougé. Il a été transporté rapidement à l’hôpital, mais il a rendu l’âme en cours de route », explique un proche du jeune artiste en herbe.

« Choco la merveille » sera inhumé le mercredi, 28 août 2019, à Galakpaye, son village natal, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de N’zérékoré. Il laisse derrière lui une veuve en état de famille.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Mort d’Agnès Délamou : le parquet de N’zérékoré met garde contre toutes spéculations

23 août 2019 à 9 09 53 08538

Le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu public le rapport d’autopsie du corps de la jeune artiste Gobou Agnès Délamou tout en mettant en garde les spéculateurs. Selon le parquet, l’artiste danseuse serait morte par suite de crise cardiaque, écartant ainsi toutes les spéculations à l’origine de son décès. C’était à l’occasion d’un point de presse animé hier, jeudi 22 août 2019, dans les locaux du commissariat central de police de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Six jours après la disparition de l’artiste adulée de N’zérékoré, Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a enfin rendu public le résultat du rapport d’autopsie. Selon Marcel Malick Oularé, substitut du procureur, « l’hôpital a fait son travail pour nous déposer le rapport médical. Nous avons reçu ce certificat médical de l’hôpital avec beaucoup de détails là-dedans. Mais la conclusion est que la demoiselle Gobou Agnès Délamou serait morte par crise cardiaque ».

En ce qui concerne les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux portant sur les causes de la mort de l’artiste, le procureur met en garde et rappelle que seule la justice a le droit de donner les informations sur ce dossier. « Ce qui convient de rappeler surtout, la mise garde de ceux qui sont aujourd’hui en train de donner des fausses informations qui sont parfois de nature à troubler l’ordre au sein de la cité.

Nous mettons toutes ces personnes-là en garde. La seule autorité qui est compétente pour donner l’information, c’est la justice, particulièrement le parquet. Alors, nous demandons aux autres qui sont en train de donner des informations qui n’ont rien à voir avec la réalité de s’abstenir de le faire au risque de s’exposer à des poursuites judiciaires », a mis en garde le magistrat.

Pour le cas du supposé empoisonnement de la demoiselle Agnès, le procureur écarte la thèse de la bière qui lui avait été offerte par une des filles contre laquelle elle s’était bagarrée. « La bière dont on a fait cas, effectivement il y a eu des témoignages. D’abord, de la part du chef de quartier, qui a été témoin de cette offre de bière.

Mais, quand on lui a offert la bière, elle-même ne l’a pas prise, elle l’a même donnée à la gérante du maquis. Cette gérante aussi a donné la bière à quelqu’un d’autre. Don, la thèse de l’empoisonnement dans ces circonstances a été balayée dans l’enquête », a fait savoir Marcel Malick Oularé.

En outre, le procureur a laissé entendre que justice sera faite dans cette affaire. « Cette enquête n’est pas à sa fin, parce que nous sommes à l’étape de l’enquête policière. Le dossier ira en justice dans les heures qui suivront. Et l’enquête sera davantage approfondie sur les circonstances réelles de la mort de la demoiselle Agnès Délamou », a-t-i promis.

A noter qu’un sit-in était prévu hier jeudi, 22 aout 2019, par le collectif des artistes forestiers devant la préfecture de N’zérékoré pour exiger des autorités la publication du rapport d’autopsie.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666890877

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Dégradation du réseau routier : le tronçon N’zérékoré-Yomou, une autre route de l’enfer !

22 août 2019 à 18 06 57 08578

La préfecture de Yomou, située à 66 km de N’zérékoré, est presqu’inaccessible en cette saison des pluies. La traversée du tronçon Péla-Yomou, qui s’étend sur une distance de 22 km, sur la nationale Yomou-N’zérékoré, est devenue de nos jours un véritable casse-tête chinois pour les usagers. Une situation qui affecte négativement le marché hebdomadaire de Yomou où les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il y a maintenant trois semaines que le marché hebdomadaire de Yomou ne fait pas le plein, alors que d’habitude, de nombreuses localités voisines viennent s’y approvisionner. Cela, en raison de la dégradation très avancée de la route menant à la commune urbaine. Les conducteurs de taxis et les jeunes de la localité se sont mobilisés durant toute une journée pour mettre les grosses pierres sur les points noirs en vue de faciliter leur traversée. Mais, c’est une solution éphémère qui n’a fait aucun effet. La route devient de plus en plus impraticable.

De nombreux citoyens, interrogés par notre correspondant sur place, ont exprimé leur inquiétude devant le calvaire qu’ils vivent en ce moment. Selon Nyèpou Guémou, « je suis une commerçante de haricot et de sec. Nous quittons N’zérékoré pour le marché hebdomadaire de Yomou, pour chercher à nourrir nos enfants. Mais, quand nous quittons à Nzérékoré à 6h nous rentrons à 15 h à Yomou.

Nous venons trouver que le marché est à peu-près vide, le transport était à 35 000 fg par personne, soit 70 000 GNF l’aller et le retour. Mais, il y a trois semaines, nous payons 140 000 fg comme transport. Le sac d’aubergine était à 50 000 fg, maintenant c’est à 100 000 fg. C’est ce qui fait que nous ne gagnons rien comme intérêt. Vraiment, nous souffrons énormément sur cette route », a-t-elle expliqué.

Même son de cloche chez Kadiatou Sacko qui se plaint du manque de bénéfice dans son activité de marchande. « Nous souffrons énormément sur cette route. Sur un petit tronçon de 66 km comme celui de Yomou-Nzérékoré, nous quittons à 6h ou 7h pour Yomou mais on arrive ici à 14 h. Nous ne gagnons plus rien comme bénéfice. Au contraire, nous enregistrons des pertes maintenant », indique la vendeuse.

Les conducteurs de taxi-motos ont remplacé les voitures sur cette route. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les agents de la sécurité routière ne font que soutirer de l’argent aux motards sur ce tronçon de l’enfer.

Selon Pépé Délamou, « chaque jeudi, ils se mettent sur la route pour réclamer 5 000 GNF aux conducteurs de taxi-motos. Ils ne demandent plus les pièces de la moto, mais ils obligent les conducteurs à payer 5000 GNF comme prix de ticket. Nous comptons sur eux pour le contrôle des engins, pour éviter le vol des engins. Mais, ils ne sont plus là pour assurer la sécurité. Nous sommes étonnés qu’une fois au barrage, ces agents ne nous demandent que 5000 GNF. Nous demandons aux autorités compétentes de nous aider à faire face à ce problème », a lancé ce citoyen.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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