Macenta : la manifestation des opposants au changement de constitution étouffée

19 septembre 2019 à 11 11 28 09289

La marche pacifique du mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, à Macenta, n’a finalement pas eu lieu. Des contre-manifestants aidés par les forces de sécurité ont étouffé la manifestation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Macenta.

Malgré l’interdiction de leur manifestation par la mairie de Macenta, les opposants au changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir avaient décidé de descendre dans la rue pour se faire entendre. Tôt le matin, des jeunes ont brûlé des pneus à la rentrée de la ville pour annoncer les couleurs de la journée. La commune urbaine se réveillée donc dans une atmosphère de méfiance : les commerces fermés et la circulation quasi inexistante.

Mais, alors que les organisateurs se préparaient dans les quartiers pour sortir manifester dans la rue, des contre-manifestants favorables au projet de nouvelle constitution et les services de sécurité sont sortis à leur recherche. Quatre jeunes habillés aux couleurs du mouvement qui organise la manifestation et qui circulaient en motos ont été interpellés et conduits à la police. Les responsables de la structure « Elazologa Atebein », eux, ont dû se cacher pour éviter d’être arrêtés.

Actuellement, (11h20’), les leaders de la protestation contre la nouvelle constitution à Macenta sont invisibles dans la ville. Ils seraient recherchés par la police. La vie commence à reprendre son cours normal dans la commune urbaine.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Conakry : le centre de santé de Lambanyi quasi inaccessible en période d’hivernage

19 septembre 2019 à 9 09 19 09199

Le centre de santé de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, très sollicité par les citoyens, est pratiquement inaccessible en période d’hivernage. A la moindre pluie, l’accès des lieux devient un casse-tête chinois pour les patients, employés et autres visiteurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le centre de santé de Lambanyi est situé à côté des bureaux de la coordination régionale de la ville de Conakry pour la lutte contre le SIDA. La route principale qui mène à ce centre de santé est souvent impraticable à cette période des grandes pluies. Cette situation affecte sérieusement les citoyens, aussi bien les patients, les visiteurs que les employés de ce centre.

Certains citoyens, interrogés par le reporter de Guineematin.com, dénoncent cet état de fait et lancent un appel aux autorités. C’est le cas de Fatoumata Tounkara, rencontrée sur les lieux, qui loue le sérieux de cette structure mais se dit déçue de l’état de son environnement. « Moi, c’est ici que je viens pour me faire consulter lorsque je suis enceinte, ou lorsque je tombe malade, avec mes enfants. Et à chaque fois que je viens pour me soigner, je suis satisfaite. Mais, avec la situation de la route-là, je suis obligé de changer de lieu parce que cela fait plus de 10 minutes que je suis là, mais impossible d’entrer dedans. Je ne savais pas qu’il y a une autre route qui permet d’accéder dans le centre. C’est quand j’ai appelé une connaissance qu’on m’a indiqué un autre petit portail qu’ils ont ouvert pour les passants. Si tu es dans une voiture, tu es obligé de contourner la cour. Mais même avec ça, c’est difficile d’entrer dans le centre », se désole-t-elle.

Pour sa part, Labillé Lamah, domicilié à Lambanyi, a cherché à expliquer les raisons de cette situation avant de lancer un appel au gouvernement. « A chaque fois qu’il pleut par ici, il n’y a plus de route. Les caniveaux sont bouchés, l’eau n’a pas de passage. Ce qui fait que cette eau stagne ici. En cas de pluie, même si c’est une légère pluie, c’est la même chose. Aujourd’hui par exemple (mercredi 18 septembre 2019, ndlr), il n’a plu que pendant 30 minutes, mais regardez la situation de la route. Elle est devenue complètement impraticable, tout est bloqué à cause de ces caniveaux bouchés. Cette situation est la même qui prévaut sur la route qui donne accès au centre commercial de Lambanyi. Je lance un appel au gouvernement, qu’il nous vienne en aide pour dégager les caniveaux pour que l’eau puisse passer normalement. Ce qui permettra aussi aux gens d’avoir accès au centre de santé »

Même son de cloche chez Safayiou Diallo, conducteur de mototaxi à Lambanyi. « La route-là n’est pas bonne, car il y a manque de fossé et aussi, les ordures sont nombreuses dans les caniveaux. Je lance un appel au gouvernement, de nous aider à avoir une route, car celle qui est là est complètement gâtée ».

Les responsables du centre n’ont pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Conakry : un jeune sans profession condamné pour le vol de 3 500 dollars US

19 septembre 2019 à 9 09 17 09179

Le tribunal de Dixinn a rendu son verdict dans l’affaire Mamadou Oury Barry, un jeune sans profession, âgé de 19 ans, jugé pour le vol de 3 mille 500 dollars au préjudice de l’informaticien Souleymane Sidibé. Il a été reconnu coupable des faits hier, mercredi 18 septembre 2019, et condamné à un an de prison ferme pour des faits qui se sont produits il y a une dizaine de jours à Ratoma Centre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Mamadou Oury Barry est entré par effraction au domicile de Souleymane Sidibé. Après avoir défoncé la porte, le jeune homme s’est introduit dans la maison. Mais, le bruit a alerté le voisinage qui a aussitôt appelé monsieur Sidibé. Grâce au concours des citoyens, Mamadou Oury Barry a été mis aux arrêts alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux et déposé à la brigade de gendarmerie de Hamdallaye. Il a été ensuite placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Coronthie le 10 septembre 2019.

Appelé à la barre du tribunal de Dixinn ce mercredi, le jeune homme a reconnu les faits mais nie le montant de 3 mille 500 dollars. « Je suis sans profession. J’ai défoncé la porte extérieure et j’ai pris l’argent. Mais j’ignorais le montant que j’ai pris. C’est lorsqu’ils m’ont interpellé, ils m’ont bastonné, que j’ai entendu les gens dire que le montant que j’ai pris s’élève à 3 500 dollars », a-t-il laissé entendre.

De son côté, Souleymane Sidibé soutient mordicus avoir perdu non seulement 3 500 dollars US, mais aussi la somme de 300 mille francs guinéens. Il dit également avoir dépensé 1 million 300 mille francs guinéens pour la réparation de la porte endommagée par le voleur. « Donc, je réclame les 3 500 dollars, les 300 mille francs guinéens et la somme de 1 millions 300 mille FG qui a servi à réparer la porte », a sollicité le plaignant.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar l Bah a fait savoir que tous les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis à l’encontre du prévenu, Mamadou Oury Barry. « C’est pourquoi, je demande au tribunal de le condamner à un an d’emprisonnement ferme, de le condamner au payement des montants volés. Je demande également sa condamnation au payement des frais de réparation de la porte endommagée », a requis le procureur.

Dans sa décision, le tribunal va déclarer Mamadou Oury Barry coupable des faits de vol. Pour la répression, il est condamné à un an d’emprisonnement ferme et au payement intégral des réclamations de la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Fête de l’indépendance à Kindia : « c’est du faux, de l’imposture », dit Abdoulaye Bah

18 septembre 2019 à 22 10 19 09199

Au cours d’une interview qu’il a accordée au correspondant de Guineematin.com à Kindia, l’ancien président de la délégation spéciale de cette ville a abordé plusieurs sujets d’actualité. Fidèle à lui-même, Abdoulaye Bah a dénoncé la façon dont la capitale de la Basse Guinée a été désignée pour abriter les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance et l’état des préparatifs sur le terrain, la gestion de la mairie de Kindia, mais aussi la volonté du pouvoir de changer l’actuelle constitution guinéenne.

Décryptage !

Guineematin.com : Kindia devait abriter cette année les festivités de l’an 61 de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Quel constat faites-vous sur l’état des préparatifs ?

Abdoulaye Bah : c’est une situation malheureuse et triste, parce que c’est du faux. C’est de l’imposture. Pourquoi? Vous savez que pour les villes, régions qui ont bénéficié de fonds de l’État guinéen, si vous vous rappelez très bien, monsieur Alpha Condé a annoncé cela à travers un décret présidentiel : Boké, Kankan, N’zérékoré, Mamou. Et pour Kindia, je ne sais pas pourquoi le décret tarde à arriver. A moins que Kindia soit une ville inférieure aux autres villes. Deuxièmement, monsieur Alpha Condé a annoncé toujours le choix de la ville devant abritant ces festivités à l’occasion de ses vœux de nouvel an à l’adresse de la nation à la RTG ; donc le 31 décembre de chaque année.

Et, le 31 décembre 2018 est déjà passé, je n’ai pas entendu monsieur Alpha Condé dans son adresse à la nation, annoncer le choix officiel de Kindia comme étant la ville qui va abriter le 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Donc, moi qui suis un intellectuel qui n’avale pas le vent qui souffle comme ça, je ne peux pas, cautionner ce que des ministres de Kindia en mal de popularité, en l’occurrence Taliby Sylla, et des députés en mal de popularité comme Demba Fadiga, vont distiller sur ma ville.

Donc moi, jeune intellectuel, politicien qui connait comment fonctionne l’Etat, je ne peux pas m’exprimer sur quelque chose qui n’est pas fondé, qui n’existe pas. Cela, c’est le premier constat. C’est un constat qui est un constat juridico-politique. Il n’y a pas de décret. Et, tant qu’il n’y a pas de décret, je vous en prie, Kindia n’est pas choisie.

Maintenant, le constat physique. Notez bien ! A Kindia, il n’y a aucun projet de développement d’une ville, financé par un fonds public. Ici à Kindia, il y a la construction de quatre sites sécuritaires. Et à ce que je sache, moi qui suis administrateur, politicien et politologue, le développement local ne se résume pas à la construction des infrastructures sécuritaires. Non ! Ici, on construit le commissariat central, on reconstruit la gendarmerie régionale et départementale, la direction régionale de la sûreté.

Notez bien que selon nos renseignements, la reconstruction de ces quatre sites de sécurité n’est pas financée par des fonds d’Etat à l’image de Boké, Mamou, Kankan ou N’zérékoré. C’est l’union européenne, dans son assistance à la Guinée, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, qui finance cette reconstruction. Maintenant, pour quel but ? Sûrement c’est pour pouvoir prendre Kindia en tenaille, Kindia en ébullition démocratique. Nous ici, nous connaissons nos droits et nos devoirs, article 2 de la constitution. Souveraineté nationale exige !

À Kindia, vous n’allez plus nous faire faire ce que vous voulez. Vous n’allez plus nous pousser à être ce que vous voulez qu’on soit. C’est ça, Kindia. Et, à Kindia le peuple est démocrate. Par conséquent, on ne peut pas être soumis. Nous ne sommes pas un peuple docile. Nous sommes une ville indépendante, on ne peut pas accepter n’importe quoi. Cela pourrait sous-entendre que si vous vous levez, nous avons maintenant des bâtiments où on va vous séquestrer, où on va vous enfermer. Mais, ça aussi, ça ne marchera pas.

Guineematin.com : vous êtes visiblement très perplexe par rapport à ce choix qui réjouit beaucoup de citoyens de Kindia. Mais, comment expliquez-vous tout ce qui se dit aujourd’hui autour de cette fête anniversaire dans la ville des agrumes ?

Abdoulaye Bah : en fait, c’est de l’imposture. C’est de la propagande, c’est un mensonge vis à vis d’une ville qui mérite respect. Les voiries urbaines appartiennent aux mairies en Guinée. Et, l’état ici est lamentable. Le constat est triste et malheureux. Surtout le pont Takhou et le pont Gbély (Wondima). Et puis, vous avez le marché de Kindia. Il date de 1917, selon mes renseignements. Il a le même âge que l’église catholique de Kindia. Il a fêté ses 102 ans cette année.

Donc, pour que les femmes quittent la chaussée, il faut une infrastructure marchande. Il faut reconstruire, il faut développer. Il n’y a pas de gare routière. Celle-ci date de 1978. C’est le PDG-RDA qui l’a donnée à Kindia. Et puis, il n’y a pas d’abattoir moderne. Donc, il n’y a ici aucune infrastructure locale pouvant bénéficier de ce qu’on appelle un projet de développement financé par l’Etat.

Guineematin.com : vous parlez du marché, de la gare routière qui relèvent de la maire et qui rapportent des revenus à la commune. Quel est votre sur la gestion de l’actuelle équipe dirigeante de la mairie de Kindia.

Abdoulaye Bah : malheureusement, c’est la catastrophe. Cette culture d’assainissement que j’avais réussi à instaurer a été perdue aujourd’hui. Tout ce que j’avais permis de mettre en place c’est-à-dire cette gestion rigoureuse des fonds publics, la comptabilité communale transparente, c’est dans le code des collectivités. A savoir que tout montant, tout argent qui devait arriver dans le compte de l’Etat devrait avoir une traçabilité c’est-à-dire que dépôt, reçu, quittance et puis compte rendu au maire et au comptable. C’est la comptabilité communale et c’est universel. En Chine, en Guinée, aux États-Unis, en France… c’est une règle universelle de gestion des fonds publics locaux. Et puis, il y a l’assainissement.

Guineematin.com : vous êtes membre de l’actuelle délégation spéciale de Kindia même si vous ne siéger pas à la mairie. Est-ce qu’il arrive que le bureau exécutif de la mairie vous consulte sur certaines questions vu que avez géré cette commune pendant un peu plus de deux ans comme président de la délégation spéciale qui était là ?

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Abdoulaye Bah : malheureusement, la mairie ne fonctionne pas. Je vous demande aussi de faire un tour là-bas pour vous rendre compte que ce que Kindia a vécu est une catastrophe. En fait, c’est la présidence de la République de Guinée qui m’a écarté. Je fais une confidence, c’est Alpha Condé qui a écarté Abdoulaye Bah. Pour la simple raison qu’il ne peut pas supporter d’avoir un maire de l’UFDG, parti de l’opposition, à la tête de la première ville de la Basse Guinée. C’est une opération politique téléguidée initiée par Alpha Condé pour écarter Abdoulaye Bah de l’UFDG. Donc il a sacrifié Kindia à cause d’un homme qui est d’un parti politique. C’est une confidence et j’ai des preuves la dessus.

Donc il n’y a pas de gestion de la mairie, le bureau est fermé depuis plusieurs mois. Le maire qu’on a téléguidé qui a entre 88 et 89 ans est aujourd’hui couché à la maison. Il est fatigué, il est âgé et il est malade. Donc, il n’y a pas de gestion à la mairie et je ne suis pas consulté parce que je ne peux pas l’être dès l’instant que je conteste, je réclame ma victoire politique. Donc, on ne peut pas être en rapport avec des gens qui ont été utilisés contre nous.

Guineematin.com : depuis que vous avez quitté la mairie de Kindia, c’est quoi votre quotidien ?

Abdoulaye Bah : je fais de la politique à travers mon parti. Je suis ici physiquement et je participe aux activités sociales de ma ville. Mais également, les médias sont aussi un moyen de communication pour toujours continuer à dénoncer les crimes politiques que Kindia a vécus. Donc, mon combat est foncièrement politique. Je ne désarme pas.

Guineematin.com : quelle est la nature de vos relations avec la population de Kindia, notamment le premier imam, Elhadj Mamoudou Camara ?

Abdoulaye Bah : disons que mes rapports ont toujours été très bons avec la population de Kindia. Je n’ai jamais eu de problème ici. J’ai géré la mairie pendant deux années et deux mois, je n’ai fait l’objet d’aucune plainte de la part d’un citoyen, ni d’une autorité quelconque ici. Avec l’imam, avant, on était en très bons termes. La seule parenthèse qui a eu lieu, c’est lorsque les élections communales l’ont poussé à réclamer une victoire politique. Aujourd’hui, tout va bien entre lui et moi. Pour vous dire que tout va bien, l’imam, je l’ai rendu visite à trois reprises.

Il a perdu son oncle Elhadj Mamadouba Camara, le Kountigui de Kindia, et j’ai été lui dire bonjour. Son épouse vient de la Mecque, j’étais chez lui il y a deux semaines. Et, avant hier, nous étions chez lui pour pouvoir nous réconcilier définitivement. Puisque le constat fait que c’est le RPG-Alpha Condé qui l’avait instrumentalisé contre moi. Par conséquent, c’est mon papa. Je suis le fils. Je ne veux pas tomber dans le piège du RPG qui veut rester éternellement au pouvoir. Nos rapports sont parfaits aujourd’hui.

Guineematin.com : pour terminer, un mot sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir.

Abdoulaye Bah : ça, c’est le sujet brûlant de la Guinée. Pour rappel, en Guinée, il y a deux mandats. L’article 27 de la constitution le précise très bien. Enfin, l’article 54 de la constitution prévoit qu’il n’y a pas de modification sur le nombre de mandats. Par conséquent, le mandat de monsieur Alpha Condé se termine le 21 décembre 2020 à minuit. A minuit et une seconde, Alpha Condé ne sera plus président des Guinéens.

Entretien réalisé et décrypté à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Massacre du 28 septembre 2009 : plusieurs journalistes outillés sur la couverture du procès

18 septembre 2019 à 20 08 16 09169

Une vingtaine de journalistes venus de divers médias guinéens ont pris part à un atelier de formation portant sur la couverture médiatique du procès du massacre du 28 septembre 2009. Organisé par l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA) avec un appui de la fondation OSIWA, la démarche vise à permettre aux participants d’avoir des notions utiles pour relayer fidèlement et objectivement les débats lors de ce procès tant attendu dans notre pays, a appris sur place Guineematin.com à travers un ses reporters.

Cet atelier qui s’est ouvert le 16 septembre, a pris fin ce mercredi, 18 septembre 2019 à Conakry. Durant trois jours, les participants ont échangé avec les facilitateurs autour des techniques de couverture des procès. Cela, pour leur permettre d’avoir des connaissances et compétences indispensables à la couverture médiatique du procès du massacre du 28 septembre 2009.

A l’issue des travaux, les journalistes, par la voix de Chaïkou Baldé, ont exprimé leur reconnaissance à l’endroit des organisateurs de cette formation. « Nous, journalistes des médias publics et privés, après trois jours d’intense formation, sur la couverture médiatique du procès du 28 septembre 2009, exprimons toute notre gratitude et nos vifs remerciements aux heureux initiateurs de cette rencontre, première du genre en République de Guinée, et qui a permis d’outiller des femmes et hommes de médias sur les tenants et aboutissants d’un procès d’envergure en perspective comme celui du 28 septembre 2009. Nous nous réjouissons de la qualité de la formation reçue, de la méthodologie utilisée par le facilitateur et surtout de la maîtrise tant soit peu du rôle et de la responsabilité du journaliste dans la couverture d’un tel événement majeur dans la vie sociopolitique de notre pays », a-t-il déclaré.

Elhadj Ousmane Camara, commissaire de la Haute Autorité de la Communication

De son côté, Elhadj Ousmane Camara, commissaire de la Haute Autorité de la Communication et l’un des facilitateurs, a indiqué qu’avec les connaissances qu’ils ont acquises pendant cette formation, les participants pourront bien couvrir le procès en perspective. « Je pense que si vous vous fondez sur ce que nous avons passé en revue pendant ces trois jours, vous pourrez couvrir le procès du 28 septembre sans risque pour vous-mêmes, pour notre pays et pour les victimes, et c’est une initiative qu’il faut saluer. Outre la formation de base du journaliste, je pense que la formation que vous venez de suivre s’inscrit dans la logique à ce que nous ayons dans la presse guinéenne des spécialistes de droit, de reportages sur un procès ordinaire ou un procès comme celui des événements du 28 septembre 2009.

Je voudrais surtout saluer la clairvoyance de la présidente de l’AVIPA qui a sollicité qu’on vous initie pour que vous soyez les témoins du procès, pour transmettre le message du procès à l’ensemble du peuple de Guinée. Je dois sincèrement lui dire merci ainsi que ceux qui ont facilité foncièrement cette organisation. Et je repars d’ici satisfait », a fait savoir le facilitateur.

Mme Asmaou Diallo, présidente de l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA)

De son côté, la présidente de l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA) a remercié tous ceux qui se sont investis pour la réussite de cette formation. Madame Asmaou Diallo a exprimé aussi ses attentes suite à cet atelier. « Nous pensons que cette formation est importante pour vous et pour nous aussi parce que si vous êtes outillés correctement, au moment du procès du 28 septembre on n’aura pas peur. Parce qu’on sait que vous allez transmettre exactement ce qu’on vous donne au niveau du procès. Si l’information passe correctement sans qu’on ne change ce qu’on a appris au sein de l’audience, c’est très important pour nous victimes et pour le peuple de Guinée », a-t-elle laissé entendre.

Abdourahmane Diallo de OSIWA-Guinée

Egalement présent à cette cérémonie de clôture, Abdourahmane Diallo de OSIWA-Guinée a dit que cette formation vient à point nommé. « Cette formation, on l’attendait depuis longtemps, parce que ce travail que vous allez faire dépasse les frontières guinéennes. Donc, avoir les techniques et les mécanismes de la couverture du procès, c’est fondamental pour vous permettre de travailler de façon objective et impartiale. Il y aura des journalistes venus du monde entier mais vous êtes les premiers témoins de l’événement du 28 septembre.

Avoir une telle formation à quelques jours de la commémoration du 10ème anniversaire des massacres du 28 septembre est capital parce que ça rappelle encore que 10 ans après on n’a toujours pas la date de la tenue du procès. Donc vous êtes interpellés à faire des plaidoyers afin qu’on ait une date de la tenue du procès. Je voudrais vous dire que OSIWA compte sur vous », a dit le représentant de OSIWA à cette cérémonie.

A rappeler que selon plusieurs ONG, au moins 157 personnes ont été tuées, de nombreuses autres blessées et des femmes violées le 28 septembre 2019 au stade de Conakry. Plusieurs personnalités membres de la junte militaire qui était, alors, au pouvoir ont sont inculpées dans ce dossier. Parmi elles, le chef de cette junte, Moussa Dadis Camara, qui se trouve au Burkina Faso, mais aussi son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité « Toumba », détenu à la maison centrale de Conakry.

Salimatou Diallo et Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Affaire AGEPI : Alpha Abdoulaye rejette les accusations d’Iboun Conté

18 septembre 2019 à 19 07 33 09339
Alpha Abdoulaye Diallo

Le procès opposant Moussa Iboun Conté à Alpha Abdoulaye Diallo, se réclamant chacun comme étant le président de l’AGEPI, s’est poursuivi ce mercredi, 18 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Iboun Conté poursuit Alpha Abdoulaye et trois autres journalistes membres de son staff (Ahmed Cissé, André Gaston Morel et N’Faly Keita) pour coups et blessures volontaires et vol. Cette audience a connu la comparution du principal mis en cause dans cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Absent à l’audience précédente, Alpha Abdoulaye Diallo a comparu devant le juge Abdoul Gadiri Baldé. Tout comme ses prédécesseurs, il a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. « Nous rejetons en bloc ces accusations. Monsieur Moussa Iboun Conté nous accuse de lui avoir administré des coups et blessures. Si cela est vrai, il y a des médecins légistes, qu’on nous montre les preuves scientifiques qui indiquent qu’on lui a administré des coups et blessures, et que du sang a coulé. Il nous accuse aussi d’avoir volé sa voiture. Comment nous l’avons volé et pourquoi ? Sa voiture est jusqu’à présent garée là-bas (derrière le siège de l’AGEPI, ndlr). Moi, je vous demande humblement d’accepter un transport judiciaire », a sollicité Alpha Abdoulaye Diallo.

Il ajoute qu’après son élection à la tête de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante, (élection non reconnue par Moussa Iboun Conté) lui et son équipe sont effectivement partis s’installer au siège de l’AGEPI. Il précise cependant, qu’ils n’ont pas occupé le bureau de Moussa Iboun Conté parce ce bureau était conflictuel. « Donc, c’est le bureau du secrétaire que nous on a occupé. C’est là-bas qu’on m’a installé et tout ce qu’on a eu faire, on l’a fait devant des témoins et un huissier de justice. Nous avons les images », a-t-il laissé entendre.

Après les questions du juge, l’avocat de la partie civile, Me Amadou Bah, a pris la parole pour annoncer que son client (Iboun Conté) souhaite que les débats soient arrêtés, afin que l’affaire soit réglée à l’amiable. Une demande à laquelle s’est opposé le procureur. Le représentant du ministère public a demandé la poursuite du procès pour la manifestation de la vérité. Le tribunal soutient cette position et décide de poursuivre les débats.

Après les questions de l’avocat de la partie civile, le tribunal a appelé le témoin de cette partie à la barre. Mais, l’intervention d’Alfoussény Magassouba a semé une véritable cohue dans la salle d’audience. Personne n’écoutait plus l’autre. Finalement, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience à huitaine pour la comparution des témoins des prévenus.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Éliminatoires CHAN 2020 : voici la liste des 23 joueurs retenus contre le Sénégal

18 septembre 2019 à 19 07 08 09089

Dans l’après-midi de ce mercredi, 18 septembre 2019, le sélectionneur du syli local a rendu public la liste définitive des 23 joueurs qui affronteront les sénégalais le samedi prochain, 21 septembre, à Dakar, au Sénégal. Selon Kanfory Lappé Bangoura, qui a animé la conférence de presse, ce match se déroule dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires du CHAN 2020, zone Ouest A, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui revient du stade du 28 septembre.

Voici la liste des 23 joueurs

Kanfory Lappé Bangoura, entraîneur du syli local

Gardiens : Moussa Camara (Horoya), Sékouba Camara (AS Kaloum), Nouhan Condé (CI Kamsar)

Défenseurs : Mohamed Hady Soumah (Santoba FC), Abdoulaye Naby Camara (CI Kamsar), Ibrahima Sory Doumbouya (Wakriya C), Abou Mangué Camara (Horoya), Alseny Camara (Horoya), Naby Camara (Hafia FC), Mohamed Bangoura (Santoba)

Milieux : Mory Kanté (SAG de Siguiri), Ibrahima Sory Camara (Santoba), Sankoumba Sylla (Fello Star), Morlaye Sylla (Horoya), Michel Millimono (CI Kamsar), Jean Mousté (Hafia FC), Alpha Oumar Sow (Lélou FC)

Attaquants : Ousmane Bangoura (Santoba), Ousmane Camara (Santoba), Ibrahima Sylla (Hafia), Victor Kantabadouno (Wakriya), Kerfalla Keita (ASFAG), Mamadouba Bangoura (AS Kaloum).

A suivre !

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25

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Deux syndicalistes condamnés à Mamou : la colère de l’USTG d’Abdoulaye Sow

18 septembre 2019 à 18 06 46 09469

Deux responsables syndicaux membres de l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow ont été condamnés hier, mardi 17 septembre 2019, à Mamou. Reconnus coupables de coups et blessures volontaires, violence et voit de faits, Mamadou Samba Bah et Mamadou Hady Bah ont écopé d’un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun. L’USTG, centrale dont ils sont membres, parle d’une tentative d’intimidation et dénonce une décision inacceptable, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au lendemain du procès qui a abouti à la condamnation de leurs camarades, les responsables de l’USTG version Abdoulaye Sow ont tenu une réunion ce mercredi, 18 septembre 2019, à leur siège à Kaloum (Conakry). A l’issue de la rencontre, Abdoulaye Sow, le secrétaire général de la centrale syndicale, a fustigé une situation extrêmement grave et inacceptable.

« D’abord, vous comprendrez vous-mêmes que ce qui s’est passé à Mamou n’est pas normal. Les autorités préfectorales et régionales se mêlent des affaires syndicales, ça c’est extrêmement grave. On envoie des policiers, des gendarmes armés pour attaquer un syndicat, défoncer des portes, battre des syndicalistes et les emprisonner, ça c’est des actes d’un autre âge et c’est inacceptable », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi, ajoute monsieur Sow, « nous demandons au gouvernement du Premier ministre Kassory, même au chef de l’Etat qu’une enquête soit diligentée sur ce qui s’est passé à Mamou. Parce qu’ils sont en train de dire qu’on leur a demandé d’agir ainsi. Cela est, pour moi, choquant et inacceptable. Que des gens se mêlent des affaires syndicales et constituent une entrave à la liberté syndicale, ça c’est déjà choquant. En ce qui concerne le jugement, ils ont fait quoi pour être jugés ? Ils n’ont rien fait, c’est juste du folklore, ils n’ont rien fait », estime le leader syndical.

Abdoulaye Sow indique son camp n’acceptera pas cette décision du tribunal de Mamou. « Ce jugement est décevant, les magistrats devraient être hors de ce jeu-là, ils ne doivent pas s’engager dans ce qui est orchestré et dans ce qui est faux. Ce n’est pas normal. Donc le verdict qui est rendu est inacceptable, ça ne nous laisse ni chaud, ni froid. Notre avocat maître Béa a esté justice, on va voir ce que ça va donner. Mais, c’est simplement de l’intimidation et on ne va pas l’accepter », prévient le syndicaliste.

Le secrétaire général de l’USTG souligne aussi que parallèlement à l’appel que leur avocat a interjeté, ils sont en train d’analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions urgentes à prendre. « D’ailleurs, on a menacé la fois dernière de faire des grèves. S’ils ne font pas attention, nous allons tout fermer et ils vont comprendre la nécessité de ne pas s’immiscer dans les affaires syndicales », prévient Abdoulaye Sow.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Vers la levée du contrôle judiciaire d’Abou Bakr ? L’arrêt de la Cour d’Appel attendu demain

18 septembre 2019 à 17 05 16 09169
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Les avocats d’Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM, étaient ce mercredi, 18 septembre 2019, au niveau de la première chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Conakry. Me Salifou Béavogui et Me Thierno Souleymane Barry sont allés tenter d’obtenir la main levée du contrôle judiciaire de leur client, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Pendant un huis clos qui a duré environ 40 minutes, les avocats, en compagnie du fondateur du groupe de presse Lynx, le doyen Souleymane Diallo, ont essayé de convaincre la juridiction de lever le contrôle judiciaire du journaliste Abou Bakr et lui permettre de reprendre son travail. Ils ont rappelé que le contrôle judiciaire du doyen Souleymane Diallo a été levé, mais pas celui du directeur général de la radio Lynx FM.

« Nous sommes venus à l’audience pour plaider pour l’infirmation de ces deux ordonnances, parce que nous voulons obtenir un arrêt qui confirme la main levée pour Elhadj Souleymane Diallo et qui infirme pour Abou Bakr », a indiqué Me Thierno Souleymane Barry, l’un des avocats des journalistes.

Il ajoute que même le parquet a soutenu leur position. « Aujourd’hui, dans nos plaidoiries, nous sommes tous allés dans le même sens, tant le parquet que nous. Nous pensons qu’il n’y a pas motif de placer un journaliste sous contrôle judiciaire, d’autant plus que Abou Bakr remplie l’ensemble des garanties de représentativités exprimées par le doyen des juges, où il évoque la garantie, le travail, le domicile… Donc, nous avons demandé que ces deux ordonnances soient infirmées par la chambre du contrôle de l’instruction. L’affaire est mis en délibéré pour décision être rendu demain, 19 septembre à midi. Donc, nous avons bon espoir que justice sera rendue pour nos deux clients », a laissé entendre l’avocat.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tronçon Macenta-Guéckédou : le supplice des usagers

18 septembre 2019 à 15 03 57 09579

Depuis quelques années, la situation est la même à chaque saison hivernale. La traversée de la route reliant les préfectures Macenta et Guéckédou, en Guinée forestière, relève d’un véritable parcours de combattant. En ce moment même, les usagers de cette route subissent d’énormes souffrances, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

Il n’y a pas de mots pour décrire le calvaire des citoyens qui traversent ce tronçon depuis le début des grandes pluies. A plusieurs endroits de la route, on retrouve de la boue et de gros trous qui rendent très difficile le passage des véhicules. Les chauffeurs sont souvent obligés de débarquer leurs passagers avant de traverser certaines parties critiques de la rencontre.

Des passagers qui doivent accepter de payer le transport et faire une partie du chemin à pied. C’est le seul moyen de réduire les risques d’accidents de la circulation. Tout au long de la route, se trouvent des véhicules en panne ou coincés dans la boue. Un rappel pour les chauffeurs qui osent encore s’aventurer dans cette partie du pays des risques qu’ils encourent.

En raison de cette situation, le trafic entre la Guinée forestière et les autres régions du pays est nettement réduit en ce moment. Ce qui entraîne des conséquences ressenties particulièrement à Conakry, la capitale, destination de plusieurs produits agricoles en provenance de la région de N’zérékoré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Drame au Liberia : 28 guinéens tués dans un incendie à Monrovia

18 septembre 2019 à 13 01 42 09429

28 personnes de nationalité guinéenne ont péri dans un incendie survenu dans la nuit d’hier à ce mercredi, 18 septembre 2019, au Liberia. Le drame est survenu dans une école coranique située dans le quartier RedLight, à Monrovia. Deux maîtres coraniques et leurs talibés ont tous été tués, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé dans la capitale libérienne.

L’incendie s’est produit aux environs de une heure du matin, alors les deux maîtres coraniques et 26 enfants venus mémoriser le Livre Saint de l’islam, dormaient dans le foyer coranique. Tous ont été tués et tout le contenu du local a été consumé par les flammes.

Pour l’heure, l’origine du feu n’est pas encore connue. Le président du Liberia, Georges Weah s’est rendu aux lieux du drame ce mercredi matin. Il a présenté ses condoléances à la communauté guinéenne du Liberia et a promis qu’une enquête sera menée pour savoir les causes de cet incendie.

Les victimes seront inhumées ce mercredi après la prière de 14 heures, à Monrovia.

A préciser que le correspondant local de Guineematin.com publié, en live, plusieurs vidéos dont des témoignages des parents et proches des victimes sur notre page Facebook officielle.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, à la communauté guinéenne du Liberia et à tout le peuple de Guinée.

A suivre !

De Monrovia (Liberia), Abdoulaye Baldé pour Guineematin.com

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Barrage de Souapiti : le ministre Taliby Sylla à la rencontre des populations impactées

18 septembre 2019 à 13 01 29 09299

Soucieux du bien-être et du devenir des populations impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, le ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla, a effectué les 16 et 17 septembre 2019, une visite de terrain dans la région administrative de Kindia. Une visite qui l’a conduit sur les sites de recasement de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri.

En compagnie d’une forte délégation, Cheick Taliby Sylla est allé rassurer ces populations qui ont quitté leurs terres au nom de l’intérêt national, de l’engagement du gouvernement guinéen à les accompagner pour leur permettre de « revivre », a constaté Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux sur place.

Cette visite de terrain a commencé par le secteur Tenguemadi, dans le district de Tatagui, où se trouvent certains déplacés des villages de Maléyah et Yinguissa, dans la sous-préfecture de Bangouyah. Et, c’est par des chants que le ministre de l’énergie et sa suite ont été accueillis dans cette localité qui relève de la préfecture de Kindia.

Arafan Mamadou Camara, président du district de Tatagui

Au nom de ses citoyens, Arafan Mamadou Camara, le président du district de Tatagui, a exprimé une immense joie de voir le ministre Cheick Taliby Sylla dans leur localité. « C’est une grande joie pour nous de voir Cheick Taliby ici. Parce que c’est lui qui a donné 46 motos aux chefs de quartiers et de districts. On sait aussi qu’il a envoyé d’autres à la Mecque… Mais, on vous demande de construire de maisons pour nous. Car, vous avez vu celles que nous avons actuellement, ce sont des cabarets. Des étrangers sont venus chez nous, mais il n’y a pas de place… », a dit Arafan Mamadou Camara.

Fodé Camara, porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah

Pour sa part, Fodé Camara, le porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah, est revenu sur l’attention qu’ils ont bénéficié depuis leur arrivée à Tatagui. « Quand nous sommes venus ici, les gens nous ont accueillis et montré des terres. Ils nous ont dit que sur ces terres, nous avons où construire des maisons, faire l’agriculture et l’élevage. Et puis, tous les habitants des villages environnants sont venus nous saluer et nous souhaiter la bienvenue », a confié Fodé Camara.

Dans un message de cohabitation pacifique et d’acceptation mutuelle, le ministre Cheick Taliby Sylla a appelé les populations accueillantes et celles venues de Maléyah et Yinguissa à vivre dans la fraternité. Et, de faire de leurs différences une force motrice pour le développement de Tatagui. Car, explique le ministre de l’énergie, le projet Souapiti est une bénédiction pour Tatagui.

« Le projet Souapiti va vous construire une mosquée, une école. Vous aurez une adduction d’eau… Si le projet ne le fait pas, je le ferai pour vous », a promis Cheick Taliby Sylla avant de prendre congé de ses hôtes.

Après Tatagui, le ministre de l’énergie, accompagné de Amara Camara (le directeur général du projet Souapiti), de Zhang Ru Jun, (le PDG de CWE, partenaire technique et financier du projet Souapiti et des autorités préfectorales de Kindia entre autres, a mis le cap sur Kinfayah, dans la commune rurale de Bangouyah. Cette étape a permis à la délégation de traverser les localités de Fodéyah, Kirita, Boutouhoulou et Bhoundou Bantan (où se trouve le pont Somakha).

Compte tenu de la dégradation avancée de cet ouvrage (situé à 22 kilomètres de la ville de Kindia, sur la nouvelle route Kindia-Télimélé), le ministre de l’énergie a instruit au projet Souapiti de dégager complètement ce pont et de construire un nouveau à sa place.

Tout au long du trajet qui a mené sa délégation à Kinfayah, Dr Cheick Taliby Sylla a scruté soigneusement cette nouvelle tracée qui sera, dans un futur proche, la seule route qui reliera Kindia à Télimélé. Car, selon les informations, l’ancienne route sera bientôt inondée par les eaux.

A Kinfayah où sont recasés des déplacés de Konkouré et Tènè entre autres, les populations étaient grandement mobilisées pour accueillir le ministre et sa suite. Et, c’est dans le nouveau marché, construit par le projet Souapiti que la délégation conduite par le ministre a été reçue.

Dr Lansana Camara, porte-parole des populations déplacées à Kinfayah

Dans son allocution de bienvenue, Dr Lansana Camara, le porte-parole des populations déplacées à Kinfayah, a exprimé à la fois un sentiment de joie et de tristesse par rapport à leur situation actuelle. « Nous, populations concernées par le déplacement involontaire, sommes très heureuses ; mais, aussi tristes pour ce qui nous arrive. Nous sommes heureux, car votre visite nous rassure que vous êtes garants de ce à quoi nous sommes soumis. Nous sommes aussi heureuses pour être porteuses des atteintes aux droits de propriété nécessités par l’intérêt général…

Nous reconnaissons les efforts du projet Souapiti, qui est conscient des problèmes et cherche à minimiser les méfaits de la réinstallation involontaire. Il recherche à procurer les populations déplacées de moyens d’existence et améliorer nos conditions d’existence… A court terme, nous souhaiterions que le projet revisite la cité pour s’assurer que toutes les maisons ont été construites. Et, que chacun soit informé du nombre d’arbres recensés à son compte (parce qu’ils ne connaissent pas) ; la mise à disposition des écoles (primaire et collège) et du poste de santé, pour leur ouverture immédiate.

Nous souhaiterions aussi que vous assuriez la prise en charge des fournitures et tenues scolaires pour les élèves, parce que cette année nous n’avons pas eu le temps de cultiver ; faire intervenir les produits PAM, pour nourrir les élèves pour les trois prochaines années…Nous sommes tristes, parce que nous avons laissé les tombes de nos parents et ancêtres qui seront désormais ensevelies sous l’eau. La séparation voire la dislocation de certaines familles… En conclusion, la communauté ici présente, fidèle à ses valeurs cardinales d’honneur, s’engage à sauvegarder jalousement ce qui est mis à sa disposition », a indiqué Dr Lansana Camara.

Tout en remerciant les populations de Kinfayah pour leur accueil, le ministre Cheick Taliby Sylla a dit avoir pris bonne note des demandes et préoccupations qui ont été formulées. « L’école qui a été construite sera ouverte pour que vos enfants puissent étudier. Mais, vous allez attendre un peu pour le poste de santé. Le temps qu’il soit équipé et que des agents de santé y soient affectés… S’il y a ici des maisons inachevées ou des maisons qui ne vous plaisent pas, dites-le au projet. Ce dernier va dire à la société qui a fait la construction de venir terminer le travail… Je demande à monsieur Camara (le directeur du projet Souapiti) de construire ici une maison des jeunes et de finir le terrain de foot… », a dit Cheick Taliby Sylla, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

De Kinfayah, le ministre de l’énergie et sa suite se sont rendus dans la sous-préfecture de Sinta (préfecture de Télimélé) où ils ont été reçus à Kaïlondji. En parcourant la distance qui relie Kinfayah et Sinta, la délégation conduite par Cheick Taliby Sylla a eu à visiter le pont de Konkouré (373 mètres de long) et celui de Kondonbofou, tous en chantier.

Au niveau de ce dernier pont, la délégation a emprunté le bac pour traverser le fleuve et rallier Kaïlondji, où une grande réception lui a été accordée. « Avec la montée de l’eau au niveau du barrage Souapiti, la route (l’ancienne) sera bientôt inondée… Mais, quand on finit ce pont (Kondonbofou), il y aura une nouvelle route entre Sinta (préfecture de Télimélé) et Siraforêt (commune urbaine de Kindia). Télimélé a beaucoup souffert du problème de route. Mais désormais, Dieu a béni Télimélé en lui offrant deux routes. Une qui aboutit à Kindia et une autre qui mène à Conakry via Souapiti et la préfecture de Dubréka… Donc, nous sommes ici aujourd’hui pour voir le travail qui est en train d’être fait sur le terrain et écouter les populations », a dit le ministre Cheick Taliby Sylla.

Après Sinta, la délégation a mis le cap sur la sous-préfecture de Kollet, pour rencontrer les quelques familles qui refusent encore de quitter le site de Konkouré. Devant le ministre Cheick Taliby Sylla, les familles ont émis le souhait d’être indemnisées en numéraires. « Nous voulons quitter, mais nous demandons une indemnisation. Evaluez tout ce qu’on a et donnez-nous l’argent qui équivaudra à nos biens. Nous choisirons nous-mêmes l’endroit où nous nous établirons. Car, là où vous nous dites d’aller ne nous convient pas », a déclaré Elhadj Boubacar Diallo, membre d’une des familles concernées.

En réponse, le ministre de l’énergie a dit : « oui à l’indemnisation. Mais, pas en numéraire ». Si vous le souhaitez, a ajouté Cheick Taliby Sylla, « une fois à Conakry, je vais dépêcher une mission qui va travailler avec vous ici. Tous vos avoirs seront évolués. Même une aiguille ne sera pas omise. Si votre maison n’est pas encore construite sur le site d’accueil là-bas, le projet va la construire pour que vous puissiez quitter le danger qui vous guète ».

Avec l’espoir que cette rencontre d’échange portera ses fruits et que les familles réticentes accepteront de quitter très tôt le site de Konkouré, le ministre de l’énergie et sa suite ont quitté Kolè pour rejoindre le site de Souapiti, puis celui de Kaléta où ils ont passé la nuit.

Le mardi matin, la délégation a continué sur Madina Kagneguiri, dans la commune rurale de Tondon (préfecture de Dubréka) où les populations de Diaka et Tahiré ont été réinstallées. Après les allocutions de bienvenue des autorités locales de Tondon (qui se sont réjouies du développement de la localité à travers la construction des sites de recasement), le ministre de l’énergie a décliné l’objet de sa présente tournée dans les localités impactées par le projet Souapiti.

Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

« C’est mission d’envergure pour pouvoir vérifier, regarder tout ce qui a été fait dans le cadre du plan environnemental et social, surtout que la mise en eau du barrage a été effective depuis le 26 août dernier ; voir le niveau d’eau en amont du barrage Souapiti jusqu’à Télimélé et écouter les populations qui ont été réinstallées dans les sites de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri (…) pour les rassurer qu’elles ne sont pas abandonnées. Elles sont réinstallées involontairement, mais toutes les dispositions idoines sont prises pour leur permettre de revivre comme elles étaient dans leurs milieux culturels, associatifs.

Cette visite a aussi été mise à profit pour regarder la route. Parce que dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau… Ce n’est pas le vouloir du gouvernement de déplacer ces populations ; mais, en construisant un ouvrage aussi gigantesque que Souapiti, il y a toujours des effets collatéraux qui sont désagréables. Et, j’espère que ces populations ont compris. Ceux qui restent, dans les jours à venir, toutes les dispositions seront prises afin qu’ils soient réinstallés comme les autres.

90 voire 95% des populations de Konkouré sont déjà réinstallées à Kondonbofou. Celui qui avait une case ronde a aujourd’hui un bâtiment en dur, avec une chambre, un salon, une terrasse et une toilette… Je veux rassurer l’ensemble des populations déplacées que toutes les dispositions sont prises pour indemniser en numéraire. Je veux parler des arbres fruitiers, par exemple. Toutes les réclamations qui surviendront vont être corrigées à la satisfaction des déplacées », a rassuré Dr Cheick Taliby Sylla.

Cette localité a constitué la dernière étape de la tournée du ministre de l’énergie et sa suite.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Recrudescence du viol : une caravane de sensibilisation organisée à Mamou

18 septembre 2019 à 11 11 09 09099

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », une caravane de sensibilisation a été organisée hier, mardi 17 septembre 2019, dans la commune de Mamou. L’activité vise à promouvoir une meilleure collaboration entre la police et les citoyens dans la lutte contre les cas de viols, devenus récurrents en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Même s’il n’y a pas de statistiques fiables en la matière, des cas de viols impliquant particulièrement des mineures sont de plus en plus dénoncés en Guinée. Ce qui laisse croire à une recrudescence du phénomène du viol dans le pays. C’est suite à ce constat que ce projet financé par le Département d’Etat américain et mis en œuvre par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE, a décidé d’organiser cette caravane de sensibilisation dans la ville de Mamou. « J’ai confiance à la police, je collabore avec les commissariats pour une meilleure sécurité » ; « N’hésitez pas à vous rendre aux commissariats car la police est à votre service », sont les slogans de cette campagne.

Mamadou Bella Baldé, secrétaire général chargé des collectivités

En compagnie de plusieurs femmes, les organisateurs ont sillonné certains endroits, à commencer par la préfecture. Ils ont échangé avec Mamadou Bella Baldé, le secrétaire général chargé des collectivités, autour de cette question. « Nous sommes très ravis de recevoir ce projet qui s’engage aujourd’hui à lutter contre le viol, qui est devenu un fléau aujourd’hui dans notre pays. Nous saluons leur engagement. Nous leur demandons de continuer ce combat pour freiner ce phénomène. Nous sommes là en harmonie avec les services de défense et de sécurité. Et si un projet nous appuie dans ce sens, nous pouvons circonscrire toutes les activités qui vont ternir l’image de Mamou et nuire à la population. Nous demandons à tout le monde de s’impliquer dans ce combat », a lancé monsieur Bella Baldé.

Aye Mady Fofana du CECIDE

Après la préfecture, la caravane s’est rendue au commissariat central de Mamou pour échanger également les responsables de ce service de sécurité. « Le choix de la visite du commissariat central de Mamou, c’est avant tout pour rétablir la confiance entre la police et la population. C’est aussi pour permettre à la population de savoir comment fonctionne un commissariat et voir chaque service et les problèmes qu’il traite. Il s’agit également de savoir comment les services fonctionnent pour que les femmes puissent savoir à qui il faut s’adresser dorénavant en cas de problème », a expliqué Mady Fofana du CECIDE.

Devant les responsables du projet et les femmes membres de la caravane, le commissaire divisionnaire Elhadj Lancei Camara, directeur régional de la police de Mamou, a condamné les violences sexuelles avant d’exprimer l’engagement de sa juridiction à lutter contre ce phénomène.

Elhadj Lancei Camara, Directeur régional de la police de Mamou

« Nous avons une seule vision : combattre les violences sexuelles. Ces derniers temps, nous avons constaté la recrudescence des cas de viols. C’est contraire à nos mœurs. Les formes de viols sont nombreuses. Même le fait d’épouser une fille de 12 ans ou l’obliger à avoir des rapports sexuels, c’est une forme de viol. Nous vous remercions de votre combat. La police est à votre disposition pour combattre le viol et tous les travers sociaux. Les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. C’est pourquoi le président aime toujours dire qu’il préfère confier les responsabilités aux femmes. Nous vous encourageons davantage à avoir plus de contact avec la police. Je ne suis pas d’accord qu’on maltraite les femmes. Chaque fois que vous avez besoin de nous, nous sommes à votre disposition », a rassuré le responsable de la police de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Guinée Debout : « Siaka Barry est en train de trahir la vision du parti »

18 septembre 2019 à 10 10 16 09169
Siaka Barry, ancien ministre et président du parti Guinée débout

Saïdou Bantanko Diallo, secrétaire à l’animation et la propagande politique du bureau national des jeunes du parti Guinée Debout jette l’éponge. Il a annoncé sa démission hier, mardi 17 septembre 2019. Le démissionnaire accuse le président de la formation politique Siaka Barry, dont il était également un des conseillers, d’avoir trahi la vision qu’ils se sont fixés au départ, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Saïdou Bantanko Diallo, secrétaire chargé à l’animation et à la propagande du parti Guinée Debout

« J’ai jugé nécessaire de démissionner du parti. Je démissionne parce que je ne partage plus les mêmes visions que le parti, particulièrement avec le président du parti, Siaka Barry. Au départ on s’est fixé pour objectif de changer et de faire la politique autrement. On avait beaucoup avancé, mais malheureusement je trouve que le leader est en train de trahir la vision qu’on avait au départ. Je vois que l’entourage du président est en train de préparer un petit Dieu. Pourtant, on avait pour objectif de préparer un homme d’Etat, un homme politico-politicien, malheureusement c’est le contraire », a-t-il expliqué.

Il ajoute qu’avant de prendre la décision de quitter le navire de Guinée Debout, il a tenté à l’interne de changer les choses, mais en vain. « Après plusieurs reproches que j’ai faits aux cadres du parti, et particulièrement au président du parti, je trouve malheureusement que ça n’a pas abouti à quelque chose. Il faudrait donc quitter. Il (Siaka Barry) m’a même dit s’il faut quitter je n’ai qu’à quitter mais de ne pas le combattre.

Moi je lui ai dit que je ne vais le combattre. Mais ce qui est sûr, moi j’ai défendu une vision. J’ai combattu mon propre père pour défendre cette idéologie, lui-même il trahit cette idéologie, c’est donc une occasion de lui rappeler que je ne l’ai pas suivi parce qu’il est Siaka Barry, je ne l’ai suivi parce qu’il est beau, je ne l’ai pas suivi parce qu’il est riche. J’avais l’opportunité de suivre des personnes qui ont toutes ces choses mieux que lui.

Mais, je l’ai suivi parce qu’il a promis de partager quelque chose avec nous qui n’est rien d’autre que l’idéologie de la patrie. Mais nous avons remarqué que les leaders politiques ne font que dénoncer, aucune personne ne fait quelque chose de pragmatique et de très patriotique. Je pense qu’il faudrait maintenant sortir de ces débats de critiques pour proposer quelque chose et être concrets dans ce que nous voudrions faire », a dit Saïdou Bantako Diallo.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Audience au ministère de la Défense : le représentant du PNUD chez Dr. Diané

18 septembre 2019 à 9 09 45 09459
Luc J. Grégoire et Dr. Mohamed Diané

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a reçu ce 18 septembre Luc J. Grégoire, le nouveau représentant-Résident du PNUD en Guinée. Les deux personnalités ont discuté du renforcement de la coopération entre le Programme des Nations-unies pour le développement et le ministère de la Défense nationale.

Dr. Mohamed Diané a rappelé la contribution de qualité du Pnud à la Réforme du secteur de sécurité (RSS) depuis 2011 se traduisant notamment par la mise à la retraite de plus de 4000 militaires. Le ministre a plaidé pour la poursuite des efforts des Nations-unies en faveur de la Guinée dans le cadre du renforcement des capacités des contingents guinéens déployés au Mali.

Le diplomate onusien a fait part de son admiration quant à la réussite des réformes des forces de défense et de sécurité guinéennes, citées en exemple partout en Afrique. Luc Grégoire a rassuré de sa disponibilité et de celle du Pnud à accompagner la Guinée à réussir son programme de développement dans tous les domaines, particulièrement dans celui de la sécurité, gage de tout progrès.

Communiqué transmis par la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA)

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Date des législatives : voici un communiqué de la CENI

18 septembre 2019 à 7 07 34 09349
Maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante informe l’opinion publique que la plénière des Commissaires du samedi 14 septembre 2019, après examen et discussion de l’ensemble des opérations électorales à venir, l’évaluation des moyens techniques et en raison des engagements du Gouvernement de libérer la totalité du budget électoral, que la date technique des élections législatives est fixée au 28 décembre 2019.

Et au titre des prochaines opérations du chronogramme, le Président de la CENI informe également tous les acteurs du processus électoral que les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorale seront bientôt mises en place.

En vue de conférer un franc succès à cette opération capitale à l’image de l’installation des démembrements, la Commission Électorale Nationale Indépendante voudrait compter sur la mobilisation de tous. Les structures habilitées à participer à la mise en place desdites commissions sont priées de procéder dès à présent aux différentes désignations.

Le Président de la CENI rassure de la détermination de son institution à exécuter l’opération en question, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et des recommandations de l’audit du fichier en l’occurrence, produire un fichier électoral techniquement irréprochable en vue des élections législatives du 28 décembre 2019 et dont les résultats seront acceptés de tous.

Le Président de la CENI sait compter sur l’implication de tous pour réussir un scrutin inclusif, libre, transparent et démocratique.

Me Amadou Salif KEBE

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Obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de nombreuses personnalités

17 septembre 2019 à 20 08 17 09179

Décédé hier lundi, 16 septembre 2019, le très respecté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular, a été inhumé dans l’après-midi de ce mardi au cimetière de Hafia, dans la commune de Dixinn. Un vibrant hommage a été rendu au notable à son domicile au quarter Hafia par des parents, des amis, des leaders politiques, des responsables des coordinations régionales et des hauts cadres de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

Mamady Youla, ancien Premier ministre

Mamady Youla, ancien Premier ministre : « moi je suis venu ici, d’abord c’est mon beau. C’est l’oncle de mon épouse. Donc, c’est d’abord à ce titre, je dois dire que je suis venu dans la famille, avant même de parler de l’homme. Ce que je peux dire, c’est que tous ceux qui travaillent pour l’union des guinéens. Pour que les guinéens se donnent la main, nous devons les honorer. Et bien entendu, c’est un être humain, on a décliné toutes ses qualités : un homme pieux, un respectueux, un croyant. Donc, nous ne pouvons que saluer sa mémoire ».

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR : « je suis venu compatir à cette douleur que nous partageons tous à travers la disparition de notre doyen, Elhadj Saïkou Yaya… Il a toujours été une source d’inspiration pour nous. Nous avons toujours eu un bon accompagnement de sa part. Moi qui vous parle, j’ai été membre fondateur de l’UNR, et lui-même il était membre fondateur de l’UNR ; et il a été le président de la coordination que nous avons mise en place à un moment où il y a eu une petite dissension à notre sein. Toujours est-il qu’il a incarné des vertus très honorables qui font qu’au jour d’aujourd’hui nous sommes très fiers de lui. Nous prions tous pour le repos de son âme ».

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré, président de l’UFR : « je suis venu présenter nos condoléances suite au décès du doyen de la coordination Haali Poular. C’est une occasion pour lui rendre hommage pour le rôle qu’il a eu à jouer en tant que responsable social dans la vie publique de notre pays. Donc, je ne crois pas que je puisse ajouter quelque chose sauf qu’on souhaite que Dieu lui donne le paradis et qu’il puisse préparer le chemin pour nous là-bas, notamment comme c’est un Peulh, il va aller préparer pour que les Diakhanké puissent rentrer au paradis aussi ».

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn : « c’est un don de Dieu, c’est Dieu qui a donné, c’est lui qui a retiré. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce que Dieu a fait. Dieu lui a donné ce qu’il n’a pas donné à tout le monde. C’est-à-dire la chance de naître d’abord et d’avoir une longue vie. Quand tu as une longue vie, on estime que Dieu te reprendra avec tous les péchés effacés. Donc ce qu’il a eu, tout bon musulman souhaite avoir ça. Quelqu’un qui a vécu, qui a dirigé, qui a participé à la prise de décisions jusqu’à la fin de sa vie ; ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Nous lui souhaitons bon retour chez Dieu. Paix à son âme ».

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte : « nous les sages de la Basse Guinée, sommes venus présenter nos condoléances suite au décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry. Nous prions Dieu qu’il pardonne le défunt et qu’il l’accueille dans son paradis. Nous remercions aussi tous ceux qui ont effectué le déplacement pour participer aux obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya Barry et nous demandons à Dieu de les récompenser. Le Fouta Djallon nous a honorés. Et nous en profitons pour dire que les Peulhs et les Soussous sont des frères qui ne peuvent pas être divisés. Nous devons rester unis et regarder dans la même direction ».

Mamadou Dian Diallo, conseiller en communication du Premier ministre

Mamadou Dian Diallo, conseiller Communication du Premier ministre : « le décès du doyen Saïkou Yaya Barry est une perte pour la Guinée, c’est une perte pour la communauté Haali Poular. C’était un des notables, un des compagnons de l’indépendance, qui a participé à offrir à la Guinée son indépendance nationale et qui a parcouru toute la carrière administrative et politique dans ce pays. Il était un leader d’opinion, un leader écouté. Il participait à la construction de la paix durable dans le pays. Et sa perte est une perte énorme pour la nation guinéenne. Nous prions que la terre lui soit légère ».

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre : « c’est un grand homme, avec un grand parcours que j’ai pratiqué depuis ma tendre jeunesse, lorsqu’il était directeur de cabinet du gouvernorat de Boké et moi doyen de faculté. C’est un doyen qui m’a guidé le pas en ce temps et, nous avons gardé des relations exceptionnelles. Il est devenu un grand homme, un notable du Fouta et de toute la Guinée, œuvrant pour la justice, la vérité, surtout pour l’unité nationale. Je souhaite que le tout puissant le reçoive dans son paradis ».

Aliou Diallo, Vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République

Aliou Diallo, vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République : « je suis venu pour exprimer toutes mes condoléances pour le décès du doyen de la communauté Haali Poular. Lorsque je commençais ma carrière, le doyen était directeur de cabinet du département où j’étais. Nous avons grandi sous leurs aisselles. C’est eux qui nous ont mis les pieds à l’étrier. Donc, il représentait un symbole pour lequel j’étais obligé de venir ici pour m’incliner à sa mémoire, et demander au bon Dieu de lui accorder son paradis éternel ».

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « je pense honnêtement qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry est un sage. La Guinée vient de perdre l’un de ses meilleurs fils. Elhadj Saïkou Yaya Barry était un homme juste, il était un homme sage. Il représentait à lui-même la signification du mot sage. C’était un homme courageux. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry se battait pour la Guinée et les guinéens. Il se battait pour la justice. C’était un homme qui se révoltait dès qu’il y a une injustice. Dès qu’un guinéen est victime d’injustice, Elhadj Saïkou Yaya était là pour dire non, il faut arrêter. Elhadj Saïkou Yaya était un homme qui nous rappelait aussi l’histoire de la Guinée. Parce qu’il a été un haut fonctionnaire, il connait la Guinée, il connait les Guinéens. Et depuis 2010, il a toujours essayé de passer un message à l’endroit de nos gouvernants, pour dire que le plus grand mal que vous allez faire au pays, c’est le fait de diviser les guinéens. Essayer par tous les moyens pour mettre les guinéens sur le même pied d’égalité. La coordination dirigée par Elhadj Saïkou Yaya n’était pas une coordination seulement pour le Fouta, c’était une coordination pour l’ensemble des guinéens. Il y a beaucoup de Guinéens qui venaient ici : Malinké, Soussou, Peulh, Forestier, quand ils sont victimes d’injustice, venaient le voir. Votre confrère Mandian Sidibé, quand il a eu des problèmes, Elhadj Saïkou Yaya s’est levé, il a demandé à ce qu’il soit rétabli. Elhadj Saïkou Yaya, chaque fois que les enfants étaient victimes sur l’axe : Hamdallaye-Bambéto-Cosa, il se levait, il avait le courage de dénoncer l’injustice ».

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Djanguen ADLAM Guinée

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Janguen ADLAM Guinée : « le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry est une grande perte pour la nation guinéenne, en particulier pour notre association. Le doyen était très social, il était une bibliothèque vivante. C’est un doyen qui aidait tout le monde, il a beaucoup fait pour la Guinée et pour le peuple de Guinée. Aussi, il a beaucoup œuvré dans l’épanouissement de l’écriture ADLAM. Donc, cette perte nous afflige. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manque d’eau à Kankan : les citoyens se plaignent

17 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Depuis cinq (5) jours, l’eau a cessé de couler dans les robinets de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la commune urbaine de Kankan. Une situation qui affecte de nombreux citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon les responsables locaux de la SEG, le groupe électrogène qui fait alimenter la ville en eau potable est en panne, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan sont confrontés à un manque d’eau en pleine saison pluvieuse. Cette situation dure depuis cinq jours maintenant au grand dam des citoyens.

Jean Béavogui

Cet état de fait commence à exaspérer les habitants de la cité, à l’image de Jean Béavogui, domicilié au quartier Energie. Il est aujourd’hui réduit à se trouver de l’eau dans des fontaines de fortune. « Chez moi, il y a un robinet. Mais, cela fait presqu’une semaine que je ne vois pas de l’eau potable. Réellement, c’est une source de problèmes dans la famille. On est obligé de partir à la recherche de l’eau vers les forages. Alors que nous n’en avons pas l’habitude. C’est très difficile », s’est plaint notre interlocuteur.

Adama Condé

Pour sa part, Adama Condé, mère de famille domiciliée au quartier Briqueterie, lance un appel à la SEG car l’eau des puits peut être source de maladies. « Je lance un appel aux responsables de la SEG. On a besoin de l’eau potable. Actuellement, c’est très difficile. L’eau qu’on puise au puits n’est pas du tout traitée et peut être à la base des maladies non seulement pour nous mais aussi pour nos enfants », a dit la bonne femme.

Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée

A en croire Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée, c’est une panne technique qui explique le calvaire que traversent aujourd’hui les citoyens de Kankan. « Le groupe électrogène qui permet de distribuer l’eau potable à Kankan est en panne. Donc, on a été obligé d’appeler les responsables de la maintenance de Conakry. Ils sont venus avec des pièces d’échanges, mais malheureusement ces pièces n’étaient pas en bon état », a-t-il expliqué.

Face au poids de la demande, le directeur préfectoral de la SEG invite les citoyens à la patience et rassure. « Si tout va bien ce mardi, 17 septembre 2019, tout entrera en ordre. Depuis 5 jours, ce groupe est en panne. Mais l’équipe de Conakry est venue pour résoudre le problème. Donc, la population doit se patienter», a-t-il sollicité.

Il faut signaler qu’entre la desserte en électricité et celle de l’eau, les citoyens de Kankan, se perdent dans un déni du bonheur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Condamnation de Fodé Baldé et Mohamed Bangoura : « nos sentiments sont mitigés »

17 septembre 2019 à 18 06 44 09449
Me Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats de la défense

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le tribunal de première instance de Kaloum a rendu son verdict dans le procès intenté par l’agent judiciaire de l’Etat contre Fodé Baldé du parti UFR et du journaliste Mohamed Bangoura. Les deux ont été condamnés ce mardi, 17 septembre 2019, au payement d’une amende de 3 millions de francs guinéens chacun.

Après la publication du verdict, Me Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats de la défense, a exprimé des sentiments mitigés. « Nos sentiments sont mitigés. Après tout le débat qu’on a eu, nos clients ont quand même été retenus coupables d’offense au chef de l’Etat. Mais, ce qu’il faut quand même relever, cette question n’a jamais fait l’objet de débat. Le juge a procédé à une requalification. Mais en réalité, en matière de procédure, cette requalification ne peut pas se faire sans qu’il n’y ait un débat entre les parties. Mais, nous nous réjouissons quand même du fait que d’une part la loi sur la cyber-sécurité a été écartée au profit de la loi sur la liberté de la presse. De l’autre côté, nous constatons aussi que l’Agent Judiciaire de l’Etat a été irrecevable.

Parce qu’il faut que ça soit clair : lorsque le chef de l’Etat est visé par une infraction, c’est différent de l’Etat. Il doit constituer lui-même ses avocats ou son avocat. L’Agent Judiciaire de l’Etat n’a pas vocation à représenter le chef de l’Etat quand il est partie à un procès. Je crois que cela, le tribunal l’a relevé, et c’est une très bonne décision par rapport à cette question précise. Je pense qu’à l’avenir lorsqu’il y a des procédures de ce genre dans lesquels le chef de l’Etat est concerné, ce n’est pas à l’Agent Judiciaire de l’Etat de le représenter.

Nous nous réjouissons aussi du fait que le montant de l’amende fixé par le tribunal n’est pas si excessif que cela, mais nous allons quand même discuter avec nos clients de l’opportunité de faire appel ou pas. Nous avocats, nous agissons au nom de nos clients. Si cela ne tenait qu’à nous nous, nous allons faire appel pour ne pas que la décision soit définitive parce que nous sommes convaincus encore une fois qu’il n’y a pas offense au chef de l’Etat. Mais si nos clients voulaient qu’on en reste là, là aussi on ne pouvait pas faire autrement », a dit l’avocat.

Maître Lancei 3 Doumbouya de la partie civile

De son côté, l’avocat de la partie civile maître Lancei 3 Doumbouya apprécie aussi partiellement la décision. Pour lui, le tribunal n’a pas pensé aux intérêts civils. « Relativement aux intérêts civils, je pense que c’est la confusion, et même un manque de compréhension et de saisine de la lettre de constitution déposée au dossier de la procédure… Nous avons déposé une lettre de constitution, nous avons la copie de la lettre de constitution, je crois qu’elle devrait être examinée. Le droit a été dit en ce qui concerne l’action publique. Nous nous sommes constitués partie civile devant le tribunal répressif parce que nous avons estimé qu’il y a bel et bien infraction.

Le tribunal a retenu les prévenus dans les liens de la culpabilité, en les condamnant. Donc ça, c’est une partie de la procédure. Mais, en ce qui concerne les intérêts civils, en tant que partie civile, il faut le rappeler, le tribunal n’a pas bien appliqué le droit. Nous avons sollicité à ce que les prévenus soient condamnés à un franc symbolique au profit du Professeur Alpha Condé et l’insertion de la décision dans un journal. Mais, c’est seulement l’insertion de la décision dans un journal d’annonce légal qui a été retenu et non le franc symbolique », a réagi l’avocat.

Propos recueillis par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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