Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Dix derniers jours du Ramadan, Aumône de la rupture : Oustaz Ramadan Bah à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 51 05515
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma

Les fidèles musulmans du monde ont entamé ce dimanche, 26 mai 2019, la dernière partie du mois de Ramadan. Plus importante des trois phases de ce mois de pénitence, cette étape est également la plus difficile. Elle requiert du jeûneur davantage de courage, de dévouement et d’abnégation. Pour parler de ces 10 derniers jours du Ramadan : les actes d’adoration requis et les avantages qui en découlent, Guineematin.com a reçu comme invité Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous de la particularité des 10 derniers jours du mois de Ramadan et leur importance pour les jeûneurs.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : les 10 derniers jours du mois de Ramadan, c’est la partie la plus importante de ce mois. Vous savez, le mois est subdivisé en trois parties : la première partie est appelée miséricorde, la 2ème partie le pardon, et la 3ème partie l’affranchissement de l’enfer. Donc, cette partie est la plus importante parce qu’il se trouve dans cette partie, la nuit du destin qui est « Laylatoul Gadri ». Donc Laylatoul Gadri se trouve dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Le prophète Mohamed (PSL) a dit de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Cette nuit est très importante puisque Allah nous dit dans le Saint Coran que cette nuit est meilleure que mille mois.

Donc, si on adore Allah dans cette nuit de Laylatoul Gadri c’est comme si on avait adoré Allah pendant plus de mille mois. Mille mois c’est un peu plus de 83 ans 4 mois. Et, l’adoration d’Allah pendant cette nuit dépasse les mille mois, donc c’est très important. Nous savons qu’à notre temps, il est rare de voir quelqu’un atteindre 80 ans à plus forte raison dépasser 80 ans. Donc avoir une récompense qui est égale ou plus à 80 ans, c’est énorme. Donc voilà pourquoi cette dernière partie est très importante pour les musulmans.

Guineematin.com : alors, qu’est-ce qui est particulièrement demandé aux musulmans pendant ces dix derniers jours de ce mois de Ramadan ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : pendant ces dix derniers jours, surtout ces dix dernières nuit, c’est de prier, d’aller dans les mosquées, faire cette prière nocturne appelée Ghyamou Layli. Faire tout pour assister à cette prière et pendant les 10 ou 9 nuits. Donc cette prière, tout le monde peut y participer : les hommes, les femmes, les enfants, tout le monde. En tout cas, le Prophète Mohamed (PSL), quand cette 3ème partie du mois de Ramadan arrivait, il se levait, il attachait la ceinture et il réveillait sa famille. Tous ceux qui peuvent prier, il les réveillait pour participer à cette adoration. Donc c’est ce qui est demandé aux musulmans : d’aller dans les mosquées de minuit jusqu’à 4 heures du matin pour faire cette prière.

Il y a aussi une invocation à faire pendant cette période. Notre mère Aïcha, épouse du Prophète Mohamed (PSL) a demandé au Prophète : quand arrive la dernière partie du mois de Ramadan qu’est-ce qu’elle doit dire. Le prophète Mohamed (PSL) lui a dit de faire l’invocation suivante : Dieu, tu pardonnes, tu aimes à pardonner, pardonne-moi. Donc, c’est cette invocation qu’il faut réciter pendant ces dix derniers jours. Nuits et jours, surtout pendant la nuit. Ça c’est très important pour les musulmans. Donc, il faut retenir cette invocation. C’est la seule invocation que le Prophète Mohamed (PSL) a enseignée à notre mère Aïcha pour réciter quand arrive cette dernière partie du mois de Ramadan.

Guineematin.com : celui qui jeûne et fait tous ces actes d’adoration, à quoi peut-il s’attendre comme récompense ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : la récompense, comme on l’a dit à l’entame, si Allah nous donne la chance de tomber sur la nuit de Laylatoul Gadri, puisque personne ne sait dans ces 10 dernières nuits où se trouve Laylatoul Gadri. Personne n’en a cette connaissance. Il y a beaucoup qui se trompent, ils pensent que cette nuit se trouve dans la nuit du 26 au 27. Mais cela n’est pas fondé. Donc, c’est de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits. Si Allah vous accorde la chance et que vous tombez sur cette nuit, vous avez la récompense de quelqu’un qui a adoré Allah pendant plus de 83 ans et 4 mois.

Guineematin.com : après le jeûne, les musulmans doivent s’acquitter aussi du Zakatoul Fitr ou aumône de la rupture. Parlez-nous de cette aumône, et quelle est son importance ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : l’aumône de la rupture, c’est une aumône qui n’est pas comme les autres. Nous savons que l’aumône de façon générale, c’est quelqu’un qui est nanti, qui a les moyens, qui est censé la donner. Mais ici, ça ne demande pas beaucoup des moyens. Ici, même le bébé qui est né le jour de la fête, avant la prière, il doit donner cette aumône. C’est une aumône qui n’est pas comme les autres. C’est le chef de famille, c’est-à-dire le père de la famille qui doit s’acquitter de cette aumône, et pour lui et pour tous les membres de sa famille et tous ceux qui travaillent pour lui y compris les domestiques. Donc c’est la particularité de cette aumône qui est appelée Zakatoul Fitr. En tout cas, si on a de quoi manger et il y a du reste le jour de la fête, il faut donner forcément, obligatoirement cette aumône.

Guineematin.com : à quel moment doit-on donner cette aumône ?

Outaz Mohamed Ramadan Bah : il faut d’abord préciser que cette aumône, c’est 2 kg et demi de riz, parce que c’est le riz qui est l’aliment le plus consommé chez nous, donc c’est 2 kg et demi par personne : du père de famille jusqu’au dernier bébé, chacun doit enlever 2 kg et demi de riz. Et ça, il faut le dire, ce n’est pas une bascule qu’il faut utiliser pour peser, il y a un pot qui est conçu spécialement pour ça, c’est lui qu’il faut utiliser. Aussi, ce n’est pas l’argent qu’il faut enlever, c’est de la nourriture, la nourriture que nous consommons. Si c’est le riz que nous consommons, on doit enlever du riz, si c’est du maïs, il faut enlever du maïs, mais il ne faut pas donner de l’argent.

Au temps du Prophète Mohamed (PSL), il y avait de l’argent, mais il n’a pas donné de l’argent. On donne l’argent quand il n’y a de personnes qui ont besoin de la nourriture. Et ça, je crois ce n’est pas en Guinée. Je ne crois pas qu’il y a un endroit en Guinée où on a des gens qui n’ont pas besoin de la nourriture, surtout le riz. Donc il faut aller acheter le riz, peser avec le pot et donner ça aux pauvres musulmans. On peut commencer à distribuer cette aumône dès le 28ème jour du Ramadan. Mais il est préférable de donner cette aumône le jour de la fête, avant la prière. On se lève très tôt après la prière de l’aube, on compte les membres de la famille, on pèse avec le pot et automatiquement on commence à distribuer.

Et aussi, il est préférable de réunir cette aumône dans les mosquées. C’est meilleur. Pourquoi ? Parce que la plupart des pauvres viennent dans les mosquées. Donc, amener cette aumône dans les mosquées est mieux. Là aussi, la distribution doit se faire rapidement. Mais, ce qu’il faut éviter aussi, il y a beaucoup de mosquées où quand on amène l’aumône là-bas, les gens qui sont chargés de la collecte ne redistribuent pas. Ils prennent ça pour eux-mêmes. Ça, c’est interdit. Ce n’est pas dans toutes les mosquées, mais il y a des endroits où c’est comme ça que ça se passe. Donc ça, c’est quelque chose qu’il faut éviter. Quand on réunit cette aumône au niveau des mosquées, il faut penser aux pauvres parce que cette nourriture appartient aux pauvres.

Comme l’a dit le Prophète Mohamed (PSL), cette nourriture c’est pour les pauvres. C’est pour les aider à ne pas quémander le jour de la fête. Ce jour-là, comme tout le monde est dans la ferveur, dans la joie, eux aussi ils doivent participer à cela. Donc voilà, pourquoi cette aumône a été prescrite.

Interview réalisée par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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56 ans de l’OUA : Une marche organisée à Conakry pour réclamer la création des Etats Unis d’Afrique

26 mai 2019 à 5 05 32 05325

À l’occasion de la célébration de l’an 56 de la création de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine en Juillet 2002), le collectif des mouvements panafricains de Guinée a tenu hier, samedi 25 mai 2019, une marche à Conakry. Ceci, pour rendre un hommage aux pionniers de cette institution continentale et interpeller les dirigeants actuels du continent sur la nécessité de s’unir face aux défis du monde actuel afin d’aboutir aux Etats Unis d’Afrique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette marche.

56 ans jour pour jour après la création de l’OUA (le 25 Mai 1963), le grand rêve d’une Afrique unie et réconciliée avec elle-même bouillonne dans la tête des jeunes du continent. Des jeunes qui réclament à cor et à cri la création des Etats Unis d’Afrique, qui ferait du continent africain une seule nation. Une nation qui transcendera les frontières actuelles pour aboutir à un seul peuple, un seul drapeau, une seule monnaie, une seule équipe de football… C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Union africaine, le collectif des mouvements panafricains de Guinée a organisé une « marche panafricaine » à Conakry.

Les marcheurs sont partis du pont 08 Novembre (à l’entrée de la commune de Kaloum) pour aboutir au palais du peuple, en passant par l’hôtel Riviera et le quartier Tombo. Sur le chemin, ils scandaient : « Le pouvoir au peuple ! L’unité au peuple ! »

Mariama Rizo Sylla

Pour Mariama Rizo Sylla, présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée, les jeunes de Guinée ont l’obligation de porter le combat pour l’unité des peuples. Car, soutient-elle, « nous pouvons dire sans ambages que nous en sommes les pionniers à travers l’immortel responsable suprême de la révolution guinéenne, le camarade Ahmed Sékou Touré, qui disait que l’indépendance de la Guinée est indissociable à celle des peuples opprimés ».

La présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée soutient que la meilleure manière de célébrer la liberté des peuples d’Afrique est d’accélérer l’immigration des organisations sous régionales vers les Etats Unis d’Afrique. « Ce qui, sans nul doute, nécessite un engagement religieux de nos gouvernants qui doivent traduire par les actes la construction d’une Afrique Unie… C’est pourquoi, le collectif des mouvements panafricains de Guinée partage et soutient la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale de l’avenir, à travers un cadre stratégique de développement inclusif et durable qui découle d’une volonté panafricaine d’auto-détermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective… », a indiqué Mariama Rizo Sylla.

Paul MSoma

Présent à cette marche, Paul MSoma, le représentant de l’Union africaine à cette marche, a dit que ce 25 mai est un grand jour pour l’Afrique et la Guinée qui a eu « un leadership » dans la mise en place de l’Union africaine. Il a ensuite indiqué qu’il est actuellement en Guinée dans le cadre du transfèrement du centre africain du développement minier. « Un centre qui doit être abrité par la Guinée… Aujourd’hui est une occasion pour les pays de l’Union africaine de se reconnecter et faire part à leurs gouvernements des différents problèmes dont l’Afrique fait face… Kwame N’Krumah disait que je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique. Mais, je suis africain parce que l’Afrique est née en moi », a-t-il précisé.

Hadja Aminata Touré

Dans son allocution, Hadja Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille du feu président Ahmed Sékou Touré, a félicité les organisateurs de cette marche. Car, soutient-elle : « il y a plus de 60 ans, des jeunes comme vous, entre 18 et 25 ans, se sont levés pour dire non au joug colonial. Et, cette bataille leur a permis d’accéder à l’indépendance, à la souveraineté nationale… Et, ce qui est sûr, tous ont mis en avant ce que nous avions en commun, l’Afrique. C’est ainsi que le 25 Mai 1963, l’Union africaine (l’OUA à l’époque) a vu le jour… Nous vous félicitons et nous pensons que vous devez continuer à vous battre pour expliquer aux autres jeunes que l’argent n’est pas roi. Ce ne sont pas les maisons, les voitures qui sont plus importantes. Mais, c’est ce que nous laissons aux générations futures qui est le plus important. L’argent facile est devenu roi dans notre pays ; et vous devez tous vous battre et vous dresser contre cela, pour dire que la chose la plus noble est le travail ».

S’agissant du transfèrement du centre africain du développement minier en Guinée, Hadja Aminata Touré estime que c’est un mérite. « Vous savez que la Guinée s’est sacrifiée pour toute l’Afrique. Elle s’est impliquée dans les luttes de libération en Guinée Bissau, en Angola,… Mieux, nous avons perdu des soldats sur ces terres. Donc, la Guinée est un pays de dignité et d’honneur ; et nous devons en être fiers », a dit madame le maire de Kaloum.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Journée de l’intégration africaine : ce que la JCI Conakry Trésor demande à la jeunesse africaine

25 mai 2019 à 22 10 08 05085

La Jeune Chambre Internationale Conakry Trésor, en collaboration avec d’autres organisations de la société de Guinée et du Mali, a célébré ce samedi, 25 mai 2019, le 56ème anniversaire de la création de l’OUA, devenue aujourd’hui l’Union africaine. Ces différentes structures ont organisé, à cet effet, un panel sur l’intégration africaine à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La journée mondiale de l’Afrique célèbre l’anniversaire de la signature des accords de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), le 25 mai 1963.C’est l’occasion pour chaque pays africain d’organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains. C’est dans ce cadre que la jeune chambre internationale Conakry Trésor a organisé ce panel sous le thème : « Quel modèle de jeunesse pour une Afrique émergente ? ».

Sékou Bérété

Selon les organisateurs de cette rencontre, le choix de ce thème vise à interpeller la nouvelle génération sur son rôle dans l’intégration africaine. « Pour que l’Afrique soit émergente, il faut une intégration politique, économique, il faut également renforcer l’intégration sociale parce que déjà dans certains pays, les populations se sentent en famille, je parle de la Guinée et du Mali. Nous jeunes, nous devons entreprendre des actions permettant à la jeunesse africaine d’agir ensemble, afin de répondre aux aspirations du bas peuple. La jeunesse ne doit pas être spectatrice du développement mais elle doit être le catalyseur du développement de l’Afrique à travers une intégration parfaite. C’est pourquoi nous avons organisé cette rencontre afin d’attirer l’attention de chacun sur son rôle à jouer pour une Afrique émergente », a indiqué Sékou Bérété, président exécutif 2019 de la jeune chambre internationale Conakry Trésor.

Mohamed Kaba

La JCI Conakry Trésor en a profité aussi pour présenter son projet dénommé « I AM AFRICA ». Mohamed Kaba est le directeur national de ce programme : « I AM AFRICA vise à inspirer et éduquer tous les africains dans la construction d’une Afrique nouvelle. Ce programme invite les africains à être la solution aux problèmes de l’Afrique, le continent ne peut aller de l’avant que lorsque les jeunes s’engagent à aller de l’avant.

Avec le projet I AM AFRICA, nous sommes là pour appeler à la jeunesse à passer à l’action parce que les mots sont bons mais l’action peut nous amener plus loin, peut nous amener encore plus loin, l’Afrique a besoin de sa jeunesse. Ce programme I AM AFRICA a tellement de sens que lorsque vous le prononcez, vous vous mettez à la place de l’Afrique. Il faut que la jeunesse se lève et s’engage pour son continent qui a tant besoin d’elle », a-t-elle expliqué.

Madina Dansoko Diallo

Présente à la rencontre, Madina Dansoko Diallo, directrice générale de Lella, entreprise spécialisée dans la production et la transformation de poulets de chair en Guinée, a laissé entendre que pour la réussite de l’Afrique, la jeunesse du continent doit travailler très dur et n’attendre rien de personne. « Dans ce monde rien est facile, il faut travailler très dur, il faut commencer petit pour grandir,

Tous ceux qui ont construit des villas, qui sont devenu très riches, ont commencé à la base. Il faut se remettre en question, il faut que le changement commence par nous-mêmes. L’acte de chacun de nous compte. Le peu que tu peux faire, fais-le très bien parce que aujourd’hui les gens ont le choix. On peut s’inspirer des autres pour changer les choses chez soi », a-t-elle exhorté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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N’zérékoré : la mairie en guerre contre l’insalubrité

25 mai 2019 à 18 06 51 05515
Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de Nzérékoré

Le maire de N’zérékoré, en compagnie de plusieurs cadres de la commune, a lancé ce samedi, 25 mai 2019, une campagne d’assainissement de la ville. Initiée par les autorités communales, cette opération vise à rendre propre la capitale de la Guinée forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au niveau du tas d’immondices situé à la rentrée du quartier Tilépoulou que cette campagne d’assainissement a été officiellement lancée par le Moriba Albert Délamou, en présence des conseillers et cadres de la commune, des autorités du quartier ainsi que de nombreux habitants de N’zérékoré. « Depuis notre installation à la tête de la mairie de N’zérékoré, nous avons mis dans notre feuille de route l’assainissement de la ville, surtout la disparition totale des tas d’immondices et l’octroi de poubelles aux différentes familles de la commune. C’est pourquoi, lors du dernier conseil, nous avons dit qu’il faut débarrasser la ville de N’zérékoré de tous les tas d’immondices possible. Et, ce tas d’ordures que vous voyez devant vous, est là depuis des années. Donc, il faudrait que nous fassions en sorte que ses tas d’immondices quittent la ville pour le dépotoir », a déclaré le maire.

Après avoir dégagé cette montagne d’ordures, les autorités communales ont offert des poubelles aux habitants du quartier Tilépoulé. Des habitants que le maire appelle à maintenir un environnement sain. « Je veux que les populations de Tilépoulou, à l’image de celles d’autres quartiers, acceptent de mettre leurs ordures dans les poubelles qu’on va leur donner dans leurs domiciles. Et j’en appelle aussi aux PME, qu’elles viennent pour qu’on puisse faire des partenariats de façon à ce que ces PME soient dans nos quartiers pour débarrasser de nos quartiers des tas d’immondices », a lancé Moriba Albert Délamou.

Mamady Bérété

Présent sur les lieux, Mamady Bérété, chef de quartier adjoint de Tilépoulou, a salué cette initiative de la mairie. « Les ordures là, il y a plus de 12 ans qu’elles étaient là. Donc, si nous voyons aujourd’hui notre maire, Moriba Albert Délamou, en train d’enlever ces ordures ici, cela nous va droit au cœur. Et si les bennes finissent de ramasser ces ordures, le bureau du quartier envisage de mettre les jeunes à contribution pour surveiller l’endroit afin que les gens ne déposent plus d’ordures ici », a promis ce responsable local.

Djara Damey

De son côté, Djara Damey, un citoyen de Tilépoulou qui habite non loin de l’endroit où se trouve cette montagne d’ordures, s’est dit satisfait de cette initiative de la mairie. « Quand ils vont enlever ces ordures ici, nous allons désormais bien dormir et bien respirer, et nous serons en bonne santé. Parce qu’actuellement, il y a trop de moustiques chez nous en raison de la présence de cette montagne d’ordures à côté de notre concession.

Cela nous donne souvent des maladies. Parfois même, les gens venaient déposer les ordures derrière ma fenêtre. C’est d’ailleurs à cause de ces ordures que j’ai arrêté de vendre des aliments chez moi. Sinon, c’est ce que je faisais ici. Je suis donc très content de cette initiative et je remercie sincèrement la mairie pour cela », a dit ce citoyen.

Selon les autorités communales de N’zérékoré, cette campagne d’assainissement va toucher les 22 quartiers de la ville.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Cambriolage du siège de www.c24news : le communiqué de l’AGUIPEL

25 mai 2019 à 18 06 12 05125

L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne –AGUIPEL – a appris avec beaucoup d’indignation le cambriolage du siège du site d’informations générales www.c24news.info, sis à Bambéto, dans la journée du vendredi 24 mai 2019.

Ce cambriolage est déplorable d’autant que les auteurs ont profité du départ des journalistes à la mosquée pour défoncer les portes, emportant avec eux plusieurs ordinateurs de grande valeur et d’importantes sommes d’argent.

L’AGUIPEL apporte tout son soutien à la rédaction de www.c24news.info en ces circonstances difficiles.

L’AGUIPEL condamne avec la dernière énergie ce vol qui constitue une tentative de musèlement de la presse. Elle encourage les autorités compétentes saisies à tout mettre en œuvre pour arrêter les auteurs et les traduire devant la Justice.

Conakry, le 25 Mai 2019

L’AGUIPEL

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Cambriolage du siège de C24News : un vigile mis aux arrêts par la gendarmerie

25 mai 2019 à 18 06 06 05065
Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos

Le siège de nos confrères du site C24News.infos, situé à quelques pas du carrefour de Bambéto, dans la commune de Ratoma, a été cambriolé dans l’après-midi d’hier, vendredi 24 mai 2019. Les indésirables visiteurs ont emporté des ordinateurs et une importante somme d’argent, en francs guinéens et en devises étrangères, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos, les malfaiteurs ont profité de la prière de vendredi pour casser les portes des bureaux, situés au 5ème étage de l’immeuble. « Quand je suis revenu de la RTG, le vigile a ouvert la porte, je suis rentré pour garer ma voiture. Je suis monté à mon bureau où j’ai fait au-moins 15 minutes. J’ai pris mes ablutions avec mon collègue Bachir. C’est ainsi qu’on a quitté dans les bandes de 13 heures 35 à 45 minutes. On est allé à la mosquée de Bambéto pour effectuer la prière en laissant toujours le vigile là-bas. On a pris 10 à 15 minutes au maximum. A notre retour, on a constaté que la porte principale n’était pas fermée, celle de mon bureau également. Mais, je précise que le vigile était toujours à la porte », a-t-il expliqué.

Parlant des objets emportés par les malfrats, Thierno Boubacar Diallo dit ne pas retenir avec exactitude tout ce qui a été emporté. « Pour le moment, je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai perdu. Mais, tout ce que je peux vous dire, c’est que personnellement, dans mon bureau, j’avais deux ordinateurs portatifs (un ordinateur MAC I5 et un ordinateur HP). Dans les tiroirs, il y avait une somme de 2000 à 2500 euros, et des passeports. Mais, ils n’ont pas touché à mes passeports et à ceux de mes petits frères. Aussi, il y a une somme de 5 millions de francs guinéens quelque part que j’avais gardé pour la dépense de l’entreprise. Il y avait aussi une somme d’un million et quelques de francs guinéens sur la table parce que j’étais en train de préparer la dépense de la semaine. Et mon collègue Bachir aussi avait dans son bureau une somme de 3 mille Euros qu’il avait gardé dans une enveloppe avec 4 passeports : le passeport de son petit frère, sa femme, celui de la petite sœur à un de ses amis et son passeport qui contenait même des visas. Aussi, son ordinateur portable MAC I5 a été emporté », a-t-il indiqué.

Dès après ce cambriolage, notre interlocuteur dit avoir immédiatement pris un certain nombre de dispositions pour retrouver les auteurs des faits. « La première des choses que nous avons faite, c’est d’alerter le propriétaire du bâtiment, on lui a dit que nous avons été victimes de vol. Il est venu constater lui-même. Il a appelé le responsable de la société de gardiennage. Celui-ci aussi est venu faire le constat. Après, on a porté plainte contre le propriétaire du bâtiment, parce que c’est lui qu’on connait, la société de gardiennage a été recrutée par lui. Donc lui aussi, il a porté plainte contre la société au niveau de la gendarmerie de Kipé. Eux aussi, ils ont délégué deux de leurs agents qui sont venus faire le constat et sont partis avec le vigile qui était de garde ce jour », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise de carburant à Kankan : la mairie prend une mesure inédite

25 mai 2019 à 17 05 57 05575

La crise de carburant qui frappe la ville de Kankan depuis plusieurs jours perdure et inquiète plus d’un. Face à cette situation, le maire de cette commune urbaine a pris des mesures drastiques. Mory Kolofon Diakité a déployé des hommes dans les stations-service de la ville pour surveiller les pompistes qu’ils accusent d’être à l’origine de cette crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cela fait 5 jours que la crise dure. La plupart des stations-service restent fermées et celles qui sont ouvertes peinent à satisfaire la forte demande. Beaucoup de citoyens sont obligés d’aller au marché parallèle pour avoir de l’essence, mais à un prix fixé au gré des vendeurs. Pourtant, il n’y a pas de pénurie d’essence à Kankan, selon Mory Kolofon Diakité, le maire de la ville. Pour lui, cette crise est créée et entretenue par les pompistes dans les stations-service.

Mory Kolofon Diakité, maire

« Il n’y a pas de crise d’essence à Kankan, c’est les pompistes qui veulent en créer. C’est eux qui servent les bidons et les motos des gens qu’ils connaissent, ceux-là vont vider les bidons et motos pour revenir encore. Bien sûr, il y avait trois jours de retard dans l’approvisionnement de carburant mais cela n’a jamais été le cas à Kankan. Parce que le jour même de la crise, on a mis 80 mille litres d’essence et 80 mille litres de gasoil à la disposition de la population de Kankan », souligne le maire.

Le maire de Kankan dénonce un vaste réseau de trafic illégal de carburant qui s’étend jusqu’au-delà de nos frontières. « On ne peut pas accepter que des individus prennent l’essence de Kankan et l’envoyer à la frontière pour faire la spéculation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où le prix d’essence a augmenté. J’ai fait un communiqué dans les medias, pour dire aux gens de ne pas servir les bidons et les fûts, parce que j’ai des preuves tangibles de l’exportation d’une quantité énorme d’essence hors de Kankan. Maintenant, si les pompistes et gérants s’entêtent et qu’ils continuent à servir les bidons et les fûts, ça c’est un mépris de l’autorité », a dit le maire.

Pour mettre fin à cette situation, Mory Kolofon Diakité a pris un certain nombre de dispositions, dont la surveillance des stations-service. « Nous avons envoyé des surveillants dans toutes les stations de la commune urbaine pour contrôler les pompistes et les gérants. Moi-même je suis à la station sur la nationale Kankan-Siguiri comme ça », a-t-il laissé entendre.

A noter que litre d’essence qui coûte officiellement 9500 francs est vendu aujourd’hui à 12 000 francs au marché parallèle, communément appelé marché noir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Inondation meurtrière de Dabondy 3 : voici l’identité des cinq (5) victimes

25 mai 2019 à 15 03 23 05235

Comme annoncé dans un précédent article, le corps de la 5ème victime de l’inondation de Dabondy 3, dans la commune de Matoto, a été découvert sous le pont de Dabondy au niveau de l’autoroute Fidèle Castro. La victime, du nom de Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans, élève en classe de 9ème année, était portée disparue depuis une semaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la nuit du vendredi au samedi, 18 mai 2019, des forets pluies ont charrié des ordures au quartier Dabondy 3, envahissant des concessions et entrainant la mort de 5 personnes. La dernière victime, emportée par les eaux alors qu’elle tentait de sauver un bébé de 3 ans, a été finalement retrouvée hier vendredi.

Dans la matinée de ce samedi 25 mai 2019, un reporter de Guineematin.com s’est rendu à Dabondy 3. Mohamed Sylla, père de famille, encore sous le choc, en a payé un lourd tribut. Il a perdu quatre membres de sa famille dans ce drame, trois de ses fils et un de ses petits-fils.

Interrogé, monsieur Sylla a donné l’identité des 5 victimes :

« Il y a Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans qui était portée disparue, mais retrouvée hier vendredi 24 mai 2019. Elle a été enterrée. Elle faisait la 9ème année.

Il y a son jeune frère, Amadou Sylla qui était âgée de 14 ans. Il était en classe de 8ème année.

Il y a Abdoulaye Sylla, âgé de 5 ans, qui faisait la maternelle.

Il y a ma petite-fille, Mariama Ciré Touré, qui était âgée de 3 ans, non scolarisée.

La 5ème victime, c’est Mama Adama Soumah, âgée de 3 ans, fille de Saïdouba Soumah, qui est notre voisin ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Télimélé : Donso, la rivière qui n’aime pas les étrangers

25 mai 2019 à 14 02 19 05195

Sa dernière victime s’appelle Mamadou Diallo, un menuisier originaire de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Il a été emporté par les eaux le mercredi dernier, 22 mai 2019, alors qu’il se baignait en compagnie d’un groupe de jeunes de Péguety-Santou.

Le nombre croissant « d’étrangers » qui trouvent la mort soit par accident sur le pont ou durant les baignades mérite qu’on se pose des questions sur la nature mystique de cette grande rivière qu’on traverse à la rentrée du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou, à 35 kilomètres de Télimélé ville.

Bien que cela ne soit pas propre à la seule rivière de Donso, cette appellation « Kankiran » qui signifie malle cantine, est conçue dans son contexte linguistique normal comme étant un espace à dimensions variables qui peut contenir une certaine quantité d’habits ou d’objets divers.

Mais, dès lors que le terme s’extirpe de la littérature populaire consacrée pour définir la profondeur d’un endroit précis de la rivière Donso, l’interprétation devient simple et révèle l’aspect mystique du lieu, surtout quand la victime sent une sorte de force invisible la propulser vigoureusement dans les ténèbres du « Kankiran » sans qu’il ne puisse opposer aucune résistance.

Les génies du « Kankiran » aiment se délecter de ceux qui, sans être fils de Santou, poussent l’outrecuidance à venir perturber leur paisible existence au milieu des eaux de leur belle résidence de Donso.

Dire que mon propre père, Lieutenant Elhadj Yaghouba Diallo, s’est blessé au pied d’un petit fer rouillé, alors qu’il venait de repêcher le corps d’un jeune homme originaire de Labé, dont le véhicule à bord duquel il avait pris place s’était renversé sur le pont en bois à l’époque (1996). C’est cette blessure, qui s’est tétanisée, qui sera à l’origine de son décès le 2 octobre de la même année.

Comme pour confirmer que les génies de la rivière Donso se montrent extrêmement sévères vis-à-vis même des fils de Santou qui portent assistance à ses victimes « étrangères ».

La rivière a donné son nom à un des villages qu’elle traverse dont un des fils, un tirailleur sénégalais de la seconde guerre mondiale « Lassidan Donso », était devenu un grand agriculteur et un riche propriétaire terrien à Péguety et environs.

A noter que la rivière Donso prend sa source sur les hauteurs entre les villages de Ndêla-Goundoupi et Bambéto, grossie par le Dondéwol. Elle dévale pour arriver aux portes du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou avant de continuer sa course en traversant les villages de Ndenda, Ngaro, Bingaldji en se frayant du chemin entre les villages de Bélendéré et Baniré jusqu’à Sôla pour se jeter plus loin dans le grand fleuve Tominé, venu de Labé, et qui sert de limite géographique hier entre les cantons Dialloyanké de Donghol, dont Santou faisait partie, et Kaldouyanké de Kinsi-Koté, capitale Kakoni…

A noter que le fleuve Tominé rencontre celui de la Komba, venu de Labé, à Gaoual centre pour former le Koliba qui sert de limite entre notre pays et la Guinée-Bissau, où il se jette dans l’Océan Atlantique.

Autant la rivière Samankou était la limite entre les cantons de Kébou et de Donghol, autant celle de Donso l’a été entre le canton de Donghol et celui de Bowé.

Disons que si les génies du « Kankiran » de la rivière Donso n’aiment pas que les « étrangers », ceux de la montagne Wonkou, à quelques kilomètres en amont, étendent leur puissance à tous ceux qui rentrent dans « leur surface de réparation » de telle sorte que, au lieu dit « Hayré toufâ », ce qui veut dire là ou on a percé la pierre, (l’ancienne route Gaoual-Télimélé) passait par là, les chauffeurs qui l’empruntaient de nuit étaient tout d’un coup hypnotisés par la présence d’un œuf qui se transformait en coq qui, en quelques minutes, avait la taille d’un éléphant. Ce qui faisait perdre automatiquement la direction du véhicule au chauffeur qui se renversait dans le ravin avec tout son contenu. Maître Kalidou, le chauffeur du Gaz premier modèle d’Elhadj Abdoul Kakoni, en a été victime avec une dizaine de morts parmi ses passagers.

Difficile de savoir si les génies de « Hayré toufa » ont déménagé avec le transfèrement plus à l’ouest de la route. Toujours est-il que sur cette nouvelle route de montagne, un peu en haut des villages de Maléma et de Kouratountou ; maitre Bobo Sodio, un ancien apprenti de maitre Thiam Wara, un des meilleurs chauffeurs de Télimélé, a vu son camion se renverser un jeudi matin alors qu’il se rendait au marché hebdomadaire de Péguety-Santou. Bilan : 10 morts parmi lesquels Mody Sanoussy Gomboya, un percepteur de taxes de marché.

C’est vrai que Télimélé a eu des chauffeurs de renom comme maitre Abidina Filo, maître papa Missidé, maitre Garanké, maitre Thiam, maitre bobo Sodio, maitre Grillon Kouyaté, maitre Kaba, maitre Silati, qui ont dompté le dangereux col de Loubha, l’infernale route de Daramagnaki qui a laissé des souvenirs inoubliables à l’ambassadeur de Guinée à Rome puis à Paris, Seydou Keita nommé, de la capitale française, gouverneur de Télimélé et qui a passé deux jours à bord d’une jeep russe pour arriver au cœur du Bambaya. C’était cela aussi la révolution du PDG, avec le président Ahmed Sékou Touré.

Même devenu commissaire à la jeunesse et aux sports en mission à Yaoundé en 1982, l’élégant et charismatique ambassadeur et gouverneur n’avait pas oublié le nom Daramagnaki et l’avait rappelé à son attaché de presse et fils de Télimélé que je suis lors des diners sur le toit du luxueux mont Fébé palace.

Peut-être que ces génies de la rivière Donso, on peut les retrouver dans les eaux de l’immense fleuve Konkouré qui sert de limite entre le Téné et le Monoma traditionnellement parlant, entre Kindia et Télimélé administrativement.

La Kakrima, l’affluent principal du Konkouré a aussi ses génies tout en servant de limite entre Télimélé et Pita, le Koussi et le Waréya, si on conjugue l’histoire au passé.

De génies des eaux, il y a aussi celles de la puissante Fatala, à sa source dans la grande forêt de Tarihoye, dans le Kébou. Là, vous avez le sentiment qu’il est minuit en plein midi tant la densité de la flore vous enveloppe dans une obscurité de caverne, si ce n’est la sensation d’immuabilité des eaux qui vous donne une grosse frayeur.

Ce qui contraste avec la petite eau calme et tranquille du Mangol au cœur même de la ville de Télimélé. Avec ou sans génies, elle règle, régule et lubrifie les relations entre les habitants de ses deux rives qui exercent tous les pouvoirs par alternance. Exemple : Younoussa Goulgoul Diallo, l’actuel maire de la commune urbaine de Télimélé, est de Gadha Mangol ; le prochain sera de Gânin Mangol.

Ici, au lieu que les génies n’attirent ceux qui s’aventurent sur ses bords dans le « Kankiran », ils sont allés chercher la règle de l’alternance entre les sous-clans Alphaya et Soriya chez les Seydiyankés de Timbo et Dabola, aristocratie régnante, à travers les Almamy de la puissante et prospère confédération théocratique du Fouta Djallon, fondée au début du 17e siècle.

Les génies de la rivière Donso devraient à présent fermer leur « kankiran » sinon, de peur de se retrouver à l’intérieur pour toujours, beaucoup « d’étrangers » risquent de ne pas tenter l’aventure de Santou, la toute future zone minière bauxitique par excellence de la Guinée.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Déguerpissement à Dar-es-salam : une partie de Hamdallaye aussi dans le viseur des casseurs

25 mai 2019 à 12 12 47 05475

Une partie du quartier Hamdallaye aussi risque d’être touchée par le déguerpissement en cours dans le quartier Dar-es-salam. Des agents de l’habitat, en compagnie des services de sécurité, se sont rendus hier, vendredi 24 mai 2019, dans cette zone, pour dire aux habitants concernés de libérer les lieux, a appris un reporter de Guineematin.com, à travers de ses reporters.

Surprise, étonnement et inquiétude, ce sont les sentiments qui sont perceptibles actuellement au secteur du quartier Hamdallaye. Cela, suite à la menace de démolition de plusieurs maisons dans cette localité comme c’est le cas déjà à Dar es-salam, où de nombreuses habitations ont été rasées par des machines. Dans l’après-midi de ce vendredi, les habitants de cette zone dont les maisons ont été marquées de croix rouges, s’activaient à sortir leurs affaires de leurs maisons avant l’arrivée des machines casseuses.

Amara Sylla qui habite les lieux depuis 1977 est l’un des citoyens concernés. Il ne comprend pas cette décision des autorités d’autant plus que la zone n’est pas proche de la décharge publique située à Dar es-salam. « Au départ, on nous avait bien dit qu’on n’est pas concerné par ce déguerpissement. On nous avait invités à la commune de Ratoma pour dire que nous qui sommes du côté de Hamdallaye, on n’est pas concerné par ce déguerpissent, c’est ceux qui sont à Dar s-Salam qui sont concernés.

Les agents de l’habitat étaient venus ici, ils ont mis des croix sur nos bâtiments, mais quand nous leur avons montré nos pièces, ils nous ont dit qu’on n’est pas concernés. Depuis lors, aucune personne n’est venue ici pour nous dire un seul mot. C’est seulement aujourd’hui entre 12 heures et 14 heures que des gendarmes et des agents de l’habitat qui avaient dit que nous on n’est pas concernés, sont revenus ici pour nous dire de dégager, qu’ils vont casser nos bâtiments. Vous voyez, ils ont déjà cassé deux de mes bâtiments. Ils ont commencé par ici.

Maintenant où est-ce que ma famille et moi allons rester ? Moi je suis là depuis 1977. Nous sommes plus de 40 personnes ici. Il n’y a aucun locataire. Le château qui est là, celui qui alimente le palais présidentiel en eau, est construit ici à ma présence. C’est moi qui ai donné mon bâtiment où tous les matériels du chantier ont été gardés. Jusqu’à présent, on ne m’a pas payé ça encore. Mais, moi j’ai laissé tomber ça pour la nation.

Maintenant, si la contrepartie c’est de venir casser mes bâtiments, me déloger avec ma famille, je donne à Dieu. Alpha Condé a fait ce qu’il peut faire, c’est Dieu qui va le payer. Dieu payera suffisamment Alpha Condé et son Gouvernement en Guinée ici. Alpha Condé est venu pour détruire la Guinée et non pour la construire. Mais, moi je ne quitterai pas ici. Ceux qui viendront casser mes bâtiments n’ont qu’à venir, ils me trouveront ici », met en garde Amara Sylla.

Mamadou Diouldé Barry, ingénieur génie civil, se dit aussi surpris de ce revirement de situation. « Nos maisons ont été cochées depuis l’année dernière, on est allé rencontrer l’habitat avec nos document parce que là c’est le lotissement de Taouyah Minière, lot 4310. Tous nos documents sont archivés à l’habitat de Coléah. On est allé là-bas, on a vérifié et on a trouvé que c’est bien nous sommes archivés, le lotissement est exactement fait en 1981.

On a tous nos documents, il y a même des gens qui ont leur titre foncier. On est allé rencontrer le service habitat du gouvernorat de Conakry l’année dernière, il est venu mettre des zéros sur les croix qu’il avait mises sur les bâtiments. Il a annulé tout. A notre grande surprise, on vient nous dire aujourd’hui de libérer les lieux. C’est vraiment dommage ! » Se désole ce citoyen.

En attendant le début de la casse des maisons dans cette localité, les citoyens menacés de déguerpissement ont, pour la plupart, sorti leurs affaires et passent la nuit à la belle étoile.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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Inondation de Dabondy 3 : le corps de la 5ème victime retrouvé vers l’autoroute

25 mai 2019 à 12 12 09 05095

Le corps d’une autre victime de l’inondation meurtrière, survenue le weekend dernier à Dabondy 3, dans la commune de Matoto, a été retrouvé hier, vendredi 24 mai 2019. Cette 5ème victime a été retrouvée sous le pont de la station de Dabondy, à l’autoroute Fidèle Castro, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le corps en mauvais état de Bountouraby Sylla, une fille de 17 ans, victime de l’inondation meurtrière survenue dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai 2019, a été retrouvé au niveau de l’autoroute, à Dabondy. Cette cinquième victime était porté disparue depuis que ces événements tragiques se sont produits.

Le corps a été découvert, couché sur le ventre, au milieu des débris charriés par les vagues suite aux fortes pluies à l’origine de la tragédie de Dabondy.

Les parents de la victime peuvent enfin faire le deuil après cette découverte. Une triste fin pour ces compatriotes, arrachés à l’affection des leurs, malgré tout le tintamarre et les sommes énormes débloquées pour débarrasser Conakry de ses ordures.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Me Sory Daouda Camara sur le statut des Huissiers : « s’il y a eu censure, le décret sera rejeté »

25 mai 2019 à 10 10 43 05435
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un décret relatif au statut particulier des huissiers de justice a été rendu public dans la nuit d’hier, vendredi 24 mai 2019, sur les antennes des médias d’Etat. Un acte du pouvoir central qui intervient au lendemain de l’assemblée générale au cours de laquelle les huissiers avaient annoncé leur souhait de rencontrer le président Alpha Condé. Mais, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), joint au téléphone dans la matinée de ce samedi, annonce que ce décret n’a aucun impact sur la grève en cours.

Selon maitre Sory Daouda Camara, président de la CNHJG, « on avait décidé depuis le jeudi, que même après signature du statut, que nous devrions d’abord recevoir notre exemplaire parce que les bénéficiaires sont les huissiers de justice. Donc, on attend d’avoir l’original du décret, qui sera lu par les techniciens de la Chambre, on va se retrouver en conseil restreint, on va procéder à la lecture à l’intention de tous les huissiers de justice. Si nous nous retrouvons dedans, si le décret est conforme au projet qui avait été adopté, il n’y a pas de souci. Nous considérerons ce point comme étant satisfait ».

Par ailleurs, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a fait savoir qu’il y a d’autres points de revendication qui doivent être satisfaits avant toute levée du mouvement de grève, entamée depuis le 13 mai dernier. « Pour le moment, chacun se félicite de la prise de ce décret. Mais, il y a des points sur lesquels il y a eu beaucoup de discussions avant que le projet ne soit adopté en conseil des ministres. Ce sont des points sensibles. Nous allons faire une lecture détaillée du décret pour voir si tous les points ont été pris en compte, si rien n’a été supprimé, s’il n’y a pas eu censure. Si c’est le cas, le décret sera purement et simplement rejeté ».

Pour finir, maitre Sory Daouda Camara a martelé que la grève se poursuit jusqu’à la satisfaction des autres points de revendication. « Le mouvement se poursuit, quand bien même que le décret est conforme au projet, ce décret ne satisfait qu’un seul point sur les autres. Notre plateforme n’est pas entièrement satisfaite. On poursuivra la lutte pour obtenir la satisfaction des autres points », a-t-il fait savoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Décret : Alpha Condé satisfait à une revendication des huissiers de justice

25 mai 2019 à 10 10 41 05415

C’est une nouvelle victoire pour les huissiers de justice de Guinée, en grève depuis deux semaines pour exiger la satisfaction d’un certain nombre de points de revendications. Après la satisfaction du premier point qui a consisté à la libération de leur confrère qui était détenu à la DPJ, ils ont obtenu aussi la signature de leur statut. Cette décision du président Alpha Condé a été annoncée dans un décret lu dans la soirée d’hier, vendredi 24 mai 2019, à la télévision nationale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce décret.

Chapitre I : Attributions et Compétences

Article 1er : les huissiers de justice sont les officiers publics et ministériels qui ont seule qualité, dans les conditions fixées par les lois et règlements en vigueur, de mettre en exécution les décisions de justice ainsi que les actes et titres en forme exécutoire ;

2- Procéder aux inventaires brisés et ventes aux enchères publiques de meubles corporels et incorporels prescrits par la loi ou par décisions de justice ;

3- Signifier les actes et les exploits, faire les notifications prescrites par les lois et règlements lorsque le mode de notification n’a pas été précisée ;

4- Accomplir les mesures conservatoires après l’ouverture d’une session dans les conditions prévues par le code de procédure civile, économique et administrative ;

5- Assurer le service des audiences près les Cours et Tribunaux ;

6- Mettre à exécution le certificat de non-paiement en cas d’émission de chèque sans provision ;

7- Mettre en œuvre les procédures simplifiées de recouvrement et les voies d’exécution prévues à l’acte uniforme de l’OHADA y afférent ;

8- Etablir les états des lieux ;

9-Assiter le greffier en chef dans sa mission de vérification des comptes de tutelle ;

Article 86 : les poursuites pénales sont engagées par le procureur de la République compétant soit d’office, soit sur plainte des parties après information préalable et avis de la chambre nationale des huissiers de justice. Celle-ci se chargera dans les 72 heures de convoquer et entendre l’huissier de justice mis en cause. Toutes les perquisitions ou saisies sont faites après avis de la chambre sur réquisition du procureur général. L’heure et la date des opérations sont portées à la connaissance de la chambre qui peut déléguer un huissier de justice pour y assister. La présence de l’huissier de justice mis en cause, les parties intéressées ou toute autre personne dont l’audition est nécessaire à la manifestation de la vérité seront entendues.

Chapitre 4 : L’honorariat

Article 87 : le ministre de la justice, à la demande de la chambre nationale des huissiers de justice, peut conférer l’honorariat aux huissiers de justice voulant cesser leurs fonctions après au-moins 15 années d’exercice. Ce titre honorifique est accordé aux huissiers de justice ayant effectivement assumés leurs fonctions avec probité.

Le titre de président honoraire est conféré aux anciens présidents de la chambre nationale des huissiers de justice ;

Dispositions finales

Article 88 : le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de la date de sa signature, et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 24 mai 2019

Le Président de la République, Professeur Alpha Condé

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décharge de Dar-Es-Salam : « en plein Ramadan, Alpha Condé vient nous faire pleurer »

25 mai 2019 à 9 09 46 05465

Des bulldozers du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire sont en action depuis avant-hier, jeudi 23 mai 2019, pour démolir des bâtiments à la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Ratoma. Les opérations se sont poursuivies ce vendredi avec des victimes inconsolables qui perdent tout en un laps de temps, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le gouvernement guinéen vient de mettre à exécution sa menace de déguerpissement des citoyens qui habitent aux abords de la décharge de Dar-es-Salam. Toutes les maisons se trouvant à proximité de la montagne d’ordures ont été démolies au grand dam des occupants qui n’avaient que leurs yeux pour pleurer.

Impuissantes face aux trois bulldozers qui broyaient leurs maisons et raclaient tout sur leur passage, certaines victimes ont exprimé leur désolation face à ce qui leur est arrivé. C’est le cas d’Ibrahima Diallo, trouvé en train de rassembler quelques objets dans les décombres de sa maison. « J’ai mon cœur qui saigne. Je ne pouvais pas du tout croire pendant le mois de Ramadan qu’on pouvait venir nous déguerpir en ce moment-là. On savait qu’on allait quitter, mais on croyait au moins, dans un pays musulman, qu’on pouvait attendre jusqu’à la fin du Ramadan. Actuellement, nous avons tous nos enfants dehors et on ne sait quoi faire. On n’a pas où aller », a-t-il laissé entendre.

Abondant dans le même sens, Dr Abdoulaye Conté soutient qu’ils ont été déguerpis sans ménagement par le gouvernement. « On nous a déguerpis à tort et à travers. En plein mois de pénitence, ce président vient nous faire pleurer comme ça, nous humilier de manière désinvolte. Nous, on est déçus de ce gouvernement. On a tout fait de venir pour qu’on leur raconte la vraie histoire de ce quartier. Ils n’ont pas pu nous envoyer des émissaires pour la vérification. Les gens étaient venus un vendredi pour commencer à cocher les bâtiments, après avoir tué les gens là-bas. Parce qu’ils ont provoqué le drame qui s’est passé ici. C’est le génie militaire qui poussait les ordures vers la population. Ce n’est pas un éboulement du tout, ça a été provoqué », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Alhassane Bah a fait savoir que ce qu’il redoutait s’est malheureusement produit. « C’est désolant. Moi, quand je vois ça, je tremble et je ne sais quoi faire. Ça a dépassé tout le monde, même si on dit que l’Etat est fort, ce n’est pas avec les citoyens. Où va-t-on se réfugier ? Maintenant-là, on est obligé de passer la nuit dehors. Il faut voir l’état dans lequel je suis arrêté comme ça. C’est désolant de venir casser ici pendant le mois de Ramadan. Ça ne s’est jamais fait dans un autre pays si ce n’est pas la Guinée. Depuis la prise du pouvoir par le vieux, on n’a rien senti », fustige-t-il.

Les gendarmes présents pour sécuriser les lieux ont souvent fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des jeunes qui ont voulu s’opposer à l’opération.

Après avoir démoli les maisons concernées, d’autres concessions ont été cochées dans la soirée d’hier, vendredi 24 mai 2019, par les cadres du ministère de la ville. La désolation et la tristesse se lisaient sur les visages des nombreux citoyens qui ne s’attendaient pas à pareil scénario. En pleurs, ils ont aussitôt commencé à plier bagages pour quitter leurs domiciles avant l’arrivée des bulldozers.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Braquage d’un véhicule à Kindia : un blessé et plus de 12 millions de francs emportés

25 mai 2019 à 6 06 07 05075

Un véhicule de transport en commun, en provenance de Pita, a été attaqué par des coupeurs de route dans la nuit de jeudi à vendredi, 24 mai 2019, dans la préfecture de Kindia. Les assaillants ont blessé un passager et emporté plus de 12 millions de francs guinéens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

L’attaque est survenue à 2 heures du matin à Siguiton, une localité de la sous-préfecture de Kolentè, dans la préfecture de Kindia. Trois coupeurs de route armés ont attaqué une voiture de transport en commun, en provenance de Pita. Ils ont blessé un passager et enlevé tout l’argent et les biens dont possédaient les occupants du véhicule. Amadou Sadio Diallo, le chauffeur du véhicule, revient sur les circonstances de l’attaque.

« Ils sont sortis derrière nous en tirant sur le véhicule tout en disant de nous arrêter. Lorsqu’on s’est arrêté, un d’entre eux est venu braquer l’arme sur moi, il m’a coincé contre la porte. Celui qui a braqué l’arme sur moi est monté dans la cabine, je lui ai dit que la place est insuffisante, que nous ne pouvons pas être ensemble dans la cabine. Mais, il a refermé la portière et m’a dit de bouger, j’ai bougé. Après un kilomètre à peu près, il m’a dit de m’arrêter et m’a fait descendre de la voiture tout en nous disant de nous coucher tous par terre.

Ils nous ont fouillés et ont retiré tout ce qu’on avait comme argent et objets dont nos téléphones portables. Après tout, l’un d’entre eux nous a dit que quiconque le fixe, il va lui tirer dessus. Quand ils ont tout pris, ils ont pris la tangente. Après leur départ, nous avons pris la direction de Kindia pour le commissariat central afin de déclarer aux services de sécurité ce qui nous est arrivé. C’est pourquoi nous sommes maintenant à la gendarmerie », a expliqué le chauffeur.

De son côté, Mamadou Alpha Bah, passager du véhicule, a indiqué que les assaillants ont enlevé plus de 12 millions de francs et des objets de valeur. « Ils nous ont poursuivis sur deux motos TVS. Lorsqu’ils ont tiré sur notre véhicule, moi j’ai été blessé à la tête et une passagère a été dépossédée d’une somme de 12 millions de francs guinéens. Le chauffeur lui-même a perdu plus de 600 mille francs guinéens, son téléphone avec des objets que je ne peux pas tous citer. Les trois malfrats étaient habillés en tenue militaire et possédaient tous des PMAK et d’autres armes sophistiquées avec des boites à chargeur », a témoigné cette victime.

Après avoir écouté les victimes, la brigade de recherche de la gendarmerie de Kindia a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de cette attaque.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 51 67 96

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Dar-es-Salam : le déguerpissement a fait un mort et un blessé par balle (témoins)

25 mai 2019 à 5 05 26 05265

Entamées avant-hier par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, les opérations de démolition des maisons d’habitation au quartier Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, se sont poursuivies hier, vendredi 24 mai 2019. Cette deuxième journée a été sanctionnée par le marquage de plusieurs autres maisons qui n’étaient pas préalablement concernées. Un mort et un blessé par balle ont été enregistrés sur les lieux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon des informations recueillies sur place, ces opérations de déguerpissement n’ont pas fait que des dégâts matériels. Elles ont également entrainé la mort d’une personne et un jeune homme a été blessé par balle.

Aux dires de monsieur Boubacar Baldé, habitant de la localité depuis 1985, sa voisine du nom de madame Adama Hawa Diallo, a fait une crise le jeudi soir avant de rendre l’âme dans la matinée de ce vendredi à l’hôpital Ignace Deen. « C’est une femme qui a perdu son mari. Elle vivait ici avec sa seule maman qui est veuve aussi et qui n’arrive plus à marcher d’ailleurs. Madame Adama Hawa Diallo est tombée hier devant moi. Elle a piqué crise et c’est ainsi que jel’ai envoyé au CHU Donka qui nous a référé à Ignace Deen. C’est ce matin qu’on m’a annoncé qu’elle est finalement morte. Mais, voir une personne tombée subitement comme ça, c’est autre chose. C’est parce que je suis un homme si non, je pouvais piquer crise aussi. La femme était mère de quatre enfants et est âgée de 42 ans environs. Elle est originaire de Mali Yembéring et elle habite dans ce quartier depuis 1983 », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Issiagha Bangoura, porte-parole des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, a expliqué aux journalistes qu’un jeune élève en classe de 9ème année au collège de Bonfi a été blessé par balle. « Il se nomme Mohamed Sylla, âgé de 16 ans, élève en classe de 9ème année au collège Bonfi. Il a reçu une balle au niveau de son ventre et depuis hier, il se trouve au CHU de Donka où il a subi une intervention chirurgicale. Ils ont tiré sur l’enfant au niveau du ventre et les intestins sont sortis. Avant, le gendarme a dit : je veux te tirer et il a tiré. Ceux qui étaient là avec lui ont dit : nous, on quitte ici parce que nous sommes des frères, nous ne voulons pas parce que parmi nous, il y a des gens qui sont prêts à tuer. Ils nous ont conseillé de replier à cause de Dieu parce que s’ils ne parviennent pas, c’est les militaires vont venir pour nous déguerpir. Finalement, on a accepté et on a travaillé en frères. Nous avons passé des messages de sensibilisation. C’est pourquoi il n’y a pas eu de riposte aujourd’hui. On a demandé à tout le monde de rester tranquille, ils vont faire de nous ce qu’ils veulent et Dieu va les juger ici avant leur mort », raconte-t-il.

A en croire, Issiagha Bangoura, le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, qu’un d’entre eux aurait appelé au téléphone, a donné l’espoir qu’il va prendre leur situation en main. « Quelqu’un d’entre nous nous a dit qu’il a appelé le ministre Tibou Kamara et que celui-ci a dit qu’il va gérer la situation. Donc, Tibou Kamara est le seul espoir pour nous aujourd’hui. En tout cas, s’il n’est pas le meilleur, il est l’un des meilleurs ministres qui est prêt à dire la vérité », ajoute-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Sangaréah (Pita) : arrestation d’un présumé voleur qui était recherché à Télimélé

25 mai 2019 à 5 05 23 05235

Amadou Barry, un présumé voleur bien connu des services de sécurité de Sinta, dans la préfecture de Télimélé, a été arrêté avant-hier, jeudi 23 mai 2019. Ce sont des citoyens qui ont mis main sur le jeune homme, accusé de vol de bétail, à Sangaréah, une sous-préfecture de Pita. Il a été conduit au commissariat urbain de Sinta d’où il s’est échappé récemment, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Joint au téléphone, le Lieutenant Pierre Béavogui, commissaire urbain de police de Sinta, a expliqué les circonstances de l’arrestation de ce voleur présumé. « C’est un récidiviste. Il a été arrêté pour la première fois dans une affaire de vol moto. Mais, il a réussi à s’enfuir. Quelques semaines après, il a volé du bétail qu’il est parti vendre dans la sous-préfecture voisine de Sangaréah, dans la préfecture de Pita.

C’est là-bas qu’il a été appréhendé par des citoyens grâce à la collaboration des présidents des coopératives des éleveurs de Sinta et de Sangaréah. Quand les jeunes de la localité l’ont arrêté, on nous a informés. Moi-même, je me suis rendu sur les lieux avec une équipe pour le récupérer. Actuellement, le nommé Amadou Barry, âgé de 25 ans, se trouve dans nos locaux. Après les enquêtes préliminaires, il sera déféré à la justice de Télimélé », a-t-il expliqué.

Ce responsable de la police de Sinta a salué le travail des citoyens de Sangaréah qui ont mis main sur ce jeune homme. Il en a profité pour appeler à une bonne collaboration entre les habitants de Sinta et ses services. « Nous demandons une franche collaboration entre la population et nous, entre les citoyens et les autorités des services de sécurité.

Ce qui reste clair, c’est qu’on ne peut pas travailler sans eux, ce sont eux qui nous fournissent des informations. Les malfrats se cachent dans les villages, dans les districts. Si les citoyens collaborent avec nous, nous pourrons effectivement dénicher tous les bandits à Sinta », estime le Lieutenant Pierre Béavogui.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Symposium sur l’UA : COPE-Guinée décerne le prix du leader africain 2019 au président Al-Sissi

25 mai 2019 à 5 05 15 05155

Organisée par la coordination des organisations non gouvernementales pour la promotion de l’excellence (COPE-Guinée), la troisième édition du symposium international sur l’Union africaine s’est tenue hier, vendredi 24 mai 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry.

Ce symposium qui s’article sur « les réformes en cours au niveau de cette institution continentale et du rôle de son président en exercice » a connu la présence entre autres : des représentants des ambassades d’Egypte et du Sénégal en Guinée, des représentants des ministères guinéens de la coopération et du commerce et des cadres du PDG (le parti du président Ahmed Sékou Touré). Au cours de cette rencontre, le président égyptien et président en exercice de l’Union africaine, Abdel Fattah Al-Sissi, a été honoré du « prix du leader africain 2019 » par la COPE, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre

Fille de l’Organisation de l’Unité Africaine (créée le 25 mai 1963), l’Union africaine (créée le 09 Juillet 2002) compte aujourd’hui 54 pays membres. Et, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, est l’actuel président en exercice de cette institution continentale. C’est donc pour donner plus de visibilité aux réformes en cours au sein de cette institution que la COPE-Guinée a organisé cette troisième édition du symposium international de l’Union africaine. Un symposium au cours duquel le coordinateur de la COPE-Guinée, Paul Kamano, a loué les efforts du dirigeant égyptien pour donner plus d’indépendance à l’UA.

Paul Kamano

« En succédant en janvier 2019 au président Paul Kagamé à la tête de l’Union africaine, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a affiché l’ambition de mettre en pratique la difficile tâche de réformer l’Union africaine. Il fera de l’application des propositions une priorité, parallèlement aux questions d’ordre sécuritaire (…). Pour Abdel Fattah Al-Sissi, il faut en finir avec la dépendance financière. Parce que l’organisation est sous les feux des critiques à cause de sa dépendance à l’égard des bailleurs internationaux… Les réformes de l’institution sont importantes, mais elles ne doivent pas nous faire perdre de vue que les conflits africains ont évolué. Les nouvelles menaces telles que le djiadisme transnational et les réseaux criminels aggraves des conflits plus traditionnels… Ce symposium est la contribution de la société civile guinéenne, à travers COPE-Guinée, à faire bouger les lignes sur le continent africain. Il donne une direction stratégique qu’il juge utile pour l’épanouissement du continent », a indiqué Paul Kamano.

Par ailleurs, le coordinateur de la COPE-Guinée a déclaré que l’Afrique doit se retirer du traité de Rome qui institue la cour pénale internationale. « C’est une cour à sens unique qui n’emprisonne que les dirigeants africains. Il faut que pour garantir la sécurité des chefs d’Etats africains et leurs familles, si on souhaite l’alternance en Afrique, renoncer à des poursuites contre nos dirigeants, au risque de les voir se cramponner au pouvoir », a-t-il expliqué.

Au cours de ce symposium, la COPE-Guinée a décerné le « prix de leader africain 2019 » au président Abdel Fattah Al-Sissi.

C’est un manière de dire aux africains de trouver des solutions africaines aux problèmes africains, a précisé Paul Kamano.

Au nom de son président et président en exercice de l’Union africaine, El Sayed Nabil Morsi, adjoint du chef de mission à l’ambassade de l’Egypte en Guinée, a remercié COPE-Guinée pour ce geste en faveur du président Abdel Fattah Al-Sissi. Il a ensuite réitéré l’engagement de son pays à rechercher des solutions aux problèmes de l’Afrique.

El Sayed Nabil Morsi

« Nous croyons que les problèmes africains ne peuvent être résolus que par les africains. Et, nous ne ménagerons aucun effort dans la lutte contre le terrorisme qui reste une grave menace pour notre continent. Mais, cette lutte demande la collaboration de tous les Etats africains dans le domaine de la sécurité et la contribution des institutions religieuses sur tout le continent. Dans son soutien à ses frères et sœurs africains, l’Egypte a récemment apporté son assistance à nos frères de Mozambique, Malawi et Zimbabwe, après le passage de l’ouragan Idai, en apportant des tentes, des vivres et des médicaments », a dit le représentant de l’ambassade de Guinée à ce symposium.

En outre, El Sayed Nabil Morsi a indiqué que son pays encourage l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange sur le continent africain. Un accord de libre-échange et d’intégration économique sur lequel pèse actuellement « un défi qui est le manque d’infrastructures durables ».

A noter qu’un film qui retrace le chemin parcouru (de 1963 à 2019) par l’UA (née en 2002 des cendres de l’OUA) a été projeté à l’intention du public.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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