Annonce de décès : Hadja Bintou Diané n’est plus !

20 janvier 2019 à 18 06 18 01181

Les familles Keita, Diané, Cherif, Fofana, Touré, Tounkara, Kaba et alliés ont la profonde douleur d’annoncer le décès de leur épouse, fille, mère, belle-mère et grand-mère, Hadja Bintou Diané, plus connue sous le nom de Maama, épouse de Feu El Hadj Sakoba Keita, Belle-mère de Son Excellence Ibrahima KASSORY Fofana, Premier Ministre Chef du Gouvernement !
Décès survenu ce Samedi 19 janvier 2019 à 14h45 à Conakry des suites de Maladie.

Qu’en soient informés

1)- le doyen Minata Fodé Keita, Notable à Sanankörö Kouroussa.

2) Hadja Saran Kaba Diané soeur de la défunte à Kankan

3) le doyen de la famille Kaba de Bananköröda à Kankan.

4) le doyen de la famille cherifoula à Kankan.

La levée du corps aura lieu à l’hôpital sinoguineen le mardi 22 janvier 2019 à 9h 30 et L’enterrement, le même jour après la prière de 14 h à la grande mosquée Faycal.

Nous prions Dieu pour le repos de l’âme de Hadja Bintou Diané, dite Mama

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Mohamed Diané sur le décès du Khalife de Dinguiraye : « c’est une perte pour toute la oumma islamique »

20 janvier 2019 à 13 01 48 01481
Feu Elhadj Mountaga Tall

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le Khalife Général de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall, est décédé des suites de maladie à l’hôpital Sino-guinéen de Conakry avant-hier, vendredi 18 janvier 2019. Au lendemain de ce décès, parents, amis et alliés du défunt se sont réunis à Taouyah, au domicile d’Elhadj Amadou Cherif Ly.

Le domicile du président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry a refoulé du monde hier, samedi. Venus présenter leurs condoléances, parents et amis du défunt interrogés par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ont dit tout le bien qu’ils retiennent du défunt.

Elhadj Amadou Cherif Ly

Elhadj Amadou Cherif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry : « le Khalife était malade depuis quelques jours. C’est grâce à Dieu et l’aide du président de la République, qui a mis à notre disposition un hélicoptère, qu’on l’a envoyé à l’hôpital Sino-guinéen. Le président a pris aussi en charge tous les frais médicaux. Mais, malheureusement, il n’a pas survécu. J’étais un de ceux-là qui étaient à son chevet. C’est entre nos mains qu’il a rendu l’âme. Nous prions le peuple de Guinée de prier pour le repos de son âme et de lui accorder leur pardon. Le Khalife était un homme bon, pieux ».

Dr. Fodé Amar Bocar Maréga

Pour sa part, Dr. Fodé Amar Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, parle d’une perte immense pour sa ville natale. « Depuis qu’il est arrivé à Conakry, on est à son chevet, toute la journée, à l’hôpital pour veiller à ce que les traitements qui sont donnés soient des traitements adéquats pour son état. Donc, ça n’a pas été surprenant parce qu’on a passé plusieurs étapes et on s’est retrouvé au dernier jour avec des difficultés respiratoires. Et, on savait que la fin était proche. Vous savez, Amadou Hampathé Bah nous avait déjà dit qu’en Afrique, un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Alors, un vieux de 98 ans qui meurt, imaginez un peu cette bibliothèque-là, cette somme énorme de connaissances et d’expériences qui s’en va. Nous avons eu vraiment une grande perte à Dinguiraye. Ça ne sera pas facile à compenser ».

Maky Daff

Maky Daff, directeur de publication du journal L’Observateur et neveu du défunt : « nous avons accueilli cette nouvelle dans la douleur la plus profonde parce que nous estimons que c’est une perte énorme non seulement pour la famille, mais pour tout Dinguiraye. Mon oncle était quelqu’un de bien, un homme sage, intègre, religieux, respectueux. Je suis dans l’émotion, il m’est difficile de parler de toutes ses qualités ».

Dr. Mohamed Diané

De son côté, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, estime que c’est une perte pour la communauté musulmane. « Nous sommes-là au nom du président de la République, pour venir présenter nos condoléances à la famille éplorée, parce que la Guinée vient de perdre un grand homme de la religion. C’est une perte pour toute la oumma islamique, pour toute l’Afrique. Donc, à cette douloureuse occasion, nous avons jugé nécessaire de venir présenter les condoléances et demander le programme que nous allons communiquer au président de la République… ».

Hadja Kadé Tall

Hadja Kadé Tall, fille aînée du défunt, a remercié le président Alpha Condé pour ce qu’il a fait. « Je remercie beaucoup le président Alpha Condé, je remercie son gouvernement, pour tout le bien qu’il a fait pour la famille. Je suis vraiment triste. J’ai perdu le meilleur papa du monde. Je suis tellement sensible que je ne peux rien dire (pleurs). Je ne peux rien dire sauf remercier tous les musulmans qui sont venus compatir à notre douleur ».

Hadja Mariama Camara

Hadja Mariama Camara, épouse du défunt, retient que son mari a été un homme qui s’est bien occupé de sa famille. « Mon époux, il n’y a pas ce qu’il n’a pas fait pour nous comme bien. Il s’est bien occupé de nous. Nous le remercions et nous prions Dieu qu’Il ait son âme au paradis. Depuis notre arrivée ici, il y a près d’une semaine jusqu’aujourd’hui, les gens se sont mobilisés et nous ont assistés. Qu’ils en soient remerciés. Mon époux est décédé à l’âge de 99 ans et 7 mois. Donc, Dieu lui a donné une longue vie et beaucoup d’honneur. Je suis émue aujourd’hui, la disparition de mon époux a été une perte pour moi et pour toute la Guinée ».

A noter que le défunt était marié à deux femmes et père de 18 enfants, dont 5 garçons. Il rejoindra sa dernière demeure le lundi prochain, 21 janvier 2019, après la prière de 14 heures, dans son Dinguiraye natal.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Centre Sogué de Taouyah : des kits pédagogiques pour les élèves aveugles et malvoyants

20 janvier 2019 à 12 12 46 01461

Des élèves aveugles et malvoyants du centre « Sogué » de Taouyah, dans la commune de Ratoma, ont bénéficié de kits pédagogiques à travers un don de l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée et de l’ONG SIGHTSAVERS. La cérémonie de remise s’est tenue hier, samedi 19 janvier 2019, dans la salle de conférence de la dite école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise a regroupé des membres du gouvernement, l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée, les encadreurs d’écoles et les élèves malvoyants.

Mme Catherine INGLEHEARN

Dans son intervention, l’ambassadrice de la Grande Bretagne en Guinée, Madame Catherine INGLEHEARN, a explique comment on en est arrivé là. « On reconnait que les problèmes de vision, ça touche tout le monde. Nous sommes très fiers à l’ambassade d’Angleterre de cette collaboration que nous avons avec l’ONG SIGHTSAVERS. Je suis aussi très honorée d’être ici à l’école Sogué pour la première fois. Et, je pense que ce ne sera pas la dernière fois, par ce que je vois déjà qu’il y a une grande nécessité d’assistance pour les malvoyants. En tant qu’ambassadeur, j’ai parcouru les 12 Kilomètres de Conakry, à travers un marathon pour vous faire un don, j’ai demandé à mes amis partout dans le monde, des hommes d’affaires, tous les contacts de l’ambassade, de me parrainer, de me donner quelque chose… C’est comme ça que nous avons réussi à avoir des financements pour les kits. J’espère que parmi vous, avec votre formation ici à Conakry, que vous aussi vous pourrez participer, par ce que vous avez le droit de participer à la vie. J’aimerais que vous sachiez que ce handicap n’est pas forcément un obstacle à une vie très pleine. Je vous souhaite du courage et d’affronter tous les défis », a dit la diplomate britannique.

Mme Delphine Senian Zoumanigui

De son côté, Madame Delphine Senian Zoumanigui, la directrice du centre Sogué, s’est dite très honorée et demande plus d’aide aux organisations humanitaires. « C’est un sentiment de joie, dans la mesure où tout ce que nous avons reçu aujourd’hui c’est du matériels qu’on ne trouve pas en Guinée. L’ambassadrice a fait un marathon de 12 kilomètre pour pouvoir acheter tous ces kits et envoyer au centre Sogué. Les kits que nous avons eu aujourd’hui, il y a des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes et de papiers brailles. Donc, si les guinéens et les ONG aussi faisaient la même chose, je pense que ça allait être une grande chose pour nous. Nous sommes en train de nous battre pour que les enfants quittent la mendicité », a dit la directrice.

Par ailleurs, madame Delphine n’a pas manqué de citer les difficultés qu’elle rencontre en matière de matériels pédagogiques. « Il y a d’énormes difficultés, quand nous prenons le cas des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes, c’est des enfants, vous pouvez leur donner et puis quelques temps, ça se perd avec eux. Les papiers qu’on utilise en Guinée ici, les papiers Braille, le seul paquet on achète à 360.000 FG. Nous sommes en manque de point d’eau, on est obligé de sortir hors du centre pour aller acheter l’eau. Le bus de ramassage est petit par rapport à l’effectif. Dans l’ensemble, ils sont au nombre de 58, mais le bus ne peut porter que 35 personnes », a-t-elle précisé.

Moussa Traoré

Enfin, monsieur Moussa Traoré, Directeur National de l’action sociale en Guinée, a promis de rendre compte à qui de droit sur les difficultés rencontrées par le centre Sogué. « Nous allons faire le compte rendu de toutes les difficultés pour qu’il y ait une solution aux problèmes des personnes handicapées surtout le centre Sogué ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel. (00224) 622 07 93 59

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Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Promo End of Year : Orange Guinée fait 48 nouveaux heureux à travers divers cadeaux

20 janvier 2019 à 9 09 50 01501

La Société de téléphonie mobile, Orange Guinée, a procédé hier, samedi 19 janvier 2019, à la remise des cadeaux du quatrième tirage de la promo End of Year. Au total, quarante huit (48) clients ont bénéficié de cette remise, organisée à l’université général Lansana Conté de Sonfonia, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La promo End of Year est une tombola qui a débuté le 17 décembre dernier et va s’étendre jusqu’au 27 janvier 2019. Durant cette promo, mille gagnants seront tirés au sort chaque semaine. A à la quatrième semaine, ils sont déjà quatre mille gagnants en tout qui ont reçu des lots physiques et des dépôts de sommes d’argent dans leur compte Orange money.

Pour cette quatrième remise, ils sont au nombre de quarante huit (48) clients de Conakry et de l’intérieur du pays à avoir reçu des lots de cadeaux offerts par le leader de la téléphonie mobile en Guinée: de l’argent, des Smartphones, des tablettes, des écrans plasma, un abonnement sur Canal+, des Gigas de connexion internet.

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée, a expliqué comment les gains sont partagés entres les gagnants. « Vous avez 30 abonnés qui gagnent chacun des tablettes avec giga de connexion que nous positionnons chaque mois pendant un an. Et également 15 gagnants d’un téléphone rise32 ou IPhone X2, les 952 autres ont des forfaits avec le téléphones notamment avec 5 gigas, 3 gigas, des forfaits maxi un et maxi deux », a-t-elle expliqué.

Mme Anne Marie Ligtberne

Mme Anne Marie Ligtberne, une gagnante du jour, rentre chez elle avec une télé Samsung écran plasma 55 pouces et un abonnement de Canal+. « Je suis vraiment contente, j’ai gagné un écran plasma qui est tellement grand qu’il me faut un déplacement. C’est une chance pour moi, je suis vraiment contente. J’invite tout le monde à s’abonner au réseau et à jouer à la tombola. Une télé et un abonnement de Canal+ chaque mois pendant 1 an ? Je ne ferai que me réjouir. Merci Orange Guinée ».

Aly Diané

Pour sa part, Diané Aly a gagné un million de francs guinéens. Ce montant lui sera versé sur son compte Orange money chaque mois pendant 1 an. Il n’a pas manqué de remercier Orange Guinée tout en priant Dieu de faire grandir la Société. « Vraiment, je remercie Dieu. Je suis très content et je remercie Orange. Si j’ai gagné aujourd’hui, c’est Dieu qui l’a fait, parce que je ne suis pas le seul client d’Orange et il y en a certainement d’autres qui rechargent plus que moi. Merci Orange, que Dieu vous grandisse. C’est des vrais, ils ont dit et l’ont fait », lance-t-il.

Magassouba Badra Aly

De son côté, Magassouba Badra Aly, étudiant de son état, vient de remporter un téléphone IPhone X2 qui coûte treize millions de nos francs. Avec le sourire aux lèvres, il a remercié le géant de la téléphonie mobile Orange Guinée. « J’ai gagné par coût de chance. A chaque fois, je recevais des SMS qui me disaient de recharger pour augmenter ma chance. Je me suis dit, pourquoi ne pas recharger pour tenter ma chance. Aujourd’hui, je suis un heureux gagnant, je ne ferais que remercier Orange Guinée et son équipe. Au début, je pensais que c’était du blablabla. Je me rends compte que c’est du réel. Doc, j’invite tout un chacun à recharger afin de gagner. Merci Orange, vous êtes les meilleurs », a martelé le jeune étudiant.

Pour gagner, c’est simple. Il suffit de recharger cinq mille francs guinéens via E-recharge, carte de recharge ou Orange money pour tenter de remporter, entre-autres, une télé, une tablette, un IPhone X, un million de francs guinéen. La prochaine remise est prévue pour le samedi, 26 janvier 2019, à 12heures, au Rond-point de Gbessia.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestation à Banankoro (Kérouané) : des jeunes menacent les installations de Guiter SA

19 janvier 2019 à 14 02 30 01301

La situation est tendue depuis le début de la matinée de ce samedi, 19 janvier 2019, à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, mécontent de la détention de leur mentor dans une affaire de vente de diamant, a perturbé la commune rurale de Banankoro. Les jeunes ont barricadé les routes, brûlé des pneus, fermé les bureaux de l’administration publique et le marché central.

Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, manifeste contre sa détention au tribunal de première instance de Kérouané. Ce matin, aux environs de 8 heures, un groupe de jeunes a laissé éclater sa colère.

Selon nos informations confiées à un reporter de Guineematin.com, ils sont en colère contre l’arrestation de leur chef, accusé d’avoir bazardé un diamant appartenant à une dame. D’autres sources indiquent que les jeunes voient derrière cette incarcération une main de Kaba Guiter, dont les installations avaient été incendiées récemment par des présumés membres de ce groupe.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un des manifestants a dénoncé le manque de justice équitable en Guinée : « nous allons nous attaquer aux installations de Guiter et rien ne va arriver ; car, nous sommes dans un pays où tout est permis. Il n’y a pas de justice… ».

Une attitude que dénonce un des responsables locaux du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, qui accuse les autorités de laisser s’installer la chienlit à Banankoro. Selon monsieur Traoré, « ce ne sont pas ces jeunes, c’est l’Etat. Le président a montré sa faiblesse aux guinéens dans son fief… Nous avons l’impression que Banankoro est une petite République à part, c’est pour cela que ces jeunes font ce qu’ils veulent. Le président de la République et le ministre Boureima Condé sont au courant de tout ; mais, hélas ! Ils veulent aller brûler les institutions des Guiter, pourquoi ? Ils croient que c’est Guiter qui est derrière l’interpellation de Sékouba Cissé. Et, même si c’était le cas, ils sont au dessus de la loi ou quoi ? Alpha Condé est un président qui cherche un nom et qui s’en fout des autres, c’est ça la vérité », a lancé ce responsable du RPG arc-en-ciel, très amer.

Le groupe de jeunes tient à la libération de Sékouba Cissé et promet d’aller à Kérouané pour le faire savoir. Pendant ce temps, boutiques et magasins sont fermés à Banankoro, une épaisse fumée noire serpente le ciel

Moussa Oulen Traore pour Guineematin.com

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Conakry : immersion dans le quotidien des rabatteurs

19 janvier 2019 à 10 10 10 01101

Depuis de nombreuses années, un métier est apparu et se pratique à Conakry. On a appelle ses pratiquants les « Coksseurs ». Autrement dit des rabatteurs qui ont pour rôle de chercher des clients pour les conducteurs de taxis dans la ville. Appréciés par certains et décriés par d’autres, ces jeunes mènent une vie difficile même s’ils se disent fiers de vivre du fruit de leur travail, a appris un reporter de Guineematin.com qui est allé à leur rencontre.

Thierno Bah est venu de Pita. Pas instruit et n’ayant pas de métier, le jeune homme est venu à Conakry pour chercher un travail lui permettant d’avoir une vie meilleure que celle de son village natal. Et, quand il est arrivé dans la capitale, le premier travail qu’il a trouvé c’est celui de rabatteur.

« Je suis venu à Conakry pour chercher de l’argent pour pouvoir faire le commerce. Ainsi, j’espère changer ma condition actuelle. Je pense que ce métier n’est pas un mauvais métier, je préfère faire cela que d’aller voler », témoigne Thierno Bah.

Thierno Bah travaille au rond-point de Bambéto. Il s’y rend très tôt le matin et travaille jusqu’au soir. Son travail, c’est de chercher des passagers pour les conducteurs de taxis stationnés sur les lieux. Pour chaque véhicule rempli, il empoche 500 francs ou 1000 francs, selon le nombre de personnes embarquées et bien sûr l’humeur du chauffeur du véhicule.

Comme Thierno, de nombreux autres jeunes pratiquent ce métier de rabatteurs. On les retrouve dans tous les grands carrefours de la capitale. Sous le soleil, sous la pluie, ces « Coksseurs » se disputent les passagers. Aussitôt après avoir rempli un taxi et empoché la somme qui en découle, ils se tournent vers un autre. Et c’est ainsi tous les jours pour un revenu journalier qui dépasse rarement 25000 francs.

Conditions de travail difficiles, faible revenu, la vie est loin d’être facile pour ces rabatteurs. Et, ces derniers sont accusés aujourd’hui, à tort pour certains et à raison pour d’autres, d’être de simples délinquants à la recherche de la moindre occasion pour voler. Christine Haba, une habitante de Conakry, dit avoir déjà été victime d’eux au rond-point de Cosa. En colère, elle classe tous ces jeunes dans le même lot.

« Ce sont tous des bandits. En octobre dernier, je partais chez ma sœur à Matam. Arrivée au carrefour de Cosa, je me suis dit de l’appeler pour confirmer sa présence chez elle. C’est là qu’un des Coksseurs a pris mon téléphone et a fui. Ils étaient tous arrêtés derrière moi, s’ils n’étaient pas complices, ils allaient me prévenir avant que l’autre ne prenne mon téléphone. Ce sont tous des bandits », a-t-elle lancé.

Mais, Alpha Oumar Diallo, un autre rabatteur rencontré à Bambéto, n’est pas d’accord avec cette version. Il assure que les « Coksseurs » ne sont pas des voleurs. « C’est vrai que le plus souvent, les gens se méfient de nous et nous accusent de tout. Parfois tu les entends dire attrape ton sac, les enfants là sont des voleurs. Nous ne sommes pas des voleurs, ceux qui volent ne sont pas des Coksseurs », a-t-il laissé entendre.

Ce jeune homme évoque d’autres difficultés auxquelles les rabatteurs font face. C’est notamment le refus de certains chauffeurs de les payer : « Certains chauffeurs refusent de nous payer. Quand on remplit leur voiture, ils vous disent qu’ils viennent de sortir et nous demandent d’attendre le prochain voyage. Donc, si on pouvait avoir un syndicat pour mettre fin à toutes ces situations, ça allait vraiment nous aider ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Inefficacité de la SEG : une opportunité pour les vendeurs d’eau à Conakry

19 janvier 2019 à 9 09 57 01571

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on souvent. Cette assertion se confirme aujourd’hui à Conakry où la société des aux de Guinée est incapable de fournir de l’eau aux populations, malgré tous les investissements et efforts de l’Etat et de ses partenaires.

Seulement, ce manque criard d’eau dans la capitale guinéenne est une opportunité pour d’autres citoyens qui font le commerce de l’eau, a constaté un reporter de Guineematin.

L’eau étant source de vie, personne ne peut s’en passer. Mais, à Conakry, de nombreux habitants n’ont pas d’eau à la pompe, malgré les milliards investis dans ce secteur qui semble être parmi les moins bien gérés. Et ceux qui n’ont pas de forages privés sont obligés de trouver un moyen de se procurer de cette denrée indispensable. C’est face à cette situation, qu’une forme de commerce s’est développée dans la capitale guinéenne. Plusieurs jeunes ont cherché des charrettes et des bidons pour puiser de l’eau et la revendre.

Ibrahim Diallo, rencontré au marché de Madina vit aujourd’hui de cette activité. « Je peux dire Dieu merci, ça va chez moi. C’est grâce à cette activité que j’arrive à payer le loyer, j’envoie de l’argent à ma mère au village. Je n’ai pas terminé l’école, donc je me suis lancé dans cette activité de vente d’eau. Je puise l’eau, je la transporte dans ma charrette et je la revends aux commerçants de Madina. Le bidon de 20 litres coûte 1000 GNF et deux bidons se vendent à 2.500 GNF. Dans cette activité, je peux générer 35.000 francs comme bénéfice journalier si la chance est là », a expliqué le jeune homme.

Ces jeunes qui marchent avec des charrettes ne sont pas les seuls qui profitent de ce commerce de l’eau. Au-dessus d’eux, se trouvent ceux que l’on pourrait appeler les grossistes. Il s’agit de ceux qui vendent l’eau aux charretiers. Certains d’entre eux ont des forages alors que d’autres ont des robinets dessertis par la SEG (la Société des Eaux de Guinée).

Sanko Oumar fait partie de cette catégorie. Depuis 4 ans, il gère un robinet à Dixinn, et ça va plutôt bien pour lui. « Il y a de cela 4 ans depuis que je suis là avec mon grand frère ici, et actuellement nous recevons beaucoup de clients. C’est la Société des Eaux de Guinée (SEG) qui nous aide à avoir de l’eau et à la fin du mois nous payons régulièrement la facture qui varie entre 500 et 700 mille francs. Pendant la saison sèche, même s’il y a parfois des coupures, nous gagnons assez d’argent. Moi je revends le bidon à 500 francs à mes clients et par mois, on peut générer des millions mon frère et moi », témoigne-t-il.

Et il n’y a pas que les vendeurs qui se réjouissent de cette activité. Leurs clients se félicitent aussi du fait qu’ils parviennent à trouver facilement de l’eau pour subvenir à leurs besoins, même s’ils sont obligés de débourser de l’argent pour cela. « Moi je trouve cette activité très importante. D’abord, ça permet de réduire la pauvreté et la délinquance. Ça nous permet aussi de laver nos assiettes, de prendre nos ablutions, de laver nos toilettes. Bref, de subvenir à tous nos besoins qui nécessite de l’eau », a dit un commerçant que nous avons interrogé au grand marché de Madina.

Il faut toutefois souligner que cette activité est saisonnière. En saison sèche, les vendeurs se frottent les mains. Mais en saison hivernale, leur commerce ne marche que très peu.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 00224622079359

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N’Zérékoré : découverte d’un corps sans vie en face de l’hôpital régional

19 janvier 2019 à 9 09 31 01311

Le corps sans vie d’un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été découvert hier, vendredi 18 janvier 2019, dans un caniveau, près de la rentrée principale de l’hôpital de N’zérékoré. Ce sont des passants qui ont fait cette énième découverte macabre dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette découverte macabre est la troisième à avoir eu lieu ces derniers temps dans la capitale de la Guinée Forestière.

Sur le corps du défunt, qui n’a pu être identifié, on pouvait remarquer des égratignures sur la tête et les bras. Son corps a été envoyé à l’hôpital régional pour autopsie et une enquête est ouverte par les services de sécurité.

Pour le moment on ignore les circonstances de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pou Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Dinguiraye : les funérailles du Khalife, Elhadj Mountaga Tall, prévues ce lundi

19 janvier 2019 à 8 08 59 01591

Elhadj Mountaga Tall, le Khalife de Dinguiraye a été rappelé à Dieu, Le Tout Puissant Allah, dans l’après-midi d’hier, vendredi 18 janvier 2019, à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, commune de Ratoma, à Conakry.

Dans la capitale guinéenne, les membres de la famille, les amis et alliés se retrouvent à Sambaya (Taouyah), chez Elhadj Chérif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye pour les condoléances d’usage. 

Le rapatriement du corps est prévu demain, dimanche, et l’enterrement le lundi 21 janvier 2019 dans la ville sainte de Dinguiraye. 

A rappeler que même si la fonction de Khalife a toujours été exercée à Dinguiraye depuis Oumar Tall, le fondateur de la ville, c’est avec Alpha Amadou Tall que la fonction a connu l’expansion actuelle. Alpha Amadou Tall a été remplacé par Thierno Mahim Tall, lui-même remplacé il y a une dizaine d’année par Elhadj Mountaga Tall. Âgé d’environ 98 ans, ce dernier a quitté la ville sainte dans l’après-midi du lundi dernier, 14 janvier 2019, à bord d’un hélicoptère. Et, c’est malheureusement sa dépouille mortelle qui y retournera.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à ses lecteurs de Dinguiraye, aux membres de la confrérie Tidjania, aux populations de Dinguiraye et particulièrement au neveu du défunt et Directeur de la publication du Journal L’Observateur, monsieur Macky Daff. 

Paix à l’âme du Khalife Elhadj Mountaga Tall, amine !

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Les artistes guinéens vivent-ils de leur métier ? Réactions de Mamadou Thug et Malick Fadal

18 janvier 2019 à 20 08 01 01011
Mohamed Lamine Diallo, alias Mamadou Thug

L’art est devenu un secteur qui attire de plus en plus du monde en Guinée. Les acteurs et les passionnés de ce monde ne se comptent plus. A travers la musique, la peinture, l’humour, l’écriture, la danse et autres, chaque artiste utilise son génie créateur pour s’affirmer et se faire connaitre du public. Mais, les artistes guinéens vivent-ils de leur métier ? Un reporter de Guineematin.com est allé poser la question à l’humoriste Mohamed Lamine Diallo, alias Mamadou Thug et Mamadou Malick Diallo, dit Malick Fadal.

Mamadou Thug

Quand on lui demande s’il vit bien de son art, l’humoriste Mamadou Thug n’hésite pas de répondre par l’affirmative. « Je le dis sans complexe, sans ambages que moi je vis de mon art. Certes, je ne vis pas à la Michel Jackson ou bien à la Puff Daddy ; mais, je le vis à la Mamadou Thug. Aujourd’hui, ce métier me permet de vivre dignement, je ne suis pas un vendu, je ne tape pas à la porte de quelqu’un pour dire  »grand, c’est Mamadou Thug qui est là, donnes-moi un peu ». Je ne le ferai pour personne, si tu aimes ce que je fais, viens voir mon spectacle, paies mon ticket. Soutiens-moi par un billet de spectacle. Si je suis convaincant à tes yeux ; là, tu peux me donner une enveloppe ou quelque chose. Mais, je ne peux jamais me permettre d’aller dans le bureau d’un commis de l’Etat. Quand le président dit qu’il m’aime, ce n’est pas une fois, deux fois ou trois fois. Même le 08 mars, il a répété la même chose, lui-même il a posté une de nos photos sur sa page Facebook ! Donc, c’est pour vous dire que l’homme doit garder sa dignité qui qu’il soit. Vous m’avez trouvé dans mon bureau. On paye le loyer, j’ai une équipe de 12 employés avec lesquels je travaille ; donc, ça prouve que je vis bien de mon art. Aujourd’hui, je n’ai pas des milliards, je n’ai pas des avions privés ou des voitures de grande classe ; mais, je vis dignement », a dit le célèbre humoriste.


Mamadou Malick Diallo, dit Malick Fadal

De son côté, Mamadou Malick Diallo, communément appelé « Malick Fadal », artiste de la musique pastorale, soutient que les artistes chanteurs vivent des cachets payés lors des concerts et des tournées. Mais, soutient-t-il, « quand il s’agit aujourd’hui des œuvres que nous allons produire, c’est-à-dire ceux qui ont des albums sur la marché, dire qu’ils vont vendre leurs CD pour avoir de l’argent, c’est très difficile. Parce qu’il y a la piraterie et l’arrivée de la technologie. Quand je fais une chanson et qu’elle se retrouve sur le net, les gens ne feront que télécharger là-bas même si le téléchargement n’est pas payant. Donc, nous vivons de notre art à travers les concerts que nous faisons, et non pas de la vente de nos œuvres », a-t-il confié.

Ces artistes reconnaissent toutefois, que de très grands acteurs de leurs secteurs respectifs ne vivent pas aujourd’hui dignement de leur métier. C’est pourquoi, tous appellent à un plus grand accompagnement des artistes par les autorités du pays. Pour cela, Mamadou Thug sollicite même la création d’un ministère en charge uniquement de la culture. « Il ne faut pas que le ministère de la culture soit associé au ministère des sports. Que le ministère de la culture soit un ministère indépendant et qu’il y ait un budget conséquent. Je demande au gouvernement, et particulièrement le président de la République, d’aider la culture guinéenne. Aujourd’hui, aider la culture, ce n’est pas de mettre l’argent seulement au Festival National des Arts et de la Culture ; c’est d’aider ces entrepreneurs culturels qui sont en train de faire de grands évènements. Prenons par exemple Macka Traoré qui a fait le festival de Fria, Al Souaré qui en train de faire le match du rire, Ahmed Keïta qui a créé le festival de Dabola, etc. », a dit l’humoriste.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Non respect du protocole Gouvernement/SLECG : l’USTG menace de déclencher une grève générale et illimitée

18 janvier 2019 à 19 07 57 01571

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) menace de déclencher une grève générale et illimitée si le gouvernement ne respecte pas le protocole d’accord signé avec le SLECG. L’annonce en a été faite ce vendredi 18 janvier 2019, à l’issue d’un huit de plus de deux heures, tenu par la centrale à son siège à Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

On est loin d’être sorti de l’auberge avec les mouvements sociaux en Guinée. Quelques jours après la suspension de la grève du SLECG, les enseignants commencent à s’impatienter. Conscient du non respect de la parole donnée qui caractérise la gouvernance actuelle, la centrale mère (USTG) agite déjà le chiffon rouge si le protocole d’accord n’est pas appliqué.

Abdoulaye Sow

A la fin de la réunion de l’USTG de ce vendredi, c’est son secrétaire général, Abdoulaye Sow, qui en a fait le compte-rendu. Il a mis un accent particulier sur le respect des engagements pris par le gouvernement face aux enseignants. « Un protocole d’accord ne vaut que par son application, sinon ça ne sert à rien de se retrouver autour d’une table, échanger et trouver un protocole d’accord, s’il ne doit pas être respecté. Alors, nous nous adressons au ministre du travail, qui nous a adressé des courriers pour faire participer des syndicats fantômes, qui ne sont pas porteurs des revendications, à la mise en place de la commission d’assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants pour détecter des fictifs qui bénéficient des salaires indus et, les économies seront redonnées aux enseignants guinéens. Peuple de Guinée, travailleurs de Guinée, faisons tout pour ne pas accepter que ce protocole difficilement obtenu soit violé. Ça sera l’avenir de nos enfants qui sera violé, ça sera l’avenir de notre pays qui sera violé. Si d’aventure, le gouvernement ne respecte pas ce protocole, l’USTG, le mouvement syndical guinéen, le peuple de Guinée, nous ferons tout pour que ce protocole soit respecté. Parce que nous nous verrons dans l’obligation de déclencher une grève générale et illimitée dans tout le pays, jusqu’à ce que ce que protocole, qui a été fait difficilement, soit respecté pour l’avenir de nos enfants », a-t-il menacé.

Le secrétaire général de l’USTG s’est également dit déçu de ce qui s’est passé au Port dans le cade de la lise en place du syndicat local. « Hier, ce qui s’est passé au Port, au bémol, est une honte pour notre pays. Qu’on déploie des forces de sécurité pour empêcher la participation d’une centrale syndicale à des consultations sociales, est extrêmement grave pour notre pays. Nous sommes arrivés au port le matin, d’abord l’inspection générale du travail, pour la signature du protocole d’accord pré-électoral, nous a caché. Ça été fait en catimini, sans la présence de l’USTG. Ils ont projeté les élections sans nous informer. Nous avons été informés par les travailleurs. Nous sommes venus pour participer à ces élections, ils nous ont barré la route. On a dit que nous n’avons pas accès, alors que c’est des consultations sociales, qui nécessitent la participation des centrales syndicales. Nous considérons cela comme une entrave à la liberté syndicale, comme une violation forte des lois de la République. Et, nous allons nous inscrire aux antipodes de tout cela pour informer l’opinion nationale et internationale, informer nos affiliés à l’étranger, sur cette dérive inacceptable », a martelé Abdoulaye Sow.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : le procureur demande aux sages de ne plus se substituer à la justice

18 janvier 2019 à 19 07 09 01091

Le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les sages de la ville, regroupés en une commission appelée Gestion des conflits et promotion de la paix. Ladite commission s’est substituée à la justice en se saisissant des dossiers civils voire criminels. C’est pour définir le rôle de chacun que le procureur Alghassimou Diallo a rencontré ces sages, ce vendredi 18 janvier 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis 2018, une commission appelée la commission de gestion des conflits et promotion de la paix à Siguiri est créée par les sages de la localité. Une commission composée de griots, de la société civile, de la ligue islamique, des chrétiens et d’autres couches sociales.

Mais, contre toute attente, cette commission se substitue aux juges dans des affaires civiles et criminelles.

Selon le procureur, Alghassimou Diallo, « par rapport à la commission que le préfet a bien voulu créer, qu’il a intitulé la commission de gestion des conflits et le maintien de la paix à Siguiri, sa création est une idée géniale. Géniale parce que nous sommes au cœur de Mandingue. Historiquement, le Mandingue est connu pour être une terre pacifique, à en croire à la charte de Kouroukan Fouga. Donc, votre commission doit être une case de veille, en d’autres termes, la police administrative. Vous devriez empêcher l’infraction. Quand vous sentez que ça ne va pas entre telle communauté et telle autre, vous ne deviez pas attendre que les hostilités soient ouvertes, vous devriez leur dire attention ! Vous devriez agir. Mais, en agissant, vous devriez respecter certains principes et nous de notre côté respecter certains principe ».

Toutefois, le représentant du ministère public à Siguiri a rappelé que le rôle de la commission a des limites. « Ces derniers temps, il y a certains qui viennent me voir, pour me dire, monsieur le Procureur, on était entrain d’instiguer par rapport à tel dossier. Mais, on a appris que vous aviez pris les gens et vous les aviez détenu, libérez-les, nous allons négocier à l’amiable. C’est mon rôle de procureur de la République, garant de la paix à Siguiri. Vous devriez prévenir les infractions. Mais, une fois qu’elles sont commises, votre travail s’arrête là. Vous devriez faire des investigations pour dire telle a raison ou telle a tord. Puisque la Constitution, qui est notre norme supérieure, a indiqué en son article 107 Alena2 que la justice est rendue par les cours et tribunaux, alors vous ne devriez pas vous substituer à la justice », a dit le procureur aux sages.

Selon le porte-parole de la commission, les sages ont compris le message et a promis qu’ils ne vont plus s’ingérer dans les affaires judiciaires.

De Siguiri, Bérété Lancé Condé pour Guineematin.com

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Guinée : décès du préfet de Guékédou, Louis Fabon Mara

18 janvier 2019 à 19 07 01 01011

Le préfet de Guékédou, Louis Fabon Mara, a répondu à l’appel du Tout puissant Allah ce vendredi, 18 janvier 2019, à Conakry, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la région de la Guinée forestière.

Selon nos informations, le représentant personnel du président de la République dans la préfecture de Guékédou était hospitalisé à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, dans la commune de Ratoma. Malheureusement, il ne s’est pas relevé. 

A rappeler que c’est le 16 septembre 2017 que le président Alpha Condé avait promu monsieur Louis Fagon Mara à la tête de la préfecture de Guéckédou, en remplacement de Monsieur Mohamed V Keïta. 

Paix à son âme, amine !

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Conakry : un ancien ministre réclame 250 millions à un faux marabout

18 janvier 2019 à 15 03 51 01511
Ibrahima Bangoura, ancien ministre

Il est de notoriété publique que nombre de cadres de l’administration guinéenne font recours aux services des marabouts pour rentrer dans les bonnes grâces du chef de l’Etat. Parfois, cette aventure tourne à l’arnaque, au grand dam des cadres qui aspirent à se faire nommer à des postes de responsabilité. Ibrahima Bangoura, éphémère ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du président Alpha Condé (entre 2013 et 2014), l’a appris à ses dépens.

Tellement énervé de s’être fait arnaquer, le ministre a porté plainte au tribunal correctionnel de Dixinn où le ministre réclame des dizaines de millions de francs guinéens à son faux marabout, un certain Mamadou Saliou Bangoura.

Pour l’audience d’hier jeudi, 17 janvier 2019, c’est le prévenu qui a été entendu à la barre. Selon nos informations, Mohamed Saliou Bangoura aurait profité de la détresse que traverse l’ancien ministre en rapport avec sa situation administrative pour lui proposer ses services.

Interrogé par le juge Aboubacar Kourouma, le prévenu ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Mais, la pomme de discorde tourne autour du montant soutiré au ministre. Selon Mohamed Saliou Bangoura, c’est plutôt la somme de 4 millions 46 mille francs guinéens qu’il a pris avec le plaignant, qui réclamerait plus de 250 millions de nos francs.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à soutirer cette somme des mains d’Ibrahima Bangoura, le prévenu a répondu en ces termes : « ma tante m’avait remis des bazins cousus à revendre. Je les ai donnés à Mr Bangoura, mais il ne m’a pas remis l’argent, parce qu’on ne se parlait plus. J’étais son petit sûr. C’est mon oncle qui nous avait mis en contact et je faisais beaucoup de ses courses, notamment à Boké. Mais, j’étais en désaccord avec mon oncle qui m’avait mis en prison. Depuis que je suis sorti de prison, Mr Bangoura a coupé tous les liens entre nous. Un jour, son chauffeur m’a appelé. Quand on a échangé, il m’a fait savoir qu’il ne travaillait plus avec Mr Bangoura. Le chauffeur m’a appris que des gens sont venus arnaquer Mr Bangoura. Ils lui ont retiré deux cent cinquante millions de francs guinéens. Moi aussi, j’ai dit au chauffeur que Mr Bangoura me devait 3 bazins appartenant à ma tante, madame Nabé. Ainsi, j’ai eu l’idée de l’arnaquer pour récupérer mon argent. Je me suis rappelé qu’on a été chez un de ses marabouts à Boké. Je décide de me faire passer pour son marabout. J’ai pris le numéro de mon frère pour y arriver. A chaque fois que je lui demande un million de francs guinéens pour des sacrifices, il le fait. C’est ainsi que j’ai pris 4 millions de francs guinéens avec lui. C’est ce que je connais », a expliqué Mohamed Saliou Bangoura.

L’avocat de la partie civile, maitre Dinah Sampil, va interroger le prévenu sur les raisons qui ont poussé son oncle à l’envoyer en prison. Dans sa réponse, Mohamed Saliou Bangoura dira avoir créé un compte Facebook au nom de son oncle, « parce que je voulais revendre des véhicules avec ce nom. Le marché allait être plus facile. Quand il a appris ça, il m’a mis en prison. Mais, c’est lui-même qui m’a fait sortir ».

Maître Dina Sampil va dire aussitôt au président du tribunal de prendre acte de cette réponse « qui prouve à suffisance que le prévenu est un habitué des faits ».

L’audience a été renvoyée au 31 janvier 2019 pour que la suite des débats, avec la comparution des témoins des deux camps.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Agression nocturne d’un taxi-motard à Kaporo : Mohamed Keita à la barre

18 janvier 2019 à 15 03 06 01061

Les taxi-motards sont souvent victimes de braquages et d’agressions nocturnes. Les plus chanceux voient leurs agresseurs se sauver avec leur engin, en les laissant en vie. C’est dans ce cadre que la taxi-motard, Ibrahima Bah, agressé nuitamment il y a juste un mois, a porté plainte contre Mohamed Kéita, qu’il accuse d’avoir participé au vol de sa moto. Le procès s’est ouvert hier jeudi, 17 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pêcheur de profession, Mohamed Keita est poursuivi pour le vol d’une moto appartenant à Ibrahima Bah. Selon nos informations, les faits se sont déroulés le 17 décembre 2018 au quartier Kaporo, dans la commune de Ratoma. Depuis cette date, Mohamed Kéita est détenu à la maison centrale de Coronthie.

A l’audience de ce jeudi, Ibrahima Bah, le conducteur de taxi-moto, est revenu de l’agression qu’il a subie alors qu’il effectuait le tronçon Lambanyi-Kaporo. « J’ai pris la personne qui m’a déplacé, nous sommes venus jusqu’au niveau de la gendarmerie de Kaporo. Sur les lieux, on a trouvé Mohamed Keïta et une autre personne. Ils étaient arrêtés là. Faisant semblant de me payer, celui qui m’a déplacé a fait sortir un fer de sa poche. J’ai eu peur, j’ai laissé la moto et j’ai pris la fuite. Mais, Mohamed Keita m’a poursuivi, il m’a attrapé et m’a bastonné. J’ai appelé au secours et les gens sont venus le mettre aux arrêts. C’est ainsi que celui qui m’a pris en déplacement a pris ma moto et il est parti avec la complicité de Mohamed Keïta », a raconté la victime.

Par ailleurs, Ibrahima Bah a précisé que la moto ne lui appartient pas. C’est pourquoi, il réclame une somme de 7 millions 200 mille francs guinéens, montant correspondant, selon, lui au prix de la moto.

Interrogé à son tour, Mohamed Keita a rejeté en bloc les faits articulés à son encontre. Selon lui, il n’a pas pris la moto et il ne connait pas non plus celui qui l’a prise. « Je suis un pêcheur. On m’a arrêté à 5 heures du matin pendant que je partais à la pêche. Je suis passé chez mon petit pour le réveiller afin qu’on puisse aller à la pêche. J’ai tapé à sa porte. C’est là-bas que les gens sont venus m’arrêter en disant que j’ai été complice de vol d’une moto. Moi, je n’ai pas pris sa moto et je ne connais pas celui qui l’a prise. Je ne connais rien de cette affaire », s’est-t-il défendu.

Après ces explications, l’affaire a été renvoyée au 23 janvier 2019 pour la comparution des témoins cités dans l’affaire.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Pénurie d’eau à Sonfonia : les populations du secteur Fasso tirent le diable par la queue

18 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Les populations du secteur Fasso, à Sonfonia, dans la commune de Ratoma, ont du mal à boire à leur soif en ce moment. Le secteur est frappé par un manque d’eau sans précédent depuis bientôt un an. Trouver de l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les citoyens, obligés de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

Depuis le mois de mars 2018, plusieurs secteurs du quartier Sonfonia sont privés d’eau dans les robinets. Mais le cas du secteur Fasso est plus illustratif de ce manque d’eau. Selon un des responsables du quartier Sonfonia, l’eau de robinet n’a pas coulé dans les ménages depuis plusieurs mois. Il faut parcourir de longues distances, louer un véhicule ou une charrette pour avoir de l’eau. D’autres citoyens sont allés jusqu’à filtrer l’eau de puits pour la rendre utilisable.

La construction des forages continue à atténuer la souffrance des femmes, soumises à une véritable corvée. Elles bénéficient de la générosité des propriétaires desdites fontaines.

Fatoumata Mara

Sur la route, on rencontre régulièrement des femmes et des enfants, bidons en main. C’est le cas de Fatoumata Mara, vendeuse de bananes grillées au secteur Fasso. Elle explique les difficultés qu’elle traverse pour avoir de l’eau. « On ne gagne pas de l’eau ici, ça fait des années. Tu vois, nous tenons les bidons en main, nous partons vers ceux qui ont des forages. Moi, je viens de loin. Dès 5h du matin, on se précipite pour aller placer nos bidons devant la cour des gens pour au moins avoir un ou deux bidons d’eau pour la journée ».

Le manque de courant électrique vient aggraver une situation déjà inconfortable. Selon Fatoumata Mara, « le problème de courant électrique aussi nous fatigue beaucoup. Les forages qui sont là, sont alimentés par le courant électrique. Au moins, s’il y a le courant, les propriétaires de forages nous laissent remplir nos bidons. Tellement que c’est difficile, on peut utiliser un seul bidon par jour pour la cuisine. Ce n’est pas normal. S’ils ne nous aident pas à réinstaller les tuyaux, nous allons continuer à souffrir. Et peut-être, nous allons faire comme les populations de Kagbélen, c’est-à-dire sortir dans la rue pour manifester », met en garde la dame.

Mme Barry

Même son de cloche chez madame Barry, enseignante dans une des écoles de la place. Selon elle, c’est grâce au camion qu’elle se procure de l’eau pour faire ses travaux ménagers. « Avant même que la saison sèche ne s’annonce, on n’a pas d’eau depuis pratiquement le 03 mars 2018. Ça fait presqu’une année. Moi personnellement, je paye les enfants, ou je paye le carburant, on me prête les véhicules, je vais, je cherche l’eau. Par ce que dans le quartier, je ne peux pas puiser jusqu’à 23h. Tous les forages qui sont là ouvrent à 19H. Quelques fois, nous payons un jeune qui puise pour nous une fois par semaine. Si non, c’est grâce aux forages nous vivons ici ».

Mohamed Camara

Interrogé sur cette question, Mohamed Camara, secrétaire au conseil de quartier de Sonfonia, est revenu sur les raisons de cette pénurie qui perdure. « Dans un cas général, le problème d’eau n’est pas résolu dans notre quartier. Nous avons 9 secteurs, mais entre ces secteurs, c’est le cas du secteur Fasso qui est déplorable. On a pris les dispositions d’aller rencontrer la SEG. La SEG est venue voir la réalité sur le terrain. L’eau venait ici, mais c’est un monsieur qui a construit un immeuble sur le grand tuyau. C’est là qu’ils ont déplacé le tuyau qui ravitaillait la population du secteur Fasso. Depuis qu’ils ont déplacé le tuyau, à cause de la construction de la maison du monsieur, plus rien ne va. Nous avons signalé le cas à la SEG. Ils ont dit qu’ils vont revenir. Mais, depuis ce jour, on n’a vu personne. Dans les autres secteurs, l’eau vient une ou deux fois par semaine », a fait savoir le responsable local.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Conakry : Asmaou Diallo, miss Guinée 2017, offre des vivres à 3 orphelinats

18 janvier 2019 à 9 09 54 01541

Dans la journée d’hier, jeudi 17 janvier 2019, mademoiselle Asmaou Diallo, la miss Guinée 2017, a visité trois orphelinats de la capitale guinéenne (deux dans la commune de Ratoma et un autre dans la commune de Matoto). L’objectif était d’apporter son soutien aux enfants déshérités ou orphelins en leur offrant une importante quantité de vivres avec l’appui de son partenaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la remise.

A Bambéto, première étape de la tournée, Ibrahima Saïkou Diallo, alias ‘’CIA’’, fondateur de l’orphelinat ‘’Aide aux enfants déshérités de Guinée’’ (avec actuellement 48 enfants dont 7 filles), a remercié la Miss Asmaou Diallo pour le soutien à son centre. « Ce sont ces enfants qui vont nous remplacer demain. C’est pourquoi, nous les aidons à apprendre chacun un métier puisqu’on n’a pas les moyens pour les scolariser », a dit Saïkou Diallo.

Seulement, cet orphelinat n’a pas d’abri pour les enfants de son centre qui dorment à la belle étoile. « Nous n’avons pas de logement pour tous ces enfants. Ils dorment tous à la belle étoile dans cette cour. Certains dans les carcasses de véhicules, d’autres sous un hangar… », a indiqué le fondateur du centre qui dit confier les filles aux familles voisines.

Egalement bénéficiaire du don, Antoine Tamba Léno de l’orphelinat ‘’Le bon samaritain’’ de Wanindara 1 (qui a 30 enfants dont 16 filles), a salué le don de la miss, avant de parler d’autre besoins. « Nous payons actuellement deux millions 250 GNF par mois pour la location de la maison que nous occupons », dit Tamba Léno, ajoutant que les autres besoins concernent la scolarité des enfants, l’alimentation et les frais sanitaires.

Même son de cloche chez madame Laurence Rouyer, fondatrice de l’orphelinat ‘’La maison du Bonheur ‘’ sis à Dabompa, dans la commune de Matoto. Mais, malgré les difficultés rencontrées, ce centre encadre aujourd’hui 60 enfants dont la tranche d’âge varie entre 2 et 14 ans. « Nous aidons ces enfants à préparer leur avenir avec comme priorité l’éducation, l’instruction afin qu’ils sortent d’ici avec un bagage leur permettant d’être autonomes. Et, nous remercions miss Asmaou pour ce geste qui nous va droit au cœur », a dit madame Laurence Rouyer.

Après ces visites, mademoiselle Binta N’Diaye, chargée des opérations à l’entreprise ‘’Belle France’’ qui accompagne la miss Asmaou Diallo, a dit avoir été très touchée par la situation des enfants trouvés surtout à Bambéto. « A travers ce qu’on a vu sur le terrain, l’entreprise ‘’Belle France’’ prend note de la situation de ces enfants. Nous avons déjà un programme pour accompagner les ONG, les personnes en difficulté. Que ça soit des enfants ou des personnes âgées. Nous allons remonter l’information ; et, à partir d’aujourd’hui, à travers la Miss Guinée, l’orphelinat de Bambéto va figurer parmi ceux que nous allons assister », a promis Binta N’Diaye.

Enfin, la Miss Guinée 2017 n’a pas caché son soulagement d’avoir visité ces trois orphelinats dont les objectifs cadrent avec les objectifs de son ONG ‘’Miss Asmaou, assistance vulnérabilité’’. Selon Asmaou Diallo, l’objectif majeur de son ONG est de lutter contre la mortalité maternelle et infantile, tout en aidant les orphelinats sur le plan de la sécurité alimentaire ; mais aussi de la formation. « C’est un sentiment très satisfaisant de visiter ces trois orphelinats. Et, je pense que c’est quelque chose que je vais refaire avec l’aide d’autres partenaires, en plus de Belle France que je remercie beaucoup déjà », a-t-elle expliqué, déplorant la situation précaire de ces enfants visités, notamment ceux de Bambéto.

A rappeler que partout où elle est passée, la Miss Guinée, avec le soutien de son partenaire ‘’Belle France’’, a apporté une importante quantité de vivres dont du riz, du lait, du savon, du jus, etc.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Reforme du Secteur de sécurité : les autorités et leurs partenaires satisfaits des acquis

17 janvier 2019 à 21 09 07 01071

Le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité (PARSS), dans sa phase 2, tire à sa fin. En prélude à cet événement, les acquis et les résultats du projet ainsi que les avancées de la Réforme du Secteur de Sécurité ont été présentés aux médias ce jeudi, 17 janvier 2019. C’était à l’occasion d’un déjeuner de presse organisé à Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a connu la présence des autorités, des officiers de la police et la délégation de l’Union Européenne.

Fodé Chapeau Touré

Dans son discours, Fodé Chapeau Touré, conseiller principal et représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a dit sa satisfaction quant aux acquis et résultats obtenus. « Parler du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité, ce n’est pas aussi facile. Parce que nous savons d’où nous sommes venus à partir de 2010, avec tout ce qui a été mis en place. Aujourd’hui, c’est avec fierté que nous constatons les résultats sur le terrain. Si nous prenons seulement la police de proximité, c’est déjà salutaire. Aujourd’hui, la nouvelle méthode de travail de la police nationale évolue en tout cas à la satisfaction des populations. Si nous prenons aussi ce qui est mis en place au niveau de la gestion des ressources humaines, ce sont des résultats très probants… Le programme de gestion des ressources humaines, avant, ce n’était pas facile de trouver une bonne formule en ce qui concerne la gestion de la carrière d’un policier. Aujourd’hui, je peux le soutenir et, avec preuves à l’appui, que notre ministère est parvenu à avoir un programme de gestion de carrière de l’ensemble des policiers et de l’ensemble des fonctionnaires de la protection civile », s’est-t-il réjoui.

Dr Osmane Dieliman Kouyaté

De son côté, Dr Osmane Dieliman Kouyaté, président de la Commission Technique de Suivi (CTS) a dit que le PARSS, dont la mise en œuvre a duré 48 mois, a permis de marquer le retour de la Guinée à un espace de paix et de sécurité. « PARSS a été d’une utilité essentielle pour ce qu’on peut parler aujourd’hui de bilan de la Réforme du Secteur de Sécurité initié par le président de la République. PARSS a participé à l’accompagnement sous les deux axes essentiels de la Réforme du Secteur de Sécurité. La réforme en Guinée se mène à deux niveaux : la première étape, c’est l’élaboration, la conception de l’appropriation des documents-cadres de la Réforme du Secteur de Sécurité. PARSS a été dès le départ à côté de nous. PARSS d’abord au niveau de la conception, nous a aidé à redéfinir le secteur de la sécurité : sécurité pour qui ? Sécurité par qui ? Pourquoi la Sécurité ? PARSS nous a aidés à redéfinir un cadre légal, institutionnel, règlementaire afin d’établir le lien entre la sécurité et le développement. Parce qu’il n’y a pas de développement sans sécurité, il n’y a pas de sécurité non plus sans paix. PARSS a été présent à côté de la Guinée, pour nous aider à revenir aujourd’hui à un état sécuritaire appréciable », a-t-il fait remarquer.

Raymond LATASTE

Abondant dans le même sens, Raymond LATASTE, Chargé de Programme à la délégation de l’Union Européenne en Guinée, a dit que le projet a fourni des résultats très positifs dans le pays. Comme acquis, il a cité : « comme premier, à mon avis, la mise en place d’une gestion des ressources humaines modernes et efficace pour les services de police et de protection civile. Parce que maintenant, le ministère est en mesure de dire exactement combien de policiers il y a en Guinée ? Où sont-ils déployés ? Et, le ministère a également une base de données de tous les agents avec leurs grades, leurs fonctions, leurs diplômes, leurs formations pour être en mesure d’affecter les agents en fonction de leurs compétences et de leurs qualifications dans le poste le plus approprié. Ça, c’est une grande réussite. La deuxième, je citerai la division d’appui opérationnel de la police judiciaire, qui est une unité d’élite de la police, qui a été formé aux techniques d’enquête et d’investigation judiciaire les plus modernes et qui dispose d’équipements de dernier cri, et qui a commencé à donner des résultats très positifs en termes d’arrestations et de lutte contre la criminalité ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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