« A bas la composition » ! Manifestation des élèves à Mamou

21 janvier 2019 à 14 02 01 01011
image d’archive

Selon des citoyens de la ville carrefour qui viennent de contacter Guineematin.com au téléphone, des élèves battent actuellement le pavé dans la commune urbaine de Mamou. Ils protestent contre la tenue des compositions dont le démarrage était prévu pour ce lundi même, 21 janvier 2019.

« Ce sont des élèves en colère qui sont venus du lycée grand Ducal pour déloger ceux du lycée Doukouré avec des jets de pierres. Ils sont ensuite allés au lycée Cabral pour sortir les élèves qui s’y trouvaient. Mais, à Cabral, les forces de l’ordre sont intervenues à coup de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires», a expliqué une de nos sources.

Cette « marche contre la tenue de la composition » est aussi confirmée au téléphone de Guineematin.com par le principal du collège  »Siradio Diallo », sis dans l’enceinte du lycée Amilcar Cabral. « On avait déjà commencé la composition quand des élèves, venus d’autres écoles, se sont mis à jeter des pierres sur nos bâtiments, en scandant : ‘’à bas la composition’’. Les agents des forces de l’ordre sont intervenus rapidement. Ils ont tiré beaucoup de gaz lacrymogènes. Mais, certains élèves ont reçu des projectiles. Ils ont été conduits à l’hôpital régional », a expliqué le principal du collège, Mamadou Saliou Sigon Baldé.

De sources concordantes, une réunion de crise se tient actuellement (13 heures) au gouvernorat de Mamou.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : Tarambaly réserve un accueil chaleureux au ministre de la citoyenneté, fils du terroir

20 janvier 2019 à 20 08 17 01171

Les citoyens de Tarambaly, une nouvelle sous-préfecture située à 18 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont réservé, dans l’après-midi de ce dimanche, 20 janvier 2019 un accueil chaleureux à leur fils, Dr Mamadou Taran Diallo, devenu, il y a un mois, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Près d’un mois après sa nomination au poste de ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la société civile guinéenne a choisi ce dimanche, 20 janvier 2019, pour revenir dans son village natal, en vue de rendre un hommage mérité à ses parents et partager avec ses frères et sœurs l’honneur dont il fait l’objet à travers cette confiance placée en sa personne par le président Alpha Condé.

Ce retour à la source suite à cette promotion de ministre de la République qu’il vient d’avoir lui a donné droit à un accueil chaleureux de la part des populations de Tarambaly dont il est l’un des valeureux ressortissants à Conakry.

En prenant la parole pour exprimer au nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté le soutien indéfectible de la population locale, Siradiou Diallo, membre du conseil communal de Sannoun, Thierno Diouldé Barry, imam de Tarambaly et Elhadj Alpha Moussa Diallo, grand-frère de Dr Mamadou Taran Diallo ont tour à tour remercié le chef de l’Etat pour la visite présidentielle effectuée dans le district, l’érection de la localité en sous-préfecture et la confiance placée en un fils du terroir pour le poste de ministre de la République.

« Le Professeur Alpha Condé doit savoir qu’il n’a pas d’ennemis à Tarambaly » a rassuré l’imam du village, Thierno Diouldé Diallo qui confirmait ainsi les propos du porte-parole de la communauté, Siradiou Diallo : « les populations de Tarambaly réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de développement du chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée.»

Pour cette visite familiale, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté était accompagné d’une forte délégation des Sections RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Le secrétaire général de Labé I, Baaba Kouyaté et le secrétaire politique de Labé II, Mamadou Doumbouya ont alors mis l’occasion à profit pour inviter les parents de Dr Mamadou Taran Diallo de faciliter l’installation des organismes du parti présidentielle dans la sous-préfecture de Tarambaly. Ils l’ont fait en insistant surtout sur les avantages que les populations locales auront à tirer d’une telle ouverture politique.

Sur la question, dans un langage à peine voilé, le Ministre Mamadou Taran Diallo a déclaré avoir la certitude qu’au moment venu (comprendre lors des prochaines consultations électorales) que ses parents, frères et sœurs montreront qu’ils sont dans la dynamique de consolidation des acquis.

Au début de son intervention de circonstance, l’ancien activiste de la société civile a expliqué avec forces arguments que le poste qu’il vient d’obtenir dans le gouvernement guinéen a été attribué à la communauté de Tarambaly et localités voisines. C’est pourquoi, il a invité chacun et tous à ne ménager aucun effort pour mériter confiance placée en eux par le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

19 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une boutique cambriolée à quelques mètres de la prison civile

17 janvier 2019 à 18 06 35 01351

Des présumés voleurs ont cambriolé une boutique d’alimentation sise au quartier Kouroula, non loin du carrefour Tinkisso, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 17 janvier 2019. Les indésirables visiteurs sont entrés par effraction dans cette boutique pour emporter plusieurs produits, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La boutique en question se trouve au bord de la route nationale Labé-Pita, à quelques mètres de la prison civile, hautement sécurisée.

Interrogée sur la question, Aminatou Diogoma Diallo, mère de la propriétaire de la boutique, a expliqué ce qui s’est passé. « J’ai été informée de cette situation ce jeudi, aux environs de 9 heures, par des femmes qui revendent du carburant à côté. Quant je suis venue, j’ai ouvert la boutique et j’ai trouvé qu’ils sont effectivement rentrés par le toit. Pour le moment, il est très difficile de faire un inventaire sur la situation. Tout ce que je sais, ils ont emportés beaucoup de marchandises : de la mayonnaise, du beurre, des cartons de lait en poudre…. Heureusement que je n’ai pas laissé de l’argent dedans ».

Il faut noter que l’année dernière, dans les même lieux, une autre boutique avait été cambriolée dans les même circonstances. A l’époque, plusieurs marchandises avaient été également emportées.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vol de manuels scolaires à l’ENI de Labé : « je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie »

17 janvier 2019 à 10 10 21 01211

Un enseignant de l’ENI de Labé a comparu hier, mercredi 16 janvier 2019, devant le TPI de la ville. Il est accusé d’avoir volé des manuels scolaires appartenant à l’Ecole Normale des Instituteurs. Le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, justifiant son vol par une maladie dont il souffrirait, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le prévenu se nomme Abdoulaye Bah, enseignant à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Labé. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement 1811 manuels destinés à la formation des élèves de l’ENI de Labé pour les revendre sur le marché. A la barre du tribunal de première instance de Labé, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« C’est depuis le mois de novembre 2018 que j’ai commencé à soustraire certains livres de la bibliothèque de l’école. Ces manuels, je les revendais souvent à certains libraires de la commune urbaine. A part la commune urbaine, je revendais ces manuels aussi à un certain Mamadou Bobo qui quitte Conakry. On se rencontre souvent à Pita pour faire le marché. Je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie psychique qui me tracasse depuis longtemps », a-t-il expliqué devant le juge.

Après les explications du prévenu, l’un des libraires qu’il a cités comme étant ses clients a également comparu devant le tribunal. Thierno Hamidou Diallo, vendeur de livres au marché central de Labé, a nié en bloc la version de l’enseignant Abdoulaye Bah, qu’il dit n’avoir jamais connu auparavant.

« Je n’ai jamais connu ce monsieur. C’est vrai, je suis libraire. Mais, moi je n’ai jamais acheté de manuels à Labé. Les livres que je revends, je les achète à Conakry, à ENIPRA précisément. Et pour preuve, quand les services de sécurités sont partis à ma place pour m’interpeller, ils n’ont trouvé aucun document qui porte le cachet de l’ENI de Labé. Il m’accuse à tort », a déclaré le libraire.

Sékou N’Fanly Oularé

De son côté, le directeur de l’ENI de Labé, Sékou N’Fanly Oularé, a déploré l’attitude du prévenu qui a presque vidé la bibliothèque de l’école. Il a réclamé la restitution des documents volés ou alors le payement du montant équivalent à leur coût. Le tribunal a choisi la deuxième option, en lui demandant le coût des 1811 manuels soustraits. Mais, pour éviter des erreurs de calcul, le directeur de l’ENI a demandé à la juridiction de lui donner un peu plus de temps pour pouvoir faire une évaluation correcte et informer sa hiérarchie de la situation.

Le tribunal a accepté sa demande et renvoyé l’affaire au 23 janvier 2019.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : deux semaines après avoir été gracié, il est condamné à nouveau

16 janvier 2019 à 8 08 51 01511

Comme nous l’annoncions précédemment, un ex-détenu a été arrêté récemment à Labé pour vol, quelques jours seulement après sa sortie de prison suite à la grâce que le président de la République a accordée à plusieurs détenus à l’occasion de la fin de l’année 2018. Il a été jugé et condamné hier, mardi 15 janvier 2019, à trois ans de prison ferme, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Quelques jours seulement après avoir recouvré sa liberté suite à la grâce présidentielle dont il a bénéficié avec d’autres détenus en fin d’année 2018, Mamadou Diallo a été arrêté pour le vol de la moto du commandant de la garde communale de la ville. Il a passé quelques jours dans les mains de la police avant d’être déféré devant le tribunal de première instance de Labé.

A la barre, le prévenu a rejeté les charges qui pèsent contre lui, assurant qu’il est innocent dans cette affaire. « C’est un de mes amis du nom de Youssouf Diallo qui est auteur de ce vol. Ce dernier, qui a dérobé la moto du responsable de la garde communale, est venu me trouver à mon domicile un matin, aux environs de 7 heures 30 minutes, pour me demander de l’accompagner chez Kalidou. Ce qui fut fait. Mais dès que je suis arrivé, j’ai retourné aussitôt chez moi. C’est entre eux qu’ils ont fait l’affaire. Quelques temps après, Souleymane est venu me donner 20 000 GNF. Depuis lors, on s’est plus revu. Moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il déclaré.

Par contre, Ousmane Bah, le plaignant, persiste que c’est bien Mamadou Diallo qui a volé sa moto. « Le vendredi 04 janvier 2019, très tôt, un de mes agents qui rentrait de Conakry, a aperçu Mamadou Diallo qui rôdait aux alentours de notre bureau. Un peu plus tard, je suis venu trouver que ma moto n’est pas sur les lieux. Comme on savait que c’est un habitué des faits, on est sorti pour le rechercher. Et quand on a mis main sur lui, il n’a pas tardé à reconnaître le vol. Et c’est lui-même qui nous a montré l’épave de la moto qui était déjà démontée. Donc, il est l’auteur de ce vol », soutient le responsable de la garde communale de Labé.

Le plaignant ajoute qu’il est victime d’’un règlement de compte de la part de Mamadou Diallo qu’il a arrêté il y a quelques années et mis à la disposition de la justice pour vol. Infraction pour laquelle, le jeune homme avait été condamné à 4 ans de prison. Il a passé plus de 3 ans à la prison civile de Labé avant de bénéficier de la grâce du président Alpha Condé. Ousmane Bah a demandé donc à ce que le prévenu soit condamné au payement d’un montant de 2 millions 500 mille francs guinéens, somme qui lui permettra de réparer sa moto.

De son côté, le procureur a estimé que les noms : Souleymane et Kalidou (en fuite selon le prévenu), ne sont que des noms imaginaires. Pour lui, Mamadou Diallo est effectivement coupables des faits qui lui sont reprochés. Il est récidiviste. C’est grâce à la bonté du chef de l’Etat qu’il a été libéré. Il a bénéficié de ce que plusieurs détenus veulent. Sur la liste des graciés à Labé (10 au total), il occupe la deuxième place. Et au niveau national, il occupe la 167ème place. Mais on voit que sa place c’est en prison. Par conséquent, je vous demande monsieur le président du tribunal, de condamner Mamadou Diallo à 10 ans de prison ferme », a requis le représentant du ministère public.

Finalement, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés. La juridiction l’a condamné à 3 ans de prison ferme et au payement des 2 millions 500 mille francs guinéens réclamés par la partie civile. Mamadou Diallo a regagné donc la prison civile de Labé, deux semaines seulement après l’avoir quittée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Koubia : plusieurs dégâts matériels déplorés

15 janvier 2019 à 18 06 54 01541

Un incendie d’origine inconnue s’est produit en début de soirée de ce mardi, 15 janvier 2019 dans la commune urbaine de Koubia. Le feu s’est déclaré dans un bâtiment situé aux alentours du marché central de la ville. Il n’y a pas eu de victimes, mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’incendie est survenu aux environs de 17h30’ dans un bâtiment abritant un atelier de couture et des logements. Le feu s’est déclaré au niveau du toit et la fumée a alerté les gens. Immédiatement, plusieurs personnes ont accouru pour apporter de l’eau afin d’éteindre le feu.

Certains jeunes ont rapidement défoncé les portes et fenêtres des chambres qui étaient fermées pour tenter de sauver les biens se trouvant à l’intérieur. Mais, malgré tout, plusieurs dégâts ont été déplorés. Des habits, des fauteuils et d’autres biens ont été consumés par le feu dans les trois chambres touchées en plus de l’atelier de couture.

Finalement, les citoyens ont réussi à éteindre le feu pour limiter les dégâts. La cause de l’incendie n’est pas encore connue.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le sous-préfet de Sanoun menace d’éliminer la classe de 10ème pour fait de grève

14 janvier 2019 à 20 08 22 01221
Faya Mara, sous-préfet de Sanoun

Alors que l’on se félicite de la reprise des cours, au lendemain de la signature du protocole entre le gouvernement et le SLECG, le sous-préfet de Sanoun, dans la préfecture de Labé, veut ramer à contre-courant. Faya Mara menace tout simplement de fermer la seule classe de 10ème année de la localité, à cause du soutien des élèves à la grève de leurs professeurs, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les cours ont été interrompus au collège de la commune rurale de Sanoun ce lundi, 14 janvier 2019, par le sous-préfet. Faya Mara accuse les élèves de la classe de 10ème année d’avoir accompagné les enseignants grévistes dans leur manifestation. Ainsi, il ne veut ni plus ni moins que la fermeture de la classe de 10ème année

Siradiou Diallo

Selon Siradiou Diallo, professeur de Mathématiques au collège de Sanoun, « j’étais en situation de classe, lorsque le sous-préfet, accompagné du principal du collège, est venu s’adresser aux élèves. Il leur a dit que, comme ils n’ont pas voulu suivre les cours pendant la grève des enseignants, il va fermer cette classe de 10ème. Il a dit qu’il va mettre un cadenas sur la porte, que les élèves n’ont qu’à aller ailleurs pour poursuivre leurs études. Le principal n’a rien trouvé à redire. C’est surprenant qu’une autorité administrative s’ingère dans les affaires éducatives en lieu et place de la DPE ou de L’IRE. D’ailleurs, je dirais que le sous- préfet agit en complicité avec le principal du collège. Car, pendant la période de grève, c’est le principal lui même qui a pris les dossiers des dix premiers élèves admis pour la 10ème pour d’autres écoles ».

Interrogé sur la question, le sous-préfet se défend en ces termes : « j’ai pensé à cette mesure parce qu’ils ne veulent pas étudier. Malgré les multiples sensibilisations que nous avons menées pendant cette grève, pour que les cours se déroulent normalement, ces élèves de la 10ème, en complicité avec leurs patents, ont refusé sciemment de répondre à notre appel. Aujourd’hui, malgré la suspension de la grève des enseignants, ils ne sont pas plus de 10 élèves sur un total de plus de trente. C’est pour quoi j’ai émis cette idée de fermer cette classe pour la faire remplacer par une deuxième classe de 7ème année. Celle qui existe est déjà pléthorique. Ça nous permettra donc de la décongestionner. Pour le moment, la classe n’est pas fermée, je vais informer ma hiérarchie avant d’agir. Car, laissez-moi vous dire qu’avec cette de 10ème, on risque de n’avoir aucun admis au BEPC », pense Faya Mara.

Pour le moment, il n’y a aucune réaction des autorités en charge de l’éducation au niveau préfectoral et régional.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Madina Niannou : chaleureux accueil pour Chérif Abdallah

14 janvier 2019 à 20 08 02 01021

Arrivé hier, dimanche 13 janvier 2019, à Madina Niannou, dans la préfecture de Koubia, en moyenne Guinée, pour présenter les condoléances suite au décès du Saint de la localité, Elhadj Thierno Oumar Diallo, le 2 Janvier dernier, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a bénéficié d’un accueil à la hauteur de sa personnalité.

Satisfaits de cette visite surprise, les sages de la localité ont désigné Monsieur Chérif Abdallah pour diriger la prière et le prêche du jour.
Elhadj Thierno Oumar Diallo était ami à Chérif Mohammed Fadilou Haïdara Kansato Daka Labé, le père du patron du GOHA.

A rappeler que monsieur Chérif Mohamed Abdallah était accompagné des sages et des membres du GOHA de Labé.

Mohamed Aly Barry pour gohainfo.com

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Pita : décès du nouveau maire de Ley-Miro

13 janvier 2019 à 11 11 23 01231

Abdoul Aliou Sall, le tout nouveau maire de la commune rurale de Ley-Miro, préfecture de Pita, a tiré sa révérence hier, samedi 12 janvier 2019, dans une clinique de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com des proches du défunt.

Marié à deux femmes et père de nombreux enfants, Abdoul Aliou Sall, la soixantaine, était hospitalisé dans une clinique à Conakry. Tête de liste de l’UPR aux élections locales de février dernier, Abdoul Aliou Sall, avec une courte victoire de 5 conseillers sur 17, avait réussi à arracher la mairie, en octobre 2018, grâce à une coalition de deux autres formations politiques de la mouvance présidentielle : le RPG arc-en-ciel et les NFD.

L’annonce de son décès a été faite par le leader de l’UPR, à la Minière, où militants et responsables étaient réunis pour célébrer en différé les 20 ans d’existence de ce parti.

Elhadj Ousamne Bah, très ému, a rendu un hommage appuyé à ce militant des premières heures du parti avant de faire observer une minute de silence pour le repos de l’âme du disparu. Selon le programme, le corps de Monsieur Sall sera transporté dès ce dimanche à Ley-Miro pour son enterrement, prévu demain, lundi, après la prière de 14 heures.

Guineematin.com présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et aux populations de Ley-Miro.

Paix à l’âme du maire Abdoul Aliou Sall. Amen !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manifestation des élèves à Labé : les précisions du directeur préfectoral de l’éducation

10 janvier 2019 à 16 04 41 01411

Le directeur préfectoral de l’éducation par intérim (DPE) de Labé, Ousmane Baïlo Diallo, vient de se confier à votre quotidien en ligne pour apporter des précisions sur l’origine de ce mouvement d’humeur des élèves qui a perturbé les cours, dans la matinée de ce jeudi, 10 janvier 2019, dans certains établissements scolaires de la ville, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le directeur préfectoral de l’éducation par intérim (DPE) de Labé, Ousmane Baïlo Diallo le mouvement des élèves qui a perturbé les cours dans certains établissements scolaires de la commune urbaine est venu de l’école primaire de Bowounloko, située du côté Est de la mosquée centrale.

«Certaines écoles ont été perturbées à partir de 9h 30. C’est parti de l’école primaire de Bowounloko d’où le groupe est parti pour faire sortir les élèves qui étaient dans le complexe scolaire Thyndel-Wouro, avant de continuer sur Saint André et Konkola » a-t-il expliqué.

Ousmane Baïlo Diallo

Contrairement au témoignage de Daouda Diallo, porte-parole des élèves de Labé, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Ousmane Baïlo Diallo, indique que les enfants de Yacine Diallo ont été libérés par la Direction du groupe scolaire un peu avant le mouvement qui a paralysé la ville.

« Au niveau de Yacine Diallo, les élèves ont été libérés parce que ce complexe a perdu un enseignant. Ils ont libéré les élèves très tôt pour compatir à ce décès » a-t-il ajouté.

Parlant de bilan de la journée, notre interlocuteur qui a été interrogé aux environs de 15h 30 a expliqué au téléphone de Guineematin.com n’avoir pas reçu d’abord de compte rendu des différents chefs d’établissement et délégués communaux de l’éducation.

Il a simplement révélé que l’administratrice du complexe scolaire privé Saint André a rencontré le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah pour se plaindre pour des menaces qu’elle aurait reçu et des dommages causés au préjudice de son établissement.

« A l’heure où je vous parle, je n’ai pas reçu d’informations en terme de bilan. Seulement, la sœur de Saint André est allée à la préfecture pour dire qu’elle est victime de menaces et que les bâtiments de son école ont été caillassés. Le préfet a répondu qu’elle peut porter plainte » a confié le DPE par intérim, Ousmane Baïlo Diallo.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lélouma : lancement de plusieurs projets de développement socio-économique à Hérico

10 janvier 2019 à 13 01 09 01091

Plusieurs projets de développement socio-économique ont été lancés, hier mercredi, 09 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Hérico, préfecture de Lélouma. Des personnalités venues de tous les horizons ont participé à cet événement axé sur des questions aussi variées que la santé, la culture maraîchère et l’éducation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Hérico.

C’est dans le cadre du jumelage des communes de Hérico (Guinée) et de Gasteiz (Espagne) qu’a eu lieu le lancement de deux (2) projets portant sur la culture maraîchère et la prévention de la malnutrition. La culture maraîchère en est à sa deuxième phase alors que la prévention de la malnutrition vise les enfants de 6 à 59 mois à travers l’utilisation des aliments locaux. Il a été aussi procédé à l’inauguration de la première bibliothèque de la localité.

L’exécution de ces projets est confiée à l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH). Le tout s’inscrit dans le cadre du projet WALOLODERAL GASTEIZ HERICO (WGH), financé par le fonds solidaire 07-OSAKLDETZA.

Mme Maimouna Diallo

Dans son discours, Madame Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), a dégagé l’importance du projet qui a vise à « contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à la prévention et à l’utilisation d’aliments locaux par les mères allaitantes de manière adéquate, afin que les mères soient responsables du traitement de la malnutrition infantile ».

Pour y arriver, Maimouna Diallo a expliqué à l’assistance que plusieurs actions sont envisagées : sélectionner et former dix huit (18) mamans lumières dans les neuf (9) districts; identifier et sélectionner deux cent seize (216) enfants souffrant de malnutrition ; référer tous les enfants atteints de malnutrition aiguë dans la zone d’intervention du projet à un établissement de santé pendant l’exécution du projet; développer et diffuser un spot publicitaire destiné aux femmes en âge de procréer sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’hygiène pendant l’exécution du projet…

Mamadou Alpha Barry

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) a remercié les ressortissants vivant en Espagne qui ont initié ces projets ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ensuite, monsieur Barry a fait savoir que « le lancement de ces projets ouvre une nouvelle ère pour la culture maraîchère à Hérico, qui va booster davantage la production agricole, l’autonomisation des femmes à travers la création des activités génératrices de revenus, contribuer à la sécurité alimentaire des populations, sensibiliser et former les groupements à la culture maraîchère, contribuer à la prise en charge de la malnutrition infantile et améliorer les moyens de subsistance des ménages ».

Après le lancement de ces projets, il s’en est suivi l’inauguration de la première bibliothèque de la sous-préfecture de Hérico. La réalisation de ce bijou est l’œuvre des ressortissants de Hérico vivant au Canada. Le but est de permettre aux enfants de Hérico de se cultiver davantage et d’être compétitifs devant n’importe quel élève guinéen.

A rappeler que des produits de saponification et de teinture, fabriqués par les groupements de la localité, ont été présentés à la foule.

De Hérico, Ousmane Dieng, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Mortalité maternelle : les faiblesses des structures de santé de la région de Labé

9 janvier 2019 à 8 08 16 01161

En 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès de femmes ayant trouvé la mort seulement pendant l’accouchement, une circonstance douloureuse qui, selon les spécialistes, constitue un seul indicateur de mortalité maternelle, parmi plusieurs autres, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Mamadou Houdy Bah

Sur 45 mille naissances vivantes attendues par an dans la Région Administrative (RA) de Labé qui compte une population totale estimée à 1 millions 200 mille habitants, plusieurs femmes meurent dans la période comprise entre la conception et 40 jours après l’accouchement, explique le directeur régional de la Santé (DRS), Dr Mamadou Houdy Bah.

« Le taux actuel dans notre pays indique que 550 femmes meurent en République de Guinée sur 100 mille naissances vivantes. Quand vous prenez une population comme celle de la Région Administrative de Labé, qui a au moins 1 million 200 mille habitants, nous nous attendons à 45 mille naissances vivantes par an. En calculant le taux, vous trouverez qu’il y a beaucoup de femmes qui meurent dans la région sans qu’elles soient prises en compte dans les statistiques, parce que généralement la population ne tient compte que celles qui trouvent la mort pendant l’accouchement. C’est ce qu’elle appelle mortalité maternelle. Et si nous tenons compte de ce seul indicateur, en 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès maternels. Cette donnée statistique est bien très loin en dessous de la réalité sur le terrain » a indiqué le patron de la région sanitaire de Labé.

Sur les causes de ces décès maternels, les spécialistes rencontrés citent essentiellement le paludisme, les hémorragies, les infections et les anémies.

« C’est pourquoi, quand vous allez dans les structures de santé on prend beaucoup de précaution pour vraiment supplémenter la femme en fer. Pendant l’accouchement aussi, on lui donne beaucoup de médicaments. Si c’est dans les hôpitaux, elle est césarisée » a ajouté Dr Mamadou Houdy Bah.

Il est à noter que sur les 46 décès enregistrés dans la région, le taux le plus élevé a été notifié à l’hôpital régional, parce que, dit-on, les centres de santé et hôpitaux préfectoraux réfèrent souvent les cas compliqués à Labé.

Pour atteindre l’objectif de zéro décès maternel par an, conformément au principe qui voudrait qu’aucune femme ne meure en donnant la vie, celle qui est en état de famille doit, dès la conception, écouter le conseil de son médecin, utiliser les moustiquaires pour se prévenir contre le paludisme, se faire consulter auprès des structures de santé qui vont chercher les causes probables de son décès et la référer à temps. Dans ces conditions, elle peut être césariser si c’est nécessaire.

Dr. Thierno Ibrahima Kourouma

Cependant, la réalité est toute autre dans cette région très étendue constituée de villages très enclavés où des véhicules ne viennent qu’une fois par semaine, avec des routes impraticables, rendant impossible les évacuations d’urgence en cas de complication.

A ces facteurs, le directeur préfectoral de la Santé (DPS) de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma ajoute un autre élément favorisant des retards dans la prise en charge médicale : la population ne connait pas les signes de dangers pour évacuer immédiatement une femme en grossesse vers les structures de santé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Dalaba : Guicopress démarre des travaux de bitumage des voiries urbaines

8 janvier 2019 à 9 09 35 01351

Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont été lancés hier, lundi 07 janvier 2018, par l’entreprise Guicopress. Un lancement qui intervient quelques jours après la visite des lieux par le président Alpha Condé, qui avait procédé à la pose de la première pierre desdits travaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est désormais une réalité. Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont commencé ce lundi, comme l’avait annoncé le président Alpha Condé, lors de sa récente visite au Fouta.

Selon le Directeur du projet, M. Armel, « dans le cadre du désenclavement des villes du Fouta, notamment Labé, Pita, Dalaba, le groupe Guicopress a été retenu pour effectuer les travaux de construction et de bitumage des différentes voiries citées. C’est à l’issue du passage du président de la République que nous avons reçu l’ordre de lancer les travaux. Ce qui explique notre présence à Dalaba ».

A la question de savoir pourquoi l’entreprise a commencé par Dalaba, avant les autres préfectures, monsieur Armel dit que « nous avons sollicité commencer par Dalaba pour deux raisons techniques : premièrement, pour apprécier les matériaux qui sont dans la zone et ; deuxièmement, Dalaba est plus proche de Conakry pour nous permettre d’apprécier les difficultés en termes de mobilisation. Les semaines suivantes nous allons continuer sur les autres villes (Pita et Labé). Présentement, une bonne partie du matériel et du personnel est mobilisé. Nous recruterons le personnel complémentaire ici à Dalaba. Il en sera de même pour Pita et Labé ».

En outre, notre interlocuteur est revenu sur les détails techniques des travaux à exécuter. « En ce qui concerne la consistance des travaux, il s’agit des travaux des voiries urbaines avec des caractéristiques connues, une emprise de 10 mètres, une couche de roulement de 07 mètres, une couche de fondation de 20 cm et une couche de roulement de 05 cm avec des ouvrages d’ assainissement des caniveaux, des dalots d’embellissement. Au jour d’aujourd’hui, les études sont carrément terminées. Nous avons le projet qui a été transmis à la mission de contrôle », a-t-il expliqué.

Pour finir, ce responsable de Guicopress sollicite « l’aide des autorités à tous les niveaux ainsi que la participation de toute la population, parce qu’elle est la première bénéficiaire ».

Depuis Hammady Sow pour Guineematin.com

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Labé : les leaders syndicaux des conducteurs de taxi-motos contestés par la base

8 janvier 2019 à 8 08 01 01011

Les responsables des deux sections syndicales du secteur des taxi-motos (CNTG et USTG) de la commune urbaine de Labé sont actuellement confrontés à une fronde interne qui conteste leurs légitimités en raison de l’expiration de leur mandat électif depuis février 2018, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Une délégation des conducteurs de moto-taxis composée des différents chefs des gares de la ville a rencontré hier, lundi 07 janvier 2019, les nouvelles autorités communales pour demander un appui en vue de l’organisation des congrès de renouvellement des bureaux exécutifs des deux sections syndicales de la corporation, à savoir la CNTG et l’USTG, accusées d’opacité dans la gestion des taxes de stationnement qui n’arrivent, dit-on, pas dans les caisses de la commune urbaine de Labé.

Alpha Oumar Savané

« Nous voulons avoir le congrès forcement, parce que le mandat de ceux qui sont dans le bureau actuellement est expiré depuis plus d’un an. Maintenant, nous prions les autorités de passer par tous les moyens pour organiser le congrès. Mais, nous remarquons que les responsables syndicaux refusent d’organiser le congrès. Cette mobilisation que vous voyez ici c’est pour montrer que nous voulons le congrès immédiatement » a expliqué au micro de Guineematin.com, Alpha Oumar Savané.

La délégation des chefs de gare a notifié aux nouvelles autorités communales de Labé que les conducteurs de taxi-motos ne vont plus verser les taxes de stationnement aux responsables actuels de leurs syndicats. « Nous sommes à la commune parce que nous savons que les taxes qu’on recouvre appartiennent à la collectivité. Nous voulons que les autorités communales désignent d’autres percepteurs, parce que nous ne reconnaissons plus ceux qui sont dans les bureaux des syndicats de la corporation actuellement. Ils ne parlent plus en notre nom. Nous n’avons plus de syndicats, parce que leur mandat est expiré » a précisé un des chefs de gare, Thierno Abdourahmane Diallo.

Les autorités communales ont promis de donner une suite à la revendication des conducteurs de moto-taxis le plus rapidement possible.
« Nous allons nous concerter pour prendre des dispositions en vue de résoudre cette crise au sein de la corporation le plus rapidement possible » a rassuré Thierno Younoussa Baldé, membre du conseil communal de Labé.
Il est à préciser qu’il y a environ 10.000 motos en circulation dans le secteur du transport en commun dans la ville de Labé. Et chaque moto est facturée à 500 francs guinéens de taxe de stationnement par jour.

Mais, en croire le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, cette recette qui n’arrive pas dans les caisses de la sa collectivité. D’où la nécessité de prendre des dispositions pour arrêter cette évasion fiscale sans précédent. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’Union Locale des Travailleurs de Labé (CNTG) et l’Union Syndicale des Travailleurs de Labé (USTG) tutelles directes des bureaux syndicaux contestés par la base ne font rien pour ramener le calme au sein du secteur des moto-taxis dans la ville.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Koubia : un apprenti chauffeur tué dans un accident de la circulation

4 janvier 2019 à 19 07 14 01141

Un accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 03 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Gadha Woundou (Préfecture de Koubia). C’est un camion transportant des madriers qui s’est renversé et les bois sont tombés sur l’apprenti chauffeur qui a été quasiment broyé, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

Mamadouba Banks Camara

Selon des informations reçues auprès des responsables du syndicat des transporteurs de Labé, l’accident s’est produit à une cinquantaine de kilomètres de la sous-préfecture de Fafaya. « Le camion qui transportait des madriers tentait de monter une colline, lorsqu’il a reculé sous le poids de la charge, et s’est finalement renversé. L’apprenti chauffeur était assis sur les madriers au moment des faits. Les bois sont tombés donc sur lui et il a rendu l’âme », explique Mamadouba Banks Camara, le chargé des conflits et négociations au bureau de la CNTG de Labé.

Il souligne que le constat des services de sécurité a révélé que l’accident est dû à la surcharge et au mauvais état de la route. Le chauffeur a été arrêté et conduit à la gendarmerie routière de Labé où il est placé en garde à vue.

A noter que les accidents de la circulation sont récurrents dans la région administrative de Labé où beaucoup de localités restent difficilement accessibles à cause du manque de routes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 10 prisonniers graciés par Alpha Condé regagnent leurs domiciles (Procureur)

3 janvier 2019 à 18 06 39 01391

En exécution du décret du président Alpha Condé, accordant la grâce à certains condamnés, dix (10) détenus de la prison civile de Labé ont regagné leurs domiciles ce jeudi, 03 janvier 2019. L’annonce de l’exécution de cette mesure a été faite par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de la fin de l’année 2018, le président Alpha Condé a accordé la grâce au total à deux cents vingt deux (222) détenus à travers la Guinée. Pour ce qui est de Labé, ils sont au total dix (10) détenus à avoir bénéficie d’une remise totale de peine, à travers le décret N°/2018/330/PRG/SGG du 31 décembre 2018. Selon le procureur Ansoumane Dounoh, ces détenus étaient poursuivis pour, entre-autres, des faits de vol, d’escroquerie, d’abus de confiance et de menaces.

Interrogé par Guineematin.com, le procureur a précisé que tous les détenus concernés par la grâce présidentielle ont regagné ce jeudi leurs familles respectives. « A Labé, il y a eu dix personnes qui ont été graciées par le président de la République. Chacun a pu regagner sa famille. Parmi eux, aucune femme, car il n’y en a même pas à la prison civile de Labé. D’ailleurs, ceux qui viennent d’être libérés, ils ont purgé presque la moitié de leur peine. Il y a certains même qui devaient être libérés en ce mois de janvier 2019 ».

Cependant, Ansoumane Dounoh a mis en garde les graciés contre toute récidive. « Ce que j’ai à dire à ces prisonniers graciés, c’est de ne pas sortir et commettre d’autres infractions. S’ils le font, ils reviendront encore en prison. J’espère bien sue le temps qu’ils ont fait là-bas leur a servi. Donc, à leur sortie, ils n’ont qu’à bien se comporter. Mais, la grâce dont ils ont bénéficié ne concerne seulement que la peine de prison. Ce qu’ils doivent aux gens, ils vont le rembourser, car la grâce ne considère pas cela », a mentionné le procureur.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koubia en deuil : le saint de Madina Niannou s’est éteint

2 janvier 2019 à 16 04 59 01591

La préfecture de Koubia vient de perdre un de ses baobabs. Le saint de Madina Niannou dans la sous-préfecture de Matakaou, Elhadj Thierno Oumar Diallo, est décédé dans la nuit du mardi à ce mercredi, 02 janvier 2019.

Le leader religieux a rendu l’âme au Maroc où il avait été évacué par le président de la République, Alpha Condé, pour des soins, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Koubia.

Le défunt était érudit, imam et maître coranique. Des titres qu’il a hérités de son père il y a 60 ans. Il était l’un des leaders religieux les plus respectés du Fouta Djallon. Elhadj Thierno Oumar Diallo a tiré sa révérence à l’âge de 96 ans des suites de maladie. Il laisse derrière lui 4 épouses et 29 enfants.

Nous y reviendrons !

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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