Bac 2019 : un étudiant poursuivi pour fraude à l’examen à N’Zérékoré

18 juillet 2019 à 14 02 04 07047

Jacques Lamah, étudiant en Licence 2 Anglais à l’Université de N’Zérékoré, s’est substitué à son jeune frère, Cécé Patrice Lamah, candidat au baccalauréat pour la session 2019.

Appréhendé il y a deux jours par des surveillants au centre d’examen EP/Daninè, dans la commune urbaine, Jacques Lamah a été mis aux arrêts, déposé au commissariat de police et déféré au tribunal. Son procès s’ouvre aujourd’hui même, jeudi 18 juillet 2019, au tribunal de N’Nzérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est le mardi 16 juillet 2019 que Jacques Lamah, étudiant de son état, a été mis aux arrêts dans une salle d’évaluation du baccalauréat. Il était entrain de se faire évaluer en lieu et place de son frère, Cécé Patrice Lamah. Ce candidat est élève du groupe scolaire Baïlo Barry 2, option Sciences Sociales, détenteur du PV 43317.

Le présumé fraudeur, âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé dans la salle N°2 du centre Ecole Primaire Daninè, après avoir composé dans les deux matières de la première journée.

Suite à une plainte du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, Jacques Lamah a été déposé au commissariat central de police de N’Zérékoré, puis déféré au tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Jacques Lamah doit comparaitre ce jeudi, 18 juillet 2019, à la barre du TPI de N’Nzérékoré pour répondre de ses actes.

Affaire à suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Conseil régional de l’UFR à N’zérékoré : le maire de Diécké accueilli en héros

14 juillet 2019 à 16 04 19 07197

Le conseil régional des élus locaux de l’UFR, organisé ce dimanche, 14 juillet 2019, dans la capitale de la région forestière, a enregistré une forte mobilisation des élus locaux, des responsables fédéraux, des groupements des jeunes militants et sympathisants du parti républicain. Cette rencontre d’échanges entre responsables et élus locaux est présidée par l’honorable Barbara Fofana, chargé de la mobilisation et des organisations du bureau exécutif national de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est par les acclamations que le controversé doyen Nyan Kémo Bonamy, maire de la commune rurale de Diécké, élu sous la bannière de l’UFR, a été accueilli par les militants et sympathisants du parti de Sidya Touré dont certains le qualifient de « maire lion, le Babakè… ». Cette belle ambiance et cet accueil triomphal a d’ailleurs attiré l’attention du chef de la délégation de l’UFDR, l’Honorable Barbara Fofana, accompagné du coordinateur régional du parti, qui sont allés à la rencontre du maire de Diécké.

Prenant la parole face à ses camarades, le maire Nyan Kémo Bonamy a réitéré son attachement aux idéaux de l’UFR et sa détermination à mener son combat politique sans aucune complaisance, ni une quelconque crainte de quoi que ce soit… « Je ne peux avoir peur de qui que ce soit. Et, je suis serein dans ma conviction. J’ai été médecin aux côtés de feu Sékou Touré, j’ai été commandant du camp Makambo au temps de feu Lansana Conté, j’ai servi au temps de Dadis, comment, moi, colonel, je peux avoir peur ? Je n’ai pas peur de quelqu’un », a rassuré le maire de Diécké.

A rappeler que le lundi 17 juin dernier face à une délégation officielle venue lancer les travaux de l’ANAFIC dans sa commune rurale, le doyen Nyan Kéemo Bonamy avait prononcé un discours soutenant un changement de la constitution. Mais, quelques jours après, le maire de Diécké a lu un tout autre discours pour réitérer sa fidélité à la ligne politique de l’UFR…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

Lire

N’zérékoré : la Maison des jeunes en piteux état

11 juillet 2019 à 9 09 21 07217
Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N'Zérékoré
Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’Zérékoré

Construite sous la première République, la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré résiste encore au poids de l’âge et aux intempéries. Elle continue d’accueillir du monde et même d’importantes rencontres. Mais, l’endroit se trouve dans une insalubrité qui ne dit pas son nom, et cela ne semble préoccuper personne. C’est le constat fait sur place par un envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Située dans le quartier Gboyéba, à quelques mètres du stade régional, la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré joue un rôle important dans la ville. Elle accueille régulièrement des concerts d’artistes, des cérémonies et même des réunions de grande importance. Mais sur place, l’hygiène, la salubrité ne sont qu’un lointain souvenir.

Avec tout le monde qui s’y rend, une seule latrine est fonctionnelle. C’est là que femmes et hommes doivent se mettre à l’aise. Les autres ne sont plus utilisables et ont même été cadenassées. Même la seule latrine qui est fonctionnelle, il faut être d’un grand courage ou ne pas du tout avoir le choix pour y entrer, en raison de l’état insalubre des lieux.

Face à cette triste réalité, la cour a été transformée en une toilette à ciel ouvert. Chacun se met à l’aise là où il peut. Certaines parties du mur ont perdu complètement la couche de peinture qui les recouvrait à cause de l’urine qui est quotidiennement déversée sur elles. Devant nous, on aperçoit un soutien-gorge de couleur rouge au milieu des sachets d’eau vides que les gens utilisent après avoir fait leurs besoins (uriner ou déféquer).

Hommes et femmes passent par là et, visiblement, sans aucune gêne. Le petit bassin, érigé dans l’enceinte de cette maison pour stocker de l’eau, a été transformé en dépotoir d’ordures. On y trouve des sachets d’eau vides et autres déchets de toute nature.

Ce piteux état de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré saute aux yeux, mais il passe inaperçu. Dans la ville, d’où est originaire le ministre en charge de l’assainissement, Papa Koly Kourouma, personne ne semble en faire une préoccupation.

Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N'Zérékoré

Interrogé par le reporter de Guineematin.com sur cette situation, Issa Keïta, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré, pointe du doigt le manque de civisme. «Chez nous ici, il y a l’éducation civique qui manque beaucoup. La toilette est là où ils doivent uriner, mais il y a certains qui viennent précipitamment dès qu’ils regardent un coin, ils se mettent à l’aise là-bas. Quand je suis là et que je vois quelqu’un qui veut se mettre à l’aise dans un coin de la maison des jeunes, je le conduis directement dans la toilette. J’ai essayé de dire aux jeunes qui sont avec moi d’orienter ces personnes dans les toilettes pour leur dire que c’est ici qu’on doit se soulager, mais en vain », regrette-t-il.

Et, si cette maison est dans cet état, le directeur estime que c’est aussi parce qu’elle ne fait pas de rentabilité pour lui permettre de bien l’entretenir. « Actuellement, nous avons deux activités. La première n’est pas payante, ce sont par exemple les groupes d’animation qui sont là pour donner vie à la maison des jeunes. Ces groupes sont constitués en catégories : il y a le groupe des arts martiaux, les fanfaristes, le groupe de théâtre. Les activités payantes sont les remises de diplômes et les spectacles. Les spectacles se font à 400 mille francs guinéens et les remises de diplômes à 600 mille francs guinéens.

Avant, les spectacles marchaient mais actuellement, on ne reçoit plus de clients avec l’arrivée des cartes mémoires. Et quand il y a un spectacle, c’est dans les 400 mille que nous faisons les dépenses. On paie le carburant dans ça, les primes de l’animateur, on paie aussi ceux qui entretiennent la salle après le spectacle. Pour la salubrité, j’ai une équipe aussi que je paie. La rentabilité est faible, je peux faire un à deux mois sans recevoir de spectacle », a-t-il fait savoir.

Issa Keïta en profite pour adresser une doléance au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. « Mon appel auprès du ministère de tutelle, c’est de m’aider à avoir une sonorisation. Parce que la sonorisation que j’ai trouvée ici est vieille maintenant. Et, lors d’un tournoi qu’on avait organisé ici, des jeunes malintentionnés l’ont saccagé. Donc, je suis dans cette difficulté de sonorisation. Actuellement, c’est une association affiliée à la maison des jeunes qui m’aide pour la sonorisation. Sinon, la sonorisation proprement dite a été détruite, l’autorité même en est témoin », a dit le directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

Lire

N’zérékoré : les taxi-motards dénoncent « l’arnaque » dont ils sont victimes

10 juillet 2019 à 17 05 09 07097

Les conducteurs de moto-taxis ont pris d’assaut les locaux de la mairie et certaines rues de la commune urbaine de N’Zérékoré ce mercredi, 10 juillet 2019, jour de marché. Ce mouvement d’humeur visait à dénoncer ce qu’ils qualifient d’arnaque de la part de l’autorité communale dans la vente des tickets, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce mercredi, les conducteurs de moto-taxis de N’zérékoré ont exprimé leur colère contre l’autorité communale en investissant la mairie et certains carrefours de la ville. Ils sont issus des deux centrales syndicales : l’Union Régionale des Taxi-motos, et l’Union Préfectorale des Syndicats de Taxi-motos. Selon les manifestants, le prix du ticket quotidien a été doublé, passant de 500 à 1000 francs guinéens, soit de 3000 à 6000 francs guinéens par semaine.

Ils étaient très nombreux à assiéger les locaux de la mairie, avec des slogans écrits sur le goudron et certaines sur des pancartes : « Non à 6000 FG et oui à 2000 FG ».

Un des manifestants, interrogé par notre reporter, est revenu sur les difficultés que les taxi-motards de N’Zérékoré rencontrent en ce moment. « Nous sommes là pour manifester, nous ne sommes pas d’accord pour les 6000FG. On veut 2000FG, parce que par jour, on dépense beaucoup. Imaginez, tu loues la moto à 40 000 par jour et tu prends le ticket à 1 000FG, et quand, on te prend sans ton gilet, tu paies 100 000 FG sans discussion. Au niveau des barrages, les gendarmes qui sont là-bas nous demandent de payer le lever de barrage qui coute 10 000 FG, et pourtant c’était 1000 FG avant. Ensuite, les routes de la commune ne sont pas bonnes. C’est pourquoi nous disons, non au ticket de 6000fg et oui à 2000FG. Et, nous avons décidé de manifester pour dénoncer cette situation qui est de trop et de pure arnaque », a lancé notre interlocuteur.

Cette situation n’est pas passée inaperçue aux yeux des autorités locales. Bangaly Bayo, vice maire de la commune urbaine, a exprimé son mécontentement devant la paralysie de la ville suite aux agissements des motards. « C’est un comportement inadmissible. Comment peut-on bloquer la route et faire descendre les passagers sur les motos ce jour mercredi, jour du marché de N’zérékoré ? Vu cette situation qui peut donner une connotation, j’ai décidé de suspendre la négociation avec les syndicats pour faire face à ce qui se passe dans la ville. Et c’est pourquoi, j’ai signé la réquisition pour demander aux services de sécurité de maintenir l’ordre public dans la ville et disperser tout regroupement des taxi-motos dans la commune », a fait savoir monsieur Bayo.

En ce qui concerne la genèse du problème, le vice maire de la commune urbaine a donné sa version des faits. « Depuis que nous avons augmenté les taxes et on a ramené le prix du ticket, qui était de 500 FG, à 1000Fg par jour, soit 6000 FG par semaine comme les autres villes du pays, certains conducteurs de taxi-motos, qui n’ont aucune information sur cette augmentation, se sont mis à crier », a-t-il dit.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville, la circulation reprend son cours normal.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

Lire

BEPC à N’zérékoré : « ne pas tomber dans les mailles des surveillants »

8 juillet 2019 à 12 12 17 07177

Le gouverneur de la région de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a présidé ce lundi, 8 juillet 2019, le lancement des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) dans la commune urbaine. C’est le centre lycée Alpha Yaya Diallo qui a servi de cadre audit lancement, en présence du préfet de N’zérékoré, de l’inspecteur régional de l’éducation. Monsieur Traoré a invité les candidats au respect des consignes pour ne pas se faire éliminer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le gouverneur de N’Nzérékoré était accompagné du préfet, Sory Sanoh ; du directeur de cabinet du gouvernorat, Jean Smith Sandy ; de l’Inspecteur Régional de l’Education, Amara Condé ; et du Directeur Préfectoral de l’Education, Moussagbè Diakité.

Avant de lancer la première épreuve, Mohamed Ismaël Traoré a prodigué des conseils aux candidats. « Je voudrais vous dire de faire très attention. Quand on vient pour faire une évaluation, on ne cherche pas à copier. C’est tout simplement, l’année scolaire que vous avez eu à passer, on veut vous évaluer pour savoir si vous avez pu capitaliser les connaissances à travers les programmes que vous avez eu à gérer, c’est tout. Il n’y a rien d’autre que ça », a dit le gouverneur.

Par ailleurs, Mohamed Ismaël Traoré a tenu à prévenir les candidats sur le caractère exigeant du délégué du centre lycée Alpha Yaya Diallo qui 618 candidats, dont 255 filles. « Vous avez une chance. Le délégué qui est venu, vous voyez sa taille ? C’est quelqu’un qui est poignant, rigoureux et persévérant. Donc, faites très attention. Observez ce que la loi a dit pour ne pas tomber dans les mailles des surveillants », conseille le gouverneur.

Il faut préciser que la région de N’zérékoré compte 20 099 candidats au BEPC, dont 6 710 filles. Ils vont se faire évaluer dans 56 centres d’examen pour 820 salles de classe.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

Lire

Fin de l’examen d’entrée en 7ème Année : candidats et encadreurs satisfaits du déroulement des épreuves à Yomou

6 juillet 2019 à 16 04 15 07157

Comme prévu, l’examen du Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE), plus connu sous le nom d’examen d’entrée en 7ème année, a pris fin ce samedi, 6 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Pendant trois jours, les candidats et candidates ont rivalisé d’ardeur dans l’espoir de faire partie des futurs collégiens. A Yomou, c’est sur une note de satisfaction que les évaluations se sont achevées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’examen d’entrée en 7ème année s’est passé à la satisfaction des acteurs dans la commune urbaine de Yomou. Pour cette dernière journée, les jeunes candidats ont été évalués en Histoire.

C’est l’Inspecteur Général de l’Education Nationale, Mohamed Fodé Keïta, qui a ouvert l’enveloppe de la dernière épreuve dans le centre collège Yomou. Selon monsieur Keïta, aucun cas de fraude n’a été enregistré à Yomou. « Je suis très ravi du déroulement de l’examen à Yomou. J’ai visité tous les centres de la commune urbaine de Yomou et il n’y a eu aucun cas de fraude, ni chez les élèves, ni chez les surveillants. Ils ont tous compris et appliqué le mot d’ordre du Ministre et de leur directeur préfectoral de l’éducation sur le thème Tolérance Zéro Renforcée ».

Du côté des candidats, l’on estime avoir fait le nécessaire pour être parmi les meilleurs. C’est le cas d’Angéline Sagno, candidate de l’école primaire de Gbokomey : « nous remercions Dieu d’abord, parce qu’Il nous a gardés jusqu’à ce moment. Par rapport aux épreuves, nous avons fait de notre mieux dans les sujets et nous espérons être admis à cet examen », a-t-elle dit.

Même son de cloche chez Abou Trésor Kpoghomou, candidat de l’école primaire Yomou III. Selon le garçon, « les sujet nous avaient été enseignés par nos maîtres, surtout les épreuves d’Histoire, d’Education Civique et Morale et la Science d’Observation. On a avait déjà traité certaines parties des sujets en classe », a laissé entendre cet écolier.

Après le CEE, c’est le Brevet d’Etudes Premier Cycle (BEPC) qui va commencer le lundi, 08 Juillet pour finir le samedi 13 juillet 2019. A Yomou, l’effectif total pour le BEPC est de 2193 candidats, dont 832 filles, repartis dans 8 centres pour 71 salles de classes avec 142 surveillants.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Déroulement de l’examen d’entrée en 7ème Année : ce qu’en dit le ministre Mory Sangaré

6 juillet 2019 à 11 11 46 07467

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation est en tournée depuis quelques jours à l’intérieur du pays pour s’enquérir du déroulement des épreuves du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE). Un examen entamé jeudi et qui s’achève ce samedi, 06 juillet 2019. Après avoir sillonné quelques localités du pays, Mory Sangaré se réjouit de la situation qui prévaut sur le terrain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à N’zérékoré.

Après les préfectures de Faranah, Kissidougou et Guéckédou, le ministre en charge de l’Education Nationale était à N’zérékoré hier, vendredi 05 juillet 2019. En compagnie du préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, de l’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbe Diakité, ainsi que de plusieurs cadres de son département, Mory Sangaré s’est rendu à Gbouo, district de la sous-préfecture de Soulouta, situé à 32 km de la ville de N’zérékoré.

Après avoir procédé au lancement des épreuves de la deuxième journée à l’école primaire de cette localité, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a salué le climat dans lequel se déroule cet examen. « Depuis le début de cette évaluation, aucune anomalie n’a été signalée. Et partout, les travaux ont démarré en vue de la publication des résultats, deux semaines après la dernière épreuve de l’évaluation », a dit Mory Sangaré.

Après la localité de Gbouo, le ministre et sa suite ont rallié la préfecture de Beyla. Mory Sangaré va poursuivre sa tournée dans la préfecture de Kérouané. Partout, il va visiter les centres de secrétariat et de correction des épreuves, et donner des consignes aux agents qui y travaillent. Selon lui, seuls les candidats méritants doivent être admis à cet examen d’entrée en 7ème Année.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620166816/666890677

Lire

Examen d’entrée en 7ème année à Yomou : aucun incident signalé pour cette 1ère journée

4 juillet 2019 à 16 04 48 07487

Les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont été lancées ce jeudi, 04 juillet 2019, partout en Guinée. A Yomou, c’est le préfet Colonel Issa Camara qui a procédé au lancement officiel de la première épreuve avec le slogan Tolérance Zéro vers l’excellence, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Yomou, il y a deux centres d’examen, à savoir le collège de Yomou et le lycée moderne de Yomou. Le préfet, le Colonel Issa Camara, a lancé la première épreuve en compagnie du secrétaire général chargé des affaires administratives, du maire de la commune urbaine et du directeur préfectoral de la jeunesse.

Le colonel Issa Camara a souhaité bonne chance aux candidats. Avant de passer à l’ouverture de l’enveloppe, l’officier supérieur de l’armée a demandé aux candidats de faire preuve de courage pour faire partie des admis. Il les a également exhortés au respect de la règlementation en vigueur pour ne pas se faire des soucis.

Pour sa part, le Directeur Préfectoral de l’Education de Yomou, Demba Bangoura a présidé le lancement dans la sous préfecture de Banié, située à 15 km de la commune urbaine.

Pour cette première journée, il n’y a eu aucun cas de fraude, ni d’anomalie dans la préfecture de Yomou. Les candidats se sont dits satisfaits des épreuves qu’ils ont affrontées aujourd’hui, à savoir la Rédaction et la Géographie.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : « n’ayez aucun souci », rassure le préfet de N’zérékoré

4 juillet 2019 à 11 11 13 07137

Comme partout en Guinée, les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont démarré ce jeudi, 04 juillet 2019, à N’zérékoré. C’est le préfet qui a présidé de lancement officiel, qui a eu lieu à l’école primaire Mamadou Konaté. Une occasion mise à profit par Elhadj Sory Sanoh pour rassurer les élèves, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui étaient sur place.

C’est en compagnie du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, de l’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, et d’autres responsables éducatifs, que le préfet de N’zérékoré a procédé au lancement de l’épreuve de Rédaction, qui ouvre cet examen national. Devant les 290 candidats dont 136 filles, inscrits dans ce centre situé dans la commune urbaine de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh s’est montré plutôt rassurant.

Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

« N’ayez aucune peur, n’ayez aucun souci. Ce que vous avez appris durant toute l’année, c’est dans ça qu’on a pris les épreuves pour que ce matin, demain et après-demain vous couchiez sur papier ce que vous avez retenu de ce qu’on vous a enseignés pendant toute l’année scolaire. Sur ce donc, nous vous souhaitons très bonne chance, très bonne santé aux candidats et candidates mais aussi aux surveillants. Que le mot d’ordre qui a toujours été lancé en Guinée, c’est-à-dire tolérance zéro soit un mot réalisé, un mot respecté à N’zérékoré », a lancé le préfet à l’endroit des candidats.

11.215 candidats dont 4.733 filles sont inscrits à cet examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de N’zérékoré. Pour cette première journée, ils affronteront les épreuves de Rédaction et Géographie.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

N’zérékoré : le colonel Lamine Kéita veut faire enterrer « la hache de guerre » dans la cité

3 juillet 2019 à 19 07 03 07037
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

La capitale de la Guinée forestière a enregistré ces dernières années des scènes de violences meurtrières, des blessés et des dégâts matériels importants. C’est pour inverser cette courbe que le commandant du camp militaire de N’zérékoré, la 4ème région militaire, compte s’invertir dans la négociation pour rapprocher les positions. La démarche vise à atténuer les différends qui existent entre les communautés, vivant ensemble depuis de très nombreuses années, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un point de presse animé dans la matinée de ce mercredi, 03 juillet 2019, dans les locaux du camp Béhanzin, le Colonel Mohamed Lamine Kéita a annoncé l’organisation des journées de concertation du 03 au 19 juillet 2019 entre toutes les composantes sociales de la ville.

Selon l’officier supérieur de l’armée, cette action vise à mettre les toutes les composantes sociales de la ville autour d’une table afin de discuter sur les points de divergences qui opposent les communautés. « C’est une rencontre de concertation avec toutes les sensibilités qui sont à N’zérékoré : sages, jeunes leaders, partis politiques, société civile, les syndicats, les élus locaux, les religieux, l’union des groupements des femmes et même les forgerons. On aura le temps de discuter. Chacun sera écouté, ce qui ne va pas, ce qui gangrène leurs relations, pour qu’ensemble nous allions discuter et trouver une résolution. Et à la fin, tous ceux qui ont des armes blanches, des flèches, ils vont tout envoyer, pour qu’on les brûle devant tous ».

Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

À la question de savoir pourquoi cette il a pris cette initiative, au regard de son statut de militaire, le colonel répond en ces termes : « j’ai fait une jeune enfance ici. Pour la petite histoire, mon père était commandant de Zone. J’ai fait N’zérékoré quand j’étais encore très jeune dans les années 1971, 1972, 1973. N’Zérékoré était paisible, N’zérékoré était bon et je venais en vacances quand le colonel Idrissa était ici. N’Zérékoré était toujours bon, jusqu’en 1984, il n’y avait rien, il n’y avait pas de problèmes. Quand j’étais aux opérations des Nations Unies à Kissidougou, où j’étais l’officier sécurité de l’UNICEF, je venais de temps en temps à N’Zérékoré. L’engouement que je voyais en ce moment et ce d’aujourd’hui, c’est très différent. Maintenant, les gens se regardent en chiens de faïence. Et surtout que je sors d’une opération en Côte d’Ivoire. Les gens ne connaissent pas la gravité de la guerre, surtout celle de la guerre asymétrique, la guerre civile. Moi, je suis militaire, je connais la guerre, quand les balles vont souffler, on ne dira pas que c’est un Guerzé, un Malinké ou un Peulh. Il faut que nous nous réveillions, pour ne pas que nous soyons sur la piste du Rwanda. Ça commence comme ça, c’est comme les feux de brousse, ça commence tout petit et ça s’éclate à la fin. Alors, il est temps pour que chacun s’investisse », a conseillé le commandant du camp Béhanzin.

Le colonel Keita reste optimiste quant à la réussite de cette noble mission qu’il compte entreprendre pour que le calme et la quiétude règnent de façon durable dans la capitale de la Guinée Forestière.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : (00224)620166816/666890877

Lire

Examens nationaux à N’zérékoré : Amara Condé interdit le port du voile en classe

3 juillet 2019 à 16 04 58 07587
Amara Condé, inspecteur régional de l'éducation de la région de N'Zérékoré
Amara Condé, inspecteur régional de l’éducation de la région de N’Zérékoré

Les examens nationaux, pour la session 2019, démarrent demain jeudi 04 juillet, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région de N’Zérékoré, tout comme partout ailleurs, la rigueur est de mise au niveau des responsables. L’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, a fait savoir que tout est prêt pour le bon déroulement des examens, avant d’annoncer l’interdiction du port du voile par les candidates, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

« Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », a expliqué ce mercredi 3 juillet 2019, Amara Condé pour réitérer la rigueur qui doit caractériser ces évaluations.

Selon lui, tout est fin prêt en termes de préparatifs. « Tous les centres qui sont ciblés pour l’évènement sont à 100 % à jour. Les ratios élèves candidats ou candidates, salles d’examen sont réglés dans les six préfectures de la région. Sur instruction de son excellence, monsieur le ministre de l’éducation nationale, nous avons sillonné les six DPE de la région pour effectivement prendre contact avec le cabinet des DPE qui sont les hommes de terrain. Cette tournée nous a permis de dire que les examens peuvent bien se passer dans notre région. A l’heure où je vous parle, tout est arrivé en lieu et place dans les six DPE de ma région en termes de fournitures, que sont les feuilles d’examen, les cahiers de brouillons et le petit matériel pour la correction », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, l’inspecteur régional de l’éducation N’Zérékoré a rappelé que la Tolérance Zéro est le dénominateur commun auquel tout le monde doit s’accrocher pendant ces examens nationaux. « Cette tolérance zéro veut dire qu’il faut aller dans le code de bonne conduite, non seulement du candidat, du surveillant et de l’examinateur. Les interdits en première position, c’est les téléphones dans les centres. A ce propos, cela n’a pas commencé en 2019. Depuis 2011, avec la tolérance zéro, on a interdit aux candidats de laisser tout moyen de communication à tendance frauduleuse avant d’aller dans les centres. Aujourd’hui, on ne peut pas se passer peut-être du téléphone, mais pour le temps d’examen, qu’on donne aux gens, nous prions aux candidats, parce que nous n’allons pas passer à côté de la loi de la tolérance zéro. Toute personne qui n’a pas son nom sur une note de service signée par un DPE ou par l’inspecteur, est un corps étranger au centre d’examen, d’où la raison de son recul du centre d’examen », a laissé entendre monsieur Condé.

En outre, Amara Condé s’est rappelé au bon souvenir des candidats en interdisant encore le port du voile dans les centres d’examen. « Tout candidat, il faut l’identifier d’abord. Quand j’étais DPE pendant neuf ans à N’Zérékoré, j’ai fait la guerre avec ces gens. J’ai rejeté plein de candidates dans les écoles Franco-arabe à N’Zérékoré quand j’étais DPE, jusqu’à ce mon ministre à l’époque a fait le déplacement. Le président de la République lui a dit de venir voir à N’Zérékoré parce que ça ne va pas. Les musulmans ont dit que le DPE qui est là est un mécréant. Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », déclare Amara Condé.

En ce qui concerne les statistiques au niveau régional, l’inspecteur a dévoilé les statistiques. « Je commence par le Baccalauréat unique, pour ma région et pour les six préfectures, tous profils confondus, nous avons 11 milles 428 candidats inscrits, dont 2 milles 695 filles, qui seront logés dans 28 centres tous profils confondus. Le nombre de salles est de 376. Pour le Brevet d’Etudes du Premier Cycle, le nombre de candidats inscrits est de 20 milles 99, pour 6 milles 710 filles, et vont compétir dans 58 centres pour 820 salles. En fin, pour le CEE, nous avons 37 milles 649 candidats inscrits, dont 14 milles 476 filles, qui vont se faire évaluer dans 1288 salles pour 139 centres. Si je ramasse le tout, ça me fait 225 centres d’examen. Quand j’arrive aux effectifs inscrits, je trouve 69 milles 176 candidats inscrits pour les trois examens, pour 23 milles 881 filles, pour un nombre total de 2 milles 484 salles ».

Pour finir, Amara Condé a lancé un message aux candidats mais aussi aux acteurs qui interviennent dans ces examens nationaux. « Aux candidats, c’est d’apprendre les leçons, respecter le code de bonne conduite de l’examen. Les acteurs que nous sommes, la crédibilité de notre évaluation finale, c’est nous- mêmes les acteurs. Que chacun se dise, le Brevet guinéen, le Baccalauréat guinéen, le Certificat d’Etudes Elémentaires guinéen doit rivaliser avec les diplômes des autres pays de la sous-région francophone ».

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Le DPE de Yomou prévient : « cette année, c’est la Tolérance Zéro renforcée »

3 juillet 2019 à 16 04 38 07387
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l'éducation de Yomou
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l’éducation de Yomou

A moins de 24 heures du démarrage des examens nationaux pour la session 2019, tout semble avoir été mis au point par les autorités pour que les évaluations se passent dans les règles de l’art. Dans la préfecture de Yomou, les autorités ont mis tout en œuvre pour un succès éclatant avec la même rigueur. L’annonce en a été faite ce mercredi 3 juillet 2019, par le Directeur Préfectoral de l’Education de Yomou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les candidats au Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) qui vont ouvrir le bal demain jeudi sur toute l’étendue du territoire national. Selon Demba Bangoura, le DPE de Yomou, les dispositions ont été prises pour conférer à ces évaluations une réussite totale. « Globalement, Yomou va présenter 6109 candidats, dont 2 445 filles, pour tous les examens nationaux confondus. Ils seront repartis entre 24 centres d’examens de 202 salles de classes. Ces salles seront surveillées par 404 enseignants », a dit monsieur Bangoura.

Par ailleurs, pour ce qui du CEE, le directeur préfectoral de l’éducation de Yomou a fait savoir que ce sont 3210 candidats, dont 1399 filles, qui vont se faire évaluer pour cet examen d’entrée au collège. Il a précisé que ces candidats vont se faire évaluer dans 14 centres d’examens, avec 107 salles de classes pour 214 surveillants, soit deux surveillants par salle.

Dans la journée de ce mercredi, c’est la salle de réunion de la DPE qui a servi de cadre à la réunion destinée à donner les dernières instructions aux 14 chefs de centre. Selon Demba Bangoura, « sur le plan éducatif, la préfecture de Yomou a connu un régression dans l’effectif des candidats à l’examen entré en 7ème année. A la session 2017/2018 Yomou avait présenté 3900 candidats. Mais, voilà que cette année, nous allons évaluer 3210 candidats. Si les années passées, le slogan a été Tolérance Zéro, cette année, c’est la Tolérance Zéro renforcée. C’est-à-dire, tolérance Zéro au niveau des élèves, au niveau des surveillants, au niveau des délégués. En plus cela, selon les règlements généraux des d’examens en République de Guinée, insister sur l’interdiction des téléphones aux centres d’examen pour les élèves et les surveillants », a indiqué monsieur Bangoura.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

N’zérékoré : il passe un appel téléphonique à l’audience et se fait condamner par le tribunal

2 juillet 2019 à 18 06 30 07307

Lucien Koulémou, un citoyen de N’zérékoré, âgé d’une cinquantaine d’années, ne pouvait s’imaginer se retrouver banalement dans les mailles de la justice. Venu assister à l’audience d’hier, lundi 1er juillet 2019, monsieur Koulémou s’est retrouvé à la barre, accusé de trouble à l’audience et outrage à magistrat. Il a été reconnu coupable et condamné à deux mois assortis de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lucien Koulémou se souviendra longtemps de cette date du 1er juillet 2019. En pleine audience du tribunal de première de N’zérékoré, il émet un appel téléphonique. Ne sachant pas que c’est interdit de parler au téléphone pendant l’audience, monsieur Koulémou passe du temps à communiquer. A la fin de l’appel, il est interpellé par le juge audiencier, Aboubacar Cissé, qui demande à ce qu’on lui retire le téléphone.

Mais, le cinquantenaire va y opposer une farouche résistance, accompagnée de cris. Le président du tribunal va alors demander l’expulsion de Lucien Koulémou de la salle d’audience par les agents de sécurité. Là également, monsieur Koulémou va résister, continuant à crier en pleine audience.

Pour ramener le calme dans la salle, le procureur de la République, Moustapha Mariam Diallo, est descendu de l’estrade. Puis, en sa qualité d’empereur des poursuites, il va demander l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt à l’audience de Lucien Koulémou, pour trouble à l’audience et outrage à magistrat. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 413 du Code de Procédure Pénale et 658 du Code Pénal.

Par la suite, un avocat est commis d’office pour défendre monsieur Koulémou, jugé en comparution immédiate. Il est aussitôt appelé à la barre, identifié et entendu au fond pour les faits à lui reprocher. En terme d’éléments de défense, le prévenu a plaidé coupable et s’est confondu en excuses à l’égard du tribunal.

Après la clôture des débats, le représentant du ministère public, dans ses réquisitions, a rappelé la gravité des faits. Cependant, il a mis ce comportement au compte de l’ignorance, en demandant de larges circonstances atténuantes à l’égard du prévenu, vu le caractère primaire du délit commis.

L’avocat de la défense, maitre Pépé Michel Kolié, commis d’office, a plaidé coupable tout en s’appuyant sur la gravité des faits. Mais, il va demander la clémence pour son client tout en rappelant l’importance et la place du magistrat dans la société. Enfin, il a demandé la relaxe de son client ou, au pire des cas, qu’il soit condamné avec sursis.

Dans son délibéré, le juge Aboubacar Cissé va déclarer Lucien Koulémou coupable des faits de trouble à l’audience et outrage à magistrat. Pour la répression, il est condamné à deux (2) mois de prison assortis de sursis.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620166816/666890877

Lire

Nouvelle Constitution, difficultés locales… Le S/G des collectivités de Beyla à Guineematin

2 juillet 2019 à 15 03 20 07207
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla

La préfecture de Beyla, située au sud-est de la Guinée, est l’une des six préfectures de la région administrative de N’zérékoré. Cette localité, qui attirait autre fois du monde avec la présence de la société minière Rio Tinto, traverse de nos jours des moments difficiles, souvent minée par des conflits domaniaux.

Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com en Guinée Forestière, Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla, est revenu sur de nombreuses questions qui touchent la vie de la préfecture, y compris la lancinante question du projet de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : faites nous une brève la présentation de la préfecture de Beyla.

Abdoulaye Kéléba Keita : la préfecture de Beyla est une très vieille circonscription territoriale qui a été même érigée en cercle depuis 1895. Donc, c’est l’une des préfectures de la région forestière qui est une zone charnière, à cheval entre la Forêt et la Haute Guinée. Une partie de Beyla est de la Haute Guinée et une autre partie est de la Forêt. C’est une zone par excellence agropastorale. Elle est limitée à l’Est par la Côte D’Ivoire, avec lequel on est séparé de 700 et quelques kilomètres, à l’Ouest par la préfecture de Macenta, au nord par les préfectures de Kankan et de Kérouané, au sud par les préfectures de Lola et N’Zérékoré. La préfecture de Beyla a une population estimée à 326 mille et quelques habitants, qui a aujourd’hui 14 collectivités, dont une commune urbaine et 13 communes rurales, qui sont : Boola, Diaraguéréla, Diassodou, Foualah, Gbackédou, Gbessoba, Karala, Koumandou, Moussadou, Nionsomoridou, Samana, Sinko et Sokourala.

Guineematin.com : quelles sont les réalités de la préfecture de Beyla ?

Abdoulaye Kéléba Keita : Beyla est une préfecture qui a assez de difficultés. C’est une préfecture qui est un peu retranchée, c’est-à-dire très loin de la capitale et alors qui est une zone par excellence agropastorale. Franchement, c’est une zone qui se prête à deux activités. Donc, la plupart des populations sont rurales. C’est les paysans, les agriculteurs qui composent cette population en grande partie.

Guineematin.com : vous dites que Beyla a assez de difficultés, quelles sont les plus préoccupantes ?

Abdoulaye Kéléba Keita : des difficultés même par rapport au retranchement. Quand vous prenez Beyla, c’est une zone de pauvreté, il y a des enquêtes qui ont prouvé cela. Il y a des conflits récurrents que nous sommes en train de gérer en longueur de journée. C’est les autorités préfectorales et communales qui sont en train de gérer ces conflits récurrents qui se résument aux conflits domaniaux et autres. Le retranchement fait que sous sommes en manque de personnels administratifs. Tu peux prendre tout un service technique préfectoral qui n’a pas de personnel. Quand vous prenez la sécurité, les agents de sécurité, il en manque tellement que quand il y a des problèmes à l’intérieur, l’autorité est en difficulté de mobiliser les gens en conflit. Quand vous prenez le retrait de Rio Tinto par exemple, aujourd’hui, Beyla manque de banque primaire. C’est tout récemment, il n’ y a pas encore six mois, la BICIGUI qui était là, a pris tous ses matériels pour démanger à N’Zérékoré. Tout ça, c’est pour dire qu’il y a assez de difficultés que nous sommes en train de résoudre.

Guineematin.com : sur le plan des infrastructures administratives, quel est l’état des lieux ?

Abdoulaye Kéléba Keita : il y a quand même des logements, des blocs administratifs. Mais en somme, c’est des bâtiments très vétustes. Pour rappel, le 55ème anniversaire a bonifié la préfecture en lui accordant au moins six infrastructures. Mais, ces infrastructures généralement sont en souffrance. Les entreprises n’ont pas été sérieuses. La résidence même de monsieur le préfet est à peu près à 25 à 30 % de réalisation. La gendarmerie est aussi à 20 ou 25 % de réalisation. Voici des exemples qui illustrent qu’il y a des infrastructures, parce l’administration existe. Mais, ces infrastructures sont vraiment dans un état de vétusté qui fait qu’ils ne sont plus aptes à être utilisés. Quand vous prenez les logements des cadres, quand vous arrivez dans les cités, les infrastructures sont vraiment un peu vétustes.

Guineematin.com : la présence de Rio Tinto avait fait le bonheur des populations, comment avez-vous vécu le départ de cette société minière qui exploitait une partie du mont Simandou ?

Abdoulaye Kéléba Keita : quand Rio Tinto évoluait ici, nous on n’était pas là. Mais, on a appris des échos, il y avait un engouement sur le terrain, il y avait quelque peu des emplois qui préoccupaient les gens, il n’y avait pas tellement de conflits. Depuis que Rio Tinto s’est retiré, on a constaté beaucoup de chômage et cela a joué un peu sur la vie économique et sociale de la ville.

Guineematin.com : quelles sont vos relations avec les citoyens que vous dirigez ?

Abdoulaye Kéléba Keita : il y a une parfaite collaboration entre l’administration et la population. Monsieur le préfet prend régulièrement son temps pour passer des messages à la radio, il convoque des regroupements et nous passons aussi par les mairies, c’est-à-dire les conseils communaux qui sont des administrateurs aussi, qui sont en relation directe avec leurs populations et qui sont censés véhiculer les messages du pouvoir en place. Parce qu’un administrateur a pour rôle de faire passer les messages de sa hiérarchie.

Guineematin.com : quel est votre avis sur le projet de changement constitutionnel entrepris par le gouvernement ?

Abdoulaye Kéléba Keita : pour le changement constitutionnel, la nouvelle Constitution serait vraiment la bienvenue. Parce que, c’est permis. La Constitution en vigueur, dans son article 152, dit que le président peut proposer une nouvelle Constitution en passant par l’Assemblée Nationale. Il y a un record qui est prévu, quand cela est, l’assemblée nationale peut adopter la proposition du président de la République. Quand il y a un autre record, il faut que la proposition passe par le référendum. Mais, si des gens délibérément disent que la Constitution n’est pas à réviser, la Constitution n’est pas à reprendre, ils sont en ce moment contre même la Constitution en vigueur. Donc, la nouvelle Constitution viendra réparer beaucoup de choses, parce qu’il faut une adéquation entre les réalités sur le terrain. Parce que tout pays évolue, il faut qu’il y ait une cohésion entre les réalités du terrain et les textes de lois qui régissent la vie de la population. Donc, au fur et à mesure qu’on constate qu’il y a des failles, on peut revenir sur la constitution et pourquoi même pas une nouvelle constitution qui puisse être la préoccupation de la majeure partie de la population.

Guineematin.com : Beyla n’est pas resté en marge des mouvements de protestation contre tout changement constitutionnel. Est-ce que vous comprenez la position de ceux qui sont contre ce projet de changement constitutionnel ?

Abdoulaye Kéléba Keita : moi, je m’inscris en faux, il n’y a pas eu de soubresauts ici. En tout cas, l’autorité préfectorale, à ce que l’on sache maintenant, il n’y a pas eu de revendication, il n’y a pas eu une contestation par rapport à la nouvelle Constitution. Plutôt, quand les ministres en charge de la Santé, Edouard Niankoye Lamah ; de l’Hydraulique, Papa Koly Kourouma ; de la Pêche, Frédéric Loua ; et de l’Habitat, Dr Ibrahima Kourouma sont arrivés ici, la déclaration de la population a été comme quoi, elle adhère entièrement au projet de nouvelle Constitution. Donc, en dehors de ça, le ministre Komara aussi est arrivé, il a fait sa tournée. Je crois savoir qu’aucune contestation n’a prévalu, c’est-à-dire partout où ils sont passés, personne n’a dit le contraire. Tout le monde adhère au projet de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : que dites vous de la présence à Beyla de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ?

Abdoulaye Kéléba Keita : ici, il n’y a aucune velléité pour le moment. Au cas où ils (membres du FNDC) voudraient manifester, peut-être en ce moment l’autorité sera là. En ce qui me concerne, je n’admettrai jamais qu’il y ait une manifestation non autorisée par rapport à ça. Quand c’est autorisé par la loi, par les administrateurs que nous sommes, nous pourrons assister à ça. Mais, il y en a qui viennent sur le terrain sans autorisation et voudraient manifester. Pour le moment, Beyla n’est pas dans ce cadre et nous ne le souhaitons même pas. Nous ne voyons aucune velléité pour le moment.

Guineematin.com : si ceux qui sont pour le changement de la Constitution souhaitent faire une manifestation dans ce sens, est-ce que vous allez accepter ?

Abdoulaye Kéléba Keita : ils n’ont qu’à demander. Ce n’est pas que nous, autorités préfectorales, mais leurs demandes seront adressées aux autorités communales qui pourraient aussi se référer pour avoir quelque chose sur laquelle ils peuvent se baser pour accepter ou ne pas accepter. Pour le moment, en ce qui me concerne, je dis que je ne permettrai jamais qu’on se manifeste quand on n’est pas autorisé.

Guineematin.com : vous avez énuméré un tas de problèmes, quel est votre appel à l’endroit du gouvernement ?

Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla

Abdoulaye Kéléba Keita : pour le moment, Beyla est satisfait parce qu’il y a une panoplie de réalisations qui sont en cours, initiées par le président de la République. Avec ces initiatives présidentielles, nous assistons aujourd’hui à une réalisation en cascade. On a commencé déjà par désenclaver toute la zone de production du nord, c’est-à-dire il y a plus de 200 kilomètres de pistes rurales qui ont été réhabilitées. Il y aujourd’hui, le projet de bitumage de la voirie urbaine de la préfecture. Il y a des projets d’adduction d’eau, les forages sont en train d’être préparés. Il y a de l’électricité, parce qu’on a le projet d’électricité qui a été initié par le président de la République. Le cadre est là, il y a une entreprise qui est venue construire entièrement, le groupe électrogène est là. Aujourd’hui, le courant est en train d’être produit dans la commune urbaine de Beyla et seulement les gens n’ont pas procédé à l’installation des bâtiments. Si non, le groupe est lancé il y au moins un mois que nous sommes dans le courant. Mais le courant pour le moment, le groupe ne trouve pas sa charge réelle pour continuer à produire le courant en temps réel. Pour le moment, ils sont à une heure de temps de production parce qu’il faut protéger les groupes. Il ne faut pas les mettre en marche pour être endommagés quand ils ne sont pas réellement à leurs charges réelles. Donc pour le moment, Beyla est en train de savourer ces initiatives présidentielles.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Examens nationaux à Beyla : le DPE dit tout à Guineematin

2 juillet 2019 à 11 11 34 07347

Les examens nationaux pour la session 2019 vont être lancés dans moins de quarante huit (48) heures sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Beyla, les préparatifs vont bon train et toutes les dispositions prises pour un bon déroulement des évaluations. C’est ce qu’a révélé Bachir Diallo, Directeur préfectoral de l’éducation de Beyla, dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région forestière.

Bachir Diallo, directeur préfectoral de l'éducation de Beyla
Bachir Diallo, directeur préfectoral de l’éducation de Beyla

Ce sont les candidats au Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE) qui vont donner le coup d’envoi des évaluations le jeudi, 04 juillet 2019. Selon Bachir Diallo, DCE de Beyla, « je peux dire que nous sommes prêts à affronter les examens nationaux session 2019. Depuis le mois de mai, on a programmé l’atelier préparatoire des examens nationaux à Kankan, pour les régions de N’Zérékoré et de Kankan. C’était du 24 au 26 mai 2019. Au retour de cet atelier préparatoire, nous avons mis tout de suite en place deux groupes pour faire la restitution. Un groupe au niveau de la commune urbaine ici, plus six sous-préfectures. Un autre groupe au niveau de Sinko, regroupant là-bas aussi les six sous-préfectures, plus le centre de Sinko. Bref, tout le monde est informé des différentes dispositions, des différentes recommandations, des sanctions par rapport aux dispositions prises en cas de faillite ».

Interrogé sur le nombre de candidats et de centres d’examens que compte la Direction Préfectorale de l’Education de Beyla, monsieur Diallo a apporté les précisions suivantes : « nous avons le Certificat de fin d’Etudes Elémentaires qui se passe dans 14 centres. L’effectif des candidats au niveau de l’Enseignement Général comme au Franco-arabe, le tout confondu fait 3 milles 490, dont 1557 filles. Ces 3 milles 490 candidats se trouveront installés dans 106 salles en Enseignement Général et dans 17 salles en Franco-arabe. Au total, nous avons 123 salles de classe avec 246 surveillants. Au niveau du BEPC, nous avons 5 centres dans la DPE de Beyla, trois centres ruraux et deux centres urbains. L’effectif des candidats, c’est 1511 candidats, dont 393 filles, en Enseignement Général, et 54 candidats, dont 3 filles en Franco-arabe. Le tout fait 1565 candidats, et cet effectif se trouve également installé dans 52 salles de classes pour l’Enseignement Général et 2 centres pour le Franco-arabe. Au total, nous avons 54 salles avec 108 surveillants par rapport au BEPC. Au baccalauréat, les statistiques sont les suivantes : nous avons deux centres, un dans la commune urbaine et un centre rural à Sinko. L’effectif total au niveau des deux centres en Enseignement Général, parce qu’il n’y a pas Franco-arabe pour le baccalauréat ici, nous avons 309 candidats, dont 66 filles. Ils seront installés dans 12 salles avec un total de 24 surveillants prévus », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves, notre interlocuteur a expliqué qu’une réunion avait été tenue en présence des maires, des délégués scolaires et des membres de l’APEAE (Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole). La démarche visait à leur expliquer les nouvelles dispositions prises pour éviter la fraude lors des examens. « On a dit les téléphones, les appareils dans l’ensemble, ne doivent pas être dans la cour, à plus forte raison dans les salles de classe. La sécurité, les agents de santé, tout le monde est informé par rapport à ces nouvelles dispositions. Nous pensons qu’à notre niveau, les choses vont bien se passer », espère-t-il.

En souhaitant bonne chance aux candidats qui vont affronter les différents examens, le directeur préfectoral de l’éducation de Beyla leur demande « de ne pas avoir peur, d’être serein quand ils viennent dans la salle d’examen. Ecrire ce que tu connais. Ce que tu ne connais pas, tu n’as pas droit d’écrire ça et tu n’as pas à demander de gauche à droite, devant ou derrière. Il faut travailler la matière grise et écrire lisiblement », a conseillé Bachir Diallo.

De retour de Beyla, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

Lire

Examens nationaux : le dernier avertissement du DPE de N’zérékoré

2 juillet 2019 à 10 10 02 07027
Moussagbè Diakité, DPE N'zérékoré
Moussagbè Diakité, Directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

Le Directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré ne veut pas que des problèmes surviennent dans sa zone de juridiction lors des examens nationaux de cette année. C’est pourquoi, Moussagbè Diakité multiplie la sensibilisation des acteurs concernés.

Après une tournée qu’il a menée dans plusieurs directions sous-préfectorales de l’éducation, il a bouclé cette série de sensibilisation sur les règlements généraux des examens hier, lundi 1er juillet 2019, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ont pris part à cette rencontre, organisée dans la salle polyvalente de l’ENI de N’zérékoré, les directeurs sous-préfectoraux de l’éducation de ainsi que les enseignants et encadreurs de Samoe, Bounouma et de la communale urbaine de N’zérékoré. Le DPE leur a expliqué les dispositions prises pour éviter la fraude pendant ces examens et les sanctions prévues contre les contrevenants. « Cette année, nous passons de l’étape de la sensibilisation à l’étape de sanction. N’importe quel candidat ou enseignant, quel que soit son rang, qui sera pris avec un téléphone dans un centre d’examen, son téléphone sera pris et incinéré au centre.

Et, le candidat responsable, les surveillants et le chef du centre seront poursuivis en justice. Cela sera de rigueur cette année. Et quand on appréhende un enseignant en train de faire l’internat ou le semi internat pendant les examens nationaux avec un groupe de candidats, non seulement l’enseignant sera traduit en justice mais aussi les élèves candidats seront tous ajournés. Pas d’internat ni de semi internat, pas de téléphone, pas de voile pour les filles de franco-arabe, pas d’habits collants ni de paires de chaussures fermées dans les centres d’examen », a indiqué Moussagbè Diakité.

Au sortir la rencontre, le directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré a tiré un bilan satisfaisant de sa série de rencontres avec les acteurs impliqués dans les examens nationaux sur le terrain. « Je suis très content parce que le message que j’ai véhiculé depuis le début de ma tournée jusqu’au aujourd’hui dans les différentes directions sous-préfectorales de l’éducation a été bien salué par les surveillants, enseignants, responsables d’écoles et les différents candidats.

Alors, j’invite les concernés, surtout les élèves candidats à suivre le message et à travailler individuellement. Car cette année, c’est tolérance zéro. Aux parents d’élèves, au lieu de se soucier du résultat de leurs enfants, c’est le bon moment de les appuyer à mieux réviser afin d’avoir un bon résultat. Car personne ne dira qu’il n’était pas informé de la rigueur des examens de cette année », a-t-il prévenu.

De leur côté, les participants ont salué cette initiative du DPE qui leur a permis de mieux comprendre les nouvelles dispositions prises pour le bon déroulement des examens nationaux, qui auront lieu du 04 au 19 juillet prochain. Ils ont promis de faire la restitution sur le terrain pour que tous les acteurs concernés soient au même niveau d’information.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : +224 620 166 816/ 666 890 877

Lire

Examens de sortie : ce qu’il faut retenir du déroulement des épreuves à N’zérékoré

28 juin 2019 à 0 12 38 06386

Les épreuves théoriques des examens de sortie ont pris fin ce jeudi, 27 juin 2019, dans les écoles professionnelles et techniques du pays. A l’issue de ces épreuves, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’zérékoré tire un bilan satisfaisant, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Après quatre jours de travaux, les candidats aux examens de sortie ont bouclé les épreuves théoriques de ces échéances. Dans la région administrative de N’zérékoré, ils étaient au nombre de 1854 candidats inscrits pour ces évaluations. Selon Jean Guilavogui, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et professionnel, les choses se sont bien déroulées. « On n’a pas connu de défaillances au niveau des candidats, ni au niveau des surveillants. En tout cas, tout s’est bien passé jusqu’à ce dernier jour, jeudi. Aucun incident n’a été enregistré à Beyla, Macenta et à Guéckédou. Tout s’est bien déroulé », se réjouit-il.

Jean Guilavogui, inspecteur régional de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de N'Zérékoré
Jean Guilavogui, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’Zérékoré

Après cette phase théorique, celle pratique va suivre pour les candidats, à l’exception de ceux de l’ENI qui ont déjà fait la pratique. Jean Guilavogui assure que tout est mis en œuvre pour le bon déroulement de cette autre étape dans la région de N’zérékoré. « La première partie était axée sur le savoir et le savoir être. La seconde partie sera axée sur le savoir-faire. Dans toutes écoles, que ce soit publiques ou privées, toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement des travaux pratiques. D’abord, les délégués sont présents et ensuite le matériel est déjà disponible dans toutes les écoles.

Les candidats passeront un à un selon les épreuves qu’ils auront choisies pour répondre aux questions. Du côté du CFP, il y a deux types là-bas. Il y a le type approche par compétence (APC), c’est-à-dire celui qui a fait ses travaux du lundi jusqu’au vendredi. C’est demain qu’ils vont terminer, c’est-à-dire les quatre sections qui ont déjà composé de façon pratique au niveau du CFP. Maintenant les autres : la santé, eux ils vont composer dans les différents centres d’application. Car, dans chaque école, il y a des centres d’application et des centres de compétence », a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de la réussite, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle insiste sur le mérite des candidats. « On ne peut pas dire qu’il y aura 100% d’admission, mais surtout c’est le mérite que nous cherchons. Parce que, aller à la recherche d’un diplôme, c’est bon. Mais, ce n’est pas qu’un papier mais le contenu du diplôme, c’est-à-dire la maitrise professionnelle et technique du métier qu’il aura appris. C’est ce qui fait la valeur du diplôme. Ceux qui auront la chance d’être admis, il faudrait qu’ils reçoivent avec mérite. C’est notre souhait le plus ardent », a dit Jean Guilavogui.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Centre d’exposition de N’Zérékoré : immersion dans le quotidien des artisans

26 juin 2019 à 10 10 55 06556

Construit sous le régime de Lansana Conté sous l’appellation « village artisanal », le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré a été l’un des édifices rénovés dans le cadre du cinquantenaire de la fête tournante de l’indépendance nationale. Cet édifice flambant neuf accueille divers articles fabriqués par les artisans de la région qui font valoir leur génie créateur. L’envoyé spécial de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée Forestière y a fait un tour pour échanger avec les artisans sur les difficultés qui les assaillent en ce moment.

Placé sous la tutelle de la Direction Préfectorale de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré attire le premier visiteur de par la qualité et la beauté des articles qui y sont exposés.

Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie,
Moise Haba

Selon Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie, « ce lieu s’appelait village artisanal et a été construit sous la 2ème République, au temps du Général Lansana Conté où c’était fait en des cases rondes. Chaque préfecture avait sa case. Donc, elles étaient au nombre de sept (07). Après, ces cases ont commencé à se dégrader et elles sont tombées. Avec les festivités tournantes de notre indépendance, il a été prévu de faire un centre d’exposition artisanale. Comme le nom l’indique aujourd’hui, ce n’est pas pour la fabrication des articles artisanaux, mais c’est pour leur exposition. Au jour d’aujourd’hui, il y a principalement six (06) sections qui sont là, à savoir : la raphiaterie, la teinture, la section bambou, la sculpture, les antiquaires et la calligraphie. Ces derniers moments, il y a d’autres sections, notamment la coiffure, la couture et la chaudronnerie qui ont demandé d’avoir une case. Mais pour le moment, ils ne font pas d’exposition là-bas ».

Aux abords du centre, chaque artisan a son propre atelier où il fabrique les articles qui sont ensuite exposés à l’intérieur, dans les différents stands. Dans les différents échanges, chaque artisan a expliqué les difficultés liées à l’exercice de son métier, aussi bien dans la fabrication que dans l’exposition des objets.

Roger Bréhémou

Roger Bréhémou, section bambou chinois : « ça fait peut-être vingt (20) ans maintenant que je pratique cette activité. Au temps de Feu Sékou Touré, j’ai échoué à l’examen et à l’époque on étudiait aussi dans les langues locales. Moi, j’ai étudié le Kpèlèwo (langue des Guerzé, ndlr). J’ai alors décidé d’apprendre le rotin et le bambou chinois. Je fais même les salons en bambou, les étagères, les portes-bics, les cendriers et les thermos. La forme qu’on donne aux objets dépend de la coupe du bambou chinois mais aussi de la dimension. C’est le bambou qui me nourrit, j’ai construit une maison et j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille. Mes clients viennent de Conakry, de la Côte D’Ivoire. Pour le prix, les thermos sont à 65 mille FG, les pots de fleurs à 55 mille FG, les gobelets à 35 mille FG, les cendriers à 15 mille FG. Et si c’est le salon qu’on doit monter, c’est à 500 mille FG. Le transport du bambou est très difficile, il y a des endroits où le véhicule ne peut pas aller. Quelques fois, on est contraint de transporter sur la tête ou de déplacer un taxi-moto pour transporter petit-à petit. Je demande à l’Etat de nous aider, mais aussi de s’intéresser aux enfants abandonnés pour qu’ils viennent apprendre ce métier avec nous. J’avais cinq apprentis, ils m’ont tous quitté. Certains sont au Libéria et d’autres en Côte D’Ivoire. Je suis seul maintenant. C’est pourquoi, je demande aux jeunes de venir apprendre. Un moment va arriver, on ne trouvera pas le bois, sauf le bambou ».

Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré
Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré

Marie Françoise Lamah « Manéa Né », directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré : « j’ai commencé la teinture depuis 1998, mon maitre était là, il s’appelle Siba Kpaye. C’est avec lui que j’ai appris la teinture forêt sacrée, qui est faite à l’aide des produits issus de la forêt sacrée. D’autres pensent que si on dit forêt sacrée, c’est quelque chose qui est liée à l’initiation. Non, ce n’est pas ça. Pour la fabrication du tissu forêt sacrée, je garde ça comme secrets de cuisine. Quand je dévoile les étapes de la fabrication, d’autres s’en serviront pour imiter ce que je fais. Mais, le pagne est fait à l’aide de l’eau de la noix de cola, c’est ce qu’on appelle forêt sacrée. Il y aussi le pagne onidi. Là, c’est les produits chimiques qu’on utilise pour donner soit la couleur jaune, la couleur verte et ainsi de suite. Je suis vieille maintenant, je ne peux pas piler la noix de cola. Je veux une machine pileuse et avoir des équipements pour nous protéger, parce que nous utilisons aussi des produits chimiques, surtout au niveau de la teinture onidi où on utilise la soude caustique. En plus, je demande au gouvernement de m’aider à avoir une petite voiture pour la commercialisation des produits. Ceux qui quittent Boké, Kindia, Labé viennent ici prendre nos produits à bas prix et vont revendre chèrement. Si nous avons un véhicule, nous-mêmes on peut commercialiser nos produits à travers tout le pays. Comme ça, nous pouvons en profiter.

Siba Haba

Siba Haba, section raphiaterie et président des artisans raphiateurs de la Guinée forestière : « c’est nos parents qui nous ont appris ce métier. Ça fait plus de trente (30) ans que je pratique cette activité qui a pour matière première le raphia. Nous partons couper les feuilles de raphia dans les bas-fonds et on extrait les fibres qui sont ensuite séchées au soleil. Après, on tisse les fibres avant de faire des modèles. Avec le raphia, nous faisons des nappes de table, des hamacs, des sacs, des chapeaux, des chaussures, des cartables et plusieurs autres objets. Nos potentiels clients sont les commerçants grossistes qui viennent acheter pour revendre dans le marché. Les jeunes filles convoitent beaucoup nos produits, les élèves, mais aussi les femmes. Le prix des sacs commence à 15 mille FG, 18 mille, 45 mille, 55 mille, 65 milles jusqu’à 150 mille FG. Nous avons des difficultés comme le manque de subvention de la part de l’Etat, le manque de participation dans les foires nationales, la rareté du raphia, mais aussi les problèmes d’acheminement, parce que nous partons très loin pour chercher le raphia.

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur
Aboubacar Sidiki Traoré

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur : « depuis mon enfance, je fais ce métier avec mes oncles. Donc, j’ai grandi avec ça. Mais, cela ne m’a pas empêché d’étudier. On n’étudie pas seulement pour devenir fonctionnaire. Donc, moi j’ai décidé de revenir à mon métier d’enfance au lieu de s’asseoir attendre longtemps pour avoir un emploi. Je travaille le bois rouge, l’iroko, le Gbélé de la Haute Guinée, le bois d’ébène, le bois noir qui vient des pays désertiques. Personnellement, je travaille manuellement. Parce que nous sommes dans un milieu où ne peut pas travailler avec la machine, il n’y a pas de courant. Nos clients ici, ce sont les étrangers. Le peuple de Guinée doit être conscient que la culture africaine lui appartient. Parce que, les plus grands sculpteurs d’Afrique sont originaires de la Guinée, mais le marché de l’art n’existe pas chez nous. Il faut attendre les étrangers, et la Guinée est un pays fermé au monde. Nous devons apprendre à la nouvelle génération que l’art est une connaissance de nos grands parents et que notre connaissance a existé et elle doit continuer à exister. Le prix dépend des articles : les petits tableaux sont vendus à 150 mille FG, les grands à 250 mille FG, les passeports sont à 50 milles FG. Nous rencontrons beaucoup de difficultés parce que quand le pays est fermé, on ne fait que travailler, mais on ne gagne pas. On est obligé de prendre nos objets et aller dans d’autres pays frontaliers pour chercher le marché. Personnellement, fabriquer le bois ce n’est pas quelque chose qui est facile. Parce que, les instruments que nous utilisons blessent et ça peut donner le tétanos. Il y a la fatigue, mais surtout celle du système nerveux ».

Malgré l’existence du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, les artisans disent à l’unanimité que beaucoup reste encore à faire pour leur épanouissement. Ils interpellent le gouvernement, notamment les départements du Tourisme et de la Culture, pour les aider à sortir de l’ornière.

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Examens de sortie des écoles professionnelles : Lansana Komara lance les épreuves à N’zérékoré

24 juin 2019 à 10 10 39 06396

Les épreuves théoriques de l’examen de sortie des écoles professionnelles et techniques ont été lancées ce lundi, 24 juin 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région administrative de N’Zérékoré, c’est Lansana Komara ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du Travail qui a lancé officiellement les épreuves, rapportent deux reporters de Guineematin.com qui étaient sur place.

C’est le centre ENI (Ecole Normale des Instituteurs) de N’zérékoré qui a servi de cadre au lancement officiel des épreuves de l’examen de sortie. Accompagné du gouverneur de région, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et les autorités éducatives, Lansana Komara a lancé l’épreuve de Français dans la salle 5.

Devant les futurs enseignants, le ministre de l’enseignement technique s’est exprimé en ces termes « la formation c’est un métier noble. Vous n’êtes sans savoir qu’il a été décidé que les enseignants soient prioritaires dans le choix au niveau de la fonction publique. Tout ça c’est fait pour vous encourager. L’enseignant c’est l’élite, un enseignant doit savoir lire et écrire. Donc vous avez les textes, vous devez savoir répondre à toutes les questions. Parce que, vous serez demain devant les jeunes qui vont vous poser aussi toutes les questions. Je vous souhaite bonne chance et bon courage à vous », a-t-il souhaité.

Après cette étape, Lansana Komara et sa fuite ont visité les installations du Centre de Formation Professionnelle (CFP) de N’zérékoré où il a prodigué des conseils aux élèves qui étaient en évaluation finale.

Ensuite, la délégation du ministre s’est rendue au centre Alpha Yaya Diallo où composent les candidats du CFP et ceux des écoles de santé. « Ceux qui sont en santé, vous devez savoir que vous constituez la cheville ouvrière. Parce que, le médecin vous donne l’ordonnance et le reste des travaux c’est vous. Si vous ne révisez pas ce que vous faites, alors c’est très dangereux.

Nous venons des ateliers de plomberie, d’électricité et de menuiserie, ceux-ci peuvent se tromper facilement sans incidence. Mais si vous vous trompez, c’est la mort. Donc pour ne pas vous tromper, il faut apprendre ce que vous êtes en train de faire. C’est pourquoi, nous comptons beaucoup sur vous », a-t-il dit.

Il faut rappeler qu’ils sont au nombre de 1718 candidats dans la région administrative de N’zérékoré à passer cet examen national dans cinq centres qui sont : ENI de N’Zérékoré, Lycée Alpha Yaya Diallo, Macenta, Guéckédou et Beyla.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Examen de sortie des écoles professionnelles : 1718 candidats concernés pour la région de N’zérékoré

23 juin 2019 à 20 08 44 06446

Les épreuves théoriques de l’examen de sortie dans les écoles professionnelles et techniques seront lancées demain lundi, 24 juin 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région administrative de N’zérékoré, ils sont au nombre de 1718 candidats repartis dans six (06) centres à affronter cet examen, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Les candidats des écoles professionnelles et de l’enseignement technique seront soumis à l’examen de sortie le lundi, 24 juin 2019 à travers tout le pays. Cette première partie du concours portera sur les épreuves théoriques.

A quelques heures du lancement des épreuves, Jean Guilavogui, inspecteur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle de N’zérékoré, a donné des détails sur ces examens. Selon lui, « notre région administrative déjà abrite six (06) centres. Nous avons l’ENI, qui constitue un centre ; le CFP, l’Ecole des Soins de santé, Macenta, Guéckédou et Beyla. Cette année, nous avons 1718 candidats tous profils confondus.

Le centre ENI de N’zérékoré va prendre 445 candidats. Le CFP ne peut pas abriter beaucoup de candidats. Donc, nous allons déporter notre lieu d’examen au lycée Alpha Yaya Diallo qui va abriter les deux centres. L’effectif des deux centres réunis fait 995 candidats qui seront ensemble. L’ENAE de Macenta aura 80 candidats. Gueckédou, plus l’école privée, le CFP et l’ENI, nous fera 152 candidats ; et, Beyla aura 46 candidats ».

En ce qui concerne les dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves, placées sous le slogan « Tolérance Zéro », l’inspecteur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle soutient que tout est prêt. « Par rapport au département, les fournitures sont arrivées à temps. Les délégués aussi sont déjà dans les différents lieux de centres et, nous nous sommes permis de prendre ces différents délégués pour aller rendre visite aux autorités régionales, préfectorales et communales, c’est-à-dire en signifiant leur présence.

Les centres sont aménagés par le service examen, son équipe est sur le terrain et les PV sont déjà sur les tables. Par rapport aux candidats, il faut une très bonne tenue, avec des cartes Spécial Examen. Comme nous réunissons les jeunes, chaque centre sera doté d’une équipe sanitaire. Parce qu’il y a des cas d’éventuelles maladies. En dehors de ça, il y a la sécurité aussi. Au niveau administratif, il y a un chef de centre, un rapporteur et un secrétariat pour le bon fonctionnement desdits examens au niveau des centres », rassure Jean Guilavogui.

Pour ce qui est des mesures prises pour éviter la fraude, Jean Guilavogui a lancé un message aux candidats. « L’usage du téléphone est complètement interdit au niveau des centres. Ensuite, le travail est individuel et non collectif. Donc, il faudrait que le candidat soit capable de répondre à l’attente de la formation. Parce que l’évaluation, c’est le moment utile de la formation.

Les candidats doivent apporter du sérieux, être à l’heure, porter les cartes, et répondre convenablement aux questions posées. Je leur souhaite bonne chance et je voudrais qu’à l’issue de ces examens, après un classement général, que nous disons que N’zérékoré a occupé la première place, c’est-à-dire les dix premiers de la République », souhaite-t-il.

Pour les six centres d’examen de la région de N’zérékoré, 86 surveillants ont été retenus en raison de deux par salles. Selon nos informations, le lancement officiel des épreuves sera fait par le ministre de tutelle, Lansana Komara.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire