Limogeage de Paul Put, corruption, audit, cas du Syli Cadet… Kabassan Keïta à Guineematin

17 juillet 2019 à 10 10 36 07367
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

La débâcle du Syli national de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 de football, suivie d’accusations de racket des joueurs, a eu pour conséquences le limogeage de l’entraîneur Paul Put et son staff. Antonio Souaré, président de la Féguifoot, a également frappé dans son propre camp en procédant à la dissolution de l’administration de l’instance dirigeante du football guinéen.

Pour parler de cette actualité qui polarise les attentions, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Kabassan Lancinet Keïta, directeur national des sports et des activités physiques, ce mardi 16 juillet 2019. Dans cet entretien, monsieur Kéita dit tout, sans détours.

Guineematin.com : la fédération guinéenne de football a annoncé hier lundi, 15 juillet 2019, le limogeage du sélectionneur du Syli national, Paul PUT et tout son staff. Cette décision fait suite à la débâcle de notre équipe nationale à la CAN 2019. Est-ce que le ministère des Sports a été associé à la prise de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous vous souviendrez que le lundi surpassé, je crois que c’était le 8 juillet, le ministère des Sports a fait passer un communiqué à la télévision nationale pour déplorer la manière dont le Syli a été éliminé. Et, suite à cette élimination, le ministère a invité toutes les parties prenantes à une réunion qui s’est tenue hier, lundi 15 juillet dans le bureau du ministre, et cette réunion a regroupé, en plus de la fédération guinéenne de football, il y avait le comité de soutien au Syli national, il y avait les membres d’élaboration du budget de la CAN, et puis les cadres du ministère des sports. Et, cette réunion avait pour objectif de tirer les leçons de la CAN 2019, de l’échec du Syli national et situer les responsabilités. Et, les premières mesures ont été décidées au cours de cette réunion. L’une des mesures, c’était le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff. Et, je vous apprends que pour la petite période que monsieur Paul Put a eu à faire avec le Syli national, nous avons joué 12 matchs, nous avons fait cinq (5) défaites, et trois (3) matchs nuls et quatre (4) victoires. Donc, ça prouve à suffisance que le résultat n’était pas bon. Et en plus de ce mauvais résultat, il y avait aussi la corruption qui régnait au sein de l’équipe. Et donc, pour tous ces éléments qui étaient en défaveur de l’entraîneur, la décision, c’est vrai, c’est la fédération qui devait la prendre, la décision a été acceptée par la réunion pour que Paul Put et tout son staff soient renvoyés.

Guineematin.com : avant la prise de cette décision, on a assisté à une bataille médiatique entre l’entraîneur et le président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré. Ce dernier a accusé Paul Put de choses graves, notamment de racketter les joueurs. Que savez-vous aujourd’hui de cette affaire ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous savez que dans cette bataille médiatique, le ministère est un peu loin. Mais, nous suivons avec beaucoup d’intérêt ces informations et nous-mêmes, nous sommes en train de mener nos enquêtes. Vous allez comprendre que dans les déclarations du président de la Fédération Guinéenne de Football, et celle du ministre en charge des Sports, nous avons dit que les enquêtes continuent pour connaitre la corruption : qui est corrompu ? Qui est corrupteur ? Quels sont les engagements de cette corruption ? Nous avons décidé de continuer les enquêtes. C’est pourquoi pour un premier temps, nous avons décidé d’arrêter le contrat qui existait entre Paul Put et la République de Guinée. Et puis, ça ne veut pas dire que tout est fini, nous continuons les enquêtes parce qu’il y a des cas de corruption et qu’il faut punir avec la dernière énergie.

Guineematin.com : en tout cas, les guinéens attendent que lumière soit faite sur cette affaire. Est-ce qu’on peut s’attendre à cela dans les prochains jours ?

Kabassan Lancinet Keïta : les guinéens seront éclairés sur cette affaire. Nous avons vu notre chef de délégation qui est venu avec son rapport, et le rapport a été déposé. Nous continuons à travailler sur ce rapport, nous continuons à poser aux membres de la Fédération Guinéenne de Football, et bien-sûr avec Paul Put. Bien-sûr, le contrat s’est arrêté avec Paul Put, mais le contact continu avec lui pour éclairer les choses. Il y a un membre de la fédération qui a été incriminé par Paul Put, disant qu’il payait 10% de son salaire à un membre de la fédération. Nous attendons le nom de ce membre de la fédération pour que lui-même soit appelé au niveau de notre département ici. Et depuis hier, le contact est permanant entre la Fédération Guinéenne de Football et le ministère des Sports. Le peuple de Guinée sera éclairé, soyez rassurés.

Guineematin.com : à la demande du Premier ministre, un audit a été engagé au tour de la gestion des fonds décaissés pour la participation de la Guinée à la CAN. Qui a géré ces fonds ? Est-ce le ministère des Sports ou la FEGUIFOOT ?

Kabassan Lancinet Keïta : les dépenses du syli national viennent toujours du département en charge des Sports. Pour cette année, spécialement le Premier ministre a mis sur pied une commission interministérielle pour élaborer le budget de la CAN. Ce budget, comme je vous l’ai dit, a été élaboré par une commission interministérielle sous la présidence du 2ème vice-gouverneur de la Banque Centrale ; et dans cette commission, il y avait deux conseillers du Premier ministre, deux cadres du ministère du Budget, et deux cadres du ministère des Sports. Nous avons élaboré le budget et c’est normal qu’après avoir dépensé un tel montant, qu’il y ait un audit. En tout cas, que les gens voient ce qui a été dépensé et ce qui n’a pas été dépensé. Dans l’exécution de ce budget, la responsabilité a été donnée à madame la DAAF du département en charge des Sports. C’est elle qui a exécuté, elle devrait rentrer ce matin (mardi 16 juillet 2019, ndlr). Et à son retour-là, nous allons voir son rapport financier ; et ce rapport financier va être présenté au pool des inspecteurs, qui est déjà mis sur pied par l’inspection générale des finances et sous la supervision du conseiller chargé des audits de la Primature et nous allons donner les résultats de cet audit qui est recommandé par son Excellence, monsieur le Premier ministre.

Guineematin.com : au ministère des sports, est-ce que vous craignez les résultats de cet audit ?

Kabassan Lancinet Keïta : non, pas du tout. Si vous regardez le budget de la Coupe d’Afrique des Nations, ce budget se résume à ces 5 gros points : le premier gros point, c’est les primes, et les primes représentent 65% du budget et après c’est le transport. Vous savez, nous avons affrété deux fois des vols spéciaux pour transporter l’équipe nationale et ça, ça représente 20 et quelques pour cent. Et le reste, c’est la prise en charge de l’équipe nationale à Marrakech. Cette délégation officielle accompagnée des cadres du département, la fédération et des supporters pour aller supporter le syli national en Egypte.

Guineematin.com : il y a eu aussi des sanctions dans l’affaire de la fraude concernant l’âge de certains joueurs du Syli cadet. Fraude pour laquelle la Guinée a été sanctionnée par la CAF. Les deux joueurs concernés et trois autres responsables de la FEGUIFOOT ont été suspendus. Que pensez-vous de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

Kabassan Lancinet Keïta : c’est une première décision de la fédération et ce que le président ne vous a pas dit, c’est que c’est à titre conservatoire, parce que la Guinée a eu à faire des recours auprès de la CAF et du Tribunal Arbitral du Sport. C’est vrai, au niveau de la CAF, il n’y a plus moyen parce que la CAF a décidé de l’élimination de la Guinée de la coupe du monde. Mais, il y a quand même le Tribunal Arbitral du Sport où la Fédération Guinéenne de Football s’attend à un jugement plus clément et même à notre faveur. Donc nous attendons. Et, quand ce jugement va être rendu par le Tribunal Arbitral du Sport, nous maintenant au niveau du département, nous allons aussi prendre des sanctions sévères contre les personnes incriminées, pourquoi pas contre la Fédération Guinéenne de Football pour ce dysfonctionnement qui a eu lieu dans l’établissement des passeports de ces jeunes sportifs.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Paul Put limogé : voici ce qu’en pensent certains citoyens

16 juillet 2019 à 15 03 51 07517
Paul Put, ancien sélectionneur du Syli national

Comme annoncé précédemment, le sélectionneur du Syli national, Paul Put, a été limogé hier, lundi 15 juillet 2019. La Fédération Guinéenne de Football l’a viré pour insuffisance de résultats suite à la débâcle de l’équipe guinéenne à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019. Au lendemain de l’annonce de cette décision, Guineematin.com a donné la parole à certains citoyens de la capitale guinéenne qui ont réagi à cette décision. Nous vous proposons ci-dessous leurs avis sur la question.

Djibril Sylla, informaticien rencontré à Dixinn Terrasse
Djibril Sylla

Djibril Sylla, informaticien rencontré à Dixinn Terrasse : la décision que le ministère des sports et la Féguifoot ont prise concernant le limogeage de Paul Put, c’est une bonne décision à mon avis. Vous avez vu ce qui s’est passé en Egypte à la Coupe d’Afrique des Nations. La sélection que l’entraîneur a envoyée était une mauvaise sélection. Un entraîneur qui a fait combien de matchs et qui n’a toujours pas son onze type. Il ne fait que faire des changements à chaque match. Chaque match, c’est un autre classement. Ce n’est pas bon. Donc, pour moi, la décision que le président de la Fédération Guinéenne du Football, monsieur Antonio Souaré a prise, vraiment c’est une bonne décision. En ce qui concerne la suspension des personnes supposées être impliquées dans la fraude au niveau du Syli cadet, je suis d’accord avec monsieur Antonio Souaré là aussi. Parce que tous ces gens y compris l’entraîneur sont intéressés par ce problème de falsification des passeports des deux joueurs mis en cause. Pour moi, ils doivent même être radiés du football guinéen parce qu’ils ont fait perdre la nation comme ça.

Issiaga Fadiga, ancien entraîneur adjoint du Horoya AC
Issiaga Fadiga

Issiaga Fadiga, ancien entraîneur adjoint du Horoya AC : connaissant monsieur Antonio Souaré, personnellement je ne suis pas étonné et je ne suis pas surpris. Je savais qu’il allait prendre cette décision parce que c’est un monsieur qui met tout à la disposition du football guinéen. Donc, il ne peut pas se permettre à trainer avec des gens comme ça. Si ça ne va pas, il prend sa décision. Pour les U17, je trouve la sanction très bien. La solution c’est ça, et trop c’est trop. Il est venu pour aider la fédération. Mais, il y a des gens aussi qui ne sont jusqu’à présent pas correctes, c’est des malhonnêtes. Donc, c’est des gens à sanctionner et à renvoyer.

Mamadou Sylla, sociologue de formation
Mamadou Sylla

Mamadou Sylla, sociologue de formation : compte tenu du bilan de la Coupe d’Afrique des Nations passée, il fallait remercier l’entraîneur parce que son équipe n’était pas à la hauteur. Une équipe, c’est d’abord la cohésion. Mais, on a constaté qu’il n’y avait pas de cohésion entre nos footballeurs. On dirait des mercenaires réunis. Donc, c’était normal de remercier Paul Put. On doit maintenant chercher à renforcer les capacités de nos entraîneurs locaux pour qu’ils puissent gérer notre équipe nationale. Ensuite, qu’on trouve un centre pour former nos jeunes joueurs pour qu’ils puissent évoluer ensemble dans la cohésion. Cela nous permettra d’avoir une équipe solide, capable de gagner parce que ça trouvera que les joueurs se connaissent et sont soudés les uns des autres.

Camara Sékou

Sékou Camara : moi, je trouve que ces sanctions sont inutiles. Nous voulons savoir d’abord où sont passés tous les fonds déboursés pour la participation de notre équipe nationale à la CAN 2019. Il faut que le ministère des sports et la Féguifoot nous disent comment tout cet argent a été utilisé. L’élimination de la Guinée, je ne pense pas que ça soit la faute à Paul Put. Je pense que c’est l’administration et la fédération guinéenne de football qui en sont responsables. On a appris même que certains joueurs ont été imposés à l’entraîneur. Donc moi je ne suis pas d’accord avec le limogeage de Paul Put.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

Lire

Antonio Souaré sévit : Paul Put viré, des têtes tombent dans le dossier du Syli cadet

15 juillet 2019 à 19 07 50 07507

Paul Put n’est plus le sélectionneur de la Guinée. Le technicien belge a été limogé ce lundi, 15 juillet 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Cette décision des autorités sportives de notre pays est la conséquence directe de la débâcle du Syli national à la CAN 2019.

C’est une nouvelle qui ne surprend personne. Puisque depuis l’élimination honteuse de la Guinée en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 par l’Algérie (0-3), les relations n’étaient pas en odeur de sainteté entre le sélectionneur du Syli national et les autorités sportives du pays. Le technicien belge a d’ailleurs a livré une bataille médiatique ces derniers jours avec le président de la Fédération Guinéenne de Football, avec des attaques et contre-attaques.

C’est au terme d’une réunion restreinte entre le ministère des sports et la Féguifoot, tenue ce lundi à Conakry, que la décision est tombée. Paul Put est limogé pour mauvais résultats, a annoncé le président Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré, qui a animé une conférence de presse à cet effet. Il a annoncé que le staff technique est également dissout.

La FGF sévit aussi dans le dossier du Syli cadet

L’entraîneur belge quitte la Guinée avec un bilan de 5 défaites, 4 nuls et 3 victoires en 12 matchs joués.

Au cours de cette même sortie médiatique, le président de la Féguifoot a annoncé des sanctions contre les responsables présumés de la fraude au niveau du Syli cadet qui a entraîné la sanction infligée récemment à la Guinée par la CAF. Selon Antonio Souaré, Alhassane Youla, président de la commission compétition, Marie Madeleine, en service au secrétariat général, Mohamed Maléah Camara, l’entraîneur du Syli cadet et les deux joueurs mis en cause (Aboubacar Conté et Ahmed Tidiane Keita), sont tous suspendus de toutes activités jusqu’à ce que lumière soit faite sur le dossier qui se trouve au niveau du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Dans le même temps, toutes les commissions et l’administration de l’instance dirigeante du football guinéen sont dissoutes jusqu’à nouvel ordre.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Disqualification du Syli Cadet : Thierno Saidou Diakité demande « d’identifier les responsables »

12 juillet 2019 à 20 08 47 07477
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a procédé au tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde de football des moins de 17 ans, hier jeudi 11 juillet 2019, en maintenant le Sénégal en lieu et place de la Guinée. L’instance dirigeante du football mondial confirme ainsi la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui exclut la Guinée de cette compétition pour avoir fraudé sur l’âge de deux de ses joueurs. Rencontré par un reporter de Guineematin.com au lendemain de cette décision, Thierno Saidou Diakité, consultant sportif, a regretté cet état de fait.

L’équipe cadette guinéenne ne sera pas au rendez-vous de la coupe du monde de sa catégorie qui va se jouer au Brésil en novembre prochain. C’est désormais le Sénégal qui jouera à cette compétition, d’après la décision rendue par la CAF et entérinée par la FIFA qui a constitué les poules à cet effet.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cette disqualification du Syli Cadet au profit du Sénégal, Thierno Saidou Diakité a déploré ce qui est entrain d’arriver au football guinéen. « J’ai appris cette information avec regret, déception et un sentiment de révolte. Parce que, figurez-vous, c’est l’avenir et la carrière sportive de nos jeunes footballeurs qui sont ainsi compromis. Parce que, selon le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football, la Guinée ne prendra part aux deux prochaines éditions de la CAN des cadets, ils vont rendre les médailles d’argent et on va payer une amende de 100 mille dollars. Ça veut dire que le football prend un sérieux coup et c’est vraiment dommage pour notre pays », a-t-il regretté.

Dès après l’annonce de la décision de la CAF excluant l’équipe guinéenne au profit du Sénégal, le président de la Fédération Guinéenne de Football, à travers un pool d’avocats, avait saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui n’a pas encore donné sa décision. Pour Thierno Saidou Diakité, les chances de la Guinée devant le TAS sont minimes car, soutient-il « les gens disent que généralement, le TAS ne contredit pas systématiquement une décision de la FIFA ou du jury disciplinaire de la CAF. Cela veut dire qu’à l’aboutissement de cette procédure, on risque de confirmer la décision qui vient d’être prise puisque le tirage au sort ayant été fait hier. Du 05 au 27 novembre, les équipes concernées vont disputer la compétition au Brésil. C’est bien dommage pour notre pays. Moi, je souhaite vivement que si ça se confirme, que le comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football instruise une enquête interne pour qu’on essaye d’identifier les responsables de ce problème. Parce qu’on a établi deux dates de naissances différentes pour les deux joueurs. Ce qui est une faute administrative. Il faut donc qu’on essaye de mettre fin à ce genre de pratiques qui vont pénaliser le football guinéen ».

En outre, Thierno Saidou Diakité a salué l’audit instruit par le Premier ministre sur les fonds utilisés par le ministère des Sports, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations où la Guinée a été humiliée en 8ème de finale. « Il faut qu’on prenne l’habitude de la rédevabilité. C’est-à-dire que, lorsqu’on gère les deniers publics, qu’on puisse être en mesure d’expliquer qu’est-ce qu’on a fait de ces deniers. C’est une bonne chose. Mais, je souhaite qu’au delà du rapport qui va lui être communiqué dans deux semaines, que s’il y a des deniers indûment utilisés, que les responsables soient identifiés et qu’ils soient sanctionnés. Il faut qu’on rompe maintenant avec cette culture de l’impunité et qu’on puisse gérer avec rigueur, transparence les deniers publics ».

Enfin, Thierno Saidou Diakité souhaite que les responsables du football guinéen tirent les leçons des différents échecs enregistrés par notre pays pour le rayonnement de notre football.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Paul PUT dément Antonio Souaré : « c’est faux et archi faux ! »

12 juillet 2019 à 17 05 12 07127

Communiqué : JE N’AI JAMAIS TOUCHE UN CENTIME AVEC UN JOUEUR DE TOUTE MA CARRIÈRE D’ENTRENEUR ! C’EST FAUX ET ARCHI FAUX.

Depuis l’élimination du Syli National en 1/8 ème de finale de la CAN 2019 et suite à la conférence de presse animée par le président de la FEGUIFOOT Monsieur Antonio SOUARE, beaucoup de mensonges circulent sur moi, pour me salir.

Je tiens vigoureusement à démentir tous ces mensonges honteux.

Du début de ma carrière d’entraineur à aujourd’hui, je n’ai jamais, au grand jamais touché un centime avec un joueur.

Je mets quiconque au défi de prouver le contraire que j’ai pris un centime de Franc Guinéen avec un joueur Guinéen ou d’une autre nationalité.

Je n’ai jamais racketé ni un joueur, ni un membre de mon staff. D’ailleurs, j’ai reçu plusieurs messages de soutien de mon staff et de mes joueurs.

Tout ceci est fait pour nuire à mon image, pour me pousser à bout. C’est de la diffamation.

J’aurais apprécié faire un bilan de notre parcours de la CAN en toute sérénité, mais hélas !

Notre parcours n’est pas déshonorant contrairement à ce qu’on peut lire partout.

On peut ne plus, ou jamais aimer quelqu’un, mais nous devons rester honnête et sincère en toute circonstance et surtout envers la Guinée.

Lorsqu’on m’a approché depuis le Kenya, j’ai accepté de venir apporter ma pierre à l’édifice pour la ré construction du SYLI NATIONAL que j’ai toujours porté dans mon cœur. Nous avons atteint notre objectif qui était de se qualifier pour la CAN. Nous avons réussi à atteindre les 1/8, alors que la Guinée n’avait pas réussi à se qualifier pour la dernière CAN encore moins arriver en 1/8.

Je reste persuadé que le SYLI NATIONAL retrouvera la place qui était la sienne dans le football Africain avec nos jeunes qui montent en puissance.

S’il vous plait, arrêtez de me salir pour rien !

Sportivement,

Ci-dessous, la copie de ce communiqué :

COMMUNIQUE DE PRESSE PAUL PUT. SYLI NATIONAL

Paul PUT

Sélectionneur du SYLI NATIONAL

Lire

Humiliation du Syli à la CAN 2019 : Amadou Diouldé tire au bazooka sur Antonio Souaré

11 juillet 2019 à 15 03 10 07107

Depuis la raclée infligée à l’équipe nationale de football de la Guinée par les Fennecs d’Algérie en huitièmes de finale de la CAN, la colère est plus que grande au sein de l’opinion guinéenne. Alors que le Premier ministre, Kassory Fofana, a ordonné un audit sur la gestion cavalière des fonds liés à cette CAN, de nombreuses voix se lèvent pour réclamer la tête du président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré.

C’est le cas du célèbre journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, ancien responsable du département communication de la FEGUIFOOT. Dans un article au vitriol, le doyen Diouldé tire à boulets rouges sur Antonio Souaré qui, selon lui, doit « démissionner avant que le peuple ne l’y oblige ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette sortie du Doyen Amadou Diouldé Diallo

Antonio Souaré : la pieuvre menteuse

On le sait, la pieuvre est un animal qui possède plusieurs tentacules aimantées qui lui permettent de capturer facilement des proies. La différence entre Antonio Souaré et la pieuvre, c’est que lui, il vit sur la terre ferme. Il cause des dégâts énormes aux guinéens, dont la plupart n’arrivent toujours pas à cerner la vraie personnalité de l’homme ; car, derrière l’agneau qui se présente comme innocent, généreux, humble et inoffensif, se cache le loup carnivore aux crocs taillant perfidement les corps des hommes.

Il faut beaucoup de patience, d’approche, de retenue, de pédagogie et de psychologie pour cerner la vraie personnalité de celui dont la seule arme est la corruption et le seul référentiel est soi-même, cet égoïsme primaire propre à ceux qui, pour une raison ou pour une autre, en veulent à la société et traînent un complexe d’arriviste et de parvenu.

Antonio Souaré est un menteur, doublé d’un traître, qui a cette particularité d’approcher et de caresser ses futures victimes avant de les livrer à la cage des lions.

Antonio Souaré est arrivé à la tête de la fédération par la traîtrise et la corruption.

Antonio Souaré est rentré à la CAF et à la FIFA par la corruption, toujours à la recherche d’une nouvelle identité pour mystifier les guinéens, alors qu’il ne représente absolument rien du tout à l’international. En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, on ne retrouve pas les traces de la sponsorisation de Guinée Games des CAN féminine et Beach dans les livres comptables de la CAF.

Antonio Souaré est toujours prêt à trouver un bouc émissaire pour paraître blanc neige, alors qu’il était à la manœuvre et au parfum de tout ce qui se passe à travers ses puissants réseaux de renseignements et les hommes qu’il a placés au Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, et dans toutes les structures du football guinéen, jusqu’à l’intérieur du pays.

La presse est à sa dévotion. Les récalcitrants sont sevrés du précieux blé. Car l’homme, dans sa fausse générosité, sait faire languir et humilier, par la privation et le mépris, ceux qui ont l’outrecuidance de quitter le navire ou de ne pas faire allégeance à l’enfant de Wondima.

Les dirigeants sportifs, ceux des clubs notamment, souffrent le même martyr. Le cas de l’AS Kaloum en est la parfaite illustration à cause du refus de son président, Bouba Sampil, de cirer les bottes d’Antonio Souaré.

C’est pour avoir la main mise sur les arbitres que le président de la fédération a refusé de mettre à la disposition de la ligue de football professionnel la commission des arbitres. C’est l’une des raisons de la démission de KPC qui avait pourtant rénové sur fonds propres le siège.

Face aux nombreuses occupations du général Mathurin Bangoura, qui a remplacé KPC à la tête de la ligue, Antonio Souaré a fait venir un français, monsieur Éric, un proche d’Issa Hayatou, à la ligue professionnelle afin de la contrôler systématiquement.

Il en est de même du terrain annexe du Stade du 28 septembre, entièrement géré par Antonio Souaré, sans qu’un sou de ses recettes ne soit versé au trésor public. Le ministère des sports n’est pas au courant, tout comme des recettes générées par les manifestations du grand stade du 28 septembre.

Le stade de Nongo, baillé à Antonio Souaré pour 33 ans, n’est toujours pas opérationnel. Là aussi, l’Etat guinéen a donné sa langue aux carpes.

Antonio Souaré n’ose pas son nouveau cousin du Woulada, paraît-il, Amadou Diaby, au risque de voir ce dernier déballer les clauses de leur deal. Antonio Souaré était sur la piste de Paul Put depuis la CAN 2013 en Afrique du Sud. C’est lui qui l’a recruté et qui l’a autorisé à recruter 17 assistants européens pour la CAN 2019.

Toujours fidèle à sa politique de fuite en avant, il veut le sacrifier seul et s’affranchir de toute accusation suite à la débâcle du Sily National. Cette fois-ci, ça ne marchera pas.

Antonio Souaré, gentiment la porte de sortie par ta démission. Sinon, le peuple de Guinée, que tu as toujours trompé, t’y obligera forcément.

Vivement le débat public entre toi et moi.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien depuis Abidjan pour Guineematin.com

Lire

Détournement présumé à la Féguifoot : la lettre des Maisons des Associations au PM

10 juillet 2019 à 20 08 19 07197
Lansana Diawara, Coordinateur de la Maison des Associations et ONG de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les citoyens Guinéens continuent de dénoncer un détournement présumé à la fédération guinéenne de football, notamment sur les fonds alloués à la participation guinéenne à la CAN 2019. Et, la récente sortie du président de la fédération guinéenne de football a encore plus énervé ses compatriotes.

Déjà, la Primature a mis en place une commission chargée d’auditer la gestion financière de la participation du syli national à cette CAN. Et, parmi les structures qui continuent de mettre la pression sur le Gouvernement Kassory Fofana, il y a la Maison des Associations et ONG de Guinée. Au-delà de leurs communications verbales, Lansana Diawara et son équipe ont adressé un courrier au Premier ministre.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du courrier de la Maison des Associations et ONG de Guinée au Premier ministre :

Lire

CAN 2019 : pourquoi les télévisions privées ne diffusent pas les matchs ?

10 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les quarts de finale de la CAN 2019 ont démarré ce mercredi, 10 juillet, en Egypte. Parmi les constats qui attirent les attentions depuis le début de cette compétition continentale, c’est le fait que la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, si ce ne sont pas toutes, ne diffusent pas les matchs. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Guineematin.com a cherché à avoir une réponse à cette question.

Une compétition de football comme la Coupe d’Afrique des Nations est une occasion pour les médias, particulièrement les chaînes de télévisions, de marquer des points, mais aussi d’accroître leurs revenus. En effet, les matchs de football rapportent une grande audience, et par conséquent, des marchés publicitaires. Car, les entreprises profitent aussi des moments de matchs pour communiquer. Toute chaîne de télévision souhaite donc être rendez-vous d’un tel événement.

Mais, ce ne sont pas toutes qui ont cette possibilité. Car pour diffuser les matchs de la CAN, il faut absolument avoir les droits de retransmission. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Cette année, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fixé les droits de retransmission télé à 250 000 dollars pour les pays de l’Afrique sub-saharienne. Une somme loin d’être abordable pour bon nombre de médias du contient.

Conséquence, la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, pour ne pas dire toutes, ne diffusent pas les matchs de la CAN Egypte 2019, puisque n’ayant pas acquis les droits de retransmission. En Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso etc., seuls les médias d’Etat et les chaînes internationales retransmettent les matchs en direct. Aucune télévision de ces différents pays n’a pu acheter les droits avec la CAF.

Ce qui démontre le manque de moyens dont souffre la plupart des médias privés de la sous-région. Car la publicité qui est leur principale source de revenu est, dans la plupart des cas, rare. Une situation qui limite leurs performances de ces et les empêche de concurrencer les médias internationaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Gestion douteuse des fonds alloués au Syli pour la CAN 2019 : le PM ordonne un audit

10 juillet 2019 à 18 06 13 07137
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

La gestion financière peu orthodoxe de la participation du syli national de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations par la fédération guinéenne de football (Féguifoot) continue de faire couler encre et salive à Conakry et dans les villes de l’intérieur. Acculé par la pression populaire, le Premier ministre, Chef du gouvernement vient de prendre une décision, a appris en exclusivité Guineematin.com de source bien informée.

Selon nos informations, la Primature a demandé que des enquêtes sérieuses soient menées sur la gestion de l’importante manne financière (plus de 60 milliards de nos francs) décaissée par le ministère des Sports pour la préparation et la participation de l’équipe guinéenne à la coupe d’Afrique des Nations en Egypte. « Le Premier ministre a instruit le ministre des Finances, à travers l’inspection des finances, d’auditer les fonds pour la CAN Egypte 2019. Une équipe a été constituée et ils ont déjà commencé le travail. Ils ont commencé les prises de contact depuis hier », a précisé notre source.

A noter que lors d’une conférence de presse tenue au lendemain de l’élimination honteuse du syli national de Guinée face à l’Algérie (0-3) en huitièmes de finales, Mamadou Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football avait accusé le sélectionneur, Paul Put, et son staff d’être à la base de tous les malheurs du syli. Mais, l’écrasante majorité des Guinéens estiment que le président de la Féguifoot et ses proches ne doivent pas sortir si facilement de la gestion hasardeuse de cette CAN.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour télécharger la copie de la lettre du Premier ministre :

Audit des dépenses liées à la participation de la Guinée à la CAN 2019

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

SCANDALE A LA CAN 2019 : comptes et mécomptes de la Féguifoot…

10 juillet 2019 à 13 01 59 07597

Par Saliou Samb : Selon certaines indiscrétions, la commission éthique de la Fédération guinéenne de football pourrait se saisir du dossier lié à la participation de la Guinée à la 32è édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Le ministère des sports devrait suivre l’exemple. A l’heure des comptes, tous les acteurs impliqués dans le plus révoltant scandale jamais mis au jour dans le football guinéen doivent s’expliquer.

Je me suis frotté les yeux pour être sûr qu’on ne me tirait pas d’un mauvais rêve quand, par un détour sur le web, j’ai vu l’actuel président de la Féguifoot, Mamadou Antonio Souaré, animer un point de presse, où il alignait les révélations aussi affligeantes les unes que les autres, au sujet du staff technique de l’équipe nationale de Guinée. Selon lui, l’entraîneur Paul Put est le principal responsable de l’humiliation subie au Caire par la délégation guinéenne, après une CAN qui a viré à la bérézina.

La Féguifoot a exigé un rapport détaillé à l’entraîneur de nationalité belge. On ne sait pas si le fameux rapport a été déposé, par celui qui, en 2014 a été condamné à 2 ans de prison avec sursis dans une scandaleuse affaire de paris sportifs truqués, quand il était entraîneur de Lierse en Belgique. Lire : Procès des paris truqués: Paul Put, ancien entraîneur du Lierse, condamné à deux ans de prison avec sursis.

On remarque que si Put a, au cours de sa sulfureuse carrière, dirigé des équipes nationales comme la Gambie, le Kenya, le Burkina Faso, et la Jordanie, il a également été entraîneur de Lokeren (de 2001 à 2003), le club cité dans cette affaire d’arnaque et de racket. A l’analyse, puisque selon Souaré le coach Put a admis du bout des lèvres le système de racket, deux hypothèses se dégagent : soit au-dessus du Belge, à l’insu des dirigeants guinéens ( ?), une tierce personne plus puissante que Put profitait des « pourcentages » versés par les membres du staff technique qui ont dénoncé la manœuvre (et qui sait ce qui s’est passé avec certains joueurs !), ce qui serait extrêmement grave, soit Paul Put himself est lui-même la tête de gondole de ce réseau mafieux installé en Belgique, en feignant de fermer les yeux sur les pratiques d’un parrain imaginaire, ce qui serait impardonnable. Pour le moment, il refuse de communiquer mais, de toute évidence, il ne s’agira pas seulement de limoger un technicien qui a manqué lamentablement à ses objectifs et étalé un niveau d’irresponsabilité notoire : il doit être poursuivi en justice.

Paul Put n’a pas daigné informer à temps les membres de la Feguifoot des « pressions » et des « menaces » subies par son staff, il ne les pas non plus prévenus à temps de la fuite des membres de son staff technique (comme par hasard !) ; à ce stade des informations rendues publiques par Souaré, il demeure clair que l’homme, qui a démissionné du Kenya pour foncer vers la Guinée, a du mal à abandonner ses pratiques qui lui ont valu des déboires judiciaires. Pourquoi ? Il serait bon de le savoir. Il y a de quoi enquêter sur cet homme « amoureux de l’Afrique » (mon œil !), mais également sur celui qui l’a mis en contact avec la Féguifoot. Il faudra surtout découvrir l’identité du « parrain » qui se cache derrière un entraîneur qui révèle un visage de mercenaire pathétique et sans scrupules.
Toutefois, Put ne devrait pas être l’agneau du sacrifice, le mouton noir sur lequel tout le monde est libre de tirer à loisir pour se défausser. La Féguifoot a une grande part de responsabilité dans cette tragi-comédie qui a sérieusement affecté l’image de l’équipe nationale A. Et les questions ne manquent pas.

Pourquoi n’avoir pas enquêté en amont autour d’un technicien controversé, condamné dans son pays pour des histoires de paris truqués, avant de décider de son recrutement ? Pourquoi lui avoir laissé isoler la sélection de la Direction technique nationale au point d’abandonner les internationaux guinéens entre les griffes d’une organisation mafieuse où on rackette et menace ? Quand est-ce que Antonio Souaré a pris connaissance des textos compromettants échangés entre Put et les membres de son staff en fuite ? Pourquoi Antonio Souaré, après avoir pris connaissance des textos et des rumeurs autour de toutes ces pratiques n’a pas pris de mesures conservatoires pour éviter ce genre de situation catastrophique ? Pourquoi n’a-t-il pas réagi vigoureusement quand le Belge lui a présenté une sélection bancale pour la CAN ? Il est clair que si Paul Put avait l’obligation d’informer les dirigeants sportifs des pratiques peu orthodoxes autour de l’équipe nationale, le président de la Féguifoot aurait dû se montrer beaucoup plus réactif et ferme au regard des enjeux.

Je préfère ne pas revenir sur les sommes débloquées par l’Etat (Ndlr : notre confrère Guinéenews a indiqué un montant de plus de 60 milliards GNF) et renforcées par la collecte d’environ 7 milliards GNF (selon les chiffres connus) en faveur du Syli au compte de cette CAN, car un simple audit pourrait donner une idée exacte du montant total réel, des dépenses et du reliquat, mais le ministère des Sports, et au-delà le gouvernement, devraient prendre beaucoup plus au sérieux cette affaire scandaleuse. L’équipe nationale n’est pas une équipe de copains de quartier : elle incarne des valeurs fondamentales et devrait se retrouver dans tout sauf dans une spirale malhonnête où la cupidité de certains apprentis sorciers ridiculise tout un pays.

Morceaux choisis du POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA FEGUIFOOT (à vous de désigner la déclaration la plus hallucinante !) : « Il y a eu des manquements et ces manquements je les fait savoir à l’entraîneur et j’ai informé le bureau exécutif. (…) J’ai dit à l’entraîneur qu’il y a des informations qui circulent et il faut qu’il nous dise la vérité »

« J’ai jamais vu ça dans l’histoire du football. Qu’un match qui se joue la nuit et qui se termine à minuit, le matin on vient qu’on nous dise que tout le staff (technique) a disparu. Où ils sont partis, pourquoi ils sont partis ? (…) Et c’est pas nous qui avons payé les billets de retour. Donc c’était prémédité. Pourtant nous on ne les connait ni d’Adam ni d’Eve, c’est toi qui les a amenés. Et tous ont été payés »

« J’ai dit ça à l’entraîneur et il était absolument obligé de le reconnaître. Et la réponse qu’il nous a donnée ne m’a pas satisfait. Pour dire que lui-même n’était pas informé et que ces gens-là lui ont envoyé un texto à 2 heures du matin pour dire qu’ils s’en vont et qu’ils a tout fait que ces gens sont partis. C’est un manque de respect, c’est une irresponsabilité qui ne dit pas son nom »

« Chaque fois qu’on parle d’un joueur il (Put) dit non. Ce joueur-là il ne joue pas, il vient d’avoir un club, il n’a joué que 2 matches, 3 matches, Sadio (Diallo), joue en deuxième division, des trucs. Mais d’ici là tu vas prendre des joueurs de National (Ndlr : 3è et 4è division française)… Il y a un bruit pertinent et persistant que moi je n’arrive pas à comprendre dans le football sur le plan éthique : c’est le problème des primes. »

« J’ai dit (à Paul Put) il faut nous dire: il paraît que tes membres du staff technique disent qu’ils sont rackettés sur les primes qu’ils reçoivent. J’ai des est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est faux ? Parce que ça vient de chez toi-même et c’est toi qui les as amenés : nous on ne les connait pas. Ils dépendent de toi, ils ne dépendent pas de la Guinée et après le match ils ont tous disparu. Nous voulons comprendre pourquoi (…) Et ils le disent même :il y a des gens qui sont prêts faire des témoignages là-dessus (…) Qu’on leur dit même si tu ne paies pas ici, tu paieras en Belgique. J’ai d’abord c’est une menace, c’est très grave. Au point de vue éthique c’est très très grave. Mais si ça s’avère vrai, tu ne pourras plus jamais entraîner dans ta vie. Il faut que tu fasses maintenant un rapport immédiatement et que vous me remettez ou bien vous prenez la décision ; c’est un choix la vie. Parce qu’en ce moment, nous avons été trahis »

« Il (Put) a dit tout simplement que lui aussi, il a appris comme ça. Que mais c’est pas lui mais qu’il y a quelqu’un qui est dans le clubs là-bas en Belgique qui les a envoyés et qui certainement leur prend des pourcentages. Que le gars se trouve dans le club de Lokeren »

« C’est des choses irréfutables : il n’a pas la main sur le groupe, il n’a pas la main sur l’équipe, ni sur son staff et que les choses qu’on lui reproche il y a quand même une part de vérité. Quand vous dites que c’est pas moi mais c’est quelqu’un qui est derrière moi qui les rackette c’est qu’il y a une part de vérité ».

« Je lui ai même dit Paul, moi j’ai des informations sur les textos que tu as envoyés : j’ai vu des textos où tu dis ne demandez pas 20000 (USD), c’est 30000 (USD)… J’ai dit ils sont prêts à témoigner contre toi. Parce que quand les choses ses gâtent les langues se délient »

Par Saliou Samb

Lire

Débâcle du Syli à la CAN 2019 : « c’est la FEGUIFOOT qui doit rendre des comptes »

9 juillet 2019 à 15 03 36 07367
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif.jpg1
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif, sur la débâcle du Syli national

Élimination humiliante, c’est ainsi que le consultant sportif, Thierno Saïdou Diakité, qualifie la défaite de la Guinée face à l’Algérie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Il appelle la Fédération Guinéenne de Football à rendre des comptes et le ministère des sports à prendre les mesures qui s’imposent. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 09 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la Guinée est sortie par la petite de la CAN 2019, en encaissant le plus lourd score des huitièmes de finale (0-3) face à l’Algérie. Comment analysez-vous ce revers du Syli national ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est une grosse déception. Et figurez-vous, on misait beaucoup sur cette équipe avant le début de la compétition. Malheureusement, elle a été éliminée en huitièmes de finale. Vous savez, un match de football, il y a la défaite ou la victoire. Mais, la façon dont nous avons été éliminés, c’est ce qui choque, et c’est révoltant. Parce que la Guinée est un grand pays de football qui a un glorieux passé sportif, qui ne méritait pas ce genre de défaite.

Guineematin.com : au lendemain de cette élimination, le président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré, a animé une conférence de presse. Il a dénoncé l’attitude du sélectionneur, Paul Put, et de son staff, qu’il accuse notamment de racketter les joueurs. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Thierno Saïdou Diakité : oui, on se rend compte et on le savait déjà, que la gestion de notre équipe nationale A n’était pas trop orthodoxe. Heureusement, cette élimination à la CAN Égypte, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. A quelque chose malheur est bon. Je pense que les autorités sportives du pays prendront la mesure de la situation pour qu’à partir de maintenant, la gestion de l’équipe nationale en particulier, le football en général, soit beaucoup plus orthodoxe, réponde à des normes de transparence beaucoup plus performantes. Parce qu’on a besoin de performance pour renouer avec notre glorieux passé.

Guineematin.com : selon vous, qui est responsable de toute cette situation ?

Thierno Saïdou Diakité : il n’y a pas à chercher de midi à 14 heures : c’est la Fédération Guinéenne de Football qui gère la discipline, c’est un organe délégataire du ministère des Sports. Donc, si l’on doit demander des comptes, c’est la Fédération Guinéenne de Football qui doit rendre des comptes au ministère, et ensuite le ministère, en relation avec le Comité National Olympique, va prendre les mesures qui s’imposent pour qu’on recadre, qu’on redynamise la gestion de cette discipline.

Guineematin.com : à votre avis, quelles sont les dispositions qui doivent être prises en l’état pour justement relancer le football guinéen ?

Thierno Saïdou Diakité : déjà, il faut qu’on redynamise les assises de façon vraiment urgente. Je ne sais pas comment on va l’appeler : conseil national ou assises ou journée de réflexion sur l’avenir du football. Il faut déjà, sur la base d’un rapport que le ministère devrait demander à la fédération, parce qu’il faut que la fédération et l’entraîneur, Paul PUT, qu’ils produisent un rapport circonstancié sur tout ce qui s’est passé avant les conditions de préparation, les conditions de sélection des joueurs, la façon dont les matchs de préparation ont été gérés à Marrakech, la façon dont la participation a été gérée au Caire au premier tour et aux huitièmes de finale. C’est sur la base de ce document que les autorités pourront faire une évaluation objective et concrète de la situation. Et, la démarche à suivre sera toute tracée. Je pense que c’est la première mesure à prendre.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est de demander à nos compatriotes de ne pas désespérer. A quelque chose, malheur est bon. Je pense que cette élimination humiliante, c’est le terme, va nous permettre de rebondir d’un bon pied, parce que vous devez être sûrement au courant que le 18 juillet prochain, au Caire, on va procéder au tirage au sort des groupes éliminatoires de la CAN 2021 qui va se dérouler au Cameroun. Donc déjà, dès le 18 juillet, on saura dans quel groupe on sera. Alors, il faudra songer à préparer ces éliminatoires. Mais, avant la préparation de ces éliminatoires, on va remettre les choses sur ordre pour recadrer la gestion de notre football.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Le Syli humilié à la CAN : les internautes guinéens réclament la tête d’Antonio Souaré

9 juillet 2019 à 14 02 35 07357

L’humiliation subie par la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion nationale. Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football, a animé une conférence de presse hier, lundi 08 juillet 2019, en Egypte. Il a pointé un doigt accusateur sur le sélectionneur, Paul Put, et son staff. Mais, cette sortie est loin de disculper le puissant homme d’affaires aux yeux des citoyens. Sur les réseaux sociaux, beaucoup tirent sur le dirigeant du football guinéen et souhaitent son remplacement à la tête de la FEGUIFOOT. Guineematin.com a compilé quelques réactions des internautes sur le sujet.

La déception est générale chez les supporters guinéens. Tous sont mécontents de la piètre prestation de leur équipe nationale dans cette compétition et surtout de sa correction (3-0) par l’Algérie en huitièmes de finale. Si la Fédération Guinéenne de Football accuse l’entraîneur et le staff technique, certains citoyens pensent plutôt que c’est la FEGUIFOOT elle-même le problème. C’est pourquoi, ils souhaitent le départ du président de l’instance dirigeante du football guinéen et son remplacement par Lucien Beindou Guilao.

Thierno Souleymane Diallo : « l’homme providentiel du football guinéen ne s’appellerait plus Antonio Souaré, mais Lucien Beindou Guilao. Lucien Beindou Guilao, la solution ? », S’interroge-t-il.

Abondant dans le même sens, Sory Sow est encore plus clair : « Guilao Lucien Beindou, président de la FEGUIFOOT, une chance pour la Guinée. Il a tout pour offrir à la Guinée la sélection qu’elle mérite. Un vrai patriote sans démagogie aucune ».

Mamadi Therna Kamissoko, lui, n’appelle pas au départ de Mamadou Antonio Souaré. Mais, il dit n’avoir plus aucune confiance au dirigeant sportif après sa conférence de presse d’hier, lundi. « Après cette sortie honteuse et déshonorante, je retire le peu de crédit que j’avais pour Antonio Souaré », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idée, Aboubacar Camara s’interroge sur le recrutement de Paul Put par la FEGUIFOOT : « avant son recrutement savaient-ils (les dirigeants de la Fédération, ndrl) que Paul Put était en procès pour négociation de matchs en Belgique et a été condamné ? ». Une façon pour lui de répondre à Antonio Souaré qui a accusé le sélectionneur guinéen de racketter les joueurs.

Bella Bah pense également que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est pas saint dans cette affaire comme il le fait croire : « Antonio Souaré savait tout ce qui se passait, mais il a attendu l’humiliation pour nous faire croire qu’il est le saint dans cette affaire. La vraie question est : qui se cache derrière cette affaire ? S’il est sincère, qu’il présente sa démission et Paul Put suivra aussi. Il y a un jeu de cache-cache et une volonté de manipuler l’opinion. Ça ne marchera pas.

Tu dois faire faire preuve de bonne foi avant de l’exiger aux autres. Le passé de Paul Put était sur des deals de matchs truqués, donc pourquoi le choix porté sur lui ? Ne faisait-il pas les affaires d’Amadou Diaby, premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, et par ricochet Antonio Souaré ? Et si Antonio Souaré aussi faisait l’affaire du RPG en leur fournissant un financement ? Il figurait sur les affiches de campagne lors des élections communales avec KPC. Je salue le courage du doyen Amadou Diouldé qui a été l’un des rares à alerter. Antonio Souaré et Paul Put démissionnez ! ».

Kallo Diplomate aussi pense qu’Antonio Souaré et son vice-président, Amadou Diaby, sont les seuls responsables de l’échec cuisant de la Guinée : « les deux businessmen à la tête de la FEGUIFOOT viennent de faire des farces aux guinéens ».

Par contre, certains internautes estiment que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est en rien coupable de la débâcle du Syli national en Egypte. C’est le cas de Mamady Karfamoriah Kaba : « ceux qui s’acharnent contre monsieur Antonio Souaré sont vraiment des comédiens. L’homme est la solution du football », soutient ce citoyen.

De son côté, Arfamoussaya Macka Diaby prend position aussi pour Antonio Souaré. « Antonio Souaré ou l’homme indispensable pour le rayonnement du football guinéen et la promotion des jeunes joueurs. Président, suis ton chemin sans bruit. Président, exécute ton projet de société. Président, engage ton ménage et ta réforme. Président, c’est toi, et nous comptons sur toi. Prési, Kotila », a-t-il écrit.

Mariam Barratou Camara vient clore le débat en ces termes : « Guilao Lucien Beindou, Paul Put, Antonio Souaré et tout son clan doivent être dehors. La FEGUIFOOT doit être réinitialisée ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Antonio Souaré, Bantama Sow, Paul Put : les coupables désignés de la débâcle du Syli

8 juillet 2019 à 12 12 58 07587

Au lendemain de l’élimination de l’élimination de la Guinée de la CAN 2019, l’heure est au bilan. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent pour tirer les leçons de la participation du Syli national à cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations et essayer de situer les responsabilités. Plusieurs citoyens, interrogés par Guineematin.com, désignent des coupables. Au nombre desquels, le sélectionneur, la FEGUIFOOT et son président, Antonio Souaré, ou encore le ministre des sports, Bantama Sow.

Tous les supporters guinéens s’accordent à dire que leur équipe a fait une mauvaise prestation à la CAN Egypte 2019 (4 matchs disputés pour une seule victoire, un nul et deux défaites). Pourtant, d’importantes sommes d’argent ont été dépensées pour cette participation guinéenne à cette compétition continentale. Qu’est-ce qui n’a pas alors marché ? Qui est coupable de cette situation. Pour certains citoyens, le seul coupable se nomme Paul Put, le sélectionneur de la Guinée.

C’est le cas de Mamadou Tahirou Bah : « c’est sans nul doute le coach qui, à mon avis, a raté dès le début en faisant une mauvaise sélection : il a envoyé 5 attaquants pour 2 flancs. Il n’y avait pas d’équilibre au sein de l’équipe ».

C’est aussi l’avis de Thiernomoussa Barry. « Paul put et son entourage sont les seuls coupables. Parce que l’entraîneur n’a pas sélectionné au moins un meneur de jeu », a dit cet autre citoyen.

Par contre, beaucoup pointent un doigt accusateur sur les responsables de la Fédération Guinéenne de Football et le ministre des sports.

Abdoulaye Djibril Sow : tout le staff est coupable, à commencer par le businessman Antonio Souaré (président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr).

Ougna Elie DE Weyakore : tous ceux qui ont mangé dans cette affaire doivent naturellement payer. À commencer par le ministre des sports, le président de la fédération etc.

Ousmane Diallo : en premier lieu des responsables de cette élimination de la Guinée, c’est Amadou Diaby, (le vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr). Il serait injuste de mettre cette défaite sur le seul dos du pauvre entraîneur. Au niveau de la FEGUIFOOT, des têtes doivent tomber ! N’oublions pas que Paul Put a envoyé le Burkina Faso dans une demi-finale de la CAN. L’entraîneur du Bénin, Michel Dussuyer (ancien sélectionneur de la Guinée, limogé pour insuffisance de résultats, ndrl), est en quart de finale avec sa nouvelle équipe. Ça veut dire que le mal n’est pas loin.

Mamoudou Kiron Diallo : la Fédération Guinéenne de Football devait être purement et simplement dissoute. Mais hélas, qui ose s’opposer à Antonio Souaré, l’homme fort de Conakry ?

Et puis, il y en a qui pensent que la responsabilité est partagée et qu’il n’y a pas lieu d’indexer un coupable. « Personne ne doit porter le chapeau d’un échec collectif. La victoire se construit étape après étape. La réussite au football est de nos jours le résultat d’un bon management à tous les niveaux. Pas de hasard. Surtout, on en demande trop ici sans moyen d’y parvenir », a dit AbdrRahman Baldé. C’est un peu l’opinion de Tanou Barry : « il faut voir où et comment nos enfants pratiquent leurs entraînements »…

Mais, qui perd dans tout ça ? Pour certains, c’est surtout la question qu’il faut se poser. Car, il y a bien quelqu’un qui paye les frais de cette situation et qui n’est certainement pas les joueurs et le staff technique, encore moins la FEGUIFOOT et le ministère des sports. Pour Foromo Loua et Léopold Konté, c’est le peuple de Guinée qui est le véritable perdant dans cette affaire.

Car, les 62 milliards de francs dépensés pour la participation de la Guinée à cette compétition sont de l’argent du contribuable guinéen. Et, cette somme aurait pu servir à financer d’autres projets rentables pour le peuple. Mais, tout cet argent a été jeté pour rien alors que la majorité des Guinéens continuent de tirer le diable par la queue.

Bref, comme beaucoup d’autres lecteurs, Amadou Foulah exige la restitution intégral du montant dépensé inutilement en Egypte..

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Guinée-Algérie : Un Syli bien terne explose en plein vol…

8 juillet 2019 à 9 09 25 07257

Par Saliou Samb : Sans âme, le Syli national de Guinée s’est effondré sous les pattes des Fennecs d’Algérie, sur le score sans appel de 3 buts à 0. Plus que le résultat technique, c’est le contenu affligeant qui a révélé les failles d’une sélection qui n’a jamais retrouvé son équilibre des matches éliminatoires, joués avant la Coupe d’Afrique des Nations.

Comme il fallait s’y attendre l’Algérie a proposé un bloc bas, des transitions subtiles et un jeu de contres qui a fait beaucoup de dégâts dans la défense guinéenne. Le match proposé par les joueurs du Syli était d’une telle pauvreté, le manque d’engagement et les hésitations sur des actions clés étaient si visibles, qu’après moins d’une mi-temps, beaucoup d’observateurs avaient compris que seul un miracle pouvait sauver une hypothétique qualification. Contrairement à ce que les experts et autres commentateurs soutiennent, je ne pense pas que l’Algérie ait été particulièrement brillante dans ce match très mal négocié (une nouvelle fois !) par l’entraîneur Paul Put. C’est lui, l’entraîneur, qui porte l’entière responsabilité de cette défaite, bâti à partir d’une défense déséquilibrée qui a faussé tous les plans d’une équipe qui s’est révélée poussive jusqu’à la dernière minute.

Je vais revenir sur un point sur lequel j’ai beaucoup insisté au cours de mes chroniques : à quoi a servi, dans cette phase finale de CAN, la sélection de Mikael Dyrestam, cet arrière latéral qui a du mal à s’impliquer résolument dans le jeu, à faire de bons appels de balles et surtout a défendre avec conviction contre ses adversaires ? A rien. Ce joueur n’aura contribué qu’à rompre la sérénité de la défense guinéenne et hormis le match contre le Burundi (victoire 2-0), où la cage du Syli n’a pas été violée, il a été au moins impliqué dans la quasi-totalité des buts encaissés par son équipe. Pour le bilan d’un défenseur qui a provoqué la mise à l’écart de joueurs comme Abdoulaye Paye Camara (Horoya AC), Alseny Camara (Horoya AC) et tous ceux qui, beaucoup plus méritants et plus talentueux que lui, écument les terrains du championnat guinéen, c’est un fiasco. Heureusement que Put ne s’est pas entêté de la même manière avec Julian Janvier, quand il a aligné ce dernier lors du match raté contre les Bareas de Madagascar (2-2 de justesse !).

Une autre critique que l’on pourrait formuler à l’endroit de l’entraineur Put, c’est cette sélection faite de bric et de broc, pas du tout complémentaire, ne respectant pas le critère fondamental de la performance, au nom d’une certaine idée du football qui veut que les meilleurs soient forcément expatriés (ce qui est archi faux).

D’ailleurs, même en acceptant cette approche, pourquoi des joueurs de base, qui ont contribué grandement à la qualification de l’équipe (Sadio Diallo, Seydouba Soumah « Konkolé », Ibrahima Sory Conté « Maïbra », etc) ont été laissés en rade, effacés sournoisement de la sélection qui s’est rendue en Egypte ? Pourquoi un milieu de terrain aussi performant qu’Ibrahima Sory Sankhon (Saint Tron, Belgique) n’a pas été sélectionné ? Pourquoi un Boniface Haba, qui joue la ligue des champions d’Afrique (comme Paye Camara et Alseny Camara), ne devrait-il pas avoir la chance de jouer la CAN ? Enfin, pourquoi cette sensation d’impuissance pour une équipe guinéenne, incapable de sonner la révolte, même après avoir été menée au score contre l’Algérie ? Du jamais vu ! Par le passé, même battue, l’équipe nationale de Guinée a toujours trouvé les ressources pour se révolter et tomber les armes à la main. Cette CAN et cet entraîneur (dont on ne comprend la logique !) marque un tournant inquiétant que les dirigeants sportifs doivent très vite rectifier. Apprendre de ses erreurs est fondamental si on veut tirer les leçons d’un énième échec après avoir entretenu tant d’espoirs dans la tête des supporters. La vérité est que le Syli doit repartir sur de nouvelles bases et fixer un nouveau cap, beaucoup plus ambitieux et beaucoup plus rigoureux.

L’équipe nationale ne devrait en aucun cas être le lieu d’expérimentation de joueurs inconnus au bataillon, sans aucun palmarès, et qui ne cherchent qu’une étiquette d’international. On a connu le cas Kevin Constant, qui a dégringolé des lambris dorés du Milan AC à la pénombre d’un petit club… iranien. Le Syli ne devrait pas non plus être la vache laitière de tous les opportunistes qui ne pensent qu’à leur propre gloire et (qui sait ?) à la meilleure manière de capitaliser sur d’éventuelles « révélations ». La CAN a montré que les équipes africaines ont progressé et très peu de place est désormais laissée à l’improvisation, à la fantaisie et aux choix aventureux.

LES NOTES DU MATCH

Ibrahima Koné (6) : S’il est un peu fautif sur le premier but pour n’avoir pas réduit l’angle de tir, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Il sauve plusieurs actions de buts. Avec Aly Keïta, le Syli tient un gardien de buts intéressant.

Simon Falette (5,5) : Pas à son aise face au colosse Baghdad Bounedja, il n’a pas livré une très grande partie. Mais, comme d’habitude il a soigné ses relances. Peut mieux faire.

Ernest Seka (5) : Mis en difficulté tout au long du match, il fut hésitant et très peu inspiré sur au moins 2 buts. Match à oublier.

Mikael Dyrestam (2) : Encore un très mauvais match du joueur de Xanthi. Il doit sensiblement améliorer son niveau de jeu. Catastrophique.

Issiaga Sylla (6,5) : Un des rares joueurs qui a pris des initiatives dans ce match difficile. Revers de la médaille, les Algériens ont beaucoup profité de ses montées pour apporter le surnombre en attaque.

Amadou Diawara (5,5) : Il n’a pas réalisé le match de sa vie. Il n’a pas été déterminant dans la partie.

Mohamed Lamine Yattara (6) : Une étoile dans la nuit noire du Caire. Il s’est démené comme un beau diable en attaque, prenant souvent le latéral adverse à défaut. Mais il était seul dans ses efforts. Trop seul.

Mady Camara (6,5) : Il a été très impliqué dans le match. Sans doute le meilleur guinéen dans cette partie. On sent en lui cet esprit de compétiteur.

Ibrahima Cissé (5) : Volontariste mais dépassé par la tournure des événements. Match pauvre.

Ibrahima Traoré (5,5) : Capitaine courage mais à l’image de Yattara, il n’était pas ni soutenu, ni bien servi.

José Martinez Kanté (5,5) : Il a voulu apporter un plus dans la détermination mais revenant de blessure, le manque de rythme lui a joué des tours. Match moyen et il finit sur les rotules avant d’être remplacé.

Lass Bangoura (6) : Sa rentrée a permis d’apporter un peu de percussion en attaque mais les carottes étaient cuites.

Fodé Koïta, François Kamano (non noté)

Lire

CAN 2019 : lourde défaite et élimination pour la Guinée

7 juillet 2019 à 22 10 29 07297

L’aventure est terminée pour la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le Syli national a été éliminé de la compétition après sa défaite (3-0) face à l’Algérie ce dimanche, 07 juillet 2019.

Le défi était grand pour Paul Put et ses poulains. Car, ils affrontaient ce dimanche la meilleure équipe de la CAN jusque-là. Mais, avec l’élimination du Maroc et de l’Egypte ( deux équipes qui, comme l’Algérie, ont remporté leurs trois premiers matchs avec aucun but encaissé) par respectivement le Bénin et l’Afrique du Sud (deux équipes qui, comme la Guinée, ont terminé parmi les meilleurs troisièmes du premier tour), l’espoir était permis pour la Guinée.

Mais, l’espoir n’a été que de courte durée. Car, dès après le coup d’envoi, les Algériens prennent les choses en main. Ils obtiennent trois coups francs intéressants à la 3ème, à la 7ème puis à la 8ème minutes. Tous les trois n’ont pas été bien exécutés, mais les Guinéens étaient déjà avertis. Ils tentent de réagir par l’intermédiaire de Mady Camara, titularisé à nouveau en l’absence de Naby Keïta, blessé. Mais, la frappe lointaine du joueur de l’Olympiakos est sans danger pour M’Bolhi, le gardien Algérien (9ème minute).

Les Fennecs continuent de pousser et ils passent tout près de l’ouverture du score à la 11ème minute. Bien alerté sur le flanc gauche de la surface guinéenne, Bounedjah se retrouve tout seul face au portier guinéen, Ibrahima Koné. L’attaquant contrôle bien le ballon avant d’enchaîner par une frappe qui fuit le cadre. Deux minutes plus tard, le n°9 algérien parvient à trouver le fond des filets mais l’arbitre avait déjà sifflé une position de hors-jeu. Très actif depuis le début du match, le même Bounedjah s’illustre à nouveau à la 21ème minute dans la surface guinéenne.

Mais cette fois aussi, ton tir passe au-dessus du cadre.
Les occasions se multiplient pour les Fennecs à l’image de la reprise acrobatique de Bensebaini repoussée par Ibrahima Koné (23ème). Deux minutes plus tard, Belaili parvient à ouvrir le score pour les siens en s’offrant un bijou de but après une belle combinaison avec Bounedjah (25ème). Ce but ne change en rien le cours du match. Les Algériens maintiennent leur domination et les Guinéens, en manque d’inspiration, continuent de subir sans se montrer dangereux jusqu’à la pause.

Au retour des vestiaires, les Guinéens se montrent plus agressifs sur le porteur du ballon. Ce qui les amène à commettre beaucoup de fautes, à l’image de Martinez Kanté, qui écope d’un carton jaune à la 54ème minute pour une faute sur Benlamri. C’est le deuxième guinéen averti dans ce match après Mady Camara, en première période. Juste après son avertissement, l’attaquant du Syli national est remplacé par Fodé Bangaly Koita (55ème).

Il a fallu attendre la 56ème minute pour voir le premier tir cadré de la Guinée dans cette rencontre. A 25 mètres du algérien, Mady Camara adresse une bonne frappe à M’Bolhi. Le portier des Fennecs repousse le ballon en corner. Le milieu de terrain guinéen s’illustre à nouveau sur le corner suivant mais son tir ne trouve pas le cadre. Alors qu’ils tentaient de revenir au score, les hommes de Paul Put sont douchés par un deuxième but algérien. Après un bon travail sur le flanc gauche, Bennacer adresse un très bon centre à Mahez sur le côté droit de la surface guinéenne. Le capitaine algérien a le temps de contrôler et de tromper Ibrahima Koné (58ème).

Paul Put réagit en lançant Lass Bangoura à la place d’Ibrahima Cissé puis François Kamano, laissé pour la première fois sur le banc, à la place de Mohamed Yattara. Après ces changements, la Guinée se sent mieux sur le terrain. Elle se procure plusieurs situations intéressantes sans parvenir à marquer. Au contraire, c’est l’Algérie qui aggrave le score à la 83ème minute par l’intermédiaire d’Ounas, entré en jeu quelques minutes plutôt.

La Guinée s’incline logiquement (0-3) et quitte cette Coupe d’Afrique des Nations avec un bilan de quatre matchs disputés et un seul remporté face au Burundi (2-0). Les Algériens, eux, poursuivent leur belle aventure en gardant toujours leurs buts inviolés depuis le début de cette compétition.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Algérie-Guinée : ce qui peut faire gagner le syli

7 juillet 2019 à 14 02 36 07367

Par Saliou Samb : Sur l’ensemble de ses prestations au premier tour, le Syli national de Guinée, classé premier parmi les meilleurs troisièmes, foulera la pelouse du Stade du 30 Juin du Caire, en position d’outsider. L’adversaire du jour, l’Algérie, qui a fait un carton plein entre-temps, avec trois victoires en autant de rencontres, est perçue par la quasi-totalité des observateurs comme l’un des grandes favorites du tournoi. Mais la Guinée peut surprendre tout le monde pour plusieurs raisons…

Jouer en équipe et concentré

Les matches se suivent mais ne se ressemblent pas. L’Algérie, version 2019, a joué le « grand match » de son tournoi contre le Sénégal de Sadio Mané, mais en regardant de près leur prestation, ils ont plutôt profité non seulement des mauvais choix tactiques d’Aliou Cissé, le coach des Lions mais également d’un arbitrage qui n’a pas tout le temps été impartial (penalty refusé à Mané, carton rouge oublié contre un de leurs défenseurs centraux sur une faute grossière). Toutefois, dans l’ensemble, ils ont gagné à l’engagement et en harcelant constamment la première relance sénégalaise. Cela a ouvert des hésitations et des brèches dans le bloc d’en face ce qui a facilité le but sur un contre intelligemment joué. Le Syli de Guinée doit éviter de se faire piéger dans un match où l’entraîneur de l’équipe adverse a commencé à faire de l’intox, avec des déclarations tapageuses. Djamel Belmadi a dit qu’il prenait « au sérieux » l’équipe de Guinée, comme si quelque part dans son subconscient, les joueurs de son équipe étaient intrinsèquement supérieurs à ceux de la Guinée. C’est un constat très exagéré (et très prétentieux) et le Syli doit rejeter violemment cette idée qui est une manière de chercher à prendre une sorte d’ascendant psychologique. Les joueurs algériens, tout au moins chez les titulaires, hormis Ryad Marhez (Manchester City, Angleterre), Sofiane Feghouli (Galatasaray, Turquie) et la belle surprise Baghdad Bounedjah (Al Sadd, Qatar), sont des joueurs moyens qui se fondent dans la masse des équipes de premières ou des divisions inférieures à travers le monde. En revanche, ce qui fait leur force dans ce tournoi, c’est cette volonté de jouer ensemble, avec une solidarité impressionnante.

Ma première préoccupation est de voir le onze de départ du Syli. D’abord la défense. Si l’entraîneur Paul Put aligne une défense équilibrée, concentrée sur toutes les phases de jeu, avec de l’impact et une réelle volonté de jouer en équipe, l’Algérie aura du souci à se faire. Son point fort est l’attaquant de pointe Bounedjah. Habile balle aux pieds, à la fois rapide et puissant, très intelligent dans son placement, il a toutefois bénéficié d’un traitement (trop) tendre lors du second match de l’Algérie. Ernest Séka pourrait être à mon sens un des hommes clés du système défensif guinéen. Avec sa puissance, son engagement et son impact, il peut très bien museler l’avant centre algérien. Il y a cependant des craintes à avoir notamment sur le flanc droit guinéen jusque-là occupé par Mikael Dyrestam. Le coach Put doit trouver un joueur beaucoup plus agressif sur le porteur de la balle et surtout sûr de son football ! Dans le cas contraire, il devra trouver le moyen de sublimer son arrière latéral droit qui doit comprendre qu’il doit prendre ses responsabilités, vigoureusment. Sur l’autre flanc, si Issiaga Sylla continue sur sa lancée depuis le début de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), sans se soucier de celui qu’il aura en face (Mahrez ou Fegouli) il fera son match. A l’impact, il peut faire déjouer une star comme Marhez…

J’ai confiance en Fallette qui démontre depuis le début du tournoi, par la qualité de sa relance, son sens du placement et son intelligence de jeu, toutes les qualités qui ont fait de lui un titulaire dans une équipe allemande comme Francfort.

La bataille au milieu de terrain ne sera pas très préoccupante pour le Syli qui est armé à ce niveau, surtout sur le plan technique et physique. Le sens du jeu d’Amadou Diawara (Naples, Italie) va être très précieux dans cette rencontre qui sera très disputée.

Au niveau de la ligne d’attaque, le réveil du Bordelais François Kamano, si cela s’avère, perturbera les plans de l’Algérie, d’autant plus que les valeurs sûres comme Ibrahima Traoré, Mohamed Lamine Yattara ou José Martinez Kanté, n’ont pas besoin d’être motivés pour aborder un tel match couperet.

Rester vigilant, surtout sur les balles arrêtées

L’Algérie optera pour au moins deux stratégies : soit attaquer à outrance pour tuer le match dès la première demi-heure et donc prendre le risque de s’exposer aux contres guinéens, ce qui paraît très peu probable parce qu’elle est consciente de la vitesse des attaquants d’en face, soit elle va tenter de jouer bas, laisser le Syli en confiance pour profiter des brèches laissées derrière. Dans tous les cas, si l’Algérie marque, elle va se recroqueviller en défense, geler le ballon, et profiter des contres ! Or, elle joue très bien les contres et a des joueurs qui sont capables d’exploiter rapidement les intervalles (Marhez, Fegouli, Bounedja). Dans tous les cas, il faudra sans cesse harceler le porteur de la balle pour éviter les décalages difficiles à rattraper.
Une des manies de l’équipe algérienne est de tenter de profiter des erreurs de concentration sur les balles arrêtées pour faire des appels dans le dos de la défense en jouant très rapidement. A ce niveau, les Guinéens doivent toujours veiller à ne pas se laisser surprendre en se regroupant très rapidement sur ce genre d’actions de jeu (placer si nécessaire un homme devant le ballon pour favoriser le replacement). Une des erreurs à ne pas commettre ce sont les infiltrations de l’adversaire dans les 30 derniers mètres guinéens pour chercher des coups francs idéalement placés pour un artificier comme Marhez. Ça va plonger pour un oui pour un non et ça va faire du cinéma : il faudra garder sa concentration, ne surtout pas céder à la provocation et faire son match plein. Les Sud-Africains ont montré l’exemple…
Je ne peux pas pronostiquer une victoire de la Guinée mais je reste confiant quand à la capacité de cette équipe à surprendre tout le monde dans ce match qui se jouera par dans les tribunes ou à l’intox mais sur le terrain, à 11 contre 11. Disons que, compte tenu du contexte actuel, la plupart des bookmakers tableront sur un 65 en faveur l’Algérie, contre 35 pour la Guinée. C’est aux joueurs du Syli de prouver qu’ils ont tort et que ce que disent les sceptiques n’est qu’un vue de l’esprit. En attendant, les statistiques dans les confrontations directes entre les deux équipes sont largement en faveur de la Guinée. En 8 confrontations en match officiel, la Guinée en est à 4 victoires contre seulement 2 pour l’Algérie. Les deux équipes ont partagé les points à 2 reprises…

Lire

Labé : des supporters parient sur la victoire du syli

7 juillet 2019 à 12 12 38 07387

C’est à 19 heures temps universel, ce dimanche, 7 juillet 2019, que l’équipe nationale de football guinéenne jouera contre son homologue d’Algérie au compte des huitièmes de finales de la coupe d’Afrique des nations.

La ferveur pour le soutien au syli national de Guinée se fait sentir de plus en plus dans la capitale guinéenne et en région. À Labé, nombreux sont ces supporters confiants de la victoire de leur équipe, le syli. Dans les rues, l’engouement est de taille. Les couleurs nationales dominent les affiches. Certains marchands ambulants en profitent pour multiplier les prix de leurs articles (foulards, écharpes, bonnets, maillots… de couleur rouge, jaune, vert).

Dans les lieux publics, ce sont les musiques dédiées au syli de Guinée qui animent bars, maquis, restaurants et autres coins de rues. C’est le débat qui est sur toutes les lèvres (rencontre Guinée-Algérie). Certains vont même au delà en faisant des pronostics sur cette rencontre.

Il faut noter qu’à part ce soutien des supporters, la commission de soutien préfectorale au syli national a pu mobiliser plus de 21 millions de francs guinéens en faveur du onze national.

Bonne chance au syli national de Guinée.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinée matin.com

Lire

Sport : le championnat de boxe militaire ouest-africain lancé à Conakry

6 juillet 2019 à 13 01 44 07447

La première édition du championnat de boxe militaire Liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) a été lancée hier, vendredi 05 juillet 2019, au Palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry. Cette compétition sous-régionale, qui réunit les pays membre de l’OLAO, coïncide à la 43ème Assemblée générale extraordinaire de l’Office de Liaison de l’Afrique de l’Ouest qui se tient en ce moment dans notre pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dotée du trophée Alpha Condé, président de la République de Guinée, cette première édition du championnat militaire de boxe Liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) a été initiée par le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles, ministre de la défense nationale. La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre d’Etat de l’Environnement des Eaux et Forêts, a été marquée par la présence du ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, de la présidente de la commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, du Chef d’Etat-major général des armées, des chefs d’Etats-majors particuliers et du directeur général de la police nationale.

Dans son discours de bienvenue, le colonel Sawadogo Oumarou, président par intérim de l’OLAO, s’est réjoui de la bonne organisation de ce championnat. Selon lui, l’objectif principal de la compétition « est de contribuer à l’effort de paix dans la sous-région à travers le sport militaire. Je ne saurais poursuivre mes propos sans vous prier de bien vouloir transmettre mes salutations respectueuses et ma profonde gratitude à son Excellence le professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée, chef suprême des armées dont le trophée porte le nom. (…) Notre sous-région est en proie au terrorisme, situation qui trouble la stabilité et la paix sociale. Cela constitue un frein aux efforts consentis par nos gouvernements pour sortir nos pays du sous-développement.

C’est pourquoi, je voudrais saluer la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont les actions favorisent la prévention et la résolution des crises ou des conflits : encadrer, organiser et coordonner les actions favorisant une meilleur pratique des activités physiques et sportives dans les forces armées ; établir et raffermir les liens de fraternité entre les membres des forces armées de la CEDEAO. L’atteinte de ces objectifs passe par la multiplication de nos actions qui sont en phase avec les valeurs d’intégration et de paix, valeurs prônées par la CEDEAO », a-t-il dit.

Poursuivant, le colonel Sawadogo Oumarou a rappelé que cette compétition sportive militaire de l’OLAO a un intérêt singulier, dans la mesure où « elle doit nous permettre, en prenant en compte les besoins actuels de stabilité et de paix, de contribuer à la préparation physique des militaires ; de tester l’aptitude physique et la capacité opérationnelle de nos armées respectives », a-t-il souligné.

De son côté, Oyé Guilavogui, ministre d’Etat de l’Environnement, des Eaux et Forêts, représentant le ministre d’Etat de la défense nationale, Dr Mohamed Diané, a indiqué que ce tournoi s’ouvre au moment où se tient en Guinée, la 43ème Assemble générale extraordinaire de l’OLAO. « C’est un grand honneur pour la Guinée d’avoir été choisie pour abriter cet évènement de dimension régionale qui va mettre en compétition les jeunes boxeurs militaires des pays Ouest-africains. Cet honneur est d’autant plus grand que l’OLAO a décidé de faire porter le trophée de ce championnat militaire de boxe le nom de son Excellence monsieur le président de la République, le chef de l’Etat, chef des armées, le professeur Alpha Condé.

L’attribution de ce nom à ce trophée s’impose au-delà de l’importance du sport comme une marque de sympathie, traduisant la reconnaissance du combat que le professeur Alpha Condé mène pour l’émancipation socio-économique et politique du continent africain (…) Le sport est par excellence un facteur de rapprochement des peuples, dans l’armée à fortiori. Il permet à nos militaires de se côtoyer, de fraterniser, d’échanger des expériences de développement des aptitudes physiques mentales dans une atmosphère de saine émulation.

Il constitue donc l’une des armes efficace de collaboration et d’entraide de nos différentes armées qui ont tant besoin dans leur combat de tous les jours pour relever les défis sécuritaires auxquels nos Etats sont de plus en plus confrontés », a dit le ministre Oyé Guilavogui.

A noter que la première journée de ce championnat a été marquée par deux confrontations. Le Burkina Faso s’est imposé devant le Cap Vert et le Nigeria a battu la Côte d’Ivoire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematibn.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

CAN 2019 : les supporters pas satisfaits de l’attaquant du syli, François Kamano

1 juillet 2019 à 17 05 45 07457

Grâce à sa victoire (2-0) hier, dimanche 30 juin 2019, la Guinée disputera les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le Syli national s’est qualifié en tant que meilleur troisième avec 4 points.

François Kamano

En attendant de connaitre le prochain adversaire de leur équipe (le premier de la poule C ou celui de la poule D), les supporters guinéens savourent cette qualification et en profitent surtout pour tirer les leçons des trois matchs disputés par les hommes de Paul Put. Et, beaucoup d’entre eux déplorent la prestation de François Kamano et demandent à l’entraîneur de le sortir de son onze.

Décryptage !

Kerfalla Camara

Kerfalla Camara : hier, le Syli à très bien joué. Mais, ce que je déplore dans cette équipe, c’est la prestation de François Kamano. Parce que depuis le premier match, il a mal joué alors qu’il mouille le maillot dans son club (Bordeaux), dans le championnat français. L’entraîneur n’a qu’à changer François Kamano sinon il va nous faire perdre. Pourquoi François Kamano ne joue pas bien pour son pays ? Il faut que Paul Put demande à François Kamano pourquoi il refuse de jouer pour la Guinée, parce que c’est un bon joueur.

Facinet Camara
Facinet Camara

Facinet Camara : nous avons très bien joué hier par rapport aux autres jours. Au début, j’avais trop peur mais maintenant, je suis convaincu qu’on peut aller loin. L’entraîneur à bien placé les joueurs. Ce qui est déplorable, c’est l’attitude de François Kamano qui a pagaillé durant tout le match. Donc on demande à Paul Put de le laisser sur le banc parce qu’à le voir jouer, on a l’impression qu’il se fout de tout le monde. Ailleurs, il joue bien, pourquoi ne pas faire autant dans son pays ? Je demande à l’équipe de redoubler d’effort, de bien jouer. Ainsi, ils pourront nous envoyer la coupe.

Mohamed Dioubaté
Mohamed Dioubaté

Mohamed Dioubaté : ça commence à aller, mais si l’entraîneur ne met pas les bons joueurs, chacun à la place qu’il mérite, le prochain match nous seront déçus. Hier, on a gagné ce match mais de justesse. Il faudrait que les joueurs acceptent de mouiller le maillot comme ils le font dans leurs clubs respectifs. Paul Put doit, lui aussi, revoir son classement, mettre par exemple Lass Bangoura à la place de Kamano parce qu’il joue mieux que François Kamano, qui a pagaillé tout au long du match. J’aimerais aussi que les Guinéens encouragent les joueurs au lieu de les critiquer sur les réseaux sociaux, parce que ça démoralise.

Amadou Bella Diallo
Amadou Bella Diallo

Amadou Bella Diallo : pour moi, l’équipe a bien joué, seulement il y a un élément qui ne m’a pas convaincu du tout, c’est François Kamano. Ce dernier ne doit plus jouer dans cette équipe, qu’il retourne à Bordeaux. Ce qui est déplorable, ce que plusieurs joueurs qui sont au sein de cette équipe évoluent dans de grands clubs, ils jouent bien là-bas mais malheureusement, ici ce n’est pas le cas. On a l’impression que le patriotisme a quitté leurs cœurs.

Tant que cela ne change pas, on ne pourra jamais remporter la coupe. J’apprécie l’attitude de Paul Put qui a mis Mady et l’autre gardien sur les rails. Je pense qu’on doit laisser l’entraîneur faire son travail, ainsi ça va aller. Mais, nous lui demandons quand même de mettre Lass Bangoura à la place de Kamano.

Mohamed Lamine Soumah
Mohamed Lamine Soumah

Mohamed Lamine Soumah : contre le Burundi, on l’a emporté et nos joueurs ont montré réellement leur engagement dans ce match. Mais, il faut quand même souligner qu’il y a eu quelques ratés, des buts manqués, des frappes non cadrées par manque de concentration de certains joueurs. Choses auxquelles on doit remédier. On aurait pu marquer plusieurs buts n’eût été ces déchets techniques. On doit quand même remercier Ibrahima Koné, notre gardien, Ibrahima Traoré, le capitaine, le buteur Yattara junior mais également Seka qui s’est battu jusqu’au bout. On a besoin maintenant que cette coupe nous revienne, on a longtemps attendu cela, il faut que Paul Put nous la ramène la coupe cette fois.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire