Siguiri : un jeune se donne la mort en se brûlant vif

21 mars 2019 à 23 11 51 03513

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort de manière assez étrange ce jeudi, 21 mars 2019, à Siguiri. Léonard Keïta a utilisé de l’essence et du feu pour se faire brûler vif, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Léonard Keïta, conducteur de taxi-moto, résidait au quartier Saint Alex, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a mis fin à ses jours ce jeudi. Le jeune homme a versé de l’essence sur lui avant de se servir d’une boite d’allumettes pour se faire brûler vif.

La nouvelle a surpris plus d’un, sauf peut-être son grand frère, Séraphin Keïta. Ce dernier dit avoir empêché son frère de se donner la mort de cette manière, il y a seulement quelques jours. « Le samedi dernier, je l’ai trouvé dans sa chambre, sa bible en main. Je lui ai dit : qu’est-ce que tu fais avec la bible à cette heure-là ? Parce que le soleil était très ardent.

Il m’a répondu qu’il voit Jésus auprès de lui ces derniers jours et que c’est pourquoi il lisait la bible. Ensuite, il est allé vider l’essence de sa moto pour tenter de se faire brûler. Mais, j’ai retiré l’essence et j’ai sorti tout ce qui peut être une arme de sa chambre. Et aujourd’hui, ce sont les voisins qui sont venus m’informer qu’il s’est fait brûler », a-t-il expliqué.

Après le constat des autorités, le corps de Léonard Keïta, célibataire sans enfant, a été remis à ses parents pour son inhumation.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Promo « ComJaim Banna » : un enfant de 13 ans gagne une moto offerte par de MTN-Guinée

21 mars 2019 à 23 11 01 03013

C’est une moto TVS toute neuve qui a été remise ce jeudi, 21 mars 2019, à Amadou Thiam (âgé de 13 ans) par la société de téléphonie mobile MTN-Guinée. Domicilié au quartier Yattaya, dans la commune de Ratoma, ce jeune élève en classe de 4ème année est l’heureux gagnant de la 3èmeremise de la promo « ComJaim Banna », initiée par la société MTN-Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Kaba, responsable marketing de MTN-Guinée, cette promo a été lancée le 28 février dernier et elle va s’étendre jusqu’au 28 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. « C’est une promo qui va permettre de changer la vie de nos abonnés. Pour participer, il suffit juste de taper 1001#, souscrire à un des forfaits pour faire partie de la promo, et un tirage sera fait tous les mardis avec une publication sur la RTG.

Pour cette promo, il y a un milliard de francs guinéens mis en jeu, notamment avec des cash de 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens). Chaque semaine, il y a 500 personnes qui gagnent chacun 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens) sur le territoire national ; 5 personnes par région qui gagnent chacun une moto. A cela s’ajoute des voyages pour deux couples à Dubaï et une super cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) à la fin de la promo », explique Ahmed Kaba.

Pour le tirage d’avant-hier mardi, 19 mars 2019, c’est Amadou Thiam, jeune élève de 13 ans qui a gagné la moto. « Cela veut dire que cette promo n’est pas faite pour une seule personne. Elle est pour tout le monde, et chacun peut participer au jeu et avoir la chance de gagner. Le tirage ne choisit que celui qui a beaucoup souscrit au forfait. Le jeune a souscrit plusieurs fois pour être tiré au sort et puis, il a gagné la moto de cette troisième remise », ajoute le responsable marketing MTN-Guinée.

De quoi réjouir madame Fatoumata Sall, mère d’Amadou Thiam, l’heureux gagnant de la moto, s’est dite très satisfaite de voir son enfant gagner une moto suite à un simple jeu. « C’est avant-hier que mon fils a joué et il a gagné une moto. La société m’a appelée et ils sont venus jusqu’à mon domicile pour remettre la moto à mon enfant. Avant, je n’y croyais pas ; mais, je vois que c’est une réalité et j’encourage tout le monde à participer au jeu pour tenter sa chance », a-t-elle déclaré.

Le responsable marketing de MTN-Guinée précise que le forfait varie entre 1500 GNF (mille cinq cent francs guinéens) jusqu’au montant voulu par le client. « Celui qui souscrit a toujours la chance de participer à la grande cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) qui peut changer votre vie », insiste-t-il.

A en croire Ahmed Kaba, la promo donne aussi la possibilité aux clients de la société de souscrire plusieurs fois dans la journée. « Chaque fois que vous souscrivez à un forfait et que celui-ci s’épuise, vous pouvez encore souscrire. Autant de fois que vous voulez, vous pouvez augmenter vos chances de gagner cette promo ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Un collégien tué par balle à Dubreka : « je ne pourrai pas pardonner… », dit son oncle

21 mars 2019 à 18 06 19 03193

Dans la journée d’hier mercredi, 21 mars 2019, des échauffourées ont éclaté à Dubréka entre des jeunes, en majorité conducteurs de motos-taxis, et les agents de la brigade de recherche numéro 14 de la localité. Le face-à-face a fait un mort par balle, des blessés et des dégâts matériels importants. La victime se nomme Amadou Soumah, un collégien originaire de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’origine des échauffourées, la mort d’un jeune taxi-motard. Après l’arrestation d’individus, que les taxi-motards ont présentés comme les assassins de leur ami, une foule de jeunes s’est dirigée vers la brigade de recherche pour les réclamer. Devant le refus des agents, des échauffourées vont s’en suivre, entrainant la mort par balle du jeune Amadou Soumah et des blessés. Une foule en colère va saccager les locaux de la brigade de recherche.

Selon nos informations, Amadou Soumah est originaire de la sous-préfecture de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa. Il était élève en classe de 8ème année au collège franco-arabe Mouloukou Souleymane de Dubréka. Il a reçu le projectile alors qu’il revenait de l’école.

Au lendemain de la mort de ce jeune homme, son oncle Abdoulaye Soumah, très affligé, a expliqué à notre reporter ce qu’il sait du drame. « Hier, vers midi, suite à la manifestation qu’il y avait eu au rond-point de Neguéyah, il a été demandé aux enfants de rentrer à la maison. C’est ainsi que mon neveu, en compagnie de son ami, ils rentraient à la maison. Mais, quand ils sont arrivés au rond-point, l’ami de mon fils lui a dit de passer sur une autre route puisqu’il y avait des coups de feu au niveau du carrefour.

Mon fils a dit non. Pour lui, c’est la seule route qui mène chez lui. Alors, continuant son chemin, à la suite d’un coup de feu, mon neveu a reçu une balle au cou. La balle lui a traversé la gorge et il en est mort sur place. Mais moi, je n’ai pas compris en ce moment. Ils ont appelé le chef de quartier, son téléphone était éteint. Et, puisque je suis le chauffeur du chef de quartier, les gens ont commencé à m’appeler et c’est en ce moment que j’ai compris que mon fils avait été tué par balle », a expliqué l’oncle du défunt.

Très en colère, Abdoulaye Soumah a dit qu’il ne pardonnera pas à ceux qui ont ôté la vie du jeune homme. « Depuis hier, je suis sous le choc, mon cœur saigne, mon cœur me fait mal. Je ne me suis jamais senti aussi mal comme c’est le cas maintenant depuis ma naissance. Je considérais Amadou Soumah, non pas comme un neveu, mais comme un fils. Je ne pourrai pas pardonner à celui qui a tué mon fils », soutient-il

Interrogé par notre reporter, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Dubréka a regretté la mort de ce collégien à la fleur de l’âge. Pour Dr Aboubacar Soumah, des enquêtes sont ouvertes situer les responsabilités. « Selon nos informations, c’est un présumé voleur qui a été pris hier dans un garage. Au moment où on le conduisait à la gendarmerie, les gens ont commencé à crier au voleur ! Au voleur !

Immédiatement, les conducteurs de motos-taxis qui étaient sur place ont protesté, ils ont demandé aux agents de leur remettre le bandit afin qu’ils le brûlent vif. Cela, pour venger un de leur camarade dont le corps sans vie a été retrouvé récemment en brousse. Ceux-ci ont refusé, ce qui a augmenté la tension. Il y a eu des jets de pierres, le siège de la brigade a été à attaquée.

Et, c’est pendant ces échauffourées que ce jeune élève, qui revenait de l’école, a été atteint par une balle perdue et en est mort sur place. Mais, les enquêtes ont été ouvertes. Nous avons écrit au procureur qui a ouvert immédiatement une enquête. On attend les résultats », a-t- il laissé entendre.

A noter qu’Amadou Soumah a rejoint sa dernière demeure ce jeudi, 21 mars 2019, au cimetière de Dubréka. Le calme est revenu sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Audit : Saïd Fofana, Facinet Touré et Mamady Kaba n’ont pas déclaré leurs biens (Balai Citoyen)

21 mars 2019 à 15 03 20 03203

La Cellule Balai Citoyen continue de publier son rapport d’audit relatif à la déclaration des biens des hautes personnalités du de la République. Ce jeudi, 21 mars 2019, elle a publié le rapport d’audit concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles. Sur les 11 responsables à avoir donné des informations, sur l’honneur, de leurs biens lors de leur entrée en fonction, 10 l’ont effectivement fait, a appris Guinmatin.com à travers un de ses reporters.

Depuis deux jours, la Cellule Balai Citoyen publie des rapports d’audit citoyen. Après la publication du rapport concernant la Présidence de la République, les responsables de la Banque Centrale, les gouvernements de Mamady Youla et de Kassory Fofana, c’est celui concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles qui a été rendu public ce jeudi.

Ce rapport révèle que sur les 11 premiers responsables des institutions constitutionnelles, 10 ont effectivement déclaré leurs biens à leur entrée en fonction. Ce sont : Kéléfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle ; Mohamed Diarré de la Cour des Comptes ; Claude Kory Kondiano de l’Assemblée Nationale ; Mamadou Sylla de la Cour Suprême ; Rabiatou Sérah Diallo du Conseil Economique et Social ;

Martine Condé de la Haute Autorité de la Communication ; Dr Alya Diaby de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ; Amadou Salifou Kébé de la CENI; Facinet Touré, ancien médiateur de la République ; Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant.

Dans le même rapport, trois personnalités sont épinglées, en ce sens que la Cellule Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur la déclaration de leurs biens. Il s’agit de Mohamed Saïd Fofana, actuel médiateur de la République, pour qui il n’y a pas d’informations sur la déclaration de ses biens son entrée en fonction. S’agissant de Facinet Touré, ancien médiateur de la République, et de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations à la fin de leurs fonctions.

A l’issue de ce résultat obtenu des enquêtes menées sur la déclaration sur l’honneur des biens des premiers responsables des institutions constitutionnelles, la Cellule Balai Citoyen recommande : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’Article 36 de la construction et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ; l’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ; l’élaboration et la mise en vigueur par le chef de l’État sur proposition du Premier Ministre Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ; au président de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

A noter que le prochain rapport d’audit citoyen portera sur la déclaration des biens des responsables des établissements publics et parapublics.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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PUEG : Attribution de marché pour le Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

21 mars 2019 à 14 02 45 03453

Objet : Recrutement d’un Assistant Technique à la Société des Eux de Guinée (SEG), sous forme d’Assistance à la maîtrise d’ouvrage.
Méthode de sélection : Sélection de consultant individuel.
Mode de passation : Appel d’offres fermé – Consultation de CV des Experts.

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Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

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PUEG : PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE

21 mars 2019 à 14 02 26 03263

Objet : Audit Financier et Comptable du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), exercices 2018 et 2019.
Référence Marché : N°02/PUEG/SC/2019
Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).
Mode de passation : Appel d’offres ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)
Délai d’exécution : Trente (30) jours dont quinze (15) jours pour chaque exercice.

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Résultat Audit Financier

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Viol sur deux mineures : deux individus condamnés à 20 ans de prison par le TPI Faranah

21 mars 2019 à 13 01 01 03013
Mamadou Lébéré Baldé, Procureur de la République près le TPI de Faranah

Les sanctions continuent à pleuvoir au Tribunal de Première Instance de Faranah au compte des audiences criminelles. Alphadio Barry, dit Têla, et Alpha Oumar Diallo, plus connu sous le nom de Sally, ont été reconnus coupables de viol sur mineure et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier accusé, Alphadio Barry, conducteur de taxi-moto, est poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, « les faits se sont produits à Maréla en 2018. C’est un conducteur de mototaxi. On a embarqué une fillette sur sa moto.

Malheureusement, au lieu qu’il dépose la fille au lieu indiqué, il a contourné pour prendre une autre tangente pour aller abuser de la fille. Donc, ces faits là sont tellement graves que le ministère public n’a pas tardé de requérir contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et, comme il était en fuite après l’acte, on a requis à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre lui à l’audience », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé.

Dans sa décision, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. Alphadio Barry, dit Têla, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Le deuxième accusé se nomme Alpha Oumar Diallo, alias Salli, poursuivi pour viol sur une fille de 14 ans. Les faits se sont produits au mois d’octobre 2016, à Dabola. Selon le procureur de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, « la victime est une jeune fille de 14 ans, vendeuse d’arachides, d’oranges… L’accusé est venu dire à la fillette qu’il veut acheter.

Il a réussi à la tromper pour partir ensemble jusqu’au niveau de sa chambre. Arrivé là, Sally a dit qu’il n’avait pas de monnaie. Il a envoyé une autre fille faire la monnaie, une manière de rester isoler avec la victime. Quand la fille est revenue, elle a trouvé que sa jumelle était nue. Elle a compris qu’il y a eu viol. Immédiatement, il a pris la fuite ».

Dans sa décision, le tribunal a condamné Alpha Oumar Diallo, alias Sally, à 20 ans de réclusion criminelle tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

Ces deux verdicts ont réjoui le procureur qui dit avoir réussi à apporter les preuves qui ont confondu les deux accusés. « C’est un sentiment de satisfaction, parce qu’il appartient au ministère public d’apporter toutes les preuves de la culpabilité de celui qui est poursuivi.

Et, si nous avons réussi à apporter toutes les preuves de la culpabilité de M. Alpha Oumar Diallo, alias Sally, et M. Alphadio Barry, alias Têla, c’est un sentiment de joie. On estime que le droit a été dit, on ne peut que se réjouir », a réagi Mamoudou Lébéré Baldé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Médias : un magazine économique dénommé « Émergence », lancé à Conakry

21 mars 2019 à 12 12 59 03593

Le paysage médiatique guinéen, en pleine mutation, enregistre la naissance du magazine Émergence. Son lancement officiel a eu lieu dans la soirée d’hier, mercredi 20 mars 2019, à la Minière en présence de plusieurs personnalités. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le magazine Émergence est un mensuel de 52 pages, conçu par des hommes de médias guinéens, tous expérimentés. Il va traiter essentiellement des questions économiques. En procédant à son lancement officiel, le ministre de l’Information et de la Communication s’est dit très heureux de la naissance du magazine Émergence.

Car, observe Amara Somparé, les questions économiques ne sont pas traitées suffisamment dans les médias guinéens. « Le débat en Guinée est trop longtemps politisé. Nous l’avons transformé en manichéisme politique, tous les antagonismes qui pouvaient exister dans notre pays.

Aujourd’hui, ça n’intéresse personne de savoir pourquoi les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés ? Quel est leur lien avec le taux directeur de la banque centrale ? Comment lutter contre l’inflation ? Pourquoi l’économie informelle pose tant de problèmes à Monsieur Makhissa Camara (directeur national des impôts, ndlr) qui est ici ? Pourquoi est-il important de la formaliser ? Donc, voilà tant de question qui constituent le socle du développement économique de notre pays, mais qui n’intéressent pas trop de personnes », a fait remarquer le ministre Amara Somparé.

Pour Lamine Mognouma Cissé, l’administrateur général du tout nouvel organe de presse, le magazine Émergence a pour ambition de faire bouger les lignes dans notre pays. « Émergence est né d’une équipe de journalistes de casser les codes en termes d’informations économiques.

Ce magazine qui se veut de bon sens, tourné vers l’avenir, est aussi l’expression d’un renouveau dans un pays en pleine mutation, sur le plan social mais aussi économique et politique. Cette revue se donne pour ambition de faire bouger les lignes en vantant certes les actions pragmatiques et innovantes sans flagornerie aucune, ni obséquiosité », a laissé entendre Lamine Mognouma Cissé.

De son côté, Ismaël Kabinet Camara, directeur de la rédaction du magazine Émergence, portera son intervention sur la présentation de l’organe. « Sa particularité tient au fait qu’il s’est donné pour spécialité le traitement des questions économiques à l’échelle nationale et africaine. Vous comprendrez alors que notre ambition est de marquer notre présence sur les chantiers économiques en Afrique.

Vous lirez dans ce titre (le premier numéro, ndlr) le reportage de notre envoyé spécial à la faveur de la dernière présidentielle sénégalaise. Il en sera ainsi pour tous les numéros du magasine. C’est du reste de l’objectif visé par notre équipe. Dans les colonnes de ce Magazine, nous parlerons certes, comme tous médias qui se respectent, du train qui n’arrive pas à l’heure ; mais, nous ferons une petite révolution en parlant, chaque fois que cela est nécessaire, du train qui arrive à l’heure.

Par cette manière de faire les choses, nous voulons montrer que la Guinée, notre pays, l’Afrique, notre continent, ce n’est pas que guerre civile, famine, catastrophe. En un mot comme en mille, il s’agit de dire que la Guinée et l’Afrique, c’est aussi des hommes et des femmes qui se battent honnêtement, nuit et jour, sous le soleil, sous la pluie pour tirer l’économie vers la croissance, donc le bien être », a expliqué Ismaël Kabinet Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conflit agriculteurs/éleveurs : 4 individus condamnés à 30 ans de prison à Faranah

21 mars 2019 à 10 10 59 03593

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. C’est dans ce cadre que quatre individus, accusés d’incendie volontaire, de destruction d’édifices privés, de coups et blessures volontaires, ont été condamnés par défaut à 30 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les quatre accusés dans ce dossier sont : Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé. Les faits pour les quels ils sont poursuivis ont eu lieu en 2018 à Gbénikoro, un secteur relevant de la commune urbaine de Faranah.

Selon nos informations, tout est parti d’une opposition entre agriculteurs et éleveurs. « Les agriculteurs ont estimé que les animaux des éleveurs sont venus dévaster leurs champs. Entretemps, non seulement ils ont fusillé certaines de ces bêtes ; mais également, ils se sont révoltés pour aller s’attaquer aux différentes cases appartenant aux éleveurs. Donc, ils ont incendié toutes ces cases-là. C’est une infraction purement criminelle.

C’est pourquoi ils ont été poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 510 ; 523 ; 239 et suivants du Code Pénal », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah.

Les quatre accusés, tous en fuite, ont été reconnus coupables et condamnés à trente (30) ans de réclusion criminelle. Le tribunal, par la voix du juge Amadou Sagnane, s’est exprimé en ces termes : « le tribunal, statuant publiquement, à l’égard des accusés, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé coupables d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires, de destruction d’édifices privés et de vol ; les condamne chacun à 30 ans de réclusion criminelle par défaut, décerne un mandat d’arrêt contre eux ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
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Avis de baptême

21 mars 2019 à 7 07 16 03163

Monsieur Abdoulaye Oumou Sow, journaliste – Blogueur et son épouse, Fatoumata Diaraye Baldé, ont la joie de vous informer de la naissance d’une fille sous leur toit, dans la nuit du dimanche 17 mars 2019.

Ils remercient tous ceux qui ont pris leur précieux temps pour leur rendre visite, appeler, envoyer des messages à la suite de cette heureuse nouvelle.

Ils profitent de cette occasion pour annoncer que la cérémonie de baptême du nouveau-né aura lieu le dimanche prochain, 24 Mars 2019, à partir de 10 heures, au quartier Hamdallaye Jean Paul II (à quelques mètres) de l’hôpital, dans la commune de Ratoma.

Pour plus d’information, prière de contacter le numéro suivant : (00224) 620848501

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Sécurité et gouvernance locale : l’ONG COGINTA et le MATD signent un partenariat dans ces domaines

20 mars 2019 à 21 09 04 03043

Dans le but d’assurer la sécurité, la cohésion sociale et le développement local en Guinée, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD) a signé un accord de partenariat avec l’ONG suisse COGINTA. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019 dans les locaux dudit département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la signature de cet accord de partenariat dénote de la volonté des deux parties de tisser des liens solides de partenariat, afin de mener conjointement des activités de développement, notamment dans les domaines de la garde communale, le développement local, la gouvernance locale de la sécurité, la résolution pacifique des conflits et la cohésion sociale.

« Ce partenariat va porter donc sur l’appui technique mutuel et le partage d’expérience avec COGINTA qui œuvre déjà dans ces domaines depuis 2013 en Guinée », a dit le général Bouréma Condé.

Le ministre ajoute que « concrètement, et en fonction des moyens à disposition, cette nouvelle forme de collaboration sera axée sur les principaux points suivants :

La formation, l’information et la sensibilisation des élus locaux sur la planification du développement, la gouvernance locale de la sécurité, notion de police des collectivités locales, prévention et résolution des conflits et sur les dispositions légales existantes en termes de mobilisation de ressources ;

L’appui à l’opérationnalisation du corps de la garde communale qui, depuis sa création, peine à assumer pleinement son rôle ;

L’accompagnement à la mise en place, dans les collectivités, de cadres de concertation sur les problématiques sécuritaires : les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD), et les Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) ;… ».

De son côté, Sébastien Gouraud, le directeur de COGINTA, s’est réjoui aussi de la signature de cet accord de partenariat. Un accord à travers lequel, sa structure espère renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. « Le département souhaite élaborer une stratégie de mise en place des gardes communales qui comprendra une réflexion sur les modes de mise en place, sur les modes de financement, également la formation et l’encadrement des agents de la garde communale.

Puisque, en fait, il y a un certain nombre de communes qui ont déjà mis en place des gardes communales pour pouvoir compléter le dispositif de sécurité à l’échelle locale aux côtés des forces de gendarmerie et de police. Et donc, notre rôle, c’est de travailler ensemble avec le département, avec les services de monsieur le ministre pour pouvoir accompagner et structurer les gardes communales », a-t-il laissé entendre.

Sébastien Gouraud rassure que « COGINTA reste engagé à accompagner le gouvernement guinéen dans sa volonté d’assurer à tous les guinéens et toutes les guinéennes un environnement sécurisé, propice à tout épanouissement et indispensable à tout développement ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Médias : Alpha Abdoulaye porté à la tête de l’AGEPI ou la naissance d’un bras de fer ?

20 mars 2019 à 19 07 50 03503

L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) a un nouveau président. Alpha Abdoulaye Diallo, fondateur du journal Le Populaire a été élu ce mercredi, 20 mars 2019, par ses pairs. Une élection qui s’est faite à l’absence du président « sortant », Moussa Iboun Conté, qui conteste déjà cette élection, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

S’achemine-t-on vers un bicéphalisme à l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) ? En tous les cas, à l’occasion d’un congrès extraordinaire, Alpha Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. Selon nos informations, il a obtenu 41 voix contre 04 face à Mohamed Diabaté, du journal « Les Nouvelles du pays ». Par ailleurs, sur 48 journaux, 47 ont voté, a-t-on appris.

Cette élection a été aussitôt contestée par Moussa Iboun Conté, qui se réclame comme étant le président « légal et légitime de l’AGEPI ».

Le bras de fer est désormais engagé et il reste à savoir jusqu’où iront les protagonistes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Développement durable : le RAJGUI lance la campagne nationale de plaidoyer en faveur des initiatives locales en Guinée

20 mars 2019 à 15 03 54 03543

« Taux de chômage élevé, persistance de la précarité des jeunes et des femmes, délinquance juvénile, manipulation des jeunes dans les manifestations politiques, faible représentativité des jeunes et des femmes dans les instances de décision… » voilà entre autres maux dont souffre la jeunesse guinéenne aux dires du Coordinateur National du RAJGUI, Sékou DORE. Il l’a dit à l’occasion du lancement de la campagne nationale de plaidoyer sur les initiatives locales, ce mercredi 20 mars 2019, à la marie de Kaloum.

C’est un projet qui s’entendra du 20 mars au 30 avril dans 18 localités du pays dont Mandiana, Siguiri, Dinguiraye, Yomou, Guéckédougou et les 5 communes de Conakry.

Financé par le fonds des nations unies pour la consolidation de la paix, c’est une initiative de la plateforme du RAJGUI en partenariat avec WANEP ACORD Guinée.

Le lancement des travaux a été présidé par Madame le Maire Aminata TOURE CAMARA.

Il s’agit pour ces acteurs de plancher sur les actions à mettre en œuvre pour la paix, l’implication des jeunes et des femmes dans les instances de décision, le développement communautaire impacté notamment par les dégâts sur l’environnement dans les zones minières.

A cette occasion, madame le Maire de Kaloum a rappelé que la Guinée a accédé à son indépendance grâce aux jeunes, dont son père feu Ahmed Sékou TOURE, qui n’avait que 36 ans lors de l’accession du pays à l’indépendance.

Elle a par la suite rappelé les efforts mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes guinéennes qui se battent au quotidien, pour la survie des nombreuses familles. La seule femme Maire du pays, a noté que les jeunes sont incontournables dans tout projet de développement. Aminata TOURE CAMARA a terminé son propos en rassurant le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée et ses partenaires, de sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix et du développement durable de notre pays.

De son côté, le Coordinateur National du RAJGUI a rendu hommage aux mêmes devanciers qui ont été à la base du développement du pays pour reprendre ses propres termes.

Sékou DORE mettra l’accent sur le rôle et la place incontournable des jeunes et des femmes dans le développement d’un pays comme le nôtre. Il a rappelé à cet effet, l’affirmation d’un penseur qui dit : « dis-moi quelle jeunesse tu as dans ton pays, je te dirai quelle nation tu auras ».

Une lancée poursuivie par K.SOMPARE qui a fait remarquer qu’en République de Guinée, « les femmes et les jeunes représentent respectivement 53% et 65% de la population et ceux de moins de 25 ans, représentent un ratio de 66% sur une population de 12.5 millions d’habitants, et donc un fort potentiel pour le développement du pays. En plus de leur poids démographique, les jeunes vivent des situations spécifiques qui limitent leur épanouissement social et économique.

Le plus souvent, ils sont consultés et mobilisés pour élire des candidats et ensuite relégués au second rang pour des postes d’assistants ou d’adjoints aux responsables… ». Elle poursuit en disant que « l’importance de la contribution des femmes et des jeunes dans le développement de la nation ne fait aucun doute. Toutefois, ne pas prendre en compte leur participation et leur bon positionnement dans la gestion des affaires publiques du pays constitue un frein à la paix et au développement durable ».

Quant aux partenaires, le Représentant de ACORD Guinée à la cérémonie, Kaman KOULEMOU, a rappelé le contexte guinéen, selon lui, caractérisé ces 10 dernières années, par des « manifestations occasionnées, par les violences inter-ethniques, l’effritement du tissu social, les comportements inciviques dont la destruction des édifices publiques, la désobéissance aux autorités.

Le Président du CA du RAJGUI dans son allocution a tenu, comme ses prédécesseurs à faire une sorte de plaidoyer pour le positionnement des jeunes dans les instances de décision du pays. Dr Alpha Abdoulaye DIALLO dira que le RAJGUI est présent dans les 33 préfectures et les 8 régions administratives depuis sa création en 2004.

La cérémonie a pris fin sur une note d’engagement des participants visiblement déterminés à se faire une place dans les sphères socio-économiques et politiques du pays.

Idiatou CAMARA

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Balai Citoyen : « 12 ministres du gouvernement Kassory Fofana n’ont pas déclaré leurs biens »

20 mars 2019 à 15 03 28 03283

La Cellule Balai Citoyen poursuit la publication de son rapport d’audit sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République. Le rapport publié ce mercredi, 20 mars 2019, fait état de douze membres du gouvernement du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et pas des moindres, qui n’ont pas déclaré leurs biens à la Cour des Comptes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 mois de travaux sur le rapport d’audit citoyen effectué par la Cellule Balai Citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République, il ressort que douze ministres de l’actuel gouvernement guinéen n’ont pas déclaré leurs biens à leur prise de fonction. Il s’agit entre autres de : Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la Défense Nationale ; Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé ; le Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Mamady Touré, ministre des Affaires Etrangères et des guinéens de l’Etranger ; Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique ; Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics ; Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique ; Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ; Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ; Mariama Camara, ministre de l’Agriculture ; Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement ; et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général en charge des Affaires Religieuses.

En se basant sur l’article 36 de la Constitution guinéenne, relatif à la déclaration des biens des membres du gouvernement, la Cellule Balai Citoyen dresse un constat pas satisfaisant. « Sur un gouvernement constitué de 36 ministres, nous constatons, conformément à l’article 36 de la Constitution, qu’il y a 24 ministres qui se sont prêtés à cet exercice constitutionnel. Tandis que, nous ne disposons pas d’informations pour les 12 autres ministres restants. Cela donne un pourcentage de 66, 66% ayant déclaré et 33, 33% pour lesquels on n’a pas d’informations ».

La Cellule Balai Citoyen de Guinée en profite pour faire des recommandations relatives au respect de la Constitution, la promotion de la bonne gouvernance mais aussi la lutte contre la corruption : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’article 36 de la Constitution et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ;

Veiller à ce que les écarts entre la déclaration initiale et celle de fin de fonction soient dûment justifiées ; la publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’article 36 de la Constitution ; au procureur de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Déguerpissement à Conakry : une partie de Bambéto aussi dans le viseur

19 mars 2019 à 19 07 26 03263

L’opération de déguerpissement, lancée depuis quelques semaines à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, se poursuit impitoyablement sur le plateau de Koloma. Les agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de marquer au rouge les bâtiments sur les lieux. C’est le cas du secteur Campema, à Koloma 1, où les citoyens sont plus que jamais désemparés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le quartier Koloma 1, secteur Campema, à quelques pas des tours jumelles de Bambéto, plusieurs bâtiments sont marqués d’une croix. Les propriétaires ont reçu un délai de trois jours pour quitter les lieux. Là, tout le monde s’active à plier bagages. Les uns démontent portes et fenêtres, les autres décoiffent les toits.

Elhadj Marouf Barry, membre du conseil de quartier de Koloma 1 depuis 1982, fait partie des victimes. Il habite la zone depuis le mois septembre 1956. Pour lui, aucune proposition de dédommagement ou de recasement ne lui a été encore faite. « Depuis 1982, je suis membre du conseil de quartier ici, en même temps imam de la grande mosquée de la place. Pendant 20 ans, je dirige la prière ici. Moi, je suis venu à Conakry en 1956.

Quelques temps après mon arrivée, je me suis vu avec les cultivateurs de la zone. Je leur ai demandé de m’aider à avoir un domaine où cultiver. Et ça, c’était le 12 mars 1972. C’est ce qui est mis dans la donation de mon domaine. Quand ils ont commencé le déguerpissement à Kaporo Rails en 1998, ils nous ont dit que Kaporo rails est une zone réservée et par là, c’est un espace vert.

Ainsi, ils étaient venus casser plusieurs bâtiments, mais ils n’avaient pas touché nos bâtiments qui sont par là. C’est au niveau des tours jumelles qu’ils s’étaient limités. Tous les bâtiments que j’ai, aucun n’a été touché et je n’avais pas déménagé. La deuxième République a mis des croix sur mes bâtiments là, mais on ne m’a rien dit jusqu’à présent comme pour dire qu’on va me dédommager ou non.

Cette fois-ci, ils sont venus encore mettre des croix et nous donner un délai de trois jours alors que moi j’ai deux bâtiments ici. Mais comment on va faire maintenant ? Nous n’avons qu’ici. On ne nous a proposé ni dédommagement, ni recasement. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider », a plaidé Elhadj Marouf Barry.

Pour sa part, Thierno Souleymane Bah, originaire de la préfecture de Télimélé, estime que les citoyens qu’on est entrain de chasser de leurs domiciles ne sont pas sous-couvert du gouvernement. Pour lui, un délai de trois jours n’est pas suffisant pour un déguerpissement normal. « J’occupe le bâtiment de mon papa construit en 2000. Un bâtiment de trois chambres, un salon et un magasin.

Mais, c’est seulement hier qu’on a vu une équipe composée de gendarmes et de policiers, venir mettre des croix sur nos bâtiments sans même nous regarder. Ils ont commencé par discuter entre eux. Puis, un d’entre eux, habillé en veste, donna l’ordre de mettre les croix. Actuellement, on plie nos bagages et on cherche vers où se diriger pour les garder », a dit monsieur Bah.

En outre, Thierno Souleymane Bah déplore l’attitude du pouvoir qui n’a pas pitié des citoyens qu’il est censé protéger. « Je dirai au gouvernement que le déguerpissement ne doit pas se faire comme ça. Le gouvernement estime qu’on ne fait pas partie de la population guinéenne, nous ne représentons rien pour l’Etat.

Même si c’est des poules, il faut leur trouver un poulailler. Si c’est vrai que nous sommes de la nation qu’il commande, il n’allait pas agir ainsi contre nous, comme un troupeau de bétail. C’est vrai que ça peut être une zone réservée mais nous, nous souhaiterions que le délai soit beaucoup plus raisonnable qu’il l’est », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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« 25% des membres du gouvernement Youla ont déclaré leurs biens » (Balai Citoyen)

19 mars 2019 à 17 05 33 03333

La Cellule Balai Citoyen (CBC) a animé un point de presse ce mardi, 19 mars 2019, à son siège à Coléah, pour faire le point sur les résultats du rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de l’Etat. Cet exercice, initié par cette structure de la société civile, va s’étendre sur quatre jours, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Face à la presse, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen s’est accentué spécifiquement sur le rapport d’audit sur la déclaration des biens du gouvernement Mamady Youla. Selon ce rapport, 82,35% des membres dudit gouvernement ont réalisé leur déclaration lors de leur entrée en fonction. Par contre, aucune information n’a filtré sur les 17,65%.

S’agissant des membres du gouvernement Youla qui ont fait une déclaration de biens à leur sortie du gouvernement, la Cellule Bala Citoyen a dit que le taux est faible. Selon Sékou Koundouno, « seulement 25% ont déclaré leurs biens à la fin de leur mandat. Mais, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur les 75% sortants. Globalement, il faut noter que selon les statistiques données par le Balai Citoyen, seulement 33,32% des informations censées avoir été publiées par les membres du gouvernement Youla sont disponibles ».

Le Balai Citoyen met en garde tous ceux qui refuseraient de publier leurs biens au journal officiel de la République dans les jours à venir. « Le Balai Citoyen est formel. Ceux qui gouvernent cette République tirent leur légalité et leur légitimité de la demande sociale, c’est-à-dire du peuple souverain. Le contenu de toutes ces déclarations de bien sera publié. Nous avons lancé un appel à la Cour Constitutionnelle, à la Cour des Comptes, qu’on nous les transmette rapidement pour que le peuple entre en droit.

Dès la semaine prochaine, nous publierons les documents sur les déclarations des biens de l’ensemble de nos gouvernants pour que vous dans les quartiers, les villages, à l’extérieur, vous nous aidiez à enquêter afin de savoir qui a plus que ce qu’il a déclaré afin qu’on se constitue en partie civile pour porter plainte contre cette personne. On ne peut pas gérer cette République et en faire un clan pour une famille », a mis en garde Sékou Koundouno.

En outre, la Cellule Balai Citoyen a formulé des recommandations auprès de l’Etat : l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ; à l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption, l’arrêt total de tout atelier de sensibilisation et d’informations sur les méfaits de la corruption, d’agir contre tous prédateurs de l’économie afin de regagner la confiance des citoyens…

Il a fallu 26 mois à cette plate-forme de la société civile guinéenne pour obtenir le rapport synthèse qui est le résultat de l’audit citoyen sur la déclaration sur l’honneur des biens des hautes personnalités de l’État, comme prévue par l’article 36 de la Constitution guinéenne. Cet audit concerne aussi le gouvernement du Premier ministre Kassory Fofana ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles et des responsables des régies financières.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Comment garder son homme au foyer ? Les explications de quelques dames

19 mars 2019 à 13 01 44 03443
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La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. De multiples difficultés surviennent et conduisent quelques fois à l’infidélité et, au pire des cas, au divorce. Mais, que doit faire la femme pour garder son mari à la maison ? La question vaut bien son pesant d’or à un montant où de nombreux couples sont à couteaux tirés. Pour répondre à cette question, un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques femmes rencontrées dans les rues de Conakry.

Ces femmes, interrogées par notre reporter, estiment que pour avoir un foyer stable, de nombreuses astuces sont à mettre à œuvre : tolérance, obéissance, attention, …

Pour madame Adama Doumbouya, vendeuses de denrées alimentaires, rester dans son foyer et garder son homme exigent d’accepter ses caprices, pardonner à fin d’éviter le divorce. « Si vous voyez que nous sommes restés au foyer, de la jeunesse à la vieillesse, jusqu’à nos jours, c’est parce-que nous avons supporté plusieurs choses et nous avons su pardonner.

Quand la femme accepte la souffrance, tes enfants vont évoluer et seront bénis. Toi fille qui dit, si tu te maries, tu ne peux supporter les caprices de ton homme, comment est-ce tu peux garder ton homme et rester au foyer? Si tu dis que tu ne peux le supporter, ça ne se passera pas devant toi. Au moment où il voulait de toi, les mots qu’ils te disaient, avant qu’il ne t’épouse, ne seront pas les mêmes après avoir eu un ou deux enfants dans le mariage.

Et si toi tu dis que tu ne peux pas supporter tous ces caprices avec un homme et qu’à chaque fois tu demandes le divorce, tu deviendras mère de deux à trois enfants de pères différents. Ce qui n’est pas bon pour ces enfants et pour la mère en question. Ce que je vais dire aux femmes, c’est d’être tolérantes, de pardonner, d’obéir afin de maintenir leurs hommes, car le mariage n’est pas facile, il y a plusieurs difficultés dans le mariage, il y a le regret. Mais, il faut toujours pardonner », conseille-t-elle.

Une autre commerçante va abonder dans le même sens. Pour Aïssata Yéro Diallo, elle a su garder son mari parce qu’elle a été une femme obéissante et tolérante. « Vous savez pourquoi vous les jeunes filles vous ne pouvez pas garder votre homme et rester dans un foyer, c’est parce-que vous vous attachez à plein de choses, le matériel, le luxe. Vous n’aimez pas travailler, vous aimez que le ménage soit fait par quelqu’un d’autre, tel que la cuisine, la lessive…

Mais, tel n’était pas le cas chez nous. Moi, quand je me suis mariée, mon mari n’avait rien et nous étions dans une seule chambre. Parfois, on gagnait difficilement à manger. Mais, je ne me suis jamais plaint à qui que ce soit. J’ai toujours obéi et pardonné. En plus, c’est un homme bien », a dit la bonne femme.

Par ailleurs, Aissata Yéro Diallo demande aux jeunes filles d’être fidèles, de pardonner et d’aimer leurs belles familles. « Je dirais aux filles de pardonner, de rester patientes, d’être fidèle dans leur mariage, d’aimer la belle famille pour pouvoir garder son homme. Il faut également être tolérante, bien que les hommes sont insupportables quelques fois », rappelle-t-elle.

De son côté, Fatoumata Diané insiste sur l’attention que la femme doit accorder à son mari pour pouvoir le garder au foyer. « La femme, pour garder son homme et rester dans son foyer, il faudra qu’elle pardonne, qu’elle soit patiente et qu’elle prenne soin de son mari. Il ne faut pas l’obliger à te faire plaisir, même si les moyens ne le lui permettent pas.

Il faut éviter de lui briser le cœur à tout moment, car Dieu a créé la femme pour se soumettre. Je ne suis pas restée avec mon mari parce que c’est rose, je l’ai fait pour mes enfants. J’ai tout accepté de lui et j’ai pardonné, c’est pourquoi je l’ai avec moi jusqu’à présent », a fait savoir Fatoumata Diané.

Pour Nyoula Soumah, le mariage n’est pas toujours rose et la femme doit supporter pour avoir un foyer stable. « Le mariage est doux parfois, il n’est pas doux parfois aussi, parce qu’il y a des temps où tu es heureuses, mais il y a aussi des temps où le foyer devient amer. Par exemple, j’étais beaucoup d’accord et heureuse avec mon mari ; mais aujourd’hui, tel n’est pas le cas.

Ce qu’on avait l’habitude de faire auparavant, maintenant il n’y a pas ça entre nous. Si tu veux rester dans un foyer et garder ton homme, tu dois accepter beaucoup de choses, tu dois pardonner. Les hommes d’aujourd’hui font pleurer les femmes. Tu consacres ta vie à l’aimer, à le chérir et tu te rends compte qu’il cherche d’autres filles dehors. Ça, c’est très difficile », dénonce-t-elle.

En termes de conseils, madame Nyoula Soumah propose : « À l’heure actuelle, il faut beaucoup pardonner. Car, quand tu es chez ton mari, tu as beaucoup de respect et de considération par les autres. Je dirais à toute femme, quand tu veux garder ton mari, fait en sorte que quand il quitte le travail, il ne faut pas l’accueillir par des disputes. Il faut bien le dorloter, lui dire des belles choses, tu lui montres ton amour à son égard », suggère-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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