Soutien au Syli national : la contribution du gouverneur et du préfet de Labé

24 mai 2019 à 9 09 42 05425

La campagne de collecte de fonds en faveur du Syli national qui doit participer à la prochaine CAN de football a été officiellement lancée hier jeudi, 24 mai 2019. C’est le préfet et le gouverneur de Labé qui ont donné le ton en apportant leur part de contribution, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la salle de conférence de la préfecture de Labé que la cérémonie de lancement de cette campagne a eu lieu. L’objectif est de mobiliser des fonds pour soutenir la participation de l’équipe nationale de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football, prévue du 21 juin au 19 juillet prochain, en Egypte.

C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier contributeur. Il a offert un montant de 1 000 000 (un million) de francs guinéens. Le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, lui a emboité les pas en contribuant à hauteur de 200 000 (deux cent mille) francs.

Le préfet en a profité pour s’adresser à la commission chargée de collecter les fonds. « Je voudrais que chacun sache que ce que vous représentez est apolitique. Le Syli national est une institution autour de laquelle, nous nous retrouvons tous. Que personne dans un manteau de partisan ne puisse vous détourner du travail qu’on vous a confié. La Guinée est qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations, c’est une très bonne chose. Et c’est certain, notre soutien s’en ressentira.

Quand vous sillonnerez la ville, dans les différentes entreprises que vous visiterez, nous passerons notre mot à chacun pour qu’ils vous accueillent. Quel que soit le montant qu’ils vous donnent, sachez que cela sera donné du fond du cœur. Ici à la préfecture, nous avons trouvé un montant que nous allons mettre dans cette caisse. Et nous espérons que cette caisse sera très grosse à la fin. Tout ce qui sera fait, c’est pour soutenir le Syli national. Vous expliquerez cela aux citoyens », a dit le préfet.

A l’issue de cette campagne, les fonds collectés seront mis à la disposition de la Fédération Guinéenne de Football.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koïn (Tougué) : un chasseur confond une fillette à un singe et lui tire dessus

23 mai 2019 à 19 07 02 05025
image d’archive

L’acte s’est produit hier, mercredi 22 mai 2019, à Bantanhi Kouloum, un village de la sous-préfecture de Koïn. Un chasseur a ouvert le feu sur une fillette qu’il a prise pour un singe. La petite fille a trouvé la mort et l’homme a été interpellé par la police, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

La victime se nomme Oumou Baldé, âgée de 7 ans. Elle était montée pour cueillir du Néré lorsqu’un chasseur dont on ignore l’identité l’a aperçue à distance. Il a ouvert le feu sur la fillette qui a trouvé la mort. Joint au téléphone, Boubacar Barry, en service au centre de santé de Koïn, est revenu sur les circonstances de ce drame.

« C’est hier mercredi que le commissaire de police de Koïn m’a appelé pour m’informer qu’un chasseur a tué une fillette dans la localité de Bantanhi Kouloum. Sur le champ, j’ai appelé le maire de la commune rurale de Koïn pour le mettre au courant. Et directement, nous nous somme rendus sur les lieux du drame et nous avons trouvé effectivement que la fille a reçu des balles à certaines parties de son corps. Interrogé, l’auteur de cet acte a reconnu les faits.

Mais selon lui, il a confondu cette fillette qui était montée pour cueillir le Néré à un singe. C’est ainsi qu’il s’est servi de son fusil de chasse pour ouvrir le feu. C’est par après, qu’il a compris que c’est une personne qu’il a tuée. La victime a reçu les balles au niveau de la tête et au cou. En raison de la gravité de ses blessures, elle a rendu l’âme, nous n’avons pas pu sauver sa vie », explique l’agent de santé.

Après cet acte, le chasseur a été arrêté et conduit dans les locaux de la police. Mais, la famille de la victime a déjà annoncé qu’elle lui pardonne et qu’elle se remet à la volonté divine.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Crise d’essence à Labé : le litre se négocie à 15 000 GNF au marché noir

23 mai 2019 à 14 02 46 05465

A l’instar des plusieurs ville du pays, une crise d’essence frappe la commune urbaine de Labé et ses environs où le litre d’essence se négocie à ce jeudi, 23 mai 2019, à 15 000 francs guinéens sur le marché noir, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement lundi soir, les automobilistes et autres propriétaires d’engins roulant ont du mal à trouver de l’essence pour carburer leurs véhicules dans la commune urbaine de Labé où la crise a provoqué une flambée des prix du transport urbain et inter urbain dans la région.

« Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a une crise d’essence à Labé. On n’est presqu’au courant de rien sur les causes de cette crise. Mais, selon les rumeurs que nous apprenons ici, il semble qu’il y a eu rupture et que le bateau serait en retard. Il faut signaler aussi que les stations sont privées. Elles ne relèvent pas de l’Etat ou nous n’avons pas tellement la maitrise de la situation. Le prix à la pompe reste toujours le même, mais il y a une mafia derrière cette crise. C’est une pratique qui est illégale. C’est que nous nous pouvons faire, c’est de veiller comme nous sommes en train de veiller sur les denrées, parce que nous avons appris que le litre est vendu à un prix exorbitant au marché noir », a déclaré le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Poursuivant, M. Laly Diallo a promis de se référer à sa tutelle qui n’est autre que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah sur les dispositions appropriées à prendre en vue de sécuriser ses citoyens face à cette crise entretenue par les réseaux mafieux des hydrocarbures en Guinée.

« Nous allons nous donner les mains pour une implication efficace des autorités locales parce qu’il est de notre devoir aussi de protéger les citoyens. Nous n’allons pas permettre aux vendeurs de carburant d’augmenter le prix sans raisons. En tout cas, je vais essayer de rencontrer pour qu’on examine ensemble ce qu’il y a lieu de faire » a conclu le maire de Labé.

Il est à préciser que ce n’est pas facile de trouver de l’essence même au marché noir dans la commune urbaine de Labé où les pompistes préfèrent servir les trafiquants contre des espèces sonnantes et trébuchantes, avec la complicité des conducteurs de taxi-motos.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : 50 formateurs à l’école de l’Entrepreneuriat et de Technique de Recherche d’Emploi

21 mai 2019 à 11 11 15 05155

Le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail en collaboration avec le projet INTEGRA /PNUD a lancé hier, lundi 20 mai 2019, l’atelier de formation des formateurs en Entrepreneuriat et en Technique de Recherche d’Emploi.

Cette activité vise 50 formateurs des écoles professionnelles et s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation professionnelle pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture, lancée à l’Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF) de Mamou, a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’enseignement Technique, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux cadres.

Bernard Mara

Dans son discours, Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, s’est réjoui de la tenue de cet atelier avant de saluer l’implication des partenaires dans la réalisation de cette activité. « Permettez-moi, au nom du gouverneur de la région et l’ensemble des autorités à tous les niveaux, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail à Mamou, et de vous exprimer notre profonde gratitude pour le choix et l’honneur porté à notre région pour abriter cette importante rencontre. En effet, son objectif se situe dans une vision plus large de formation des formateurs, axée sur l’employabilité des jeunes. Nous félicitons le PNUD pour son engagement pour la mise en œuvre de l’éducation et l’employabilité des jeunes », a dit monsieur Mara.

Elhadj Mamadou Diallo

Pour sa part, Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur du Projet INTEGRA/PNUD, a expliqué l’ambition de ce projet dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement guinéen avant de dire ses attentes au terme de cet atelier. « Le PNUD, dans sa mission d’accompagner le gouvernement guinéen pour la mise en œuvre de ses différentes politiques sectorielles et particulièrement à travers son programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, accompagne le développement de ces modules et l’organisation d’un atelier de formation des formateurs à l’endroit de 50 enseignants et encadrants des différentes institutions d’enseignement technique et de formation professionnelle. Le Programme INTEGRA ambitionne d’insérer 2500 jeunes le long de l’axe Conakry-Labé d’ici 2020, qui se traduira par la formation civique, la formation professionnelle qualifiante et de courte durée et l’accompagnement à l’insertion. En réaffirmant notre volonté, nous espérons vivement que cet atelier débouchera sur l’implémentation effective de ces deux modules dans les programmes de formations de nos jeunes professionnels », a-t-il indiqué.

Michel Koïvogui

De son côté, Michel Koïvogui, secrétaire général du ministère de l’enseignement technique, a dégagé l’objectif de cette formation. « Notre objectif majeur est non seulement de renforcer vos capacités dans ces deux modules de formation, mais aussi de les appliquer pendant les exercices pratiques que vous aurez cette semaine et les intégrer dans vos futures pratiques enseignantes. Nous attendons aux apprenants de restituer les cours enseignés ici aux autres qui n’ont pas eu la chance de venir participer à cet atelier. L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par le renforcement des capacités des formateurs qui reste un des facteurs déterminants ».

Abdoul Karim Diallo

Un des formateurs, en l’occurrence Abdoul Karim Diallo, a également salué le choix de ces deux modules. « Ces deux modules viennent répondre à un besoin de la direction nationale de l’enseignement technique de la formation professionnelle publique qui a sollicité auprès de son partenaire technique et financier, le PNUD, qui doivent être intégrer dans le curricula de formation technique des établissements techniques et professionnelles. Ces thèmes seront des remèdes pour permettre aux jeunes diplômés de trouver un emploi. Nous allons utiliser beaucoup de pratiques, les choses se passeront dans des meilleures conditions », a laissé entendre ce formateur.

Il à noter que cette rencontre prendra fin le 25 mai prochain avec deux modules : un module d’entrepreneuriat et un module de technique de recherche d’emploi.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Labé : « je reprends mon poste de chef de quartier de Lombonna », martèle Elhadj Tanou Bah

20 mai 2019 à 12 12 37 05375
Elhadj Amadou Tanou Bah

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, certains citoyens du quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, réclamaient ces derniers temps le remplacement de leur chef de quartier, absent de la Guinée pour cause de maladie. Mais, après plusieurs jours de traitement en Tunisie, Elhadj Amadou Tanou Bah est revenu au bercail et a tenu à mettre les points sur les i, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’érection de Lombonna en quartier en 1998, c’est Elhadj Amadou Tanou Bah qui dirige la dite localité. Mais ces derniers temps, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer son remplacement.

Selon ceux qui réclament le départ du chef de quartier, la maladie d’Elhadj Amadou Tanou Bah ne lui permet plus d’exercer ses fonctions. L’autre raison invoquée pour contester le chef de quartier est liée à son voyage pour la Tunisie. Elhadj Tanou est parti se soigner sans laisser le cachet avec ses collaborateurs, comme c’est souvent le cas, a-t-on appris sur place.

Plusieurs jours après cette grogne de certains citoyens de Lombonna, le chef de quartier brise le silence et remet les pendules à l’heure. Selon Elhadj Amadou Tanou Bah, il est apte continuer d’exercer ses fonctions de chef de quartier. « Tout ce bruit s’est passé derrière moi. J’étais parti pour la Tunisie pour me faire soigner, car le bras et l’épaule me faisaient mal. En plus de cela, j’avais un petit souci lié à la parole. Mais Dieu merci, à présent, je vais très bien. Ceux qui disaient que j’ai eu une paralysie des membres se trompent », a-t-il tenu à préciser.

Parlant de l’autre pan de la revendication des citoyens, à savoir la question sur le cachet, le chef de quartier de Lombonna en a expliqué les raisons. « Par rapport au cachet du quartier, c’est moi-même qui l’ai déposé auprès du maire. Pourquoi ? La raison est simple. D’habitude, quand je me déplace, je laisse le cachet dans les mains des autres membres du conseil du quartier. Mais cette fois ci, ce qui m’a surpris, quant ils ont compris que je dois voyager pour me faire traiter en Tunisie, trois de mes collaborateurs sont venus me réclamer le cachet du quartier. Chose inhabituelle et cela m’a donné directement une autre idée, car j’ai douté de leur moralité. Qu’est ce qu’ils allaient faire de ce cachet à mon absence ? Je ne savais pas. C’est pourquoi, avant mon départ, j’ai déposé le cachet auprès du maire, tout en lui disant que si jamais un de mes collaborateurs venait derrière moi pour valider un quelconque document, de bien vérifier l’authenticité du papier avant d’apposer le cachet du quartier. Comme je suis de retour, je suis reparti récupérer le cachet du quartier et à partir de là, je reprends mon poste de chef de quartier. Les autres, chacun n’a qu’à conserver son poste », a lancé le chef de quartier.

Pour finir, Elhadj Amadou Tanou Bah est largement revenu sur quelques réalisations qu’il a effectuées dans le quartier avant de remercier les autorités communales, préfectorales, les leaders religieux pour avoir géré sa contestation à son absence. Tout de même, il ambitionne développer le quartier, renforcer les liens entre tous les citoyens pour le maintien de la paix dans ce quartier périphérique sur les 28 que compte la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Un jeûneur peut-il faire du sport ? « Ça peut entraîner une crise cardiaque », dit un médecin

19 mai 2019 à 13 01 01 05015

Faire du sport est une activité recommandée à tous. Selon les spécialistes, les activités sportives peuvent permettre de lutter contre plusieurs maladies. Mais, comme toute règle, celle-ci a également une exception. C’est en tout cas ce qu’a confié à un correspondant de Guineematin.com à Labé, Dr Mamadou Cellou Diallo, médecin en service dans une clinique privée de cette ville.

Il explique qu’il n’est pas judicieux de s’adonner beaucoup à la pratique du sport lorsqu’on est à jeûne. Car, souligne le médecin, cela risque d’entraîner des crises cardiaques pouvant conduire à la mort.

« En ce qui concerne le sport, chacun doit le faire en fonction de ses capacités. Mais pendant le Ramadan, vu qu’on ne mange pas pendant toute la journée et qu’on fournit beaucoup d’efforts en faisant le sport, cela peut avoir des conséquences néfastes pour l’organisme. Car le fait de pratiquer le sport peut entraîner une perte énorme d’énergie. C’est pourquoi, il faudrait que les gens qui le font trouvent l’équilibre entre l’apport énergétique et la perte énergétique. Mais, c’est vraiment contre indiqué à un moment donné de faire du sport quand on est à jeûne. Parce qu’en le faisant, c’est tous les muscles qui travaillent, et ils ont besoin de beaucoup d’oxygène et d’énergie.

Et si on est à jeûne, l’apport est peu par rapport à la demande. C’est ce qui amène même certaines complications chez des sportifs qui sont à jeûne. Ils peuvent tomber en syncope au cours de l’activité sportive ou faire une crise cardiaque qui peut entraîner même la mort. Le mieux, si le sportif ne peut pas arrêter, il faut trouver l’équilibre. C’est à dire que si d’habitude le sportif courait 10 kilomètres lorsqu’il mangeait, il doit faire 5 kilomètres ou en deçà pendant le Ramadan », conseille Docteur Mamadou Cellou Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Suspendu du parti, l’ancien maire de Mamou très déçu : « je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG »

17 mai 2019 à 12 12 02 05025
Elhadj Oumar Diallo, ancien président de la délégation spéciale de Mamou

Trois ans après son départ de la délégation spéciale de Mamou dont il était le président, l’ancien secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, s’est exprimé sur cette affaire. Au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé, Elhadj Oumar Diallo est revenu particulièrement sur ses relations avec l’UFDG, parti dont il se dit profondément déçu et au sein duquel il ne compte pas retourner.

Tout allait bien entre l’UFDG et son secrétaire fédéral à Mamou d’alors jusqu’en avril 2016. A cette période, une affaire de détournement de 259 millions de francs éclate à la délégation spéciale de Mamou, dirigée par le responsable du principal parti d’opposition du pays. Accusé d’avoir détourné ce montant, Elhadj Oumar Diallo est arrêté et conduit en prison où il passe plusieurs mois.

Elhadj Oumar Diallo

Dans la foulée, l’UFDG se désolidarise de son responsable et le suspend de ses fonctions au sein du parti. A l’issue de son procès en février 2017, l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou est condamné à 18 mois de prison assortis de sursis.

Aujourd’hui, l’ex opposant a fini de purger sa peine ; mais, il ne compte plus refaire la politique. Cela, en raison de l’attitude de son ancienne formation politique à son égard. Elhadj Oumar Diallo s’est, en effet, senti abandonné par l’UFDG. « A Mamou, nous sommes presqu’une même famille. Du côté social, je collabore avec tout le monde, même certains responsables de l’UFDG. Mais, sur le plan politique, ils me considèrent comme une coquille vide.

C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter complètement le parti et de m’occuper de mes affaires personnelles. Quand ils ont décidé de m’écarter de la délégation spéciale et du bureau fédéral, chacun d’entre eux voulait à tout prix récupérer ces postes que j’occupais. Ça m’a beaucoup marqué. Je m’attendais au moins à ce qu’un seul membre du parti reconnaisse ce que j’ai fait pour le parti ; mais, je n’ai pas constaté cela.

Je ne me rappelle d’une quelconque aide dont j’ai bénéficiée de la part de l’UFDG. Quand j’étais en prison, des personnes de bonne volonté m’ont assisté : certains m’envoyaient 100 mille, d’autres 200 mille, j’ai reçu également un don de sacs de riz. Mais, l’aide dont je voulais bénéficier, je ne l’ai pas eue. Car, même le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ne m’a fait aucune aide et ne m’a pas soutenu dans toutes les difficultés que j’ai traversées.

Ce problème que j’ai eu, si la population de Mamou avait fait comme l’UFDG, je ne serais pas là aujourd’hui, car j’aurais quitté Mamou. C’est pourquoi, je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG parce que je suis déçu de ce parti », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou.

Entretien réalisé à Labé par Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Recouvrement des recettes fiscales : le préfet de Labé dénonce la direction nationale des impôts

17 mai 2019 à 10 10 47 05475
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, dénonce avec la dernière énergie la Direction Nationale des Impôts (DNI) qui a pris l’initiative de retirer à la préfecture la mission régalienne de recouvrement des impôts partagés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement 2 ans, le recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV), la contribution foncière unique (CFU) et la patente des gros contribuables évoluant à l’intérieur du pays est effectué à Conakry par la Direction Nationale des Impôts (DNI).

« Une entreprise implantée à un endroit donné ne doit pas payer sa taxe ailleurs. J’ai écrit. Je me suis déplacé. Je crois que ça commence à aller » proteste le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah qui voit les stations d’essence de sa préfecture payer leurs taxes à Conakry : « ce n’est pas normal » insiste-t-il.

Avec cette nouvelle mesure injustifiée et injustifiable, on assiste à une baisse sensible des recettes fiscales dans les préfectures et commune de l’intérieur du pays.

« C’est la croix et la bannière pour récupérer ce qui nous revient de droit » ajoute le préfet de Labé.

Un contrôleur financier en service à Labé précise que c’est à Labé de verser des ristournes à Conakry et non l’inverse.

C’est pourquoi, Elhadj Safioulahi Bah sollicite l’appui du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané pour faire corriger cette injustice infligée aux services déconcentrés de l’Etat.

Surpris par cette information reçue de son préfet, le gouverneur de région Elhadj Madifing Diané a promis de se déployer pour rendre à césar ce qui appartient à césar.

En attendant, on est en droit de se demander ce qui motive réellement les cadres de la Direction Nationale des Impôts (DNI) ? Car, cette option prise par ces techniciens du budget est en porte-à-faux avec la politique nationale de décentralisation et de la déconcentration prôné par le gouvernement de la République. En ce sens que cette politique consiste en un transfert de compétences et de moyens à la base. Or, avec cette asphyxie programmée des administrations locales, les résultats escomptés ne seront jamais atteints.

Comment comprendre aussi, aujourd’hui, que des hauts commis de l’Etat mettent en route une initiative visant à décrédibiliser les services techniques déconcentrés des impôts dans les préfectures ? Par ce fait, ces cadres des impôts aux niveaux régional et préfectoral sont mis aux chômages techniques alors qu’ils continuent d’émarger à la Fonction Publique pour un travail désormais confié à un privé (surtout en ce qui concerne la TUV), sous le prétexte de la sécurisation des recettes fiscales en République de Guinée. Comme si on ne pouvait pas rendre efficace le contrôle interne pour sanctionner les cadres véreux.

Il est aussi à déplorer que l’Etat guinéen privilégie une société de téléphonie mobile privée contre des commissions au détriment de ses fonctionnaires, en matière de recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV).

Ne pouvait-il pas utiliser ces commissions pour encourager ces commis postés à l’intérieur du pays à mieux faire leur travail pour lequel ils sont payés sur le dos du contribuable guinéen ? En tout cas, sous d’autres cieux, ceux qui font bien leurs boulots sont légalement motivés.

Mais, l’on se rappelle que notre regretté Williams Sassine écrivait dans ses chroniques assassines que « la Guinée est entièrement à part ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol d’une fillette de 7 ans à Labé : les menaces du gouverneur

17 mai 2019 à 9 09 37 05375
Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de la Région Administrative de Labé

Le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané menace d’être à la tête d’une équipe d’agents de sécurité pour une mission d’expédition punitive dans la commune rurale de Kaalan, relevant de la préfecture de Labé où les autorités locales et certains notables sont accusés de vouloir étouffer une affaire de viol sur mineur pour un règlement à l’amiable, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Accusé d’avoir violé une fillette de 7 ans, un jeune de 30 ans, habitant le district de Madinatoul Salamy, relevant de la commune rurale de Kaalan, dans la préfecture de Labé est recherché par le commissariat central de police depuis pratiquement 10 jours. Le mis en cause se promène librement dans son village, assuré de la protection des autorités locales et de la notabilité qui cherchent, dit-on, à étouffer l’affaire pour un règlement à l’amiable.

Selon le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, ce n’est pas la première fois que la communauté de Kaalan tente de couvrir un présumé violeur.

« La dernière fois, c’est le fils d’un notable de la localité qui a tenté de violer une fille avec une arme. J’ai fait arrêter toute la famille, c’est en ce moment que le père a sorti son fils. Je ne permettrais pas comme tombe comme çà sur des filles » a prévenu le préfet de Labé.

Saisie de cette situation révoltante, le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané fait planer une menace de représailles si dans un délai de 72 heures le présumé violeur n’est pas mis à la disposition du commissariat central de police par le maire de la commune rurale de Kaalan.

« Ce malfaiteur qu’on est en train de couvrir à Kaalan, qui a violé cette fillette de 7 ans, je ne le vois pas dans les 72 heures, vous me verrez à Kaalan devant la troupe moi-même. Et ceux qui l’ont protégé, qui sont responsables de sa fuite en récolteront les conséquences, s’il plait à Dieu » a-t-il menacé.

Pour sa défense, le maire de la commune rurale de Kaalan, Elhadj Abdoulaye Baldé a déclaré à sa tutelle et à la presse locale qu’il n’était pas au courant de ce cas de viol perpétré sur une fillette de 7 ans dans un des districts de sa collectivité. Il semble que le chef du district de Madinatoul Salamy, Modi Mamadou Saïdou Baldé qui a reçu la convocation du commissariat central pour l’accusé n’a pas rendu compte à ses autorités communales.

Il est à préciser que ce délai de 72 heures donné par le gouverneur de Labé au maire de la commune rurale de Kaalan pour retrouver le présumé violeur et le conduire au commissariat central expire ce vendredi, 17 mai 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Affrontement meurtrier de Sanama (Lélouma) : décès à l’hôpital régional du prisonnier

16 mai 2019 à 16 04 12 05125

Neuf mois après le décès de sa mère, le jeune éleveur Mamadou Saïdou Diallo, originaire de Bourouwal Korbé, dans la préfecture de Lélouma, qui était détenu à la maison centrale de Labé depuis près de 5 ans, vient de rendre l’âme à l’hôpital régional de Labé où il était admis en médecine générale depuis 4 jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le décès du jeune éleveur prisonnier, Mamadou Saïdou Diallo a été signalé ce jeudi, 16 mai 2019, aux environs de 14 heures. Il semble avoir été évacué de la maison centrale de Labé pour le service de médecine générale de l’hôpital régional, juste pour qu’il meurt dans une structure spécialisée, parce qu’il y a été reçu dans un état critique qui ne lui autorisait aucun espoir de s’en sortir. Ses proches parents qui ont rendu visite à ce prisonnier à l’hôpital régional de Labé attendaient son décès depuis 72 heures maintenant.

L’on se rappelle qu’un conflit d’une rare violence a opposé, au mois de novembre 2014, une famille d’éleveurs et la communauté villageoise de Sanama, dans la commune urbaine de Lélouma. A cette douloureuse occasion, deux cases, des moutons, chèvres et bœufs ont été brûlés par des agresseurs. Mamadou Saliou, un jeune Talibé venu de Gaoual a trouvé la mort par balle dans la bagarre. Son compagnon, Alpha Ousmane et la vieille Nénan Aïssatou qui était âgée de plus de 80 ans ont été blessés et admis à l’hôpital préfectoral de Lélouma.

Pour la petite histoire, cet incident faisait suite à une décision de justice rendue par le Juge de Paix de Lélouma d’alors, Sidiki KOUROUMA. Ce magistrat avait traité une plainte dans laquelle le jeune Mamadou Saïdou de Korbé qui avait installé un campement d’élevage à Kobosôré accusait les chiens de la famille de Sanama d’avoir décimé ses animaux. Suite à un débat contradictoire, le propriétaire des chiens avait été condamné à payer près de 9 millions de francs guinéens à l’éleveur.

N’ayant pas accepté cette décision de justice, le propriétaire des chiens a décidé d’en finir une fois pour toute avec le campement d’élevage de Kobosôré. Il s’est fait alors accompagner pour agresser la famille du plaignant. Sur place, les agresseurs ont copieusement tabassé la mère du plaignant qui était absent des lieux. Mais, revenu à la maison, son arme en bandoulière, il a surpris les agresseurs en train de rouer des coups la vieille. Pour sauver sa pauvre mère, Mamadou Saïdou n’a pas hésité un seul instant à ouvrir le feu : le jeune talibé, atteint, est mort sur place. Les mêmes balles ont blessé le jeune Alpha Ousmane.

Alerté, un détachement de la Gendarmerie de Lélouma est intervenu pour rétablir l’ordre dans le coin. Le corps de la victime et les deux blessés dont la vieille ont été transportés immédiatement à l’hôpital préfectoral.

Depuis, Mamadou Saïdou a été déféré à la maison centrale de Labé. Mais, avec son absence et pendant que sa mère suivait un traitement à l’hôpital, la famille du propriétaire des chiens a détruit tout ce qui lui restait à Kobosôré : 82 sur 106 têtes de bœufs, 69 sur 70 moutons, 30 chèvres, 12 millions de francs guinéens, 900 euros et 150 dollars, selon des témoignages recueillis à l’époque sur le terrain.

Beaucoup de personnes avaient déploré l’attitude des autorités préfectorales de Lélouma qui n’avaient rien fait pour protéger les biens de l’éleveur détenu à la Maison Centrale de Labé.

Par ailleurs, à l’annonce du décès de son fils, le père de Mamadou Saliou s’est rendu immédiatement à Lélouma où il a reçu les condoléances d’usage des citoyens, notables et autorités locales qui lui ont présenté des excuses pour ce qui s’est passé.

Tout en se remettant à la volonté de Dieu, le père éploré a invité les autorités compétentes à diligenter les enquêtes en vue qu’il comprenne les circonstances dans lesquelles son fils a trouvé la mort par balle dans ce campement d’élevage à Kobosôré alors qu’il était censé être à Sanama Darayah en train d’apprendre le Coran.

C’est justement puisque l’agression de la vieille Nénan Aïssatou faisait suite à une décision du Juge de Paix de Lélouma qui venait de condamner les agresseurs pour avoir tué des animaux appartenant à la vieille dame, l’opinion locale et la famille ont estimé que les auteurs de cette agression contre la pauvre dame devaient être interpellés au même titre que Mamadou Saïdou Diallo qui a utilisé un fusil de chasse pour défendre sa mère. Mais en vain !

Et pour cause ? Bénéficiant de la protection de certains haut placés, les accusés au nombre de 10 n’ont jusqu’à présent pas été inquiétés. Même si Mamadou Saïdou, lui, continuait de croupir à la prison civile de Labé.

La pauvre vieille dame, Nénan Aïssatou Diallo a finalement rendu l’âme, le samedi, 18 août 2018, au domicile de son défunt mari à Bourouwal Korbé, dans la préfecture de Lélouma, laissant son fils en prison, sans que justice ne soit rendue dans l’affaire de son agression physique, suivie de la destruction de ses biens et ceux de son enfant devenu prisonnier depuis l’incident.

Neuf mois après son décès, son fils Mamadou Saïdou Diallo, qu’elle a laissé en prison vient de le rejoindre sans avoir jamais recouvré sa liberté. En attendant la Justice de Dieu le Jour du Jugement dernier, ce célèbre prisonnier qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive laisse pour la postérité, une veuve, 3 fillettes dont la plus âgée a environs 13 ans, un nom qui restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire de la cohabitation entre la famille de Sanama et les citoyens de Bourouwal Korbé.

Les ressortissants de Korbé à Labé viennent de récupérer le corps. Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, le cortège funèbre se dirigeait vers la sous-préfecture de Korbé où l’inhumation est prévue ce jeudi, 16 mai 2019, après la prière de 17 heures.

La rédaction de Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée et implore le Tout Puissant Allah d’accueillir Mamadou Saïdou Diallo dans son Paradis éternel ! Amine.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Grève des huissiers à Labé : « les justiciables commencent à se plaindre »

15 mai 2019 à 14 02 24 05245

La grève générale et illimitée, lancée par le Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG) depuis le lundi dernier, 13 mai 2019, est largement suivie dans la commune urbaine de Labé. Ces auxiliaires de justice dénoncent les nombreuses pressions subies et la non-application de leur statut particulier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le Tribunal de Première Instance de Labé vit au rythme de la grève des huissiers de justice depuis le lundi dernier. Interrogé sur la question, maître Mamoudou Baïlo Diallo, huissier de justice, près le TPI de Labé, est revenu sur les points de revendication de cette corporation.

« Depuis ce lundi 13 mai 2019, nous sommes en grève par rapport à des cas. Il y a d’abord la signature du statut particulier des huissiers de justice de Guinée que nous réclamons, la libération d’un de nos confrères, qui a été effective le lundi, il y a ensuite la signature de la réquisition qu’on doit maintenant annuler. Nous demandons la cessation de toute forme d’intimidation, l’implication du ministre de la justice, garde des sceaux et l’assistance de tout agent de la force publique », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, maître Diallo a fait savoir que la grève est suivie dans la zone de Labé. « Cette grève a des conséquences directes sur le déroulement des activités dans les différents tribunaux du pays. Aujourd’hui, on ne pose aucun acte, aucun constat, aucune assignation, aucune exécution. Les justiciables bénéficiaires d’une décision de justice commencent à se plaindre. Il y en qui sont venus me voir personnellement dans ce cas, et j’ai dit que je ne peux rien en ce moment », a fait savoir l’huissier.

En outre, notre interlocuteur que la porte du dialogue est ouverte, même se les huissiers feront preuve de fermeté. « Dans les jours à venir, s’il y a eu une entente, on va reprendre le boulot. Mais, dans le cas contraire, la grève continue. L’Etat est obligé de nous écouter. Parce que quand tu entends parler d’une décision de justice, c’est les huissiers d’abord. Une décision non exécutée n’a pas de sens. Quand le juge prend une décision, c’est l’huissier qui va l’exécuter. Donc, l’huissier est exposé, il est en amont et en aval de toute procédure. Actuellement, aucun huissier ne pose d’acte à Labé, nous somme en train de veiller sur ça. Nous sommes trois huissiers à Labé. Etant le porte -parole, quand je vois un huissier de justice qui fait un acte ici, je fais le compte-rendu à qui de droit », a laissé entendre maître Mamoudou Baïlo Diallo.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : quand le Ramadan rime avec changement de mode vestimentaire

15 mai 2019 à 12 12 11 05115

L’arrivée du mois saint du Ramadan influe visiblement sur le comportement des jeunes filles et garçons dans la ville carrefour. Ce comportement est marqué par un changement général et brusque du mode vestimentaire, de la façon de se coiffer, voire la façon de parler, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis le début du mois de Ramadan, chacun essai de se conformer aux règles et principes de l’Islam. Cette période est marquée à Mamou par un changement de comportement au niveau de la couche juvénile. Le constat est le même à divers endroits de la ville, de l’école au marché, du bureau au quartier ou dans les rues. Il est devenu très rare de rencontrer une jeune fille sans un voile sur la tête et dans des tenues africaines.

Autant dire que les minijupes, pantalons serrés, bodys autres décolletés ont laissé la place aux habits traditionnels. De même, les mèches qui ne se conjuguent pas avec les conditions des ablutions, sont aussi écartées. C’est le même constat chez les jeunes garçons qui ont visiblement changé d’attitude.

Interrogé par Guineematin.com, Mamadou Aliou Barry estime que c’est mauvais d’attendre le mois saint de Ramadan pour chercher à pratiquer la religion conformément aux principes. « C’est une bonne chose de voir les jeunes garçons et filles de se priver de leurs habitudes bizarres et leurs pantalons serrés et autres vêtements sexys pendant cette période pour se conformer aux prescriptions d’Allah. Mais, ce serait bien si ce changement de comportement durait toujours, même après le Ramadan. Il faut que ce changement affecte aussi les autres mois de l’année. Cela contribuera à réduire positivement de nombreux actes considérés comme attentatoires à la pudeur », a laissé entendre ce citoyen de Mamou.

Fatoumata Binta Bah

Quant à Fatoumata Binta Bah, élève en classe de 10ème année, au lycée Elhadj Boubacar Barry, elle conseille ses sœurs à faire preuve de responsabilité. « Même la tradition africaine est consciente qu’une femme doit se voiler, son corps ne doit pas paraître, surtout pour ce mois de pénitence. J’invite les filles de valoriser leurs corps. C’est une perle cachée. Dans notre tradition, quand une fille vient de naître, on dit qu’elle a accouché d’un SOUDDIDHO (qui signifie femme voilée). Pourquoi donc ne pas prendre le voile, même après le Ramadan ? Je suis très choquée quand je vois mes collègues filles faire apparaître leurs corps avec des habits aussi transparents », a dit la candidate au BEPC.

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, indique sans ambages que « la spiritualité qui caractérise ce mois saint de Ramadan oblige tous les musulmans et musulmanes à changer leur train de vie habituel. Tout le monde veut se repentir vers Allah. Le mois de Ramadan est un mois de purification. Le musulman doit renforcer son comportement. Nous devons conserver les acquis de Ramadan. Nous conseillons les musulmans de consolider leur comportement. Je conseille les musulmans encore de garder leurs langues. Évitons la politique. Aux frères commerçants, de diminuer les prix. Que Dieu nous donne la santé de parfaire ce mois », a souhaité Elhadj Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Dégradation du pont de Sifama (Mamou) : le district de Séré risque d’être coupé de la ville

13 mai 2019 à 10 10 53 05535

Plus de Seize (16) villages du district de Séré, situé à sept (7) kilomètres de la commune urbaine de Mamou, rencontrent d’énormes difficultés à traverser le fleuve de Sifama. Il y a aujourd’hui quelques huit (800) personnes qui sont confrontées à la vétusté du pont qui relie le district à la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, ce pont qui est plus connu sous le nom de Koléwî Boli, a été réalisé par les citoyens du district de Séré depuis 300 ans. De nos jours, cette infrastructure constituée en un gros bois, est complètement endommagée par l’eau.

Le président du district, Thierno Issa Barry, a dit son engagement de faire face à cette situation pour soulager ses concitoyens et appelle les autorités au secours.

Thierno Issa Barry

« Depuis nos ancêtres, ce pont existe sous cette forme, en bois. Plus de seize (16) villages traversent ici tous les jours pour aller en ville à la quête du quotidien, en envoyant des mangues, des oranges, du riz ou des arachides pour avoir de quoi manger. Ce pont est coupé, mais d’ici pour aller au goudron, c’est seulement 100 mètres. C’est vraiment pénible. Nous demandons à l’État de nous aider à finir définitivement nos peines et le calvaire de mes citoyens. Nous sommes prêts à venir utiliser nos forces et les moyens dont nous disposons pour accompagner le gouvernement. Tous les élèves et les enseignants passent par là tous les jours. Nous lançons également un SOS à toutes les personnes de bonne volonté, aux institutions de nous venir en aide. Nous souffrons vraiment, parce que chaque année, il faut le renouveler et nos moyens sont limités », a-t-il expliqué.

De nombreux élèves et enseignants risquent d’être affectés par l’état de ce pont, surtout que les cours vont se poursuivre jusqu’au 30 juin 2019, période des grandes pluies. Il s’agit des pensionnaires du lycée Elhadj Boubacar Barry et de l’école primaire Gallé Coumbassa.

Mamadou Garanké Baldé

Une perspective qui inquiète Mamadou Garanké Baldé, professeur de Physique au lycée Elhadj Boubacar Barry. « Bientôt les grandes pluies et le ministère de l’Education nous demande de continuer les cours jusqu’au mois de juin. Et si ce pont n’est pas réglé, nous aurons des difficultés à recevoir nos élèves alors que nous avons des candidats à tous les niveaux. Ce pont est plus que nécessaire pour nous ici. Nous sommes vraiment nécessiteux. Nous avons beaucoup de difficultés ici. Donc, réaliser ce pont est indispensable pour nous », a laissé entende l’enseignant.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Assainissement à Labé : le maire compte expérimenter le principe « pollueur-payeur »

13 mai 2019 à 10 10 23 05235

Les autorités communales de Labé ont procédé à l’assainissement de certaines parties de la ville dans la journée d’hier, dimanche 12 mai 2019. C’est le marché central et ses alentours qui ont bénéficié de ce coup de balai des élus communaux et de leur suite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Comme il est de coutume, à la fin de chaque mois, la nouvelle équipe communale de Labé procède à l’assainissement de la ville. Pour la journée de ce dimanche, c’est le marché central et ses alentours qui ont été visés par cette opération.

Selon le maire, en plus des campagnes de sensibilisation, les autorités comptent mettre à contribution la garde communale pour appliquer le principe du « pollueur-payeur ».

Pour Mamadou Aliou Laly Diallo, « nous sommes en train de mettre à exécution notre plan d’action qui vise en partie l’assainissement de la commune urbaine de Labé. Mais, tout ce que nous déplorons, c’est le fait que le pollueur n’est pas payeur. Car, tout ce que nous consacrons comme dépenses pour mener cette activité, c’est sur des fonds propres et sur d’autres lignes budgétaires que nous tirons. Sinon en principe, si le pollueur était payeur, on allait mener l’activité sans rencontrer des difficultés. Parce que, pour le ramassage et le transport de ces ordures, nous avons loué des camions, des tricycles, nous avons recruté quarante femmes balayeuses que nous payons. C’est pourquoi, nous sommes en train de sensibiliser la population pour que le pollueur soit payeur. Et d’ailleurs, nous avons décidé de renforcer l’équipe de la garde communale en nombre et en équipements. Très prochainement, nous allons officialiser cela. Ces agents de la garde communale seront accompagnés des responsables de la commission assainissement de la commune, pour aller partout où l’insalubrité persiste, que ça soit devant les boutiques, magasins, garages ou ateliers, afin que la commune urbaine de Labé soit propre et soit un modèle de référence », promet-il.

Il faut noter que malgré les multiples efforts consentis par la commune pour la réorganisation de la ville, certains citoyens affichent encore une certaine résistance face à certaines actions. C’est le cas de l’assainissement de la ville et du déguerpissement des occupants de la voirie.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une fille de 7 ans violée par un père de famille à Tarambaly

11 mai 2019 à 11 11 48 05485
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Une fille âgée de 7 ans a été victime de viol, il y a de cela quelques jours, dans la commune rurale de Tarambaly, située à environ 17 kilomètres de la commune urbaine de Labé. La victime, qui aurait été abusée par un homme d’une trentaine d’années, est admise à l’hôpital régional de Labé pour suivre des soins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations reçues hier vendredi, 10 mai 2019, à l’hôpital régional de Labé auprès de l’un des parents de la victime, la fille aurait été violée par un père de famille qui a deux enfants. Mamadou Bhoye Diallo, oncle de la victime, est revenu sur les faits. « La fille est ma nièce. C’est cette semaine que je suis parti dans mon village, à Madina Kaalan, dans la sous préfecture de Taran. J’ai trouvé cette affaire. Mais, les familles et certains notables voulaient étouffer l’acte et le régler à l’amiable. Car, c’est depuis mardi dernier qu’elle a subi cette agression sexuelle. Mais moi, je m’y suis opposé et j’ai pris la fille pour l’envoyer à l’hôpital pour ses soins médicaux, puisqu’elle avait des blessures au niveau de son organe génital. Les médecins ont fait tous les examens et ce vendredi, ils m’ont signifié qu’effectivement la fille a été violée », a-t-il expliqué.

En outre, Mamadou Bhoye Diallo a fait savoir qu’il a porté plainte. Il a également mis en doute les informations qui disent que le présumé violeur serait frappé de démence. « Je me suis rendu au commissariat central pour formuler une plainte contre ce présumé violeur, qui est toujours au village auprès de sa famille. Il est bien portant le monsieur et ne souffre d’aucune démence. Il est marié et a d’ailleurs deux enfants. On l’appelle communément Kendiély, peut-être que c’est un surnom. Mais, nous allons passer par tous les moyens pour le trimbaler en justice », promet-il.

A rappeler que les cas de viols sont devenus récurrents dans la région de Labé. Et le plus souvent, certaines familles préfèrent régler les cas à l’amiable au lieu de les porter devant les tribunaux. Ce qui rend plus difficile la lutte engagée contre les violences sexuelles que subissent les filles et femmes.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Ne touche pas à ma Constitution ! Labé s’oppose à un mandat de plus pour Alpha Condé

9 mai 2019 à 18 06 39 05395

La ville de Labé emboîte le pas aux autres villes de la Guinée qui expriment leur opposition à toute modification de la Constitution visant à permettre à Alpha Condé de diriger la Guinée au-delà de 2020. Depuis ce jeudi matin, 09 mai 2019, des affiches sur lesquelles on peut lire Non au troisième mandat, ou Ne touche pas à ma Constitution sont visibles dans certains lieux publics de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Reconnue comme étant l’un des fiefs de l’UFDG, principal parti de l’opposition, la ville de Labé entre dans la danse. Du côté du bureau fédéral local de l’UFDG, la position est claire : « user de tous les moyens légaux pour empêcher tout projet de modification constitutionnelle ou tout d’un éventuel troisième mandat ». Cette position du parti a été réitérée le samedi dernier devant ses militants et sympathisants à son siège basé à Kouroula, dans la commune urbaine.

C’est pour sans doute lier l’acte à la parole que ce jeudi matin, 9 mai 2019, des affiches ont été constatées dans les lieux publics, comme au rond point Hoggo M’boûro et à l’Arc situé à l’entrée de la ville. En ces lieux, on peut lire sur les affiches : Non au 3ème mandat, le 3ème mandat ne passera pas par Labé, Ne touche pas à ma Constitution.

Interrogé sur la question, Younoussa Baldé, le responsable de la jeunesse de l’UFDG de Labé, a apporté des précisions. « Ce n’est pas surprenant et c’est normal. Nous risquons d’arborer toute la ville de Labé à l’effigie Non à un troisième mandat, Non à la modification de la Constitution. Parce que c’est légal et c’est permis. Ce n’est pas un combat interne. Donc, c’est quelque chose que nous allons combattre et nous extériorisons. Nous allons combattre au tant que possible, par tous les moyens légaux, cette modification de la Constitution et un troisième mandat pour Alpha Condé. D’ailleurs, dans les jours à venir, nous allons amplifier ces manifestations. Nous créerons des banderoles, des pancartes, pourquoi pas des manifestations à un moment donné », a-t-il laissé entendre.

A certains endroits de la Guinée, de tels comportements ont valu à leurs auteurs des bastonnades (Kankan et Mandiana), des arrestations et des procès expéditifs (Kindia, Coyah et Dubréka, Mamou et Conakry). Ces agissements ne démotivent pas pour autant le responsable de la jeunesse de l’UFDG de Labé et ses compagnons, car ils agissent en toute légalité, soutiennent-ils.

Du côté des autorités administratives et sécuritaires de Labé, aucune réaction n’a été enregistrée. Seulement, dans les jours à venir, si des dispositions idoines ne sont pas prises au niveau local pour apaiser les tensions, il y a risque d’affrontements entre les membres du Front National pour la défense de la constitution (FNDC) de Labé et le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC). Les responsables de ces deux mouvements s’attaquent aujourd’hui par médias interposés.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lombonna (Labé) : des citoyens manifestent contre le chef du quartier

8 mai 2019 à 11 11 44 05445

Les citoyens du quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, ont marché sur la mairie pour réclamer le retour du cachet du chef du quartier, Elhadj Amadou Tanou Bah en déplacement pour un contrôle médical en France, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques semaines, les citoyens de Lombonna, dans la commune urbaine de Labé sont divisés en deux clans rivaux, partagés entre partisans et adversaires du chef du quartier, Elhadj Amadou Tanou Bah qui ne fume plus la même pipe que son vice-président, Modi Amadou Diouldé Diallo.

Une crise aiguë qui a éclaté au grand jour quand le premier a voulu se rendre en France pour un contrôle médical. Il a préféré confier le cachet du quartier au maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo avec les arguments selon lesquels son adjoint Modi Amadou Diallo qui devait assumer l’intérim est d’une moralité douteuse.

Informés de cette démarche peu orthodoxe du chef du quartier, Elhadj Amadou Tanou Bah, Modi Amadou Diouldé Diallo et ses supporteurs ont décidé de marcher sur la mairie de Labé pour protester et réclamer le cachet du quartier.

Ils ont mis l’occasion à profit pour dénoncer également les ambitions affichées d’Elhadj Amadou Oury Bah de remplacer son père à la tête du quartier lors des prochaines échéances locales.

« Lombonna n’est pas un royaume » pouvait-on lire sur certaines plaques confectionnées pour les besoins de la cause.

Ces manifestants ont été reçus dans la salle des actes de la mairie de Labé par le premier adjoint maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Sampiring Diallo qui était entouré pour la circonstance de quelques conseillers communaux comme Elhadj Ousmane Guilla Diallo (4ème adjoint au maire), Alpha Souleymane Diallo, Elhadj Amadou Korka Barry, Elhadj Ibrahima Balassa Baldé et Younoussa Baldé.

Au cours des débats, les manifestants ont refusé catégoriquement toutes les propositions de sortie de crise faites par l’équipe de la mairie. Parmi ces propositions, Aliou Sampiring Diallo avait demandé aux contestataires de retourner et de se concerter pour désigner une équipe représentative de toutes les couches socioprofessionnelles de la localité (jeunes, femmes, notables, imams et chefs secteurs).

Face à ce refus, le maire adjoint a déclaré que la loi autorise la mairie à garder le cacher jusqu’à ce qu’il y ait entente dans le quartier. Un des manifestants a tout de suite demandé de président de séance de montrer l’article du texte de loi qui le dit. Il n’en fallait pas plus pour troubler la salle, parce que monsieur Sampiring ne pouvait pas montrer ce texte de loi. Sa colère est montée d’un cran alors.

Finalement, il a décidé de suspendre la séance sans que solution ne soit trouvée à cette épineuse crise qui divise les citoyens de Lombonna.

Cette situation est d’autant plus compliquée que la mairie de Labé ne considère pas Modi Amadou Diouldé Diallo comme adjoint au chef du quartier de Lombonna. Selon elle, aucun papier ne justifie la nomination de Modi Amadou Diouldé au poste de vice-président du conseil de quartier.

Faux rétorque les supporteurs de ce dernier, depuis des années, c’est Modi Amadou Diouldé qui assume cette fonction de vice-président du conseil de quartier au vu et au su de tout le monde y compris la mairie. A cet effet, il a d’ailleurs plusieurs fois assumé l’intérim du premier responsable du quartier quand se déplace pour ses soins médicaux.

Ce camp estime encore que le maire de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo soutient aveuglement Elhadj Amadou Tanou Bah et son fils.

Par contre, dans les couloirs de la mairie, on accuse l’ancien ministre et consul honoraire, Elhadj Boubacar Lombonna Diallo d’être à la base de cette fronde populaire contre le chef du quartier Lombonna.

Le retour très prochain du chef du quartier, Elhadj Amadou Tanou Bah à Lombonna atténuera-t-il cette crise qui commence à s’installer et à fissurer le tissu social du quartier ?

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Vol de bétail à Lélouma : un sous-préfet et un président de district condamnés

7 mai 2019 à 11 11 44 05445
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Les audiences correctionnelles se poursuivent à la justice de paix de Lélouma, en Moyenne Guinée. Dans la journée d’hier, lundi 06 mai 2019, un sous-préfet et un élu local ont été condamnés pour abus de confiance et usurpation de titre dans une affaire de vol de bétail, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, les deux prévenus dans ce dossier sont Mamadou Saliou Sidibé, sous-préfet de Parawol, et Thierno Nassirou Diallo, président du district de Parawol. Ils étaient poursuivis pour complicité de vol de bétail. Dans les débats, ajoute notre source, les faits ont été requalifiés en abus de confiance et usurpation de titre. Ils ont été reconnus coupables et condamnés à un an de prison assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

En effet, il y a de cela quelques temps, madame Mariama Diallo et Mamadou Benté Diallo étaient en conflit autour d’une vache dont chacun se réclamait propriétaire. Notre source ajoute que dans cette affaire, « le sous-préfet et le président du district de Parawol avaient été saisis, l’animal leur avait été confié en attendant qu’on trouve une solution. Mais, avant la prise de décision finale, le sous-préfet a fait une attestation de restitution à l’une des parties, sans en informer l’autre, en produisant un document signé et cacheté par lui et par le chef du district. Ils se sont érigés en juge dans ce dossier. Quelques temps après, la femme a appris que le sous-préfet a donné unilatéralement la vache à Benté. C’est ainsi qu’elle a saisi la justice ».

Sur l’action civile, la plaignante Mariama Diallo, a été reçue en sa constitution de partie civile. Les deux prévenus ont été solidairement condamnés au payement du montant d’un million 700 mille francs guinéens à titre principal, représentant le prix de l’animal litigieux, apprend-on.

Pour ce qui est de Benté Diallo, on apprend qu’il avait déjà revendu la vache. Il était poursuivi pour vol. Mais, on apprend que la justice l’a renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué.

De quoi mettre de l’eau dans le vin du sous-préfet et du président du district. De nos jours, nos villes et villages sont remplis d’administrateurs territoriaux et autres élus locaux qui rendent des décisions parfois iniques alors qu’ils n’ont ni la compétence encore moins les prérogatives. Pourvu que les magistrats suivent l’exemple du juge Ousmane Koulibaly de Lélouma qui a pris ses responsabilités dans cette affaire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : des candidats dénoncent une véritable magouille à Labé

7 mai 2019 à 10 10 14 05145

Les épreuves intellectuelles du concours de recrutement dans l’armée ont donné leur verdict à Labé. Les résultats du test écrit ont été publiés hier lundi, 06 mai 2019, dans cette ville. Si ces résultats apportent de la joie chez certains, chez d’autres par contre c’est la déception et même la colère, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils étaient nombreux les candidats au concours de recrutement dans l’armée à rallier le bloc administratif de la préfecture de Labé hier, lundi. Ils étaient venus voir les résultats du test écrit affichés sur les lieux pour savoir s’ils sont admis. Sur place, certains se frottaient les mains puisqu’ayant retrouvé leur nom sur la liste d’admis, tandis que d’autres étaient en colère. Ces derniers, à l’image de Boubacar Bah, dénoncent une véritable magouille dans ce concours.

« Quand je suis arrivé ce matin, j’ai trouvé que mon numéro de téléphone était attribué à une autre candidate. Directement, j’ai attiré l’attention du préfet qui était de passage et il a ordonné son secrétaire général de s’intéresser à mon cas. Mais, ce dernier n’a pas voulu le faire. C’est une magouille qui ne dit pas son nom qui a été organisée à Labé.

C’est à une fille qu’ils ont octroyé ma place parce qu’elle a une parente qui travaille à la préfecture. On nous a dit que c’est 300 candidats qui seront retenus à Labé, mais moi j’ai compté le nombre d’admis, il n’y a pas 300 personnes sur la liste. Peut-être qu’ils réservent le reste des places à des recommandés ou à d’autres qui vont passer par la corruption pour être pris », témoigne ce candidat.

Face à ces dénonciations, le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, a demandé aux candidats non satisfaits de leur résultat, de venir vérifier leurs feuilles d’examen. Après, les résultats seront transmis aux autorités compétentes à Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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