Conakry : OSH-GUINÉE organise un atelier de plaidoyer sur la situation des personnes handicapées

24 septembre 2021 à 22 10 21 09219

L’Organisation de Secours aux personnes handicapées de Guinée (OSH-GUINÉE), en partenariat avec plan international Guinée, a organisé à Conakry hier, jeudi 23 septembre 2021, un atelier de plaidoyer en faveur des personnes à mobilité réduite. La rencontre s’est tenue dans la salle du comité olympique à Conakry. L’objectif est d’attirer l’attention des autorités communales sur les difficultés que traversent les personnes handicapées au cours de leur vie. Mais, c’est aussi une manière de permettre à ces élus locaux de tenir compte de la situation des personnes démunies lors de l’élaboration des prochains plans de développement, afin de faciliter leur réinsertion socio-économiques, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce plaidoyer est une composante du projet « d’Appui à l’insertion socio-économique des jeunes personnes vivants avec Handicap (PAIS-JVH) ». Il est financé par Plan International Guinée et exécuté par OSH-GUINÉE. Et, ce jeudi, il a réuni principalement les autorités communales de Kaloum et Matam pour parler de la situation des handicapés et des problèmes d’insertion socioéconomique et professionnel qui rencontre dans notre pays.

Massoud Barry, présidente de l’OSH-GUINÉE

« Le motif de cet atelier de plaidoyer, c’est pour attirer l’attention des autorités sur le droit des personnes handicapées. Que ça soit sur l’éducation, la santé, l’emploi et l’accessibilité à tous les niveaux. Donc, c’est pour attirer leur attention pour que lors de l’élaboration des plans de développement local, qu’ils puissent tenir compte des besoins des personnes handicapées. Le troisième trimestre, on a organisé des ateliers dans les communes de Matoto et Dixinn. Cette fois-ci, on a invité Kaloum et Matam. Pour Ratoma, ça sera pour le mois prochain. On a déjà implanté notre antenne à Kissidougou. Et, nous sommes en cours de négociation pour Kindia, Kankan et N’zérékoré. On est en train d’installer l’antenne dans les différentes régions du pays », a expliqué Massoud Barry, militante pour le droit des personnes handicapées et présidente de l’OSH-GUINÉE.

Selon Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée, le financement de ce projet fait suite au partenariat et à la prouesse exercé par OSH-Guinée pour le respect des droits des handicapés en Guinée.

Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée

« Comme vous le savez, plan international est une organisation qui œuvre pour la promotion des personnes à mobilité réduite, notamment des personnes handicapées. Et, donc, de cette valeur d’inclusion, nous avons pensé appuyer cette jeune ONG qui s’est engagée à porter la voix de ces personnes à mobilité réduite afin que leurs droits soient portés plus haut. De ce fait, l’organisation n’a pas manqué un seul instant pour les appuyer. C’est-à-dire l’appui technique et financier. Nous sommes partenaires depuis 2 ans, nous pensons que c’est quelque chose à saluer et à encourager », a dit M. Ouédouno.

Pour Mata Condé, participante et athlète du comité paralympique, cet atelier avant tout une tribune d’expression de personnes handicapées.

« Ce plaidoyer m’a apporté beaucoup de choses. Ça m’a permis de m’exprimer sur ce que je ressens au fond de mon cœur, ce qui me fait souffrir actuellement. J’ai fini mes études depuis 2 ans. Je veux suivre une formation en informatique ; mais, jusqu’à présent, je n’ai pas gagné d’ordinateur. Je vendais du pain à Madina ici, mais je n’ai pas pu réussir beaucoup. Parce que j’avais mal à mon bras qui a été amputé suite à un accident depuis l’enfance… J’ai fait ‘’administration publique’’, mais je suis en manque d’ordinateur. Je demande aux ONGs de venir en aide aux personnes handicapées et je remercie OSH-GUINÉE d’avoir organisé cet atelier de plaidoyer », a-t-elle dit.

Au sortir de cet atelier de plaidoyer, Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum, a exprimé l’engagement des autorités communales de tout mettre en œuvre pour satisfaire la demande de OSH-GUINÉE.

Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum

« Cette journée de plaidoyer avec des personnes vivant avec handicap me va droit au cœur. Nous sommes très sensibles par rapport à tout ce qu’on a vu et tout ce qui a été dit. Nous avons vu nos sœurs qui vivent avec des handicaps. Ce n’est le souhait de personne de vivre avec un handicap. Et, ce qui nous a marqués de plus, c’est que ce ne sont pas des personnes abandonnées à eux-mêmes. Il y a certains parmi eux qui ont une formation solide, qui ont pratiqué les métiers. Alors, aujourd’hui, si on fait un plaidoyer en faveur d’eux pour leur réinsertion socio-économique afin qu’ils soient utiles à la nation et à eux-mêmes, franchement cela nous va droit au cœur.

Nous autorités communales, nous prenons acte de ce qui a été dit. Nous allons nous battre auprès de nos responsables administratifs et politiques pour que leurs préoccupations soient prises en compte dans nos plans de développement, pour qu’au moins 80% de ces handicapés soient insérés dans les activités socio-économique. Le document de plaidoyer qui nous a été remis, nous ne l’avons pas encore parcouru. Nous retournons à la base, dans nos communes, expliquer aux élus locaux pour qu’ils puissent bien examiner et tirer des leçons afin de retenir ce que le Conseil Communal peut faire pour ces personnes handicapées », a indiqué Moustapha Soumah.

OSH-GUINÉE est une ONG qui compte 22 membres dont 17 femmes. et, parmi ses 22 membres, 18 sont des personnes vivant avec Handicap.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Massacre du 28 septembre : les victimes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya

24 septembre 2021 à 20 08 01 09019
Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

Douze ans après le massacre du 28 septembre, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. L’instruction du dossier est bouclée depuis 2017, mais aucune date n’est jusque-là donnée pour l’ouverture du procès. Une situation sur laquelle l’association des victimes et amis du 28 septembre (AVIPA) interpelle les nouvelles autorités guinéennes.

La chute du régime Alpha Condé redonne de l’espoir aux victimes des événements du 28 septembre 2009. Ces citoyens, qui ont été touchés affectés d’une manière ou d’une autre par les atrocités commises ce jour-là, à Conakry, espèrent qu’ils pourront enfin avoir justice. Chose qu’ils ont réclamé, en vain, pendant les 11 années de gestion de l’ancien chef de l’Etat guinéen, renversé par un coup d’Etat militaire, le 5 septembre dernier.

« Depuis dix ans, on se bat, on réclame justice, malheureusement on ne l’a pas obtenu pendant le règne du Pr Alpha Condé. Ces massacres ont eu lieu pendant une transition qui était dirigée par des militaires, à leur tête le capitaine Moussa Dadis Camara. Et l’avènement d’un civil au pouvoir avait suscité beaucoup d’espoir chez les victimes. On avait pensé qu’il allait tout faire pour juger ce dossier et rendre justice aux victimes.

Malheureusement, M. Alpha Condé n’a pas accepté de nous accompagner. Il n’a pas accepté de faire en sorte que ce dossier soit jugé. L’instruction de ce dossier a été clôturée depuis 2017. Depuis, rien ne pouvait empêcher la tenue du procès. Mais il a été mis dans les tiroirs », a déploré Asmaou Diallo, présidente de l’association des victimes et amis du 28 septembre, dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021.

C’est pour cette raison que cette dame salue l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à la tête de la Guinée. Elle a été très marquée par le discours du colonel Mamadi Doumbouya, annonçant que la justice sera désormais la boussole qui va guider toutes les actions. Et c’est dans ce cadre que la présidente de l’AVIPA exhorte la junte militaire au pouvoir à mettre le dossier du 28 septembre parmi ses priorités.

« Nous voulons que le colonel Mamadi Doumbouya accorde un intérêt particulier au dossier du 28 septembre. Lorsque la transition va commencer, lorsque le gouvernement de transition sera mis en place, on aimerait que le dossier du 28 septembre soit le premier dossier devant la justice guinéenne. Ça, c’est l’une de nos attentes. Ensuite, nous voulons une reconnaissance totale pour les victimes du 28 septembre, suivie de réparations. Si on arrive à juger ce dossier, je suis sûre qu’on verra la lumière dans notre pays.

Ça sera une ouverture pour nous qui nous mènera vers une justice transitionnelle, une réconciliation nationale », a laissé entendre Asmaou Diallo, tout en demandant aux nouvelles autorités de faire attention à certains magistrats guinéens, qui s’étaient mis au service du régime Alpha Condé. « Les magistrats qui ont travaillé sous la coupe du Pr Alpha Condé, qui ont accepté tout ce qu’il voulait tout en brimant la population, j’aimerais que le colonel fasse beaucoup attention à eux.

Si ces magistrats doivent revenir encore et continuer à travailler, ils doivent prêter serment à nouveau devant le peuple de Guinée pour dire la vérité, rien que la vérité. Dans le cas contraire, je ne pourrai pas croire à leur engagement. Parce qu’ils ont réussi à tromper le peuple de Guinée sous le règne du Pr Alpha Condé. Donc, je demande au colonel Mamadi Doumbouya de faire attention à eux ».

Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se sont rassemblés au stade du 28 septembre de Conakry pour manifester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire alors au pouvoir) à l’élection présidentielle qui se préparait. Mais, l’armée a violemment réprimée ce manifestation pacifique. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, au moins 157 personnes ont été tuées, des centaines d’autres blessées et de nombreuses femmes violées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Sortie honteuse de certains magistrats : « c’est un mea culpa tardif » (Me Foromo Loua)

24 septembre 2021 à 18 06 52 09529
Me Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

C’est une situation qui a étonné plus d’un. Au cours de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya (le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée), plusieurs magistrats guinéens sont passés aux aveux. Ils ont reconnu publiquement avoir cédé à la pression des autorités politiques, en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Et cette sortie des juges et procureurs ne laisse pas indifférent Me Frédéric Foromou Loua, le directeur exécutif de l’ONG Les Mêmes droits pour tous (MDT). Dans un entretien qu’il accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021, l’avocat a déploré un mea culpa tardif.

« Je pense que c’est un mea culpa qui est à mon sens tardif. Parce que le magistrat n’est pas un fonctionnaire ordinaire. Au-delà du fait d’être un fonctionnaire qui exerce un sacerdoce, il prête serment et il est obligé de respecter ce serment tout au long de sa carrière professionnelle. Il exerce les fonctions de juge, qui constituent une parcelle du pouvoir divin. De ce point de vue, la boussole qui doit le guider, c’est la loi. Donc, il n’est soumis qu’à l’autorité de la loi et seulement de la loi.

Mais si dans l’exercice de ses fonctions, il accepte certaines ingérences qui sont de nature à affecter les droits des citoyens, qui sont de nature à saper les fondements de l’Etat de droit, qui sont de nature à remettre en cause l’idéal de démocratie et de développement de son pays, il aura commis une faute très grave. Malheureusement, c’est ce que nous constatons aujourd’hui en Guinée. Et nous disons que la justice a failli dans l’exercice de cette fonction régalienne, qui constitue l’un des piliers du fondement de la République », a réagi l’activiste des droits de l’homme.

Mais, contrairement à beaucoup d’autres, le président de l’ONG MDT estime qu’il n’est pas nécessaire d’écarter les magistrats qui ont reconnu avoir violé leur serment. Il pense qu’il faut leur accorder le bénéfice du doute, tout en espérant qu’ils ne vont pas récidiver. « Ils ont reconnu qu’ils se sont laissés induire en erreur par certaines ingérences, j’ose croire que cet énième mea culpa ne va pas rester vain et que des forces vont venir en leur sein, qu’un nouvel engagement va surgir en leur sein pour véritablement faire que la justice triomphe dans ce pays.

Vous savez, les avocats ont dénoncé cette ingérence, cette partialité de la justice. Les ONG aussi avaient dénoncé cette façon de faire, qui consistait que dans les mêmes circonstances de fait et de droit, il y ait une partie de Guinéens qui était poursuivie, alors que l’autre partie jouissait d’une impunité vexatoire, attentatoire et arrogante. Maintenant que le mea culpa est fait, nous voulons leur faire confiance, mais tout en leur demandant véritablement de faire en sorte dorénavant que le droit triomphe, que la justice triomphe et que tous les Guinéens soient traités de la même manière », a dit Me Frédéric Foromo Loua.

Par ailleurs, l’avocat invite les autorités à faire fonctionner le conseil supérieur de la magistrature « pour que des sanctions puissent tomber contre les magistrats qui refusent d’assumer leur indépendance quand ils ont en charge la gestation d’un dossier judiciaire, et que cette épée de Damoclès soit sur la tête des magistrats de manière permanente pour les amener à se conformer à la loi ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel: 622 67 36 81

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Mea-culpa des magistrats : « il faut mieux se débarrasser totalement d’eux », propose Me Labilé Koné

24 septembre 2021 à 18 06 07 09079
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG avocats sans frontières Guinée

Les réactions continuent de se faire entendre, suite aux propos tenus par certains magistrats guinéens lors de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, il y a quelques jours. Plusieurs juges et procureurs ont reconnu avoir cédé à la pression des autorités politiques en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Pour Me Aimé Christophe Labilé Koné, le président de l’ONG Avocats sans frontières, ce mea-culpa est inacceptable. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2201, il a qualifié les intéressés de plaisantins à qui l’Etat ne doit plus donner la responsabilité de rendre justice.

« Il vous souviendra qu’on a toujours dénoncé leurs comportements. Nous avons crié sur tous les toits que les magistrats étaient aux ordres. Ils recevaient des ordres de l’exécutif pour agir. Mais ce qui est déplorable, voire impardonnable chez eux, c’est qu’ils sont indépendants selon la loi ; et donc, rien ne peut les obliger à se soumettre aux désidératas d’un chef, fut-il politique. Ceux qui sont au parquet et qui disent qu’ils sont soumis à l’autorité du ministère, mais quand un ministre te demande de faire quelque chose, à mon sens, pour un homme responsable, tu dois pouvoir lui poser la question de savoir : quelle est la base légale de ce qu’il demande. S’il n’y a pas de base légale, c’est manifestement injuste.

Nous avons ce que nous juristes nous appelons le théorème de la baïonnette intelligente. Un chef ne peut pas te dire de faire quelque chose et tu le fais tout en sachant pertinemment que ça va à l’encontre des lois de la République. Donc, ce sont plaisantins. Ils n’ont pas eu raison de faire ce mea-culpa. D’autant plus que rien ne les obligeait à obéir à une décision injuste. Nous avons une constitution qui consacre la séparation des pouvoirs. Tous ces trois pouvoirs sont indépendants. Je ne peux pas comprendre que ces magistrats du pouvoir judiciaire viennent devant une assemblée comme ce fut le cas au Palais du peuple pour dire qu’ils agissaient sous la pression », a réagi l’avocat.

Pour lui, ce comportement prouve suffisamment que les magistrats en question ne sont pas crédibles. C’est pourquoi, il demande aux autorités de les écarter complètement du monde judiciaire. « Ils ne sont pas les seuls cadres compétents de la République. Donc, je crois qu’il vaut mieux se débarrasser totalement de ces magistrats, parce que les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets. Aujourd’hui, il y a quand même au niveau de la magistrature deux ou trois promotions de jeunes magistrats qui peuvent assurer la relève. Dans une République, le respect de la loi n’est pas de gaieté de cœur de quelqu’un. Pour que la République fonctionne bien, il faut que tout le monde respecte la loi », a dit Me Aimé Christophe Labilé Koné.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Santé : l’engagement fort du Colonel Mamadi Doumbouya en faveur de la Pharmacie Centrale de Guinée

24 septembre 2021 à 17 05 57 09579

CONAKRY- C’est l’un des engagements pris par les nouvelles autorités guinéennes. Le Président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a promis ce jeudi 23 septembre 2021 de renforcer les capacités de la Pharmacie Centrale de Guinée. 

Le Colonel Mamadi Doumbouya a fait cette annonce lors de la rencontre qu’il a eue avec les représentants des pharmaciens guinéens. 

Plusieurs heures ont été nécessaires pour que les acteurs du secteur pharmaceutique expliquent au Président du CNRD les problèmes auxquels ils sont confrontés. La prolifération de pharmacies clandestines et l’existence d’un marché parallèle de vente illicite de médicaments sont entre autres difficultés évoquées par les participants à cette rencontre avec le Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe. 

Après avoir écouté avec beaucoup d’attention les différentes interventions, le Président de la République s’est solennellement engagé à renforcer les capacités de la Pharmacie Centrale de Guinée. Conscient du rôle que joue la centrale d’achats guinéenne dans le système de santé, le Colonel Mamadi Doumbouya a promis d’apporter tout le soutien à la société publique PCG S.A. 

La Pharmacie Centrale de Guinée couvre près de 80% des besoins en médicaments des populations. Et comme le disait quelqu’un « Tout n’est pas santé, mais la santé est tout ». Et un autre de rajouter que « Il n’y a pas de système de santé sans médicaments ». 

Fin

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La Fondation Orange lance la 4 e édition du Prix Orange du Livre en Afrique

24 septembre 2021 à 17 05 53 09539

Pour la 4e année, la Fondation Orange, avec le soutien de l’Institut Français, lance le Prix Orange du Livre en Afrique. 

La Fondation Orange est engagée dans 18 pays africains et a pour ambition d’accompagner ces pays dans leur développement, notamment sur le plan culturel. 

La reconnaissance des talents littéraires africains 

Le Prix Orange du Livre en Afrique répond à la volonté de la Fondation Orange d’œuvrer pour la promotion des talents littéraires africains et de l’édition locale africaine. 

Ce prix récompensera en 2022 un roman écrit en langue française par un écrivain africain et publié par une maison d’édition basée sur le continent africain. 

Les maisons d’édition peuvent, avant le 4 octobre 2021, proposer jusqu’à deux ouvrages publiés entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021. 

Une présélection de six romans sera faite par plusieurs comités de lecture basés dans différents pays d’Afrique francophone. La liste des romans finalistes sera communiquée en mars 2022. Les auteurs finalistes bénéficieront d’une visibilité de leur ouvrage (événements littéraires, médias,…) et leur éditeur, de rencontres professionnelles dédiées. 

Le jury, présidé par la romancière et universitaire Véronique Tadjo, est composé d’écrivains, de critiques littéraires et de personnalités reconnues dans le monde littéraire. Il aura pour mission de désigner le lauréat parmi les six auteurs finalistes. L’annonce du lauréat se fera en juin 2022 lors d’une cérémonie dans une ville africaine. En plus d’une dotation de 10 000 €, le lauréat bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage. 

Les lauréats du Prix Orange du Livre en Afrique 

En 2021, Loubna Serraj, Pourvu qu’il soit de bonne humeur, éditions La croisée des chemins, Maroc. 

En 2020, Youssouf Amine Elalamy, C’est beau, la guerre, éditions Le Fennec, Maroc. 

En 2019, Djailï Amadou Amal, Munyal, les larmes de la patience, éditions Proximité, Cameroun. 

Plus de détails et modalités de participation sur le site lecteurs.com 

A propos de la Fondation Orange Guinée 

La Fondation Orange Guinée s’engage pour un accès égal à l’éducation, la santé et la culture. Ses programmes entendent contribuer à l’amélioration de la santé maternelle et infantile ; au renforcement de l’employabilité des jeunes, l’autonomisation des femmes ; la préservation et démocratisation de la culture. 

En savoir plus : https://www.orange-guinee.com/fr/fondation.html 

A propos de la Fondation Orange 

La Fondation Orange s’engage pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes en difficulté : les jeunes sans qualification ni emploi, les femmes en situation précaire, les personnes avec autisme. Depuis 30 ans, les actions de la Fondation leur donnent accès à l’éducation, à la santé, à la culture pour leur permettre de mieux s’intégrer dans la société. Nous contribuons également à la démocratisation de la culture auprès de tous les publics en favorisant l’accès à la musique vocale, au livre, aux musées. La Fondation intervient aujourd’hui dans tous ces domaines, pour que le numérique devenu essentiel, soit un facteur d’égalité des chances. Ainsi, avec le soutien de ses salariés engagés, la Fondation Orange permet chaque année, dans 30 pays, à près de 2 millions de personnes de prendre un nouveau départ. « Fondation Orange, vous rapprocher de l’essentiel » 

En savoir plus : fondationorange.com A propos de l’Institut français 

L’Institut français est l’établissement public chargé de l’action culturelle extérieure de la France. Sous la double tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, il contribue activement à la diplomatie d’influence de la France. 

La diffusion du livre français dans le monde est un enjeu à la fois culturel, intellectuel et économique. 

En savoir plus : www.institutfrancais.com

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Respect de la loi : Kadiatou DK appelle le CNRD à envoyer Ousmane Gheloy en prison

24 septembre 2021 à 10 10 32 09329
Kadiatou Biro Diallo (DK)

Venu au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a promis de faire de la justice la boussole qui va désormais guider tous les citoyens guinéens.

Forte de cette déclaration, Kadiatou Biro Diallo (DK), la dernière fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale de Guinée, Elhadj Boubacar Biro Diallo, a interpellé la junte militaire au pouvoir sur le cas du jeune Ousmane Gheloy Diallo. Ce militant du RPG Arc-en-ciel, l’ancien parti au pouvoir, est condamné à cinq ans d’emprisonnement pour injures publiques par le tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, grâce au soutien des anciennes autorités, notamment le président Alpha Condé, il n’a pas purgé cette peine. Kadiatou Biro Diallo, celle qui avait porté plainte contre lui, demande donc aux nouvelles autorités guinéennes de faire appliquer cette décision de justice.

« J’ai décidé de parler au colonel Doumbouya du cas de mon père. J’ai été victime d’injures publiques par un protégé de l’ancien régime. J’ai expliqué au colonel Doumbouya que je ne voudrais pas voir ses enfants, demain, dans la même situation que nous. Parce qu’il a voulu la justice et le droit pour tous les Guinéens comme mon père l’a défendu auparavant… Tout ce que je demande, c’est que la décision judiciaire prononcée contre Ousmane Gheloy Diallo soit exécutée à la lettre. Qu’il puisse purger sa peine d’emprisonnement », a-t-elle lancé.

A rappeler que le jeune Ousmane Gheloy qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », avait trouvé du plaisir et du boulot dans ses vidéos injurieuses et incendiaires qu’il produisait à plaisir et en toute impunité. A l’image d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, le personnel de Guineematin.com et bien d’autres citoyens ont payé les frais de l’impunité érigée en système de gouvernance sous le règne du Pr Alpha Condé et accordée à ses protégés.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Amadou Diallo (CNTG) : « c’est un seul mémorandum qui sera déposé devant les autorités »

24 septembre 2021 à 9 09 32 09329
Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG

Précision ou mise en garde ? Quoi qu’il en soit, Amadou Diallo s’adresse certainement à l’USTG d’Abdoulaye Sow et ses alliés qui ne sont pas dans le même camp que lui. Le secrétaire général de la CNTG a fait savoir qu’un seul mémorandum sera remis au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) au nom du mouvement syndical guinéen. Il a fait cette annonce au cours d’une réunion tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, à la bourse du travail, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La division qui mine le mouvement syndical guinéen fait encore ses effets. Malgré le rappel à l’ordre qui leur a été adressé par le colonel Doumbouya, qui les a reçus samedi dernier dans le cadre des concertations nationales, les centrales syndicales du pays continuent d’aller en rangs dispersés. Ce jeudi, pendant que la CNTG et ses alliés étaient en réunion à la bourse du travail, l’USTG version Abdoulaye Sow (il y a deux groupes qui se réclament de l’USTG en Guinée) était aussi en conclave avec ses alliés dans un autre endroit. Chaque camp prépare un mémorandum qu’il va remettre à la junte militaire au pouvoir.

Mais, avant même la rédaction de ces documents, Amadou Diallo soutient que c’est un seul mémorandum qui sera remis aux autorités, au nom de l’ensemble du mouvement syndical. « Nous sommes sur la trajectoire édictée par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la République. C’est un seul et unique mémorandum qui va être déposé devant les nouvelles autorités de ce pays. Parce que le changement est arrivé, on n’est plus dans le cadre de la division, nous sommes dans le cadre de l’unité d’action syndicale.

Sur 13 centrales syndicales, 8 sont présentes ici. Comme on aime à le dire, la nuit porte conseil, c’est fort possible que toutes les centrales syndicales se retrouvent, lundi prochain, à la bourse du travail pour faire la restitution du mémorandum. Ici, c’est la maison des travailleurs, ce n’est pas la maison de n’importe qui. La CNTG est la centrale mère de ce pays », a déclaré Amadou Diallo, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

De son côté, le camp Abdoulaye Sow assure qu’il a en son sein 8 sur 12 centrales syndicales qui existent sur le terrain. Qui des deux camps rivaux remportera cette nouvelle bataille ? Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir la réponse à cette question.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621 68 61 48

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Abdoulaye Sow tire sur la CNTG et ses alliés : « ce sont des syndicats de l’ancien gouvernement »

24 septembre 2021 à 9 09 25 09259
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

L’appel du colonel Mamadi Doumbouya à une unité d’action syndicale n’est pas tombé dans de bonnes oreilles. C’est ce qui ressort en tout cas des agissements des responsables du mouvement syndical guinéen. Deux groupes de syndicalistes se sont réunis ce jeudi, 23 septembre 2021, à deux endroits différents pour préparer chacun un mémorandum à remettre aux autorités guinéennes. Abdoulaye Sow, à la tête de l’un des camps rivaux, justifie cette situation par le fait que ses adversaires sont des « syndicats du gouvernement » et non des travailleurs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

En recevant les centrales syndicales du pays, samedi dernier, le président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) avait fait un constat déplorable. Le colonel Mamadi Doumbouya a regretté les divisions qui minent le mouvement syndical guinéen depuis plusieurs années, appelant ses responsables à se retrouver pour laver le linge sale en famille et créer une unité d’action syndicale. Mais cet appel ne semble pas produire des effets positifs. Car c’est en rangs dispersés que les centrales syndicales vont adresser les propositions que leur a demandé le chef de la junte militaire au pouvoir.

D’un côté, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et ses alliés. Et de l’autre, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), version Abdoulaye Sow (il existe deux camps se réclamant tous de l’USTG) et ses alliés. Chaque camp a tenu une réunion ce jeudi, 23 septembre 2021, pour préparer le mémorandum qu’il va remettre aux nouvelles autorités guinéennes. Mais pour Abdoulaye Sow, son groupe est le plus représentatif, car il en son sein, la majorité des centrales syndicales du pays. Le secrétaire général de l’USTG qualifie d’ailleurs ses adversaires de syndicats du régime déchu.

« Là, vous avez trouvé huit centrales syndicales sur douze qui se sont donné la main pour réconcilier les mouvements syndicaux guinéens et ensuite produire un mémorandum qui dénonce les tares et qui fait les recommandations pour une Guinée nouvelle. Ceux qui se sont réunis de l’autre côté, c’étaient les syndicats de l’ancien gouvernement. Depuis 2010, ils sont avec le gouvernement. Ils ont pris en otage les institutions que nous avons créées, notamment l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO), la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE) et la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ils ont la bourse du travail aussi. Il faut que l’État puisse prendre ses responsabilités pour que la bourse du travail soit pour tous les travailleurs. Ce qui était le cas depuis l’indépendance. Ce matin, on les a appelés au téléphone pour qu’ils rejoignent le grand groupe pour que nous travaillions ensemble, afin que le mouvement syndical sorte de la division. Mais malheureusement, c’est comme d’habitude, ils ont du mal à être avec d’autres que le gouvernement avec lequel il négociait », a laissé entendre Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’une des factions rivales de l’USTG.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Rencontre avec le CNRD : « Les propos sont porteurs d’espoir », dit Sékou Alphonse Mara

24 septembre 2021 à 8 08 15 09159

Dans la cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu ce jeudi, 23 septembre 2021, les associations de jeunes et femmes au palais du peuple. Les échanges ont essentiellement porté sur les maux qui assaillent ces deux couches majoritaires de Guinée. Et, selon Sékou Alphonse Mara, coordinateur national de la voix du peuple, l’engagement a été pris par le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) de donner la première place aux jeunes pendant cette transition.

« Il était question de faire des propositions concernant la situation des jeunes, interpellé le président (colonel Mamadi Doumbouya) sur la réalité des jeunes et lui faire des propositions sur ce qu’éventuellement la jeunesse pourrait apporter à cette transition. Les problèmes des jeunes qui ont été évoqués sont entre autres : l’inadéquation de la formation, le déficit de l’emploi, l’inégalité de chance dans la question de l’emploi et de bourse.

Le président du CNRD a pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour soigner ces difficultés. Il s’est surtout engagé à donner à la jeunesse sa place d’antan. La jeunesse aura une première place dans cette transition. Le président a également promis de ne pas recycler. Ce qui revient à dire que des jeunes guinéens compétents pourraient se voir promettre dans les nouvelles perspectives qui s’ouvrent avec cette transition. Les propos sont porteurs d’espoir. Mais, nous attendons les premières actions. La nomination du gouvernement nous permettra de dire si la junte est prête à ouvrir la voie à la jeunesse ou pas », a indiqué Sékou Alphonse Mara.

Malick Diakite pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Concertations nationales : Makalé Soumah plaide pour la parité et l’égalité des chances

24 septembre 2021 à 7 07 58 09589

Promouvoir la parité et l’égalité des chances, c’est notamment ce que Makalé Soumah, présidente de l’antenne guinéenne du réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders demande aux nouvelles autorités guinéennes. La journaliste a lancé cet appel à l’occasion de la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les faîtières des organisations de femmes et de jeunes. Une rencontre tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales engagées par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

« Nous sommes venus dire au président de la République, en tant que structure faîtière, nos problèmes. Les problèmes de la Guinée sont déjà connus, le constat est fait par tous les Guinéens. Mais au niveau des structures faîtières des
organisations féminines, les problèmes sont spécifiques. En ce qui nous concerne, nous avons surtout parlé de la parité et de l’égalité des chances. Le président de la République a parlé d’inclusion. Pour faire de cela une réalité, il va falloir qu’il pose des actes concrets en ce qui concerne la parité et l’égalité des chances. Voilà le message fort qu’on a passé au président du CNRD », a indiqué la présidente de l’antenne guinéenne du réseau ouest-africain des
jeunes femmes leaders.

Makalé Soumah se dit rassurée quant à la prise en compte de ces préoccupations par la junte militaire au pouvoir. « L’engagement des nouvelles autorités nous rassure. Le président s’engage à construire une nouvelle Guinée avec les jeunes et les femmes, ce qui est formidable puisqu’on dit souvent que les jeunes constituent l’avenir de la nation. Mais nous, nous disons que les jeunes constituent le présent d’abord avant qu’on ne parle de l’avenir. En ce qui concerne les femmes, nos projets, nous les avons soumis dans un mémo. Ce sont des projets qui concernent la formation, le plaidoyer en ce qui concerne le respect des droits des femmes, la promotion des droits des femmes. Et l’engagement pris par les nouvelles autorités nous rassure à plus d’un titre ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel 622 67 36 81

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Victorine Guédo Guilavogui après la rencontre avec le CNRD : « nous sommes en train d’aller vers une Guinée nouvelle »

24 septembre 2021 à 7 07 45 09459

Comme annoncé précédemment, les faitières des organisations de femmes et de jeunes ont été reçues au palais du peuple hier, jeudi 23 septembre 2021, par le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée). Et, c’est avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoir que Victorine Guédo Guilavogui, présidente des femmes de l’union parité 2030, est sortie de l’hémicycle. Elle assure « la venue du CNRD est une libération pour le peuple de Guinée » et que nous nous acheminons désormais vers une nouvelle ère.

« La rencontre avec le colonel Mamady Doumbouya a été un ouf de soulagement et d’espoir. Nous sommes en train d’aller vers une Guinée nouvelle, une Guinée réconciliée où il n’y aura pas de recyclage désormais. Ce qui est passé est passé. Le renouvellement de l’administration sera un ouf de soulagement pour nous les femmes et la jeunesse de Guinée. Les propositions que nous lui avons faites dans la salle sont entre autres : l’implication des femmes dans les instances de prise de décision, c’est-à-dire la parité à tous les niveaux. Il (le colonel Mamadi Doumbouya) nous a répondu avec satisfaction et ça sera une réalité dans notre pays. Le CNRD est vraiment venu à un moment où il fallait. On n’avait plus d’institutions fortes dans cette nation. Leur venue a été une liberté pour la nation guinéenne ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Rencontre avec le CNRD : « On veut avoir des femmes aux postes de responsabilité », dit Kadiatou Konaté du club des jeunes filles

24 septembre 2021 à 7 07 31 09319

Alors qu’elles représentent plus de la moitié de la population guinéenne, les filles et femmes de Guinée comptent jouer un rôle de premier plan dans cette transition symbole d’espoir et d’un nouveau départ pour notre pays. Et, au palais du peuple hier, jeudi 23 septembre 2021, elles ont interpellé le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée) sur leur engagement à œuvrer pour la réussite de cette transition. C’était à l’occasion de la rencontre de concertation entre les faitières des organisations de femmes et de jeunes et le CNRD.

Selon Kadiatou Konaté, directrice exécutive du club des jeunes filles leaders de Guinée, les femmes méritent d’occuper des postes de responsabilité, d’autant plus qu’elles aspirent à changer positivement la Guinée. Et, il faut que les nouvelles autorités s’emploient à promouvoir et protéger les femmes de notre pays contre les abus dont elles sont souvent victimes.

« Au cours de la rencontre, plusieurs femmes ont mis un accent particulier sur l’application effective des textes de loi. Parce que c’est là souvent le problème. Mais, il y a aussi l’implication des jeunes dans tout le processus de changement. On a demandé à ce que l’heure soit au changement, à la détermination, à l’engagement et non aux discours qu’on a l’habitude d’entendre. On veut avoir des femmes aux postes de responsabilité. Les femmes peuvent aspirer à changer la Guinée. Les jeunes savent qu’ils ont un rôle primordial à jouer dans cette phase de transition qui est un moment opportun pour nous de changer le cours de la vie des guinéens. On a mis un accent particulier aussi sur les questions de viol. Parce qu’il est intéressant de signaler que ces derniers temps il y a eu plus de cas de viol, d’excision, de mariage d’enfants, d’harcèlement et d’agression. C’est pourquoi on est revenu largement sur la question d’investir dans la protection des jeunes filles à travers l’application effective de la loi, l’équipement des services de protection pour que nous puissions disposer d’un service adéquat pour assurer la protection des filles en Guinée », a dit Kadiatou Konaté.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mamadou Dian Diallo, jeune leader : « on est venu prendre part au développement qui est amorcé par le CNRD »

24 septembre 2021 à 6 06 35 09359

Dans la cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu hier, jeudi 23 septembre 2021, les associations de jeunes et femmes au palais du peuple. Les échanges ont essentiellement porté sur les maux qui assaillent ces deux couches majoritaires de Guinée. Et, selon Mamadou Dian Diallo, jeune leader de l’Axe pour l’alternance en Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) a promis de faire des préoccupations de la jeunesse sa priorité.

« Nous avons exposé les inquiétudes du mouvement pour l’alternance en Guinée devant le président, nous souhaitons l’installation d’institutions fortes pour amorcer un développement que le peuple de Guinée attend. Le mouvement pour l’alternance en Guinée veut que cette alternance soit effective et qu’il (le CNRD) laisse les guinéens faire le choix de leur président. Ce qui veut dire qu’il faut organiser des élections libres et transparentes. Peu importe le délai de la transition, nous souhaitons qu’elle se passe dans de bonnes conditions pour ne pas encore commettre les mêmes erreurs que les devanciers.

De son côté, le président a promis qu’il n’y aura jamais de recyclage, ce qui veut dire que ce sont de nouvelles têtes que nous verrons dans le prochain gouvernement. En tant que jeunes leaders de l’Axe, on est vraiment satisfait, surtout de l’engagement du président de la République à faire de la jeunesse des pionniers pour ce développement. Nous ne sommes pas venus pour remercier ou féliciter le CNRD ; mais, on est venu prendre part au développement qui est amorcé par le CNRD », a dit Mamadou Dian Diallo.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com
Te : 622 67 36 81

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Fatoumata Bangaly Barry : « Le CNRD a pris un engagement de travailler avec les jeunes et femmes au cours de cette transition »

24 septembre 2021 à 6 06 27 09279

Comme annoncé précédemment, les faitières des organisations de femmes et de jeunes ont conféré au palais du peuple hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée). Les échanges ont essentiellement porté sur les problèmes qui minent ces deux couches sociales majoritaires de notre pays. Et, selon Fatoumata Bangaly Barry, membre de la fédération des organisations des jeunes femmes de Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya a pris l’engagement de mettre les préoccupations des jeunes au centre de ses priorités pendant cette transition symbole d’espoir et de nouveau départ pour la Guinée.

« Comme vous le savez depuis que le président Mamady Doumbouya est arrivé à la tête du pays, il a entamé cette série de concertations ; et, aujourd’hui, il a prêté oreille aux jeunes et aux femmes afin de pouvoir identifier les problèmes que ces deux couches rencontrent. Cela, parce qu’aucun pays ne peut se développer en ignorant ces deux couches. Donc, après avoir écouté les femmes et les jeunes, il (le colonel Mamadi Doumbouya) a pris un engagement de travailler avec les jeunes et femmes, à les mettre au centre de ses préoccupations au cours de cette transition. Il nous a réitéré qu’il n’y aura pas de recyclage.

Nous nous sommes intervenues à la fois en tant que jeunes et en tant que femmes mûres. Donc, nous pensons qu’il est fondamental que notre voix soit prise en compte. Nous avons l’énergie qu’il faut pour participer au développement de notre pays. C’est pourquoi on est venues ici aujourd’hui pour dire au CNRD ce que nous pouvons donner notre part de contribution au développement de la Guinée », a indiqué Fatoumata Bangaly Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Guinée : le CNRD allège le couvre-feu, qui commence désormais à 00h

23 septembre 2021 à 23 11 04 09049

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux guinéens. Le couvre-feu, qui s’étendait de 22h à 4h du matin, passe désormais de 00h à 4h du matin. Le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a annoncé cette décision à travers un communiqué diffusé ce jeudi, 23 septembre 2021, à la télévision nationale.

C’est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Rencontre tenue hier, mercredi, dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire qui dirige la Guinée.

Les tenanciers des lieux de loisir ont tous sollicité la levée ou au moins l’allègement du couvre-feu nocturne, instauré par l’ancien régime, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Et le colonel Mamadi Doumbouya a accédé à cette demande, en allégeant le couvre-feu. Au lieu de 22h, cette mesure commence maintenant à 00h et s’étend jusqu’à 4h du matin.

Le CNRD justifie ce réaménagement par le recul de la pandémie de Covid-19, qui se traduit par la baisse du nombre de contaminations, la baisse du nombre de décès et du taux d’occupation des lits. « Face à cette situation, les mesures d’urgence sanitaire ont été révisées, en concertation avec l’agence nationale de sécurité sanitaire, le conseil scientifique et le ministère de la santé, comme suit :

Le couvre-feu est allégé de 00h à 4h du matin. Les mesures barrières sanitaires (port des bavettes, lavage des mains, distanciation physique) sont maintenues. Les regroupements et les manifestations de masse, sont subordonnés à la mise en place d’un dispositif du port des bavettes, de contrôle de l’état vaccinal. Le transport des corps de Conakry pour l’intérieur du pays est placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge guinéenne.

Le contrôle sanitaire dans les points d’entrée et de sortie reste maintenu. Le test PCR pour les passagers se rendant à l’extérieur du pays reste en vigueur, conformément aux orientations de l’organisation ouest-africaine de la santé et du règlement sanitaire international. L’accès aux lieux publics : départements ministériels, centres culturels, hôtels, motels, etc. et les voyages interurbains sont subordonnés à la présentation d’un pass vaccinal ou un test PCR ou TDR négatif d’une validité de 5 jours », a annoncé le CNRD.

Les autorités guinéennes précisent que ces mesures entrent en vigueur à compter du 27 septembre 2021 et préviennent que « tout manquement ou non-respect des présentes mesures fera l’objet de sanctions disciplinaires, allant de la verbalisation, l’interdiction voire la fermeture du centre ou lieu de l’événement su cité ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Conflit domanial à Djinbala (Kankan) : 2 personnes blessées, plusieurs armes saisies

23 septembre 2021 à 14 02 53 09539

Dans la journée d’hier, mercredi 22 septembre 2021, les populations des villages de Kignèba et Djiballan (dans la sous-préfecture de Djinbala, une localité située à 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kankan) se sont affrontées à cause de deux hectares de terre agricole. Les affrontements ont fait deux blessés légers. Et, plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches ont été saisies dans les mains des antagonistes par les forces de l’ordre qui sont intervenues sur place, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Kankan.

Selon le sous-préfet de Djinbala, le lieutenant Moïse Touré, les affrontements de ce mercredi marquent la résurgence d’un vieux conflit domanial qui oppose les villages de Kignèba et Djinballan depuis des lustres. On ignore encore ce qui a mis le feu aux poudres, mais les habitants de ces deux villages se sont violemment affrontés. Des coups de feu ont même été tirés dans les heurts. Et, l’intervention des forces de l’ordre a permis la saisie de plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches. Egalement, plusieurs personnes ont été interpellées dans les deux camps rivaux.

« C’est un affrontement entre deux villages (Kignèba et Djiballan) à cause de deux hectares de terre cultivables. Il y a eu deux blessés légers. Il y a eu des tirs à l’arme, on a tout saisi et envoyé au commissariat de Kankan. Au village de Djinballan, ils ont arrêté cinq personnes qui sont aussi déférées au commissariat. On m’apprend également qu’à Kignèba, des citoyens et des armes sont aussi détenus et qu’ils vont les déférer à Kankan. Moi, je viens d’arriver et on m’apprend que ce conflit perdure depuis longtemps. Moi, je veux le calme, la paix et le bonheur de tous les citoyens », à dit le lieutenant Moïse Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mandiana : un enseignant se donne la mort par pendaison à Morodou

23 septembre 2021 à 8 08 26 09269

Abou Doumbouya, un enseignant contractuel de 25 ans s’est donné la mort par pendaison dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 septembre à Finabako Kosan, son village natal, relevant de la  sous- préfecture de Morodou où il passait ses vacances, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Mandiana.

Selon nos sources, l’homme présentait des signes d’une dépression mentale depuis  quelques années et suivait des traitements. Célibataire et sans enfant, Abou Doumbouya aurait déjeuné avec ses frères avant de se retirer pour aller visiter le bétail familial,  non loin du village.  « C’est  ce matin que son corps sans vie pendu a été retrouvé par des orpailleurs passagers », nous a confié le maire de Morodou, M. Yaya Diakité.

De Mandiana, Mamady Keita Konoma pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

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Kankan : le corps sans vie d’un bébé de 5 mois retrouvé dans un WC

23 septembre 2021 à 8 08 03 09039

Le corps sans vie d’un bébé de cinq mois a été retrouvé dans un WC ce mercredi, 22 septembre 2021, à Karifamorya, une sous-préfecture située à 7 kilomètres de la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant local de Guineematin.com.

Les parents d’Aïcha Condé (la victime, âgée de cinq mois à peine) l’avaient perdue de vue depuis la veille mardi, 21 septembre. Sa mère, Djènè Kaba (une adolescente de 15 ans) l’aurait laissée endormie dans une chambre pour aller dormir dans une autre. A son réveil, vers 11 heures, elle n’aurait pas vu son bébé.

« Depuis, on la cherchait. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on l’a retrouvée dans le WC de sa propre famille. On ne sait pour l’instant qui a posé cet acte. Mais la mère de l’enfant  est actuellement au commissariat central de Kankan pour des fins d’enquêtes », explique Karamo Touré, le maire-adjoint de Karifamorya au micro de Guineematin.com.

L’élu de promettre que cette découverte macabre ne sera pas sans suite. « C’est la troisième fois en l’espace de quelques temps qu’on retrouve un enfant mort dans des conditions très atroces. Nous mettrons tous nos efforts pour savoir exactement qui fait ça dans notre localité», assure-t-il. Pour l’instant, aucune communication de la part du commissariat de police de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mamoudou Diané sur la rencontre avec le CNRD : « nous avons demandé l’allègement du couvre-feu »

23 septembre 2021 à 7 07 57 09579
Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme (FEPATOUR)

Les autorités du Comité national du rassemblement pour le développement ont clôturé la journée de ce mercredi, 22 septembre, par recevoir au Palais du peuple les tenanciers de bars, motels et hôtels du pays et les responsables des agences de voyage et de tourisme.

A cette rencontre, Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme (FEPATOUR), a déploré les pertes d’emploi subies par cette corporation, sérieusement éprouvée par le nouveau coronavirus, a  porte-parole du patronat. Il l’a dit au micro de Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

« A la rencontre avec les responsables du CNRD, nous avons déploré le couvre-feu qui ne correspond pas à notre mode de vie. C’est du copier-coller. A l’occident, les gens se rendent le soir dans les boîtes de nuit et dans des lieux de récréation, contrairement dans nos Etats où la promiscuité est plus marquée la journée dans les marchés que la nuit.  Le Colonel Doumbouya nous a demandés de lui déposer un mémorandum », a souligné Mamoudou Diané.

Pour ce porte-parole de la FEPATOUR, le couvre-feu pèse lourdement sur l’économie du pays et des milliers d’emplois ont été perdus depuis l’apparition de cette pandémie.

« Selon le département de l’hôtellerie et du tourisme, ce secteur comptait plus de 10 000 emplois mais de nos jours, au moins les 40% sont perdus. Donc, nous devons changer de stratégie dans la lutte contre cette pandémie qui a eu un impact très lourd sur l’économie et le PIB du pays », a expliqué ce professionnel du tourisme qui a qualifié le coup d’Etat du 5 septembre de libérateur pour le peuple de Guinée.

Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme (FEPATOUR)

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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