Mamou prévient Kassory Fofana : « si le Premier ministre fait de la propagande politique… »

22 novembre 2019 à 11 11 28 112811

« Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… ».

Après les préfectures de Tougué et Labé où il a été accueilli par des manifestations de protestation par endroit, le Premier ministre, Ibrahima Kasory Fofana, est attendu ce vendredi, 22 Novembre 2019, dans la préfecture de Mamou. Et, dans la ville carrefour, l’inspection régionale des Affaires religieuses s’active dans la sensibilisation des couches sociales de la préfecture pour obtenir un accueil chaleureux du chef du gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A la faveur d’une réunion de sensibilisation, organisée hier, jeudi, avec les coordinations régionales des communautés vivant à Mamou, les membres du FNDC, les syndicats, les femmes oulémas de Guinée, la mairie et les sages de la préfecture, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tenu à éclairer la lanterne des citoyens de la ville carrefour sur la visite annoncée du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Monsieur Fofana ne vient pas à Mamou dans le cadre politique, mais dans le cadre technique. Il a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes. Aujourd’hui, la Guinée a beaucoup de problèmes. On va dialoguer avec lui », a indiqué Elhadj Amadou Kolon Barry.

Ayant déjà entendu les échos des échauffourées qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé, l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Mamou souhaite qu’un accueil chaleureux soit réservé à Kassory Fofana et sa suite. Et, pour réussir le pari, Elhadj Amadou Kolon Barry compte sur l’esprit citoyen des habitants de la ville carrefour.

« Toutes les sensibilités sont touchées. Tout Mamou est prêt à sortir pour réceptionner son excellence Monsieur le Premier ministre. Mamou est une ville hospitalière reconnue de tout le Monde », rappelle-t-il aux populations de Mamou.

Mais, pour le premier secrétaire administratif du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), « les gens sont mécontents et révoltés ». Cependant, assure Mamadou Madjou Diallo, cette réception du Premier ministre se passera bien si aucune propagande de troisième mandat ne se fait sur le terrain.

Mamadou Madjou Diallo, premier secrétaire administratif du FNDC Mamou

« Chacun a un totem. Nous aussi, nous allons dégager notre totem. Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… tous sont des causes des frustrations », a indiqué Mamadou Madjou Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Nouvelle attaque contre le cortège du Premier ministre à Labé : la voiture de Samba Camara caillassée

22 novembre 2019 à 8 08 38 113811

Des véhicules du cortège du Premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana, qui rentraient de Tougué, dans la soirée d’hier, 21 novembre 2019, ont été la cible d’une nouvelle attaque à coups de pierres, perpétrée à l’entrée de la commune urbaine de Labé, précisément à Domby, un secteur du quartier Daka I, par des individus non encore identifiés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le véhicule de Samba Camara, chargé de la communication du Mouvement Djokken Alpha et un autre transportant des journalistes ont été particulièrement touchés par les projectiles qui tombaient sur les victimes comme une pluie. En plus des préjudices sur les deux véhicules, un cadreur de la RTG aurait été blessé à la tête par un des projectiles lancés.

Samba Camara du mouvement Djokken Alpha

Samba Camara parle d’une attaque préméditée qui visait sa personne : « je n’ai pas reconnu ceux qui nous ont attaqués sur le terrain, parce qu’il y a une pluie de cailloux qui tombait sur nous. Mais, l’embuscade était montée contre ma personne. Au passage du Premier ministre, ils ne m’ont pas vu dans le cortège. Ils ont déduit alors que j’étais derrière. Ils ont donc décidé de m’attendre. Entre-temps, une rumeur selon laquelle je suis tombé en panne en brousse a fait le tour de la ville. J’ai reçu beaucoup d’appels de gens qui voulaient s’enquérir de ma situation. A chaque fois, je rassurais mes interlocuteurs. Mais, ils m’ont demandé de faire attention parce que selon eux j’étais attendu à l’entrée de la ville. A quelques mètres de là, j’ai trouvé un autre véhicule du cortège qui attendait. Ils m’ont dit qu’on ne peut pas passer parce que nous sommes attendus. Au même moment, je reçois un autre appel téléphonique qui me dit qu’il parait que je suis en panne au bas de la colline, que les gens chercheraient à venir m’attaquer à cette position. J’ai immédiatement appelé le commandant de la Gendarmerie qui a dépêché 4 pick-up. Les agents m’ont mis entre les 4 pickups, nous avons continué notre chemin. Mais, dès que nous sommes arrivés à l’endroit indiqué, on nous attendait réellement. Dès que nous sommes arrivés, il y a eu une pluie de cailloux sur nous directement. Heureusement pour moi, malheureusement pour mon ami qui était derrière. Quand ce cailloux-là est venu perforer le pare-brise. Ça l’a trouvé à côté et il est blessé » a expliqué Samba Camara.

Selon notre interlocuteur la menace contre sa personne a commencé depuis la veille, mercredi 20 novembre 2019.

« Ils disaient qu’on va brûler mon véhicule. On va faire ceci, on va faire cela. C’est prémédité depuis hier. Pour le moment, je ne peux pas dire avec exactitude que j’étais menacé. J’ai envoyé le message à cette personne qui m’a menacée pour lui dire que j’ai reçu le message de l’ordre que tu as donné aux enfants de brûler mon véhicule. Je lui ai envoyé le message hier. Il a réagi pour dire que ce n’est pas lui. J’ai dit d’accord. Mais, aujourd’hui aussi, quand nous avons été attaqués, je lui ai renvoyé le message pour lui dire félicitation, la mission est accomplie », a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il ne réclame que la justice parce que son mouvement n’est contre personne.

A rappeler que Samba Camara est le coordinateur du Front pour l’adoption par référendum de la constitution, créé à Labé et qui avait lancé officiellement ses activités le dimanche 30 juin 2019, même si le FARC s’est limité à des déclarations d’intention.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Koubia : les agents de santé de Gadha-Woundou, outillés sur la méthode des 5 S

22 novembre 2019 à 6 06 14 111411

Une session de formation des agents de santé a démarré hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la sous-préfecture de Gadha-Woundou, relevant de la préfecture de Koubia. Organisés par le ministère de la santé, les travaux visent notamment à améliorer la qualité des soins de santé dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La sous-préfecture de Gadha-Woundou, commune de convergence qui fait frontière avec la République du Mali, fait face régulièrement à un manque de personnels dans les services de l’Etat, notamment dans les structures de santé. En raison de l’enclavement de cette commune rurale, les fonctionnaires qui y sont mutés ne s’y rendent généralement pas.

C’est pour tenter de remédier à ce problème et améliorer la qualité des soins de santé que le ministère de la santé a organisé cette formation. Les travaux regroupent les chefs de postes de santé, des responsables des relais et autres agents communautaires de la santé, et portent sur la méthode appelée 5 S, a expliqué le directeur préfectoral de la santé de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma.

Pendant les quatre jours que va durer cette formation, les participants seront outillés sur les compétences du personnel des structures sanitaires, l’utilité, les facteurs de réussite, le processus de mise en œuvre et les avantages du management par 5 S de l’approche KAIZ, une méthode japonaise, précise Dr Fatoumata Diaraye Diallo, chargée de formation à la direction nationale des ressources humaines du ministère de la santé.

D’après madame Baldé Hadiatou Diallo, chargée de gestion administrative du personnel à la DRH du ministère de la santé, à l’issue de cette formation, les résultats attendus seront entre autres, niveau élevé de la qualité des services, un meilleur environnement de travail…

Le sous-préfet de Gadha-Woundou, Fakoly Kourouma, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux en compagnie du vice maire de la localité, Mamadou Korka Diallo, a vivement salué cette initiative du ministère de la santé.

De Gadha-Woundou (Koubia), Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Le DPJ de Tougué à Kassory Fofana : « nous soutenons la révision constitutionnelle »

21 novembre 2019 à 19 07 24 112411

A l’occasion de la réception ce jeudi, 21 novembre 2019, du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana (parti effectuer le lancement de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale) à Tougué, le directeur préfectorale de la jeunesse de la cité de Thierno Saliou Balla Mö Koïn a exprimé l’adhésion « des jeunes de Tougué » au projet de changement de l’actuelle constitution de la Guinée.

A la faveur d’une allocution dans laquelle il a présenté Tougué comme « un terminus », Saïkou Oumar Baldé a déclaré, sans ambages, le soutien des jeunes de cette localité aux « idéaux de révision constitutionnelle » qui fait actuellement débat dans le pays, a appris le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Saïkou Oumar Baldé, Directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué

« Cette date du 21 novembre sera marquée en lettre capitale dans les annales de l’histoire de Tougué, cité de l’illustre Thierno Saliou Balla Mö Koïn… excellence monsieur le Premier ministre, un adage nous dit : quand le soleil brille, ouvre lui la porte », a entamé Saïkou Oumar Baldé, devant les populations qui se trouvaient au stade préfectoral de Tougué.

Poursuivant son allocution, le directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué a laissé entendre que c’est le peuple de Guinée qui a fait des prières afin que Dieu lui fasse goûter les délices de la démocratie. « Cet appel a été entendu, à notre grand honneur, par l’accession à la magistrature suprême de son excellence le Professeur Alpha Condé, premier président démocratiquement élu. Sans démagogie, la jeunesse vous ouvre largement les portes à Tougué. Ce mandat nous ait dédié ; et, nous sommes et resterons les premiers bénéficiaires », a dit Saïkou Oumar Baldé, tout en énumérant le déficit de personnel et la vétusté du bâtiment qui abrite la direction qu’il dirige en tant que bénévole.

Visiblement très honoré de la présence du Premier ministre dans cette ville, qui est vieille de plus d’un siècle, le directeur préfectoral de Tougué a exprimé le soutien des jeunes de Tougué à un changement constitutionnel en Guinée.

« Honorables hôtes, votre présence à Tougué nous honore, nous rassure, nous encourage et nous galvanise à plus d’un titre. Elle traduit la ferme volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement à œuvrer pour l’épanouissement des jeunes. La jeunesse laborieuse de Tougué est et restera tournée vers le développement…Tougué a été fondée en 1901 ; et, elle brille aujourd’hui par sa vétusté et toutes les priorités de développement sont prioritaires. Nous espérons que la réalisation des activités programmées (bitumage de la route Labé-Koukoutamba-Dinguiraye, barrage hydroélectrique de Koukoutamba…) sera génératrice d’emploi et participera au désenclavement de Tougué. Ainsi, notre préfecture cessera d’être un terminus, mais plutôt un passage obligé pour tout voyageur. Par la même occasion, nous vous réitérons notre totale adhésion au programme de changement pour le développement économique, social et politique de notre pays, prôné par le Professeur Alpha Condé. Nous soutenons sans réserve les nobles idéaux de paix, de progrès, de prospérité et de la révision constitutionnelle de notre pays », a conclu Saïkou Oumar Baldé.

De Tougué, Alpha Ibrahima Baldé pour Guineematin.com

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Labé : une mineure violée par un conducteur de taxi moto

21 novembre 2019 à 15 03 52 115211

Un nouveau cas de viol sur mineure a été enregistré récemment dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi 19 novembre 2019, au secteur Djanyabhé, relevant du quartier Madina. C’est seulement ce jeudi, 21 novembre, que les parents de la victime, âgée de 12 ans, l’ont envoyée à l’hôpital, avant de se confier aux médias.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, la victime a été violée nuitamment par un taxi-motard, alors qu’elle revenait d’une veillée. « J’étais partie avec ma tante pour assister à une soirée récréative. On a quitté ensemble chez ma grand-mère. Lorsque ma tante est rentrée, le jeune Mamadou Saidou Diallo m’a tirée la main, tout en me traînant dans un endroit isolé. C’est un conducteur de taxi moto. On se connait bien ; car, nous logeons côte à côte. Il m’a fermé la bouche et a abusé de moi sexuellement avant de prendre la poudre d’escampette lorsque j’ai crié au secours », a expliqué la victime, ajoutant avoir été blessée au cou par les griffes du taxi-motard lors de leur bagarre.

Après avoir été reçue à l’hôpital, les médecins ont constaté que la fillette a été violée, a indiqué sa mère. « Le carnet médical atteste qu’elle a été violée ».

Quant à Mamadou Kali Diallo, le père de la victime, il a déjà formulé une plainte contre le jeune Mamadou Saidou Diallo, actuellement en cavale. Il a sollicité l’aide des autorités à tous les niveaux pour que le présumé violeur soit retrouvé et traduit en justice.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Herico (Lélouma) : inauguration d’un hangar et remise de matériels aux groupements maraîchers

21 novembre 2019 à 15 03 28 112811

La commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma, vient de bénéficier d’infrastructures et de matériels pour les groupements maraîchers locaux. Une initiative du projet Wallondiral Gasteiz Hérico qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et l’autonomisation des femmes et leur leadership. La cérémonie a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, à Hérico, dans la préfecture de Lélouma, en présence des autorités locales et de plusieurs groupements bénéficiaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La cérémonie a consisté à l’inauguration d’un hangar et à une remise de matériels en faveur de sept (7) groupements féminins locaux. Cette initiative de Wallondiral Gasteiz Hérico est financée par la commune Vitoria Gasteiz d’Espagne, commune située dans le pays Basque. Le projet bénéficie de l’appui technique de l’association Haaly Pular de Vitoria Gasteiz et exécuté par l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G) en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH).

La présidente de l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G), Maimouna Diallo, est revenue sur l’objectif du projet. « Ce projet, qui a démarré depuis décembre 2017, vise à améliorer les conditions de vie de la population, promouvoir l’autonomisation personnelle, sociale, et économique des femmes et leur participation politique à la prise de décisions au niveau communautaire ».

Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la santé et le développement

Par ailleurs, Maimouna Diallo a fait savoir que plusieurs activités ont été menées depuis 2017. « Un hangar construit au marché de Hérico sur une surface de 200 mètres carrés dont le coût total s’élève à plus de 173 millions de francs guinéens. Il y a aussi sept (7) Activités Génératrices de Revenus dans le secteur agricole au profit des groupements de Kabita, Lemounéré, Pellel, Manasigui, Billin, Madina Dian et Kodiwel pour un montant de plus de 89 millions de francs guinéens, composé de matériels pour la clôture des parcelles maraîchères ,des équipements agricoles, des semences agricoles, des arrosoirs, des motopompes, des pioches, des dabas, des pulvérisateurs », a-t-elle énuméré.

Karamoko Demba Diallo, secrétaire général de la mairie de Herico

Le représentant du maire à la cérémonie, Karamoko Demba Diallo, a salué les efforts des ressortissants de Hérico en Espagne avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. « Au nom des populations de Hérico, nous disons merci à tous les partenaires techniques et financiers pour la mise en place de ce projet tout en leur promettant de pérenniser cet hangar. Populations de Hérico, faisons de cet hangar venu à la très bonne heure un lieu d’échange pour créer le développement ».

A part l’appui dans le secteur agricole, d’autres activités sont menées par l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée comme des formations en communication communautaire, la saponification, la teinture, des séances d’alphabétisation de proximité animées par des personnes ressources de la localité.

Mariama Dalanda Diallo, présidente des femmes de Herico

La présidente des femmes de Hérico, Mariama Dalanda Diallo, a remercié les initiateurs de ces dons. « Nous remercions tous ceux qui ont pris le temps pour venir assister à cette cérémonie, surtout actuellement avec les travaux champêtres. Je remercie tous les groupements de Hérico. On vous promet ici que nous allons prendre soin de cet hangar et des équipements mis à notre disposition aujourd’hui ».

A rappeler que le marché de Hérico a également bénéficié de matériels pour l’hygiène du marché, composés de poubelles, de brouettes, de gants, de râteaux et de gilets.

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Kindia : RUSAL/CBK remet un chèque de 3 milliards GNF aux collectivités locales

21 novembre 2019 à 13 01 15 111511

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL/CBK a remis un chèque de trois (3) milliards de francs guinéens aux collectivités locales de Kindia, au titre de la Contribution au Développement Local (CDL) pour l’exercice 2017. La cérémonie de remise a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, dans la commune urbaine, en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des religieux et sages de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

En procédant à la remise du chèque aux autorités de Kindia, le directeur général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKIY, est revenu sur quelques actions réalisées par la compagnie minière dans le cadre du développement de la région. « Cet argent est notre contribution au fonds de développement local de la région de Kindia. Il est important de souligner que depuis plus de 18 ans, la Compagnie des Bauxites Kindia est l’un des plus grands investisseurs étrangers en Guinée, offrant un emploi stable et bien rémunéré à des milliers de guinéens.

Au fil des ans, la Compagnie des Bauxites de Kindia a investi des centaines de millions de dollars dans l’économie guinéenne. Dans la région de Kindia, la CBK a mis en œuvre des dizaines de projets sociaux visant à améliorer la vie de simples citoyens guinéens. Dans les villages, de nouvelles écoles et des centres de santé sont apparues, des églises et des mosquées ont été construites, des centaines de maisons ont été alimentées en électricité. Le montant total des investissement de RUSAL dans des projets sociaux sur le territoire guinéen s’élève à des dizaines de millions de dollars », a-t-il rappelé.

Dans son discours le DG de Rusal/CBK a rappelé la tenue en octobre 2019, du premier forum économique Russie-Afrique qui a réuni plus de 40 chefs d’état et de gouvernement des pays du continent africain en Russie dans la ville russe de Sotchi. Lors de son intervention à ce forum, le Président guinéen, le Professeur Alpha CONDE, a rappelé à tous les participants, y compris le Président russe, Vladimir POUTINE, la contribution de la Fédération de Russie à la lutte contre Ebola en Guinée en 2014-2015. « En 2014-2015, pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la construction et l’équipement avec une technologie de dernière génération du Centre de Recherche en Epidémiologie, Microbiologie et des Soins Médicaux a permis de lutter efficacement contre la maladie » avait précisé le président guinéen.

Parlant de la présence des sociétés minières russes en Guinée, Petr GAEVSKIY a rappelé la communication du Président Alpha Condé lors du forum Russie-Afrique. « La présence des sociétés russes dans le secteur minier guinéen est bien établi et déjà considéré comme traditionnel. La République de Guinée est un excellent exemple de ce que la technologie et les investissements de la Russie peuvent apporter au développement de l’immense potentiel des richesses des pays africains» avait déclaré le président Alpha Condé. Il s’agit notamment de la CBK « la CBK qui travaille en Guinée depuis plus de 18 ans participe d’une façon active au développement socio-économique de la région de kindia en particulier et du pays en général» a expliqué Petr GAEVSKIY.

De son côté, le préfet de Kindia s’est félicité de la remise de ce chèque aux ayant-droit avant de saluer les efforts de Rusal/CBK qui ont permis déjà de réaliser de nombreuses infrastructures à kindia ville et dans toutes les communes rurales. Elhadj N’Fansoumane Touré promet que les autorités administratives de Kindia vont suivre de près les travaux qui seront réalisées dans les collectivités bénéficiaires afin de s’assurer que ces fonds soient judicieusement utilisés. « Comme vous l’avez vu, les maires qui sont les bénéficiaires directs, ont reçu le chèque géant. Donc en principe, ce sont eux qui vont décider des actions à réaliser à partir de leurs Plans de Développement Local (PAI).

Rappelons que Rusal/CBK coopère fructueusement avec les autorités régionales et communales de Kindia, C’est pourquoi la cérémonie de remise du chèque s’est déroulée en présence de tous les bénéficiaires dans une ambiance de convivialité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796/ 664354238

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Tougué attend le Premier ministre, Kassory Fofana : écoles et centres de santé fermés

21 novembre 2019 à 9 09 09 110911

Après les manifestations d’hier à Labé contre sa délégation et sa personne, la gouvernance actuelle de la Guinée et surtout de la volonté du régime de changer la Constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de faire un troisième mandat, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu ce jeudi, 21 novembre 2019, dans la préfecture de Tougué.

Selon des citoyens, joints au téléphone par Guineematin.com, toutes les écoles, tous les centres de santé et autres services sont fermés et tous les fonctionnaires et les simples citoyens sont appelés à se rendre à Tougué-ville.

« Les maires de la commune urbaine de Tougué et de certaines communes rurales comme Kollet, Koura Tongo ont fait diffuser des communiqués à la radio rurale pour demander aux motocyclistes de se présenter tôt le matin pour carburer gratuitement leurs motos afin de participer à l’accueil du Premier ministre », a indiqué un citoyen, prêt à se rendre en ville…

Par ailleurs, il est informé à tous les citoyens qui n’ont pas de moyens de locomotion de sortir attendre des camions militaires mis à leur disposition pour le transport. A Koïn par exemple, un camion est arrivé depuis hier, à 22 heures et ils n’attendent que les candidats à l’accueil du Premier ministre pour les transporter.

Finalement, l’accueil du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, sera-t-il chaleureux ou bien à l’image de celui d’hier à Labé où il a passé la journée confiné à sa résidence par des jeunes manifestants, révoltés par les tueries de manifestants et la volonté du pouvoir de changer la Constitution ?

« A Tougué, nous comptons l’accueillir chaleureusement. Mais, si lui, un membre de sa délégation ou même une autorité locale se hasarde à faire de la propagande politique, nous allons protester et les huer », a indiqué au téléphone de Guineematin.com un citoyen de Tougué qui ne souhaite pas aller à cet accueil.

A suivre !

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Tournée du PM au Fouta : après sa mauvaise journée d’hier à Labé, Kassory attendu à Tougué

21 novembre 2019 à 8 08 16 111611

Malgré les manifestations qui ont perturbé sa visite à Labé hier, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre guinéen devrait poursuivre sa tournée dans la région. Il est attendu ce jeudi dans la préfecture de Tougué, a appris Guineematin.com des autorités locales.

Elhadj Abdourahmane Baldé

Joint au téléphone, le préfet de Tougué, Elhadj Abdourahmane Baldé, a confié à un correspondant de Guineematin.com dans la région que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, se rendra effectivement dans la localité, ce jeudi. « L’arrivée du Premier ministre à Tougué est maintenue, c’est confirmé, c’est réel, c’est réalisable et c’est réaliste. Toutes les dispositions sont déjà prises pour lui réserver un accueil chaleureux. Ça ne sera pas comme ce qui s’est passé à Labé. Il y aura la paix la plus absolue à Tougué si Dieu le veut bien », assure le préfet.

Cette tournée du chef du gouvernement guinéen dans le Fouta s’inscrit dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de d’Insertion Economique et Sociale (ANIES).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la résidence de Kassory Fofana encerclée par des jeunes mécontents

20 novembre 2019 à 13 01 52 115211

Les manifestations se poursuivent actuellement contre la présence du premier ministre, Kassory Fofana, dans la ville de Labé. Selon un des correspondants locaux de Guineematin.com, le Premier ministre est ne parvient pour le moment pas à sortir de sa résidence, située à Ndiolou, encerclé qu’il est par des jeunes en colère contre la gouvernance actuelle et sans doute aussi la volonté du régime actuel à changer la constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Après sa visite rendue à Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, Ibrahima Kassory Fofana est depuis quelques heures assiégé à sa résidence à Ndiolou. Des jeunes manifestants ont érigé des barricades des deux côtés de la résidence.

Face aux jeunes manifestants lancent sans arrêt des pierres, les agents des forces de l’ordre, déployés sur place, usent du gaz lacrymogène pour les chasser de-là. Pour le moment, sans succès.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo pour Guinéeneematin.com

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Herico (Lélouma) : il meurt à l’entraînement

20 novembre 2019 à 11 11 15 111511

Alpha Amadou Diallo, âgé d’une trentaine d’années, a trouvé la mort quelques minutes après s’être écroulé sur un terrain de football dans la commune rurale de Hérico, située à 50 kilomètres de Lélouma. Le drame s’est produit dans la soirée du lundi, 17 novembre 2019.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com sur place, c’est aux environs de 18 heures GMT que le jeune Alpha Amadou Diallo s’est écroulé tout seul alors qu’il jouait au football avec des amis. Transporté d’urgence au centre de santé local, il rendra l’âme quelques minutes plus tard.

Jean Loua, enseignant au collège de Hérico, qui fait partie de ceux qui jouaient au ballon avec le défunt, est revenu sur ce qui s’est passé. « On jouait ensemble avec lui. Il jouait à la défense avec moi. Le ballon était dans le camp adverse, mais quand on a perdu le ballon, on s’est retourné et on a vu qu’il était à terre. Nous sommes venus lui demander qu’est-ce qui ne va pas. On a demandé à arrêter le jeu. Il ne répondait pas. J’ai dit de chercher à l’envoyer au centre de santé. Il y a un jeune qui avait une moto au terrain de football. Il s’est relevé pour monter sur la moto. On a continué le match. C’est pendant qu’on jouait que le chef de la jeunesse est venu nous dire qu’il a rendu l’âme », a expliqué monsieur Loua.

Marié et sans enfant, feu Alpha Amadou Diallo a été ramené à son village natal de Pamméhoye où son enterrement est prévu aujourd’hui même, mercredi 20 novembre 2019.

Paix à son âme, amine !

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Labé : les femmes du FNDC manifestent contre les tueries en Guinée

19 novembre 2019 à 13 01 31 113111

Tout comme à Conakry, de nombreuses femmes ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du FNDC, dans la ville de Labé. Elles ont défilé dans la rue pour protester contre les tueries des manifestants à un troisième mandat enregistrées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutes habillées en blanc avec des foulards rouges à la tête, les responsables et militantes du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé se sont rassemblées au rond-point Hoggo M’Bouro. Elles ont entamé là leur marche qui les a conduites au carrefour BICIGUI carrefour mosquée via la place des martyrs-corniche Konkola jusque devant le siège de la préfecture, où elles ont tenu un meeting. Durant tout le trajet, certaines manifestantes tenaient des pancartes et des banderoles alors que d’autres scandaient des slogans comme « Arrêtez de tuer nos enfants » et « Justice pour nos morts ».

« Nous dénonçons ces assassinats en Guinée. Ils tuent nos enfants, et aucune enquête n’est menée là-dessus. Nous sommes fatiguées et nous demandons à ce que justice soit faite pour retrouver les coupables. Nous les femmes de Labé, nous disons halte à ces exactions commises contre nos enfants ! Si vous voyez que les femmes se lèvent à 6 heures du matin pour chercher de quoi vivre, c’est pour que nos enfants soient à l’abri du besoin. Et ça fait très mal de voir son enfant qu’on a mis au monde avec toutes les souffrances que vous connaissez, qu’on entretient avec amour, être abattu par quelqu’un qui est sans scrupules. Nous demandons justice et que plus jamais cela en Guinée », a déclaré Hadja Mam Kouyaté conseillère communale et membre du FNDC-Labé.

A noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Et aucun agent des forces de l’ordre n’était visible sur le trajet emprunté par les manifestantes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Dalaba : immersion dans l’univers du forgeron Diouma Bah

19 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Mamadou Diouma Bah, forgeron

La commune urbaine de Dalaba, en Moyenne Guinée, regorge de nombreux hommes de métiers qui se battent contre vents et marrées, dans une conjoncture compliquée, pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Mamadou Diouma Bah, un forgeron qui exerce ce métier depuis tout petit, hérité de son père. Dans sa forge, il confectionne des houes, des faucilles, des coupes-coupes et répare des radiateurs de véhicules, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La forge de Mamadou Djouma Bah est animée ce mercredi 13 novembre 2019. Lui et ses apprentis sont en pleine activité dans la confection d’objets commandés par des clients ou destinés à être vendus sur le marché. Le four, les soufflets, l’enclume, le marteau, tout est en mouvement.

Agé de 63 ans, Mamadou Djouma Bah dit avoir appris le métier de forgeron en bas âge, aux côtés de son père, lui-même forgeron. « Mon père était forgeron. J’ai appris ce métier auprès de lui. Donc, ce métier réside dans mon sang. Je suis né avec. Grace à cette activité, je mène ma modeste vie avec ma famille », a-t-il expliqué.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Selon lui, en dehors des outils traditionnels fabriqués par un forgeron, il confectionne aussi d’autres articles. « Ici on confectionne des haches, des houes, des faucilles, des coupes-coupes… En dehors de ça, je confectionne aussi des arrosoirs, des seaux, des marmites et je répare aussi les radiateurs des véhicules », a fait savoir Mamadou Djouma Bah.

Dans l’exercice de son métier, le forgeron a fait savoir que les difficultés ne manquent pas. « On n’a pas suffisamment de moyens pour acheter des feuilles de tôles neuves pour confectionner les fourneaux et les arrosoirs. C’est pourquoi, on fait recours aux charpentiers qui nous revendent des morceaux de tôles à un prix supportable. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir ».

Plus loin, Mamadou Djouma Bah lance un appel à l’endroit des jeunes gens de se trouver un métier. « J’invite les jeunes à se trouver chacun un métier, de chercher où travailler et d’abandonner le vagabondage. C’est grâce à ce métier que j’ai aujourd’hui mes enfants, mon domicile où je mène modestement ma vie. Donc, j’exhorte tout le monde à prendre la vie au sérieux en cherchant à faire un métier pour vivre de sa sueur », conseille le forgeron.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Depuis Dalaba Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Labé : Kassory Fofana attendu sur fond de protestation

18 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Sauf changement de dernière minute, le Premier ministre guinéen sera à Labé demain, mardi 19 novembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana va procéder au lancement officiel de l’Agence Nationale de l’Insertion Economique et Sociale (ANIES), a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la ville. Mais, le chef du gouvernement guinéen devrait être accueilli sur fond de protestation.

Les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution seront dans les rues de la ville pour manifester contre « les assassinats » de leurs enfants dans les manifestations du FNDC à Conakry. Selon madame Yacine Diallo, la coordinatrice des femmes du FNDC à Labé, elles ont reçu l’autorisation de manifester. « Nous avons reçu l’autorisation de marcher. Nous avons écrit à la commune qui a transmis à la préfecture, qui à son tour, a donné son aval.

Le point de ralliement c’est le carrefour Hoggo M’Bouro. Nous appelons toutes les femmes de Labé à sortir pour dire stop aux tueries de nos enfants, on en a marre, nous sommes fatigués ! Nous demandons également à toutes les femmes de porter du blanc avec un foulard rouge à la tête pour exprimer notre mécontentement », a lancé cette dame opposée à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

On apprend aussi, selon des indiscrétions, que d’autres habitants de Labé comptent profiter de cette occasion pour aller protester devant le Premier ministre contre le projet de changement de l’actuelle constitution, qui permettrait au président de la République de briguer un troisième mandat.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : le Fouta se souvient de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro à Porédaka

15 novembre 2019 à 18 06 19 111911

La commune rurale de Porédaka, dans la préfecture de Mamou, a été le théâtre d’une grandiose cérémonie de sacrifice à la mémoire de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro, résistant à la pénétration coloniale. Sur initiative du Haut Conseil des Anciens de Timbo, les neuf anciens diwés (provinces) du Fouta se sont retrouvés hier jeudi, 14 novembre 2019, à Porédaka pour rendre hommage à cet illustre combattant décédé les armes à la main, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour commémorer les 123 ans de la disparition de Sory, tué le 14 novembre 1896 sur les lieux, fils de l’Almamy Boubacar Biro, que le Haut Conseils des Anciens de Timbo a organisé cette cérémonie de sacrifice et lecture du saint Coran en collaboration avec les diwés du Fouta. Elle a eu lieu à Bomba, à quelques pas du village de Sâbâto, à environ 3 kilomètres du chef lieu de la commune rurale de Porédaka.

Des invités venus des quatre coins de la Guinée et de l’extérieur ont pris part à cet événement solennel. On notait aussi la présence des autorités administratives et religieuses de Mamou. Tous les neuf diwés du Fouta étaient représentés à cette cérémonie : Labé, Bhouria, Timbi, Timbo, Kébaly, Koïn, Kollâdhé, Fougoumba, et Fodé hadji.

De nombreux discours ont été prononcés pour rappeler la portée à a fois historique et symbolique de cette rencontre.

Des prières ont été dites pour le repos de l’âme de Sory, de son père Boubacar Biro, et de tous les combattants morts sur le champ d’honneur pour la défense de la Guinée contre les envahisseurs étrangers. Les mêmes vœux ont été formulés pour le bonheur et la prospérité du Fouta et de la Guinée entière.

Pour rappel, la célèbre bataille de Porédaka a eu lieu le samedi, 14 novembre 1896. L’Almamy Boubacar Biro Barry a croisé le fer avec les colons français, dirigés par le capitaine Muller, à Bomba. Trahi par une partie du Fouta grâce à la duplicité, à la politique du diviser pour régner des colons, Boubacar Biro va perdre son fils Sory à Bomba qui sera enterré là.

Boubacar Biro Barry, le dernier résistant à avoir pris les armes au Fouta contre les imposteurs, sera assassiné quelques jours plus tard à Bötoré, dans la préfecture de Niagara, à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Porédaka.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Manif du FNDC à Dalaba : « on n’a pas d’argent pour payer les gens, ils sont sortis avec conviction »

14 novembre 2019 à 19 07 33 113311

Les manifestations initiées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé se poursuivent à travers le pays. Si à Conakry la marche pacifique a été dispersée par les forces de l’ordre ce jeudi, 14 novembre 2019, elle s’est déroulée sans incident dans la ville de Dalaba, en Moyenne Guinée. La manifestation a provoqué la paralysie des activités dan la commune urbaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les boutiques et magasins sont restés fermés ce jeudi à Dalaba. Toutes les couches socioprofessionnelles ont pris part à la marche organisée par l’antenne locale du FNDC. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville. Ils ont scandé des slogans au 3ème mandat, au projet de nouvelle Constitution et au président Alpha Condé.

Après avoir arpenté les artères de la ville, les manifestants ont tenu des discours à la tribune de la mairie. Selon Bachir Bah, membre du bureau fédéral de l’UFDG Dalaba, point focal dudit parti de la fédération FNDC, a dit sa satisfaction face à cette forte mobilisation. « Nous sommes sortis aujourd’hui encore pour protester contre le tripatouillage de la constitution guinéenne. Quand Dalaba dit Oui, c’est Oui ; et quand Dalaba dit Non, c’est Non. Dalaba est à sa sixième marche aujourd’hui. Les six marches convoquées, Dalaba a répondu à toutes ces marches. A Dalaba ici nous, on n’a pas d’argent pour payer les gens. Les gens sont sortis avec conviction. Et vous voyez comment les manifestants sont heureux de sortir pour répondre à l’appel du FNDC », a-t-il fait remarquer.

Pour le coordinateur du FNDC à Dalaba, Docteur Saada Sow, les citoyens de Dalaba ne seront jamais favorables au 3ème mandat. « Nous manifestons pour dire Non à Alpha Condé, Non au tripatouillage de la constitution et Non au 3eme mandat. Dalaba n’est pas pour le 3ème mandat et les gens de Dalaba ne seront jamais pour le 3ème mandat », a lancé Dr Sow.

Dans la même lancée, Elhadj Tidiane Bah, le secrétaire fédéral de l’UFDG, a dénoncé les maux causés par le régime Alpha Condé avant de demander son départ. « Que Dieu nous sépare d’Alpha Condé. Ils nous ont tués, ils nous ont frappés, ils nous ont emprisonnés, ils ont détruit nos maisons, ils nous ont délogés. Rien ne nous reste dans ce régime d’Alpha Condé, sauf son départ », a-t-il martelé devant une foule compacte de manifestants.

Le FNDC en a profité pour annoncer une marche des femmes le mardi prochain, 19 novembre 2019.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 927/654 416 922

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Activités réalisées, gestion des ordures, perspectives : le maire de Dalaba à Guineematin

14 novembre 2019 à 6 06 57 115711

Le maire de Dalaba, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, en séjour dans la ville. L’autorité locale est revenue sur les activités réalisées par le conseil communal qu’il dirige depuis son installation, les difficultés rencontrées dans la gestion des ordures et les perspectives de la mairie pour l’année à venir.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait un an depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Dalaba. Comment se fait la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : la commune de Dalaba se porte très bien à l’heure où nous parlons. Ce conseil communal a 15 postes. Nous sommes là avec la mouvance, le PGRP et la liste indépendante. Depuis donc la composition de ce conseil communal, le 18 octobre 2018, nous travaillons de concert, en communion d’idées avec tous les conseillers ici présents. Depuis, nous travaillons la main dans la main pour le développement de la commune de Dalaba. A chaque fois qu’on se retrouve, nous voyons l’intérêt prioritaire, majoritaire, du développement de la commune. On se focalise sur les aspects positifs de développer la commune de Dalaba. Aujourd’hui, avec cet élan et l’esprit patriotique de chacun de nous, nous œuvrons dans l’entente et dans la transparente pour développer la commune en passant par les priorités au niveau des districts et quartiers.

Guineematin.com : après une année de gestion, que peut-on retenir de votre travail en termes de bilan ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à notre arrivée, nous avons trouvé que le bréviaire le plus important qui est le PDL (Plan de Développement Local) n’y était pas. Nous avons donc cherché sous peu de temps un PDL qui pourrait nous diriger pour que nous prenions en compte toutes les activités des districts et quartiers en passant par les priorités. Heureusement, ce PDL a été conçu. Mais tout récemment, nous avons eu effectivement des opportunités avec l’ANAFIC (Agence National de Financement des Collectivités). On a trouvé donc nécessité de revoir encore ce problème de PDL et avoir un PDL pour avoir un document plus consistant et positif, afin de pouvoir embrasser toutes les activités des quartiers et des districts. Nous avons donc, avec les critères de l’ANAFIC, repris le PDL. Nous avons fait le premier pas, actuellement on est sur l’écrit de ce PDL et nous pensons avoir fait un travail excellent parce que les équipes sont descendues dans les districts et secteurs pour recueillir les idées de la population sur tous les domaines qu’il faut effectivement revoir pour le développement de la commune.

Il y a eu le diagnostic, actuellement le comité qui est en train de préparer ce nouveau PDL est en train de faire la rédaction. Une fois que la rédaction finie, il y aura le forum que nous allons tenir pour convoquer toutes les parties prenantes afin de débattre et de faire ressortir maintenant les activités issues des rencontres au niveau des districts et les communes. Vers la fin du mois de décembre, on aura un PDL capable de donner la situation exacte de toutes les activités que nous pouvons mettre en œuvre pour le développement de la commune. En ce moment, on aura un PDL fiable, bancable, vendable. Un PDL qui aura pris les besoins de toute la population de la commune. Et nous serons mieux sités dans le cadre de l’orientation des activités qui se feront au niveau de la commune.

Guineematin.com : est-ce que la commune a un budget conséquent pour réaliser ses projets ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à l’allure des choses, on s’est rendu compte que le budget ne pouvait pas prendre en compte toutes les activités à réaliser. Mais, avec l’ANAFIC, nous avons bénéficié cette année d’un financement d’un milliard 200 millions et quelques francs. Avec ce montant, nous avons ciblé trois grandes priorités. Nous avons essayé de planifier la construction d’une école primaire dans le district de Dalaba Misidé, où les travaux sont à 80% d’avancement. Ensuite nous avons ciblé la villa Syli qui est une ancienne infrastructure rénovée par l’Etat mais qui n’a aucun équipement. Donc nous avons prévu l’achat d’un équipement très important pour pouvoir meubler la case et la grande maison.

En plus de ça, l’eau aussi faisait défaut dans certains secteurs. Là aussi, on a ciblé quatre secteurs prioritaires qui avaient des difficultés dans ce domaine. On a foré quatre forages, il y a eu de l’eau, les populations sont satisfaites. Ce sont ces activités là que nous avons prises et nous avons dit à l’Etat de nous assister. Et l’Agence Nationale de Financement des Collectivités nous a assistés à hauteur de 1 milliard 200 millions de francs guinéens. C’est ce qui a été réparti entre les trois secteurs. J’avoue que ça a été une bonne situation. Donc les forages sont au niveau de Hollandé, de Pellel, et Guillarou.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez généralement dans la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : vous savez, Dalaba est une belle cité et nous avons toujours œuvré pour que la ville soit propre. Les difficultés que nous avons, d’abord on n’a pas eu une ONG d’assainissement. C’est un ressortissant de Dalaba résidant en Allemagne qui nous a mis en contact avec une ONG basée à Kankan qui promettait de venir. Mais avec les moyens de bord, les ONG que nous avons là, promettent de prendre le problème d’assainissement en main. Nous avons une seule rivière qui traverse la ville, toutes ces ordures produites par les citoyens sont drainées dans cette rivière. Nous voulons donc chercher une institution qui va nous aider à curer cette rivière pour que les ordures issues des dépotoirs d’ordures soient drainées afin de faciliter la circulation de l’eau au niveau des caniveaux et au niveau de cette rivière.

J’avoue que ce problème d’ordures nous donne beaucoup à penser. Mais depuis que Guicopres est venu ici, tous les caniveaux ont été débouchés. Lorsqu’on aura les moyens de curer cette rivière, la situation des ordures sera beaucoup assainie. On a le dépotoir, on a un petit camion qui transporte les ordures. Comme le budget n’est pas consistant, il faut penser au carburant, il faut penser à l’entretien du véhicule et au payement des ramasseurs des ordures. Ce n’est pas facile. C’est pourquoi, dans la semaine, on passe deux fois pour ramasser les ordures dans la ville. Mais nous prévoyons maintenant une plus grande organisation au niveau même des familles. C’est-à-dire chercher à trouver des sacs pour chaque famille, fixer un petit quota mensuel avec les familles volontaires. Après on va ramasser même si c’est une fois ou deux fois dans la semaine…

Guineematin.com : quelles sont vos perspectives à court terme ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : puisque la commune à ses propres recettes même si elles ne sont pas très consistantes, nous voulons en 2020, cibler certaines actions qui sont en dehors des actions de l’ANAFIC. Nous pensons que les ressortissants aussi pourront nous assister. Voilà pourquoi nous prévoyons de convoquer un forum préfectoral au niveau de Dalaba pour que tous les ressortissants de Dalaba essayent de se donner les mains et faire le diagnostic de la vraie situation pour le développement de Dalaba et aider effectivement la commune à aller de l’avant. Une fois que cela est fait, on aura à vendre notre PDL un peu partout dans le monde pour que le budget soit un grand budget permettant de cibler certaines actions propres en dehors des actions de l’ANAFIC.

Entretien réalisé à Dalaba par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dalaba : la villa de Miriam Makéba dans un piteux état

13 novembre 2019 à 20 08 54 115411

Située au quartier Chargeur, à un kilomètre du centre ville de la commune urbaine de Dalaba, la villa de la Sud-Africaine, feue Miriam Makéba, est dans un état très mauvais état en ce moment. Cette villa, jadis somptueuse et très prisée, offrait l’hospitalité dans une ville au climat paradisiaque. De nos jours, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters en séjour dans la ville.

Selon nos informations, c’est dans les années 1970 que Miriam Makéba, artiste de renommée internationale et icône de la lutte contre l’Apartheid en Afrique su Sud, est tombé sous le charme de la ville de Dalaba. C’était à l’occasion d’une visite que « Mama Africa » a effectué sur les lieux en compagnie du président Ahmed Sékou Touré. C’est ainsi qu’elle avait à l’époque sollicité de s’établir là. D’où la construction de cette villa qui par le passé a accueilli de nombreux panafricanistes à l’image de Kwame N’Krumah, ainsi que des artistes venus des quatre coins du monde.

Aujourd’hui abandonnée à elle-même, cette bâtisse jetée aux oubliettes, n’a ni occupant ni gardien. Aucune trace de la clôture ou d’un quelconque portail n’est perceptible.

Portes et fenêtres complément rouillées, plafonds tombés par terre, toitures effondrées, murs moisis et décrépis… voilà l’état déplorable dans lequel se trouve la villa de Miriam Makéba, militante engagée dans la lutte contre l’Apartheid et chanteuse qui a émerveillé plus d’un mélomane à travers le monde.

Dans ce qui s’apparente à l’enceinte de la cour, des herbes sauvages et des lianes ont pris le dessus. Des herbes ont poussé sur la toiture où ce qui en reste. Au niveau de la terrasse, du rez-de-chaussée et à la rentrée principale, ce sont les bœufs et les moutons qui dictent leur loi. Fermées à l’aide de cadenas, les portes et les fenêtres sont complément rouillées.

Dans le voisinage, on entend des cris d’oiseaux de toutes sortes. Un monument en ruines.

Selon le témoignage de certains voisins, la maison n’a pas de gardien. « La personne qui veillait sur cette maison ne vient plus ici. En tout cas, nous, on ne voit personne ici. Mais, il parait que les moquettes et les meubles de la maison sont tous fermés dedans », a dit un citoyen de Dalaba sous anonymat.

La réalisation des infrastructures dans le cadre de la célébration des fêtes tournantes de l’accession de la Guinée à l’indépendance a permis à la ville de Dalaba de refaire sa toilette. Mais malheureusement, la villa de Miriam Makéba n’avait pas fait partie de ce lot au grand dam des habitants et des autorités locales.

En visite au Fouta en décembre 2018, le président Alpha Condé avait été interpellé sur le mauvais état de cette villa. Mais, monsieur Condé avait laissé entendre que les sud-africains s’étaient engagés à renouveler le bâtiment. « Nous avons voulu rénover la maison de Miriam Makéba, mais, l’Afrique du Sud nous a demandé gentiment, puisque le président doit venir, de les laisser rénover la maison de Miriam Makéba. C’est pourquoi, par gentillesse, nous laissons ça à l’Afrique du Sud », avait-il laissé entendre.

Depuis Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Meurtre de Boukariou Baldé à Labé : Madifing Diané, Alphonse Gomou et Richard Fangamou poursuivis

12 novembre 2019 à 14 02 48 114811
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé, poursuivi pour le meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé

Il y a un peu plus de six mois que l’étudiant Amadou Boukariou Baldé a été tué par des agents de la sécurité à l’université de Labé. Ce 31 mai 2019, sur ordre du Gouverneur de la région administrative de Labé, des policiers et gendarmes ont été dépêchés à l’université Hafia pour réprimer des étudiants qui étaient en colère contre leurs encadreurs.

Les agents ont battu à mort Amadou Boukariou Baldé et les autorités ont refusé de l’assister. C’est une moto qu’il sera transporté du lieu où les agents l’ont abandonné pour mort vers le premier poste de santé. C’est après que les étudiants iront exiger au rectorat un véhicule pour accompagner leur camarade à l’hôpital régional de Labé où il rendra l’âme.

Venu présenter ses condoléances à la famille, le ministre de l’Enseignement supérieur avait promis de s’impliquer dans ce dossier pour aider les parents à faire arrêter les coupables de ce crime. Mais, probablement informé que les criminels étaient membres du système de gouvernance, Abdoulaye Yéro Baldé a depuis donné sa langue aux chats. Il se murmure d’ailleurs que c’est lui qui a infiltré les étudiants qui, eux aussi, ne fournissent plus d’efforts pour rendre justice à Amadou Boukariou Baldé, malgré leurs premières déclarations.

Après avoir déposé une première plainte, rejetée par le procureur, la famille du défunt vient de déposer une autre avec, cette fois, constitution de partie civile.

Comme lors de la première plainte, ce sont les avocats maître Hamidou Barry et maître Thierno Souleymane Barry, qui accompagnent la famille, avec le soutien de l’OGDH. La famille espère ainsi que la justice pourra auditionner les puissants Madifing Diané (Gouverneur de la région administrative de Labé), Alphonse Gomou (commandant de la compagnie d’intervention et de sécurité de Labé) et Nango Richard Fangamou (commandant de l’escadron mobile de la Gendarmerie de Labé).

Guineematin.com vous propose de visionner, ci-dessous, la plainte :

Plainte de la famille de Boukariou Baldé

A rappeler qu’au-delà du tribunal de Labé, qui est loin de rassurer, la famille compte également poursuivre cette affaire à la Cour de justice de la CEDEAO

A suivre !

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Mamou coupée de courant : les citoyens interpellent EDG

12 novembre 2019 à 9 09 22 112211

La ville de Mamou est dans le noir depuis le dimanche dernier, 10 novembre 2019. C’est une panne survenue sur la ligne de conduite de Garafiri qui aurait provoqué la coupure totale du courant dans la ville-carrefour. Préoccupés par cette situation, les citoyens lancent un appel à l’Electricité de Guinée (EDG), rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 48 heures, l’activité de maître Sow, soudeur au carrefour Kimbély, dans la ville de Mamou, est ralentie par le manque de courant. Une situation vraiment défavorable pour lui. « Nous, nous vivons de ce métier, et sans le courant on ne peut rien faire. Nous avons des groupes électrogènes mais ces groupes consomment beaucoup le carburant. Depuis 1958, nous sommes indépendants, on ne devrait plus avoir de problèmes d’électricité aujourd’hui. Nous demandons à l’Etat guinéen de multiplier les efforts pour en finir avec ces problèmes », a-t-il exhorté.

Aliou Diallo, candidat au prochain baccalauréat, est également affecté par cette coupure de courant. Aujourd’hui, il est inquiet que cette situation perdure. « Toute la journée, nous sommes à l’école. C’est la nuit qu’on peut avoir le temps de réviser nos leçons. Si maintenant le courant est coupé, on se demande comment on va réviser la nuit. Nous demandons à l’Etat de tout faire pour nous rétablir rapidement le courant parce que s’il n’y a pas de courant nous aurons du mal à bien réviser la nuit », a lancé cet élève.

Mamadou Kan, lui, a plutôt vu son activité s’accroitre ces derniers jours. Ce jeune-homme qui gère une entreprise de charge de téléphones portables à la gare routière de Conakry, gagne plus de clients aujourd’hui que d’habitude. « Je peux charger 20 à 30 téléphones par jour. C’est dans ce cas que je trouve les dépenses de ma famille. Le courant est une denrée indispensable aujourd’hui pour les citoyens. On ne peut se connecter, ni appeler si les téléphones sont déchargés. Donc, EDG doit revoir cette situation », a-t-il dit.

Interrogée sur cette situation, la direction d’EDG à Mamou annonce qu’une équipe est déjà en place pour chercher à résoudre le problème et rétablir le courant dans la ville.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/ 657343939

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