Mandiana : 2 jeunes meurent asphyxiés dans une mine d’or à Kondianakoro

21 juin 2021 à 20 08 25 06256
image d’archive

Le drame s’est produit ce lundi, 21 juin 2021, à Kondianakoura, un district relevant de la sous-préfecture de Kondianakoro, dans la préfecture de Mandiana. Sâa Michel et Sâa Jean (tous originaires de la préfecture de Guéckédou) ont été retrouvés morts dans la mine d’or de Kabada.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, ces deux jeunes étaient seuls dans la mine. Et, c’est en voulant sauver Michel que Jean aussi a trouvé la mort dans ce trou où ils étaient à la recherche de l’or.

« On a été informé qu’il y a deux corps dans une mine d’or non loin de la ville. Directement, moi-même je suis allé en personne ; et, très inquiet, on a aussitôt informé le chef du centre de santé et la gendarmerie qui sont venus faire leur travail. Et après, on a donné le corps à la communauté forestière pour enterrement. Ces jeunes ont trouvé la mort par manque d’oxygène dans le trou de la mine. C’est Michel qui est descendu en premier lieu dans le trou et lui il a été asphyxié par manque d’oxygène. C’est comme ça que son ami, Jean, aussi est descendu pour sauver son ami. Et, finalement, ils ont tous été asphyxiés. Aujourd’hui, lundi, la mine ne travaille pas. Donc, il était seul là-bas », a confié Bakary Keïta, le président du conseil de district de Kondianakoura.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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L’opposant Ismaël Condé se confie : « je suis épuisé par la détention »

21 juin 2021 à 19 07 29 06296
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

C’est visiblement un appel de détresse que l’opposant Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a lancé ce lundi, 21 juin 2021, après la clôture des débats dans le second dossier de son procès. Un dossier dans lequel le transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ».

S’exprimant aux micros des journalistes présents au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry), dont un reporter de Guineematin.com, le jeune opposant a dit être épuisé par sa détention qui dure depuis 9 mois. Lui, qui a déclaré un peu plus tôt avoir regretté les propos qu’il a publiés sur sa page Facebook et qui l’ont conduit en prison, souhaite que cette affaire soit maintenant derrière lui. Il en a profité d’ailleurs pour rappeler encore une fois que le président Alpha Condé qu’il est accusé d’avoir offensé est un homme qu’il a beaucoup aimé et qu’il a longtemps servi.

« Je suis épuisé par le long moment de détention. Vous avez devant vous, un homme fatigué et qui demande la fin de cette histoire, qui a malheureusement tant duré. Dans cette publication, je n’ai rien dit de grave. Je n’ai fait que retranscrire les propos du Chef de l’État que j’ai servi d’ailleurs pendant plus de 20 ans, que mes parents ont servi, que ma chère mère a servi. Un président que j’ai tout abandonné en France : mère, femme, enfants, travail, maison, pour venir servir. Je me retrouve aujourd’hui en prison avec des bandits, parce j’ai aimé ce président, parce que j’ai aimé ce parti que nous avons bâti ensemble.

Je suis fier du combat que le professeur a mené. Je suis fier du combat que le RPG a mené. C’est un appel que je lance à tous les démocrates de rester encore sereins. On ne se bat pas pour un homme, on se bat pour un pays, pour l’instauration de la démocratie. Au sein du RPG, il y a beaucoup de gens qui ont pensé comme moi. J’ai reçu au sein du RPG beaucoup de soutiens de personnes du haut rang qui m’ont apporté leur soutien en disant : vous avez dit tout haut ce que nous avons pensé tout bas. Mais ce n’était pas le but de dire haut ce que tout le monde pense bas. J’ai juste dit mon opinion », a déclaré Ismaël Condé.

A noter que la décision du tribunal dans cette affaire est attendue le 8 juillet 2021. Mais avant cette date, le premier vice maire de Matam doit comparaître de nouveau dans un autre dossier où il est poursuivi avec le maire de cette commune de Conakry (lui aussi membre d’un parti d’opposition) par une PME de ramassage d’ordures. Le responsable de cette entreprise les accuse d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Le procès a été ouvert ce lundi 21 juin avant d’être renvoyé à la semaine prochaine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mandiana : les jeunes reportent in extremis leur décision de fermer l’administration

21 juin 2021 à 19 07 21 06216

Comme annoncé précédemment, des groupes de jeunes en colère avaient menacé le weekend dernier de fermer ce lundi, 21 juin 2021, tous les bureaux de l’administration à Mandiana. Mais, la montagne a finalement accouché d’une souris. Car, en lieu et place d’une manifestation de colère, c’est un mémorandum que les grognards ont adressé au gouverneur de la région de Kankan. Et, l’administration a fonctionné normalement sans qu’une mouche même ne perturbe la sérénité habituelle.

Selon des informations confiées à Guineematin.com le reporter de la fermer des bureaux de l’administration a été obtenu grâce à l’implication du « patriarche » de la ville qui a pris son bâton de pèlerin pour aller vers les jeunes protestataires.

« On a été appelé par le patriarche depuis la nuit, mais c’est le matin qu’on n’a été chez lui. Ils étaient nombreux là-bas à nous attendre. Finalement, le doyen nous plaider de report notre sortie d’aujourd’hui à cause de lui ; et, nous aussi, on a exigé l’élaboration d’un mémorandum qui tient compte de notre revendication de recrutement des jeunes de Mandiana pour le recensement. Ce mémorandum est adressé au gouverneur ; et, si rien n’est fait d’ici le vendredi, on va se voir aussi pour manifester le vendredi jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a expliqué Djoumé Diallo, le porte-parole des protestataires.

A rappeler que ces jeunes exigent le recrutement des jeunes résidents exclusivement à Mandiana pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA), initié par le ministère de l’agriculture et de l’élevage.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : un comité de pilotage organisé autour du projet KiMaLaKan

21 juin 2021 à 19 07 12 06126

Les ONG Eclosio, TRIAS, Osez-INNOVER et CADES/GUINEE, réunies au sein d’un seul Projet ou Consortium dénommé « KiMaLaKan », ont organisé un Comité de Pilotage ce lundi, 21 juin 2021, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Ce comité de pilotage a regroupé des organisations de la société civile, les autorités administratives, les Associations bénéficiaires du projet et le bailleur de fonds. Ce projet a pour objectif de contribuer au renforcement de capacité des organisations de la société civile à s’impliquer dans les dispositifs d’insertion professionnelle et de développement de l’emploi pour les femmes et les jeunes dans les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Financé à hauteur de 1 600 000 euros par l’Union européenne, ce projet touchera directement 1 200 jeunes et femmes qui sont de potentiels candidats à la migration et les migrants retournés. C’est un projet qui a été lancé le 1er janvier dernier et qui prendra fin en décembre 2023.

Selon Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest et porte-parole du Consortium KiMaLaKan, la spécificité de ce projet réside dans le fait qu’il faut mener un dialogue à l’échelle local pour faire en sorte que les problèmes migratoires puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver des solutions à la base.

Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest

« Ce qui nous amène aujourd’hui dans ce consortium, c’est réellement la coordination des projets mutilateurs dans le domaine de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat qui sont des enjeux assez considérables dans la région. Par manque d’opportunité économique pour les jeunes, il y a des questions migratoires qui sont très importantes. Beaucoup de jeunes partent aujourd’hui parce qu’ils manquent d’opportunités au niveau local. Et donc, Eclosio a cherché à mettre en œuvre un consortium avec d’autres ONG qui ont déjà fait une expérience ici en Guinée, notamment l’ONG CADES, l’ONG TRIAS et l’ONG Osez INNOVER. A travers ce consortium, on a vraiment cherché à renforcer nos complémentarités, nos différentes approches pour renforcer l’impact de ce projet. La spécificité de ce projet, c’est de mener un dialogue à l’échelle local de faire en sorte que les problèmes migratoires  puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver justement des solutions à l’échelle locale. C’est d’accroître aussi les capacités des organisations de la société civile dans la promotion effective du rôle des femmes et des jeunes comme agents du développement et du changement dans les zones cibles.  A l’issue du projet, on a plusieurs objectifs : d’une part c’est de pouvoir faire en sorte que les dialogues à l’échelle locale qui seront mis en œuvre puissent perdurer en impliquant les autorités ; d’autre part, c’est de pouvoir vraiment créer des opportunités économiques pour les jeunes et pour les femmes qui sont les personnes les plus vulnérables. Et également, de faire en sorte que d’autres opportunités puissent voir le jour avec d’autres financements et d’autres bailleurs et surtout un engagement de l’Etat », a expliqué Fanny Bordarier-OTT.

Venue assisté à ce comité de pilotage, Naï Keïta, présidente de l’association des femmes de Dabola, a dit avoir été outillée positivement. Elle a aussi promis de transmettre le message aux jeunes qui sont tentés par l’immigration irrégulière.

Naï Keïta, présidente de l’Association des femmes de Dabola

« KiMaLaKan est un projet qui est très intéressant ; parce que les jeunes qui courent pour partir sur la mer en y laissant leur vie, c’est nous les mères et pères de familles qui en souffrons. Si un moyen est trouvé pour les maintenir, c’est ce que nous aimons. Parce que la plupart des jeunes pensent qu’on part en Europe pour ramasser de l’argent. Ce qui est tout à fait le contraire. Mais, si nous restons chez nous ici et nous travaillons, les projets vont nous montrer les démarches à suivre, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi je me suis sacrifié pour venir assister à cet atelier. Quand je quitte ici aujourd’hui, arrivé à Dabola, je vais dire aux jeunes d’arrêter d’aller en mer et de passer aux choses sérieuses. Je leur dirai qu’il y a des projets qui peuvent leur permettre de réussir en Guinée. Je vais leur dire que là où ils vont, les habitants de là-bas ont travaillé chez eux. Nous aussi on doit travailler chez nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir développer chez toi. Nous voulons que les jeunes restent pour travailler avec nous. On doit les sensibiliser aussi », a dit Naï Keïta.

De son côté, Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a laissé entendre que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique du développement du président de la République. Et, il a invité ce consortium à être un « multi acteur » et de travailler avec d’autres acteurs.

Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et e l’emploi des jeunes

« A travers les débats auxquels nous avons assistés, on est très surpris qu’il y ait un grand consortium qui comprend les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan et qui s’inscrit dans le cadre de l’employabilité des jeunes et qui lutte contre la migration irrégulière des jeunes. Cela est un grand pas et s’inscrit vraiment dans le grand projet des 100 milles entreprises du Pr Alpha Condé. Je vais seulement dire que ce consortium doit seulement travailler avec tous les autres acteurs. Il doit être un multi acteur, parce que c’est une synergie, les questions de développement doivent être aoristiques. Donc, il faudrait que nous nous donnions la main, mais déjà un bon débat est pris par ce consortium qui mène une bataille qui doit être réussie pour le développement économique et social de nos communautés. Le Pr Alpha Condé et le gouvernement sont prêts à vous accompagner et à vous soutenir. Que tous reçoivent ici notre satisfaction et nos remerciements pour s’être mis ensemble. C’est ensemble que nous pouvons réussir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos communautés. Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Parce qu’il s’agit des jeunes. Donc, c’est un élément important et nous nous attendons à des résultats probants », a indiqué Moussa Condé.

Mohamed Gueasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Me Alsény Aïssata à la présidente du tribunal de Mafanco : « ne soyez pas l’entonnoir de la dictature »

21 juin 2021 à 18 06 53 06536
Maître Alseny Aissata Diallo, avocat

« C’est un innocent qui est devant vous, un démocrate qui s’est opposé au troisième mandat. Avant, il militait pour Alpha Condé. Mais puisque Alpha Condé n’a pas respecté ses engagements, lui, il s’est opposé au tripatouillage de la Constitution. Madame la présidente, ne soyez pas l’entonnoir de la dictature… Ismaël Condé rêve de l’alternance, de la démocratie. Il n’a rien fait de mal. Ismaël Condé n’a fait que reprendre ce que le Pr Alpha Condé disait lorsqu’il était opposant. Aujourd’hui, 99% des Guinéens rêvent de l’alternance. Seuls ceux qui sont en train de s’accaparer de nos richesses, de nos biens, qui ne veulent pas de l’alternance… », a plaidé Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de la défense.

Les débats sont clos dans le second dossier du procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, qui s’est ouvert ce lundi 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry).

Après les réquisitions du procureur, qui a sollicité la condamnation de l’opposant à 7 ans d’emprisonnement ferme et à 100 millions de francs d’amende, la parole est revenue aux avocats de la défense qui ont présenté leurs plaidoiries. Ils ont demandé la libération pure et simple de leur client, coupable selon eux d’aucune infraction, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est un innocent qui est devant vous. C’est un démocrate qui s’est opposé au troisième mandat. Avant, il militait pour Alpha Condé. Mais puisque Alpha Condé n’a pas respecté ses engagements, lui, il s’est opposé au tripatouillage de la Constitution. Madame la présidente, ne soyez pas l’entonnoir de la dictature. Il rêve de l’alternance, de la démocratie. Il n’a rien fait de mal. Ismaël Condé n’a fait que reprendre ce que le Pr Alpha Condé disait lorsqu’il était opposant. Aujourd’hui, 99% des Guinéens rêvent de l’alternance. Seuls ceux qui sont en train de s’accaparer de nos richesses, de nos biens, qui ne veulent pas de l’alternance (…) Je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite, car c’est un innocent qui est devant vous », a plaidé Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de la défense.

Ismaël Condé, transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays, est poursuivi dans cette affaire pour des faits offense sur la personne du président de la République, production, diffusion et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Vente du marché de Taouyah ? Le maire de Ratoma rassure les vendeuses en colère

21 juin 2021 à 17 05 39 06396

Le marché de Taouyah ne sera ni vendu ni mis en bail. C’est la réponse donnée par le maire de la commune de Ratoma aux vendeuses qui craignent de perdre leurs places dans ce centre de négoce. Ces femmes ont manifesté dans la rue ce lundi, 21 juin 2021, pour exprimer leur opposition à la « vente » de leur marché, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Il n’y a pas eu de travail ce lundi matin au marché de Taouyah. Boutiques et magasins étaient fermés, et les étales vides. A l’origine de cette situation, un mouvement de colère des vendeuses qui disent avoir appris que ledit marché est sur le point d’être vendu à un particulier. Ayant peur de perdre leurs places, elles ont décidé de manifester dans la rue et devant la mairie de Ratoma pour protester contre cette « décision ».

Madame Lamarana Kanté, vendeuse au marché Taouyah

« Les responsables du marché sont venus nous dire qu’ils veulent rénover le marché. Mais nous savons qu’ils veulent privatiser le marché comme ils l’ont fait au marché de Koloma. Nous, nous ne voulons pas de hangar ici. Nous allons faire nos propres hangars à nous. Nous ne savons pas qui a acheté ici, mais on a vraiment peur qu’ils nous dépossèdent ce marché. C’est ici que nous gagnons la dépense de nos différentes familles », a déclaré madame Lamarana Kanté, l’une des manifestantes.

Madame Bountouraby Sylla, vendeuse au marché Taouyah

Madame Bountouraby Soumah, une autre vendeuse au marché de Taouyah, exprime la même inquiétude. « La situation de notre marché nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Cette affaire a commencé au mois de ramadan passé, lorsqu’un membre de l’administration du marché est venu nous réclamer 50.000 par personne pour un soi-disant recensement. Depuis lors, nous ne comprenons rien dans ce marché. Chaque jour, on ne fait que voir de nouvelles figures qui viennent prendre des mesures.

C’est pourquoi, ce matin, nous avons décidé de nous faire entendre pour qu’ils nous disent qui est le nouveau propriétaire de notre marché. Mais les policiers sont venus nous gazer à trois reprises. Il a fallu qu’on mette des herbes pour se couvrir les narines pour ne pas tomber. Nous demandons humblement aux autorités de nous laisser tranquille ici. Car moi j’ai 7 enfants que je nourris et dont je paie les frais de scolarité grâce à ce que je gagne dans ce marché », a lancé cette manifestante.

Après l’intervention de la police, venue disperser les manifestantes qui bloquaient la circulation, une vendeuse a été blessée à la tête et trois autres ont été interpellées par les agents de sécurité. Finalement, ces femmes en colère ont été reçues par le maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah. Et ce dernier les a rassurées qu’il n’y aucun projet de vente ni de bail de leur marché.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

« Nous n’avons ni vendu ni baillé leur marché. Le marché de Taouyah est une propriété de l’État guinéen que quelqu’un ne peut pas vendre. On a rencontré leurs responsables et nous leur avons fait part de notre volonté de moderniser tous les marchés de la commune de Ratoma. Parce que nous avons un projet de rénovation des marchés dans notre plan annuel d’investissement (PAI) qu’on est en train d’exécuter. Alors si les femmes de Taouyah veulent qu’on fasse leur marché, elles viendront nous voir on va discuter. Et si elles n’en veulent pas, on n’enverra pas même une mouche là-bas », a laissé entendre le maire de Ratoma.

Au sortir de cette rencontre avec l’autorité communale, la présidente des femmes de Taouyah, madame M’mah Camara, a déclaré qu’elles sont rassurées que leur marché « n’est ni acheté, ni vendu, ni prêté à quelqu’un ». Et aux dernières nouvelles, les trois manifestantes qui étaient détenues au commissariat central de police de Bellevue ont été libérées. Quant à celle qui a été blessée au cours de la manifestation, Issa Soumah a indiqué que la mairie prend en charge des frais de traitement.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mafanco : le procureur requiert 7 ans de prison contre l’opposant Ismaël Condé

21 juin 2021 à 16 04 46 06466
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

«Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique… Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes… », a entre autres, déclaré Ismaël Condé.

Ouvert dans la matinée de ce lundi, 21 juin 2021, le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, se poursuit au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). Après l’avoir entendu dans le premier dossier dans lequel il est poursuivi avec le maire de Matam par une PME de ramassage d’ordures, la juridiction a ouvert le second dossier concernant le jeune opposant.

Dans cette affaire, Ismaël Condé est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ». Et même si le prévenu a tenté de prouver son innocence, le procureur a réclamé une lourde peine contre lui, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ismaël Condé est jugé dans ce dossier pour des propos publiés sur sa page Facebook. Même s’il dit regretter ces propos, l’opposant indique qu’ils n’étaient pas de nature à troubler l’ordre public. Il dit avoir fait tout simplement une communication politique, en réponse à certaines déclarations faites par le présidentielle à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

« Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes.

J’ai publié ces propos sur ma page Facebook. Mais, ce n’est pas une façon d’inciter les gens à la révolte. Je regrette ces propos qui m’ont détenu pendant 9 mois et je demande la clémence du tribunal. Alpha Condé, je l’ai aimé. C’est lui qui m’a appris la politique. Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique », a déclaré Ismaël Condé.

Mais pour le procureur, les propos de l’opposant (qui a quitté le parti au pouvoir pour rejoindre le principal parti d’opposition du pays) sont suffisamment pour ne pas rester impunis. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le condamner à 7 ans d’emprisonnement ferme et à 100 millions de francs d’amende. Après les réquisitions du ministère public, la parole est aux avocats de la défense pour leurs plaidoiries.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Trafic de faux billets : l’Ivoirien Yapi Yapo condamné à 20 ans de prison, à Kankan

21 juin 2021 à 16 04 23 06236

Ouvert le lundi, 7 juin dernier, le procès de l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo a connu épilogue ce lundi, 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a été reconnu coupable des faits de contrefaction ou falsification, détention, transport et mise en circulation de faux billets pour lesquels il était poursuivi. Il a écopé d’une peine de 20 de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de six milliards six cent soixante-dix-neuf millions neuf cent soixante millions (6 679 960 000) francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu le lundi 7 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur avait demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens. De son côté, l’avocat de la défense avait plaidé coupable, tout en sollicitant des circonstances atténuantes en faveur de son client.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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L’opposant Ismaël Condé à la barre : « ça fait 9 mois que je suis en prison pour rien »

21 juin 2021 à 15 03 32 06326
Ismaël Condé, premier vice-maire de Matam

Le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, s’est ouvert ce lundi 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). L’opposant est jugé dans deux dossiers différents.

Dans le premier dossier, il est poursuivi avec le maire de Matam, Seydouba Sacko, par une PME de ramassage d’ordures pour des faits d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Des accusations que les deux mis en cause ont rejetées en bloc, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans cette affaire, c’est le coordinateur de la PME « Etoile Emergente », Sékou Kaba, qui poursuit les deux premiers responsables de la commune de Matam, tous les issus de l’opposition (le maire est membre de l’UFR, le parti de Sidya Touré ; et le vice maire est de l’UFDG, le parti de Cellou Dalein Diallo). Il les accuse notamment d’avoir fait travailler ses employées (52 femmes) pendant deux mois et 19 jours sans les payer.

Le maire de Matam, qui a été le premier à comparaître dans cette affaire, a expliqué que le contrat signé avec la PME de ramassage d’ordures « Etoile Emergente » n’engageait pas la responsabilité financière de la mairie. « C’est la PME qui doit payer ses employés à travers ses abonnés. Ce n’est pas la mairie qui va payer les employés du PME. Dans le contrat, la responsabilité financière de la mairie n’est pas engagé », a indiqué Seydouba Sacko.

De son côté, le premier vice maire de Matam, Ismaël Condé, a laissé entendre qu’il n’a aucune responsabilité dans le contrat dont il est question. « Ça fait aujourd’hui 9 mois je suis en prison pour rien. Je ne suis ni attributaire, ni signataire, ni bénéficiaire de ce contrat. J’ai seulement donné des conseils à M. Sékou Kaba (le coordinateur de la PME Etoile Emergente, ndlr) qui est venu me voir. Il m’a dit qu’il veut avoir un contrat de ramassage d’ordures avec la mairie.

Je lui ai dit d’aller adresser une correspondance à monsieur le maire (…) Et j’ai été intermédiaire dans l’acquisition d’un camion de l’agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP). Après l’acquisition du contrat, je n’ai rien reçu et je n’ai jamais signé un ordre de mission », a dit le transfuge du parti au pouvoir, qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays.

Après la déposition des deux prévenus, le tribunal a renvoyé ce dossier à huitaine pour la comparution de la partie civile et des témoins. Il a ensuite ouvert le second dossier dans lequel Ismaël Condé est poursuivi pour des faits d’offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Les mots et les maux du ministre

21 juin 2021 à 14 02 14 06146
Habib Yembering Diallo

Cher cousin,

Sachant que tu suis à la seconde tout ce qui se passe dans notre pays, je suis persuadé que tu es courant des derniers développements de l’actualité chez nous. Une actualité marquée par la bourde de ce néophyte, arrogant et ignorant contre mon patron. Ce qui s’est passé à cette rencontre est plutôt inédit. C’est pour la première fois qu’un chef d’Etat est directement pris à partie par un autre.

Mais cet incident diplomatique n’est pas le sujet de ma lettre. Je voulais juste te faire savoir que je ne suis pas insensible à tout ce qui touche à notre pays. Particulièrement à sa souveraineté. Parce que mon patron incarne cette souveraineté. Tout ce qui le touche directement à tout le pays.

Même si, et c’est déplorable, cette frasque a une nouvelle fois mis à nue la profonde division de nos concitoyens. Pendant que les uns, comme moi, condamnent l’acte, les autres applaudissent. Ce qui relève d’un autre acte qu’on pourrait qualifier d’apatride. Mais, je ne suis pas un homme qui verse dans l’ostracisme au point de qualifier certains compatriotes d’apatrides. Mais j’ai la profonde conviction que devant certaines situations, nous devons oublier nos différends et nos différences pour faire face à l’épreuve.

Décidément, tu te rends compte que j’ai une rage contre cet homme dont l’attitude et le comportement sont aux antipodes de la gestion d’un Etat. Pour me calmer, ma femme m’a fait observer que ce n’est pas ce bouillant général qui est le problème. Selon elle, c’est mon patron. Lequel, ajoute-t-elle, a toujours joué les perdants en soutenant le camp du vaincu. Ce fut le cas en Gambie comme ce fut le cas en Guinée Bissau. Elle est allée plus loin en me rappelant la sagesse populaire qui dit que c’est l’arrogance de l’ainé qui cause l’irrespect du cadet.

Mais, encore une fois, ce n’est pas mon sujet. J’ai le défaut de sortir souvent de mon sujet pour aborder d’autres sujets qui me tiennent à cœur. Comme ce cas d’offense à mon patron. D’ailleurs avant d’aborder mon sujet, je voudrais que tu me donnes des idées sur l’attitude que devrait adopter notre pays vis-à-vis de ce voisin impulsif. L’objectif pour moi est d’avoir des idées à proposer au cas où le problème serait posé en conseils interministériel. Car dans pareil cas, on marche sur des œufs.

Si tu fais des propositions trop conciliantes les collègues vont dire que tu n’es pas patriote. Et si tu es trop extrémiste, tu pourrais être désavoué. C’est pourquoi, dans pareil cas,  j’ai toujours besoin de l’avis de quelqu’un qui est neutre. Comme toi. A ton avis, quelle est la réponse la plus appropriée à apporter à cette offense ? Une déclaration de guerre ou un silence ? Ou quoi d’autre ?

Sachant que depuis quelques temps certains collègues cherchent des poux dans mon cran nu, je n’entends pas jouer les seconds rôles dans cette affaire. Je voudrais défendre mon patron et mon pays jusqu’au bout. Moins par conviction que pour sauver mon poste. Et à travers lui ma tête. Je ne t’apprends rien en te disant que les crises constituent toujours une aubaine pour des membres du gouvernement menacés de limogeage.

Les crises, surtout lorsqu’elles touchent directement le chef de l’Etat, apportent de l’eau au moulin aux ministres pour se montrer plus royalistes que le roi. C’est pourquoi, je voudrais profiter de cette occasion pour me distinguer dans la défense de mon patron. Je voudrais que, à l’issu de la discussion sur la réponse à apporter à cette offenseur, que ma proposition soit celle qui est retenue. Cela n’est possible que si je prends soins de consulter et de me concerter avec des personnes averties comme toi.

Devant l’urgence, j’attends impatiemment ta réponse. Même si le problème n’est pas posé en conseil interministériel, je voudrais faire une proposition solitaire pour apporter la réponse du berger à la bergère. Sous aucun prétexte je ne dois rater cette occasion pour me refaire une place au soleil. Et je voudrais que tu m’apportes les suggestions nécessaires que la proposition que je vais faire fasse l’unanimité devant mes collègues. Ou à défaut, qu’elle retienne l’attention de mon patron. Parce que, finalement, c’est l’avis de celui-ci qui compte. Pas celui d’un autre.

Cher cousin, je me rends compte que, devant mon indignation, j’ai complètement occulté mon sujet. Mais ce n’est que partie remise. La prochaine fois je te parlerai de cet autre sujet.

Ton ami le ministre.

Habib Yembering Diallo,

Téléphone : 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence.

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Recrutement dans l’Armée : les résultats du concours disponibles ce mardi (ministère de la Défense)

21 juin 2021 à 12 12 50 06506
Dr. Mohamed Diané, le ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

Dans un communiqué signé du ministre d’Etat, Dr. Mohamed Diané, le ministère de la Défense nationale annonce que les résultats du concours de recrutement dans l’Armée seront publiés par affichage demain, mardi 22 juin 2021, à l’État-Major Général des Armées.

Dans le même communiqué, le ministère de la Défense nationale demande aux candidates et candidats retenus de se présenter, le jeudi prochain, 24 juin 2021, au camp Kwamé N’Kruma du Km36, munis d’effets de toilettes et de sport.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

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Vive tension au marché de Taouyah : une vendeuse blessée, 3 autres arrêtées

21 juin 2021 à 11 11 30 06306

La situation est tendue ce lundi 21 juin 2021, au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma (en banlieue de Conakry). Plusieurs vendeuses ont manifesté sur les lieux pour protester contre « la vente » de ce marché. Elles accusent l’administration dudit marché et la mairie de Ratoma de vouloir les chasser pour vendre les lieux.

« Ils veulent revendre notre marché. Le vendredi passé, on a vu ici une équipe qui est venue prendre le plan de masse. Ils nous ont dit de quitter les lieux d’ici dimanche. C’est pourquoi, ce lundi matin, nous avons décidé de descendre dans la rue pour manifester notre opposition à cette vente », a déclaré une vendeuse, en colère.

Selon les informations recueillies par un journaliste de Guineematin.com, une manifestante a été blessée à la tête. Trois autres ont été interpellées par la police et conduites au commissariat central de Bellevue.

Nous y reviendrons ! 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mort suspecte d’un jeune à Labé : son corps retrouvé devant sa maison avec des traces de sang

21 juin 2021 à 10 10 52 06526

Un jeune homme a été retrouvé mort à son domicile dimanche matin, 20 juin 2021, dans la ville de Labé. Son corps a été retrouvé dans la concession où il habite, qui est située au quartier Safatou 1. Pour l’heure, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, mais la piste criminelle reste privilégiée. Car des traces de sang étaient visibles de l’intérieur de la maison jusque dans la cour où son corps a été retrouvé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« C’est aux environs de 8 heures que le chef de secteur de la localité m’a appelé pour m’informer qu’un corps sans vie a été  retrouvé dans la cour d’une concession. Directement, j’ai informé le maire de la commune urbaine ainsi que les services de sécurité. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé le corps dans la cour tout près du puits.

Et nous avons constaté qu’il y avait des traces de sang du couloir du bâtiment où il loge jusqu’à l’endroit où le corps se trouve. Après le constat, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a indiqué Boubacar Dembaye Diallo, le président du conseil de quartier de Safatou 1.

La victime s’appelle Thierno Mamadou Aliou Diallo, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la préfecture de Lélouma. Le commissariat central de police de Labé a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Violences meurtrières à Friguiagbé (Kindia) : les auteurs présumés libérés sans procès

21 juin 2021 à 9 09 22 06226
Oyé Guilavogui, ministre d’État de l’Environnement des eaux et forêts

Malgré les graves violences qui l’ont émaillé, le vieux conflit domanial qui opposait plusieurs habitants de la sous-préfecture (Kindia) a été résolu à l’amiable. Les 12 personnes interpellées suite à ces violences ont été libérées sans procès. Cela fait suite à l’implication du gouvernement à travers le ministre de l’environnement des eaux et forêts dans le dossier, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

Selon Oyé Guilavogui, ministre de l’environnement des eaux et forêts, c’est le président de la République qui l’a chargé de travailler à la résolution de ce conflit, vieux de plus de 60 années. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce dimanche, 20 juin 2021, à Kindia, annonçant avoir réussi cette mission. Il dit avoir trouvé un accord avec toutes les parties concernées, mettant définitivement au conflit.

« Personnellement, j’ai été informé par le chef de l’Etat qui veille sur tout ce qui se passe. Je lui ai fait comprendre que je n’avais jamais su qu’il y avait un conflit domanial à Friguiagbé. Donc il m’a chargé de m’occuper de la résolution de ce problème, en allant rencontrer le procureur de Kindia, le juge, le ministre de la justice. Ce qui fut fait, et nous nous sommes rendu compte que la justice était en train de faire son travail. Le lendemain de ma rencontre avec le Chef de l’Etat, tous les ressortissants de Friguiagbé se sont transportés chez moi pour me dire : vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de ce problème.

On n’arrive pas à le résoudre depuis plus de 60 ans. Et chaque fois que le problème est soulevé, il y a mort d’homme. C’est depuis ce jour je me suis investi. Mais avant, je leur ai dit : si je dois m’engager pour résoudre ce problème, il faut que ça ne soit pas un procès et je ne veux pas entendre d’autres histoires. Vous arrêtez ces histoires et vous arrêtez la justice, je vais m’investir et on va trouver la solution. Et par la grâce de Dieu, j’ai trouvé le chemin avec l’appui des ressortissants qui m’ont accompagné tout au long du processus de résolution du conflit », a annoncé Oyé Guilavogui.

Comme solution, il a été décidé de repartir le domaine conflictuel (990 hectares) aux familles qui se disputaient sa paternité. Les parties se sont entendues aussi sur la libération des 12 personnes qui ont été arrêtées suite aux violences enregistrées le 17 avril 2021, à Friguiagbé, et qui avaient fait un mort, plusieurs blessés, des maisons et des voitures incendiées. Poursuivis pour des faits d’assassinat, coups et blessures volontaires, pillages, incendie volontaire, vol et complicité, ces citoyens étaient en détention provisoire depuis deux mois à la prison civile de Kindia. Ils ont été libérés sans jugement.

« Nous avons décidé de repartir le domaine dans la sagesse, c’est ce qui fut fait. Et tout le monde était d’accord pour la répartition y compris les ressortissants. Et tout le monde a été prévu dans le partage. Il y a aussi une partie du domaine qui est revenue à Friguiagbé, c’est-à-dire où on peut faire un terrain ou d’autres choses pour tout le monde. Et toutes les parties ont signé ce document. Celui qui a été victime de casses et autre a pardonné et les prisonniers aussi ont signé en disant que si parmi eux quelqu’un soulève un autre problème, il retournera en prison. C’est pourquoi on parle de libération provisoire », a laissé entendre le ministre d’État de l’environnement, des eaux et forêts.

A rappeler qu’ils étaient au total 13 personnes arrêtées suite aux violences du 17 avril 2021, à Friguiagbé. Mais Elhadj M’bemba Soumah, le premier imam de la grande mosquée de cette sous-préfecture, est décédé deux jours après son interpellation par la gendarmerie (le lundi 20 avril 2021) à l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

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MICROCREDIT : le CRG accélère la campagne agricole à Macenta

21 juin 2021 à 8 08 28 06286
Un groupement de femmes appuyé par le CRG à Macenta (photo d’archives)

Depuis plusieurs semaines, le Crédit Rural de Guinée, la plus grande institution de micro finance du pays est très active dans les milieux paysans à Macenta, au Sud-Est du pays. Sous des formes diverses, il apporte son appui décisif aux agriculteurs de la localité.

En dépit des difficultés liées aux défauts de remboursement constatés au cours de la campagne agricole 2019-2020, le CRG compte injecter cette année environ 11,5 milliards de francs guinéens dans l’agriculture, sur un budget d’environ 24,1 milliards GNF validé pour 2021.

Déjà 5 milliards GNF ont déjà été octroyés aux paysans, a précisé Abdoulaye Touré, délégué régional du CRG à Macenta.

Au cours de la campagne 2019-2020, marquée par la crise sanitaire (Covid-19 et Ebola), le CRG a constaté que plusieurs emprunteurs n’avaient pas respecté les échéances de février, mars et avril 2020, pour les crédits libérés l’année précédente.

« Ils avaient fini la campagne agricole courante (riz, arachide, etc) sans rembourser les prêts qu’ils ont voulu différer sur les produits forestiers (café, hévéa, huile de palme, banane, etc). Sur environ 6,5 milliards GNF, environ 2,5 milliards étaient en impayés et nous avons dû déployer des efforts pour recouvrer ces montants », a dénoncé Touré.

A titre de comparaison, à la même période pour la campagne 2018-2019, les impayés étaient de seulement 600 millions GNF.

Pour la petite histoire, les produits forestiers sur lesquels comptaient les adhérents du CRG à Macenta pour rembourser leurs crédits ont souffert de la fermeture des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria…

Pour contourner les difficultés, le CRG a pris cette année la décision de ramener les remboursements aux mois de décembre, janvier et février.

« Tous les crédits octroyés en 2020, sont remboursés en décembre 2020, janvier et février 2021. Le système marche très bien et il  n’y a plus de problème. Le remboursement se fait sur la base des fruits de la récolte », précise Touré.

Avec le nouveau système, le CRG a repris de plus belle ses activités indispensables pour extirper de la pauvreté des dizaines de milliers de famille.

Cheick Soumah

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Fourniture et installation d’équipements informatiques, du matériel et mobilier de bureau pour le Swap : avis du PAAEG-EDG

21 juin 2021 à 8 08 26 06266

Publication Résultats Evaluation Cotations Equipements SWap et ME

PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE
PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG-EDG).IDA Don N° D426 – GN / IDA Crédit n° : 6372 – GN
DESCRIPTION DU MARCHE : Fourniture et installation d’équipements informatiques, du matériel et mobilier de bureau pour le Swap 
et le Ministère de l’Energie
RERERENCE DU MARCHE : GN-PAAEG/UEP-EDG-219653-GO-RFQ 
METHODE DE PASSATION : Consultation de Fournisseurs (CF)
VALIDITE DES OFFRES30 Jours
DUREE D’EXECUTION DU CONTRAT : 1 Mois
DATE: 21 Juin 2021
SOUMISSIONNAIRE RETENU 
NOM ET ADRESSE DU SOUMISSIONNAIRE RETENUPRIX LU LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS PRIX EVALUE DE L’OFFREMONTANT DU CONTRAT
Société MPD & Frères
Quartier Minière-Commandanya, Commune de Ratoma
Tel : +224 622 84 94 29/620 41 16 16
Email : [email protected]
625 660 000 GNF 645 660 000 GNF 645 660 000 GNF 
 
SOUMISSIONNAIRES EVALUES NON RETENUS
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRE(S) EVALUE(S)PRIX LUS LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS PRIX EVALUE DES OFFRESMOTIF DE NON ADJUDICATION
First Global Service783 900 00 GNF783 900 00 GNFQualifié mais Offre financière plus disante et classée 3ème au terme de l’évaluation technique et financière.
Wourodji Technologie653 700 000 GNF653 700 000 GNFQualifié mais Offre financière plus disante et classée 2ème au terme de l’évaluation technique et financière.
 
 SOUMISSIONNAIRES NON EVALUES
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRE(S) NON RETENU(S)PRIX LUS LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS MOTIF(S)
Société IKAN1 146 900 000 GNFNon conformité administrative.
Groupe BALISSA 1 102 800 000 GNFNon conformité administrative.
Agro SUN186 500 000 GNFNon conformité administrative et cotation incomplète.
GUIT Consulting572 859 663 GNFNon conformité administrative.
Diamatic Group Technologie1 074 107 440 GNFNon conformité technique.
BF Services689 150 000 GNFNon conformité technique.
Africa Global Services and Supply733 895 000 GNFNon conformité administrative.
TEAMPRO502 110 000 GNFNon conformité administrative et cotation incomplète.
IBEF Guinée Equipements806 887 500 GNFNon conformité technique.
Le Chef du Projet
Mamadou Alpha BALDE
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Fourniture d’équipements, de matériels et fournitures au PAAEG-EDG : demande de partenariats

21 juin 2021 à 8 08 25 06256

Appel à parténariat Fournissuers

REPUBLIQUE DE GUINEE

PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE

(PAAEG-EDG)

IDA Don N° D426 – GN / IDA Crédit n° : 6372 – GN

DEMANDE DE PARTENARIATS

FOURNITURE D’EQUIPEMENTS INFORMATIQUES, MATERIEL ET MOBILIER DE BUREAU, MATERIEL ROULANT, FOURNITURES ET CONSOMMABLES DE BUREAU

  1. Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un financement de l’IDA à hauteur de 50 millions de Dollar US et de l’AFD à hauteur de 50 millions d’Euros pour financer le Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG) dont l’objectif est d’accroître l’accès à des services améliorés d’électricité dans la région métropolitaine de Conakry et d’améliorer la performance opérationnelle de la Société Electricité de Guinée (EDG). Il a l’intention d’utiliser une partie de ces financements pour effectuer des paiements au titre des futurs marchés de fourniture d’équipements informatiques, du matériel et mobilier de bureau, du matériel roulant, fournitures et consommables de bureau.
  • Le PAAEG-EDG sollicite des partenariats avec les Sociétés et Entreprises légalement constituées en Guinée afin de constituer une Base de données des fournisseurs qui permettra de présélectionner celles qualifiées pour les consultations futures dans l’acquisition des équipements et fournitures citées plus haut.
  • Les critères d’éligibilité pour figurer dans cette Base de données sont :
  • Être légalement constituée (RCCM) et à jour en matière de fiscalité (Quitus fiscal à jour),
  • Disposer d’un siège social vérifiable,
  • Avoir réalisé des cas similaires pertinents dans les domaines d’intervention de la Société ou de l’Entreprise (au moins 3 cas similaires),
  • Les Partenaires intéressés et éligibles peuvent obtenir des informations auprès de l’Unité de Gestion du  Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG-EDG), Immeuble Grands Compte EDG, quartier Coronthie, Commune de Kaloum, République de Guinée, Email : [email protected] cc [email protected] de 09 h 00 à 16 h 00 du lundi au jeudi et 09h 00 à 13 h 00 le vendredi.
  • Les demandes de partenariat adressées au Chef du Projet PAAEG-EDG devront être déposées à l’adresse indiquée ci-dessus au plus tard le 05 Juillet 2021 à 16 h 00.

Conakry, le 21 Juin 2021

Le Chef de Projet

Mamadou Alpha BALDE

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Fratricide à Banko (Siguiri) : 2 jeunes tuent leur frère et brûlent son corps

20 juin 2021 à 12 12 24 06246

La nouvelle a surpris et étonné plus d’un à Siguiri. Deux jeunes hommes ont tué leur frère aîné, puis brûlé son corps dans cette préfecture. L’acte s’est passé le vendredi, 18 juin 2021, à Nafagui, un district relevant de la sous-préfecture de Banko. Selon le maire de la commune rurale de Banko, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, c’est à cause d’un domaine agricole que les jeunes ont commis ce crime.

« Lorsque la police de Nafagui m’a informé de ce crime, je me suis rendu dans la localité avec mes collaborateurs. A notre arrivée, nous avons trouvé le corps de la victime gisant dans le sang. D’après les informations recueillies auprès de sa mère, qui est d’ailleurs la mère des présumés meurtriers, la victime s’est disputée avec ses deux frères autour d’un domaine cultivable, qui appartenait à leur défunt père.

Les présumés meurtriers voulaient le partage du domaine, tandis que la victime s’y opposait. C’est ainsi que ce vendredi, les deux jeunes ont invité leur frère sur le domaine en question. Dès qu’ils sont arrivés sur les lieux, ils se sont jetés sur lui. Ils l’ont mortellement poignardé, avant de brûler son corps », a expliqué Youssouf Traoré, maire de Banko.

Peu après la découverte du corps de la victime, le frère cadet s’est rendu à la police. Son frère, lui, a pris la fuite. Choqués par cet acte, plusieurs citoyens de la localité sont allés saccager le domicile des deux meurtriers présumés de leur frère. La victime, Diatè Camara, âgé d’une quarantaine d’années, laisse derrière lui deux veuves et 8 enfants. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kounsitel (Gaoual) : les forces de l’ordre accusées de graves exactions sur des orpailleurs

20 juin 2021 à 11 11 00 06006

Ces derniers jours sont cauchemardesques pour plusieurs orpailleurs installés depuis quelques semaines à Kounsitel, dans la préfecture de Gaoual. Ils ont été victime d’une attaque perpétrée par des agents des forces de défense et de sécurité qui ont saccagé leurs biens et emporté d’autres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Près de deux semaines après la fermeture des mines d’or découvertes récemment à Gaoual, certains orpailleurs n’ont toujours pas quitté la préfecture. Et, ces chercheurs d’or « récalcitrants » sont désormais des « cibles à abattre » pour les forces de défense et de sécurité déployées à Gaoual. Plusieurs d’entre eux l’ont appris à leurs dépens le vendredi dernier, 18 juin 2021.

Une équipe mixte composée de policiers, de gendarmes et de militaires, a fait une descente musclée dans une citée construite par une société chinoise dans la sous-préfecture de Kounsitel, où ils habitent. Les agents ont pillé leurs habitations et saccagé d’autres biens qu’ils ont trouvés sur les lieux. Ils ont notamment percé les réservoirs d’une cinquantaine de motos et cassé les vitres d’une voiture.

Une situation qui laisse Mamadou Saliou Bah, un orpailleur venu de Dinguiraye, dans une profonde désolation. « Les agents sont venus à bord de leurs pick-up, à vive allure. Ils sont entrés dans les chambres où ils ont trouvé tout ce qui les intéressaient : de l’or, de l’argent, des habits… Ils ont cassé tout le reste et percé les réservoirs de toutes motos qui étaient là, avant de partir », déplore ce citoyen.

La voiture endommagée par les agents appartient à Mamadou Baïlo Diallo, un orpailleur venu de Siguiri. Il dit avoir perdu aussi une importante somme d’argent et des téléphones. « Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont d’abord jeté du gaz lacrymogène, puis sont descendus de leurs pick-up. Ils ont cassé les vitres qui étaient à l’arrière de ma voiture, ils ont pris un montant de 5.900.000 francs guinéens et deux téléphones portables », a-t-il indiqué.

Pour Sia Tolno, une restauratrice venue de Ouendè Kénèma, il n’y a aucune raison qui justifie ces exactions. Elle trouve inadmissible que des Guinéens subissent un tel traitement dans leur pays. « Les agents ont emporté en tout plus de 20 millions de francs guinéens et de l’or qu’ils ont pris ici. Et ils ont saccagé tout ce qui était là avant de partir. Ce qu’on nous a fait subir aujourd’hui, c’est comme si nous ne sommes pas des Guinéens. On dirait que nous sommes des étrangers dans notre propre pays », a dit cette dame.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148

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Détournement de 200 mille dollars et 9000 euros à Madina : 2 ans de prison requis contre Mamadi Diaby

20 juin 2021 à 10 10 46 06466

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de mai 2020, Mamadi Diaby a comparu le jeudi dernier, 17 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il est poursuivi pour « abus » de confiance portant sur 200 mille dollars et 9 000 euros au préjudice de Hady Kaba et Mory Kaba (deux guinéens résidents en Angola). Le ministère public a requis 2 ans de prison à son encontre.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, les faits reprochés à Mamadi Diaby remontent au mois de mai 2020 au grand marché de Madina, dans la commune de Matam. A l’époque, le prévenu était gestionnaire de fonds dans une agence de transfert d’argent appartenant à Hady Kaba et Mory Kaba. Une fonction qu’il a occupé au sein de cette agence pendant 4 années.

Seulement, au cours du mois de mai 2020, la disparition d’importantes sommes d’argent a été constatée dans les fonds mis à sa disposition. Et, après vérification, il s’est avéré que 200 mille dollars et 9000 mille euros manquent dans le coffre fort de l’agence. C’est suite donc à cette disparition d’argent qu’il (Mamadi Diaby) a été interpellé et conduit à la brigade de recherche de Kipé. Il a ensuite été déféré au parquet du tribunal de première instance de Dixinn où il a finalement été placé sous mandat de dépôt et conduit en prison à la maison centrale de Conakry.

A l’ouverture de son procès devant le tribunal correctionnel le jeudi dernier, Mamadi Diaby a très vite reconnu les faits mis à sa charge. Cependant, pour sa défense, il a confié que c’est dans un restaurant à Madina qu’il a oublié l’argent (200 mille dollars et 9000 euros) qu’on lui reproche d’avoir détourné.

« J’ai pris cet argent, je l’ai mis dans un sac noir. Je suis allé prendre mon déjeuner dans un restaurant à Madina. Après avoir fini de manger, j’ai laissé le sac dans le restaurant », a expliqué Mamadi Diaby.

Cependant, cette déposition du prévenu n’a pas suffit pour rassurer le conseil de la partie civile de son innocence. L’avocat l’a accusé d’avoir « une mauvaise foi » dans cette affaire. Car, il estime que ce fonds détourné se trouve encore dans un compte privé du prévenu ou bien quelqu’un d’autre, avec qui le prévenu est en complicité, est en train de travailler avec cet argent.

« Diaby a agi en toutes connaissance de cause. Il avait l’intention de porter préjudice à l’agence. Sa mauvaise foi apparaît clairement. Il n’a jamais oublié son téléphone, il n’a jamais oublié son salaire, il n’a jamais oublié son argent de poche. Pourquoi c’est seulement le fonds de l’agence qu’il a oublié dans le restaurant. A cause de ces actes, il a freiné aujourd’hui l’avenir de plusieurs jeunes qui travaillaient dans cette agence. Aujourd’hui, par ses faits, l’agence est au point de fermer ses portes. C’est pourquoi, la partie civile que nous sommes, vous demande de le condamner à titre principal le paiement des montants de : 200 000 dollars et 9000 euros puis 500 millions de francs guinéens de dommages et intérêts. De prononcer la contrainte par corps ; qui veut dire que tant qu’il ne paie pas l’argent, il ne va pas sortir de la prison », a sollicité l’avocat de la partie civile.

S’inscrivant dans la même logique, le ministère public a qualifié les arguments du prévenu de « légers ». Et, dans ses réquisitions, le procureur audiencier, Boubacar 1 Bah, a demandé 2 ans de prison contre Mamadi Diaby.

« Le prévenu a donné un argument léger en disant qu’il a oublié ce montant dans un restaurant. Le ministère public ne croit pas à cet argument. Ce montant a été détourné… Je vous demande de condamner Mamadi Diaby à 2 ans d’emprisonnement. Pour les intérêts civils, vous allez le condamner au paiement de 200 000 dollars et 9000 euros à titre principal et 500 000 millions francs guinéens de dommages et intérêts », a requis le procureur Boubacar I Bah.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 1er juillet prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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