Siguiri : un jeune se donne la mort en se brûlant vif

21 mars 2019 à 23 11 51 03513

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort de manière assez étrange ce jeudi, 21 mars 2019, à Siguiri. Léonard Keïta a utilisé de l’essence et du feu pour se faire brûler vif, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Léonard Keïta, conducteur de taxi-moto, résidait au quartier Saint Alex, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a mis fin à ses jours ce jeudi. Le jeune homme a versé de l’essence sur lui avant de se servir d’une boite d’allumettes pour se faire brûler vif.

La nouvelle a surpris plus d’un, sauf peut-être son grand frère, Séraphin Keïta. Ce dernier dit avoir empêché son frère de se donner la mort de cette manière, il y a seulement quelques jours. « Le samedi dernier, je l’ai trouvé dans sa chambre, sa bible en main. Je lui ai dit : qu’est-ce que tu fais avec la bible à cette heure-là ? Parce que le soleil était très ardent.

Il m’a répondu qu’il voit Jésus auprès de lui ces derniers jours et que c’est pourquoi il lisait la bible. Ensuite, il est allé vider l’essence de sa moto pour tenter de se faire brûler. Mais, j’ai retiré l’essence et j’ai sorti tout ce qui peut être une arme de sa chambre. Et aujourd’hui, ce sont les voisins qui sont venus m’informer qu’il s’est fait brûler », a-t-il expliqué.

Après le constat des autorités, le corps de Léonard Keïta, célibataire sans enfant, a été remis à ses parents pour son inhumation.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kindia: des édifices publics démolis en prélude à la fête de l’indépendance

21 mars 2019 à 20 08 27 03273

La démolition de certains édifices publics en prélude aux préparatifs de la fête tournante de l’indépendance nationale a débuté hier mercredi, 20 mars 2019, à Kindia. La démarche vise à dégager les lieux pour permettre le démarrage des travaux de réalisation des infrastructures pour la fête tournante de 2019 dans la région, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Les opérations de démolition de certains édifices publics qui viennent d’être lancés se poursuivent à Kindia. Du commissariat de police à la gendarmerie départementale en passant par la sûreté et la gendarmerie régionale, tout a été détruit. Au commissariat central de police, par exemple où la plupart des bagages ont déjà été transportés du côté du nouveau commissariat situé à Damakania, c’est face à un capharnaüm qu’on se retrouve.

Kaba Konaté, chef section Architecture et Construction à la Direction Préfectorale de l’Urbanisme et Habitat de Kindia, interrogé par notre reporter, est revenu sur les raisons de la démolition des bâtiments. « Nous avons reçu une mission de la présidence le samedi passé, de la SONAPI. Ils sont venus nous informer de passer l’alerte au niveau des services concernés pour la reconstruction de leurs bureau set de leur logement. Cela a commencé par la gendarmerie départementale, le logement du commandant.

De là-bas, la gendarmerie régionale et le logement du commandant ; le commissariat central et le logement du commissaire central ; la maison des jeunes et le marché central de Kindia ; la direction de la sûreté et son logement. Ce sont les services des chantiers qui ont été visités pour les alerter afin qu’ils libèrent les coins pour que les travaux continuent. La machine qui est venue a commencé par le commissariat central de Kindia. Cela s’est très bien passé », a dit Kaba Konaté.

Le transport des engins sous scellés pose un sérieux problème. Des voitures en mauvais état sont garées sur les trottoirs, non loin du tribunal et de la gendarmerie. Des sources concordantes indiquent la détection de 26 grenades et de 19 chargeurs de fusils de guerre datant de l’époque coloniale.

Ce programme d’infrastructures, envisagé par l’Etat, est apprécié par la plupart des services concernés. Mais, les citoyens se trouvent être affectés dans leurs activités.

Kadiatou Touré, marchande en face de la résidence du commissaire central de la police à Caravansérail apprécie l’initiative mais invite le gouvernement à leur trouver d’autres places ailleurs. « Nous avons fait le commerce ici pendant plus de 20 ans. Dieu merci, le gouvernement a demandé de libérer ici aujourd’hui pour travailler. Nous avons accepté. Nous leur demandons de trouver des places pour travailler afin de nourrir nos familles. On n’a pas où aller », précise-t-elle.

Thierno Safayiou Sow, vendeur dans une boutique collée au commissariat, se dit surpris du programme de déménagement. « Nous sommes près de 5 boutiquiers touchés par cette opération. Ce matin, nous avons vue une équipe entrain de démolir le commissariat de police. Par surprise, ils nous disent qu’ils vont casser nos places collées dans les locaux dudit commissariat. Nous sommes dans ça. Il n’y a pas eu d’avertissement. Nous sommes entrain de sortir nos marchandises à la hâte. Des fois, on perd même certains biens. On se demande que faire », a dit le marchand.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Les législatives en fin 2019 ? « Entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », dit Bano Sow

21 mars 2019 à 19 07 53 03533

Quelques mois après sa mise en place, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a initié une série de rencontres avec les acteurs politiques guinéens, toutes mouvances confondues. Pour la journée de ce jeudi, 21 mars 2019, la CENI a conféré avec l’opposition républicaine et la coalition pour la rupture, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, plusieurs points ont été débattus au cours de cette rencontre. Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi, Abdoulaye Kourouma, président du RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement), membre de l’Opposition Républicaine, est revenu sur ce dont il a été question.

« Nous avons parlé des futures élections législatives, du fichier électoral, de la subvention à accorder aux partis politiques, de la représentation des partis politiques dans les démembrements de la CENI, de l’utilisation de l’électronique pendant les élections. Ce sont les points essentiels débattus, a expliqué ce membre de l’Opposition Républicaine.

A la question de savoir si une date pour les législatives a été évoquée, Abdoulaye Kourouma a dit qu’il n’en a pas été question.

Pour sa part, Bano Sow, un des vice-présidents de la CENI, joint au téléphone, a confirmé la tenue de la rencontre. « La CENI a rencontré des groupes de partis politiques. Aujourd’hui, c’était avec le groupe de Dr Faya Millimouno et l’Opposition Républicaine. Les autres seront reçus très prochainement ».

Pour ce qui est d’une éventuelle tenue des élections législatives 2019, Bano Sow dit que le président de la CENI, interrogé à ce sujet, a plutôt relativisé. « Il a relativisé. Il n’est pas seul à décider, la CENI n’est pas seule à décider des élections. Le président a dit à la fin que c’est l’ambition de la CENI. Mais, entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », a dit l’un des vice-présidents de l’institution électorale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 9 17

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Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Un collégien tué par balle à Dubreka : « je ne pourrai pas pardonner… », dit son oncle

21 mars 2019 à 18 06 19 03193

Dans la journée d’hier mercredi, 21 mars 2019, des échauffourées ont éclaté à Dubréka entre des jeunes, en majorité conducteurs de motos-taxis, et les agents de la brigade de recherche numéro 14 de la localité. Le face-à-face a fait un mort par balle, des blessés et des dégâts matériels importants. La victime se nomme Amadou Soumah, un collégien originaire de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’origine des échauffourées, la mort d’un jeune taxi-motard. Après l’arrestation d’individus, que les taxi-motards ont présentés comme les assassins de leur ami, une foule de jeunes s’est dirigée vers la brigade de recherche pour les réclamer. Devant le refus des agents, des échauffourées vont s’en suivre, entrainant la mort par balle du jeune Amadou Soumah et des blessés. Une foule en colère va saccager les locaux de la brigade de recherche.

Selon nos informations, Amadou Soumah est originaire de la sous-préfecture de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa. Il était élève en classe de 8ème année au collège franco-arabe Mouloukou Souleymane de Dubréka. Il a reçu le projectile alors qu’il revenait de l’école.

Au lendemain de la mort de ce jeune homme, son oncle Abdoulaye Soumah, très affligé, a expliqué à notre reporter ce qu’il sait du drame. « Hier, vers midi, suite à la manifestation qu’il y avait eu au rond-point de Neguéyah, il a été demandé aux enfants de rentrer à la maison. C’est ainsi que mon neveu, en compagnie de son ami, ils rentraient à la maison. Mais, quand ils sont arrivés au rond-point, l’ami de mon fils lui a dit de passer sur une autre route puisqu’il y avait des coups de feu au niveau du carrefour.

Mon fils a dit non. Pour lui, c’est la seule route qui mène chez lui. Alors, continuant son chemin, à la suite d’un coup de feu, mon neveu a reçu une balle au cou. La balle lui a traversé la gorge et il en est mort sur place. Mais moi, je n’ai pas compris en ce moment. Ils ont appelé le chef de quartier, son téléphone était éteint. Et, puisque je suis le chauffeur du chef de quartier, les gens ont commencé à m’appeler et c’est en ce moment que j’ai compris que mon fils avait été tué par balle », a expliqué l’oncle du défunt.

Très en colère, Abdoulaye Soumah a dit qu’il ne pardonnera pas à ceux qui ont ôté la vie du jeune homme. « Depuis hier, je suis sous le choc, mon cœur saigne, mon cœur me fait mal. Je ne me suis jamais senti aussi mal comme c’est le cas maintenant depuis ma naissance. Je considérais Amadou Soumah, non pas comme un neveu, mais comme un fils. Je ne pourrai pas pardonner à celui qui a tué mon fils », soutient-il

Interrogé par notre reporter, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Dubréka a regretté la mort de ce collégien à la fleur de l’âge. Pour Dr Aboubacar Soumah, des enquêtes sont ouvertes situer les responsabilités. « Selon nos informations, c’est un présumé voleur qui a été pris hier dans un garage. Au moment où on le conduisait à la gendarmerie, les gens ont commencé à crier au voleur ! Au voleur !

Immédiatement, les conducteurs de motos-taxis qui étaient sur place ont protesté, ils ont demandé aux agents de leur remettre le bandit afin qu’ils le brûlent vif. Cela, pour venger un de leur camarade dont le corps sans vie a été retrouvé récemment en brousse. Ceux-ci ont refusé, ce qui a augmenté la tension. Il y a eu des jets de pierres, le siège de la brigade a été à attaquée.

Et, c’est pendant ces échauffourées que ce jeune élève, qui revenait de l’école, a été atteint par une balle perdue et en est mort sur place. Mais, les enquêtes ont été ouvertes. Nous avons écrit au procureur qui a ouvert immédiatement une enquête. On attend les résultats », a-t- il laissé entendre.

A noter qu’Amadou Soumah a rejoint sa dernière demeure ce jeudi, 21 mars 2019, au cimetière de Dubréka. Le calme est revenu sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Débat sur un 3ème mandat pour Alpha Condé : « avec une nouvelle Constitution, il sera à son premier mandat »

21 mars 2019 à 17 05 28 03283

Ce n’était un secret pour personne. Alhoussény Makanéra Kaké est bien favorable à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il a réitéré sa position en conférence de presse ce jeudi, 21 mars 2019, à Conakry. Pour cela, le président du FND souhaite l’élaboration d’une nouvelle Constitution, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La Constitution actuelle sur laquelle Alpha Condé a prêté serment lors de sa prise de pouvoir et qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, n’est pas l’émanation du Peuple. C’est l’un des arguments d’Alhoussény Makanéra Kaké pour justifier sa position favorable à une modification constitutionnelle. « La Constitution de 2010 a consacré le poste de Premier ministre, mais est-ce que notre Premier ministre est un chef de gouvernement comme la Constitution l’a dit ? Il ne peut nommer ni révoquer, ça pose une question fondamentale.

S’il y a des gens qui sont pour cette Constitution, il faut qu’ils sachent qu’il y a d’autres guinéens qui veulent d’une nouvelle Constitution. Lorsque nous prenons cette Constitution, aucun juriste ne peut nous convaincre que cette Constitution a été établie d’une manière démocratique. Il y a trois manières d’établir une Constitution : soit la manière autoritaire, soit semi-autoritaire ou démocratique. Dans l’élaboration démocratique d’une Constitution, on commence d’abord par élire l’Assemblée constituante.

C’est le peuple qui lui confère ce droit de rédiger une Constitution. Lorsqu’elle est rédigée, cette Constitution est soumise au même peuple pour l’adopter. Ni l’un, ni l’autre cas n’ont été respectés avec la Constitution de 2010. Ce qui par contre, ne peut nullement pas nous amener à dire que cette Constitution est démocratique », soutient l’ancien ministre de la communication.

Il poursuit son argumentaire en relevant des insuffisances dans la Constitution actuelle. « Aujourd’hui, notre Premier ministre n’est pas chef de gouvernement. C’est écrit mais il ne peut révoquer, ni nommer, donc il n’est pas chef de gouvernement. Deuxième aspect, l’équilibre du pouvoir : lorsque vous prenez la loi des finances par exemple. Si vous prenez l’article 76 de notre Constitution, il dit que si la loi des finances n’est pas adoptée par l’Assemblée nationale, le président peut prendre un décret pour mettre en vigueur cette loi de finance », a fait remarquer Makanéra Kaké.

C’est pour corriger toutes ces « insuffisances », indique le président du parti FND, qu’il souhaite l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Toute chose qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat. D’où la division des Guinéens sur la question. « Notre volonté, ce n’est pas l’alternance seulement, nous voulons l’alternative. J’ai entendu les gens dire troisième mandat, je suis contre parce que je suis républicain. Troisième mandat, la Constitution s’y oppose, ce n’est même pas les leaders.

Je suis pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Si cette nouvelle Constitution est élaborée, si Alpha Condé est candidat, il sera à son premier mandat avec la nouvelle Constitution. Si demain le peuple de Guinée adopte par voie de référendum une nouvelle Constitution qui lui permet d’être candidat, nous, nous allons l’obliger, même s’il ne veut pas », a lancé Alhoussény Makanéra Kaké.

Il souligne à ce sujet que tous les leaders politiques qui s’opposent à un troisième mandat pour Alpha Condé, ont tous été Premier ministre de Lansana Conté pendant que ce dernier était à son troisième mandat à la tête de la Guinée.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Audit : Saïd Fofana, Facinet Touré et Mamady Kaba n’ont pas déclaré leurs biens (Balai Citoyen)

21 mars 2019 à 15 03 20 03203

La Cellule Balai Citoyen continue de publier son rapport d’audit relatif à la déclaration des biens des hautes personnalités du de la République. Ce jeudi, 21 mars 2019, elle a publié le rapport d’audit concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles. Sur les 11 responsables à avoir donné des informations, sur l’honneur, de leurs biens lors de leur entrée en fonction, 10 l’ont effectivement fait, a appris Guinmatin.com à travers un de ses reporters.

Depuis deux jours, la Cellule Balai Citoyen publie des rapports d’audit citoyen. Après la publication du rapport concernant la Présidence de la République, les responsables de la Banque Centrale, les gouvernements de Mamady Youla et de Kassory Fofana, c’est celui concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles qui a été rendu public ce jeudi.

Ce rapport révèle que sur les 11 premiers responsables des institutions constitutionnelles, 10 ont effectivement déclaré leurs biens à leur entrée en fonction. Ce sont : Kéléfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle ; Mohamed Diarré de la Cour des Comptes ; Claude Kory Kondiano de l’Assemblée Nationale ; Mamadou Sylla de la Cour Suprême ; Rabiatou Sérah Diallo du Conseil Economique et Social ;

Martine Condé de la Haute Autorité de la Communication ; Dr Alya Diaby de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ; Amadou Salifou Kébé de la CENI; Facinet Touré, ancien médiateur de la République ; Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant.

Dans le même rapport, trois personnalités sont épinglées, en ce sens que la Cellule Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur la déclaration de leurs biens. Il s’agit de Mohamed Saïd Fofana, actuel médiateur de la République, pour qui il n’y a pas d’informations sur la déclaration de ses biens son entrée en fonction. S’agissant de Facinet Touré, ancien médiateur de la République, et de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations à la fin de leurs fonctions.

A l’issue de ce résultat obtenu des enquêtes menées sur la déclaration sur l’honneur des biens des premiers responsables des institutions constitutionnelles, la Cellule Balai Citoyen recommande : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’Article 36 de la construction et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ; l’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ; l’élaboration et la mise en vigueur par le chef de l’État sur proposition du Premier Ministre Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ; au président de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

A noter que le prochain rapport d’audit citoyen portera sur la déclaration des biens des responsables des établissements publics et parapublics.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Viol sur deux mineures : deux individus condamnés à 20 ans de prison par le TPI Faranah

21 mars 2019 à 13 01 01 03013
Mamadou Lébéré Baldé, Procureur de la République près le TPI de Faranah

Les sanctions continuent à pleuvoir au Tribunal de Première Instance de Faranah au compte des audiences criminelles. Alphadio Barry, dit Têla, et Alpha Oumar Diallo, plus connu sous le nom de Sally, ont été reconnus coupables de viol sur mineure et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier accusé, Alphadio Barry, conducteur de taxi-moto, est poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, « les faits se sont produits à Maréla en 2018. C’est un conducteur de mototaxi. On a embarqué une fillette sur sa moto.

Malheureusement, au lieu qu’il dépose la fille au lieu indiqué, il a contourné pour prendre une autre tangente pour aller abuser de la fille. Donc, ces faits là sont tellement graves que le ministère public n’a pas tardé de requérir contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et, comme il était en fuite après l’acte, on a requis à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre lui à l’audience », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé.

Dans sa décision, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. Alphadio Barry, dit Têla, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Le deuxième accusé se nomme Alpha Oumar Diallo, alias Salli, poursuivi pour viol sur une fille de 14 ans. Les faits se sont produits au mois d’octobre 2016, à Dabola. Selon le procureur de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, « la victime est une jeune fille de 14 ans, vendeuse d’arachides, d’oranges… L’accusé est venu dire à la fillette qu’il veut acheter.

Il a réussi à la tromper pour partir ensemble jusqu’au niveau de sa chambre. Arrivé là, Sally a dit qu’il n’avait pas de monnaie. Il a envoyé une autre fille faire la monnaie, une manière de rester isoler avec la victime. Quand la fille est revenue, elle a trouvé que sa jumelle était nue. Elle a compris qu’il y a eu viol. Immédiatement, il a pris la fuite ».

Dans sa décision, le tribunal a condamné Alpha Oumar Diallo, alias Sally, à 20 ans de réclusion criminelle tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

Ces deux verdicts ont réjoui le procureur qui dit avoir réussi à apporter les preuves qui ont confondu les deux accusés. « C’est un sentiment de satisfaction, parce qu’il appartient au ministère public d’apporter toutes les preuves de la culpabilité de celui qui est poursuivi.

Et, si nous avons réussi à apporter toutes les preuves de la culpabilité de M. Alpha Oumar Diallo, alias Sally, et M. Alphadio Barry, alias Têla, c’est un sentiment de joie. On estime que le droit a été dit, on ne peut que se réjouir », a réagi Mamoudou Lébéré Baldé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Médias : un magazine économique dénommé « Émergence », lancé à Conakry

21 mars 2019 à 12 12 59 03593

Le paysage médiatique guinéen, en pleine mutation, enregistre la naissance du magazine Émergence. Son lancement officiel a eu lieu dans la soirée d’hier, mercredi 20 mars 2019, à la Minière en présence de plusieurs personnalités. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le magazine Émergence est un mensuel de 52 pages, conçu par des hommes de médias guinéens, tous expérimentés. Il va traiter essentiellement des questions économiques. En procédant à son lancement officiel, le ministre de l’Information et de la Communication s’est dit très heureux de la naissance du magazine Émergence.

Car, observe Amara Somparé, les questions économiques ne sont pas traitées suffisamment dans les médias guinéens. « Le débat en Guinée est trop longtemps politisé. Nous l’avons transformé en manichéisme politique, tous les antagonismes qui pouvaient exister dans notre pays.

Aujourd’hui, ça n’intéresse personne de savoir pourquoi les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés ? Quel est leur lien avec le taux directeur de la banque centrale ? Comment lutter contre l’inflation ? Pourquoi l’économie informelle pose tant de problèmes à Monsieur Makhissa Camara (directeur national des impôts, ndlr) qui est ici ? Pourquoi est-il important de la formaliser ? Donc, voilà tant de question qui constituent le socle du développement économique de notre pays, mais qui n’intéressent pas trop de personnes », a fait remarquer le ministre Amara Somparé.

Pour Lamine Mognouma Cissé, l’administrateur général du tout nouvel organe de presse, le magazine Émergence a pour ambition de faire bouger les lignes dans notre pays. « Émergence est né d’une équipe de journalistes de casser les codes en termes d’informations économiques.

Ce magazine qui se veut de bon sens, tourné vers l’avenir, est aussi l’expression d’un renouveau dans un pays en pleine mutation, sur le plan social mais aussi économique et politique. Cette revue se donne pour ambition de faire bouger les lignes en vantant certes les actions pragmatiques et innovantes sans flagornerie aucune, ni obséquiosité », a laissé entendre Lamine Mognouma Cissé.

De son côté, Ismaël Kabinet Camara, directeur de la rédaction du magazine Émergence, portera son intervention sur la présentation de l’organe. « Sa particularité tient au fait qu’il s’est donné pour spécialité le traitement des questions économiques à l’échelle nationale et africaine. Vous comprendrez alors que notre ambition est de marquer notre présence sur les chantiers économiques en Afrique.

Vous lirez dans ce titre (le premier numéro, ndlr) le reportage de notre envoyé spécial à la faveur de la dernière présidentielle sénégalaise. Il en sera ainsi pour tous les numéros du magasine. C’est du reste de l’objectif visé par notre équipe. Dans les colonnes de ce Magazine, nous parlerons certes, comme tous médias qui se respectent, du train qui n’arrive pas à l’heure ; mais, nous ferons une petite révolution en parlant, chaque fois que cela est nécessaire, du train qui arrive à l’heure.

Par cette manière de faire les choses, nous voulons montrer que la Guinée, notre pays, l’Afrique, notre continent, ce n’est pas que guerre civile, famine, catastrophe. En un mot comme en mille, il s’agit de dire que la Guinée et l’Afrique, c’est aussi des hommes et des femmes qui se battent honnêtement, nuit et jour, sous le soleil, sous la pluie pour tirer l’économie vers la croissance, donc le bien être », a expliqué Ismaël Kabinet Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conflit agriculteurs/éleveurs : 4 individus condamnés à 30 ans de prison à Faranah

21 mars 2019 à 10 10 59 03593

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. C’est dans ce cadre que quatre individus, accusés d’incendie volontaire, de destruction d’édifices privés, de coups et blessures volontaires, ont été condamnés par défaut à 30 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les quatre accusés dans ce dossier sont : Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé. Les faits pour les quels ils sont poursuivis ont eu lieu en 2018 à Gbénikoro, un secteur relevant de la commune urbaine de Faranah.

Selon nos informations, tout est parti d’une opposition entre agriculteurs et éleveurs. « Les agriculteurs ont estimé que les animaux des éleveurs sont venus dévaster leurs champs. Entretemps, non seulement ils ont fusillé certaines de ces bêtes ; mais également, ils se sont révoltés pour aller s’attaquer aux différentes cases appartenant aux éleveurs. Donc, ils ont incendié toutes ces cases-là. C’est une infraction purement criminelle.

C’est pourquoi ils ont été poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 510 ; 523 ; 239 et suivants du Code Pénal », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah.

Les quatre accusés, tous en fuite, ont été reconnus coupables et condamnés à trente (30) ans de réclusion criminelle. Le tribunal, par la voix du juge Amadou Sagnane, s’est exprimé en ces termes : « le tribunal, statuant publiquement, à l’égard des accusés, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé coupables d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires, de destruction d’édifices privés et de vol ; les condamne chacun à 30 ans de réclusion criminelle par défaut, décerne un mandat d’arrêt contre eux ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Hajj 2019 : la Guinée doit honorer une dette de 16 milliards de francs

21 mars 2019 à 10 10 16 03163

La Guinée veut préparer cette année un hajj convenable à ses fidèles musulmans. Le ton a été donné le mardi, 19 mars 2019 par le Pr Alpha Condé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des journées de concertation nationale sur le hajj au Palais du peuple de Conakry. Mais avant, le pays doit rembourser un montant de 16 milliards de francs guinéens, représentant sa dette liée au dernier pèlerinage, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans un franc-parler, le Président guinéen a dénoncé, devant les cadres du secrétariat général des affaires religieuses, des opérateurs d’agence de voyage, des imams et des partenaires techniques, les dysfonctionnements, le copinage et les impréparations qui ont caractérisé le dernier pèlerinage des Guinéens aux lieux saints de l’Islam.

Prenant très au sérieux cette remarque du Chef de l’Etat, les participants ont débattu les deux premières journées des principaux thèmes liés au pèlerinage.

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo a précisé à Guineematrin.com, les différents thèmes abordés par les participants mais également les problèmes soulevés et les solutions proposées.

« Au cours de ces deux jours, les débats ont porté sur les préparatifs et l’exécution du hajj. La première journée a connu 9 thèmes, à savoir : les informations, la communication et la sensibilisation sur le hajj ; le tarif individuel du hajj ; le transport aérien et le choix des agences de voyages, le choix des guides ; la santé et la vaccination, le quota et les inscriptions ; la confection des documents de voyage ; les empreintes digitales, l’obtention du visa et la gestion informatique ainsi que la programmation et les formalités de départ ».

De tous ces thèmes, les participants ont écouté les exposés, soulevé des problèmes et proposé des solutions, selon le ministre de citoyenneté. « Dans son discours d’ouverture, le président nous a instruits de lui proposer des mesures concrètes pour que les Guinéens souffrent le moins possible lors du pèlerinage. Et déjà, il a pris la décision que les inscriptions se feront dans les capitales régionales du pays cette année…

Comme propositions énumérées, sur le choix de l’avionneur par exemple, nous sommes en retard. Cette opération devait se faire depuis le 15 février. Mais actuellement l’appel d’offre est lancé, les candidats ont déposé leurs plis et il ne reste plus que le dépouillement pour officialiser le nom de la compagnie. Pour le quota, il a été proposé à 9000 pèlerins comme l’année dernière. Les agences se partageront 6000 candidats et les 3000 resteront pour le secrétariat général des affaires religieuses… », a précisé notre interlocuteur.

S’agissant de l’exécution des opérations et rites du hajj aux lieux saints de l’Islam, englobant l’accueil, l’hébergement, la restauration et le déplacement des pèlerins, à Médine, la Mecque, Mina, Arafa, Mouzdalifa , les participants se sont donné la peine de décortiquer les différents problèmes rencontrés par les pèlerins guinéens à chacune de ces étapes.

« Ensemble, les différents thèmes inscrits et qui portent sur l’exécution du hajj à la Mecque ont été débattus sans complaisance. Cela démontre le souci du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé à œuvrer pour le bien-être des populations. Il est sur le front de tous les combats pour améliorer le quotidien du guinéen mais également lui créer le bonheur et la prospérité… », a indiqué ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République, Elhadj Tidiane Traoré.

Il a demandé à la commission chargée de rédiger le rapport final de prendre en compte toutes les propositions de solutions soulevées par les intervenants. C’est notamment le payement de la dette de 16 milliards de francs guinéens que la Guinée doit à l’Arabie Saoudite.

« La dette guinéenne qui se chiffre à 16 milliards de francs guinéens, qui doit être rapidement payée pour régulariser la situation de notre pays, le recrutement et la formation de nouveaux guides, la sécurisation des documents de voyage et de l’ensemble des actes administratifs doivent être mentionnés en bonne place dans le rapport final pour permettre au président de la République de prendre des décisions », a recommandé Elhadj Traoré.

De son côté, le secrétaire général chargé des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, s’est réjoui du déroulement de ces journées de concertation. Selon lui, ces échanges prouvent la volonté du Chef de l’Etat à accompagner la volonté du département pour améliorer ses prestations sur le terrain pour le bien des Guinéens.

« Seule l’œuvre de notre Prophète est parfaite. Nous devons tous accepter de nous remettre en cause. C’est l’objet de ces journées de concertation que nous avons appelées de nos vœux depuis des années », a déclaré le Chef religieux.

Soulignons de passage le défoulement de certains participants, notamment les opérateurs d’agences qui ont dénoncé entre autres, le dysfonctionnement institutionnel (entre le secrétariat général des affaires religieuses et les agences de voyage), le trafic des documents de voyage, la substitution des noms de pèlerins au profit d’autres, l’insuffisance du nombre de guides et l’indifférence de certains d’entre eux à s’occuper des pèlerins.

Ils ont dénoncé aussi l’amateurisme des médecins, l’insuffisance et le manque de qualité des repas servis par endroits ou encore le manque de logements adéquats pour la plupart des pèlerins obligés de rester en surnombre dans les chambres, l’envahissement des Guinéens se trouvant en Arabie Saoudite qui prennent la place et le repas des pèlerins, les coups de fils intempestifs venant de certains hauts cadres pour favoriser leurs proches, l’envahissement des pèlerins par des femmes commerçantes…

Sauf changement de programme, la clôture de ces assises initialement prévue hier mercredi, aura lieu ce jeudi, 21 mars 2019 dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Energie : Alpha Condé et le PDG de la SFI visitent les sites de Souapiti et Kaléta

21 mars 2019 à 9 09 49 03493

Le président Alpha Condé et le PDG de la Société Financière Internationale (SFI) ont effectué une visite de terrain sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti et à Kaléta, hier mercredi 20 mars 2019. Ils ont été accueillis sur le terrain par le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, du préfet de Dubréka, les autorités locales et les travailleurs du projet, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est aux environs de 13 heures que le chef de l’Etat est arrivé sur place en compagnie de son hôte, Philippe Le Houérou, le PDG de la Société Financière Internationale (SFI). La première étape de la visite a été le site de Souapiti où des travaux gigantesques sont en train d’être menés par des ouvriers guinéens et des expatriés chinois. Sur le chantier, le président Alpha Condé et son hôte de la SFI ont eu droit à des explications sur les caractéristiques du barrage de Souapiti.

Interrogé par les journalistes, le directeur du projet Souapiti, Amara Camara s’est dit satisfait de voir le chef de l’Etat et le PDG de la SFI venir s’enquérir de l’état d’avancement des travaux sur le terrain. « La visite que nous venons de recevoir nous réjouit à plus d’un titre. Dans la même veine, le PDG de la SFI a tenu à voir ce qui s’apparente aujourd’hui à un miracle dans le domaine de l’énergie », a-t-il dit. Selon Amara Camara, Kaléta et Souapiti constituent « une école » surtout quand au sait d’où vient la Guinée en matière d’énergie.

S’exprimant sur l’état d’avancement des travaux, le directeur de Souapiti s’est dit satisfait du niveau déjà atteint. « Aujourd’hui, nous avons une marge libre sur le planning. Les travaux se déroulent avec une satisfaction totale. Si je vous dis les paramètres, c’est-à-dire l’altitude que le barrage devrait atteindre en septembre 2019, aujourd’hui, au mois de mars, cette altitude a été dépassée », a-t-il annoncé.

A en croire Amara Camara, il y a environs 4 mille ouvriers qui travaillent à Souapiti dont la puissance est estimée à 450 MW. « Kaléta a été conçu en tenant compte du futur Souapiti. C’est un barrage au fil de l’eau, donc un barrage qui n’a pas de retenue. Par contre, Souapiti est un barrage qui va posséder une retenue de 6 milliards 300 milles m3.

C’est une quantité d’eau qui permettra au barrage de fonctionner dans les normes et aussi réguler les eaux de Kaléta. Donc, Souapiti va servir de réserve à Kaléta et le problème d’étiage ne pourra plus se poser. Et cela va commencer dès le mois de septembre 2019 avant même la fin des travaux du barrage de Souapiti », rassure-t-il.

Quant au PDG de la SFI, Philippe Le Houérou, il a expliqué l’importance de l’énergie pour le développement économique d’un pays. « Il n’y a pas de développement sans énergie. Je suis là avec le Président de la République pour voir l’état d’avancement des travaux. Mais, ça ne suffira pas, on veut encore continuer à développer le domaine de l’électricité et passer au solaire. Ça va réduire le coût de l’énergie et augmenter la capacité de production pour le pays », dit le premier responsable de la SFI.

Après le chantier de Souapiti, le cortège présidentiel a mis cap sur le barrage de Kaléta où Alpha Condé a échangé avec les responsables de ladite centrale sur le mode de fonctionnement du barrage surtout en cette période d’étiage.

Il faut rappeler que c’est le 04 septembre 2018 que la Guinée a signé l’accord formel d’un prêt de 1,4 milliards de dollars américain avec la banque chinoise Exim Bank pour la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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Tribunal de Commerce : Alpha Condé conseille les juges « d’être indépendants vis-à-vis de l’argent »

20 mars 2019 à 21 09 20 03203

Le président Alpha Condé, en compagnie du président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a inauguré ce mercredi, 20 mars 2019, le Tribunal de Commerce de Conakry. La mise en place de ce tribunal vise à « assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer les investisseurs quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Pierre Lamah, président du Tribunal de Commerce de Conakry, a commencé par rappeler que ce tribunal a été créé par la loi numéro 33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire en République de Guinée et promulgué par décret le 10 septembre 2017.

« La présente réforme judiciaire voulue par les plus hautes autorités de notre pays a pour objectif, de garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux à travers une justice spécialisée dans le traitement des litiges commerciaux, une justice professionnelle compétente, rapide et crédible pour restaurer la confiance des femmes et des hommes d’affaires, et pour favoriser le développement et la pérennisation des entreprises qui sont sources de richesse et pourvoyeuse d’emplois », a-t- il expliqué.

De son côté, Philippe Le Houerou, président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a salué ce nouveau partenariat qui vient de se nouer entre son institution et la Guinée. « On a beaucoup d’espoir du côté de la SFI pour ce partenariat que je veux un partenariat stratégique. Souvent, on dit que la SFI, c’est des financiers. Oui, on finance le secteur privé en général sans garantie de l’Etat.

Mais, on veut plus que ça… Pour moi, la mise en place de ce tribunal de commerce est vraiment un symbole qui vient directement de l’infrastructure physique à l’infrastructure intellectuelle. Donc aujourd’hui, on ouvre le tribunal du commerce, ça ne s’est pas fait tout seul, rien ne se fait tout seul dans la vie », a laissé entende le PDG de la SFI.

Le ministre Cheick Sako et le président Alpha Condé

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, de son côté, a annoncé la mission assignée au tribunal de Commerce. « La mise en place de ce tribunal vise justement à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente des litiges économiques. Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal, la voie de la mixité a été empruntée.

C’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir la connaissance des règles de fond et des procédures, mais aussi la perception des pour chaque affaire, de sa dimension économique », a expliqué maître Cheick Sako.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit qu’il est important que la Guinée se dote d’un Tribunal de Commerce. « Parce que, quand nous avons commencé à travailler avec la SFI pour les financements, j’ai dit comment vous voulez-vous qu’on vous accompagne, vous n’avez pas de tribunal de commerce ? Donc, c’était un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.

Je remercie donc monsieur Philippe qui nous a non seulement lancé le défi, mais aussi de nous avoir accompagné. La justice est un grand problème en Guinée. Nous avons fait les états généraux de la justice en 2011 pour voir ce qui ne va pas et faire les réformes. Evidemment, l’indépendance de la justice est contenue dans la Constitution.

Ça, c’est la séparation du pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif. Mais, ce qui n’est pas dans la Constitution, c’est l’indépendance de la justice à l’égard des justiciables. Il ne suffit pas que la justice soit indépendance à l’égard de l’exécutif, faudrait-il qu’elle soit indépendante aussi à l’égard de l’argent », a conseillé le président de la République.

Enfin, le professeur Alpha Condé a dit que tous les moyens ont été créés pour que les juges soient indépendants, notamment à travers la création du Conseil Supérieur de la Magistrature et la création d’un statut particulier de la magistrature. Ainsi, il a invité les membres de ce tribunal à faire correctement leur boulot.

« C’est bien de créer le tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects, c’est-à-dire qu’ils soient indépendant de l’argent. Mais, il ne faudrait pas qu’ils rendent la justice, faudrait-il que les décisions de justice soient appliquées », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sécurité et gouvernance locale : l’ONG COGINTA et le MATD signent un partenariat dans ces domaines

20 mars 2019 à 21 09 04 03043

Dans le but d’assurer la sécurité, la cohésion sociale et le développement local en Guinée, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD) a signé un accord de partenariat avec l’ONG suisse COGINTA. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019 dans les locaux dudit département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la signature de cet accord de partenariat dénote de la volonté des deux parties de tisser des liens solides de partenariat, afin de mener conjointement des activités de développement, notamment dans les domaines de la garde communale, le développement local, la gouvernance locale de la sécurité, la résolution pacifique des conflits et la cohésion sociale.

« Ce partenariat va porter donc sur l’appui technique mutuel et le partage d’expérience avec COGINTA qui œuvre déjà dans ces domaines depuis 2013 en Guinée », a dit le général Bouréma Condé.

Le ministre ajoute que « concrètement, et en fonction des moyens à disposition, cette nouvelle forme de collaboration sera axée sur les principaux points suivants :

La formation, l’information et la sensibilisation des élus locaux sur la planification du développement, la gouvernance locale de la sécurité, notion de police des collectivités locales, prévention et résolution des conflits et sur les dispositions légales existantes en termes de mobilisation de ressources ;

L’appui à l’opérationnalisation du corps de la garde communale qui, depuis sa création, peine à assumer pleinement son rôle ;

L’accompagnement à la mise en place, dans les collectivités, de cadres de concertation sur les problématiques sécuritaires : les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD), et les Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) ;… ».

De son côté, Sébastien Gouraud, le directeur de COGINTA, s’est réjoui aussi de la signature de cet accord de partenariat. Un accord à travers lequel, sa structure espère renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. « Le département souhaite élaborer une stratégie de mise en place des gardes communales qui comprendra une réflexion sur les modes de mise en place, sur les modes de financement, également la formation et l’encadrement des agents de la garde communale.

Puisque, en fait, il y a un certain nombre de communes qui ont déjà mis en place des gardes communales pour pouvoir compléter le dispositif de sécurité à l’échelle locale aux côtés des forces de gendarmerie et de police. Et donc, notre rôle, c’est de travailler ensemble avec le département, avec les services de monsieur le ministre pour pouvoir accompagner et structurer les gardes communales », a-t-il laissé entendre.

Sébastien Gouraud rassure que « COGINTA reste engagé à accompagner le gouvernement guinéen dans sa volonté d’assurer à tous les guinéens et toutes les guinéennes un environnement sécurisé, propice à tout épanouissement et indispensable à tout développement ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Médias : Alpha Abdoulaye porté à la tête de l’AGEPI ou la naissance d’un bras de fer ?

20 mars 2019 à 19 07 50 03503

L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) a un nouveau président. Alpha Abdoulaye Diallo, fondateur du journal Le Populaire a été élu ce mercredi, 20 mars 2019, par ses pairs. Une élection qui s’est faite à l’absence du président « sortant », Moussa Iboun Conté, qui conteste déjà cette élection, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

S’achemine-t-on vers un bicéphalisme à l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) ? En tous les cas, à l’occasion d’un congrès extraordinaire, Alpha Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. Selon nos informations, il a obtenu 41 voix contre 04 face à Mohamed Diabaté, du journal « Les Nouvelles du pays ». Par ailleurs, sur 48 journaux, 47 ont voté, a-t-on appris.

Cette élection a été aussitôt contestée par Moussa Iboun Conté, qui se réclame comme étant le président « légal et légitime de l’AGEPI ».

Le bras de fer est désormais engagé et il reste à savoir jusqu’où iront les protagonistes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Mois de la femme : les causes de la stérilité au centre d’un échange initié par la CANEG

20 mars 2019 à 17 05 52 03523

Dans le cadre de la poursuite des activités du mois de la femme, la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG) a organisé une conférence-débat sur la stérilité, ce mercredi 20 mars 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger avec les participants sur les causes de l’infertilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de la CANEG a été organisée en collaboration avec Roughi Barry, activiste des questions liées à la santé reproductive et sexuelle. Elle a été animée par Dr Moussa Baïlo Diallo, médecin et enseignant-chercheur, qui a donné de larges informations sur la stérilité.

Pour Dr Moussa Baïlo Diallo, « aujourd’hui, de nombreux couples souffrent des problèmes de stérilité. Et, cette stérilité peut être de la femme tout comme de l’homme. Les responsabilités sont presque équitablement partagées entre les deux : 30% pour la femme, 30 % pour l’homme et ils se partagent les 40 autres pour cent, selon l’OMS »

Pour ce qui est des causes de la stérilité, le conférencier a fait savoir qu’elles sont de plusieurs ordres et dépendent du sexe de la personne. Pour ce qui est de la femme, Dr Diallo précise : « maintenant, les 30 % de la femme peuvent être causées par les infections sexuellement transmissibles telles que : les vaginites, les vulvites, c’est-à-dire les informations de la vulve ; telle que la bouchure des trompes de Fallope qui empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination au niveau de l’ovaire pour féconder l’ovule.

On peut encore avoir des fausses couches répétées, puisqu’il y a des jeunes filles qui ne veulent pas avoir des enfants avant leur mariage et cela les poussent à faire des fausse couches, des avortements répétés et une fois qu’elles arrivent à se marier, elles ne peuvent avoir d’enfant rapidement s’il n’y a pas eu de traitement. Donc, c’est pourquoi il est déconseillé aux jeunes de faire des avortements avant le mariage parce que ça peut les rattraper à la longue quand elles seront mariées ».

Chez l’homme, la stérilité peut être due à des facteurs biologiques, affirme le conférencier. « Les 30 % des causes de stérilité liées à l’homme sont : premièrement, les anomalies au niveau de la spermatogenèse. La spermatogenèse, c’est un processus de formation des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont formés dans les testicules et s’il y a des anomalies dans cette partie, il peut y avoir de stérilité dans le couple, liée à l’homme.

Deuxièmement, nous avons les anomalies liées aux voies spermatiques. Les voies spermatiques sont les canaux déférents qui existent les tubes séminifères et le lieu de formation des spermatozoïdes dans l’organe copulateur, autrement appelé pénis, dans le langage courant. Maintenant, quand ce canal est bouclé à travers des infections transmissibles mal traitées ou pas traitées, il y aura du reflux des spermes dans la vessie et cela empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination pour pouvoir féconder l’ovule.

Il peut y avoir aussi des anomalies liées au dépôt des spermatozoïdes dans le vagin de la femme, comme l’anéjaculation, c’est-à-dire une absence totale de l’homme. Il peut y avoir de l’éjaculation rétrograde. Cette éjaculation rétrograde, c’est le reflux des spermes dans la vessie, empêchant le liquide séminal de se mélanger avec les spermatozoïdes pour pouvoir féconder l’ovule. Il y a aussi ce qu’on appelle l’éjaculation tardive, comme son nom l’indique, il peut y avoir un rapport sexuel prolongé qui n’arrive pas à avoir d’éjaculation.

Et par contre, il peut y avoir aussi ce qu’on appelle l’éjaculation précoce, c’est-à-dire l’éjaculation prématurée. Cette éjaculation intervient à la première minute de la pénétration de l’homme et cela peut empêcher qu’il y ait la procréation, la fécondation, ça peut provoquer une infertilité ou la stérilité dans le couple », a expliqué Dr Moussa Baïlo Diallo.

D’autres raisons peuvent aussi expliquer la stérilité, notamment l’incompatibilité des groupes sanguins dans le couple. « D’autres causes sont dues au manque de visite prénuptiale. Avant le mariage, par leur incompatibilité, ils ne sont pas stériles ni l’un ni l’autre. Mais, ils ne produisent pas. Cette stérilité dans le couple est causée par les deux, puisqu’ils ne sont pas compatibles.

Une fois qu’ils se séparent, et que chacun se remarie avec un ou une autre, ils vont faire des enfants. Donc cette visite prénuptiale consiste à faire la glycémie, à faire l’antigène HGBS pour déceler l’hépatite, à faire le SRV, c’est-à-dire le test du VIH et enfin faire le groupage sanguin nous permettant de connaître la compatibilité des groupes sanguins puisqu’on qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on est des cousins.

On se marie le plus souvent pour faire des enfants. Donc, cette visite prénuptiale est extrêmement importante avant le mariage parce qu’elle nous prévient de l’infertilité ou de la stérilité dans le couple. Et la stérilité entraîne des conséquences indésirables, notamment le divorce », a indiqué docteur Moussa Baïlo Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Balai Citoyen : « 12 ministres du gouvernement Kassory Fofana n’ont pas déclaré leurs biens »

20 mars 2019 à 15 03 28 03283

La Cellule Balai Citoyen poursuit la publication de son rapport d’audit sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République. Le rapport publié ce mercredi, 20 mars 2019, fait état de douze membres du gouvernement du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et pas des moindres, qui n’ont pas déclaré leurs biens à la Cour des Comptes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 mois de travaux sur le rapport d’audit citoyen effectué par la Cellule Balai Citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République, il ressort que douze ministres de l’actuel gouvernement guinéen n’ont pas déclaré leurs biens à leur prise de fonction. Il s’agit entre autres de : Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la Défense Nationale ; Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé ; le Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Mamady Touré, ministre des Affaires Etrangères et des guinéens de l’Etranger ; Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique ; Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics ; Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique ; Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ; Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ; Mariama Camara, ministre de l’Agriculture ; Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement ; et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général en charge des Affaires Religieuses.

En se basant sur l’article 36 de la Constitution guinéenne, relatif à la déclaration des biens des membres du gouvernement, la Cellule Balai Citoyen dresse un constat pas satisfaisant. « Sur un gouvernement constitué de 36 ministres, nous constatons, conformément à l’article 36 de la Constitution, qu’il y a 24 ministres qui se sont prêtés à cet exercice constitutionnel. Tandis que, nous ne disposons pas d’informations pour les 12 autres ministres restants. Cela donne un pourcentage de 66, 66% ayant déclaré et 33, 33% pour lesquels on n’a pas d’informations ».

La Cellule Balai Citoyen de Guinée en profite pour faire des recommandations relatives au respect de la Constitution, la promotion de la bonne gouvernance mais aussi la lutte contre la corruption : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’article 36 de la Constitution et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ;

Veiller à ce que les écarts entre la déclaration initiale et celle de fin de fonction soient dûment justifiées ; la publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’article 36 de la Constitution ; au procureur de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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