Fichier des enseignants : réunion d’urgence du bureau exécutif du SLECG

22 novembre 2019 à 12 12 40 114011

Après neuf mois de travaux sur le terrain, la commission en charge de l’assainissement du fichier des enseignants a rendu son rapport au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Pour partager le contenu de ce rapport tant attendu avec les enseignants, le bureau exécutif du SLECG tient une réunion d’urgence aujourd’hui vendredi, 22 novembre 2019. A l’issue de la rencontre, le SLECG va convoquer une assemblée générale dans ce sens, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG

Selon Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG, le processus d’assainissement du fichier des enseignants est arrivé à son terme. Le SLECG, qui a reçu copie du rapport, s’est retrouvé ces derniers jours à son siège afin d’y porter une réflexion. « Hier (mercredi 20 novembre 2019, ndlr), nous étions en réunion avec le bureau national, un bureau national qui regroupe non seulement le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique mais aussi quelques responsables de la fonction publique et d’autres départements qui étaient là pour nous assister. Donc, nous avons fini ce travail ».

A la question de savoir ce qui est prévu comme suite, Adrien Gbamy a laissé entendre que le contenu du rapport sera aussi présenté aux membres du bureau exécutif du SLECG. « Il était non seulement question de nous présenter le rapport sur les statistiques, le toilettage du fichier. Ils nous ont présenté le document. Le syndicat était valablement représenté par son secrétaire général, le patriote Aboubacar Soumah, y compris les autres éléments du SLECG. Donc, le contenu a été présenté, nous avons pris acte par rapport au contenu et nous nous sommes dit puisque le syndicat ne décide pas seul, quand il y a ces genres de négociation et qu’il y a ces genres de résultats, il faut rendre compte à la base. Donc à la sortie, nous nous sommes dit qu’il faut immédiatement rendre compte avec les membres du bureau exécutif national du SLECG et cette réunion est prévue ce vendredi pour analyser ensemble le contenu du rapport », a-t-il expliqué.

En outre, le chargé de communication du SLECG a fait savoir qu’après la réunion du bureau exécutif du SLECG de ce vendredi, une assemblée générale sera convoquée samedi afin de rendre officiellement compte du contenu dudit rapport à la base. « Ce rapport qui nous a été déposé, on a pris connaissance de son contenu en tant que membre de la commission, en tant que technicien qui a fait ce travail. Nous allons exhiber le contenu du rapport le vendredi aux membres du bureau exécutif et le samedi, les autres enseignants sauront exactement le contenu du rapport », a fait savoir Adrien Gbamy.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Koubia : les agents de santé de Gadha-Woundou, outillés sur la méthode des 5 S

22 novembre 2019 à 6 06 14 111411

Une session de formation des agents de santé a démarré hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la sous-préfecture de Gadha-Woundou, relevant de la préfecture de Koubia. Organisés par le ministère de la santé, les travaux visent notamment à améliorer la qualité des soins de santé dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La sous-préfecture de Gadha-Woundou, commune de convergence qui fait frontière avec la République du Mali, fait face régulièrement à un manque de personnels dans les services de l’Etat, notamment dans les structures de santé. En raison de l’enclavement de cette commune rurale, les fonctionnaires qui y sont mutés ne s’y rendent généralement pas.

C’est pour tenter de remédier à ce problème et améliorer la qualité des soins de santé que le ministère de la santé a organisé cette formation. Les travaux regroupent les chefs de postes de santé, des responsables des relais et autres agents communautaires de la santé, et portent sur la méthode appelée 5 S, a expliqué le directeur préfectoral de la santé de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma.

Pendant les quatre jours que va durer cette formation, les participants seront outillés sur les compétences du personnel des structures sanitaires, l’utilité, les facteurs de réussite, le processus de mise en œuvre et les avantages du management par 5 S de l’approche KAIZ, une méthode japonaise, précise Dr Fatoumata Diaraye Diallo, chargée de formation à la direction nationale des ressources humaines du ministère de la santé.

D’après madame Baldé Hadiatou Diallo, chargée de gestion administrative du personnel à la DRH du ministère de la santé, à l’issue de cette formation, les résultats attendus seront entre autres, niveau élevé de la qualité des services, un meilleur environnement de travail…

Le sous-préfet de Gadha-Woundou, Fakoly Kourouma, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux en compagnie du vice maire de la localité, Mamadou Korka Diallo, a vivement salué cette initiative du ministère de la santé.

De Gadha-Woundou (Koubia), Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Passerelle de Koloma : après l’opérationnalisation, un autre défi se pose

21 novembre 2019 à 18 06 03 110311

Quelques mois après sa construction, la passerelle de Koloma marché a été rendue opérationnelle le lundi dernier, 18 novembre 2019. Désormais, les piétons doivent emprunter ce pont en fer pour traverser la route. L’objectif est de faciliter la circulation et surtout mettre fin aux accidents de la circulation enregistrés sur les lieux. Sur le terrain, certains peinent à s’habituer à cette nouvelle voie alors que d’autres saluent une importante initiative, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pour l’heure, beaucoup de piétons peinent à emprunter la passerelle. Certains trouvent cette voie épuisante alors que d’autres trouvent qu’il est plus rapide de traverser directement la route que de monter sur ce pont. C’est pourquoi d’ailleurs, des policiers ont été déployés sur les lieux pour obliger les citoyens à emprunter la passerelle en question. Ce sont ces agents qui ont rappelé Saoudatou Sow à l’ordre.

Madame Saoudatou Sow

« Tout à l’heure, j’ai essayé de traverser la route sans emprunter la passerelle, mais les policiers m’en ont empêché. Et quand j’ai utilisé la passerelle, je me suis rendue compte que c’était plus sécurisé et garanti, car tu n’as pas peur d’être victime d’accident. Je demande aux citoyens qui refusent d’utiliser cette voie d’accepter d’emprunter le pont afin d’éviter des accidents. Parce que mieux vaut souffrir pour traverser que de perdre la vie dans un accident », explique Saoudatou.

Monsieur Amadou Sarah Sow

Tout comme cette dame, Monsieur Amadou Sara Sow apprécie aussi positivement la mise en place de cette passerelle au niveau du marché de Koloma. Une zone très fréquentée aussi bien par des véhicules que des piétons. « C’est une très bonne chose, surtout pour nous les vieux qui ne faisons pas d’exercices physiques. Car, en utilisant cette passerelle, nous faisons un peu de sport, ce qui peut améliorer notre santé. Je demande aux autorités de construire un muret sur le terre-plein pour obliger les citoyens à emprunter cette passerelle et éviter les risques liés à la traversée de la route », propose ce citoyen.

Mamadou Oury Sow

Du côté des chauffeurs aussi, on salue cette initiative des autorités du pays. Mamadou Oury Sow, conducteur de taxi sur cette route, pense que cela va lui permettre de circuler plus facilement à ce niveau avec moins de risques. « C’est une très belle initiative, car c’est avantageux non seulement pour nous les chauffeurs mais aussi pour les piétons. Parce que ça nous permet de circuler librement et de diminuer les risques d’accidents », a-t-il réagi.

Après l’opérationnalisation de cette passerelle, le défi est celui d’amener les piétons à l’emprunter.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Marché de Taouyah : les petits vendeurs racontent leurs difficultés quotidiennes

21 novembre 2019 à 17 05 43 114311

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, a célébré hier, mercredi 20 novembre 2019, le 30ème anniversaire de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant. Un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Mais, le constat révèle qu’il reste beaucoup à faire pour que le respect des droits des enfants soit une réalité, notamment à Conakry. C’est le cas au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma où de nombreux enfants sont aujourd’hui réduits à la vente de produits divers, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les marchés de Conakry sont inondés d’enfants qui se livrent à la vente de produits divers. Le plus souvent déscolarisés, ces enfants exercent cette activité sur ordre de leurs parents ou de leurs tuteurs. Nombre d’entre eux vivent des conditions difficiles et se plaignent d’avoir abandonné leurs études. C’est le cas de Mohamed Lamine Youla, âgé de 12 ans, rencontré au marché de Taouyah. « J’habite chez ma tante à Taouyah. Depuis à l’âge de 9 ans, elle m’a exclu de l’école pendant que je faisais la 3ème année, sous prétexte qu’elle n’a plus d’argent pour me scolariser. Donc, c’est en ce moment qu’elle m’a obligé d’aller vendre certaines feuilles ou parfois des sachets d’eau minérale pour elle. Je le fais chaque matin au marché de Taouyah. Je suis orphelin de père et de mère. Je ne sais plus quoi faire. Je vois que mon avenir est déjà hypothéqué parce que je ne vais plus à l’école », a laissé entendre le garçonnet.

Pour ce qui est de son revenu journalier, Mohamed Lamine Youla a fait savoir que ça oscille entre 30 et 40 mille FG. « Concernant la vente de ces sachets d’eau minérale, je vends par jour une somme de 30 à 40.000 FG. Sinon, si ce n’est pas ça, elle me frappe », soutient-il.

C’est la même galère que vit Fatou Bangoura, une fillette âgée de 10 ans, également domiciliée à Taouyah. Elle se plaint de mauvais traitements qu’elle subit à son domicile avec sa tante. « Je vis avec ma tante, la jeune sœur de ma mère. Chaque matin, aux environs de 9 heures, elle met un lot de feuilles sur ma tête et je me dirige vers le marché de Taouyah dans le but de les écouler. Sinon, je suis battue ou parfois, elle me prive de nourriture. Vraiment, nous nous trouvons dans cette situation difficile. Nous demandons de l’aide à toutes les bonnes volontés ».

Selon nos informations, La Convention Internationale des Droits de l’Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger, mais que c’est une personne qui a le droit d’être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l’endroit du monde où il est né. Et aussi qu’il a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Conakry : immersion dans le quotidien de plusieurs enfants non scolarisés

21 novembre 2019 à 16 04 33 113311

L’humanité célèbre ce mercredi, 20 novembre 2019, la journée mondiale des droits de l’enfant. Une journée qui commémore le 30ème anniversaire de l’adoption de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), le 20 novembre 1989. A cette occasion, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de plusieurs qui n’arrivent pas à jouir de certains droits fondamentaux.

L’éducation est un droit fondamental pour l’enfant. Mais en Guinée, ils sont nombreux à se retrouver dans les rues en lieu et place des salles de classe. A Conakry, la capitale guinéenne, il suffit de faire un tour dans la ville pour toucher du doigt cette triste réalité.

Amadou Sadio Diallo

Originaire de la préfecture de Pita, en moyenne Guinée, Amadou Sadio Diallo, âgé de 15 ans, est cireur de chaussures. Rencontré à Kipé (quartier huppé de Conakry), notre interlocuteur confie qu’il n’a pas les moyens nécessaires pour aller à l’école. « Mes parents sont au village, donc j’ai décidé de venir ici à Conakry pour chercher un peu d’argent. C’est le manque de moyens qui a fait que je ne suis pas allé à l’école et je n’ai personne pour m’aider. A défaut d’être scolarisé, je prie qu’on m’aide à apprendre un métier », lance-t-il.

Ibrahima Kamara

Contrairement à son prédécesseur, Ibrahima Kamara, de nationalité Sierra léonaise, a eu la chance d’aller à l’école. Mais, faute de moyens et de soutien, il a été contraint d’abandonner les cours. Aujourd’hui, il passe l’essentiel de son temps dans un dépotoir d’ordures situé au quartier Nongo. Il passe la journée à ramasser des sachets plastiques et de la ferraille qu’il revend pour avoir un peu d’argent.

« Mes deux parents biologiques sont morts. J’ai été à l’école jusqu’en classe de 3ème année, mais par manque de moyens, j’ai été contraint d’abandonner les cours. Mon souhait c’est qu’on m’aide à reprendre les cours, car je ne peux pas continuer à rester dans ce dépotoir », a-t-il indiqué.

Fatim Camara

Comme beaucoup d’autres enfants, Fatim Camara, elle, fait le petit commerce. Elle porte un plateau rempli d’arachides sur la tête et sillonne plusieurs quartiers. « Je n’ai pas été à l’école, je suis en train de revendre des arachides pour ma mère. C’est dans ça qu’elle parvient à trouver la dépense familiale. Mes parents n’ont pas suffisamment de moyens pour me scolariser », explique la fillette.

Baba II Fangamou

Baba II Fangamou, un citoyen de Conakry, observe avec tristesse cette situation qui ne favorise pas l’épanouissement des enfants. Il appelle à de mesures urgentes pour changer la donne. « Il faut que les enfants soient entretenus par leurs parents. Qu’on accepte de les scolariser ou à défaut les envoyer apprendre un métier. Si vous n’avez pas les moyens nécessaires pour les envoyer à l’école, il faut les aider au moins à apprendre un métier », conseille ce père de famille.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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TPI de Dixinn : un concessionnaire jugé pour escroquerie sur une déguerpie de Kaporo Rails

21 novembre 2019 à 16 04 19 111911

Madame Marliatou Diallo, victime de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, croyait avoir trouvé un sauveur en la personne de Mamoudou Diallo. Après avoir quitté la zone, la malheureuse qui était à la recherche d’un logement, tombe sur Mamadou Diallo, domicilié à Dar-Es-Salam. Ce dernier accepte que dame Marliatou construise un bâtiment dans sa concession. Après avoir fini de construire, elle sera finalement interdite d’accéder sur les lieux. L’affaire, portée au tribunal de Dixinn, a connu son dernier virage hier mercredi, 20 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamoudou Diallo, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2019, est jugé pour escroquerie au préjudice de Marliatou Diallo dans une affaire de construction d’un bâtiment composé d’une chambre, d’un salon et d’une toilette interne. Appelé à la barre par le juge Aboubacar Maférin Camara, le prévenu a nié les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. « Moi, je n’ai escroqué personne. Ce que moi je sais, madame Marliatou Bah, déguerpie de Kaporo Rails, est venue me voir par le canal d’une connaissance de ma grande sœur pour affaire de logement chez nous. Quand elle est venue se présenter à moi, elle m’a dit qu’elle veut avoir une location. Je lui ai dit que chez moi il n’y a pas de bâtiment à louer mais on peut lui donner des espaces vides en location. Elle même elle va construire son logement. On est tombé d’accord sur ça. Après ça, je lui ai donné un espace où construire un bâtiment d’une chambre, un salon et une toilette intime. Dans un premier temps, elle m’a donné de l’argent dont le montant s’élève à un peu plus de 3 millions de FG. J’ai trouvé un maçon qui avait commencé à faire le mur. Mais quelques temps après, elle venue envoyer un autre maçon pour elle même. C’est ainsi qu’on a continué la construction jusqu’à la fin. Nous avons convenu que les frais de location sont à 350 mille francs guinéens par mois, après avoir fini de construire, c’est qu’elle va payer. Maintenant qu’elle a fini de construire, elle dit qu’elle ne va plus entrer dans la maison, elle veut avoir son argent qu’elle a dépensé pour la construction du bâtiment. Mais, ce n’est pas moi qui lui ai dit de ne pas entrer dedans et je ne sais pas pourquoi elle dit qu’elle ne va pas occuper le bâtiment », a-t-il expliqué.

Dans ses explications, dame Marliatou Bah soutient mordicus avoir été victime d’escroquerie. « C’est après que j’ai été déguerpie à Kaporo que j’ai appris qu’il y a des bâtiments en location chez Mamoudou Diallo. Je suis allée le voir. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de logements, mais des espaces libres si je veux construire. J’ai donné mon accord. C’est ainsi qu’il m’a présentée à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour. Tout le monde a confirmé que c’est Mamoudou et ses deux grandes sœurs : l’une est à Conakry ici, l’autre est en occident, qui sont propriétaires de la concession. Après ça, il m’a rassuré qu’il n’y a pas de problèmes, que je peux aller construire sans aucun problème et qu’on n’a même pas besoin de papiers pour ça, c’est lui qui coordonne tout dans la concession ».

Poursuivant, dame Marliatou a fait savoir qu’elle a donné de l’argent pour les travaux. « C’est ainsi que je me suis engagée et je lui ai donné un peu plus de 3 millions de francs guinéens pour le début des travaux. Mais quelques jours après, je suis venue trouver qu’il n’a fait que 3 rangées de briques. Je lui ai demandé à ce que moi-même je prenne mon propre maçon. J’ai envoyé mon maçon, on a continué les travaux jusqu’à la fin de l’élévation des murs. Sa sœur qui est à Conakry est venue arrêter les travaux pour nous convoquer tous les deux à la gendarmerie de la Carrière. De négociation en négociation, Mamoudou a pris la garantie, il s’est entendu avec la famille qu’il n’y aura plus de problème et que je peux continuer les travaux. En ce moment j’avais dépensé un peu plus de 10 millions de francs guinéens. C’est après ça que je suis revenue continuer les travaux jusqu’à la finition. Quand j’ai fini de tout faire, j’ai fermé à cadenas, j’ai pris une copie de la clé du salon je lui ai donné puisqu’il y avait ces matériels de dedans. En tout, ça tout m’a coûté 27 millions 37 mille francs guinéens sans compter le transport que je payais à chaque fois que je venais », a révélé la dame.

Les choses vont tourner court juste après. « C’est quand maintenant je me suis apprêtée à venir m’installer que Mamoudou et sa sœur m’ont dit que le bâtiment a augmenté de valeur, que ce n’est plus 350 mille francs guinéens, mais c’est 1 million que le bâtiment vaut en location par mois. Mais même avec ça, je ne vais plus mettre pieds dans cette maison. Sa sœur m’a dit qu’elle allait me tuer si j’y mettais mon pied. C’est ainsi que j’ai décidé de ne plus repartir là-bas puisque ma sécurité est menacée. Ils n’ont qu’à me restituer les 27 millions 37 mille francs guinéens, plus l’intérêt que cela pourrait engendrer si je les mettais dans mon commerce », a sollicité Marliatou Bah.

Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Moumini Diallo, va demander au tribunal d’appliquer la Loi. « Monsieur le président, nous demandons qu’il vous plaise d’observer les faits et d’appliquer la Loi conformément aux dispositions de l’article 403 du code pénal en condamnant le prévenu au payement intégral du montant dépensé pour la construction du bâtiment, au payement de 50 millions au titre de dommages et intérêts et au payement de 15 millions de francs guinéens pour la réparation du préjudice moral causé à notre cliente », a demandé l’avocat.

Le procureur Daouda Diomandé va pour sa part requérir 1 an d’emprisonnement, assorti de 6 mois de sursis, contre Mamoudou Diallo, et le payement intégral du montant que la partie civile a dépensé dans la construction du bâtiment. « Monsieur le Président, monsieur Mamoudou Diallo et sa sœur ont autorisé madame Marliatou Bah à construire ce bâtiment. Elle l’a construit, tout est fini. Il ne lui reste plus qu’à y entrer. Ils attendent jusqu’à ce qu’elle fini de tout faire pour lui dire que le bâtiment a augmenté de valeur d’un million. Qui l’a construit et l’a mis en valeur si ce n’est pas elle ? En plus de ça, ils l’empêchent d’entrer dans le bâtiment qu’elle a construit avec leur accord en la menaçant de mort. Si elle a construit c’est parce qu’elle a été rassurée qu’elle n’allait avoir aucun problème. Maintenant, ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis. Le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir monsieur Mamoudou Diallo dans les liens de culpabilité et de le condamner à 1 an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis avec le payement intégral du montant dépensé qui s’élève à 27 millions 37 mille francs guinéens. En le faisant, vous aurez rendu une saine justice », a requis le procureur.

De son côté, maître Alsény Sylla, avocat de la défense, a estimé lui, que le tribunal correctionnel de Dixinn n’est pas compétent pour juger cette affaire. « Je suis déçu, je suis choqué, je suis révolté quand j’entends le représentant du ministère public dire qu’il y a eu de l’escroquerie dans cette affaire. Il n’y a eu nulle part dans cette affaire de l’escroquerie. Parce dans ce dossier, il n’y a ni de faux nom, ni de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Monsieur le président, qu’il vous plaise de renvoyer cette affaire pour incompétence, parce qu’elle pénale, mais civile », a-t-il plaidé.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendu le mercredi 27 novembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Labé : une mineure violée par un conducteur de taxi moto

21 novembre 2019 à 15 03 52 115211

Un nouveau cas de viol sur mineure a été enregistré récemment dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi 19 novembre 2019, au secteur Djanyabhé, relevant du quartier Madina. C’est seulement ce jeudi, 21 novembre, que les parents de la victime, âgée de 12 ans, l’ont envoyée à l’hôpital, avant de se confier aux médias.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, la victime a été violée nuitamment par un taxi-motard, alors qu’elle revenait d’une veillée. « J’étais partie avec ma tante pour assister à une soirée récréative. On a quitté ensemble chez ma grand-mère. Lorsque ma tante est rentrée, le jeune Mamadou Saidou Diallo m’a tirée la main, tout en me traînant dans un endroit isolé. C’est un conducteur de taxi moto. On se connait bien ; car, nous logeons côte à côte. Il m’a fermé la bouche et a abusé de moi sexuellement avant de prendre la poudre d’escampette lorsque j’ai crié au secours », a expliqué la victime, ajoutant avoir été blessée au cou par les griffes du taxi-motard lors de leur bagarre.

Après avoir été reçue à l’hôpital, les médecins ont constaté que la fillette a été violée, a indiqué sa mère. « Le carnet médical atteste qu’elle a été violée ».

Quant à Mamadou Kali Diallo, le père de la victime, il a déjà formulé une plainte contre le jeune Mamadou Saidou Diallo, actuellement en cavale. Il a sollicité l’aide des autorités à tous les niveaux pour que le présumé violeur soit retrouvé et traduit en justice.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Herico (Lélouma) : inauguration d’un hangar et remise de matériels aux groupements maraîchers

21 novembre 2019 à 15 03 28 112811

La commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma, vient de bénéficier d’infrastructures et de matériels pour les groupements maraîchers locaux. Une initiative du projet Wallondiral Gasteiz Hérico qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et l’autonomisation des femmes et leur leadership. La cérémonie a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, à Hérico, dans la préfecture de Lélouma, en présence des autorités locales et de plusieurs groupements bénéficiaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La cérémonie a consisté à l’inauguration d’un hangar et à une remise de matériels en faveur de sept (7) groupements féminins locaux. Cette initiative de Wallondiral Gasteiz Hérico est financée par la commune Vitoria Gasteiz d’Espagne, commune située dans le pays Basque. Le projet bénéficie de l’appui technique de l’association Haaly Pular de Vitoria Gasteiz et exécuté par l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G) en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH).

La présidente de l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G), Maimouna Diallo, est revenue sur l’objectif du projet. « Ce projet, qui a démarré depuis décembre 2017, vise à améliorer les conditions de vie de la population, promouvoir l’autonomisation personnelle, sociale, et économique des femmes et leur participation politique à la prise de décisions au niveau communautaire ».

Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la santé et le développement

Par ailleurs, Maimouna Diallo a fait savoir que plusieurs activités ont été menées depuis 2017. « Un hangar construit au marché de Hérico sur une surface de 200 mètres carrés dont le coût total s’élève à plus de 173 millions de francs guinéens. Il y a aussi sept (7) Activités Génératrices de Revenus dans le secteur agricole au profit des groupements de Kabita, Lemounéré, Pellel, Manasigui, Billin, Madina Dian et Kodiwel pour un montant de plus de 89 millions de francs guinéens, composé de matériels pour la clôture des parcelles maraîchères ,des équipements agricoles, des semences agricoles, des arrosoirs, des motopompes, des pioches, des dabas, des pulvérisateurs », a-t-elle énuméré.

Karamoko Demba Diallo, secrétaire général de la mairie de Herico

Le représentant du maire à la cérémonie, Karamoko Demba Diallo, a salué les efforts des ressortissants de Hérico en Espagne avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. « Au nom des populations de Hérico, nous disons merci à tous les partenaires techniques et financiers pour la mise en place de ce projet tout en leur promettant de pérenniser cet hangar. Populations de Hérico, faisons de cet hangar venu à la très bonne heure un lieu d’échange pour créer le développement ».

A part l’appui dans le secteur agricole, d’autres activités sont menées par l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée comme des formations en communication communautaire, la saponification, la teinture, des séances d’alphabétisation de proximité animées par des personnes ressources de la localité.

Mariama Dalanda Diallo, présidente des femmes de Herico

La présidente des femmes de Hérico, Mariama Dalanda Diallo, a remercié les initiateurs de ces dons. « Nous remercions tous ceux qui ont pris le temps pour venir assister à cette cérémonie, surtout actuellement avec les travaux champêtres. Je remercie tous les groupements de Hérico. On vous promet ici que nous allons prendre soin de cet hangar et des équipements mis à notre disposition aujourd’hui ».

A rappeler que le marché de Hérico a également bénéficié de matériels pour l’hygiène du marché, composés de poubelles, de brouettes, de gants, de râteaux et de gilets.

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Conakry : plusieurs enfants sensibilisés sur leurs droits

21 novembre 2019 à 14 02 58 115811

A l’occasion de la journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, un collectif d’ONG, a organisé une campagne de sensibilisation et de vulgarisation des droits de l’enfant hier mercredi, 20 novembre 2019. C’est le groupe scolaire José Martir, situé au quartier Yattaya dans la commune de Ratoma, qui a abrité cette cérémonie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont les ONG le Parlement des Enfants Guinéens (PEG), le Conseil Consultatif des Enfants et Jeunes de Guinée (CCEJG), et l’Association des Enfants et Jeunes travailleurs de Guinée (AEJTG) qui ont initié cette journée de sensibilisation. La cérémonie avait pour thème, « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ». Le collectif est en partenariat avec la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) et l’ONG Save the Children International.

Mamady Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE

Mamady Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE, est revenu sur les objectifs de la journée de campagne de sensibilisation et de la vulgarisation des droits de l’enfant. « Vous n’êtes pas sans le savoir, aujourd’hui quand nous prenons les milieux scolaires, la plupart des encadreurs, ceux qui travaillent avec les enfants, ne connaissent pas réellement ce qu’il faut faire avec des enfants. Aujourd’hui nous, on profite de cette occasion à travers cette journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, pour vraiment essayer de vulgariser et de sensibiliser non seulement les élèves et aussi les encadreurs et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’enfant », a-t-il dit.

Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma

Parmi les invités, figurait Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma. Elle a dit toute sa satisfaction devant cette initiative. « J’ai juste un sentiment de satisfaction puisque, c’est une journée internationale qui favorise la célébration des droits de l’enfant, je ne peux que me réjouir. Quand on dit enfant, c’est une couche très vulnérable qu’il faut chercher à défendre. Avant que nous nous les défendions, il faudrait qu’eux aussi sachent réellement quels sont les droits et instruments juridiques qui vont en leur faveur », a-t-elle souligné.

Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir

Même son de cloche chez Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir. Il s’est dit fier d’accueillir cette cérémonie de sensibilisation des enfants sur leurs droits. « C’est une grande fierté et une joie de recevoir cette ONG. Comme vous le constatez, les enfants sont contents et nous sommes aussi contents. On s’engage à accompagner l’ONG, à accompagner les enfants. Nous savons déjà il y a longtemps qu’il y a des enfants qui sont maltraités au sein de certaines familles et qui viennent se plaindre à notre niveau. Nous savons ce que nous menons. Tel est le combat que nous menons envers les parents pour mieux traiter ces enfants-là », a-t-il précisé.

Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année

Un concours de dessin a été organisé entre les élèves de ladite école par les initiateurs de la cérémonie. Des prix ont été décernés aux différents lauréats. Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année fait partie des heureux gagnants. « J’ai dessiné pour avoir un cadeau. J’ai eu un sac, des cahiers et des crayons. J’ai dessiné un enfant qui joue avec un jouet à la maison. J’ai compris aujourd’hui que l’enfant a le droit de jouer, que l’enfant a le droit de partir à l’école, que l’enfant a le droit de manger… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Kindia : RUSAL/CBK remet un chèque de 3 milliards GNF aux collectivités locales

21 novembre 2019 à 13 01 15 111511

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL/CBK a remis un chèque de trois (3) milliards de francs guinéens aux collectivités locales de Kindia, au titre de la Contribution au Développement Local (CDL) pour l’exercice 2017. La cérémonie de remise a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, dans la commune urbaine, en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des religieux et sages de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

En procédant à la remise du chèque aux autorités de Kindia, le directeur général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKIY, est revenu sur quelques actions réalisées par la compagnie minière dans le cadre du développement de la région. « Cet argent est notre contribution au fonds de développement local de la région de Kindia. Il est important de souligner que depuis plus de 18 ans, la Compagnie des Bauxites Kindia est l’un des plus grands investisseurs étrangers en Guinée, offrant un emploi stable et bien rémunéré à des milliers de guinéens.

Au fil des ans, la Compagnie des Bauxites de Kindia a investi des centaines de millions de dollars dans l’économie guinéenne. Dans la région de Kindia, la CBK a mis en œuvre des dizaines de projets sociaux visant à améliorer la vie de simples citoyens guinéens. Dans les villages, de nouvelles écoles et des centres de santé sont apparues, des églises et des mosquées ont été construites, des centaines de maisons ont été alimentées en électricité. Le montant total des investissement de RUSAL dans des projets sociaux sur le territoire guinéen s’élève à des dizaines de millions de dollars », a-t-il rappelé.

Dans son discours le DG de Rusal/CBK a rappelé la tenue en octobre 2019, du premier forum économique Russie-Afrique qui a réuni plus de 40 chefs d’état et de gouvernement des pays du continent africain en Russie dans la ville russe de Sotchi. Lors de son intervention à ce forum, le Président guinéen, le Professeur Alpha CONDE, a rappelé à tous les participants, y compris le Président russe, Vladimir POUTINE, la contribution de la Fédération de Russie à la lutte contre Ebola en Guinée en 2014-2015. « En 2014-2015, pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la construction et l’équipement avec une technologie de dernière génération du Centre de Recherche en Epidémiologie, Microbiologie et des Soins Médicaux a permis de lutter efficacement contre la maladie » avait précisé le président guinéen.

Parlant de la présence des sociétés minières russes en Guinée, Petr GAEVSKIY a rappelé la communication du Président Alpha Condé lors du forum Russie-Afrique. « La présence des sociétés russes dans le secteur minier guinéen est bien établi et déjà considéré comme traditionnel. La République de Guinée est un excellent exemple de ce que la technologie et les investissements de la Russie peuvent apporter au développement de l’immense potentiel des richesses des pays africains» avait déclaré le président Alpha Condé. Il s’agit notamment de la CBK « la CBK qui travaille en Guinée depuis plus de 18 ans participe d’une façon active au développement socio-économique de la région de kindia en particulier et du pays en général» a expliqué Petr GAEVSKIY.

De son côté, le préfet de Kindia s’est félicité de la remise de ce chèque aux ayant-droit avant de saluer les efforts de Rusal/CBK qui ont permis déjà de réaliser de nombreuses infrastructures à kindia ville et dans toutes les communes rurales. Elhadj N’Fansoumane Touré promet que les autorités administratives de Kindia vont suivre de près les travaux qui seront réalisées dans les collectivités bénéficiaires afin de s’assurer que ces fonds soient judicieusement utilisés. « Comme vous l’avez vu, les maires qui sont les bénéficiaires directs, ont reçu le chèque géant. Donc en principe, ce sont eux qui vont décider des actions à réaliser à partir de leurs Plans de Développement Local (PAI).

Rappelons que Rusal/CBK coopère fructueusement avec les autorités régionales et communales de Kindia, C’est pourquoi la cérémonie de remise du chèque s’est déroulée en présence de tous les bénéficiaires dans une ambiance de convivialité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796/ 664354238

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Fin de la crise à Siguiri : la SAG a repris ses activités

21 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Après cinq jours d’arrêt, les activités de la SAG ont repris hier, mercredi 20 novembre 2019, à Siguiri. Les négociations menées entre la direction de la société minière, la communauté et les autorités ont permis de trouver un compromis, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les employés de la Société Aurifère de Guinée (SAG) ont retrouvé le sourire mercredi matin en reprenant le chemin du travail. Une reprise qui fait suite à des négociations qui ont connu l’implication des autorités de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, mais aussi le ministère en charge des mines. Ces négociations ont permis de résoudre la crise qui opposait la SAG et la population du district de Fatoya, dans la commune rurale de Kintinian, et qui avait conduit à l’arrêt des activités de la société, vendredi dernier.

« Nous sommes tombés d’accord sur 4 des 11 points que nous pensions être importants à ce stade. Nous demeurons conscients que nos partenaires sont engagés à résoudre les autres problèmes à l’avenir même si la SAG aurait préféré que tous les points soient résolus maintenant. C’est en fonction de cette logique et la plaidoirie de toutes les parties prenantes que avons pris la décision de reprendre les activités de la mine dans l’intérêt de tous », a annoncé Aboudourahmane Diaby, le directeur général de la Société Aurifère de Guinée.

Les quatre points qui ont fait objet d’accord sont : l’arrêt de l’interruption des activités de la SAG par la communauté ; l’arrêt de l’exploitation des mines de la SAG par la communauté ; la réglementation de la demande des communautés. Désormais, les citoyens doivent adresser leurs demandes aux autorités communales au lieu de venir directement à la SAG. Et enfin, la réglementation de la construction des maisons. Il est interdit désormais de construire des maisons aux abords des mines de la SAG.

Il n’y a eu cependant aucune annonce concernant le bitumage de la route Siguiri-Fatoya que réclamaient les habitants de ce district. C’est cette revendication qui a entraîné d’ailleurs la crise. Accusant la SAG d’avoir refusé de réaliser ces travaux, des habitants de Fatoya sont allés bloquer le travail au niveau d’une mine d’or de la localité exploitée par la société. Ce qui a amené la SAG à arrêter toutes ses activités dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Viol et assassinat d’Aïssatou Diallo : ses parents réclament justice

20 novembre 2019 à 22 10 19 111911
Elhadj Sadou Barry

Une attaque à main armée, suivie de viol ayant entraîné la mort, avait indigné plus d’un à Conakry, entre juin et juillet 2017, au quartier Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. Quelques semaines plus tard, la police était parvenue à mettre la main sur Jean Faya Kamano et Paul Lamah, présumés être les auteurs du viol de dame Aissatou Diallo. Leur procès, programmé pour hier mardi, 19 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma, n’a finalement pu se tenir au grand dam de la partie civile qui veut que lumière soit faite dans ce dossier, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jean Faya Kamano et Paul Lamah sont les deux individus poursuivis dans ce dossier criminel. Ils seront jugés pour viol, vol aggravé, Coups et Blessures Volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 268, 374 et 245 du Code Pénal Guinéen.

Présent au tribunal hier mardi, Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime et partie civile dans ce dossier, a dit son souhait de voir jaillir la vérité dans ce dossier. « Ceux qui sont présumés être les auteurs de ce crime, nous les attendions beaucoup ce mardi pour qu’ils s’expliquent. Je les ai vus au tribunal. En tant que partie civile, mon souhait est que la justice tranche dans ce dossier en toute vérité, que la vérité soit dite parce que la victime, Aïssatou Diallo, a été agressée à son domicile, de façon injuste, tuée par ses agresseurs. Ça c’est passé le 04 juin 2017. Elle est décédée le 05 juillet 2017 vers 11 heures ».

Elhadj Sadou Barry

Au lendemain de l’agression de cette dame, Elhadj Sadou Barry rappelle avoir saisi la police. « J’ai aussitôt saisi la Direction de la Police Judiciaire pour porter plainte contre X. Je leur ai remis le numéro de téléphone de la victime qui avait été emportée par les malfaiteurs. Heureusement, ils ont réussi à localiser le téléphone. C’est ainsi qu’ils ont réussi à mettre la main sur Jean Faya Kamano qui détenait le téléphone. Devant les agents, il a dit que c’est Paul Lamah qui lui a donné le téléphone de la victime. Mis aux arrêts à son tour, Paul Lamah a nié avoir donné un quelconque téléphone à Jean », a-t-il expliqué.

Pour finir, Elhadj Sadou Barry compte sur la justice pour que la lumière soit faite dans cette affaire. « Je demande que la justice dise la vérité. Je ne demande pas qu’on m’aide en condamnant des innocents. Mais s’ils sont coupables, que la loi s’applique, qu’on sache pourquoi ils ont tué Aissatou. C’est ce que je souhaite », a-t-il martelé.

Il reste à savoir ce que les accusés, Jean Faya Kamano et Paul Lamah, vont dire pour leur propre défense. Ils sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le mardi, 08 août 2017.

A lire :

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Herico (Lélouma) : il meurt à l’entraînement

20 novembre 2019 à 11 11 15 111511

Alpha Amadou Diallo, âgé d’une trentaine d’années, a trouvé la mort quelques minutes après s’être écroulé sur un terrain de football dans la commune rurale de Hérico, située à 50 kilomètres de Lélouma. Le drame s’est produit dans la soirée du lundi, 17 novembre 2019.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com sur place, c’est aux environs de 18 heures GMT que le jeune Alpha Amadou Diallo s’est écroulé tout seul alors qu’il jouait au football avec des amis. Transporté d’urgence au centre de santé local, il rendra l’âme quelques minutes plus tard.

Jean Loua, enseignant au collège de Hérico, qui fait partie de ceux qui jouaient au ballon avec le défunt, est revenu sur ce qui s’est passé. « On jouait ensemble avec lui. Il jouait à la défense avec moi. Le ballon était dans le camp adverse, mais quand on a perdu le ballon, on s’est retourné et on a vu qu’il était à terre. Nous sommes venus lui demander qu’est-ce qui ne va pas. On a demandé à arrêter le jeu. Il ne répondait pas. J’ai dit de chercher à l’envoyer au centre de santé. Il y a un jeune qui avait une moto au terrain de football. Il s’est relevé pour monter sur la moto. On a continué le match. C’est pendant qu’on jouait que le chef de la jeunesse est venu nous dire qu’il a rendu l’âme », a expliqué monsieur Loua.

Marié et sans enfant, feu Alpha Amadou Diallo a été ramené à son village natal de Pamméhoye où son enterrement est prévu aujourd’hui même, mercredi 20 novembre 2019.

Paix à son âme, amine !

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Koundara : des jeunes en colère contre le maire, accusé de vendre un domaine public

19 novembre 2019 à 16 04 54 115411

Les jeunes de la commune urbaine de Koundara sont très remontés contre le maire, Mamadou Baïlo Diallo, plus connu sous le nom de Kanté. Ils accusent l’élu local d’avoir bazardé « le seul espace public » de la ville à un particulier qui avait engagé des travaux sur les lieux. C’est dans ce cadre qu’ils ont manifesté hier, lundi 18 novembre 2019, en détruisant les agrégats qui s’y trouvaient entassés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis bientôt dix jours, le torchon brûle entre un groupe de jeunes du quartier Hamdallaye, dans la commune urbaine de Koundara, et le maire, Mamadou Saliou Diallo. Les jeunes accusent l’élu local d’avoir revendu le seul espace public non bazardé de la commune, situé à côté du nouveau marché.

Joint au téléphone par Guineematin.com dans l’après-midi de ce mardi, 19 novembre 2019, Alpha Oumar Diallo, président du collectif des jeunes manifestants, a expliqué comment on en est arrivé là. « C’est une manifestation de jeunes qui a eu lieu ici à Koundara hier lundi. Depuis le lundi, 11 novembre 2019, il nous est arrivé de constater que le seul lieu public réservé dans la commune urbaine avait été morcelé. Donc, après avoir fait le constat, nous les jeunes, nous nous sommes demandés qui l’a fait. Deux jours après, on n’a pas eu de réponse. On a juste vu des agrégats posés sur place et des tracés d’une maison. Les ouvriers sont venus immédiatement commencer le travail », a entamé notre interlocuteur.

Plus loin, Alpha Oumar Diallo a expliqué que les jeunes de Koundara ont alors décidé de ne pas croiser les bras. « C’est le seul lieu public qui reste à Koundara, tout le reste a été vendu, bazardé. Donc la jeunesse du quartier s’est mobilisée. C’est ainsi qu’on a appris que c’est le maire qui a revendu le domaine. On a appelé de nombreux conseillers communaux, y compris le vice-maire. Ce dernier, qui est ancien président de la délégation spéciale, nous a dit qu’il n’était pas au courant. On s’est dit que c’était illégal que le maire prenne seul une telle décision de revendre un domaine public sans même informer les autres conseillers communaux. Nous sommes allés voir les gens qui occupaient le terrain en leur disant de libérer les lieux », a expliqué monsieur Diallo.

A la question de savoir si des démarches ont été menées pour rencontrer le maire, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Avec notre chef de quartier, Alimou Sy, qui est par ailleurs conseiller communal, nous avons discuté et on lui a posé le problème. Il nous a répondu qu’il n’en savait rien. Ainsi, nous lui avons demandé de faire arrêter les travaux. Quand il le leur a dit, ils ont obéit pour un début. Ensuite, nous l’avons mandaté chez le maire avec un écrit. Il est allé rencontrer le maire. Mais, ce dernier ne nous a pas pris au sérieux ».

Devant ce silence du maire, les jeunes sont passés à la vitesse supérieure. « Nous nous sommes finalement rendus sur les lieux pour boucher les trous creusés ces derniers jours. On a tout saccagé », a-t-il laissé entendre.

Joint à son tour au téléphone, le maire de Koundara s’est trouvé un bon alibi pour ne pas répondre aux questions de Guineematin.com malgré toute notre insistance. « Je suis au champ comme ça, je ne peux rien vous dire. Je fais ma récolte en ce moment. Je vais vous appeler le soir », a-t-il lancé.

Le chef du quartier de Hamdallaye, Alimou Sy, a préféré donner son téléphone à une femme qui a laissé entendre que notre reporter s’est trompé de numéro.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Arrêt des travaux de la SAG : le gouverneur de Kankan à Siguiri

19 novembre 2019 à 12 12 39 113911

Le gouverneur de la région de Kankan s’est rendu à Siguiri pour tenter de dénouer la crise qui a conduit à l’arrêt des activités de la SAG. Le général Mohamed Gharé a réuni hier, lundi 18 novembre 2019, les différentes parties concernées par cette crise pour essayer de les ramener à de meilleurs sentiments, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le vendredi, 15 novembre 2019, la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG), filiale de la compagnie Ango Gold Ashanti, a surpris plus d’un en annonçant l’arrêt de toutes ses activités dans la préfecture de Siguiri. Une décision qui fait suite à une crise l’opposant aux habitants du district de Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian.

Pour tenter de trouver solution à cette crise, le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, a réuni autour de lui, tous les présidents de districts de la commune rurale de Kintinian, les conseillers communaux, les autorités préfectorales de Siguiri et la direction générale de la SAG. Il est revenu sur l’origine de la crise qui n’est autre que le bitumage de la route Siguiri-Fatoya.

Les habitants de ce district avaient trouvé un accord avec la société qui exploite de l’or dans la localité pour qu’elle finance les travaux de bitumage. Mais, ayant constaté le retard du démarrage des travaux, la population locale est allée dans les mines d’or détenues par la société pour arrêter les travaux, en guise de protestation contre « le refus » de la SAG de mettre en œuvre l’accord signé.

Mais, le gouverneur a expliqué aux citoyens que la SAG n’a nullement refusé de financer les travaux en question. « Citoyens de Fatoya, vous avez raison. Mais, la SAG aussi ne s’est pas trompée en signant ce document. Dans le protocole, vous aviez demandé à la SAG de vous aider à avoir le goudron, la société a dit qu’elle est prête à préfinancer les travaux, mais à condition que le gouvernement guinéen donne son accord.

Vous devez comprendre que le bitumage des routes ne relève pas de la compétence de la SAG, mais plutôt du gouvernement. La SAG ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement, car elle doit prélever les financements dans les taxes qu’elle paye au gouvernement. Donc je vous invite à la patience, le gouvernement a évalué le document qui est parti en Afrique du Sud. Donc, la SAG n’a pas refusé d’honorer ses engagements », a précisé Mohamed Gharé.

Pour l’heure, la SAG n’a pas encore pas annoncé la date de la reprise de ses activités. Elle a en revanche, rétabli le courant qui était coupé à Siguiri suite à l’arrêt de ses activités.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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TPI Dixinn : des peines de 15 et 20 ans de réclusion requises contre deux présumés bandits

19 novembre 2019 à 10 10 32 113211

La capitale guinéenne enregistre régulièrement des cas d’attaques à mains armées. C’est dans ce cadre que Thierno Sadou Diallo et Mamadou Baïlo Diallo sont jugés au tribunal criminel de Dixinn. Ils sont poursuivis pour attaque à main armée au préjudice de Mamadou Alpha Diallo et Fatoumata Yarie Touré. Dans la journée d’hier lundi, 18 novembre 2019, des peines de 15 et 20 ans de prison ont été requises contre les deux accusés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au départ, c’est trois individus qui étaient poursuivis dans ce dossier. En plus de Thierno Sadou et Mamadou Baïlo, Fatoumata Binta Diallo était partie prenante dans le dossier. Mais, elle a bénéficié d’un non lieu chez le juge d’instruction. Mamadou Baïlo pour sa part est en fuite.

Selon nos informations, les faits pour lesquels les accusés sont jugés ont eu lieu au mois d’août 2018 au quartier Ratoma Centre. Les deux se seraient introduits nuitamment au domicile de Mamadou Alpha Diallo et celui de Fatoumata Yarie Touré. La bande aurait profité d’une forte pluie pour s’en prendre à ces deux familles qu’ils ont mis au respect avant de tout emporter : téléphones, vêtements, postes téléviseurs, bijoux, argent…

Après avoir mené les enquêtes, les agents ont retrouvé un des téléphones enlevés chez Mamadou Alpha Diallo dans les mains de Fatoumata Binta Diallo, qui serait la copine de Thierno Sadou Diallo.

Après plusieurs audiences consacrées aux débats, la journée d’hier a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a fait savoir que cette bande a opéré la nuit, en groupe, avec arme et par effraction. « Ils ont pris de l’argent, des vêtements, des bijoux. Certains objets volés ont été retrouvés chez Thierno Sadou Diallo. Le téléphone a été retrouvé dans les mains de sa copine. Ensuite, la victime Fatoumata Yarie Touré a identifié Thierno Sadou Diallo qui détenait l’arme lorsqu’il ont fait irruption dans son domicile », a dit le procureur.

Selon Daouda Diomandé, les faits d’attaque à main armée sont établis. « C’est pourquoi, je vous demande de retenir Mamadou Baïlo Diallo et Thierno Sadou Diallo dans les liens de crime de vol à main armée. Pour la répression, je vous demande des les condamner respectivement à 20 ans et à 15 ans de réclusion criminelle, avec une période de sureté de 10 ans chacun. Puis vous décernerez un mandat d’arrêt contre Mamadou Baïlo Diallo », a-t-il requis.

La défense quant à elle, par la voie de maitre Abou Camara, va plaider non coupable avant de demander au tribunal de renvoyer son client des fins de poursuite pour infraction non constituée. « Si Thierno Sadou Diallo a été sur les lieux des opérations, le ministère public n’a qu’à apporter les preuves. Il faut des moyens de preuves pour enter en condamnation. Je mets le ministère public au défi d’apporter la moindre preuve. Il n’y a eu aucun scellé, ni téléphone, ni poste téléviseur, ni arme, ni vêtements. Alors, je vous demande de renvoyer mon client des fins de poursuites pour infraction non constituée », a plaidé maître Abou Camara.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 25 novembre 2019. D’ici là, Thierno Sadou Diallo, détenu depuis le 14 décembre 2018, va poursuivre son séjour carcéral à la maison centrale de Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527 /654 416 922

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Dalaba : immersion dans l’univers du forgeron Diouma Bah

19 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Mamadou Diouma Bah, forgeron

La commune urbaine de Dalaba, en Moyenne Guinée, regorge de nombreux hommes de métiers qui se battent contre vents et marrées, dans une conjoncture compliquée, pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Mamadou Diouma Bah, un forgeron qui exerce ce métier depuis tout petit, hérité de son père. Dans sa forge, il confectionne des houes, des faucilles, des coupes-coupes et répare des radiateurs de véhicules, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La forge de Mamadou Djouma Bah est animée ce mercredi 13 novembre 2019. Lui et ses apprentis sont en pleine activité dans la confection d’objets commandés par des clients ou destinés à être vendus sur le marché. Le four, les soufflets, l’enclume, le marteau, tout est en mouvement.

Agé de 63 ans, Mamadou Djouma Bah dit avoir appris le métier de forgeron en bas âge, aux côtés de son père, lui-même forgeron. « Mon père était forgeron. J’ai appris ce métier auprès de lui. Donc, ce métier réside dans mon sang. Je suis né avec. Grace à cette activité, je mène ma modeste vie avec ma famille », a-t-il expliqué.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Selon lui, en dehors des outils traditionnels fabriqués par un forgeron, il confectionne aussi d’autres articles. « Ici on confectionne des haches, des houes, des faucilles, des coupes-coupes… En dehors de ça, je confectionne aussi des arrosoirs, des seaux, des marmites et je répare aussi les radiateurs des véhicules », a fait savoir Mamadou Djouma Bah.

Dans l’exercice de son métier, le forgeron a fait savoir que les difficultés ne manquent pas. « On n’a pas suffisamment de moyens pour acheter des feuilles de tôles neuves pour confectionner les fourneaux et les arrosoirs. C’est pourquoi, on fait recours aux charpentiers qui nous revendent des morceaux de tôles à un prix supportable. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir ».

Plus loin, Mamadou Djouma Bah lance un appel à l’endroit des jeunes gens de se trouver un métier. « J’invite les jeunes à se trouver chacun un métier, de chercher où travailler et d’abandonner le vagabondage. C’est grâce à ce métier que j’ai aujourd’hui mes enfants, mon domicile où je mène modestement ma vie. Donc, j’exhorte tout le monde à prendre la vie au sérieux en cherchant à faire un métier pour vivre de sa sueur », conseille le forgeron.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Depuis Dalaba Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Un prévenu à la barre : « je suis très surpris de me retrouver au tribunal »

19 novembre 2019 à 8 08 59 115911

Poursuivi pour abus de confiance, un citoyen nommé Ibrahima Ly a comparu ce lundi, 18 novembre 2019, devant le tribunal de première instance de Mafanco. A la barre, le prévenu a rejeté en bloc les faits mis à sa charge et assuré n’avoir eu aucun contact avec le plaignant, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une histoire de construction d’un immeuble R+1 dans la préfecture de Dubréka qui a opposé le plaignant, Sory Kaba, à la sœur ainée de monsieur Ibrahima Ly. Devant la juge Djéinabou Doghol Diallo, le plaignant a expliqué qu’il n’a pas pu recouvrer son argent dépensé dans l’achat de la parcelle, et que c’est Ibrahima Ly qui a confisqué le document de donation qui devait lui permettre de réclamer son argent.

« La grande sœur de monsieur Ibrahima Ly m’avait donné un travail dans la préfecture de Dubréka. Il était question pour moi de construire un immeuble R+1. Lorsque j’ai commencé le soubassement avec mes ouvriers, une famille est venue réclamer la parcelle sur laquelle je travaillais. Il se trouvait que les documents d’achat du domaine étaient faux. En commun accord avec la grande sœur de monsieur Ly, j’ai été mandaté de mener des négociations pour qu’on achète le domaine de manière régulière.

Nous sommes convenus à un montant de 20 millions de francs guinéens et c’est moi qui ai pris les 10 millions de francs guinéens dans ma propre poche pour donner comme avance. Entretemps, la grande sœur de monsieur Ly a décidé de confier les travaux à un autre ingénieur, donc j’ai été écarté. Lorsque je faisais le papier de donation, la sœur de monsieur Ly m’avait dit de mettre le nom de Fatimatou Diallo qui est la vraie propriétaire du domaine acheté. Chose que j’ai faite. Un jour, monsieur Ly m’a appelé pour me dire d’aller chez lui. Et quand je suis arrivé, il m’a dit de lui donner le document de donation, mais j’ai refusé.

Je lui ai dit tant que ta sœur ne rembourse pas mon argent qui s’élève à 133 millions 100 mille francs guinéens, je ne vais pas te donner le document de donation. Il a donc récupéré de force le papier de mes mains et moi aussi j’ai répliqué. C’est dans ça qu’il a donné le document de donation à une autre personne qui était présente au moment de cette scène. J’ai porté plainte contre lui pour m’avoir retiré le document de la donation qui allait me permettre de récupéré l’argent que j’ai dépensé », a expliqué Sory Kaba à la barre.

De son côté, le prévenu Ibrahima Ly, âgé d’une soixantaine d’années, a nié les faits rapportés par le plaignant. « Je sais que Sory Kaba a longtemps travaillé avec ma grande sœur. Donc, ce sont les deux qui ont mené les démarches pour acheter une parcelle à Dubréka pour Fatimatou Diallo qui vit aux Etats-Unis. Je n’ai jamais échangé avec Sory Kaba et je suis très surpris de me retrouver au tribunal.

Ce que je peux dire dans cette affaire, c’est que c’est moi qui ai facilité la signature du document de donation. Parce que je me connaissais bien avec le maire de Dubréka à l’époque. Donc nous sommes allé à trois, mais je n’ai pas touché le document et ne l’ai pas non plus signé. Un jour, Sory Kaba est venu chez moi en me disant de lui donner son argent. Je lui ai dit de s’adresser à ma sœur et que moi je n’avais rien à voir dans leur histoire. C’est tout ce que je peux dire », s’est défendu Ibrahima Ly.

Après les questions du ministère public et des avocats des deux parties, la juge Djéinabou Doghol Diallo a renvoyé l’affaire au 25 décembre 2019, pour la comparution des témoins qui sont au nombre de trois.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Plan d’indemnisations et de compensation à Boké : le Consortium SMB-Winning débloque plus de 13 milliards

19 novembre 2019 à 8 08 32 113211

Communiqué : Dans le cadre du respect du Contenu Local, et de ses obligations environnementales et sociales, le Consortium SMB-Winning a procédé mercredi 30 octobre 2019, au payement d’un montant total de six milliards cinq cent trente un millions cinq cent quatre-vingt-quatre mille deux cinquante-deux francs guinéens (6.531.584.252 GNF) destinés à indemniser 145 personnes impactées par la réalisation d’une ligne de chemin de fer de Dapilon (Boké) à Santou2 et Houda dans la Préfecture de Telimelé. C’était en présence des autorités locales et des heureux bénéficiaires.

Cette nouvelle tranche de compensation concerne les populations des villages de : Garaya, Kamikolo Toubaya, Missidé Kabangha, Kagbanè dans la sous-préfecture de Kolaboui, Kansékéren, Sinthourou Chef Pathé, sous-préfecture de Malapouya et Fôtèrèya (Télimélé) dans la Région administrative de Boké.

Quant au montant communautaire, il se chiffre à 813 millions 689 mille francs guinéens, selon les agents de l’équipe des inventaires du Consortium SMB-Winning qui fait parler de lui dans les collectivités locales de la Région de Boké.

Exposant sur le mode de gestion des différents fonds, le Chef d’équipe d’inventaires du Consortium SMB-Winning, Djiba Kéita est longuement intervenu lors d’une séance de formation auprès des populations récipiendaires sur la gestion des fonds issus des compensations en vue de créer des activités génératrices de revenus.

Une des façons pour générer des revenus : « Est d’investir dans la mécanisation de l’agriculture pour accroître les productions agricoles, mais aussi dans l’éducation, la formation académique et professionnelle de vos enfants qui ne comptent que sur vous… » a-t-il ajouté.

De l’avis d’un bénéficiaire qui a requis l’anonymat mais qui s’est confié à notre correspondant sur le terrain, « L’essentiel pour nous c’est de développer nos villages et la Guinée. Comme la SMB est sur cette voie, nous ne pouvons que l’accompagner dans ses activités. Et ces fonds seront utilisés pour des activités génératrices de revenus. C’est pourquoi, nous disons sollicitons l’accompagnement du Consortium et le remercions pour avoir honoré ses engagements vis-à-vis des populations riveraines impactées de son projet ».

A rappeler que le paiement de ces fonds est consécutif d’un processus d’élaboration des inventaires en accord avec les communautés et les autres acteurs intéressés. La société d’expertise environnementale et sociale (SEES) est chargée des inventaires pour le compte du Consortium dans le respect des réglementations. Une démarche qui rassure les autorités locales, qui ne cessent de louer les efforts de la SMB parmi tant d’autres sociétés minières en activité à Boké.

Le mercredi, 13 novembre 2019, Le Consortium SMB-Winning a également procédé dans la matinée dû à la remise officielle des chèques à 137 personnes réparties entre huit (08) villages de la commune rurale (CR) de MALAPOUYA, soit un montant total de sept milliards deux cent quinze millions huit cent soixante mille sept cent soixante (7.215.860.760) francs guinéens.

Cette compensation est destinée aux communautés de N’DANTARI LAGUI, BOUSSOURA-Boké1, DAKATOUGUI, TELIWEL, MISSIRA, KORIKORI, DJOLOLE-CENTRE ET Kansikéren dans la sous-préfecture de MALAPOUYA.

S’adressant aux récipiendaires, le sous-préfet de MALAPOUYA, Sidiki Kourouma a prodigué quelques sages conseils quant à l’utilisation des fonds et a invité les personnes indemnisées à ne pas investir leurs dus dans l’achat d’engins roulants qui souvent les conduisent à des accidents graves et mortels.

Plus loin, il a rappelé : « La Société est aussi à vos côtés pour nous aider à valoriser à nos fonds dans l’aménagement des zones agricoles et la formation académique et professionnelle de nos jeunes réclamant l’emploi de la main d’œuvre locale peu qualifiée pour conquérir le marché de l’emploi. »

De son côté, le Maire de la Commune Rurale (CR) de MALAPOUYA, Abdoulaye Yeressa a demandé aux communautés bénéficiaires d’éviter des bruits et conflits pour tirer le maximum de bénéfice des différentes compensations.

Prenant la parole à son tour, le responsable des équipes des inventaires du Consortium, Djiba Kéita a prodigué d’utiles conseils pour l’utilisation rationnelle des montants communautaires et individuels.

ALYA CAMARA, l’un des bénéficiaires se réjouit de cette somme avant de lancer un appel à l’endroit de ses paires : « La SMB a honoré et continue d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté que nous sommes. Je suis très content du Consortium qui nous ouvre la porte du bonheur. Merci beaucoup… ».

A noter que le payement de cette 13ème compensation s’est déroulé sous l’œil vigilant d’un huissier de Justice et des autorités préfectorale et sous préfectorale de MALAPOUYA.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : le Consortium SMB-Winning offre un marché flambant neuf à la population du Secteur Mansaliya

18 novembre 2019 à 17 05 25 112511

Communiqué : Respectueux de ses responsabilités environnementales et sociales ainsi que du Contenu Local, le Consortium SMB-Winning vient d’offrir un marché flambant neuf à la population du Secteur Mansaliya, sous-préfecture de Kolaboui.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée dans la matinée du mercredi 13 novembre dans le secteur bénéficiaire, en présence des autorités administratives et une forte délégation du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning.

Bâti sur une superficie de 450m2, l’édifice est entièrement financé par le Consortium SMB-Winning à hauteur de 300 millions de francs guinéens a-t-on appris sur le terrain.

Les travaux qui ont duré trois (03) mois, ont été réalisés par l’Union des entreprises locales de Boké (ULEB) qui salue l’initiative à cause de sa portée sociale, économique et environnementale.

Dans son discours, le président de la jeunesse de Mansaliya, Mohamed Lamine Kéita a plaidé auprès des partenaires chinois pour l’autonomisation des jeunes et femmes à travers le développement des activités génératrices de revenus (AGR), mais aussi la facilitation de l’employabilité des jeunes.

C’est pourquoi, le directeur des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, M. Wu Qiong a invité les femmes à prendre soin de cette infrastructure pouvant générer tant de ressources pour la population de Kolaboui.

Il a, en ses termes, rassuré que son institution ne ménagera aucun effort quant à la promotion des produits agricoles en vue de préparer un avenir radieux au profit des jeunes et femmes de Boké.

Visiblement contente, la vice-présidente des femmes de Mansaliya, Maïmouna Camara s’est exprimée : « Nous sommes très satisfaites du Consortium SMB-Winning pour leurs œuvres magnanimes et salvatrices dans notre secteur. Du haut de cette Tribune, nous vous rassurons que désormais, nos produits agricoles locaux et autres denrées de 1ères nécessités seront écoulés ici sans aucune crainte. »

S’adressant à ses sœurs et frères de Mansaliya, le préfet Aboubacar M’Bopp Camara a invité les femmes et jeunes à l’unité d’action, l’harmonie, l’entente, au dialogue et à l’acceptation des différences sociales et surtout, se passer de la politique qui divise.

Selon lui, « L’inauguration de ce marché vient à point nommé car, le projet de Transformation agricole sera lancé aujourd’hui à Conakry ceci, grâce aux multiples offensives diplomatiques du président de la République, Pr Alpha Condé, fils de Boké. »

Précisant que les fonds du FODEL sont déjà disponibles à la Banque, le préfet a ajouté : « Grâce à la bénédiction du Gouvernement de la 3ème République, nous aurons plusieurs entreprises opérationnelles dans la préfecture de Boké dont les filles et fils doivent se former pour bénéficier des retombées de ces firmes ».

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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