Macenta : les maires des communes rurales disent OUI à la nouvelle constitution

12 novembre 2019 à 17 05 57 115711

Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation du pouvoir en tournée dans la région forestière de la Guinée, était à Macenta dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019. Les émissaires du président de la République ont été accueillis par les autorités locales et plusieurs citoyens. L’occasion pour les maires des 14 communes rurales de la préfecture, d’exprimer leur soutien au controversé projet de constitution ambitionné par le régime Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A l’exception du maire de la commune urbaine de Macenta, issu de l’UFDG, les élus des différentes communes de la préfecture ont fait une déclaration commune qui a été lue par leur porte-parole Morigbè Camara, maire de Sengbèdou. Ils ont d’abord salué les actions de développement engagées dans la préfecture dans le cadre de l’ANAFIC, avant d’exprimer leur soutien au projet de nouvelle constitution. « Les Communes de Macenta, à l’instar des autres communes du pays, ont bénéficié au titre de leurs Programmes Annuels d’Investissement (PAI) 2019, de la part de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) mise en place sur votre initiative (du président de la République, ndlr), d’une importante somme de 16 milliards 560 millions 349 mille 450 francs guinéens en vue de :

La Réhabilitation de la gare routière de Zimodou pour permettre le désengorgement de l’actuelle gare qui constitue un véritable danger public pour nos populations ; la construction de postes de santé dans les communes rurales et urbaines de Macenta ; la réalisation des dalots ; la construction d’écoles, pour ne citer que celles-là. C’est le lieu pour nous de vous dire monsieur le Président de la République, notre détermination à soutenir inconditionnellement le projet de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement guinéen. Macenta dit OUI à la nouvelle constitution », a lancé maire de la commune rurale Sengbèdou, Morigbè Camara.

Morigbè Camara

Ces autorités locales ont mis également cette occasion à profit pour solliciter d’autres actions de développement dans la préfecture. « Nous profitons de cette occasion qui nous est offerte pour vous exprimer notre profonde gratitude quant à la réalisation d’importantes infrastructures socio-économiques dans nos collectivités et vous soumettre certaines urgences qui sont : le bitumage de la voirie urbaine de Macenta ; l’aménagement de la rivière Zazazia dont les crues causent assez de dégâts matériels et de pertes en vies humaines chaque année ; la relance du barrage hydroélectrique sur la Lofa ;

La finalisation du projet de rénovation du stade Ahmed Ben Bella de Macenta pour redynamiser les activités sportives de la jeunesse ; la relance de l’usine de Thé de Macenta ; la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Sérédou ; le reprofilage des pistes rurales de Macenta ; la réhabilitation de la route du café ; la construction du Mausolée de l’illustre N’Zébéla Togba PIVI ; la finalisation du reprofilage de la route Macenta-Kossankoro ; l’adduction d’eau de la ville de Sérédou par gravitation », a énuméré le porte-parole des maires.

Après Macenta, la délégation a mis le cap sur N’Zérékoré, la capitale de la Guinée forestière.

À suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Tidjane Traoré à Gueckédou : « tout ce que vous voulez, le président Alpha Condé le fera »

11 novembre 2019 à 15 03 54 115411
Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République

Après l’étape de Kissidougou, le stade préfectoral de Gueckédou a servi de cadre hier dimanche, 10 novembre 2019, à la tenue d’un meeting sur la nouvelle constitution. La cérémonie a été présidée par l’ex-ministre des transports, Ahmed Tidiane Traoré, représentant du chef de l’Etat. Il était accompagné du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano ; du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma ; du ministre de l’élevage, Roger Patrick Millimouno ; de l’ancien ministre de l’agriculture, Jean Marc Telliano, du ministre conseiller à la présidence, Marc Yombouno, entre-autres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Apres la présentation des dix noix de cola par la notabilité, suivi du don d’une enveloppe, le maire de la commune urbaine a souhaité la bienvenue à la délégation du chef de l’Etat. Papa Léno en a profité pour citer quelques acquis du président Alpha Condé avant d’annoncer son soutien à l’idée de la nouvelle constitution.

Prenant la parole, l’ex-ministre de l’agriculture et président du RDIG, Jean Marc Telliano, a jonglé avec les mots pour justifier l’idée de nouvelle constitution. « On n’est pas là pour un 3ème mandat, on est là pour la nouvelle constitution. S’il y a nouvelle constitution, on remet les compteurs à zéro. Maintenant, nous commençons à zéro et ça sera le 1er mandat de la 4ème République, et non le 3ème mandat comme le pensent l’opposition et le FNDC. Dans l’ancienne constitution, il y a trop de mensonge dedans. Ils nous disent que la constitution a été votée par la majorité de la population et pourtant, c’est archifaux. Dans la constitution de 2010, on n’a pas parlé des femmes, ni des jeunes et même des handicapés. Et pourtant, les handicapés sont très nombreux en Guinée ».

Pour sa part, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République et chef de la délégation, Ahmed Tidiane Traoré, a dit avoir pris note de la volonté des citoyens de Gueckédou avant de promettre de remontrer les propos à qui de droit. « Nous savons que vous n’êtes pas contents parce que vous ne voyez pas le président Alpha Condé devant vous. Mais, il me charge de vous dire qu’il reviendra ici à Gueckédou, Kissidougou et Macenta pour vous saluer. Nous avons également lu vos pancartes revendicatives, qui réclament une nouvelle constitution pour notre pays. Nous sommes des missionnaires, nous allons rapporter fidèlement tout ce que vous avez dit au président de la République. Et, le président est à votre service. Tout ce que vous voulez, il le fera », a promis monsieur Traoré.

En outre, l’ancien ministre des Transports va abonder dans le même sens que Jean Marc Telliano. « La Constitution actuelle est provisoire. Est-ce que elle a été votée par le peuple ? Est ce qu’elle a été votée par des députés élus ? C’est une constitution pour pouvoir aller aux élections. Mais, tous ceux qui revendiquent étaient à cette réunion : UFDG, UFR, PEDN, UPG… ils étaient tous là-bas et on a dit que celui qui sera élu comme président doit mettre en place une nouvelle constitution. Il s’agit de ça. Alors, ils en font un problème comme si le ciel allait se coller à la terre. Alors, je vous invite, population de Gueckédou, à aller vous faire recenser si vous êtes prêts à voter en rang serré pour la nouvelle constitution », a-t-il lancé.

A noter qu’après le meeting de Gueckédou qui s’est terminé à 15h, la délégation a mis le cap sur Macenta, comme le prévoyait le programme où une autre manifestation est attendue.

A suivre !

De Guéckédou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Le maire de Guékédou favorable à une nouvelle constitution : « nous attendons la date du référendum… »

11 novembre 2019 à 9 09 25 112511

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, après Kissidouhou, la campagne gouvernementale pour une nouvelle constitution s’est poursuivie à Guékédou hier, dimanche 10 novembre 2019. Conduits par Elhadj Ahmed Tidjane Traoré, ancien ministre des Transports et actuellement ministre conseiller à la présidence de la République, les émissaires du chef de l’Etat ont été accueillis au stade préfectoral, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Guékédou.

Arrivée dans l’hélicoptère du président Alpha Condé, cette délégation était composée, outre du chef de la mission, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma, du ministre de l’Elevage, Roger Patrick Milimouno, du ministre conseiller à la présidence, Marc Yombouno, du directeur national du Budget, Abraham Richard Milimouno, du député, Ibrahima Sory Traoré, du député et ancien ministre de l’Agriculture, Jean Marc Telliano…

Prenant la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation, le maire de la commune urbaine, monsieur Désiré papa Lénoh, a énuméré quelques acquis sous la gouvernance du président Alpha Condé en faveur de sa commune. Le maire a, ensuite, dit son engagement à accompagner le gouvernement dans son initiative de doter la Guinée d’une nouvelle constitution.

Désiré papa Lénoh, maire de la commune urbaine

« Aujourd’hui, grâce aux initiatives présidentielles, d’importants travaux de construction sont en train d’être réalisés dans toutes les communes de notre préfecture en général et en particulier dans la commune urbaine. Il faut citer parmi ces réalisations : l’extension de l’hôpital préfectoral ; la construction du centre épidémiologique ; la construction d’un centre de santé moderne ; l’électrification de la ville de Guéckédou ; les constructions du commissariat central de police, de la gendarmerie, de l’habitat, de la résidence du préfet, du palais de justice, la rénovation et l’équipement du lycée collège de Bambo, la construction de la grande mosquée, la construction du marché avec le fond de l’ANAFIC ; l’assistance en vivres et en non-vivres des sinistrés de l’inondation en juillet 2019, l’appui à l’association des femmes balayeuses de Guéckédou en équipement pour ramassage et drainage des Ordures vers les dépotoirs. Il est à reconnaître que les travaux du bitumage de la route nationale Kailahoun-Kondembadou n’ont pas encore démarré à cause de la non-indemnisation des populations riveraines. C’est pour toutes ces raisons que la population vous dit merci et vous promet de voter massivement en faveur de la nouvelle constitution pour ébranler ceux qui refusent de reconnaître les efforts très élogieux de votre gouvernance », a dit le maire, avant d’ajouter : « nous attendons la date du référendum pour garantir notre choix dans les urnes ».

À suivre !

De Guéckédou, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematn.com

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Campagne pour un 3ème mandat d’Alpha Condé : déception à Gueckédou

10 novembre 2019 à 15 03 46 114611

Le président Alpha Condé était attendu dans l’après-midi de ce dimanche, 10 novembre 2019, dans la ville de Gueckédou dans le cadre de sa campagne pour une nouvelle constitution qui lui permettrait de faire un troisième mandat après 2020.

Mais après de longues heures d’attente, les populations locales ont été déçues de voir, comme hier à Kissidougou, de constater que le chef de l’Etat a boudé leur manifestation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis le matin, les promoteurs d’une nouvelle constitution ont été mobilisés pour accueillir le président Alpha Condé au stade préfectoral de Gueckédou. Mais, finalement, c’est Elhadj Ahmed Tidjane Traoré qui a conduit la délégation, comme hier à Guékédou.

A noter qu’il y a trop de rumeurs qui circulent sur l’absence du président Alpha Condé dans ces manifestations organisées en sa faveur et son refus de prononcer un discours au palais du peuple, à Conakry, le 31 octobre dernier, à l’occasion de son accueil…

Nous y reviendrons !

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Kissidougou : l’absence du président Alpha Condé fait jaser

10 novembre 2019 à 8 08 19 111911
Alpha Condé veut changer la Constitution pour avoir un mandat à vie à la tête de la Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le président Alpha Condé était attendu hier, samedi 09 novembre 2019, au stade préfectoral de Kissidougou. Au-delà des partisans pour une nouvelle constitution qui étaient mobilisées, les écoles, le marché et l’administration étaient fermés pour la réception du chef de l’Etat.

Mais, à l’atterrissage de l’hélicoptère, le public a été déçu d’apercevoir d’autres personnalités conduites par Ahmed Tidjane Traoré (ancien ministre des Transports), Claude Kory Kondiano (président de l’Assemblée nationale et natif de la ville), Papa Koly Kourouma (ministre de l’hydraulique et de l’assainissement), Jean Marc Telliano (ancien ministre de l’Agriculture), Domani Doré (ancienne ministre des sports), Makanera Kaké (ancien ministre de la Communication)…

De l’aéroport au stade préfectoral, en passant par le grand rond-point, la foule attendait le président Alpha Condé avec des slogans comme « Tu ne veux pas, moi je veux, on fait comment ? Allons au référendum », « la démocratie, ce n’est pas sur Facebook ! Allons au référendum » et « Kissidougou dit oui à la nouvelle constitution ».

Prenant le micro à la tribune du stade préfectoral, le doyen Ahmed Tidiane Traoré a essayé d’expliquer l’absence du Pr. Alpha Condé par la crise politique en Guinée Bissau où il est médiateur de la CEDEAO… « Le chef de l’Etat m’a chargé un message. Il voudrait vous dire que si vous ne l’avez pas vu avec vous ce matin, cela dépend du sérieux problème qui se pose entre les cadres de la Guinée Bissau. Aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe en Guinée Bissau, donc, subitement, le président Alpha ne pouvait pas venir puisque comme vous le savez, il est le médiateur pour mettre en accord les responsables de la Guinée Bissau », a notamment dit le chef de la mission, espérant que son patron les rejoindra dès que possible dans cette campagne.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

Mais, ce discours n’a pas tué les rumeurs sur ce qui aurait « empêché » le président Alpha Condé d’effectuer ce déplacement. Surtout qu’il n’a même pas participé au sommet de la CEDEAO sur cette crise politique à Bissau et qu’il n’avait pas prononcé de discours au palais du peuple, à l’occasion de son accueil à Conakry, le 31 octobre…

Trouvée chez elle, une citoyenne de Kissidougou qui a quitté très tôt la réception pour regagner sa maison a dit toute sa déception aux journalistes : « Pour nous, le meeting est fini parce que le président de la République n’est pas venu. Et si on savait qu’il n’allait pas venir, on n’allait même pas se fatiguer. Regardez le monde qui se retourne à la maison. Nous sommes déçus et nous ne sommes pas contents aujourd’hui parce qu’au départ, on pensait que c’est le président qui était venu dans l’hélicoptère. Mais, nous avons découvert à la fin que ce n’est pas lui, c’est pour cela qu’on s’est retourné à la maison. Ce qui se passe maintenant au stade ne nous intéresse pas. Nos enfants ne sont pas allés à l’école aujourd’hui, même le marché a été fermé par les autorités, aucune activité n’a eu lieu aujourd’hui ».

A noter qu’un autre meeting est prévu ce dimanche, 10 novembre 2019, dans les préfectures voisines, Guéckédou et Macenta.

A suivre !

De Kissidougou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Attendu à Kissidougou, Alpha Condé brille par son absence

9 novembre 2019 à 17 05 12 111211

Le président de la République n’a finalement pas effectué le déplacement à Kissidougou, où il était attendu ce samedi, 09 novembre 2019. Alpha Condé s’est fait représenter par une délégation composée de plusieurs responsables du pays, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

De nombreux habitants de Kissidougou se sont mobilisés ce samedi au stade préfectoral pour accueillir le président Alpha Condé, qui devait animer un meeting dans la ville, première étape de sa tournée annoncée en région forestière. Mais, le chef de l’Etat n’a pas effectué le déplacement. Il s’est finalement fait représenter par une forte délégation conduite par l’ancien ministre des Transports Ahmed Tidiane Traoré, et composée du président de l’Assemblée nationale Claude Kory Kondiano, du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement Papa Koly Kourouma, des anciens ministres Domani Doré et Alhoussein Makanéra Kaké entre autres.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

Prenant la parole, Tidiane Traoré a expliqué l’absence du chef de l’Etat par un empêchement relatif à la crise politique en Guinée Bissau dont il est le médiateur. Il a indiqué toutefois que le président pourrait effectuer le déplacement demain à Guéckédou. Le responsable du parti au pouvoir a invité aussi les populations de Kissidougou à se mobiliser pour aller se faire recenser ou pour retirer leurs cartes d’électeurs au moment venu, afin de participer au référendum constitutionnel à venir. Un référendum qui devrait permettre d’adopter le controversé projet de nouvelle constitution et qui ouvrirait à Alpha Condé la voie à un troisième mandat.

A suivre !

De Kissidougou, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : l’interdiction des manifestations levée par les autorités

31 octobre 2019 à 16 04 06 100610

Les manifestations de rue ne sont plus interdites à N’Zérékoré. Les autorités régionales ont décidé de mettre fin au protocole d’accord signé à cet effet il y a quelques mois, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

L’annonce a été faite au cours d’une réunion tenue à huis clos ce jeudi, 31 octobre 2019, au domicile du patriarche de la ville, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou. La rencontre a mobilisé toutes les parties signataires du protocole d’accord du 19 juin dernier, interdisant toute manifestation de rue à N’Zérékoré jusqu’à nouvel.

Au sortir de la réunion, Cécé Loua, membre du FNDC et l’un des artisans de cet accord, a indiqué que « c’est le gouverneur qui nous a invités chez le patriarche pour nous dire de suspendre le protocole d’accord. Comme c’est lui le premier responsable de la région, on ne peut que s’en tenir à sa décision », a déclaré Cécé Loua, visiblement déçu.

Selon nos informations, le gouverneur de N’Zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a justifié sa décision de mettre fin au protocole par le fait que les « autorités nationales ont autorisé désormais les manifestations dans tout le pays. Alors, N’Zérékoré ne peut pas faire exception ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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N’Zérékoré : la mairie se lance dans le désenclavement des quartiers

30 octobre 2019 à 10 10 30 103010

Les autorités communales de N’Zérékoré ont procédé hier, mardi 29 octobre 2019, au lancement officiel des travaux de reprofilage des voiries urbaines. Ces travaux vont toucher 12 quartiers de la ville et permettre leur désenclavement. Ce sont les quartiers Nien Kpama II et Gbangana qui ont servi de cadre à la cérémonie de lancement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie a réuni les responsables des différents quartiers de la commune urbaine, des groupements de jeunes et de femmes ainsi que des leaders religieux fortement mobilisés pour la circonstance. Selon le maire de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou, ces travaux font partie du programme de développement du conseil communal qu’il dirige. « Au cours de notre première session, nous nous sommes dit qu’il faut faire le reprofilage et l’ouverture des routes jusqu’à une vingtaine de kilomètres, selon les moyens que dispose la commune.

C’est dans ce cadre-là que nous avons lancé la taxe sur les habitations et nous avons dit aux quartiers, au prorata de ce qu’ils vont fournir, les travaux vont être faits chez eux. Après tout ça, nous avons dit à notre ingénieur des voiries de passer voir quelles sont les routes qui peuvent être profilées. C’est dans ce cadre-là que nous avons choisi la journée d’aujourd’hui pour le lancement officiel des activités de reprofilage et d’ouverture des routes », a-t-il expliqué.

L’autorité locale précise toutefois que seulement 12 des 22 quartiers de la ville sont concernés par ces activités. « Sur les 22 quartiers, pour le moment, c’est 12 qui se sont acquittés de la contribution foncière des habitations. Et ce sont ces 12 quartiers qui verront certaines de leurs routes profilées », a dit Moriba Albert Délamou.

Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de N’zérékoré

Dans les quartiers concernés, ces travaux sont accueillis avec joie et enthousiasme. Pierre Lancé Sidibé, le chef de quartier de Nien Kpama II, indique que cela va soulager les citoyens de sa localité. « Nous sommes très contents par rapport aux travaux de reprofilage que viennent de lancer la municipalité. Tout ce qu’ils vont nous donner comme ordre, nous allons l’appliquer, et nous sommes engagés à réaliser l’initiative novatrice de développement de nos grands chefs envers nos quartiers. Et nous leur promettons de prendre soin des bijoux qu’ils sont en train de nous offrir. La réparation ou l’ouverture de nos routes sera vraiment bénéfique aux citoyens ».

Ces travaux seront financés à hauteur de 200 000 000 (deux cents millions) de francs guinéens. Ils seront exécutés par deux entreprises locales.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel : 620166816/666890877

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Yomou : un vent violent fait plusieurs dégâts à Péla

26 octobre 2019 à 21 09 39 103910

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier, vendredi 25 octobre 2019, dans la sous-préfecture de Péla, située à 22 kilomètres de la commune urbaine de Yomou. Il a fait plusieurs dégâts matériels dont la maison des jeunes nouvellement construite dans le cadre de l’ANAFIC qui a été détruite, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est peu après le début d’une forte pluie qu’un vent violent a soufflé dans la commune rurale de Péla. Il a décoiffé trois habitations avant de détruite la maison jeunes de la localité, nouvellement construite, et dont les murs sont complètement tombés. « C’est à 19 heures que la pluie a commencé ici, mais avec un vent très violent qui a décoiffé la maison qui se trouvait auprès de chez moi. Et 5 minutes après, nous avons entendu du bruit vers le terrain de football. Nous nous sommes dépêchés pour aller voir ce qui se passe. Arrivés sur les lieux, nous avons constaté que la maison des jeunes a été complètement emportée par le vent violent qui a survolé sur le village de Pela », explique Clément Haba, un habitant de Péla.

Selon certains citoyens de la localité, l’endroit où la maison des jeunes est construite n’est pas approprié pour abriter un bâtiment. Ils soulignent que c’est à cet endroit que le collège de la localité devait être construit. Mais, peu après le début des travaux, un vent a fait tomber le mur, obligeant les gens à déplacer le chantier. Mais, un responsable du projet de construction de la maison des jeunes explique de son côté que les études faites avaient prouvé que le bâtiment pouvait être construit sur les lieux.

Il assure dans le même temps que ces dégâts ne sont dus à un mauvais travail. « C’est après la grand pluie que j’ai été informé de cette triste nouvelle, et je me suis directement rendu sur les lieux, où j’ai constaté les dégâts. Mais, tout ce qu’il faut retenir, est que les dosages étaient bien. Pour preuve, on a un ingénieur qui assurait le contrôle des travaux », a-t-il laissé entendre.

C’est la deuxième fois qu’un vent violent cause des dégâts dans la préfecture de Yomou depuis le début de la saison pluvieuse de cette année. La première fois, ce sont des habitants de la commune qui en avaient victimes. Plusieurs maisons avaient été décoiffées et d’autres démolies par le vent.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : un soldat condamné à 10 ans de réclusion criminelle

25 octobre 2019 à 19 07 42 104210
Almamy Mounachir Sylla, procureur militaire

Dans le cadre de ses audiences criminelles, le tribunal militaire de N’zérékoré a condamné à 10 ans de prison ferme ce vendredi, 25 octobre 2019, le soldat David Haba. Il a été reconnu coupable des faits de vol à main armée, coups et blessures volontaires et devra également payer une amende de 50 millions de francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au terme d’intenses débats, le tribunal militaire de N’Zérékoré a rendu public son verdict dans le procès du soldat David Haba. Il était poursuivi pour des faits de vols à main armée, coups et blessures volontaires au préjudice d’un taxi motard, du nom de Mamadou Diallo.

A la barre, David Haba a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a présenté ses excuses à la victime, qui à son tour a demandé au tribunal d’appliquer la loi.

De son côté, le ministère public, par la voix du Commandant Almamy Mounachir Sylla, a tout d’abord rappelé les faits avant de demander au tribunal de condamner l’accusé à 12 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende de 60 millions de francs guinéens. « C’était le 16 décembre 2018 à Manéah, dans la préfecture de Coyah. Le jeune Mamadou Diallo, âgé de 18 ans, faisait le taxi moto. Il a quitté chez lui très tôt le matin, arrivé à SODEFA, David Haba fut son premier client. Il lui avait dit qu’il va pour prendre deux bidons de gasoils à la carrière de Manéah. Arrivé là, il a fait trainer le jeune jusqu’à 11 heures. Donc, il a de pris son téléphone pour dire qu’il veut émettre un appel pour qu’on envoie les bidons. Il a dit au jeune d’avancer un peu sa moto dans un couloir. Et quand le jeune est resté dans le couloir, il était un peu fatigué par ce qu’il a trop attendu. Il s’est couché sur sa moto. Alors, David s’est retourné avec le poignard, il a donné 7 coups au niveau de son abdomen, de son dos, et au niveau de ses côtes, au flanc gauche. Après, il a abandonné le centre d’instruction du km 36 où il suivait la formation et s’est enfui avec la moto du jeune. Et tellement les coups étaient durs, le jeune motard a été admis à l’hospitalisation, où on lui a fait des traitements, il a subi une intervention chirurgicale ».

Pour ce qui est de l’interpellation du soldat, l’empereur des poursuites dira : « lorsqu’il a fait ça, il a abandonné le centre où il est parti suivre la formation. Les policiers étaient à sa recherche, il a même laissé son maillot de sport et le poignard dans le lieu du crime. Donc, à travers ça, les gens sont allés au centre de Manéah où ils ont fait un rassemblement général. Mais, le soldat était absent dans les rangs. Donc, on a mené les enquêtes. La moto qu’il a enlevée au jeune, il est allé la vendre à Nzérékoré. Quand, il a su à Nzérékoré qu’on le cherchait, il a fui pour aller à Gueckédou. A Gueckédou, il s’est retranché dans un hôtel, il est resté dans l’hôtel plus de 10 jours. Comme il faisait des va-et-vient là-bas, le propriétaire de l’hôtel a douté sur lui, il est allé se plaindre à la gendarmerie. Il a dit qu’il y a quelqu’un qui loge dans mon hôtel, il n’a pas payé ni les aliments ni les frais de l’hôtel. Donc, lui aussi l’a poursuivi pour filouterie d’hôtel… La gendarmerie a fait un procès-verbal sur lui, pour filouterie d’hôtel et abandon de poste. Quand il est venu au niveau du juge d’instruction, le juge s’est rendu compte que c’est un militaire et le juge de paix de Gueckédou a transféré le dossier au parquet militaire de N’Zérékoré. Donc, le parquet militaire de N’Zérékoré ayant des informations de ce qui s’est passé à Conakry, a saisi le juge d’instruction par réquisitoire pour ces faits de vol à main armée, et coups et blessures volontaires ».

Le juge audiencier, M. Ibrahima Daman, a déclaré le soldat David Haba coupable des faits et l’a condamné « à 10 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende de 50 millions de francs guinéens ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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N’Zérékoré : reprise des audiences criminelles avec une trentaine de dossiers

25 octobre 2019 à 17 05 48 104810

Les audiences criminelles ont repris hier, jeudi 24 octobre 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré. Une trentaine de dossiers impliquant de nombreux présumés criminels sont au programme, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

« Après les vacances judiciaires, on a organisé ces audiences criminelles pour pouvoir juger les présumés criminels qui sont à la maison centrale. Nous avons près de 30 dossiers qui sont programmés. Pour la première programmation, nous avons programmé 12 dossiers criminels, et après les autres vont suivre jusqu’à ce que tous les dossiers criminels de notre ressort soient effectivement jugés et que les présumés auteurs soient situés sur leurs sort », a annoncé Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Parmi les dossiers programmés, on retrouve des cas de meurtres, assassinats, viols, tentatives de meurtres, fabrication de fausse monnaie, coups et blessures volontaires ayant entraîné mort sans intention de la donner, incendie volontaire… Selon le procureur, l’objectif est d’évacuer le maximum de dossiers en attende de jugement.

« Nous avons pris des dispositions du point de vue criminelle comme correctionnelle. Il y a la population qui veut voir ces gens-là jugés pour que personne ne soit à la maison centrale qui ne soit pas jugé. Alors, il faut situer les présumés auteurs sur les sort pour qu’il y ait plus de condamnés que de prévenus », a laissé entendre Sidiki Kanté.

A noter que lors de la première journée de ces audiences criminelles, deux accusés ont été jugés pour des faits de tentative d’assassinat et de meurtre. Ils ont été condamnés à 5 ans de prison ferme.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Yomou : 3 responsables du FNDC condamnés par la justice

22 octobre 2019 à 18 06 38 103810

La justice de paix de Yomou a condamné ce mardi, 22 octobre 2019, les trois responsables locaux du FNDC, interpellés à l’occasion de la manifestation du 14 octobre dernier. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ont écopé de 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et 500 mille francs d’amende chacun, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

A l’ouverture de leur procès le jeudi, 17 octobre dernier, Bernard Félix Kpoghomou, Charles Louanga Kpoghomou et Antony Haomou avaient sollicité le renvoi de l’audience pour permettre à leurs avocats d’arriver à Yomou. La justice avait alors accédé à cette demande. Elle a remis les trois prévenus en liberté provisoire et renvoyé leur procès à ce mardi, 22 octobre. Mais finalement, les responsables du FNDC à Yomou ont dû comparaître sans avocats. Ils ont tous plaidé non coupables des faits d’attroupement illégal sur la voie publique pour lesquels ils sont poursuivis.

Mais, à l’issue des débats, la justice a estimé qu’ils sont coupables d’avoir manifesté illégalement contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Elle les a condamnés pour cela à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens chacun.

Juste après la publication du verdict, Bernard Félix Kpoghomou, l’un des condamnés, a dénoncé une décision injuste. « Je crois que cette décision est injuste. Le procès n’a pas été bien fait parce qu’on a commis aucune infraction. Nous avons été arrêtés par la police de façon arbitraire et conduits devant la justice de paix de Yomou, qui a décidé de nous condamner sans preuves », a-t-il dit.

De son côté, l’antenne du FNDC à Yomou promet de réagir à travers une déclaration qu’elle compte publier dans les prochaines heures. Elle pourrait annoncer l’organisation d’une nouvelle manifestation de rue dans la commune urbaine.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Braquage à N’Zérékoré : une jeune fille dépouillée de tout

22 octobre 2019 à 12 12 31 103110

Une collégienne a été victime d’un braquage lundi soir, 21 octobre 2019, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Des hommes armés et cagoulés l’ont attaquée dans la rue et ont enlevé tout ce qu’elle possédait avant de disparaître, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon la victime, l’acte s’est passé aux environs de 19 heures entre les quartiers Tilépoulou et Wessoua, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. « Je venais de Tilépoulou chez ma grand-mère aux environs de 19 heures, elle m’avait donné du repas que je devais envoyer à mon père à Koyapoulou. Arrivée au niveau du pont qui relie le quartier Tilépoulou au secteur Koyapoulou dans Wessoua, 3 individus armés et dont les visages masqués sont sortis devant moi pour me dire de leur remettre le plat et mon téléphone de marque Samsung A70.

Faute de quoi, ils vont me faire du mal. Et moi, je n’ai pas résisté, je leur ai remis ce qu’ils ont demandé. Après, ils sont descendus dans le bas-fond. Et moi, j’ai continué directement à la maison pour aller informer mes parents. Mais quand on est revenu sur les lieux, on les a plus vus », a expliqué la victime, qui appelle à la méfiance.

« Je rends d’abord gloire à Dieu car c’est grâce à lui que j’ai eu la vie sauve. Ensuite, je demande à la population de N’Zérékoré, surtout les jeunes filles d’être vigilantes et de se faire souvent raccompagner par quelqu’un », a-t-elle lancé.

A noter que les services de défense et de sécurité ont intensifié les patrouilles mixtes (police, gendarmerie et armée) ces derniers temps pour lutter contre l’insécurité grandissante dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Mais malgré tout, les bandits continuent toujours de sévir contre les citoyens dans la ville.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : N’Zérékoré enfin dans la danse

22 octobre 2019 à 7 07 18 101810

Jusque-là en marge des manifestations de rue organisées à travers le pays pour protester contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, la ville de N’Zérékoré a décidé de se joindre finalement au mouvement. Le FNDC-N’Zérékoré a appelé les habitants de la commune urbaine à une marche pacifique le jeudi, 24 octobre 2019.

Cette décision de la structure fait suite à la violation par les autorités locales du protocole d’accord signé en juin dernier et qui interdisait toute manifestation dans la préfecture, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est Cécé Théa, vice-coordinateur du FNDC-N’Zérékoré, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, la conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution organisée la semaine dernière dans la ville, a mis fin au protocole d’accord du 19 juin 2019. Et, son camp l’a dit clairement au maire de N’Zérékoré. « On a été invité par le maire, qui nous disait qu’il aurait appris que nous voulons manifester le jeudi prochain dans la ville. Qu’il est plus préoccupé pour la paix plus que tout. Que ce qui s’est passé à l’ENI, c’était juste une conférence scientifique et non un débat politique.

On lui a répondu que ce n’est pas ça notre problème : ce qui nous intéresse, c’est de vous adresser demain mardi, la lettre d’information par rapport à notre manifestation du jeudi parce que vous avez été les premières personnes à violer le protocole d’accord. Et, il faut noter que le protocole d’entente n’est plus d’actualité et on n’a pas peur de la prison ni de la mort parce qu’on ne meurt qu’une seule fois. Et, il nous a fait savoir qu’il ne va pas signer ni autoriser la marche du jeudi », a-t-il indiqué.

Face à cette situation, le patriarche de N’Zérékoré a décidé de s’impliquer pour tenter de trouver un terrain d’entente. Molou Holomo Hazaly Zogbélémou a convié tous les signataires du protocole d’accord du 19 juin à une rencontre ce mardi, 22 octobre 2019, à son domicile pour se pencher sur le sujet.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Nouvelles tensions à N’Zérékoré : voici la réaction du cadre de concertation inter communautaire

19 octobre 2019 à 13 01 56 105610

Le cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré a réagi aux nouvelles tensions dans la ville suite à la tenue d’une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution. La structure dit prendre acte de la situation et compte se bouger pour éviter des violences, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

La quiétude régnait à N’Zérékoré depuis la signature en juin dernier d’un protocole d’accord entre les autorités locales et l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution. Accord interdisant toute manifestation, qu’elle soit pro ou anti-nouvelle Constitution. Mais, de nouvelles tensions sont apparues ces derniers jours dans la ville. Cela, suite à la tenue d’une conférence débat organisée à l’ENI de N’Zérékoré et qui portait sur la promotion du projet de nouvelle Constitution.

La rencontre qui va à l’encontre du protocole d’accord en vigueur, avait été perturbée par un groupe de jeunes qui sont allés jeter des pierres dans la salle. Les forces de l’ordre sont intervenues en procédant à des tirs de sommation, provoquant une véritable débandade sur place. La participation des autorités : gouverneur, préfet et maire de N’Zérékoré à cette rencontre a irrité les responsables locaux du FNDC qui ont entamé des concertations pour décider de la suite à donner à cette situation.

De son côté, le cadre de concertation intercommunautaire, partie prenante des négociations ayant conduit à la signature de l’accord du 19 juin 2019, s’est réuni pour se pencher sur la situation. Au sortir de la rencontre Blanchard Mamy, le porte-parole du cadre, est revenu sur le contenu des travaux. « Quand nous nous sommes réunis, on nous a donné des informations par rapport à cette conférence, on a fait comprendre qu’il y a eu une déclaration de la part du préfet, et aussi il y a eu la déclaration du FNDC par rapport à la rencontre du mercredi 16 octobre 2019.

Nous avons lu la déclaration du FNDC et à l’issue de ça, nous avons dit que le cadre de concertation intercommunautaire, qui a pour rôle principal de préserver la paix, nous devons nous lever. Nous avons participé à la signature du protocole d’accord du 19 juin dernier au gouvernorat, alors nous avons dit que cet accord est en vigueur. Que personne ne doit violer cet accord. Et nous, nous ne pensons pas que c’est violé. Par rapport à ce qui s’est passé, nous prenons acte et nous saluons le sens de responsabilité des membres du FNDC. Ce n’est pas la faiblesse mais je crois qu’ils ont respecté l’accord », a-t-il indiqué.

Le porte-parole du cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré annonce des rencontres avec les autorités, le FNDC et le patriarche de la ville « pour tirer les leçons de ce qui s’est passé ». En attendant, il demande « aux membres du FNDC, à la population, aux autorités de faire en sorte que cette paix que nous recherchons tant soit préservée à N’Zérékoré ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Violation de l’accord de paix à N’Zérékoré : le FNDC en concertation pour réagir

18 octobre 2019 à 19 07 08 100810

Comme annoncé précédemment, les autorités de N’Zérékoré ont violé le protocole d’accord signé récemment avec l’antenne du FNDC et qui interdit toute manifestation politique dans la préfecture. Le gouverneur de N’Zérékoré, le préfet ainsi que le maire ont participé à une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution organisée le mercredi, 16 octobre 2019 dans la ville.

Suite à cette rencontre qui avait été perturbée par des opposants au projet de nouvelle Constitution, l’antenne régionale du FNDC a entamé des concertations pour réagir à l’attitude des autorités locales.

L’annonce a été faite par Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur de cette antenne, interrogé par le correspondant de Guineematin.com sur place. Il se dit déçu des autorités de N’Zérékoré particulièrement le maire de la commune urbaine et dit avoir engagé des discussions avec toutes les antennes autour de cette situation. « Comme les autorités ont été les premières à violer l’accord, c’est pourquoi moi aussi, je prends mon bâton de pèlerin. Je suis en train de m’entretenir avec mes antennes préfectorales, sous-préfectorales et les 22 quartiers de la commune urbaine afin d’arrêter quelque chose.

Et dans les jours à venir, je vais faire une déclaration par rapport à leur acte et par rapport à notre position de manifester ou pas. Tous ceux qui ont signé l’accord sont étonnés. Parce que depuis lundi jusqu’aujourd’hui, nous sommes dans la paix, dans la quiétude et ces gens-là veulent créer des troubles dans notre cité. Donc, on verra ce qu’il y a lieu de faire », a laissé entendre le coordinateur régional du FNDC.

En attendant, Job Lucas Kpoghomou appelle à la sérénité. « Je dis à tout un chacun de rester serein. La paix n’est pas un vain mot mais c’est un comportement. Il ne s’agit pas de dire la paix, la paix, mais il faut qu’on voie en toi que vraiment tu aimes ta région, tu aimes ta préfecture. Donc je prie tout un chacun de rester calme et de rester derrière cet accord qui nous a permis d’avoir la paix », a-t-il lancé.

De son côté, le cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré s’est réunie jeudi dans les locaux de la radio rurale locale pour se pencher sur les tensions palpables dans la ville depuis la tenue de cette rencontre de promotion d’un changement de Constitution.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : le préfet accuse, le FNDC réplique

17 octobre 2019 à 17 05 22 102210
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La tenue d’une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution guinéenne a réveillé les tensions à N’Zérékoré. Organisée par un collectif d’enseignants favorable au projet de nouvelle Constitution, la rencontre a connu la présence des autorités locales : gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré. Mais, elle a été perturbée par des opposants à ce projet qui sont venus jeter des pierres dans la salle de l’ENI où se tenait la rencontre. Quelques heures après, le préfet de N’Zérékoré a fait une sortie médiatique dans laquelle il accuse le FNDC de vouloir troubler l’ordre public, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« De sources digne de foi, une réunion à laquelle ont pris part certains membres du FNDC a eu lieu mercredi soir vers 19 h 30’ dans le quartier Koyapoulou. Au cours de cette réunion, certaines dispositions visant à troubler l’ordre public ont été ciblées. Il s’agit d’une manifestation de rue pour demander le départ du préfet et du gouverneur, la répartition dans le quartier Horoya d’un montant reçu à cet effet, la projection d’une réunion dans le district de Nyampara dans les jours à venir pour dispositions à prendre pour l’assaut, la mobilisation des jeunes des villages voisins de la ville afin de grossir les rangs », a annoncé Elhadj Sory Sanoh, appelant les « instigateurs de ce projet à la retenue ».

Le préfet prévient que « toute manifestation non autorisée sera dispersée par les forces de sécurité et les auteurs seront conduits devant la justice. Je demande à tous les jeunes des 22 quartiers d’observer une vigilance pour barrer la route comme le 14 octobre à l’ennemi qui a déjà échoué à N’Zérékoré », a-t-il lancé.

Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré

Mais, cette sortie a été aussitôt démentie par les mis en cause. Interrogé par Guineematin.com, Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré, a démenti catégoriquement les propos du préfet Elhadj Sory Sanoh. « C’est archi-faux ce que le préfet a dit. Quand il dit que nous sommes allés quelque part pour tenir une réunion et on a donné de l’argent aux jeunes, il ne sait même pas ce qu’il veut dire. Il sait que ce qu’il a fait hier ce n’est pas bon, c’est pourquoi il veut se racheter. Le FNDC ne se cache pas. Nous, on n’est pas cachés. Tout ce qu’on fait, on écrit et on montre à tout le monde. Donc, le préfet raconte du n’importe quoi », a laissé entendre l’opposant à un 3ème mandat d’Alpha Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat : des tirs et jets de pierre à N’zérékoré

16 octobre 2019 à 13 01 30 103010

Décidemment, les promoteurs du contesté projet de nouvelle constitution ne sont pas prêts à reculer bien que leur initiative soit à la base des nombreux morts et des blessés enregistrés ces derniers jours à Conakry et Mamou. La ville de N’zérékoré a été mouvementée dans la matinée de ce mercredi, 16 octobre 2019. Une rencontre portant sur la nouvelle constitution a essuyé des jets de pierre à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI), dans la commune urbaine et s’est terminée dans la débandade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La matinée a été mouvementée à N’zérékoré ce mercredi, à l’occasion d’une cérémonie intitulée « Débat national sur la nouvelle constitution ». La rencontre, organisée à l’ENI, a connu la présence d’enseignants, des autorités administratives et locales, des sous-préfets, de la société civile, des responsables religieux et coutumiers. Une initiative des enseignants de la localité, apprend-on.

Le gouverneur, le préfet, le maire ont tour à tour pris la parole pour s’exprimer sur le sujet. Mais, dès que Sory Sidibé, un des porteurs du projet, a pris la parole pour tenter de justifier le projet de nouvelle constitution, c’est une pluie de cailloux qui s’est abattue sur la salle de l’ENI. Et, c’est une belle pagaille qui s’en est suivie.

Les agents de sécurité présents sur les lieux ont réagi par des tirs de sommation dans une ambiance indescriptible. Une femme est tombée en syncope et transportée à l’hôpital. La situation a eu pour conséquence de perturber les cours dans une école voisine de l’ENI, dont les élèves sont tous sortis avant la fin des cours.

Les auteurs des jets de pierre n’ont pas pu être identifiés, aucune arrestation n’a été enregistrée. Mais, c’est un signal fort envoyé aux promoteurs du 3ème mandat, surtout qu’une trêve est signée à N’zérékoré entre les sensibilités sociopolitiques à ce sujet pour préserver la paix dans la capitale de la Guinée Forestière.

Foromo Lamah avec Alpha Kanso pour Guineematin.com

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Tueries et arrestations de manifestants : la colère du FNDC-N’zérékoré

15 octobre 2019 à 20 08 06 100610

Même si elle n’a pas organisé des manifestations de rue au niveau local comme l’a demandé la coordination nationale du Front Nationale pour la Défense de la Constitution, l’antenne régionale du FNDC se montre préoccupée par la répression des manifestations à Conakry et dans d’autres villes.

Dans une déclaration publiée ce mardi, 15 octobre 2019 et dont copie est parvenue à Guineematin.com, la structure s’insurge contre les tueries par balles, les blessés et les interpellations des manifestants. Elle exige l’arrêt de la répression et la libération de toutes les personnes arrêtées. Faute de quoi, le FNDC-N’zérékoré menace de descendre aussi dans la rue pour se faire entendre.

Guineematin vous propose, ci-dessous l’intégralité de cette Déclaration :

La Coordination régionale du FNDC/N’Zérékoré a appris avec une profonde consternation les arrestations arbitraires, les blessures et les tueries orchestrées contre les membres et responsables du FNDC. Suite à ces malheureux évènements, nous présentons nos condoléances aux vaillantes populations guinéennes et aux familles éplorées.

La coordination régionale du FNDC condamne avec la dernière énergie cette répression barbarie et exige la libération immédiate et sans conditions de tous les responsables et membres du FNDC arrêtés. Faute de quoi, elle serait obligée de déclencher des manifestations dans toutes les préfectures de la région.

Elle demande également aux forces de l’ordre d’adopter une attitude républicaine. Elle saisit cette occasion pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur le caractère conflictogène du projet de nouvelle constitution du Président Alpha CONDE.

Enfin, la coordination régionale du FNDC appelle toutes ses antennes préfectorales et sous-préfectorales y compris les 22 quartiers de N’Zérékoré à se mobiliser massivement pour sauver notre jeune démocratie.

Vive la paix

Vive l’unité nationale

N’Zérékoré, le 15/10/2019

La Coordination Régionale du FNDC

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Guékédou : des défenseurs de la Constitution auditionnés sans avocats

14 octobre 2019 à 17 05 45 104510

Plusieurs membres de l’antenne du FNDC à Guéckédou ont été déférés ce lundi, 14 octobre 2019, devant la justice. Ils ont été arrêtés hier, dimanche, alors qu’ils projetaient de manifester aujourd’hui pour protester contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis leur arrestation, Moussa Barry Barry, 40 ans, secrétaire administratif du FNDC à Guéckédou, Dian Bhoye Bah, 40 ans, Amadou Korola, 42 ans, Algassimou Diallo, 37 ans, Faya Millimono, 17 ans, Fara Léno, 67 ans, Kéo Kotembédouno, 55 ans, et Amadou Barry, 40 ans, étaient détenus l’escadron mobile de la gendarmerie de Guéckédou.

Ce lundi, ils ont transférés devant la justice pour être auditionnés. Selon Moussa Barry, joint au téléphone, ils sont accusés de troubles à l’ordre public et de cris sur la voie publique. « Actuellement, nous sommes interrogés par la justice. Mais nous, on ne reconnait pas ces accusations de troubles à l’ordre public ou de cris et de cris sur la voie publique. Nous sommes des citoyens et on a fait qu’exercer notre droit constitutionnel », soutient-il.

Notre interlocuteur dénonce le fait qu’ils aient été interrogés sans avocats. « Nous avons informé nos avocats. Ils pourraient être en route. Mais, notre interrogatoire se passe à leur insu. Ce qui ne nous convient pas », a souligné M. Barry.

A noter que selon des sources contactées par Guineematin.com, la situation est restée calme dans la journée de ce lundi à Guéckédou, même si les activités ont été paralysées par endroits dans la ville.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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