Dr Mandjou Moro Sidibé après la rencontre avec le CNRD : « la médecine guinéenne est malade »

24 septembre 2021 à 6 06 41 09419

Médecin et homme politique, Dr Mandjou Moro Sidibé a pris part hier, jeudi 23 septembre 2021, à la rencontre de concertation entre le CNRD et les médecins et pharmaciens de Guinée au palais du peuple. Et, selon ce gynécologue obstétricien, les échanges avec le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) ont porté sur les maux qui gangrènent le système de santé de notre pays. Cependant, à la lumière des interventions, Dr Moro Sidibé assure que la médecine guinéenne est malade.

« Tous les intervenants sont unanimes sur une chose, ce que la médecine guinéenne est malade. Mais, à qui la faute ? Les problèmes qui ont été soulignés sont d’ordre de l’équipement des hôpitaux. Il y a le problème de formation du personnel, le problème de la fourniture en médicaments et en consommables. Aussi, certaines personnes des comportements inappropriés. Et, tout ce qui est lié à la relation entre les patients et les médecins », a dit Dr Mandjou Moro Sidibé.

Alpha Assia Baldé pour Guineemain.com

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Dr Mamadi Kourouma après la rencontre avec le CNRD : « Nous sommes très confiants »

24 septembre 2021 à 6 06 38 09389

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée ; et, elle a permis de faire l’autopsie du secteur de la santé dans notre pays.

Selon Dr Mamadi Kourouma, conseiller chargé de la politique sanitaire au ministère de la santé, les problèmes ont été présentés au CNRD ; et, le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) a pris l’engagement d’œuvrer pour la disponibilité des médicaments et la création d’une direction pour gérer les structures privées de santé en Guinée.

« Il s’agissait d’échanger avec les nouvelles autorités sur les différents problèmes qui assaillent le secteur de la santé. Par rapport à cette question, nous avons essayé de façon ramassée de lui (le colonel Mamadi Doumbouya) montrer l’ensemble des problèmes du secteur de la santé aujourd’hui, à savoir : le problème de gouvernance, de ressources humaines, le problème de disponibilité de médicaments, d’infrastructures et d’équipements dans les hôpitaux… Donc, voilà les problèmes importants qui assaillent le système et pour lesquels le CNRD s’est engagé à accompagner le ministère de la santé. Ils nous ont demandé de transmettre des mémos qui peuvent leur servir de moyens de prise de décision. Il (le président du CNRD) s’est engagé pour la disponibilité des médicaments à travers le renforcement de la pharmacie Centrale de Guinée. Ensuite, la création d’une nouvelle direction pour gérer les structures privées qui sont en train de s’implanter de façon anarchique. Nous sommes très confiants. Au niveau du ministère de la santé, nous étions déjà dans la perspective d’organiser les états généraux de la santé. Donc, l’arrivée de ces nouvelles autorités est une opportunité pour nous de démontrer tous les problèmes du secteur, afin que des solutions idoines puissent être prises », a indiqué Dr Mamadi Kourouma.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mamadou Dian Diallo, jeune leader : « on est venu prendre part au développement qui est amorcé par le CNRD »

24 septembre 2021 à 6 06 35 09359

Dans la cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu hier, jeudi 23 septembre 2021, les associations de jeunes et femmes au palais du peuple. Les échanges ont essentiellement porté sur les maux qui assaillent ces deux couches majoritaires de Guinée. Et, selon Mamadou Dian Diallo, jeune leader de l’Axe pour l’alternance en Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) a promis de faire des préoccupations de la jeunesse sa priorité.

« Nous avons exposé les inquiétudes du mouvement pour l’alternance en Guinée devant le président, nous souhaitons l’installation d’institutions fortes pour amorcer un développement que le peuple de Guinée attend. Le mouvement pour l’alternance en Guinée veut que cette alternance soit effective et qu’il (le CNRD) laisse les guinéens faire le choix de leur président. Ce qui veut dire qu’il faut organiser des élections libres et transparentes. Peu importe le délai de la transition, nous souhaitons qu’elle se passe dans de bonnes conditions pour ne pas encore commettre les mêmes erreurs que les devanciers.

De son côté, le président a promis qu’il n’y aura jamais de recyclage, ce qui veut dire que ce sont de nouvelles têtes que nous verrons dans le prochain gouvernement. En tant que jeunes leaders de l’Axe, on est vraiment satisfait, surtout de l’engagement du président de la République à faire de la jeunesse des pionniers pour ce développement. Nous ne sommes pas venus pour remercier ou féliciter le CNRD ; mais, on est venu prendre part au développement qui est amorcé par le CNRD », a dit Mamadou Dian Diallo.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com
Te : 622 67 36 81

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Dr Moussa Konaté : « Nous avons obtenu l’accord du CNRD de faire de la pharmacie Centrale de Guinée une centrale digne de nom »

24 septembre 2021 à 6 06 31 09319

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée ; et, elle a permis de mettre en lumière les problèmes qui assaillent le secteur de la santé en Guinée, notamment le manque de médicament de qualité et la cherté de l’existent. Mais, selon Dr Moussa Konaté, Directeur Général de la pharmacie Centrale de Guinée, il a été obtenu du CNRD l’accord de réformer la pharmacie centrale pour rendre disponible et accessible les médicaments dans le pays.

« Je me réjoui de cette rencontre. Nous avons expliqué à Monsieur le président de la République que le secteur pharmaceutique est subdivisé en deux sous-secteurs. Le sous secteur privé qui est composé des pharmacies privées et approvisionné par les grossistes privés. Et, ce sous-secteur privé ne prend en charge malheureusement que 20% des besoins de la population en médicaments. Il y a également le sous-secteur public qui est composé des points de vente et des pharmacies dans toutes les structures sanitaires du pays. N’oubliez pas que notre système de santé est un système pyramidal. Vous avez les centres de santé, les postes de santé à la base, vous avez les CMS, les hôpitaux préfectoraux, les hôpitaux régionaux. Et, la seule structure de l’Etat qui a la responsabilité d’approvisionner toutes les structures publiques en produits de santé, c’est bien la pharmacie Centrale de Guinée qui, par conséquent, prend en charge des besoins de 80% de la population guinéenne. Imaginez que cette structure soit renforcée, c’est-à-dire qu’on devra régler le problème de médicaments en Guinée. Parce que le marché parallèle est né du déséquilibre entre le sous-secteur privé et le sous-secteur public. Nous nous sommes résolument engagés à relever ce défi-là. Et, nous avons obtenu cet accord, cet accompagnement du CNRD, de faire de la pharmacie Centrale de Guinée une centrale digne de nom pour que les médicaments de qualité soient disponibles. Nous leur avons aussi rassuré que nous sommes en exécution d’un projet de disponibilités de création de point de ventes publics dans toutes les sous-préfectures et préfectures. Nous avons obtenu l’accord formel du CNRD d’accompagner la pharmacie Centrale pour renforcer sa capacité opérationnelle. Pour moi, c’est un engagement fort et cela nous permet davantage de continuer notre combat, pour qu’enfin la question du médicament soit une question réglée. Je tiens à rappeler que les codes nationaux de la santé des années passées ont démontré que les ménages participent à 60% au coût de la santé. Or, le médicament seul représente 50% de ce coût-là. Quand le coût de médicament baisse, automatiquement les charges des ménages baissent. Et, quand les charges des ménages baissent, c’est un moyen de lutter contre la pauvreté. Alors, pour nous, c’est cet engagement qu’on a obtenu et nous nous sommes résolument engagés à continuer dans ce sens là », a indiqué Dr Moussa Konaté.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Fatoumata Bangaly Barry : « Le CNRD a pris un engagement de travailler avec les jeunes et femmes au cours de cette transition »

24 septembre 2021 à 6 06 27 09279

Comme annoncé précédemment, les faitières des organisations de femmes et de jeunes ont conféré au palais du peuple hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée). Les échanges ont essentiellement porté sur les problèmes qui minent ces deux couches sociales majoritaires de notre pays. Et, selon Fatoumata Bangaly Barry, membre de la fédération des organisations des jeunes femmes de Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya a pris l’engagement de mettre les préoccupations des jeunes au centre de ses priorités pendant cette transition symbole d’espoir et de nouveau départ pour la Guinée.

« Comme vous le savez depuis que le président Mamady Doumbouya est arrivé à la tête du pays, il a entamé cette série de concertations ; et, aujourd’hui, il a prêté oreille aux jeunes et aux femmes afin de pouvoir identifier les problèmes que ces deux couches rencontrent. Cela, parce qu’aucun pays ne peut se développer en ignorant ces deux couches. Donc, après avoir écouté les femmes et les jeunes, il (le colonel Mamadi Doumbouya) a pris un engagement de travailler avec les jeunes et femmes, à les mettre au centre de ses préoccupations au cours de cette transition. Il nous a réitéré qu’il n’y aura pas de recyclage.

Nous nous sommes intervenues à la fois en tant que jeunes et en tant que femmes mûres. Donc, nous pensons qu’il est fondamental que notre voix soit prise en compte. Nous avons l’énergie qu’il faut pour participer au développement de notre pays. C’est pourquoi on est venues ici aujourd’hui pour dire au CNRD ce que nous pouvons donner notre part de contribution au développement de la Guinée », a indiqué Fatoumata Bangaly Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Pr Fodé Bangaly Sacko après la rencontre avec le CNRD : « Nous avons fait l’autopsie du fonctionnement de nos CHU »

24 septembre 2021 à 6 06 20 09209

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée. Et, selon Pr Fodé Bangaly Sacko, le représentant des hospitalo-universitaires à ces concertations, les échanges avec le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) ont permis de faire l’autopsie du fonctionnement des CHU dans notre pays.

« Nous sommes satisfaits de la rencontre. Nous avons fait l’autopsie du fonctionnement de nos CHU et nous allons mettre des approches de solutions dans un mémorandum pour l’amélioration de la gouvernance et les ressources humaines qui sont à la fois insuffisantes et vieillissantes. Il y a également l’accès de la population aux soins de qualité qui doit passer forcément par l’amélioration des infrastructures et des équipements dans nos hôpitaux », a indiqué Pr Fodé Bangaly Sacko.

Alpha Assia Baldé pour Guineemain.com

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Guinée : le CNRD allège le couvre-feu, qui commence désormais à 00h

23 septembre 2021 à 23 11 04 09049

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux guinéens. Le couvre-feu, qui s’étendait de 22h à 4h du matin, passe désormais de 00h à 4h du matin. Le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a annoncé cette décision à travers un communiqué diffusé ce jeudi, 23 septembre 2021, à la télévision nationale.

C’est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Rencontre tenue hier, mercredi, dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire qui dirige la Guinée.

Les tenanciers des lieux de loisir ont tous sollicité la levée ou au moins l’allègement du couvre-feu nocturne, instauré par l’ancien régime, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Et le colonel Mamadi Doumbouya a accédé à cette demande, en allégeant le couvre-feu. Au lieu de 22h, cette mesure commence maintenant à 00h et s’étend jusqu’à 4h du matin.

Le CNRD justifie ce réaménagement par le recul de la pandémie de Covid-19, qui se traduit par la baisse du nombre de contaminations, la baisse du nombre de décès et du taux d’occupation des lits. « Face à cette situation, les mesures d’urgence sanitaire ont été révisées, en concertation avec l’agence nationale de sécurité sanitaire, le conseil scientifique et le ministère de la santé, comme suit :

Le couvre-feu est allégé de 00h à 4h du matin. Les mesures barrières sanitaires (port des bavettes, lavage des mains, distanciation physique) sont maintenues. Les regroupements et les manifestations de masse, sont subordonnés à la mise en place d’un dispositif du port des bavettes, de contrôle de l’état vaccinal. Le transport des corps de Conakry pour l’intérieur du pays est placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge guinéenne.

Le contrôle sanitaire dans les points d’entrée et de sortie reste maintenu. Le test PCR pour les passagers se rendant à l’extérieur du pays reste en vigueur, conformément aux orientations de l’organisation ouest-africaine de la santé et du règlement sanitaire international. L’accès aux lieux publics : départements ministériels, centres culturels, hôtels, motels, etc. et les voyages interurbains sont subordonnés à la présentation d’un pass vaccinal ou un test PCR ou TDR négatif d’une validité de 5 jours », a annoncé le CNRD.

Les autorités guinéennes précisent que ces mesures entrent en vigueur à compter du 27 septembre 2021 et préviennent que « tout manquement ou non-respect des présentes mesures fera l’objet de sanctions disciplinaires, allant de la verbalisation, l’interdiction voire la fermeture du centre ou lieu de l’événement su cité ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Rencontre entre le CNRD et les jeunes : « la phrase choc qui a marqué l’assistance »

23 septembre 2021 à 23 11 01 09019

Au cours de sa rencontre avec les faîtières des organisations de jeunes et de femmes, ce jeudi 23 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya a déclaré qu’il n’y aura pas de recyclage. Le président du CNRD répondait ainsi à une préoccupation soulevée par certains participants aux échanges, qui ont appelé à un renouvellement de la classe politique et des cadres du pays. Selon Moussa Daraba, coordinateur des J-Awards Guinée, c’est cette phrase du chef de la junte militaire au pouvoir qui a le plus marqué l’assistance.

« Nous avons pu échanger avec le CNRD, à travers certaines voix qui ont l’occasion de se faire entendre. Les intervenants ont pu évidemment énumérer les problèmes réels auxquels les jeunes sont confrontés, notamment la question du chômage. Les femmes également ont cité leurs problèmes et les conditions dans lesquelles les deux couches évoluent. Et des solutions ont été proposées aux problèmes dont souffrent les deux couches.

En réponse, la chose la plus marquante dans le discours du président du CNRD a été cette phrase choc. Il a dit qu’il n’y aura pas de recyclage. Et c’est en réponse effectivement à des préoccupations de certains jeunes qui disaient qu’il fallait qu’il y ait une nouvelle génération d’acteurs politiques et de cadres pour pouvoir mieux aider la Guinée à s’épanouir. Le président a dit donc qu’il n’y aura de recyclage et cela a marqué toute l’assistance », a déclaré le journaliste, qui a participé à la rencontre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel +224622919225

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Justice et réconciliation : Thierno Mamadou pour la nomination de Robert Sarah, Bah Oury, Gassama Diaby…

23 septembre 2021 à 22 10 34 09349

Lettre ouverte au Colonel Mamadi Doumbouya

Monsieur le Président du CNRD,

Cher frère,

Le coup d’Etat du 05 septembre 2021, n’était une surprise que pour les moins avertis. Il fallait bien s’y attendre. Je l’avais dit et même décrit publiquement dans une interview-télé, quelques semaines après le simulacre d’élection présidentielle d’octobre 2020. J’avais dit, -la vidéo est encore disponible-, que … le président Condé sortirait par la petite porte ou même par la fenêtre. J’ai malheureusement eu raison.

J’avais aussi dit sur RFI, alors que j’étais encore journaliste, que la préoccupation n’était pas le temps qu’Alpha Condé passerait aux affaires, mais plutôt comment les Guinéens pourront-ils s’en débarrasser sans trop de préjudices. Nous y sommes monsieur le président du CNRD. Des dégâts, il y en a eu, vous le savez bien. Et, ce n’est pas fini, parce que le ‘’colis’’ que vous gardez par-devers vous, est plus qu’encombrant. Et pour vous, ce ne sera pas du tout repos.

Mon Colonel,

Je sais que vous êtes républicain, en dépit de ce coup d’Etat que vous avez dirigé par devoir, mais à vos risques et périls. La situation au sein de la Grande muette et dans la sphère sociopolitique vous l’y imposait d’ailleurs. Militaire de votre gabarit, si je l’avais été, j’aurais renversé ce régime depuis 2018 pour éviter à la Guinée de sombrer dans un naufrage démocratique. Tout ou presque, prouvait à suffisance, que le régime Condé était à la dérive et aux antipodes des principes démocratiques.

Monsieur le président,

Je m’inscris en faux contre ceux qui affirment que vous n’êtes pas républicain. Être un officier républicain, c’est aussi refuser d’être continuellement complice -passif ou actif- d’une dictature comme celle dont vous êtes le tombeur. Vous devez, cependant, tout faire pour réussir. Et pour y arriver, vous devez entre autres :

1– Eviter tout acte qui ne vise qu’à contenter ou faire plaisir à un quelconque clan ;

2– Mettre en place une commission Vérité-Justice-Réconciliation (y nommer des Guinéens comme Robert Sarah, Bâ Oury, Gassama Diaby, …) et la doter de suffisamment de moyens financiers et matériels avec un mandat clair et précis ;

3- Mettre définitivement fin au désordre et à l’impunité en rétablissant la peine de mort pour un certain nombre de crimes (notamment pour le viol sur mineur, les crimes de sang et les crimes économiques). C’est le moyen le plus dissuasif pour les futurs gouvernants et même pour les membres de la junte. Et, faut-il le préciser, ceci n’a rien d’un règlement de comptes et ne vise pas particulièrement les dignitaires du régime défunt, puisque la loi n’est pas rétroactive ;

4- Eviter de se tromper dans le choix des femmes et des hommes auxquels des responsabilités publiques seront confiées ;

5- Ne pas hésiter de prendre des décisions impopulaires dès qu’elles sont au bénéfice exclusif des populations guinéennes.

Monsieur le président,

La Guinée, notre pays, est à la croisée des chemins et notre responsabilité, à nous tous, militaires et civils, est plus que jamais engagée. Nous sommes obligés d’avancer et nous n’avons absolument pas droit à l’erreur. Et comme l’a dit Einstein, ‘’…il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.’’ Vous devez faire ce qui est bon et juste pour notre patrie.

Mon Colonel,

Pour finir, j’ai constaté -à moins que je ne me trompe- que vous vous hâtez lentement, mais je vous suggère de ne pas trainer.  Le monde nous observe et le peuple impatiente.

Bien cordialement !

T.M.B

Président de la NGC 

Ancien Journaliste

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Concertations initiées par le CNRD : Quand Bouna Kéita déterre l’affaire dite ‘’Batax-Bouna International – Ministère des Mines !

23 septembre 2021 à 22 10 19 09199

Libre opinion : Le Comité National pour le Redressement et le Développement (CNRD), dans la foulée de sa récente prise de pouvoir le 5 septembre passé, a initié une série de concertations avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques et économiques de la Guinée. Le jeudi 16 septembre 2021, c’était le tour du monde des Miniers  de rencontrer le Colonel Mamady Doumbouya au Palais du peuple. Au-delà de la richesse des échanges, un fait insolite n’aura pas échappé à l’attention de ceux qui s’y trouvaient…

Dans sa prise de parole à cette occasion, Bouna Kéita, qui n’est peut-être plus à présenter aux guinéens, a lancé une accusation assez grave à l’encontre du PDG de GUITER Mining, en l’occurrence M. Ansoumane Kaba, plus connu sous l’appellation de ‘’Kaba GUITER’’. Sans sourciller, ni hésiter, l’ex-patron de la société Batax-Bouna International, le sieur Bouna Kéita, a fait savoir qu’il a été spolié de l’ex-société AREDOR par le PDG de GUITER Mining du fait, selon lui, « d’un trafic d’influence », dénonçant par la même occasion une supposée proximité, voire complicité de M. Ansoumane Kaba avec le Président guinéen déchu, à savoir le Pr Alpha Condé.

Fort heureusement pour le CNRD et son Président, pourrions-nous dire ou écrire, qui n’auront certainement pas à chercher trop loin pour pouvoir faire la part des choses. Tout compte fait, il ne s’agit pas de profiter de ce qu’on croit être une opportunité, une tribune, pour tenter de porter des accusations, il faudrait avancer des preuves irréfutables. Ne dit-on pas d’ailleurs en journalisme que les « commentaires sont libres, les fais sacrés » !

Ce dont a en fait parlé à la volée Monsieur Bouna Kéita à l’occasion d’une démarche somme toute salutaire du Colonel Mamady Doumbouya, visant à être à l’écoute de tout le monde pour éviter les erreurs du passé, a trait à un dossier qu’on croyait ‘’rangé’’ dans les placards pour bien longtemps encore. Du moins du côté de l’ex-patron de Batax-Bouna International.

Comme ce n’est visiblement pas le cas, il devient du coup très important de remonter l’échelle du temps pour non seulement une quête de vérité, mais surtout  éviter au CNRD de se faire induire en erreur. L’exercice a d’autant été aisé pour nous qu’il existe dans les archives d’un journal d’informations générales de la place, ‘’Le Standard’’, une série d’articles ayant justement trait à l’affaire opposant Batax-Bouna International au Ministère des Mines et de la Géologie de la Guinée.

Dans laquelle affaire, il est clairement prouvé les manquements graves qui ont conduit à l’éviction de Batax Bouna International par le Ministère des Mines et de la Géologie, sous le magistère du ministre Mahmoud Thiam, et non point par un simple citoyen guinéen, fût-il PDG d’une grande société de la place. L’occasion de les relire donc pourrait d’autant s’avérer d’une grande opportunité, pour quiconque voudrait comprendre les dessous de la dernière sortie de M. Bouna Kéita, qu’elle pourrait permettre aussi au Colonel Mamady Doumbouya de se saisir d’un autre pan de la Gouvernance déchue. A ce niveau, il conviendrait de rappeler que M. Bouna Kéita, du fait certainement de sa proximité avec le régime Condé qu’il semble avoir envie de vite vomir aujourd’hui, avait été nommé Président du Conseil d’Administration d’une entité publique de la place. En avait-il seulement les aptitudes intellectuelles ? Ou est-ce qu’il s’agissait de trouver un point de chute pour l’ex-patron de Batax-Bouna International ? Des questions cruciales, auxquelles le CNRD pourrait avoir à répondre afin d’éviter certaines répétitions de l’histoire. En attendant, nous vous invitons à la relecture de l’article intitulé : Batax-Bouna International – Ministère des Mines : Une autre affaire qui en dit suffisamment long ! Il est paru dans le numéro 085 du 14 mars 2011dans le Bimensuel d’Informations générales et d’analyses ‘’Le Standard’’.

Sidimé Alpha K.

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Abdoul Wahab Diallo (Bill Clinton) : « nous demandons un cadre permanent de dialogue avec les autorités »

23 septembre 2021 à 16 04 07 09079
Abdoul Wahab Diallo

Abdoul Wahab Diallo a représenté la fondation du complexe scolaire Bill Clinton, situé à Koloma Soloprimo, à la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les fondateurs des écoles et universités privées du pays. Rencontre qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales engagées par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Pour lui, il faut mettre en place un cadre permanent de dialogue entre les acteurs de l’enseignement privé et les autorités pour trouver des solutions aux problèmes qui assaillent le secteur éducatif guinéen.

« Nous, acteurs du secteur de l’enseignement privé, et même ceux qui sont dans l’enseignement public, sommes tous dans des difficultés. Pourtant, on dit : tant vaut l’éducation, tant vaut la nation. Donc, il était important pour nous de venir répondre à l’appel du CNRD dirigé par le colonel Mamadi Doumbouya pour solliciter l’aide des autorités. Il y a beaucoup de problèmes dans ce domaine, mais s’il y a un cadre permanent de dialogue et de concertation avec les autorités, ça pourra aider à changer beaucoup de choses pour plus de qualité dans l’éducation puisque les cadres de demain se préparent aujourd’hui.

Le président Mamadi Doumbouya, dans sa réponse, a dit qu’il est très content pour ce que nous apportons à la nation. Il s’est engagé à nous recevoir à tout moment et il dit également qu’il veillera à ce que nos recommandations soient prises en compte. Puisque depuis 2010, chaque année, il y a un changement au niveau du calendrier scolaire en ce concerne l’ouverture et la fermeture des classes, des évaluations et des examens nationaux. Mais en contrepartie, il nous a demandé de faire notre travail dans le strict respect des règles et procédures établis pour le bon déroulement des programmes scolaires », a dit M.Diallo.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conflit domanial à Djinbala (Kankan) : 2 personnes blessées, plusieurs armes saisies

23 septembre 2021 à 14 02 53 09539

Dans la journée d’hier, mercredi 22 septembre 2021, les populations des villages de Kignèba et Djiballan (dans la sous-préfecture de Djinbala, une localité située à 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kankan) se sont affrontées à cause de deux hectares de terre agricole. Les affrontements ont fait deux blessés légers. Et, plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches ont été saisies dans les mains des antagonistes par les forces de l’ordre qui sont intervenues sur place, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Kankan.

Selon le sous-préfet de Djinbala, le lieutenant Moïse Touré, les affrontements de ce mercredi marquent la résurgence d’un vieux conflit domanial qui oppose les villages de Kignèba et Djinballan depuis des lustres. On ignore encore ce qui a mis le feu aux poudres, mais les habitants de ces deux villages se sont violemment affrontés. Des coups de feu ont même été tirés dans les heurts. Et, l’intervention des forces de l’ordre a permis la saisie de plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches. Egalement, plusieurs personnes ont été interpellées dans les deux camps rivaux.

« C’est un affrontement entre deux villages (Kignèba et Djiballan) à cause de deux hectares de terre cultivables. Il y a eu deux blessés légers. Il y a eu des tirs à l’arme, on a tout saisi et envoyé au commissariat de Kankan. Au village de Djinballan, ils ont arrêté cinq personnes qui sont aussi déférées au commissariat. On m’apprend également qu’à Kignèba, des citoyens et des armes sont aussi détenus et qu’ils vont les déférer à Kankan. Moi, je viens d’arriver et on m’apprend que ce conflit perdure depuis longtemps. Moi, je veux le calme, la paix et le bonheur de tous les citoyens », à dit le lieutenant Moïse Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dennis Lin, DG de l’hôtel Kaloum : « nous avons souhaité que le CNRD améliore le climat des affaires »

23 septembre 2021 à 14 02 05 09059
Dennis Lin, directeur général du Primus Hôtel Kaloum

A la tête d’un des plus grands hôtels de Conakry, Dennis Lin a pris part hier, mercredi 22 septembre 2021, à la rencontre de concertation entre le CNRD et les tenanciers des bars, hôtels, motels, restaurants et boîtes de nuit. La rencontre a eu lieu au palais du peuple et elle a permis à ces patrons d’entreprises de restauration et d’hébergement d’exposer leurs préoccupations aux nouvelles autorités de Guinée.

Devant le colonel Mamadi Doumbouya (le président du CNRD), le directeur général du Primus Hôtel Kaloum a surtout plaidé pour l’amélioration du climat des affaires en Guinée pour permettre au promoteur d’hôtels et restaurants de fonctionner normalement et payer leurs employés.

« Nous avons répondu comme les autres hôtels à l’invitation du président du CNRD. Nous l’avons fait savoir de nos préoccupations, à savoir : le payement de la dette intérieure, la réduction du coût de l’électricité. Nous avons souhaité également qu’il améliore le climat des affaires pour nous permettre de fonctionner normalement. Parce qu’actuellement les hôtels éprouvent beaucoup de difficultés.

Et, pourtant, nous sommes là pour améliorer les conditions de vie de la population. Par exemple, à l’hôtel Kaloum, nous avons plus de 250 employés et toutes ces personnes ont une famille à nourrir. Nous, nous attendons à recevoir beaucoup de personnes à héberger pour avoir les moyens de payer nos employés et réinvestir dans le pays.

Nous avons bien écouté le président de la république et son discours est rassurant. Donc, sur nos préoccupations, il dit avoir pris note et il verra avec l’ANSS, surtout pour le décalage du couvre-feu. Nous attendons son retour, nous espérons que nous aurons un retour positif. En tout cas, nous sommes là pour accompagner les autorités du pays », a dit Dennis Lin.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Salifou Soumah, tenancier de bar et restaurant : « le régime déchu avait abandonné notre secteur »

23 septembre 2021 à 13 01 53 09539
Arafan Salifou Soumah, tenancier de bar et de restaurant

A l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, les tenanciers des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, ont dénoncé les restrictions imposées par le régime du président Alpha Condé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ils ont sollicité la levée de ces mesures pour leur permettre de reprendre normalement leurs activités. Car, selon Arafan Salifou Soumah, tenancier de bar et de restaurant, ces restrictions ne sont motivées que par des raisons politiques.

« Nous avons parlé avec le président de la République, le colonel Mamadi Doumbouya, de l’atmosphère qui prévaut au niveau de notre secteur d’activité. C’est notamment, la fermeture de nos lieux de travail et les conditions de reprise de nos activités. Le régime déchu avait abandonné ce secteur, en se servant de la politique derrière laquelle il se cachait pour se maintenir au pouvoir, pour fermer nos lieux de travail. Pourtant, c’est un secteur économique qui emploie beaucoup de personnes.

Les conseillers du président nous ont dit dans la salle que nous allons nous concerter avec l’agence nationale de sécurité sanitaire pour voir dans quelles mesures on pourra lever le couvre-feu. Puisque quand on regarde dans les pays voisins tel que le Sénégal, il n’y pas de couvre-feu. Ils ont mis en place des mesures, notamment le pass vaccinal. Quand tu veux aller à un endroit public, tu montres ton pass et puis tu continues. J’attire l’attention des autorités sur un aspect : la Guinée n’est pas comme l’Europe du point de vue climat.

De la manière dont la maladie réagit en Europe, ce n’est pas de la même manière qu’elle réagit en Guinée. Tout le monde avait souffert ici, surtout la jeunesse. Personne ne sortait. Nous les tenanciers, nous avons beaucoup souffert avec l’ancien régime. Beaucoup parmi nous ont été emprisonnés. Tout ça, c’était pour garder leur fauteuil. Mais je crois qu’avec cette volonté affichée des nouvelles autorités, la Guinée va retrouver sa vie normale », a déclaré Arafan Salifou Soumah, qui s’est exprimé au micro de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Diaraye Diallo, tenancière de restaurant : « nous avons décliné les problèmes que nous rencontrons »

23 septembre 2021 à 12 12 54 09549
Fatoumata Diaraye Diallo, tenancière de restaurant

Comme annoncé précédemment les tenanciers des bars, hôtels, motels, bars et restaurants ont conféré hier, mercredi 22 septembre 2021, avec le CNRD (la junte militaire au pouvoir actuellement en Guinée). Les échanges ont portés essentiellement sur les problèmes qui assaillent le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs. Et, le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) n’a pris aucun engagement concret pour résoudre les problèmes qui lui ont été présentés ; mais, Fatoumata Diaraye Diallo, tenancière de restaurant, dit être satisfaite de cette rencontre avec le CNRD.

« Dans nos échanges avec le président, il y a eu deux niveaux. Le premier à consister à donner la parole à ceux qui sont invités. Nous sommes intervenus pour décliner les problèmes que nous rencontrons et qui font souffrir le secteur. Le couvre-feu de 22 heures à 4 heures n’arrange pas le secteur, surtout les tenanciers des motels, dancings et bars. Parce que c’est la nuit qu’ils ont plus de clients. Il y a le problème d’accès à nos lieux à cause de la dégradation des routes. Et, les matières premières que nous utilisions pour faire la restauration sont trop chères.

Donc, on a soulevé beaucoup de problèmes. Après, il (le colonel Mamadi Doumbouya) a pris la parole pour lire son discours. Et, dans ce discours, il nous a fait comprendre qu’ils ne peuvent pas lever le couvre-feu sans passer par l’ANSS. Mais, ils vont se concerter avec eux, et tout ce que ceux-ci vont leur dire ils vont suivre ça. Et, il (le colonel Mamadi Doumbouya) nous dit de nous concerter pour faire des propositions qu’ils vont prendre et voir ce qu’il faut faire. Pour le moment je suis satisfaite des propositions de part et d’autre », a dit Fatoumata Diaraye Diallo.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Mamoudou Diané (fédération patronale du tourisme) au CNRD : « le couvre-feu est une politique importée »

23 septembre 2021 à 12 12 31 09319
Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée

La levée du couvre-feu est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya. Rencontre qui s’est tenue hier, mercredi 22 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales engagées par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Présent à la rencontre, Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée, a expliqué que cette mesure a été importée d’Europe et qu’elle n’a que des conséquences négatives.

« On a suggéré au président de la République la levée du couvre-feu. Ça va permettre de désamorcer un peu notre secteur d’activité. Le couvre-feu, c’est une politique qui a été importée. Ça vient de l’Europe parce qu’en Europe, la promiscuité est importante entre 17 heures et minuit. Nos cadres ont fait une politique de copier-coller de ce qui se passe en occident. Ils ont copié sans mesurer l’impact de cette pratique. Il a dit que très prochainement, il va essayer de trouver une solution à ça.

Et par rapport à la formation, nos cuisiniers ne sont pas adaptés au secteur, ils connaissent mieux les plats italiens que les plats de la Guinée. L’autre suggestion, c’est par rapport à la sécurité. Ils nous ont rappelé l’existence du numéro vert par rapport à la sécurité et par rapport à tout ce qui est manquement dans ce domaine. Nous sommes rassurés et nous restons maintenant à l’attente de l’application de tout ce qui nous a été dit », a indiqué Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tel: 622680041

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Cheffe Yaya Barry, PDG du Jacquier : « j’ai fait une proposition au CNRD pour l’ouverture d’un lycée hôtelier »

23 septembre 2021 à 11 11 47 09479
Cheffe Yaya Barry, PDG du restaurant ‘’Le Jacquier’’

Dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, les tenanciers des bars, hôtels, motels, bars et restaurants ont été reçus hier, mercredi 22 septembre 2021, par le CNRD (la junte militaire au pouvoir actuellement en Guinée). La rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) et ses hommes s’est tenue à huis-clos ; et, les tenanciers ont profité de l’occasion pour exprimer leurs préoccupations et présenter des doléances pour la levée du couvre-feu. Cheffe Yaya Barry, fondatrice de l’école guinéenne de la gastronomie et propriétaire du restaurant ‘’Le Jacquier’’, a plaidé pour la création d’un ‘’lycée hôtelier’’ en Guinée.

« On a l’espoir, mais il reste à faire, parce qu’ils n’ont pas voulu confirmer la levée du couvre-feu. On s’attendait à ce qu’ils lèvent le couvre-feu ou qu’ils le repoussent un peu. Mais, ça n’a pas été le cas. Donc, on va rester encore dans l’attente pour les prochains jours. S’ils pouvaient dire de fermer à 23 heures, on aurait eu 1 heure et ça pourrait nous aider. Parce que les gens commencent à venir au restaurant à partir de 21 heures. Personnellement, je suis intervenu ; et, apparemment, cela a plu à tout le monde.

Parce que j’ai fait une proposition pour l’ouverture d’un lycée hôtelier en commençant par former des formateurs de la pratique en cuisine. Donc, il (le colonel Mamadi Doumbouya) a pris note et je pense qu’il va le faire. Parce qu’on en a besoin, on n’a pas de chefs cuisiniers guinéens. Je me bats pour pouvoir former des jeunes pour qu’ils deviennent plus tard des vrais chefs, parce que tout le monde va chercher des chefs ailleurs. Moi je pense que c’est inadmissible, on a des jeunes ici qui ont du talent et s’ils ont vraiment la structure, ils pourront devenir des chefs cuisiniers. Parce que la demande est énorme », a indiqué Cheffe Yaya Barry.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Dawxch messieurs, PDG de l’hôtel Atlantic : « nous espérons que nos doléances seront considérées »

23 septembre 2021 à 11 11 19 09199
Dawxch messieurs, PDG de l’hôtel Atlantic View Kipé

C’est avec un sentiment de satisfaction et d’espoir que le président directeur général de l’hôtel Atlantic View Kipé est sorti de la rencontre entre les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit. Rencontre qui s’est tenue hier, mercredi 22 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales en cours. S’exprimant au micro d’un journaliste de Guineematin.com, Dawxch messieurs s’est dit rassuré que la junte militaire au pouvoir prendra en compte leurs préoccupations.

« La rencontre s’est bien passée. Nous en avons profité pour exposer nos problèmes au CNRD. Nous avons surtout parlé du problème d’électricité, l’électricité coûte très cher. L’indice de sécurité est très élevé, nous avons plaidé pour ce problème-là. Nous avons aussi demandé qu’on allège le couvre-feu qui nous a beaucoup impactés. Ils ont dit que nous allons prendre contact avec l’ANSS (l’agence nationale de la sécurité sanitaire) pour voir quelles sont les mesures à prendre pour que nos activités reprennent normalement.

Et nous espérons qu’à l’issue de cette rencontre dont nous sortons déjà satisfaits, les choses rentreront dans ordre. Nous espérons que nos doléances seront considérées, parce qu’ils savent vraiment qu’il faut un changement. Ils sont là avec leurs moyens, ils feront de leur mieux. On sait très bien qu’on sera pris en considération », a déclaré le PDG de l’hôtel Atlantic View Kipé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Chute d’Alpha Condé : le mea-culpa des magistrats

23 septembre 2021 à 8 08 40 09409
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

De toutes les rencontres que le nouvel homme fort de la Guinée a eues, celle avec les hommes de droit était la plus attendue. Cette rencontre devait être palpitante. Parce que le régime qui vient de dégringoler comme un château de cartes s’était fortement appuyé sur cette corporation pour non seulement obtenir le troisième mandat mais aussi pour se maintenir au pouvoir contre vents et marrées.

Ce qui vient de se passer en Guinée relève d’un miracle. En l’espace de deux semaines, l’oppresseur est subitement devenu ce que la fameuse communauté internationale considère comme un opprimé. Celui qui refusait à certains de ses opposants de quitter le territoire même pour se faire soigner ne peut pas quitter le même territoire. Celui qui exigeait que ses opprimés baissent l’échine pour lui demander pardon afin de recouvrer la liberté renoue avec la privation de la liberté qu’il a pourtant connue autrefois. Plus que quiconque, il devait avoir de l’empathie pour quelqu’un qui est privé de liberté.

Il a préféré ignorer tout cela pour sévir avec arrogance. Oubliant qu’en démocratie il n’y a ni prisonnier politique ni exilé politique, il a commencé à réaliser le côté macabre et implacable d’une de ses nombreuses promesses. Oui, comme si c’était prémonitoire, l’ancien maitre de Conakry avait déclaré qu’il va reprendre la Guinée là où le premier président l’avait laissée. Peut-être que l’intention de l’homme était bonne au départ. Peut-être qu’il faisait allusion aux rares faits positifs de la première République. Mais la déclaration n’était pas passée inaperçue chez bon nombre de ceux qui ont connu cette période sombre de l’histoire de la Guinée.

Peu à peu, la Guinée a vite basculé dans une dictature féroce. Les prisons se sont remplies. Paris, Dakar et Abidjan ont renoué avec une vieille habitude : recevoir les exilés politiques de la Guinée. Les plus chanceux se sont retrouvés dehors. Le pays s’est transformé en une vaste prison à ciel ouvert. La délation avait repris de plus belle. Avec ses corolaires d’accusations et d’injustice. Finalement chacun attendait anxieusement son tour.

Pour transformer la Guinée en un véritable enfer sur terre, l’ancien président a confié la tâche aux magistrats. Il fallait donner la forme. Même si certains lieux de détention comme le camp de Soronkoni étaient hors contrôle. Dans leur résistance, les opposants au troisième mandat, pomme de discorde avec le régime, avaient publié la liste des magistrats qui accompagnaient le régime dans la répression et le musèlement de l’opposition.

Certains mis en cause étaient plutôt satisfaits de se retrouver du côté du fort contre le faible. Pour eux, devenir l’ennemi de l’ennemi du pouvoir devait faire d’eux des amis de ce dernier. En quelque sorte ceux qui les avaient classés dans cette catégorie leur avaient paradoxalement rendu service. Voilà qu’on assiste à une situation inédite. L’arroseur est arrosé. La peur a changé de camp. Ceux qui, avec arrogance et mépris avaient droit de vie et de mort sur nous sont dans une situation comme celle à laquelle ils ont soumis les autres. 

C’est dans ce contexte que les magistrats viennent se livrer à la vindicte populaire. Et sur la place publique. Devant les nouvelles autorités, le peuple de Guinée et la planète entière, ils font leur mea culpa en confessant que leurs décisions étaient influencées par l’ancien régime. C’est un secret de polichinelle. Mais ce qu’ils n’ont pas dit c’est qu’ils nous ont appris que « nul n’est obligé d’exécuter un ordre manifestement illégal ». Peu d’entre eux ont honoré leur corporation.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Procès d’anciens membres du Bloc Libéral : la décision attendue le 6 octobre 2021

23 septembre 2021 à 8 08 31 09319
Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral

La bataille judiciaire qui oppose Dr Faya Millimouno (président du parti Bloc Libéral) à des anciens membres de son parti tire vers la fin. Après le réquisitoire du parquet et les plaidoiries des avocats hier, mercredi 22 septembre 2021, le tribunal en charge du dossier a mis l’affaire en délibérer pour décision être rendue le 6 octobre 2021, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les plaidoiries du conseil de la partie civile, Me Gabriel Faya Kamano et les réquisitions du procureur Daye Mara, c’était le tour de Me Abdoul Thiam, l’avocat de la défense de plaider la cause des  prévenus ce mercredi 22 septembre. Dans ses plaidoiries, l’avocat a laissé entendre que le comportement anti démocratique reproché au président du Bloc Libéral par les prévenus est prouvé. 

« C’est lui et lui seul qui a voulu imposer sa volonté pour aller au congrès.  Il prend toujours des décisions unilatérales. Il violait tantôt les textes qui régissent le BL. Et, ils ont dénoncé ça pour que ça aille dans le parti », a martelé Me Thiam, avant d’affirmer que ses clients ne sont pas animés d’une intention de nuire le Bloc Libéral. Bien au contraire, il estime que c’est Faya Millimouno, qui a mis le feu aux poudres, en qualifiant ses anciens collègues de tribalistes. Cela bien avant que ces derniers n’organisent leur conférence de presse pour dénoncer ses agissements.

« Avant cette conférence, Faya Milimouno avait qualifié cette équipe d’un clan tribal. Alors, avant leur démission,  il y avait d’autres qui ont démissionné. C’est le cas de Samuel Kourouma,  d’Aly Manet,  de Mohamed Bangoura,  d’Abdoulaye Diakité. Tous ces gens-là avaient rendu démission. Mais ils n’ont jamais été qualifiés de clan tribal. Pourquoi il a qualifié ces prévenus de clan tribal? Donc il n’y a pas eu de diffamation, parce que tout ce qui a été dit a été démontré de façon contradictoire. Ces enfants n’avaient aucune intention de nuire, mais plutôt de dénoncer. C’est pourquoi, conformément à la disposition de l’article 544 du code pénal guinéen,  nous sollicitons leur relaxe », a conclu Me Abdoul Thiam.

Au terme de cette longue plaidoirie, le tribunal a mis l’affaire en délibérer pour décision être rendue le 6 octobre 2021.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

 Tél. : 620 589 527/664 413 227

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