Récupération des domaines de l’Etat : des inquiétudes naissent à N’Zérékoré

23 mars 2019 à 10 10 38 03383

Le lancement des activités de déguerpissement des occupants des domaines de l’Etat à Conakry par le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continue de faire du bruit dans tout le pays. A N’Zérékoré, les occupants des domaines de l’Etat sont sur le qui-vive, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sortie médiatique de Dr Ibrahima Kourouma, Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, soulignant que tous les domaines de l’Etat doivent être repris tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, a créé le doute dans les esprits. A N’Zérékoré, de nombreux habitants occupent des zones réservées de l’Etat.

Aujourd’hui, l’inquiétude est de mise chez ces citoyens qui redoutent un scénario similaire à celui de Kaporo Rails et Kipé 2 (Conakry). C’est le cas de Moriba Haba, domicilié au secteur Ossud, dans la commune urbaine. « On apprend que N’zérékoré fait partie du programme. Si cela est vrai, nous qui habitons le secteur Ossud nous allons subir le même sort que ceux de Conakry (Kaporo Rails et Kipé 2, ndlr).

Alors, nous demandons à l’Etat de surseoir à ça pour le moment, vu nos conditions de vie très pénibles. On n’a pas d’emploi ici, il n’y a aucune société minière dans la région qui puisse employer au moins nos enfants. Mais, si cela est vrai, où allons nous mettre nos têtes ? »

Pour Fatoumata Camara, habitante du quartier Mohomou, dans la commune urbaine, « l’Etat est fort, on a vu les gens à Conakry, qui avaient des titres fonciers et ils ont été délogés. Donc, si N’Zérékoré est concernée, l’Etat ne fera pas de nous une exception.

Moi, j’ai vécu plus de 40 ans à N’Zérékoré et on ne nous a jamais dit que ce domaine appartient à l’Etat. Mais, comme on n’a pas vu d’abord les bulldozers, on se réserve de tout commentaire. On souhaitent cependant que les autorités communiquent pour qu’on sache si N’Zérékoré fait partie réellement du programme ».

Interrogé à ce sujet, le directeur régional de l’urbanisme de N’Zérékoré, Mohamed Condé, a indiqué la zone qui pourrait être concernée dans la commune urbaine. Il précise toutefois, que le déguerpissement de cette zone n’est pas encore programmé. « Je ne pense pas pour le moment que N’Zérékoré soit sur la ligne des déguerpis.

Mais, à ce que je sache, c’est la cité des fonctionnaires, c’est-à-dire le secteur Ossud qui est prévu. Mais, il y a manque de moyens pour le moment. Et, quand on aura les moyens, on va faire face. Par ce qu’il ne faut pas casser pour casser, il faut casser pour construire », a dit Mohamed Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Psychose liée à la vaccination antiparasitaire : les cours perturbés ce mercredi dans les écoles de Beyla

20 mars 2019 à 11 11 38 03383

Les cours n’ont eu lieu que jusqu’à 10 heures du matin ce mercredi, 20 mars 2019 à Beyla. Une folle rumeur autour de la vaccination antiparasitaire lancée lundi, puis suspendue le même jour, est à l’origine de cette situation. Les parents d’élèves ont accouru vers les écoles pour chercher leurs enfants et les ramener à la maison, a appris Guineematin.com, de sources locales.

Malgré sa suspension par le ministère de la santé, la campagne de vaccination antiparasitaire, lancée lundi dernier dans les préfectures de Coyah, Dubreka et Fria continue de causer psychose et panique à travers le pays. Après Koundara hier, c’est la préfecture de Beyla qui a connu un vent de panique ce mercredi matin. Ayant appris que des agents vaccinateurs vont passer dans les écoles pour administrer des produits à leurs enfants, les parents d’élèves sont allés précipitamment dans les écoles pour chercher leurs enfants.

« Il était 10 heures, la recréation venait de se terminer et on s’apprêtait à rentrer en classes, lorsqu’on a vu un groupe de parents d’élèves, venir chercher leurs enfants. Ils sont venus en courant. Ils ont dit qu’ils ont appris qu’à Conakry, il y a eu une vaccination dans les écoles qui a tué de nombreux enfants, et que ces mêmes agents vaccinateurs sont arrivés à Beyla ici pour donner des produits aux élèves », explique au téléphone de Guineematin.com, Oumou Thiam, enseignante à l’école primaire du centre 2 de Beyla et animatrice à la radio rurale de Beyla.

Devant les parents d’élèves, l’enseignante cherche à mieux se renseigner sur cette situation. Elle appelle le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS) de Beyla pour prendre des nouvelles. « Quand j’ai appelé le DPS, il m’a dit qu’il n’y a aucune vaccination en cours ou qui est programmée à Beyla. J’ai expliqué cela aux parents qui étaient là en tentant de les rassurer mais ils ne m’ont pas cru. C’est ainsi que ma directrice m’a dit de les laisser prendre leurs enfants et rentrer », a-t-elle expliqué.

Notre source indique que la même scène a eu lieu dans les autres écoles de la ville. Partout, les parents sont allés chercher les élèves pour rentrer avec eux à la maison.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Les étudiants de N’Zérékoré en colère : pas de cours à l’Université ce jeudi

14 mars 2019 à 19 07 44 03443

Les étudiants de l’Université de N’Zérékoré ont boudé les salles de classe ce jeudi, 14 mars 2019, pour protester contre leurs conditions de vie et d’études. Ces étudiants exigent notamment : la construction d’une cantine universitaire, la prise en charge des étudiants et les véhicules de liaison pour les sorties de terrains, l’équipage des laboratoires, l’équipement en médicaments de l’infirmerie de l’université, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis près de trois mois, le Conseil des Etudiants de l’université de N’Zérékoré a déposé une plateforme revendicative auprès des autorités universitaires. Leur démarche vise à attirer l’attention des responsables sur leurs préoccupations. Mais, les points ne sont satisfaits que partiellement. C’est pour exprimer leur impatience, qu’ils ont boudé les cours ce jeudi.

Selon Mamady Touré, le président dudit Conseil, « c’est à l’issue d’une rencontre entre le Conseil des Etudiants, les chefs de classe, les conseils de faculté et de département que nous avons conçu une plateforme de revendication que nous avons déposé au rectorat. Ça fait deux mois de cela. Donc, nous avons demandé à ce qu’il y ait une cantine universitaire, à ce qu’on ait les moyens de déplacement pour les sorties de terrain, à ce que l’infirmerie soit équipée, les labos qui sont à l’université ne sont pas équipés.

Donc, nous avons également demandé à ce que les labos soient équipés, la prise en charge des sorties de terrain, et le courant qui vient à 9h et part à 14 heures, cela ne nous arrange pas. Nous avons également sollicité que ça vienne à 9heures et parte à 18 heures parce que nous avons deux groupes pédagogiques », a-t-il énuméré.

Interpellé à ce sujet, le recteur de l’université de N’Zérékoré, Dr Ousmane Wora Diallo, annonce avoir trouvé un accord de sortie de crise avec les étudiants grévistes. « Les étudiants ont déposé une plateforme revendicative qui est en voie de résolution. Et, un certain nombre de problèmes, je crois au nombre de sept, sont réglés.

Ils restaient cinq problèmes en vue et qui étaient toujours dans la perspective de résolution par tranche. Donc malheureusement, malgré que la porte du dialogue soit ouverte, le 12 mars, ils ont déposé un préavis de grève.

C’était même un préavis et un avis en même temps, parce que qu’ils disaient que si les cinq problèmes qu’ils ont-là ne sont pas réglés, ils seront en grève à partir du 14 mars. Mais, puisque nous étions dans la logique de résoudre ces problèmes, nous les avons appelés le même jour, le 12 mars, nous avons discuté avec eux sur le problème. Nous avons balisé les solutions et nous avons poursuivi les débats hier, le 13 mars, et on a trouvé un consensus », a dit le recteur.

Les étudiants, qui n’ont boudé les cours que pour ce jeudi, mettent en garde les autorités universitaires par rapport à leurs engagements. « Si toutefois le rectorat n’arrive pas à respecter ses engagements, nous serons obligés de reprendre et poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de nos points de revendication », prévient Mamady Touré.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
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N’Zérékoré : Des acteurs locaux à l’école de la vulgarisation des textes relatifs au genre

13 mars 2019 à 8 08 26 03263

Le Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’Zérékoré, en collaboration avec Plan Guinée, a organisé, en début de semaine, un atelier de plaidoyer auprès des autorités et institutions pour la vulgarisation des textes relatifs au genre ainsi que l’application des textes nationaux dans les préfectures de N’Zérékoré et de Yomou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre a regroupé les sous-préfets, les maires et les secrétaires généraux des communes rurales de Koulé, Koropara, Kobéla, Samoe et Soulouta, de la commune urbaine de N’Zérékoré, le Club des Jeunes Filles Leaders de la N’Zérékoré, les services de santé et de sécurité.

C’est la salle de conférence de la bibliothèque du CECOJE qui a servi de cadre à la cette rencontre, présidée par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré. Elle vise à outiller les participants sur la notion du genre.

Selon Sékouba Traoré, responsable du CECOJE, « il s’agit d’un plaidoyer pour la prise en compte de la situation du genre dans les plans de développement locaux et les plans d’investissements annuels (PAI) au niveau des communes d’intervention de notre partenaire Plan Guinée. Il y en a 12 pour les préfectures de Yomou et N’Zérékoré, dont 6 collectivités par préfectures. Nous avons invité, sous le leadership du sous-préfet, les maires et les secrétaires généraux des communes pour aider à la réflexion et à l’intégration à la base de la situation du genre dans ces collectivités ».

Prenant la parole, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré, Amara Kaba, a remercié les organisateurs tout en invitant les participants à accorder une importance capitale à cet atelier. « Je voudrais, au nom du préfet, dire aux acteurs concernés, que chacun écoute avec attention les termes liés à ce plaidoyer pour qu’au sortir de cette rencontre, que vous soyez mieux outillés et capables de restituer dans les lieux qui sont les vôtres, pour que le comportement puisse changer vis-à-vis de cette question du genre », a dit monsieur Kaba.

Pour Nestor Dieudonné Mamy, sous-préfet de Samoe, cette rencontre va leur permettre de mieux sensibiliser les populations, mais aussi de monter des projets liés à la question du genre. « J’envisage qu’après ici que nous sensibilisons d’abord la population au sujet du genre. Et, après cette sensibilisation, nous montons les projets que nous allons soumettre à nos partenaires pour que les écoles maternelles soient créées dans nos secteurs et districts… »

À noter que 42 participants ont pris part à cette rencontre. Et les mêmes activités sont attendues pour la zone de Yomou.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
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N’Zérékoré : un semi-marathon pour dénoncer l’excision

11 mars 2019 à 12 12 34 03343

Le Centre d’Ecoute de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’zérékoré a organisé un semi-marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). La cérémonie, organisée hier, dimanche 10 mars 2019, a eu pour départ le rond-point Dorota en passant par le Commissariat Central jusqu’à la place des Martyrs, rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le semi-marathon de N’zérékoré a permis aux organisateurs de sensibiliser plus de 100 jeunes filles sur les conséquences des MGF. C’était en présence des chefs de quartiers, de la société civile ainsi que des services de sécurité.

Selon Sékouba Traoré, le responsable du CECOJE, « ce semi-marathon s’inscrit dans le cadre de la célébration, en différé, de la journée internationale, tolérance zéro contre les mutilations génitales. Notre pays, à l’instar des autres, a effectivement célébré cette journée.

Mais, pour le cas spécifique de N’Zérékoré et de Yomou, nous allons organiser une célébration en différé pour que 100 jeunes filles puissent participer à ce marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de lutte contre les mutilations génitales féminines ».

Prenant la parole, Niankoye Kolié, chef de quartier de Wessoua, au nom des collectivités, a remercié les organisateurs avant d’inviter les jeunes filles à dénoncer toute personne qui pratique les mutilations génitales féminines. « Nous remercions les initiateurs de ce programme. Nous sommes à leur disposition et nous sommes prêts à l’application des textes liés à ça.

Je remercie les marathoniennes d’avoir participé à ce marathon et je les invite à refuser l’excision et d’avoir le courage de dénoncer ou de porter plainte contre un père ou une mère qui vous va vous orienter vers l’excision », a lancé monsieur Kolié.

Classée première au marathon, Kadiatou Diallo, s’est réjouie de cette initiative et a promis de s’impliquer dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. «Je suis fière d’être la première de cette activité, de ce marathon.

Je remercie les organisateurs. En plus, nous les jeunes filles, nous nous battrons pour mettre terme à cette pratique qui entrave notre santé en République de Guinée. A bas l’excision », a martelé la gagnante du marathon.

Au terme du semi-marathon, les responsables du CECOJE souhaitent que « les indicateurs liés à la prévalence des Mutilations Génitales Féminines soient revus à la baisse pour que notre pays, qui occupe le deuxième rang mondial, puisse être au rendez-vous des Objectifs du Développement Durable en 2030, que la Guinée puisse présenter des indicateurs satisfaisants… »

À noter que la journée a été clôturée par la remise des prix de fournitures scolaires aux différentes lauréates du semi-marathon et la présentation des sketchs.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un jeune de 15 ans tue son grand frère d’un coup de fusil

10 mars 2019 à 21 09 34 03343

Un garçon âgé de quinze (15) ans a tué son grand frère à l’aide d’un fusil de fabrication locale au quartier Bellevue, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier samedi 09 mars 2019 aux environs de 22 heures. Alphonse Zogbélémou aurait pris Jean Zogbélémou pour un voleur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le drame a créé l’émoi dans la cité. Selon nos informations, les deux frères sont tous élèves au collège Amara Noké Traoré de la commune urbaine. Le plus jeune, Alphonse, élève en classe de 7ème année, aurait confondu Jean, en classe de 8ème année, à un voleur pour ouvrir le feu sur le pauvre.

Le drame s’est produit à l’absence des parents des deux frères, la mère est en déplacement alors que le père était absent de la concession au moment des faits. Notre source ajoute que la concession a été victime de vol à répétition ces derniers temps. Une situation qui aurait poussé le jeune Alphonse à se servir de l’arme à feu, de fabrication locale.

Dans la soirée d’hier, Alphonse s’est couché un peu plus tôt, alors que Jean est allé se promener. A son retour, Jean frappe à la porte. Mais, avec le bruit de la porte, Alphonse va se réveiller en sursaut. Ayant pensé à un voleur, il a ouvert le feu sur son frère à l’aide d’un fusil de calibre 12, appartenant à son père.

Selon notre source d’information, après s’être rendu compte qu’il a tué son frère, Alphonse a tenté de se suicider à l’aide du même fusil. C’est grâce à la vigilance du voisinage que le jeune a été appréhendé et confié aux services de sécurité. Le corps de son défunt grand frère, Jean Zogbélémou, a été transféré à la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Aux dernières nouvelles, après le constat de la police et la concertation entre les autorités locales et la famille du défunt, le corps Jean Zogbélémou a été remis à ses parents pour son inhumation. Une enquête a été diligentée par les services de sécurité alors que le jeune Alphonse Zogbélémou crie haut et fort avoir confondu son grand frère à un voleur.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la fête des femmes célébrée dans la ferveur

9 mars 2019 à 10 10 55 03553

À l’image de leurs collègues du monde, les femmes de N’zérékoré ont célébré hier vendredi, 08 mars 2019, la fête internationale des femmes dans une ambiance festive. C’est la maison des jeunes qui a servi de cadre aux festivités avec pour thème « autonomisation de la femme guinéenne : quel bilan de 2010 à nos jours », rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La fête fut belle à N’zérékoré avec une forte affluence des femmes, vêtues d’habits traditionnels, plus connus sous le nom de forêt sacrée. Des femmes venues de différentes structures de la commune urbaine ont pris part à cette célébration, présidée par le ministre conseiller à la présidence, Bangaly Kourouma.

À l’ouverture de la cérémonie, c’est le maire de la commune urbaine qui a souhaité la bienvenue à la délégation. Dans son discours, Moriba Albert Délamou s’est engagé à accompagner les femmes dans la lutte pour leur autonomisation. « Notre commune continuera toujours dans l’accompagnement des femmes.

Je me réjouis de la célébration de cette journée internationale des femmes qui a regroupé toutes les couches féminine des 22 quartiers de la commune urbaine de N’Zérékoré. Nous demandons à nos conseillers et autorités de la commune urbaine de nous engager dans le processus de l’autonomisation des femmes qui est chère au président de la République ».

Prenant la parole, la porte-parole des femmes de la région, madame Thérèse Tofani, a présenté les préoccupations des femmes de N’zérékoré à la délégation. « En ce jour solennel de la célébration de la journée internationale des femmes, les multiples efforts consentis par l’État et ses partenaires au développement ont permis de produire des résultats dans certains domaines.

Mais, force est de reconnaître que les femmes de Guinée, qui représentent plus de 52% de la population, continuent d’être victimes de comportements discriminatoires qui se traduisent entre-autres par la violation répétée de leurs droits fondamentaux.

Cette situation est aggravée par l’existence d’un parti pris sexiste dans l’administration de la justice ainsi que par les conflits entre les droits des femmes et certaines pratiques traditionnelles et coutumières, les préjugés culturels, l’extrémisme et les conflits armés. L’autonomisation des femmes face au monde du travail en mutation passe par l’impulsion des activités génératrices de revenus et la participation effective des femmes aux prises de décision ».

En réponse, le chef de la délégation, Bangaly Kourouma, a invité les femmes de N’zérékoré à s’organiser et à intégrer la Mutuelle Financière des Femmes Africaines (MUFFA). « Le président de la République a dédié tout son mandat aux femmes et à la jeunesse. Donc, vous devez vous organiser et si vous rentrez toutes dans la MUFFA, le capital va s’augmenter, et il y aura beaucoup de filières qui vont vous aider à aider nos sœurs.

Et, nous devons nous battre pour que l’administration occupe les 45 ou les 50% des femmes. Car la femme ne triche pas, la femme ne vole pas. Que le pays soit commandé par les 50% des femmes, en ce moment, on saura le développement de la Guinée ».

C’est par la prestation des artistes comme Djoma Fanta et certains comédiens venus de Kankan que la cérémonie a pris fin dans une ambiance festive.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : les acteurs des faits d’état civil en conclave pour plus d’efficacité

8 mars 2019 à 9 09 15 03153

La troisième réunion de la Coordination Intersectorielle de la Réforme et de la Modernisation de l’Etat Civil (CIRMEC) s’est tenue ce jeudi, 7 mars 2019, dans la salle de conférence du gouvernorat de N’Zérékoré. La cérémonie est organisée par le bureau régional chargé de l’Etat civil, en collaboration avec le Service Régional chargé d’Appui aux Collectivités et l’UNICEF, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cette rencontre d’échanges vise à « passer en revue les données des faits d’Etat civil enregistrés, montrer les tendances par communes et préfectures, identifier les goulots d’étranglement et envisager des solutions intersectorielles pour améliorer l’atteinte des résultats ».

Présidée par le directeur de cabinet du gouvernorat, elle a enregistré la présence de 48 participants, dont les directeurs préfectoraux de la santé, des secrétaires généraux des préfectures et des communes de la région administrative de N’Zérékoré, ainsi que les responsables de la société civile locale.

À l’ouverture de la séance, c’est le chef bureau zone-sud de l’UNICEF, Dr Claude N’gabu qui a planté le décor. « La présente réunion a pour vocation le renforcement du caractère intersectoriel et surtout mettre l’accent sur l’interopérabilité des acteurs et auxiliaires dans l’enregistrement des faits d’état civil. Ceci, afin qu’il puisse exister une synergie d’actions à l’effet de renforcer la demande, l’offre et la continuité de service de qualité d’état civil conforme aux standards internationaux ».

Prenant la parole, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, dira que la préoccupation des autorités n’est pas que de faire la sensibilisation, mais plutôt d’impliquer la population dans le système d’enregistrement des faits d’états civil.

« Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de réforme et de modernisation de l’administration dans sa phase pilote dans notre région, la préoccupation des cadres des services techniques en charge d’état civil et des autorités à tous les niveaux, n’est pas seulement d’organiser des campagnes d’enregistrement direct des naissances et de rattrapage.

Mais, d’entreprendre des séances de sensibilisation afin de faciliter l’appropriation et l’adhésion de la population au système d’enregistrement direct des faits et statistiques de l’état civil à l’effet de pérenniser les acquis du projet dans la région », a dit monsieur Sandy.

Pour arriver aux résultats escomptés, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré souhaite vivement que « la présente réunion puisse examiner, avec lucidité, les grands défis qui nous attendent pour mieux avancer ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
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N’zérékoré : plus de cent élus locaux à l’école de la gestion des collectivités

4 mars 2019 à 20 08 31 03313

Après les états généraux de la décentralisation, le Ministère de l’Administration du Territoire a organisé un séminaire de formation en faveur des élus locaux de la région administrative de N’zérékoré et ceux des préfectures de Kissidougou, Faranah et Kérouané. C’est la salle polyvalente de l’Ecole Normale des Instituteurs de N’zérékoré qui a servi de cadre à cette cérémonie qui vise à renforcer les capacités des élus locaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le gouverneur de région qui a présidé cette rencontre, accompagné du préfet de Nzérékoré. Ils sont plus de 100 élus locaux, venus d’un peu partout de la région de N’zérékoré et des préfectures de Kissidougou, Faranah et Kérouané à prendre part à cette séance. Pendant 3 jours, les participants seront outillés en vulgarisation du code révisé des collectivités, organisation et attribution du fonctionnement des collectivités et les services genre et équité et de la garde communale.

Koïkoï Béavogui

A l’ouverture des travaux, Koïkoï Béavogui, le directeur national du centre de formation et perfectionnement des cadres et élus locaux de Sérédou, a planté le décor. « Après les états généraux de la décentralisation et du développement local, il était question de procéder à la formation de 342 maires et nous avons 7012 élus à former. Mais, pour la première phase, nous commençons par les 342 maires titulaires qui étaient effectivement au palais du peuple pour les états généraux. Et, nous avons presque terminé du 20-22 février la formation des maires de Kindia, qui avait regroupé ceux de Labé, Boké, Kindia. Nous voici aujourd’hui au deuxième centre, qui est le centre de Nzérékoré, qui regroupe aussi la région administrative de N’zérékoré, les préfectures de Kérouané, Kissidougou et de Faranah ».

Mohamed Ismaël Traoré

Prenant la parole, le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a remercié les organisateurs avant d’inviter les élus locaux à accorder une importance capitale à cette formation. « C’est de suivre avec attention cette formation. Quand vous ne comprenez pas un passage, il faut attirer l’attention du formateur. Et, quand vous êtes outillés ou quand vous avez l’instrument juridique qu’il faut pour le travail, c’est d’appliquer. Il ne faut pas garder les codes des collectivités à côté, ça doit vous inspirer. Vous devez savoir ce qui est là-dedans et de baliser l’autre comportement en terme de gestion et en terme de fonctionnement. Mais, si vous mettez ces codes de collectivités à côté, vous allez rencontrer les conséquences. C’est ce qu’on veut éviter. C’est pourquoi, on a commencé à vous former et à vous montrer le chemin qu’il faut pour le développement émergent de la Guinée ».

Mme Séné Béavogui

Pour madame Séné Béavogui, maire de la commune rurale de Watanka, dans la préfecture de Macenta, dira que cette formation vient à point nommé car, dit-elle, elle permettra de bien gérer leurs collectivités. « Je suis très satisfaite de la tenue cette formation et du fait que le président de la République avait dit qu’il dédie son second mandat à la jeunesse et aux femmes. Donc, nous devons mériter cette confiance de la part du chef de l’État. Et ensuite, j’invite toutes les femmes à faire comme moi, et à comprendre que, ce que l’homme peut faire, la femme aussi peut faire. Et je veux qu’à la fin de cette formation, que nous soyons capables de gérer les biens de nos communautés », a dit l’élue locale.

Au terme de cette formation, le directeur national du centre de formation et perfectionnement des cadres et élus locaux pense que « les maires seront capables, non seulement de collaborer avec la population à la base, et ils connaîtront comment utiliser les cadres à la base pour la prise de décision ».

Après N’zérékoré, la clôture de cette série est attendue dans le centre de Mamou qui va regrouper le reste des préfectures.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 620166816/666890877

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Lola : le maire veut désenclaver la commune urbaine

4 mars 2019 à 12 12 43 03433
Antoine Gbogolo Soromou

Le maire de Lola, Antoine Gbogolo Soromou, nourrit plein d’ambitions pour la commune urbaine. Le désenclavement de Lola constitue aujourd’hui l’une de ses préoccupations. Il l’a dit le weekend dernier à l’occasion d’une rencontre avec les jeunes au siège de ladite commune, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

D’entrée de jeu, le maire a déploré le manque de fonds dans les caisses de la commune. Selon Antoine Gbogolo Soromou, il n’aurait trouvé que la somme de deux (2) millions de Francs Guinéens lors de son installation.

Toutefois, le maire affirme avoir un projet de désenclavement de toute la ville de Lola. Selon lui, après des études des voiries urbaines à dégager, vingt sept (27) km ont été retenus et le gouvernement a pris en charge le bitumage de 12,5 km avec 4 ponts.

« Il nous reste 14,5 km. On a fait des démarches au près du génie militaire, de la société Foret Forte, le mont Nimba pour qu’ils nous donnent des machines pour pouvoir faire ces travaux dans la ville. Dieu merci, ils nous ont donné l’accord. Au mois de juillet, on nous donne ces machines-là. Mais, on nous demande de faire un effort pour mettre le carburant dans ces machines. Donc, on est entrain de faire les démarches pour l’obtention de 50 mille litres de gas-oil pour mettre dans les machines pour que toute la commune urbaine de Lola soit désenclavée », a fait savoir Antoine Gbogolo Soromou.

En outre, le maire de Lola a dit avoir obtenu le soutien du gouvernement du président Alpha Condé pour la réalisation de certaines infrastructure dans sa commune. Parmi plusieurs projets soumis au gouvernement de son mentor, Antoine Gbogolo Soromou affirme que six (6) ont été retenus pour investissement en 2019, dont le financement de la clôture de l’école primaire Centre 1 ; le grattage du grand marché de Lola qui sera construit sur la route du district de Gogota ; la construction d’un marché de proximité dans chaque quartier de la commune urbaine. A ceux-ci, s’ajoute l’achat de sonorisation, de bâches et de chaises pour que les réceptions puissent se faire sans être liées à des structures de location.

Pour finir, le maire a prodigué des conseils aux citoyens de Lola tout en les encourageant à compter sur leur collaboration pour le payement des taxes à tous les niveaux.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Emploi Jeunes : le maire de Lola en conclave avec les jeunes de sa commune

4 mars 2019 à 10 10 26 03263

Le maire de Lola s’est entretenu avec les jeunes de la commune urbaine dans la soirée d’avant-hier, samedi 02 mars 2019. La démarche d’Antoine Gbogolo Soromou visait à exposer sa vision pour l’emploi des jeunes diplômés résidant dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre entre le maire de la commune urbaine de Lola et les jeunes s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie en présence des chefs de quartiers et des districts environnants.

Devant plus de 40 jeunes qui ont répondu à l’appel, Antoine Gbogolo Soromou a exposé les sujets à débattre, à savoir : le recensement des jeunes diplômés sans emploi afin de connaitre leur nombre total ; la connaissance des organismes et associations estudiantines évoluant sur le terrain afin de les récupérer et les aider ; enfin, la participation des jeunes aux activités de la commune.

Au cours de cette rencontre, Antoine Gbogolo SOROMOU a annoncé la création d’un office emploi-jeunes qui aura pour but de les organiser afin de rechercher des emplois pour la jeunesse.

« Nous prenons la liste de tous les diplômés, avec leur profil, nous organisons au niveau du fichier électronique le classement des diplômes en différentes matières. A partir de cette base de données, l’office emploi-jeunes va rechercher des emplois dans plusieurs étapes. Nous allons permettre à ceux qui n’ont pas une certaine capacité de faire une formation. Nous avons renégocié et obtenu la création d’un centre de formation professionnelle aux métiers des mines. Ils vont commencer les travaux bientôt au quartier Magha-mo. Cela va permettre de renforcer les capacités des jeunes diplômés afin d’être compétitifs sur le marché de l’emploi », a expliqué le maire.

En outre, Antoine Gbogolo Soromou ajoute qu’un test psychotechnique se fera avec l’emploi-jeunes et va détecter les jeunes ayant l’esprit d’entreprise. « Ceux-ci seront encouragés afin d’entrainer les autres, désireux s’investir dans ce domaine ».

Pour finir, le maire de Lola a invité les jeunes au recensement des maisons, des places sur le marché, des commerces pour permettre de mieux cerner les taxes.

De Lola, Léopold Konaté pour Guineematin.com

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Hausse des taxes à N’zérékoré : la CU fixe son budget à plus de six milliards sept cent millions

2 mars 2019 à 21 09 24 03243

Six milliards sept cent soixante-dix-neuf millions huit cent mille neuf cent soixante-trois francs guinéens (6 779 800 963 GNF) est le budget 2019 de la commune urbaine de N’zérékoré. La session de cette année a été clôturée ce samedi, 2 mars 2019, dans la salle de conférence de la mairie, en présence des chefs des différents quartiers, des représentants des femmes et des jeunes, ainsi que le représentant de l’Agence Nationale de Financement des collectivités (ANAFIC) et les partenaires au développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Ouverte le 29 janvier dernier, la session budgétaire 2019 a été clôturée ce samedi avec un budget de fonctionnement de 6 779 800 963 GNF dont 4 416 622 000 du revenu minier (ANAFIC).

Moriba Albert Delamou

Selon monsieur Moriba Albert Delamou, maire de la commune urbaine de N’zérékoré, il y a plusieurs nouvelles initiatives prévues pour l’amélioration des conditions de vie des populations de sa commune. Ce sont notamment des ouvertures des routes dans les différents quartiers, la construction des écoles, la sécurité, etc.

Pour faire face aux nombreux et importants investissements prévus, les nouvelles autorités de la mairie ont décidé d’augmenter les taxes perçues au niveau des différentes structures de la commune urbaine. « Toutes les taxes sont revues à la hausse ! La location de la gare routière passe de 10 000 000 à 15 000 000 000 GNF par mois, les taxes sur les magasins d’Etat passent de 120 000 à 150 000 GNF par mois, la taxe du ticket au marché passe de 200 à 500 GNF par jour, le ticket de taxi-moto passe de 500 à 1000 GNF par jour… », a annoncé monsieur Moriba Albert Delamou.

À noter que sur les 41 conseillers de la commune urbaine, ce sont 32 qui ont voté le budget dont les 60% des recettes doivent être orientées aux investissements et les 40% pour les dépenses de fonctionnement.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com.

Tél. : +224620166816/666890877

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N’zérékoré : le Procureur Général de Kankan en conclave avec les magistrats et les OPJ

27 février 2019 à 11 11 24 02242

Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, accompagné de l’Avocat Général, est en tournée dans les tribunaux relevant de son ressort. C’est dans ce cade que Yaya Kairaba Kaba a eu une rencontre d’échanges, hier mardi 26 février 2019, avec les officiers de police judiciaire et les magistrats dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée forestière.

De nombreux officiers de police judiciaire et des magistrats, venus d’un peu partout des tribunaux et justices de paix de la région, ont pris part à cette rencontre.

Sidiki Kanté

D’entrée de jeu, c’est Sidiki Kanté, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de N’zérékoré qui a planté le décor. « Le Procureur Yaya Kairaba Kaba, dès son arrivée, a organisé une grande rencontre de retraite à Siguiri. À cette occasion, il a fait des recommandations à l’endroit de tous les services de son ressort. Dès après cette assemblée, il allait organiser une tournée dans tout son ressort pour voir ce qui va et ce qui ne va pas, et donner des informations idoines en ce qui concerne actuellement la politique générale du département de la justice en matière de réforme et du règlement des affaires au niveau de la justice ».

Quant au Procureur de la République près la Cour d’Appel de Kankan, il dira que cette rencontre vise à qualifier la justice guinéenne et à la rapprocher des justiciables.

Yaya Kairaba Kaba

Selon Yaya Kairaba Kaba, « au cours de cette tournée, j’organise des réunions de travail avec les magistrats, avec les officiers de police judiciaire et on invite les responsables locaux, aussi bien administratifs que politique. Le message consiste à véhiculer, à sensibiliser et expliquer la réforme judiciaire intervenue par la loi n•019 du 05 juin 2015. Une loi assez importante qui a réorganisé la justice guinéenne, qui a supprimé les justices de paix, qui a donné compétence aux tribunaux de première instance de connaître et de juger en matière criminelle et qui a mis fin à l’interminable détention provisoire, et de l’impact positif en termes de dossiers criminels jugés sous l’empire de cette nouvelle loi, qui est une loi incomparable au dossier qu’on pouvait juger sous l’empire de l’ancienne loi qui mettait en place des Cours d’Assises. Et en plus, j’inspecterai les officiers de police judiciaire dans leur installation, je passerai dans les maisons centrales pour voir les conditions de détention de nos frères qui sont en conflit avec la loi ».

Sékou Koïvogui

Du côté des participants, Sékou Koïvogui, directeur régional de la police de N’zérékoré, a félicité la démarche envisagé par le Procureur Général. « Son entretien avec nous ce matin est égal à une formation parce qu’il nous a mis au courant de tout ce qui se passe et quelle est l’importance et l’avantage de cette loi, 019 qui a été mise en application depuis 2015, érigeant certaines justices de paix en tribunal de première instance et il nous a expliqué aussi certaines procédures de la transmission procédurale depuis la phase policière jusqu’au niveau des magistrats ».

Selon l’agenda du Procureur Général près de la Cour d’Appel de Kankan, la journée de ce mercredi, 27 février 2019, sera consacrée à une visite dans les maisons centrales et certains lieux de détention préventive de la ville de N’zérékoré avant de prendre le départ pour le TPI de Macenta.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’zérékoré : un homme se tue à l’aide d’un fusil artisanal

25 février 2019 à 19 07 00 02002

Un homme âgé de 40 ans s’est donné la mort à l’aide d’un fusil artisanl dans la matinée de ce lundi 26 février 2019, au quartier Gonia, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Thierno Alimou Bah, vendeur de téléphones au grand marché de la ville, souffrait d’une dépression mentale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’acte s’est passé au quartier Gonia dans la matinée de ce lundi. Selon nos informations, Thierno Alimou Bah a mis fin à ses jours dans sa chambre. Il souffrait d’une dépression mentale depuis bientôt deux ans. C’est après avoir accompagné ses enfants à l’école qu’il s’est enfermé dans sa chambre et s’est donné la mort à l’aide d’un fusil artisanal, de fabrication locale.

Mamadou Aliou Bah

Interrogé sur les circonstances du drame, son frère a confirmé le problème mental qui tracassait le défunt. « Ce matin, j’ai parlé avec mon jeune frère concernant la vente de sa moto. Donc, si l’intéressé amenait le reste de l’argent, il allait donner la moto pour qu’on aille à Faranah pour son traitement, parce qu’il était mentalement dérangé. Chaque trois mois, il partait à Faranah pour prendre ses produits. Et tout dernièrement, il a décidé qu’on aille ensemble. Et, c’était aujourd’hui qu’on devait partir à Faranah pour son traitement. J’étais à l’attente de ce dernier et mon frère est allé accompagner ses enfants à l’école. C’est à son retour de l’école qu’il s’est enfermé dans sa chambre et s’est donné la mort. Les voisins sont venus m’informer que mon jeune frère s’est donné la mort avec une arme de fabrication locale au niveau de son cou », a expliqué Mamadou Aliou Bah.

Cécé Laurent loua

Le chef de quartier de Gonia, Cécé Laurent Loua, a expliqué ce qu’il a fait après avoir été informé. « J’ai été informé par les citoyens que quelqu’un s’est fusillé dans mon quartier. Rapidement je me suis rendu sur les lieux et effectivement, j’ai vu le corps du jeune ensanglanté. Immédiatement, j’ai informé les autorités. Et quand ils sont venus, après leur investigation, le maire m’a laissé les consignes de rester et de suivre la suite », a dit le chef de quartier.

À noter que le corps du défunt, Thierno Alimou Bah, a été remis à sa famille par les autorités pour son inhumation. Il laisse derrière lui une veuve et 4 enfants.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Élire des femmes dans les conseils régionaux, de quartiers et districts : N’zérékoré adhère aux propositions du FOFPAG

23 février 2019 à 9 09 48 02482

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) est en tournée à l’intérieur du pays. Ces femmes députés sensibilisent les acteurs impliqués dans le processus électoral pour une meilleure représentativité de la gent féminine dans les conseils régionaux, de quartiers et districts.
Le jeudi dernier, 21 février 2019, c’est au Gouvernorat de N’zérékoré que cette mission a rencontré les autorités de N’zérékoré et les acteurs électoraux. Conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo, qui est la secrétaire générale du FOFPAG, la délégation a été par le directeur de cabinet du gouvernorat.

Au cours des entretiens, les députés ont exprimé leur désir de voir les femmes élues conseillères locales portées, toutes, au sein du Conseil régional de N’Zérékoré. Une demande faite non sans dénoncer le constat alarmant des résultats enregistrés lors des élections communales du 4 février 2018.

Honorable Zalikatou Diallo

« Nous avons constaté avec amertume que les femmes ont été marginalisées lors de ces consultations électorales. Et, ces résultats montrent un constat alarmant. Avec 235 conseillers élus pour les 66 collectivités de N’Zérékoré, seules 28 sont des femmes. Plus grave, de ces 66 collectivités, une seule, à Macenta, est dirigée par une femme. A N’Zérékoré, sur les 41 conseillers élus, il n’y a que deux conseillères. Et, au niveau de l’exécutif, heureusement, il y a une femme Vice-maire. C’est décevant ! », a déploré la Cheffe de délégation.

Poursuivant son constat, l’Honorable Zalikatou Diallo a noté qu’il n’y a aucune femme présidente de district ou de quartier dans toute la région de N’Zérékoré.

« Pourtant, les femmes gèrent mieux que les hommes. Elles sont braves. Les exemples ne finissent pas. Que ce soit avec Mbalia Camara, Marie Loffo, Jeanne Martin Cissé… toutes ces femmes n’étaient pas forcément des intellectuelles. Mais, elles étaient leaders et ont fait leur preuve de bravoure parfois même en dehors de notre pays. Je demande donc que des corrections conséquentes soient apportées à ce niveau pour que les districts et les quartiers soient repartis entre les hommes et les femmes, pourquoi pas à part égale », a sollicité la députée, appuyée dans son plaidoyer par ses paires de la délégation. Ces dernières ont insisté auprès des hommes que « ce lobbying en faveur de la gent féminine ne vise nullement à créer un antagonisme dans les ménages. Car, l’homme et la femme se complètent ».

D’ailleurs s’adressant aux nombreux hommes et les quelques femmes qui étaient dans la salle, les députés ont relevé que l’essentiel du travail dans les ménages est fait par les femmes. En y réussissant, expliquent-elles, les femmes peuvent valablement participer au développement socioéconomique du pays en prenant part et activement à la prise de décision.

Comme saisis à la gorge, Conseillers communaux et représentants des partis politiques devant les responsables de la CEPI et des autorités administratives ont pris l’engagement de désigner beaucoup de femmes à la tête des quartiers et districts mais également de les favoriser au niveau du Conseil régional.

Etaient représentés à cette rencontre, les partis UFR, RPG arc-en-ciel, UFDG, UPG, PEDN et le Bloc Libéral. Tous, au nom de leurs formations politiques, ont pris l’engagement ferme de désigner un nombre significatif de femmes aussi bien au Conseil régional de collectivité qu’à la tête des quartiers et districts où ils sont vainqueurs.

Côté société civile, il y avait également plusieurs responsables dont entre autres Hadja Alamako Diallo, Françoise Lamah, présidente de la CEPI, Christophe Millimono de la radio rurale, l’honorable Madeleine Théa, ancienne député-maire. Dans les débats, tous ont mis l’accent sur la poursuite de ces séances de sensibilisation et ont suggéré que les rencontres soient élargies à plus de femmes.

Jean Smith Sandy

En clôturant les débats, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet de la région administrative de N’Zérékoré, a salué et félicité vivement les femmes parlementaires pour leur engagement pour la parité homme/femme et réitéré sa détermination à contribuer à la promotion du genre dans les instances de prise de décision.

A rappeler qu’avant d’arriver à N’Zérékoré, la délégation a été reçue à Macenta par le Préfet, Elhadj Touramani Diabaté, entouré de ses cadres. Elle a rencontré également la présidente de la CEPI, Mme Marie Louise Dopavogui. La délégation s’est félicitée à ce niveau de l’élection d’une femme à la tête de la mairie de la commune rurale de Wankana.

A rappeler que ce projet intitulé « Participation politique des femmes » est porté par l’Assemblée nationale, à travers le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’ONU femme et du Gouvernement du Canada. Dans sa deuxième phase, le FOFPAG est en tournée dans les Chefs-lieux de région du pays pour rencontrer les acteurs impliqués dans le processus électoral en vue de plaider pour une meilleure représentativité des femmes dans les Conseils régionaux, de quartier et de district.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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N’zérékoré : un Nigérian assassiné par des inconnus

18 février 2019 à 18 06 51 02512

Un ressortissant nigérian qui travaillait dans un magasin de vente de colas a été assassiné dans la nuit du dimanche à ce lundi, 18 février 2019 à N’Zérékoré. Des individus non identifiés l’ont ligoté et l’ont poignardé à plusieurs endroits. Son corps a été retrouvé ce lundi matin dans une mare de sang, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

La victime se nomme Adamo Abdoulaye, un nigérian âgé d’une quarantaine d’années, marié et père de 5 enfants. Il travaillait dans un magasin de vente de colas situé dans le quartier commercial de la ville de N’Zérékoré. C’est là que des personnes non encore identifiées sont venues l’assassiner dans la nuit du dimanche à ce lundi, 18 février 2019.

« Nous avons été saisis tôt ce matin par une plainte d’un citoyen Nigérian, Illiace Diallo, qui travaille dans le même magasin que le défunt, pour nous informer que son frère, Adamo Abdoulaye, a été assassiné par des malfrats dans la nuit du dimanche au lundi, 18 février 2019 dans le magasin où le défunt prenait garde.

Aussitôt, nous avons informé la hiérarchie et nous nous sommes rendus sur les lieux. Arrivé, on a trouvé effectivement le corps du jeune ensanglanté. Après le constat, on a trouvé que le défunt a été poignardé à plusieurs reprises au niveau de la tête, du cou et sur le corps, ses bras attachés. Et, selon les magasiniers, une somme de 2 millions 800 mille francs a été retrouvée au lieu du drame mais une somme de 900 000 francs et des pièces de jeton ont été emportés par les malfrats », explique sous anonymat une source policière.

Tamba Kèmo Camara

De son côté, Tamba Kèmo Camara, le responsable du secteur 2 du quartier commercial où l’assassinat a eu lieu, a regretté ce drame avant d’appeler à la vigilance et à la fin de l’impunité pour les criminels. « C’est très dangereux. On vient tuer comme ça sans qu’on sache qui l’a fait, pourquoi il l’a fait. Les jeunes n’ont qu’à se connaître dans le quartier. Dès qu’on voit un nouveau, on doit demander d’où il vient, qui il est.

Parce que ce n’est pas la gendarmerie ni la police qui va venir faire ça pour nous. C’est entre nous les citoyens. Et quand un bandit est arrêté, on ne doit pas le relâcher. Mais, ils vont dire qu’il y a les droits de l’Homme, mais celui qui a été tué aussi avait des droits. Et, le droit de celui qui a tué ne doit pas primer sur celui de la victime », a dit le responsable local.

A noter que le corps de Adamo Abdoulaye a été remis à ses compatriotes nigérians avec lesquels il travaillait dans ce magasin. Et, la police a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce crime.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Ibrahima Sakho à N’Zérékoré : « si je dois prendre la continuité, c’est en faveur d’Alpha Condé…»

18 février 2019 à 9 09 48 02482

La commune urbaine de N’Zérékoré a constitué la dernière étape de la tournée de Dr Ibrahima Sakho, président du parti CPUG, en Guinée Forestière. Plusieurs militants et responsables du parti se sont donné rendez-vous le samedi, 16 février 2019, dans l’enceinte d’un lycée privé pour écouter leur président, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

C’est dans la préfecture de N’Zérékoré que Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG a clôturé sa tournée de prise de contact avec ses militants. Pour cette dernière étape on a noté une forte mobilisation des militants et sympathisants du CPUG.

Karamo Cissé

Selon Karamo Cissé, secrétaire fédéral du CPUG à N’zérékoré, « l’annonce de votre arrivée dans la classe politique guinéenne a suscité un véritable espoir pour nous jeunes. En lisant d’ailleurs votre projet de société, nous ne serons jamais en marge de votre lutte pour le changement déjà engagé. Puisque les piliers du changement pour le développement passent nécessairement par la santé, l’éducation pour tous, les infrastructures routières, appui aux femmes, emploi des jeunes. Certes, avec Dr Ibrahima Sakho, la Guinée prendra un nouvel élan. La population de N’Zérékoré, plus particulièrement la jeunesse, me charge de vous dire qu’ils sont prêts à vous accompagner dans votre combat. Ce soutien sans condition de la population de N’Zérékoré vous conduira au fauteuil présidentiel en 2020, car vous êtes la seule et unique personne sur qui réellement on peut compter sur la situation guinéenne ».

Après avoir remercié les sages, les femmes et les jeunes pour le déplacement effectué, Dr Ibrahima Sakho a dit que son entrée en politique vise à œuvrer pour sortir les guinéens de la misère. « Si je me suis engagé en politique, c’est parce que je pense sincèrement que j’ai les compétences, j’ai les expériences, j’ai les moyens pour que notre cher pays, la Guinée, puisse sortir de sa misère sociale. Et, je vois depuis presque deux ans, l’engouement monstre autour de notre parti CPUG. Et pour ça, je remercie toute la Guinée », a dit le jeune politicien.

Dr. Ibrahima Sakho

Contrairement à ses précédentes sorties où il a tiré à boulets rouges sur l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah, Dr Ibrahima Sakho a laissé entendre que « le professeur Alpha Condé a été un bon maître. Il a été le père de la démocratie dans notre pays. Pour ça, on peut le remercier. Mais, vous savez, dans la vie, quand on fait des enfants, la seule chose qu’on veut, c’est quand on atteint un certain âge qu’on leur donne la relève. Ça, ça n’enlève à rien par rapport à tout ce que le professeur Alpha Condé a fait pour la Guinée pendant 40 ans. Aucunement pas, si Dr Ibrahima Sakho doit prendre la continuité, c’est en faveur du professeur Alpha Condé et de la Guinée pour permettre justement de continuer le travail qu’il a entamé. Donc, je voudrais ceci, que ça soit le professeur Alpha Condé, que ça soit moi, c’est pareil. Parce que, nous avons les mêmes ambitions pour vous, c’est-à-dire avoir un meilleur avenir pour la Guinée ».

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lola : le président du CPUG promet zéro chômage s’il est élu en 2020

16 février 2019 à 16 04 39 02392

Le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée, Dr Ibrahima Sakho, poursuit sa tournée de prise de contact avec ses militants en Guinée Forestière. Après Macenta hier, le leader du CPUG s’est rendu à Lola ce samedi, 16 février 2019. L’opposant s’est entretenu avec ses partisans autour de plusieurs sujets, notamment celui du chômage des jeunes, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Cette première rencontre entre militants du CPUG et leur leader, s’est tenue dans un complexe hôtelier de Lola. Après un chaleureux accueil réservé à Dr Ibrahima Sakho et sa suite, le secrétaire fédéral du CPUG à Lola a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à leurs hôtes.

Dannan Traoré a rassuré le président de son parti, que « la préfecture de Lola est entièrement engagée à vos côtés jusqu’à l’élection présidentielle de 2020 voire jusqu’à l’éternité. La préfecture de Lola a toujours préparé des présidents de la République de Guinée à savoir : le parti PDG-RDA, le parti RPG. Nous souhaitons que votre parti soit comme les précédents », a dit le responsable local du CPUG.

De son côté, Dr Ibrahima Sakho a commencé son discours par remercier la population de Lola pour l’accueil qui lui a été réservé. Ensuite, le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée a dit avoir entendu les préoccupations des habitants de Lola. « J’ai entendu Lola. Il y a beaucoup de jeunes qui m’ont interpellé sur leur situation ici à Lola, c’est-à-dire que 90% des jeunes de Lola sont au chômage. C’est à cause de cela que moi je m’engage en politique pour qu’une fois qu’on sera au pouvoir en 2020, il y ait zéro chômage de jeunes à Lola. Moi je ne promets pas, ce que je dis, je le ferai.

C’est comme ça que j’ai réussi en Europe, parce que je suis un homme de parole. Quand je dis je vais faire, je l’ai toujours fait, et ça depuis 22 ans. Je n’ai jamais failli. C’est la même chose pour Lola et je ferai la même chose pour toute la jeunesse guinéenne. Il ne faut pas douter un seul instant, une seule seconde qu’en 2020, Dr Ibrahima Sakho sera président de la République de la Guinée. Et ça, pour le bonheur de la Guinée et des guinéens », a laissé le président du CPUG.

De Lola, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Macenta : Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG, à la rencontre de ses militants

16 février 2019 à 11 11 15 02152

Dr Ibrahima Sakho, président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG) a entamé une tournée ce vendredi, 15 février 2019, en Guinée Forestière. La démarche du jeune politicien vise à présenter son parti et prendre contact avec ses militants, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

C’est par la commune urbaine de Macenta que Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG, a débuté sa tournée de prise de contact avec les militants. Accueilli dans l’enceinte d’une école primaire privée de la place, Dr Ibrahima Sakho a parlé de son parti mais aussi du combat politique qu’il compte mener pour le bonheur des guinéens.

À l’entame de son discours, Dr Ibrahima Sakho a dit avoir fondé son parti pour faire le bonheur des citoyens. « J’ai créé ce parti en Guinée, pour que vous ne souffriez plus dans la vie. Parce que, ça fait plusieurs années dans notre pays que nous souffrons. Je prends un exemple : vous savez, moi je suis parti de Conakry il y a deux jours et demi. Deux jours et demi de route, des routes extrêmement difficiles, des routes pas bien du tout. Ce genre de routes que nous avons pour venir chez vous, si ça reste tel, vous allez rester en autarcie. C’est-à-dire d’autres personnes ne pourront pas venir pour vous voir, et vous ne pourrez pas aller voir d’autres personnes pour converser. Et ça, ce n’est pas bon. En choisissant le parti CPUG, ça c’est un des problèmes qui sera résolu définitivement à partir de 2020 », a-t-il lancé sous les applaudissements des militants.

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho a dit qu’il est temps de laisser la place à la jeune génération pour que les guinéens puissent enfin accéder au vrai changement. « En 2020, le président Alpha Condé ne sera plus président. Son mandat se terminera définitivement. On va le remercier pour ce qu’il a fait pour la Guinée. On va lui demander de laisser la suite aux jeunes qui sont compétents, aux jeunes expérimentés, qui seront plus dynamiques qui sont en phase avec le monde moderne et qui ambitionnent de faire de bonnes choses pour vous et pour la Guinée. Ce jeune là, c’est monsieur Sakho, président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée ».

En outre, Dr Ibrahima Sakho a fait savoir qu’il est différent des autres hommes politiques qui tiennent des promesses sans jamais les réaliser. « Je ne suis pas comme ces hommes politiques qui sont venus vous promettre le monde et qui n’ont jamais rien réalisé. Que ça s’arrête. Et je pense que ça s’arrêtera avec Dr Ibrahima Sakho. Ce que je veux pour vous, c’est que vous ayez l’eau courante, que vous ayez l’électricité, que Macenta soit désenclavé. Tout ceci est possible, car on luttera de façon implacable contre la corruption », promet le président du CPUG.

De Macenta, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620213977/662730531

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