Une déguerpie de Dar es-salam s’adresse à Alpha Condé : « merci de nous avoir chassé de nos maisons »

23 mai 2019 à 18 06 09 05095

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a entamé ce jeudi, 23 mai 2019, le déguerpissement des riverains de la décharge publique de Dar es-salam, dans la commune de Ratoma. Les machines envoyées par le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ont démoli plusieurs maisons situées dans le périmètre concerné. Une opération menée sur fond de tension, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après plusieurs menaces, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, dirigé par Dr Ibrahima Kourouma, est finalement passé à l’action à Dar es-salam. Une action qui consiste à démolir toutes les habitations situées aux abords de la décharge publique, où un éboulement avait coûté la vie à 8 personnes en août 2017. Cette opération a démarré par le secteur Radar et ce, dans un climat de vive tension.

Les habitants de la localité ont, en effet, tenté de résister mais les forces de l’ordre, massivement déployées sur les lieux, les ont dispersés à coup de gaz lacrymogène. Ce qui a permis aux machines destructrices d’entrer en action aux environs de midi. Elles ont démoli plusieurs maisons, sous le regard impuissant de leurs propriétaires, complètement abattus.

Parmi les victimes, M’balia Soumah, une veuve âgée d’une soixantaine d’années, et mère de 12 enfants, dont six (6) vivants. Déboussolée et les larmes aux yeux, cette vieille dame a entonné plusieurs fois des « merci Alpha Condé » ; « merci Alpha Condé de nous chasser de nos maisons », implorant Dieu de rendre justice.

A noter que plus de 200 maisons sont concernées par ce déguerpissement en cours à Dar es-salam. Cette opération intervient quelques semaines seulement celle menée dans les zones de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, où 1769 bâtiments appartenant à 1204 familles ont été démolis par le gouvernement guinéen. Les victimes n’ont bénéficié encore d’aucune mesure d’accompagnement.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Dr Koureissy Condé tranche : « nous sommes contre un 3ème mandat sous toutes ses formes »

23 mai 2019 à 18 06 00 05005

La question d’une nouvelle constitution continue d’alimenter la chronique en Guinée. C’est dans ce cadre que Dr Sékou Koureissy Condé, président de l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), a troisième mandat pour le président Alpha Condé. Toutefois, il affirme que le président Alpha Condé « a effectivement le droit d’organiser un referendum » pour soumettre une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi, 23 mai 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son exposé de plus de 2 heures, Dr Koureissy Condé a donné la position de l’ARENA par rapport à la nouvelle Constitution, tant vantée par les partisans de la mouvance présidentielle. Selon l’ancien médiateur de la République, « nous avons entendu la déclaration de la mouvance présidentielle portant sur l’imminence de la présentation de l’introduction d’une nouvelle Constitution en République de Guinée. Et tant qu’on n’était pas arrivé à ce niveau, notre parti ARENA s’était imposé un devoir de réserve parce que le débat n’avait pas commencé et maintenant, comme le débat est ouvert, il appartient aux partis politiques de s’exprimer sur ce qui est de l’intérêt national… Le président de la République a effectivement le droit d’organiser un référendum, et ceci est inattaquable du point de vue Droit. Je ne suis pas supporteur, animateur ou promoteur d’une nouvelle Constitution, mais je parle de Droit. L’initiative référendaire appartient effectivement au président qui détient une partie de la souveraineté, s’il est légitimement élu », a souligné le directeur exécutif de l’ONG African Crisis Group.

Par la même occasion, Dr Koureissy Condé a fait une proposition aux acteurs politiques et sociaux pour, dit-il, éviter des crises qui vont conduire aux affrontements et à la violence. « L’ARENA propose la mise en place immédiate d’un organe consultatif, inclusif, ad hoc rapidement pour éviter les passions et les violences. Une structures capable de dire aux guinéens, vos représentants au niveau d’un organe consultatif se sont rassemblés, étudiés, élaborés et adoptés une nouvelle Constitution dont voici le contenu. Et, je dis ARENA aura des propositions à faire dans ce sens parce que nous recommandons la mise en place d’un régime parlementaire en République de Guinée », a fait savoir le leader de l’Alliance pour le Renouveau National.

S’agissant d’un éventuel troisième mandat pour l’actuel régime, Dr Sékou Koureissy Condé et son parti restent catégoriques. « Nous sommes contre un troisième mandat sous toute ses formes et que la question ne se posait pas à notre niveau. Nous ne voulons pas d’une présidence à vie. Nous voulons un changement de régime en 2020. Notre objectif était de clarifier notre non-alignement », a martelé l’activiste de la société civile.

En outre, Sékou Koureissy Condé a lancé un appel aux acteurs politiques et sociaux sur la pertinence d’organiser des campagnes de sensibilisation pour préserver la paix. Pour lui, on n’impose pas un référendum, mais on l’organise.

Pour finir, le président de l’ARENA soutient qu’il va se battre pour défendre la justice, l’Etat de Droit et les valeurs démocratiques, mais aussi pour le respect des Droits de l’Homme.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le Colonel Thiégboro droit dans ses bottes : « QNET reste et demeure une société arnaqueuse »

23 mai 2019 à 15 03 28 05285
Colonel Moussa Thiégboro Camara

Le procès qui oppose Akoye Onivogui, Kofi Richard Kouassi et cinq autres employés de la société de vente directe QNET au Colonel Moussa Thiégboro Camara, a été renvoyé au 27 juin prochain. Le colonel, poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la société QNET, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus d’une année, la société QNET est aux prises avec les services du Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du Secrétariat à la Présidence chargé des Services Spéciaux, de la lutte contre la Drogue et les Crimes organisés. Nombre d’opérateurs de cette entreprise avaient été arrêtés, suite à de nombreuses plaintes de citoyens qui accusaient QNET d’escroquerie.

A la fin de l’audience de ce jeudi 23 mai 2019, le Colonel Thiégboro a eu des mots très durs à l’endroit de la société QNET. « Nous sommes dans un Etat de Droit, on s’en remet à la justice. C’est pourquoi je suis là ce matin, sinon je suis plus qu’écœuré que ceux-là que moi j’avais arrêté, avec des preuves, qui ont été inculpés, ce sont eux qui ont été libérés trois jours après. Je ne sais pas pour quel motif et c’est eux qui se sont organisés pour me prendre en otage dans une citation qu’ils viennent déposer ici. On ne peut pas mettre les gens devant les faits, avec des preuves tangibles, et qu’ils soient libérés trois jours après, pour se constituer en victimes.

Nous sommes dans un Etat de Droit, la loi voudrait qu’en tant que républicain, lorsqu’on t’appelle, quelque soit les circonstances, que tu te présentes. Aujourd’hui, ils ont malheureusement renvoyé le dossier. Je voulais que les débats de fond soient engagés parce que je suis venu armé de preuves jusqu’aux dents. Mais, même si je suis à N’Zoo, si la justice guinéenne a besoin de moi, en tant que justiciable, en tant que républicain, je mets mon galon et ma fonction de côté, je viens répondre à la justice guinéenne pour clarifier l’opinion nationale et internationale que Qnet reste et demeure une société arnaqueuse », maintient le colonel Thiégboro.

Après avoir donné la parole à l’officier de gendarmerie, notre reporter a cherché à recueillir la réaction des responsables et employés de QNET. Malheureusement, ils avaient quitté le tribunal de Dixinn.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224623532504

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Crise d’essence à Labé : le litre se négocie à 15 000 GNF au marché noir

23 mai 2019 à 14 02 46 05465

A l’instar des plusieurs ville du pays, une crise d’essence frappe la commune urbaine de Labé et ses environs où le litre d’essence se négocie à ce jeudi, 23 mai 2019, à 15 000 francs guinéens sur le marché noir, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement lundi soir, les automobilistes et autres propriétaires d’engins roulant ont du mal à trouver de l’essence pour carburer leurs véhicules dans la commune urbaine de Labé où la crise a provoqué une flambée des prix du transport urbain et inter urbain dans la région.

« Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a une crise d’essence à Labé. On n’est presqu’au courant de rien sur les causes de cette crise. Mais, selon les rumeurs que nous apprenons ici, il semble qu’il y a eu rupture et que le bateau serait en retard. Il faut signaler aussi que les stations sont privées. Elles ne relèvent pas de l’Etat ou nous n’avons pas tellement la maitrise de la situation. Le prix à la pompe reste toujours le même, mais il y a une mafia derrière cette crise. C’est une pratique qui est illégale. C’est que nous nous pouvons faire, c’est de veiller comme nous sommes en train de veiller sur les denrées, parce que nous avons appris que le litre est vendu à un prix exorbitant au marché noir », a déclaré le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Poursuivant, M. Laly Diallo a promis de se référer à sa tutelle qui n’est autre que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah sur les dispositions appropriées à prendre en vue de sécuriser ses citoyens face à cette crise entretenue par les réseaux mafieux des hydrocarbures en Guinée.

« Nous allons nous donner les mains pour une implication efficace des autorités locales parce qu’il est de notre devoir aussi de protéger les citoyens. Nous n’allons pas permettre aux vendeurs de carburant d’augmenter le prix sans raisons. En tout cas, je vais essayer de rencontrer pour qu’on examine ensemble ce qu’il y a lieu de faire » a conclu le maire de Labé.

Il est à préciser que ce n’est pas facile de trouver de l’essence même au marché noir dans la commune urbaine de Labé où les pompistes préfèrent servir les trafiquants contre des espèces sonnantes et trébuchantes, avec la complicité des conducteurs de taxi-motos.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Vol, abus d’autorité… Le Colonel Thiégboro à la barre

23 mai 2019 à 13 01 53 05535

Le procès opposant la société de vente en ligne, Qnet, et le Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du secrétariat chargé des services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé, s’est ouvert au tribunal correctionnel de Dixinn ce jeudi, 23 mai 2019. L’officier de gendarmerie est poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une salle archicomble que l’audience de ce jeudi s’est ouverte au tribunal de Dixinn. Face au colonel Moussa Thiégboro Camara, il y a les représentants de QNET, en l’occurrence Akoye Guilavogui, Kofi Richard Kouassi et autres.

Dès l’entame des débats, le collectif des avocats de la défense va demander au juge Thierno Souleymane Barry de déclarer l’irrecevabilité de l’action, à défaut d’annuler la procédure. Selon le collectif, qui a soulevé la nullité de la citation à comparaître, la partie civile doit être désignée complètement. Mais ici, arguent les avocats de la défense, la citation est délivrée à la requête de Mr Akoye Guilavogui, Mr Koffi Richard Kouassi et 5 autres, tous représenté par Mr Akoye Guilavogui. Pour la défense du colonel Thiégboro, des inconnus ne peuvent pas attraire un citoyen devant un tribunal parce que les 5 autres ne sont pas connus.

Par contre, les avocats de la partie civile estiment que cette demande n’est pas fondée. Selon maitre Lancinet Sylla, « la défense a soulevé une question de nullité. C’est des arguments qui ne tiennent pas du tout. Vous avez une citation directe qui a été délivrée, une requête de plusieurs parties civiles et qu’une erreur se glisse en ce qui concerne le nom de famille d’une des victimes, on ne peut pas s’abriter derrière cela pour demander la nullité de la citation parce que même une seule victime peut mettre en mouvement l’action publique ».

Après cette réaction, les avocats de la partie civile vont demander un renvoi pour leur permettre de mieux se préparer pour le procès. « La défense ne nous a donné les écritures que ce matin. Mr le président, pour l’égalité des actes, il faut permettre à la partie civile de prendre les écritures en bonne et due forme pour pouvoir venir défendre son client à l’audience. C’est pourquoi, nous sollicitons le renvoi afin que nous puissions déposer nos écritures », a dit maitre Lancinet Sylla.

Une demande appuyée par le procureur Boubacar 1 Bah.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 27 juin 2019. Une audience qui sera mise à profit par le tribunal pour se prononcer sur la demande de nullité de la procédure soulevée par la défense.

Il faut noter qu’à la fin de l’audience, des gens présentées somme étant victimes de la société QNET ont manifesté devant le tribunal, pancartes en main. On pouvait lire sur des pancartes des slogans du genre : « A bas Qnet, A bas Souleymane Doumbouya, QNET Zéro »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Télimélé : un apprenti-menuisier meurt par noyade à Santou

23 mai 2019 à 12 12 52 05525
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Un apprenti menuisier, répondant au nom de Mamadou Diallo, à trouvé la mort dans la rivière Donso, à l’entrée de la sous-préfecture de Santou, à environ 40 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Tombé dans l’eau depuis hier mercredi à 16 heures, c’est seulement à midi ce jeudi, 23 mai 2019, que le corps du jeune homme a été retrouvé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un citoyen de la localité, qui a joint Guineematin au téléphone, « c’est hier mercredi que le jeune est parti avec des enfants pour se laver dans la rivière qu’on appelle Donso. Mais, dès que l’apprenti menuisier a plongé dans le cours d’eau, le courant l’a tiré vers un lieu qui est là-bas qu’on appelle Kankiran. Un endroit très dangereux où 3 véhicules sont tombés, entrainant 4 morts. Les enfants ont essayé de l’aider. Ils l’ont tiré mais sans succès. Il leur a dit le laisser pour ne pas qu’ils soient tous emportés par le courant ».

Poursuivant, notre interlocuteur a dit que c’est seulement ce jeudi que le corps du jeune homme a été retrouvé. « C’est aujourd’hui jeudi que son corps a été retrouvé. Il était originaire de la sous-préfecture de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Au moment où je vous parle (12h 12 minutes), ils sont entrain de l’enterrer aux abords de la rivière, comme le veut la tradition. On a attendu que ses parents viennent de Sagalé pour l’inhumer ».

Selon nos informations, la rivière Donso sert de frontière naturelle entre les sous-préfectures de Santou et de Koba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Crise de carburant : le litre d’essence vendu à 30 mille francs à Siguiri

23 mai 2019 à 11 11 33 05335

Depuis une semaine environ, une crise de carburant secoue la préfecture de Siguiri. Les stations- service sont fermées et le marché parallèle est le seul endroit où on peut se procurer de l’essence. Et là aussi, c’est à un prix d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 6 jours, trouver de l’or est beaucoup plus facile que trouver un litre d’essence. Toutes les stations-service étant fermées, il faut forcément aller au marché parallèle communément appelé marché noir pour avoir de l’essence. Et, là-bas, le dicton : « Tout ce qui est rare est cher », s’applique parfaitement.

En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a triplé. Une situation que regrette Ba Camara, habitant de la ville de Siguiri. Ce citoyen explique avoir eu toutes les peines pour trouver un litre d’essence qu’il a acheté à 25 000 francs, au lieu de 9 500 à la pompe. « J’avais un décès au village, j’ai acheté le litre d’essence à 25 000 francs pour aller là-bas. Même ça, difficilement je l’ai trouvé. Les gens cachent l’essence pour dire qu’il y a pénurie », explique-t-il.

Un autre citoyen qui s’est exprimé sous anonymat dit avoir acheté le litre d’essence à 30 000 francs guinéens. « Hier soir, je rentrais de l’hôpital lorsque mon carburant est fini en cours de route. Je suis allé au marché noir où j’ai acheté le litre d’essence à 30 000 francs ».

Pour ces citoyens, même s’il y a crise d’essence, celle-ci est en partie provoquée volontairement par les vendeurs qui veulent gagner plus. Ils accusent les pompistes dans les stations-service de servir en cachette les revendeurs au marché parallèle, afin de favoriser la spéculation. Et, les explications d’un vendeur d’essence au marché noir que nous avons interrogé, confirment cette version.

« Nous gagnons difficilement de l’essence à la station. Les pompistes dans les stations nous vendent le bidon de 20 litres à 240 000 francs, il faut aussi payer les agents de sécurité pour qu’ils nous laissent vendre tranquillement. Donc, voilà pourquoi nous revendons le litre entre 25 000 et 30 000 francs », a-t-il laissé entendre.

De leur côté, les pompistes et les gérants des stations-service que nous avons interrogés, n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

A noter que cette crise d’essence touche aujourd’hui beaucoup de villes du pays. A Conakry par exemple, la pénurie est ressentie depuis hier mercredi, 22 mai 2019. Mais, le ministre des hydrocarbures qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Guinée, a promis que tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Diakaria Koulibaly a annoncé que le bateau, qui a pris un léger retard, a déjà accosté au port de Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tentative de démolition des maisons à Dar Es Salam : les victimes protestent

23 mai 2019 à 11 11 04 05045

Dans la matinée de ce jeudi, 23 mai 2019, des agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire ont été déployés avec une forte présence des forces de l’ordre pour démolir les habitations de certains citoyens de Dar Es Salam.

Mais, selon deux reporters de Guineematin.com qui sont sur place, il y a actuellement (11 heures) une vive tension avec les populations victimes, massivement sorties pour manifester leur farouche opposition.

Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur les motivations réelles des autorités, notamment du Département de la Ville et de l’Aménagement du Territoire que dirige Ibrahima Kourouma. Alors qu’on a fait des milliers de sans abri récemment à Kaporo Rails, le Gouvernement attend le mois Saint de Ramadan- considéré par les fidèles musulmans comme une période de jeûne, de prière et sacrifice- pour venir chasser des pauvres citoyens de leurs habitations…

En attendant de revenir plus largement sur cette vive tension, Guineematin.com vous propose de suivre le live de ses reporters sur le terrain via notre page Facebook officielle :
https://www.facebook.com/Guineematincom-676479229109858/

A suivre !

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé sont à Dar Es Salam pour Guineematin.com

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Détournement de deux millions cinq cent mille dollars US : 8 travailleurs de la BCRG poursuivis

23 mai 2019 à 10 10 18 05185

Huit (8) personnes en service à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) sont poursuivies au tribunal correctionnel de Dixinn pour escroquerie en bande. Ils sont accusés d’avoir détourné la somme de deux (2) millions et demi de dollars au préjudice de la société Iversonnes, représentée par Rafael Perez de nationalité vénézuélienne, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les débats dans ce dossier se sont ouverts hier, mercredi 22 mai 2019. Les prévenus dans cette affaire sont : Elhadj Boubacar Diallo, Thierno Sadou Diallo, Elhadj Ibrahima Santia Camara, Koutoubou Sylla, Mohamed Ciré Camara, Mohamed Lamine Konaté, Mohamed Saliou Sylla et Mohamed Damba. Ils sont accusés d’avoir détourné la somme de 2 millions 500 mille dollars US pour l’achat de plusieurs kilos d’or.

Parmi cette « bande » de supposés malfaiteurs, seulement trois ont comparu devant le juge Aboubacar Maféring Camara. Il s’agit de Mohamed Ciré Camara, Mohamed Saliou Sylla et Thierno Sadou Diallo.

Dès l’entame des débats, le collectif des avocats de la défense a soulevé un cumul de procédures. Un des avocats, l’ancien bâtonnier, Maître Dinah Sampil, a expliqué qu’un cumul de procédures conduit à sa nullité. C’est pourquoi il va demander au juge d’annuler cet arrêt pour éviter qu’il y ait deux décisions. « Nous remarquons que dans ce dossier, il y a un cumul de procédures. Et en matière de droit, un cumul de procédures égale à la nullité. C’est pourquoi, monsieur le président, nous vous demandons simplement d’annuler cet arrêt pour éviter qu’il y ait deux décisions. Parce que dans ce même dossier, M. Elhadj Boubacar Diallo a été placé sous mandat de dépôt par un autre juge. Je vous demande d’éviter cette pagaille juridictionnelle. La partie civile a agi dans l’ignorance. Deux procédures contre les mêmes personnes, c’est du jamais vu. Il faut annuler, sinon les détracteurs auront raison de dire que ça ne va pas à la Justice. En pareil cas, si on était au civil, on aurait demandé la jonction, mais nous somme en pénal, Monsieur le président », a argumenté Maître Dinah Sampil.

Dans sa réplique, l’avocat de la partie civile, maître Pépé Koulémou contredit la défense. Pour lui, la citation directe ne concerne qu’Elhadj Boubacar Diallo. « Monsieur le président, l’ignorance dont on parle n’existe que chez nos confrères de la défense. Avant de défendre un dossier, il convient de chercher à lire le dossier. Mon client a été escroqué de la somme de 2 millions 500 mille dollars et n’eût-été l’implication des travailleurs de la Banque centrale, qui ont donné leur quitus pour que le paiement ait lieu, il n’y aurait pas eu de préjudice », a-t-il indiqué.

En prenant la parole, le procureur de la République, Daouda Diomandé a apporté des précisions pour séparer les deux parties. « En matière pénale, il y a ce qu’on appelle triple identité. Les mêmes personnes ne peuvent être poursuivies par deux procédures. Dans ce dossier, il y a 9 personnes qui sont renvoyées devant vous. Et les mêmes mis en cause sont devant un autre juge d’instruction. Donc, dans ce cas, on pourra appliquer la triple identité », a précisé le procureur de la République.

Au terme des débats contradictoires, qui ont duré plus de 2 heures entre avocats de la défense et partie civile, le juge a renvoyé l’affaire au mercredi prochain pour statuer.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél : (00224) 623 53 25 04

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Avis de publication au niveau local d’un appel d’offre ouvert local

23 mai 2019 à 9 09 57 05575

Fourniture d’équipements bureautiques, informatiques et techniques et de matériels roulants des directions (DCSP, DCPJ), des services (IGSS, DRH) et des directions régionales de police du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans le cadre du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée- Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC)

Référence de Publication : 003/PARSS3/COGINTA/2019

L’Association Coginta envisage d’attribuer un marché de fournitures pour :

  • lot N°1 : matériels informatiques et techniques (ordinateurs, imprimantes, appareils photos, dictaphone, enregistreur numérique et accessoires) ;
  • lot N°2 : matériels bureautiques (bureaux, fauteuils, chaises, armoires, classeurs dossiers suspendus, table de réunion, tables supports revues, climatiseur) ;
  • lot n°3 : motocyclettes avec casques

A Conakry, financé par le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée-Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC).

Le dossier d’appel d’offres peut être obtenu à l’adresse suivante :

Association Coginta

Représentation nationale

Immeuble Rmaiti, Bloc B, 4ème étage

Quartier Coléah-Lansébounyi – Route Niger

Conakry

Tel. 00224 622.501 858

camara@coginta.org

La date limite de soumission des offres est fixée à 10h00 le 21 juin 2019 et doit être postérieure de minimum 30 jours calendaires à la date de publication du présent avis.

Les éventuelles informations complémentaires ou éclaircissements/questions seront publiés sur les canaux de publication du présent appel d’offre.

NB : Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour télécharger la copie originale de cet AVIS

Avis publication DAO

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Conakry : Alpha Condé (citoyen) poursuivi pour abandon de famille

23 mai 2019 à 5 05 19 05195

Un citoyen nommé Alpha Condé a comparu hier, mercredi 22 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Il est poursuivi par son épouse pour abandon de famille. Le prévenu a plaidé non coupable, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Footballeur de profession, Alpha Condé a été placé sous mandat de dépôt le 16 mai 2019, suite à une plainte de sa femme, M’mah Kourouma, qui l’accuse d’abandon de famille. A la barre, le prévenu a nié en bloc les faits articulés contre lui. Selon Alpha Condé, c’est sa femme qui a décidé de quitter volontairement le foyer, sans aucune raison. « C’est elle qui m’a quitté depuis 2017. Un jour, elle m’a dit qu’elle est malade. J’ai tenté de l’envoyer à l’hôpital, mais elle a refusé d’aller se faire soigner. Le lendemain matin, elle a pris tous nos 4 enfants, elle est partie chez sa maman à Coyah.

Ça fait 3 ans comme ça depuis qu’elle a quitté le foyer conjugal avec les enfants. Lorsqu’on vivait ensemble, je donnais la dépense entre 400 et 500 mille francs guinéens par semaine. Mais depuis qu’elle m’a quitté avec les enfants, c’est ma belle-mère qui s’occupe d’eux. C’est une seule fois que j’ai envoyé 200 mille francs guinéens pour assurer la dépense des enfants », a expliqué Alpha Condé qui est détenu depuis le 16 mai 2019 à la maison centrale de Conakry.

A son tour, son épouse qui est la plaignante, a livré les motifs qui l’ont poussée à quitter le foyer conjugal. Pour M’mah Kourouma, son mari ne prenait pas soin d’elle. « Il ne s’occupait pas de moi, ni des enfants. Il ne prenait pas en charge les dépenses de la famille. C’est sa maman qui l’aidait à prendre en charge la famille. Je suis partie chez ma maman pour me faire soigner, il en a profité pour revendre tous mes biens. Ensuite, un mois après mon départ, il s’est marié à une autre femme. Actuellement, il vit avec cette femme dans le foyer. Et tous mes 4 enfants sont à la charge de ma maman à Coyah. Depuis presque 4 ans, il n’a rien apporté aux enfants », a-t-elle narré.

Après avoir écouté la version des deux parties, la présidente du tribunal, madame Bamba Kalo, a laissé entendre que « ce n’est pas l’époux qui a abandonné la famille, mais plutôt la femme qui a quitté le foyer avec les 4 enfants ». Elle a demandé à M’mah Kourouma si elle est prête à rejoindre le domicile de son mari à Kaloum, précisément au quartier Sans-Fils. « Non. Plus jamais », a répondu la plaignante.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 05 juin 2019 pour les réquisitions plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Cellou Dalein sur les conseils de quartiers et de districts : « des auxiliaires précieux pour la fraude électorale »

22 mai 2019 à 21 09 19 05195

L’opposition républicaine ne digère toujours pas l’éternel retard qui est en train d’être accusé dans la mise en place des conseils de quartiers et de districts. Et, au sortir d’une plénière qu’elle a tenu ce Mercredi, 22 Mai 2019, au QG de l’UFDG, les opposants au régime d’Alpha Condé ont réitéré leur engagement à lutter pour le respect de la loi en la matière, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le chef de file de l’opposition guinéenne et président de l’UFDG qui a fait l’annonce. Avec un ton ferme, Cellou Dalein Diallo a fait savoir que l’opposition républicaine est déterminée à conduire ce combat jusqu’au bout.

« Nous allons exiger que la loi soit appliquée en ce concerne la mise en place des conseils régionaux, des conseils de quartiers et de districts. Comme ils ont perdu même avec les faux résultats, ils savent qu’ils vont perdre beaucoup de quartiers. Or, comme ça ce sont des auxiliaires précieux pour la fraude électorale, à l’occasion des élections nationales, ils ont décidé tout simplement de ne pas mettre en place ces conseils. Alors que la loi est claire, c’est quinze (15) après l’installation des exécutifs des conseils communaux qu’on devrait mettre en place les conseils de quartiers et de districts », a indiqué le leader de l’UFDG.

Or actuellement, ajoute le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est 100% des districts et des quartiers qui est dirigé par des gens nommés par le RPG. « Ils ne veulent pas que cette situation change. L’opposition républicaine réitère son engagement à exiger, à obtenir par tous les moins légaux, le respect de la loi. Ce n’est pas une concession, on demande que la loi soit appliquée. Et, monsieur Alpha Condé ne veut pas », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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N’zérékoré : trois fillettes tuées par le véhicule du recteur de l’université de la ville

22 mai 2019 à 20 08 19 05195

Trois jeunes filles ont été tuées et une autre femme a été blessée dans un accident de la circulation survenue dans soirée du mardi, 21 mai 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. C’est le véhicule du recteur de l’université de N’zérékoré, conduit au moment des faits par un jeune, qui a violemment cogné les victimes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les trois filles tuées sont âgées d’entre 5 et 8 ans. Le véhicule les a violemment touchées alors qu’elles partaient acheter du charbon. La plus petite a trouvé la mort sur place et les deux autres sont décédées à l’hôpital, explique le commissaire Charles Morio Kourouma de la sécurité routière de N’zérékoré.

« Il s’agit d’un véhicule Toyota Land cruiser, immatriculé EP 0967, qui appartient à Dr Ousmane Wora Diallo, recteur de l’université de N’zérékoré, qui était conduit par le chauffeur Ibrahima Diallo. Mais, ce n’est pas ce dernier qui est l’auteur des faits d’accident. A côté de lui, il y avait un certain Ibrahima Oury Diallo qui est son ami. Lui (le chauffeur), il est descendu pour aller faire ses besoins. Par curiosité, Oury a démarré le véhicule qui est en toute pompe vers un mur. Et, cela a coïncidé à l’arrivée de trois fillettes, sorties d’une cuisine.

Juste à la sortie de la cuisine, voilà le véhicule qui vient les coincer contre le mur. Une d’entre elle est décédée sur le coup, elle s’appelle Luopou, âgé de 5 ans. Les deux autres filles ont eu des fractures, elles ont été conduites à l’hôpital. On devait les amputer mais quelques heures après, les deux aussi ont succombé de leurs blessures. Une autre dame, Fatoumata Diallo, 30 ans, qui était dans la cuisine, a été blessée. C’est le mur qui est tombé sur elle », a dit le commissaire adjoint de la sécurité routière de N’zérékoré.

A noter que l’auteur de l’accident, Ibrahima Oury Diallo, s’est enfui juste après les faits. Il est actuellement recherché par la police.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kindia : 18 journalistes à l’école de la vulgarisation des résultats sur l’accès des femmes aux soins de santé

22 mai 2019 à 20 08 14 05145

Un atelier de formation de 18 journalistes sur la vulgarisation des résultats de l’étude portant sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé à Kindia, Boké et Conakry a démarré ce mercredi, 22 mai 2019, à Kindia. Cette activité de 3 jours est une initiative de l’AFJ-Guinée (Association des Femmes Journalistes de Guinée) avec un financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est au total dix huit (18) journalistes des medias publics et privés de Kindia qui participent à cet atelier de formation sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires de Boké Conakry et Kindia.

Hadiatou Yaya Sall

Dans son intervention, Hadiatou Yaya Sall, chargée de formation à l’Association des Femmes Journalistes de Guinée, est revenue sur les objectifs du présent atelier. « L’objectif de cet atelier, après avoir fait l’enquête sur le terrain sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires, est la vulgarisation de ces résultats et pour cela, nous avons initié deux formations. Une pour les journalistes de Conakry et une deuxième que nous sommes entrain de voir pour des journalistes de Boké et de Kindia. Cette formation consiste à amener ces journalistes à vulgariser les résultats et des recommandations issues de cette enquête. Et, nous comptons tout d’abord travailler avec eux sur certaines bases du journalisme et également présenter les grandes conclusions de l’enquête, discuter autour de cela et voir ensemble comment, en tant que journaliste, on peut utiliser les résultats d’une étude », a-t-elle fait savoir.

Durant cette formation, les participants seront outillés pour animer des émissions ou produire des articles de santé en vue de vulgariser les enquêtes.

Daman Jeannot Mansaré

Pour Daman Jeannot Mansaré, un des journalistes participant à cet atelier, les questions de santé doivent intéresser davantage les hommes de médias. « Nous attendons à être bien outillés sur des questions de santé et surtout les problèmes liés à la santé, parce qu’on sait aujourd’hui, la santé est la pierre angulaire qu’il faut obligatoirement sauvegarder. Surtout, le traitement des sujets liés à la santé, il y a aujourd’hui des journalistes animateurs dans ce domaine, mais qui ont des problèmes par rapport au traitement des questions liées à la santé », a fait remarquer le confrère.

Il faut préciser cet atelier de formation, qui prendra fin le vendredi 24 mai 2019, est une suite de la formation tenue à Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Cellou Dalein : « Nous sommes déterminés à barrer la route à Alpha Condé… »

22 mai 2019 à 18 06 03 05035

Ce mercredi, 22 mai 2019, l’opposition républicaine a organisé une plénière au QG de l’UFDG, à Hamdallaye CBG, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette rencontre, les opposants au régime Alpha Condé ont réaffirmé leur ferme détermination à s’opposer à tout projet de nouvelle constitution ou un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen. C’est le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, qui a fait le compte rendu devant la presse, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a précisé que l’opposition républicaine a fait une analyse de la récente déclaration du RPG arc-en-ciel. Une déclaration relative au soutien du parti présidentiel à un troisième mandat pour Alpha Condé. « Nous appelons cela un coup d’Etat constitutionnel », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne, tout en faisant savoir que tous les partis de l’opposition républicaine sont membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution).

Et, à ce titre, poursuit le leader de l’UFDG, « la déclaration rendue public hier au siège du PCUD au nom du FNDC est nôtre. Cette déclaration a exprimé nos points de vu ; et, nous n’avons pas eu besoin de rédiger une autre ».

A en croire Cellou Dalein Diallo, l’opposition républicaine est plus que jamais déterminée à faire obstacle et combattre toute idée de troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

« Nous sommes déterminés à barrer la route à monsieur Alpha Condé dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie. Et, nous sommes en train de nous organiser pour y faire face. Et croyez-moi, (…) parce que j’ai rarement vu un consensus aussi large que celui contre le troisième mandat, nous allons refuser, le peuple de Guinée va refuser toute modification ou remplacement de notre actuelle constitution qui comporte un verrou solide de limitation de mandat », a indiqué Cellou Dalein Diallo, tout en précisant que toutes les actions de l’opposition républicaine s’inscrirons désormais dans le cadre du combat du FNDC.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, « Alpha Condé veut s’octroyer une présidence à vie, alors que toute sa gestion est tournée vers l’enrichissement effréné de son clan. Un clan qui continue à s’enrichir sur le dos du peuple. Et, c’est ce clan qui veut continuer à confisquer les ressources publiques qui parle de troisième mandat ».

Mamadou Baïlo Keïta pourGuineematin.com

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Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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