Kassory Fofana à Mamou : la grande prière retardée pour attendre le Premier ministre

22 novembre 2019 à 15 03 15 111511

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre, Kassory Fofana, était attendu ce vendredi, 22 novembre 2019, dans la préfecture de Mamou où il doit présider au lancement officiel de l’agence nationale d’inclusion économique (ANIES). Et, selon des sources jointes au téléphone par Guineematin.com, le chef du gouvernement guinéen est arrivé cet après-midi dans la ville carrefour.

Au moment où nous écrivions ces lignes, Ibrahima Kassory Fofana et sa délégation se trouvaient à la grande mosquée de Mamou, où plusieurs fidèles ont préféré quitter sans accomplir la grande ‘’Prière de Vendredi’’, retardée pour attendre le Premier ministre.

« Jusqu’à 14 heures 10’, le Premier ministre et sa suite étaient attendus à la grande mosquée. Plusieurs fidèles qui y étaient pour la prière (qui se fait d’habitude à 14 heures) sont devenus mécontents. Près de la moitié de ceux qui étaient dans ce lieu de culte ont fini par quitter sans prier. Ils faisaient quelques bruits pour marquer leur désapprobation du décalage de l’heure de la prière. L’inspecteur régional des Affaires religieuses a tenté de les calmer, mais ils sont quand même partis avant l’arrivée du Premier ministre », a confié une source qui se trouve encore à la mosquée de Almamyah où Ibrahima Kassory Fofana s’est acquitté de la grande prière de vendredi.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Tueries sur la route Le Prince : des jeunes de l’Axe appellent à la paix et à la non-violence (avec vidéo)

22 novembre 2019 à 13 01 46 114611

Principales victimes des différentes manifestations qui se font sur la route le Prince, des jeunes de l’Axe Hamdallaye-Kagbélén appellent à la paix. Réunis autour de la « Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix », ils ont fait une déclaration ce vendredi, 22 novembre 2019, pour inviter la classe politique à instaurer la paix. L’évènement a regroupé plusieurs jeunes de l’Axe au rond-point de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette déclaration, la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix a commencé par rappeler les troubles que certains pays voisins ont connu, notamment la Sierra Léone, le Libéria et la Côte d’Ivoire. La Guinée avait accueilli de nombreux réfugiés venus de ces pays à cause de la stabilité que la Guinée a connue. Ce qui est aujourd’hui un lointain souvenir. Selon Mohamed Lamine Sooto Diallo, porte-parole de la Coalition, « La Guinée, autrefois havre de paix, est en train de devenir de nos jours une Guinée de haine, de division, de discrimination, de repli-identitaire, de confiscation et de restriction des libertés individuelles et collectives. Vaillant peuple de Guinée, à date, nous sommes désolés et meurtris de voir la tournure que prennent nos différents mouvements sociaux qui sont devenus pour nos gouvernants, nos agents de force de défense et de sécurité de réagir farouchement par la plus grande violence à son peuple réclamant le respect de l’ordre constitutionnel. Des guinéens dans l’exercice de leurs droits fondamentaux sont réprimés, emprisonnés, blessés, torturés et tués », a-t-il regretté.

Face aux tueries et autres exactions qui se font sur la route le Prince, les membres de la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix s’interrogent. « Peuple de Guinée, à qui profitent ces exactions, ces barbaries, ces âmes fraiches arrachées cruellement à leurs parents et à la République ? Chers concitoyens, nous sommes à la croisée des chemins, nous ne gagnerons rien en entretenant la violence et nous avons tout à gagner quand nous consolidons et préservons la paix. A qui profitent ces morts ? Qui sont ces guinéens de la mouvance ou du FNDC qui poussent à la radicalisation du peuple et à la banalisation de la vie humaine ? ».

Rappelant qu’en démocratie, le pouvoir ne s’acquiert que par les urnes et non par la rue, la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix appelle à la retenue, à l’apaisement, à la consolidation de la paix, à la préservation et la pérennisation des acquis démocratiques. « Nous jeunes de l’Axe, pionniers de tous les mouvements sociaux, rappelons à l’Etat, à la mouvance, au FNDC et aux ennemis de la République que notre bretelle Le Prince ou aucune portion de terre guinéenne ne doit être un champ de bataille. Notre route Le Prince doit faire prévaloir l’amour, l’harmonie, la cohésion, l’acceptation de l’autre selon ses opinions. Chers agents des forces de défense et de sécurité, adoptez une attitude comportementale républicaine et agissez conformément à la loi. Chers frères du FNDC, évitez la démarche de certains de nos frères politiques qui ne se reconnaissent dans ce combat que pour des besoins de positionnement électoralistes et privilégiez le rôle sacro-saint des organisations de la société civile ».

En outre, la Coalition met en garde ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre. « A vous qui pensez vendre les âmes de nos frères pour élucider vos preuves à la famille internationale impuissante, cupide et rusée (CEDEAO, UA, UE, ONU) et à vous autres qui voulez inciter à la haine en augmentant le nombre de morts pour justifier l’insoumission et la radicalisation d’une portion ou d’une frange de la population, sachez que nous vous avons à l’œil et nous ne vous laisserons jamais brûler ce pays qui est pour nous un paradis terrestre ».

Enfin, la Coalition demande de privilégier le dialogue. « Par cette tribune, nous jeunes de l’Axe en appelons au peuple souverain de Guinée à plus de vigilance, de solidarité et de ne jamais céder à la violence. Nous demandons à la mouvance et au FNDC de privilégier le dialogue afin de trouver un dénouement heureux à cette crise qui n’a que trop duré ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Cellou Dalein multiplie les rencontres à l’international

22 novembre 2019 à 12 12 51 115111

Le programme à l’international du Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est décidément très chargé. Après avoir participé au Forum Ambition Africa à Bercy les 30 et 31 octobre dernier pour partager son expertise en matière de financement des entreprises, au mini-sommet international sur la paix à Paris du 11 au 13 novembre, et au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique des 18 et 19 novembre à Dakar, le chef de file de l’opposition guinéenne est à Fès, au Maroc, pour participer au Comité Exécutif de l’International Libéral dont il est le Vice-président. Le thème retenu cette année est : « Paix et prospérité grâce à des marchés ouverts-Placer le commerce équitable et les investissements stratégiques au cœur d’un avenir durable ».

L’ancien Premier Ministre a saisi l’opportunité qu’offrent ces rencontres de haut niveau pour partager son expérience et sa vision sur les différentes problématiques inscrites à l’ordre du jour. Il a, en plus, donné aux personnalités qu’il a rencontrées en marge de ces forums, de larges informations sur la crise entraînée par la volonté de Monsieur Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne à l’effet de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

Lire

Fichier des enseignants : réunion d’urgence du bureau exécutif du SLECG

22 novembre 2019 à 12 12 40 114011

Après neuf mois de travaux sur le terrain, la commission en charge de l’assainissement du fichier des enseignants a rendu son rapport au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Pour partager le contenu de ce rapport tant attendu avec les enseignants, le bureau exécutif du SLECG tient une réunion d’urgence aujourd’hui vendredi, 22 novembre 2019. A l’issue de la rencontre, le SLECG va convoquer une assemblée générale dans ce sens, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG

Selon Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG, le processus d’assainissement du fichier des enseignants est arrivé à son terme. Le SLECG, qui a reçu copie du rapport, s’est retrouvé ces derniers jours à son siège afin d’y porter une réflexion. « Hier (mercredi 20 novembre 2019, ndlr), nous étions en réunion avec le bureau national, un bureau national qui regroupe non seulement le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique mais aussi quelques responsables de la fonction publique et d’autres départements qui étaient là pour nous assister. Donc, nous avons fini ce travail ».

A la question de savoir ce qui est prévu comme suite, Adrien Gbamy a laissé entendre que le contenu du rapport sera aussi présenté aux membres du bureau exécutif du SLECG. « Il était non seulement question de nous présenter le rapport sur les statistiques, le toilettage du fichier. Ils nous ont présenté le document. Le syndicat était valablement représenté par son secrétaire général, le patriote Aboubacar Soumah, y compris les autres éléments du SLECG. Donc, le contenu a été présenté, nous avons pris acte par rapport au contenu et nous nous sommes dit puisque le syndicat ne décide pas seul, quand il y a ces genres de négociation et qu’il y a ces genres de résultats, il faut rendre compte à la base. Donc à la sortie, nous nous sommes dit qu’il faut immédiatement rendre compte avec les membres du bureau exécutif national du SLECG et cette réunion est prévue ce vendredi pour analyser ensemble le contenu du rapport », a-t-il expliqué.

En outre, le chargé de communication du SLECG a fait savoir qu’après la réunion du bureau exécutif du SLECG de ce vendredi, une assemblée générale sera convoquée samedi afin de rendre officiellement compte du contenu dudit rapport à la base. « Ce rapport qui nous a été déposé, on a pris connaissance de son contenu en tant que membre de la commission, en tant que technicien qui a fait ce travail. Nous allons exhiber le contenu du rapport le vendredi aux membres du bureau exécutif et le samedi, les autres enseignants sauront exactement le contenu du rapport », a fait savoir Adrien Gbamy.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Mamou prévient Kassory Fofana : « si le Premier ministre fait de la propagande politique… »

22 novembre 2019 à 11 11 28 112811

« Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… ».

Après les préfectures de Tougué et Labé où il a été accueilli par des manifestations de protestation par endroit, le Premier ministre, Ibrahima Kasory Fofana, est attendu ce vendredi, 22 Novembre 2019, dans la préfecture de Mamou. Et, dans la ville carrefour, l’inspection régionale des Affaires religieuses s’active dans la sensibilisation des couches sociales de la préfecture pour obtenir un accueil chaleureux du chef du gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A la faveur d’une réunion de sensibilisation, organisée hier, jeudi, avec les coordinations régionales des communautés vivant à Mamou, les membres du FNDC, les syndicats, les femmes oulémas de Guinée, la mairie et les sages de la préfecture, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tenu à éclairer la lanterne des citoyens de la ville carrefour sur la visite annoncée du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Monsieur Fofana ne vient pas à Mamou dans le cadre politique, mais dans le cadre technique. Il a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes. Aujourd’hui, la Guinée a beaucoup de problèmes. On va dialoguer avec lui », a indiqué Elhadj Amadou Kolon Barry.

Ayant déjà entendu les échos des échauffourées qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé, l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Mamou souhaite qu’un accueil chaleureux soit réservé à Kassory Fofana et sa suite. Et, pour réussir le pari, Elhadj Amadou Kolon Barry compte sur l’esprit citoyen des habitants de la ville carrefour.

« Toutes les sensibilités sont touchées. Tout Mamou est prêt à sortir pour réceptionner son excellence Monsieur le Premier ministre. Mamou est une ville hospitalière reconnue de tout le Monde », rappelle-t-il aux populations de Mamou.

Mais, pour le premier secrétaire administratif du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), « les gens sont mécontents et révoltés ». Cependant, assure Mamadou Madjou Diallo, cette réception du Premier ministre se passera bien si aucune propagande de troisième mandat ne se fait sur le terrain.

Mamadou Madjou Diallo, premier secrétaire administratif du FNDC Mamou

« Chacun a un totem. Nous aussi, nous allons dégager notre totem. Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… tous sont des causes des frustrations », a indiqué Mamadou Madjou Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

FNDC-N’zérékoré : « un groupe de petits bandits ne va pas décider de notre destinée »

22 novembre 2019 à 9 09 55 115511

La marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) organisée à N’zérékoré, dans la journée d’hier, jeudi 21 novembre 2019, a drainé une foule immense. L’occasion a été mise à profit par les organisateurs pour dénoncer les promoteurs du projet de nouvelle constitution en Guinée qui ouvrirait la porte à un 3ème mandat pour Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de N’zérékoré s’est fortement mobilisée pour cet appel du FNDC à battre le pavé. Les opposants au 3ème mandat ont marché du carrefour Komou au Terrain Rouge de Scierie, en passant par le gouvernorat. Un meeting géant y a été tenu pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat.

Cécé Théa, Coordinateur régional du FNDC N’Zérékoré

Le vice coordinateur régional du FNDC de N’zérékoré, Cécé Théa, a félicité les protestataires pour la forte mobilisation. « Populations de N’zérékoré, merci pour cette forte mobilisation et votre engagement au sein du FNDC et pour la cause de notre constitution. Nous avons commencé et nous allons continuer jusqu’à ce que les promoteurs se rendent compte qu’ils se trompent. Le vrai peuple, c’est vous ! Prochainement, c’est le peuple de Guinée, c’est-à-dire nous ici rassemblés qui devons décider de la destinée de notre nation, pas un groupe de petit bandits », a lancé monsieur Théa.

Répondant à la sortie de certains promoteurs de la nouvelle constitution, le vice coordinateur du FNDC se montre catégorique. « Aujourd’hui, notre marche irrévocable de démocratie est tentée d’être dénaturée par un groupe de personnes qui regarde le rétroviseur. Alors que nous ici rassemblés, nous voulons avancer, nous voulons une Guinée qui progresse. Car une Guinée qui veut avancer n’accepte plus le Koudaïsme (le pouvoir à vie). Un pays qui veut progresser fonctionne avec des lois et des hommes capables d’écouter le peuple et de respecter le pouvoir du peuple, d’initier et d’accepter une alternance démocratique dans le pays ».

Pour terminer, Cécé Théa lance un appel pressant aux populations de N’zérékoré de ne pas succomber aux promesses qui ne seront jamais tenues. « Vaillantes populations de N’zérékoré, ne laissez personne nous voler notre avenir par des intimidations ou des promesses infécondes. Notre constitution actuelle est attaquée, on doit la défendre. Cette noble et exaltante lutte doit être celle de toutes les générations conscientes. Elle a commencé et elle doit continuer jusqu’à la victoire finale », a-t-il martelé.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Nouvelle attaque contre le cortège du Premier ministre à Labé : la voiture de Samba Camara caillassée

22 novembre 2019 à 8 08 38 113811

Des véhicules du cortège du Premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana, qui rentraient de Tougué, dans la soirée d’hier, 21 novembre 2019, ont été la cible d’une nouvelle attaque à coups de pierres, perpétrée à l’entrée de la commune urbaine de Labé, précisément à Domby, un secteur du quartier Daka I, par des individus non encore identifiés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le véhicule de Samba Camara, chargé de la communication du Mouvement Djokken Alpha et un autre transportant des journalistes ont été particulièrement touchés par les projectiles qui tombaient sur les victimes comme une pluie. En plus des préjudices sur les deux véhicules, un cadreur de la RTG aurait été blessé à la tête par un des projectiles lancés.

Samba Camara du mouvement Djokken Alpha

Samba Camara parle d’une attaque préméditée qui visait sa personne : « je n’ai pas reconnu ceux qui nous ont attaqués sur le terrain, parce qu’il y a une pluie de cailloux qui tombait sur nous. Mais, l’embuscade était montée contre ma personne. Au passage du Premier ministre, ils ne m’ont pas vu dans le cortège. Ils ont déduit alors que j’étais derrière. Ils ont donc décidé de m’attendre. Entre-temps, une rumeur selon laquelle je suis tombé en panne en brousse a fait le tour de la ville. J’ai reçu beaucoup d’appels de gens qui voulaient s’enquérir de ma situation. A chaque fois, je rassurais mes interlocuteurs. Mais, ils m’ont demandé de faire attention parce que selon eux j’étais attendu à l’entrée de la ville. A quelques mètres de là, j’ai trouvé un autre véhicule du cortège qui attendait. Ils m’ont dit qu’on ne peut pas passer parce que nous sommes attendus. Au même moment, je reçois un autre appel téléphonique qui me dit qu’il parait que je suis en panne au bas de la colline, que les gens chercheraient à venir m’attaquer à cette position. J’ai immédiatement appelé le commandant de la Gendarmerie qui a dépêché 4 pick-up. Les agents m’ont mis entre les 4 pickups, nous avons continué notre chemin. Mais, dès que nous sommes arrivés à l’endroit indiqué, on nous attendait réellement. Dès que nous sommes arrivés, il y a eu une pluie de cailloux sur nous directement. Heureusement pour moi, malheureusement pour mon ami qui était derrière. Quand ce cailloux-là est venu perforer le pare-brise. Ça l’a trouvé à côté et il est blessé » a expliqué Samba Camara.

Selon notre interlocuteur la menace contre sa personne a commencé depuis la veille, mercredi 20 novembre 2019.

« Ils disaient qu’on va brûler mon véhicule. On va faire ceci, on va faire cela. C’est prémédité depuis hier. Pour le moment, je ne peux pas dire avec exactitude que j’étais menacé. J’ai envoyé le message à cette personne qui m’a menacée pour lui dire que j’ai reçu le message de l’ordre que tu as donné aux enfants de brûler mon véhicule. Je lui ai envoyé le message hier. Il a réagi pour dire que ce n’est pas lui. J’ai dit d’accord. Mais, aujourd’hui aussi, quand nous avons été attaqués, je lui ai renvoyé le message pour lui dire félicitation, la mission est accomplie », a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il ne réclame que la justice parce que son mouvement n’est contre personne.

A rappeler que Samba Camara est le coordinateur du Front pour l’adoption par référendum de la constitution, créé à Labé et qui avait lancé officiellement ses activités le dimanche 30 juin 2019, même si le FARC s’est limité à des déclarations d’intention.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Révision du fichier électoral : des membres des CAERLE exigent le payement de leurs arriérées

22 novembre 2019 à 7 07 23 112311

Dans le cadre de l’exécution de son chronogramme en prélude aux élections législatives du 16 février de l’année prochaine, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé hier, jeudi 21 novembre 2019, les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. Sur le terrain, les travaux ont mal démarré à cause de la colère de certains membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) qui réclament le payement des arriérées liées aux opérations de distribution des fiches d’identification, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malgré la présence effective du matériel, l’enrôlement des électeurs au quartier Mafanco, dans la commune de Matam, n’a pu démarrer ce jeudi. Selon des informations recueillies sur le terrain, les membres des CAERLE ont décidé de ne pas travailler à cause du non payement du reste des primes. Un montant qui s’élève à deux cent mille (200 000) francs guinéens, apprend-on.

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre, a expliqué les raisons de la colère des jeunes. « Ils ne nous ont pas dit le montant qu’on devait percevoir après la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Dans un premier temps, nous avons reçu deux cent mille (200 000) francs guinéens, et ils sont venus nous remettre pour la deuxième fois trois cent mille (300 000) francs guinéens. Mais un jour, j’ai suivi un ami dire qu’on devait percevoir 700 cent mille francs guinéens à la fin de l’opération. Nous avons reçu 500 cent mille francs et il nous reste 200 deux cent mille francs guinéens. On pensait que comme c’est une affaire nationale qu’ils allaient payer le reste de notre argent à la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Quand le superviseur était venu, nous lui avions dit qu’on ne peut pas travailler sans connaitre ce que nous devons gagner à la fin de l’opération. Mais, il nous a dit de continuer notre travail et qu’il allait remonter l’information au niveau de la CENI. Le lendemain, il est venu nous dire qu’ils ont conclu ensemble avec l’appui de la CENI de nous remettre 700 cent mille francs guinéens », a-t-il fait savoir.

Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre

Abondant dans le même sens, Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre, soutient que les promesses pour le payement de leurs primes n’ont jamais été réalisées. « Lorsqu’ils sont venus ramasser les fiches d’identification des électeurs, ils nous ont promis de payer le reste de notre argent avant le début des opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. C’est ce qui fait nous ne sommes pas contents. Nous sommes énervés et s’ils veulent que le travail soit bien fait, ils n’ont qu’à tout faire pour nous donner nos 200 mille francs guinéens. Il faut ça d’abord. Si nous acceptons ça, ils vont continuer à ne pas payer nos primes cette fois pour les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs », lance-t-il.

Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II

Contrairement à ses prédécesseurs, Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II, garde espoir et promet de continuer le travail. « Ils doivent nous payer un montant de 200 cent mille francs guinéens mais cela n’a pas été fait. Je garde espoir et je suis en train de m’installer pour commencer le travail. Comme ils nous ont promis de payer notre arriérée, je garde espoir et nous avons remonté toutes les difficultés rencontrées lors de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Les travaux vont normalement commencer demain », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Enrôlement et révision des listes électorales : des retards enregistrés à Dixinn

22 novembre 2019 à 6 06 54 115411

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé officiellement les opérations d’enrôlement et de révision de la liste électorale hier, jeudi 21 novembre 2019. Dans la commune de Dixinn, les travaux ont commencé avec un certain retard et sans grand engouement au niveau des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La commune de Dixinn compte un peu plus de 100 mille électeurs pour 23 quartiers. L’acheminement des machines de saisie et autres kits, qui a débuté hier mercredi, s’est poursuivi ce jeudi. Ce qui fait que les travaux d’enrôlement et de révision tardent à démarrer jusque-là.

Mamoudou Kaba, membre de la Commission Électorale Communale Indépendante de Dixinn

Au quartier Dixinn port par exemple, les machines sont déjà en place mais les opérateurs de saisie n’étaient pas encore arrivés lors de notre passage à ce bureau. Selon Mamoudou Kaba, membre de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Dixinn et superviseur de Dixinn Port, a fait savoir que c’est les opérateurs de saisie ont un problème. D’où leur absence ce jeudi matin. « Nous sommes là, nous sommes en attente des opérateurs de saisie. Pour le moment, on ne les voit pas. On est à leur attente, dès qu’ils viennent, ça va démarrer. Je ne sais pas ce qui explique ce retard parce que c’est une commission à part. Cependant, j’apprends de sources non officielles que leur société Hermès a un petit problème avec eux et qu’ils attendent que ce problème soit réglé avant de venir », a-t-il laissé entendre.

Conscient du manque d’engouement des citoyens lors de la première étape, monsieur Kaba invite les citoyens, particulièrement ceux de Dixinn Port, à s’intéresser à ces opérations électorales. « C’est une occasion d’assainir le fichier. Depuis 2015, il n’y a pas eu de révision des listes électorales. Les accords du 12 octobre ont stipulé qu’avec ce fichier 2015, on pouvait aller aux élections communales et qu’à partir de là, on devrait revenir pour une révision à titre exceptionnel. C’est ce dont il est question aujourd’hui. Alors, tout le monde doit se recenser, tout le monde doit s’enrôler pour pouvoir voter car personne ne peut voter s’il n’est pas sur une liste électorale », a-t-il conseillé.

Mamadou Boké Barry, président de la CECI de Dixinn

Pour sa part, Mamadou Boké Barry, président de la CECI de Dixinn, a minimisé le retard du démarrage des opérations. « Nous avons un peu de plus de 100 milles électeurs. Les membres des démembrements sont en train d’envoyer le matériel au niveau des sites des CAERLE, c’est ce qui est à la une. Certains ont envoyé le matériel depuis hier. Seulement, on avait 5 machines qui étaient défectueuses. On a cherché à corriger ça. Donc, je ne dirai pas que ça c’est un retard parce qu’il y avait des activités préliminaires qui devaient être déroulées avant que les travaux ne démarrent. Il s’agit des inscriptions, il y a certaines radiations qu’il faut faire. Donc, il faut des étapes à suivre avant les travaux proprement dits. Ce sont des travaux qui n’auront pas d’impact dans les opérations », a-t-il soutenu.

Parlant d’éventuels problèmes qui pourraient se poser dans le déroulement de cette deuxième phase des opérations électorales notamment en ce qui concerne la rémunération des agents de saisie, le président de la CECI de Dixinn a dit que la CENI a déjà réglé ce problème. « La première et la deuxième tranche sont déjà payées. La première tranche, c’était 200 mille ; la deuxième, 300 mille ; la troisième, c’est 200 mille. Mais, ils prévoient d’améliorer cela un peu, faire un plus. Donc en tout, les membres des CAERLE, c’est prévu 700 mille en tout. Mais pour le moment, ils ont reçu 500 mille », a-t-il précisé.

madame Barry Dr M’Bambé Sakho, coordinatrice des opérations électorales à Dixinn

Pour sa part, madame Barry Dr M’Bambé Sakho, coordinatrice des opérations électorales à Dixinn, a assuré que cette deuxième phase des opérations électorales se passera très bien. Elle dit que sa mission consistera à compiler chaque jour la remontée des informations et envoyer à la hiérarchie. « Notre rôle c’est vraiment anticiper tout ce qui peut arriver comme problème. Donc, chercher toujours à trouver un plan B en cas de problème et informer la hiérarchie d’heure en heure. Et pour nous faciliter la tâche, j’ai dit aux 23 coordinateurs de créer des groupes WathsApp et de me mettre dedans. Tout cela, c’est pour aller efficacement », a-t-elle indiqué.

A noter que les opérations d’enrôlement et de révision de la liste électorale vont se poursuivre jusqu’au 16 décembre 2019.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Enrôlement des électeurs : les travaux lancés avec un léger retard à Kaloum

22 novembre 2019 à 6 06 36 113611

Conformément au communiqué du président de la CENI, les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales ont été lancées hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la commune de Kaloum. Mais, le démarrage des travaux sur le terrain a connu un léger retard dans cette localité qui abrite le centre administratif et des affaires de Conakry. Et ils n’ont pas connu de l’engouement en cette première journée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Prévus pour démarrer ce jeudi matin, c’est finalement dans l’après-midi que les travaux ont été lancés sur le terrain dans la commune de Kaloum. Dans certaines CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales), cette journée a été consacrée uniquement à l’installation des kits d’enrôlement. Mais, Souleymane Magassouba, le président de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI), annonce que les travaux ont démarré effectivement démarré dans la commune.

Souleymane Mangassouba, président de la Commission Électorale Communale Indépendante

« Le démarrage des travaux de révision des listes électorales est effectif au niveau de la commune de Kaloum. Tous les agents sont partis sur le terrain pour le lancement des opérations. En ce qui concerne la situation des agents recenseurs, ils ont signé un contrat avec une société, et après la signature de ce contrat, ils ont reçu leurs premières avances sur le terrain pour démarrer le travail… C’est un travail très sensible qu’ils sont en train de faire. Je leur demande donc d’être beaucoup plus responsables, courageux, patients et surtout stricts dans le travail. C’est bien vrai que le travail est très difficile mais il faut qu’ils soient disponibles et prêts à travailler avec les communautés », a-t-il exhorté.

En plus du retard enregistré dans le lancement des activités, il faut signaler aussi le manque d’engouement chez les électeurs. Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum et coordinateur des travaux de révision dans les 5 CAERLE du quartier Manquepas, estime que la faible mobilisation des citoyens s’explique par le manque d’information.

Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum

« Nous avons effectivement démarré les travaux. Aujourd’hui, dans certains secteurs, on a même commencé à enrôler les électeurs qui ont commencé à venir mais faiblement. Vous savez, c’est le début. Et quand c’est le début, il n’y a pas d’engouement. Face à cela, nous demandons à ce que les responsables du haut niveau nous aident à impliquer les autorités locales, à savoir les chefs de quartiers, les chefs de secteurs, les chefs religieux, les chefs de familles dans la communication pour que toutes les personnes qui ont l’âge de voter puissent être informées du démarrage des opérations de révision des listes électorales. Parce que nous constatons que les gens ne sont pas informés du lancement des opérations », soutient Amara Touré.

La circonscription électorale de Kaloum comprend 48 CAERLE, dont 5 dans la sous-préfecture de Kassa pour un total de 8 superviseurs et 48 opérateurs de saisie. Chaque CAERLE dispose d’un kit composé entre autres d’un capteur d’empreinte digitale, une caméra, une tablette, une batterie et un groupe électrogène portable. Les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales vont durer 25 jours.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 0224 622919225 / 666919225

Lire

Enrôlement des électeurs : un retard enregistré à Boké

22 novembre 2019 à 6 06 24 112411

Officiellement, l’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales a été lancée hier, jeudi 21 novembre 2019, dans tout le pays. Mais à Boké, les travaux n’ont pas commencé sur le terrain, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans les différentes Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Boké, pas de travail ce jeudi. Les membres de ces commissions étaient plutôt rassemblés dans les locaux de la CEPI pour récupérer les kits d’enrôlement et les autres matériels de travail. Une situation que le président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante, Elhadj Sékou Souaré, tente de justifier.

« Chaque préfecture a ses stratégies. Moi, j’ai des îles, donc si je ne fais pas attention et je mets les gens directement sur le terrain, c’est de les sacrifier. Alors, que les gens ne se fassent pas d’illusions. Envoyer les kits dans les îles et dans les bowé n’est pas facile parce que le matériel est très sensible. Ensuite, la CENI a pris des moyens et a mis à la disposition de la Société ERMES mais elle ne connaît pas bien le terrain », déplore le président de la CEPI.

L’autre raison qui expliquerait ce retard, c’est la non disponibilité des motos qui serviront de moyens de transport pour les 18 agents chargés de superviser les 130 CAERLE de la préfecture. Mais, le président de la CEPI de Boké assure que toutes les dispositions sont prises pour que les travaux puissent démarrer et se dérouler normalement sur le terrain.

« Aujourd’hui, les enrôleurs ont les contrats et les ordres de mission signés, ils ont des montants virés au titre des primes, parce que ce n’est pas le moment d’abandonner les jeunes sur le terrain. Ils sont tous affectés et ils savent où ils doivent aller pour le travail. Nous invitons les autorités locales, les chefs de quartiers et les partis politiques à soutenir cette opération », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Enrôlement des électeurs : les travaux tardent à démarrer à Kipé Dadia

22 novembre 2019 à 6 06 24 112411

L’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales a été officiellement lancée hier, jeudi 21 novembre 2019, sur l’ensemble du territoire national. Mais sur le terrain, les travaux tardent à démarrer par endroits. C’est notamment au quartier Kipé Dadia, dans la commune de Ratoma, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com, ce jeudi matin.

Conformément aux instructions du président de la CENI, les membres de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Kipé Dadia ont ouvert leur local ce jeudi matin dans le but de commencer les travaux. Mais, ils ont été surpris de constater que ni les techniciens chargés d’enrôler les électeurs encore moins les citoyens devant se faire enrôler ne sont venus.

« Depuis le matin nous, les membres de la commission, sommes tous là, on attend. La CECI nous avait dit que les techniciens devaient être là depuis le matin. Donc j’ai appelé les amis, nous sommes venus au rendez-vous depuis 8 h 30’, mais on ne voit personne encore », explique Nestor Camara, le président de la CAERLE de Kipé Dadia.

Il rappelle que la précédente opération qui consistait à l’identification des électeurs n’avait pas connu aussi un grand engouement chez les électeurs. Une situation qu’il juge grave pour le pays. « Nous nous posons la question de savoir qu’est-ce qui ne va pas. Voyez-vous que nous avons tout le matériel de travail, notamment le groupe électrogène, les ordinateurs, tout ce qu’il faut pour l’exécution de l’opération concernant le recensement, mais jusqu’ici, aucun technicien n’est encore venu. Cela est extrêmement grave pour notre pays.

Le président de la CENI, Me Salif Kébé, est apparu à la télévision pour dire aux citoyens que tout est mis en place pour que le démarrage de l’opération de recensement se fasse sur toute l’étendue du territoire national ce jeudi, 21 novembre. Mais, c’est tout fait le contraire qui se présente ici. Parce que jusqu’à présent aucun technicien n’est sur les lieux, et les citoyens qui doivent s’enrôler ne sont pas non plus venus.

Après quelques heures d’attente, les membres de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Kipé Dadia ont fermé pour rentrer. Ils espèrent que les techniciens seront présents demain et que les citoyens viendront se faire enrôler.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

Lire

Koubia : les agents de santé de Gadha-Woundou, outillés sur la méthode des 5 S

22 novembre 2019 à 6 06 14 111411

Une session de formation des agents de santé a démarré hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la sous-préfecture de Gadha-Woundou, relevant de la préfecture de Koubia. Organisés par le ministère de la santé, les travaux visent notamment à améliorer la qualité des soins de santé dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La sous-préfecture de Gadha-Woundou, commune de convergence qui fait frontière avec la République du Mali, fait face régulièrement à un manque de personnels dans les services de l’Etat, notamment dans les structures de santé. En raison de l’enclavement de cette commune rurale, les fonctionnaires qui y sont mutés ne s’y rendent généralement pas.

C’est pour tenter de remédier à ce problème et améliorer la qualité des soins de santé que le ministère de la santé a organisé cette formation. Les travaux regroupent les chefs de postes de santé, des responsables des relais et autres agents communautaires de la santé, et portent sur la méthode appelée 5 S, a expliqué le directeur préfectoral de la santé de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma.

Pendant les quatre jours que va durer cette formation, les participants seront outillés sur les compétences du personnel des structures sanitaires, l’utilité, les facteurs de réussite, le processus de mise en œuvre et les avantages du management par 5 S de l’approche KAIZ, une méthode japonaise, précise Dr Fatoumata Diaraye Diallo, chargée de formation à la direction nationale des ressources humaines du ministère de la santé.

D’après madame Baldé Hadiatou Diallo, chargée de gestion administrative du personnel à la DRH du ministère de la santé, à l’issue de cette formation, les résultats attendus seront entre autres, niveau élevé de la qualité des services, un meilleur environnement de travail…

Le sous-préfet de Gadha-Woundou, Fakoly Kourouma, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux en compagnie du vice maire de la localité, Mamadou Korka Diallo, a vivement salué cette initiative du ministère de la santé.

De Gadha-Woundou (Koubia), Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

Lire

Le DPJ de Tougué à Kassory Fofana : « nous soutenons la révision constitutionnelle »

21 novembre 2019 à 19 07 24 112411

A l’occasion de la réception ce jeudi, 21 novembre 2019, du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana (parti effectuer le lancement de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale) à Tougué, le directeur préfectorale de la jeunesse de la cité de Thierno Saliou Balla Mö Koïn a exprimé l’adhésion « des jeunes de Tougué » au projet de changement de l’actuelle constitution de la Guinée.

A la faveur d’une allocution dans laquelle il a présenté Tougué comme « un terminus », Saïkou Oumar Baldé a déclaré, sans ambages, le soutien des jeunes de cette localité aux « idéaux de révision constitutionnelle » qui fait actuellement débat dans le pays, a appris le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Saïkou Oumar Baldé, Directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué

« Cette date du 21 novembre sera marquée en lettre capitale dans les annales de l’histoire de Tougué, cité de l’illustre Thierno Saliou Balla Mö Koïn… excellence monsieur le Premier ministre, un adage nous dit : quand le soleil brille, ouvre lui la porte », a entamé Saïkou Oumar Baldé, devant les populations qui se trouvaient au stade préfectoral de Tougué.

Poursuivant son allocution, le directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué a laissé entendre que c’est le peuple de Guinée qui a fait des prières afin que Dieu lui fasse goûter les délices de la démocratie. « Cet appel a été entendu, à notre grand honneur, par l’accession à la magistrature suprême de son excellence le Professeur Alpha Condé, premier président démocratiquement élu. Sans démagogie, la jeunesse vous ouvre largement les portes à Tougué. Ce mandat nous ait dédié ; et, nous sommes et resterons les premiers bénéficiaires », a dit Saïkou Oumar Baldé, tout en énumérant le déficit de personnel et la vétusté du bâtiment qui abrite la direction qu’il dirige en tant que bénévole.

Visiblement très honoré de la présence du Premier ministre dans cette ville, qui est vieille de plus d’un siècle, le directeur préfectoral de Tougué a exprimé le soutien des jeunes de Tougué à un changement constitutionnel en Guinée.

« Honorables hôtes, votre présence à Tougué nous honore, nous rassure, nous encourage et nous galvanise à plus d’un titre. Elle traduit la ferme volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement à œuvrer pour l’épanouissement des jeunes. La jeunesse laborieuse de Tougué est et restera tournée vers le développement…Tougué a été fondée en 1901 ; et, elle brille aujourd’hui par sa vétusté et toutes les priorités de développement sont prioritaires. Nous espérons que la réalisation des activités programmées (bitumage de la route Labé-Koukoutamba-Dinguiraye, barrage hydroélectrique de Koukoutamba…) sera génératrice d’emploi et participera au désenclavement de Tougué. Ainsi, notre préfecture cessera d’être un terminus, mais plutôt un passage obligé pour tout voyageur. Par la même occasion, nous vous réitérons notre totale adhésion au programme de changement pour le développement économique, social et politique de notre pays, prôné par le Professeur Alpha Condé. Nous soutenons sans réserve les nobles idéaux de paix, de progrès, de prospérité et de la révision constitutionnelle de notre pays », a conclu Saïkou Oumar Baldé.

De Tougué, Alpha Ibrahima Baldé pour Guineematin.com

Lire

Manque de sociétés minières à N’zérékoré : un opposant impute la responsabilité à Alpha Condé

21 novembre 2019 à 18 06 40 114011

La manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a connu une forte mobilisation des citoyens de N’zérékoré ce jeudi, 21 novembre 2019. De nombreux discours, très caustiques contre les promoteurs du 3ème mandat, ont été tenus à Terrain Rouge de la Scierie qui a servi de cadre au meeting après la marche. Moise Haba du Bloc Libéral (BL) en a profité pour dénoncer la fermeture par Alpha Condé des sociétés en région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de N’zérékoré a drainé du monde ce jeudi pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. L’occasion a été mise à profit par de nombreux acteurs pour dénoncer la mauvaise gestion de notre pays par le régime actuel.

Moise Haba du Bloc Libéral

Dans son discours, le représentant local du Bloc Libéral (BL), Moise Haba, a accusé le président de la République d’avoir fermé toutes les sociétés minières de la région forestière. « Il y a des gens qui sont partis mentir, pour dire qu’il n’y a pas de Non (Non au 3ème mandat, ndlr) à N’zérékoré. Mais, vous avez démontré qu’on ne veut pas de 3ème mandat. Alpha condé est venu trouver qu’il y avait des sociétés minière à N’Zérékoré. C’est lui qui a fermé les sociétés minières, c’est lui qui a fermé Zogota, c’est lui qui a fermé Simandou, c’est lui qui a fermé Nimba. Ça veut dire que les sociétés minières n’aiment pas Alpha Condé. Il doit partir pour qu’on ait du travail à Nzérékoré. C’est pourquoi, le Bloc Libéral vous dit que ce n’est que le début de la marche. On va vous lancer d’autres rendez-vous, pour que la prochaine fois, tout N’Zérékoré soit mobilisé pour barrer la route à tous ceux qui ont passé tout leur temps en train de promettre aux pauvres populations. On en a marre des promesses. A bas les promesses », a martelé Moise Haba.

Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Alpha Condé, d’opposant historique à bourreau historique du peuple guinéen

21 novembre 2019 à 17 05 41 114111

Déclaration du Balai Citoyen (Burkina Faso) : Alpha Condé, d’opposant historique à bourreau historique du peuple guinéen

Non à un pouvoir à vie en Guinée

Depuis le mois d’octobre 2019, le vaillant et digne peuple de la Guinée est debout contre l’ambition affichée et démesurée du Président Alpha CONDE d’instaurer un pouvoir à vie par le truchement de la modification de la clause limitative du mandat présidentiel.

A cette lutte légitime du peuple pour la démocratie et le respect de l’Etat de droit, le pouvoir autocratique d’Alpha CONDE oppose une répression féroce par l’instrumentalisation des forces de défense et de sécurité.

A 81 ans révolus censés lui conférer sagesse et responsabilité, Alpha CONDE, autrefois opposant historique, s’est aujourd’hui, mué en bourreau historique sous l’effet des délices et des sirènes du pouvoir personnel.
Depuis le début des manifestations, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), des leaders d’organisations de la société civile et des opposants sont régulièrement intimidés, agressés et certains croupissent injustement dans les geôles du régime scélérat d’Alpha CONDE.

Au nombre de ces vaillants et irréductibles défenseurs de la démocratie qui croupissent actuellement dans les geôles de CONDE, figure les camarades Abdourahamane Sanoh, coordinateur du FNDC, Sékou Koundouno, Coordonnateur du Balai Citoyen Guinée et responsable des stratégies et de la planification du FNDC, Ibrahima Diallo, responsable des opérations, le reggaeman engagé Elie Kamano, Mamadou Baïlo Barry et Alpha Soumah. Ils ont été condamnés le 22 octobre dernier à des peines allant de 06 à 12 mois de prison ferme à l’issue d’une parodie de justice orchestrée par le régime et ses juges acquis aux ordres. Pire, plusieurs dizaines de jeunes ont péri sous les balles assassines des forces de sécurité et sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit diligentée en vue de rendre justice aux victimes.

Le mouvement le Balai Citoyen du Burkina Faso, suit avec consternation et non sans intérêt particulier, l’évolution dramatique de la situation en Guinée. Aussi, Il constate avec regret que malgré son parcours politique pour lequel la jeunesse africaine était pleine d’admiration jusqu’à un passé récent, de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF) à l’opposition et aujourd’hui au pouvoir, Alpha CONDE n’a malheureusement encore tiré aucune leçon de l’histoire récente des mouvements contre les velléités de tripatouillage constitutionnel en Afrique. Professeur de son état, il n’a jamais assimilé la leçon historique selon laquelle, dans le face-à-face avec leur peuple, les hommes dits forts finissent pourtant toujours dans la poubelle de l’histoire ; quand bien même les exemples sont légions. La déchéance morale et politique de l’homme n’a d’égal que l’espoir qu’il a incarné à un moment donné de sa vie politique.

C’est pourquoi, le mouvement Balai citoyen, solidaire du combat de tous les peuples en lutte pour la liberté et la démocratie et résolument engagé contre toute forme de pouvoir à vie, condamne sans réserve aucune la répression barbare à laquelle se livre le régime obscurantiste et moribond du renégat CONDE contre le vaillant peuple de Guinée dont la glorieuse histoire constitue à jamais une source d’inspiration intarissable pour tous les peuples épris de liberté. Nous avons la ferme conviction que ce peuple de Guinée, fort de sa tradition de lutte, triomphera inexorablement de cette épreuve de force à lui imposé par cette poignée d’aventuriers politiques.

Au regard de ce qui précède, le Balai Citoyen :

 Met en garde Alpha CONDE et ses sbires sur leurs responsabilités devant l’histoire face aux exactions en cours en Guinée ;

 S’insurge contre le silence complice des organisations sous-régionales, panafricaines et internationales sur le risque que fait courir Alpha CONDE à la Guinée et à l’Afrique tout entière ;

 Exige l’arrêt immédiat des violences à l’encontre des populations et la libération sans condition de toutes les personnes injustement embastillées dont le seul crime est d’avoir défendu la démocratie ;

 Apporte son soutien sans faille au peuple Guinéen en lutte et exhorte tous les démocrates sincères à joindre leur voix à celle du peuple Guinéen pour dire non au troisième mandat de CONDE.

Le peuple de Guinée ne courbera pas l’échine devant cette forfaiture car un peuple uni n’est jamais vaincu.

Vive la Guinée !

Vive les peuples en lutte !

N’an laara, an saara (Si nous nous couchons, nous sommes morts !) !

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul !

Pour le Balai Citoyen, la Coordination Nationale.

Lire

Alpha Condé attendu à Kankan : Aziz Diop promet une grandiose mobilisation

21 novembre 2019 à 17 05 21 112111

Le président de la République, Alpha Condé, est attendu à Kankan le samedi, 23 novembre 2019. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, a confirmé l’information au cours d’un entretien avec le correspondant local de Guineematin.com ce jeudi, 21 novembre. Il annonce une forte mobilisation des populations de la savane guinéenne pour réserver un accueil chaleureux au chef de l’Etat.

Après la ville de N’Zérékoré, capitale de la Guinée forestière, où les citoyens se sont massivement mobilisés pour l’accueillir, Alpha Condé se rend dans la capitale de la Haute Guinée, son bastion. A quelques jours de son arrivée à Kankan, les autorités locales s’activent sur le terrain pour préparer son accueil.

« Le président est attendu à Kankan le samedi, il vient pour assister à la finale de la compétition qui porte son nom. Maintenant, on s’organise pour réserver une manifestation grandiose au président de l’aéroport au stade pour toute la journée. Certainement il déterminera lui-même d’autres activités qu’il veut faire. Des commissions sont mises en place pour le bon déroulement de l’événement », a indiqué Aziz Diop.

Le préfet de Kankan ajoute que « les populations sont massivement mobilisées pour aller dans la discipline suivre les matchs, mais aussi apporter leur soutien et leur reconnaissance aux acquis du professeur Alpha Condé. Le samedi, ils vont demander à Alpha Condé la nouvelle constitution pour que le président leur donne ça maintenant ».

Tombeuse de la commune de Matoto en demie finale, la préfecture de Macenta est le premier finaliste de cette compétition qui a regroupé des équipes venues des sept régions administratives du pays et de la zone spéciale de Conakry. Le deuxième finaliste sera connu à l’issue de l’autre demie finale qui oppose les préfectures de Dabola et Boké, ce jeudi 21 novembre 2019.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Manif contre le 3ème mandat : « Alpha Condé a exclu N’zérékoré de la Guinée »

21 novembre 2019 à 17 05 09 110911

La manifestation organisée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Nzérékoré vient de s’achever dans une ambiance festive au Terrain Rouge de la Scierie. Fortement mobilisés pour la circonstance, les opposants au 3ème mandat pour le président Alpha condé, ont marché du carrefour Komou en passant par le gouvernorat jusqu’au Terrain Rouge.

La marche s’est soldée par un meeting géant au cours duquel les responsables locaux des partis politique d’opposition et les acteurs de la société civile se sont adressés à la foule, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC ont à tour de rôle félicité les marcheurs pour la forte mobilisation. Hommes politiques et acteurs de la société civile ont dit leur satisfaction face au bon déroulement de la marche dans la capitale de la Guinée Forestière.

Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR

Prenant la parole, le coordinateur régional de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de N’zérékoré, Cécé Loua, a laissé entendre que les manifestants ont honoré le FNDC à travers leur sortie massive. « Je voudrais vous adresser toutes mes félicitations et remerciements pour cette mobilisation. Populations de Nzérékoré, vous venez d’honorer le FNDC et les partis politiques de l’opposition républicaine. Le pays-là appartient à tout le monde. On a la même carte d’identité nationale. Personne n’a le titre foncier de la Guinée. Donc, nous sommes égaux en droit et en devoir », a lancé Cécé Loua.

Pour sa part, Jean Claude Doré, représentant de l’UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement) à N’zérékoré, accuse le président Alpha Condé d’avoir exclu la région de Nzérékoré de son programme de développement. « Nous vous remercions et vous félicitons pour la mobilisation. Nous n’avons pas de routes à Diecké, nous n’avons pas de routes à Yomou et à Gueckédou. Mais, c’est Alpha Condé qui a barré la route devant tout le monde pour ne pas qu’on ait la route ici. Alpha Condé a exclu Nzérékoré de la Guinée. Nzérékoré dit non au 3ème mandat », a martelé Jean Claude Doré.

Il faut noter que la manif de ce jeudi n’a connu aucun incident.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Kassory Fofana à Tougué : voici l’intégralité du discours

21 novembre 2019 à 16 04 59 115911
Ibrahima Kassory Fofana, Premier Ministre, Chef du Gouvernement

« Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs. Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté ».

Conakry le, 21 Novembre 2019 – TOUGUÉ, ON DJARAMA !

Excellence Monsieur le d’État,

Excellence Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet de Tougué,

Mesdames et messieurs les notables civils et religieux

Monsieur le Coordinateur général de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), Conseiller Spécial chargé de l’économie et des finances à la Primature ;

Madame la Directrice générale de l’ANIES ;

Mesdames et messieurs les membres du cabinet de la Primature ;

Distingués invités, chères populations de Tougué ;

C’est avec un plaisir immense que je suis aujourd’hui dans la Préfecture de Tougué. 

Je voudrais remercier les autorités préfectorales, de Labé et de Tougué, les élus et responsables locaux, les autorités religieuses, les femmes et les jeunes de la région de Labé, pour la généreuse hospitalité réservée à ma délégation. Je remercie également les cadres ressortissants de la Préfecture de Tougué, qui n’ont ménagé aucun effort pour mon accueil aujourd’hui dans leur ville.

Je le fais au nom du Président de la République, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

Si je suis ici aujourd’hui à Tougué, c’est pour délivrer un message d’espoir, de responsabilité, mais aussi de vertu. 

Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains. 

Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale. 

Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable.  

Malgré nos performances économiques sur la période récente et la robustesse de notre croissance, les conditions de vie de nos populations demeurent difficiles. Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées : 

§ 60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ; 

§ nos enfants sont mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ;

§ les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays.

Cette situation, pourtant, est en décalage par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée. 

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique.

C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES). 

Avant de vous présenter cette politique publique innovante, je ne saurais souligner ici combien je mesure ce que cela signifie d’être pauvre. 

Si on regarde mon parcours, on peut considérer que j’ai une vie bien remplie. Mais je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis. Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs

Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. 

Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté. 

C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité. 

Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée.

C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés.

C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière. 

Cette agence est une innovation guinéenne. C’est aussi une première en Afrique de l’Ouest, car elle n’a pas d’équivalent. Elle contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Parce que la pauvreté a atteint des niveaux insupportables en Guinée, nous avons, avec l’ANIES, des objectifs ambitieux. À la création de l’ANIES en janvier 2019, notre objectif était de consacrer l’équivalent de 2% de PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale, à la réduction de la pauvreté dans notre pays.  

À date, cet objectif a été atteint. Nous avons mobilisé plus de 179 millions de dollars américains, soit plus de 2,8% du PIB de la Guinée. 

Notre nouvel objectif est d’atteindre 4 % de PIB d’ici 2025, que nous comptons orienter vers les 40 % les plus pauvres de la population guinéenne, soit environ six (6) millions de Guinéens. 

Toutes ces ressources vont être utilisées pour venir en aide à nos populations. L’ANIES va réaliser des transferts monétaires, faire participer des jeunes et adultes à des travaux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi aider les personnes pauvres dans le secteur de l’agriculture (qui concentre plus de la moitié de la population pauvre), dans l’énergie et aussi dans l’entreprenariat.

Mesdames et messieurs, 

Distingués invités, 

Populations de Tougué,

Le message que je voudrais livrer est qu’aujourd’hui marque le début de l’action gouvernementale visant à établir un lien clair entre la richesse créée dans notre pays et la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Le déploiement de l’ANIES va se faire en deux phases. Une première phase expérimentale va porter sur les préfectures de Gaoual, Forécariah, Kindia, Beyla, Dabola, Kérouané, Kouroussa, Mamou et Tougué, ainsi que la zone spéciale de Conakry. 

Cette expérimentation porte sur un échantillon de 400 000 personnes dans les préfectures que je viens de citer. Chaque ménage éligible percevra environ 250 000 francs guinéens par mois, pour l’aider à atténuer les effets de la pauvreté. 

Pendant ces six (6) mois d’expérimentation, l’ANIES proposera également aux jeunes et adultes valides de prendre part à des travaux à haute intensité de main d’œuvre contre une rémunération journalière de 35 000 francs guinéens.

Le choix de ces territoires a été opéré sur des bases économiques et sociales, à travers l’indice de pauvreté (multidimensionnel). 

Ainsi, avec un taux de pauvreté de 66,2%, Tougué est la préfecture la plus pauvre de la région administrative de Labé. C’est donc ici, dans ce magnifique territoire qui a parfois le sentiment justifié d’être laissé pour compte, qu’il nous est apparu souhaitable de lancer l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale. 

Nous serons demain à Mamou centre pour également lancer l’ANIES. 

Jeunes et femmes de Tougué, soyez rassurés que le Gouvernement ne vous oublie pas. L’inclusion économique et sociale commence par Tougué. 

Cette inclusion économique et sociale débute avec l’identification des personnes à aider. L’Institut national de la statistique (INS), qui est le partenaire de l’ANIES, se rendra dans les ménages de Tougué pour collecter les données économiques et sociales qui nous permettront de définir le niveau de pauvreté. Ensuite, l’entreprise IDEMIA, un autre partenaire de l’ANIES, viendra prendre les données biométriques (les empreintes digitales, notamment) afin de sécuriser les identités.

Mesdames et messieurs, 

Populations de Tougué, 

Voici donc la raison de ma présence aujourd’hui à Tougué. 

L’inclusion économique et sociale est un impératif politique, économique et sociale. L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est la priorité des priorités de l’action économique gouvernementale, suivant en cela les directives du Président de la République. 

Je voudrais dire aux populations de Tougué, en particulier aux femmes et jeunes de Tougué, que l’inclusion commence par le Fouta. 

Pour partager la prospérité, réduire effectivement la pauvreté, vous pouvez compter sur nous.

Pour favoriser l’inclusion économique et sociale, renforcer la cohésion nationale et réduire les frustrations et les inégalités sociales, vous pouvez également compter sur nous. 

Vive la cohésion sociale et l’unité nationale !

Vive l’ANIES et le partage de la prospérité !

Vive la Guinée !

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Lire