Lansana Cissé, juge de paix de Youmou : « nous nous engageons à accompagner le CNRD »

21 septembre 2021 à 17 05 52 09529
Lansana Cissé, juge de paix de Yomou

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, dans la matinée de ce mardi, 21 septembre 2021, le CNRD a reçu la grande famille des magistrats de Guinée (juges, procureurs, avocats, huissiers, greffiers …), dans le cadre des concertations avec les forces vives de la nation en vue d’une transition inclusive et apaisée.

A la sortie de l’hémicycle, au Palais du peuple, Lansana Cissé, le juge de paix de Yomou a confié à Guineematin.com sa satisfaction avant de promettre d’accompagner les nouvelles autorités du pays dans les différentes réformes annoncées.

« Je suis venu de la préfecture de Yomou, à plus de 1100 km de Conakry, pour assister à la rencontre avec les autorités du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Le Président nous a écoutés par rapport au bon fonctionnement de la justice et les difficultés rencontrées. Vous n’êtes pas sans savoir que la justice est décriée à tort ou à raison. Mais l’essentiel est que tout n’est pas noir. Il faut le reconnaître. Il y a des réformes et des progrès qui ont été atteints. Ce sont des acquis que nous devons préserver. Les magistrats ont d’ailleurs pris l’engagement de redorer le blason de la justice guinéenne. Cela va rassurer les investisseurs qui veulent venir dans notre pays. Pour ce faire, nous allons désormais nous soumettre strictement au respect et à l’application des textes de loi. Nous allons rendre la confiance aux citoyens », a dit M. Cissé.

D’ailleurs pour ce magistrat, le coup d’Etat mené le 5 septembre 2021 par le Colonel Mamady Doumbouya et ses hommes, a été bien accueilli dans ce milieu longtemps décrié par les populations.

« Nous avons très favorablement accueilli le changement intervenu le 5 septembre 2021 et nous sommes disposés à accompagner le CNRD dans toutes ses réformes. Déjà, le Colonel Mamady Doumbouya a promis de réécrire la Constitution et de mettre en place des institutions fortes et pour le bien de notre pays. Je pense que c’est ce que la Guinée a le plus besoin pour son développement », estime le juge de paix de Youmou.

Ces concertations se sont poursuivies dans la journée de ce mardi avec les ordres nationaux du pays.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Santé : Guéckédou célèbre la fin de l’épidémie de Marburg

17 septembre 2021 à 12 12 48 09489

Apparue en Guinée au mois d’août dernier, l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Marburg (une maladie transmise à l’homme par les chauves-souris) vient d’être circonscrite. Les autorités sanitaires ont déclaré hier, jeudi 16 septembre 2021, la fin de cette maladie dans le pays. Une cérémonie a d’ailleurs été organisée dans la salle de conférence de la direction préfectorale de la santé de Guéckédou pour célébrer la fin de cette maladie qui avait terrifié les populations, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Guéckédou.

C’est dans une ambiance festive que les autorités sanitaires et administratives de Guéckédou, les ONGs et les partenaires techniques et financiers de la Guinée ont célébré dans les locaux de la direction préfectorale de la santé de Guéckédou, la fin de la maladie à virus Marburg. A cette occasion, le président du district de Temessadou-M’boket, Faya Mamoudou Millimouno, a pris la parole pour remercier tous ceux qui se sont impliqués dans la lutte contre cette maladie dans sa localité.

« Je remercie Dieu de nous avoir permis de vivre cette journée et je remercie également les partenaires bi et multilatéraux. Depuis la déclaration de l’apparition de cette maladie, les agents de la croix rouge nous ont dit de ne pas toucher le corps et ils viendront nous aider à faire un enterrement digne et sécurisé. A l’apparition de cette maladie, les populations avaient peur et réticents ; mais, avec la sensibilisation, elles ont accepté de suivre les conseils des agents de la santé jusqu’à la fin des 21 jours. L’équipe de veille était à nos côtés tous les jours et ils nous ont fourni tous les kits de lavage de main… Je demande à toutes les communautés de la Guinée, au cas où une maladie apparaît dans votre localité, on ne le souhaite pas, c’est d’accepter de faire comme nous en suivant tous les conseils des agents de santé », a dit Faya Mamoudou Millimouno.

Roger Lamah, chargé de communication pour le développement de l’UNICEF

De son côté, Roger Lamah, le chargé de communication pour le développement de l’UNICEF, a remercié les populations de Guéckédou pour leur collaboration. Il a aussi demandé aux partenaires de la Guinée « d’accorder une attention particulière à la situation des 82 enfants (dont 36 filles) directement touché par cette épidémie ».

Pour sa part, Dr Freddy Banza, incident manager de l’OMS, a demandé d’observer avec attention la période de surveillance renforcée.

« Au nom de la directrice régionale de l’OMS, je suis très heureux de participer à la déclaration de la fin de cette épidémie à virus Marburg. La détection rapide, l’identification et le suivi des contacts ont permis de circonscrire la chaîne de transmission de cette maladie dans un délai raisonnable. Cette fin d’épidémie est déclarée après 42 jours d’observation sans nouveau cas, comme le recommande l’OMS pour la période d’observation de surveillance renforcée pour la laquelle on ne peut pas avoir de cas conformément aux règlements sanitaire international. Nous invitons les agents de santé d’observer avec attention la période de surveillance renforcée qui va suivre et remonter tout cas suspect afin qu’il soit vite pris en charge. Nous demandons aussi aux populations de Koundou d’accompagner les agents de santé pendant cette période. Car, aucun sacrifice n’est de trop pour garantir la santé humaine », a indiqué Dr Freddy Banza.

A rappelé que le virus Marburg a été déclaré en Guinée le 5 août 2021 par les autorités sanitaires. Le premier patient a été diagnostiqué dans la localité de Témessadou-M’Boket, un district situé à 54 km de la ville de Guéckédou, dans la région sud de la Guinée. Ce patient zéro était un homme de 46 ans qui avait été par la suite emporté par la maladie. Ses contacts -au nombre de 155 personnes retracées par le ministère guinéen de la Santé- étaient sous haute surveillance de façon quotidienne. Mais, finalement, les autorités sanitaires ont indiqué qu’aucun cas suspect n’a été détecté depuis le premier cas de la maladie.

De Guéckédou, Sory Malal Daillo pour Guineematin.com

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Guéckédou : meurtre d’une fillette de 2 ans et demie

15 septembre 2021 à 9 09 46 09469
Madame Kadiatou Bah, mère de la victime

Halimatou Diallo, une fillette de 2 ans et demi, a été tuée à la machette le lundi dernier, 13 septembre 2021, au quartier Sokoro, dans la commune urbaine de Guéckédou. Son meurtrier n’est autre que son oncle Ramadane Bah, âgé de 34 ans, a appris le correspondant local de Guineematin.com de sources familiales.

« J’ai laissé mon fils à la maison avec son jeune frère qui le garde. Mon fils est malade. C’est le Dimanche 12 septembre qu’il est revenu de N’Nzérékoré où il était en traitement. Il devait continuer le traitement au  village à Dalaba. On comptait l’embarquer le mercredi 15 septembre. J’étais au marché. C’est vers 17heures 30mn qu’un voisin m’a dit qu’il y a  un problème dans ma famille. En cours de route j’ai croisé mon fils attaché, qui marchait avec des gendarmes et la jeune fille qu’il tuée dans les bras d’un notre agent de sécurité. Je ne sais pas comment il a tué la fille. Je demande pardon à toute la famille de fille », a confié la mère du meurtrier en larmes.

Ousmane Diallo, père de la victime

Ousmane Diallo, le père de la victime, est un enseignant en langue arabe très connu à Guéckédou. Il s’est dit  très peiné et inquiet pour l’avenir. « J’étais chez moi et j’ai vu un jeune courir vers moi  en pleurant et qui disait : on a tué quelqu’un là-bas. J’ai pris ma moto pour me rendre sur les lieux. J’ai croisé une femme qui m’a dit c’est une fille qui a été tuée par le jeune qui avait voulu te tuer. Effectivement j’ai trouvé qu’ils ont envoyé ma fille à l’hôpital. C’est de là que j’ai compris que ma fille a été tuée par la même personne qui voulait me tuer. C’est la personne a été jugée et condamnée et qui revient après tuer mon enfant. J’ai peur et je ne sais pas quoi faire. Je souhaite que les autorités me protège et protège aussi ma famille », déclare-t-il la mort dans l’âme.

Matthias Teinguiano, chef du quartier Sokoro

C’est le chef du quartier Sokoro, Matthias Teinguiano, qui est allé informer la gendarmerie de cet infanticide : « c’est un jeune d’un voisin qui est venu me dire qu’il y a un meurtre dans le quartier et je suis allé directement informer la gendarmerie. Mais j’ai trouvé que le commandant avait déjà envoyé une équipe sur les lieux. Ils ont pu maîtriser la foule et pris le meurtrier et le corps de la  fille pour l’hôpital. Le père du meurtrier m’a dit que son enfant est malade et qu’il s’apprêtait pour l’envoyer au village pour le traitement ».

Le commissaire de police Ousmane Diallo que nous avons interrogé sur le passé judiciaire du meurtrier dit ne rien savoir sur le sujet. Finalement, sur instruction du juge de paix le corps de la victime a été mis à la disposition des parents pour être enterré. La petite Halimatou laisse derrière elle une mère inconsolable.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Yomou : un cultivateur tue sa femme à l’aide d’un couteau

13 septembre 2021 à 22 10 34 09349

Les faits se sont produits dans la nuit du samedi dernier, 11 septembre 2021, à Zolikwéléloma, un secteur du district de Ouro, dans la sous-préfecture de Bowé, préfecture de Yomou. Et, c’est Moriba Lamah, un jeune cultivateur âgé de 30 ans, qui a poignardé son épouse, Gobou Kpoghomou, avec un couteau. La jeune femme de 25 ans a succombé à ses blessures sur place.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, Gobou Kpoghomou a surpris son mari (Moriba Lamah) avec une autre fille dans leur chambre conjugale. Et, pour éviter d’être démentie après par son mari, elle a fait appel à leurs voisins pour qu’ils viennent témoigner de leurs yeux l’adultère dont son mari s’est rendu coupable. Ensuite, elle s’est jetée sur la maitresse de son mari pour lui infliger une correction. Mais, au cours de cette bagarre entre fille, Moriba Lamah s’est saisi un couteau pour venir en aide à sa maitresse. Finalement, il a poignardé sa femme au dos et au niveau du cou. Cette dernière a trouvé la mort sur place.

Cependant, dans sa lutte pour préserver sa maitresse, Moriba a aussi blessé trois autres personnes (dont une fillette de 7 ans) avant de prendre la poudre d’escampette. Mais, sa cavale ne sera que de courte durée. Car, aussitôt informé de ce drame, le nouveau préfet de Yomou, le Colonel Karamoko Boké Camara, va instruire à la gendarmerie de le retrouver pour qu’il soit traduit devant la justice. Il sera finalement capturé chez un de ses amis à Kobela.

« J’ai été informé qu’un jeune de 30 ans a poignardé sa femme à mort et a pris la fuite. J’ai ordonné à la gendarmerie de faire tout pour ce que malfrat soit mis aux arrêts dans les heures qui suivent. Et, à l’heure où je vous parle, le jeune (Moriba Lamah) est dans les mains de la gendarmerie et il sera traduit devant le parquet », a expliqué le Colonel Karamoko Boké Camara.

De son côté, après son interpellation par la gendarmerie, Moriba Lamah, visiblement sans grand remord, a laissé entendre que sa femme a été tuée par sa propre jalousie.

« Nous étions à un partage d’argent de notre association. En venant, j’ai envoyé ma copine dans la chambre où je passe la nuit. Ma femme a vite compris et elle a foncé sur la jeune fille. Ses frères et sœurs sont aussi venus l’aider. Et, quand je suis venu, ils se sont aussi jetés sur moi. Mais, comme il faisait nuit, je me suis dis qu’ils voulaient me tuer. Moi aussi j’ai pris le couteau de ma femme, mais je ne savais pas que c’est elle (Gobou Kpoghomou) qui était en face de moi, puisque il faisait nuit, j’ai poignardé celle qui était devant moi. J’ai ensuite pris la fuite ; mais j’ai finalement été arrêté à Kobela chez mon ami. Donc, c’est sa jalousie qui à fait qu’elle (Gobou Kpoghomou) a eu la mort », a déclaré Moriba Lamah.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : Cécé Loua annonce une « marche de pèlerinage » pour célébrer la chute d’Alpha Condé

13 septembre 2021 à 12 12 15 09159
Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR à N’Zérékoré

Ancien détenu politique, Cécé Loua dit Gbouo-cé, coordinateur régional de l’UFR (Union des forces républicaines) à N’Zérékoré, a accueilli avec beaucoup de joie le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. L’opposant promet qu’il va organiser une « marche de pèlerinage » pour célébrer la chute de l’ancien chef d’Etat guinéen. Il l’a annoncé dans un entretien avec le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Coordinateur régional de l’Union des forces républicaines (UFR) à N’Zérékoré, Cécé Loua a payé cher son opposition au troisième mandat du président Alpha Condé. Il a été arrêté avec de nombreux autres responsables et militants du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) et emprisonné pendant plusieurs mois à la maison centrale de Kankan. C’est donc tout naturellement qu’il salue le renversement de l’ancien chef d’Etat par le CNRD, la junte militaire dirigée par le colonel Mamady Doumbouya.

« Je suis très content aujourd’hui qu’on parle d’Alpha Condé au passé dans notre pays. Je suis ravi et satisfait. C’est le lieu de remercier le colonel libérateur, mon frère et ami Mamady Doumbouya, que j’appelle le héros national. À l’UFR, nous nous rallions carrément derrière ces jeunes militaires. Nous les soutenons parce que nous voyons en eux des libérateurs. Pour moi, ce n’est pas un coup d’État qu’ils ont fait, ils n’ont fait que libérer le peuple de Guinée.

Parce que sous le régime Alpha Condé, nous qui sommes de l’opposition et tous ceux qui avaient des opinions contraires à celles des gouvernants, nous avions une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. On pouvait se faire arrêter et emprisonner à tout moment. C’est ce qui m’est arrivé en avril 2020. Pour avoir dit Non au changement de la constitution, j’ai été arrêté, violenté, humilié et jeté en prison avec beaucoup d’autres personnes. Mais Dieu a écouté nos pleurs et il nous a vengés. C’est pourquoi je suis content aujourd’hui », a déclaré l’opposant.

Depuis l’annonce de l’arrestation d’Alpha Condé par le Groupement des forces spéciales, des scènes de liesse ont été enregistrées dans plusieurs villes du pays. De nombreux citoyens sont descendus dans les rues pour exprimer leur joie d’avoir été libérés de la dictature que leur imposait le régime déchu. Mais le coordinateur régional du parti de Sidya Touré à N’Zérékoré, lui, compte célébrer autrement la chute de l’ancien président guinéen.

« Quand j’étais en prison, j’ai pris l’engagement que le jour où Alpha Condé va tomber, je ferai une marche de pèlerinage de N’Zérékoré à mon village, c’est-à-dire 32 Km de marche. Je réitère aujourd’hui cet engagement que je compte réaliser très bientôt. Je savais qu’il allait tomber un jour, parce que je savais que son régime était sur du sable mouvant. Je savais que ce régime était en train d’être trompé par ces vautours, par ces voraces, par ces bouffeurs d’argent. Et aujourd’hui, le Pr Alpha Condé est en train de récolter ce que son régime a semé dans une humiliation totale.

Quand j’ai vu ce monsieur aux mains des jeunes militaires, j’ai trouvé que c’est malheureux et c’est honteux pour un homme de son âge qui a dirigé les destinées d’un pays pendant plus de 10 ans. Il aurait pu partir tranquillement et honorablement à la fin de son second mandat et avoir une retraite dorée. Il aurait même pu devenir un consultant international et avoir tous les honneurs qu’il faut. Mais il a refusé cela et aujourd’hui, il récolte ce qu’il a semé », estime Cécé Loua, ancien maire de N’Zérékoré.

Par ailleurs, l’opposant se dit prêt à participer au processus de transition qui est sur le point de s’ouvrir. Il souhaite que cette transition soit inclusive, apaisée et qu’elle n’excède pas deux ans. Cela, pour permettre le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Le nouveau préfet de Yomou se lâche : « l’armée est venue libérer les Guinéens des dictateurs »

11 septembre 2021 à 14 02 31 09319
Colonel Karamoko Boké Camara

Installé mardi dernier à la tête de préfecture de Yomou (après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé), le colonel Karamoko Boké Camara s’est entretenu hier, vendredi 10 septembre 2021, les chefs religieux de sa juridiction géopolitique. Et, à l’occasion de cette rencontre de prise de contact, ce tout nouveau préfet de Yomou a tenté d’expliquer aux sages les raisons qui ont conduit l’armée à opérer un changement au sommet de l’Etat. L’officier militaire (désormais administrateur territorial) a laissé entendre que « la Guinée était mal » et « l’armée est venue libérer les guinéens des mains des dictateurs » qui les gouvernaient, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Yomou.

Devant les religieux, le colonel Karamoko Boké Camara n’est pas allé de main morte pour dénoncer les maux qui gangrenaient la Guinée sous la gouvernance Alpha Condé. L’autorité préfectorale a parlé d’un « pouvoir dictatorial » qui a infligé la peur et l’injustice aux guinéens.

« Je vous remercie pour votre visite ce matin, mais vous devez comprendre que la Guinée était mal gérée ces deniers temps. Il y avait trop de peur, de corruption, d’injustice, d’arrestations politiques…. Voilà pourquoi l’armée, à travers le CNRD, à la tête le Colonel Mamady DOUMBOUYA, a renversé ce pouvoir dictatorial. L’armée a pris le pouvoir pour libérer les guinéens de ces maux dont ils souffraient. Je le dis et je le répète, l’armée est venue pour libérer les guinéens des mains des dictateurs », a martelé le colonel Karamoko Boké Camara.

De leur côté, les chefs religieux de Yomou, par la voix du secrétaire préfectoral de la ligue islamique, Elhadj Moussa Koly, ont exprimé leur soutien au CNRD actuellement au pouvoir en Guinée.

« Nous sommes là ce matin pour vous dire bonjour et vous certifier notre soutien. Un président est parti, un président est venu. Donc, nous sommes avec vous. Dieu l’a dit : il être avec le chef. Si nous étions avec l’ancien, nous serons aussi avec le nouveau. Que Dieu vous accorde toute sa bénédiction et qu’il vous éloigne de vos ennemies », a dit Elhadj Moussa Koly.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : lecture du saint coran en faveur des militaires qui ont évincé Alpha Condé

10 septembre 2021 à 19 07 14 09149

Lire le coran et faire des prières en faveur du CNRD (la junte militaire qui a pris le pouvoir après avoir arrêté le président Alpha Condé), c’est l’objectif d’une cérémonie qui a eu lieu ce vendredi, 10 septembre 2021, à N’Zérékoré. Organisée à la grande mosquée de la ville, elle a réuni plusieurs imams et fidèles musulmans de N’Zérékoré, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Amadou Soumaoro, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de N’Zérékoré, cette cérémonie religieuse a été organisée à la demande du nouveau gouverneur de N’Zérékoré. Cela, pour faire des prières en faveur de la réussite des nouvelles autorités guinéennes dans leur mission. « C’est monsieur le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré qui a ordonné aux trois ligues islamiques de N’Zérékoré, d’organiser la lecture de saint coran.

Pourquoi cela ? Parce que l’avènement de la junte militaire au pouvoir a été une réussite totale pour l’équipe du colonel Mamady Doumbouya. C’est pour cela qu’on a réuni ce matin tous les imams de la ville à la grande mosquée pour faire la lecture du saint coran, afin d’implorer la grâce de Dieu pour la stabilité du nouveau gouvernement et la République de Guinée », a indiqué ce responsable religieux.

Au terme de la cérémonie, le gouverneur de N’Zérékoré a exprimé sa satisfaction, tout en justifiant sa démarche. « Je me réjouis de cette lecture du saint coran, dans la mesure où nous souhaitons qu’il y ait la paix, la quiétude et la sécurité dans notre pays. Mais aussi, aider les nouvelles autorités afin qu’elles aient le bon chemin de pouvoir aider le peuple de Guinée dans le cadre du développement.

Les prêtres aussi feront les mêmes prières dans les églises. Tant que nous sommes ici, nous le ferons pour la paix et pour la sécurité dans notre pays. Et que Dieu aide les nouvelles autorités à aller dans la bonne direction », a promis le général Mohamed Lamine Keïta, nouveau gouverneur de la région de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Changement de pouvoir en Guinée : Lamine Keïta remplace Mohamed Gharé au gouvernorat de N’Zérékoré

6 septembre 2021 à 11 11 37 09379

Au lendemain du coup d’Etat perpétré par le Groupement des Forces spéciales en Guinée, l’armée prend complètement le contrôle de l’administration. En application du communiqué publié hier soir à la télévision nationale, les forces de défense et de sécurité (militaires et gendarmes) sont en train de s’installer à la tête des régions et des préfectures du pays. A N’Zérékoré, c’est le général Mohamed Lamine Keïta, commandant de la 4ème région militaire du pays, qui devient le nouveau gouverneur de région. Il a pris fonction ce lundi, 6 septembre 2021,  rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au cours de la cérémonie organisée à cette occasion, le gouverneur sortant, le général Mohamed Gharé, a invité les cadres du gouvernorat, les administrateurs territoriaux et l’ensemble de la population, à se mettre à la disposition des nouvelles autorités. « Nous prions le Tout-puissant Allah, qu’il guide le pas des nouvelles autorités. Nous demandons à la population de suivre et de servir les nouvelles autorités. La Guinée a besoin de développement, mais ce développement ne peut pas se faire en dehors de la paix.

C’est pourquoi tout le monde doit être conscient de cet état des faits. J’invite donc tout le monde à se mettre à leur disposition. Mes collaborateurs immédiats, les administrateurs territoriaux, mettez-vous à la disposition du général Lamine Keïta, nouveau gouverneur. Servez-le avec lui avec honnêteté, avec dévouement, avec loyauté », a déclaré le général Mohamed Gharé, avant de remettre le cachet du gouvernorat de N’Zérékoré à son successeur.

De son côté, le nouveau gouverneur de N’Zérékoré a loué les qualités de son prédécesseur et les efforts qu’il a fournis pour rétablir la paix dans cette région. Le général Mohamed Lamine Keïta a promis de travailler « la main dans la main » avec tout le monde pour réussir sa mission. « C’est un jour solennel pour moi. Je remercie les autorités qui nous ont désigné pour assumer ces fonctions. Mais c’est le lieu pour moi de reconnaître les bienfaits du gouverneur sortant. Ce ne sont pas éloges, je dis seulement ce que j’ai vu.

On a appris beaucoup de choses avec lui. Il n’a pas démérité. Il faut le féliciter. Il a réuni tous ses collaborateurs et toute la région. Cela nous a vraiment marqué. J’étais à côté de lui, je suivais tout sans savoir que j’allais être son successeur. Donc, soyez rassuré M. le gouverneur que vous ne serez pas déçus. Avec l’ensemble des travailleurs et des administrateurs territoriaux, nous allons travailler ensemble la main dans la main et avec les forces défense et de sécurité pour réussir notre mission », a rassuré l’officier de l’armée.

A noter que le colonel Sékou Keïta, directeur régional de la gendarmerie de N’Zérékoré, a également pris fonction à la tête de la préfecture.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Guéckédou : la liste des quartiers inondés s’allonge et le stade préfectoral submergé

3 septembre 2021 à 9 09 36 09369

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers temps en Guinée Forestière ont provoqué des inondations dans la commune urbaine de Guéckédou. Depuis le dimanche 28 août 2021, la liste des quartiers inondés ne fait que s’allonger. Après le Farako, ce sont les quartiers Mangala, Goumoulou, Gnaleinko, Bafelaben, Missira et Sandia, ainsi que le stade préfectoral, qui ont victimes des intempéries de la nature, constate le correspondant local de Guineematin.com

Les secteurs de ces différents quartiers inondés sont principalement situés le long des marigots Bonya et Waou, dans la commune urbaine de Guéckédou. Surprises par la montée soudaine des eaux, les populations victimes ont multiplié les cris de détresse, ne sachant pas où donner de la tête.  

Ce jeudi 2 septembre, une partie de la cour du stade préfectoral de Guéckédou a cédé, la tribune et le vestiaire du stade ont été submergés suite  au débordement du marigot Bonya. Une situation qui a mis le directeur dudit dans l’embarras.

Tamba Thomas Tonguino, Directeur du stade préfectoral de Guéckédou

« Je suis venu dimanche matin trouver que une partie de la cours du stade est tombée et j’ai informé le Directeur préfectoral de la Jeunesse, qui venu constater les faits. Et  ce jeudi matin jeudi nous sommes venus constater qu’une grande partie du stade est inondée. Nous demandons de l’aide à toutes les personnes de bonnes volontés », a déclaré Tamba Thomas Tonguino au micro de Guineematin.com 

A rappeler que depuis le dimanche dernier plusieurs familles de Guéckédou ont les pieds dans l’eau. La Croix Rouge a commencé à recenser victimes pour d’éventuelles assistances humanitaires.

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Homicide à Kokota (Lola) : Marcel tue sa propre mère à coups de poings

30 août 2021 à 19 07 17 08178
Général Kandja Mara, directeur régional de la police de N’zérékoré

Les faits se sont produits hier, dimanche 29 août 2021, dans la sous-préfecture de Kokota, une localité située une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Lola. Marcel Saoulomou (un déréglé mental) a tué sa mère (Rosaline Ouémou) à coups de poings. Il s’en est pris à sa mère dans leur champ lors d’une altercation, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la région forestière.

Selon le Général Kandja Mara, directeur régional de la police de Nzérékoré, Marcel Saoulomou souffre d’une dépression mentale. Et, c’est aux environs de 20 heures qu’il a roué ces coups mortels à sa propre mère.

« Un fou du nom de Marcel SAOULOMOU, âgé de 41 ans, était au champ avec sa maman Rosaline Ouémou. Il y a eu altercation entre les deux. Il (Marcel SAOULOMOU) a administré des coups entrainant la mort de sa maman. C’était aux environs de 20 heures hier, dimanche. Quand il a commis le crime, la police a mis main sur lui et l’a gardé en détention. Mais, comme il (Marcel SAOULOMOU) est un fou, qu’est-ce qu’il faut faire ? Donc, on le met à la disposition de ses parents, à charge pour eux de le garder dans un endroit où il ne peut pas commettre de crimes », a dit Général Kandja Mara.

Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620166816/666890877

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Guéckédou : le quartier Farako inondé

29 août 2021 à 19 07 51 08518

Les habitants du quartier Farako, dans la commune urbaine de Guéckédou, se sont levé les pieds dans l’eau, suite à une forte pluie qui s’est abattue sur cette ville de la Guinée Forestière dans la nuit du samedi à ce dimanche, constate le correspondant local de Guineematin.com.

Cette inondation, visiblement causée par le rétrécissement des caniveaux de la route nationale qui traverse la ville de Guéckédou, a piégé les occupants de maisons et de garages  du quartier Farako, notamment des  secteurs Bambino et  Kabaddou 2.

Fodé Kourouma, chauffeur

Félix Bamba, l’une des victimes de ces intempéries témoigne : « Je suis venu ce matin trouver que l’eau a totalement occupé mon garage. Je suis peiné. Je ne peux pas travailler aujourd’hui. Et mon moteur et mon dynamo, tout est dans l’eau. Je ne sais pas à quelle heure l’eau va finir de passer pour que je puisse connaître les pertes. Je demande aux autorités et les personnes de bonne volonté de nous aider à agrandir le pont, sinon je pourrais plus travailler ici pendant ces grandes pluies là ».

Alpha Kourouma, une autre victime se lamente : « Je souffre. Depuis trois heures du matin l’eau nous a délogés. Ma femme et mes enfants ont fini la nuit chez les voisins. On a perdu beaucoup de choses : nos habits et autres objets que je ne peux pas tout connaître pour le moment. J’attends que l’eau baisse pour savoir l’ampleur des pertes. Je demande aux autorités d’agrandir le pont qui est entre les quartiers Farako et Mangala sur la route nationale. Vraiment nous souffrons ».

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Gônon (N’zérékoré) : un bébé dévoré par une truie

18 août 2021 à 18 06 59 08598

Les faits se sont produits dans la journée d’hier, mardi 17 août 2021, à Gônon (un district relevant de la sous-préfecture de Bounouma, préfecture de N’zérékoré). Et, selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est une truie (la femelle du porc) en divagation qui est allée se nourrir d’un bébé qui était couché seul à la véranda d’une concession. La victime a été évacuée d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré pour des soins. Mais, elle a finalement succombé à ses blessures.

« Les deux enfants (des jumeaux) étaient couchés avec leur mère à la véranda. Donc, l’un des jumeaux pleurait, elle (la maman) l’a pris pour le dorloter en le mettant au dos. Mais, avant de partir dernière la maison, elle a mis la barrière pour protéger son autre enfant. A son retour, elle a trouvé le porc en train de manger l’enfant. Donc, ils ont tué le porc et envoyer urgemment l’enfant à l’hôpital régional de N’zérékoré. Et, c’est de là-bas que le bébé jumeau d’un mois a rendu l’âme », a expliqué sous anonymat un des voisins de la victime.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Détournement au RPG-N’Zérékoré : 2 responsables accusés !

17 août 2021 à 8 08 03 08038
Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

Récemment nommés à la tête des sections Horoya et Sokoura du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré, Issa Keïta et Daouda Coulibaly se seraient déjà mis dans de sales draps. Ils auraient détourné des centaines de sacs de riz et de l’argent appartenant au parti. Les militants et sympathisants des sections RPG arc-en-ciel qu’ils dirigent réclament leur révocation « pour malversation ». Et, ils menacent de battre le pavé dans les prochains jours si aucune décision sanctionnant ces deux cadres du parti présidentiel n’est prise par la coordination régionale du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, ce sont plus 400 sacs de riz et de l’argent destinés aux militants et responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui ont été détournés par Issa Keïta (secrétaire général de Horoya) et Daouda Coulibaly (secrétaire général de Sokoura). Et, ils auraient détourné ces dons du chef de l’Etat (le président Alpha Condé et leader historique du RPG) en complicité avec Mamady Keïta, le secrétaire général de la section RPG arc-en-ciel de Nyen.

Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

« Vous savez, en octobre 2019, l’ex député uninominal de N’Zérékoré, Sory Haba, nous avait donné une somme de 7 000 000 de francs pour réparer le siège du parti qui était délabré. Après cette réparation, certains sont allés dire au coordinateur que les secrétaires généraux de Sokoura et Horoya veulent te remplacer. Directement, le coordinateur régional du parti, Adama Keïta, a pris une décision verbale pour nous dire que vous êtes suspendus pour faute lourde. Et, il nous a fait remplacer par des frères. Mais, du côté de Conakry, ce sont nos noms qui sont là-bas. S’il y a activité, on ne voit pas ces deux frères. Mais, ils sont là seulement quand il y a du bien. Depuis ce jour, nous avons fait des démarches partout, en vain. Le bureau politique national du RPG arc-en-ciel, les sages du Konia, du Mandingue et certaines personnes ressources ont plaidé notre cause. Mais, rien encore. Maintenant, tout dernièrement, le président Alpha Condé a envoyé plus de 1 000 (mille) sacs de riz dans le mois de carême. Et, Mamady Keïta, Issa Keïta, Daouda Coulibaly ont fait un détournement de plus de 400 sacs. Ils ont mis ces sacs dans un magasin qui est connu de tous ici.

Deuxièmement aussi, le président a envoyé l’argent pour les sacrifices des neufs communautés à N’Zérékoré. Cela n’a pas été fait comme ça été dit.

Et, troisièmement, le chef de l’État a envoyé l’argent pour le salimafo pour les responsables du parti à N’Zérékoré. Eux, ils ont bouffé l’argent aussi et donné quelques miettes à certains proches », a accusé Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la section RPG arc-en-ciel de Horoya et porte-parole des jeunes de ladite localité.

A en croire ce cadre très influent du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré, les militants des sections de Horoya et Sokoura demandent aujourd’hui la « révocation de leurs postes » des secrétaires généraux incriminés. Et, des courriers ont déjà été adressés à la coordination régionale du parti et aux autorités administratives de N’zérékoré. Mais, Abdoulaye Condé n’exclut pas une manifestation de rue des militants si aucune décision sanctionnant les mis en cause n’est prise dans les prochains jours.

Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

« C’est maintenant que les militants et sympathisants du parti de N’Zérékoré notamment ceux de nos sections de Horoya et Sokoura se sont levés pour demander de les révoquer de leurs fonctions. Comme indique l’article 69 du statut et règlement intérieur du parti (qui stipule que tout responsable du parti, à quel que niveau que ce soit, reconnu coupable de malversation ou de détournement de bien appartenant au parti sera révoqué de ses fonctions, retenus de restituer les biens détournés. Le cas échéant, l’affaire sera réglée par voie de justice). C’est pourquoi j’ai averti, à travers une lettre le préfet, le gouverneur et les secrétaires politiques de N’Zérékoré pour dire que s’ils ne prennent pas les mesures pour ça, nous allons descendre dans les rues pour demander le départ des deux secrétaires généraux installés illégalement à nos fonctions. Je lance un appel à nos militants de rester calme et serein. D’attendre d’abord la réaction de la coordination de N’Zérékoré. Par la suite, on verra ce qu’on va faire. Parce que les militants et sympathisants des deux sessions étaient mobilisés à sortir manifester hier (dimanche). Mais, je leur ai dit de rester calme et d’attendre d’abord. S’il n’y a pas de gain de cause, on va voir ce qu’on peut faire pour les jours suivants », a indiqué Abdoulaye Condé.

A noter que toutes nos tentatives pour joindre les mis en cause (Issa Keïta et Daouda Coulibaly) pour recouper ces informations sont encore restées vaines.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Meurtre à Guéckédou : une femme mortellement poignardée dans sa chambre

14 août 2021 à 11 11 21 08218

Une femme a été tuée dans la nuit du jeudi au vendredi 13 août 2021, à Guéckédou. Fanta Lamah a été mortellement poignardée dans sa chambre, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Ce meurtre a eu lieu à Tambaradou, un secteur du quartier Hérémakono, dans la commune urbaine de Guéckédou. C’est à 4 heures du matin que le petit-fils de la victime, le seul avec qui elle vivait dans sa maison, a alerté les voisins. Ces derniers sont venus trouver que la dame est poignardée aux niveaux de la tête, du cou, de la poitrine et de l’œil. Baba Tolno, le chef de quartier de Hérémakono, lui, a appris la nouvelle à 7 heures du matin.

Baba Tolno, chef du quartier Héremakono 

« Quand j’ai été informé, je suis entré dans la chambre avec le président de la jeunesse et le petit-fils de la victime, j’ai trouvé qu’elle était nue. Mais j’ai hésité de m’approcher du corps, puisqu’il y a des maladies qui circulent en Guinée. Donc, nous sommes immédiatement ressortis. Je suis allé informer le maire qui a aussi appelé la police, la gendarmerie et la Croix-Rouge, nous nous sommes tous retrouvés sur les lieux. La police et les agents de la Croix-Rouge sont entrés dans la chambre, ils ont fait des prélèvements et ils sont sortis dire à la population de ne pas s’approcher du corps jusqu’à ce que les résultats des analyses soient connus », a expliqué le chef de quartier.

Le corps de Fanta Lamah est resté sur place jusqu’aux environs de 18 heures. La police est finalement venue le mettre à la disposition de la communauté Kpèlè de Guéckédou. De son côté, son petit-fils, un enfant d’une dizaine d’années, a été interpellé par les services de sécurité pour des fins d’enquête.

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Frontières libériennes et ivoiriennes : les raisons des patrouilles de l’Armée guinéenne (Gl. Lamine Keita)

13 août 2021 à 12 12 34 08348

Dans sa mission de sécuriser les populations et leurs biens, notamment en cette période de menace des terroristes et djihadistes dans la sous-région Ouest africaine, l’armée guinéenne est en alerte ! Elle veille sur nos frontières. Depuis plus de deux mois, les soldats de la quatrième région militaire de N’zérékoré sillonnent les frontières entre la République de Guinée et ses voisins, notamment le Libérai, la Sierra Léone et la Côte d’Ivoire, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée forestière, qui a échangé avec le commandant de la zone, le Général de brigade Mohamed Lamine Kéïta.

Après, les frontières guinéeo-ivoiriennes de Diécké et guinéeo-liberiennes de Guéckédou, les soldats de la 4ème région militaire se préparent à attacher leurs brodequins pour poursuivre leurs patrouilles périodiques. Le lundi prochain, 16 août 2021, les soldats du Général de brigade Mohamed Lamine Kéïta seront dans la préfecture de Macenta, le long de la frontière avec le Libéria.

Général de brigade Mohamed Lamine Keita, commandant de la 4ème région militaire de N’zérékoré

« Notre mission s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic des armes, de petits calibres et la lutte contre le terrorisme. Mais, en gros, tous les fauteurs de troubles me trouveront sur leurs chemins. Je ne leur laisserai aucun centimètre », a lancé le commandant de la quatrième région militaire de N’zérékoré.

Très attaché à la paix et aux populations de la Guinée forestière, le général Mohamed Lamine Keita a apprécié le climat de paix qui règne actuellement dans sa zone et tient à se battre dans ce sens. « La cité est calme et c’est bien. Les gens vaquent à leurs affaires. Il faut que ça continue comme ça. C’est dans cet objectif que nous faisons la patrouille. Je suis pour la paix, j’aime la paix, il faut que ça continue comme ça pour permettre à la population de bien vivre », a insisté l’officier supérieur de l’Armée guinéenne.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineemattin.com

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Lutte contre la Covid-19 dans la Région Forestière : l’ONG ADET forme 70 mobilisateurs sociaux et agents communautaires

11 août 2021 à 12 12 01 08018

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’extension du « projet de sensibilisation des populations de la Guinée forestière sur la redynamisation de l’adoption des mesures barrières contre la Covid-19 », l’ONG Action pour le Développement et la Transparence (ADET), en collaboration avec  l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) et le Ministère de la Santé, a organisé lundi dernier, 09 août 2021, un atelier de mise à niveau des mobilisateurs sociaux et des relais  communautaires de la région forestière. Cette rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la bibliothèque de Nzérékoré. Et, elle vise à outiller les mobilisateurs sociaux et relais communautaires sur les techniques de communication pendant la sensibilisation pour la redynamisation de l’adoption des gestes barrières et l’adhésion de la population forestière au dépistage et à la vaccination contre la pandémie de la Covid-19 dans la région, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de N’zérékoré.

Ce présent atelier a été organisé avec l’appui financier de l’UNICEF. Il a été présidé par le directeur de cabinet du gouvernorat de Nzérékoré. Et, il a réuni 70 participants venus des différentes structures sanitaires et communautaires de la région forestière. Ces agents sensibilisateurs ont bénéficié d’une formation de mise à niveau axée sur une lutte efficace contre la COVID-19.

Cécé Césaire Haba, Secrétaire exécutif de l’ONG Action pour le Développement et la Transparence (ADET)

« C’est dans le cadre de la mise en œuvre de l’extension du projet de sensibilisation des populations de la Guinée forestière sur la redynamisation de l’adoption des mesures barrières contre la COVID-19 que l’ONG ADET a bénéficié d’un financement de l’UNICEF à travers l’ANSS et le Ministère de la Santé pour la réalisation de ce projet par une approche innovatrice. Ce projet a pour objectif de mieux outiller ces agents en vue de réaliser des séances de sensibilisation dans leurs communautés respectives. C’est dans cette optique que l’ONG ADET a mis des kits de lavage des mains et de matériels de protection à la disposition des autorités préfectorales pour les plus démunies dans les communautés bénéficiaires » a dit Cécé Césaire Haba, le secrétaire exécutif de l’ONG ADET.

Pour sa part, le directeur régional de la santé de N’zérékoré, Dr Adama KABA, cette formation vient à point nommé, dans la mesure où il y a une explosion de malades de COVID-19 à N’zérékoré pendant cette troisième vague.

Dr Adama KABA, directeur régional de la santé de N’zérékoré

« Actuellement, au CT-Epi de N’zérékoré, il est hospitalisé plus de 50 malades. Pendant la première vague, on avait 2, 3, 4 malades. Mais, au cours de cette 3ème vague là, nous avons plus de 50 malades hospitalisés. Heureusement, le taux de létalité est très faible. Mais, il ne faut pas minimiser aussi le nombre de malades hospitalisés. Donc, chers participants, c’est avec vous que nous allons renforcer la sensibilisation des populations afin qu’elles acceptent respecter les mesures barrières contre la Covid-19. Vous savez, la sensibilisation a une place importante dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19. C’est pourquoi, je vous encourage à aller dans les coins et recoins de la région forestière pour sensibiliser nos frères et sœurs afin qu’ils acceptent d’adopter les mesures barrières. Certes, nous avons la vaccination qui est une arme efficace qui va aussi nous aider à rompre la chaine épidémiologique, mais à côté de la vaccination, il faut que les gens aussi se protègent et protègent les autres », a dit Dr Adama Kaba. 

Prenant la parole à cette rencontre, le directeur de Cabinet du Gouvernorat de N’zérékoré, Jean Smith SANDY, a salué cette initiative de l’ONG ADET et a invité les participants à jouer leur rôle au sortir de cette formation.

Jean Smith Sandy, Directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré

« Chers participants, c’est à partir de vos expériences et vos engagements pour le bonheur des populations de la Guinée forestière que vous avez été choisis, à travers vos différentes structures ou plateformes, pour assister à cette formation. Je vous invite donc à passer le message dans les coins et recoins de la région forestière pour ne pas que cette pandémie continue à sévir dans la région », a-t-il dit. 

Au terme de la formation, les agents sensibilisateurs ont promis de renforcer la sensibilisation auprès des différentes communautés.

Amara KPOGHOMOU, Chef service de base pour la communautaire, point focal et superviseur de Yomou

« Je remercie d’abord les donateurs à savoir l’ONG ADET qui n’est pas à sa première fois. On avait déjà bénéficié d’une première formation dont le résultat a été concluant. C’est à l’issue de ce résultat qu’il y a eu une extension dudit projet. Donc, les kits que nous avons reçus seront donnés aux communautés bénéficiaires dans le cadre de la prévention de la Covid-19. Une fois sur le terrain, nous allons renforcer la sensibilisation dans les ménages, de porte à porte, suivi des causeries éducatives et des animations restreintes dans les lieux publics afin que les communautés acceptent d’adopter les gestes barrières, le dépistage et la vaccination contre cette pandémie de Covid-19 », a promis Amara KPOGHOMOU, Chef service de base pour la communautaire, point focal et superviseur de Yomou.

A noter que cette formation de mise à niveau des mobilisateurs sociaux et relais communautaires pour la sensibilisation contre la pandémie de Covid-19 dans la région forestière a été clôturée  par la remise des lots de kits de lavage des mains, de gels hydro-alcooliques, des cartons de savons, des bidons de cristaux d’eau de javel, des thermo flashs et des lots de bavettes aux participants pour les plus démunies dans les communautés. 

De Nzérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Université de N’zérékoré : un chef de département démis de ses fonctions pour avoir « vendu des notes »

7 août 2021 à 18 06 48 08488

Mamadou Saliou Mali Diallo n’est plus chef du département Biologie de l’Université de N’Zérékoré. Il a été démis de ses fonctions par le recteur de l’institution d’enseignement supérieur, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à N’Zérékoré. C’est le président du conseil de discipline de l’Université qui a annoncé cette décision ce samedi, 7 août 2021. Dr Ibrahima Bakayoko indique que le responsable concerné s’est rendu coupable de plusieurs fautes, dont la vente de notes à des étudiants.

Dr Ibrahima Bakayoko, président du conseil de discipline de l’Université

« Quand on a appris la rumeur, on a mené des investigations. Après que nous ayons réuni tous les éléments, l’enseignant est passé devant le conseil de discipline, nous l’avons écouté. Et on a fait venir les témoins, on les a aussi écoutés et la sanction est tombée. Le conseil de discipline que je préside a fait une  proposition de sanction au recteur, c’était de le démettre de ses fonctions. Et c’est ce qui a été fait par le recteur », a indiqué Dr Ibrahima Bakayoko.

Selon lui, le responsable qui a été sanctionné a commis plusieurs fautes. « Il y a le manque de rigueur dans la gestion des notes ; la détention prolongée des relevés de notes et le non-suivi du dépôt de ceux-ci ; l’insuffisance de collaboration avec ses collaborateurs et le conseil de discipline ; la vente de notes aux étudiants. Il a donné le fichier original que les enseignants déposent au niveau du département aux étudiants. Et donc, les étudiants ont pris le Bic pour falsifier les notes.

Mais aussi, il y a une étudiante qui a reconnu devant lui-même que le chef de département lui a vendu dans son cours des notes au prix de 40.000 francs guinéens. La fille précise même que ce sont deux billets de 20.000 francs qu’elle lui a remis. Et lui, quand on l’a écouté, il n’a pas présenté de preuves tangibles contre les charges retenues contre lui. C’est pourquoi, on l’a démis de ses fonctions, il reste pour le moment simple enseignant à l’Université de N’Zérékoré », a dit Dr Bakayoko.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Macenta : un président de district battu et emprisonné après une altercation avec le maire de Binikala

7 août 2021 à 14 02 25 08258

Le président du district de Gowomai, dans la sous-préfecture de Binikala (Macenta), connaît des jours sombres depuis quelques semaines. Dogbo Onivogui paye très pour avoir eu une altercation avec le maire de la commune rurale d’où relève sa localité. Il a d’abord été sérieusement battu par les gardes communaux de Binikala, avant d’être condamné par la justice. Préoccupés par cette situation, ses proches ont contacté la rédaction de Guineematin.com pour alerter l’opinion nationale sur cette situation.

Selon Pascal Guilavogui, neveu du président du district de Gowomai, ce problème a commencé il y a environ trois semaines. Dogbo Onivogui était parti accompagner son frère à la gendarmerie de Binikala, lorsqu’il a eu une altercation avec Namalaye Kourouma, le maire de cette commune rurale. « Au début, c’était le frère de Dogbo Onivogui qui était convoqué à la gendarmerie de Binikala. Il avait un problème avec son voisin, qui a porté plainte contre lui. C’est ainsi que Dogbo l’a accompagné.

A la gendarmerie, on lui a demandé de payer une somme de 200 000 francs guinéens comme frais de convocation. Il a dit que le montant est trop élevé, tout en plaidant pour une réduction du montant à 50 000 francs. Il a précisé d’ailleurs qu’il n’a que 20 000 francs sur lui et que c’est ce montant qu’il pouvait payer à l’immédiat. C’est ainsi que Dogbo Onivogui a pris la parole pour intervenir en prenant l’engagement de payer les 30 000 francs restants pour compléter la somme à 50 000 francs guinéens.

Après cette intervention de Dogbo, le plaignant lui a demandé de ne pas se mêler dans l’affaire, parce que ce n’est pas lui qui est convoqué. C’est ainsi que les deux se sont disputés chaudement, échangeant même des injures. Suite à cela, le plaignant est allé voir le maire de Binikala pour lui dire que Dogbo l’a insulté. Et directement, le maire est venu à la gendarmerie, il a demandé aux agents de mettre le président du district de Gowomai, Dogbo Onivogui, en prison. Il a dit par deux fois : emprisonnez-le ! Mais les agents ne l’ont pas fait.

C’est ainsi que le maire est venu prendre Dogbo Onivogui au collet. Et alors qu’il cherchait à repousser le maire, les gardes communaux sont venus se jeter sur lui, ils l’ont sévèrement battu », a-t-il expliqué, ajoutant que cet incident n’était que le début des ennuis de Dogbo Onivogui. Car après avoir été violenté par les gardes communaux, le président du district de Gowomai a été arrêté et placé en garde à vue. Finalement, il a été décidé de le transférer à la gendarmerie de Macenta.

« Mais en cours de route, les ont vu qu’il est dans un état critique, en raison de la bastonnade dont il a été victime. Ils ont décidé donc de le libérer d’abord pour qu’il aille se soigner. Il s’est rendu à l’hôpital préfectoral de Macenta, avant de retourner poursuivre ses soins au village. Une semaine après, lorsque son état s’est amélioré, il s’est rendu de lui-même au tribunal pour son procès, parce que le maire avait porté plainte contre lui pour coups et blessures volontaires. Et à notre fort étonnement, le tribunal l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement et une amende de 2 500 000 francs guinéens », a dit Pascal Guilavogui.

Pour ce proche du président du district de Gowomai, les vraies raisons de l’arrestation de son oncle sont ailleurs. « Le maire Namalaye Kourouma a toujours dit qu’il ne peut pas travailler avec Dogbo Onivogui, le président du district de Gowomai. Franchement, nous, nous sommes étonnés si la communauté ne peut plus choisir librement son président de district. Le problème c’est à ce niveau. Comme le maire a dit qu’il ne peut pas travailler avec le chef du district, il fait tout pour le mettre en prison. A l’heure où je vous parle, le district de Gowomai n’a même pas de cachet, c’est le maire qui garde le cachet », a confié ce citoyen.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Le préfet Saa Yola Tolno aux candidats du CEE à N’zérékoré : « comptez exclusivement sur vous-mêmes »

31 juillet 2021 à 13 01 41 07417

Comme annoncé précédemment, le dernier virage des examens nationaux de cette année en Guinée a été entamé ce samedi, 31 juillet 2021, avec le lancement du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE). Dans la préfecture de N’zérékoré, 11904 candidats dont 5025 filles affrontent les épreuves de cet examen qui ouvre la porte du Collège. Ces candidats sont répartis dans 38 centres (dont 16 en zone urbaine) et ils composent sous l’œil vigilant de 804 surveillants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Dans cette capitale de la région forestière, c’est le préfet Saa Yola Tolno qui a donné le coup d’envoi de la première au ‘’Centre Dramé Oumar’’. Et, devant les élèves de la salle 11 où il a ouvert l’enveloppe, l’autorité préfectorale de N’zérékoré s’est improvisé en conseiller pour les candidats.

Saa Yola Tolno, préfet de N’zérékoré

« L’examen de passage en 7ème année n’est pas une chose extraordinaire. C’est comme si vous faisiez les compositions. Le seul message qu’on peut  vous dire ici c’est d’être sérieux,  de compter exclusivement sur vous-mêmes, de ne pas copier, de ne pas utiliser de téléphones, d’être confiant en vous-mêmes, mais de ne surtout pas se sentir  traumatiser. Il faut être serein. Vous serez surveiller, mais la surveillance ne doit pas vous bouleverser. Vous devez vous concentrer pour réussir pleinement. Travaillez correctement, sérieusement, en respectant le comportement moral. Il vaut mieux échouer dignement que de gagner malhonnêtement. Nous voulons que vous tous soyez admis. Donc, nous vous souhaitons bonne chance », a dit Saa Yola Tolno.

De son côté, le directeur préfectoral de l’éducation de Nzérékoré, Moussagbè  Diakité, a rappelé les consignes qui régissent cette année les examens en Guinée.

Moussagbè Diakité, DPE de N’zérékoré

« Cette année, pour la première fois, nous utilisons les détecteurs de téléphones ; et, conformément aux règlements généraux qui régissent l’organisation des examens en République de Guinée, il n’y a pas de téléphones portables dans les salles d’examens, il   n’y a pas de documents  étrangers dans les salles de classe. Il n’y a pas d’encombrement, ni d’envahissement dans les centres d’examens », a indiqué Moussagbè  Diakité.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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BEPC 2021 : 5 candidats éliminés à N’Zérékoré (DPE)

29 juillet 2021 à 21 09 25 07257

Entamé lundi dernier sur toute l’étendue du territoire nationale, le brevet d’étude du premier cycle a pris fin ce jeudi, 29 juillet 2021, en Guinée. Dans la préfecture de N’zérékoré, cinq (5) candidats ont été éliminés et plusieurs téléphones ont été saisis durant ces quatre jours d’évaluation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Moussagbè Diakité, directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

Selon le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de N’zérékoré, Moussagbè Diakité, beaucoup de candidats ont violé l’esprit des règlements généraux qui régissent l’organisation des examens nationaux, en se livrant à la fraude.

« À N’Zérékoré, pour le BEPC, nous avons enregistré hier (mercredi) 5 cas de fraude. Il y a 5 candidats qui ont été  éliminés au centre Alpha Yaya Diallo », a confié Moussagbè Diakité.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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