Le gouverneur N’Zérékoré prévient les candidats au Bac : « aucun cas de fraude ne sera admis »

22 juillet 2021 à 13 01 06 07067

Comme partout ailleurs, le baccalauréat a débuté ce jeudi, 22 juillet 2021, à N’Zérékoré. C’est le gouverneur de la région, en compagnie du préfet, du maire de la ville, de l’inspecteur régional et du directeur préfectoral de l’éducation, qui a procédé au lancement officiel de cet examen national. Avant de lancer l’épreuve de Français pour l’option sciences sociales, le général Mohamed Gharé a adressé un message à l’ensemble des candidats, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

« Je vous exhorte à beaucoup de vigilance, à beaucoup de sérénité et à beaucoup de confiance envers vous-mêmes. Nous sommes tous passés par-là. Les examens constituent  une évaluation de ce que  l’élève a appris tout au long de l’année scolaire. Donc, n’ayez pas peur. Je souhaite qu’il y ait beaucoup d’admis à N’Zérékoré, mais retenez quelque chose, c’est que notre enseignement se perfectionne d’année en année. Donc, aucun cas de fraude ne sera admis, c’est tolérance zéro. Comptez sur vous-mêmes, faites confiance à vous-mêmes. Je sais qu’avec cet esprit, tout ira pour le mieux», a dit le gouverneur de N’Zérékoré.

Amara Condé, inspecteur régional de l’éducation de N’Zérékoré

De son côté, l’inspecteur régional de l’éducation a rappelé les spécificités des examens nationaux, session 2021. « Cette année,  pour  tous les centres d’examen en République de Guinée, un  représentant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique travaille  avec  le représentant du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation. Aussi, vous avez des machines qu’on appelle détecteur métallique dans tous les centres. Dans une salle d’examen, quoi qu’on dise, il y aura toujours des brebis galeuses qui vont chercher à introduire des documents ou des téléphones. Donc, le ministère de l’Education nationale a donné cela pour une sécurisation et une moralisation parfaite de l’évaluation », s’est réjoui Amara Condé.

A noter que la région administrative de N’Zérékoré présente cette année 8 342 candidats dont 2 475 filles au baccalauréat unique, tous profils confondus. Ces  candidats  sont répartis dans 29 centres qui sont tous dans les chefs-lieux des 6 préfectures.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Examens nationaux : « aucune erreur ne sera acceptée » à N’Zérékoré

21 juillet 2021 à 14 02 37 07377

A quelques heures du début des examens nationaux, qui vont démarrer demain, jeudi 22 juillet 2021, l’inspecteur régional de l’éducation de N’Zérékoré a adressé un message à l’ensemble des acteurs concernés par ce processus. Il a invité chacun à jouer pleinement son rôle pour le bon déroulement des épreuves, précisant qu’aucune erreur ne sera tolérée dans cette région, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

A la veille du lancement des épreuves du baccalauréat en Guinée, l’inspecteur régional de l’éducation de N’Zérékoré se montre confiant. Selon Amara Condé, tout est mis en place pour le bon déroulement de cet examen national et des deux autres qui vont suivre. 

Amara Condé, inspecteur régional de l’éducation de N’Zérékoré

« C’est au niveau de la photographie que nous avons souvent des problèmes. Mais cette question et toutes les autres sont aujourd’hui réglées. Le département a pris toutes les dispositions pour que les DPE, hommes de terrain, puissent être tous à jour. Et à l’heure qu’il fait, en forêt ici, nous avons les procès-verbaux autrement dit les numéros de tables. Toutes les 6 DPE de la région ont ça et pour tous les 3 examens. Les candidats d’ailleurs sont entrés en possession de ça. Cela veut dire qu’à ce niveau, il n’y a pas de problème », a dit le responsable éducatif.

Après que les autorités ont joué leur partition, l’inspecteur régional de l’éducation de N’Zérékoré appelle les autres acteurs concernés à faire les leurs pour permettre la réussite des examens nationaux de cette année. « Aux cadres, je leur demande d’abord de prendre toutes les dispositions pour que tous les centres d’examen soient des lieux de paix. Que les candidats soient rassurés qu’ils viennent pour une évaluation ordinaire comme les autres. Ce message de sensibilisation va l’endroit de mes collègues enseignants qui sont choisis par leurs différentes DPE pour assurer cette mission de l’Etat.

Aux candidats, mon message, c’est de leur dire que seul le travail paye, aucune erreur ne sera acceptée. A commencer par les téléphones jusqu’aux documents dans les poches ou dans d’autres endroits cachés au niveau des salles. A la communauté, (les parents d’élèves), c’est de prendre toutes les dispositions pendant cette période des examens pour que le maximum soit prêt pour les candidats qui sont l’avenir du pays et qui sont les héritiers de toutes les familles », a dit M. Amara Condé.

A noter que la région de N’Zérékoré présente 64 410 candidats dont 23 982 filles aux trois examens nationaux 2021. Ces candidats sont répartis 240 centres et seront encadrés par 3 896 surveillants.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Fête de Tabaski : le message du gouverneur de N’Zérékoré aux habitants de la région

20 juillet 2021 à 13 01 17 07177

En marge de la célébration de la Fête de Tabaski ce mardi, 20 juillet 2021, le général Mohamed Gharé, gouverneur de N’Zérékoré, a adressé un message aux habitants de la région. Il a appelé tout le monde à se donner la main pour combattre efficacement la pandémie de Covid-19, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

C’est à la grande mosquée de N’Zérékoré, située au quartier Gboyéba, que le gouverneur de cette région administrative de la Guinée a effectué la prière de l’Aïd El Kebir (la grande fête), autrement fête de Tabaski. Il était accompagné de plusieurs cadres du gouvernorat, de la préfecture et des autorités religieuses. A cette occasion, le général Mohamed Gharé a salué le climat dans lequel cette fête est célébrée à N’Zérékoré.

Général Mohamed Gharé, Gouverneur de N’zérékoré

« J’ai un sentiment de fierté et de reconnaissance vis-à-vis de Dieu. Parce que la Guinée de façon générale et notre région de façon particulier vient de passer la fête de Tabaski dans la paix et dans la concorde avec beaucoup de convivialité. Nos pensées pieuses vont à ceux-là qui n’ont pas eu la chance d’être là aujourd’hui, qui sont décédés ou qui sont alités. Nous prions le tout puissant Allah que ceux qui sont décédés, leur âme repose en paix, et ceux qui sont malades, qu’ils  retrouvent rapidement la santé.

Ma deuxième satisfaction, c’est le respect des règles de sécurité sanitaire au niveau de toutes les mosquées  de la région», a dit l’autorité régionale, avant d’inviter les habitants de la région forestière à multiplier les efforts pour vaincre la pandémie de Covid-19. « Les forestiers se sont donné la main, ensemble nous avons combattu Ebola, et Ebola est en dehors de la forêt. Mais la Covid-19 est encore là. Donc, j’appelle les uns et les autres à respecter les règles d’hygiène.

Faisons en sorte que nous  puissions  nous débarrasser très rapidement de la Covid-19. Notre région a beaucoup de potentialités, notre région est une fierté. Je salue donc toute la population de N’Zérékoré pour le respect, pour l’entente, pour la convivialité, et pour paix observer dans notre région », a lancé le général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : un bœuf tue une personne et blesse 2 autres

16 juillet 2021 à 19 07 17 07177

Les faits se sont produits ce vendredi, 16 juillet 2021, à Manakpôloye (un secteur du quartier Nyenh Kpana II, dans la commune urbaine de N’zérékoré). Mamady Condé, vendeur de friperie au grand marché de N’zérékoré, a été grièvement blessé au vendre par une vache. Ce jeune père de famille a succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital. La même vache a blessé deux autres personnes avant que les gens ne l’abattent.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une vache qui s’est échappée des mains de son maitre qui venu semer la terreur au domicile de Mamady Condé et lui ôter la vie.

« Nous étions à la maison ce matin avec mon grand frère (Mamady Condé),  récemment venu de la cote d’ivoire après le décès de notre frère. Je travaillais à coté et lui, il nous a laissé à la maison pour partir revendre au marché parce qu’il est commerçant. Quelques temps après, il est revenu du marché. Il a trouvé ses enfants à la maison et une vache à côté. La personne qui tenait la corde sur l’animal n’a pas pu maitriser la vache. Elle est descendue dans la concession trouver mon frère (Mamady Condé) là-bas et lui a donné des coups au niveau de son ventre. Après, elle (la vache) est allée blesser un motard et un enfant au niveau de ses yeux. Finalement, les gens avaient du mal à la maitrisée. Il a fallu qu’on la fusille avec 5 coups avant qu’elle meurt sur place. Et, après on a envoyé les blessés l’hôpital ; mais, mon frère (Mamady Condé) a rendu l’âme sur la route », a expliqué Moussa  Kanté, le jeune frère de la victime.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620166816/666890877

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N’Zérékoré : le gouverneur encourage les jeunes à s’intéresser à l’enseignement technique

9 juillet 2021 à 18 06 36 07367
Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

En marge du début des épreuves pratiques des examens de sortie, ce vendredi 9 juillet 2021, le gouverneur de N’Zérékoré a déploré le fait que les jeunes guinéens n’accordent pas beaucoup d’intérêt à l’enseignement technique. Le général Mohamed Gharé a encouragé les élèves à s’orienter vers l’apprentissage des métiers qui sont porteurs d’emploi et de développement, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

La phase pratique des examens de sortie a débuté ce vendredi 9 juillet 2021, dans les écoles d’enseignement technique et professionnel de la Guinée. A N’Zérékoré, c’est le gouverneur de la région qui a procédé au lancement officiel des épreuves au centre de formation professionnel (CFP) de la ville. Le général Mohamed Gharé était accompagné du maire de N’Zérékoré, du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées et de l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. S’adressant aux candidats, il leur a rappelé le principe de tolérance zéro qui caractérise ces évaluations, tout en les encourageant à faire du sérieux dans leur travail.

Le gouverneur de N’Zérékoré, Mohamed Gharé, au lancement des examens de sortie

« Chers candidats, nous commençons par vous souhaiter bonne chance et plein succès à l’examen de sortie. Vous savez, l’enseignement technique est la base du développement d’un pays. Aujourd’hui donc, vous commencez les examens pratiques. Retenez que tous les examens nationaux en République de Guinée sont incarnés par la tolérance zéro en matière de fraude. Parce que nous voulons avoir sur le marché de l’emploi de véritables techniciens et professionnels. J’ose croire qu’après ces examens, vous aurez de très bons résultats. Parce que moi-même, souvent je passe dans ce centre, je vois comment les étudiants se mettent au travail », a déclaré le général Mohamed Gharé.

Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

Sur le terrain, l’autorité régionale a déploré le faible nombre de candidats dans certaines filières. C’est le cas notamment de la menuiserie qui n’a que deux candidats à ces examens de sortie. Une situation, dit-il, qui n’est ni à l’avantage des jeunes qui ont besoin de travail, ni à l’avantage du pays qui a besoin de techniciens pour son développement. « Je profite de l’occasion pour demander aux jeunes et aux parents d’élèves de s’intéresser à l’enseignement professionnel. Parce qu’un jeune qui fait une étude technique et professionnelle ne chôme pas dans la vie pratique. Il se prend toujours en charge.

Et autant qu’il fait du sérieux, il est accompagné par l’Etat. La remarque que j’ai pu faire ici, c’est qu’au niveau de la menuiserie, il n’y a malheureusement que deux candidats. Alors que la menuiserie a une importance capitale. Comme nous le savons, notre pays est totalement en chantier avec le développement amorcé. C’est pourquoi les jeunes doivent s’intéresser à l’enseignement technique et à la formation professionnelle », a lancé le gouverneur de la région de N’Zérékoré.

Il faut noter qu’ils sont au total 2 094 candidats dont 1 105 filles à affronter les épreuves des examens de sortie dans la région de N’Zérékoré. Ils sont répartis dans 7 centres, dont 4 dans la ville de N’Zérékoré et 3 dans les préfectures de Guéckédou, Macenta et Beyla.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : +224620166816/666890877

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N’Zérékoré : 2 094 candidats entament les examens de sortie ce vendredi

9 juillet 2021 à 10 10 01 07017

Les examens de sortie débutent ce vendredi, 9 juillet 2021, en Guinée. Dans la région de N’Zérékoré, 2094 candidats dont 1105 filles vont affronter les épreuves, qui commencent par la phase pratique. Et selon l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, rencontré par le correspondant local de Guineematin.com, ces candidats ont été préparés au respect des mesures prises pour le bon déroulement de ces évaluations de fin de cycle.

Jean Guilavogui, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

« Cette année, l’examen est placé sous le signe de la tolérance zéro, et nos candidats sont déjà préparés à ça. Tout récemment, on a fait l’examen préparatoire, c’est-à-dire l’examen blanc. Donc, tout ce qu’un candidat doit faire et doit éviter, ils le savent déjà. Ils doivent porter leur tenue, avoir leurs cartes, porter des bavettes et se laver les mains avant d’être dans les salles d’examen. Les téléphones aussi ne sont pas autorisés dans les centres. Que ce soient les candidats ou les surveillants, personne ne doit venir avec un téléphone dans les centres d’examen », a indiqué Jean Guilavogui.

A quelques heures du lancement des épreuves pratiques, le premier responsable de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dans la région a adressé aussi un message aux surveillants. « Le rôle fondamental d’un surveillant, c’est d’observer et suivre les candidats. Mais, il ne doit pas empêcher un candidat de travailler. Quiconque sera surpris en train de faire ça, il sera traduit en justice », a prévenu M. Guilavogui.

A noter que les 2094 présentés par la région de N’Zérékoré sont répartis dans les villes de Guéckédou, Macenta, Beyla et N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Le président des chasseurs de la Haute Guinée à N’zérékoré : « nous sommes condamnés à vivre ensemble »

28 juin 2021 à 17 05 16 06166

En séjour dans la capitale de la région forestière pour « prêcher la paix », le président des chasseurs de la Haute Guinée a demandé hier, dimanche 27 juin 2021, aux populations de N’zérékoré d’enterrer la hache de guerre et de se donner la main pour développer leur localité. Zibo Seck Famoubou Traoré (plus connu sous le nom de Nama Namagni) a demandé aux « N’zérékorékas » d’arrêter de se battre pour des hommes politiques qui ne font que se servir d’eux pour des intérêts égoïstes. Il assure que toues les ethnies de la Guinée qui se retrouvent aujourd’hui à N’zérékoré sont condamnées à vivre ensemble ; et, qu’une affaire de politique ne devrait pas entamer leur volonté de vivre ensemble dans la quiétude et l’entente, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à N’zérékoré.

Selon le président des chasseurs de la Haute Guinée, tout le monde est venu trouver les Kpèlès à N’zérékoré. Mais, il faut que tout le monde vive dans la paix et le respect. Car, ce n’est pas dans les conflits que N’zérékoré va trouver son bien-être.

Zibo Seck Famoubou Traoré,  » Nama-Namagni », président des chasseurs de la Haute Guinée

« Je suis venu à Nzérékoré pour la paix, l’unité nationale, pour dire aux N’zérékorékas que l’histoire et la guerre ne font pas la Guinée. Donc, nous sommes tous égaux ; et, seuls la paix, l’unité et la cohésion peuvent nous aider à développer la Guinée. Les peuls, malinkés, soussous, kissis, landoumas, konias, tomas sont venus trouver les Kpèlès ici à Nzérékoré ; et, cette vérité, les gens ne veulent pas la dire. Dans une localité, il faut que l’étranger connaisse son tuteur et vice versa. Je suis venu pour leur dire qu’il faut la paix en Guinée. Je veux que les Guinéens se donnent la main et je veux que les Guinéens comprennent que sans la paix, on ne peut pas vivre. Donc, nous sommes condamnés à vivre ensemble. Et, la politique ne doit pas nous diviser. Si avant la politique avait divisé les Guinéens, maintenant, et surtout les Nzerekorekas, je ne veux plus qu’on attende qu’à Nzérékoré il y a histoire (conflit) entre les gens à cause de la politique. On se tue à cause des gens qui n’aiment pas notre pays. Ils sont là pour leurs causes (intérêts). Mon frère, pourquoi se tué à cause de la politique ? À Nzérékoré, par exemple, on dit les malinkés sont contre les Guerzés. Les Guerzés sont contre les Soussous. Mais, pourquoi ? C’est nous qui vivons ensemble. On fait le mariage ensemble, on va dans les mosquées, on fait les marchés ensemble. Et, pourquoi alors se battre à cause de la politique ? A cause de ces politiciens-là ? Toi tu aimes Alpha Condé, on te laisse avec ça. Il y a qui aime Elhadj Cellou Dalein, Sidya Touré, Dr Ousmane Kaba, on vous laisse avec ça ; et, on se fait la paix. Ce sont des cadres guinéens. Pourquoi les insulter sur les réseaux sociaux ? » a dit Zibo Seck Famoubou Traoré.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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MICROCREDIT : le CRG accélère la campagne agricole à Macenta

21 juin 2021 à 8 08 28 06286
Un groupement de femmes appuyé par le CRG à Macenta (photo d’archives)

Depuis plusieurs semaines, le Crédit Rural de Guinée, la plus grande institution de micro finance du pays est très active dans les milieux paysans à Macenta, au Sud-Est du pays. Sous des formes diverses, il apporte son appui décisif aux agriculteurs de la localité.

En dépit des difficultés liées aux défauts de remboursement constatés au cours de la campagne agricole 2019-2020, le CRG compte injecter cette année environ 11,5 milliards de francs guinéens dans l’agriculture, sur un budget d’environ 24,1 milliards GNF validé pour 2021.

Déjà 5 milliards GNF ont déjà été octroyés aux paysans, a précisé Abdoulaye Touré, délégué régional du CRG à Macenta.

Au cours de la campagne 2019-2020, marquée par la crise sanitaire (Covid-19 et Ebola), le CRG a constaté que plusieurs emprunteurs n’avaient pas respecté les échéances de février, mars et avril 2020, pour les crédits libérés l’année précédente.

« Ils avaient fini la campagne agricole courante (riz, arachide, etc) sans rembourser les prêts qu’ils ont voulu différer sur les produits forestiers (café, hévéa, huile de palme, banane, etc). Sur environ 6,5 milliards GNF, environ 2,5 milliards étaient en impayés et nous avons dû déployer des efforts pour recouvrer ces montants », a dénoncé Touré.

A titre de comparaison, à la même période pour la campagne 2018-2019, les impayés étaient de seulement 600 millions GNF.

Pour la petite histoire, les produits forestiers sur lesquels comptaient les adhérents du CRG à Macenta pour rembourser leurs crédits ont souffert de la fermeture des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria…

Pour contourner les difficultés, le CRG a pris cette année la décision de ramener les remboursements aux mois de décembre, janvier et février.

« Tous les crédits octroyés en 2020, sont remboursés en décembre 2020, janvier et février 2021. Le système marche très bien et il  n’y a plus de problème. Le remboursement se fait sur la base des fruits de la récolte », précise Touré.

Avec le nouveau système, le CRG a repris de plus belle ses activités indispensables pour extirper de la pauvreté des dizaines de milliers de famille.

Cheick Soumah

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Justice / N’Zérékoré : Inauguration du tribunal pour enfants offert par UNICEF

16 juin 2021 à 19 07 53 06536

Dans le cadre du renforcement de la chaîne pénale et pour mieux protéger les mineurs en conflits avec la loi, le bureau de l’Unicef de N’Zérékoré vient de mettre à la disposition des autorités judiciaires un bâtiment flambant neuf abritant la section du tribunal pour enfants et le centre d’écoute des mineurs de la maison centrale de N’Zérékoré. La cérémonie d’inauguration et remise officielle de ce bâtiment a eu lieu ce mercredi, 16 juin 2021. Elle a été président par le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, en présence des officiers de polices judiciaires, des autorités administratives et éducatives locales, ainsi que des représentants des  organisations de défense des droits des femmes et enfants dans la capitale de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est un ouf de soulagement pour les populations et la juridiction de la région administrative de N’Zérékoré. Désormais, les enfants en conflits avec la loi doivent vite être situés sur leur sort, grâce à la nouvelle équipe qui va piloter les affaires dans ce tribunal.

Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré

« Cette réhabilitation dont la ville de N’Zérékoré a bénéficié est une première dans l’histoire de notre pays. Elle est tout d’abord une satisfaction, mais une immense joie pour nous et pour les mineurs qui verront dorénavant leur procédure traitée avec plus de célérité. Car, leurs procès pourraient se tenir tous les jours selon le chronogramme établi par le juge pour enfant, le substitut chargé des mineurs ; et aussi permettre à ceux qui sont détenus d’être dans un endroit sain, calme et propre lors des visites de proches et parents à travers le centre d’écoute », a expliqué Sidiki Kanté,  procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Prenant la parole, le juge pour Enfants, Kabinet Djené Keïta, a présenté le nouveau local qui va abriter la juridiction pour enfants, avant de décrire la situation carcérale concernant les  mineurs à la prison civile de N’zérékoré.

Kabinet Djènè Keita, juge pour Enfants à N’zérékoré

« Le tribunal pour enfants est composé de magistrat (juge du siège et du parquet de greffiers nommés par Arrêté du ministre de la justice et accesseurs par le ministre de l’action sociale. Ce juge a pour compétence de protéger les enfants en danger, de sanctionner ceux qui sont en conflit avec la loi, voir ceux et celles victimes d’agressions de tous genres. De 2019 à nos jours, 68  enfants dont 07 filles ont été  libérés : certains par  suite aux  plaidoyers de l’Unicef et l’Action Sociale ainsi d’autres acteurs à la suite de l’expiration de leurs peines. Il faut noter aussi qu’une autre catégorie d’enfants malades a été libérée. Ce qui réduit le nombre d’enfants détenus à 12 », a expliqué ce magistrat.

Pour Mme Hélène Kol-kol Zogbélèmou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection  de la  femme et enfant, ce tribunal est la concrétisation d’un rêve qui n’avait que trop duré.

Mme Hélène Kolkol Zogbélémou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection de la femme et enfants

« C’est une grande joie pour nous les défenseurs des droits des femmes et enfants aujourd’hui. Parce qu’on a toujours sollicité qu’il est une structure qui prend en compte les enfants. On avait vu qu’au niveau de la justice, les  enfants étaient marginalisés. Mais, que leurs  préoccupations soient prises aujourd’hui en compte et qu’ils soient détachés des grandes personnes, je me dis que c’est  vraiment une très  bonne idée, c’est une très bonne initiative. Donc, nous allons faire le suivi et aussi remonté les informations comme nous avons l’habitude de le faire », a-t-elle promis.

Pour sa part, le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, a salué cet importante geste de l’Unicef en faveur de la justice de la capitale de région forestière. Il a également invité les autorités judiciaires de N’zérékoré à utiliser à bon escient les deux bâtiments qui viennent d’être mis à leur disposition.

A noter que ces deux bâtiments inaugurés ce mercredi sont le fruit d’un partenariat et d’une riche collaboration entre le gouvernement guinéen et le bureau de l’Unicef visant à consentir des efforts pour améliorer la situation des mineurs en conflits avec la loi.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Gonia (N’Zérékoré) : 2 enfants meurent après avoir mangé des grenouilles

7 juin 2021 à 16 04 43 06436

L’acte s’est passé hier, dimanche 06 juin 2021, au quartier Gonia, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Deux enfants qui ont mangé des « grenouilles grillées » ont trouvé la mort après un moment de douleurs abdominales et de vomissements. Les victimes sont des enfants d’un même père.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est dans la nuit du samedi au dimanche que trois enfants, âgés entre 3 et 5 ans, sont allés à la chasse aux grenouilles dans un bas-fond non loin de leurs domiciles. Et, dans leur quête, ils réussi à attraper ces amphibiens qu’ils ont fini par griller et manger. Mais, peu de temps après qu’ils aient mangé ces grenouilles, ils ont commencé à se tordre de douleurs abdominales et à faire des vomissements. Deux parmi eux ont fini perdre la vie. Le troisième a été sauvé de justesse.

« Les trois enfants s’amusaient, ils sont allés dans un bas-fond pour attraper les grenouilles. Quand ils ont pris les grenouilles, ils sont revenus à la maison pour les griller et manger. C’est après avoir fini de les manger qu’ils (les enfants) ont eu les douleurs abdominales. Et, ils vomissaient tous aussi. On a fait tout notre possible pour les sauver, mais impossible. Les deux de même père ont rendu l’âme. Et, le troisième enfant a été sauvé par les calmants qu’on leur donnait », a expliqué sous anonymat un citoyen du quartier.

Après leur décès, ces deux enfants ont été enterrés sans aucun diagnostic médical pour déterminer la cause exacte de leur mort. Cependant, sur place, certains observateurs estiment que ce sont des « crapauds » que ces enfants ont mangé en lieu et place de « grenouilles ».

À suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : plusieurs acteurs locaux outillés sur les droits économiques, sociaux et culturels

4 juin 2021 à 20 08 42 06426

Un atelier régional d’échanges sur le droit au développement, les droits économiques, sociaux et culturels et la reconstruction en mieux post-COVID-19, s’est ouvert ce jeudi, 3 juin 2021, à N’Zérékoré. Organisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), il regroupe des cadres de l’Administration publique, des Agences des Nations Unies et des organisations de la société civile en Guinée. Ils seront outillés sur la promotion des droits économiques, sociaux et culturels et le droit au développement en République de Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

En Guinée, comme dans plusieurs autres pays du monde, la pandémie de Covid-19 a entraîné la restriction de certains droits civils et politiques (mouvements, manifestations publiques, réunions…). Et cette situation a eu des conséquences sur la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels (fermeture temporaire des écoles, difficultés d’accès aux soins médicaux et à certains besoins sociaux de base, etc.). En plus de cela, le constat révèle que dans notre pays, les droits économiques, sociaux et culturels (santé de la reproduction, accès à l’eau, à l’alimentation, à un environnement sain…) sont très peu mis en évidence.

C’est pour inverser cette tendance que le Bureau du Haut-Commissariat des Nations aux Droits de l’Homme (HCDH) en Guinée a décidé d’organiser cet atelier régional à N’Zérékoré. Cette rencontre de deux jours regroupe 35 participants, dont des cadres de l’administration, des magistrats et des auxiliaires de justice, et des acteurs de la société civile de la région administrative de N’Zérékoré. Selon Dr Patrice VAHARD, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, cet atelier régional porte sur deux sujets qui sont assez importants.

Dr Patrice VAHARD, représentant du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme en Guinée

« Le premier c’est sur le droit au développement et le second sur les droits économiques, sociaux et culturels. Nous avons décidé en accord avec les autorités de la République de Guinée, de mettre un accent particulier sur le droit au développement qui rassemble à la fois les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels, mais aussi mettre l’accent sur la participation active des populations au processus de développement et au bénéfice des produits du développement.

Nous avons décidé de rassembler dans cette salle des juges, parce que le respect de la loi et la meilleure protection des droits de l’homme se fait d’abord au plan local. Mais souvent, dans les cours et tribunaux, c’est  important que nous outillons les magistrats et les auxiliaires de justice avec suffisamment d’éléments pour rendre justiciables les questions liées aux droits économiques et socioculturels », a-t-il expliqué.

Cette rencontre d’échanges permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances et compréhension de la dimension « droits de l’homme » dans le mandat de leurs entités respectives, en particulier dans la mise en œuvre des DESC (droits économiques, sociaux et culturels) et du droit au développement ; des concepts et du contenu normatif du droit au développement et des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que leurs liens avec les ODD et les actions en cours de relèvement post-COVID-19 ; du cadre d’analyse de la mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels -DESC (disponibilité, accessibilité, acceptabilité, adaptabilité) avec des exemples concrets, etc.

Jean Smith Sandy, Directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré

Une initiative bien appréciée par les autorités régionales : « le présent atelier qui vise le renforcement des capacités sur la prise en compte des droits de l’homme dans les programmes de développement à l’attention des cadres de l’État, notamment de l’administration publique, de la justice, de la sécurité et des acteurs de la société civile, va contribuer à réduire les gaps actuels et accélérer la mise en œuvre des objectifs pour le développement durable. Au nom de monsieur le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, je demande à tous les cadres présents  à cet atelier et à tous les invités, d’accorder le maximum d’attention au contenu des sessions de cet atelier », a dit Jean Smith SANDY, directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré.

Après N’Zérékoré, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme va organiser un atelier régional sur les mêmes thèmes, les 16 et 17 juin prochain, à Conakry.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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N’Zérékoré : ABLOGUI clôture avec succès son projet « 1LivrePourZaly »

31 mai 2021 à 16 04 24 05245

Lancé en novembre 2017 par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), le projet intitulé « 1LivrePourZaly » a été clôturé samedi dernier, 29 mai 2021. L’initiative a permis d’équiper entièrement la bibliothèque de N’Zérékoré, qui a été mise à la disposition de la population locale. La cérémonie a été présidée par le préfet de N’Zérékoré, accompagné du directeur préfectoral de l’éducation et d’autres cadres, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Construite en 2013, à l’occasion de la célébration de la fête tournante de l’indépendance nationale, la bibliothèque de N’Zérékoré était jusque-là non fonctionnelle. Il ne s’agissait en fait pas d’une bibliothèque, mais d’un simple bâtiment, ne disposant d’aucun livre ni d’aucun meuble. C’est suite à ce constat amer que l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a initié un projet intitulé « 1LivrePourZaly », qui a permis d’équiper entièrement cette bibliothèque. Un motif de satisfaction et de fierté pour Mamadou Alpha Diallo, le président de l’ABLOGUI.

Mamadou Alpha DIALLO, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

 « Cette cérémonie marque la fin de l’initiative #1LivrePourZaly, lancée en 2017. Pour la petite histoire, tout est partie d’une formation que nous avons organisée dans l’enceinte de cette bibliothèque. Alors que Conakry était déclarée capitale mondiale du livre, nous avons été touchés de constater que ce grand bâtiment construit par notre Etat manquait de livres. Nous nous sommes alors dit qu’il faut parachever ce que nos autorités ont pu commencer, en tant que jeunes guinéens. Nous avons alors décidé de lancer une campagne numérique, en mettant à contribution des jeunes de N’Zérékoré que nous  avions formés auparavant.

Le résultat a vite suivi, parce qu’il y a une entreprise qui nous a offert 2 ordinateurs, puis ce fut au tour de L’Harmattan Guinée de nous offrir 70 cartons de livres. Les chaînes France 24 et  France Infos ont ensuite repris notre travail, et des centaines de téléspectateurs ont donné des livres. Ce qui était une campagne de jeunes devient une campagne internationale avec la participation active des associations des  étudiants guinéens à l’étranger. Mais ces livres collectés, une fois envoyés à N’Zérékoré, n’ont pas pu être exposés, car la bibliothèque ne disposait pas suffisamment de meubles.

C’est alors que nous avons conçu la deuxième phase du projet. Grâce au soutien de l’Ambassade des États-Unis et des membres de l’ABLOGUI, nous avons pu mobiliser plus de 15.000 dollars. Cela nous a permis d’installer un kit d’énergie solaire, de confectionner des meubles, de décorer pour rendre plus attrayante la bibliothèque et enfin, d’acquérir de nouveaux livres », a indiqué le président de l’Association des Blogueurs de Guinée.

Saa Yola Tolno, préfet de N’zérékoré

Le préfet de N’Zérékoré a vivement salué cette action de l’Association des Blogueurs de Guinée, avant d’inviter les élèves à profiter pleinement de cette opportunité qui leur est offerte pour améliorer leur niveau en français. « Je vous prie chers jeunes de prendre au sérieux les études, et la base des études se fait par la lecture. Aujourd’hui, avec les SMS que vous écrivez sur vos téléphones portables, vous avez inventé un autre français à vous. Même lors des examens, certains utilisent ce français particulier, ils font tellement de fautes que le correcteur n’a même pas envie de continuer à lire leur copie.

Donc chers élèves, remettez-vous en cause. Faites-vous  un examen de conscience et revenez à la lecture. Faites vous-même des dictées entre vous.  Apprenez, récitez, lisez les livres, consultez les dictionnaires et cherchez à comprendre la signification des mots. Évitez de vous servir du langage des SMS que vous vous envoyez et qui ne vous permettent pas de vous perfectionner en français. Parce que le français est notre langue de travail », a conseillé le préfet, Saa Yola Tolno.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

 Tél. : +224620166816/666890877 

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Deux patriarches pour la ville de N’Zérékoré ? Les femmes Zowo recadrent les autorités

24 mai 2021 à 20 08 10 05105

Les femmes Zowo prennent position dans la crise liée au contrôle du patriarcat de N’Zérékoré. Une position qu’elles sont allées exprimer aux autorités locales, accusées d’être à l’origine de cette crise. Pour ces femmes, il n’y a qu’un seul patriarche à N’Zérékoré et il faut mettre fin à tout débat sur ce sujet, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les femmes Zowo en ont marre d’entendre qu’il y a deux patriarches à N’Zérékoré. Pour elles, ce sont les autorités locales (le gouverneur, le préfet et le maire de N’Zérékoré) qui ont inventé cette histoire pour ne pas reconnaître le patriarche choisi par la famille Zogbélémou. C’est pourquoi, elles se sont mobilisées ce lundi, 24 mai 2021, pour aller rencontrer ces autorités et leur dire qu’il y a un seul patriarche à N’Zérékoré, qui est Goikoya Lambert Zogbélémou. Habillées en tenue traditionnelle, ces femmes ont commencé leur tournée par le gouvernorat de N’Zérékoré, avant d’aller ensuite à la préfecture et à la mairie de la ville.

Maan Koliyé Kpèna, présidente des femmes Zowo de N’Zérékoré

« Nous sommes venues voir les autorités, notamment le gouverneur. Mais son directeur de cabinet nous a dit qu’il est en déplacement, tout en assurant que le gouverneur n’a jamais soutenu un camp. Mais ce n’est pas ce que nous, nous pensons. Parce que si ce n’est pas quelqu’un qui soutient un côté, l’affaire du patriarcat, ça ne se discute pas. Les gens n’ont pas besoin de monter et descendre pour ça. Il y a un patriarche qui a été désigné et intronisé, mais c’est fini. Pourquoi les autorités disent aujourd’hui qu’il y a deux patriarches ?

C’est ce qui nous pousse donc à venir vers ces autorités, pas pour leur demander leur avis, mais pour leur dire que nous n’avons qu’un seul patriarche et non deux, comme ils aiment à le dire. Si on veut la paix à N’Zérékoré ou si on veut que tout le monde se couche bien et se réveille bien, il faut reconnaître qu’on a un seul patriarche. C’est le patriarche Goikoya Lambert Zogbélémou qui a été officiellement intronisé par les notables de N’Zérékoré, comme le demande la tradition Kpèlè, et présenté à la population de N’Zérékoré », a déclaré Maan Koliyé Kpèna, présidente des femmes Zowo de N’Zérékoré.

A noter que les femmes Zowo sont les prêtres de la forêt sacrée. Présentées comme étant des détentrices de pouvoirs surnaturels, elles ont une grande influence dans le milieu Kpèlè. Ce sont elles qui avaient réussi à mettre fins aux réticences à Kpaghalaye, lorsque l’épidémie d’Ebola avait ressurgi récemment dans ce village de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : +224620166816/666890877

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N’Zérékoré : une tornade fait 2 blessés et d’importants dégâts matériels à Zogota

21 mai 2021 à 10 10 27 05275

Dans la soirée du 18 mai 2021, une tempête a frappé le district de Zogota, dans la préfecture de N’Zérékoré. Une pluie accompagnée d’un vent violent s’est abattue sur le village, faisant d’importants dégâts, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’Zérékoré.

Deux blessés et une cinquantaine de maisons endommagées (certaines ont été décoiffées et d’autres se sont partiellement effondrées). C’est le triste bilan d’une tornade enregistrée mardi soir dans le district de Zogota, relevant de sous-préfecture de Kobéla (N’Zérékoré). Ce sinistre laisse plusieurs familles sans abris. Douno Dramou, l’une des victimes, était dans son champ lorsque ces dégâts ont eu lieu.

« C’est lorsque nous sommes rentrés qu’on a constaté les dégâts. Chez nous, on a perdu trois bâtiments, dont un qui était en rénovation. Et nous ne sommes pas les seules victimes. Il y a plus de 40 maisons qui ont été endommagées dans le village. Il y a également deux personnes qui ont été blessées, dont une femme en état de famille », a expliqué ce sinistré.

Philomène Kolié a été blessée par les briques de sa maison, dont une partie du mur s’est effondré. Heureusement, son état n’est pas grave. « Lorsque le vent a décoiffé la maison, une partie du mur a commencé à s’écrouler. Immédiatement, on a accouru pour sortir. Et, c’est en sortant que les briques sont tombées sur mon pied. Après avoir couru dans le village pour trouver un abri, je me sentais très mal. C’est ainsi qu’on m’a emmenée à l’hôpital où j’ai reçu des soins. Je vais très bien maintenant », témoigne cette jeune femme enceinte.

Kokoly Délamou, lui, a subi les effets de la foudre. Il a perdu connaissance pendant un moment, mais s’en est finalement sorti avec des blessures légères. « Quand le vent a arraché une tôle sur notre maison, je suis sorti en courant pour aller me réfugier chez mon oncle. Arrivé là-bas, j’ai trouvé qu’il a fermé sa porte. J’étais arrêté donc devant sa porte, lorsque la foudre est tombée non loin de là-bas.

Et, les effets de la décharge électrique m’ont projeté loin de l’endroit où j’étais arrêté. Quand je suis tombé, c’est comme si j’étais paralysé, aucune partie de mon corps ne bougeait. Les gens sont allés me chercher m’envoyer rapidement à l’hôpital. C’est là-bas que j’ai repris connaissance », a témoigné ce jeune homme.

Selon les habitants de Zogota, c’est la première fois qu’une situation pareille est enregistrée dans la localité. Les sinistrés sollicitent une assistance pour faire face aux dégâts qu’ils ont subis.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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La fièvre Lassa déclarée en Guinée : le gouvernement annonce les premières mesures prises

17 mai 2021 à 19 07 13 05135

Alors qu’elle semble avoir vaincu l’épidémie d’Ebola qui était réapparue en début d’année à N’Zérékoré, la Guinée fait face à une nouvelle maladie. Il s’agit de l’épidémie de fièvre Lassa. Elle a fait son apparition dans la préfecture de Yomou, où elle a déjà fait un mort. C’est un nouveau front qui s’ouvre donc pour les autorités guinéennes, engagées depuis plus d’une année dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans une déclaration publiée ce lundi, 17 mai 2021, le ministère de la Santé a déclaré officiellement cette nouvelle épidémie en Guinée, tout en annonçant les premières mesures de riposte prises. Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration signée du ministre de la Santé, Rémy Lamah.

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Fête de Ramadan : le gouverneur de N’Zérékoré souhaite « le bonheur tant attendu » aux Guinéens

14 mai 2021 à 5 05 11 05115

C’est à la grande mosquée de N’Zérékoré, située dans le quartier Gboyéba, que le gouverneur de la région a effectué la prière de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan hier, jeudi 13 mai 2021. Après avoir accompli son devoir religieux, le général Mohamed Gharé a adressé un message aux populations de la Guinée forestière. Il a invité tout le monde à être reconnaissant envers Dieu en l’adorant sincèrement, tout en souhaitant le bonheur tant souhaité à l’ensemble des Guinéens.

« Depuis plusieurs années, la ville de N’Zérékoré passait le mois saint de ramadan dans la terreur. Mais, cette année, par la grâce de Dieu, les 30 jours du mois de carême ont été jeûnés par la population musulmane dans la paix et la quiétude sociale. Je voudrais profiter de cette occasion pour dire aux musulmans de Guinée en général, à ceux de la région de N’Zérékoré en particulier, d’adorer Dieu et son prophète. De cultiver la paix et la coexistence pacifique, de se pardonner et de se donner la main.

Dieu a tout donné à cette région, nous devons rester reconnaissants vis-à-vis de lui. Et, la première reconnaissance que nous lui devrions, c’est de l’adorer, de cultiver la paix et d’avoir pitié les uns les autres et de faire en sorte qu’il y ait le bonheur. Donc je prie Dieu et je souhaite pour toute la population de la forêt, pour toute la population de la Guinée, le bonheur tant attendu », a dit le général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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Boycott d’une cérémonie religieuse : le gouverneur de N’Zérékoré s’explique

12 mai 2021 à 11 11 34 05345


Comme annoncé précédemment, les autorités de N’Zérékoré ont boudé samedi dernier, la cérémonie de pose de la première pierre des travaux de reconstruction de l’église protestante évangélique de la ville. Le gouverneur de N’Zérékoré, en compagnie du préfet et du maire, a animé une conférence de presse ce mardi, 11 mai 2021, pour s’expliquer sur cette situation. 

Le général Mohamed Gharé a confirmé que leur retrait avant même le début de la cérémonie est dû à la présence du patriarche, Goïkoya Lambert Zogbélémou, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place. Et, il justifie cette décision par le fait que les autorités ne veulent pas être complices de la division autour du contrôle du patriarcat de N’Zérékoré.

« Le samedi dernier, nous avons fait le déplacement : le maire, le préfet et moi-même, pour assister à la pose de la première pierre de la construction d’un édifice religieux à Dorota, suite à une invitation que nous avons reçue. Quand nous sommes arrivés, nous avons constaté qu’il y a un programme. J’ai personnellement pris le programme, j’ai regardé et j’ai vu allocution ou intervention du patriarche. J’ai demandé à monsieur le préfet de quel patriarche il s’agit ? N’Zérékoré a maintenant un patriarche ? J’ai dit, il faut le leur demander. Je veux savoir, peut-être qu’on n’est pas au courant. 

Donc, c’est ainsi que de fil à aiguille, nous nous sommes rendus compte que c’est l’un des deux patriarches. Et c’est en ce moment que j’ai personnellement constaté sa présence. Mais puisque tout le monde connait notre position face à cette guéguerre qui est en train d’alimenter à N’Zérékoré, à laquelle l’administration a décidé de ne pas participer, nous avons donc décidé de quitter les lieux. Parce que nous ne voulons pas qu’on nous rende complices d’une telle situation », a déclaré le gouverneur de N’Zérékoré.

Par ailleurs, le premier responsable de la région a répondu aux accusations faisant état d’un soutien des autorités à David Massa Zogbélémou contre son adversaire. Il assure qu’il n’a rien contre Lambert Zogbélémou, avec qui il entretient de très longues relations. « Pour la petite histoire, Lambert Zogbélémou est un colonel de police. Moi, je suis un général. Lambert a servi sous mes ordres. Je le connais, il y a plus de 30 ans. 

Je connais sa famille profondément et il connaît toute ma famille. Le dernier fils de ma maman a épousé une femme guerzé de N’Zérékoré. Et, les noix de cola que j’ai envoyées, c’est à Lambert Zogbélémou que je les ai remises. C’est pourquoi on se dit beau. Et avant même ça, on se connaissait parfaitement au sein de nos deux familles. Donc je n’ai aucun problème avec lui », a laissé entendre le général Mohamed Gharé.

Il conclut en disant que les autorités de N’Zérékoré ne vont ni reconnaître ni collaborer avec un quelconque patriarche tant qu’il n’y aura pas unanimité autour d’une seule personne. « Tant que la famille ne se retrouve pas  avec la communauté Kpèlè pour désigner un patriarche qui va faire l’unanimité à N’Zérékoré, nous ne serons avec ni l’un ni l’autre. Parce qu’une ville ne peut avoir qu’un seul patriarche. Dans une famille, il ne peut y avoir qu’un seul chef de famille. On ne peut pas avoir deux chefs de famille. Nous ne voulons pas être complices », a dit le gouverneur de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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N’Zérékoré : les travaux de reconstruction de l’Eglise Protestante Évangélique lancés

11 mai 2021 à 10 10 03 05035

Les travaux de reconstruction de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré ont été lancés samedi dernier, 08 mai 2021, à l’enceinte de la cour de Dorota à l’absence des autorités locales qui ont boudé la cérémonie. C’est le Révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui, représentant du Comité exécutif national de l’Eglise Protestante Evangélique de Guinée qui a présidé la cérémonie devant le patriarche Goïkoya Lambert Zogbélémou, du président de l’union Kpèlè, Pépé Aimé Kolié, du curé de la cathédrale de NZerekore, des présidents des comités préfectoraux de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré ainsi que des fidèles chrétiens, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la région forestière.

L’Eglise Protestante Evangélique de Dorota, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, a été incendiés par deux fois (en 2013 et 2020) lors de conflits à relent ethniques. Et, la présente cérémonie de lancement des travaux de sa reconstruction a regroupé l’ensemble des communautés chrétiennes de N’Zérékoré. L’occasion a d’ailleurs été mise à profit par le président du comité préfectoral de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré pour rappeler la mission de l’église protestante évangélique dans la préservation de la paix dans le pays.

Révérend Emmanuel Grovogui, président de l’église protestante de N’Zérékoré

« C’est le lieu et le moment de vous souligner que la mission essentielle de l’Eglise Protestante Evangélique de Guinée (EPEG) est bien d’accompagner le gouvernement dans la culture et la préservation de la paix en Guinée en général et à N’Zérékoré en particulier. Car, la paix est le gage du développement durable de notre cher pays. Mais, malgré cette noble mission de l’église, elle a toujours été le théâtre de beaucoup de vandalismes lors des conflits ethniques de juin et juillet 2013 et du double scrutin référendaire et législatif du 22 Mars 2020. De même, l’Eglise Protestante Evangélique du Centre, située au près du terrain du 3 Avril, considérée comme première église évangélique de N°Zérékoré, a été complètement pillée avec son contenu dans ces conflits. Mais, par le concours des chrétiens et de toutes les personnes de bonne volonté, cette église est de nos jours à plus de 50% de reconstruction. Néanmoins, nous restons toujours engagés à accompagner le gouvernement dans tous ses projets de développement de notre pays », a promis le révérend Emmanuel Grovogui.

De son côté, le représentant du comité exécutif national de l’église protestante évangélique de Guinée, le révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui et parrain de la préfecture de N’Zérékoré, s’est réjouit de la mobilisation autour de cette église de Dorota.

Révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui, représentant du comité exécutif national de l’église protestante évangélique de Guinée

« Je suis là à l’occasion du lancement de la reconstruction du temple de Dieu à Dorota ici. Et, je suis vraiment content de voir cette mobilisation et en se référent même au texte qui a été enseigné par rapport à ecclésial verset 29: 1; 19 qui voit l’image que le roi David donne pour la construction du temple à Jérusalem. Et nous venons à N’Zérékoré pour relancer le même message que les hommes, femmes et jeunes que tout le monde soit mobilisé pour bâtir la maison de Dieu. Cette église, c’est la deuxième fois qu’elle a été victime des agressions. Nous voulons que le seigneur intervienne afin que toutes les personnes malintentionnées qui s’attaquent aux édifices publics soient conseiller et soient vraiment mis à leur place, afin que cela ne se reproduise plus. C’est pour cela que nous voulons, à partir de ce lancement des travaux de reconstruction, que cette église soit vraiment une église qui va ramener la paix à N’Zérékoré et amener les guinéennes et guinéens à se comprendre sur l’unité, sur la concordance et sur la paix », a souhaité le révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui.

Pour sa part, le patriarche de N’Zérékoré, Goïkoya Lambert Zogbélémou, s’est réjoui de la tenue de la présente cérémonie avant d’invité les populations de N’Zérékoré à y participer, selon leurs moyens, aux côtés de l’église.

« Quand il s’agit de construire la maison de Dieu, tout le monde doit se réjouir. Je suis très content et fait appel à tout le monde de venir en aide de cette église, de contribuer pour construire la maison de Dieu. Parce que c’est delà que nous trouvions pour apprendre à respecter Dieu, pour apprendre les recommandations de Dieu et c’est ce qui peut nous gérer dans notre vie », a indiqué le patriarche Goïkoya Lambert Zogbélémou.

Rencontré à cette cérémonie, Rebecca Koné, fidèle chrétienne, se dit satisfait du démarrage des travaux de reconstruction de cette église.

Rebecca Koné, fidèle chrétienne

« En tant que fidèle chrétienne, je suis très content. Parce que quand j’avais vu la maison descendre, je pleurais beaucoup. Surtout c’était un regret pour nous. Mais, aujourd’hui, si Dieu accepte que nous posons la première pierre, ça veut dire que Dieu a accepté la reconstruction de son temple », s’est-elle réjoui.

A noter que l’église protestante évangélique de N’Zérékoré sera bâtie sur une superficie de 60 mètres de long et 40 mètres de large.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél :+224620166816/666890877

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Albadariah (Kissidougou) : l’école primaire Mandou-Télikoro fermée pour manque d’enseignants

10 mai 2021 à 19 07 08 05085

Depuis l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2020-2021, l’école primaire Mandou-Télikoro dans la sous-préfecture de ‘’Albadariah’’ (une localité située à 55 kilomètre du chef-lieu de la préfecture de Kissidougou) est fermée. Et, pour cause, cet établissement scolaire est dépourvu d’enseignant pour dispenser les cours aux 200 élèves qui y sont inscrits. Visiblement, aucun enseignant n’a accepté d’aller dans cette école de 6 classes, depuis l’année dernière. Les habitants de cette localité, soucieux de l’avenir de leurs enfants, appellent les autorités en charge de l’éducation à prendre des mesures pour l’année prochaine afin que cette école rouvre ses portes, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région de la Haute Guinée.

On s’achemine vers une année blanche dans le district de Télikoro où l’école primaire Mandou-Télikoro peine à ouvrir encore ses portes depuis décembre dernier. Cette école, créée en 2001 grâce aux efforts des ressortissants de Telikoro, compte 200 élèves. Et, ces élèves sont abandonnés à eux-mêmes depuis l’ouverture des classes.

Fodé Mara, patriarche de Télikoro

« On a beaucoup d’élèves, mais on n’a pas d’enseignements. Avant on avait trois enseignants en 2001, cela fait 20 ans aujourd’hui. Il y a un qui est parti ; et, deux sont restés, ensuite les deux sont partis. L’année dernière le gouvernement nous a envoyés un enseignant, il est tombé malade, puis est décédé. On a attiré l’attention du directeur sous-préfectoral de l’éducation (DSSE), il nous a demandé de chercher un contractuel communautaire. On a pris un contractuel que nous payons à 300.000 GNF par mois. Après trois mois de service, il est parti cherché sa famille ; et, il n’est plus jamais revenu », a expliqué Fodé Mara, le patriarche de Télikoro.

De son côté, le président du district de Telikoro, Ousmane Mara, demande au gouvernement de leur aider à trouver des enseignants pour assurer la scolarité de leurs enfants.

Ousmane Mara, président du district de Télikoro

« Ce qu’on veut, c’est que quand on construit une école, le gouvernement doit accepter d’envoyer les enseignants. Lorsqu’un enseignant quitte, l’Etat doit lui trouver un remplaçant. Lorsque vous avez une école de deux bâtiments et qu’il n’y a pas d’enseignants, cela nous fatigue. Le gouvernement doit nous aider pour trouver des enseignants qui ne sont pas des contractuels communautaires, sinon les élèves et les parents d’élèves vont démissionner. Parce qu’on est fatigué de payer de l’argent aux enseignants contractuels communautaires », a dit Ousmane Mara.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : les autorités boudent une cérémonie religieuse à cause du nouveau patriarche

8 mai 2021 à 12 12 31 05315

Goïkoya Lambert Zogbélémou, patriarche de N’zérékoré

Visiblement, les autorités de N’Zérékoré ne veulent pas du tout sentir le nouveau patriarche de la ville. Elles en ont montré la preuve aujourd’hui en boudant une cérémonie religieuse, à cause de la présence de Goïkoya Lambert Zogbélémou sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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