Mission économique des Emirats à Conakry : des investissements de plus de 10 milliards USD attendus

18 juillet 2019 à 20 08 12 07127

Une mission du Gouvernement des Emirats Arabes Unis est arrivée dans l’après-midi de ce jeudi, 18 juillet 2019, dans notre pays. L’objectif de cette mission est de consolider et renforcer la coopération économique entre la Guinée et les Emirats Arabes-Unis.

Composée d’une douzaine de dirigeants du fonds d’investissement public, des sociétés publiques et privées, la délégation émiratie, conduite par Mohamed Hassan Al Suwali, Directeur Général de Abu Dhabi Développement Holding, a été reçue par le chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE, ce soir même au Palais Sékhoutouréya.

Pendant son séjour de 24 heures, la mission économique des Emirats-Arabes Unis discutera avec le gouvernement Guinéen des opportunités d’investissement dans le secteur des mines et des infrastructures portant notamment sur un portefeuille de projet de plus de 10 milliards de dollars US sous forme de partenariat public privé.

A rappeler que cette mission est placée sous le leadership du Président Alpha CONDE et fait suite aux différentes visites que le Premier Ministre a effectuées ces derniers temps aux Emirats Arabes Unis.

A suivre !

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Audit sur la gestion de l’argent de la CAN : voici le compte rendu du Conseil des ministres

18 juillet 2019 à 19 07 56 07567

« Au regard des dysfonctionnements graves et des soupçons de corruption déclarés çà et là, le Premier Ministre a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à diligenter un audit financier pour mettre en évidence toutes les forces et faiblesses de l’organisation de cette CAN de football sénior 2019 en Egypte », rapporte le porte parole du Gouvernement, dans son communiqué du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 18 juillet 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce compte rendu :

Conakry, le 18 Juillet 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 18 juillet 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
  2. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 9 et 16 Juillet 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a reconfirmé ses instructions relatives à l’audit complet du secteur de l’énergie électrique en insistant sur le caractère insoutenable des subventions de plus en plus importantes allouées à ce secteur par le Budget National, ce qui limite considérablement l’Etat dans sa volonté de financement d’autres secteurs de l’économie nationale

Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre le Ministère de l’Industrie et des PME et celui en charge de la Promotion des Investissements privés et du PPP dans le cadre de la promotion et du développement de la Zone Economique Spéciale et dans le but d’éviter tout conflit de compétence et favoriser la nécessaire complémentarité entre les départements intervenant dans ce secteur

Le Président de la République a invité les autorités concernées à initier un durcissement de la législation foncière en vue de renforcer la protection du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat et le mettre à l’abri de toute forme d’accaparement ou de spoliation

Le Chef de l’Etat a demandé que la mission des brigades urbaines motorisées nouvellement créées soit étendue au respect de l’interdiction de dépôt d’ordures sur les bords de mer et sur les voies ferrées en plus du contrôle régulier que ces brigades exercent sur l’occupation des domaines publics et autres espaces réservés

Le Président de la République a encouragé les départements ministériels à faire effectuer par leurs cadres, des voyages d’études dans certains pays africains afin de s’inspirer de leurs expériences respectives dans la promotion et la mise en œuvre de projets similaires en cours de développement dans notre pays. Il a cité les exemples de la Mauritanie et de la Tunisie qui constituent des exemples réussis dans le domaine de la Pêche industrielle

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de veiller à la préférence à accorder aux entreprises et coopératives locales dans l’attribution des travaux d’infrastructures fiancées par l’ANAFIC, tout en conciliant cet avantage avec les critères d’efficacité et de crédibilité sans lesquels le programme risquerait d’être compromis

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel des 9 et 16 Juillet 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a soumis au Conseil trois projets de Décrets portant attributions, organisation et fonctionnement des Etablissements suivants :

  • l’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de Pêche et de l’Aquaculture ;
  • le Centre National de Surveillance et de Police des Pêches ;
  • le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura.

Le Ministre a précisé que cet exercice est la résultante des recommandations des Etats Généraux de la pêche, organisés en septembre 2013, sous l’impulsion de Monsieur le Président de la République. Il permet de mettre en adéquation les structures administratives du Ministère de la pêche et de l’Aquaculture avec les objectifs d’aménagement et de développement assignés au secteur par le Gouvernement.Il permet également le renforcement des capacités institutionnelles du Ministère à travers la rénovation des structures chargées de gérer les ressources halieutiques du pays et de renforcer ainsi la synergie entre structures, institutions et missions. L’objectif étant de parvenir à inscrire les nouveaux champs d’action, les procédures et la responsabilité des agents dans un processus d’amélioration et de consolidation de la gestion des performances du secteur.

Le Ministre a rassuré que les présents projets de décrets ont pris en compte toutes les réformes institutionnelles recommandées par les Etats Généraux, d’une part et les dispositions du cadre législatif et règlementaire en la matière, d’autre part.

Avec le constat que les recommandations formulées en première lecture ont été satisfaites, le Conseil a adopté les trois projets de décret organiques sur les trois établissements publics du Ministère de la Pêche.

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a présenté une communication sur les conditions de passation des marchés financés par l’ANAFIC

Le Ministre a commencé par féliciter les membres du Gouvernement pour leur présence effective dans les Collectivités Décentralisées lors de leurs missions. Il a rappelé aux membres du Conseil que les rapports de mission sont attendus conformément à la constitution des groupes régionaux.

Pour lui, les dispositions générales relatives à la gestion des travaux des collectivités locales prennent appui sur les articles 320 à 325 du Code Révisé des Collectivités Locales.

Au plan des dispositions organisationnelles, le Ministre a indiqué que la Commission de Passation des Marchés (CPM) est une commission ad hoc mise en place par le Conseil Communal pour effectuer les opérations de passation des marchés au niveau de la commune.

En dernière instance, le Ministre a indiqué que la collectivité locale en sa qualité de maître d’ouvrage, attribue le marché au soumissionnaire ayant présenté l’offre la mieux disante qui satisfait aux critères de qualification définis dans le DAO.

A travers les échanges fructueux sur le sujet, le Conseil s’est réjoui de cette politique du Président de la République qui met le focus sur le développement soutenu et équilibré des collectivités locales pour booster la décentralisation en Guinée.

Toutefois, il résulte des constats de terrain que les critères d’attribution des marchés de construction des infrastructures communautaires ne favorisent pas l’accès de ces marchés aux entreprises locales tel que voulu par le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE.

Dans cette perspective, le Conseil a invité le Ministre de l’Economie et des Fiances à insérer dans le nouveau code des marchés publics en préparation des dispositions spécifiques en faveur de l’émergence de jeunes entrepreneurs locaux.

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a présenté un Rapport sur la Participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de Football Sénior (CAN 2019) en Egypte.

Le Ministre a indiqué que l’objet de la présente communication est d’éclairer le conseil sur les actions menées par le département suite à l’élimination prématurée du Syli National lors de la Coupe d’Afrique des nations Egypte 2019 jusqu’à date, et parler de la situation de l’équipe cadette ou les U 17.

A cet effet, le Ministre a soutenu qu’une importante réunion s’est tenue au siège de son département le 15 juillet 2019, de 10 heures à 14 heures.

Etaient présents à la réunion, le Président du Comité National Olympique et Sportif Guinéen, le Président de la Fédération Guinéenne de Football accompagné de deux de ses collaborateurs, un membre du Comité de soutien, deux membres de la Commission d’élaboration du budget de la CAN, le Secrétaire Général du Ministère, chef de la délégation, quatre proches collaborateurs et le Ministre lui-même.

Le Ministre a souligné qu’après avoir écouté le Président de la Fédération Guinéenne de Football et le Chef de la délégation, un tour de table a permis de faire les constats suivants :

–        Le dysfonctionnement au sein de la Fédération Guinéenne de Football

–        Les défaillances du management technique

–        Le climat malsain au sein de l’équipe ;

–        La corruption au sein de l’équipe ;

–        Le nombre pléthorique de techniciens autour de l’équipe ;

De ces constats, le Ministre a signalé que les décisions suivantes ont été prises au terme de la réunion :

–       Le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff technique ;

–              La poursuite de l’enquête autour des faits de corruption dénoncés ;

–          La mise en place d’une commission pour la revue des arrêtés conjoints relatifs aux primes accordées aux joueurs et au staff technique ;

–                La réalisation d’un audit organisationnel

Pour terminer, le Ministre en charge des sports a renouvelé les remerciements de la famille du football pour tous les efforts consentis pour une bonne participation du Syli National à la CAN Egypte 2019.

Tout en rassurant que toutes les responsabilités seront situées et les coupables sanctionnés.

Cette communication du Ministre a suscité beaucoup de débats au sein du Conseil. Au regard des dysfonctionnements graves et des soupçons de corruption déclarés çà et là, le Premier Ministre a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à diligenter un audit financier pour mettre en évidence toutes les forces et faiblesses de l’organisation de cette CAN de football sénior 2019 en Egypte.

   AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

  1. Le Conseil a apprécié le rendez-vous réussi de la fin de la revue du programme de la Guinée avec le FMI et le respect des critères et repères quantitatifs et structurels, se réjouissant de la bonne qualité des relations de la Guinée avec les bailleurs de fonds.
  2. Le Conseil a énoncé les dispositions à prendre par les ministères économiques et financiers, ainsi que par chaque département ministériel, pour entamer dès maintenant les travaux préparatoires de l’élaboration du projet de Budget National de Développement, exercice 2020,au regard des priorités nationales résultant des orientations et des initiatives présidentielles et celles découlant des lettres de mission assignées à chaque membre du gouvernement ainsi que les recommandations du Débat d’Orientation Budgétaire convenues avec l’institution parlementaire.

Sur cette lancée, le Conseil a mis un accent particulier sur la prise en compte dans l’élaboration du Budget 2020, des éléments ci-après :

–        Les dépenses sociales (santé, éducation, transports publics, etc…) ;

–        Les dépenses d’investissements induits par les programmes et projets des différents départements sectoriels.

  3 – Dans le cadre du suivi des décisions du Conseil Interministériel pour la professionnalisation de la gestion des déchets solides (CIDS), le Conseil a invité :

–        Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à diligenter la finalisation des contrats des deux opérateurs assortis d’un calendrier d’intervention avec l’appui d’un conseiller juridique ;

–     Les Ministères de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, des Travaux Publics, de l’Hydraulique et de l’Assainissement à finaliser sans autre délai, l’identification d’un site de dépôt relais des ordures à Coyah et sa mise en exploitation pour répondre à l’urgence actuelle ;

–   Le Ministre du Budget à prévoir l’affectation effective de la première tranche de l’appui budgétaire de l’Union Européenne prévue au mois d’octobre 2019, au financement de l’assainissement et notamment la prestation des opérateurs ;

–    Le Ministre de l’Economie et des Finances à finaliser immédiatement les procédures de passation des marchés des équipements d’assainissement sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID).

4-    Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a chargé le Conseil de remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République pour les dispositions idoines prises cette année pour améliorer nettement l’’organisation et le déroulement du Hadj 2019, en particulier à travers le système de préfinancement mis en place par le Gouvernement

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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PMU-LONAGUI : dernière ligne droite avant… le départ !

18 juillet 2019 à 15 03 37 07377

Le compte à rebours est en marche. Début août prochain, les paris sur les courses hippiques (PMU) vont changer de mains. Au terme du contrat de concession liant jusque-là WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires Jean-Jacques Grenier, à la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), l’organisation de ce type de jeu sera dorénavant assurée par cette dernière. Comme le font déjà depuis des lustres la plupart des loteries nationales en Afrique.

Conformément à ses attributions clairement définies par le décret du 26 mai 2016, la LONAGUI, tout en continuant a concéder à des opérateurs privés l’exploitation d’autres segments, va se lancer dans celle du PMU, qui est en Guinée et ailleurs dans la sous-région le produit phare de la sphère ludique.

Avec comme motivation première, le relèvement substantiel des recettes de l’Etat issues du secteur des jeux, ainsi qu’une meilleure organisation visant non seulement l’amélioration des conditions de travail des acteurs, mais aussi une répartition des gains plus avantageuse pour les parieurs.

Ce qui permettra à la LONAGUI, à l’instar de ses homologues d’ailleurs, de s’investir davantage dans les activités socio-économiques (construction d’écoles, appui aux couches déshéritées, soutien aux équipes sportives, etc.).

En attendant, on est dans la dernière ligne droite et dans les derniers réglages techniques, logistiques et communicationnels.

En plus de la résistance,

Grenier opte pour l’enfumage

Pendant ce temps, la société WINIYA et son patron n’en démordent pas. Ne se faisant pas beaucoup d’illusions quant à leur saisine du tribunal du commerce, au regard de la légèreté des arguments qu’ils brandissent, il leur reste maintenant l’enfumage.

Pour brouiller la perception du public sur la décision de la LONAGUI d’user de ses prérogatives en se lançant dans l’exploitation des paris hippiques, tous les coups semblent permis. Notamment les fake news ou infox, dans le but de tromper l’opinion.

Ainsi, on parle de Corses qui seraient pires que des corsaires, d’un casino qui serait en gestation, d’une société « sulfureuse », fruits d’une imagination apparemment très fertile …

Dans les faits, la LONAGUI va exclusivement organiser ces paris en n’étant donc associée à aucune autre société (elle détient la totalité des actions). Cela va sans dire que pour les aspects techniques, elle ne peut que recourir à des prestataires spécialisés. C’est le cas en particulier des serveurs informatiques.

Quant à savoir si ledit prestataire est aussi sulfureux qu’un autre dont le parcours tient du conte de fée (des chantiers de la cité de l’OUA sous le président Touré au statut qui est le sien aujourd’hui), ça c’est une autre question sur laquelle on pourrait s’étendre à loisir.

Pour le moment, la date fatidique de la fin du contrat de WINIYA arrive au galop.

Les sabliers sont sans pitié…

F. Diariou Baldé

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Télimélé : Kawessi (Daramagnaki) demande à être érigé en Commune Rurale

18 juillet 2019 à 15 03 27 07277

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier mercredi 17 juillet 2019, dans les districts de Kabara et Diougourou, relevant de la commune rurale de Daramagnaki. L’unité des fils et filles de ces localités et la préservation de l’environnement sont les principaux points à l’ordre du jour de cette tournée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le district de Kabara, situé à 35 km de Daramagnaki, qu’est implantée la compagnie minière CDM-Chine avec un certain nombre de réalisations pour la communauté.

Amadou Kanté, conseiller communal,
Amadou Kanté, conseiller communal

Selon Amadou Kanté, conseiller communal, jusqu’en 2016, le district de Kabara était une zone à vocation agro-pastorale. Mais, à partir de l’année 2017 qui marque le début des activités de CDM-Chine, Kabara est devenu un district minier par excellence. « Monsieur le préfet, jamais une société minière n’évolue sur un terrain sans inconvénients. Mais, dans les conditions de partenariat, les avantages prennent le dessus, on s’accepte mutuellement. En contrepartie de notre bauxite, CDM-Chine s’acquitte d’une taxe superficiaire de 360 millions de FG annuellement, versée à la commune pour aider à lutter contre la pauvreté dans nos différentes localités. Ainsi, ont été réalisé : un poste de santé à Lalifan, non encore équipé, une école primaire de 3 salles de classe avec une direction et un bloc latrines. Parallèlement à cette taxe, la compagnie vole à notre secours partout où elle nous voit en extrême nécessité », a fait savoir Amadou Kanté.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo

Au cours de cette visite du préfet de Télimélé, le district de Kawessi, relevant de Daramagnaki, a réitéré son souhait de se voir ériger en sous-préfecture. Une idée défendue par Mamoudou Diallo, citoyen de la localité, qui a interpellé Amadou Sadio Diallo à ce sujet. « Dans le souci de rapprocher les administrateurs aux administrés, la population de Kawessi manifeste son désir d’être érigé en sous-préfecture. Monsieur le préfet, votre présence ici aujourd’hui nourrit beaucoup d’espoir dans le processus du découpage tant attendu. Depuis 8 ans, notre brave population a entrepris un processus de découpage en investissant près de 2 milliards 300 millions de FG dans la construction d’un centre d’accueil, des bureaux du maire et du sous-préfet, les logements du sous-préfet, du maire, du secrétaire général de la commune et du receveur », a-t-il révélé.

Dans sa réponse, le préfet Amadou Sadio Diallo a dit avoir pris bonne notre de cette réclamation. « Kawessi! Nous avons vu, nous avons entendu et nous avons compris. Cet accueil démontre que vous nous soutenez et vous soutenez le président de la République. Vous voulez être une commune rurale, que Dieu vous aide. Sachez que nous allons rendre compte. J’ai eu un entretien sérieux avec la direction de la compagnie, je pense que les choses vont évoluer », a lancé monsieur Diallo.

En outre, le préfet a demandé aux différents districts de Daramagnaki de cultiver la fraternité, l’amour du prochain, de s’unir et de s’accepter. Il a également invité les populations locales à se battre pour la protection de l’environnement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Ratoma : Issa Soumah officiellement installé à la tête de la mairie

18 juillet 2019 à 14 02 37 07377
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Jusque-là 1er vice maire de Ratoma, monsieur Issa Soumah est désormais le nouveau maire de cette commune de Conakry. Il a été installé officiellement dans ses nouvelles fonctions ce jeudi, 18 juillet 2019, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est la salle de conférence de la mairie de Ratoma qui a abrité cette cérémonie, présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, Moundjour Chérif. L’événement a connu la présence de 30 des 45 conseillers communaux et de la secrétaire générale de la commune, madame Touré Fanta Kaba.

Après une minute de silence observée à la mémoire de Souleymane Taran Diallo, l’ancien maire de cette commune décédé récemment, le président de séance a déroulé l’ordre du jour portant sur un seul point. « Il s’agit de la cérémonie d’installation du 1er vice maire de Ratoma dans les fonctions de maire de la commune, après le rappel à Dieu du maire, Souleymane Taran Diallo. Et ce, conformément à la loi et précisément à l’article 146 du Code des collectivités ».

Moundjour Chérif a ensuite procédé à la lecture de l’article 146 du Code des collectivités révisé qui stipule : « en cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, l’autorité communale est provisoirement remplacée par un adjoint dans l’ordre de nomination et, à défaut d’adjoint, par un conseiller désigné par le conseil communal, ou à défaut, pris dans l’ordre, conformément à l’article 134 de la présente loi ».

Selon l’émissaire du gouverneur de la ville de Conakry, dès après le décès du maire Souleymane Taran Diallo, des dispositions ont été prises par le gouvernorat pour demander à la secrétaire générale de la commune de Ratoma, madame Touré, de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire.

« A l’annonce du décès du maire, le gouvernorat n’est pas resté les bras croisés. Nous avons instruit la secrétaire générale de la commune de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire en attendant d’autres dispositions », a tenu à préciser le Directeur de cabinet du gouvernorat.

Et, c’est dans le bureau du 1er vice maire que la cérémonie d’installation s’est poursuivie. « Au nom des privilèges qui me sont accordés par monsieur le Gouverneur, je déclare installé monsieur Issa Soumah, dans les fonctions de maire de la commune de Ratoma », a dit Moundjour Chérif.

Pour combler le vide laissé par le 1er vice maire, c’est son suivant sur la liste, Alpha Oumar Sacko qui est venu à sa place et la même règle a été appliquée aux autres vices maires à l’exception du 7ème vice maire. Une autre cérémonie sera organisée pour élire ce dernier vice maire et procéder à l’installation du 45ème conseiller communal, a annoncé le responsable du Gouvernorat de Conakry.

De son côté, le nouveau patron de la municipalité a déjà reçu des mains des conseillers, les clés du bureau du maire, celle de la voiture de fonction, le cachet et l’écharpe pour rendre effectif son installation dans les nouvelles fonctions de maire de la commune de Ratoma.

S’adressant à chaud à l’assistance, Issa Soumah a sollicité le soutien et l’accompagnement aussi bien de l’administration que de ces collègues conseillers, pour mener à bien sa mission.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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TPI Dixinn : « j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, à Gomboya et à Yattayah »

18 juillet 2019 à 14 02 17 07177
image d’archive

Kerfala Camara, ouvrier de profession, est un récidiviste dans le vol de bétail. Ce citoyen domicilié à Coyah, a été appréhendé en flagrant délit de vol de deux chèvres au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma. Il a répondu de ses actes dans la journée d’hier, mercredi 17 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Kerfala Camara est poursuivi pour avoir volé deux chèvres appartenant à Ousmane Mansaré, éleveur de son état. Selon nos informations, ce cas de vol a eu lieu le lundi 8 juillet dernier au quartier Foula Madina. Kerfala Camara a été appréhendé par la foule, roué de coups, remis à la police avant d’être placé sous mandat de dépôt le même jour.

Appelé à la barre, Kerfala Camara a reconnu les faits de vol pour lesquels il est poursuivi. Seulement, il a laissé entendre que c’est sa première fois de se livrer à de tels actes, mêmes si le plaignant l’accuse d’être auteur du vol de ses 35 têtes de chèvres. « Ce jour, je suis venu trouver les enfants en train de jouer au ballon. J’ai demandé aux enfants si les chèvres leur appartiennent. Ils ont répondu par la négative. C’est ainsi que les enfants m’ont aidé à attraper deux chèvres. Je les ai attachées pour les maîtriser. En cours de route, j’ai rencontré un vieux qui m’a demandé si les chèvres sont à moi. Je lui ai dit oui. Après, j’ai continué mon chemin. Quand je suis arrivé au niveau de la grande route, les jeunes et les enfants sont venus m’interpeller. Ils m’ont bastonné avant de me conduire au commissariat. Mais, c’est ma première fois de voler des chèvres dans ce quartier-là. Auparavant, j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, notamment à Gomboya et à Yattayah. Mais, dans cette zone où on m’a mis aux arrêts, c’est ma première fois de le faire », a expliqué le prévenu.

Par contre, Ousmane Mansaré soutient mordicus avoir été victime de vol à plusieurs reprises. Il a laissé entendre qu’il a été victime de vol de 35 bêtes, dont 9 moutons tout en accusant Kerfala d’en être l’auteur. « Je suis éleveur. Chaque mois, on me vole au moins trois têtes de chèvres. J’ai perdu 35 animaux, dont 9 moutons, tous enlevés par Kerfala Camara. Aujourd’hui, je lui réclame mes 35 animaux. Chaque tête coûte au moins 500 mille francs guinéens », a réclamé le plaignant à la barre.

Après avoir écouté les explications des deux parties, le procureur Boubacar 1 Bah a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité des faits de vol « en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement ferme. Ensuite, de prendre en compte les réclamations de la partie civile tout en constatant que les deux chèvres ont été restituées au plaignant », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mercredi, 24 juillet 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Bac 2019 : un étudiant poursuivi pour fraude à l’examen à N’Zérékoré

18 juillet 2019 à 14 02 04 07047

Jacques Lamah, étudiant en Licence 2 Anglais à l’Université de N’Zérékoré, s’est substitué à son jeune frère, Cécé Patrice Lamah, candidat au baccalauréat pour la session 2019.

Appréhendé il y a deux jours par des surveillants au centre d’examen EP/Daninè, dans la commune urbaine, Jacques Lamah a été mis aux arrêts, déposé au commissariat de police et déféré au tribunal. Son procès s’ouvre aujourd’hui même, jeudi 18 juillet 2019, au tribunal de N’Nzérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est le mardi 16 juillet 2019 que Jacques Lamah, étudiant de son état, a été mis aux arrêts dans une salle d’évaluation du baccalauréat. Il était entrain de se faire évaluer en lieu et place de son frère, Cécé Patrice Lamah. Ce candidat est élève du groupe scolaire Baïlo Barry 2, option Sciences Sociales, détenteur du PV 43317.

Le présumé fraudeur, âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé dans la salle N°2 du centre Ecole Primaire Daninè, après avoir composé dans les deux matières de la première journée.

Suite à une plainte du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, Jacques Lamah a été déposé au commissariat central de police de N’Zérékoré, puis déféré au tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Jacques Lamah doit comparaitre ce jeudi, 18 juillet 2019, à la barre du TPI de N’Nzérékoré pour répondre de ses actes.

Affaire à suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Arrestation de Foniké Mengué et Sékou Koundouno : la déclaration du FNDC

18 juillet 2019 à 13 01 02 07027

Suite à une filature des services de renseignement à la solde du régime de M. Alpha CONDE, des unités de police ont procédé à l’enlèvement, ce mardi 16 juillet, de M. Oumar SYLLA, l’un des principaux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et fervent défenseur de la Constitution. Cet enlèvement est survenu dans un quartier de la banlieue de Conakry alors que M. Sylla récupérait des T-shirts du FNDC destinés à la sensibilisation contre la promotion du troisième mandat en cours et ses conséquences dramatiques pour notre pays.

Quelques temps après, M. Sékou KOUNDOUNO, l’un des membres fondateurs du FNDC, parti s’enquérir des nouvelles d’Oumar SYLLA à la direction de la police judiciaire (DPJ), a été interpellé en violation de toute procédure légale. Ces deux membres du FNDC se sont retrouvés séquestrés illégalement plusieurs heures durant dans les locaux de la DPJ.

Face à cette dangereuse provocation qui risque d’être celle de trop, le FNDC invite toutes ses antennes des communes, préfectures et quartiers de Guinée, ainsi que toutes ses représentations dans les Pays étrangers, à rester vigilantes et à se tenir prêtes pour répondre, avec la plus grande vigueur aux intimidations et harcèlements des imposteurs et traitres qui veulent détruire notre Pays dans le seul but de défendre leurs intérêts égoïstes.

Le FNDC met en garde le régime agonisant d’Alpha Condé contre les multiples atteintes aux droits et libertés de ses membres et sympathisants ainsi que les excès de pouvoir de toutes sortes qu’il ne cesse d’exercer à l’encontre des paisibles citoyens de Guinée.

Ceux qui, au travers de la promotion du troisième mandat, sont prêts à sacrifier le peuple de Guinée sous l’autel de leurs privilèges, auront à lui rendre des comptes et à répondre de leurs responsabilités individuelles dans cette forfaiture.

Le FNDC rappelle aux partenaires de la Guinée que le respect de la Constitution et des lois de la République est le seul garant de la stabilité et de la paix dans le pays et dans la sous-région.

Le FNDC appelle le peuple de Guinée à rester mobilisé pour défendre la Constitution contre ceux qui veulent mettre en péril la cohésion nationale et à se tenir prêt à répondre à l’appel de la coordination nationale.

Conakry le 18 juillet 2019

La coordination nationale du FNDC

Le Responsable des opérations

Ibrahima DIALLO

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Issa Soumah, nouveau maire de Ratoma : « nous voulons faire de notre commune la plus belle et la plus sécurisée »

18 juillet 2019 à 12 12 41 07417
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Quelques semaines après le décès son ancien maire, Souleymane Taran Diallo, la commune de Ratoma vient de connaitre le nom de sa nouvelle autorité communale. Il s’agit d’Issa Soumah, jusque-là 1er vice maire de la commune. L’intéressé a confirmé l’information au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 17 juillet 2019. L’élu de l’UFDG a mis l’occasion à profit pour annoncer ses ambitions à la tête de la deuxième plus grande municipalité de la Guinée.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, des rumeurs font état de votre nomination à la tête de la mairie de Ratoma en remplacement de Souleymane Taran Diallo, décédé récemment. Expliquez-nous ce qu’il s’est réellement passé.

Issa Soumah : des rumeurs ? Je n’en sais rien. Pas au sujet de ma nomination en tout cas. Que ça soit au niveau du parti ou au niveau de l’administration, il n’y a plus aucun doute sur ma nomination au poste de maire de la commune de Ratoma.

Guineematin.com : y a-t-il un acte administratif qui vous a investi comme maire de Ratoma ?

Issa Soumah : ce que je sais, le ministère de l’administration du territoire est la tutelle des mairies. S’il prend un acte pour me nommer maire, c’est la loi qui le veut ainsi.

Guineematin.com : pourtant, selon certaines sources, vous avez été investi par vos collègues conseillers pour assurer les fonctions de maire intérimaire. Qu’en dites-vous ?

Issa Soumah : par les conseillers, je ne dirai pas oui. Puisque tous les conseillers comme moi, nous sommes tous élus par les populations de Ratoma. Je pense qu’en tenant compte de la continuité, après le maire, c’est le 1er vice maire qui vient et c’est ce que la loi a dit. Notamment le code des collectivités.

Guineematin.com : maintenant que vous êtes maire de la commune de Ratoma, quelles vont être vos principales missions?

Issa Soumah : en fonction du plan d’actions de développement communal que nous allons mettre en place, nous allons aborder les différents axes. Nous avons l’intention de travailler en faveur des populations de Ratoma. Nous voulons faire de la commune de Ratoma, la plus propre, la plus belle et la plus sécurisée de toutes les communes de la capitale. Nous voulons faire de notre commune, une municipalité où il y a la liberté d’aller et venir et où il fera bon vivre.

Guineematin.com : concrètement, quelles sont vos priorités ?

Issa Soumah : dans un premier temps, nos priorités, c’est le nettoyage de notre commune. Nous voulons sécuriser les citoyens qui vivent dans cette commune également. Nous allons mettre en place tous les mécanismes possibles pour rendre agréable la vie des populations dans notre commune.

Guineematin.com : la décharge de Dar es-salam qui a fait des victimes en 2017, constitue encore un véritable problème de santé et même de sécurité pour les riverains. En tant que nouveau maire, quelle solution vous envisagez pour solutionner ce problème ?

Issa Soumah : c’est vrai que cette décharge est dans la commune de Ratoma. Mais pour le moment, je ne vais pas anticiper quoi que ce soit. Ce qui est sûr, je vais me mettre en rapport avec les autorités en charge de cette décharge pour trouver la solution à ce problème. Il s’agira de voir s’il faut la fermer et déplacer du centre-ville de Conakry ou à défaut, qu’est-ce qu’il faut faire de mieux. C’est ce que nous allons faire très prochainement.

Guineematin.com : il est difficile d’aborder dès à présent tous les dossiers épineux de la commune. Cependant, il est évident que le manque d’infrastructures socio-éducatives à Ratoma, la 2ème plus grande commune du pays, se passe de commentaire. Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour pallier ce problème ?

Issa Soumah : comme je vous l’ai dit, il est difficile d’envisager quoi que ce soit en tenant compte que je viens de prendre fonction maintenant. Mais, ce qui est sûr, tous les problèmes soulevés ici et là, nous allons essayer de les aborder avec toute l’équipe communale et nos partenaires de terrain pour apporter des solutions, au fur et à mesure. C’est le cas de l’éducation qui y va de notre avenir et de l’avenir de toute la nation.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations de Ratoma ?

Issa Soumah : je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez et saisir cette occasion pour informer les citoyens de la commune de Ratoma que je suis leur nouveau maire. J’ai l’intention de travailler pour eux dans l’équité. Je veux travailler pour toutes les populations de Ratoma. Mon souhait est de rendre la commune de Ratoma propre, attrayante et riche. Je demande donc qu’ils se mettent avec moi, la main dans la main pour travailler et sortir la commune de l’ornière.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Hajj 2019 : 8 000 candidats inscrits, le départ du premier convoi prévu le 24 juillet

18 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Cette année, la Guinée va envoyer 8000 pèlerins aux lieux saints de l’islam. Le premier convoi quittera Conakry le 24 juillet prochain pour la Mecque. C’est le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, qui a confié ces informations à Guineematin.com au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Il est revenu aussi sur le niveau des préparatifs et les dispositions prises pour le bon déroulement du pèlerinage pour les candidats guinéens.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à quelques semaines seulement du début du hajj 2019, dites-nous à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs de ce pèlerinage musulman ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : en ce qui concerne les préparatifs du pèlerinage 2019, les opérations tirent vers la fin maintenant. Parce que le départ du premier convoi est prévu pour le 24 juillet prochain. Donc, nous sommes à une semaine seulement du départ du premier convoi de nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam. Cette année, nous avons 8 mille pèlerins qui se sont inscrits. Ils sont repartis en deux groupes : 1673 pèlerins vont au compte du gouvernement et 6327 pèlerins au compte du privé. Alors, les 27 convois partiront dans 12 jours c’est-à-dire que les opérations se dérouleront du 24 juillet au 4 août prochain inch’Allah.

Guineematin.com : ces dernières années, les pèlerins guinéens ont rencontré beaucoup de difficultés avec notamment des retards au départ mais aussi au retour. Y a-t-il des dispositions prises pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, on a effectué en amont des voyages en Arabie Saoudite pour échanger avec les autorités en charge du pèlerinage. Après ça, nous nous sommes attelés au volet vaccination, suivi de la sensibilisation et la distribution des uniformes aux candidats pèlerins. On a travaillé cette année à la consolidation des acquis. La décentralisation qui avait été lancée depuis l’année dernière a été renforcée cette année à Conakry ici, à l’intention de nos candidats pèlerins. Quatre sites ont été retenus. Il s’agit de la grande mosquée Fayçal pour trois communes : Kaloum, Dixinn et Matam ; la mosquée Fofana pour les candidats de la commune de Matoto et la mosquée Turque de Bambéto pour les candidats pèlerins de la commune de Ratoma.

En plus de ça, pour les candidats pèlerins qui habitent en haute banlieue et les préfectures environnantes comme Dubréka et Coyah, nous avons retenu la grande mosquée de Kountia. Nous rendons hommage à notre gouvernement, particulièrement au président de la République, le professeur Alpha Condé, qui nous a accompagnés, qui s’est impliqué personnellement à la qualification de l’organisation du hajj pour notre pays, en mettant à notre disposition le préfinancement à hauteur de 50% pour des frais des visas et autres éléments relatifs aux bons préparatifs du pèlerinage. Alors, c’est pour cette raison que vous n’avez pas entendu de problèmes cette année. Actuellement, nous sommes avec nos techniciens qui ont la charge de l’émission des visas. Parce que cette fois-ci et c’est une première pour la Guinée d’avoir des visas électroniques. Alors cette année, il était extrêmement important pour nous en qu’organisateurs et pour nos candidats pèlerins de nous faciliter cette tâche qui était délicate dans l’organisation du pèlerinage. Je rappelle que nous avons retenu Ethiopian Air line comme compagnie aérienne devant transporter nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité de nous exprimer chez vous. Je lance un appel à l’endroit de nos candidats pèlerins de suivre les cours de sensibilisation, éducation et information dans les quatre lieux retenus pour ça. Parce que vous avez remarquez le calme qui caractérise le processus du hajj cette année. Nous invitons donc nos candidats pèlerins à suivre les informations données par notre département afin de bien préparer leur voyage. C’est-à-dire de venir faire à temps la vaccination et pour le dernier lot de candidats pèlerins qui n’ont pas déposé leurs passeports, de nous les faire parvenir afin de respecter le calendrier établis pour le départ des candidats pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Arrêt du train Conakry Express : voici les causes et les dispositions prises pour sa reprise (Direction)

18 juillet 2019 à 11 11 01 07017

Le train Conakry-Express qui fait la navette entre Kagbélen, dans Dubréka, et Kaloum, au centre-ville de Conakry, est à l’arrêt depuis deux semaines. L’arrêt de ce train, qui transporte au moins 10 mille personnes par jour, serait causé par les ordures déversées sur la voie ferrée. Des mesures sont prises pour la reprise de la circulation, a appris Guinematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrêt des activités du train Conakry Express pénalise de nombreux citoyens qui l’empruntent chaque matin.

Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer
Mohamed Fonfing Diakhaby, DGA de la Société Nationale des Chemins de Fer

Pour parler des causes de cet arrêt, un reporter de Guineematin.com a donné la parole ce mercredi, 17 juillet 2019, à Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). Selon monsieur Diakhaby, « les causes de cet arrêt, c’est le dépôt d’ordures sur l’emprise et sur la voie ferrée. Il n’échappe à personne que la sécurité du transport ferroviaire des passagers requiert l’observation des règles générales d’exploitation, et ces règles recommandent à ce que la voie soit libérée de toutes entraves. Le train Conakry Express est un train passager qui transporte par jour au minimum de 10 mille personnes. Il est différent du train minier à bord duquel il n’y a pas assez de personnes. Lorsque le constat est fait que les ordures envahissent complètement la voie, la sécurité de la circulation ferroviaire est fortement affectée, et c’est qui a été pour ce cas précis. Donc, pour la sécurité des citoyens qui vont s’embarquer dans ce train, nous avons jugé utile de l’arrêter puisque les ordures ne permettent pas au train de rouler ».

Pour palier à ce problème d’arrêt intempestif du train, le directeur général adjoint de la SNCF annonce une série de mesures parmi lesquelles figure l’implication des citoyens et des autorités locales dans l’entretien de la voie. « Pour éviter tout arrêt du train, il faudrait qu’il y ait un assainissement régulier de la voie. La Société Nationale des Chemins de Fer s’y emploie avec les moyens qu’elle a pour enlever les ordures. Mais, au fur et à mesure qu’on enlève les ordures, au fur et à mesure, les riverains déposent les ordures sur l’emprise ferroviaire. Il faudrait que nous sensibilisions nos frères et sœurs qui habitent le long de la voie ferrée, d’arrêter cette pratique de jeter les ordures sur la voie ferrée. Nous envisageons d’écrire aux chefs des quartiers et au gouvernorat de la ville de la Conakry afin que tout le monde s’implique dans l’assainissement de la voie ferrée », a lancé monsieur Diakhaby.

Par ailleurs, notre interlocuteur a laissé entendre que « la régulation de la voie ferrée se fait par des spécialistes. Quant ils sentent que c’est dangereux de mettre un train sur une voie complètement envahie d’ordures, ils informent. Et, tant qu’on n’enlève pas les ordures correctement, c’est des problèmes. Mais, nous sommes tous des guinéens, notre souhait est d’assurer un transport public et une mobilité urbaine de nos populations à moindre coût. Les tarifs de Conakry Express sont les meilleurs tarifs en matière de transport public et nous devons tout faire que cela soit profitable à tous. C’est le transport le moins cher. Il va falloir expliquer à nos frères et sœurs de traiter la voie ferrée comme leur maison. Nous sommes entrain d’enlever les ordures, mais j’avoue que dans les 15 jours qui suivent, ils vont encore les remettre comme si rien n’avait été fait. De la manière dont on enlève les ordures, c’est de la même manière que les populations jettent les ordures sur la voie. Ce qui est regrettable aussi pour ces ordures, c’est que c’est en pleine nuit que les citoyens déposent les ordures. Il faut que ça cesse ».

En ce qui concerne la reprise de la circulation, monsieur Diakhaby dira que les populations seront informées ces jours-ci. « Le train est arrêté à peu près deux semaines. En principe, quand le train s’arrête, même quand on fini d’enlever les ordures, même quand le train s’arrête 3 ou 4 jours, il y a des contrôles à effectuer, vérifier si tout est normal parce que le transport des vies humaines, il faut faire très attention. Des entretiens techniques ont été faits aujourd’hui mercredi 17 juillet, nous avons déjà fait des essais. Le contrôle de la voie, nous sommes aussi là-dessus. Certainement, si toutes les conditions sont réunies, nous allons informer la population de la reprise de l’activité de Conakry Express le jeudi ou le vendredi plus tard. Mais, il faut que tout le monde sache que plus on met les ordures sur la voie ferrée, plus le train reste immobilisé. Ce train-là, nous devons tout faire pour qu’il circule de façon régulière et durable en même temps mettre tous les moyens en place pour qu’il ne s’arrête pas », sollicite Mohamed Fonfing Diakhaby.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Lutte contre l’insécurité et la délinquance : 20 membres du CLSPD formés à Siguiri

18 juillet 2019 à 9 09 51 07517

Les 20 membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de la commune urbaine de Siguiri viennent d’être outillés sur leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance.

La formation qui a duré trois jours (du 15 au 17 juillet 2019), s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen ». Un projet financé par le département d’Etat américain et mis en œuvre par l’ONG COGINTA, la CECIDE et Partners Global, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Des représentants des jeunes, des femmes, des syndicats ainsi que les responsables de la sécurité et des chefs de quartiers, tous membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Siguiri, ont pris part à cette formation.

Selon Justine Neloumngaye, chargée des programmes à COGINTA, l’objectif est de briser le tabou et impliquer tout le monde dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance. « C’est en 2016 que le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation et le ministère de la sécurité et de la protection civile ont signé un arrêté conjoint pour créer le CLSPD. Donc depuis lors, avec l’introduction de la police de proximité, dans chaque localité qui en bénéficie, les membres sont nommés et coginta vient en appui pour la formation de ces membres, afin de mieux faire leur travail. Donc nous voulons, à la fin de cette formation, que la sécurité ne soit plus être un tabou », a-t-elle indiqué.

Au terme de cette formation, les participants ont exprimé leur satisfaction. Selon

Bakary Diawara, commissaire central de Siguiri, « cette formation nous a renforcés, elle a permis de créer un partenariat entre la sécurité et les citoyens. Siguiri est une zone minière et frontalière, tant que la sécurité n’est pas renforcée, il nous sera très difficile d’atteindre les résultats que nous voulons. Nous espérons maintenant qu’à l’issue de cette formation, la sécurité sera renforcée parce que le tabou qui existait entre la police et les citoyens a été cassé ».

De son côté, Kadé Keïta, la représentante des femmes au sein du CLSPD, a dit avoir beaucoup appris au cours de cette formation. Elle promet de jouer sa partition pour assurer la sécurité dans la ville. « Après ces trois jours de formation, nous avons compris que la police est notre partenaire et non un ennemi des citoyens. En outre, elle nous a permis d’être outillés en matière de prévention de la délinquance. Désormais, nous serons un appui pour les agents de sécurité pour la prévention de la délinquance », s’est engagée cette dame.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Campagne de reboisement : le ministre de la jeunesse et celui de l’environnement à Popodara

18 juillet 2019 à 9 09 36 07367

Après Dubréka, Kindia et Mamou, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar DIALLO et son homologue de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, ont lancé les activités du reboisement national initié par le Président de la République dans la région de Labé hier, mercredi 17 juillet 2019.

C’est la sous-préfecture de Popodara, situé à 22 km du côté Ouest du chef-lieu de la préfecture de Labé qui a été retenue pour le lancement de cette campagne nationale de reboisement dans la région. Les populations de cette localité s’étaient massivement mobilisées pour accueillir la délégation ministérielle.

Après le discours de bienvenue prononcé par le nouveau maire de la commune rurale de Popodara, Aboulaye Diallo, le préfet de Labé a expliqué aux populations locales l’intérêt que chacun pourra tirer du renouvellement des ressources forestières. Elhadj Safioulaye Bah a invité ses concitoyens à participer massivement à cette campagne nationale de reboisement.

Pour sa part, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a informé les populations de Popodara et de Labé que des dispositions ont déjà été prises pour arrêter ceux qui couperont des arbres sans une autorisation préalable des autorités. Les gardes forestiers sont là pour interpeller les contrevenants, a rappelé le ministre.

Mouctar DIALLO a également déclaré que cette initiative présidentielle de reboisement national va créer de l’emploi pour les jeunes de la région de Labé.

Il est à préciser que pour les besoins de cette cérémonie officielle présidée par des membres du gouvernement de la République, la Section Préfectorale des Eaux et Forêts de Labé avait mobilisé 2.500 plants composés essentiellement des espèces suivantes : Mélina arboréa, Accasia mangium et Morenga olifera.

Toutes ces espèces ont été plantées dans la journée d’hier, mercredi, 17 juillet 2019, sur une superficie de 2 ha située entre la route nationale Labé-Koundara et le collège de Popodara en direction de l’ancienne Cité Khalidou de la localité.

Selon le chef de la Section des Eaux et Forêts, Samba Diao Diallo, il est officiellement prévu de reboiser 65 ha dans la préfecture de Labé. Mais, les fonds n’ont pas encore été mis à la disposition des techniciens et des associations de jeunesse pour l’achat des plants et faire le travail.

Officiellement, on annonce que les moyens seront dégagés immédiatement après cette tournée ministérielle de lancement de la campagne de reboisement 2019 dans les différentes régions administratives du pays.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Inondations à Sonfonia centre : d’importants dégâts matériels enregistrés

18 juillet 2019 à 9 09 32 07327

La forte pluie qui s’est abattue dans la nuit du mardi au mercredi, 17 juillet 2019, a provoqué des inondations dans certaines parties du quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Le lac de Sonfonia, situé aux environs de l’Université Général Lansana Conté, a débordé pour envahir plusieurs habitations. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs habitants de Sonfonia Centre ont été surpris nuitamment par des vagues qui ont tout envahi. Cinq habitations situées aux environs du lac ont été inondées, entrainant d’énormes pertes matérielles : fauteuils, matelas, postes téléviseurs, documents, téléphones et autres biens de maison ont été endommagés par l’eau.

Selon madame Mama Diané, une des victimes, cette inondation n’est pas due seulement à la forte pluviométrie. Elle indique que le pont qui sépare cette zone au quartier Foula Madina est fermé par une société de vente d’eau minérale. C’est la raison principale de ces inondations à répétition, soutiennent certaines victimes. «Chaque année, nous avons de sérieux problèmes ici à Sonfonia lac. La passerelle d’eau qui était là a été bloquée par les usines de fabrication d’eau minérale et ceux qui construisent les maisons sur les passerelles. C’est pourquoi, quand il pleut, l’eau vient se loger chez nous. C’est à 2h du matin que l’eau est rentrée dans nos concessions, on n’a pas dormi toute la nuit. A chaque fois qu’il pleut, nous perdons des choses incalculables. D’abord, nos nourritures, le riz, les bidons d’huile, les télés, fauteuils, les habits etc. On n’a nulle part où aller. Nous demandons vraiment l’aide des autorités pour qu’elles viennent mettre un pont pour le passage des eaux de ruissellement », sollicite la dame.

Pour sa part, Youssouf Djéi, diplômé en Histoire, cette inondation aurait causé beaucoup de pertes en vies humaines s’il y avait le courant électrique. « Heureusement pour nous et pour la plupart des gens qui habitent ici, le courant n’était pas venu. Si le courant venait, ça n’allait pas être comme ça. Parce qu’il y a les prises un peu partout, il y a des fils un peu partout. Or, les petites maisons qui sont là, les prises sont à terre. On ne pouvait pas s’échapper de ces choses graves. Ça allait être catastrophique. C’était à 2h du matin, un moment où on ne peut aller nulle part. Il n’y avait même pas de voiture, » a-t-il indiqué.

Joint au téléphone par le reporter de Guineematin.com, le chef du quartier, Ousmane Traoré, nie toutes informations liées aux causes de ces inondations. « Je ne suis au courant de rien et personne ne m’a informé qu’il y a eu inondation dans cette zone. Je ne suis pas informé s’il y’a une usine construite ou pas. Moi, je n’ai pas les moyens pour arrêter ce problème. Si mes supérieurs mettaient tous les moyens à ma disposition, j’allais régler ce problème qui fatigue les gens depuis quelques années ».

A rappeler qu’un autre cas d’inondation a été signalé à Sonfonia Gare, près du commissariat. Selon nos informations, des dizaines de vies ont été sauvées par les forces de sécurité.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Labé : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

18 juillet 2019 à 8 08 06 07067

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a entrepris un vaste programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Oumar_Sadio_Diallo, chargé de communication du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé
Oumar Sadio Diallo, chargé de communication du FNDC à Labé

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action opérationnelle adoptée il y a quelques mois en réunion de coordination des activités du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé, selon le chargé de communication de la structure, Oumar Sadio Diallo. Elle fait aussi suite à la mise en place des antennes préfectorales de ce mouvement dans les préfectures de la région et en tenant compte des recommandations du bureau national.

Le choix des représentants du FNDC dans les quartiers obéit à des critères déjà élaborés et communiqués aux personnes ressources cooptées pour servir de points d’appui au programme. Ces principes indiquent que ce sont seulement les acteurs de la société civile qui peuvent être coordinateurs des cellules FNDC pour éviter que le combat soit politisé par le camp adverse. Il y a aussi que le choix doit porter sur des gens compétents, efficaces et engagés pour le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Les femmes occupent une place de choix dans les stratégies de mobilisations élaborées par les responsables du FNDC à Labé.

madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel
Mme Aïssatou Diallo, militante du MoDel

A ce sujet, pour madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel dirigé par Aliou Bah, les femmes doivent s’impliquer davantage dans le combat du FNDC. Surtout qu’elles revendiquent le plus souvent l’équité. « Elles doivent faire comme les hommes » a insisté la dame en sa qualité de membre du bureau du FNDC à Labé.

Selon le programme officiel transmis à la presse locale, les quartiers de Companya, Dow-Saaré et Pounthioun vont constituer la première étape de cette tournée d’implantation des antennes du FNDC dans la ville de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Ivresse au volant : un chauffeur dans les filets de la compagnie de la sécurité routière de Labé

17 juillet 2019 à 19 07 32 07327
Maître Abdourahmane Bah maîtrisé par les agents de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé

Un jeune chauffeur du nom de maître Abdourahmane Bah, venu du Sénégal en état ébriété est tombé dans les filets de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, ce mercredi matin, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

En provenance de Manda Douane, au Sénégal, le jeune Abdourahmane Bah transportait à bord de sa voiture 505 Peugeot immatriculée RC 7694 Q et ayant une capacité de 9 places officiellement, 12 passagers en majorité des femmes et des enfants à destination de la préfecture de Mali Yembéring.

Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé,

Selon l’Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé, le chauffeur mis en cause a pris un vers de trop et ajouté de la drogue à Koundara. Cet serait avec cet état d’ivresse indescriptible qu’il a conduit le véhicule qui n’avait pas aussi de freins jusqu’à Labé, malgré l’insistance de ses passagers.

Une fois à Labé, il a refusé d’envoyer le véhicule chez les mécaniciens pour réparer le système de freinage, voulant continuer à bord de ce véhicule en mauvais état jusqu’à Mali Yembéring. Les passagers ont décidé alors de descendre de la voiture pour chercher un autre taxi. Mais, c’était sans connaître l’inconscience de ce chauffeur qui a choisi de partir avec les bagages de ses passagers.

Il s’est fait rattraper par la brigade motorisée de la compagnie de Sécurité Routière de Labé à carrefour Dalein, situé à quelques 22 km du chef-lieu de la préfecture de Labé. Dans cette course folle, il a brûlé le poste de contrôle de Tountouroun, situé à Km de la ville de Labé.

Très remonté, le commandant de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, annonce des sanctions exemplaires pour ce délinquant qualifié de criminel par les observateurs qui vivent actuellement ses délires à la brigade.

Ce jeune chauffeur a été mis hors d’état de nuire grâce à la vigilance de ses passagers et la collaboration de son compagnon de voyage, maître Lamarana Diallo qui conduisait un autre taxi.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Retard des élections en Guinée : le CNOSC-DDG tire la sonnette d’alarme

17 juillet 2019 à 19 07 20 07207
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée (CNOSC-DDG) a organisé un point de presse ce mercredi 17 juillet 2019 à son siège à Sonfonia Gare. A cette occasion, monsieur Salamana Diallo, président du CNOSC-DDG, a appelé à l’organisation des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année prochaine, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’opposant à toute pérennisation des mandats des élus, le CNOSC-DDG s’est montré très préoccupé par le retard constaté dans l’organisation des élections législatives en vue de faire désigner de nouveaux députés. Salamana Diallo et son équipe souhaitent que ces élections soient organisées le plutôt possible et que l’élection présidentielle soit elle aussi tenue avant la fin de l’année prochaine.

A en croire le CNOSC-DDG, la tenue à bonne date des élections crédibles et acceptées de tous est le meilleur moyen de prévenir les conflits et consolider la paix en république de Guinée. Il en appelle ainsi au gouvernement, à la commission électorale nationale indépendante et aux acteurs socio-politiques du pays…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un extrait de la déclaration du CNOSC-DDG

Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) qui lutte contre la pérennisation des mandats des élus se préoccupe de l’organisation des élections législatives pour aider la population d’avoir des députés légitimes dans la paix. Ainsi, dans le cadre de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits par l’organisation des Élections crédibles accepter par tous, le CNOSC-DDG demande au gouvernement et la CENI, chacun en ce qui le concerne de respecter/appliquer correctement la loi 044 du juillet 2018 :

– Le gouvernement doit mettre les moyens financiers et logiques à la disposition de la CENI, en appliquant correctement l’article 25 de la loi 044 du juillet 2018 ;

– La CENI doit maintenant installer les CEPI, CECI et CESPI (faire la recomposition des démembrements de la CENI) avant toute opération sur le terrain ;

– Le CNOSC-DDG demande à tous les acteurs socio-politiques et économiques de faciliter et de soutenir l’organisation des élections législatives en fin 2019 et les élections présidentielles en fin 2020 ;

– Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée demande au pouvoir et à l’opposition, chacun en ce qui le concerne, d’œuvre pour la paix et l’unité nationale, en favorisant la citoyenneté et le développement de la Guinée.

Propos recueillis et décryptés par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 622 89 56 79

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Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

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