Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Télimélé : Kawessi (Daramagnaki) demande à être érigé en Commune Rurale

18 juillet 2019 à 15 03 27 07277

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier mercredi 17 juillet 2019, dans les districts de Kabara et Diougourou, relevant de la commune rurale de Daramagnaki. L’unité des fils et filles de ces localités et la préservation de l’environnement sont les principaux points à l’ordre du jour de cette tournée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le district de Kabara, situé à 35 km de Daramagnaki, qu’est implantée la compagnie minière CDM-Chine avec un certain nombre de réalisations pour la communauté.

Amadou Kanté, conseiller communal,
Amadou Kanté, conseiller communal

Selon Amadou Kanté, conseiller communal, jusqu’en 2016, le district de Kabara était une zone à vocation agro-pastorale. Mais, à partir de l’année 2017 qui marque le début des activités de CDM-Chine, Kabara est devenu un district minier par excellence. « Monsieur le préfet, jamais une société minière n’évolue sur un terrain sans inconvénients. Mais, dans les conditions de partenariat, les avantages prennent le dessus, on s’accepte mutuellement. En contrepartie de notre bauxite, CDM-Chine s’acquitte d’une taxe superficiaire de 360 millions de FG annuellement, versée à la commune pour aider à lutter contre la pauvreté dans nos différentes localités. Ainsi, ont été réalisé : un poste de santé à Lalifan, non encore équipé, une école primaire de 3 salles de classe avec une direction et un bloc latrines. Parallèlement à cette taxe, la compagnie vole à notre secours partout où elle nous voit en extrême nécessité », a fait savoir Amadou Kanté.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo

Au cours de cette visite du préfet de Télimélé, le district de Kawessi, relevant de Daramagnaki, a réitéré son souhait de se voir ériger en sous-préfecture. Une idée défendue par Mamoudou Diallo, citoyen de la localité, qui a interpellé Amadou Sadio Diallo à ce sujet. « Dans le souci de rapprocher les administrateurs aux administrés, la population de Kawessi manifeste son désir d’être érigé en sous-préfecture. Monsieur le préfet, votre présence ici aujourd’hui nourrit beaucoup d’espoir dans le processus du découpage tant attendu. Depuis 8 ans, notre brave population a entrepris un processus de découpage en investissant près de 2 milliards 300 millions de FG dans la construction d’un centre d’accueil, des bureaux du maire et du sous-préfet, les logements du sous-préfet, du maire, du secrétaire général de la commune et du receveur », a-t-il révélé.

Dans sa réponse, le préfet Amadou Sadio Diallo a dit avoir pris bonne notre de cette réclamation. « Kawessi! Nous avons vu, nous avons entendu et nous avons compris. Cet accueil démontre que vous nous soutenez et vous soutenez le président de la République. Vous voulez être une commune rurale, que Dieu vous aide. Sachez que nous allons rendre compte. J’ai eu un entretien sérieux avec la direction de la compagnie, je pense que les choses vont évoluer », a lancé monsieur Diallo.

En outre, le préfet a demandé aux différents districts de Daramagnaki de cultiver la fraternité, l’amour du prochain, de s’unir et de s’accepter. Il a également invité les populations locales à se battre pour la protection de l’environnement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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TPI Dixinn : « j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, à Gomboya et à Yattayah »

18 juillet 2019 à 14 02 17 07177
image d’archive

Kerfala Camara, ouvrier de profession, est un récidiviste dans le vol de bétail. Ce citoyen domicilié à Coyah, a été appréhendé en flagrant délit de vol de deux chèvres au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma. Il a répondu de ses actes dans la journée d’hier, mercredi 17 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Kerfala Camara est poursuivi pour avoir volé deux chèvres appartenant à Ousmane Mansaré, éleveur de son état. Selon nos informations, ce cas de vol a eu lieu le lundi 8 juillet dernier au quartier Foula Madina. Kerfala Camara a été appréhendé par la foule, roué de coups, remis à la police avant d’être placé sous mandat de dépôt le même jour.

Appelé à la barre, Kerfala Camara a reconnu les faits de vol pour lesquels il est poursuivi. Seulement, il a laissé entendre que c’est sa première fois de se livrer à de tels actes, mêmes si le plaignant l’accuse d’être auteur du vol de ses 35 têtes de chèvres. « Ce jour, je suis venu trouver les enfants en train de jouer au ballon. J’ai demandé aux enfants si les chèvres leur appartiennent. Ils ont répondu par la négative. C’est ainsi que les enfants m’ont aidé à attraper deux chèvres. Je les ai attachées pour les maîtriser. En cours de route, j’ai rencontré un vieux qui m’a demandé si les chèvres sont à moi. Je lui ai dit oui. Après, j’ai continué mon chemin. Quand je suis arrivé au niveau de la grande route, les jeunes et les enfants sont venus m’interpeller. Ils m’ont bastonné avant de me conduire au commissariat. Mais, c’est ma première fois de voler des chèvres dans ce quartier-là. Auparavant, j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, notamment à Gomboya et à Yattayah. Mais, dans cette zone où on m’a mis aux arrêts, c’est ma première fois de le faire », a expliqué le prévenu.

Par contre, Ousmane Mansaré soutient mordicus avoir été victime de vol à plusieurs reprises. Il a laissé entendre qu’il a été victime de vol de 35 bêtes, dont 9 moutons tout en accusant Kerfala d’en être l’auteur. « Je suis éleveur. Chaque mois, on me vole au moins trois têtes de chèvres. J’ai perdu 35 animaux, dont 9 moutons, tous enlevés par Kerfala Camara. Aujourd’hui, je lui réclame mes 35 animaux. Chaque tête coûte au moins 500 mille francs guinéens », a réclamé le plaignant à la barre.

Après avoir écouté les explications des deux parties, le procureur Boubacar 1 Bah a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité des faits de vol « en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement ferme. Ensuite, de prendre en compte les réclamations de la partie civile tout en constatant que les deux chèvres ont été restituées au plaignant », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mercredi, 24 juillet 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Arrêt du train Conakry Express : voici les causes et les dispositions prises pour sa reprise (Direction)

18 juillet 2019 à 11 11 01 07017

Le train Conakry-Express qui fait la navette entre Kagbélen, dans Dubréka, et Kaloum, au centre-ville de Conakry, est à l’arrêt depuis deux semaines. L’arrêt de ce train, qui transporte au moins 10 mille personnes par jour, serait causé par les ordures déversées sur la voie ferrée. Des mesures sont prises pour la reprise de la circulation, a appris Guinematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrêt des activités du train Conakry Express pénalise de nombreux citoyens qui l’empruntent chaque matin.

Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer
Mohamed Fonfing Diakhaby, DGA de la Société Nationale des Chemins de Fer

Pour parler des causes de cet arrêt, un reporter de Guineematin.com a donné la parole ce mercredi, 17 juillet 2019, à Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). Selon monsieur Diakhaby, « les causes de cet arrêt, c’est le dépôt d’ordures sur l’emprise et sur la voie ferrée. Il n’échappe à personne que la sécurité du transport ferroviaire des passagers requiert l’observation des règles générales d’exploitation, et ces règles recommandent à ce que la voie soit libérée de toutes entraves. Le train Conakry Express est un train passager qui transporte par jour au minimum de 10 mille personnes. Il est différent du train minier à bord duquel il n’y a pas assez de personnes. Lorsque le constat est fait que les ordures envahissent complètement la voie, la sécurité de la circulation ferroviaire est fortement affectée, et c’est qui a été pour ce cas précis. Donc, pour la sécurité des citoyens qui vont s’embarquer dans ce train, nous avons jugé utile de l’arrêter puisque les ordures ne permettent pas au train de rouler ».

Pour palier à ce problème d’arrêt intempestif du train, le directeur général adjoint de la SNCF annonce une série de mesures parmi lesquelles figure l’implication des citoyens et des autorités locales dans l’entretien de la voie. « Pour éviter tout arrêt du train, il faudrait qu’il y ait un assainissement régulier de la voie. La Société Nationale des Chemins de Fer s’y emploie avec les moyens qu’elle a pour enlever les ordures. Mais, au fur et à mesure qu’on enlève les ordures, au fur et à mesure, les riverains déposent les ordures sur l’emprise ferroviaire. Il faudrait que nous sensibilisions nos frères et sœurs qui habitent le long de la voie ferrée, d’arrêter cette pratique de jeter les ordures sur la voie ferrée. Nous envisageons d’écrire aux chefs des quartiers et au gouvernorat de la ville de la Conakry afin que tout le monde s’implique dans l’assainissement de la voie ferrée », a lancé monsieur Diakhaby.

Par ailleurs, notre interlocuteur a laissé entendre que « la régulation de la voie ferrée se fait par des spécialistes. Quant ils sentent que c’est dangereux de mettre un train sur une voie complètement envahie d’ordures, ils informent. Et, tant qu’on n’enlève pas les ordures correctement, c’est des problèmes. Mais, nous sommes tous des guinéens, notre souhait est d’assurer un transport public et une mobilité urbaine de nos populations à moindre coût. Les tarifs de Conakry Express sont les meilleurs tarifs en matière de transport public et nous devons tout faire que cela soit profitable à tous. C’est le transport le moins cher. Il va falloir expliquer à nos frères et sœurs de traiter la voie ferrée comme leur maison. Nous sommes entrain d’enlever les ordures, mais j’avoue que dans les 15 jours qui suivent, ils vont encore les remettre comme si rien n’avait été fait. De la manière dont on enlève les ordures, c’est de la même manière que les populations jettent les ordures sur la voie. Ce qui est regrettable aussi pour ces ordures, c’est que c’est en pleine nuit que les citoyens déposent les ordures. Il faut que ça cesse ».

En ce qui concerne la reprise de la circulation, monsieur Diakhaby dira que les populations seront informées ces jours-ci. « Le train est arrêté à peu près deux semaines. En principe, quand le train s’arrête, même quand on fini d’enlever les ordures, même quand le train s’arrête 3 ou 4 jours, il y a des contrôles à effectuer, vérifier si tout est normal parce que le transport des vies humaines, il faut faire très attention. Des entretiens techniques ont été faits aujourd’hui mercredi 17 juillet, nous avons déjà fait des essais. Le contrôle de la voie, nous sommes aussi là-dessus. Certainement, si toutes les conditions sont réunies, nous allons informer la population de la reprise de l’activité de Conakry Express le jeudi ou le vendredi plus tard. Mais, il faut que tout le monde sache que plus on met les ordures sur la voie ferrée, plus le train reste immobilisé. Ce train-là, nous devons tout faire pour qu’il circule de façon régulière et durable en même temps mettre tous les moyens en place pour qu’il ne s’arrête pas », sollicite Mohamed Fonfing Diakhaby.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Sonfonia Gare : le corps sans vie d’un bébé retrouvé dans les eaux de ruissellement

18 juillet 2019 à 10 10 16 07167
commissariat urbain de police de Sonfonia Gare

Le corps sans vie d’un nouveau-né de deux (02) semaines, de sexe féminin, a été retrouvé devant une concession au quartier Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. C’est un jeune étudiant, du nom d’Ibrahima Mara, qui a fait la découverte dans la nuit du mardi, 16 juillet 2019, aux environs de 23 heures, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le jeune étudiant a découvert nuitamment le corps du bébé devant sa concession. Il aurait été amené là par les eaux de ruissellement, consécutives aux fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale guinéenne ces derniers jours.

Interrogé par note reporter, le capitaine Samoura du commissariat de police de Sonfonia, a expliqué les circonstances dans lesquelles cette découverte a eu lieu. « C’est dans les environs de 23 heures que nous avons reçu un étudiant répondant au nom d’Ibrahima Mara. Il avait un bébé sans vie. Il nous a fait comprendre qu’ils ont trouvé le bébé devant leur concession, emporté par les eaux de ruissellement. Du coup, il a alerté l’un des voisins. Ils se sont dirigés vers le chef du quartier. Ensuite, ils sont venus ici. Et nous, à notre tour, on a mis le bébé à la disposition des autorités de Sonfonia. Les pieds du bébé étaient attachés avec une corde noire. Un bébé de sexe féminin. On ne peut pas croire que c’est l’inondation qui l’a tué. Son corps était déjà dans un plastique et les pieds attachés », a expliqué l’officier de police.

Les services de sécurité et les responsables du quartier ont ordonné l’enterrement du bébé dont les parents biologiques n’avaient pas été retrouvés. Selon nos informations, les enquêtes sont ouvertes pour élucider cette affaire.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Lutte contre l’insécurité et la délinquance : 20 membres du CLSPD formés à Siguiri

18 juillet 2019 à 9 09 51 07517

Les 20 membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de la commune urbaine de Siguiri viennent d’être outillés sur leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance.

La formation qui a duré trois jours (du 15 au 17 juillet 2019), s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen ». Un projet financé par le département d’Etat américain et mis en œuvre par l’ONG COGINTA, la CECIDE et Partners Global, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Des représentants des jeunes, des femmes, des syndicats ainsi que les responsables de la sécurité et des chefs de quartiers, tous membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Siguiri, ont pris part à cette formation.

Selon Justine Neloumngaye, chargée des programmes à COGINTA, l’objectif est de briser le tabou et impliquer tout le monde dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance. « C’est en 2016 que le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation et le ministère de la sécurité et de la protection civile ont signé un arrêté conjoint pour créer le CLSPD. Donc depuis lors, avec l’introduction de la police de proximité, dans chaque localité qui en bénéficie, les membres sont nommés et coginta vient en appui pour la formation de ces membres, afin de mieux faire leur travail. Donc nous voulons, à la fin de cette formation, que la sécurité ne soit plus être un tabou », a-t-elle indiqué.

Au terme de cette formation, les participants ont exprimé leur satisfaction. Selon

Bakary Diawara, commissaire central de Siguiri, « cette formation nous a renforcés, elle a permis de créer un partenariat entre la sécurité et les citoyens. Siguiri est une zone minière et frontalière, tant que la sécurité n’est pas renforcée, il nous sera très difficile d’atteindre les résultats que nous voulons. Nous espérons maintenant qu’à l’issue de cette formation, la sécurité sera renforcée parce que le tabou qui existait entre la police et les citoyens a été cassé ».

De son côté, Kadé Keïta, la représentante des femmes au sein du CLSPD, a dit avoir beaucoup appris au cours de cette formation. Elle promet de jouer sa partition pour assurer la sécurité dans la ville. « Après ces trois jours de formation, nous avons compris que la police est notre partenaire et non un ennemi des citoyens. En outre, elle nous a permis d’être outillés en matière de prévention de la délinquance. Désormais, nous serons un appui pour les agents de sécurité pour la prévention de la délinquance », s’est engagée cette dame.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Ivresse au volant : un chauffeur dans les filets de la compagnie de la sécurité routière de Labé

17 juillet 2019 à 19 07 32 07327
Maître Abdourahmane Bah maîtrisé par les agents de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé

Un jeune chauffeur du nom de maître Abdourahmane Bah, venu du Sénégal en état ébriété est tombé dans les filets de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, ce mercredi matin, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

En provenance de Manda Douane, au Sénégal, le jeune Abdourahmane Bah transportait à bord de sa voiture 505 Peugeot immatriculée RC 7694 Q et ayant une capacité de 9 places officiellement, 12 passagers en majorité des femmes et des enfants à destination de la préfecture de Mali Yembéring.

Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé,

Selon l’Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé, le chauffeur mis en cause a pris un vers de trop et ajouté de la drogue à Koundara. Cet serait avec cet état d’ivresse indescriptible qu’il a conduit le véhicule qui n’avait pas aussi de freins jusqu’à Labé, malgré l’insistance de ses passagers.

Une fois à Labé, il a refusé d’envoyer le véhicule chez les mécaniciens pour réparer le système de freinage, voulant continuer à bord de ce véhicule en mauvais état jusqu’à Mali Yembéring. Les passagers ont décidé alors de descendre de la voiture pour chercher un autre taxi. Mais, c’était sans connaître l’inconscience de ce chauffeur qui a choisi de partir avec les bagages de ses passagers.

Il s’est fait rattraper par la brigade motorisée de la compagnie de Sécurité Routière de Labé à carrefour Dalein, situé à quelques 22 km du chef-lieu de la préfecture de Labé. Dans cette course folle, il a brûlé le poste de contrôle de Tountouroun, situé à Km de la ville de Labé.

Très remonté, le commandant de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, annonce des sanctions exemplaires pour ce délinquant qualifié de criminel par les observateurs qui vivent actuellement ses délires à la brigade.

Ce jeune chauffeur a été mis hors d’état de nuire grâce à la vigilance de ses passagers et la collaboration de son compagnon de voyage, maître Lamarana Diallo qui conduisait un autre taxi.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

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Makhissa contre Marouane au tribunal : les avocats du journaliste inquiets pour leur sécurité

17 juillet 2019 à 17 05 07 07077

« Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord. Mais, nous avons pris de la hauteur ; sinon, ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné… », a notamment déploré maître Salifou Béavogui. « Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. C’est même suicidaire… ».

Comme annoncé précédemment, le tribunal correctionnel de Kaloum a renvoyé à huitaine le dossier opposant le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara au journaliste Habib Marouane Camara. Et au sortir du tribunal, les avocats du journaliste ont dénoncé des menaces de la part des loubards à la solde du patron des impôts.

Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Tout d’abord, c’est l’ancien Premier ministre, ancien président de la Cour suprême, le doyen Lamine Sidimé qui a parlé aux journalistes pour charger leur confrère, Habib Marouane. « Facebook n’est pas une presse ! Facebook, d’après Wikipédia, est une plateforme d’échange qui reçoit différents contenus : vidéos, photos, messages et discussions. La presse, c’est autre chose. La loi organique L002 de 2010 dans notre pays a réglementé la liberté de la presse. Elle est sacrée ; encore qu’avant de parler de liberté, il faut parler du droit à la vie. Donc, dans cette affaire, ce n’est pas la presse qui est en question, la loi de la presse n’est pas la loi du journaliste. Peut-être que Marouane est un journaliste ; mais, les publications qu’il a faites sur le réseau social, ce sont des publications à titre privé. Et, il a mis en cause l’honneur, la dignité, la considération d’un homme qui se bat pour la Guinée, qui est un homme qui a une famille et qui a un honneur », a notamment indiqué l’ancien Premier ministre du Général Lansana Conté, dans son rôle d’avocat du Directeur national des impôts.
Interrogé sur les prétentions et le but visé par cette plainte du puissant Aboubacar Makissa Camara contre le pauvre journaliste Habib Marouane Camara, l’ancien président de la Cour Suprême a indiqué : « Nous demandons une seule chose : laver l’honneur de cet homme qui dirige les impôts ».

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara
Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pour sa part, Me Salifou Béavogui, un des avocats du jeune journaliste a commencé par rappeler que cette procédure qui a conduit son client devant le tribunal de Kaloum a été conduite en violation manifeste des règles de procédures. « En pénal, la forme commande le fond. Nous sommes en matière de citation directe qui suppose que la partie civile a pris soin d’avoir l’identité complète de la personne mise en cause, du prévenu. Et, conséquemment, la personne étant identifiée, donc on n’a pas besoin de passer par la police ou par la gendarmerie pour venir devant le tribunal et faire un jugement dès lors qu’on sait que le jugement doit indiquer l’identité complète d’une personne. Mais, dans la citation qui a saisi le tribunal, il est dit que monsieur Marouane ici présent demeure ou est domicilié à la radio Nostalgie ! Pourtant, ce n’est pas son domicile. Donc, une fois que cette domiciliation est inexacte, le tribunal devrait avoir le courage d’annuler la procédure. Parce que dans cette affaire, il ne faut pas voir le poids des parties ; mais, il faut voir le poids de la loi. N’oubliez pas qu’il est en prises avec le directeur national des impôts. Ce n’est pas pour rien. Deuxièmement, nous avons soulevés l’incompétence territoriale du tribunal parce que le domicile entraîne la compétence du tribunal, le lieu d’arrestation entraîne la compétence du tribunal, le lieu de la commission de l’infraction entraine la compétence du tribunal. Donc, il est dit que monsieur Marouane demeure à la radio Nostalgie. La radio nostalgie n’est pas son domicile, il réside à Lambanyi. Donc, c’est le tribunal de première instance de Conakry 2 qui est compétant pour connaitre de cette affaire », a-t-il relevé.

Parlant de la suite de ce procès et en dépit du poids du plaignant, Me Salifou Béavogui promet de défendre son client contre vents et marrées. « Vous savez, ce n’est pas facile. Même si quelqu’un a bu du sang humain, l’avocat doit le défendre dans les limites de la loi. Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. Ce n’est pas facile, c’est courageux, c’est même suicidaire. Mais, nous nous irons dans l’honneur et dans la dignité partout où besoin sera. Vous qui êtes présents, vous ne pouvez pas affirmer que monsieur Marouane ici présent n’est pas journaliste. Ce n’est pas possible ! Il est journaliste. Dans cette affaire, il n’est pas complice, il n’a pas d’auteur principal, il est seul poursuivi ».

Mais, ce qui a encore révolté l’avocat, ce sont des menaces proférées à son encontre par certains proches du plaignant. Maître Salifou Béavogui promet tout de même de se battre jusqu’au bout pour défendre le journaliste. « Nous avons été pris à partie dans la salle. Moi, personnellement qui vous parle, j’ai été menacé ; mais, cela me laisse de marbre. Nous avons défendu ici des gens qui ont fait pire que ça. Chaque métier à ses risques. Aujourd’hui, il y a plusieurs personnes qui vivent grâce à lui ; mais, qu’ils continuent leurs popotes. Moi, je suis avocat, je reste avocat, on n’a pas de conseils à me donner dans le choix de mes clients. Personne ne peut me donner ses conseils. Je prends un dossier quand je sais que ma déontologie me permet de le prendre, je n’ai pas de recule à cela ; et, je défendrai le dernier guinéen en conflit avec la loi lorsque j’estime qu’il faille le défendre. Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord ; mais, nous avons pris de la hauteur sinon ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné. Et, nous souhaitons que notre sécurité soit assurée à l’audience prochaine. Parce que quand nous sommes dans l’enceinte du tribunal, notre sécurité doit être assurée par le tribunal. En dehors d’ici, Dieu, sauve moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Le puissant Makissa écrasera-t-il le petit Marouane ? Le procès reporté

17 juillet 2019 à 12 12 59 07597
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Comme indiqué dans un de nos articles de la semaine dernière, le Directeur national des impôts, Aboubacar Makissa Camara a porté plainte contre le journaliste Habib Marouane Camara, au tribunal correctionnel de Kaloum. Et, pour mieux cuisiner le journaliste, le patron des impôts s’est attaché les services de l’ancien Premier ministre et ancien président de la Cour Suprême, le doyen Lamine Sidimé.

Justement, dans la matinée de ce mercredi, 17 juillet 2019, maître Lamine Sidimé a bien entamé son rôle qui a d’abord semblé d’être démoralisé son vis-à-vis, notamment lorsque l’avocat du journaliste a invoqué la double incompétence du tribunal de Kaloum. « Marouane n’est pas une presse ! Marouane n’est pas un organe de presse ! Il n’a pas écrit sur sa page pour informer ! C’est pour désinformer. Donc, madame la présidente, je vous prie de juger cette affaire », a notamment demandé l’ancien Premier ministre, devenu avocat du Directeur des impôts.

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pourtant, Me Salifou Beavogui, un des avocats de la défense, avait estimé que le tribunal correctionnel de Kaloum est incompétent à connaître de cette affaire. « C’est la loi sur la liberté de la presse qui doit être appliquée à cette affaire. C’est un journaliste qui comparaît devant vous. Pour preuve, dans la citation directe adressée par la partie civile à votre tribunal, il est indiqué ‘’Habib Marouane Camara, demeurant à la radio Nostalgie’’… Ce qui prouve qu’il est poursuivi en qualité de journaliste. Madame la présidente, ne voyez pas le poids des justiciables ; mais, regardez le poids des arguments ! Acceptez de dire le droit dans cette affaire. Je défends un simple journaliste contre le tout puissant directeur national des Impôts. Je l’assume ! La vie est une question de choix. Donc, demain, ne soyez pas surpris d’apprendre que le cabinet de maître Bea est fermé pour non-paiement des Impôts », a ajouté maître Salifou Béavogui, sur un ton sarcastique.

Finalement, le tribunal a décidé de juger. Mais, à la demande de la défense, l’audience a été reportée à huitaine afin de permettre à maître Salifou Béavogui de mieux prendre connaissance du dossier.

À noter que le tout puissant Aboubacar Makissa Camara, Directeur national des impôts, était dans la salle, en tant que plaignant comme pour rajouter à la pression sur les « petits » avocats du pauvre journaliste qui risque d’être dévoré par les questions du non moins influent Lamine Sidimé, ancien Premier ministre, ancien président de la Cour Suprême… Pourtant, le journaliste continue à rêver d’une justice équitable dans cette affaire et croit dur comme fer à sa victoire au bout du compte…

À suivre !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. 621 09 08 18

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Daramagnaki : le préfet de Télimélé invite les citoyens à enterrer la hache de guerre

16 juillet 2019 à 23 11 33 07337

Le préfet de Télimélé a entamé une tournée dans les différentes communes rurales relevant de sa juridiction. C’est dans ce cadre qu’Amadou Sadio Diallo est arrivé dans la localité de Daramagnaki, située à 145 km du chef lieu de la préfecture de Télimélé. La démarche vise à s’enquérir des conditions de vie des populations à la base et du fonctionnement de l’administration dans cette zone minière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’unité et l’entente entre les fils de Daramagnaki, la coupe abusive du bois sont entre-autres sujets au menu de cette visite du préfet dans cette commune rurale.

maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo,
maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo

Dans son discours, le maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a tout d’abord souhaité la bienvenue à la délégation avant d’énumérer quelques actions déjà réalisées depuis qu’il est à la tête de la commune. « Vous me permettrez de vous livrer à mi-parcours certains résultats atteints par notre équipe pendant ces 7 mois d’exercice. Au niveau infrastructurel et d’amélioration des conditions de travail, les bureaux de la CR ont été meublés, la salle de conférence ainsi que le centre d’accueil ont été équipés en salon, les chambres du centre d’accueil ont été aménagées. Grâce à nos redevances minières, la CR dispose de microprojets en cours d’exécution. Ce sont: une école de trois salles de classe, une direction et un bloc latrine de 6 cabines à Télébou, dans le district de Kabara; la réalisation d’un poste de santé et d’un forage à Diandian centre, dans le district de Diandian; la réalisation de deux forages, un à Karé, dans le district de Kourakoto, et un dans le district de Madinadian. Au niveau de la prise en charge du personnel, nous avons assuré le paiement des primes des 4 contractuels des centres d’encadrement communautaire, le chauffeur de l’ambulance, le gardien du centre d’accueil », a énuméré le maire de Daramagnaki.

Le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a remercié et félicité les citoyens de Daramagnaki pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation avant de leur prodiguer d’utiles conseils. « Je suis très heureux de l’accueil que vous nous avez réservé. Je suis préfet aujourd’hui, parce-que vous l’avez voulu. Dieu vous a donné un bijou, vous devez préserver cela. Votre commun rurale est l’une des plus riches du pays, mais vous êtes la plus pauvre. Tout ça, c’est parce que l’entente n’existe pas entre les fils de Daramagnaki. Personne n’œuvre dans le cadre du développement parmi vous tous ici. On n’est pas venu ici pour régler des conflits, plutôt on est venu vous saluer et chercher la bénédiction. Vous devez savoir que la nature nous a tout donné pour que nos forêts soient celles de N’zérékoré. Donc, je vous exhorte de tout faire pour préserver nos forêts », a conseillé monsieur Diallo.

Dans son discours, le préfet s’est également adressé aux citoyens de Kawessi, un district qui cherche à se faire ériger en commune rurale. « Après ici, nous partons à Kawessi. Kawessi veut être une Commune Rurale, c’est vrai. Mais pour le moment, sachez que vous relevez toujours de la CR de Daramagnaki. Vous devez faire beaucoup attention, si non vous allez gâter vos chances. Si vous combattez le maire et le sous-préfet, sachez que, c’est moi que vous combattez. Respectez vos chefs, cela va augmenter vos chances », a-t-il lancé.

La Commune Rurale de Daramagnaki a été érigée en poste administratif en 1957, en arrondissement en 1960, en sous-préfecture en 1984 et en CRD (Commune Rurale de Développement) en 1991. Elle est à vocation essentiellement agro-pastorale. Elle compte 19 districts et couvre une superficie de 1000 km² pour une population de 51 049 habitants, dont 26 950 femmes.

Après l’étape de Daramagnaki centre, la délégation du préfet va poursuivre sa tournée dans le district de Kawessi.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Faranah : pose de la première pierre de la toute première école du village Mandou

16 juillet 2019 à 22 10 39 07397

Depuis sa fondation il y a de cela des siècles, le village de Mandou, relevant du district de Sèköra, dans la sous-préfecture de Sankaran Beindou, n’a jamais eu d’école. Malgré la fertilité de son sol et la qualité de ses productions, ce secteur est toujours resté enclavé. Mais, grâce à l’initiative présidentielle en faveur des communautés rurales, ce village sera doté dans quatre (4) mois d’une école de trois classes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre pour la construction de cette école a eu lieu hier lundi, 15 juillet 2019, en présence des autorités préfectorales de Faranah, des autorités communales de Beindou, et de nombreux citoyens de Mandou et des villages environnants.

Après la présentation des noix de cola, le maire de la commune rurale de Beindou, Koura Mory Oularé, a pris la parole pour dire toute sa satisfaction devant ce geste. « L’honneur m’échoit, au nom de toute la population de la commune rurale de Beindou, de remercier tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie, surtout l’entreprise Guinée Construction pour le patriotisme qu’elle a exprimé. D’autres entreprises n’ont pas accepté de venir ici à cause de l’état de la route. Mais, cette entreprise a accepté de venir travailler. Ainsi, je demande à la population de Mandou de s’organiser pour entretenir leur route afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens. Je ne veux pas entendre que vous avez créé des problèmes aux travailleurs qui sont venus. Ces travailleurs sont là pour vous et non contre vous .Si vous collaborez bien avec ces travailleurs, ils vont bien respecter les normes et le travail qui sera fait va longtemps durer », a fait remarquer monsieur Oularé.

De son côté, le Directeur Général de l’entreprise en charge de réaliser ces infrastructures, Bintou Mady Oularé, a rappelé l’importance de construire une école pour les communautés. « Je commence par remercier le président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé, pour son initiative allant dans le sens du développement de nos communautés à la base. La construction de ces infrastructures n’est pas fortuite. C’est pour permettre aux enfants qui sont dans ce village d’être scolarisés. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette cérémonie, c’est qu’il y’a plusieurs filles ici qui doivent être scolarisées. Le travail qui doit être réalisé comprend trois salles de classe, qui seront dotées de tables- blancs ; une maison d’une chambre et salon, bien électrifiée, avec une douche interne, plus un magasin, des latrines et un forage. Le bâtiment qui servira de logement d’enseignant sera dans une cour. Le délai de réalisation est de quatre (4) mois. Au nom de cette entreprise, je m’engage à respecter ce délai contractuel afin de remettre les clefs aux ayant-droit à la date indiquée », a laissé entendre Bintou Mady Oularé.

Pour sa part, la représentante du préfet à la cérémonie, madame Fatoumata Kourouma, a dégagé l’importance de la scolarisation de la jeune fille. Elle a également invité les parents à scolariser toutes les filles ayant l’âge d’aller à l’école dans ce village et de bannir les mariages précoces et forcés.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

16 juillet 2019 à 22 10 00 07007
image d’archive

Deux personnes ont péri dans de nouveaux éboulements survenus hier, lundi 15 juillet 2019, dans deux mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Le premier drame est survenu dans le district de Fatoya et le second dans celui de Samani, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sékou Condé et Jacques Traoré, les deux victimes, ont bien de choses en commun. Chacun d’eux est âgé de 28 ans, est marié à une femme et est père d’un enfant. Ils ont aussi quitté cette vie de la même manière. Chacun à la suite d’un éboulement survenu dans une mine d’or. L’un à Fatoya et l’autre à Samani. Tous les deux se sont retrouvés coincés dans les trous et ont trouvé la mort sur place. Alpha Oumar Diallo est membre de l’équipe de la Croix-Rouge qui a récupéré les deux corps.

« Le premier éboulement est survenu aux environs de 13 heures à Fatoya. Mais, c’est seulement à 18 heures qu’on a pu extraire le corps. Le second cas est survenu dans la journée, mais lui, c’est seulement à 20 heures qu’on a pu récupérer le corps qui était coincé dans le trou. Parce que c’est lorsqu’on a retrouvé le corps du premier qu’on est parti rechercher le second. Puisque nous sommes en saison pluvieuse, la terre est très humide, donc les risques d’éboulements sont plus grands. Malgré tout, les gens descendent dans les trous sans penser aux conséquences que cela pourrait engendrer », a expliqué l’agent de la Croix-Rouge.

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi, 16 juillet 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : la section guinéenne du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine installée

16 juillet 2019 à 21 09 29 07297

La section nationale du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) a été officiellement installée à Conakry dans la soirée d’hier lundi, 15 juillet 2019. Ce réseau, qui regroupe en son sein des jeunes, vise à promouvoir les missions et l’esprit du réseau à travers le partage et la vulgarisation des valeurs d’intégration africaine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA,
Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA

Selon Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA, l’objectif de la mise en place de ce réseau en Guinée est pluriel. « Le premier objectif de notre présence à Conakry, c’est le partenariat qui nous lie, nous RJIA, avec l’association IDAYA, qui est une association qui œuvre dans l’éducation et le panafricanisme au niveau du continent et au niveau de la diaspora. Le second objectif, c’est l’installation officielle du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine ici en Guinée, parce qu’il a pour vocation d’organiser tous les deux ans des voyages d’intégration africaine. Et, nous avons parcouru pratiquement tous les 15 pays de l’espace CEDEAO, à l’exception de la Guinée Conakry et de la Guinée-Bissau. Donc moi, en tant que coordinateur au niveau du Sénégal, il m’a été donné la mission par rapport à ce projet-là, de la faire doublement, de venir installer ici officiellement la section nationale au niveau de la Guinée », a-t-il expliqué.

En outre, Jean Pierre Da Sylva a salué l’engouement des jeunes à adhérer à ce réseau. Selon lui, les contacts ont été noués entre lui et les jeunes guinéens depuis Dakar. « Vous savez, je suis aussi le coordinateur RJIA au Sénégal. Donc, depuis Dakar, les démarches ont été faites en amont et le point focal que j’ai rencontré ici à la cérémonie d’ouverture à laquelle il a été convié, a fait preuve d’un engagement par rapport au panafricanisme, un engagement par rapport à l’histoire de l’intégration. Mais, en tant que jeunes, aujourd’hui nous estimons que notre passage ici en Guinée doit être un passage motivant. Et, les jeunes qu’on a rencontrés ici montrent vraiment qu’ils veulent que l’intégration passe aussi par la Guinée, qu’elle puisse accompagner la jeunesse guinéenne afin qu’elle puisse aussi bénéficier de l’ouverture. Parce qu’au sein de la sous-région, les jeunes du Sénégal se déplacent au Mali, nous faisons l’Afrique-CEDEAO : francophone, anglophone et lusophone. Donc, il est inconcevable que la jeunesse guinéenne soit en reste de ce mouvement d’ensemble qui est important. Nous avons besoin de l’intégration dans le domaine de l’éducation, dans le domaine culturel, dans le domaine interculturel et interreligieux qui sont des missions inhérentes au RJIA », a-t-il fait remarquer.

Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA,
Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA

De son côté, Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA, a dit sa reconnaissance et sa joie pour la mise en place de ce réseau en Guinée et surtout du choix porté sur sa personne pour diriger la structure. « Je suis animé d’un sentiment de joie et de satisfaction d’avoir été choisi à ce poste. Je mesure l’enjeu et les défis qui m’attendent. J’espère pouvoir les relever. Mes priorités seront que nous allons remobiliser la jeunesse, nous allons les faire participer aux différentes activités que nous allons organiser. Nous allons organiser des formations, organiser des séances de rencontre, nous allons procéder à des sensibilisations afin que la jeunesse guinéenne adhère aux valeurs et aux principes du réseau », a-t-il promis.

A noter que le siège du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) est basé à Ouagadougou, au Burkina-Faso.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : plusieurs jeunes manifestent pour exiger la fermeture de l’EDG

16 juillet 2019 à 21 09 00 07007

Comme prévu, les jeunes de la commune urbaine de Kankan ont manifesté ce mardi, 16 juillet 2019, contre la représentation locale de l’EDG. Ils sont partis rencontrer les autorités locales pour leur demander de fermer la société parce que celle-ci n’arrive pas à répondre à leurs attentes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Pas de casses à Kankan » ; « Kankan, bon payeur, réclame de l’électricité de 18h à 8h du matin », c’est avec ces slogans que de nombreux jeunes, venus des différents quartiers de la ville de Kankan, ont rallié, tôt ce mardi, le bloc administratif de la préfecture. Ils se sont rassemblés à la maison des jeunes avant de prendre le départ pour la préfecture.

Devant le préfet, Aziz Diop, et les cadres préfectoraux, le porte-parole des jeunes, Lamine Kaba, s’est exprimé en ces termes : « monsieur le Préfet, si vous nous voyez ce matin, c’est parce qu’on avait un pacte, vous nous aviez donné un délai de 15 jours par rapport à la situation de l’EDG. Parce qu’on n’aime pas le comportement de l’EDG. On vous a dit qu’on veut fermer EDG jusqu’à ce que les responsables soient prêts à nous donner du courant régulièrement. Hier, c’était le 15ème jour, on a constaté que c’est seulement une partie de la ville qui a eu le courant, et une autre partie est restée dans le noir. Pourtant, on avait dit qu’on ne va pas casser, mais nous serons satisfaits. Maintenant, ce matin on n’est venu vous dire d’aller fermer l’EDG. Quand ils seront prêts à donner le courant de 18h à 8h du matin et à toute la ville, ils vont rouvrir les portes de l’EDG », a-t-il dit.

En réponse aux manifestants, le préfet de Kankan a d’abord jugé leur mouvement tout à fait légitime. Cependant, Aziz Diop leur a fait comprendre que fermer EDG n’est pas la solution et les exhortés à la patience. « Aujourd’hui, je suis dans le regret parce que c’est moi qui ai dit le 15, j’ai mis la pression sur EDG pour que Kankan ait le courant de 18h à 8h. Vous et moi avons fait les démarches ensemble. Mais, il faut qu’on vous dise la vérité, si on ferme EDG aujourd’hui ne serait-ce que pour une semaine, les moteurs vont tomber en panne, que Dieu nous en garde ! Je ne peux pas vous mentir, j’ai un discours de vérité vis-à-vis de vous. Si vous fermez EDG, vous pénaliserez durablement nos parents. Donc patientez, parce que c’est impossible de donner le courant de 18h à 8h actuellement. La fermeture d’EDG n’est pas du domaine du préfet, je ne peux pas le faire, ce n’est pas mon domaine, il faut que les choses soient très claires », a déclaré Aziz Diop.

Ce discours du premier magistrat de Kankan n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. Les manifestants, qui se sont sentis trahis par le préfet, ont quitté la cour de la préfecture très en colère, et en scandant des propos hostiles à Aziz Diop. « Préfet zéro », « A bas le préfet », pouvait-on entendre. Ils ont mis le cap sur le gouvernorat où ils ont tenu le même discours.

Après avoir écouté les manifestants, le gouverneur de la région de Kankan, Mohamed Gharé, a reconnu aussi la légitimité du combat mené par ces jeunes. Il leur a demandé toutefois de le laisser échanger avec le ministre de l’énergie autour de la question. « Ce que je vais vous dire, c’est que vous avez raison de mener ce combat contre EDG. Mais, je vous demande de vous calmer, ne faites pas les choses avec nervosité. J’ai écouté avec attention vos revendications, je vais appeler les ministres Mohamed Diané et Cheick Tabily Sylla et je ferai le compte rendu au président de la République. Encore une fois, vous avez raison mais je vous demande de vous calmer, on va bien réfléchir et trouver une solution », a-t-il dit.

Après cette rencontre avec le gouverneur, les jeunes manifestants sont retournés à la maison des jeunes pour échanger entre eux. Ils ont finalement décidé de repartir rencontrer le gouverneur dans l’après-midi pour lui réitérer leur ferme volonté de fermer les locaux de l’EDG à Kankan jusqu’à ce que la société soit en mesure de répondre à leurs attentes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Université de Kindia : des étudiants manifestent contre « le faux doctorat » de leur recteur

16 juillet 2019 à 15 03 11 07117

Des étudiants de l’université de Kindia ont manifesté leur colère devant le rectorat ce mardi, 16 juillet 2019. Ils ne veulent tout simplement pas de la signature du recteur sur leur diplôme, dont le titre de doctorat est aujourd’hui remis en cause, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recteur de l’université de Kindia, Jacques Kourouma, est désormais contesté par ses propres étudiants. Ce mouvement d’humeur des étudiants est la suite de la plainte déposée au tribunal correctionnel de Kindia par un ancien étudiant de ladite université contre Jacques Kourouma pour faux, usage de faux et usurpation du titre de doctorat.

Un groupe d’étudiants, qui veut coûte que coûte voir la lumière dans cette affaire, exprime son mécontentement depuis hier lundi. Le mouvement s’est poursuivi ce mardi matin devant le rectorat. Les étudiants ont aussi marché jusqu’au carrefour en scandant des slogans comme « Jacques zéro, Jacques zéro, on veut des diplômes dignement signés, on ne veut pas de retrait de nos diplômes, nous voulons la remise officielle de nos diplômes, nous ne voulons pas de cartons, nous voulons des vrais diplômes authentiques».

Selon un des manifestants, le recteur ne veut jouer à l’honnêteté, si non il aurait brandi son diplôme il y a longtemps. « Nous, on a trouvé cela injuste. Quelqu’un qui a le doctorat, on ne peut pas l’emmerder tout ce temps sans qu’il ne dépose le diplôme qui justifie qu’il à son doctorat. Nous-mêmes, c’est clair pour nous que Jacques n’a pas son doctorat, parce que quand la justice a demandé la copie de son diplôme, il aurait dit qu’il a perdu son diplôme. Donc, Jacques ne va pas signer nos diplômes sans qu’il ne prouve qu’il est docteur », a expliqué l’un des étudiants sous le sceau de l’anonymat.

Pour sa part, Laye Sory Keita, étudiant en Licence 3 Mathématiques, dénonce le fait qu’il n’y ait pas eu jusqu’à maintenant la remise de leurs diplômes. « Le recteur nous avait dit que la remise de nos diplômes se ferait officiellement à partir du 30 juin 2019. Après, on a appris par les chefs de départements que la remise est impossible ici à cause du retard du payement de nos bourses. Maintenant que cette paye a eu lieu, le même recteur nous dit que cette remise est maintenant impossible. Il dit que maintenant ce n’est pas une remise en groupe, c’est plutôt par retrait. Mais, pourquoi ça ne se fera pas officiellement ? Ce matin, on s’est réunis autour de lui pour lui poser quelques questions. On lui a demandé quand est-ce on peut avoir nos diplômes, il a dit que d’ici le samedi, les diplômes seront disponibles. Maintenant, ce n’est pas les diplômes qu’on veut, mais des diplômes authentiques, signés par un recteur qui a son doctorat », a lancé Laye Sory Keita.

Pour défendre cette cause, les étudiantes se sont aussi mêlées de la danse et elles sont beaucoup plus déterminées que les étudiants dans ce combat. Pour Fatoumata Sylla, étudiante en Licence 3 Sociologie, « nous sommes là pour lui demander de nous présenter son doctorat, s’il en a un. S’il n’en a pas, il ne peut pas signer nos diplômes, c’est impossible, parce qu’on veut un diplôme crédible, partout où on va qu’il ne soit pas contesté et s’il fait exprès de signer nos diplômes, nous n’allons pas exclure cette idée de grande manifestation pour demander tout simplement son départ, et pour qu’enfin, un autre qui a son doctorat vienne signer nos diplômes », a dit l’étudiante.

Le vice-recteur chargé des études, le Professeur Barry, a rassuré les étudiants qu’il y aura bine une remise officielle de leurs diplômes. « Vos diplômes ne seront pas remis en catimini. Mais, il faut que je vous dise que je n’ai pas encore reçu la plainte que Jacques ne doit pas signer vos diplômes. Donc, jusqu’à preuve contraire, c’est Jacques qui doit signer vos diplômes », a-t-il laissé entendre. Les étudiants ont promis que des manifestations similaires auront lieu tant que Jacques ne justifie pas son doctorat.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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EDG sur la sellette à Kankan : les jeunes de la ville menacent de fermer la société

16 juillet 2019 à 12 12 17 07177

La jeunesse de Kankan a tenu une réunion hier, lundi 15 juillet 2019, à la maison des jeunes de la ville. Les jeunes ont décidé d’aller rencontrer le préfet pour exiger la fermeture des installations de l’EDG dans la ville, en raison de la faible desserte du courant électrique. Ils se disent déterminés à faire en sorte que la société soit fermée si elle n’est pas en mesure de répondre aux attentes de la population, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Des jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Kankan ont pris part à cette rencontre, organisée à la maison des jeunes de la ville. L’objectif de la réunion était de faire le point de ce qui avait été dit à l’occasion de leur récente rencontre avec le préfet de Kankan. Rencontre au cours de laquelle ils avaient donné un ultimatum à EDG pour fournir le courant de 18 heures et à 8 heures du matin à la ville, au risque de se voir fermée.

Après avoir fait le constat que cette revendication n’a pas été respectée par la société en charge de fournir le courant électrique en Guinée, les jeunes ont décidé de retourner voir le préfet avant toute autre chose, explique Lamine Kaba, leur porte-parole. « La réunion d’aujourd’hui était une sorte de rappel, puisqu’on avait dit préfet qu’à partir du 15 juillet, on veut le courant de 18h à 8h du matin. C’est pourquoi on s’est rencontré ici pour se donner des idées parce qu’aujourd’hui c’est le 15 juillet. Si le courant ne vient pas de 18h à 8h du matin, on tiendra compte de ça. Demain, on ira voir le préfet pour lui dire que ce qu’on a conclu n’a pas été respecté, on lui dira alors que notre décision c’est de fermer EDG. Parce que tout Kankan attend le courant de 18h à 8h du matin, donc le préfet est obligé de rester derrière la population. Si le préfet ne répond pas favorablement à notre requête, nous avons un plan B qu’on ne dira pas ici. Pour demain, notre slogan sera : pas de casse à Kankan ! Kankan est le meilleur payeur de facture en Guinée ! On veut le courant de 18h à 8h du matin », a-t-il annoncé.

Lamine Kaba, porte-parole des jeune de Kankan contre la société EDG

A la question de savoir s’ils pensent que la société d’électricité de Guinée est en mesure de faire face immédiatement à leur revendication, les jeunes sont catégoriques : « nous, on n’a rien à avoir avec ça, tout ce qu’on veut c’est le courant de 18h à 8h du matin. S’ils ne peuvent pas alimenter toute la ville en courant, ils n’ont qu’à fermer EDG et quitter Kankan. Le jour où ils auront la capacité de donner le courant de 18h à 8h du matin, ils reprendront », a dit leur porte-parole.

A rappeler que la révolte des jeunes de Kankan contre EDG fait suite à la récente arrestation d’un agent local de la société qui était en possession de plusieurs bidons de carburant volés. Du carburant qui était destiné à faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent du courant à la ville. Cette arrestation est intervenue à un moment où Kankan fait face à une très faible desserte électrique. L’agent en question a été mis à la disposition de la justice, mais les jeunes exigent désormais un meilleur service de la part d’EDG ou alors la fermeture totale de la société.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Apprentissage du Coran en 3 mois : le CIFOD clôture sa 7ème session à Conakry

16 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Le Centre International de Formation et de Documentation (CIFOD) en Guinée a bouclé sa 7ème session de l’apprentissage du coran en trois mois. Elle a clôturé cette session par une conférence-débat organisée le 14 juillet 2019 au lycée La Source de la Minière. L’objectif était d’expliquer aux apprenants qui ont des obligations professionnelles comment concilier leur travail à l’apprentissage du coran, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée,
Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée

« La gestion du temps en islam », c’est le thème choisi par les organisateurs pour cette conférence-débat. Une façon d’aider les apprenants à mieux gérer leur temps sans jouer sur leur travail et sur l’apprentissage du coran. « La gestion du temps en islam, c’est en fait la problématique générale qui s’est dégagée de notre constat vis-à-vis de nos auditeurs. Nous avons des auditeurs qui sont en situation de service, et donc la principale difficulté qu’ils ont c’est comment concilier leurs responsabilités professionnelles et la révision des cours de coran qu’ils apprennent avec nous. Donc la conférence visait à leur donner les directives afin de pouvoir gérer les deux à la fois », a expliqué le coordonnateur du CIFOD en Guinée, Mamadou Nassirou Diallo.

Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD,
Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD

De son côté, Abdoul Wahab Sow, l’un des encadreurs du CIFOD, est revenu longuement sur l’importance du temps et de sa bonne gestion par les musulmans. « L’islam, à travers le saint coran, nous exhorte à gérer notre temps. Dieu, dans plusieurs versets du coran, il jure par le temps à travers des thèmes différents. Il jure par la lune, par le soleil, par les étoiles, par le jour et par la nuit. Cela prouve l’importance du temps. Tous ces différents thèmes sont relatifs au temps. Quelque part, le prophète Mohamed (PSL) nous a dit que l’être humain, lorsqu’il sera décédé, le jour de la résurrection, il sera question de 4 choses.

Et parmi ces choses, les trois premières font référence au temps. A savoir sur sa vie, sa jeunesse, comment il a passé son temps ? Donc la gestion du temps est très importante. Maintenant en ce qui concerne l’apprentissage du saint coran, le coran n’est pas difficile mais il est complexe. Pour pouvoir l’apprendre et le maitriser, il faut lui consacrer du temps. Pas un grand temps mais un temps qui est constant. Même si c’est 30 minutes par jour, il n’y pas de problème, mais que ces 30 minutes soient constantes », a recommandé Abdoul Wahab Sow.

Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran,
Habibatou Diallo, auditrice de la lecture du Saint Coran

A la fin de la conférence, les participants ont salué cette initiative du CIFOD. Selon Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran, la rencontre lui a apporté plus de connaissance et davantage de motivation. « Pour moi, ils ont choisi le meilleur thème qui est la gestion du temps. C’est vrai que moi-même je me suis retrouvée dans ce problème-là. Je suis admise mais j’avais aussi ce problème-là. Aujourd’hui, avec toutes les explications que le conférencier nous a données, j’ai compris qu’il s’agit bien de l’organisation, de gérer bien son temps. Même si c’est 10 minutes de lecture du coran par jour, il faut avoir un temps consacré à cette lecture. Donc cette conférence m’a beaucoup plus motivée. J’avais pris du courage, mais cela m’a donné plus de courage qu’avant. Donc je vais continuer à faire de mon mieux », a-t-elle promis.

A noter que la 8ème édition de l’apprentissage du saint coran en trois mois va démarrer le 17 août 2019, à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Droits des femmes à Lélouma : l’AJEPH et ses partenaires à l’offensive

16 juillet 2019 à 11 11 14 07147

L’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) et ses partenaires se préoccupent de la condition féminine dans la commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma. C’est dans cette dynamique que les structures ont organisé une conférence-débat le samedi, 13 juillet 2019, sur les droits des femmes. La rencontre s’est tenue dans une école privée du quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, en présence de plusieurs invités, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La conférence avait pour thème « comment le respect du genre peut-il contribuer au développement socio -économique d’une localité ? ». Cette activité de sensibilisation sur les droits des femmes est initiée par l’AJEPH et ses partenaires à savoir : Action pour la Santé et le Développement, Association Africanista Manuel Iradier et la structure Haaly Pular.

La rencontre a connu la présence massive des femmes et filles de la préfecture de Lélouma, et plus particulièrement celles de la localité de Hérico.

 président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry,
Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico

Dans son discours, le président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry, a mis l’occasion à profit pour expliquer les raisons de cette présente cérémonie à Conakry. « On a mené beaucoup d’activités à Hérico. Cette fois-ci, nous avons jugé nécessaire de déplacer cette activité à Conakry pour toucher cette autre frange de la population de Hérico, leur faire voir la réalité que nous vivons, les sensibiliser surtout à acheter les produits que nos braves femmes produisent au niveau local. Donc, l’initiative est partie de là, et je pense que nous avons réussi parce que nous avons eu la mobilisation qu’on attendait », a dit le président de la structure.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Abordant le thème de la rencontre, la conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International, a mis l’accent sur l’éducation des filles.

« L’éducation, c’est la base du développement de nos différentes localités. Donc, il faut emmener les filles à l’école. Ce n’est pas seulement les garçons qu’il faut emmener à l’école. Une fille ou une femme épanouie ou éduquée, c’est une famille éduquée, c’est une famille épanouie. Parce qu’on sait que, ce que les hommes peuvent faire, les femmes aussi peuvent le faire. Parce qu’on a vu à travers le monde des femmes qui sont présidentes, des femmes qui sont responsables. Donc, si un garçon est capable de vous construire une maison, de vous acheter une voiture ou de vous emmener à la Mecque, c’est que la fille aussi peut le faire », a-t-elle laissé entendre.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Insistant toujours sur l’éducation de la gent féminine, la conférencière dira que l’éducation des filles est un atout pour le développement socio-économique des localités. «Emmener les filles à l’école est un atout. Vous l’aidez à avancer et vous vous aidez vous-même parce qu’au retour, lorsqu’elle va se servir de l’éducation qu’elle a reçue à la base, elle va pouvoir vous servir après », a-t-elle soutenu.

Le mariage précoce des filles et le mariage forcé n’ont pas été occultés par la conférencière. Elle a laissé entendre que ces deux fléaux sont pratiqués dans la préfecture de Lélouma et plus précisément dans la localité de Hérico. « Le mariage précoce des filles ou le mariage forcé est une réalité en Guinée. Donc, en ce qui concerne Lélouma, précisément Hérico, ces deux fléaux sociaux sont beaucoup plus pratiqués. Ça, c’est des fléaux en quelque sorte dont il faut se débarrasser. On donne nos filles à des hommes qu’elles ne connaissent presque pas ou qu’elles n’ont jamais vus… Cela est une pratique qu’il faut combattre et nous pensons que la jeunesse de Hérico pourra mieux faire pour sensibiliser ceux qui le font», a souligné la conférencière, elle-même ressortissante de Hérico.

Il est à noter que des vidéos pathétiques qui témoignent de la vie des femmes de la localité de Hérico ont été projetées au cours de la rencontre. Des vidéos émouvantes dans lesquelles les femmes expliquent comment elles parviennent à survivre dans cette localité de Hérico, pendant qu’elles n’ont pas de nouvelles de leurs maris ou de leurs fils qui sont partis en aventure depuis belle lurette. Ils ont également mis la rencontre à profit pour exposer des produits confectionnés à Hérico par l’Association et ses partenaires.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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