Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Axe Boké-Gaoual : plusieurs véhicules bloqués au niveau de pont de Kogon

18 août 2019 à 15 03 49 08498
Image d’archive

La circulation est coupée depuis hier, samedi 17 août 2019, sur la nationale Boké-Gaoual. C’est un camion remorque qui est tombé en panne au niveau du pont de Kogon, a appris Guineematin.com de témoins se trouvant sur place.

« Il y a plusieurs véhicules qui sont bloqués au niveau du pont de Kogon, du côté de la préfecture de Boké. Un camion remorque en partance pour Boké a reculé et a barré complètement la route. Des véhicules de marchandises sont garés de part et d’autre de la route. De nombreux passagers dont des femmes et des enfants sont en souffrance ici puisqu’il n’y a ni eau ni à manger », a expliqué Moustapha Diallo, un passager en provenance de Conakry qui est bloqué sur les lieux.

Aux dernières nouvelles, certaines voitures ont réussi à se frayer un chemin. Mais, les camions, bus et autres véhicules de poids lourd restent encore bloqués sur place.

Cette route nationale Boké-Gaoual, longue de 190 km, malgré sa meilleure plateforme et sa rentabilité économique pour le pays, est dans un très mauvais état.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628089845

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Protection civile : un seul service de secours avec un seul camion d’incendie pour toute la commune de Ratoma

18 août 2019 à 8 08 37 08378

Les sapeurs-pompiers jouent un rôle prépondérant dans un pays. Puisque ce sont eux qui sont chargés de secourir les citoyens quand ils sont victimes d’incendie. Mais en Guinée, les services publics de protection civile n’ont pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Car dans la plupart des cas, ils ne parviennent pas à répondre aux attentes des populations qui sollicitent leur aide. Qu’est-ce qui explique ce manque d’efficacité ?

Un reporter de Guineematin.com a posé la question au commandant Mohamed Camara, responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma. Ils ont abordé le fonctionnement de ce service et les difficultés auxquelles il est confronté.

Décryptage !

Guineematin.com : votre service est d’une importance capitale puisque vous êtes censés secourir les personnes qui sont victimes d’incendies. Mais, sur le terrain, les citoyens sont loin d’être satisfaits de votre travail. On vous accuse notamment d’intervenir le plus souvent en retard. Pourquoi cette lenteur ?

Commandant Mohamed Camara : vous savez, actuellement, on a assez de difficultés surtout sur le plan matériel. Parce que si vous prenez la commune de Ratoma, elle est la deuxième plus grande comme de Conakry. Donc, avec toute cette population, on a qu’un seul camion d’incendie opérationnel. On a aussi une ambulance et une camionnette à double usage, c’est-à-dire qu’on peut s’en servir pour transporter des corps tout comme des matériels.

Si l’ambulance n’est pas opérationnelle, on utilise la camionnette pour transporter les corps. Mais, si ça coïncide qu’il pleut, on ne peut pas transporter les corps dedans puisqu’on ne peut pas mettre le corps à ciel ouvert sous la pluie. Donc ce sont les trois véhicules que nous avons dans la commune Ratoma pour le moment.

On est en manque de beaucoup de matériels de travail. Les immeubles ne font que pousser et nous n’avons de camion à échelle. Par exemple, s’il y a le feu au cinquième étage d’un immeuble et que le camion que nous avons ici ne peut pas éteindre le feu, il nous faut des camions à échelle pour nous faciliter d’accéder aux étages supérieurs.

On a aussi besoin de plus de citernes à eau, parce que même si on vient trouver que la maison touchée par l’incendie a été brûlée, ce sont les camions à eau qui nous permettent de limiter les dégâts. Et puis, nous sommes vraiment en manque de bouches d’eau. Ceux qui disent que les sapeurs-pompiers viennent en retard, ils ont parfois raison, mais ils ne savent pas les difficultés que nous avons ici. Souvent, on n’a même pas d’eau dans la citerne.

Dans toute la commune de Ratoma, il n’y a qu’un seul service d’incendie et de secours avec un seul camion  d’incendie et une ambulance. L’équipement, il n’y en a pas c’est ça la réalité. Sinon, la formation des gens ne fait pas défaut ici, mais ce sont les matériels qui manquent. Mais, avec le peu de matériels que nous avons, on se débrouille à secourir les gens en attendant d’avoir plus de moyens. On a des promesses de la part de notre direction, de l’Etat, de la coopération française qui nous appuie beaucoup. On espère que ces promesses vont se concrétiser pour qu’on puisse être plus efficaces.

Guineeamatin.com : vous dites que vous avez un seul camion-citerne. Combien de litres d’eau peut contenir ce camion ?

Commandant Mohamed Camara : le seul camion-citerne que nous avons ici à Ratoma, ne prend seulement que 3000 litres. Et, il n’y a pas de poteaux d’incendie ni de bouches d’incendie là où on peut tirer de l’eau de façon urgente. Si vous remplissez le camion ici et vous bougez pour aller intervenir à Kagbelen, vous perdez combien de litres d’eau avant d’arriver à destination ?

Et quand nous utilisons les deux lances, on peut utiliser plus de 700 litres par minute. Quand on calcule ça, on aura combien de litres durant 30 minutes ? Ça ne va pas suffire et les gens ne comprennent pas tout cela. Ils vont dire que les pompistes sont venus, mais ils n’ont pas d’eau. Pourtant, nous, on ne gare jamais la citerne sans la remplir.

Mais, où il faut prendre de l’eau ? Soit il faut aller jusqu’à la rivière de Kakimbo, soit à l’aéroport. Ce sont les deux endroits où on fait le remplissage du camion-citerne. Parfois, vous arrivez à Wanindara, vous trouvez que l’eau est finie, il faut encore reprendre la voiture pour revenir à Kakimbo. Durant tout ce temps, les gens vont dire qu’on ne veut pas travailler. Souvent, on est obligés de faire appel aux autres centres comme Matoto et Kaloum pour venir nous aider.

Parce qu’on sait la quantité d’eau que nous avons ne peut pas servir la commune de Ratoma. Dans les autres pays, on n’a même pas besoin de déplacer le camion-citerne puisque qu’il y a des bouches d’eau un peu partout. Il suffit seulement d’envoyer le camion à échelle et les motopompes  pour brancher à la bouche d’incendie et travailler.

Guineematin.cm : combien de personnes travaillent dans ce service ?

Commandant Mohamed Camara : l’effectif total ici, c’est 116 éléments, dont 90 hommes et 26 femmes. Comparativement à la superficie de Ratoma 62km2 avec une population de 776 770 habitants, 34 quartiers, 211 secteurs et 504 carrés. Donc protéger toutes cette population avec un seul camion d’incendie, ce n’est pas facile.

Nous demandons vraiment de l’aide, pas à l’Etat seulement, mais à toutes personnes qui souhaiteraient nous aider : les organisations humanitaires notamment. Nous sommes au service de la population mais la population doit savoir aussi nos difficultés. Ils doivent cesser de lancer les cailloux sur les agents, ils  n’ont qu’à se mettre à l’idée que nous sommes là pour les protéger.

Nous ne sommes pas contre eux, et surtout notre service est gratuit. Quelqu’un qui vient te secourir dans les situations difficiles et tu t’attaques à lui, ce n’est pas les pompiers qui mettent le feu, nous nous venons pour intervenir. Ils nous confondent souvent aux policiers, mais tout cela est lié au manque de sensibilisation et d’information. Parce que si la population est bien informée de nos difficultés concernant les équipements et aussi l’Etat de la route et les embouteillages, ils vont comprendre. Mais c’est à nous de leur expliquer tout ça.

Guineematin.com : quel est le pourcentage de vos interventions sur le terrain pour cette année par exemple ?

Commandant Mohamed Camara : les statistiques d’intervention en secourisme, en extinction et en transport de corps, pour les mois de janvier, février et mars, c’est 54% d’intervention. Pour le deuxième trimestre, les mois d’avril, mai et juin, c’est 41% d’intervention. Ça explique largement, malgré nos faibles moyens, que nous sommes en mouvement.

Guineematin.com : il y a parfois des agents qui se blessent sur le terrain pendant les interventions. Comment se fait leur prise en charge ?

Commandant Mohamed Camara : depuis qu’on a commencé à travailler ici, beaucoup de nos agents ont été blessés. Pour cette année, nous avons enregistrés 3 cas de blessures. Pour l’année passée, on ne peut pas déchiffrer le nombre exact parce que les gens confondent les sapeurs-pompiers et la politique. Ils s’attaquent à nous avec des cailloux, ils ne savent pas faire la différence entre la tenue d’un policier et la tenue des sapeurs-pompiers. Dès qu’ils vous voient, ils ne cherchent pas à savoir d’où venons-nous et ils s’attaquent directement à nous.

Quand même, quand il y a des blessés, on remonte la liste au niveau du département, c’est la direction qui s’occupe des blessés.  Tout ce que nous traversons ici, le ministère est au courant de tout. Parce que nous remontons toutes les informations et souffrances que nous traversons ici. Avant de faire quoi que ce soit, nous informons la hiérarchie. Donc, ils savent ce qui se passe ici. Et ils font ce qu’ils peuvent faire pour nous.

Guineematin.com : avez-vous un message à passer à l’endroit des citoyens ?

Commandant Mohamed Camara : ce que je peux dire à la population, c’est de ne pas s’en prendre aux sapeurs-pompiers, car cela n’est pas la solution. S’ils sont venus en retard, c’est qu’ils ont des raisons. En plus des problèmes de matériels et du manque d’eau qu’on a, il y a des cas d’embouteillages. Dans la circulation, on dit de faire deux lignes, mais on peut tomber parfois sur 4 lignes sur la route.

A pareilles circonstances, comment les sapeurs-pompiers peuvent passer même s’il y a un cas d’urgence ? Donc, notre retard est dû parfois à l’embouteillage et à la distance. Nous, nous leur demandons de nous comprendre surtout la situation du terrain nous pose problème.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59    

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Réticence des citoyens impactés par le projet de Souapiti : le préfet de Télimélé en sapeur-pompier à Sinta

17 août 2019 à 17 05 17 08178

Dans le cadre de la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti, le gouvernement guinéen prévoit la délocalisation de près de 3000 personnes. Des réticences sont constatées sur le terrain, au district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, à Télimélé. Les citoyens du district se disent inquiets du non respect de la convention qui les lie aux responsables du projet pour la construction de leurs nouveaux habitats à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Pour aplanir les divergences et faciliter le déplacement des populations relocalisées, le préfet de Télimélé a fait un tour à Konkouré le mercredi 14 et le jeudi 15 août 2019. Amadou Sadio Diallo a sensibilisé les populations, jusque-là opposées au déménagement. Les échanges ont porté sur le complément de la construction de leur collège de proximité, la construction du marché et de 70 autres bâtiments pour les autres familles qui n’ont vu ni clés, ni maisons.

« Je commence d’abord par la remise des clés. Quand le projet Souapiti a proposé la remise des clés, la population a refusé. C’est ainsi que le projet m’a appelé. Je suis venu m’entretenir avec la population. Finalement, les gens ont accepté de prendre les clés et aller voir les lieux où elles doivent être désormais.

Ça devait être suivi par les déménagements, mais les gens n’avaient pas voulu alors que depuis le 10 août, on devait faire les vannes du barrage de Souapiti, c’est-à-dire l’envahissement de l’eau au niveau des villages. Mais, il y a des conditions posées qu’il faut respecter, sinon ils ne vont pas quitter », a expliqué le préfet.

Pour faire face aux exigences des citoyens, le préfet annonce qu’une commission a été constituée à cet effet. « Nous avons mis en place une commission de 10 personnes qui vont représenter les populations. Au lieu que tout le monde se déplace, ces membres vont se déplacer en compagnie des maires de Kollet, Sinta, les chefs des districts impactés, les chefs des secteurs impactés, plus le projet Souapiti. On est parti à Kondon Boffou, nous avons vu un travail formidable, gigantesque.

Quand une case à Konkouré est remplacée par une maison, c’est un atout. Même si elles ne sont grandes, mais elles sont très jolies. Nous sommes partis au marché, le hangar et les houles qu’ils ont construits pour eux, là aussi, on a constaté que c’est un bon travail. Toutes les conditions qui ont été posées, la société va les remplir », rassure Amadou Sadio Diallo.

En outre, les populations de Kambaya concernées par le déplacement, ont été aussi rassurées que tout sera mis en œuvre pour les satisfaire. « Nous sommes venus à Kambaya, nous sommes tombés d’accord, les gens déménagent aujourd’hui même (le jeudi 15 août) par secteur et ils sont partis, tous satisfaits.

La commission mise en place leur a demandé de bien travailler et de nous remonter l’information afin de l’envoyer à qui de droit. Nous avons demandé la présence de la police et de la gendarmerie pour leur sécurité et celle de leurs biens. Il y a 529 maisons construites pour eux », a dit le préfet de Télimélé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Union des sinistrés de Souapiti : « c’est un groupuscule d’arnaqueurs »

17 août 2019 à 14 02 04 08048

La construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, situé à la lisière des préfectures de Dubréka et Télimélé, en Basse Côte, a atteint sa vitesse de croisière. Mais, des voix s’élèvent dans certaines communautés impactées par sa construction pour exprimer leur refus de rejoindre certains sites de relocalisation aménagés à cet effet. Le chef du Département Environnement et Développement Durable du projet crie à la manipulation « d’un groupuscule d’arnaqueurs », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ibrahima Kéita, directeur du Département Environnement et Développement Durable du projet d’aménagement de Souapiti, au terme de l’élaboration d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale, les responsables du projet se sont rendu compte qu’il fallait déplacer 16 000 personnes. « C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes heureux de dire que nous avons déplacé sept (7) sites sur les huit (8).

Ces huit (8) sites concernent le pré-remplissage du barrage qui va commencer très bientôt. Le dernier village à déplacer, c’est les villages de Kounkouré et ses environs. Donc si nous terminons à déplacer Konkouré, nous sommes en train de le faire, ça veut dire que le premier objectif du barrage est déjà atteint : nous allons commencer à stocker de l’eau, soit un milliards 375 millions de mètres cube d’eau ».

Mais, la relocalisation a fait grincer des dents récemment. Des personnes issues de ces communautés se sont constituées en « union pour la défense des sinistrés de Souapiti ». Cette union, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, le 22 juillet 2019, a dénoncé la manière dont les dédommagements ont été effectués. Selon eux, le projet n’a pas tenu compte de tous les aspects pour déplacer les communautés.

A l’issue de cette sortie médiatique, « ces frondeurs », ont été invités par les responsables du projet à l’effet d’aplanir les divergences, a expliqué Ibrahima Kéita. « On a été appelés par des gens, le 15 juillet 2019, qui nous ont dit qu’ils sont une association intéressée par le projet, qu’ils veulent rencontrer la direction pour échanger autour du projet. On a dit que c’est une très bonne chose. Lorsqu’ils sont venus chez nous, nous leur avons expliqué tout ce que nous sommes en train de faire. De la construction des bâtiments jusqu’au recensement des arbres. Ils ont dit qu’il y a des choses qu’ils n’avaient pas comprises. Ils ont dit qu’ils vont être nos messagers auprès des populations.

Avant de partir, ils nous ont demandé de l’argent. Nous leur avons donné 4 millions de francs devant un huissier, qui a été payé à 5 millions. Ils ont évoqué des difficultés de déplacement. Finalement, nous leur avons donné près de 20 millions de francs, tellement qu’on a eu confiance en eux. Nous, on avait demandé à déplacer Konkouré. Mais, au lieu d’aller sensibiliser les populations, ils sont partis les révolter. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont des arnaqueurs et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons des problèmes pour déplacer le village de Konkouré ».

Devant cette difficulté, les responsables du projet de Souapiti se sont rendus ces derniers jours à Konkouré. « C’est des gens qui doivent quitter pour aller à Kondonbofou, dans Kambayah. C’est eux-mêmes qui ont choisi le coin. C’est le plus grand site. Ils nous avaient dit d’attendre le lendemain de la fête de Tabaski pour qu’ils partent rejoindre les sites aménagés pour eux. Mais, à la date convenue, on envoie les camions, ils disent qu’ils ne bougent pas. On leur a rappelé notre accord, ils nous disent de surseoir à toute activité.

Toute la direction du projet et une délégation du Ministère de l’Administration du Territoire, on s’est transporté à Konkouré ces derniers jours pour comprendre ce qui ne va pas. On est parti, sous la direction du préfet de Télimélé et le directeur de l’administration du territoire, nous avons eu un accord et hier jeudi, 15 août 2019, les populations étaient prêtes à partir. Mais, il y a d’autres personnes qui viennent les intimider, pour les dissuader. On a commencé à déplacer Kounkouré. Gnâbély qui fait 19 ménages a déjà rejoint le site et les autres vont suivre », a expliqué monsieur Kéita.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Manque d’engagement des militants du RPG-AEC : l’assemblée de ce samedi annulée

17 août 2019 à 13 01 10 08108

Comme tous les autres partis politiques représentatifs de la République de Guinée, les responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, devaient se retrouver ce samedi en assemblée générale. Ces rencontres hebdomadaires sont des occasions pour les dirigeants de communiquer aux militants (et à l’opinion publique en général) les choix et options du parti face aux enjeux du moment.

Mais, pour le parti du président Alpha Condé, cette communion entre le sommet et la base n’a pas existé ce samedi, 17 août 2019 ! Selon un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place, c’est la faible mobilisation qui a empêché la rencontre.

C’est Dr Sékou Condé qui a annoncé l’annulation de cette assemblée. Selon le secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel, le plus grand nombre de responsables et militants du parti sont encore à l’intérieur du pays et le reste empêché par les intempéries !

Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel

« Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement ce matin pour notre assemblée générale. Comme vous le savez, il est presque 12 heures moins le quart, la salle n’est pas remplie. C’est parce que beaucoup de militants ont fait le déplacement à l’intérieur pour la fête de Tabaski. Et, les intempéries constatées actuellement à Conakry empêchent les militants de venir à l’assemblée générale. Sur ce, nous avons décidé de remercier ceux qui ont fait le déplacement ce matin et leur dire qu’aujourd’hui, l’assemblée générale ne pourra pas se tenir. Nous demandons donc à tous les responsables de repartir et on attend la semaine prochaine pour l’assemblée générale », a-t-il lancé.

Ceci laisse penser que le parti du président Alpha Condé n’a de militants véritablement engagés que ceux qui viennent de la Guinée profonde. En tous les cas, les assemblées générales se poursuivent actuellement dans les sièges des autres partis politiques, notamment à l’UFDG et au PADES.

Est-ce un signe de fébrilité du parti au pouvoir ? En attendant d’en savoir davantage, il importe de rappeler que le RPG arc-en-ciel s’est déjà montré incapable de se trouver un autre leader que son Président-Fondateur, le professeur Alpha Condé, qui continue de présider ce parti, alors que la Constitution guinéenne interdit une telle fonction à un président de la République…

Avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Réduction des sociétés grossistes de médicaments : « il y a une bonne avancée…», dit Dr Manizé Kolié

17 août 2019 à 11 11 40 08408

Le gouvernement et ses partenaires sont décidés à mettre de l’ordre dans l’importation et la vente des médicaments en Guinée. Après avoir réduit le nombre de sociétés importatrices de médicaments de 104 à 58, les autorités comptent encore diminuer ce nombre, en le ramenant à 04. Les membres du Syndicat des Pharmaciens et d’autres structures, constitués en commission, ont tenu une réunion marathon dans les locaux du ministère de la Santé ce vendredi, 16 août 2019.

A la fin de cette réunion de près de 10 heures d’horloge, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du Syndicat des Pharmaciens d’Officines Privées de Guinée, a confié ses impressions à un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Guineematin.com : vous sortez d’une longue réunion relative à la réglementation de l’importation des produits pharmaceutiques. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Dr Manizé Kolié : nous sommes sur la centralisation des résultats de l’évaluation des sociétés grossistes. Nous sommes dans une expédition depuis le 15 juillet, et nous sommes à la phase de la centralisation. C’est la phase la plus importante parce que nous avons des objectifs. Les objectifs, c’est de rester dans la dynamique du Chef de l’Etat.

Quand il nous a reçus en audience le 27 mars 2019, il nous a conseillé de revoir le nombre de sociétés grossistes dans notre pays. Par rapport à ce qui se passe dans la sous-région, nous sommes à un nombre pléthorique. Il y a trop de sociétés grossistes en Guinée, et c’est ce qui fait qu’il y a un marché parallèle inadmissible qu’on ne peut pas gérer.

Guineematin.com : à l’issue de cette réunion, qu’est-ce qui a été décidé ?

Dr Manizé Kolié : la réunion était entre les membres de la commission qui a eu à faire cette évaluation. Nous sommes en train de regarder les notes. Parce que sur le terrain on a visité chaque société grossiste et on a donné des notes à chaque société grossiste par rapport aux 15 critères d’évaluation. C’est ce qu’on est en train de recouper. On veut ramener le nombre de 58 à 4 sociétés importatrices de médicaments. Quand vous prenez le ratio qui dit que 3 millions d’habitants pour une société grossiste, ça veut dire qu’on doit encore aller de façon drastique, on doit quitter de 58 à 4 sociétés.

On peut retenir de cette réunion qu’il y a une bonne avancée et qu’on se comprend : les membres de la commission, tous corps confondus. Parce qu’il y a l’inspection générale, l’ordre des pharmaciens, le syndicat, il y a la DNPM (Direction Nationale de la Pharmacie et du Médicament). Donc, on se comprend. Et je crois qu’avant la fin de la semaine prochaine, on aura complètement terminé et puis identifié un résultat qui sera accepté de tous.

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Dr Manizé Kolié : le dernier mot, c’est de dire que nous sommes à une phase importante. Notre pays en avait vraiment besoin. Si on dit que la Guinée a 104 sociétés grossistes ça fait mal. Alors que dans la sous-région, chaque pays tourne à deux ou à trois sociétés grossistes. Et cette évaluation qui a commencé va aller très loin. Parce qu’après cette évaluation des sociétés grossistes de médicaments, on va évaluer les pharmacies privées.

Et après les pharmacies privées, le ministère a envie d’aller même dans les cliniques privées. On n’était pas à l’abri des faux médicaments. C’est une histoire d’assainir vraiment le secteur pharmaceutique pour que nous puissions vraiment disposer de produits de bonne qualité pour nos populations.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Sinta (Télimélé) : les ressortissants en communion pour le développement de la localité

17 août 2019 à 11 11 07 08078

Les ressortissants de la commune rurale de Sinta, relevant de préfecture de Télimélé, sont plus que jamais mobilisés pour le développement socioéconomique de la localité. C’est dans cette dynamique que l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé avant-hier, jeudi 15 août 2019, une cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran. La démarche vise à consolider la paix et promouvoir le développement local, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses correspondants.

Dans le cadre de la poursuite de ses activités, l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé une cérémonie de sacrifice et de lecture de saint Coran au chef lieu de la sous-préfecture. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités religieuses, administratives et de nombreux invités venus de tous les horizons.

Selon Dr Mamadou Billo Doumbouya, président de l’ONG ADSI, « nous sommes venus chez nous pour nous ressourcer, communier avec nos parents et profiter de l’occasion pour organiser un sacrifice qui est à sa deuxième édition. Cette fois-ci, on a eu l’occasion d’apporter un plus à la sous-préfecture en créant un centre de lecture pour les enfants et que tout le monde puisse en profiter. Vous savez que l’éducation, c’est la base fondamentale de tout développement. Les ressources humaines dépassent les ressources minières ou autres ressources naturelles.

Quand nous avons des ressources humaines compétentes, on peut toujours résoudre nos problèmes. Et quand nous avons des ressources naturelles sans ressources humaines, cela ne sert à rien. Je crois qu’il faut s’accentuer sur la formation et l’éducation. En plus de la cérémonie de lecture du saint Coran avec l’appui des membres de l’association qui sont non seulement en Guinée et ceux de l’étranger, nous avons pu créer ce point de lecture qui, à la longue, sera une grande bibliothèque ».

Poursuivant son intervention, Dr Mamadou Billo Doumbouya s’est réjoui du taux de réussite au baccalauréat enregistré à Sinta, tout en mettant en garde les heureux admis. « J’espère que c’est le fruit de notre travail. Les élèves ont intérêt à fournir de l’effort. Même si on les déclare admis, s’ils sont incompétents, ils ne serviront à rien dans la vie… »

En outre, le l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), est revenu sur les difficultés qui assaillent la structure. « Depuis cinq ans, nous évoluons avec cette organisation qui est devenue une ONG certifiée. Au niveau national, nous avons eu l’agrément national. C’est vrai qu’il y a des difficultés dans toutes associations : la mobilisation des personnes, des fonds.

On avait des ambitions plus fortes que cela, c’est ce qu’on a réussi à faire cette fois ci. Mais nous allons faire une évaluation, voir comment réparer la première école primaire de Sinta qui s’est décoiffée, comment la rendre opérationnelle d’ici l’ouverture prochaine. Et, nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté, aux institutions et aux bailleurs, de nous aider à restaurer cette école qui date de l’époque coloniale ».

La cérémonie de sacrifice a été présidée par Elhadj Thierno Amadou Oury Teli Boofi Diallo, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Télimélé. « J’étais venu présider la cérémonie de sacrifice, à travers une lecture de saint Coran, organisée par les fils ressortissants de Sinta pour faire des prières et de bénédictions qui est une volonté commune de toute la population.

Le coran a été lu plusieurs fois et le sacrifice a eu lieu. Tout s’est très bien passé. On a béni pour tout le monde et pour tout le pays. Si tu vois qu’on parle de développement chez nous et qu’on nous donne des écoles, des hôpitaux, c’est grâce à la prière et à la bénédiction des nos aïeux », a t il rappelé.

Pour sa part, Thierno Sadou Bah, sous-préfet adjoint de Sinta, au nom des autorités administratives, a remercié les initiateurs de cette activité. « Nous nous réjouissons de cette cérémonie énormément car il y a eu un impact positif, non seulement sur le plan de l’éducation, mais aussi sur le plan social. Depuis qu’ils ont commencé à faire des sacrifices, beaucoup de choses ont changé. Nous les remercions très infiniment. Et je demande aux autres natifs, vivant ici et ailleurs, d’adhérer massivement à cette ONG afin de contribuer au décollage socio économique et culturel de chez nous », a-t-il conseillé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Hausse du prix du carburant en Guinée : une grève syndicale en perspective ?

17 août 2019 à 10 10 13 08138

L’USTG dirigée par Abdoulaye Sow vient de réagir à la récente augmentation du prix du carburant en Guinée. Le prix du litre d’essence est passé de 9500 à 10 000 francs à la pompe. Dans une déclaration publiée hier, vendredi 16 août 2019, et dont copie est parvenue à Guineematin.com, l’union syndicale des travailleurs de Guinée a dénoncé une « augmentation de façon unilatérale » du prix du carburant.

La centrale syndicale a appelé le gouvernement à revoir cette situation, faute de quoi, elle « se réserve le droit de faire appel à l’ensemble des Travailleuses et Travailleurs de Guinée à une mobilisation pour la défense de leurs conditions de vie et de travail déjà précaires ».

Voir ci-dessous la déclaration signée d’Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de l’USTG.

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Conakry : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré

17 août 2019 à 9 09 23 08238

Moins de 24 heures après son interpellation, le journaliste Ibrahima Sadio Bah, officier médias de la Fédération guinéenne de football, a été remis en liberté. Il a été libéré après son audition qui a eu lieu dans la journée d’hier, vendredi 17 août 2019, dans les locaux du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Rien n’a filtré pour l’instant sur cette audition et sur les raisons qui ont conduit à la libération du journaliste. Ibrahima Sadio Bah a été interpellé dans la soirée du jeudi dernier à son domicile, à Kaloum, suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Corruption au sein du Syli national : Amadou Diaby et Paul Put lourdement sanctionnés

16 août 2019 à 20 08 13 08138

La commission d’Ethique de la Fédération guinéenne de football a rendu sa décision sur l’enquête qui était en cours autour des allégations de corruption au sein de l’équipe nationale guinéenne. Elle a reconnu Amadou Diaby, premier président de la Féguifoot, et Paul Put, ancien entraîneur de l’équipe nationale guinéenne, coupables des accusations portées à leur encontre.

Pour cela, la commission a interdit Amadou Diaby d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans et l’a condamné au payement d’une amende de 25 000 euros. De son côté, Paul Put est interdit d’exercer à vie toute activité relatives au football en Guinée et est sommé de payer une amende de 100 000 euros.

Voir ci-dessous la décision de la commission d’Ethique de la FGF.

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Port de pêche de Kaporo : « 20 gilets pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ? »

16 août 2019 à 19 07 21 08218

Le secteur de la pêche artisanale n’est pas épargné par les difficultés qui assaillent toutes les couches socioprofessionnelles de la Guinée. Le manque de gilets de sauvetage et la saison des pluies sont des facteurs de risque pour de nombreux pêcheurs artisanaux, victimes quelques fois de naufrages. Le port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, connaît bien cette triste réalité. Trois pêcheurs de ce port ont trouvé la mort dans un naufrage survenu dans la première semaine du mois d’août 2019.

Dans un entretien accordé à un reporter à Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 16 août 2019, le chef dudit port est revenu sur les difficultés du moment. Marouf Soumah a également évoqué une série de mesures prises ce vendredi pour minimiser les risques d’accidents.

Guineematin.com : vous étiez en réunion ce matin avec les pêcheurs de votre zone. De quoi il a été question au cours cette rencontre ?

Marouf Soumah : nous sommes en train de sensibiliser les jeunes. Comme il y a eu beaucoup d’accidents mortels ces derniers temps, nous sommes en train de les sensibiliser. Parce que pour faire la pêche, il y a des conditions à remplir. Il ne s’agit pas de venir et s’embarquer pour aller directement à la mer. Il y a des gens qui sont venus récemment ici, ils ne savent pas comment pêcher. Ils viennent, ils s’embarquent et directement ils vont à la mer. Or, pour être un grand pêcheur, il y a des techniques qu’il faut adopter. Mais eux, ils ne savent pas ça. Donc, ce sont ces différentes techniques que nous sommes en train de leur donner.

Guineematin.com : on apprend que cette rencontre fait suite à plusieurs difficultés que vous rencontrez sur le terrain. Parlez-nous de ces difficultés.

Marouf Soumah : les difficultés sont très nombreuses, mais la principale, c’est le manque total de gilets de sauvetage. Les pêcheurs n’ont reçu aucun gilet au niveau de notre port cette année. Donc ça, c’est la première difficulté. La deuxième difficulté, c’est l’abandon de notre port de pêche par l’Etat. La société qui devrait venir rénover le port reste indifférente. Il faut bien regarder, il n’y a rien au port. Troisième difficulté, on est en manque de filets de pêches. Là aussi, l’Etat en a parlé, mais il n’y a eu aucune suite.

L’Etat nous a demandé de retirer les vieux filets pour qu’il nous envoie des nouveaux. Mais, il n’a pas envoyé. Donc, on ne peut pas retirer ce qu’on a, alors qu’on n’a pas envoyé même la moitié des nappes. Donc, l’Etat ne vient pas en aide. C’est nous-mêmes qui fabriquons les barques, et nous achetons les moteurs aussi à 28 millions de francs guinéens. Donc, les difficultés sont vraiment nombreuses.

Par rapport aux gilets de sauvetage, Kaporo n’a rien eu cette année, Nongo aussi n’a rien eu. L’année passée, le port de Kaporo a eu 20 gilets de sauvetage. Imaginez 20 gilets de sauvetage pour 182 barques motorisées. Il n’y a pas une barque qui peut prendre ici deux pêcheurs. C’est de trois jusqu’à 10 pêcheurs. Quand on vous donne 20 gilets à partager pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ça ? On a partagé ça, mais c’était insuffisant. Cette année, on n’a rien eu. Rien.

Guineematin.com : la semaine dernière, trois pêcheurs de votre port ont trouvé la mort dans un naufrage. Est-ce que vous pensez que cet accident est dû au manque d’équipements ?

Marouf Soumah : d’une part, oui. Surtout le manque de gilets de sauvetage. Cette année, il y a eu beaucoup d’accidents mortels. Même hier (jeudi 15 août ndlr) Kindia nous a appelé pour dire qu’il y a un naufrage. Ici à Kaporo, on a perdu trois pêcheurs la semaine passé. Il s’agit de Tamsir Sylla, Mikaelou Camara et Bouba Camara. Tous, des jeunes pêcheurs. Ceux-ci sont décédés : Un, parce qu’il n’y avait pas de gilets de sauvetage, et deux, à cause des algues.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer à l’endroit des autorités ?

Marouf Soumah: nous demandons à l’Etat de venir nous aider. Nous souffrons. Imaginez par exemple moi, j’ai deux barques. Et chaque barque à au moins 9 pêcheurs, et chaque pêcheur à une famille. Donc, il faut que l’Etat vienne à notre aide. Nous sommes des guinéens souffrants, l’Etat n’a qu’à penser à nous comme les autres.

Interview réalisée par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Départs massifs des NFD : les démissionnaires dénoncent Mouctar Diallo et le projet de nouvelle constitution

16 août 2019 à 17 05 43 08438

Plusieurs membres du parti Nouvelles Démocratiques (NFD), dirigé par l’actuel ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, vient d’enregistrer une vague de démissions. Douze (12) membres de la formation politiques ont annoncé leur départ de la formation politique, à travers une déclaration communiqué lue devant les médias ce vendredi, 16 août 2019, à Conakry.

Ils justifient leur démission notamment par la décision des NFD de soutenir le projet de nouvelle constitution et le fait que le président du parti Mouctar Diallo « œuvre pour son intérêt personnel et non pour celui du parti et de la nation ».

Conakry, le 17 Août 2019

Déclaration

Guinéennes et Guinéens

Militantes, Militants et Sympathisants des NFD Nouvelles Forces Démocratiques.

Nous, membres du BPN élargies aux différentes Fédérations (sections et comités de bases) de Ratoma de l’intérieur du pays :(Fria :Tormelin et Pita Leymiro) ,de l’extérieur du pays Fédération du Sénégal et du Libéria.

Statuant sur le discours du président des NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) Monsieur Mouctar Diallo en date du 09/06/2019, concernant l’idée de la modification constitutionnelle ouvrant la voie à une pérennisation au pouvoir du Président de la République le professeur Alpha Condé.

Etant donné qu’en 2001 notre pays a connu pour la première fois de son histoire une modification constitutionnelle qui a ouvert la voie au pouvoir d’alors à une présidence à vie pour le feu Général Lansana Conté (KOUDEISME) .

Tirant les leçons des conséquences sociopolitiques, mais aussi économiques très néfastes qui ont engendré et qui ont conduit par la suite aux douloureux événements de 2006 et de janvier et février 2007 ayants occasionnés d’énormes pertes en vies humaines et des dégâts matériels inestimables.

Nous tenons à rappeler à l’opinion Nationale et internationale que le parti NFD Nouvelles Forces Démocratiques est né des cendres de ces douloureux événements, dont la mission est de défendre à tout prix l’instauration d’un véritable état de droit qui avait d’ailleurs aboutit à l’installation d’un gouvernement de large consensus dirigé par le Prémier Ministre Monsieur Lansana Kouyaté.

Apres la mort de Général Lansana conté la nuit du 22 au 23 décembre 2008 ayant permis l’arrivée au pouvoir du (CNDD).

Les NFD nouvelles forces démocratiques étaient au premier rang pour dénoncer les dérives du Conseil National pour la Démocratie et le Développement CNDD aux commandes du pays vis à vis du peuple de Guinée.

Et cela a provoqué les tragiques événements de septembre 2009 causant la mort de plus de 150 personnes et de nombreux viols perpétrés sur les femmes dans l’enceinte du stade du 28 septembre.

Cela nous a ouvert la voie à une nouvelle transition dirigée par le Général Sékouba Konaté.

  • vu que les objectifs des Nouvelles Forces Démocratiques(NFD) est la défense des acquis démocratiques ;
  • vu que la majorité des responsables des différentes structures n’adhèrent pas à cette décision de soutenir une nouvelle constitution
  • vu que le président des NFD œuvre pour son intérêt personnel qu’à celui du parti et de la Nation.
  • vu la naïveté de certains cadres du BPN bureau politique national ;
  • vu que certains membres du BPN sont manipulés, corrompus et complices du président du parti ;
  • vu que le président Mouctar considère ce parti comme étant sa propre entreprise ;

— vu que le président et ses acolytes œuvrent pour une fonte du parti dans le bateau RPG Arc –en-ciel ;

  • vu que la première victime de ce pouvoir Diakariaou Diallo était un fervent militant des NFD, et dont la justice tarde à faire la lumière sur son assassinat.
  • vu que dans tout combat démocratique est synonyme d’une alternance au pouvoir.

-vu que les dispositions de la constitution de 2010 limitent le nombre de mandat à deux et la durée de cinq ans.

-Considèrent que le président des NFD Mouctar Diallo a trahit les idéaux du parti et son engagement pour l’instauration d’une véritable démocratie et d’un état de droit en Guinée.

Par conséquent, les différents responsables, militants et sympathisants réunis ici et signataires de la présente déclaration considèrent que cette déclaration de Mouctar Diallo n’engage que lui et seulement lui, et démissionnent officiellement en se retirant de toutes les instances des NFD.

Vive l’alternance
Vive la démocratie et la bonne gouvernance
Vive la République
Vive le peuple de Guinée
Ensemble sauvons la nation.

Ont signé

Hamidou Barry 621 43 80 20

Aboubacar Solokouré Diallo 664 89 19 89

Amadou barry 620 070 642

Abdoulaye Sall 628 56 47 50

Ibrahima Damba 629 13 85 89

Oumar Sila Bah 662 33 35 52

Sadou Diallo 624 57 94 64

Abdoulaye Baldé 620 26 85 42

Mamadou Diao Baldé 624 13 12 75

Aissatou Oury Diallo 622 37 87 53

Yébhé Diallo 621 23 70 94

Amadou Condé 622 70 15 52

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Développement local : les jeunes de Boké à la recherche de solutions

16 août 2019 à 17 05 15 08158

Le forum des jeunes de Kakandé s’est ouvert ce vendredi, 16 août 2019, dans la ville de Boké. Il réunit la jeunesse locale pour discuter autour de questions de développement, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie d’ouverture de ce forum a été présidée par Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, accompagné de son homologue de l’information et de la communication, et a connu la présence des autorités locales. A cette occasion, le maire de Boké a salué cette initiative des jeunes, avant de regretter la division qui mine actuellement la jeunesse de sa ville.

«Cette activité est une opportunité pour le développement, mais aussi une occasion pour réfléchir, et échanger afin de formuler des recommandations visant à améliorer les conditions de vie de la population de Boké. Aujourd’hui la jeunesse de Boké est divisée, chose qui ne nous rend pas la tâche facile. Mais nous devons leur venir en aide », a déclaré Mamadouba Tawel Camara.

Selon Basékou Dramé, président du forum des jeunes de Kakandé, « l’objectif est que dans quelques années, d’autres projets soient créés afin de participer au développement, mais aussi que d’autres entreprises se mettent en place pour diminuer le chômage. Vu les intérêts que réserve Boké pour le monde, nous voulons que le partenariat soit gagnant-gagnant entre les partenaires et la commune urbaine de Boké ».

De son côté, Abdoulaye Magassouba, le ministre des Mines et de la Géologie, parrain de l’événement, a promis d’être le porte-parole des jeunes de Boké auprès du gouvernement. « Nous voulons que les débats dans le cadre de ce forum soient fructueux et pertinents, et que les recommandations soient prises en compte par les acteurs du développement.

En tout cas, nous apportons un soutien particulier à ce forum, parce que cela permet aux jeunes d’être au cœur du développement en utilisant le dialogue et la concertation. Dès que les recommandations sortiront, il faut qu’on soit en possession pour les défendre auprès du gouvernement de la République de Guinée », a dit le ministre.

Axés sur le thème : développement communautaire et création des richesses, les travaux de ce forum vont durer trois jours. Ils seront par des panels, conférences et la projection de films.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Journalistes en danger : Sadjo Bah mis aux arrêts, Abou Bakr convoqué à la DPJ

16 août 2019 à 16 04 23 08238

Décidément, les temps sont mauvais pour les journalistes en Guinée. Après l’interpellation d’Ibrahima Sadjo Bah, journaliste sportif et un des officiers médias de la Féguifoot, Abou Bakr, journaliste et directeur général de la radio Lynx FM, est également dans le viseur de la justice. Il a reçu une plainte ce vendredi, 16 août 2019, lui demandant de se présenter à la direction de la police judiciaire (DPJ) lundi, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Une plainte a été déposée à la radio Lynx FM, et un agent de police m’a appelé pour me demander si c’est moi le directeur général, j’ai dit oui, il a dit que je suis convoqué à la section cybercriminelle de la DPJ le lundi à 10 heures », a déclaré, au téléphone de Guineematin.com, Boubacar Diallo, communément appelé Abou Bakr.

En ce qui concerne l’objet de la plainte, notre confrère dit ne rien savoir là-dessus pour l’instant. « Je n’ai pas encore vu la plainte pour savoir de quoi est-ce qu’on nous reproche. Mais ce qui est sûr, ce que j’irai répondre à la convocation le lundi à 10 heures », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le journaliste Ibrahima Sadjo Bah, lui, a été interpellé dans la soirée du jeudi, 15 août 2019, à son domicile, à Kaloum, par des hommes du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, dirigé par le Colonel Moussa Tiegboro Camara.

Son arrestation fait suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, connu sous le nom de Chérif de Washington, conseiller personnel du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. On n’en sait rien, pour l’heure, sur le contenu et la suite de son audition qui devait avoir lieu ce vendredi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Échec massif au Bac, nombre élevé de lauréats à Siguiri … Mamady Sidiki Camara à Guineematin

16 août 2019 à 14 02 17 08178

Les résultats des examens nationaux, session 2019, ont été jugés catastrophiques par de nombreux observateurs au regard du faible taux d’admis. Une situation qui préoccupe plus d’un en Guinée. Au moment où l’heure est au bilan, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Mamady Sidiki Camara, responsable du service Communication et Relations Publiques du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il a été question entre autres, de ces résultats catastrophiques, des mesures à prendre pour inverser cette tendance, des résultats du recensement des enseignants…

Guineematin.com : quel bilan peut-on tirer de l’année académique 2018-2019 ?

Mamady Sidiki Camara : pour nous, au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le bilan de l’année scolaire 2018-2019 est positif. Le bilan est positif dans la mesure où toute année scolaire, dans les conditions normales, doit être sanctionnée par des évaluations nationales qui, cette année, nous avons pu organiser dans les conditions régulières en dépit des troubles que l’école a connus au début de l’année. Donc, en dépit des trois mois de grève, pour nous, nous avons pu remettre les choses sur les rails.

Les enseignants ont dispensé les cours, les élèves ont reçu les cours et le département a été capable d’organiser dans les conditions normales les différentes évaluations nationales, notamment l’examen du Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE), le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat Unique. A ce jour, les résultats sont proclamés. Nous pouvons donc, de notre part, dire que l’année scolaire a eu un bilan positif.

Guineematin.com : pourtant, on sait que les résultats des examens nationaux de cette année ont été jugés catastrophiques. Qu’est-ce qui est à la base de ce faible taux d’admission ?  

Mamady Sidiki Camara : oui, quand je dis bilan positif, je voulais tout de suite expliquer, c’est par rapport au déroulement… Certains pensaient déjà que l’année allait être une année blanche ou alors qu’elle allait être une année incomplète. Mais, du fait encore une fois que nous ayons pu organiser les examens, de ce côté-là, nous nous réjouissons. Mais par rapport aux résultats, je pense que le résultat ne réjouit personne, à commencer par le département. Le résultat, certes, est qualifié de faible. Quand on parle de 24, 38% pour une année scolaire, je pense qu’il y a assez d’efforts à fournir.

Mais, nous voyons toute cette situation sous deux facettes. D’abord, le département est tranquille du fait qu’il ait eu le courage de proclamer les résultats qui ne reflètent que la valeur intrinsèque des candidats. Ça, c’était un devoir qu’il fallait absolument accomplir. Nous avons eu ce courage, nous avons estimé qu’il faut mettre aux yeux de la nation ce qui reflète l’école guinéenne, la valeur des travaux des élèves et des candidats. Donc, de ce côté-là, nous pensons avoir faire notre devoir. Mais de l’autre côté, en voyant le pourcentage par rapport à d’autres années ou par rapport à d’autre pays, nous estimons que c’est résultat qui interpelle.

Nous, ça ne nous fait pas la fierté, parce que nous, notre souhait serait que ce résultat soit fortement amélioré. Mais pour nous, ces résultats doivent être améliorés dans les conditions régulières. Il faut dans ce cas que ce soit des résultats qui reflètent effectivement la valeur des candidats. Et pour cela, je pense qu’à tous les niveaux, nous sommes interpellés : nous département, mais aussi d’autres acteurs qui sont impliqués dans la gestion des examens non seulement, mais de toute l’éducation en général. Chacun de son côté doit pouvoir jouer son rôle, doit pouvoir tirer les leçons de ces résultats pour que les années qui suivront puissent être meilleures par rapports aux années précédentes.

Guineematin.com : en plus du faible taux de réussite, l’autre fait qui a attiré les attentions après la publications des résultats du Bac, c’est la fait qu’un grand nombre de lauréats vient de la préfecture de Siguiri. On a entendu même Aboubacar Soumah du SLECG parler d’un résultat purement politique parce que Siguiri est un bastion du parti au pouvoir. Qu’en dites-vous ?

Mamady Sidiki CAMARA : c’est ridicule. Parce que Siguiri… je n’aurais pas aimé parler politique parce que nous à l’éducation, nous n’avons jamais parlé de politique. Mais, je suis obligé d’en parler à travers cette question, parce qu’effectivement, il l’a dit et je l’ai entendu dans la presse. Mais, je voudrais vous poser la question et ceux-là qui nous suivent dans cet entretien, est-ce que Siguiri est aussi pour le pouvoir puisque Kouroussa, plus que d’autres préfectures de la région ? C’est très dommage qu’on se retrouve sur un terrain de ce genre, je pense que c’est assez faible.

Quand on parle de l’éducation, on doit faire des efforts pour épargner la politique de l’éducation. Nous avons tout fait, ça a été notre cheval de bataille et ça demeure. Nous n’avons jamais voulu que la politique prime ou alors même soit introduite dans le système éducatif. Le jour où cela se fera, le système sera complètement anéanti. Donc, dire que Siguiri a fait le plus grand nombre de lauréats, parce que Siguiri était le bastion ou Siguiri est favorable au pouvoir alors que Kouroussa a fait 1% et quelques d’admis, c’est incompréhensible. Parce que Kouroussa est, à mon avis, pour le pouvoir plus que Siguiri.

Kouroussa, c’est la ville qui a vu naitre le président de la République. Même si la densité peut être supposée faible en matière de population par rapport à Siguiri, mais la détermination et la hargne, nous l’avons constaté à travers les différentes campagnes. Siguiri et Kouroussa et bien d’autres régions de la Haute Guinée, même de la moyenne Guinée, peuvent se retrouver. Donc, moi je pense que c’est des allégations qui prouvent encore une fois que l’auteur de ces affirmations ne repose pas ces affirmations sur des preuves vraiment responsables.

Quand vous fouillez dans ces mêmes résultats, vous trouverez ailleurs où le pouvoir est censé ne pas être aussi à la une, comme Siguiri, mais le pourcentage est plutôt acceptable. Donc, parler de Siguiri qui a fait le plus grand pourcentage, approchez Kouroussa par exemple à côté de Siguiri qui n’a même pas eu de 2%, moi je pense que cela suffit largement pour répondre à des allégations de ce genre qui ne reposent franchement pas sur des preuves convaincantes.    

Guineematin.com : il y a aujourd’hui des divergences entre Aboubacar Soumah du SLECG et la commission en charge du recensement des enseignants. Est-ce que le département craint une éventuelle grève aujourd’hui en Guinée ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui concerne le recensement, vous comprendrez que c’est une commission, même si le département, nous sommes la tutelle, c’est une réalité, il y a toute une commission qui avait été constituée pour procéder à ce recensement, y compris les éléments, les partenaires sociaux appartenant à ce SLECG. Moi-même qui vous parle, et mon ministre, c’est un membre du SLECG qui m’a recensé dans mon bureau, qui est venu me trouver avec mes collègues de travail et nous avons été recensés par un membre du SLECG. Donc, je suppose que ce syndicat a pris part entière à ce recensement. Revenir contester le même travail qu’on a fait soi-même, moi je voulais vous laisser le choix, à ceux qui nous suivent et à vous-même, d’en juger.

Ce que je sais, c’est qu’une commission a été mise sur place sous exigence du syndicat dans l’esprit de la paix et la concorde sociale. Le gouvernement a dû accepter toutes les conditions et créer même le maximum de ces conditions pour que ce recensement se passe dans les conditions normales. Si les résultats sortent et que cela fasse encore les disputes entre les membres de la même équipe, je crois je n’ai pas la compétence nécessaire pour en juger. Mais, je laisse l’opinion voir, qu’on puisse faire un travail soi-même et qu’on revienne pour contredire les résultats de ce travail, je laisse tout le monde en juger.

Guineematin.com : c’est pour quand la rentrée scolaire 2019-2020 ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui est de la rentrée scolaire, vous savez que souvent il y a une commission qui est constituée et qui essaye de travailler là-dessus. Parce que, nous pouvons vouloir institutionnaliser une date, mais il y a que des événements qui interviennent pour la plupart des cas. Je prends l’exemple sur l’année dernière, où nous avons vu certaines contraintes. Cette commission s’est vue dans l’obligation de décider de ramener en octobre alors qu’on avait parlé déjà du 15 septembre. On était obligés de ramener au mois d’octobre. Je pense qu’il faut donner le temps à cette commission.

Du moment où les résultats sont proclamés, nous avons commencé les vacances. Au niveau du département, il y aura effectivement une rencontre et c’est à l’issue de cette rencontre-là qu’une date sera  décidée. Si c’est l’ancienne date qui sera reconduite, ça sera fait. S’il y a d’autres raisons qui pourront expliquer le changement de date, il reviendra à la compétence de cette commission mise en place pour décider et la date ne tardera pas à être mise à la disposition de l’opinion nationale parce que les élèves et les enseignants en ont besoin.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et décryptés par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Axe Cimenterie-Fofomèrè : quand usagers et riverains tirent le diable par la queue

16 août 2019 à 12 12 08 08088

De nombreux axes routiers de Conakry et environs sont devenus impraticables, aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse. L’un des tronçons les plus dégradés de nos jours, est celui qui va du carrefour de la Cimenterie au quartier Fofomèrè, relevant de la préfecture de Dubréka. Un véritable casse-tête chinois pour les usagers de ce tronçon qui souffrent le martyr, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques années, au rythme des saisons, boue et poussière sont le quotidien des riverains et usagers de cette route. Un reporter de Guineematin.com qui y a fait un tour ce jeudi, 15 août 2019, a constaté que les citoyens de cette partie des environs de Conakry sont partagés entre colère et résignation.

C’est le cas de Kourouma Mohamed, responsable du syndicat des conducteurs de taxis motos sur la ligne Cimenterie-Fofomèrè. « Cette route est aujourd’hui quasiment impraticable. Avant, elle n’était pas bonne, mais au jour d’aujourd’hui, c’est pire, c’est un véritable calvaire pour nous qui pratiquons cette route. La société qui a fait cette route a creusé des caniveaux mais elle n’a pas bien aménagé pour que les eaux de ruissellement puissent couler sans dégrader la route. Maintenant, quand l’eau vient, elle creuse la route, se fraie un passage.

C’est ce qui a fait qu’aujourd’hui, cette route est devenue complètement impraticable. Il y a beaucoup d’eau et de points noirs. Avant, la route était gâtée, mais actuellement, c’est catastrophique. Les motos qui roulent sur cette route sont toujours au garage. Même si c’est une moto neuve que tu as, avec les secousses, elle va se gâter. Même nous les conducteurs, ça nous fatigue. Quand on se couche, difficilement on se lève le matin à cause de l’extrême fatigue. Les secousses là jouent beaucoup sur nous », s’est plaint le jeune taxi-motard.

Même son de cloche chez Mamadou Alpha Diallo, chauffeur de taxi, la tête plongée dans le moteur de sa voiture pour régler une panne. « Là où vous m’avez trouvé, je suis arrêté à cause du mauvais état de la route. Elle est tout à fait impraticable. Je n’ose pas m’aventurer sur ce tronçon actuellement, les passagers viennent me demander, mais je leur dis que je ne vais pas, parce que la route n’est pas bonne. Avant, on se débrouillait un peu, mais depuis que la pluie a commencé, elle a tout gâté. Tout ça, c’est parce que là où on doit faire des ponts, ils ne l’ont pas fait. Là où ils doivent ouvrir les caniveaux, ils ne l’ont pas fait de façon continue.

C’est ça le problème. Nous, nos véhicules ne peuvent pas du tout rouler ici, il y a beaucoup d’eau sur la route et beaucoup de nids de poules. Pendant la saison sèche, on roulait aussi difficilement ici, certains tombaient dans le nuage de poussière parce qu’ils n’arrosaient la route qu’une fois par jour. Donc, on avait de la poussière dans la bouche, dans les oreilles, partout. C’était aussi un autre calvaire. Chez nous ici, ce n’est ni pendant la saison sèche, ni pendant la saison hivernale. Nous souffrons pendant toutes les saisons », a-t-il déploré.

Dépassés par les événements, usagers et riverains de la route Cimenterie-Fofomèrè appellent le gouvernement à les aider à en finir avec ce calcaire.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel:( 00224) 622919225 / 666919225

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Koumbia (Gaoual) : l’APEPTG a reboisé 6150 plans forestiers à Wédou Kanta

16 août 2019 à 9 09 35 08358

Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le reboisement 2019, l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme (APEPTG) a réussi à reboiser 5,5 hectares de son domaine de Wédou Kanta pour un total de 6150 plants de thèque et de mélina, tous d’essence forestière. Les travaux de reboisement, lancés par le préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, le samedi 10 août 2019, ont pris fin le mercredi, 14 août 2019.

La rédaction de Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du rapport de l’ONG.

Rapport d’activités

L’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual, APEPTG, conformément aux engagements pris auprès du département de l’Environnement, des Eaux et Forêts dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le reboisement 2019, a réussi à reboiser 5,5 hectares pour un total de 6150 plants forestiers composés de thèques et de mélina sur son domaine de Wedou Kanta, dans le district de Kembéra, relevant de la commune rurale de Koumbia à Gaoual. Soit 1111 plants à l’hectare pour un espacement de 3 mètres entre les plants.

La cérémonie de lancement qui a eu lieu à Wédou Kanta, lieu abritant le domaine, a été placée sous la présidence du Préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, accompagné du maire de la commune rurale de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, du Sous-préfet de Koumbia, Monsieur Alsény Diallo, du Chef section Eaux et forêts de Gaoual, Capitane Mamadou Baldé, du Chef cantonnement forestier de Koumbia, l’Adjudant-Chef Mohamed Camara, des agents forestiers, des responsables des forces de défense et de sécurité de Koumbia notamment la gendarmerie et l’armée, du Président du District de Madina Guilédji, Boubacar Baldé, du Président du district de Kembéra, Aladjey Camara, de la presse locale et nationale ainsi que des Conseillers communaux, de cadres administratifs locaux et d’une importante foule de la notabilité venue de tout le district de Kembéra et de ses environs.

Une cérémonie pendant laquelle, les officiels ont lancé des messages à l’endroit des populations, les invitant à s’impliquer efficacement à la protection de l’environnement. Ils ont appelé les populations au reboisement, à la restauration des têtes de source d’eau et des points d’eau, à la lutte contre les feux de brousse, à la coupe abusive du bois et au soutien de toutes les initiatives allant dans le sens de la protection de l’environnement.

Au nom de la population de Kembéra, le Président du district, Aladjey Camara, a pris l’engagement de protéger le domaine reboisé en interdisant toute activité susceptible de propagation de feux de brousse ou la coupe du bois. Egalement, ce responsable local a appelé ses populations à soutenir cette initiative présidentielle en accompagnant l’APEPTG et de toute autre ONG ou organisme évoluant dans ce sens.

Les membres de l’APEPTG, venus de Conakry, de Guinée-Bissau, de Koumbia centre et ceux résidant à Kembéra, fortement mobilisés et appuyés des agents techniques forestiers ont démarré la mise en terre des plants. Pour un premier temps, l’association a reçu de la Section des Eaux et Forêts, trois colis de plants de 1500 chacun, soit un total de 4 500 mélina et thèques. Ce premier lot a été transporté de Gaoual le 9 août. Après avoir fini de planter celui-ci, l’APEPTG a reçu, le mardi 13 août, le second lot de 1650 plants forestiers de composition identique au premier.

Le mercredi, 14 août 2019, en présence des autorités locales et des sages, ce dernier lot a été également planté sur une superficie d’un hectare et demi environ, mettant ainsi fin au reboisement de 5,5 ha.

Faut-il le noter que l’APEPTG a fait défricher une superficie de 10 ha et était prête à reboiser tout le domaine assaini.

Satisfaite du travail mené sur le terrain par l’APEPTG, l’autorité locale, en l’occurrence le Président du district de Kembéra a mis à notre disposition un domaine estimé entre 100 et 200 ha, situé entre les secteurs de Kembéra et Boria et est arrosé par deux cours d’eau, Tabini et Diwé.

Par ailleurs, vu l’engagement des autorités et les échos favorables d’une telle mobilisation, les districts de Madina-Guilédji et Dara Bowé et même Kamélé ont promis des domaines de grandes dimensions à l’APEPTG pour le reboisement et des pépinières.

L’APEPTG, en partenariat avec le département de l’Environnement, des eaux et forêts, compte toucher non seulement chacun des 20 districts de Koumbia mais également chacune des 8 collectivités de Gaoual où d’ailleurs nous avons des antennes dans certaines d’entre elles. Ce qui nous rassure de votre volonté de nous appuyer et de nous accompagner sur le terrain.

L’APEPTG remercie toutes les personnalités physiques et morales qui ont permis la réalisation de ses activités de reboisement.

                                                      Conakry, le 15 août 2019             

                                                    Le Bureau Exécutif de l’APEPTG

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Boffa : un voleur déguisé en marabout appréhendé par des taxi-motards

15 août 2019 à 20 08 29 08298

Des conducteurs de taxi motos de Boffa ont mis mains sur un voleur, déguisé en marabout. L’homme en question a été interpellé dans la soirée du mercredi, 14 août 2019, après s’être enfui avec la moto d’un taxi-motard, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est aux environs de 20 heures que Karamoko Fofana a été appréhendé par des conducteurs de taxi motos. Il est accusé d’avoir enlevé la moto d’un taxi-motard à Karabaya, un secteur de la commune urbaine de Boffa. « Ce faux Karamoko est en complicité avec des bandits. Souvent, c’est lui qui vient nous déplacer pour nous dire de l’envoyer à un endroit donné. Après avoir fini de connaître notre position, il communique avec ses amis qui viennent nous attaquer et enlever nos motos.

Pour le cas d’aujourd’hui, il est venu déplacer un des nôtre. Quand ils sont arrivés à un certain niveau, il a demandé à notre ami de descendre pour lui acheter quelque chose à la boutique. Dès que le taxi-motard est descendu, il a pris la moto pour s’enfuir », a expliqué Mohamed Sylla, conducteur de taxi moto.

Juste après l’acte, la victime est allée informer les responsables du syndicat des conducteurs de taxi motos de Boffa. Ces derniers ont aussitôt engagé des recherches qui ont permis de mettre mains sur Karamoko Fofana, retrouvé à la gare routière de la ville. Ils ont appelé la police qui est venu récupérer le voleur présumé. Les agents ont ensuite effectué une perquisition à domicile, où ils ont retrouvé d’autres motos volées.

Karamoko Fofana est détenu au commissariat central de Boffa en attendant la fin de l’enquête.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Kindia : une mosquée vidée de son contenu et incendiée à Khaliakhory

15 août 2019 à 18 06 48 08488

Des individus non identifiés ont dévalisé une mosquée avant de l’incendier dans le district Khaliakhory, relevant de commune rurale de Damakania, à Kindia. Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’incendie qui a calciné cette maison de Dieu est survenu aux environs de 2 heures du matin. Selon nos informations, les malfaiteurs, dont l’identité n’est pour l’instant pas inconnue, se sont tout d’abord attaqués au forage qui ravitaille en eau la mosquée et les citoyens de la localité, en l’arrachant. Puis, ils ont dérobé les moquettes de la mosquée, les corans, les haut-parleurs et tous ses accessoires. Le plus surprenant dans ce sinistre, c’est que les malfaiteurs ont mis le feu à la mosquée pour la réduire en cendre.

Selon Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, « je ne sais pas exactement comment ça s’est passé, par ce que j’étais couché quand on m’a appelé pour me dire que la mosquée a pris feu. Quand je me suis rendu sur les lieux, il y avait déjà la fumée. Mais, moi j’ai dit que c’est un coup bien préparé par l’ensemble des pilleurs. Parce que les bandits volent et quittent. Mais, c’est la première fois qu’on vole et abîme une mosquée. Les gens-là ont emporté le forage et le contenu de la mosquée, ensuite ils ont mis le feu. C’est ça notre inquiétude », a-t-il expliqué.

Toutefois, monsieur Soumah a sa petite idée sur ce qui pourrait être à l’origine du drame. « Les auteurs seront démasqués et nous allons sanctionner fort. C’est un acte déplorable. Il y a beaucoup de problèmes ici. D’abord, le problème d’imamat, un facteur qui divise Elhadj Abdoulaye Diallo, qui se réclame propriétaire de la mosquée, et le groupe d’Elhadj Djouma, choisi par la ligue régionale comme imam.

Cela a été un débat très tendu entre les responsables de cette mosquée. Elhadj Mamoudou Camara (imam de la grande mosquée de Kindia, ndlr) a calmé le jeu en passant par sa méthode. Elhadj Djouma a été installé par Elhadj Mamoudou Camara et l’autre camp a aussi choisi son imam. Donc depuis ça, rien ne va ici », a indiqué Abou Soumah.

Selon Noumouké Sidibé, le 4ème imam, « c’est un des sages de la mosquée qui m’a appelé vers 6h du matin en me disant que notre mosquée a été incendiée. Du coup, les voisins sont venus, mais ils ont trouvé que presque tout le contenu était brulé. Quand nous sommes venus, on a constaté les faits. Après, on s’est dit que ce n’est pas un étranger : les papiers étaient pliés, c’est-à-dire emportés, les amplis ont été emportés. Heureusement qu’il n’y avait pas de courant électrique hier, si non on allait dire que c’est un court-circuit.

Dans la mosquée, les tapis ont été volés et les amplis ont été tous emportés, un étranger ne peut pas venir ici et faire ça. Même les cuves qui étaient-là ont été brulées, la pompe du forage qui servait la mosquée en eau a aussi été emportée. C’est après ça que l’intéressé a mis le feu à l’intérieur de la mosquée. On n’a pas constaté la brûlure des corans. Cela veut dire qu’ils ont aussi emporté les corans ».

Interrogé par notre reporter, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils de Waliou de Gomba, qui se dit propriétaire de la parcelle où la mosquée est construite, a expliqué sa désolation. « Moi je suis logé ici, tout prêt de la mosquée. Mais, je ne peux pas dire exactement comment ça s’est passé. Parce que j’étais couché et on a trouvé que la mosquée et son contenu, tout est parti en fumée. Nous, on accuse les voleurs, car une personne consciente ne peut pas faire ça. Cette mosquée, c’est moi qui ai cherché l’aide auprès des arabes pour la construire. C’était en 2014.J’ai même le titre foncier. C’est ce que je viens de perdre», déclare-t-il.

Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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