Koïn (Tougué) : un chasseur confond une fillette à un singe et lui tire dessus

23 mai 2019 à 19 07 02 05025
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L’acte s’est produit hier, mercredi 22 mai 2019, à Bantanhi Kouloum, un village de la sous-préfecture de Koïn. Un chasseur a ouvert le feu sur une fillette qu’il a prise pour un singe. La petite fille a trouvé la mort et l’homme a été interpellé par la police, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

La victime se nomme Oumou Baldé, âgée de 7 ans. Elle était montée pour cueillir du Néré lorsqu’un chasseur dont on ignore l’identité l’a aperçue à distance. Il a ouvert le feu sur la fillette qui a trouvé la mort. Joint au téléphone, Boubacar Barry, en service au centre de santé de Koïn, est revenu sur les circonstances de ce drame.

« C’est hier mercredi que le commissaire de police de Koïn m’a appelé pour m’informer qu’un chasseur a tué une fillette dans la localité de Bantanhi Kouloum. Sur le champ, j’ai appelé le maire de la commune rurale de Koïn pour le mettre au courant. Et directement, nous nous somme rendus sur les lieux du drame et nous avons trouvé effectivement que la fille a reçu des balles à certaines parties de son corps. Interrogé, l’auteur de cet acte a reconnu les faits.

Mais selon lui, il a confondu cette fillette qui était montée pour cueillir le Néré à un singe. C’est ainsi qu’il s’est servi de son fusil de chasse pour ouvrir le feu. C’est par après, qu’il a compris que c’est une personne qu’il a tuée. La victime a reçu les balles au niveau de la tête et au cou. En raison de la gravité de ses blessures, elle a rendu l’âme, nous n’avons pas pu sauver sa vie », explique l’agent de santé.

Après cet acte, le chasseur a été arrêté et conduit dans les locaux de la police. Mais, la famille de la victime a déjà annoncé qu’elle lui pardonne et qu’elle se remet à la volonté divine.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Une déguerpie de Dar es-salam s’adresse à Alpha Condé : « merci de nous avoir chassé de nos maisons »

23 mai 2019 à 18 06 09 05095

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a entamé ce jeudi, 23 mai 2019, le déguerpissement des riverains de la décharge publique de Dar es-salam, dans la commune de Ratoma. Les machines envoyées par le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ont démoli plusieurs maisons situées dans le périmètre concerné. Une opération menée sur fond de tension, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après plusieurs menaces, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, dirigé par Dr Ibrahima Kourouma, est finalement passé à l’action à Dar es-salam. Une action qui consiste à démolir toutes les habitations situées aux abords de la décharge publique, où un éboulement avait coûté la vie à 8 personnes en août 2017. Cette opération a démarré par le secteur Radar et ce, dans un climat de vive tension.

Les habitants de la localité ont, en effet, tenté de résister mais les forces de l’ordre, massivement déployées sur les lieux, les ont dispersés à coup de gaz lacrymogène. Ce qui a permis aux machines destructrices d’entrer en action aux environs de midi. Elles ont démoli plusieurs maisons, sous le regard impuissant de leurs propriétaires, complètement abattus.

Parmi les victimes, M’balia Soumah, une veuve âgée d’une soixantaine d’années, et mère de 12 enfants, dont six (6) vivants. Déboussolée et les larmes aux yeux, cette vieille dame a entonné plusieurs fois des « merci Alpha Condé » ; « merci Alpha Condé de nous chasser de nos maisons », implorant Dieu de rendre justice.

A noter que plus de 200 maisons sont concernées par ce déguerpissement en cours à Dar es-salam. Cette opération intervient quelques semaines seulement celle menée dans les zones de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, où 1769 bâtiments appartenant à 1204 familles ont été démolis par le gouvernement guinéen. Les victimes n’ont bénéficié encore d’aucune mesure d’accompagnement.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le Colonel Thiégboro droit dans ses bottes : « QNET reste et demeure une société arnaqueuse »

23 mai 2019 à 15 03 28 05285
Colonel Moussa Thiégboro Camara

Le procès qui oppose Akoye Onivogui, Kofi Richard Kouassi et cinq autres employés de la société de vente directe QNET au Colonel Moussa Thiégboro Camara, a été renvoyé au 27 juin prochain. Le colonel, poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la société QNET, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus d’une année, la société QNET est aux prises avec les services du Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du Secrétariat à la Présidence chargé des Services Spéciaux, de la lutte contre la Drogue et les Crimes organisés. Nombre d’opérateurs de cette entreprise avaient été arrêtés, suite à de nombreuses plaintes de citoyens qui accusaient QNET d’escroquerie.

A la fin de l’audience de ce jeudi 23 mai 2019, le Colonel Thiégboro a eu des mots très durs à l’endroit de la société QNET. « Nous sommes dans un Etat de Droit, on s’en remet à la justice. C’est pourquoi je suis là ce matin, sinon je suis plus qu’écœuré que ceux-là que moi j’avais arrêté, avec des preuves, qui ont été inculpés, ce sont eux qui ont été libérés trois jours après. Je ne sais pas pour quel motif et c’est eux qui se sont organisés pour me prendre en otage dans une citation qu’ils viennent déposer ici. On ne peut pas mettre les gens devant les faits, avec des preuves tangibles, et qu’ils soient libérés trois jours après, pour se constituer en victimes.

Nous sommes dans un Etat de Droit, la loi voudrait qu’en tant que républicain, lorsqu’on t’appelle, quelque soit les circonstances, que tu te présentes. Aujourd’hui, ils ont malheureusement renvoyé le dossier. Je voulais que les débats de fond soient engagés parce que je suis venu armé de preuves jusqu’aux dents. Mais, même si je suis à N’Zoo, si la justice guinéenne a besoin de moi, en tant que justiciable, en tant que républicain, je mets mon galon et ma fonction de côté, je viens répondre à la justice guinéenne pour clarifier l’opinion nationale et internationale que Qnet reste et demeure une société arnaqueuse », maintient le colonel Thiégboro.

Après avoir donné la parole à l’officier de gendarmerie, notre reporter a cherché à recueillir la réaction des responsables et employés de QNET. Malheureusement, ils avaient quitté le tribunal de Dixinn.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224623532504

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Conakry : un vigile jugé pour vol d’objets divers au tribunal de Dixinn

23 mai 2019 à 15 03 24 05245

Poursuivi pour vol d’objets divers, Naby Laye Camara, vigile, a comparu hier, mercredi 22 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il a plaidé non coupable et rejeté en bloc les accusations portées contre lui, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le prévenu est accusé de s’être introduit dans la concession du douanier, Lieutenant Mamady Camara, située dans le quartier Lambanyi, le 6 mai 2019, à 4 heures du matin. Sur les lieux, il aurait volé un écran Plasma de 75 pouces, un téléphone portable et une somme de 100 000 (cent mille) francs guinéens. Il a été arrêté le même jour et placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry, le 14 mai dernier.

A la barre, Naby Laye Camara a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés, assurant n’avoir nullement commis ce vol. « Je ne reconnais pas avoir volé la télé mais je reconnais qu’elle a été retrouvée chez moi. Le 6 mai, entre 3 heures et 4 heures du matin, j’ai entendu un bruit dans la cour qui fait face à la cour que je garde, je suis allé voir. Arrivé sur place, je n’ai vu personne, mais j’ai vu un écran Plasma par terre, je l’ai ramassé et je suis venu dans la cour que je garde. J’ai dit à une dame qui était là-bas de garder l’écran jusqu’au matin mais elle a refusé.

C’est ainsi je suis parti déposer l’écran à l’endroit où je garde mes habits. A 6 heures du matin, je suis rentré chez moi. Mais, mon patron m’a appelé pour me demander de revenir en disant que je devais signer des documents pour mon contrat. Dès que je suis revenu sur les lieux, des agents m’ont arrêté, ils m’ont conduit au commissariat de Ratoma où ils m’ont torturé. J’étais obligé donc de dire que c’est moi qui ai volé pour qu’ils arrêtent de me torturer, mais ce n’est pas moi. Et, le problème de téléphone et d’argent, c’est ici je l’ai entendu », s’est-il défendu.

Mais, le procureur ne s’est pas laissé convaincre par ces explications. Daouda Diomandé a aussitôt répliqué en disant qu’il n’y a pas de logique dans les propos du prévenu. « Monsieur Camara, ce que vous nous dites n’est pas cohérent. On ne peut pas entendre un bruit à 4 heures du matin et puis trouver une télé de cette taille par terre sans chercher à savoir comment elle a atterri là. C’est parce que c’est vous qui êtes parti dans la cour du Lieutenant Mamady Camara pour voler sa télévision. Mais, comme vous êtes de mauvaise foi, vous refusez de dire la vérité », a déclaré le procureur.

Appelé à la barre par le juge, Aboubacar Mafering Camara, la victime est revenue sur les circonstances de ce vol. Selon le Lieutenant Mamady Camara, « c’était le premier jour du Ramadan, à 4 heures du matin, j’ai réveillé ma femme afin qu’elle puisse nous préparer le petit-déjeuner. Elle est allée au salon et elle a constaté que la télé n’y était pas, elle m’a alerté. Je suis sorti, j’ai ouvert le portail de ma cour. Qui je vois là ? C’est Naby Laye Camara, le gardien de la cour d’en face. Je lui ai demandé s’il n’avait pas entendu de bruit, il me dit non. Mais en bas, les chiens aboyaient, je voulais partir voir, ma femme m’a dit de ne pas y aller, j’ai forcé la situation.

Ma femme a supplié Naby Laye de l’accompagner voir, mais il a catégoriquement refusé. Entretemps, son patron est sorti pour aller à la prière, il nous a trouvés dehors et je lui ai expliqué que j’ai été victime de vol. On a échangé un peu puis on s’est séparé. J’ai constaté également qu’il avait dérobé le sac à dos de ma fille dans lequel il y avait son téléphone portable et un montant de 100 mille GNF.

A 7 heures du matin, le patron de Naby Laye est venu me voir en me disant qu’il a entendu une femme qui loge chez lui dire à sa femme que le gardien est venu lui confier une télé vers 4 heures du matin. On s’est rendu dans sa cour, on a fouillé et on a retrouvé la télé là où son gardien gardait ses objets. Puisqu’il était déjà rentré chez lui, on a élaboré un plan pour l’attraper. Il est venu, on a mis main sur lui et il avait reconnu les faits », a-t-il expliqué, ajoutant que tout ce qu’il demande, c’est d’être rétabli dans ses droits.

Après les explications des deux parties, le tribunal est passé aux réquisitions et plaidoiries des parties. Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé, s’est dit outré de l’attitude du prévenu qui, au lieu de protéger les citoyens en tant que vigile, les dépouille de leurs biens. C’est pourquoi, le représentant du ministère public a requis 3 ans d’emprisonnement contre Naby Laye Camara et le payement de 25 millions GNF à titre de dommages et intérêts au préjudice du Lieutenant Mamady Camara.

De son côté, l’avocat de la partie civile, dans sa plaidoirie, a estimé que les faits sont suffisamment établis à l’encontre du prévenu. Maître Sékou Amadou Sylla demande donc au tribunal de condamner Naby Laye Camara à payer à son client la contre-valeur d’un écran plasma Samsung de 75 pouces qui vaut 55 millions GNF puis un téléphone Samsung d’une valeur de 300 mille GNF et 100 mille GNF à titre principale. Puis, au payement de 25 millions GNF à titre de dommages et intérêts au préjudice de la partie civile.

L’affaire été mise en délibéré pour décision être rendue le 29 mai 2019.

SalimatouDiallo pour Guineematin.com
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Crise d’essence à Labé : le litre se négocie à 15 000 GNF au marché noir

23 mai 2019 à 14 02 46 05465

A l’instar des plusieurs ville du pays, une crise d’essence frappe la commune urbaine de Labé et ses environs où le litre d’essence se négocie à ce jeudi, 23 mai 2019, à 15 000 francs guinéens sur le marché noir, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement lundi soir, les automobilistes et autres propriétaires d’engins roulant ont du mal à trouver de l’essence pour carburer leurs véhicules dans la commune urbaine de Labé où la crise a provoqué une flambée des prix du transport urbain et inter urbain dans la région.

« Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a une crise d’essence à Labé. On n’est presqu’au courant de rien sur les causes de cette crise. Mais, selon les rumeurs que nous apprenons ici, il semble qu’il y a eu rupture et que le bateau serait en retard. Il faut signaler aussi que les stations sont privées. Elles ne relèvent pas de l’Etat ou nous n’avons pas tellement la maitrise de la situation. Le prix à la pompe reste toujours le même, mais il y a une mafia derrière cette crise. C’est une pratique qui est illégale. C’est que nous nous pouvons faire, c’est de veiller comme nous sommes en train de veiller sur les denrées, parce que nous avons appris que le litre est vendu à un prix exorbitant au marché noir », a déclaré le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Poursuivant, M. Laly Diallo a promis de se référer à sa tutelle qui n’est autre que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah sur les dispositions appropriées à prendre en vue de sécuriser ses citoyens face à cette crise entretenue par les réseaux mafieux des hydrocarbures en Guinée.

« Nous allons nous donner les mains pour une implication efficace des autorités locales parce qu’il est de notre devoir aussi de protéger les citoyens. Nous n’allons pas permettre aux vendeurs de carburant d’augmenter le prix sans raisons. En tout cas, je vais essayer de rencontrer pour qu’on examine ensemble ce qu’il y a lieu de faire » a conclu le maire de Labé.

Il est à préciser que ce n’est pas facile de trouver de l’essence même au marché noir dans la commune urbaine de Labé où les pompistes préfèrent servir les trafiquants contre des espèces sonnantes et trébuchantes, avec la complicité des conducteurs de taxi-motos.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Vol, abus d’autorité… Le Colonel Thiégboro à la barre

23 mai 2019 à 13 01 53 05535

Le procès opposant la société de vente en ligne, Qnet, et le Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du secrétariat chargé des services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé, s’est ouvert au tribunal correctionnel de Dixinn ce jeudi, 23 mai 2019. L’officier de gendarmerie est poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une salle archicomble que l’audience de ce jeudi s’est ouverte au tribunal de Dixinn. Face au colonel Moussa Thiégboro Camara, il y a les représentants de QNET, en l’occurrence Akoye Guilavogui, Kofi Richard Kouassi et autres.

Dès l’entame des débats, le collectif des avocats de la défense va demander au juge Thierno Souleymane Barry de déclarer l’irrecevabilité de l’action, à défaut d’annuler la procédure. Selon le collectif, qui a soulevé la nullité de la citation à comparaître, la partie civile doit être désignée complètement. Mais ici, arguent les avocats de la défense, la citation est délivrée à la requête de Mr Akoye Guilavogui, Mr Koffi Richard Kouassi et 5 autres, tous représenté par Mr Akoye Guilavogui. Pour la défense du colonel Thiégboro, des inconnus ne peuvent pas attraire un citoyen devant un tribunal parce que les 5 autres ne sont pas connus.

Par contre, les avocats de la partie civile estiment que cette demande n’est pas fondée. Selon maitre Lancinet Sylla, « la défense a soulevé une question de nullité. C’est des arguments qui ne tiennent pas du tout. Vous avez une citation directe qui a été délivrée, une requête de plusieurs parties civiles et qu’une erreur se glisse en ce qui concerne le nom de famille d’une des victimes, on ne peut pas s’abriter derrière cela pour demander la nullité de la citation parce que même une seule victime peut mettre en mouvement l’action publique ».

Après cette réaction, les avocats de la partie civile vont demander un renvoi pour leur permettre de mieux se préparer pour le procès. « La défense ne nous a donné les écritures que ce matin. Mr le président, pour l’égalité des actes, il faut permettre à la partie civile de prendre les écritures en bonne et due forme pour pouvoir venir défendre son client à l’audience. C’est pourquoi, nous sollicitons le renvoi afin que nous puissions déposer nos écritures », a dit maitre Lancinet Sylla.

Une demande appuyée par le procureur Boubacar 1 Bah.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 27 juin 2019. Une audience qui sera mise à profit par le tribunal pour se prononcer sur la demande de nullité de la procédure soulevée par la défense.

Il faut noter qu’à la fin de l’audience, des gens présentées somme étant victimes de la société QNET ont manifesté devant le tribunal, pancartes en main. On pouvait lire sur des pancartes des slogans du genre : « A bas Qnet, A bas Souleymane Doumbouya, QNET Zéro »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Télimélé : un apprenti-menuisier meurt par noyade à Santou

23 mai 2019 à 12 12 52 05525
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Un apprenti menuisier, répondant au nom de Mamadou Diallo, à trouvé la mort dans la rivière Donso, à l’entrée de la sous-préfecture de Santou, à environ 40 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Tombé dans l’eau depuis hier mercredi à 16 heures, c’est seulement à midi ce jeudi, 23 mai 2019, que le corps du jeune homme a été retrouvé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un citoyen de la localité, qui a joint Guineematin au téléphone, « c’est hier mercredi que le jeune est parti avec des enfants pour se laver dans la rivière qu’on appelle Donso. Mais, dès que l’apprenti menuisier a plongé dans le cours d’eau, le courant l’a tiré vers un lieu qui est là-bas qu’on appelle Kankiran. Un endroit très dangereux où 3 véhicules sont tombés, entrainant 4 morts. Les enfants ont essayé de l’aider. Ils l’ont tiré mais sans succès. Il leur a dit le laisser pour ne pas qu’ils soient tous emportés par le courant ».

Poursuivant, notre interlocuteur a dit que c’est seulement ce jeudi que le corps du jeune homme a été retrouvé. « C’est aujourd’hui jeudi que son corps a été retrouvé. Il était originaire de la sous-préfecture de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Au moment où je vous parle (12h 12 minutes), ils sont entrain de l’enterrer aux abords de la rivière, comme le veut la tradition. On a attendu que ses parents viennent de Sagalé pour l’inhumer ».

Selon nos informations, la rivière Donso sert de frontière naturelle entre les sous-préfectures de Santou et de Koba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Crise de carburant : le litre d’essence vendu à 30 mille francs à Siguiri

23 mai 2019 à 11 11 33 05335

Depuis une semaine environ, une crise de carburant secoue la préfecture de Siguiri. Les stations- service sont fermées et le marché parallèle est le seul endroit où on peut se procurer de l’essence. Et là aussi, c’est à un prix d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 6 jours, trouver de l’or est beaucoup plus facile que trouver un litre d’essence. Toutes les stations-service étant fermées, il faut forcément aller au marché parallèle communément appelé marché noir pour avoir de l’essence. Et, là-bas, le dicton : « Tout ce qui est rare est cher », s’applique parfaitement.

En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a triplé. Une situation que regrette Ba Camara, habitant de la ville de Siguiri. Ce citoyen explique avoir eu toutes les peines pour trouver un litre d’essence qu’il a acheté à 25 000 francs, au lieu de 9 500 à la pompe. « J’avais un décès au village, j’ai acheté le litre d’essence à 25 000 francs pour aller là-bas. Même ça, difficilement je l’ai trouvé. Les gens cachent l’essence pour dire qu’il y a pénurie », explique-t-il.

Un autre citoyen qui s’est exprimé sous anonymat dit avoir acheté le litre d’essence à 30 000 francs guinéens. « Hier soir, je rentrais de l’hôpital lorsque mon carburant est fini en cours de route. Je suis allé au marché noir où j’ai acheté le litre d’essence à 30 000 francs ».

Pour ces citoyens, même s’il y a crise d’essence, celle-ci est en partie provoquée volontairement par les vendeurs qui veulent gagner plus. Ils accusent les pompistes dans les stations-service de servir en cachette les revendeurs au marché parallèle, afin de favoriser la spéculation. Et, les explications d’un vendeur d’essence au marché noir que nous avons interrogé, confirment cette version.

« Nous gagnons difficilement de l’essence à la station. Les pompistes dans les stations nous vendent le bidon de 20 litres à 240 000 francs, il faut aussi payer les agents de sécurité pour qu’ils nous laissent vendre tranquillement. Donc, voilà pourquoi nous revendons le litre entre 25 000 et 30 000 francs », a-t-il laissé entendre.

De leur côté, les pompistes et les gérants des stations-service que nous avons interrogés, n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

A noter que cette crise d’essence touche aujourd’hui beaucoup de villes du pays. A Conakry par exemple, la pénurie est ressentie depuis hier mercredi, 22 mai 2019. Mais, le ministre des hydrocarbures qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Guinée, a promis que tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Diakaria Koulibaly a annoncé que le bateau, qui a pris un léger retard, a déjà accosté au port de Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tentative de démolition des maisons à Dar Es Salam : les victimes protestent

23 mai 2019 à 11 11 04 05045

Dans la matinée de ce jeudi, 23 mai 2019, des agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire ont été déployés avec une forte présence des forces de l’ordre pour démolir les habitations de certains citoyens de Dar Es Salam.

Mais, selon deux reporters de Guineematin.com qui sont sur place, il y a actuellement (11 heures) une vive tension avec les populations victimes, massivement sorties pour manifester leur farouche opposition.

Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur les motivations réelles des autorités, notamment du Département de la Ville et de l’Aménagement du Territoire que dirige Ibrahima Kourouma. Alors qu’on a fait des milliers de sans abri récemment à Kaporo Rails, le Gouvernement attend le mois Saint de Ramadan- considéré par les fidèles musulmans comme une période de jeûne, de prière et sacrifice- pour venir chasser des pauvres citoyens de leurs habitations…

En attendant de revenir plus largement sur cette vive tension, Guineematin.com vous propose de suivre le live de ses reporters sur le terrain via notre page Facebook officielle :
https://www.facebook.com/Guineematincom-676479229109858/

A suivre !

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé sont à Dar Es Salam pour Guineematin.com

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Détournement de deux millions cinq cent mille dollars US : 8 travailleurs de la BCRG poursuivis

23 mai 2019 à 10 10 18 05185

Huit (8) personnes en service à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) sont poursuivies au tribunal correctionnel de Dixinn pour escroquerie en bande. Ils sont accusés d’avoir détourné la somme de deux (2) millions et demi de dollars au préjudice de la société Iversonnes, représentée par Rafael Perez de nationalité vénézuélienne, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les débats dans ce dossier se sont ouverts hier, mercredi 22 mai 2019. Les prévenus dans cette affaire sont : Elhadj Boubacar Diallo, Thierno Sadou Diallo, Elhadj Ibrahima Santia Camara, Koutoubou Sylla, Mohamed Ciré Camara, Mohamed Lamine Konaté, Mohamed Saliou Sylla et Mohamed Damba. Ils sont accusés d’avoir détourné la somme de 2 millions 500 mille dollars US pour l’achat de plusieurs kilos d’or.

Parmi cette « bande » de supposés malfaiteurs, seulement trois ont comparu devant le juge Aboubacar Maféring Camara. Il s’agit de Mohamed Ciré Camara, Mohamed Saliou Sylla et Thierno Sadou Diallo.

Dès l’entame des débats, le collectif des avocats de la défense a soulevé un cumul de procédures. Un des avocats, l’ancien bâtonnier, Maître Dinah Sampil, a expliqué qu’un cumul de procédures conduit à sa nullité. C’est pourquoi il va demander au juge d’annuler cet arrêt pour éviter qu’il y ait deux décisions. « Nous remarquons que dans ce dossier, il y a un cumul de procédures. Et en matière de droit, un cumul de procédures égale à la nullité. C’est pourquoi, monsieur le président, nous vous demandons simplement d’annuler cet arrêt pour éviter qu’il y ait deux décisions. Parce que dans ce même dossier, M. Elhadj Boubacar Diallo a été placé sous mandat de dépôt par un autre juge. Je vous demande d’éviter cette pagaille juridictionnelle. La partie civile a agi dans l’ignorance. Deux procédures contre les mêmes personnes, c’est du jamais vu. Il faut annuler, sinon les détracteurs auront raison de dire que ça ne va pas à la Justice. En pareil cas, si on était au civil, on aurait demandé la jonction, mais nous somme en pénal, Monsieur le président », a argumenté Maître Dinah Sampil.

Dans sa réplique, l’avocat de la partie civile, maître Pépé Koulémou contredit la défense. Pour lui, la citation directe ne concerne qu’Elhadj Boubacar Diallo. « Monsieur le président, l’ignorance dont on parle n’existe que chez nos confrères de la défense. Avant de défendre un dossier, il convient de chercher à lire le dossier. Mon client a été escroqué de la somme de 2 millions 500 mille dollars et n’eût-été l’implication des travailleurs de la Banque centrale, qui ont donné leur quitus pour que le paiement ait lieu, il n’y aurait pas eu de préjudice », a-t-il indiqué.

En prenant la parole, le procureur de la République, Daouda Diomandé a apporté des précisions pour séparer les deux parties. « En matière pénale, il y a ce qu’on appelle triple identité. Les mêmes personnes ne peuvent être poursuivies par deux procédures. Dans ce dossier, il y a 9 personnes qui sont renvoyées devant vous. Et les mêmes mis en cause sont devant un autre juge d’instruction. Donc, dans ce cas, on pourra appliquer la triple identité », a précisé le procureur de la République.

Au terme des débats contradictoires, qui ont duré plus de 2 heures entre avocats de la défense et partie civile, le juge a renvoyé l’affaire au mercredi prochain pour statuer.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél : (00224) 623 53 25 04

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Conakry : Alpha Condé (citoyen) poursuivi pour abandon de famille

23 mai 2019 à 5 05 19 05195

Un citoyen nommé Alpha Condé a comparu hier, mercredi 22 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Il est poursuivi par son épouse pour abandon de famille. Le prévenu a plaidé non coupable, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Footballeur de profession, Alpha Condé a été placé sous mandat de dépôt le 16 mai 2019, suite à une plainte de sa femme, M’mah Kourouma, qui l’accuse d’abandon de famille. A la barre, le prévenu a nié en bloc les faits articulés contre lui. Selon Alpha Condé, c’est sa femme qui a décidé de quitter volontairement le foyer, sans aucune raison. « C’est elle qui m’a quitté depuis 2017. Un jour, elle m’a dit qu’elle est malade. J’ai tenté de l’envoyer à l’hôpital, mais elle a refusé d’aller se faire soigner. Le lendemain matin, elle a pris tous nos 4 enfants, elle est partie chez sa maman à Coyah.

Ça fait 3 ans comme ça depuis qu’elle a quitté le foyer conjugal avec les enfants. Lorsqu’on vivait ensemble, je donnais la dépense entre 400 et 500 mille francs guinéens par semaine. Mais depuis qu’elle m’a quitté avec les enfants, c’est ma belle-mère qui s’occupe d’eux. C’est une seule fois que j’ai envoyé 200 mille francs guinéens pour assurer la dépense des enfants », a expliqué Alpha Condé qui est détenu depuis le 16 mai 2019 à la maison centrale de Conakry.

A son tour, son épouse qui est la plaignante, a livré les motifs qui l’ont poussée à quitter le foyer conjugal. Pour M’mah Kourouma, son mari ne prenait pas soin d’elle. « Il ne s’occupait pas de moi, ni des enfants. Il ne prenait pas en charge les dépenses de la famille. C’est sa maman qui l’aidait à prendre en charge la famille. Je suis partie chez ma maman pour me faire soigner, il en a profité pour revendre tous mes biens. Ensuite, un mois après mon départ, il s’est marié à une autre femme. Actuellement, il vit avec cette femme dans le foyer. Et tous mes 4 enfants sont à la charge de ma maman à Coyah. Depuis presque 4 ans, il n’a rien apporté aux enfants », a-t-elle narré.

Après avoir écouté la version des deux parties, la présidente du tribunal, madame Bamba Kalo, a laissé entendre que « ce n’est pas l’époux qui a abandonné la famille, mais plutôt la femme qui a quitté le foyer avec les 4 enfants ». Elle a demandé à M’mah Kourouma si elle est prête à rejoindre le domicile de son mari à Kaloum, précisément au quartier Sans-Fils. « Non. Plus jamais », a répondu la plaignante.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 05 juin 2019 pour les réquisitions plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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N’zérékoré : trois fillettes tuées par le véhicule du recteur de l’université de la ville

22 mai 2019 à 20 08 19 05195

Trois jeunes filles ont été tuées et une autre femme a été blessée dans un accident de la circulation survenue dans soirée du mardi, 21 mai 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. C’est le véhicule du recteur de l’université de N’zérékoré, conduit au moment des faits par un jeune, qui a violemment cogné les victimes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les trois filles tuées sont âgées d’entre 5 et 8 ans. Le véhicule les a violemment touchées alors qu’elles partaient acheter du charbon. La plus petite a trouvé la mort sur place et les deux autres sont décédées à l’hôpital, explique le commissaire Charles Morio Kourouma de la sécurité routière de N’zérékoré.

« Il s’agit d’un véhicule Toyota Land cruiser, immatriculé EP 0967, qui appartient à Dr Ousmane Wora Diallo, recteur de l’université de N’zérékoré, qui était conduit par le chauffeur Ibrahima Diallo. Mais, ce n’est pas ce dernier qui est l’auteur des faits d’accident. A côté de lui, il y avait un certain Ibrahima Oury Diallo qui est son ami. Lui (le chauffeur), il est descendu pour aller faire ses besoins. Par curiosité, Oury a démarré le véhicule qui est en toute pompe vers un mur. Et, cela a coïncidé à l’arrivée de trois fillettes, sorties d’une cuisine.

Juste à la sortie de la cuisine, voilà le véhicule qui vient les coincer contre le mur. Une d’entre elle est décédée sur le coup, elle s’appelle Luopou, âgé de 5 ans. Les deux autres filles ont eu des fractures, elles ont été conduites à l’hôpital. On devait les amputer mais quelques heures après, les deux aussi ont succombé de leurs blessures. Une autre dame, Fatoumata Diallo, 30 ans, qui était dans la cuisine, a été blessée. C’est le mur qui est tombé sur elle », a dit le commissaire adjoint de la sécurité routière de N’zérékoré.

A noter que l’auteur de l’accident, Ibrahima Oury Diallo, s’est enfui juste après les faits. Il est actuellement recherché par la police.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kindia : 18 journalistes à l’école de la vulgarisation des résultats sur l’accès des femmes aux soins de santé

22 mai 2019 à 20 08 14 05145

Un atelier de formation de 18 journalistes sur la vulgarisation des résultats de l’étude portant sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé à Kindia, Boké et Conakry a démarré ce mercredi, 22 mai 2019, à Kindia. Cette activité de 3 jours est une initiative de l’AFJ-Guinée (Association des Femmes Journalistes de Guinée) avec un financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est au total dix huit (18) journalistes des medias publics et privés de Kindia qui participent à cet atelier de formation sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires de Boké Conakry et Kindia.

Hadiatou Yaya Sall

Dans son intervention, Hadiatou Yaya Sall, chargée de formation à l’Association des Femmes Journalistes de Guinée, est revenue sur les objectifs du présent atelier. « L’objectif de cet atelier, après avoir fait l’enquête sur le terrain sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires, est la vulgarisation de ces résultats et pour cela, nous avons initié deux formations. Une pour les journalistes de Conakry et une deuxième que nous sommes entrain de voir pour des journalistes de Boké et de Kindia. Cette formation consiste à amener ces journalistes à vulgariser les résultats et des recommandations issues de cette enquête. Et, nous comptons tout d’abord travailler avec eux sur certaines bases du journalisme et également présenter les grandes conclusions de l’enquête, discuter autour de cela et voir ensemble comment, en tant que journaliste, on peut utiliser les résultats d’une étude », a-t-elle fait savoir.

Durant cette formation, les participants seront outillés pour animer des émissions ou produire des articles de santé en vue de vulgariser les enquêtes.

Daman Jeannot Mansaré

Pour Daman Jeannot Mansaré, un des journalistes participant à cet atelier, les questions de santé doivent intéresser davantage les hommes de médias. « Nous attendons à être bien outillés sur des questions de santé et surtout les problèmes liés à la santé, parce qu’on sait aujourd’hui, la santé est la pierre angulaire qu’il faut obligatoirement sauvegarder. Surtout, le traitement des sujets liés à la santé, il y a aujourd’hui des journalistes animateurs dans ce domaine, mais qui ont des problèmes par rapport au traitement des questions liées à la santé », a fait remarquer le confrère.

Il faut préciser cet atelier de formation, qui prendra fin le vendredi 24 mai 2019, est une suite de la formation tenue à Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Fête de l’UA : une marche pour l’unité africaine prévue à Conakry

22 mai 2019 à 17 05 03 05035

L’anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue aujourd’hui Union Africaine (UA) sera célébré le samedi, 25 mai 2019 à travers le continent. A Conakry, plusieurs organisations panafricanistes comptent mettre cette occasion à profit pour promouvoir l’unité africaine. C’est dans ce cadre que le collectif des mouvements panafricanistes de Guinée organise une marche pacifique dans la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com auprès des organisateurs.

Cette manifestation dénommée « Marche pour l’unité africaine » va partir du pont 08 novembre, à 10 heures, pour s’achever sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry. Selon Ya Ramadan, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes (Urpanaf) en Guinée, et membre de la commission d’organisation de cette marche, « l’objectif est de réveiller les esprits des peuples d’Afrique pour leur faire comprendre que l’unité politique est indispensable pour l’émergence économique du continent africain ».

Pour ce jeune militant du panafricanisme et ses pairs du collectif des mouvements panafricanistes de Guinée, « les pays africains doivent sortir des enclos de la conférence de Berlin auxquels ils restent assujettis jusque-là. Sinon, l’Afrique ne pourra jamais se développer. Et pour sortir de ces enclos, nos pays doivent s’unir et mener une lutte commune », estime Ya Ramadan.

Les mouvements panafricanistes de Guinée appellent donc les habitants de Conakry à sortir massivement le 25 mai 2019 pour participer à leur marche. Cela, afin d’interpeller tous les peuples africains, les dirigeants de nos pays en particulier, sur l’impérieuse nécessité d’aller vers une unité solide pour l’émergence du continent africain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Kankan : le litre d’essence vendu jusqu’à 12 000 francs

22 mai 2019 à 15 03 35 05355

Tout comme Conakry, la ville de Kankan aussi fait face à une crise d’essence depuis ce mercredi, 22 mai 2019. La plupart des stations-service sont fermées et le marché parallèle communément appelé marché noir en profite pour faire de la spéculation. Le litre d’essence est vendu jusqu’à 12 000 francs guinéens, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, une seule station-service servait les clients dans la ville de Kankan. C’est celle située auprès du grand marché « Lofèba ». Mais là aussi, il faut beaucoup de patience pour pouvoir se procurer de l’essence. Une longue file de clients était visible sur les lieux dans la matinée. « Je suis là depuis 5 heures du matin, jusqu’à présent je ne suis pas encore servie. Il y a trop de monde, je suis même fatigué de m’arrêter », lance une dame, à bout de patience.

Même dans le marché parallèle, l’or noir se fait rare dans la ville de Kankan. Et, ceux qui ont un stock en profitent pour augmenter leur profit. Au rond-point de l’Université Julius Nyerere, on trouve un vendeur d’essence envahi et presque débordé. Il vend le litre à 11 000 francs. Un autre qui est installé devant la maison des jeunes vend le litre d’essence à 12 000 francs.

Conséquence, les conducteurs de taxis motos aussi ont revu les frais de transport à la hausse.

A noter que nous avons vainement tenté d’avoir le directeur régional du dépôt de carburant de Kankan, accusé par certains pompistes de répartition partisane des derniers stocks dans la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Pénurie d’essence à Conakry : ce qu’en disent certains citoyens de Ratoma

22 mai 2019 à 15 03 06 05065

La capitale guinéenne connait depuis ce mercredi, 22 mai 2019, une rupture dans la fourniture du carburant, notamment de l’essence. Les stations sont fermées à de nombreux endroits de Conakry au grand dam des citoyens, pris au dépourvu. C’est le cas dans la commune de Ratoma, où certains citoyens n’ont pas caché leur déception, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Conakry et certaines villes de l’intérieur de la Guinée sont plongés ce mercredi dans une crise de carburant. La plupart des stations visitées dans la commune de Ratoma n’étaient pas fonctionnelles ce mercredi. De nombreux citoyens ont été affectés par cette situation.

Assis sur sa moto à la sortie de la station BTN de Kipé Dadya, le taxi-motard Abdoulaye Diallo dit avoir fait, sans succès, le trajet de la Cimenterie à Kipé. « Depuis la Cimenterie, je suis passé dans plusieurs stations services sans en avoir du carburant. Dans les stations services où en on trouve, c’est une file indienne interminable. C’est très difficile pour nous parce que s’il n’y a pas d’essence, on ne peut pas rouler et avoir notre dépense. Avec cette situation, nous craignons que le prix du litre ne soit augmenté au marché noir aussi. C’est pourquoi, nous demandons à l’Etat de revoir cette situation pour soulager la population », a-t-il lancé.

Quand à Macka Molota Camara, assis derrière le volant sa voiture à la station Total, située sur la transversale Kipé-Bambéto, il s’est dit surpris par la nouvelle et demande à l’Etat des explications. « Se lever et venir constater qu’il n’y a pas de carburant au niveau des stations services, c’est choquant. Dans une grande ville comme Conakry, s’il n’y a pas de carburant, comment les gens vont faire et surtout en plein mois de Ramadan ? Là, je n’ai pas le choix. Si je ne gagne pas le carburant, je serais obligé de garer et prendre une moto taxi pour faire mes courses. L’Etat doit clarifier cette situation parce que là ce n’est pas une question d’argent. L’Etat doit donc nous dire pourquoi il y a cette crise. Seulement, avec la conjoncture actuelle, le peuple n’acceptera pas qu’il y ait augmentation du prix du carburant à la pompe », avertit monsieur Camara.

Sous couvert d’anonymat, un gérant de station à Kipé a confié à notre reporter que cette crise cause d’énormes pertes au niveau des stations services qui développent une activité commerciale. « Il faut savoir qu’au niveau des stations services, nous avons des charges à supporter. Qu’on vende ou pas, ces charges sont obligatoires : le courant électrique va être payé, si on n’a pas le courant, il faut utiliser le groupe électrogène. Notre personnel sera payé, qu’on vende ou qu’on ne vende pas. Ce sont entre-autres des charges obligatoires à supporter. Dans cette crise, nous-mêmes, nous sommes des victimes parce que tout ce qu’on peut faire à notre niveau, c’est de lancer la commande et attendre la livraison du carburant à travers les camions citernes. Maintenant, si ces camions ne viennent pas, la faute ne nous incombe pas », a-t-il dit.

Selon nos informations, cette pénurie de carburant est lié un déficit au niveau du dépôt. Mais, chez nos confrères de la radio Espace FM, le ministre des hydrocarbures a rassuré les guinéens : « le bateau est arrivé, à partir de ce matin les dispositions sont prises. Je garantie que d’ici 72 heures, toutes les stations seront approvisionnées », a dit Diakaria Koulibaly.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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La polygamie : la loi dilemme

22 mai 2019 à 10 10 44 05445
Mamadou Djouldé Sow, imam

Depuis des jours, la nouvelle de l’adoption par les députés d’une loi sur la polygamie est diversement appréciée dans la cite. Chacun y allant de son commentaire. Toute chose qui parait naturelle et normale. Car, Dieu nous a créés ainsi dans une incessante divergence d’idées et d’actions.

Cependant, que devrait être la position du musulman que je suis dans une telle atmosphère ? Voilà la réflexion que je souhaiterais apporter au débat.
La polygamie qui consiste pour un homme d’avoir plusieurs partenaires est une pratique très ancrée dans la culture musulmane. Elle tire sa légitimité du verset 3 du chapitre 4 (les femmes) du Coran qui stipule, je cite, « Si vous craignez, en épousant des orphelins, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de vos choix, deux, trois ou quatre épouses. Mais si vous craignez encore de manquer d’équité, n’en prenez alors qu’une seule, libre ou choisie parmi les esclaves ». Partant donc de ce verset qui est sans aucune ambiguïté, nous pouvons déduire que le principe général est la légalité de la polygamie et la monogamie, l’exception.

Ainsi, le prophète Muhammad (Paix et Salut de Dieu sur lui), qui fut la parole vivante du coran, ne dérogea pas au principe étant donné qu’il fut lui-même polygame. La population guinéenne, en grande majorité musulmane, ne déroge pas non plus audit principe – facultatif – de la polygamie si l’on se réfère aux pratiques qui ont cours depuis toujours.

Voilà pourquoi les députés dans leur grande majorité, au vu de cette réalité, avaient opté, une première fois, pour l’adoption de la polygamie sans restriction aucune. Cependant, le Chef de l’Etat, qui se devait de promulguer la loi afin qu’elle puisse entrer en vigueur, a renvoyé ladite loi à l’assemblée pour révision. Ce fait, j’estime et cela n’engage que ma personne, serait dû au fait que le Chef de l’Etat se trouvant entre le marteau des hommes et l’enclume des femmes, n’avait d’autre choix que de demander aux représentants du peuple ce second travail de relecture. Par conséquent, dans une pareille circonstance, la tâche ne parait pas du tout aisée pour un Chef d’Etat qui doit à la fois satisfaire et les femmes et les hommes.

Aux femmes donc, pour moi qui suis issu d’une famille polygame, il y a lieu d’accorder un certain crédit à leur inquiétude. Leur combat pour une reconnaissance est normal et justifié, car, dans la grande majorité des cas, les secondes épouses viennent très souvent ravir la vedette aux premières étant fortes du soutien de leurs maris à elles pour faire régner un climat de méfiance, d’animosité et d’inimité. Et cette situation va jusqu’à affecter les rapports entre les enfants et leur père et entre les enfants eux-mêmes. Par contre, si les secondes épouses étaient conscientes qu’elles sont redevables aux premières épouses de leur présence dans un foyer, elles auraient peut-être plus de considération et de respect à l’égard des premières et réfléchiraient par des fois avant de réagir à quelque action qui viendrait de ces dernières.

Aux femmes, je rappelle ce que fut Khadîdja, la mère des croyants, pour le prophète (Paix et salut sur lui); elle fut tellement bonne que le prophète (Paix et Salut sur lui) ne songea jamais lui trouver une coépouse sauf après sa mort. La bonté qu’elle fit montre à l’endroit du prophète (Paix et Salut sur lui) resta gravée dans la mémoire de ce dernier à tel point que Aicha, cette autre épouse du prophète, ressentait de la jalousie chaque fois qu’il l’évoquait, bien qu’elle ne l’ait jamais connue.

Aux hommes, il y a lieu de rappeler que cette demande des femmes est en grande partie due à leur attitude vis-à-vis de leurs premières épouses. Car, s’ils avaient été doux et courtois envers elles comme l’a si bien recommandé le prophète (Paix et Salut sur lui), je cite, «Le meilleur d’entre vous, c’est celui qui est bon envers sa famille, et je suis celui d’entre vous qui est le plus bon envers sa famille.» et avaient fait siennes cette recommandation prophétique, ils n’allaient pas se heurter à une telle réquisition de la gent féminine. Qui dit donc famille, fait allusion nécessairement à la femme, le noyau central parce que sans elle il n’y a pas de famille.

Aux imams – j’en suis un –, je demande la modération dans la parole et la bonne appréhension du sujet de fond en comble. Qu’ils sachent qu’à la place des députés, nous ne pourrions faire mieux. En effet, de l’indépendance à nos jours, la loi qui a prévalu, c’est celle de l’interdiction formelle de la polygamie. Mais, si aujourd’hui, nos députés sont parvenus, avec l’exigence du Chef de l’Etat qui, je le rappelle, se trouverait face à un dilemme, à produire une loi meilleure à celle d’antan, il y a lieu de comprendre et de réfléchir plus d’une fois avant de faire quelque déclaration publique que ça soit. La sortie donc de ce confrère qui a eu des mots très durs à l’endroit des députés, n’est pas du tout à notre honneur. Nous nous devons d’être, comme l’a dit le prophète (Paix et Salut sur lui), des bergers qui prônent la bonne parole et annoncent la bonne nouvelle. Nulle part dans les textes du coran et de la sounna, il nous est dit de nous ériger en des juges qui délivrent des quitus. Le coran nous rappelle que le jugement ultime n’appartient qu’à Dieu dont le pardon est immense et infini.

Pour conclure, la polygamie, au-delà d’être une nécessite pour certains hommes, soucieux de l’harmonie au sein de leur famille, au sens large et guinéen du terme, est une obligation pour ces autres hommes qui seraient tentés par le vagabondage sexuel, excusez-moi du terme. Au vu de ce fait indéniable, il est sollicité des femmes d’être plus indulgentes et de faciliter la tâche à leurs maris. Toutefois, il faut rappeler que tout dépend du comportement et de l’attitude de l’homme.

Fasse Dieu régner la paix et la concorde au sein des foyers et bon ramadan à toutes et à tous !

Mamadou Djouldé Sow

Imam à la mosquée Elhadj Abdoullah Diallo de Bantounka

Membre du Conseil Consultatif de l’AEEMG

Secrétaire Administratif de l’Organisation Al-Imam Malick

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