Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Lutte contre le vol à N’zérékoré : « celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime »

22 mai 2019 à 10 10 39 05395
Moriba Albert Delamou, maire de N’zérékoré

Les nouvelles autorités communales de N’zérékoré décident d’impliquer les citoyens dans la lutte contre le vol. C’est dans ce cadre que la mairie de cette commune urbaine a mis un prix pour toute personne qui arrêtera désormais un voleur dans la ville. Deux jeunes ayant mis main sur des présumés voleurs ont déjà bénéficié de cette prime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les cas de vol sont devenus récurrents dans la ville de N’zérékoré. La plupart des lampadaires installés dans le cadre de l’éclairage public ne sont plus opérationnels de nos jours, parce que leurs batteries ont été volées. C’est pourquoi, la mairie a décidé d’impliquer la population dans la lutte contre le vol. Pour ce faire, les autorités communales ont mis en place une prime d’encouragement pour toute personne qui mettra main sur un voleur.

Deux jeunes qui ont arrêté quatre présumés voleurs de batteries de lampadaires au quartier Nyen ont été les premiers à bénéficier de cette prime. Une cérémonie a été organisée à cet effet dans les locaux de la mairie de N’zérékoré, sous la présidence de Moriba Albert Délamou. « Quand j’ai été informé par la population de l’arrestation de ces voleurs, j’étais très content parce que la ville de N’zérékoré a enregistré depuis 2018, la disparition de plusieurs batteries de lampadaires. Quand j’ai trouvé effectivement les quatre voleurs à la gendarmerie, j’ai demandé au commandant de faire toute la lumière sur cette situation.

A la réunion, nous avons dit que la commune a institué un prix : celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime. Et aujourd’hui, au nom du conseil communal, au nom des populations de N’zérékoré, je remets cette prime de 500 000 francs guinéens aux deux jeunes qui ont été courageux, qui ont risqué leur vie pour mettre main sur les 4 voleurs. Et, j’invite la population de N’zérékoré à ne pas faire de règlements de comptes. Celui qui va mettre main, de façon flagrante, sur un des voleurs d’accessoires de lampadaires, il sera récompensé », a dit le maire.

Moriba Albert Délamou a déploré cependant la gestion de ce dossier par la gendarmerie. Pour lui, les services de sécurité devaient approfondir l’enquête pour trouver les receleurs des batteries volées avant de transférer l’affaire à la justice. « Ce que je déplore aujourd’hui, je viens d’être informé par le commandant, qu’ils ont déféré les quatre personnes à la justice. Mais, il n’y a pas eu de receleur, c’est ça mon problème. Sinon, normalement, toutes les batteries qu’ils volent, ils les revendent à des gens. On devait avoir la chance de mettre main sur un des receleurs au moins pour qu’il réponde devant la justice et pour que ça s’arrête », a-t-il dit.

Sur la décision de la mairie de primer tout citoyen qui arrête un voleur, certains observateurs émettent des doutes quant à son efficacité. Beaucoup craignent qu’elle ne serve qu’à des règlements de comptes au lieu de contribuer à lutter contre le vol dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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« Les gros menteurs se trouvent à la présidence de la République », dit le préfet de Yomou

20 mai 2019 à 18 06 18 05185
Colonel Issa Camara, préfet de Yomou

Plusieurs semaines après sa nomination comme préfet de Yomou, le Colonel Issa Camara a pris fonction ce lundi, 20 mai 2019. A l’occasion de la cérémonie organisée à cet effet et présidée par le gouverneur de N’zérékoré, le nouveau préfet de Yomou a tenu un discours improvisé au cours duquel il a retenu l’attention de l’auditoire.

Le controversé Colonel a dénoncé notamment « les gros menteurs » qui se trouvent à la présidence de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré qui était sur place.

« J’ai été nommé commandant du bataillon spécial de Conakry, le grand camp de la Guinée. Mais, le destin a dit : non monsieur le président envoyez le à Yomou. Je suis venu donc chez moi à Yomou. Je vais dire à la notabilité, à la jeunesse de Yomou que Dieu est pour Yomou. Mais, vous les fils de Yomou, cessez de mentir auprès du président, cessez de mentir ! Regardez la route qui mène à Yomou, depuis que j’étais Caporal cette route était comme ça, c’est de votre faute.

Nous les militaires, nous sommes dans la vision du président de la République, Professeur Alpha Condé. En ce moment c’est lui qui exerce. Il y a des présidents de militants et de militantes mais il y a un seul président de la République qui gère toute la nation. Alors, si on ne se marie pas avec lui, personne ne pourra arranger la route-là si ce n’est pas le gouvernement en place. Mais, les gros menteurs se trouvent à Conakry surtout à la présidence de la République, c’est des menteurs. Ça, je vous dis la vérité », a dit le nouveau préfet de Yomou.

Le Colonel Issa Camara a annoncé aussi la fin de l’exportation des produits agricoles guinéens vers d’autres pays voisins. « C’est la forêt qui produit beaucoup de choses, mais la forêt n’en bénéficie pas, c’est la faim qui vous anime ici tous les jours. Donc, le président Alpha Condé et son gouvernement m’ont mandaté de venir garantir la vie de la paisible population à la frontière. Le riz ne doit pas sortir, il ne faut que la pomme de terre sorte, il ne faut pas que l’huile rouge sorte, il ne faut pas que le café, le cacao, le fonio… il ne faut pas que ça sorte.

Parce que tous ces produits agricoles sortent de la Guinée pour aller dans les pays voisins. Mais, la Guinée n’a même pas son nom dans le marché mondial alors que la Guinée qui produit tout. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

De Yomou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Fin de la crise à Zougoueta (Lola) : les barricades levées, le marché et les forages rouverts

18 mai 2019 à 10 10 27 05275

La crise qui secouait les districts de Zougoueta 1 et 2 depuis près d’une semaine a trouvé son épilogue hier, vendredi 18 mai 2019. Les jeunes qui manifestaient depuis le lundi, 13 mai dernier ont accepté de mettre fin à leur manifestation contre les autorités locales.

Cette décision est intervenue après une médiation menée par le premier vice maire de la commune urbaine de Lola, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

Doro Traoré a réuni les manifestants et les autorités des deux districts concernés sous le hangar du marché de Zougoueta 1. Le premier vice maire de la commune urbaine de Lola a écouté toutes les parties, à commencer par les jeunes. « Le village avait décidé de construire un collège de proximité puisque 80% des jeunes filles ne vont pas au lycée parce qu’elles doivent aller à Lola pour faire le collège, loin des parents. Ensuite, le village n’a plus de centre de santé depuis plusieurs mois », a expliqué Mathos Fanghamou, le porte-parole des jeunes manifestants, qui exigent le départ des responsables des deux districts.

De leur côté, les autorités locales ont estimé que ce soulèvement des jeunes est injustifié. « Ce soulèvement n’est pas justifié, puisque tout se passent devant une population qui est bien informée des problèmes et préoccupations concernant les infrastructures. La société forêt forte avait mobilisé quelques ressources (des tôles et du ciment) pour nous aider à construire notre école. Mais, cela est insuffisant pour construire une école, il faut alors d’autres ressources provenant de tiers. Et c’est ce qui a fait qu’on n’a pas démarré les activités jusqu’à nos jours », a souligné un des responsables.

Après avoir écouté les deux parties, Doro Traoré a proposé d’intégrer les jeunes au sein des conseils des districts des deux localités. Une proposition qui acceptée par tous et qui a permis de désamorcer la crise. « Nous avons écouté les deux parties, et notre première préoccupation était de rétablir l’ordre public. Puisque les jeunes avaient fermé les différents forages et le marché. Mais Dieu merci, nous nous sommes entendus sur l’essentiel. Et désormais, les jeunes font partie intégrante du conseil de district de Zougoueta », a dit le vice maire de Lola.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Marché central de N’zérékoré : le maire « ramène » les femmes vendeuses sur la chaussée

17 mai 2019 à 10 10 57 05575

Après avoir été chassé de la voie publique il n’y a pas longtemps, les femmes vendeuses du marché central de N’zérékoré ont reçu l’autorisation de revenir sur les lieux. Cette curieuse décision a été prise par Moriba Albert Délamou, le maire de la commune urbaine, malgré tout le mal qu’il disait de ce phénomène il y a peu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le déguerpissement des femmes vendeuses des emprises du grand marché de la ville N’zérékoré par la nouvelle équipe de la mairie, une surprenante décision vient les réinstaller sur les lieux. Selon le maire, Moriba Albert Délamou, ce changement de décision fait suite à une doléance adressée par les autorités musulmanes de la ville, demandant le retour des femmes sur la voie.

« Vous savez, tout ce qu’on fait à la commune, il y a aussi qu’il faut être à l’écoute des populations. C’est les populations qui nous ont porté confiance pour nous envoyer à la commune. A partir de 18 heures les agents laissent les étalagistes s’installer le long de la route. Nous avons eu une doléance de nos frères religieux musulmans. Ils voudraient qu’à partir de 16 h ou 17 h, qu’on accepte les étalagistes s’installer pour leur permettre de faire le commerce, en vue de pouvoir faire face à leur obligation religieuse qui est le carême. Nous l’avons soumise à un certain nombre de conseillers. Nous avons analysé et on a décidé ensemble de leur accorder cela », s’est justif le maire.

Et pourtant, Moriba Albert Délamou avait juré, lors d’une sortie médiatique, de ne point céder à la corruption et de ne pas laisser les étalagistes s’installer sur les emprises de la route. A l’époque, le maire avait dit : « vous allez nous juger par l’action. Vous allez voir si les gens vont revenir sur l’emprise du goudron. Le jour que les gens vont revenir sur l’emprise du goudron, on n’a même pas besoin de discuter, pensez directement que le maire a été corrompu. Mais, je vous le jure, je vous l’assure et je vous prends la garantie, plus jamais l’emprise de la route ne sera envahie. Tant que je vis, tant que je suis maire, même si tous les moyens de la commune doivent être déployés sur cette route, ça sera fait. Mais, personne ne va s’installer sur ses emprises », avait martelé à l’époque le maire.

A noter qu’à partir de 17 heures, les femmes vendeuses, les conducteurs de taxi-motos et les mendiants bloquent presque la totalité des emprises des routes du grand marché de Nzérékoré (voir images). Si cette situation perdure, il est à craindre des cas d’accidents sur cette partie de la commune urbaine.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la grève des huissiers de justice suivie à la lettre

14 mai 2019 à 17 05 59 05595

La grève générale et illimitée, déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), a été largement suivie à N’zérékoré ce mardi, 14 mai 2019. Les huissiers ont procédé à la fermeture de leurs cabinets à partir de 10 heures pour exprimer leur colère face à la situation qu’ils vivent depuis quelques temps, rapporte le correspondant de Guineematin.cm basé dans la préfecture.

C’est à partir de 10 heures que les huissiers de justice, par des affiches, ont décidé de fermer leurs cabinets en guise de solidarité avec la grève déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée

Me Célestin Gnabalamou

Selon maître Célestin Gnabalamou, huissier de justice près le Tribunal de N’zérékoré, cette grève vise à dénoncer les difficultés que rencontrent les huissiers dans l’exécution des décisions de justice. « Depuis plusieurs années, on a des difficultés dans l’exécution des décisions de justice d’une part et aussi dans notre statut. Dans l’exécution des décisions de justice, nous avons des difficultés par rapport au problème de réquisitions. Vous savez, lorsqu’une décision est rendue, elle est revêtue de la forme réquisitoire. Ça vaut réquisitions du ministère public, mais il était exigé à ce que nous ayons des réquisitions avant de saisir la force publique. Donc, quand vous allez à la police ou à la gendarmerie, on vous demande l’écrit du Procureur qui pourrait permettre à la force publique de nous assister. Mais depuis 2014, les parquets ne signent plus les réquisitions en première instance. Vous allez à la justice de paix, le juge dit non, on me dit de se méfier de la réquisition. Et temps que les réquisitions ne sont pas signées, on ne pouvait pas procéder à des exclusions forcées et si l’huissier n’achève pas son exclusion, il s’est arrêté à mi-chemin. Donc, pour avoir notre indépendance et la signature de notre statut, nous avons décidé de partir en grève », a expliqué l’huissier.

Par ailleurs, maître Célestin Gnabalamou a fait savoir que les huissiers iront jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « Nous, nous sommes bien sûr de la profession libérale. Mais, il faut que ça soit pris en compte. Si ce n’est pas pris en compte, on préfère faire autre chose. Si les huissiers ne sont pas reconnus au niveau du tribunal, peut-être qu’ils vont chercher d’autres personnes qui vont exercer la profession d’huissier. Mais nous, on ne pourra pas le faire tant qu’on ne nous aura pas satisfaits », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, maître Célestin Gnabalamou a présenté les excuses des huissiers auprès des citoyens par rapport aux désagréments que pourrait causer leur grève.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Lola : zoom sur Gonota Kpowokworè, devenu un village fantôme

9 mai 2019 à 12 12 29 05295

Environ trois semaines après un passage musclé d’une équipe de gendarmes dans la localité, le district de Gonota Kpowokworè, situé à plus de 60 km de la ville de Lola, est devenu un village fantôme. La zone a été complètement désertée. Les habitants qui ont échappé aux interpellations enregistrées sur place, ont dû s’enfuir pour des destinations inconnues. C’est le constat fait par le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré qui s’est rendu dans la localité le mercredi, 08 mai 2019.

Un mois seulement avant aujourd’hui, personne ne pouvait imaginer que le district de Gonota Kpowokworè, relevant de la sous-préfecture de Guéasso (Préfecture de Lola), allait se retrouver dans la situation qu’elle vit de nos jours. La localité était remplie de ses habitants et chacun vaquait librement à ses occupations. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire. Sur place, on trouve des maisons abandonnées, des boutiques ouvertes et vidées de leur contenu, des écoles et des mosquées fermées.

Au centre de santé de la localité, certaines portes sont défoncées et d’autres sont fermées. Aucun membre du personnel soignant ni un patient ne sont visibles sur les lieux. On constate également que de nombreuses concessions sont détruites et des engins roulants sont calcinés dans le village. De tous les habitants de Gonota Kpowokworè, une seule famille vit encore dans la localité. C’est celle de Mamoudou Sidibé, l’agriculteur dont le meurtre a entraîné cette situation dramatique.

Natoma Fofana, l’épouse du défunt, explique qu’elle avait été elle-même arrêtée avant d’être relâchée par coup de chance, dit-elle. « C’était un vendredi, j’étais à la maison lorsqu’on m’a dit d’aller à la sortie du village parce qu’on a appris que des gendarmes venaient pour arrêter tout le monde. A leur arrivée, les agents ont trouvé que des femmes étaient regroupées pour manifester leur colère suite à l’arrestation de leurs enfants quelques jours plus tôt. Ils ont jeté du gaz lacrymogène et tout le monde s’est enfui. Certains sont partis en brousse et d’autres sont allés s’enfermer dans leurs maisons.

Les gendarmes sont passés ensuite dans les maisons, ils ont défoncé les portes pour arrêter les gens. Ils sont allés aussi à la mosquée où des gens étaient regroupés pour la prière de vendredi, ils ont arrêté beaucoup de personnes sur les lieux. Moi-même j’ai été arrêtée dans un premier temps. Mais la chance que j’ai eue, c’est certains parmi eux (les gendarmes) me connaissaient, ils savaient que je suis l’épouse du cultivateur décédé. C’est pourquoi ils m’ont libérée.

Ici à la maison rien n’a été touché donc, mais toutes les portes de nos voisins ont été défoncées, c’est ce qui a causé la fuite des populations. Après le départ agents, on a trouvé que toutes les boutiques ont été vidées. Même dans certaines concessions les citoyens ont perdu des objets de valeur et de l’argent après le passages des militaires », explique cette dame qui vit aujourd’hui seulement avec sa famille dans tout le village. Les personnes interpellées sont encore détenues à la gendarmerie de Lola et les autres habitants de la localité sont en fuite.

A rappeler que c’est un double meurtre enregistré dans la localité qui est à l’origine de cette situation. C’est d’abord un agriculteur du nom de Mamoudou Sidibé qui a été tué. Quelques jours après sa disparition, son corps a été retrouvé à côté d’un enclos de bétail appartenant à un guinéen du nom d’Abdoulaye Diallo mais qui était géré par un malien répondant au nom de Boukary. Ce malien qui est accusé d’avoir tué l’agriculteur a aussitôt pris la fuite pour éviter des représailles.

Et, c’est finalement un autre éleveur qui gardait son bétail non loin du village qui a fait les frais de la colère des citoyens. Cet éleveur a été également tué en guise de représailles à la mort de l’agriculteur. Suite à ce double meurtre, une équipe de gendarmes venue de Lola, est arrivée dans le village. Les agents ont procédé à plus de 70 interpellations, ce qui a poussé les autres citoyens à s’enfuir du village pour éviter d’être arrêtés. Les gendarmes sont accusés également d’avoir pillé les boutiques et plusieurs maisons avant de partir.

De retour de Gonota, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Guinée : voici le PV de l’assemblée constitutive du Conseil des Communes de la Guinée Forestière

8 mai 2019 à 12 12 44 05445

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, une rencontre entre soixante dix neuf (79) maires des communes urbaines et rurales de la région forestière s’est tenue les 29 et 30 avril 2019 à Lola. Ces deux journées de réflexion sur la problématique du développement de la région ont été mises à profit pour cerner les difficultés qui l’assaillent et préconiser des pistes de solution pour y faire face.

Les participants ont procédé à la mise en place d’un bureau exécutif de sept (7) membres du Conseil des Communes de la Guinée Forestière (CCGF). Il aura à sa tête le maire de Lola, Antoine Gbogolo Soromou, compagnon de lutte du professeur Alpha Condé.

Les participants ont mis l’occasion à profit pour annoncer leur soutien au projet de nouvelle Constitution en faveur du président Alpha Condé.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le Procès Verbal de cette assemblée :

PV de l’assemblée constitutive du Conseil des Communes de la Guinée Forestière

Transmis par Foromo Lamah

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N’zérékoré : le mur d’une école oppose chrétiens et musulmans à Tilépoulou

7 mai 2019 à 17 05 19 05195

Les élèves du lycée-collège privé Sainte Marie, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut la route qui mène sur les lieux ce mardi, 7 mai 2019. Ils entendaient ainsi exprimer leur colère contre la destruction de la cour de l’école par des inconnus la nuit dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le mur en construction a été démoli par des inconnus la nuit dernière. L’école en question est contigüe à une mosquée. Un responsable du lycée-collège privé Sainte Marie, qui a requis l’anonymat, est revenu sur les faits. « Depuis le lancement des travaux de construction de la clôture qui va entourer l’école, le conseil de la mosquée a dit son opposition. Le lieu sert de lieu de prière et de célébration des grandes cérémonies musulmanes, parce que la mosquée se trouve à quelques mètres de l’école. Après plusieurs rencontres entre les responsables de l’église et ceux de la mosquée, sous l’égide des autorités de la ville, ça s’est soldé par une sortie de crise la semaine dernière. A ma grande surprise, ce matin, les élèves ont découvert la destruction de leur cour par des inconnus. C’est ce qui a suscité la colère des élèves qui ont fini par barricader la route qui mène dans le quartier », a expliqué notre interlocuteur.

Mis au courant de la situation, le préfet de N’zérékoré, accompagné du maire de la commune urbaine, a fait le déplacement sur les lieux. Entouré des élèves, Elhadj Sory Sanoh a déploré les dégâts causés. « Je n’étais pas informé de cette situation. J’ai été informé par le maire. Mais, je déplore et je regrette tout de même cet acte ignoble qui ne garanti pas la cohésion entre les fils et filles de N’zérékoré. Moi, Sory Sanoh, je suis musulman et je n’accepterais pas qu’on se moque d’une religion. La Guinée est un pays laïc et il faudrait que cette laïcité soit respectée. Le domaine dont il est question appartient à l’école. L’école Sainte Marie appartient à l’église. Et, la mosquée est située à quelques mètres de l’école. Donc, il ne faudrait pas qu’il y ait un conflit entre les deux religions. Alors, je vous promets que les coupables seront arrêtés », a dit le préfet.

En outre, Sory Sanoh a regretté l’attitude des manifestants qui avaient barricadé la route. « A vous les élèves du lycée, vous n’avez pas donné le bon exemple à vos jeunes frères, c’est-à-dire les collégiens. Au moment où vous manifestiez dehors, c’est au même moment que vos jeunes frères font cours en classe. Quand on fait le lycée, on doit se considérer grand et intelligent. Les cours que vous avez perdus pendant que vous manifestiez, l’école ne va jamais vous rembourser, c’est vos parents qui payent l’école et c’est eux qui perdent. Alors, je vous invite au calme et à la retenue, et surtout ayez confiance aux autorités de N’zérékoré », a demandé le préfet.

À noter qu’une réunion d’urgence a été convoquée par le préfet entre les autorités de la mosquée, celle de l’école, le conseil des élèves, le bureau des confessions religieuses ainsi que les autorités du quartier afin de trouver une solution durable.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Mandat de plus pour Alpha Condé ? Ce que le ministre Sangaré demande aux enseignants

1 mai 2019 à 20 08 09 05095
Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à N’zérékoré

En tournée dans la région forestière, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation s’est entretenu avec les enseignants de N’zérékoré. Mory Sangaré les a appelés à soutenir le projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Mory Sangaré est-il en campagne pour un troisième mandat pour le président Alpha Condé ? C’est ce qui ressort en tout cas de sa rencontre avec les enseignants et les autorités éducatives de N’zérékoré. Rencontre qui a eu lieu le mardi, 30 avril 2019, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de la ville. Après une longue allocution portant sur le système éducatif, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a parlé politique. Il a invité les enseignants à se joindre au gouvernement pour faire la promotion du projet de nouvelle Constitution.

Mory Sangaré

« Je voudrais vous parler de l’actualité qui est de passer à un référendum (…) Si les nouvelles autorités, après avoir tiré les leçons des problèmes rencontrés dans le pilotage, nous expliquent qu’il faut un changement constitutionnel approuvé par le peuple, je pense que vous qui êtes de l’ANESPAC (Association Nationale des Enseignants pour Soutien des Actions du Président Alpha Condé) et qui soutenez les actions du président de la République, vous devez vous ajouter à nous, pour convaincre qu’il y a nécessité de changement constitutionnel », a dit Mory Sangaré.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour écouter le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, sur la nouvelle Constitution

L’audio du ministre de Mory Sangaré sur la nouvelle Constitution

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Lola : des maires de la Guinée forestière disent oui au projet de nouvelle Constitution

30 avril 2019 à 14 02 36 04364

Réunis à Lola pour la mise en place d’un conseil régional des maires de la Guinée Forestière, des élus locaux de cette région ont annoncé ouvertement leur soutien au projet de modification de la Constitution engagé par le pouvoir de Conakry pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. C’est le maire de Lola, compagnon de lutte du président Condé, qui en a fait l’annonce ce mardi 30 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Selon nos informations, un vote a été organisé à cette occasion sur la lancinante question d’une modification de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de « parachever son œuvre », et la majorité des maires s’est prononcée clairement en faveur de ce projet.

Pourtant, cette réunion était destinée à mettre en place un conseil régional des maires, une synergie dans les actions de développement en faveur de cette partie de la Guinée, oubliée par les gouvernances successives.

Pour Antoine Gbowolo Soromou, maire de Lola, élu président du conseil régional des maires de la Guinée Forestière, « l’actuelle Constitution est pleine d’incohérences. Donc, il faut qu’on passe au référendum pour corriger ces erreurs ».

Au même moment, des manifestations contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé ont été organisées ce mardi à Kankan et Sangarédi. Une demi-douzaine de manifestants ont été arrêtés à Kankan avant d’être relâchés.

Depuis Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Mise en place d’un conseil régional : les maires de la région forestière en conclave à Lola

30 avril 2019 à 11 11 07 04074

La commune urbaine de Lola abrite depuis hier lundi, 29 avril 2019, une rencontre des maires de la Guinée forestière. Organisée dans un réceptif hôtelier de la ville, la rencontre de deux jours vise à mettre en place un conseil régional des maires de la région forestière qui va désormais permettre l’intercommunalité des communes urbaines et rurales de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Ils sont une centaine de participants, dont 79 maires des communes urbaines et rurales de la région forestière, à prendre part à cette rencontre. Elle a été présidée par le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, accompagné du préfet de Lola et du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées.

Antoine Gbowolo Soromou

À l’ouverture de la cérémonie, c’est le maire de la commune urbaine de Lola, Antoine Gbowolo Soromou, qui a planté le décor. « Le découpage géopolitique et administratif a déterminé que certaines communes soient plus petites que d’autres, ce qui engendre la limitation de leurs moyens d’investissements, même si le besoin se fait sentir. D’où la nécessité de nous regrouper entre communes urbaines et rurales de la région afin de leur donner un poids institutionnel et une influence politique avec une large couverture territoriale d’exercice, donc une région plus attrayante aux investissements. C’est sous un angle critique dans l’analyse de ces facteurs de développement que nous nous sommes engagés afin de relever ce défi opérationnel et organisationnel des organes exécutifs communaux de la région forestière dans l’exercice de leurs fonctions », a expliqué le maire de Lola.

Mohamed Ismael Traoré

Prenant la parole, le gouverneur de la région de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a salué l’initiative avant d’inviter les participants à accorder une importance capitale à cette rencontre. « Vous êtes les artisans privilégiés pour le développement à la base. Il reste également à saluer que vous sortirez de cette assise bien outillée pour mener à bien le processus de décentralisation que le département en charge de l’administration du territoire ambitionne en termes d’autonomisation et d’accompagnement de l’état des collectivités territoriales. Donc, je vous exhorte au cours de cette assise de parler le même langage politique pour le bien-être de la population », a exhorté monsieur Traoré.

Zoupé Zogbélémou

Selon le formateur, Zoupé Zogbélémou, consultant en planification et développement communautaire en même temps conseiller à la mairie de N’zérékoré, l’initiative est venue d’un constat qu’il a fait pendant les élections et l’installation des conseils communaux. « Après mon séjour en Europe, l’expérience acquise, je me suis engagé à mettre cette expérience à la disposition de la population. Donc, j’ai essayé d’exploiter les différents textes qui régissent la décentralisation. Mais, le point fort que j’ai trouvé, il y a un passage du code des collectivités révisé qui permet aux maires des communes de s’associer pour promouvoir les activités de développement des communes. Et quand vous voyez le découpage géopolitique de notre région, les petites communes, difficilement, peuvent entamer les démarches administratives auprès des partenaires au développement, premièrement. Et Deuxièmement, le constat qui m’a beaucoup animé, ça a été l’approche des dernières élections communales, où on n’a pas tenu compte du profil opérationnel des différents maires. Et, j’ai noté une insuffisance depuis le premier mois des passations de service des différents maires. Je me suis dit, pourquoi ne pas mettre mes services à la disposition de mes pairs. C’est ainsi que j’ai pris contact avec les différents maires de la région, y compris Kissidougou, car Kissidougou a la même réalité que les autres maires de N’zérékoré, afin de les mettre en une association », a-t-il laissé entendre.

Au terme de cette rencontre, le maire de la commune urbaine de Lola envisage, entre-autres : « la création d’une économie, d’avoir une politique de valorisation de notre potentiel agricole, d’avoir une politique de valorisation de nos ressources humaines, d’avoir une politique d’échanges commerciaux fiables entre nos collectivités en tenant compte de leurs diversités, et la création de cette association sera le début de la refondation des mentalités de nos populations », a énuméré Antoine Soromou.

Notons que cette assise de deux jours va déboucher sur la mise en place d’un conseil régional des maires de la région forestière.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : lancement du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM)

24 avril 2019 à 16 04 53 04534

Les adversaires du projet de 3ème mandat ou de nouvelle Constitution au profit du président Alpha Condé gagnent du terrain lentement mais sûrement. C’est dans cette dynamique qu’un mouvement dénommé Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM) vient de voir le jour dans la capitale de la Guinée forestière. Ce nouveau mouvement de protestation contre la révision de la Constitution vise à freiner l’élan des sirènes révisionnistes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après les affiches Non au 3ème mandat du week-end dernier, un autre mouvement a été lancé ce mercredi, 24 avril 2019, à N’zérékoré. Le mouvement, dénommé Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM), a pour objectif de lutter pour l’alternance et le respect de la Constitution guinéenne.

Mamady Camara

Selon son coordinateur, Mamady Camara, « le mouvement ADPM vient d’être lancé à N’zérékoré et dans certaines préfectures de la Guinée. Et ce mouvement a pour vocation de contester le 3ème mandat du président Alpha Condé. Nous voulons l’alternance au pouvoir en 2020… Le président lui-même avait dit qu’il a hérité d’un pays et pas un État. Alors, nous ne voulons plus entendre ces slogans. Donc, nous nous opposons farouchement au 3ème mandat pour le Mandela de la Guinée. Et nous lui souhaitons humblement de céder la place à un autre Guinéen ».

Interrogé sur l’argument selon lequel la Constitution de mai 2010, adoptée par le Conseil National de la Transition (CNT), n’est pas l’émanation du peuple, Mamady Camara balaye tout d’un revers de main. « Pourquoi c’est maintenant on nous parle de l’invalidité de la Constitution ? Un président démocratiquement élu par la même Constitution, il est au pouvoir depuis près de 10 ans avec la même Constitution, il n’a pas pensé une seule fois à la changer, sauf à la fin de son deuxième et dernier mandat, c’est qu’il y a une autre idée derrière la tête. Ce n’est pas la Constitution, c’est un obsédé du pouvoir. Donc, ils nous verront sur leur chemin », a martelé Mamady Camara.

Pour terminer, le coordinateur du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant lance une invite à la jeunesse de N’zérékoré de s’opposer à toute idée de modification de la Constitution. « Notre message, c’est de dire à la jeunesse de N’zérékoré de ne pas rester les bras croisés. Ils doivent comprendre qu’avec ce monsieur-là, il n’est pas là pour l’intérêt du pays, ni de la jeunesse. Il est là pour mettre l’avenir de la jeunesse en péril. Alors, il ne faut pas écouter les discours galimatias. On nous fait promettre de l’imaginaire, de l’utopie. Alors, nous allons lutter ensemble pour dire qu’il n’y a pas de 3ème mandat pour Alpha Condé. Nous voulons une véritable démocratie en Guinée », a laissé entendre Mamady Camara.

Les animateurs du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant projettent des séries de manifestations dans les jours à venir aux lieux stratégiques de la ville de N’zérékoré pour dissuader les promoteurs du troisième mandat. Des antennes préfectorales du mouvement ADPM seront également installées dans la région, précise-t-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
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Conflit entre agriculteurs et éleveurs à Lola : Fatoumata Sagno raconte le calvaire des villageois

23 avril 2019 à 16 04 26 04264

Depuis quelques jours, un conflit entre agriculteurs et éleveurs est signalé dans la sous-préfecture de Gonota, préfecture de Lola, en Guinée Forestière. Le bilan fait état d’au moins deux morts et de plusieurs arrestations. Selon nos informations, le village de Gonota est aujourd’hui déserté.

A l’occasion d’une conférence de presse animée par le Bloc Libéral ce mardi, 23 avril 2019, à son siège à Yembéya, dans la commune de Ratoma, madame Fatoumata Sagno, originaire de la localité et sympathisante du BL, est revenue sur ce qui se passe sur le terrain en ce moment.

Décryptage !

« Je suis là pour expliquer la violence qui se passe chez moi, à Gonota. Je vous dis qu’aujourd’hui, je n’ai pas la paix et aucun d’entre-nous n’a la paix, personne ne dort à l’aise. On ne peut pas dormir dans une maison pendant que nos parents sont en train de dormir en brousse, à la belle étoile ou à la prison à Lola, tout simplement à cause d’un problème de bœufs. Je vois qu’aujourd’hui, les gens préfèrent plus les bœufs que l’être humain. Quand je regarde la situation, j’ai le dégoût de rester en Guinée. Je ne peux pas comprendre que mon papa qui a 100 ans, les soldats rentrent dans mon village, ils lancent le gaz lacrymogène partout, jusqu’à ce que le vieux se retrouve en brousse. Là où je vous parle, il est encore malade. Je ne suis revenu de là-bas que le 25 mars, parce qu’il est malade. Toute la population a fui pour laisser mon papa à la maison. Il a fait deux jours sans manger pour un problème de bœufs. Je pense qu’en tant qu’être humain, on devait s’asseoir pour parler. Mais aujourd’hui, notre village est devenu la jungle, c’est le sauve-qui-peut. Celui qui peut courir, il court. Celui qui ne peut pas est envoyé à Lola. Et, on nous dit qu’on a des autorités, on a un chef de village, un maire, un sous-préfet, on a un préfet… Où ils sont ? Où ils sont pour que tout cela se passe sans que personne ne lève le petit doigt ? Pourquoi ? Ou bien c’est parce que c’est nous ? Où bien nous on est bien à être dans la brousse et que les bœufs soient en ville ? Là, je ne comprends plus rien. Depuis plusieurs jours, c’est devenu la chasse à l’homme. Les cargos poursuivent les gens. Quand ils garent les cargos ailleurs, ils rentrent dans les campements pour chercher les gens. Pourquoi ? Je me pose la question ou bien c’est parce que c’est Gonota où bien c’est parce que c’est la forêt ? Je me pose cette question. C’est pourquoi je n’arrive pas à dormir.

Le dimanche passé, dans la fuite, l’enfant de mon grand frère est décédé à 10 heures. J’étais à l’église quand on m’a appelé pour dire que ma nièce est décédée. Elle était malade et sa maman fuyait avec elle ; mais elle n’a pas survécu. Là, personne n’en parle et imaginez si c’était un bœuf qu’on avait tué, vous pensez que ça n’allait pas dégénérer de plus ? Sincèrement, chez moi est devenu un champ de bataille…»

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le député de N’zérékoré se dévoile : « nous disons Oui au référendum et au 3ème mandat »

22 avril 2019 à 13 01 02 04024

La finale du tournoi de football, doté du trophée Alpha Condé, s’est jouée hier, dimanche 21 avril 2019, à N’zérékoré. Au regard de la tension qu’il y avait dans la ville, les organisateurs ont voulu délocaliser le match pour le camp militaire, avant de le ramener finalement au stade du 3 avril, sous haute surveillance. Comme on pouvait s’y attendre, les cadres et militants du RPG Arc-en-ciel ont saisi l’occasion pour annoncer leur souhait de voir le président Alpha continuer l’aventure à la tête de notre pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Relocalisé à la dernière minute au stade du 3 avril de N’zérékoré et placé sous haute surveillance, le tournoi doté du trophée professeur Alpha Condé s’est achevé dans une ambiance festive. La finale a été présidée par la cheffe de cabinet du ministère du budget, accompagnée des cadres de son département, du ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

A la fin de la première mi-temps de ce match qui opposait Nakoyakpala et Wessoua, des affiches favorables à u n référendum pour une nouvelle Constitution ont été distribuées par les responsables du parti au pouvoir aux spectateurs qui les ont brandies en l’air.

Sory Haba

Dans son intervention, le député uninominal, Sory Haba, a annoncé publiquement que N’zérékoré soutient le projet du troisième mandat. « Le problème de troisième mandat dépend de tous les Guinéens. Tous les guinéens vont se prononcer et je suis convaincu que tous les guinéens sont pour, par rapport à l’effort que le chef de l’État est entrain de prouver. Donc, il est mieux de reconnaître le bien fait de quelqu’un. La préfecture de N’zérékoré, en 2013 ici, cette commune était considérée comme l’une des communes les plus poussiéreuses de la Guinée. Il a fallu l’arrivée du président Alpha Condé pour changer la donne. Les guinéens et la population de N’zérékoré sont tous convaincus de ça. Donc, je suis sûr qu’il n’y aura pas même d’hésitation de dire devant n’importe qui, que N’zérékoré est pour le référendum. Et, nous disons Oui au référendum et au troisième mandat », a lancé le député.

À noter que c’est le quartier Nakoyakpala qui a remporté le trophée face à Wessoua. Il a fallu recourir à la séance fatidique des penaltys pour départager les deux formations. Nakoyakpala a été plus adroit en s’imposant sur le score de 4 à 1 face à Wessoua.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Politique : N’zérékoré dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

21 avril 2019 à 12 12 31 04314

Jusque-là muette sur le débat en cours autour d’une éventuelle modification de l’actuelle Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, la ville de N’zérékoré se fait, enfin, entendre. Ce dimanche, 21 avril 2019, la capitale forestière est envahie d’affiches disant non à un nouveau mandat pour le locataire du Palais Sékhoutouréya, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est ce dimanche que se jouera la finale du tournoi de football doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré. Une compétition organisée par le député de la ville afin de remobiliser les militants du parti au pouvoir en prélude aux échéances électorales à venir. Mais, à quelques heures de ce match, la ville affiche une image défavorable à l’actuel président et à tous les promoteurs d’une modification constitutionnelle qui permettrait à Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Du rond-point Dorota, en passant par le stade du 3 avril, le grand rond-point du marché central, les quartiers Gbangana et Nakoyakpala jusqu’au niveau des routes nationales N’zérékoré-Beyla et N’zérékoré-Macenta, le constat reste de même. Partout, on voit des affiches disant non à une nouvelle Constitution et non à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces affiches ont, sans doute, été installées nuitamment par des personnes non encore identifiées.

Interrogé sur la question, un citoyen de la ville qui s’est exprimé sous anonymat, s’est prononcé clairement contre un troisième mandat en Guinée. « 3ème mandat dans quel Etat ? Ça ne doit pas se faire en Guinée ici. Le vieux (Alpha Condé, ndlr) est fatigué et il doit partir et laisser la place à d’autres guinéens. Nous les jeunes, nous sommes farouchement opposés à ça. La jeunesse de N’zérékoré n’acceptera pas un troisième mandat », a-t-il prévenu.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la finale du tournoi doté du trophée Alpha Condé qui devait se jouer au stade du 03 avril de N’zérékoré a été délocalisée au camp Béhanzin. Cela, en raison des tensions qui sont palpables dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Viol sur mineure : un cordonnier condamné à 10 ans de prison à Macenta

18 avril 2019 à 15 03 37 04374

Les sentences commencent à tomber au tribunal criminel de Macenta. Poursuivi pour viol sur une mineure de 9 ans, Mamadou Saidou Diallo, cordonnier de son état, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé en Guinée forestière.

A l’ouverture de son procès, Mamadou Saidou Diallo a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi, même s’il soutient qu’il n’y pas eu pénétration. « Ce jour, comme d’habitude, la fille et ses camarades venaient s’amuser et regarder la télé dans mon atelier. Et, quand elle est arrivée, je l’ai approchée pour m’amuser avec elle. Ensuite, je l’ai envoyé dans un coin de l’atelier, je l’ai déshabillée, moi aussi je me suis déshabillé et je me suis couché sur elle. Mais, ce jour-là, je ne l’ai pas pénétrée sexuellement puisqu’elle avait sa virginité. Et, quand j’ai remarqué ça, j’ai renoncé, je me suis rhabillé et je l’ai laissée partir », a déclaré l’accusé.

Dans ses propos, le Procureur Abdoulaye Babady Camara a rappelé les faits avant de requérir une peine de 15 ans de réclusion criminelle. « C’est au courant de l’année 2018 que monsieur Mamadou Saidou Diallo a commis les faits qui sont soumis à l’analyse de votre tribunal. Mamadou Saidou Diallo, cordonnier de son état, a un atelier sis au quartier Boa, à Macenta. Les enfants viennent souvent pour s’amuser auprès de lui. En ce même endroit, il y a un poste téléviseur. Ce jour, comme d’habitude, la fillette et ses amies sont venues à l’atelier. Mamadou Saidou a attiré la fillette de 9 ans vers lui. Il l’a fait rentrer à un endroit isolé où il a ôté ses habits. Puis, il a enlevé ses propres habits avant de la pénétrer sexuellement. Après son acte, il l’a menacée, lui interdisant de raconter ce qu’elle venait de subir. La fillette est restée avec un silence de cimetière, avec les traces et les conséquences qui y en découlent. Sa mère adoptive n’a jamais su ça. Ce n’est que trois mois plus tard que les voisins de la mère adoptive de la victime et elle-même ont constaté les odeurs qui se dégageaient des parties intimes de la fillette. Le commissariat a été saisi. C’est là que la fillette a déclaré le nom de Mamadou Saidou Diallo. Il a été aussitôt interpellé. Au cours de son audition, il a expliqué clairement les circonstances dans lesquelles il a commis le viol. C’est pourquoi, je requiers qu’il vous plaise de condamner Mamadou Saidou Diallo à 15 ans de réclusion criminelle ».

De son côté, l’avocat de la défense va demander au tribunal d’être clément vis-à-vis de son client. Selon lui, Mamadou Saidou Diallo est père de 4 enfants qui vivent auprès de leur mère au Sénégal. Ces enfants ont le droit d’avoir l’éducation de leur père car, poursuit l’avocat, vouloir le condamner à 15 ans de prison ferme pourrait compliquer l’éducation de ses enfants.

Dans sa délibération, le tribunal a déclaré l’accusé coupable des faits de viol et l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Macenta : les audiences criminelles ouvertes avec 55 dossiers au programme

16 avril 2019 à 11 11 28 04284

Les premières audiences criminelles de l’histoire de Macenta ont été ouvertes hier, lundi 15 avril 2019, dans la ville. 55 dossiers criminels seront jugés au cours de ces audiences. Présidée par l’avocat général près la cour d’appel de Kankan, la cérémonie d’ouverture officielle a connu une forte mobilisation, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

Outre les autorités administratives et communales de Macenta, des officiers de police judiciaire, des défenseurs des droits de l’Homme, le patriarche et de nombreux citoyens de la commune urbaine ont pris part à cette cérémonie, première du genre dans la ville. Une occasion mise à profit par l’avocat général près la cour d’appel de Kankan pour expliquer comment en est-on arrivé là.

Me Ousmane Sané

Selon Me Ousmane Sané, si des audiences criminelles se tiennent désormais à Macenta, c’est pour bien de raisons. « Le choix de Macenta pour devenir un tribunal de première instance n’est pas fortuit. Il a été tenu compte de plusieurs facteurs. D’abord, vous retiendrez que c’est une façon de rapprocher la justice des justiciables. Deuxièmement, permettre la réduction des longues durées de la préventive où des prévenus passaient des années en prison sans pour autant être jugés. Il arrivait même des fois que des suspects ou bien des accusés meurent en prison avant l’examen de leurs dossiers. Des victimes aussi mouraient avant de voir leurs dossiers examinés. Le troisième aspect des avantages de ces réformes est purement économique. Parce que les affaires criminelles qui se sont passées à Macenta devaient être jugés à la cour d’appel de Kankan. Cela nécessitait d’énormes frais aux populations. Dire aux citoyens de partir jusqu’à Kankan afin de répondre à l’examen de leur dossier alors que les faits se sont déroulés à Macenta, où vivent les témoins, les victimes et les accusés, cela pouvait engendrer des dépenses énormes. C’est pourquoi, le ministère de la justice a décidé de rapprocher la justice des justiciables », a expliqué l’avocat général.

Abdoulaye Babady Camara

Prenant la parole, Abdoulaye Babady Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Macenta, a salué le travail des officiers de police judiciaire avant de les rassurer que leurs efforts ne seront pas vains. « Je veux rendre un hommage mérité à nos forces de défense et de sécurité, et leur dire que le ministère public veille à ce que le présent tribunal criminel veuille récompenser leurs efforts, en infligeant des sanctions exemplaires à ceux accusés qui seront reconnus coupables », a-t-il promis.

L’empereur des poursuites a invité aussi la population de Macenta à venir assister à ces audiences pour savoir comment les choses se passent. « La population de Macenta a, par ces audiences, l’occasion de s’approcher et de toucher du doigt la réalité du fonctionnement de la justice. Elle aura l’occasion de suivre de près les débats contradictoires qui seront alimentés par le ministère public, les victimes et leurs conseillers d’une part, et les accusés et leurs conseillers d’autre part.

Ce genre de débat vise à éviter l’arbitraire et à contribuer à ce que les véritables coupables soient les seuls à être condamnés. Cette finalité ne saurait être atteinte sans un climat de paix et de sérénité. C’est pourquoi, j’invite les populations à la retenue et à la sérénité tout au long de ces audiences criminelles », a lancé Abdoulaye Babady Camara.

Gnènègo Guilavogui

Présent à la cérémonie, le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnènègo Guilavogui, a exprimé sa satisfaction de voir, enfin, les affaires criminelles être jugées dans sa juridiction. « C’est un ouf de soulagement pour moi. Parce que partout où il y a l’impunité, il n’y a pas la paix. A partir du moment où ces audiences criminelles qui tiennent à Macenta, et devant toute la population de Macenta, je crois que ça sera un exemple pour tous ceux qui seraient tentés de commettre des crimes, les gens pourraient se ressaisir.

Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans l’anarchie, parce que partout quand il n’y a pas de paix, il n’y aura pas de développement. Donc pour parler du développement, il faut d’abord parler de la paix. Et à partir de l’instant, tous les accusés seront jugés devant leurs avocats, et je suis sûr et certain que la loi sera dite », a dit le maire de Macenta.

A noter que les 55 affaires criminelles qui sont au programme de ces audiences, sont des cas de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, incendie volontaire, meurtre et complicité, association de malfaiteurs, détention et consommation de chanvre indien, assassinat et complicité, et viol.

De retour de Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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N’zérékoré : une trentaine d’élèves et d’étudiants à l’école de la lute contre le VIH/Sida

13 avril 2019 à 17 05 42 04424

Le Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’zérékoré, en collaboration avec le comité régional de lutte contre le VIH SIDA, a organisé ce samedi, 13 avril 2019, un atelier de formation des jeunes sur l’intégration de l’éducation sexuelle en milieu scolaire et universitaire. Présidée par l’inspecteur régional de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, la rencontre vise à mettre en place et à former des clubs scolaires et universitaire de santé dans certaines établissements de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au total 34 jeunes et encadreurs, venus des différents clubs antisida installés dans les établissements scolaires et universitaire de N’zérékoré à prendre part à cette rencontre.

Sékouba Traoré

Selon Sékouba Traoré, responsable du CECOJE local, « le gouvernement a prévu l’intégration de l’éducation sexuelle en milieu scolaire et universitaire. Nous, en tant que structure de base, nous devons contribuer à cette initiative de l’État qui consiste à faciliter l’intégration de l’éducation sexuelle en milieu scolaire et universitaire. Donc, c’est pour cela que nous nous avons décidé, en collaboration avec le comité national de lutte contre le Sida, à travers sa direction régionale, de mettre en place les clubs antisida au niveau des établissements scolaires et universitaire qui ne seront composés que des élèves et des étudiants, qui auront pour mission de sensibiliser et de mobiliser leurs collègues mais aussi de leurs parents en vue de faire la promotion de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les écoles et dans leurs familles respectives ».

Dr Diawara Foussény

Prenant la parole, Dr Diawara Foussény, coordinateur régional adjoint du comité national de lutte contre le sida, a donné un aperçu général du VIH/SIDA dans le monde avant de faire la situation du virus dans la région de N’zérékoré. « Aujourd’hui, la stratégie mondiale portant sur le VIH gravite autour de trois objectifs : 90% de la communauté doit pouvoir connaître son statut d’ici 2020, les 90% qui connaissent leur statut doivent être mis sur ARV (Anti Rétro Viraux), et les 90% des personnes mises sur ARV doivent avoir un taux de Virus dans le sang qui est presque négatif. Et pour atteindre ces objectifs, il faut miser sur la prévention, et le volet le plus important de la prévention, c’est le dépistage. Donc, on doit inviter, exhorter la communauté d’aller vers les structures sanitaires pour se faire dépister. Aujourd’hui, nous avons plus de 133 000 personnes sous ARV (médicament contre le VIH). Après la région de Conakry, N’zérékoré est la deuxième région la plus infectée du VIH, selon tous les rapports. Donc, je vous invite à transmettre ce que vous avez appris ici à la communauté », a lancé Dr Diawara.

N’Daye Bibatou

Pour sa part, N’Daye Bibatou, étudiante à l’Université de N’zérékoré, département Mathématiques, au nom de ses camarades, a remercié les organisateurs avant de promettre de partager les connaissances acquises à cet atelier. « Nous sommes très contents de la qualité de cette formation, parce que ça y va de notre intérêt, étant jeunes filles et jeunes hommes, parce que connaître les causes et les conséquences des maladies sexuellement transmissibles afin de sensibiliser les jeunes qui propagent actuellement les IST, est un atout. Alors, au retour dans nos différents établissements, nous allons transmettre ce que nous avons appris ici à nos collègues et nos communautés respectives afin de pousser les jeunes à se faire dépister », a promis l’étudiante.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un vent violent fait deux blessés et plusieurs habitations détruites à Kola

12 avril 2019 à 19 07 53 04534

Un vent violent accompagné de pluie a soufflé à Kola, district de la sous-préfecture de Soulouta, dans la soirée d’hier, jeudi 11 avril 2019. Deux personnes ont été blessées et plus d’une trentaine d’habitations ont été endommagées à des degrés différents, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

C’est aux environs de 19 heures que la tempête s’est annoncée dans le village de Kola, relevant de la sous-préfecture de Soulouta, situé à 36 km de la ville de N’zérékoré. Selon Kalaya Coplan Loua, le président du district, le bilan fait état de deux blessés et plus de 30 bâtiments endommagés. « Ce vendredi matin, j’ai parcouru tout le village.

J’ai constaté deux blessés, plus de 5 maisons écroulées et plus de 25 maisons décoiffées, dont le logement d’un enseignant et celui d’un Catéchiste. Parmi les deux blessés, un est grièvement malade, il reçoit des soins intensifs au centre de santé de Gouécké. J’ai vu certains sinistrés pleurer parce qu’ils ne savent pas comment refaire leurs bâtiments », explique le président du district de Kola.

Jean Haba, enseignant à l’école primaire de Kola, est l’une des victimes de cette tempête. Il sollicite le soutien des bonnes volontés pour se remettre de ce sinistre. « Le vent a arraché le toit de ma maison. J’ai perdu des vêtements, des documents et des aliments. Ce matin, je suis allé informer les autorités locales, c’est-à-dire, l’APEAE, le chef de secteur et le président du district.

Ils sont venus remettre encore les anciennes tôles pour que je puisse me débrouiller en attendant qu’on puisse les renouveler. Donc, je demande aux personnes de bonne volonté de nous venir au secours, nous les sinistrés », a lancé l’enseignant.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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