Amadou Diallo (BBC) : l’enfant de Diari revient sur son brillant parcours (interview)

20 janvier 2019 à 21 09 22 01221
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Pour sa toute première grande interview après son départ de notre pays, monsieur Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accepté de se confier à un journaliste de Guineematin.com qui était récemment en séjour à Dakar, au Sénégal. Le célèbre journaliste a répondu à toutes nos questions, y compris sur son parcours scolaire et professionnel.

Ci-dessous, Guineematin.com propose le décryptage de la première partie de cette interview portant sur le parcours scolaire de notre confrère et le début de sa carrière de journaliste à la Radiotélévision Guinéenne (RTG).

Décryptage !

Guineematin.com : on va commencer cet entretien par parler de vous-même. Pour ceux qui ne vous connaissent pas bien, qui est Amadou Diallo ?

Amadou Diallo : c’est toujours très difficile pour moi de parler de ma personne ; mais, pour les besoins de la cause, puisque vous avez demandé, nous allons nous soumettre à l’exercice. Amadou Diallo est un guinéen qui est né en zone rurale, d’une famille très modeste. Mes parents étaient des paysans ; mais, j’en suis très fier, vraiment. Des paysans modestes, honnêtes et qui m’ont donné l’éducation à la quelle je suis vraiment fier ; ça, je puis le dire. Je suis né à Diari, une sous-préfecture de Labé. J’ai fait une partie de mes études primaires à Diari et l’autre partie, je l’ai faite à Conakry, un peu à Kipé.

Il y avait une petite école primaire à Kipé, j’ai fréquenté cette école pendant deux à trois mois ; après, je suis allé au CER de Ratoma où j’ai passé le collège et le lycée. Après le bac, je suis allé à la faculté des sciences sociales et de la nature de Donka, qui n’existe plus maintenant. C’était à l’époque de Sékou Touré. Et, à l’époque, il y avait l’université premier degré et second degré. Le premier degré, c’était après le bac, vous devez faire trois ans dans les facultés et après les trois ans, vous faites un concours d’accès à l’université second degré. Et, donc, après les trois ans à la Fasona, j’ai eu le concours, j’étais parmi les meilleurs.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’est en 1983-1984 parce que quand Sékou Touré mourait, nous étions en 1ère année à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah. A l’époque, cette école était une école d’élites où les enseignants, les professeurs devaient être formés. Le concours était très serré, et les 10 premiers de chaque promotion en faculté des sciences sociales et de la nature ont été orientés à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, les autres sont allés à Poly. Il y avait cette petite rivalité entre Manéah et Poly (rire).

Guineematin.com : Manéah qui était une école d’élites…

Amadou Diallo : c’était l’élite parce que Sékou Touré voulait vraiment faire des élites pour la formation des professeurs. Et donc, nous sommes allés à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah où nous sommes restés jusqu’en 1985-1986. A Manéah, il y avait l’émulation, les conditions de vie étaient difficiles parce que l’internat en Guinée, vous savez que les conditions n’étaient pas ça ; mais, la formation était excellente. Il y avait des grands professeurs. Déjà, à la Fasona, on avait des bons professeurs ; et, à Manéah, on a trouvé aussi des grands professeurs. Parmi les professeurs qui m’ont enseigné je me souviens de certains. Je me souviens du professeur Ninguélandé Diallo qui est un excellent professeur de philosophie et de psychologie.

Je me souviens d’Ibrahima II Barry, c’est un excellent professeur de Sociologie, de Philosophie et de Psychologie. Je me souviens de monsieur Malick Kouyaté qui était un ami de Ninguélandé qui était aussi un excellent professeur de Philosophie, de monsieur Taran Diallo qui est l’actuel maire de Ratoma, un excellent professeur de Philosophie. Ça, c’était à la Fasona. Lorsqu’on a rencontré ces professeurs, nous sommes rentrés dire à nos parents qu’on ne savait pas que la Guinée a des savants, tellement qu’ils étaient brillants. Je vous le dis franchement.

Lorsqu’on est rentré à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, non seulement on avait des bons professeurs comme monsieur Mamadou Boiro qui est décédé (paix à son âme). Il m’a enseigné en philosophie africaine. Je ne sais pas dans nos universités actuellement si on enseigne la Philosophie africaine ; mais, c’était un excellent professeur. Il y a Ibrahima Sory Traoré qui sera nommé par après comme ambassadeur. Donc, nous avons pu bénéficier de l’apport de tous ces bons professeurs.

Guineematin.com : vous étiez avec des amis à l’université. Vous vous rappelez de quelques-uns d’entre eux ?

Amadou Diallo : oui ! J’ai fait la même classe à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah avec Ben Daouda Sylla, Alpha Kabinet Doumbouya, Nestor Sovogui qui est actuellement au ministère de l’information, Alhassane Mohamed Diakité qui est à la RTG. Nous étions très nombreux qui avons, après la formation, migré à la RTG.

Guineematin.com : vous avez refusé donc d’enseigner alors que vous étiez formés comme enseignants ?

Amadou Diallo : j’ai été formé pour enseigner ; mais, le micro aussi c’est un enseignement. Je voulais bien enseigner ; mais, je pense que mon destin c’était le micro.

Guineematin.com : comment ça s’est passé pour vous après Manéah ?

Amadou Diallo : après Manéah, directement, j’ai cherché et obtenu un stage à la RTG parce qu’il n’y avait pas de radios privées. Donc, si vous voulez être journaliste, il faut forcément passer par la RTG ; mais, ce n’était pas facile d’obtenir un stage à la RTG. Il y avait beaucoup d’hostilités. Les anciens qui étaient là-bas ne voulaient pas voir les nouveaux. Ça a été très difficile.

Guineematin.com : l’insertion ou bien l’arrivée même ?

Amadou Diallo : l’arrivée était plus difficile que l’insertion. En fait, les anciens qui étaient à la RTG étaient très hostiles aux nouveaux qui venaient notamment de l’université.

Guineematin.com : pour avoir votre stage, vous avez appelé des grands à vous ou bien vous êtes allés frapper à la porte d’entrée ?

Amadou Diallo : (rire). Quel grand ? Je n’en ai jamais eu dans ma vie.

Guineematin.com : c’est un parent alors qui vous a appuyé ?

Amadou Diallo : non ! Pas de parent. Je vous ai dit que je suis issu d’une famille paysanne, modeste, honnête et digne ; mais où est-ce que je pouvais puiser des bras longs ? Non ! Je n’en ai jamais eu.

Guineematin.com : On arrivera peut-être à la vie professionnelle que vous avez eue, mais vous avez parlé de la qualité de l’éducation de la famille, de l’école notamment de Manéah, que vous avez qualifiée de très bonne.

Amadou Diallo : une très bonne école. Je suis vraiment meurtri depuis qu’on a « tué » l’école de Manéah, honnêtement, je trouve que ce n’était pas bien. La plupart des pays qui nous environnent, ils ont encore des Ecoles normales supérieures.

Guineematin.com : vous êtes réputé être un intellectuel de qualité, un journaliste professionnel que beaucoup estiment irréprochable. Vous avez été fabriqué, à votre avis, par les parents ou par l’école de Manéah ?

Amadou Diallo : les deux. J’ai été fabriqué d’abord par mes parents. Je vous ai dit que j’ai suivi une éducation traditionnelle qui était assez rigoureuse et je m’en félicite aujourd’hui. Et puis, déjà enfant, on était habitué à travailler dur : le champ, les bétails, la rivière pour puiser de l’eau, aller chercher des bois morts, aller accompagner les parents au champ, les clôtures… Dès le départ, je me suis habitué à travailler dur. A l’époque, je disais pourquoi me faire travailler autant ; mais, après, j’ai compris qu’il le fallait. Cela faisait partie de la formation de la personnalité parce que vous avez vu, la formation c’était à l’internat. C’était inqualifiable.

Guineematin.com : vous n’étiez pas gâtés vous les étudiants à l’internat ?

Amadou Diallo : pas du tout. Il fallait un apport supplémentaire des parents pour ceux qui en avaient à Conakry pour supporter le coût. L’alimentation était tellement difficile, il y avait une sauce qu’on appelait « trouve-moi au fond » parce qu’en dessus, vous ne voyez rien. C’est quand vous plongez la main à l’intérieur, vous trouvez de l’eau parce que c’est un peu de l’eau. Donc, les conditions de vie étaient très difficiles et la plupart d’entre nous vivaient des mangues, parce que tout autour de Manéah, il y avait des mangues. La saison des mangues, c’est ce qui nous sauvait. En tout cas, personnellement, avec ces mangues, j’en ai beaucoup profité. Je remercie beaucoup les populations de Manéah pour ça.

Donc, de ce point de vue, je dis que c’est d’abord la famille qui m’a forgé et la Fasona où j’ai rencontré des professeurs pour lesquels j’ai beaucoup de respect. Je remercie ces professeurs. Parmi eux, je sais qu’il y a des vivants comme Ibrahima II Barry, Ninguélandé Diallo, Malick Kouyaté (qui doit être aux Etats-Uni. Je profite de cette interview pour leur dire merci. Donc, la formation, c’est la famille, c’est l’école, la Fasona et Manéah.

Guineematin.com : vous arrivez donc à la RTG malgré les difficultés, vous arrivez à vous imposer et même à aller au-delà.

Amadou Diallo : oui ! Parce que dès au départ, moi, je suis habitué à lutter parce que je vous dis qu’à la RTG, lorsque je venais une fois je pouvais faire deux mois sans y revenir, étant donné l’hostilité. Quand je viens dans les salles de rédaction, je salue, les gens lèvent les yeux, personne ne répond, ils continuent leur travail. Intimidé, je ressortais. La seule personne qui répondait à un salut à l’époque, c’était le rédacteur en chef, Alpha Kabinet Kéïta (Paix à son âme). Il avait été DG de la RTG et c’était une personne extraordinaire, je partais dans son bureau pour le saluer. Parfois, je venais, trempé, mouillé parce que vous connaissez les pluies de Conakry, sans le transport. Lui, je venais le saluer et lui il répondait dans son bureau avec gentillesse ; et puis, les autres, dans les salles de rédaction, ils ne vous répondaient pas quand vous êtes nouveau.

Guineematin.com : donc, l’hostilité était vraiment là ?

Amadou Diallo : l’hostilité était là. C’est pourquoi, quand je sortais de là, je pouvais faire un mois sans revenir. Mais, puisque je tenais à devenir journaliste, je revenais toujours. Un jour, j’ai pris mon courage en main, j’ai trouvé le directeur de la radio, c’était Cheick Fantamady Condé (que beaucoup connaissent. C’est un excellent reporter sportif), j’ai dit monsieur le directeur, j’ai obtenu un stage chez vous ; mais, depuis que je suis arrivé, personne ne s’occupe de moi, j’ai même du mal à fréquenter l’établissement. J’ai dit que personne ne s’occupe de moi. Il m’a dit : ‘’d’où venez-vous’’, j’ai dit que je viens de l’Ecole normale supérieure, je vous montre le papier que l’école m’avait donné pour solliciter le stage. Evidemment, il a annoté pour le studio école qui n’existait que de nom. Ce studio était géré par un excellent journaliste pour lequel j’ai une grande admiration et auquel je rends un vibrant hommage : c’est Odilon Théa. C’est lui qui m’a appris le B.a.-ba du journalisme. Je lui dis merci. Il est âgé, mais il est toujours vivant et actif. C’est comme ça que c’est parti. Mais, au studio école, Odilon Théa était de très bonne foi, il a une bonne formation et il fait partie de la première génération des journalistes formés en Suisse. Donc, il a les outils pour ça, mais il n’avait pas le matériel, il n’y avait même pas de salle. Donc, j’étais avec d’autres journalistes qui sont venus aussi de Manéah, comme Ibrahim Ahmed Barry, Hawa Touré…

Guineematin.com : ils sont venus après vous ?

Amadou Diallo : non ! Ibrahima Ahmed Barry, lui, on a commencé ensemble. Il est venu de Manéah aussi, et même Fodé Tass Sylla, on a commencé ensemble au studio école. Donc, il y avait un petit groupe, Odilon Théa s’occupait de nous parfois dans la salle de conférence du ministère, et c’est comme ça que c’est parti. On a fait un bon temps avec lui ; et, après il a dit : ‘’voilà, moi j’ai fait ce que je pouvais faire’’. Il a fait des attestations et on devait partir dans les salles de rédaction. Chacun est parti et nous avons commencé petit à petit. Donc, je n’ai jamais fait une école de journalisme. J’ai une formation universitaire que j’estime bonne, mais je n’ai jamais fait une école de journalisme. L’école de journalisme que j’ai fréquentée, c’est le studio école de la RTG ; c’est beaucoup de formations avec RFI sur des reportages, des magazines, des interviews, etc. Tout ça, c’est quand j’étais à la RTG et plus tard, j’ai fait des formations avec la BBC ; mais aussi, j’ai beaucoup lu des livres de journalisme.

Donc, pour la théorie, j’ai beaucoup lu les livres sur le journalisme et pour la pratique, j’ai commencé par la RTG. Moi, j’ai une formation de Philosophie. A l’université, j’ai fait philosophie. J’aurais pu enseigner la Philosophie, mais le destin a voulu que je pratique le journalisme. Donc, j’ai un esprit indépendant, critique, libre. Même à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire un éditorial. J’étais même de ceux qui étaient opposés aux éditoriaux parce qu’à l’époque, à la RTG, on avait un groupe qui était opposé à ce genre de pratiques. Nous avons même voulu révolutionner la RTG. A un moment donné, on a même révolutionné la RTG. Au début des années 1990, 1991, 1992 et 1993, on a révolutionné la RTG…

Guineematin.com : comment ?

Amadou Diallo : en étant critiques, indépendants. Nous, nous sortions de l’université. Et à l’université, je ne sais pas comment ça fonctionne maintenant ; mais, à l’université, c’est l’indépendance. Et donc, on est venu à la RTG avec l’esprit des universitaires qui discutent, qui contestent et qui donnent leurs points de vue. Donc, lorsque nous avons eu les armes qu’il fallait pour travailler à la RTG, lorsqu’avec nos aînés que nous avons trouvés, les Lamine Dia, les Boubacar Yacine Diallo, Mamadouba Diabaté, Abdourahmane Diallo, Saran Touré, Madina Bâ, Fodé Bouya Fofana, etc., lorsqu’on est venu les trouver, on a eu les premières armes, on a voulu apporter notre contribution, un changement à la RTG. Et, j’avoue que ce changement, à un moment donné, on l’avait apporté parce qu’à un moment donné, avec le concours de circonstances, dans les années 1990, il y a eu les journées de l’information en Guinée.

C’est le régime qui avait organisé ces journées et qui avait invité des journalistes venus de part et d’autre : de l’’Europe, de l’Afrique. C’était à cette occasion que j’ai vu pour la première fois Siradiou Diallo (paix à son âme) parce qu’il avait été invité. C’était le régime du CMRN (Comité Militaire de Redressement National). Le régime de Sékou Touré était déjà mort, renversé par le CMRN dirigé par les militaires qui ont organisé dans les années 1990, les journées de l’information. C’était des journées de critique, c’était pour faire le point sur le fonctionnement des médias d’Etat parce qu’il n’y avait pas de radios privées.

Guineematin.com : faire l’état des lieux pour dégager des perspectives ?

Amadou Diallo : oui, faire l’état des lieux pour dégager ses perspectives. Et, c’est ce concours de circonstances qui nous a aidé.

Guineematin.com : cela vous a renforcé dans votre conviction ?

Amadou Diallo : notre conviction, était qu’il fallait foncer pour apporter des changements. Et, honnêtement, nous nous sommes lancés dedans. On critiquait le régime, le fonctionnement des départements. Nous faisions des enquêtes parce que celui qui nous a donné le goût d’aller au bout de ces enquêtes, c’est Boubacar Yacine Diallo qui était le seul à l’époque à faire des enquêtes et qui était aussi indépendant d’esprit.

Guineematin.com : Yacine était donc indépendant ?

Amadou Diallo : il était très indépendant d’esprit au point que lorsqu’il est devenu rédacteur en chef, il a interdit au DG de la RTG de mettre les pieds à la rédaction et il lui a dit : ‘’si vous voulez interpeller un journaliste, c’est moi que vous devez interpeller. Vous n’avez rien à avoir avec les journalistes’’. C’était quelqu’un d’assez indépendant et qui assumait aussi. Donc, la RTG m’a apporté une contribution et les choses étant ce qu’elles étaient, lorsqu’on nous a envoyé un ministre qui était policier et que tout le monde craignait, qui était très puissant à l’époque, vous avez entendu parler d’Ervé Vincent Bangoura, lorsqu’il a été nommé comme ministre de l’information, ça a été un ras-le-bol à la RTG. Tout le monde a crié : on nous a envoyé un policier, c’est pour nous assiéger, on ne peut plus travailler librement. Et, ça a été tout à fait le contraire. La RTG n’a jamais été autant libre que du temps d’Ervé Vincent Bangoura (paix à son âme aussi). Evidemment, la révolution dont je vous parlais était déjà en marche. Il a trouvé cette révolution en marche, il ne l’a pas freinée.

Guineematin.com : il a laissé la dynamique continuer ?

Amadou Diallo : il a laissé la dynamique continuer et lui-même, dans les reportages, les enquêtes qu’on faisait, on l’égratignait. Il ne réagissait pas. Et, lorsque ses collègues ministres, à travers nos reportages, venaient se plaindre, il disait que ce n’est pas la peine de réagir.

Guineematin.com : il vous arrivait réellement d’attaquer les ministres, mener des enquêtes sur des affaires qui les accablent ?

Amadou Diallo : absolument !

Guineematin.com : et les révélations étaient diffusées à la RTG ?

Amadou Diallo : bien sûr ! On faisait des révélations qu’on diffusait, parce qu’il y avait une section Enquête que Yacine avait créée et que je dirigeais finalement, à laquelle d’ailleurs, appartenaient Abdoulaye Djibril Diallo, Georges Kantabadouno qui est parti en Europe, et puis d’autres. On faisait des enquêtes et les autres collègues de la rédaction qui avaient des sujets venaient nous les soumettre et nous leur donnions le quitus pour sortir et mener leurs enquêtes. Le fonctionnement des départements était passé aux crible au point que je vais vous dire, vous n’allez pas me croire, j’avais des piles de documents que les auditeurs nous ont envoyés. Des auditeurs qui avaient des problèmes avec X ou Y, ils venaient à la RTG.

Guineematin.com : parce qu’ils savaient que vous alliez fouiner ?

Amadou Diallo : absolument ! Ils venaient avec les documents ; et, nous, on s’en saisissait pour faire nos enquêtes. Et, lorsque les ministres étaient égratignés ou cités dans les dossiers, ils n’étaient pas habitués à ça, ils venaient se plaindre chez Ervé Vincent Bangoura. Celui-ci leur disait toujours que ce n’est pas la peine de réagir parce que si vous réagissez, les journalistes auront toujours le dernier mot. Ils ont des choses certainement qu’ils n’ont pas révélées. Si vous réagissez, vous les pousser à faire d’autres révélations. Et, les ministres partaient tranquillement sans réagir. A l’époque, lorsque la RTG tapait à la porte d’un département ministériel, je vous le jure, il ne perdait pas du temps au salon. On ouvrait les portes assez vite.

Guineematin.com : est-ce qu’il arrivait aussi qu’on vienne négocier ? On a trouvé un truc, mais contre des espèces sonnantes et trébuchantes, on lâche prise ?

Amadou Diallo : ce n’est pas possible ! Je ne sais pas si ça se fait maintenant. Mais, à l’époque, ce n’était pas possible. La dynamique qui avait été enclenchée, le professionnalisme avec lequel on travaillait ne permettaient pas ce genre de choses à l’époque. Je ne sais pas comment ça fonctionne maintenant à la RTG. Il y a un peu longtemps que j’ai quitté, donc, je ne peux pas me prononcer par rapport au fonctionnement actuel de la RTG ; mais, à l’époque, il y avait de la crédibilité, des jeunes fraîchement sortis de l’Ecole supérieure de Manéah qui étaient arrivés en vague à la RTG et qui ont voulu apporter un changement, qui ont bénéficié certes de concours de circonstances, mais qui ont apporté leur contribution à la marche des médias d’Etat de notre pays.

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Labé : Tarambaly réserve un accueil chaleureux au ministre de la citoyenneté, fils du terroir

20 janvier 2019 à 20 08 17 01171

Les citoyens de Tarambaly, une nouvelle sous-préfecture située à 18 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont réservé, dans l’après-midi de ce dimanche, 20 janvier 2019 un accueil chaleureux à leur fils, Dr Mamadou Taran Diallo, devenu, il y a un mois, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Près d’un mois après sa nomination au poste de ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la société civile guinéenne a choisi ce dimanche, 20 janvier 2019, pour revenir dans son village natal, en vue de rendre un hommage mérité à ses parents et partager avec ses frères et sœurs l’honneur dont il fait l’objet à travers cette confiance placée en sa personne par le président Alpha Condé.

Ce retour à la source suite à cette promotion de ministre de la République qu’il vient d’avoir lui a donné droit à un accueil chaleureux de la part des populations de Tarambaly dont il est l’un des valeureux ressortissants à Conakry.

En prenant la parole pour exprimer au nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté le soutien indéfectible de la population locale, Siradiou Diallo, membre du conseil communal de Sannoun, Thierno Diouldé Barry, imam de Tarambaly et Elhadj Alpha Moussa Diallo, grand-frère de Dr Mamadou Taran Diallo ont tour à tour remercié le chef de l’Etat pour la visite présidentielle effectuée dans le district, l’érection de la localité en sous-préfecture et la confiance placée en un fils du terroir pour le poste de ministre de la République.

« Le Professeur Alpha Condé doit savoir qu’il n’a pas d’ennemis à Tarambaly » a rassuré l’imam du village, Thierno Diouldé Diallo qui confirmait ainsi les propos du porte-parole de la communauté, Siradiou Diallo : « les populations de Tarambaly réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de développement du chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée.»

Pour cette visite familiale, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté était accompagné d’une forte délégation des Sections RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Le secrétaire général de Labé I, Baaba Kouyaté et le secrétaire politique de Labé II, Mamadou Doumbouya ont alors mis l’occasion à profit pour inviter les parents de Dr Mamadou Taran Diallo de faciliter l’installation des organismes du parti présidentielle dans la sous-préfecture de Tarambaly. Ils l’ont fait en insistant surtout sur les avantages que les populations locales auront à tirer d’une telle ouverture politique.

Sur la question, dans un langage à peine voilé, le Ministre Mamadou Taran Diallo a déclaré avoir la certitude qu’au moment venu (comprendre lors des prochaines consultations électorales) que ses parents, frères et sœurs montreront qu’ils sont dans la dynamique de consolidation des acquis.

Au début de son intervention de circonstance, l’ancien activiste de la société civile a expliqué avec forces arguments que le poste qu’il vient d’obtenir dans le gouvernement guinéen a été attribué à la communauté de Tarambaly et localités voisines. C’est pourquoi, il a invité chacun et tous à ne ménager aucun effort pour mériter confiance placée en eux par le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bilan des députés : le passage de Baïdy au parlement diversement apprécié à Kaloum

20 janvier 2019 à 19 07 00 01001

Même s’il n’a pas fait cinq (5) ans comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot présente un bilan plutôt mitigé aux yeux de certains citoyens du centre des affaires de la capitale guinéenne. Si les uns pensent que Baïdy est un député proche du peuple, d’autres estiment par contre que rien n’a été fait par l’élu sous la bannière de l’UFR, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Après avoir passé 3 ans et 9 mois comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot est nommé par Alpha Condé au poste de 2ème vice-gouverneur de la banque centrale en 2017. Interrogé sur le bilan de Baïdy pour la commune de Kaloum, les citoyens de Kaloum ont des avis divergents.

Mandjou Conté

Pour Mandjou Conté, domicilié au quartier Sans-fil, Baïdy Aribot a fait preuve d’humanisme envers les pauvres de Kaloum. « Je trouve son bilan super positif. Baïdy Aribot a posé beaucoup de jalons positifs. La première des choses, honorable Baïdy est un monsieur qui est très humain. Il a fait beaucoup de choses ici pour les pauvres personnes. Quand tu tombes malade, il t’envoi à l’hôpital, il paye les produits pour toi. Baïdy a défendu les causes des citoyens de Kaloum. Les concessionnaires qui mettent leurs locataires dehors sans cause, Baïdy en personne se déplace pour intervenir et régler définitivement le problème. Les problèmes de famille, les problèmes de logements, le soutien à la jeunesse, Baïdy s’est toujours battu pour ça à Kaloum. Tous les cas sociaux, Baïdy agit rapidement en apportant aussitôt une solution. Donc, c’est pour cette raison que moi, je vais vous dire que son bilan est super positif dans cette commune ».

Souleymane Sylla

Même son de cloche pour Souleymane Sylla qui a laissé entendre que Baïdy a tout fait pour les citoyens de Kaloum. « Baïdy Aribot a rendu heureux les citoyens de Kaloum. Il a supporté la jeunesse sur le plan moral, matériel, financier et sportif. Il nous a toujours sensibilisé de ne pas faire la pagaille à Kaloum. De façon régulière, il a suivi et soutenu l’unique club qui est ici, l’AS Kaloum. Les inondations qui ont eu lieu à Tombo et à Coronthie, il est venu au secours. Quand Baïdy entend quelque chose au niveau de Kaloum, il rentre maison par maison pour saluer, apporter son soutien et sensibiliser. Par rapport à son bilan, on n’a rien à lui reprocher », a-t-il lancé.

Mabinty Conté

Par contre, d’autres citoyens de Kaloum pensent que le bilan de Baïdy est globalement négatif. C’est le cas de madame Mabinty Conté, citoyenne de Kaloum, qui estime que Baïdy n’a rien apporté pour la commune. « Le bilan de Baïdy Aribot est globalement négatif. Il n’a rien fait pour la jeunesse de Kaloum. On n’a rien vu de ce qu’il a fait pour aider les citoyens de Kaloum. Depuis qu’il a été élu député, il n’a rien apporté pour la commune. En tout cas, pour moi, personne ne vous montrera ici un acte positif que Baïdy Aribot a posé. Moi, je suis née à Kaloum et j’ai grandi ici, mais pour ne pas vous mentir, depuis que Baïdy est devenu député, il n’a rien fait pour cette commune. Donc, pour moi son bilan est globalement négatif », soutient mordicus la bonne femme.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Mohamed Diané sur le décès du Khalife de Dinguiraye : « c’est une perte pour toute la oumma islamique »

20 janvier 2019 à 13 01 48 01481
Feu Elhadj Mountaga Tall

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le Khalife Général de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall, est décédé des suites de maladie à l’hôpital Sino-guinéen de Conakry avant-hier, vendredi 18 janvier 2019. Au lendemain de ce décès, parents, amis et alliés du défunt se sont réunis à Taouyah, au domicile d’Elhadj Amadou Cherif Ly.

Le domicile du président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry a refoulé du monde hier, samedi. Venus présenter leurs condoléances, parents et amis du défunt interrogés par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ont dit tout le bien qu’ils retiennent du défunt.

Elhadj Amadou Cherif Ly

Elhadj Amadou Cherif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry : « le Khalife était malade depuis quelques jours. C’est grâce à Dieu et l’aide du président de la République, qui a mis à notre disposition un hélicoptère, qu’on l’a envoyé à l’hôpital Sino-guinéen. Le président a pris aussi en charge tous les frais médicaux. Mais, malheureusement, il n’a pas survécu. J’étais un de ceux-là qui étaient à son chevet. C’est entre nos mains qu’il a rendu l’âme. Nous prions le peuple de Guinée de prier pour le repos de son âme et de lui accorder leur pardon. Le Khalife était un homme bon, pieux ».

Dr. Fodé Amar Bocar Maréga

Pour sa part, Dr. Fodé Amar Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, parle d’une perte immense pour sa ville natale. « Depuis qu’il est arrivé à Conakry, on est à son chevet, toute la journée, à l’hôpital pour veiller à ce que les traitements qui sont donnés soient des traitements adéquats pour son état. Donc, ça n’a pas été surprenant parce qu’on a passé plusieurs étapes et on s’est retrouvé au dernier jour avec des difficultés respiratoires. Et, on savait que la fin était proche. Vous savez, Amadou Hampathé Bah nous avait déjà dit qu’en Afrique, un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Alors, un vieux de 98 ans qui meurt, imaginez un peu cette bibliothèque-là, cette somme énorme de connaissances et d’expériences qui s’en va. Nous avons eu vraiment une grande perte à Dinguiraye. Ça ne sera pas facile à compenser ».

Maky Daff

Maky Daff, directeur de publication du journal L’Observateur et neveu du défunt : « nous avons accueilli cette nouvelle dans la douleur la plus profonde parce que nous estimons que c’est une perte énorme non seulement pour la famille, mais pour tout Dinguiraye. Mon oncle était quelqu’un de bien, un homme sage, intègre, religieux, respectueux. Je suis dans l’émotion, il m’est difficile de parler de toutes ses qualités ».

Dr. Mohamed Diané

De son côté, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, estime que c’est une perte pour la communauté musulmane. « Nous sommes-là au nom du président de la République, pour venir présenter nos condoléances à la famille éplorée, parce que la Guinée vient de perdre un grand homme de la religion. C’est une perte pour toute la oumma islamique, pour toute l’Afrique. Donc, à cette douloureuse occasion, nous avons jugé nécessaire de venir présenter les condoléances et demander le programme que nous allons communiquer au président de la République… ».

Hadja Kadé Tall

Hadja Kadé Tall, fille aînée du défunt, a remercié le président Alpha Condé pour ce qu’il a fait. « Je remercie beaucoup le président Alpha Condé, je remercie son gouvernement, pour tout le bien qu’il a fait pour la famille. Je suis vraiment triste. J’ai perdu le meilleur papa du monde. Je suis tellement sensible que je ne peux rien dire (pleurs). Je ne peux rien dire sauf remercier tous les musulmans qui sont venus compatir à notre douleur ».

Hadja Mariama Camara

Hadja Mariama Camara, épouse du défunt, retient que son mari a été un homme qui s’est bien occupé de sa famille. « Mon époux, il n’y a pas ce qu’il n’a pas fait pour nous comme bien. Il s’est bien occupé de nous. Nous le remercions et nous prions Dieu qu’Il ait son âme au paradis. Depuis notre arrivée ici, il y a près d’une semaine jusqu’aujourd’hui, les gens se sont mobilisés et nous ont assistés. Qu’ils en soient remerciés. Mon époux est décédé à l’âge de 99 ans et 7 mois. Donc, Dieu lui a donné une longue vie et beaucoup d’honneur. Je suis émue aujourd’hui, la disparition de mon époux a été une perte pour moi et pour toute la Guinée ».

A noter que le défunt était marié à deux femmes et père de 18 enfants, dont 5 garçons. Il rejoindra sa dernière demeure le lundi prochain, 21 janvier 2019, après la prière de 14 heures, dans son Dinguiraye natal.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Centre Sogué de Taouyah : des kits pédagogiques pour les élèves aveugles et malvoyants

20 janvier 2019 à 12 12 46 01461

Des élèves aveugles et malvoyants du centre « Sogué » de Taouyah, dans la commune de Ratoma, ont bénéficié de kits pédagogiques à travers un don de l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée et de l’ONG SIGHTSAVERS. La cérémonie de remise s’est tenue hier, samedi 19 janvier 2019, dans la salle de conférence de la dite école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise a regroupé des membres du gouvernement, l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée, les encadreurs d’écoles et les élèves malvoyants.

Mme Catherine INGLEHEARN

Dans son intervention, l’ambassadrice de la Grande Bretagne en Guinée, Madame Catherine INGLEHEARN, a explique comment on en est arrivé là. « On reconnait que les problèmes de vision, ça touche tout le monde. Nous sommes très fiers à l’ambassade d’Angleterre de cette collaboration que nous avons avec l’ONG SIGHTSAVERS. Je suis aussi très honorée d’être ici à l’école Sogué pour la première fois. Et, je pense que ce ne sera pas la dernière fois, par ce que je vois déjà qu’il y a une grande nécessité d’assistance pour les malvoyants. En tant qu’ambassadeur, j’ai parcouru les 12 Kilomètres de Conakry, à travers un marathon pour vous faire un don, j’ai demandé à mes amis partout dans le monde, des hommes d’affaires, tous les contacts de l’ambassade, de me parrainer, de me donner quelque chose… C’est comme ça que nous avons réussi à avoir des financements pour les kits. J’espère que parmi vous, avec votre formation ici à Conakry, que vous aussi vous pourrez participer, par ce que vous avez le droit de participer à la vie. J’aimerais que vous sachiez que ce handicap n’est pas forcément un obstacle à une vie très pleine. Je vous souhaite du courage et d’affronter tous les défis », a dit la diplomate britannique.

Mme Delphine Senian Zoumanigui

De son côté, Madame Delphine Senian Zoumanigui, la directrice du centre Sogué, s’est dite très honorée et demande plus d’aide aux organisations humanitaires. « C’est un sentiment de joie, dans la mesure où tout ce que nous avons reçu aujourd’hui c’est du matériels qu’on ne trouve pas en Guinée. L’ambassadrice a fait un marathon de 12 kilomètre pour pouvoir acheter tous ces kits et envoyer au centre Sogué. Les kits que nous avons eu aujourd’hui, il y a des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes et de papiers brailles. Donc, si les guinéens et les ONG aussi faisaient la même chose, je pense que ça allait être une grande chose pour nous. Nous sommes en train de nous battre pour que les enfants quittent la mendicité », a dit la directrice.

Par ailleurs, madame Delphine n’a pas manqué de citer les difficultés qu’elle rencontre en matière de matériels pédagogiques. « Il y a d’énormes difficultés, quand nous prenons le cas des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes, c’est des enfants, vous pouvez leur donner et puis quelques temps, ça se perd avec eux. Les papiers qu’on utilise en Guinée ici, les papiers Braille, le seul paquet on achète à 360.000 FG. Nous sommes en manque de point d’eau, on est obligé de sortir hors du centre pour aller acheter l’eau. Le bus de ramassage est petit par rapport à l’effectif. Dans l’ensemble, ils sont au nombre de 58, mais le bus ne peut porter que 35 personnes », a-t-elle précisé.

Moussa Traoré

Enfin, monsieur Moussa Traoré, Directeur National de l’action sociale en Guinée, a promis de rendre compte à qui de droit sur les difficultés rencontrées par le centre Sogué. « Nous allons faire le compte rendu de toutes les difficultés pour qu’il y ait une solution aux problèmes des personnes handicapées surtout le centre Sogué ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel. (00224) 622 07 93 59

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Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Promo End of Year : Orange Guinée fait 48 nouveaux heureux à travers divers cadeaux

20 janvier 2019 à 9 09 50 01501

La Société de téléphonie mobile, Orange Guinée, a procédé hier, samedi 19 janvier 2019, à la remise des cadeaux du quatrième tirage de la promo End of Year. Au total, quarante huit (48) clients ont bénéficié de cette remise, organisée à l’université général Lansana Conté de Sonfonia, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La promo End of Year est une tombola qui a débuté le 17 décembre dernier et va s’étendre jusqu’au 27 janvier 2019. Durant cette promo, mille gagnants seront tirés au sort chaque semaine. A à la quatrième semaine, ils sont déjà quatre mille gagnants en tout qui ont reçu des lots physiques et des dépôts de sommes d’argent dans leur compte Orange money.

Pour cette quatrième remise, ils sont au nombre de quarante huit (48) clients de Conakry et de l’intérieur du pays à avoir reçu des lots de cadeaux offerts par le leader de la téléphonie mobile en Guinée: de l’argent, des Smartphones, des tablettes, des écrans plasma, un abonnement sur Canal+, des Gigas de connexion internet.

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée, a expliqué comment les gains sont partagés entres les gagnants. « Vous avez 30 abonnés qui gagnent chacun des tablettes avec giga de connexion que nous positionnons chaque mois pendant un an. Et également 15 gagnants d’un téléphone rise32 ou IPhone X2, les 952 autres ont des forfaits avec le téléphones notamment avec 5 gigas, 3 gigas, des forfaits maxi un et maxi deux », a-t-elle expliqué.

Mme Anne Marie Ligtberne

Mme Anne Marie Ligtberne, une gagnante du jour, rentre chez elle avec une télé Samsung écran plasma 55 pouces et un abonnement de Canal+. « Je suis vraiment contente, j’ai gagné un écran plasma qui est tellement grand qu’il me faut un déplacement. C’est une chance pour moi, je suis vraiment contente. J’invite tout le monde à s’abonner au réseau et à jouer à la tombola. Une télé et un abonnement de Canal+ chaque mois pendant 1 an ? Je ne ferai que me réjouir. Merci Orange Guinée ».

Aly Diané

Pour sa part, Diané Aly a gagné un million de francs guinéens. Ce montant lui sera versé sur son compte Orange money chaque mois pendant 1 an. Il n’a pas manqué de remercier Orange Guinée tout en priant Dieu de faire grandir la Société. « Vraiment, je remercie Dieu. Je suis très content et je remercie Orange. Si j’ai gagné aujourd’hui, c’est Dieu qui l’a fait, parce que je ne suis pas le seul client d’Orange et il y en a certainement d’autres qui rechargent plus que moi. Merci Orange, que Dieu vous grandisse. C’est des vrais, ils ont dit et l’ont fait », lance-t-il.

Magassouba Badra Aly

De son côté, Magassouba Badra Aly, étudiant de son état, vient de remporter un téléphone IPhone X2 qui coûte treize millions de nos francs. Avec le sourire aux lèvres, il a remercié le géant de la téléphonie mobile Orange Guinée. « J’ai gagné par coût de chance. A chaque fois, je recevais des SMS qui me disaient de recharger pour augmenter ma chance. Je me suis dit, pourquoi ne pas recharger pour tenter ma chance. Aujourd’hui, je suis un heureux gagnant, je ne ferais que remercier Orange Guinée et son équipe. Au début, je pensais que c’était du blablabla. Je me rends compte que c’est du réel. Doc, j’invite tout un chacun à recharger afin de gagner. Merci Orange, vous êtes les meilleurs », a martelé le jeune étudiant.

Pour gagner, c’est simple. Il suffit de recharger cinq mille francs guinéens via E-recharge, carte de recharge ou Orange money pour tenter de remporter, entre-autres, une télé, une tablette, un IPhone X, un million de francs guinéen. La prochaine remise est prévue pour le samedi, 26 janvier 2019, à 12heures, au Rond-point de Gbessia.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Abdoulaye Bah sur ses 4 conseillers « recrutés » par le RPG : un manipulateur nommé Taliby Sylla…

19 janvier 2019 à 20 08 12 01121
Abdoulaye Bah, UFDG-Kindia

Il y a quelques jours, quatre conseillers démissionnaires de la fédération UFDG de Kindia ont adhéré au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Depuis, on a entendu plusieurs explications sur les raisons de cette défection, alors que le candidat de l’UFDG à la mairie de Kindia continue à se dire maire, conformément à l’accord politique du 08 août 2018.

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 19 janvier 2019, Abdoulaye Bah a donné sa part de vérité sur le départ de ses anciens collaborateurs qu’il jure n’être pas partis de leur gré.

Un journaliste de Guineematin.com qui était sur place a tout décrypté pour vous :

Depuis cette mascarade électorale qui a fait la honte de la Guinée, rien ne va plus à Kindia. Je vous dirais que les trois conseillers dont on a longuement parlé dans les médias, qui ont été présentés, fanfare battante, à l’assemblée générale du RPG ne sont nullement partis. Ils sont de l’UFDG et ils resteront de l’UFDG. Mais, comme vous le savez, nous sommes en Guinée, on ment qu’au menteur. Si vous aimez le mensonge, évidement, vous serez largement servi. Monsieur Fodéya Bangoura, c’est mon numéro 2 à Kindia. C’est un fils qui a travaillé pour l’UFDG et on a travaillé Kindia à l’occasion des deux ans et deux mois passé à la mairie. Il dit qu’il est parti ; mais, je vous informe qu’il ne sera jamais parti de l’UFDG parce qu’il a l’UFDG dans le sang.

Monsieur Alseny Brèle Soumah qui est également conseiller communal a été menacé par le ministre de l’Energie de mettre fin à son contrat qui le lie avec le garage de Garafiri pour lequel il est chargé de réparer le parc automobile. Monsieur Cheick Taliby Sylla l’a menacé. S’il ne quitte pas l’UFDG et Abdoulaye Bah, son contrat sera mis à néant. Ce qui est petit pour la Guinée ; car, on ne peut pas menacer un homme qui a un contrat dûment établi. Lui aussi, il n’est pas parti de lui-même si vous comprenez très bien. Il est parti sous la pression économique.

Le dernier, monsieur Oudou Sakho, c’est un fils de Kindia qui est de la fédération Kindia 2 ; mais, son cas est particulier puisque lorsqu’on nous a annoncé les faux résultats, le 08 février 2018, de la CACV, Oudou Sakho a disparu pour pouvoir côtoyer ceux qui ont l’argent public volé, destiné à être payé aux gens qui se vendent comme des petits pains sur le marché. Oudou Sakho est avec eux ; mais, il est parti, non pas avec sa conviction de faire de la politique ; mais, il a été manipulé et acheté avec de l’argent.

Le dernier, Ibrahima Sory, alias ‘’Banna’’, lui, il n’est ni sympathisant, ni militant de l’UFDG de Kindia. C’est un ex de l’UFR qui a quitté ce parti et qui est venu me dire qu’il m’admire. Il a commencé à me fréquenter et on a fait toute la campagne dans les districts. C’est lui que j’avais envoyé à Taali et à Baguéya. Donc, si monsieur Taliby Sylla présente un simple fan d’Abdoulaye Bah comme étant un conseiller élu de l’UFDG, la Guinée va mal et elle est triste.

C’est un ministre d’Etat qui se permet de prendre un simple citoyen pour le présenter au siège du RPG comme étant un conseiller de l’UFDG élu de Kindia. Il n’est nullement conseiller. C’est un fan d’Abdoulaye Bah.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le PEDN membre de la nouvelle CENI : « c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage »

19 janvier 2019 à 19 07 37 01371

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a ténu son assemblée générale ce samedi, 19 janvier 2019, à son siège à Ratoma, dans la commune du même nom. De nombreuses personnalités ont pris part à la rencontre, présidée par Mohamed Fofana, trésorier du parti. La prorogation du mandat des députés par décret présidentiel aura été dénoncée comme la suite logique du holdup électoral de 2013 lors des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Cissé, chargé des relations extérieures du PEDN a rappelé la position de son parti, qui avait même boycotté le parlement en janvier 2014. « La position du PEDN est claire depuis le départ. Nous n’avons pas siégé, nous avons décidé de ne pas siéger. C’est une décision politique que nous avons assumée tout au long du mandat. Et, nous avons alerté au mois de novembre dernier par rapport à la tendance qui consistait à ne pas organiser les élections à temps. Nous n’avons pas été entendus et aujourd’hui, exprès, le mandat a été amené vers le terme échu sans aucune élection ».

Par ailleurs, Mohamed Cissé condamne le pouvoir et les députés n’ayant pas fait suffisamment d’efforts pour respecter le délai constitutionnel. « Donc, l’objectif était de glisser, de faire en sorte que les députés se trouvent dans une situation d’illégitimité. Et, si le président de la République demande à ce que les conditions économiques ne lui permettent d’organiser les élections et c’est nécessaire de lui donner un an ou deux ans, qu’est ce que ces mêmes députés lui diront du même moment qu’ils ont accepté à ce que les élections ne s’organisent pas ? Donc, nous condamnons le fait que le pouvoir n’ait pas donné les moyens nécessaires pour organiser les élections, nous condamnons le fait les que les députés, ne se soient pas battus suffisamment pour faire en sorte que le délai constitutionnel soit respecté et nous disons tout simplement que ceux qui y sont ne représentent que eux mêmes et leurs partis, ça n’engage nullement le PEDN, parce que le PEDN, a décliné la participation, le PEDN a affiché sa position par rapport à cette assemblée, qui ne représentait même pas le vote populaire depuis l’origine », a dit le chargé des relations extérieures du PEDN.

Parlant de la responsabilité confiée au PEDN à la CENI à travers la désignation d’un commissaire, Mohamed Cissé s’en félicite et affirme que cette place revient de droit au parti et qu’elle n’a pas été offerte. « Dans 48 heures, il prendra fonction. Donc, c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage. Nous sommes républicains, on ne peut pas refuser des avantages donnés par la loi. Tant que c’est dans le cadre légal, je ne vois pas en quoi notre responsabilité est aussi engagée », dit-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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« Le RPG et l’UFDG travaillent étroitement pour défendre leurs intérêts », dit le PADES

19 janvier 2019 à 18 06 25 01251

La prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale par Alpha Condé continue à alimenter le débat. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) dénonce ce décret et pense que cette prorogation est faite à dessein pour glisser le calendrier électoral en République de Guinée. C’est à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, tenue ce samedi, 19 janvier 2019, que l’annonce en a été faite, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le mandat des députés est arrivé à terme le 13 janvier 2019. Pour éviter un vide, le président de la République a prorogé le mandat des représentants du peuple à travers un décret sans pour autant indiquer une date pour la tenue des élections législatives. Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), à l’image de leur président Dr Ousmane Kaba, continuent à dénoncer cette prorogation du mandat des députés.

Mohamed Kaba

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « ce qui n’est pas dit, c’est que nous nous trouvons dans une situation de glissement de mandat au niveau de l’Assemblée nationale. Et ce glissement de mandat a une incidence tant sur la démocratie elle-même que sur le mandat du président de la République et, ça pose problème. C’est pourquoi le PADES, par la voix de son député, et après consultation de la coordination, a décidé purement et simplement de ne pas participer à cette assemblée prorogée par décret. Le président de la République et la CENI devraient prendre les dispositions pour organiser de nouvelles élections. Mieux, le décret du président de la République devrait préciser au moins la prochaine date de tenue des élections. Ce qui n’existe pas… Nous sommes dans un vide et dans une confusion totale. Mais, c’est fait à dessein, parce qu’on n’a pas envie de quitter le pouvoir ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba accuse l’opposition républicaine de prêter le flanc à cette manipulation. « Cette opposition républicaine a toujours dénoncé, critiqué les agissements du pouvoir, lorsqu’il y a eu violation. Mais cette opposition, pour ses intérêts partisans, est capable de pactiser pour garder ses avantages que les députés ont à l’Assemblée nationale. Nous avons dit qu’il faut faire attention, parce que nous constatons une bipolarisation de la vie politique en Guinée. Les débats sont confisqués par deux entités politiques qui, apparemment, semblent opposées, mais qui en réalité travaillent étroitement, lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts partisans. Vous avez la loi sur la CENI qui a été décriée, parce qu’elle ne prenait pas suffisamment en compte les imperfections et le manque de dispositions antifraude, a été votée par la mouvance et par l’opposition républicaine » a-t-il rappelé.

Pour changer cette tendance, le coordinateur administratif du PADES a annoncé la création d’une troisième force politique dénommée « l’Opposition démocratique » avec d’autres partis politiques comme l’UFR, le PEDN et autres. « Pour mettre fin à ce bipolarisme, nous avons proposé de créer une troisième force. Cette troisième force, nous l’avons appelée l’opposition démocratique. J’entends dire que nous allons émietter l’opposition, nous allons affaiblir l’opposition, pas du tout. Nous allons plutôt organiser l’opposition parce que tous ces partis qui viendront dans cette coalition ne sont pas dans l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans la méthodologie de l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans les actions posées par l’opposition républicaine. Nous allons offrir une nouvelle alternative », promet ce responsable du PADES.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siéger ou pas au parlement ? L’UFR redoute « un piège » tendu à l’opposition

19 janvier 2019 à 18 06 00 01001

Dans les états majors des partis politiques, la tenue à date de la présidentielle de 2020 et la prorogation du mandat des députés préoccupent plus d’un. A l’Union des Forces Républicaines, l’on rassure qu’il n’y aura non seulement pas de glissement de calendrier pour 2020, comme le craignent nombre d’observateurs ; mais qu’un piège est tendu à l’opposition par le pouvoir qui a prorogé le mandat des députés. L’annonce en a été faite ce samedi, 19 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti républicain, à son siège à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est Elhadj Ibrahima Bangoura qui a présidé la rencontre, entouré de ses principaux collaborateurs. Devant les militants massivement mobilisés, l’honorable Ibrahima Bangoura a laissé entendre que l’élection présidentielle aura bel et bien lieu en 2020. Selon lui, il n’y aura pas de glissement de calendrier. « En 2020, il n’y aura pas de glissement de calendrier. L’élection présidentielle aura lieu obligatoirement en 2020. Il n’y aura aucun glissement pour les élections. Surtout pour l’élection présidentielle », a-t-il annoncé.

Évoquant la question du troisième mandat, il dira que la Constitution dit qu’aucun président ici en Guinée ne peut faire un troisième mandat. « Il n’y aura pas de troisième mandat en Guinée. Pour un président qui a fait deux mandats, il n’y aura pas un troisième mandat pour lui. Ce n’est pas possible ici en Guinée » a tranché honorable Ibrahima Bangoura sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR a fait comprendre aux militants que le fichier sera définitivement assaini car, dit-t-il, cela va permettre d’organiser dans les plus brefs délais les législatives. « Nous avons aujourd’hui dans ce fichier plus d’un million cinq cent mille personnes dont on ne sait pas où est-ce qu’il se trouve. On n’a pas pu les identifier. Ce sont ces 1 500 000 personnes qui permettent la fraude pour l’organisation d’un coup K-O. Et, il n’y aura plus de coup K-O. Ensuite, il faut que les législatives soient organisées le plus rapidement que possible. Ce que nous constatons, il veut faire le vide institutionnel. Mais, il ne faut pas se laisser prendre au jeu de ce gros piège qui nous est tendu », a-t-il conseillé.

A la question de savoir si l’UFR va siéger à l’Assemblée Nationale ou pas, vu l’expiration du mandat des députés, Elhadj Ibrahima Bangoura répond : « Nous n’avons pas encore pris des décisions par rapport à cela. C’est comme si c’est un piège qui est là. Est-ce qu’il n’y a pas un piège pour nous permettre de quitter et que les autres fassent ce qu’ils veulent ? Il y a cet aspect. Donc, nous sommes en train de réfléchir. C’est à vous l’opinion de nous guider par rapport à tout ça. La question qui se pose, est-ce qu’il faut aujourd’hui réunir tous les pouvoirs dans les mains du président de la République ? Parce qu’en ce moment, le président de la République et son parti auront les pleins pouvoirs pour faire ce qu’ils veulent en Guinée. C’est là l’inquiétude que nous avons », a-t-il éclairé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Fodé Oussou aux présidents africains : « dites à Alpha Condé que l’élection n’est pas terminée à Matoto »

19 janvier 2019 à 17 05 48 01481

A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr. Fodé Oussou Fofana, qui a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi, 19 janvier 2019. Le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate était entouré du secrétaire général du parti, honorable Aliou Condé et des députés, Mariama Taata Bah et Djéssira Traoré.

L’opposant a profité de cette tribune pour se prononcer sur la prorogation du mandat des députés guinéens et interpeller les chefs d’Etat africains sur la situation de la mairie de Matoto dont l’élection de l’exécutif communal a été perturbée par un cadre du parti au pouvoir, après la victoire de l’honorable Kalemodou Yansané.

Prenant la parole sous les applaudissements nourris des militants, le président de séance a d’abord présenté un tableau noir de la gouvernance Alpha Condé qu’il dit se résumer en de fausses promesses. Par la suite, Fodé Oussou Fofana a vigoureusement dénoncé l’installation des PA dans les fiefs de l’opposition. « Monsieur Alpha Condé a perdu pendant 8 ans. Et, bientôt 10 ans depuis qu’il là ; mais, il n’a rien fait », a annoncé l’opposant qui accuse le président de la République d’être le seul responsable de la situation actuelle du pays à cause, dit-il, du non-respect du calendrier électoral devant élire les nouveaux députés.

Alpha Condé ne doit pas parler de la RDC, alors qu’il y a une crise post-électorale en Guinée depuis bientôt un an !

Le président de l’AG de l’UFDG estime que le président Condé n’a pas à prendre position (avec les autres chefs d’Etat africains) sur la crise post-électorale en République Démocratique du Congo (RDC), alors qu’il est incapable de terminer une élection locale depuis bientôt un an chez lui. « Il est avec les chefs d’Etat africains pour régler le problème de la RDC, en disant que l’élection qui s’est passée n’est pas une bonne élection. Je voudrais demander à ses collègues de dire à monsieur Alpha Condé qu’à Matoto, l’élection n’est pas encore terminée depuis un an »…

Fodé Oussou rassure les militants de l’UFDG : « vous ne serez JAMAIS trahis »

Sur la prorogation du mandat des députés, Dr. Fodé Oussou Fofana a réitéré la position de la direction nationale de l’UFDG de procéder à des consultations des différentes structures du parti, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, avant toute prise de décision. Néanmoins, il a rassuré que les militants ne seront pas trahis. « Nous n’allons JAMAIS trahir la volonté de nos militants. Nous ferons exactement ce que vous voulez. C’est pour cela que jusqu’aujourd’hui, la décision n’est pas prise de siéger ou de ne pas siéger. Nous ne pouvons pas prendre la décision. Nous sommes en train de faire des consultations de la base au sommet », rassure le député.

Enfin, le vice-président de l’UFDG invite les militants à faire « beaucoup attention », parce que, dit-il, tout ce que le Président Alpha Condé fait, c’est calculé. « Nous ne pouvons pas être un grand parti et tomber dans le piège de monsieur Alpha Condé », a-t-il prévenu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Siguiri : le maire de Siguirini échappe à une tentative d’assassinat

19 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Le maire de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, a échappé à une tentative d’assassinat ce samedi, 19 janvier 2019, aux environs de 10 heures. L’auteur de la tentative d’assassinat à l’encontre de l’élu local a été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Kéira, le maire de la commune rurale de Siguirini, issu d’une liste indépendante, a échappé à une tentative d’assassinat dans les locaux de la mairie. Selon nos informations, il y a des gens qui en veulent à monsieur Kéira depuis quelques temps.

Interrogé par notre reporter, le maire a parlé d’un complot visant à l’éliminer physiquement. Selon Sékou Kéira, « le mardi passé, j’étais en mission à Kankan et Siguiri, quand j’ai reçu un appel d’un de mes proches, qui m’a dit de changer de véhicule pour mon retour à Siguirini. Il m’a prévenu qu’il y a une équipe qui veut m’assassiner, qu’ils ont monté une embuscade entre Saraya et Dantiya. Il m’a dit aussi qu’il y a une deuxième équipe qu’ils vont disposer sur une montagne appelée Soumakè Lakouro. Vous savez, tout le monde connait ma voiture et ils savaient que j’allais revenir de Siguiri le vendredi. J’ai pris mes dispositions en rentrant très tôt le jeudi ».

Parlant de la tentative d’assassinat de ce samedi, le maire raconte que c’est les jeunes qui ont réussi à neutraliser l’assaillant. « Quand j’étais au bureau, Bassy Kaba s’est armé pour venir m’assassiner. Les jeunes l’ont interpellé. Il possédait une arme de fabrication locale. Pendant son arrestation, il a tenté de tirer sur un jeune. Heureusement qu’il n’a pas réussi, le fusil était comme bouché. Il a été mis aux arrêts par les jeunes et conduit au poste de gendarmerie de Léro, comme le chef de brigade de Siguirini est en déplacement », a dit Sékou Kéita.

À rappeler que le maire de Siguirini, issu de la liste indépendante, est contesté par les militants du RPG Arc-en-ciel de Siguirini, battu dans beaucoup de communes rurales et urbaines de ses fiefs.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation à Banankoro (Kérouané) : des jeunes menacent les installations de Guiter SA

19 janvier 2019 à 14 02 30 01301

La situation est tendue depuis le début de la matinée de ce samedi, 19 janvier 2019, à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, mécontent de la détention de leur mentor dans une affaire de vente de diamant, a perturbé la commune rurale de Banankoro. Les jeunes ont barricadé les routes, brûlé des pneus, fermé les bureaux de l’administration publique et le marché central.

Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, manifeste contre sa détention au tribunal de première instance de Kérouané. Ce matin, aux environs de 8 heures, un groupe de jeunes a laissé éclater sa colère.

Selon nos informations confiées à un reporter de Guineematin.com, ils sont en colère contre l’arrestation de leur chef, accusé d’avoir bazardé un diamant appartenant à une dame. D’autres sources indiquent que les jeunes voient derrière cette incarcération une main de Kaba Guiter, dont les installations avaient été incendiées récemment par des présumés membres de ce groupe.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un des manifestants a dénoncé le manque de justice équitable en Guinée : « nous allons nous attaquer aux installations de Guiter et rien ne va arriver ; car, nous sommes dans un pays où tout est permis. Il n’y a pas de justice… ».

Une attitude que dénonce un des responsables locaux du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, qui accuse les autorités de laisser s’installer la chienlit à Banankoro. Selon monsieur Traoré, « ce ne sont pas ces jeunes, c’est l’Etat. Le président a montré sa faiblesse aux guinéens dans son fief… Nous avons l’impression que Banankoro est une petite République à part, c’est pour cela que ces jeunes font ce qu’ils veulent. Le président de la République et le ministre Boureima Condé sont au courant de tout ; mais, hélas ! Ils veulent aller brûler les institutions des Guiter, pourquoi ? Ils croient que c’est Guiter qui est derrière l’interpellation de Sékouba Cissé. Et, même si c’était le cas, ils sont au dessus de la loi ou quoi ? Alpha Condé est un président qui cherche un nom et qui s’en fout des autres, c’est ça la vérité », a lancé ce responsable du RPG arc-en-ciel, très amer.

Le groupe de jeunes tient à la libération de Sékouba Cissé et promet d’aller à Kérouané pour le faire savoir. Pendant ce temps, boutiques et magasins sont fermés à Banankoro, une épaisse fumée noire serpente le ciel

Moussa Oulen Traore pour Guineematin.com

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Bilan de Dr Deen Touré au parlement : les citoyens de Matam très déçus de leur député

19 janvier 2019 à 11 11 18 01181
Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal de Matam

Le mandat des députés, au compte de la 8ème législature, a officiellement pris fin le 13 janvier dernier. A l’heure du bilan, beaucoup de guinéens s’interrogent sur ce que ces élus du peuple ont apporté à leurs communes. Dans la commune de Matam, ce bilan de Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal, est mal perçu. Interrogés à ce sujet par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier, vendredi 18 janvier 2019, de nombreux citoyens estiment que ce bilan est négatif.

Après l’expiration du mandat des députés, suivie de sa prorogation par un décret du chef de l’Etat, l’heure est au bilan des cinq ans des élus du peuple. A Matam, les citoyens n’y vont pas de main morte en ce qui concerne l’apport de Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance Républicaine, pour leur commune.

Ibrahim Boiro

Ibrahim Boiro, administrateur dans une maison de production, rencontré au quartier Carrière, dit ne même connaitre le député de Matam. « J’ai entendu parler du député, mais je ne le connais pas assez bien. Ça prouve qu’il n’a rien fait pour Matam. On n’a vu aucun changement depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale. Nous avons voulu qu’il aide les jeunes à avoir de l’emploi par exemple, la propreté de la commune. Mais, rien n’en a été, je suis déçu. En général, comme lui, les députés guinéens n’ont pas fait grand-chose pour le pays », soutient monsieur Boiro.

Aboubacar Camara

Pour Aboubacar Camara, diplômé en Droit International, sans emploi, résidant à Carrière centre, le bilan de Dr Deen Touré est nul. « En ce qui concerne notre député uninominal, son bilan est nul parce qu’il n’a rien fait pour Matam. Un député, son rôle c’est de faire tout possible pour évoquer les problèmes de la commune où il se trouve. C’est donc de défendre les problèmes de sa commune à l’Assemblée nationale, faire tout son possible pour envoyer des projets pour sa commune. Et, fort malheureusement, notre député, Dr Ibrahima Deen Touré, n’a rien fait pour le développement de notre commune. Il devrait s’occuper par exemple de la gestion des ordures. Je veux dire qu’il devait défendre le projet lié à la gestion des ordures à l’Assemblée nationale. Mais, voyez notre commune, voyez comment elle est sale. Nous avons le plus grand marché du pays dans notre commune, je parle de Madina. Les recettes obtenues dans ce marché pouvaient aider à développer la commune. Mais hélas », se désole monsieur Camara.

Issiagha Kaba

Même son de cloche chez Issiagha Kaba, diplômé sans emploi, rencontré à Dabondy. « Physiquement, je ne connais pas notre député uninominal, c’est seulement le nom que je connais. Selon moi, c’est un monsieur qui n’a rien fait pour nous. Nous avons énormément de problèmes ici. C’est le cas du délestage du courant électrique, de l’eau. Mais, le député ne vient même pas nous rencontrer pour connaitre nos préoccupations. Avec l’argent qu’il gagne à l’Assemblée nationale, il aurait pu nous aider à avoir quelques forages au moins. Mais, rien de tout cela. Aussi, il devait aider les jeunes à avoir des opportunités d’emploi. Mais je vous dis, rien. Donc, je souhaite que celui qui ira nous représenter à l’Assemblée nationale pense à cela ».

Daouda Bangoura

Pour sa part, Daouda Bangoura, rencontré à Hermakono, dit n’avoir pas oublié les promesses de Dr Deen Touré pendant la campagne de 2013. « Je ne sais si le député a fait des actions à Matam lido. Mais, ici à Hermakono, il n’a rien fait pour nous. On a une maison de jeunes qui était en chantier. Quand il est venu battre campagne, il avait promis de terminer les travaux de la maison des jeunes. Mais, depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale, on ne l’a pas vu. Aujourd’hui, même le sable qui était là-bas a été emporté par des voleurs. Parce que ça a duré. Donc pour moi, le député n’a rien fait pour nous, il n’a pas respecté sa promesse de campagne ».

Kerfala Camara

Kerfala Camara, chauffeur de taxi, dresse le même bilan négatif du passage de Dr Dee Touré au parlement. « Depuis qu’il est à l’Assemblée nationale, il n’a rien fait pour nous. Même une seule fois, il n’est pas venu rencontrer la jeunesse. Moi, je suis chauffeur, je travaille sur la ligne Bonfi-Makia Touré. Nous avons voulu qu’il nous aide à avoir un espace plus adéquat où nous pourrions stationner, mais en vain. Il ne vient même pas ici à Matam ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

19 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : immersion dans le quotidien des rabatteurs

19 janvier 2019 à 10 10 10 01101

Depuis de nombreuses années, un métier est apparu et se pratique à Conakry. On a appelle ses pratiquants les « Coksseurs ». Autrement dit des rabatteurs qui ont pour rôle de chercher des clients pour les conducteurs de taxis dans la ville. Appréciés par certains et décriés par d’autres, ces jeunes mènent une vie difficile même s’ils se disent fiers de vivre du fruit de leur travail, a appris un reporter de Guineematin.com qui est allé à leur rencontre.

Thierno Bah est venu de Pita. Pas instruit et n’ayant pas de métier, le jeune homme est venu à Conakry pour chercher un travail lui permettant d’avoir une vie meilleure que celle de son village natal. Et, quand il est arrivé dans la capitale, le premier travail qu’il a trouvé c’est celui de rabatteur.

« Je suis venu à Conakry pour chercher de l’argent pour pouvoir faire le commerce. Ainsi, j’espère changer ma condition actuelle. Je pense que ce métier n’est pas un mauvais métier, je préfère faire cela que d’aller voler », témoigne Thierno Bah.

Thierno Bah travaille au rond-point de Bambéto. Il s’y rend très tôt le matin et travaille jusqu’au soir. Son travail, c’est de chercher des passagers pour les conducteurs de taxis stationnés sur les lieux. Pour chaque véhicule rempli, il empoche 500 francs ou 1000 francs, selon le nombre de personnes embarquées et bien sûr l’humeur du chauffeur du véhicule.

Comme Thierno, de nombreux autres jeunes pratiquent ce métier de rabatteurs. On les retrouve dans tous les grands carrefours de la capitale. Sous le soleil, sous la pluie, ces « Coksseurs » se disputent les passagers. Aussitôt après avoir rempli un taxi et empoché la somme qui en découle, ils se tournent vers un autre. Et c’est ainsi tous les jours pour un revenu journalier qui dépasse rarement 25000 francs.

Conditions de travail difficiles, faible revenu, la vie est loin d’être facile pour ces rabatteurs. Et, ces derniers sont accusés aujourd’hui, à tort pour certains et à raison pour d’autres, d’être de simples délinquants à la recherche de la moindre occasion pour voler. Christine Haba, une habitante de Conakry, dit avoir déjà été victime d’eux au rond-point de Cosa. En colère, elle classe tous ces jeunes dans le même lot.

« Ce sont tous des bandits. En octobre dernier, je partais chez ma sœur à Matam. Arrivée au carrefour de Cosa, je me suis dit de l’appeler pour confirmer sa présence chez elle. C’est là qu’un des Coksseurs a pris mon téléphone et a fui. Ils étaient tous arrêtés derrière moi, s’ils n’étaient pas complices, ils allaient me prévenir avant que l’autre ne prenne mon téléphone. Ce sont tous des bandits », a-t-elle lancé.

Mais, Alpha Oumar Diallo, un autre rabatteur rencontré à Bambéto, n’est pas d’accord avec cette version. Il assure que les « Coksseurs » ne sont pas des voleurs. « C’est vrai que le plus souvent, les gens se méfient de nous et nous accusent de tout. Parfois tu les entends dire attrape ton sac, les enfants là sont des voleurs. Nous ne sommes pas des voleurs, ceux qui volent ne sont pas des Coksseurs », a-t-il laissé entendre.

Ce jeune homme évoque d’autres difficultés auxquelles les rabatteurs font face. C’est notamment le refus de certains chauffeurs de les payer : « Certains chauffeurs refusent de nous payer. Quand on remplit leur voiture, ils vous disent qu’ils viennent de sortir et nous demandent d’attendre le prochain voyage. Donc, si on pouvait avoir un syndicat pour mettre fin à toutes ces situations, ça allait vraiment nous aider ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Inefficacité de la SEG : une opportunité pour les vendeurs d’eau à Conakry

19 janvier 2019 à 9 09 57 01571

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on souvent. Cette assertion se confirme aujourd’hui à Conakry où la société des aux de Guinée est incapable de fournir de l’eau aux populations, malgré tous les investissements et efforts de l’Etat et de ses partenaires.

Seulement, ce manque criard d’eau dans la capitale guinéenne est une opportunité pour d’autres citoyens qui font le commerce de l’eau, a constaté un reporter de Guineematin.

L’eau étant source de vie, personne ne peut s’en passer. Mais, à Conakry, de nombreux habitants n’ont pas d’eau à la pompe, malgré les milliards investis dans ce secteur qui semble être parmi les moins bien gérés. Et ceux qui n’ont pas de forages privés sont obligés de trouver un moyen de se procurer de cette denrée indispensable. C’est face à cette situation, qu’une forme de commerce s’est développée dans la capitale guinéenne. Plusieurs jeunes ont cherché des charrettes et des bidons pour puiser de l’eau et la revendre.

Ibrahim Diallo, rencontré au marché de Madina vit aujourd’hui de cette activité. « Je peux dire Dieu merci, ça va chez moi. C’est grâce à cette activité que j’arrive à payer le loyer, j’envoie de l’argent à ma mère au village. Je n’ai pas terminé l’école, donc je me suis lancé dans cette activité de vente d’eau. Je puise l’eau, je la transporte dans ma charrette et je la revends aux commerçants de Madina. Le bidon de 20 litres coûte 1000 GNF et deux bidons se vendent à 2.500 GNF. Dans cette activité, je peux générer 35.000 francs comme bénéfice journalier si la chance est là », a expliqué le jeune homme.

Ces jeunes qui marchent avec des charrettes ne sont pas les seuls qui profitent de ce commerce de l’eau. Au-dessus d’eux, se trouvent ceux que l’on pourrait appeler les grossistes. Il s’agit de ceux qui vendent l’eau aux charretiers. Certains d’entre eux ont des forages alors que d’autres ont des robinets dessertis par la SEG (la Société des Eaux de Guinée).

Sanko Oumar fait partie de cette catégorie. Depuis 4 ans, il gère un robinet à Dixinn, et ça va plutôt bien pour lui. « Il y a de cela 4 ans depuis que je suis là avec mon grand frère ici, et actuellement nous recevons beaucoup de clients. C’est la Société des Eaux de Guinée (SEG) qui nous aide à avoir de l’eau et à la fin du mois nous payons régulièrement la facture qui varie entre 500 et 700 mille francs. Pendant la saison sèche, même s’il y a parfois des coupures, nous gagnons assez d’argent. Moi je revends le bidon à 500 francs à mes clients et par mois, on peut générer des millions mon frère et moi », témoigne-t-il.

Et il n’y a pas que les vendeurs qui se réjouissent de cette activité. Leurs clients se félicitent aussi du fait qu’ils parviennent à trouver facilement de l’eau pour subvenir à leurs besoins, même s’ils sont obligés de débourser de l’argent pour cela. « Moi je trouve cette activité très importante. D’abord, ça permet de réduire la pauvreté et la délinquance. Ça nous permet aussi de laver nos assiettes, de prendre nos ablutions, de laver nos toilettes. Bref, de subvenir à tous nos besoins qui nécessite de l’eau », a dit un commerçant que nous avons interrogé au grand marché de Madina.

Il faut toutefois souligner que cette activité est saisonnière. En saison sèche, les vendeurs se frottent les mains. Mais en saison hivernale, leur commerce ne marche que très peu.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 00224622079359

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N’Zérékoré : découverte d’un corps sans vie en face de l’hôpital régional

19 janvier 2019 à 9 09 31 01311

Le corps sans vie d’un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été découvert hier, vendredi 18 janvier 2019, dans un caniveau, près de la rentrée principale de l’hôpital de N’zérékoré. Ce sont des passants qui ont fait cette énième découverte macabre dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette découverte macabre est la troisième à avoir eu lieu ces derniers temps dans la capitale de la Guinée Forestière.

Sur le corps du défunt, qui n’a pu être identifié, on pouvait remarquer des égratignures sur la tête et les bras. Son corps a été envoyé à l’hôpital régional pour autopsie et une enquête est ouverte par les services de sécurité.

Pour le moment on ignore les circonstances de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pou Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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