Labé : un enfant de deux ans retrouvé mort dans une fosse septique

18 septembre 2019 à 20 08 54 09549

Le corps sans vie d’un enfant de deux ans, du nom d’Idrissa Barry, a été retrouvé dans une fosse septique ce mercredi, 18 septembre 2019, au secteur Thindel Gouba, du quartier Madina, dans la commune Urbaine de Labé. Il était porté disparu depuis le 30 août dernier, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cet enfant avait été perdu de vue par sa famille depuis le 30 août 2019. C’est seulement dans la soirée de ce mercredi que son corps a été retrouvé dans une fosse septique.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Thierno Mamadou Nouhou Barry, un des oncles du défunt, a expliqué ce qu’il sait du drame. « C’est le 30 août dernier qu’il a été perdu de vue aux environs de 11 heures. Depuis, on ne cesse de le rechercher. On a même fait des communiqués radiodiffusés le concernant. Mais, c’est ce mercredi qu’on a découvert son corps dans cette fosse septique. C’est quelqu’un qui était parti à cet endroit pour se mettre à l’aise qui a découvert dans le trou un objet qui ressemble à une chaussure. Il a jeté un regard dans le trou et aussitôt, ça lui a ressemblé à un être humain. Directement, il a alerté le chef secteur qui à son tour, a informé le chef quartier et les services de sécurité. Nous l’avons reconnu à travers les habits qu’il portait ».

Le corps du défunt a été sorti du trou en présence des services de sécurité et des responsables du quartier de Madina. Ces derniers ont déclaré que c’est la seconde fois qu’un enfant perd la vie dans ce secteur dans des conditions similaires.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Deux syndicalistes condamnés à Mamou : la colère de l’USTG d’Abdoulaye Sow

18 septembre 2019 à 18 06 46 09469

Deux responsables syndicaux membres de l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow ont été condamnés hier, mardi 17 septembre 2019, à Mamou. Reconnus coupables de coups et blessures volontaires, violence et voit de faits, Mamadou Samba Bah et Mamadou Hady Bah ont écopé d’un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun. L’USTG, centrale dont ils sont membres, parle d’une tentative d’intimidation et dénonce une décision inacceptable, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au lendemain du procès qui a abouti à la condamnation de leurs camarades, les responsables de l’USTG version Abdoulaye Sow ont tenu une réunion ce mercredi, 18 septembre 2019, à leur siège à Kaloum (Conakry). A l’issue de la rencontre, Abdoulaye Sow, le secrétaire général de la centrale syndicale, a fustigé une situation extrêmement grave et inacceptable.

« D’abord, vous comprendrez vous-mêmes que ce qui s’est passé à Mamou n’est pas normal. Les autorités préfectorales et régionales se mêlent des affaires syndicales, ça c’est extrêmement grave. On envoie des policiers, des gendarmes armés pour attaquer un syndicat, défoncer des portes, battre des syndicalistes et les emprisonner, ça c’est des actes d’un autre âge et c’est inacceptable », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi, ajoute monsieur Sow, « nous demandons au gouvernement du Premier ministre Kassory, même au chef de l’Etat qu’une enquête soit diligentée sur ce qui s’est passé à Mamou. Parce qu’ils sont en train de dire qu’on leur a demandé d’agir ainsi. Cela est, pour moi, choquant et inacceptable. Que des gens se mêlent des affaires syndicales et constituent une entrave à la liberté syndicale, ça c’est déjà choquant. En ce qui concerne le jugement, ils ont fait quoi pour être jugés ? Ils n’ont rien fait, c’est juste du folklore, ils n’ont rien fait », estime le leader syndical.

Abdoulaye Sow indique son camp n’acceptera pas cette décision du tribunal de Mamou. « Ce jugement est décevant, les magistrats devraient être hors de ce jeu-là, ils ne doivent pas s’engager dans ce qui est orchestré et dans ce qui est faux. Ce n’est pas normal. Donc le verdict qui est rendu est inacceptable, ça ne nous laisse ni chaud, ni froid. Notre avocat maître Béa a esté justice, on va voir ce que ça va donner. Mais, c’est simplement de l’intimidation et on ne va pas l’accepter », prévient le syndicaliste.

Le secrétaire général de l’USTG souligne aussi que parallèlement à l’appel que leur avocat a interjeté, ils sont en train d’analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions urgentes à prendre. « D’ailleurs, on a menacé la fois dernière de faire des grèves. S’ils ne font pas attention, nous allons tout fermer et ils vont comprendre la nécessité de ne pas s’immiscer dans les affaires syndicales », prévient Abdoulaye Sow.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Recrudescence du viol : une caravane de sensibilisation organisée à Mamou

18 septembre 2019 à 11 11 09 09099

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », une caravane de sensibilisation a été organisée hier, mardi 17 septembre 2019, dans la commune de Mamou. L’activité vise à promouvoir une meilleure collaboration entre la police et les citoyens dans la lutte contre les cas de viols, devenus récurrents en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Même s’il n’y a pas de statistiques fiables en la matière, des cas de viols impliquant particulièrement des mineures sont de plus en plus dénoncés en Guinée. Ce qui laisse croire à une recrudescence du phénomène du viol dans le pays. C’est suite à ce constat que ce projet financé par le Département d’Etat américain et mis en œuvre par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE, a décidé d’organiser cette caravane de sensibilisation dans la ville de Mamou. « J’ai confiance à la police, je collabore avec les commissariats pour une meilleure sécurité » ; « N’hésitez pas à vous rendre aux commissariats car la police est à votre service », sont les slogans de cette campagne.

Mamadou Bella Baldé, secrétaire général chargé des collectivités

En compagnie de plusieurs femmes, les organisateurs ont sillonné certains endroits, à commencer par la préfecture. Ils ont échangé avec Mamadou Bella Baldé, le secrétaire général chargé des collectivités, autour de cette question. « Nous sommes très ravis de recevoir ce projet qui s’engage aujourd’hui à lutter contre le viol, qui est devenu un fléau aujourd’hui dans notre pays. Nous saluons leur engagement. Nous leur demandons de continuer ce combat pour freiner ce phénomène. Nous sommes là en harmonie avec les services de défense et de sécurité. Et si un projet nous appuie dans ce sens, nous pouvons circonscrire toutes les activités qui vont ternir l’image de Mamou et nuire à la population. Nous demandons à tout le monde de s’impliquer dans ce combat », a lancé monsieur Bella Baldé.

Aye Mady Fofana du CECIDE

Après la préfecture, la caravane s’est rendue au commissariat central de Mamou pour échanger également les responsables de ce service de sécurité. « Le choix de la visite du commissariat central de Mamou, c’est avant tout pour rétablir la confiance entre la police et la population. C’est aussi pour permettre à la population de savoir comment fonctionne un commissariat et voir chaque service et les problèmes qu’il traite. Il s’agit également de savoir comment les services fonctionnent pour que les femmes puissent savoir à qui il faut s’adresser dorénavant en cas de problème », a expliqué Mady Fofana du CECIDE.

Devant les responsables du projet et les femmes membres de la caravane, le commissaire divisionnaire Elhadj Lancei Camara, directeur régional de la police de Mamou, a condamné les violences sexuelles avant d’exprimer l’engagement de sa juridiction à lutter contre ce phénomène.

Elhadj Lancei Camara, Directeur régional de la police de Mamou

« Nous avons une seule vision : combattre les violences sexuelles. Ces derniers temps, nous avons constaté la recrudescence des cas de viols. C’est contraire à nos mœurs. Les formes de viols sont nombreuses. Même le fait d’épouser une fille de 12 ans ou l’obliger à avoir des rapports sexuels, c’est une forme de viol. Nous vous remercions de votre combat. La police est à votre disposition pour combattre le viol et tous les travers sociaux. Les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. C’est pourquoi le président aime toujours dire qu’il préfère confier les responsabilités aux femmes. Nous vous encourageons davantage à avoir plus de contact avec la police. Je ne suis pas d’accord qu’on maltraite les femmes. Chaque fois que vous avez besoin de nous, nous sommes à votre disposition », a rassuré le responsable de la police de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Mamou : les citoyens refusent le débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Une journée de consultation sur le changement de l’actuelle constitution a été organisée ce mardi, 17 septembre 2019, dans la ville de Mamou. Mais, la rencontre a été sabotée par plusieurs citoyens opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisée à la maison des jeunes de Mamou, cette rencontre a connu une forte mobilisation des citoyens. Des jeunes, des femmes et même des vieux ont répondu à l’appel du gouverneur de la région administrative. Amadou Oury Lémy Diallo avait diffusé un communiqué invitant les habitants de la ville carrefour à une journée d’information et de sensibilisation sans préciser le sujet qui sera abordé à cette occasion.

Au lieu de la rencontre, l’ambiance était détendue et la musique résonnait avant l’arrivée des officiels. Mais, peu après l’arrivée de la délégation conduite par le gouverneur de Mamou, la situation a changé. Cela, suite à l’introduction faite par le chargé de l’organisation des collectivités à la préfecture de Mamou, Balla Condé. Ce dernier a annoncé que cette rencontre est organisée dans le cadre des consultations en cours autour de la nécessité ou non de changer l’actuelle constitution.

Une annonce qui choque l’assistance et provoque des tensions sur place. Installés sur des chaises, les citoyens se sont aussitôt levés dans un total brouhaha. Ils ont rangé les chaises et sont restés debout en scandant des slogans hostiles au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est dans ce contexte que le président de l’alliance futuriste, organisateur de l’événement, a tenu son discours devant un auditoire sourd.

Mamadou Barry a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de la paix, la cohésion sociale et l’acceptation de la diversité. Mais aussi pour débattre sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Il a exhorté l’assistance à ne pas refuser le débat, mais n’a jamais réussi à se faire entendre. Après son discours, la séance a été aussitôt levée et les gens se sont dispersés sans heurts.

Une rencontre de ce genre a été empêchée ce même mardi à Boffa. Là-bas, plusieurs jeunes membres du FNDC ont bloqué la route pour empêcher le passage des organisateurs de l’événement. Ces derniers ont dû finalement rebrousser chemin pour rentrer à Conakry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Mamou : de nombreux acteurs sensibilisés dans la lutte contre la récurrence des viols

16 septembre 2019 à 19 07 05 09059

L’insécurité en milieu urbain demeure un problème récurrent. Les cas de viol, notamment sur les mineures, se multiplient à travers le pays. C’est pour inverser cette tendance et instaurer le débat sur la question que s’est ouverte à Mamou ce lundi, 16 septembre 2019, une campagne de sensibilisation à travers les médias sur le thème Protection des femmes et des enfants : rôle et mission de l’OPROGEM, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité est une initiative du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, fiancée par le département d’État Américain. Sa mise en œuvre est assurée par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Mamou, Kankan, Labé et Siguiri.

Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre

Prenant la parole, Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), a dégagé les objectifs du projet avant de demander le concours des citoyens pour mettre le grappin sur les violeurs: « vulgariser le concept de police de proximité ; informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM ; promouvoir une culture de coproduction de la sécurité entre la PNG (Police Nationale), les autorités locales et la société civile ; améliorer et renforcer la visibilité de la police dans l’espace public ; et enfin, accroître la fréquence et rendre accessible les informations utiles à l’endroit des partenaires et du public cible. Pour ralentir ce fléau, nous demandons aux parents de dénoncer ceux qui détruisent l’avenir de leurs enfants, nous demandons une franche collaboration avec tout le monde pour traquer ces personnes éhontées ».

Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée

Pour arriver à freiner les cas de viol, Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée est revenu sur la méthodologie qui sera employée. « Pour l’atteinte des objectifs de ces conférences-débats, l’approche méthodologique pour chaque débat consistera en : des rencontres préalables avec les cadres de la police ; des rencontres avec les responsables locaux pour la mobilisation de la communauté ; des plénières avec des exposés présentant le dispositif d’intervention de l’activité, et chaque débat sera animé par les cadres de la police, un spécialiste de sécurité et un membre du projet ».

Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Présent à cette rencontre, Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou, a loué les efforts de la police et la collaboration mutuelle. « Je suis très heureux de vous accueillir ici à Mamou pour cette rencontre d’échanges dans la ville carrefour avec les frères de la police, qui jouent un rôle de protection des citoyens de Mamou. Nous dirigeons les collectivités et notre arme, c’est les forces de sécurité, notamment la police. Nous sommes appelés à travailler avec eux. La commune urbaine a été largement affectée ces dernier temps. Nous savons qu’il y a des maux qui nous fatiguent, c’est les cas de viol des jeunes filles à la Poudrière et à Thiewngol, dans la commune. Si un projet vient nous accompagner pour éradiquer ces maux qui nous gangrènent, ça nous réjouit à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Mme Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Pour sa part, madame Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a dénoncé la récurrence des cas de viol avant d’inviter l’ensemble des acteurs à s’impliquer dans la lutte contre ce mal qui ronge notre société. « Les cas de viol sont maintenant devenus une maladie à Mamou. C’est récurrent surtout avec les petites filles de 6 ans, de 8 ans, de 12 ans. Je me demande comment qualifier cet acte. C’est difficile à gérer aujourd’hui à Mamou. Je crois qu’avec cette sensibilisation, nous allons réussir à freiner ce phénomène. Je crois que les causes sont multiples : la négligence des mamans, abandonner les jeunes filles comme ça, c’est anormal. Je demande aux mères de préserver les petites filles, de veiller à appliquer la loi dans toute sa rigueur sur les violeurs, les autres vont tirer des leçons. Je lance un appelle pressant aux autorités, je leur demande d’appliquer la loi sur les violeurs sans complaisance ».

La rencontre a été marquée par une série de questions-réponses et la projection d’un film portant sur les cas de viol.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Situation des écoles franco-arabes de Mamou : des acteurs tirent la sonnette d’alarme

16 septembre 2019 à 10 10 01 09019
image d’archive

Les enseignants du système Franco-arabe de Mamou sont inquiets de la situation que traversent ces écoles dans la ville carrefour. C’est pour se pencher sur la problématique en vue de trouver une solution idoine que ces enseignants se sont réunis dans la journée d’hier, dimanche 15 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Mamou a connu ces quatre dernières années des échecs répétés aux examens nationaux. Les écoles Franco-arabes n’échappent pas à cette triste réalité et connaissent même une certaine régression. C’est pour faire face à ces difficultés que les enseignants du Franco-arabe se sont réunis au lycée Union Musulmane de Mamou, dans la commune urbaine.

Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes
Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes

Selon le coordinateur régional des écoles Franco-arabes, Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, « nos parents ont initié des écoles à l’aube de l’indépendance dans l’intention de former les enfants du pays. Mais depuis des années, la tendance commence à changer. Où se trouvent les problèmes ? Nous avons mis l’argent devant la formation. Et nous devons jouer notre partition, sinon Allah nous demandera des comptes au jour de la résurrection finale. Prenons les écoles Franco Arabe en main. Aucune école n’est supérieure à une autre. Aujourd’hui, deux anciennes écoles Franco-arabes de Mamou sont transformées en des écoles françaises. C’est une faiblesse de notre part », a-t-il déploré.

Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane
Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane

Quant à Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane, il demande la solidarité entre tous les acteurs, tous les arabisants pour plus de rigueur et des résultats plus positifs. « Dieu nous dit dans le saint Coran, les musulmans ne sont que des frères. Unissons-nous pour que les écoles Franco-arabes de Mamou changent la donne. Mamou est une ville religieuse qui a fait des succès dans les années antérieures. Il y a de bons formateurs à Mamou, beaucoup sont diplômés de l’Université de Médine. Pourquoi aujourd’hui ces faibles taux d’échecs? Bientôt l’ouverture des classes, nous rêvons d’avoir un pays de référence. Mais, l’on ne peut rien obtenir sans la formation de nos enfants. Avec l’union des enseignants, nous pouvons réussir notre mission de formation, une éducation performante », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane,

Pour résoudre les problèmes des écoles Franco-arabes de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane propose : « ayons une bonne intention de soutenir les écoles Franco-arabes, évitons la paresse, battons-nous également d’avoir des écoles Franco-arabes publiques. Donnons-nous les mains pour soutenir les enseignants des écoles des communes rurales, travaillons comme nos prédécesseurs, formons nos enseignants, cherchons à trouver des représentants au niveau de l’IRE, de la DPE et au niveau de la DSEE ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Mali : l’effondrement d’un pont en liane fait un mort à Doghel Sigon

14 septembre 2019 à 16 04 51 09519

L’accident s’est produit le mercredi, 11 septembre 2019, dans le secteur de Dougou Woulen, relevant de la sous-préfecture de Doghel Sigon, dans la préfecture de Mali. La victime est un père de famille d’une cinquantaine d’années, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Selon Amadou Oury Moussa Diallo, le maire de la commune rurale de Doghel Sigon, « le drame s’est produit au moment où plusieurs citoyens étaient sur les lieux pour réparer un pont en liane qui relie Dougou Woulen aux autres districts. C’est ainsi que ce pont a cédé, emportant sept personnes. Les six ont réussi à se tirer d’affaire, mais la septième personne s’est noyée. C’est après plusieurs heures de recherche que le corps de la victime Mamadou Saliou Sow a été repêché le jeudi, 12 septembre 2019 », a-t-il expliqué.

L’autorité locale ajoute que la victime était cultivateur, âgé de 52 ans. « Après l’autopsie des médecins et le constat des services de sécurité, le corps de la victime a été remis à sa famille pour procéder à l’inhumation », indique le maire de Doghel Sigon.

Plusieurs villages de la région de Labé souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, notamment d’ouvrages de franchissement. Beaucoup de citoyens sont obligés de confectionner des ponts en liane qu’ils placent au-dessus des cours d’eau afin de pouvoir les traverser. Ce qui les expose à d’énormes risques de noyade.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Affrontement à la gare routière de la Conserverie de Mamou : 5 personnes interpellées (Parquet)

12 septembre 2019 à 20 08 40 09409

Dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, des affrontements ont éclaté à la gare routière de la Conserverie de Mamou, entre l’USTG version Abdoulaye Camara et l’USTG affiliée à Abdoulaye Sow. Cette dernière branche qui gérait jusque-là la gare routière de la Conserverie a été délogée de force des locaux qu’elle occupait. Et, au moins cinq personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre qui sont intervenues à coups de gaz lacrymogène, a appris un reporter de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

La tension était palpable depuis la mise en place, le 30 juillet dernier, d’un bureau de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale affilié à l’USTG de Abdoulaye Camara. Ce bureau, dirigé par Boubacar Keïta (Kibongué), avait été traité de « dissident » par son rival qui est affilié à l’USTG de Abdoulaye Sow.

Boubacar Keita, dit Kibongué, SG de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale

« Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », avait déclaré Boubacar Keïta, quelques jours seulement après son élection au poste de secrétaire général de ce « syndicat dissident ».

Seulement, après une « guerre froide » qui aura pris le temps de peaufiner sa « stratégie d’invasion », Boubacar Keïta et ses pairs ont visiblement décidé de passer à l’offensive. Et, ce jeudi, aux environs de 10 heures, ils ont pris d’assaut la gare routière de la Conserverie. Ils ont tout d’abord assiégé leurs concurrents (les membres du bureau dirigé par Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis), avant de donner l’assaut final et faire irruption dans les bureaux occupés par ces derniers.

« Tout allait bien dans la matinée. Il y avait beaucoup d’agents de sécurité (policiers et gendarmes) à la gare routière, mais les passagers embarquaient tranquillement dans les véhicules qui partaient à Labé, Dabola… c’est seulement à partir de 10 heures, quand le bureau de Kibongué est venu sur les lieux, que les affrontements ont commencé. Il y a eu des jets de pierres et les agents ont tiré du gaz lacrymogène », a témoigné un jeune de la conserverie que Guineematin.com a joint au téléphone.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont particulièrement acharnés sur les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow. « Ils ont tiré du gaz lacrymogène pour obliger les compagnons de général Badis a quitter leurs bureaux. C’est même l’un des agents qui a donné l’ordre aux hommes de Kibongué de défoncer les portes du local. Et, c’est dans ça que certains membres du bureau de Badis ont été interpellés », a confié un chauffeur, qui dit avoir échappé de justesse aux pierres qui venaient de partout.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a confirmé les cas d’interpellation qui ont été signalés à notre rédaction.

« Je confirme qu’il y a eu des interpellations ; et, je précise que ce sont cinq personnes qui ont été interpellées suite à ces affrontements survenus à la Conserverie », a dit le procureur Sidiki Camara.

Pour l’heure, on ignore si ces violences ont fait des blessés.

A suivre !

Mamaou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Hafia (Labé) : plus de 30 maisons ravagées, les habitants entre choc et angoisse

12 septembre 2019 à 16 04 04 09049

Comme nous l’avons annoncé récemment, un incendie d’origine inconnue fait des ravages depuis plusieurs semaines à Gonkou, un district de la sous-préfecture de Hafia, dans la préfecture de Labé. En tout, plus d’une trentaine d’habitations (maisons et cases) ont été brûlées. Les habitants de la localité sont partagés et tristesse et angoisse, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

De nombreuses familles de ce district, situé à 9 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, ont été touchées par cet incendie mystérieux. C’est dans le secteur de Fello Kabi que le feu s’est déclaré pour la première fois. Nous avons rencontré là Souleymane Bah, la première victime. « J’étais parti à la mosquée pour la prière du crépuscule. C’est de là-bas qu’on m’a appelé pour m’informer que ma case a pris feu. Et, je suis venu trouver que la case a été réduite en cendre. J’ai tout perdu, rien n’a pu être sauvé », témoigne monsieur Bah.

Mamadou Chérif Bah, une des victimes

Après Souleymane Bah, Alpha Oumar Bah a été la victime suivante. Le feu a touché l’une des chambres de sa maison. Tout son contenu a été ravagé par les flammes. Peu après, des scènes semblables ont été enregistrées à Pita Lengué. 20 cases ont été incendiées dans ce secteur. Mamadou chérif Bah est l’un des sinistrés. « C’est une case dans laquelle nos femmes font la cuisine qui a été la première à être attaquée par ce feu. Le même jour, vingt minutes après, une autre case des voisins a pris feu dans les mêmes circonstances.

Une semaine après, quatre cases sont réduites en cendre à Bourouwal. A Bhohé aussi, il ya eu des cases qui ont pris feu, dont j’ignore le nombre. Actuellement, nous avons puisé beaucoup d’eau et on reste sur nos gardes parce des flammes peuvent jaillir à tout moment. Nous avons cessé toute activité et chacun veille au grain. Même pour les affaires sociales, c’est difficile d’y prendre part chez les voisins », a-t-il expliqué.

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, maire de la commune rurale de Hafia

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, le maire de la commune rurale de Hafia, sillonne les localités touchées pour partager la douleur des sinistrés. Pour lui, « ce qui se passe actuellement dans le district de Gonkou, c’est vraiment très difficile à supporter. Le premier cas s’est produit à Fello Kabi. Nous sous sommes déplacés pour aller constater les dégâts. Et partout où ce feu est passé, les dégâts ont été énormes. Les citoyens vivent la peur au ventre.

Parce qu’ils s’attendent à tout moment à ce que le feu les surprenne dans leur repos ou dans leur sommeil. Les sinistrés vivent à la belle étoile. C’est pourquoi, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et à l’Etat d’assister ces sinistrés. Car même des cultures ont été dévastées par ce feu mystérieux », lance l’autorité locale.

Dans la zone sinistrée, en plus de la désolation et de la peur qui les animent les habitants, chacun y va de son commentaire. Beaucoup expliquent que ces incendies mystérieux sont causés par des esprits maléfiques. C’est pourquoi, les citoyens s’apprêtent à faire des sacrifices dans les prochains jours pour prier Dieu de mettre fin à cette situation.

De retour de Gonkou, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Une femme violée à Mali : « mon mari a dit que je mérite plus que ça »

9 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Une habitante de Dougountounny, sous-préfecture relevant de la préfecture de Mali, dit avoir été victime de viol la semaine dernière. Elle accuse un jeune de la localité d’avoir abusé d’elle. Le plus étonnant, c’est qu’elle accuse son mari d’avoir soutenu l’acte.

Joint au téléphone par Guineematin.com, la dame a expliqué que c’est le jeudi, 05 septembre 2019, à 8 heures du matin, qu’elle a été victime de viol. « Je partais à Diguin, un village voisin, lorsque Abdoul Salam Diallo a abusé de moi sexuellement. Le jeune est un vendeur dans un kiosque qui se trouve à la rentrée du village. J’étais de passage quand il m’a appelée pour me demander où je partais, j’ai continué mon chemin sans lui répondre, parce qu’il n’y a pas rien qui nous lie lui et moi. C’est ainsi qu’il m’a poursuivie et m’a tirée la main vers l’intérieur de son kiosque.

Il m’a demandé de faire l’amour avec lui, j’ai répondu que je ne le ferais pas. Il m’a menacé en disant que si je ne le faisais pas, il allait me tuer, j’ai dit que je préfère alors mourir que de coucher avec lui. Il m’a giflée et moi aussi je l’ai mordu. J’ai ensuite crié pour appeler au secours, mais il a attaché ma bouche pour ne pas qu’on m’entende. Il a déchiré mes habits et a abusé de moi. Il a pris aussi pour mon téléphone et l’a cassé », a-t-elle dit.

Selon cette dame, c’est la réaction de son mari qui vit à Dakar qui l’a le plus étonné dans cette affaire. « Mon mari est à Dakar, au Sénégal. C’est lui qui m’a ordonné de venir rester au village. Je vis seule avec mes quatre enfants ici. Mais, quand il a appris que j’ai été victime de viol, il est allé rencontrer ma maman là-bas (au Sénégal, ndlr) pour lui dire qu’il est au courant de ce qui m’est arrivé et que c’est bien pour moi. Il a dit que je mérite plus que ça, parce qu’il aurait appris que je fais du n’importe quoi ici, et qu’il va même appeler mon violeur pour le récompenser. Cette réaction a beaucoup surpris ma maman qui est même de retour, elle et se trouve actuellement à mon chevet », a laissé entendre notre interlocutrice.

Elle dit avoir porté plainte contre son violeur qui a déjà été arrêté et conduit à la prison de Mali. « Mais à mon fort étonnement, quatre jours après, on m’informe qu’il (le violeur présumé) a cassé une partie de la prison et s’est évadé. Une chose difficile à croire, car le sous-préfet et le maire de la commune rurale de Dougountounny, tous sont informés de la situation », a dit la dame.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le sous-préfet de Dougountounny et le maire de la commune rurale ont dit avoir été saisis de cette affaire. Mais, tous les deux ont dit être occupés et ont promis de nous parler prochainement.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Souleymane Diallo (UPR) à Guineematin : « Elhadj Bah Ousmane est candidat à la présidentielle de 2020 »

8 septembre 2019 à 21 09 37 09379

Le président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Elhadj Bah Ousmane, ministre d’Etat à la présidence de la République, est candidat à la prochaine élection présidentielle en Guinée, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée d’un responsable du parti en mission à Labé.

Alpha Souleymane Diallo, ressortissant guinéen en Angleterre, est responsable de la communication à l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) du ministre d’Etat Elhadj Bah Ousmane. Il séjourne actuellement en Guinée dans le cadre, dit-il, de la redynamisation des structures de son parti à l’intérieur du pays.

Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR

Interrogé à Labé par un correspondant de Guineematin.com, Alpha Souleymane Diallo a expliqué que son parti prépare activement les prochaines échéances électorales en l’occurrence les législatives et la présidentielle. « Comme vous le savez, il y a des échéances qui approchent. Les législatives sont là et bientôt il y a la présidentielle. Vu que nous voulons présenter le maximum de représentants aux niveaux des législatives, mais encore à la présidentielle, nous avons notre président qui sera candidat, c’est le moment d’aller sur le terrain travailler, pour que le moment venu, nous ne soyons pas surpris.

Justement en tant que responsable de communication à l’UPR, quelles sont les stratégies que vous avez déjà envisagées en vue d’améliorer l’image de votre parti en Guinée et à travers le monde ?

Vous savez à un moment donné de l’histoire dans notre pays, on ne parlait de l’UPR. Parler de l’UPR était synonyme de pécher. Mais, aujourd’hui, je pense que nous avons fait un travail que je peux qualifier d’efficace, qui nous a permis aujourd’hui d’être dans tous les toits, dans tous les studios des différents médias pour parler UPR, sans que nous ne soyons inquiétés. Aujourd’hui, je peux vous affirmer qu’à travers le monde l’UPR est présente et en Guinée ici, chaque samedi allez au siège de l’UPR, vous le verrez.

Dans tous les médias, vous entendrez parler de l’UPR. Aujourd’hui, je pense que comme vous le voyez, c’est une preuve. La fédération est là. Vous avez vu aux élections communales, le travail qui a été fait. On aurait souhaité avoir plus. Mais, nous avons eu en tout cas, l’impensable hier. Cela nous permet donc aujourd’hui de continuer sur cette lancée dans le but d’atteindre nos objectifs.

Sur quel support comptez-vous vous appuyer pour porter le message de l’UPR en tant que responsable de communication de ce parti ?

Vous savez, dans la communication, il y a plusieurs voies à suivre. Les radios sont là, la presse écrite est là, la presse en ligne est là. Il y a ce que je peux appeler des gadgets. A tous les niveaux, il y a plusieurs façons de transmettre ou d’envoyer l’information, de communiquer pour que les autres sachent que réellement l’UPR est là. L’UPR a eu, peut-être, des moments qui n’étaient pas biens. Mais, vu qu’au niveau de l’UPR, la vérité est avec nous. Comme il y a l’adage qui dit que la vérité fini toujours rejaillir, je pense qu’aujourd’hui que cela nous aide beaucoup dans le cadre de notre communication, parce qu’on a beaucoup à dire. On a des explications à donner aux citoyens pour qu’ils sachent que l’histoire qui a été créée hier contre l’UPR n’était pas la vraie. Cela fait donc partie de nos stratégies de communication.

Quel enseignement tirez-vous de cette réunion extraordinaire de la fédération UPR de Labé ?

Aujourd’hui, comme vous le dites, ce que j’ai vu ici me renforce dans ma vocation de faire plus, parce qu’aujourd’hui, j’ai vu des personnes ici d’abord qui ont été toujours là auprès du parti malgré tout ce qui a pu se passer dans le passé. Ces personnes sont restées fidèles au parti. Certes, d’autres sont partis, mais je sais que ce n’était pas parce qu’ils voulaient bien partir. C’est parce que quelque chose a été créée autour de l’UPR qu’ils ont été obligés de partir. Mais, j’ai bon espoir que tout ce monde-là, parce qu’il ne faut pas oublier une chose, l’UPR si ce n’est pas le plus grand parti dans ce pays, c’est la seconde formation. Si elle n’est pas la première, elle peut être la deuxième, pas plus que ça en Guinée ici. Aujourd’hui, nous avons plus de militants en attente. Ceux qui sont partis hier, sont sur le chemin de retour. Ceux qui n’étaient pas dans ce parti, comprennent aujourd’hui la philosophie du parti, sont entrain de comprendre que la vérité, c’est là et que l’avenir de ce pays avec ce parti sera radieux.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : une fillette de 8 ans violée dans son lit de malade

7 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Ce viol s’est produit dans la sous-préfecture de Kalan, dans la préfecture de Labé. La victime qui est âgée de 8 ans, souffrait de paludisme lorsqu’elle a été agressée par son violeur, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon maitre Dian Bhoye Barry, oncle de la victime, « C’est le jeudi dernier (05 septembre 2019) qu’on m’a informé qu’une de mes nièces a subi une agression sexuelle chez nous à Kalan et qu’elle souffre énormément. C’est ainsi que je me suis rendu au village avec mon petit frère. On a pris la fillette pour l’envoyer à l’hôpital régional de Labé pour des soins. Son bourreau qui est âgé de 27 ans, est aussi un parent à nous. Il a profité de l’absence de la grand-mère de la fille pour aller se jeter sur elle et la violer dans son lit de malade, car elle souffrait de paludisme.

Arrivés à Labé, nous avons informé les services de sécurité. Mais, nous nous sommes dit que dès qu’il (le violeur présumé) verra le véhicule de la gendarmerie au village, il va prendre la fuite. C’est ainsi nous avons demandé aux forces de sécurité de nous attendre à mi-chemin, et dès qu’on parvient à mettre main sur le jeune, nous les alertons, c’est ce qui fut fait. Actuellement, il (le violeur présumé) est dans les mains des services de sécurité. Quant à la fille, elle continue de suivre son traitement », a-t-il expliqué.

Pour l’heure, les services de sécurité de Labé n’ont pas communiqué sur cette affaire.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le sous-préfet de Popodara se plaint : « nos motos sont vieilles de cinq ans »

7 septembre 2019 à 16 04 34 09349

Aly Konaté, le sous-préfet de Popodara, dans la préfecture de Labé, se plaint des problèmes que lui et la plupart de ses collègues rencontrent dans leurs déplacements. Il regrette la vétusté de leurs motos de service et attend impatiemment la réalisation d’une promesse que le président de la République leur a faite dans ce sens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Selon cet administrateur territorial, il peine aujourd’hui à se déplacer, en raison du mauvais état de sa moto de service. « Nos motos sont vieilles de cinq ans, car c’est depuis 2014 qu’elles nous ont été données. Elles sont déjà amorties. On est obligés d’aller perpétuellement au garage. C’est comme l’être humain, au fur et à mesure que l’âge avance, les petites maladies peuvent surgir. Tu es obligé d’aller voir un médecin, faire le diagnostic pour qu’il te donne des remèdes », soutient-il.

Aly Konaté, sous-préfet de Popodara (préfecture de Labé)

Pourtant, dit-il, le président Alpha Condé leur avait promis, il y a quelques mois, de nouvelles motos. Mais, cette promesse tarde toujours à se concrétiser. « Le président de la République nous a fait une promesse lors des derniers états généraux entre lui et nous les administrateurs territoriaux. Il a promis de nous aider à avoir des moyens de déplacement afin qu’on soit plus prêts de nos populations.

Notre rôle, c’est de recenser les problèmes des citoyens et de les remonter. Mais, cette tâche n’est facile que lorsque nous avons des moyens de déplacements. Aujourd’hui, les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules de service, mais nous (les sous-préfets) on attend toujours nos motos », a laissé entendre Aly Konaté.

Toutefois, le sous-préfet de Popodara dit garder espoir quant à la réalisation de cette promesse. « Je suis rassuré que nous les aurons, ce n’est qu’une question du temps. Donc, je demande à tous les collègues sous-préfets d’être patients et confiants. Puisque les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules, nous aussi on aura nos motos », a-t-il laissé entendre.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Labé : un enseignant demande à Mory Sangaré de limoger tout son cabinet ou démissionner

6 septembre 2019 à 20 08 07 09079
Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication de la lettre circulaire du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, fixant la rentrée scolaire de cette année au 03 octobre prochain. La note, truffée de fautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant raillerie et indignation au sein de l’opinion nationale.

A Labé, un enseignant va plus loin, en réclamant le limogeage de tout le cabinet du ministre ou alors la démission de Mory Sangaré lui-même. Souleymane Pounthioun Diallo s’est exprimé au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« C’est peut-être par ignorance que beaucoup de personnes s’attaquent à la personne du ministre Mory Sangaré seulement dans cette situation. Il faut savoir quand même que dans un département, il y a le secrétaire, il y a le cabinet et d’autres structures à l’interne. Ceux qui sont chargés de la rédaction des courriers sont responsables par rapport à la rédaction. Mais, le ministre aussi n’est pas à dédouaner, parce qu’il ne doit pas signer une lettre sans la parcourir. Et, quand on se trompe jusqu’à son nom, c’est l’extrême. Il y a en tout 11 coquilles, dont des fautes grammaticales et d’horographe qui se retrouvent sur la lettre. Ça veut dire que l’heure est extrêmement grave, car il ne peut pas ignorer tout cela en matière de rédaction administrative.

Ce qui s’est passé autour de cette lettre, c’est le système éducatif guinéen en intégralité qui est sali, parce qu’on dit le plus souvent que pour savoir qui sont les fidèles, il faut voir qui est leur imam. Nous enseignants, nous nous voyons salis, humiliés, ridiculisés par cette lettre qui vient confirmer l’appréhension de ceux qui jugent la bassesse du système éducatif guinéen. En tenant compte de cette forfaiture, monsieur le ministre Mory Sangaré devrait choisir entre deux choses : soit limoger son cabinet et changer carrément le secrétariat ou alors démissionner et partir avec son équipe. Donc, le ministère tout entier devait être remeublé.

Je ne crois pas cependant qu’il veuille accepter de quitter sa bouteille de miel pour retomber dans une autre bouteille de quinine. Donc, ils resteront ne serait-ce que pour leur intérêt. Ce qui reste clair, rassurez-vous que le système éducatif guinéen est malade. Pour le guérir, il faut filtrer, essayer de refaire les choses, de mettre des responsables qui ont une très bonne formation au niveau du système éducatif guinéen, des responsables capables de s’inventer pour trouver aussi de très bons enseignants qui vont se mettre à la charge pour essayer de rehausser le niveau du système éducatif guinéen », préconise l’enseignant.

Propos recueillis par Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : « les écoles publiques doivent travailler davantage », DPE de Dalaba

6 septembre 2019 à 13 01 23 09239
Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

A moins d’un mois de la rentrée scolaire, la direction préfectorale de l’éducation de Dalaba se prépare pour faire de cette nouvelle année une réussite. Le premier responsable de cette direction se donne pour ambition de maintenir le cap des examens nationaux passés et même de faire mieux l’année prochaine. Pour cela, Mangué Sylla annonce des mesures à mettre en œuvre dès le début de l’année scolaire. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La préfecture de Dalaba a enregistré des résultats satisfaisants au BEPC session 2019, en obtenant notamment la première de la région de Mamou à cet examen national. Un honneur que le directeur préfectoral de l’éducation, Mangué Sylla, souhaite bien conserver et même renforcer. « C’est mon souhait que Dalaba ait des lauréats lors des trois examens nationaux de la session 2019-2020, car perdre cet honneur ou ce titre, c’est une honte », soutient-il.

Pour y arriver, le DPE de Dalaba compte dès la rentrée scolaire de cette année, « mettre en place une équipe encore très dynamique comme à mon arrivée pour que dès le début de l’année, on sillonne toutes les écoles pour voir comment les chefs d’établissements, les enseignants, les élèves travaillent. Puisqu’il ne faut pas attendre les derniers moments de l’année pour bâcler les programmes ».

Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

Mangué Sylla en profite pour appeler les écoles publiques du pays à plus de sérieux et de rigueur, afin d’inverser la tendance actuelle. « Nous enseignants des écoles publiques, nous devons travailler davantage, car les meilleurs des examens nationaux cette année, la plupart sont issus des écoles privées, alors que nous sommes mieux payés dans les écoles publiques. On voit aujourd’hui dans le système éducatif n’importe quel enseignant, les gens viennent juste pour décrocher un travail alors tout le monde n’a pas la formation pédagogique. Nous les acteurs de l’éducation, nous devons mettre en application les principes du système éducatif de notre pays. Le censeur ou le directeur des études constituent le cerveau d’un établissement. Il est aberrant de voir un enseignant en situation de classe sans préparation. Certains enseignants entrent en classe sans viser leur préparation », a-t-il déploré.

Le directeur préfectoral de l’éducation de Dalaba appelle également les parents à surveiller davantage leurs enfants pour les emmener à prendre les études au sérieux.

A rappeler que selon un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la rentrée scolaire de cette année aura lieu le 03 octobre prochain.

De retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Crime odieux à Labé : une femme violemment tuée à Tata

5 septembre 2019 à 15 03 58 09589

Une jeune femme a été tuée dans la soirée d’hier, mercredi 04 septembre 2019, à Boleya, dans le quartier Tata, relevant de la commune urbaine de Labé. Son corps a été retrouvé dans son lit, bien couvert et gisant dans une mare de sang. La police a ouvert une enquête pour meurtre et deux suspects ont été interpellés, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La victime s’appelle Mamadou Maladho Diallo, âgée de 22 ans et mère d’une fillette. Elle a divorcé d’avec son mari et vivait dans la concession de ses parents avec son jeune frère. La jeune dame qui est commerçante, est rentrée mercredi soir à la maison et n’est plus ressortie. C’est aux environs de 21 heures qu’une de ses voisines a découvert son corps dans son lit. Elle a alerté le voisinage qui a appelé la police pour l’informer de la situation.

A leur arrivée sur les lieux, les agents disent avoir trouvé son corps dans son lit, recouvert d’un drap, avec des blessures à plusieurs niveaux et gisant dans une mare de sang. A côté du lit, se trouvait une pioche qui aurait servi à son meurtre. La police a transporté le corps à l’hôpital régional de Labé. Docteur Mamadou Mouctar Diallo, le médecin légiste qui a examiné le corps, a confirmé l’hypothèse du meurtre, privilégiée par la police.

« On a constaté des lésions traumatiques externes pouvant justifier des violences physiques sur le corps. Donc, après l’expertise, on va dresser un rapport pour dire aux autorités quelles sont effectivement les causes de ce décès », a dit le médecin ».

De son côté, la police a ouvert une enquête et elle a déjà mis main sur deux suspects. Il s’agit du jeune frère de la défunte Mamadou Saliou Diallo, 18 ans, avec lequel elle vivait à la maison, et une dame voisine et amie proche de la défunte. Ils seront entendus par les services de sécurité qui cherchent à savoir s’ils ont joué un rôle dans le meurtre de Maladho Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Diarrhée et vomissement à Bodié (Dalaba) : décès de 2 sœurs en 48H

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049

Deux dames ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures, de suite de diarrhée et de vomissement, à Oussoumaniyah, relevant du district de Bodié IV, dans la Commune Rurale de Bodié, préfecture de Dalaba. Seulement, les symptômes ne disent rien aux autorités administratives et sanitaires de la collectivité.

Selon des ressortissants de cette sous-préfecture à Conakry, qui ont échangé avec un journaliste de Guineematin.com, c’est une vieille qui souffrait de diarrhée et vomissement à Oussoumaniyah, dans le district de Bodié IV qui est décédée moins de 48 heures après la déclaration des symptômes.

Malheureusement, sa petite sœur qui s’occupait d’elle est morte 48 heures après l’inhumation de la vieille dame ; c’est-à-dire dans la soirée d’hier, mercredi 4 septembre 2019.

« Nous avons prévu de l’inhumer ce jeudi après la prière de 14 heures », confirme le maire adjoint de Bodié, Elhadj Abdoulaye Lenguêdjé Baldé, qui semble prendre ce drame à la légère.

« Ce n’est pas une épidémie qui se déclare ! C’est la vieille qui souffrait de diarrhée et de vomissement. Les gens ont voulu que le chef du centre de santé aille à la maison pour l’examiner. Mais, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas se déplacer sous le prétexte qu’il avait déjà un patient en coma. Il a alors demandé à ce qu’on transporte la vieille au centre de santé. Entre-temps, elle est décédée la nuit » a ajouté l’adjoint au maire de Bodié.

Egalement interrogé par Guineematin.com, le chef du centre de Santé de Bodié, Boubacar Bah, se disant infirmier d’Etat sorti de Kindia, n’a pu révéler grand-chose. « J’ai reçu la seconde victime. Je l’ai traitée. Elle est rentrée à la maison. C’est là-bas qu’elle est décédée la nuit du mercredi », a indiqué l’agent de Santé.

Ces deux décès de suite de diarrhée et de vomissement enregistrés dans la même famille en moins de 48 heures n’ont éveillé aucun réflexe défensif en cet agent de santé, qui estime qu’il n’y a rien de grave au point de s’en alarmer.

Seulement, dans la même semaine, il y a aussi eu le décès d’un boulanger, mort de suite de maux de ventre à Kollenté, dans Kindia, à peine une semaine après son départ de Bodié, Dalaba, où il gérait une boulangerie.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : 24 cases et des maisons réduites en cendre par un feu mystérieux à Gonkou (Hafia)

4 septembre 2019 à 11 11 16 09169

Un feu d’origine inconnue a consumé plusieurs cases et des maisons dans le district de Gonkou, dans la sous-préfecture de Hafia, relavant de la préfecture de Labé. Les citoyens de cette localité ont perdu au total quelques 24 cases du 20 août au 03 septembre 2019 et passent la nuit en ce moment à la belle étoile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plusieurs semaines, des feux mystérieux sont entrain de consumer plusieurs habitations à Gonkou, dans la commune rurale de Hafia. Les citoyens de cette localité sont aujourd’hui désemparés et ne savent plus où donner la tête puisqu’ils ont tout perdu.

Joint au téléphone, Mamadou Bobo Bah, le président du district de Gonkou, a laissé entendre que cette situation dépasse leur compréhension. « Tout a commencé le 20 août 2019 lorsque deux maisons en dur ont pris feu dans la localité de Fello Kabi. Le 27 août, six autres cases ont aussi pris feu le même jour à Bourouwal. Le feu est revenu à Kounkou centre en brûlant deux autres cases. Le dimanche 1er Septembre 2019, deux autres cases ont pris feu dans les mêmes circonstances à Bourouwal. Et ça, c’était en présence des autorités locales, à savoir le président de la Commune Rurale de Hafia, Elhadj Mamadou Dambata Diallo, et le sous-préfet de Hafia, Dian Doua Camara, et leur suite qui étaient venus pour faire un constat sur les lieux. On ne connait pas l’origine du feu. Seulement, selon certaines interprétations, cette situation serait due aux djinns qui ont été délogés par des citoyens qui pratiquent la déforestation et font du charbon de bois. Mais pratiquement, on ne connait pas la vraie origine du feu. Nous sommes tous confus et inquiets, parce qu’il y a au total il ya eu douze cases et des maisons en dur qui sont parties en fumée avec tout leur contenu jusqu’au dimanche dernier », a-t-il expliqué.

Pour atténuer la souffrance des sinistrés, le président du district de Gonkou sollicite de l’assistance auprès des personnes de bonne volonté car, « avec cette saison des pluies, les victimes qui ont tout perdu passent la nuit à la belle étoile. C’est une situation difficile à supporter ».

Au moment où on mettait cette dépêche en ligne, on apprend qu’au total 12 autres cases ont pris feu, dont dix pendant la nuit dernière, le mardi 03 septembre 2019. Ce qui vient alourdir la situation des sinistrés plus que jamais préoccupés.

Il faut préciser que ce phénomène de feux mystérieux est devenu récurrent ces derniers temps au Fouta. Que ce soit à Donghol Touma (Pita) ou à Fonfoyah (Dalaba), ces feux mystérieux laissent des traces difficiles à cicatriser et enfoncent davantage ces citoyens démunis dans l’extrême pauvreté.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le FNDC-Mamou : 10 raisons pour s’opposer à un 3ème mandat d’Alpha Condé

3 septembre 2019 à 15 03 38 09389

Après l’installation de ses bases à Mamou, le Front National pour la Défense de la Constitution va à l’offensive sur le terrain. La coordination régionale du FNDC a entamé ce mardi, 03 août 2019, une campagne de distribution de fiches contenant « les 10 raisons de refuser la tenue du référendum » constitutionnel voulu par le pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Plus de 2000 copies. C’est ce que les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou disent avoir distribué en cette journée dans la commune urbaine. Ces fiches comprennent 10 points qui, selon le FNDC, sont des raisons valables qui doivent emmener les citoyens à refuser le projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir de Conakry et qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ces 10 raisons sont :

  1. La constitution de mai 2010 est le résultat d’un consensus entre les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et le patronat pour mettre fin à une crise politique aiguë ;
  2. Dans le souci de consolider la paix et l’unité nationale, cette constitution a prévu des dispositions qui ne peuvent en aucun cas être modifiées ;
  3. Selon la constitution, le RPG Arc-en-ciel a le plein droit de présenter un candidat en 2020 autre que le Professeur Alpha Condé ;
  4. En 2010 et en 2015, lors de ses cérémonies d’investiture, monsieur Alpha Condé a prêté serment par deux fois de respecter et de faire respecter la constitution de mai 2010 et les lois de la République. Le serment solennel étant sacré, le trahir est un parjure.
  5. Tout changement ou révision de constitution qui viole les intangibilités constitutionnelles constitue un coup d’État civil, donc un crime ;
  6. La constitution et les lois sont impersonnelles. Elles visent à préserver la paix sociale et à protéger l’intérêt général. Elles ne peuvent donc être arrangées ni pour une personne, ni contre une personne ;
  7. Le projet de « 3ème Mandat » appelé nouvelle constitution est un Coup d’État qui vise à préserver les intérêts d’un groupe d’individus au détriment du peuple. Ce qui constitue une oppression pour la majorité ;
  8. L’alinéa 4 de l’article 21 de la constitution guinéenne dispose : « le peuple a le droit de résister à l’oppression » ;
  9. Tout patriote a le devoir de respecter scrupuleusement les dispositions de l’article 21 de la constitution en s’opposant catégoriquement à ce prétendu référendum qui n’est qu’un coup d’État civil dangereux pour la patrie ;
  10. Le projet du « 3ème mandat » appelé nouvelle constitution est un coup d’État civil entrepris par des cadres de l’État dont le seul but est de pérenniser le système mafieux installé au cœur de l’État pour piller les ressources de la nation au détriment du peuple.
Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, a invité les populations de Mamou à s’inspirer de ces 10 points pour s’opposer au projet de changement de constitution. « Nous demandons aux braves populations de Mamou de lire ces fiches et de mettre en pratique ces dix points. C’est une initiative du bureau national du front. Nous demandons aux braves populations de Mamou de rester attentives et prêtes en cas d’appel du front national pour la défense de la constitution de sortir et barrer la route à ceux qui veulent attiser le feu en Guinée. Nous allons user de tous les moyens légaux pour que la constitution soit respectée », a dit le coordinateur régional.

Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou

Même son de cloche chez Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou. Selon lui, il n’y a aucune raison valable qui justifie un changement de l’actuelle constitution. « Nous avons compris que ceux qui veulent frelater la constitution n’ont rien compris car cette constitution n’a aucun handicap. Elle a été acceptée par tous les acteurs politiques, la société civile, tout le monde. La constitution guinéenne est la maison commune de tous les Guinéens. Nous demandons à tout le monde d’adhérer à ce combat. Nous demandons à Mamou et à la Guinée en général de prendre connaissance de ces dix points. Nous demandons conséquemment à toutes les forces vives du pays et à nos compatriotes de dire non à la nouvelle constitution », a lancé le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou

De son côté Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou et qui pris part à cette tournée de sensibilisation, a invité particulièrement les femmes à s’engager dans ce combat. « J’invite les femmes de Mamou à adhérer massivement à ce mouvement du FNDC pour défendre la constitution de notre pays. Nous sommes les premières victimes du pays, nos enfants finissent les études, ils ne trouvent pas de l’emploi. Nous partons tous les jours à Conakry sur cette route boueuse et glissante. Deux mandats c’est bon pour le président, nous lui remercions très infiniment », a ironisé cette dame.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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