Kipé-Dadia : un téléphone portable cause la mort d’une jeune fille

6 juillet 2019 à 13 01 00 07007

Mabinty Soumah, 23 ans, étudiante en Licence 3 Administration des Affaires à l’Université UNIC, a trouvé la mort dans des conditions surprenantes à l’aube de ce samedi, 06 juillet 2019. Selon les informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est son téléphone portable qui aurait causé sa mort.

Lorsqu’elle se couchait hier nuit, la défunte ne souffrait d’aucun mal. Elle est descendue de son lit pour passer un appel avec son téléphone portable qui était branché. C’est à ce moment-là qu’elle a eu un malaise et a commencé à saigner de l’oreille, puis du nez. « C’est pendant la nuit que Mabinty est descendue de son lit pour parler au téléphone.

Quand elle parlait au téléphone, le téléphone était branché. C’est ainsi qu’elle a eu un choc, une crise. Elle saignait par le nez et les oreilles. On ne savait pas. C’est seulement à 6 heures du matin que sa maman l’a retrouvée couchée au sol », explique Bintou Diawo, tante de la défunte.

C’est ainsi que la famille a décidé d’envoyer Mabinty Soumah à l’hôpital pour tenter de la sauver, mais c’était trop tard. La jeune fille a fini par rendre l’âme.

Une nouvelle à la fois triste et surprenante pour son père, Alsény Soumah. « Mabinty Soumah est ma première fille. Je suis très attristé, je suis sous le choc. Je n’ai pas beaucoup à dire sur cette perte sinon que m’en remettre à Dieu. Moi, je n’étais pas sur place, c’est sa maman qui était là. C’est elle qui m’a appelé pour me dire que Mabinty Soumah a piqué crise. Après, je lui ai dit de l’envoyer à l’hôpital. Elle l’a envoyée, mais c’était déjà tard. Je prie Dieu que son âme repose en paix », a-t-il dit.

A noter qu’il est déconseillé de communiquer à l’aide d’un téléphone portable lorsque celui-ci est en charge.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

Lire

Kankan : un adolescent porté disparu dans le fleuve Milo

25 juin 2019 à 10 10 41 06416

Le fleuve Milo a encore enregistré un disparu. Les faits se sont produits dans l’après-midi d’hier lundi, 24 juin 2019, au quartier Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan. C’est en tentant de traverser à la nage le fleuve Milo qu’Abdoulaye Chérif a disparu dans le cours d’eau, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le fleuve Milo fait encore parler de lui dans la ville de Kankan avec la disparition de cet autre adolescent. Selon nos informations, ce sont trois enfants, tous âgés d’environ 13 ans, qui ont tenté de traverser le fleuve Milo. Le premier a pu le faire sans souci. Le second a été secouru par les pêcheurs artisanaux alors qu’il se noyait. Malheureusement, le troisième garçon n’a pas eu de chance.

Quelques minutes après la disparition d’Abdoulaye Chérif, de nombreux citoyens se sont rendus sur les berges du Milo, côté Banankoroda. Les pêcheurs artisanaux et les extracteurs du sable se sont massivement mobilisés et les recherches ont duré pendant 4 heures. Des recherches qui n’auront rien donné.

Mamady Kaba, un des secouristes, a dit ce qui a été fait pour tenter de retrouver le disparu. « Quand ils m’informaient, j’étais dans mon champ. Dès que je suis arrivé, j’ai mobilisé 14 personnes. On a mené les recherches partout, mais on ne l’a pas retrouvé. Nous allons continuer les recherches. Mais, nous pensons que c’est après demain (mercredi, ndlr) qu’on pourra retrouver son corps. Donc, tout le monde est informé, d’ici en passant par Madina jusqu’à l’abattoir. Je leur ai dit de m’informer si toute fois le corps est retrouvé », a-t-il expliqué.

Informés, les parents de la victime se sont vite mobilisés pour se rendre sur les rives du fleuve Milo, espérant retrouver leur fils. La mère du disparu, madame Aminata Kaba, était inconsolable. « Le matin, il est allé au travail. A 11h, il est revenu à la maison, il est rentré pour garer son vélo. Mais, je ne sais pas quand il est sorti. Maintenant, c’est étant toujours à la maison que son compagnon d’infortune est venu nous voir en pleurant, il nous a dit qu’ils n’ont pas pu sauver Abdoulaye. Depuis qu’on est venu, on ne l’a pas encore retrouvé », a dit la pauvre dame.

Interrogé par notre reporter, l’un des rescapés du drame, N’fa Kary Kourouma a dit qu’ils étaient venus au fleuve pour attraper des chiots. « On quittait chez un ami. Abdoulaye a demandé à un grand où on pouvait trouver des chiots. Le grand nous a dit que de l’autre côté de la rive du fleuve, là où on fabrique les briques.

Quand on est arrivé au fleuve, je lui ai dit de passer par le pont. Mais, il a dit que c’est la traversée qui est rapide. Alors, on s’est déshabillé et on s’est jeté à l’eau. A un certain niveau, le courant était devenu fort. Je me suis accroché à un tronc d’arbre. J’ai essayé de l’attraper. Mais malheureusement, il est resté au fond de l’eau », a-t-il expliqué.

Jusqu’au moment où notre reporter quittait les lieux, le corps d’Abdoulaye Chérif n’était pas retrouvé. Il faut signaler qu’en longueur de journée, les enfants passent leur temps à se baigner sur le fleuve Milo avec tous les risques de noyade.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Conakry : des enseignants contractuels manifestent avec le coran et la bible en mains à Kaloum

24 juin 2019 à 15 03 40 06406

Les enseignants contractuels continuent toujours de réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont organisé une nouvelle manifestation de rue ce lundi, 24 juin 2019 dans le centre administratif de Kaloum pour maintenir la pression sur les autorités. Les manifestants qui détenaient le coran et la bible, ont maudit ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique avant de donner un ultimatum à Mory Sangaré, leur ministre de tutelle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est au niveau du rond-point du port autonome de Conakry que ces enseignants, engagés en début d’année comme contractuels pour pallier l’absence des titulaires, en grève, ont entamé cette énième marche pacifique. Coran et Bible en mains, les manifestants ont défilé jusque devant le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, tout en maudissant tous ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique. Ils détenaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « A bas Mory Sangaré » ; « Il faut notre intégration à la fonction publique sans concours » ; ou encore « Trop c’est trop ».

« La lutte continue jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites. Nous ne sommes pas une armée, nous sommes bien structurés. C’est Dieu, le coran, la bible et notre détermination qui constituent notre arme. Comme vous l’avez constaté, c’est la première fois qu’il y ait une telle manifestation sans violence ou arrestation, nous remercions l’unité de police qui était là pour encadrer le mouvement. Nous marchons parce que les négociations n’aboutissent pas, sinon on n’a pas opté pour les manifestations de rue. Nous sommes ouverts au dialogue à chaque fois quand les autorités le demandent », a déclaré Oumar Magassouba, 2ème vice coordinateur des enseignants contractuels de Guinée.

A l’issue de cette manifestation, Kalo Souraghata, membre de la coordination des enseignants contractuels de Guinée, a appelé ses collègues à une plus grande mobilisation pour continuer le combat jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Aujourd’hui, nous avons consacré une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire nationale : de Conakry jusqu’à Zoo. Mais, ce que nous avons remarqué comme positif déjà, le message est passé et nous lançons un message aux contractuels de sortir massivement manifester, de ne pas avoir peur.

Nous allons dire à monsieur Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, si toutefois il ne parvient pas à nous satisfaire d’ici le mercredi, le jeudi encore on sera dans les rues et devant lui, et il saura qui sommes-nous. Quand vous voyez la bible et le coran, ce n’est pas pour autre chose, c’est cela nos armes », a-t-il laissé entendre.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Lire

La Pharmacie Centrale de Labé, victime d’incendie : des dégâts importants enregistrés

24 juin 2019 à 12 12 11 06116

Un incendie d’origine électrique s’est produit, dans la nuit du dimanche à ce lundi, 24 juin 2019, au niveau du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés sur place, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ce sont deux magasins contigus du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé qui ont été touchés par cet incendie, causé par un court-circuit. « C’est à 22 heures qu’on nous a appelés pour nous informer que deux des magasins de la Pharmacie Centrale de Labé ont pris feu. Aussitôt, plusieurs responsables de la DPS se sont rendus sur les lieux et nous avons constaté les dégâts. Comme le service des sapeurs-pompiers de Labé n’a plus de camion-citerne, nous avons fait recours à la société Guicopress qui nous a assistés, à travers un de ses citernes, pour limiter les dégâts.

Pour le moment, il est difficile pour nous de dresser un bilan de la perte. On attend le responsable de la Pharmacie Centrale de Labé pour nous établir un bilan des produits qui étaient dans ces deux magasins. Mais pratiquement, tout ce qui était dans ces deux magasins contigus est parti en fumée », a expliqué, au micro de Guineematin.com, Docteur Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé.

De son côté, le gouverneur de Labé, Madifing Diané, a regretté cette situation. Il en a profité pour déplorer le comportement des manifestants qui ont saccagé le seul camion-citerne que possédait le service de protection civile de la ville. Le gouverneur s’est engagé dans le même temps à se battre pour permettre aux sapeurs-pompiers d’avoir un autre véhicule pour leur permettre de faire face à d’éventuels incendies.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tinguilinta (Boké) : un couple et son hôte tués par asphyxie

8 juin 2019 à 12 12 34 06346

Deux jeunes hommes et une femme ont perdu la vie par asphyxie dans une maison à Tinguilinta, un district relevant de la sous-préfecture de Tanèné, située à 10 kilomètres de Boké, sur la route de Sangarédi. C’est la fumée dégagée par un petit groupe électrogène qui a tué ces personnes, a appris Guineematin.com auprès des autorités locales.

Selon le Maire de la commune rurale de Tanèné, Oumar Kalabane, que nous avons joint au téléphone ce samedi matin, le drame est survenu hier vendredi, 07 juin 2019. Les victimes sont : Mamadou Diallo, âgé de 25 ans, sa femme Adama Hawa N’Diaye, âgée de 17 ans, et son ami Abdou Rahim Diallo, âgé de 22 ans. Ils ont été retrouvés morts dans une chambre vendredi, aux environs de 13 heures.

« Mamadou regardait la télévision avec sa femme et son ami dans sa chambre. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, ils ont pris le petit groupe électrogène Tiger pour le faire rentrer dans la chambre et s’enfermer avec. Ils ont dû maintenant s’endormir tous sans éteindre les appareils. C’est ainsi qu’ils ont été asphyxiés par la fumée qui se dégageait du groupe électrogène. C’est en tout cas ce qu’a estimé le médecin légiste qui a effectué l’autopsie, puisqu’ils ont été retrouvés près de la porte comme s’ils tentaient de sortir, mais impuissants.

C’est hier (vendredi) aux environs de 13 heures, qu’ils ont été retrouvés. Lorsque la maman de Mamadou Diallo a dit n’avoir pas vu son fils depuis le matin, ils sont venus frapper à sa porte mais personne n’a répondu. Finalement, ils ont défoncé la porte et ont trouvé les trois corps couchés », a expliqué le maire de Tanèné.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Mort d’un jeune à Kankan : les services de sécurité accusés

6 juin 2019 à 19 07 42 06426

Des jeunes chauffeurs de taxis et leurs apprentis ont repêché le corps d’un des leurs dans les profondeurs du fleuve Milo à Kankan, ce jeudi 6 juin 2019 à 12 heures. Selon des informations recueillies sur place, Amadou Condé a été pourchassé par des agents vers 9 heures. C’est en tentant de s’échapper avec un de ses amis que la victime est tombée dans l’eau avant de mourir par noyade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, répondant au nom d’Amadou Condé, est un chauffeur de profession, âgé de 27 ans. Selon nos informations, c’est en étant assis aux abords du fleuve Milo avec son ami, qu’ils ont aperçu un pickup avec des agents. Pris de peur, les deux jeunes gens ont essayé de se sauver pour ne pas se faire arrêter. Le premier est passé, mais le second a eu moins de chance.

Le rescapé, du nom de Moussa Diawara, est revenu sur ce qui s’est passé. « Quand on s’est rencontré ici, on s’est salué, il avait de la drogue. Il a un peu roulé. Après, il m’a dit que l’endroit-là est isolé, d’aller s’asseoir de l’autre côté. On est allé, on a causé, il m’a montré sa carte d’identité. Il s’appelle Amadou Condé. Son papa s’appelle Mamadou Condé. Après, les gendarmes sont venus, il a eu peur, on s’est tous jeté dans l’eau. Lui, il n’a pas pu nager. C’est Dieu qui m’a sauvé », a-t-il dit.

Pour sa part, Mohamed Camara, un autre témoin oculaire de la scène, a laissé entende que c’est la police qui est intervenue. « Nous, on était juste assis à côté, on a vu deux jeunes se jeter à l’eau. L’un a pu remonter, l’autre est resté, il s’est noyé. C’est le pick-up des policiers qui était garé. Après, deux agents sont descendus pour pourchasser les jeunes. Le pick-up a continué à Kankan Coura », a-t-il expliqué.

C’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie d’Amadou Condé a été repêché du fond du fleuve par Mohamed Diakité, un jeune volontaire. « Quand moi je suis venu, j’ai trouvé des gens qui disaient qu’une personne est en train de se noyer. Après, je me suis déshabillé, je suis descendu le chercher. Je l’ai remonté. Mais malheureusement, il était mort déjà », a révélé le jeune homme.

Ces deux versions qui accusent la police et la gendarmerie ont été balayées d’un revers de main par les deux services.

Cette situation a irrité les jeunes qui ont pris le corps de la victime dans un cercueil pour le déposer devant le commissariat de la police. Sur les lieux, la situation a dégénéré. L’on a assisté à une pluie de cailloux contre du gaz lacrymogène. Les jeunes ont fini par battre en retraite.

Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Le calme est revenu, mais jusqu’au moment où on mettait cet article en ligne, l’identité du service descendu au fleuve Milo n’est pas encore connue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Fête de Ramadan : plusieurs accidents recensés dans les hôpitaux de Conakry

6 juin 2019 à 13 01 22 06226

Contrairement au bilan fourni hier par la police et qui faisait état de quelques cas d’accidents moins graves à Conakry, certains hôpitaux de la capitale visités ce jeudi, 06 juin 2019 par un reporter de Guineematin.com, relèvent de nombreux accidents, dont certains graves. C’est notamment l’hôpital sino-guinéen de Kipé et le centre médical Mères et Enfants, situé à Kaporo-Rails.

A l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé, Dr Lansana Kourouma, chef de service des urgences, a confié que les 4 cas d’accidents ont été enregistrés le jour de la fête. « Effectivement, le jour de la fête, nous avons reçu 4 cas d’accidents. Des accidents graves qui ont nécessité une prise en charge dans le service des soins intensifs de l’hôpital. Heureusement, il n’y a pas eu de mort jusqu’à maintenant », a-t-il annoncé.

Selon lui, sur ces quatre accidents, trois impliquent des motos uniquement et le quatrième a eu lieu entre un véhicule et une moto. « Pour le moment, les victimes sont aux soins intensifs et il n’y a pas eu de cas de morts. Les victimes ont toutes eu des traumatismes crâniens graves et voilà pourquoi ils sont aux soins intensifs. Ce matin même lors de la réunion du staff technique de l’hôpital, on a parlé de l’un d’entre eux qui doit être transféré vers la structure de neurochirurgie parce qu’il n’est plus dans un état de coma », ajoute Dr Kourouma.

Le responsable des urgences de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne a profite de l’occasion pour remercier la direction de son hôpital, et à travers elle, le ministère de la santé qui aurait tout mis à leur disposition pour la prise en charge des cas d’accidents liés à la fête.

Au centre Mères et Enfants de Kaporo-Rails, situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo a fait savoir que l’hôpital a enregistré neuf (9) cas d’accidents le jour de la fête et le lendemain. « Au total, pendant les deux jours (avant-hier mardi et hier mercredi, ndlr) nous avons enregistré au moins 9 cas d’accidents de la circulation. La majorité des cas touche la couche juvénile et est causée principalement par l’état d’ivresse », a-t-il indiqué.

Selon lui, toutes les victimes de ces accidents ont eu des traumatismes crâniens et des plaies qui ont nécessité des prises en charge. « Contrairement aux années antérieures, cette fois-ci, les traumatismes n’ont pas entraîné de perte de connaissance, mais il y a eu des plaies et des fractures ».

Même s’il note une réduction des cas par rapport aux années précédentes, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo invite encore la jeunesse à éviter la consommation de l’alcool. Il déplore également le manque de communication entre les structures sanitaires privées et les services de sécurité qui, dit-il, ne prennent souvent pas en compte les données des cliniques dans leurs rapports.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

Lire

Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

3 juin 2019 à 12 12 10 06106

De nouveaux éboulements se sont produits hier dimanche, 02 juin 2019 dans des mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Ils ont coûté la vie à deux personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le premier éboulement est survenu dans une mine d’or située dans le district de Kolifani. Le second a eu lieu dans la commune rurale de Kintinia. Dans chacun de ses accidents de travail, un mineur a été tué. C’est Mamady Camara, agent de la Croix-Rouge locale, et ses collègues, qui ont extrait les corps des trous. Il déplore ces pertes en vies humaines.

« C’est pitoyable. Ces deux victimes étaient parties chercher les frais de fête. Malheureusement, ce sont leurs corps sans vie qui sont rentrés chez eux. On a été informé d’abord du premier cas survenu à Kofilani, nous sommes allés extraire le corps de la victime. Pendant qu’on remettait ce corps à sa famille, on nous a signalés aussi celui de Kintinia Centre. Nous sommes partis aussi rechercher cet autre corps pour le remettre à sa famille », a-t-il expliqué.

A noter que les victimes sont : Ansoumane Kouyaté, 30 ans, marié et père de deux enfants ; et Fodé Diawara, 55 ans, marié à trois femmes et père de deux enfants. Ils ont regagné leur dernière demeure le même jour dans la sous-préfecture de Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Accident de circulation à Kankan : la gendarmerie routière pointée du doigt

3 juin 2019 à 10 10 18 06186

Un accident de la circulation est survenu dans la matinée du samedi 1er juin 2019, dans la localité de Baladou, située à 10 kilomètres de la commune urbaine de Kankan. Ce sont des agents la gendarmerie routière qui ont délibérément fait tomber un motard. Ce dernier a perdu connaissance avant de se retrouver plus tard à l’hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ousmane Condé, commerçant, se rendait à Kankan pour effectuer des achats en prélude à la fête de Ramadan. En cours de route, des agents de la gendarmerie routière lui ont demandé de s’arrêter, il a refusé d’obtempérer. Les agents l’ont poursuivi et l’ont délibérément fait tomber, explique Kadiatou Konaté, témoin des faits.

« Ma sœur et moi étions à la recherche d’un moyen de transport pour venir à Kankan, lorsqu’on a vu des gendarmes en train de pourchasser Ousmane Condé qui disait aux agents de lui pardonner.Mais, ils l’ont tapé au dos avant de lui donner un coup de pied, il est tombé juste à côté de nous. En ce moment, il y a un camion qui venait à vive à allure, heureusement il ne l’a pas touché.

Un des gendarmes est venu le relever, il l’a saisi aux collets en proférant des menaces contre lui. C’est ainsi que nous avons crié très fort et les gens sont venus. Ousmane avait perdu connaissance, le commandant de la gendarmerie l’a pris alors pour l’envoyer à l’hôpital », a-t-elle témoigné.

A l’hôpital, Ousmane Condé a repris connaissance. Il est revenu au micro de Guineematin.com sur sa mésaventure. « Je quittais Balato pour aller effectuer des achats à Kankan. Quand les gendarmes m’ont signalé, j’ai refusé de m’arrêter, c’est ainsi qu’un d’entre eux m’a poursuivi. Quand il s’est collé à moi, je lui ai dit de ne pas me faire tomber. Entretemps, son ami qui quittait Kankan s’est aussi joint à lui, ils m’ont pourchassé. Quand ils ont vu qu’ils ne pouvaient pas me faire arrêter, un d’entre eux m’a donné un coup de pied, je suis tombé et j’ai perdu conscience », a-t-il narré.

Ousmane Condé a eu la vie sauve mais il dit n’avoir pas retrouvé son argent et les biens qu’il possédait. « Je n’ai pas vu ma moto, un de mes téléphones et une somme de 15 millions qui étaient dans un sac accroché sur ma moto. J’avais 7 millions dans mes poches, c’est seulement ce montant que j’ai retrouvé. Quand ils m’ont signalé, je ne voulais pas m’arrêter parce que j’avais laissé mes pièces à la maison », soutient la victime.

Interrogé sur la question, le commandant de la gendarmerie routière de Kankan, Alfred Akoï Béavogui, a donné sa version des faits. « Comme aujourd’hui c’est un jour chômé payé, donc j’étais à la maison en train de travailler. J’ai reçu un appel me disant qu’un accident est survenu sur la nationale Kankan-Kouroussa où un gendarme est impliqué. Quand je suis arrivé sur les lieux, j’ai trouvé une foule en colère, la victime était couchée par terre avec des égratignures, je l’ai transporté à l’hôpital à bord de ma voiture, il a reçu les premiers soins. Pour les 15 millions là, je ne suis pas au courant de ça, sinon je détiens le téléphone dont il parle quand même », a indiqué l’officier.

Il assure que le gendarme qui est à l’origine de cet accident subira les conséquences de son acte. « Arrivé sur les lieux de l’accident, j’ai appelé mon secrétaire pour lui dire de faire un rapport pour déposer le gendarme en prison. Donc en ce moment, il se trouve au camp, il va être puni pour ça », a promis le numéro un de la gendarmerie routière de Kankan.

Les deux motos, celles de la victime et du gendarme sont actuellement dans les locaux du syndicat des transporteurs de Kankan. Quant à Ousmane Condé, la victime, il continue à recevoir des soins à l’hôpital de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Incendie à Faranah : la case d’un militant de première heure du RPG dévorée par les flammes

3 juin 2019 à 9 09 53 06536

La série noire des incendies se poursuit dans la préfecture de Faranah. Après de nombreuses zones rurales, c’est autour de la commune urbaine de connaitre un incendie qui a ravagé une case et tout son contenu. Les faits se sont produits le samedi 1er juin 2019 au secteur Donka, du quartier Dandayah, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la case de Bangaly Condé, militant de première heure du RPG et électricien de profession, qui a pris feu au moment où la victime se trouvait à la mosquée. Le drame a fait plusieurs dégâts matériels avec la perte d’un million vingt cinq mille francs guinéens.

Selon la victime, « je suis resté à la mosquée pour installer le groupe électrogène. Mes enfants sont allés me trouver là-bas pour me dire qu’il y a le feu. J’ai quitté la mosquée. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai trouvé que la charpente n’était pas tombée encore dedans avec une épaisse fumée. Personne n’osait s’approcher.

J’ai pris le courage de rentrer, parce que les gens avaient peur du courant électrique que j’ai installé dans la case. Je suis venu tirer le fil qui alimentait la concession. Mais, ça n’a rien donné. J’ai compris que ce n’était pas le courant. Personne ne pouvait s’approcher. On a laissé le feu continuer », a dit monsieur Condé.

A la question de savoir si le courant électrique n’est pas à l’origine de cet incendie, Bangaly Condé émet des doutes. « Après l’incendie, je suis rentré vérifier mes installations, pour savoir si effectivement c’est le courant qui est à l’origine du problème. J’ai demandé à Kankou, ma deuxième femme, d’où est venu l’incendie. Elle m’a dit qu’elle était couchée dans la chambre quand elle a vu le feu sous la table.

Or, sous la table, je n’ai que mes outils de travail. Il n’y a pas de courant là-bas. Si c’est sous mon lit, j’allais comprendre. Parce que, sous mon lit, j’ai plus de 4 rallonges là-bas. C’est à partir de là on branche les ventilateurs, les radios, la télévision. Mais, il n’y a pas de courant sous la table », a dit la victime.

En ce qui concerne les pertes, Bangaly Condé dit avoir tout perdu. « J’avais 800 mille FG qui m’avaient été confiés par un voisin, les frais de ses concessions. Il y avait aussi mon propre argent. J’avais 225 mille FG. Je ne peux pas déterminer les dégâts matériels parce que la télévision, les ventilateurs, deux mini chaînes, les postes radio, le lit, les documents….Tout est parti en fumée », a-t-il dénombré.

Devant les pertes subies, Bangaly Condé lance un appel aux bonnes volontés pour lui venir en aide. « Tout mon problème, c’est de dire aux autorités et aux personnes de bonne volonté de me venir au secours. Là où je suis, je n’ai vraiment pas d’espoir maintenant, je n’ai plus rien en mains et je suis un déflaté de la Fonction Publique qui a fait 29 ans de chômage. Ils m’ont fait chômer à cause du parti RPG, c’était le 19 mai 1990.

C’est nous qui transportions les tracts qui disaient que le poisson pourri par sa tête. On a été les premiers à dessiner les tracts-là dans les carrefours. Donc moi, j’ai eu mon problème à partir de là, on m’a déflaté. Jusqu’à aujourd’hui, je chôme. Si aujourd’hui d’autres problèmes s’ajoutent à mon chômage… Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir au secours… »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

Lire

Siguiri : un vent violent cause plusieurs dégâts à Franwali

1 juin 2019 à 16 04 47 06476

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier vendredi, 31 mai 2019, à Bèndougou, district de la sous-préfecture de Franwali, dans la préfecture de Siguiri. Au total, 28 bâtiments ont connu des dégâts causés par ce vent, dont l’école primaire de la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Joint au téléphone, Mohamed Condé, l’une des victimes, a expliqué que c’est aux environs de 18 heures, vendredi, que « nous avons été victimes d’une catastrophe naturelle. Un vent a soufflé sur notre localité, il a endommagé 28 bâtiments parmi lesquels l’école primaire du village. Certains bâtiments ont été décoiffés et d’autres ont connu des dégâts plus importants. Nous sommes en train encore d’évaluer justement les dégâts causés », a témoigné cette victime.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Filles âgées et célibataires : pourquoi vous n’êtes pas mariées ?

27 mai 2019 à 1 01 14 05145

« Cette voiture est à moi, je suis responsable des ressources humaines dans une entreprise de la place. Par modestie, je ne vous dirais pas que je suis très belle ; mais, je suis belle et issue d’une famille très respectable. Mais, jamais un homme n’a envoyé les colas chez mes parents pour m’épouser. Toutes mes copines se sont mariées, elles ont 2 à 3 enfants… J’ai tellement envoyé de colas à la mosquée, je suis partie tellement chez des marabouts qui m’ont lavé avec tellement de choses que ça n’a toujours pas abouti… »

Le mois d’avril 2019, veille du mois saint de Ramadan, a connu une véritable ruée vers les états civils de Conakry et de l’intérieur du pays pour de très nombreux couples. Une démarche qui s’inscrit dans la logique de la célébration de leur union devant l’officier d’état civil. Mais, d’autres jeunes filles n’ont pas pu faire partie de ce lot. D’ailleurs, elles sont nombreuses à « tarder » à se trouver un prétendant, bien qu’elles soient majoritairement belles, à l’âge avancé parfois, bien éduquées, jouissant d’une relative indépendante financière.

Une situation qui suscite des commentaires, des railleries et même des quolibets dans nos sociétés, généralement très conservatrices où le mariage est obligatoire pour fonder un foyer respectable. De nombreuses jeunes femmes ont souvent entendu des remarques du genre « trouve-toi un mari maintenant », ou « toutes tes copines se sont mariées, qu’est-ce que toi tu attends ? », ou encore « si tu es toujours célibataire, c’est parce que tu refuses de te marier ». Des rappels à l’ordre difficile à entendre, alors que les filles du voisinage qui se sont mariées très tôt sont souvent citées en exemple.

Qu’est ce qui explique réellement ce problème ? Pourquoi de plus en plus de femmes se retrouvent aujourd’hui célibataires à 30 ans ? Un coup du destin ou un choix personnel ? Pour tenter de répondre à ces questions un reporter de Guineematin.com a donné la parole à certaines jeunes filles/femmes de Conakry, dans la journée de ce vendredi, 24 mai 2019.

Dans les sociétés africaines, on vous fait bien comprendre que « le mariage, c’est la consécration suprême pour une jeune fille. Ne pas se marier, c’est admettre qu’on ne vaut rien, pensent de nombreux observateurs. À un certain âge, la femme doit être mariée. Un point, c’est tout ».

Aminata Pilimini Diallo, journaliste de profession, âgée de 30 ans, est directrice de publication du site d’informations actu-elles. Cette célibataire explique qu’elle préfère vivre seule plutôt que d’être mal accompagnée. Elle refuse d’épouser un homme avec qui elle n’a rien en commun.

« Le mariage, c’est avoir la chance d’avoir l’homme de sa vie. Moi personnellement, ces dernières années, j’ai choisi de ne pas aller avec n’importe qui, parce que je suis intellectuelle. Quand on est intellectuelle, on doit choisir avec qui vivre, qui doit nous accepter, qui est compatible à ce que nous voulons. L’homme de nos rêves, c’est celui qui accepte qui nous sommes, ce que nous sommes. Par exemple ces dernières années, j’ai eu des hommes qui voulaient m’épouser, mais qui m’ont posé des conditions de changer ma vie. On ne peut pas changer sa vie pour vivre la vie des autres », soutient la journaliste.

Pour ce qui est des railleries, Aminata Pilimini dit que ça lui arrive d’en être victime. « C’est vrai qu’à chaque fois, quand je rencontre des membres de ma famille, surtout des femmes que je connaissais depuis toute jeune, elles me disent : ah tu as fini tes études. Je dis oui. Tu as trouvé un mari, je réponds par la négative. Elles me disent que je refuse de me marier. Je rétorque que je ne refuse pas, mais que je ne veux pas de n’importe quel mari. Après, elles me regardent avec des yeux bizarres. Nous sommes dans une société où on juge tellement les femmes, on fait comme si c’est toi qui refuse de te marier. A la maison, maman me juge, papa me juge, ils me disent voilà tu as eu tes 30 ans, tu n’es toujours pas mariée. Mais à mon avis, ce n’est pas ça qui compte. Nous avons vu des femmes qui se sont mariées à 40 ans, qui sont très heureuses dans leurs foyers parce qu’elles ont été matures avant de se marier. J’estime qu’avec mon âge, je suis mature et je pourrais bien gérer mon foyer ».

Pour sa part, Mariam Sylla est une belle femme, âgée de 39 ans. Elle a confié au reporter de Guineematin.com qu’elle vit dans un enfer en famille à cause de son statut de célibataire. « Ce qu’il faut faire comprendre aux gens, c’est que toute femme désire se marier, aucune femme ne choisi de rester aussi longtemps sans trouver de mari. Moi, par exemple, cette voiture est à moi, je suis responsable des ressources humaines dans une entreprise de la place. Par modestie, je ne vous dirais pas que je suis très belle ; mais, je suis belle et issue d’une famille très respectable. Mais, jamais un homme n’a envoyé les colas chez mes parents pour m’épouser. Toutes mes copines se sont mariées, elles ont 2 à 3 enfants ».

Par ailleurs, Mariam Sylla avoue qu’elle n’échappe pas aux remarques et autres railleries. « Je suis tout le temps persécutée par mon père et mes tantes qui me demandent qu’est-ce que tu attends pour te marier ? On ne veut plus te voir dans cette maison parce que tu refuses de te marier. Au fond, c’est choquant, il n’y a pas où je n’ai pas été ou ce que je n’ai pas fait pour avoir un mari. J’ai tellement envoyé de colas à la mosquée, je suis partie tellement chez des marabouts qui m’ont lavé avec tellement de choses que ça n’a toujours pas abouti. Donc, j’aimerai que nos proches sachent qu’on souffre et que le mariage, c’est la chance. Qu’on arrête de nous reprocher notre état célibataire », lance-t-elle.

De son côté, Hassatou Lamarana Bah, journaliste-écrivaine, âgée de 27 ans, une femme cultivée peut bien aider le foyer à s’épanouir et ne doit pas être vue comme sources de problèmes. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que les femmes instruites et indépendantes, comme nous, ont des problèmes à trouver un mari en Afrique, notamment en Guinée. On nous colle souvent plusieurs étiquettes de femme insoumise, qui ne respectera pas son mari, qui va commander son mari à la maison, ses enfants ne seront pas bénis parce qu’elle va commander son mari. C’est tous ces facteurs là qui font que nous femmes instruites, on peine à trouver un mari. Ce que je pourrais dire, c’est de sensibiliser les parents afin que les familles comprennent réellement que ce n’est pas parce qu’on a fait des études supérieures, qu’on a un travail, qu’on est au dessus de l’homme. Il faut que les gens sachent qu’une femme qui travaille peut mieux aider son mari dans les besoins de la famille. Qu’ils arrêtent ce complexe », conseille-t-elle.

La vie de célibataire a un prix à payer pour la femme dans la société africaine. Ce prix est celui de la solitude et de l’injustice. Sont-elles coupables de cette situation ? Et les hommes dans tout ça ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

Lire

Kindia : une tornade cause la mort de deux personnes à Bangouya

13 mai 2019 à 9 09 58 05585

La saison pluvieuse s’annonce mal pour les habitants de la sous-préfecture de Bangouya dans la préfecture de Kindia. Une tornade a tué deux personnes et décoiffé plusieurs maisons hier samedi, 11 mai 2019 dans cette localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Les victimes sont : un bébé de sexe féminin, âgé de 2 ans, et sa demi-sœur âgée de 12 ans, qui s’occupait de lui pendant que la mère du bébé et d’autres femmes faisaient le linge dans un marigot. La fillette et le bébé se trouvaient en bas d’un palmier situé tout près du marigot.

Soudain, une tornade s’abat sur la localité. Le vent violent arrache le palmier qui tombe sur les deux enfants. La jeune fille trouve la mort sur place et le bébé, grièvement blessé, est conduit dans une clinique de Kindia où il décède aussi.

« C’est dans la soirée d’hier samedi, 11 mai que le drame s’est produit. Il y a des femmes qui étaient au marigot pour laver le linge. Entretemps, un vent violent a soufflé dans notre localité. Il a arraché un palmier qui est tombé sur une jeune fille et un bébé qu’elle portait au dos. La fille a trouvé la mort sur place. Et le bébé a été grièvement blessé au niveau de sa tête.

Il a fallu l’intervention des citoyens pour couper le tronc d’arbre afin de récupérer le corps de la jeune fille. Le bébé, lui, a été évacué d’urgence à l’hôpital où il a succombé à ces blessures ce dimanche, 12 mai 2019 », témoigne Azibou Touré, le sous-préfet de Bangouya.

Monsieur ajoute qu’en plus de ces deux pertes en vies humaines, plusieurs maisons ont été décoiffées par le vent dans la sous-préfecture de Bangouya. Le sous-préfet s’inquiète de cette situation qui n’est pas une première cette année. Il y a deux semaines déjà, un vent violent avait causé la mort d’un jeune dans un village de cette sous-préfecture de Kindia. Lui aussi, c’est un arbre qui était tombé sur lui.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

Lire

Affrontement au Palais du peuple : Aboubacar Soumah du SLECG blessé

1 mai 2019 à 13 01 55 05555

L’affrontement qui a opposé des membres des deux camps rivaux de l’USTG, ce mercredi 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry, n’a pas que perturbé la célébration de la journée internationale du travail. Ces accrochages ont entraîné également des blessés dont Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et sécrétaire général adjoint de l’une des branches de l’USTG. Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bouillant leader du syndicat des enseignants a été blessé et conduit dans une clinique de Kaloum.

Ismaël Camara, un membre du SLECG qui a joint notre rédaction au téléphone, explique que c’est à la rentrée du Palais du peuple que Aboubacar Soumah a été attaqué et violenté. « Dès que le général Soumah est arrivé, certains ont dit c’est lui Aboubacar Soumah. Immédiatement, ils se sont attaqués à lui en le rouant de coups. Il a été blessé au bras et à la tête. Quelqu’un voulait même le poignarder, mais heureusement qu’il a été sauvé de justesse », explique l’enseignant.

Juste après cet incident, les membres du SLECG ont pris leur leader pour le conduire dans une clinique de Kaloum, dont ils préfèrent taire le nom pour des raisons de sécurité. Aboubacar Soumah a reçu des premiers soins et sa vie n’est pas en danger, expliquent ses proches.

« Il va mieux, son état s’améliore. Il faut savoir qu’ils (l’USTG version Abdoulaye Camara, ndlr) ont envoyé des loubards, des gens drogués pour l’attaquer. Un cadre ou en tout un homme réfléchi ne peut pas faire ça. Mais, on va d’abord prendre du recul.

Après, on va se retrouver à partir de demain avec toutes les centrales syndicales qui sont autour de nous, on va analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions à prendre », a indiqué Abdoulaye Sow, le secrétaire général de cette branche de l’USTG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

9 morts dans un accident à Kamsar : les circonstances du drame et les identités des victimes

30 avril 2019 à 13 01 59 04594

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée d’hier, lundi 29 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar (Préfecture de Boké). Il a fait 9 morts et 2 blessés graves, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar.

Selon nos informations, c’est un taxi transportant des passagers, en provenance de Boké pour Kamsar, qui est entré en collision avec un camion frigorifique qui faisait le sens inverse. L’accident s’est produit dans le district de Kamakouloun (situé à 7 kilomètres de Kamsar). Peu après les faits, Elhadj Boubacar Dara Baldé, 2ème vice maire de Kamsar, dit avoir reçu un appel téléphonique l’informant de cette situation. « On m’a appelé pour me dire qu’il y a déjà sept (7) corps sur place. Donc, d’envoyer un corbillard pour les enlever là-bas.

On a appelé Dr Condé qui a mis une ambulance à notre disposition, on est allé chercher les corps. Mais avant ça, dès qu’il y a eu l’accident, il y avait le premier vice maire qui était sur place. On a pris les blessés qui n’étaient pas encore morts pour les envoyer à l’hôpital. Mais, avant qu’on arrive à l’hôpital, il y a deux autres morts : une femme et son enfant. Ce qui a alourdi le nombre de morts à neuf (9) », a-t-il expliqué.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr Hadja Adama Daffé, médecin cheffe du service des urgences de l’hôpital ANAIM de Kamsar, a expliqué que « c’est à 22 heures 10 minutes qu’on nous a déposé trois (3) blessés graves aux services des urgences, parmi lesquels, il y a eu un décès malheureusement. Un deuxième a été transféré à la réanimation, le troisième est actuellement au service ici. Indépendamment de ça, ils ont déposé huit (8) corps en provenance du lieu de l’accident, à la morgue de l’hôpital. Ce qui fait au total, neuf (9) morts ».

Parlant de la nature des blessures, Dr Hadja Adama Daffé indique qu’il y a eu « deux (2) cas de traumatisme crânio-facial avec coma : un traumatisme du bassin pour le premier, plus un traumatisme du membre inferieur gauche pour le second. (…) Les accidents sont devenus de plus en plus dramatiques, chose que nous déplorons. Il y a beaucoup d’imprudence dans la circulation dans la zone de Boké. J’exhorte les usagers à être prudents, à respecter les codes de route, à limiter les vitesses et à éviter les surcharges », a dit le médecin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les prenons et noms des victimes de ce tragique accident.

1- Mariama Dramé
2- Mamadou Doumbouya
3- Mamassata Camara
4- Mamadou Bobo Camara
5- Mabinty Touré
6- Sékouna Camara
7- Oumar Cissé
8- Mamadou Fodé Sow
9- Maïmouna Camara

De Kamsar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Conakry : un élève tué dans un accident de circulation à Dixinn

27 avril 2019 à 12 12 04 04044

Un accident de la circulation s’est produit tôt ce samedi, 27 avril 2019, à Dixinn, dans la commune du même nom. Un jeune lycéen, répondant au nom de Lancinet Kourouma, qui conduisait une moto, s’est heurté à un taxi avant de se faire tuer par un camion, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Élève en classe de Terminale au lycée 1er mars de Matam, Lancinet Kourouma se rendait à l’école, lorsqu’il a trouvé la mort dans un accident de la circulation, survenu au niveau de la FONDIS, à Dixinn. Le jeune homme qui conduisait une moto, s’est cogné à l’arrière d’un taxi qui était devant lui. Après le choc, il est tombé sur le goudron. Aussitôt, un camion roulant à vive allure, est venu marcher sur lui. Le véhicule a même traîné son corps sur plusieurs mètres avant de s’arrêter.

Selon Alpha Baldé, un témoin de la scène, « le motard filait quand il a cogné un taxi, celui-ci ne s’est pas arrêté. Mais, le jeune est tombé. Entretemps, le camion qui est là était de passage. Il a marché sur lui et l’a traîné jusqu’ici avant de pouvoir s’arrêter. Nous sommes venus à son secours, mais c’était trop tard. Le sang sortait de sa bouche et ses narines. Il est décédé ».

Interrogé par notre reporter, le conducteur du camion appartenant au Service Public de Transport des Déchets (SPTD), a dit ne rien savoir de ce qui s’est passé. Il soutient avoir juste entendu des cris avant de chercher à s’arrêter.

Les témoins de la scène ont utilisé le téléphone portable de la victime pour contacter son grand frère. Ce dernier est venu identifier le corps comme étant celui de son jeune frère. Très ému, il n’a pas pu s’exprimer devant le micro de notre reporter.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

Lire

Siguiri : un journaliste et candidat au recrutement dans l’armée meurt après la première course

9 avril 2019 à 15 03 48 04484

Un candidat au recrutement dans les rangs de l’armée guinéenne a trouvé la mort ce mardi, 9 avril 2019 à Siguiri. Le candidat, répondant au nom de Sâa François Ifono, journaliste-technicien à la radio Djoliba FM, a fait un malaise après avoir parcouru une distance de 8 km, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La liste des jeunes gens qui meurent à l’occasion des premières épreuves pour le recrutement dans l’armée s’allonge. Après Kankan, Mandiana, Lola et N’zérékoré, c’est la préfecture de Siguiri qui a enregistré un premier cas de décès ce mardi. Il s’agit de Sâa François Ifono, âgé de 23 ans marié à une femme et père de trois enfants.

Selon Sékou Tinguiano, le grand frère de la victime, le jeune homme eu un malaise à la rentrée du camp. « Il était parti pour le concours de recrutement. Il a parcouru les 8 kilomètres. C’est à la rentrée du camp qu’il est tombé. On l’a pris pour l’amener à l’hôpital. C’est en cours de route qu’il a rendu l’âme ».

On en est déjà à huit (8) morts au compte de ce recrutement dans l’armée : Kankan (3 morts), N’zérékoré (2 morts), Mandiana (1 mort), Lola (1 mort) et Siguiri (1 mort).

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Recrutement dans l’armée : la première épreuve fait un mort à Lola

9 avril 2019 à 10 10 14 04144

Le recrutement dans l’armée continue à faire des victimes à travers le pays. Un autre candidat a perdu la vie à Lola. Moussa Doré, âgé d’une vingtaine d’années, a fait un malaise pendant la première épreuve du test et il en est décédé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

Selon nos informations, la victime qui était élève en classe de terminale, avait déjà tenté d’intégrer l’armée sous le règne du CNDD. Il avait alors été suspendu pour cause de maladie. Toujours déterminé à réaliser son rêve, il a tenté sa chance cette année aussi. Et cette fois, c’est la dernière. Le jeune homme a fait un malaise pendant la première course et a trouvé la mort.

« Le petit faisait partie des recrues qui avaient été formées à Kaléah, mais il avait été suspendu à cause d’une hernie dont il souffre. Depuis son arrivée, il n’a pas cherché à résoudre ce problème. Moi-même je ne savais pas qu’il avait déposé sa candidature pour ce recrutement.

C’est au cours de sa course du samedi que sa maladie s’est déclenchée, il n’a pu terminer sa course. On l’a transporté dans une clinique. Après des soins, il a été envoyé au village où il a rendu l’âme », explique Tayi Jules DORE, ex-président de la délégation spéciale de Lola et membre de la famille du défunt.

Le jeune Moussa Doré laisse derrière une femme et deux enfants. Il a été inhumé à diawassou, son village natal village situé dans la sous-préfecture de Kokota, à 15 km de la commune urbaine de Lola.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

Lire

Recrutement dans l’armée : un autre cas de décès enregistré à N’zérékoré

9 avril 2019 à 9 09 27 04274

Le recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes continue de faire des victimes chez les candidats qui aspirent à servir sous le drapeau national. Un second cas de mort a été enregistré dans la zone de N’zérékoré, dans la journée d’hier lundi, 08 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Doulou Foromo Loua, âgé d’une trentaine d’années, marié et père d’un enfant, originaire du district de Kabiété, dans la sous-préfecture de Womey, à N’zérékoré.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres réglementaires en temps record de 45 minutes que Doulou Foromo Loua est tombé. Transporté d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré, le jeune homme a succombé dans l’après-midi.

Interrogé par notre reporter, Pé Lôn LOUA, père de la victime, a réagi en ces termes : « j’ai 5 enfants, dont 4 filles. C’est lui le seul garçon, l’héritier de la famille. Il est marié à une femme en état de famille et un enfant. Je lui ai dit d’abandonner ce problème, nous avons des domaines, des plaines cultivables, j’ai des hectares de palmiers à huile dans le village et lui-même, il a des palmeraies, mais il ne m’a pas compris.

Il me disait souvent, il doit être militaire. Il nous a laissé hier au village pour venir courir et voilà. Nous allons envoyer son corps au village pour son enterrement ».

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne (18heures), 5 autres jeunes hommes, victimes de malaise, étaient en observation à l’hôpital régional de N’zérékoré.

Selon des informations recueillies dans la matinée de ce mardi, 09 avril 2019, les cinq jeunes hommes sont sortis de l’hôpital.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

Lire

Affrontement meurtrier à Tokounou (Kankan) : 6 personnes arrêtées, 10 autres recherchées

8 avril 2019 à 19 07 00 04004

Six personnes ont été interpellées pour leur rôle présumé dans l’affrontement meurtrier survenu le samedi, 06 avril 2019 à Tokounou, dans la préfecture de Kankan. C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui l’a annoncé ce lundi, précisant que 10 autres suspects sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lendemain de cet affrontement qui a opposé deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel autour du contrôle de la mairie de Tokounou, le préfet de Kankan s’est rendu dans la sous-préfecture située à plus d’une centaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan. A son retour, Aziz Diop a expliqué devant la presse son constat sur le terrain.

« Le constat, c’est que nous avons déploré un cas de décès suite à une blessure par balle et plusieurs blessés graves qui sont déjà transférés à l’hôpital régional de Kankan. Nous avons trouvé une population très traumatisée mais engagée à garantir la paix », a expliqué le préfet.

Sur les raisons de cet affrontement, le préfet indique qu’il s’agit d’une rivalité entre deux groupes du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de la commune rurale. « Le RPG avait élaboré une liste avec ses candidats, il y a un autre petit groupe qui a élaboré une autre liste, se disant « RPG Koura » (Nouveau RPG, ndlr). Or, à l’intérieur du RPG, il y a des statuts et un règlement à respecter.

Mais, ces personnes n’ont pas voulu respecter la structure et la discipline du parti. Ils sont allés dans ce contexte-là à l’élection. Et sur les 23, il y a eu 14 conseillers pour le RPG, 4 conseillers pour le RPG Koura. Le représentant du RPG a gagné la mairie. Et le même jour, en sortant, certains ont barricadé la mairie », a-t-il dit.

Il ajoute que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retour du maire Sékou Kamissoko, qui a décidé d’ouvrir les portes de la mairie pour s’installer et commencer enfin à travailler.

Selon toujours le préfet, 6 personnes accusées d’avoir joué un rôle dans ces violences meurtrières ont été interpellées et 10 autres sont en fuite. « Le samedi, trois personnes ont été arrêtées, le dimanche aussi trois ont été arrêtés, et il y a une dizaine d’autres qui sont recherchées. Celui qui se dit Sotikèmö de Tokounou serait le cerveau de ces affrontements, il est recherché. Mieux vaut qu’il se présente pour qu’il s’explique devant le juge d’instruction ».

Quant au contrôle de la mairie qui pose problème, Aziz Diop souligne que le maire et ses adjoints ont été installés et ont pris officiellement fonction. Il assure également qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la localité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

« On a laissé derrière nous 150 agents de sécurité qui vont rester là-bas pour un mois, parce qu’on ne pouvait pas laisser la localité comme ça. Elle est très distante de Kankan (120 kilomètres). Donc, on ne veut pas prendre de risques, sinon on sera responsable de tout ce qui se passera à Tokounou », a laissé entendre le préfet de Kankan.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un des blessés a trouvé la mort à l’hôpital de Kankan, portant à deux le nombre de morts suite à cet affrontement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00 224) 627 24 13 24

Lire