Labé : des fidèles musulmans empêchés d’effectuer la prière de Vendredi à Tata 2

17 septembre 2021 à 20 08 07 09079

Située à Tata2 (dans la commune urbaine de Labé), la mosquée de Missidé Hindé a été fermée aux fidèles musulmans ce vendredi, 17 septembre 2021. Un pick-up de gendarmes dépêché sur place en fin de matinée par les autorités a empêché les fidèles d’accéder à ce lieu de culte pour s’acquitter de la prière hebdomadaire du vendredi. Les imams de cette mosquée (qui sont des wahhabites) accusent l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé d’être l’instigateur de ce blocus, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Les fidèles qui ont voulu rallier cette mosquée ont été surpris par la présence des gendarmes sur les lieux. Et, pour éviter des heurts sur place, ils se sont rabattus sur les autorités administratives pour tenter de comprendre les motifs de ce déploiement d’agents sur ce lieu de culte. Mais, selon Elhadj Abdourahmane Diallo, l’un des imams de ladite mosquée, c’est la haine viscérale des autorités religieuses locales contre les wahhabites qui a entraîné cette situation déplorable.

Elhadj Abdourahmane Diallo imam de la mosquée

« Ils ont envoyé des gendarmes ici pour nous sommer de ne pas effectuer la prière du Vendredi dans cette mosquée, pour l’instant. C’est Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses, qui a demandé au préfet de dépêcher une équipe de la gendarmerie sur les lieux pour nous empêcher de prier. Mais, nous savons que le motif est simple et c’est parce que nous sommes de la secte Wahhabites, nous croisons les bras en priant. Ils sont contre nous et ils veulent à tout pris nous réduire à néant », a expliqué Elhadj Abdourahmane Diallo.

Egalement, oustage Al-hamdou Diallo, le coordinateur des wahhabites de Labé, abonde dans le sens. Et, il promet de se battre avec ses frères wahhabites pour qu’ils soient rétablis dans leur droit.

« La mosquée dispose de tous les documents nécessaires pour sa construction ; et, c’était sous l’ordre de feu Elhadj Abdourahmane. Il y a de cela 20 ans que nous menons des démarches pour qu’on nous autorise à effectuer les prières du vendredi ici. Mais, les autorités religieuses n’ont toujours pas accepté. Et, tout cela, c’est parce que nous ne sommes pas de la même école religieuse. Nous, nous sommes des Wahhabites. Mais, nous allons nous battre pour être rétablis dans nos droits », a indiqué oustage Al-hamdou Diallo.

Elhadj Badrou Bah, premier imam de Labé

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé, a laissé entendre que la mosquée de Missidé Hindé ne dispose pas de tous les documents légaux pour l’autorisation d’une prière collective les vendredis.

« Cette affaire date de longtemps. La mosquée a été construite dans le sens de permettre aux élèves de l’école franco-arabe d’y effectuer les prières après les cours. Mais, ces derniers temps, il y a certains citoyens qui se regroupent sur les lieux pour effectuer la prière du vendredi, sans aucune autorisation. En plus de cela, il n’y a pas une concentration de la population à ce niveau pour ériger cette mosquée en une mosquée où on peut effectuer les prières du vendredi », s’est défendu Elhadj Mamadou Badrou Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé: un garçon de 4 ans, kidnappé depuis 3 jours, retrouvé mort dans un puits

15 septembre 2021 à 20 08 10 09109

Enlevé dimanche dernier par des inconnus à Taïré (un secteur du quartier Fafabhé, dans la commune urbaine de Labé), Elhadj Ousmane Baldé a été retrouvé mort ce mercredi, 15 septembre 2021. Le corps de ce petit garçon de 4 ans a été découvert dans un puits cet après-midi dans le secteur où il avait été kidnappé en fin de weekend dernier. Trois présumés auteurs de l’enlèvement et de la mort de ce bambin ont déjà été arrêtés par la gendarmerie.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le 12 septembre dernier, dans l’après-midi, que la disparition de Elhadj Ousmane Baldé a été constatée. Les recherches de sa famille pour le retrouver dans le quartier ont été infructueuses jusqu’au lundi quand un de ses ravisseurs a appelé pour réclamer une rançon de 100 millions francs guinéens.

Mamadou Lamarana Baldé, père de l’enfant kidnappé

« Au moment de sa disparition, il (Elhadj Ousmane) jouait avec ses amis d’âge. Nous avons demandé à ces derniers, mais personne d’entre eux n’a pu dire la destination de mon enfant. La personne qui l’a enlevé m’a appelé ce lundi sur mon numéro personnel ; mais, comme je ne l’ai pas décroché, il a appelé mon épouse en lui demandant si c’est elle la mère de Elhadj Ousmane. Ma femme a répondu par l’affirmative. Alors, le kidnappeur a dit à ma femme de me dire qu’il détient mon fils. C’est ainsi que j’ai appelé le numéro ; et, l’intéressé qui était au bout de la ligne, dans notre entretien, s’est énervé. Il a dit que si je veux récupérer mon enfant, je dois payer 100 millions de Francs guinéens. Mais, comme il a compris que je n’étais pas disposé à payer cette somme, il a raccroché et a éteint son téléphone », a expliqué un peu plus tôt Mamadou Lamarana Baldé, le père de la victime.

Suite à ces appels téléphoniques, les parents de Elhadj Ousmane ont saisi l’escadron mobile N°8 d’une plainte pour enlèvement. Et, immédiatement, des enquêtes ont été ouvertes pour retrouver les ravisseurs. Ces enquêtes ont finalement permis de mettre la main sur trois suspects dont un neveu de Mamadou Lamarana Baldé. Mais, malgré leur interpellation, ces présumés ravisseurs ont refusé d’obtempérer avec les enquêteurs et révéler le lieu où ils détenaient Elhadj Ousmane.

Finalement, c’est dans l’après-midi de ce mercredi que le corps sans vie de cet enfant été retrouvé dans un puits. Abdoulaye Baldé, l’oncle de Elhadj Ousmane réclame justice.

Abdoulaye Baldé, oncle de l’enfant

« C’est aux environs de 16 heures que nous avons retrouvé le corps de l’enfant (Elhadj Ousmane Baldé) dans un puits, un peu loin de nos habitations. Le cerveau de cet enlèvement c’est un de nos parents du nom de Elhadj Mamadou Baïlo Baldé. Actuellement il est mis aux arrêts avec deux de ses complices. Ils sont à la gendarmerie. Il (Elhadj Mamadou Baïlo Baldé) nous a confié que ça fait trois jours depuis qu’il a jeté l’enfant dans ce puits… J’ignore les causes qui ont poussé ce jeune à commettre un tel crime. Nous demandons aux autorités de sanctionner les auteurs de ce crime à la hauteur de leur forfaiture », a dit Abdoulaye Baldé. 

A noter que Elhadj Mamadou Baïlo Baldé (le cerveau présumé du meurtre de Elhadj Ousmane Baldé) et ses deux complices arrêtés sont toujours détenus par la gendarmerie pour la suite des enquêtes. Et, le corps de Elhadj Ousmane Baldé a été enterré au cimetière de Taïré (dans la commune urbaine de Labé) après la prière de 17 heures.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : un incendie fait plusieurs dégâts matériels Gadha Pounthioun

14 septembre 2021 à 10 10 40 09409

Un incendie s’est produit dans l’après-midi d’hier, lundi 13 septembre 2021, à Gadha Pounthioun, un secteur du quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Le feu s’est déclaré dans une concession habitée par plusieurs personnes, faisant plusieurs dégâts matériels. Ces dégâts auraient pu être beaucoup plus importants, si les voisins et les sapeurs-pompiers n’étaient pas vite intervenus. Car les habitants de la maison étaient pour la plupart dehors lorsque l’incendie a commencé, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Rose Lamah, victime

« C’est aux environs de 17 heures, pendant que j’étais au marché, qu’on m’a appelé pour m’informer que notre maison avait pris feu. Immédiatement, je suis revenu et j’ai constaté qu’il y a effectivement un incendie chez nous. Il y a eu assez de dégâts matériels. Heureusement, lorsque le feu s’est déclaré, nos voisins sont vite venus faire sortir les enfants qui étaient à l’intérieur pour sauver leur vie.

Tout le quartier s’est mobilisé pour nous assister avec l’appui du service de protection civile.  C’est ce qui a permis de limiter les dégâts et de sauver certains objets. Il y avait même un véhicule qui était garé dans la cour et qui a été sorti grâce à la bravoure des jeunes du quartier », a déclaré Rose Lamah, l’une des victimes,

Selon les informations recueillies sur les lieux, c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Un commerçant victime de vol à Labé : « ils ont emporté 120 millions de francs »

11 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Elhadj Chérif Sengouma Diallo, commerçant victime de vol à Labé

Un vol par effraction a eu lieu dans la nuit du vendredi à ce samedi, 11 septembre 2021, au marché central de Labé. Des inconnus ont cassé les barres de fer qui se trouvaient au-dessus de la porte pour s’introduire dans le magasin. Ils ont cassé aussi le coffre-fort, emportant un montant de 120 millions de francs guinéens, selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les voleurs sont entrés par effraction. Ils ont arraché les antivols pour s’introduire dans le magasin. Ils ont réussi à casser le coffre-fort et prendre l’argent. Après leur salle besogne, ils ont abandonné tous les objets dont ils se sont servis pour mener l’opération sur les lieux pour s’en aller. Après l’inventaire, j’ai constaté qu’ils ont emporté 120 millions de francs guinéens.

objets utilisés par les voleurs

Ils étaient venus trois dans mon magasin pour tenter de voler, mais c’est seulement cette fois qu’ils ont réussi à casser le coffre-fort », a confié Elhadj Chérif Sengouma Diallo, qui interpelle les services de sécurité sur cette situation. « Je demande aux services de sécurité de m’aider à récupérer mon argent. Et qu’ils arrêtent tous les malfrats pour les mettre en prison », a lancé le commerçant.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Cellou Baldé à Mamou : « nous n’avons pas de rancune » contre Alpha Condé

10 septembre 2021 à 11 11 42 09429

L’ancien député uninominal de Labé a-t-il pardonné à son geôlier Alpha Condé ? En visite dans la ville carrefour (où il a rencontré les nouvelles autorités régionales et préfectorales de Mamou) hier, jeudi 09 septembre 2021, Cellou Baldé a dit n’avoir aucune rancune et ne veut régler des comptes à personne. Ce cadre de l’UFDG (qu’on dit avoir négocié avec l’ancien régime sa libération conditionnelle avec Ousmane Gaoual et Chérif Bah) a dit mettre ses longs mois de prison au compte de la volonté divine et a demandé au comité national de rassemblement et du développement (CNRD) de ne pas regarder dans le rétroviseur. Il a surtout exhorté à la junte actuellement au pouvoir en Guinée d’œuvrer en faveur de la réconciliation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Devant les autorités de la ville carrefour, ce responsable des fédérations UFDG de l’intérieur s’est tout d’abord réjoui de la prise du pouvoir par l’armée. Ensuite, il a exprimé son soutien au CNRD pour une transition réussie dans le pays.

Cellou Baldé, ancien député de Labé

« C’est un sentiment de joie et de satisfaction que nous avons à notre niveau. Il n’y a pas une entité qui doit se réjouir aujourd’hui plus que l’union des forces démocratiques de Guinée de ce changement qui vient d’intervenir dans notre pays, d’autant plus que nous sommes les premiers bénéficiaires des mesures positives prises par le CNRD,  notamment la libération des détenus politique. Moi, j’en étais un. Au nom de tous mes collègues détenus et à mon nom personnel, je vous dis merci. Nous sommes venus vous saluer, vous féliciter et vous remercier d’avoir, à travers le CNRD, délivré le peuple de Guinée. Nous espérons que vous allez rassembler tout le peuple de Guinée. Nous sommes venus vous témoigner notre soutien pour une transition réussie », a dit Cellou Baldé.

Pour l’ancien député uninominal de Labé (qui a passé huit mois de détention à la maison centrale de Conakry), il faut aller de l’avant pour réconcilier la Guinée avec elle-même.

« Nous n’avons pas de rancune, nous ne voulons pas de règlement de comptes. Nous avons subi les affres de la prison ; mais, nous nous disons que c’est Dieu qui a voulu que nous soyons là-bas et c’est lui qui nous a libérés aussi. Nous ne voulons pas qu’on regarde dans le rétroviseur. Nous voulons qu’on regarde de l’avant pour que la Guinée soit une Guinée réconciliée avec elle-même. Et, l’ensemble des régions se donnent les mains pour qu’ensemble nous réussissions tous, à l’image des pays voisins », a indiqué Cellou Baldé.

Apparemment, le message de ce cadre de l’UFDG a été bien accueilli par les autorités de Mamou. Car, à tour de rôle, le préfet Colonel Bienvenue Lamah et le gouverneur colonel Aly Badra Camara ont pris la parole pour exprimer leur satisfaction et réitérer leur engagement à œuvrer pour la paix, la cohésion sociale dans la ville carrefour. Ces autorités ont également réitéré leur disponibilité à travailler avec toutes les composantes de la population de Mamou.

Colonel Aly Badra Camara, nouveau gouverneur de la région administrative de Mamou

« On ne peut pas  rassembler si on n’a pas le sentiment de fraternité. On ne peut pas se rassembler sans la paix. Nous tendons la main à tout le monde pour une transition réussie et civilisée. Nous souhaitons la complémentarité pour une Guinée prospère », a dit le gouverneur Aly Badra Camara.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

Labé : les chefs religieux invitent les nouvelles autorités à lier la parole aux actes

10 septembre 2021 à 8 08 29 09299

A l’occasion d’une visite de courtoisie que lui a rendue le nouveau préfet de Labé hier, jeudi 9 septembre 2021, le premier imam de la ville, Elhadj Mamadou Badrou Bah affiché son soutien aux nouvelles autorités avant de les exhorter à lier leurs paroles tenues aux actes, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ce jeudi 09 septembre 2021, le nouveau préfet de Labé, Colonel Sylvin Sény Camara, accompagné  de son cabinet, a rendu visite de courtoisie aux autorités religieuses de Labé. La rencontre a eu lieu au quartier mosquée au domicile d’El Badrou Bah. A cette occasion, le premier imam de la ville livré un message aux nouvelles autorités du pays :  » Nous remercions Dieu. Chaque que Dieu fait, il se réveillera avec quelque chose de nouveau. C’est la loi de la vie. Mais comme nous Guinéens sommes tous des croyants (musulmans ou chrétiens), nous nous réjouissons des prières et bénédictions faites par nos aïeux pour nous et pour notre pays. Car leurs prières ont été exhaussées en leur temps et ces mêmes prières continuent de nous protéger.

Plusieurs choses qui devaient s’abattre sur notre pays sont souvent déjouées grâce aux prières de nos ancêtres. Ceux qui pensent que la Guinée va brûler se trompent. Les raisons sont simples : premièrement, les Guinéens sont de croyants.

Colonel Sylvin Sény Camara, nouveau préfet de Labé, chez le grand imam

Deuxièmement,  la Guinée est une famille. Nous remercions Dieu et ceux qui ont été la cause de ce changement de régime sans effusion de sang, sans dégâts.  C’est  vrai,  c’est une première chez nous qu’un coup d’Etat s’opère au vivant du président en exercice sans enregistrer de dégâts.  Je peux dire, que c’est une première. Tout ça, c’est à cause des bénédictions de nos parents. Ce que nous devons faire, c’est de poursuivre ces prières et bénédictions, nous aimer les uns des autres. Le nouveau préfet qui est venu nous rendre visite a dit qu’il n’est pas de Labé,  mais depuis 8 ans il est en service à Labé. Ça prouve qu’il connaît Labé. Il a succéder à El Safioulaye bah. Si on demandait au nouveau préfet,  il allait dire de laisser El Safioulaye comme préfet sans être à sa place.  Mais ça ne dépend pas de lui. C’est la situation qui l’oblige. Comme l’administration est une continuité, El Safioulaye qui en France pour une visite médicale m’a appelé pour me dire d’envoyer le véhicule de service au nouveau préfet et les clés de la résidence du préfet.

Le nouveau préfet a dit qu’il va attendre tout cela  jusqu’au retour d’El Hadj Safioulaye qui, si tout va bien comme prévu,  sera à Labé le samedi prochain. Le nouveau préfet, nous avons entretenu de bonnes relations avec lui lorsqu’il était dans son ancien poste avant d’être aujourd’hui préfet. C’est une tradition pour les labekas. Tout administrateur muté à Labé et qui devient utile à la population, il quittera Labé avec tous les honneurs. Mais si c’est le contraire,  même si la population de Labé ne l’aime pas, ils feront tout pour lui obéir comme l’islam le recommande. Ce n’est pas facile de vivre avec les citoyens de Labé.  Vient seulement te mettre à la disposition de tout le monde. Et tout ce qu’il pense être bon pour Labé,  il n’a qu’à se battre pour la chose et il trouvera que nos bénédictions vont l’appuyer.

Colonel Sylvin Sény Camara, nouveau préfet de Labé

En ce qui concerne les nouvelles autorités qui les ont mis à ces postes, Dieu merci,  depuis qu’ils ont pris le pouvoir nous entendons leurs discours et des promesses qui méritent d’être soutenus. Car, s’ils disent qu’ils ont pris le pouvoir pour rétablir la justice, lutter contre la gabegie financière, se battre pour le développement, la paix,  pour le rassemblement de tous les fils de la Guinée,  cela n’est pas difficile à soutenir. C’est ce que nous cherchons tous. La junte s’est engagée sur une voie qui montre qu’ils sont pour le sérieux en disant qu’ils n’accepteront pas les mouvements de soutiens liés aux mamayas inutiles qui vont les empêcher de travailler. Ça prouve qu’ils sont engagés à travailler pour le pays. Si c’est eux qui convoquent telle ou telle entité, c’est normal que ceux qui sont invités répondent pour échanger avec eux.

Nous prions Dieu que la junte puisse lier la parole à l’acte. Si tel est le cas, ils ne heurteront pas aux erreurs du passé. Comme ils sont des intellectuels, ils doivent tirer les leçons du passé,  prendre tout ce qui est bien et rejeter tout ce qui est mauvais. Nous les leaders religieux, ce qui nous revient, c’est de multiplier les sensibilisations pour la paix dans nos différents sermons. Et cela aussi va aider toutes les autorités qui aspirent au développement en prenant tous les citoyens au même pied d’égalité. Nous avons appris que des prisonniers politiques ont été libérés par les nouvelles autorités,  nous remercions Dieu et ceux qui les ont libérés.

Et nous demandons au nouveau préfet que si par hasard il y a des prisonniers politiques à la Maison centrale de Labé, que cette libération soit élargie. C’est ce que nous leur demandons. Le reste,  ils n’ont qu’à rester tranquilles et travailler pour Labé,  les mains libres. Nous n’allons pas les embêter dans leurs bureaux à travers des visites inutiles.  Mais que le nouveau préfet sache une chose, au cas où il nous voit dans son bureau, qu’il sache que c’est pour une affaire importante. Parce que nous n’allons pas les tromper », a confié Elhadj Badrou Bah,  par ailleurs inspecteur régional des affaires religieuses de Labé. 

Labé,  Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

Lire

Mory Diallo quitte Mamou en larmes : « vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie », dit le préfet entrant

7 septembre 2021 à 11 11 07 09079

Après plus de 7 ans à la tête de la préfecture de Mamou, Mory Diallo vient de céder en larmes son fauteuil au colonel Bienvenue Lamah, jusque-là commandant du groupement de la gendarmerie de Mamou. La passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, lundi 06 septembre 2021, dans la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture, en présence du gouverneur Aly Badra Camara, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Cette alternance à la tête de la préfecture de Mamou fait suite au coup d’Etat militaire intervenu dimanche dernier et qui a balayé le régime d’Alpha Condé. Et, c’est au cours d’une courte et très émouvante cérémonie que le préfet sortant, Mory Diallo, a passé le témoin à son successeur, le colonel Bienvenue Lamah.

Mory Diallo, préfet de Mamou

« Je n’ai pas l’intention de faire un discours parce que le chemin parcouru est long. Aujourd’hui, nous nous retrouvons suivant l’instruction des nouvelles autorités du pays pour la passation de service. Je suis en train de passer le service à mon frère le colonel Bienvenue Lamah. Je voudrais à cette occasion féliciter et encourager les populations de Mamou, parce que Mamou est un havre de paix qui a une population civilisée. Les citoyens de Mamou sont des citoyens responsables qui ont un sens de fraternité…. Je prie Dieu qu’il repende sa miséricorde sur toute la préfecture de Mamou », a dit Mory Diallo avec un visage trempé de larmes.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

Prenant la parole, le nouveau préfet a bercé son prédécesseur en quelques mots. « Monsieur le préfet, vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie. Je suis très content de vous, vous m’avez préparé avant de partir », a déclaré le colonel Bienvenue Lamah avec beaucoup de tendresse.

Par ailleurs, le nouveau préfet de Mamou a exprimé sa disponibilité de travailler avec toutes les populations de Mamou dans la paix et la fraternité. « Je suis à Mamou, je ne suis pas étranger ici, je viens vers vous et je me confie à vous. Je suis un fils de Mamou, je tends une main franche à tout le monde.  Tous les citoyens sont égaux devant mon logement, devant mon bureau voire dans la rue. La presse, je compte sur vous pour sensibiliser les citoyens », a dit le colonel Bienvenue Lamah.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

Labé : Madifing Diané hué lors de la passion de service avec le commandant Tamba Kalas Tolno

6 septembre 2021 à 18 06 30 09309

Le bloc administratif du gouvernorat de Labé a abrité ce lundi, 06 septembre 2021, la cérémonie de passation de service entre le gouverneur sortant, Madifing Diané et le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno (jusque-là commandant adjoint de la deuxième région militaire de Guinée). Cette alternance à la tête de la région administrative de Labé fait suite à la prise du pouvoir hier (dimanche) par le comité national de rassemblement et du développement par un coup de force contre le régime d’Alpha Condé. Et, au cours de la cérémonie, les nombreux citoyens massés derrière la cour du gouvernorat ont hué le gouverneur sortant, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

« Liberté ! Liberté ! Madifing zéro ! » C’est au rythme de ce slogan hostile au gouverneur sortant, Madifing Diané, que la cérémonie de passation de service s’est déroulée au gouvernorat de Labé. Les populations massés derrière la cour de ce bloc administratif ont tenu a exprimé leurs sentiment vis-à-vis du désormais ancien gouverneur de région. Madifing Diané, visiblement très déçu et frustré, a mis sa galère actuelle au compte de la volonté de Dieu.

« Comprenez mon émotion. Je peux vous dire avec conviction que nous sommes dans la tradition de notre éducation et de la religion, avec la foi. Tout ce que Dieu fais est bien, bien fait et très bon. Il est toujours dit, cette case qui est le monde à deux portes. L’homme entre par la première porte, traverse la case et sort par la seconde porte. Tel est la réalité de la vie, telle est aussi la réalité des services. Vous m’avez vu entrer, vous m’avez vu traverser la case et vous me voyez sortir.  Que la sortie soit bonne pour nous tous. Ceci dit, je ne peux pas vous quitter, officier et sous officiers, sans vous exprimer tous mes remerciements et toute ma reconnaissance. J’ai été fier de vous dans l’exercice de vos fonctions sous mon autorité. Pour gouverner il faut accepter d’être gouverner. Vous avez accepté d’être gouverner et vous avez exécuté mes instructions dans le respect et la discipline. En récompense de ça, Dieu vous a gratifié de ce qu’il vous offre depuis hier. Tout homme s’attend à une récompense. Monsieur le gouverneur entrant et vos collègues, je prie Dieu que ce fruit que vous récolter qu’il soit bon. Je suis très heureux de partager cet instant avec vous. Mon passage ici a été pour moi une école qui m’a donné de gros enseignements, des enseignements qui me profiteront. Je demande à ce que Dieu vous assiste », a dit Madifing Diané.

De son côté, le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno a appelé ses nouveaux collaborateurs à la transparence. L’officier militaire a aussi prévenu qu’il n’acceptera pas la démagogie et le détournement.

Tamba Kalas Tolno, Commandant Adjoint de la deuxième région militaire de Labé

« Je prend la parole au nom du conseil national du rassemblement et du développement, je prend la parole au nom du commandant de la deuxième région militaire de Labé,  pour prendre la fonction de gouverneur de la région administrative de Labé. J’invite donc les cadres du gouvernorat à la transparence… Je n’accepterais pas la démagogie, le détournement. Aux populations de Labé, je serai à votre écoute et à votre service. A monsieur le gouverneur sortant, je serai attentif à vos conseils. Et, soyez rassuré que tout ira à merveille », a indiqué le commandant Tamba kalas Tolno.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Koubia : le commandant du camp militaire remplace le préfet et remercie les nouvelles autorités

6 septembre 2021 à 10 10 44 09449

Comme annonce précédemment, le régime d’Alpha Condé a été balayé hier, dimanche 05 septembre 2021, par les forces spéciales dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya. Et, quelques heures après leur prise du pouvoir, ces militaires ont annoncé une restructuration de l’administration du territoire.

Dans un communiqué à la télévision nationale, les putschistes (réuni au sein d’un comité national de rassemblement et du développement) ont ordonné les commandants de régions de remplacer les Gouverneurs et les commandants d’unités de prendre la place des préfets et des Sous-préfets.

Juste après cette annonce, le commandant de la compagnie d’infanterie militaire de Koubia et ses hommes ont pris acte de cette décision du CNRD et se sont mis à parader dans la ville sous les applaudissements des populations locales. Le colonel Lamine Camara a profité de l’occasion pour réitérer sa disponibilité à servir les citoyens de Koubia.

« Je suis très content d’être placé comme préfet de Koubia. Je remercie l’homme fort du pays, le colonel Doumbouya, et ses hommes. Je suis entièrement à la disposition des populations de Koubia », a dit le nouveau préfet de Koubia.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : des jumeaux classés premier et deuxième au BEPC

4 septembre 2021 à 18 06 28 09289
Alhousseïny Diallo, Alhassane Diallo

La joie est immense aujourd’hui dans la famille d’Alhassane et Alhousseine Diallo, des jumeaux qui étudient au complexe scolaire Tountouroun, situé au quartier Daka, dans la commune urbaine de Labé. Les deux jeunes se sont classés respectivement premier et deuxième de la région au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2021. Le correspondant de Guineematin.com à Labé est allé à la rencontre de ces nouveaux lycéens, très heureux de leur classement.

Alhassane Diallo, premier de la région de Labé au BEPC

Selon Alhassane Diallo, ce résultat est loin d’être un fait du hasard. C’est plutôt le fruit d’un travail acharné que lui et son jumeau ont abattu durant toute l’année scolaire. « Ce n’est pas une coïncidence, chacun de nous a travaillé dur pour occuper sa place. On travaillait ensemble à la maison, on avait les mêmes encadreurs et on adoptait la même procédure dans nos révisions. Le seul secret pour réussir, c’est juste d’étudier. Et nous, on a travaillé dur pour réussir. Car à certains moments, on passait des nuits blanches en train de réviser. Être premier de la région, c’est un rêve qui m’animait depuis toujours », a dit le jeune homme.

Alhousseïny Diallo, 2ème de la région de Labé

De son côté, Alhousseïne Diallo soutient que ce n’est pas étonnant que lui et son jumeaux occupent les deux premières places au BEPC dans la région de Labé. « Tout ce que je peux dire, c’est que tous les deux, on a travaillé dur pour obtenir ce résultat. Durant toute l’année scolaire, on révisait ensemble, de jour comme de nuit. Et je rappelle que ce n’est pas la première fois qu’on se suit au classement.

Lorsqu’on a fait la troisième année, j’ai été troisième au classement et mon jumeau a été quatrième. En cinquième année aussi, il a été le premier de la classe et j’ai été le deuxième. Et en sixième année, j’ai occupé la première place et lui la deuxième. Donc, s’il est aujourd’hui premier au BEPC et moi deuxième, ce n’est pas du tout étonnant. Je suis très heureux pour lui et pour moi », a confié cet autre élève admis au lycée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : à cause d’un téléphone, un jeune poignarde son père et sa sœur

3 septembre 2021 à 19 07 39 09399

L’acte s’est passé ce vendredi matin, 3 juillet 2021, au secteur Maléya, dans le quartier Daka 2, commune urbaine de Labé. Suite à une dispute autour d’un téléphone portable, un jeune homme a poignardé son père et sa sœur, avant de prendre la fuite. Rencontrée quelques heures après les faits par le correspondant de Guineematin.com à Labé, l’une des victimes est revenue sur la scène.

« C’est mon fils, Mamadou Saliou Sylla alias Noundhal, qui m’a blessé à l’aide d’un couteau. Cela, à cause d’un téléphone portable qui appartient à son frère et qu’il avait volé. Il était en désaccord avec ce dernier à cause de ce téléphone, c’est ainsi que je lui ai demandé de restituer à son frère son téléphone. Finalement, il a ramené le téléphone, tout en mettant en garde son frère de toucher à un de ses objets.

C’est ce qui a amené les deux à se disputer aujourd’hui. Moi, j’étais dehors, lorsque j’ai entendu le bruit dans la maison. Je suis entré directement pour leur demander d’arrêter de se disputer. Entretemps, Mamadou Saliou s’est jeté sur son grand frère. Je suis intervenu avec l’aide d’une de mes filles pour les séparer. Directement, il est parti chercher un couteau qu’il avait gardé quelque part. Il est venu se jeter de nouveau sur son frère.

J’ai alors pris un caoutchouc pour les frapper afin de les séparer. J’ai pris l’un d’eux et ma fille a pris l’autre. C’est ainsi qu’il s’est servi du couteau qu’il détenait pour me poignarder violemment au niveau du bras, le sang s’est mis à couler. J’ai perdu connaissance et je suis tombé. C’est à l’hôpital, lorsque j’ai repris conscience, que j’ai appris qu’il avait blessé sa sœur aussi », a expliqué Souleymane Sylla, le père du jeune.

Pour lui, il n’y aucun doute que son fils a agi sous l’effet des stupéfiants. « La façon dont je l’ai vu aujourd’hui, il était hors de lui. Parce que son intention était de me poignarder au niveau du cou, mais j’ai utilisé mon bras pour bloquer le couteau. Et le coup était tellement violent que j’ai eu une grave blessure. Ce sont les voisins qui ont attaché mon bras pour m’envoyer à l’hôpital », a dit le père de famille.

Souleymane Sylla et sa fille Fatoumata Binta Sylla sont admis aux urgences de l’hôpital régional de Labé, où ils reçoivent des soins. Quant à son fils, Mamadou Saliou Sylla, il est jusque-là introuvable.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : le DRS se réjouit de déclaration de non cas d’Ebola en Côte d’Ivoire

2 septembre 2021 à 6 06 32 09329
Dr Mamadou Houdy Bah, Directeur régional de la santé de Labé

Depuis plusieurs semaines les autorités sanitaires de Labé attendaient ce jour. Le rapport des résultats du laboratoire de Lyon, en France, déclare qu’il n’y a aucun cas de maladie à virus Ebola en Côte d’Ivoire. Une annonce qui réconforte les autorités sanitaires de Labé, du fait que la jeune femme que les autorités ivoiriennes avaient présentée comme une malade d’Ebola venait de cette région de la Guinée.

Mardi dernier, 31 août 2021, les autorités sanitaires de Labé ont été saisies officiellement par le gouvernement Ivoirien qui a fait part d’une erreur de leur diagnostic sur la jeune femme guinéenne, en précisant que c’était un non cas : « cette déclaration de l’OMS est un ouf de soulagement pour nous. Ça prouve à suffisance que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu. Rien que ça montre combien de fois notre pays, notre région, sont prêts pour riposter contre les épidémies. C’est le gouvernement ivoirien qui a pris un échantillon qu’il a envoyé à Lyon en France.  C’est Lyon qui a affirmé que c’est un non cas d’Ebola. Aussitôt, le gouvernement a pris ses responsabilités pour s’adresser directement à l’OMS. Et Abidjan a écrit à notre gouvernement.  

D’ailleurs nous venons de tenir une réunion par visioconférence avec OMS zone Afrique qui se retrouvent à Brazzaville. Avec des Ivoiriens, des sénégalais, nous avons tous partagé les informations qui sont officielles. Le cas de notre fille n’est pas Ebola, ils ont fait des erreurs. Dans le jargon des laborantins, il y a ce qu’on appelle de faux positifs et de faux négatifs. Pour cela, chaque fois que vous avez un cas positif, vous devez envoyer un échantillon dans un autre laboratoire de référence pour vérifier est ce que ce cas est confirmé par ce deuxième laboratoire. Nous sommes aujourd’hui très soulagés, parce qu’on devait déclarer les deux derniers contacts qui étaient suivi le 04 septembre, mais comme hier nuit, mardi 31 août 2021, nous avons reçu une lettre que le gouvernement ivoirien a adressée à Monsieur le représentant de l’OMS à Abidjan, pour dire que son diagnostic était une erreur, c’était un non cas d’Ebola. Alors, ça veut dire que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu, parce que ça a permis à notre pays,  à notre région, de voir combien de fois nous sommes prêts pour riposter contre les épidémies. Nous avons réussi à suivre tous les contacts, jusqu’à la sortie des 47 contacts. Et les deux autres qui restaient sont libres automatiquement parce que là où on avait dit qu’il y a Ebola, eux même ils ont déclaré qu’il n’y a pas d’Ebola, c’est un non cas. Donc, aujourd’hui, nous nous sommes réjouis face à cette situation », soutient Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. 

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tougué : accusé d’être un voleur de bétail, le président du district de Kambaya répond à ses détracteurs

1 septembre 2021 à 19 07 57 09579

Au lendemain de son installation à la tête du district de Kambaya, Mamadou Alladjéï Baldé est sorti pour répondre à ses détracteurs. Il s’agit de ceux qui ont annoncé que son choix pour diriger cette localité, relevant de la commune urbaine de Tougué, est contesté par la population, parce qu’il est connu pour être « un voleur de bétail récidiviste ». Le responsable local dénonce une campagne de désinformation menée par l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Sacko Barry, et assure avoir désigné par les habitants de Kambaya pour les diriger.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

« C’est le nommé Sacko Barry qui dit que la population n’est pas unanime sur le choix porté sur ma personne, mais c’est une désinformation. C’est vrai, j’ai fait la prison à Labé, à Kindia et à Conakry. Il a raison sur ce plan. Mais je précise que c’est le même Sacko Barry qui était derrière un mensonge monté de toute pièce contre ma personne pour que je sois emprisonné. C’est lui qui a écrit à Elhadj Ousmane Baldé, communément appelé « Sans loi », pour lui dire que j’ai volé les bœufs de ce dernier. Ce qui était archi-faux.

C’est le juge Baila qui m’a jugé dans ce dossier en 2005 à la justice de paix de Tougué, alors que j’étais déjà président du district de Kambaya. Il m’a condamné à 8 ans de prison ferme. Mais comme je n’étais pas d’accord avec cette décision, j’ai interjeté appel. A la Cour d’appel de Conakry, comme Elhadj Sans loi n’avait pas de preuve contre moi, j’ai été libéré, six mois après ma condamnation. Est-ce que vous avez vu un voleur de bétail connu du public être plébiscité pour être président d’un district ?

C’est Sacko Barry qui a manigancé pour que je sois mis en prison. Si vous étiez présent à Kambaya hier, vous auriez constaté que tout ce qui se dit autour de ma personne, soi-disant que la population de Kambaya n’est pas unanime sur le choix de ma personne, n’est que du mensonge. Ce qui s’est passé hier à Kambaya lors de mon installation  était historique », a déclaré Mamadou Alladjéï Baldé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

A noter que c’est le gouverneur de Labé, Madifing Diané, qui a conduit la délégation qui s’est rendue à Kambaya pour installer Mamadou Alladjéï Baldé dans ses fonctions de président de ce district.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Affaire Alladjéï (District de Kambaya) : ce que disent le préfet de Tougué et le gouverneur de Labé

1 septembre 2021 à 16 04 50 09509
Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le président du district de Kambaya, dans la préfecture de Tougué, Fodé Camara,  a été évincé de son poste les autorités préfectorales et régionales. Son remplacement par Mamadou Alladjéi Baldé a été acté hier, mardi 31 août 2021, par le gouverneur de la région de Labé, Elhadj Madifing Diané, qui a effectué le déplacement sur le lieu, appris un journaliste de Guineematin.

Accusé d’être un récidiviste de vol de bétail, Mamadou Alladjéï Baldé a été porté officiellement à la tête du district de Kambaya, une localité relevant de la commune urbaine de Tougué. Depuis, plusieurs observateurs estiment que le passé sulfureux du nouveau promu ne plaide pas en sa faveur.

Elhadj Amadou Oury Kaba, préfet de Tougué

Accusé d’être derrière le coup, Elhadj Amadou Oury Kaba, le préfet de Tougué, dit ne se reprocher de rien. Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Amadou Oury Kaba estime que tout s’est passé dans les règles de l’art. « Je suis allé installer un comité de salut à Kambaya parce que sur les huit conseillers, il y avait cinq démissionnaires. J’ai demandé à mon général des collectivités, lorsqu’il y a 5 démissionnaires sur 8 conseillers qu’est-ce qu’il faut faire ? Il a dit que c’est de mettre en place une équipe en attendant les élections. C’est ce que j’ai fait.  Après, j’ai procédé à une élection et on a élu un nouveau. Voilà ce qui s’est passé. Cela a été fait en bonne et due forme », a expliqué le préfet.

Seulement, à la question de savoir s’il reconnait le comportement de celui qu’il venait d’installer, le préfet est sorti de ses gongs. « C’est par respect pour vous que je parle, si non, j’ai dit à tout le monde que je ne parle pas à la presse. Celui qui a besoin des renseignements n’a qu’à me trouver à mon bureau. On ne nous prend pas par les oreilles dans le téléphone, je ne prends pas ça pour le journaliste. Si tu as besoin de quelque chose, déplace-toi », a-t-il répondu avant de couper l’appel.

Pourtant, le président déchu, Fodé Camara, est revenu sur la manière dont on lui fait sauter de son poste. « Le problème remonte d’il y a plus de 5 mois. J’étais allé à Labé pour un décès quand on m’a appelé pour dire qu’une délégation préfectorale se rendra chez nous. Je suis revenu et on s’est préparé conséquemment. 

A notre surprise, quand le préfet est venu, il ne s’est pas adressé au membre du bureau. Il a juste dit que notre bureau n’était plus légal et qu’il est venu le dissoudre. On s’est demandé pourquoi parce que je n’ai ni détourné, ni volé. C’est ainsi qu’il a choisi le nommé Alladjéï pour assurer l’intérim. Les populations qui m’ont réitéré leur soutien m’ont dit de me calmer. 

Ce jour, le préfet a désigné Alladjeï avec deux de ses fils. A côté de ceux-ci, ils ont ajouté Oussou  Lalyabhé Baldé et deux de ses fils aussi. En tout, dans les 4 secteurs qui composent le district, un seul n’a eu de conseiller au sein du bureau. Et c’est dans cette circonstance que nos ressortissants et nous, avons écrit au gouverneur de Labé, Madifing Diané, pour demander son intervention.

Aujourd’hui mardi, 31 août 2021, le gouverneur est venu. Sur place, Madifing a dit que ce à quoi il pensait de Kambaya, ce n’est pas ça qu’il a trouvé. Qu’il a trouvé le calme et l’union ente les populations. Par conséquent, il ne demandera l’avis de personne. Il a entériné la décision du préfet et maintenu Alladjeï Baldé au poste de président du district. Voilà la désolation dans laquelle se retrouve la population de Kambaya », explique Fodé Camara.

Ce président de district déchu fustige le passé peu catholique de son successeur qui aurait été plusieurs fois  cité, arrêté et même condamné pour vol de bétail. « Les dossiers de sa condamnation pour vol de bétail existent. Mais, ce ne sont pas seulement des étrangers qui gèrent Tougué. Il y a des natifs qui le savent. Mais, la dénonciation ne donnera rien puisque c’est difficile de rappeler à quelqu’un ce qu’il sait déjà », conclut le président déchu.

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Le gouverneur de Labé, Madifing Diané a, de son côté, nié l’existence de tout problème à Kambaya. « C’est faux, il (Fodé Camara : ndlr) n’a pas été remplacé, il est toujours là-bas. Il n’y a aucun problème à Kambaya, c’est des rumeurs !», a dit l’autorité régionale, qu’on peut facilement reconnaître ci-dessous, en compagnie du préfet et du nouveau président du district…

A suivre…

Lire

Tougué : le choix d’un voleur de bétail comme président du district de Kambaya agite les populations

31 août 2021 à 17 05 18 08188
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

C’est le grand bruit qui court actuellement à Tougué, une préfecture située à 86 kilomètres à l’Est de la ville de Labé, en Moyenne Guinée. La désignation d’un « récidiviste de vol de bétail » par les autorités préfectorales pour présider le district de Kambaya, dans la commune urbaine de Tougué, agite les populations, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.  

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Selon nos informations, dans la localité de Kambaya, localité située à environ 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Tougué, la désignation de Mamadou Alladjéï Baldé comme nouveau président du district ne fait pas l’unanimité au sein des populations. En effet, ce dernier est accusé d’être un récidiviste de vol de bétail dans la préfecture et qu’il aurait déjà fait plusieurs fois la prison.

Joint au téléphone par Guineematin.com, l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Mamadou Sakho Barry, révèle qu’il y a eu une mission de la préfecture accompagnée par le maire de la commune urbaine de Tougué qui est allée démettre Fodé Camara à la tête dudit district. Cela a causé des frustrations au sein de la population.

Mamadou Sacko Barry, ancien maire de la commune urbaine de Tougué

« Ils ont remplacé le président du district, Fodé Camara, par un autre qu’on appelle Mamadou Alladjéï Baldé. Mais, ce dernier est un récidiviste de cas de vol de bétail dans notre préfecture. Il a été plusieurs fois condamné et a fait la prison de Labé, de Conakry et de Kindia. Après l’acte, la population s’est mobilisée pour dire qu’elle ne l’accepterait pas. C’est ainsi qu’ils ont adressé une lettre à l’autorité régionale, notamment à monsieur le gouverneur Madifing Diané pour lui signifier leur opposition à cette désignation. Surtout que c’est un remplacement qui n’obéit à aucune règle déontologique parce que selon les instructions du ministre de l’Administration du territoire, général Boureima Condé, la désignation des présidents de district avait été suspendue. Et, la proportionnelle qui avait été acceptée pour désigner les gens voudrait que ça soit l’UFDG qui désigne à ce niveau, s’il faut le faire. Mais, on nous a demandé de surseoir à cela en attendant d’autres instructions. Et c’est dans cette attente qu’ils sont allés démettre Fodé Camara », dénonce le secrétaire fédéral de l’UFDG à Tougué.

Selon Sakho Barry, Mamadou Alladjéï Baldé est un transfuge de l’UFDG pour le RPG où il aurait trouvé soutien pour qu’il soit à la tête des populations de Kambaya. « C’est sûr que Mamadou Alladjéï Baldé est du RPG maintenant parce que nous ne le connaissons pas dans nos rangs. Il était à un moment donné chez nous (à l’UFDG) ; mais, en quête de ce poste de président du district. Nous, on ne pouvait pas prendre cette responsabilité de désigner quelqu’un qui a un tel CV comme président de district. C’est pourquoi il s’est rabattu sur le RPG en estimant que c’était plus facile à jouer », a-t-il. L’autre problème que soulève cette désignation, ce sont les risques d’explosions familiales puisque d’après nos informations, Mamadou Alladjéï Baldé est l’oncle paternel de Fodé Camara qu’il tente d’évincer. Également appelé pour recouper les informations, le maire de la commune urbaine de Tougué, Mamadou Diaby, n’a pas voulu collaborer avec nous. Il a juste dit qu’il était sur sa moto avant de nous raccrocher au nez. Aux dernières nouvelles, le gouverneur de la région, Madifing Diané, devrait se rendre à  Kambaya dans la journée de ce mardi 31 août 2021 pour tenter de dénouer la crise.

À suivre !

Lire

Moyenne Guinée : Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa offrent 20 motos à des structures de santé

31 août 2021 à 8 08 01 08018

Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa viennent d’offrir 20 motos à des structures de santé des régions administratives de Labé et de Mamou. La cérémonie de remise de ces engins roulants et leurs accessoires a eu lieu samedi dernier, 28 août 2021, dans un réceptif hôtelier de Labé, en présence du gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing  Diané et du directeur régional de la santé, Dr Mamadou Houdy Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Kaly Dramé, coordinateur du projet FMG-Memisa pour la région de Labé

Au cours de la cérémonie, M. Mamadou Kaly Dramé, le coordinateur du projet FMG- Memisa dans la région de Labé, a indiqué  que ce don vise à permettre aux bénéficiaires de participer pleinement à la sensibilisation contre des maladies comme le Coronavirus ou Ebola afin qu’ils puissent aller vers les personnes vulnérables qui ne peuvent pas aller vers les centres de santé. « Nous attendons à ce que ces centres de santé utilisent ces motos pour la prise en charge des personnes vulnérables et pour contribuer à améliorer la santé des populations guinéennes. Ces motos sont donc mises à la disposition de ces agents de santé pour faciliter leur déplacements souvent difficile en milieu rural », a souligné M. Dramé.

Dr Norohaingo Andrianaivo, coordinatrice des actions de Memisa en Guinée

De son côté, Dr Norohaingo Andrianaivo, la représentante de Memisa en Guinée a insisté sur la prise en charge des personnes vulnérables. « Dans le cadre de ce projet, une des activités phares, c’est la sensibilisation de la population pour la lutte contre la propagation de la COVID-19 et éventuellement d’Ebola, et aussi encourager les populations à fréquenter les centres de santé », a-t-elle déclaré. Selon Dr Norohaingo Andrianaivo, une attention particulière sera accordée aux plus défavorisés, surtout ceux ayant une mobilité réduite pour lesquels les prestataires de santé seront sollicités à aller donner des soins à leurs domiciles.

Pour améliorer la situation des plus vulnérables, le projet met à leur disposition une contribution financière permettant de prendre en charge le coût de transport, de nourriture et des soins de santé qu’ils vont bénéficier. « En plus de cela, il y a une prise en charge sociale et sanitaire des tuberculeux multi-résistants dans le cadre de la prise en charge en nourriture, soins et autres, car eux aussi font partie des couches les plus vulnérables.  Et ainsi, nous réitérons nos engagements à apporter nos contributions pour l’amélioration de la santé de la population guinéenne », a promis la coordinatrice des actions de Memisa en Guinée.

Les bénéficiaires de ces engins roulants ont tous exprimé leur satisfaction et remercié les donateurs, avant de promettre d’en faire un bon usage. De même, les autorités administratives et sanitaires qui ont pris part à la remise officielle de ces motos se sont tous réjouies de ce don du Consortium Memisa et Fraternité Médicale Guinée. Un geste qui coïncide à  un moment où la Guinée traverse une situation de crise sanitaire marquée par la pandémie du Coronavirus.

A préciser que ce don de 20 motos aux centres de santé de Labé et de Mamou s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement du système de santé, financé par l’Union européenne à hauteur de 21 milliards de francs guinéens (1,8 millions d’euros). A terme, il permettra d’appuyer 38 centres de santé, 03 hôpitaux dans les régions de Kindia, Mamou,  Labé et Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fin du suivi des contacts d’Ebola à Labé : « il y a eu plus de peur que de mal »

30 août 2021 à 20 08 37 08378

Après 21 jours d’isolement dans leurs domiciles, la majeure partie des contacts de la jeune guinéenne, testée positive à Ebola en Côte d’Ivoire et qui est sortie guérie récemment, peuvent enfin reprendre leurs mouvements. Ils sont sortis de leur suivi sans présenter des signes de maladie. C’est le responsable de la communication de la direction préfectorale de la santé de Labé qui a annoncé la nouvelle ce lundi, 30 août 2021, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Selon Dr Abdoulaye Fodé Diallo, 47 des 49 personnes qui ont eu des contacts avec la jeune femme avant son départ de Labé pour Abidjan ont terminé leur période de suivi. Et la bonne nouvelle, est que personne d’entre eux n’a développé la redoutable maladie.

Dr Abdoulaye Fodé Diallo

« Parmi les 49 contacts, il ne reste que deux : le chauffeur et le convoyeur, qui sont encore en observation, tous les autres ont terminé leur suivi hier (dimanche 29 août 2021). Et, ces deux qui restent, ils vont aussi sortir du suivi le 4 septembre 2021. Dieu merci, jusqu’à maintenant, tous les contacts se portent bien, personne n’a développé la maladie. C’est pour dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Il n’y a pas à s’inquiéter, parce qu’il n’y a d’épidémie Ebola à Labé », a déclaré le chargé de la communication de la direction préfectorale de la santé de Labé.

Le 14 août dernier, les autorités ivoiriennes ont annoncé qu’une jeune femme en provenance de la ville guinéenne de Labé a été testée positive à Ebola, peu après son arrivée à Abidjan. Cette nouvelle avait suscité une grande préoccupation en Guinée, pays qui a été durement frappé par cette épidémie entre 2014 et 2016. Récemment, la maladie avait ressurgi dans le sud de la Guinée, mais elle a cette fois été rapidement vaincue.

Après quelques semaines d’hospitalisation, la patiente a été déclarée guérie. Et jusque-là, aucun autre cas d’Ebola n’a été notifié ni Guinée ni en Côte d’Ivoire. Ce qui va sans doute renforcer le doute des autorités guinéennes par rapport au diagnostic effectué par les services sanitaires ivoiriens. Le ministère guinéen de la santé avait écrit à son homologue ivoirien pour demander une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Mais, cette demande n’avait eu de suite favorable.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

« journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé : le procureur contre les « conditions lamentables » des prisonniers

28 août 2021 à 19 07 53 08538
Patrice Koma Koivogui, substitut du procureur près le tribunal de première instance de Labé

Dans la matinée de ce samedi, 28 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Labé a organisé une « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé. Cette journée, organisée à l’intention des autorités administratives et sécuritaires et des journalistes locaux, vise à montrer l’état actuel de cette maison carcérale et exposer aux yeux de tous les conditions de détention des prisonniers qui y vivent. Et, à cette occasion, le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, Patrice Koma Koivogui, a pointé du doigt le surpeuplement de cette prison et les « conditions lamentables » dans lesquelles vivent les détenus entachés comme des sardines dans les cellules, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Au moment où les évasions de prisonniers sont récurrentes dans le pays, cette « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé ressemble beaucoup plus à une mission d’inspection. Mais, pour le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, cette initiative vise à permettre aux citoyens de s’enquérir des conditions de vie des détenus. Des conditions de vie difficile qu’il n’a pas manqué de dénoncer devant les autorités administratives et sécuritaires qui étaient présentes à ses côtés.

« Ce n’est pas tout le monde qui a le courage de venir visiter la prison. Mais, si aujourd’hui je vois ici un afflux massif, je me rends compte une fois de plus que les détenus que nous avons à gérer ici ne sont pas des oubliés. Ceci étant,  nous avons initié cette journée dans le but de permettre à tous ceux qui bénéficient d’une certaine voix et d’une certaine autorité au niveau de notre cité de venir s’enquérir des conditions de vie de nos détenus, histoire de leur permettre d’être pour nous des témoins auprès des autres qui n’ont pas eu le temps ou la chance de venir visiter cette maison. Le constat révèle aujourd’hui qu’il y a une surpopulation carcérale totale ici. Et, cela est due au fait que cette prison reçoit pratiquement les détenus des préfectures de Tougué, Lelouma, Pita, Koubia et Labé. Et, ce qui peut découler de cette surpopulation, généralement, ce sont les tentatives d’évasion et des révoltes. Vous même, vous avez constaté de vos yeux combien de fois les gens sont entassés dans les violons et dans quelles conditions ces gens là vivent. On peut dire que c’est des conditions lamentables », a indiqué Patrice Koma Koivogui.

A en croire le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, le gouverneur de région, Madifing Diané, a promis de s’investir pour aider la maison centrale à obtenir des produits pharmaceutiques pour une bonne prise en charge des détenus. Des détenus dont au moins quatre souffrent à date de diverses maladies.

« Nous avons eu des promesses de la part du gouverneur qui a promis de s’investir pour obtenir des produits médicaux auprès des autorités sanitaires ; et, nous allons saisir également cette opportunité pour qu’on puisse faire les demandes à temps pour que la maison centrale soit suffisamment approvisionnés en produits pour ces détenus. Car, au jour d’aujourd’hui, il y a 04 ou 05 détenus qui sont malades et qui souffrent de diverses maladies », a dit Patrice Koma Koivogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Examens de sortie : 91,85 % de réussite à Labé

28 août 2021 à 16 04 22 08228

La région de Labé a connu un grand succès aux examens de sortie session 2021. Le taux de réussite global est de 91,85 % dans cette partie du pays, qui avait 10 écoles d’enseignement technique et professionnel ayant présenté des candidats à ces examens de fin de cycle. Un résultat jugé très satisfaisant par l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les statistiques au niveau de la région administrative de Labé sont satisfaisantes, en ce sens que nous avons réalisé un score où le taux global de réussite est de 91,85 %. Donc, on peut s’en féliciter et dire que l’examen de sortie session 2021 s’est passé dans de meilleures conditions du côté de Labé. Dans ce pourcentage global, la part des dames est très importante. Car sur les 1033 candidates, il y a eu 923 admises, soit 89,35%. Je crois que c’est un motif de réel satisfaction », a réagi Souleymane Mara.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les statistiques par école fournies par l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Labé :

Souleymane Mara

Dara Etoile Labé (ATS : 25 admis sur 26 candidats ; infirmiers d’État : 184 admis sur 193 candidats ; sages-femmes : 55 admis sur 55 candidats ; comptabilité gestion : 8 amis sur 8 candidats).

École normale d’instituteurs (ENI) : 326 admis sur411 candidats.

Les Sauveurs (santé publique : 14 admis sur 14 candidats ; infirmiers d’État : 55 admis sur 56 candidats).

La Renaissance (infirmiers d’État : 51 admis sur 53 candidats ; sages-femmes : 22 admis sur 22 candidats).

École des soins de santé communautaire (ATS : 383 admis sur 395 candidats).

Amadou Dieng (infirmiers d’État : 35 admis sur 38 candidats ; assistants pharmacie, 17 admis sur 17 candidats ; électricité bâtiment : 4 admis sur 4 candidats ; banque et assurances : 12 admis sur 12 candidats ; informatique gestion : 18 admis sur 20 candidats ; comptabilité gestion : ils sont 14 sont admis).

École supérieure des sages-femmes Mamadou Kaba Bah (61 admis sur 61 candidats).

 Arkam (infirmiers d’État : 31 admis sur 33 candidats ; comptabilité gestion : 29 admis sur 31 candidats).

CFP de Labé (mécanique auto : 13 admis sur 13 candidats ; chaudronnerie : 8 admis sur 9 candidats).

APC (menuiserie : 7 admis sur 8 candidats ; plomberie : 48 admis sur 55 candidats ; maçonnerie : 3 admis sur 3 candidats ; électricité : 80 admis sur 90 candidats).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Dégradation de la route Cimenterie-Fôfômèrè : « il y a trop d’accidents ici »

26 août 2021 à 12 12 26 08268

En cette saison pluvieuse, plusieurs routes de Conakry et environs sont quasiment impraticables. A cause de la dégradation des chaussées, les propriétaires d’engins et autres usagers y souffrent le martyr. C’est un calvaire quotidien auquel il faut pourtant faire face tous les jours. C’est le cas notamment sur le tronçon Cimenterie-Fôfômèrè, dans la préfecture de Dubréka. Certains usagers décrivent cette bretelle comme la « route de pénitence », pour ainsi exprimer toutes les difficultés et les souffrances qu’ils y rencontrent.

C’est une route qui traverse six secteurs et qui, en fonction des saisons, dégage de la poussière ou est recouverte de grande boue. Cette situation dure depuis plusieurs années et cause d’énormes difficultés aux populations riveraines et à toutes les personnes qui la pratiquent. Mais, le supplice, c’est surtout pendant la saison des pluies. Les véhicules ont de la peine à y circuler. Et, certains transporteurs refusent carrément de s’y aventurer pour ainsi éviter les pannes ou d’être embourbés.

Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè

« Ici, ça fait presque trois ans que nous vivons dans un calvaire total. Par exemple, pendant la saison sèche, la poussière nous fatigue beaucoup. Et, c’est dangereux, parce qu’il y a des petites maladies qui ne finissent pas. Mais, actuellement, pour nous qui vivons en bordure de cette route, c’est vraiment la souffrance. Parce que les chauffeurs de taxi et les motards laissent la route principale pour venir passer à quelques centimètres de ma boutique. Ce qui représente un réel danger pour nous. Même hier, mes petits frères ont failli se faire renverser par un motard qui passait à quelques microns de ma boutique. Autres choses, lorsque les camions transportent nos marchandises, quand ils arrivent sur la route Fôfômèrè ici, certaines marchandises se gâtent à cause des balancements. Parfois même, les chauffeurs refusent de transporter nos marchandises jusqu’ici. On est obligé de les payer très cher ; sinon, ils ne le font pas. Si l’Etat peut nous aider, ils n’ont qu’à faire vite », a indiqué Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè.

Sur cette route de l’impossible, ce sont les taximotos qui sont les prisés pendant cette saison des pluies. Mais, même ces engins à deux roues ne s’en sortent pas sans peine. Ils y tombent souvent (à cause des glissades) et y sont souvent victimes d’attaques de bandits la nuit.

Mamadou Saliou Keïta, taxi-motard de la ligne Fôfômèrè

« Sur la route Fôfômèrè ici, la circulation est très difficile, il y a trop d’accidents. Chaque jour, les taxi-motards tombent ici et les passagers se blessent. Quand les routes ne sont pas bonnes, les motos ne seront pas en bon état. Alors qu’on les achète très cher. On prie le gouvernement guinéen de nous aider à réparer cette route. Une situation s’est passée à Fôfômèrè ici, à côté des rails il y a quelques jours. Un motard qui a été attaqué là-bas à 22 heures par des bandits. Il a été torturé là-bas, tout cela parce que la route n’est pas bonne. On est obligé de circuler doucement dans les cailloux et la boue. Et puis, il y a l’obscurité au bord de la route. Les bandits aiment beaucoup ça », a dit Mamadou Saliou Keïta, conducteur de taximoto sur cette route.

Diplômé sans emploi, Adama Barry fait du taximoto sur cette route pour joindre les deux bouts. Mais, pour lui, ce tronçon est « une route de pénitence » qu’on ne pratique que par nécessité.

Adama Dama Barry, taxi-motard sur la ligne Fôfômèrè

« La route est presque impraticable. Elle est dans un très mauvais état. Il est très difficile de rouler ici. Mais, on se débrouille avec, parce qu’on n’a pas le choix. La majeure partie de ceux qui sont sur la ligne ici sont des universitaires qui n’ont pas d’emploi. Il y a même des enseignements parmi nous les taxi-motards. Pour avoir la recette du jour, on est obligé de faire la surcharge des passagers sur cette mauvaise route. Je peux dire que cette route traverse plusieurs secteurs très peuplés. Donc, nous demandons au gouvernement de venir terminer la route-là. Parce qu’ils ont trop duré sur les travaux. Aujourd’hui, c’est devenu une route de pénitence pour nous », a déploré Adama Barry.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire