Guinée : les manifs contre un 3ème mandat vont se poursuivre la semaine prochaine

18 octobre 2019 à 12 12 58 105810

Même si le calme est revenu et les activités ont repris depuis hier en Guinée, cette situation ne devrait pas durer assez longtemps. Les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de changement de l’actuelle Constitution dans le but d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé vont reprendre en début de semaine prochaine. C’est le coordinateur par intérim du Front National pour la Défense de la Constitution qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 18 octobre 2019.

« Ce qui est sûr, la semaine prochaine, nous allons reprendre encore les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, qu’il sache que le peuple de Guinée mènera le combat jusqu’à ce qu’il renonce. Ce combat est un combat de la survie de notre démocratie, par ricochet le combat de notre propre survie. Alors, on ne le mène pas parce qu’on est contre Alpha Condé, mais on le mène parce que c’est notre survie qui est en danger. Alors, il doit savoir raison garder et reculer maintenant.

Si on n’avait pas commencé les manifestations, s’il avait dit à temps qu’il renonce à son projet de troisième mandat, il serait sorti par la grande porte. Mais jusque-là, il a une chance quand même de sortir par la fenêtre. Mais après ce moment, ça ne sera pas la fenêtre, ça sera un trou. Et après ça, il n’y aura même pas ce trou. Donc, c’est le moment pour lui de renoncer parce que nous, on ne va pas renoncer tant qu’il ne renonce pas. Si la justice ne libère pas nos camarades détenus, la semaine prochaine, au lieu de deux ou trois jours, on fera les manifestations tout au long de la semaine. Ça sera des manifestations non-stop », a indiqué Oumar Sylla, plus connu sous le nom de Foniké Mengué.

A noter que le procès des leaders du FNDC arrêtés il y a une semaine environ se poursuit ce vendredi au tribunal de première instance de Dixinn. Le procureur a demandé la condamnation des six activistes anti-troisième mandat à 5 d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs chacun.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Journée ville morte du FNDC : notre constat (Bambéto-Sonfonia)

17 octobre 2019 à 16 04 04 100410

Après 3 jours de manifestations contre le changement de la constitution en faveur du président Alpha Condé, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait appelé à une journée ville morte ce jeudi, 17 octobre 2019. Cet appel n’est suivi que très peu sur certaines parties de la route Le Prince, notamment entre Bambéto et Sonfonia, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée a enregistré ces derniers jours des violences meurtrières, consécutives à la volonté du pouvoir en place d’octroyer à Alpha Condé un 3ème mandat. Pour maintenir la pression sur les promoteurs du contesté projet de nouvelle constitution, le FNDC avait appelé à faire de ce jeudi une journée ville morte.

Le long de la route le Prince, théâtre de violents affrontements entre manifestants contre un troisième mandat et agents des forces de l’ordre, les activités économiques sont encore au ralenti, même si la circulation redevient relativement normale. Entre Hamdallaye et la route transversale numéro 7 (Sonfonia), même si la plupart des stations services sont ouvertes, les boutiques et magasins sont quasiment fermés dans la journée de ce jeudi.

Il est à noter que la circulation a timidement repris. Elle est fluide de Bambéto à Cosa, mais boutiques, magasins et pharmacies sont fermés. Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont positionnés à plusieurs endroits des deux côtés de la route Le Prince. Les marchés de Koloma et de Cosa ont repris leur ambiance habituelle, avec moins d’affluence tout de même.

A quelques pas du carrefour de Cosa, sur la route de la cité Enco5, des boutiques et des magasins sont ouverts. A ENCO 5, quelques étalagistes ont repris leurs activités. Il en est de même pour les boutiquiers et autres marchands.

Entre la T5 à la T6, peu de taxi-motards sont visibles. Là également, Des pick-up des forces de l’ordre sont stationnés au niveau de tous les carrefours réputés être chauds lors des manifestations.

À l’abri du soleil, des agents des forces de l’ordre, appartement fatigués, sont visibles sous des hangars situés non loin de leurs pick-up.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224622919225 / 666919225

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Manifestations anti-3ème mandat en Guinée : les inquiétudes de l’IRE de Boké

17 octobre 2019 à 15 03 47 104710

Comme annoncé précédemment, les manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé paralysent les activités depuis le lundi, 14 octobre 2019, à Boké. Depuis le début de ces mouvements de protestation, il n’y a pas eu cours dans les écoles de la ville. Même si les encadreurs et les enseignants sont présents à leurs lieux de travail, les élèves, eux, ne vont pas en classes. Une situation inquiétante pour l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, qui craint un scénario comme celui enregistré l’année dernière. Dans un entretien avec un correspondant local de Guineematin.com, Moriba Sidibé tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux parents d’élèves.

Moriba Sidibé, inspecteur Régional de l’éducation de Boké

« Comme l’année dernière, les cours ont repris, mais les enfants ne viennent pas. Surtout depuis le début des manifestations. Les enseignants sont là mais les enfants traînent toujours les pas. Je pense que tout le monde devait tirer des leçons de l’année passée. C’est vrai que les parents d’élèves ont peur des mouvements par-ci par-là, mais moi c’est en tant qu’inspecteur que je leur demande de laisser les enfants venir. Surtout que depuis qu’on a commencé, on n’a jamais violenté un élève dans une école. Il faut que les parents laissent donc les enfants venir à l’école. Que tout le monde se rappelle du scénario de l’année passée. Et, je crains fort que la même chose ne se répète cette année. Cette fois-ci nous voulons de bons résultats, nous voulons même des lauréats à Boké. Mais pour cela, il faut que les élèvent viennent à l’école et qu’ils acceptent d’étudier », a dit l’IRE de Boké.

Reste à savoir si cet appel tombera dans de bonnes oreilles.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Coyah : 5 membres du FNDC relaxés, le vice-maire en prison

17 octobre 2019 à 10 10 17 101710

La procédure judiciaire engagée contre des manifestants qui s’opposent au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé a été entamée avec la comparution des prévenus à Conakry, Mamou, Kindia et Coyah hier mercredi 17 octobre 2019. Si dans les 3 premières villes, les dossiers ont été renvoyés pour la suite des débats, les réquisitions et plaidoiries ou le verdict, cinq des six prévenus de Coyah ont été tout simplement libérés par la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Six personnes, dont le vice-maire, Ousmane Camara, étaient jugées à Coyah hier mercredi en rapport avec les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Pendant l’audience, tenue au Tribunal de Première Instance de Coyah, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils étaient jugés.

Les cinq premiers, mis aux arrêts le lundi 14 octobre, étaient jugés pour participation à une manifestation non autorisée sur la voie publique. Pendant les débats, les prévenus ont nié les faits.

Selon nos informations, le procureur, Fallou Doumbouya, a requis la relaxe. C’est donc sans surprise que le tribunal, par la voix du juge, Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye, a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

Quant au vice-maire, Ousmane Camara, mis aux arrêts de façon « spectaculaire » le dimanche, veille de la manifestation contre le 3ème mandat, il est poursuivi pour « manœuvres et actes susceptibles de porter une atteinte grave à la sécurité publique ».

Son avocat, maitre Moussa Diallo, dénonce un kidnapping de son client. Selon lui, « mon client a reçu un appel d’un inconnu lui demandant de voler à son secours au commissariat central de Coyah où il serait détenu. Mais, il ne trouve là que le commissaire de police de Coyah qui lui dit que le préfet voulait le rencontrer. Quand ils sont allés chez le préfet, il y a eu un échange amical avant qu’on ne lui dise de rentrer. Il est monté dans le véhicule du commissaire puisqu’ils allaient vers la même direction. Mais en cours de route, le commissaire a remis mon client à une patrouille qui l’a déposé à Conakry où il a passé la nuit du dimanche. Le lendemain, le procureur de Coyah a émis un mandat d’arrêt contre monsieur Ousmane Camara ».

Pendant l’audience d’hier, Ousmane Camara a nié systématiquement les faits pour lesquels il est poursuivi. La demande de sa mise en liberté de son avocat n’a pas prospéré, « même s’il remplit toutes les garanties de représentativité, surtout que c’est un élu local. C’est suite à l’appel du procureur que la mise en liberté n’a pas abouti puisqu’il y avait le mandat d’arrêt contre lui », a précisé maitre Moussa Diallo.

Le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 23 octobre 2019, pour les plaidoiries et réquisitions. Le vice maire, Ousmane Camara, retourne à la prison civile de Coyah où il va continuer à séjourner.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 6 mois de prison requis contre les opposants à un 3ème mandat

16 octobre 2019 à 19 07 10 101010

Comme annoncé précédemment, le procès des 8 manifestants anti-3ème mandat arrêtés à Kindia s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de la ville. Après les débats, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement et 500 000 francs d’amende contre les prévenus, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Oumar Barry, 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, 19 ans, élève, ont été arrêtés dans la nuit du dimanche 13 au lundi, 14 octobre 2019. Mamoudou Bah, 29 ans, charretier ; Boubacar Barry, 19 ans, élève ; Abdourahmane Camara, 28 ans, cireur de chaussures ; Amadou Oury Diallo, 50 ans, charretier ; et Ibrahima Camara, ont été à leur tour interpellés le lundi 14 octobre 2019 entre 9 heures et 14 heures.

Poursuivis pour « participation à un attroupement interdit sur la voie publique », les opposants au projet de changement de l’actuelle Constitution et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Pendant les débats, ils ont tenté de justifier qu’ils ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés.

Mais le ministère public, représenté par Alsény Bah, est convaincu du contraire. Selon le procureur, les prévenus ont effectivement participé à un attroupement illégal sur la voie publique. Ils ont également brûlé des pneus du carrefour Wondima au centre-ville, en passant par Komoya, Mangoya, Tafory et le marché Sanloyah, a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, le procureur a demandé au tribunal de retenir 7 des 8 prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 000 francs chacun. Il a requis la remise en liberté de l’élève Boubacar Barry pour délit non constitué. Après ces réquisitions, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 octobre prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo

Tel. 664354238

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Lutte contre le 3ème mandat : ouverture du procès de 8 membres du FNDC à Kindia

16 octobre 2019 à 14 02 18 101810
Tribunal de première instance de Kindia

Le procès de huit (8) membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a débuté ce mercredi, 16 octobre 2019, dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Kindia. Ils sont poursuivis pour attroupement sur la voie publique. Le procès a démarré en présence d’une grande foule sans avocat, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les prévenus dans ce dossier politico-judiciaire ont été arrêtés entre le dimanche 13 et le lundi 14 octobre 2019. Il s’agit d’un certain Oumar, âgé de 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, âgé de 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, un élève âgé de 19 ans. Ils ont tous été arrêtés dans la nuit du dimanche, 13 octobre 2019 entre 23 h et 1h du matin.

Le second groupe est composé de Mamoudou Bah, un charretier âgé de 29 ans ; Boubacar Barry, un élève âgé de 19 ans, Abdourahmane Camara, un cireur âgé de 28 ans ; Amadou Oury Diallo, un charretier de 50 ans et Ibrahima Camara. Ce second groupe a été mis aux arrêts dans la journée du lundi, 14 octobre 2019, entre 9h et 14h.

A la barre, les huit prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont jugés.

Nous y reviendrons !

Depuis le TPI de Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Le Consortium SMB-Winning s’engage à construire 2 écoles primaires dans la commune rurale de Kolaboui

15 octobre 2019 à 17 05 25 102510

Communiqué : Afin de soutenir le renforcement de l’offre éducative dans la région de Boké, le Consortium SMB-Winning a annoncé vendredi 12 octobre aux côtés de la Direction Préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké la construction de deux écoles primaires dans les villages de Souguéboui et Yakabiya dans la commune rurale de Kolaboui, à 23 kilomètres du chef-lieu de la préfecture.

Compte tenu des difficultés des enfants de nombreuses localités à rejoindre des écoles, aussi bien pour des raisons de sécurité avec les risques liées à la traversée de la route minière que pour la longueur des distances à parcourir, le Consortium a choisi de bâtir ces deux nouvelles écoles à des emplacements stratégiques pour qu’elles bénéficient au plus grand monde.

Le Consortium est très actif dans le champ de l’éducation, notamment en ayant déjà construit un collège dans le quartier Corera et une autre école dans le district de Katougouma, commune rurale de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Selon le responsable du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, N’Famara Kourouma : « Nous avons décidé de réaliser à Souguéboui une école avec 3 salles de classe, une Direction et un Bloc de latrine de 3 cabines. De plus, il est prévu la réhabilitation intégrale de 2 anciennes écoles de Diakhabiya ».

Après un appel d’offres lancé par le Consortium auprès d’entreprises guinéennes dans le cadre de sa politique de contenu local, les entreprises Fadiya Construction et Entreprise Générale de Construction et des Travaux Publics (ENCOTRAP) ont été retenues pour exécuter les travaux dans un délai raisonnable.

Le directeur préfectoral de l’Éducation par intérim, Elhadj Dembo Amirou Dramé, s’est réjoui de cette initiative : « L’appui de la SMB est essentiel pour les autorités éducatives de la région. Ces programmes de construction et de réhabilitation permettent réellement la démocratisation de l’éducation en y facilitant l’accès à tous ».

Communiqué traduit par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Kindia : pas de manifestation ce mardi, mais la ville toujours paralysée

15 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Tout comme hier, il n’y a pas eu de manifestation ce mardi, 15 octobre 2019, à Kindia. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne sont pas descendus dans les rues comme ce fut le cas à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays, mais les activités sont toujours paralysées dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à hier, le grand marché de Kindia fonctionne partiellement ce mardi. Les vendeuses de condiments sont présentes sur les lieux et certaines boutiques sont ouvertes par endroits. Mais, la circulation reste encore moins dense. Les écoles et plusieurs autres services sont toujours fermés. La boucherie de la ville est également non fonctionnelle. Selon un boucher que notre reporter a trouvé sur place, ils ne travaillent pas par peur d’être attaqués.

« Hier lundi, nous sommes restés là toute la journée sans travailler, parce qu’ils ont dit que c’était une journée de manifestationd. Les gens sont venus chercher de la viande mais il n’y en avait pas. On n’a rien vendu hier. Aujourd’hui encore, on est là mais on a peur de vendre. Parce que lors de la dernière manifestation organisée à Kindia, des manifestants sont venus ici, ils ont saccagé le bureau de notre président, ils ont détruit et incendié également beaucoup de choses ici et emporté des outils de travail.

On a donc peur maintenant des mouvements pareils. Les gens qui égorgent les bœufs sont actuellement à l’abattoir. Si l’accalmie continue, ils vont peut-être nous envoyer de la viande à vendre, même si c’est un peu. Et si c’est le contraire qui se produit, on n’y pourra rien », a déclaré Boubacar Sow, vendeur de viande à la boucherie de Kindia.

Fatoumata Camara est venue dans cette boucherie à la recherche d’un kilogramme de viande. Mais, elle a été surprise par l’ambiance qui prévaut sur les lieux. « Depuis 8 heures du matin, je suis là pour chercher un kilo de viande. Il est 10 heures et il n’y a toujours rien. Pourtant, d’habitude, à cette heure, il se trouve qu’ici est inondée de viande. C’est un silence de cimetière ici. Je pensais que la manifestation c’était pour hier seulement, mais je vois que ça continue encore. Il faut éviter la paralysie parce que la population souffre », a lancé cette citoyenne.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Conakry : le procès des leaders du FNDC pourrait s’ouvrir demain, mercredi

15 octobre 2019 à 8 08 59 105910

Comme annoncé précédemment, quatre des six leaders du FNDC arrêtés samedi dernier à Conakry, ont été inculpés hier, lundi 14 octobre 2019, pour incitation à la révolte. Cette décision du parquet du tribunal de première instance de Dixinn est intervenue après l’audition des opposants au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé qui a duré plus de 6 heures. Après leur inculpation, Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Bill de Sam et Baïlo Barry, ont été conduits à la maison centrale de Conakry. Et, leur procès pourrait s’ouvrir demain, mercredi, a appris Guineematin.com de leurs avocats.

« Ils ont été inculpés parce que la procédure est prise en flagrant délit. En dépit de toute notre argumentation, le procureur a décidé de les placer sous mandat de dépôt et ils viennent d’être conduits à la prison civile en attente du procès qui pourrait, si tout va bien, s’ouvrir le mercredi prochain. Nos clients ne reconnaissent pas les faits, ils ont été arrêtés dans des conditions irrégulières, déférés dans des conditions irrégulières. Aujourd’hui, voici des gens innocents qui se retrouvent en prison, pour avoir simplement exprimé leur opinion, leur opposition à l’idée d’une nouvelle constitution. Le collectif d’avocats solidement installé pour la cause se prépare pour mettre ce réduire à néant. Parce que ce sont des innocents qui ont été arrêtés et mis en prison », a déclaré maître Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats qui défend les leaders du FNDC, au sortir de leur audition.

Il ajoute que les deux autres : Abdoulaye Oumou Sow et Sékou Koundouno n’ont pas pu rallier le tribunal pour être auditionnés. « M. Abdoulaye Oumou Sow et M. Sékou Koundouno qui ont été arrêtés en même temps que M. Abdourahame Sanoh et les autres, n’ont pas pu rallier le tribunal. Et pour cause, il semblerait qu’ils seraient très éloignés de la ville, qu’ils seraient dans une CMIS qui n’est pas accessible à la ville. Ce qui revient à dire d’ailleurs que nous étions très inquiets hier de leur situation. Mais ce matin, nous avons eu la chance de savoir que nos clients ont été éparpillés à travers les unités. Et, je pense que M. Abdoulaye Oumou Sow et M. Sékou Koundouno seront, à leur tour, déférés demain devant M. le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn et le procès va se tenir le mercredi », a laissé entendre l’avocat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Manif du FNDC à Kindia : le syndicat des transporteurs ronge son frein

14 octobre 2019 à 18 06 53 105310

La manifestation du FNDC, organisée ce lundi 14 octobre 2019 pour barrer le projet de nouvelle constitution, a entrainé la paralysie des activités tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée. Dans la ville de Kindia, le secteur des transports a été sérieusement perturbé au grand dam des responsables syndicaux de la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Kindia a été paralysée par l’appel à manifester du FNDC. Le secteur des transports n’aura pas été épargné par cette situation.

Selon Mohamed Aliou Sy, secrétaire général adjoint du syndicat des transporteurs et mécanique général de Kindia, il y a un manque total de voyageurs. « Nous sommes à la gare routière, nos bureaux sont ouverts, mais l’inquiétude qui nous tracasse depuis le matin, c’est le manque de passagers. Les gens ont peur de venir parce qu’ils se disent qu’il y a la pagaille à Conakry. Nous ici, il n’y a pas de pagaille car la loi est respectée. Nos chefs nous on dit de ne pas bloquer le transport. Les véhicules sont là, mais il n’y a pas de passagers. Il y a un manque total de voyageurs », a-t-il indiqué.

Pour Sékou Camara, alias Tosi, les usagers de la route ont peur de tomber sur des manifestants en furie à Conakry ou sur la route nationale Kindia-Conakry. « Nous sommes prêts à partir à Conakry si les passagers viennent. Mais on nous apprend que ça ne va pas là-bas. Donc, on a peur des actes de vandalisme qui se produisent là-bas ou en cours de route. Car, si on brise un véhicule, personne ne payera pour nous les chauffeurs».

Pour le moment, la situation reste calme car les leaders du FNDC de Kindia, qui avaient promis de se faire entendre ce lundi, sont toujours invisibles.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Télimélé : forte mobilisation des citoyens pour dire Non au 3ème mandat en Guinée

14 octobre 2019 à 17 05 34 103410

Comme annoncé dans la précédente dépêche, les citoyens de la commune urbaine de Télimélé ont pris d’assaut les principales artères de la ville suite à l’appel à manifester du FNDC contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Fortement mobilisés, muni de pancartes, les protestataires ont fait le tour de la ville avant de tenir un meeting géant, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Fortement mobilisés, munis de pancartes et banderoles, les membres du FNDC de Télimélé ont manifesté ce lundi dans la commune urbaine. Sur certains écrits, on pouvait lire de nombreux messages hostiles au projet de nouvelle constitution : « Non au troisième mandat! Pas de changement de la constitution! Libérez nos collègues du FNDC! ».

Les citoyens, mobilisés à la devanture de la maison des jeunes, ont fait le tour de la ville via l’itinéraire suivant : maison des jeunes-marché TP-collège Kolly-carrefour jardin d’enfants-carrefour-Nonkohi-préfecture et carrefour de la station Total où un meeting géant a été ténu.

Selon Boubacar Bah, coordinateur préfectoral du FNDC, « la manifestation d’aujourd’hui s’explique par le fait que le président de la République, dans sa volonté de changer la constitution, a aussi arrêté certains de nos collègues, membres du FNDC. La manifestation va s’étendre les jours suivants, si possible, si nous n’obtenons pas gain de cause. A Télimélé ici nous sommes plus que jamais déterminés à user de tous les moyens légaux pour la sauvegarde et la survie de notre jeune démocratie. Au nom du FNDC, je vous remercie pour votre esprit patriotique et votre sens élevé de responsabilité pour avoir répondu massivement à cet appel républicain et démocratique ».

Pour Alpha Amadou Diallo, un des organisateurs, il est inconcevable dans un état dit démocratique que des gens soient arrêtés alors qu’ils ont exprimé leur opinion. « Chers camarades, je vous prie d’observer une minutes de silence en guise de soutien à nos compatriotes arrêtés illégalement afin d’exiger leur libération immédiate et sans condition. Nous exigeons du président de la République le respect de l’actuelle constitution avec laquelle il a bénéficié de deux mandats », a-t-il martelé sous les ovations.

La présidente des femmes de l’UFDG, Aissatou Bah, a pour sa part enfoncé le clou. « Aujourd’hui, nous n’avons ni routes, ni électricité, ni écoles de qualité, encore moins d’hôpitaux dignes de nom. Nos jeunes sont au chômage, l’insécurité est grandissante, les droits humains sont bafoués. Comment voulez-vous qu’on continue de vivre avec ce régime répressif qui manifeste du jour au jour son incapacité et son mépris pour sa propre population ? A bas la nouvelle constitution ».

A noter que cette manifestation s’est déroulée sans aucun incident. Aucun agent des services de sécurité n’a été constaté tout au long du parcours.

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Manifestation du FNDC en Guinée : la ville de Kindia paralysée, de nombreux agents déployés

14 octobre 2019 à 16 04 31 103110

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle à une forte mobilisation en Guinée ce lundi, 14 octobre 2019. A l’image de Conakry, la ville de Kindia est égelement paralysée même si aucun acte de violence n’est à signaler pour le moment, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les activités tournent au ralenti ce lundi matin dans la ville de Kindia. Du carrefour Dadia au grand carrefour de Wondima, en passant par le centre-ville, le constat montre une grande fluidité dans la circulation routière.

Au centre-ville, tout comme dans les marchés de Khaliakhory, dans la commune rurale de Damakania, jusqu’à Tafori, les boutiques, magasins et quelques stations-services, restent quasiment fermés. Les marchés sont complètement paralysés.

Un impressionnant dispositif sécuritaire, composé essentiellement de gendarmes, est visible au rond point de Yéwolé, vers la gare routière. Quant aux policiers, ils roulent dans des pick-up sur les différents axes.

Le secteur éducatif aussi est resté paralysé. Toutes les écoles publiques et privée sont désertes.

Au moment où on mettait en ligne cette dépêche (11h), aucun membre du FNDC n’est visible sur le terrain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifs anti-3ème mandat en Guinée : la ville de Boké complètement paralysée

14 octobre 2019 à 15 03 23 102310

A l’image de Conakry et de la plupart des villes de l’intérieur, la commune urbaine de Boké est sérieusement affectée par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Toutes les activités sont paralysées même si aucun mouvement n’est constaté encore dans les rues dans cette ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ecoles fermées, banques, administration et commerce perturbés et circulation coupée, c’est le constat qui prévaut ce lundi, 14 octobre 2019, dans la ville de Boké. Mais, aucune manifestation de rue n’est encore signalée sur place. « On a commencé à se mobiliser à la place des martyrs ce matin pour descendre manifester dans les rues, mais les forces de l’ordre sont venues nous disperser. Actuellement, on est en train de nous réorganiser pour faire la remobilisation », explique Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké.

Dans les rues de la ville, les agents des forces de l’ordre sont visibles à plusieurs endroits. Ils sont en alerte pour parer à toute éventuelle manifestation.

A suivre !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Manif du FNDC à Télimélé : les activités tournent au ralenti

14 octobre 2019 à 10 10 22 102210

L’appel à manifester du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) pour s’opposer au projet de 3ème mandat a entraîné la paralysie des activités dans de nombreuses parties de Conakry. C’est le même scénario qui prévaut dans la commune urbaine de Télimélé dans la matinée de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le marché central est totalement paralysé ce lundi. Les boutiques, écoles et magasins sont fermés. Le pain, très prisé localement, est introuvable. Telle est l’ambiance qui prévaut à Télimélé ce matin.

Cette situation est la conséquence de l’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) pour barrer la route au projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat.

Très tôt ce matin, des jeunes gens, engagés à répondre à l’appel du FNDC, ont circulé à travers la ville. A l’aide d’une sonorisation, ils ont invité les jeunes à une forte mobilisation.

La devanture de la maison des jeunes a été choisie par les organisateurs comme point de rassemblement. Ensuite, les protestataires devraient rallier le carrefour de la station Total, via le carrefour Nonkohi, où un meeting est prévu.

Depuis Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Sonfonia-Wanindra : des manifestants contre un 3ème mandat dispersés

14 octobre 2019 à 8 08 05 100510

A l’appel des défenseurs de la constitution guinéenne, des manifestants sont sortis très tôt ce lundi, 14 octobre 2019, entre Sonfonia et la transversale numéro 7 (dans la commune de Ratoma) pour exprimer leur opposition à un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, les agents des forces de l’ordre, déployés sur place, sont venus les disperser, puis continuent de les pourchasser actuellement (7H 45’) dans les quartiers, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est posté sur cet axe.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. Même si le chef de l’Etat n’a pas officiellement annoncé sa candidature, elle est exprimée par son entourage, son parti politique et ceux membres de la mouvance présidentielle. Plusieurs meetings ont été organisés dans ce sens par les ministres et hauts cadres de l’Etat.

En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2009. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

Le coordinateur du FNDC et cinq de ses proches (tous de la société civile) ont déjà été arrêtés et sont détenus depuis le samedi. Et, hier, dimanche, plusieurs autres personnes ont été arrêtées à Matam dont le vice-maire de cette commune et responsable de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné. Mais, le FNDC a maintenu sa manifestation qui a commencé ce matin.

A suivre !

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Kindia : une maison réduite en cendre sous les yeux impuissants des sapeurs-pompiers

12 octobre 2019 à 10 10 07 100710

Une maison d’habitation a pris feu dans la journée d’hier vendredi, 11 octobre 2019, au quartier Sinania, dans la commune urbaine de Kindia. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés malgré la présence des sapeurs pompiers, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bâtiment en question est composé de 5 chambres et d’un salon, bâti a bord de la route qui mène au siège du gouvernorat. Il abritait plusieurs familles, dont celle d’un gendarme. Le sinistre s’est déclaré aux environs de 16 heures, faisant plusieurs dégâts matériels.

Amadou Camara, un des témoins de la scène, a expliqué comment le feu a été maitrisé en présence des sapeurs pompiers, qui n’ont rien fait. « C’est entre 15h et 16h qu’on a constaté la présence du feu dans la maison de notre voisin. On a vite informé les sapeurs-pompiers qui sont aussitôt venus. Ils ont tout fait, mais leur moteur a refusé de s’allumer. Alors nous les jeunes, nous nous sommes battus pour maitriser le feu qui s’était déjà propagé pour réduire en cendre le contenu de la maison », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Abdoulaye Bangoura, professeur de Mathématiques au lycée du 28 septembre de la commune urbaine, dit avoir tout perdu. « Je ne peux pas estimer sur place ce que le feu vient de consumer. Mais, j’ai presque tout perdu. Mes dossiers depuis que je suis enseignant, les documents, les papiers de mes enfants, ma dépense et beaucoup d’autres choses sont brûlés chez moi », a-t-il fait savoir.

Le gendarme Amadou Camara, en service à l’escadron mobile numéro 7 de Kindia, l’une des victimes de l’incendie, se montre fataliste. « Honnêtement, je ne sais quoi dire. J’ai perdu beaucoup de choses. Avec mon état-là, je ne peux même pas les citer. Mais, ce n’est rien. Parce que c’est Dieu qui a fait son travail ».

Interrogé sur l’incapacité des sapeurs pompiers à allumer leur moteur, le gendarme se montre également fataliste. « Tu sais, je ne peux pas dire beaucoup de choses sur ça. Je ne peux pas dire que c’est leur faute ou leur négligence. Parce que quand on les a appelés, ils sont venus, même s’ils n’ont pu rien faire à cause de leur moteur. L’homme doit savoir que tout ce qui doit arriver arrive forcement. Les sapeurs-pompiers, leur moteur était tout neuf aujourd’hui, mais ils ne pouvaient rien faire pour cet incendie ».

L’origine de cet incendie n’est pour le moment pas connue et les victimes ont passé leur première nuit d’hier vendredi à la belle étoile.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Chemin de fer Boké –Télémélé : 6 Milliards payés aux communautés environnantes

11 octobre 2019 à 10 10 24 102410

Le Consortium SMB-Winning a procédé à des remises de compensations ce mercredi 9 octobre 2019, à la Base Vie Chemin de fer, auprès de 43 personnes impactées par la réalisation d’une gare de triage et de retournement de trains, pour un montant total de six milliards sept cent sept millions six cent quarante-huit mille cinq cent soixante francs guinéens (6.707.648.560 GNF) dans les villages de Katounou, Kamikolo, Kagbany, district de Sogoboly, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Le montant communautaire inclut dans le montant total est d’un milliard quatre cent quatre-vingt-seize millions trente-deux mille francs guinéens (1.496.032.000 GNF).

S’exprimant au nom du Consortium SMB Winning, le représentant de la SMB a rappelé que « Cette 10ème compensation s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité Sociétale du Consortium qui, basé sur les études d’impact environnemental et social réalisées, entend respecter ses obligations en indemnisant les personnes impactées par les travaux de construction de ses infrastructures et encourager les activités génératrices de revenus par des accompagnements concrets et efficaces. Dans le cadre de sa collaboration avec toutes les parties prenantes, le Consortium SMB Winning œuvre aussi à l’amélioration des conditions de vie dans vos villages respectifs ».

Pour le sous-préfet adjoint de la CR de Kolaboui, Malik Savané : « Nous devons, à cette phase, au regard des aides que nous apporte le Consortium SMB Winning, prendre l’initiative aussi de valoriser nos plantations et plaines agricoles… »

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités des districts cités plus haut, d’un huissier de Justice, des représentants de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) ainsi que des bénéficiaires munis de leurs pièces d’identification. Interrogés, certains bénéficiaires visiblement heureux ont exprimé à notre micro, leurs sentiments de satisfaction au Consortium SMB Winning pour le respect de ses engagements en faveur des populations locales. Et ils ont surtout promis d’utiliser ces fonds à bon escient.

A noter que le projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une ligne de chemin de fer du Consortium SMB-Winning, de Dapilon (Boké) à la zone minière de Santou (Télémélé).

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : le Consortium SMB-Winning accueille 30 de ses employés de retour de Chine après 3 mois de formation

11 octobre 2019 à 10 10 15 101510

Communiqué : Le Consortium SMB-Winning a accueilli dans la matinée du mercredi du 09 octobre à la base vie de Kaboyé, district de Katougouma, ses 30 employés de retour en Guinée après 3 mois de formation à l’apprentissage de la langue chinoise à Pékin.

Ce séjour linguistique a été mis en place par la direction générale du Consortium dans le cadre du renforcement des compétences et capacités des ressources humaines, essentiellement au niveau des cadres intermédiaires.

En présence de leurs collègues, de leurs parents et amis, les bénéficiaires de ce programme de formation ont évoqué avec nostalgie les souvenirs de leurs séjours en Chine. Chacun des employés ayant pu se rendre à Pékin a tenu à remercier la direction générale pour cette opportunité exceptionnelle.

Pour Mohamed Lucas Camara, « l’hospitalité du peuple chinois m’a marqué : tous nos interlocuteurs nous ont accueilli très chaleureusement tout au long de notre séjour. Leur professionnalisme et leur engagement pour nous permettre de progresser rapidement m’a beaucoup touché ».

Pour les participants, ce séjour leur a permis d’aborder également des notions de gestion et de pratiques du travail d’équipe.

La prochaine étape est désormais pour le Consortium est de bâtir une École pour l’apprentissage de la langue et de la culture chinoise en Guinée.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Escroquerie : un marabout condamné à un an d’emprisonnement à Conakry

11 octobre 2019 à 9 09 25 102510

Le tribunal correctionnel de Dixinn a condamné hier, jeudi 10 octobre 2019, un marabout nommé Amadou Oury Sow. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir escroqué une de ses clientes. Il a écopé d’un an d’emprisonnement et le payement du montant qu’il a reconnu avoir extorqué à la dame, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, que cette affaire s’est produite. Madame A.D est venu confier ses soucis au marabout. Elle a sollicité son aide pour sa réussite personnelle et celle de ses enfants, mais aussi pour que son mari n’épouse pas une seconde femme. Selon la dame, le marabout lui a demandé de lui verser un montant de 80 millions de francs pour qu’il l’aide à réaliser ses vœux. Elle dit avoir versé l’argent au marabout mais sans avoir de résultats probants. Elle n’a pas eu le succès et son mari a épousé une seconde femme. C’est ainsi qu’elle a porté plainte pour escroquerie. Le marabout a été arrêté et placé sous mandat le 23 septembre 2019.

Au cours des débats, le prévenu a reconnu avoir travaillé pour la plaignante. Mais, contrairement aux déclarations de la dame, il dit n’avoir pris qu’un montant de 2 500 000 francs avec elle. De son côté, la partie civile maintient sa version selon laquelle l’escroquerie porte sur une somme de 80 millions de francs. « En tant que conseil de la partie civile, nous demandons au tribunal de condamner le prévenu au payement de 80 millions de francs guinéens. Montant que le marabout a escroqué à ma cliente », a sollicité l’avocat de la plaignante dans sa plaidoirie.

De son côté, le ministère public par la voix de monsieur Boubacar 1 Bah, au cours de ses réquisitions, a demandé la condamnation du prévenu à 8 mois d’emprisonnement ferme et au payement du montant réclamé par la partie civile. « Il savait bien qu’il n’avait aucun pouvoir pour aider cette dame. Il lui a demandé de l’argent sachant bel et bien qu’il n’a aucun pouvoir. Il a demandé à la dame d’acheter 5 cartons de papier rame et de faire accompagner chaque carton par un montant de 500 000 francs. Cependant, aucune promesse du marabout n’a pu prospérer. Cela n’a pas empêché le mari de la dame de chercher une seconde femme bien qu’il ait reçu tous ces montants…

Il a aussi nié les faits en plaçant comme argument que c’est A.D qui lui a demandé de rendre folle sa coépouse. Et que c’est parce qu’il a refusé ce projet, qu’elle a porté plainte contre lui. Mais, tout cela n’est pas vrai. Il a tout simplement utilisé des manœuvres frauduleuses pour escroquer la dame. C’est pourquoi je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’escroquerie en le condamnant à 8 mois d’emprisonnement et au payement des différents montants réclamés par la partie civile » a requis le procureur.

Après sa délibération, le tribunal a condamné le marabout à un an d’emprisonnement et à un million de franc d’amende. Il doit aussi rembourser à la plaignante le montant de 2 500 000 francs guinéens qu’il a reconnu avoir pris avec elle.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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FNDC-Boké : « nous manifesterons, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus »

10 octobre 2019 à 11 11 09 100910
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

« Les jeunes de Boké sont des chômeurs, on n’a pas le courant et nos infrastructures sociales sont mal entretenues. Il y a 14 sociétés minières implantées ici, mais les fils de Boké ne profitent de rien. Il faut que Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020 et c’est non négociable ». Tels sont les propos de Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké. Il l’a dit ce mercredi 09 octobre 2019, à l’occasion d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé promet que Boké va répondre effectivement lundi prochain à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Nos militants sont prêts. Nous on n’a pas besoin d’aller chercher quelqu’un, la grande majorité des guinéens sont contre le changement de la constitution, car cela va donner forcément un troisième mandat à monsieur Alpha Condé. Et nous voulons la démocratie et l’alternance, pas la dictature ni la monarchie », soutient-il.

Le gouvernement a déjà annoncé que les manifestations appelées par le FNDC ne seront pas autorisées. Ce qui laisse présager d’éventuelles violences. Mais, cela ne décourage pas Lamarana Bah et son groupe. « On n’a pas peur des forces de l’ordre. Car ce sont nos frères. Ils ont leurs frères et leurs fils parmi nous. Alors, s’ils sont prêts à assassiner leurs parents, ils n’ont qu’à le faire. Mais, sachez que si ça arrive, c’est Alpha Condé qui sera le responsable. En tout cas, nous manifesterons le lundi, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus », a dit le coordinateur du FNDC à Boké.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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