Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Un collégien tué par balle à Dubreka : « je ne pourrai pas pardonner… », dit son oncle

21 mars 2019 à 18 06 19 03193

Dans la journée d’hier mercredi, 21 mars 2019, des échauffourées ont éclaté à Dubréka entre des jeunes, en majorité conducteurs de motos-taxis, et les agents de la brigade de recherche numéro 14 de la localité. Le face-à-face a fait un mort par balle, des blessés et des dégâts matériels importants. La victime se nomme Amadou Soumah, un collégien originaire de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’origine des échauffourées, la mort d’un jeune taxi-motard. Après l’arrestation d’individus, que les taxi-motards ont présentés comme les assassins de leur ami, une foule de jeunes s’est dirigée vers la brigade de recherche pour les réclamer. Devant le refus des agents, des échauffourées vont s’en suivre, entrainant la mort par balle du jeune Amadou Soumah et des blessés. Une foule en colère va saccager les locaux de la brigade de recherche.

Selon nos informations, Amadou Soumah est originaire de la sous-préfecture de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa. Il était élève en classe de 8ème année au collège franco-arabe Mouloukou Souleymane de Dubréka. Il a reçu le projectile alors qu’il revenait de l’école.

Au lendemain de la mort de ce jeune homme, son oncle Abdoulaye Soumah, très affligé, a expliqué à notre reporter ce qu’il sait du drame. « Hier, vers midi, suite à la manifestation qu’il y avait eu au rond-point de Neguéyah, il a été demandé aux enfants de rentrer à la maison. C’est ainsi que mon neveu, en compagnie de son ami, ils rentraient à la maison. Mais, quand ils sont arrivés au rond-point, l’ami de mon fils lui a dit de passer sur une autre route puisqu’il y avait des coups de feu au niveau du carrefour.

Mon fils a dit non. Pour lui, c’est la seule route qui mène chez lui. Alors, continuant son chemin, à la suite d’un coup de feu, mon neveu a reçu une balle au cou. La balle lui a traversé la gorge et il en est mort sur place. Mais moi, je n’ai pas compris en ce moment. Ils ont appelé le chef de quartier, son téléphone était éteint. Et, puisque je suis le chauffeur du chef de quartier, les gens ont commencé à m’appeler et c’est en ce moment que j’ai compris que mon fils avait été tué par balle », a expliqué l’oncle du défunt.

Très en colère, Abdoulaye Soumah a dit qu’il ne pardonnera pas à ceux qui ont ôté la vie du jeune homme. « Depuis hier, je suis sous le choc, mon cœur saigne, mon cœur me fait mal. Je ne me suis jamais senti aussi mal comme c’est le cas maintenant depuis ma naissance. Je considérais Amadou Soumah, non pas comme un neveu, mais comme un fils. Je ne pourrai pas pardonner à celui qui a tué mon fils », soutient-il

Interrogé par notre reporter, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Dubréka a regretté la mort de ce collégien à la fleur de l’âge. Pour Dr Aboubacar Soumah, des enquêtes sont ouvertes situer les responsabilités. « Selon nos informations, c’est un présumé voleur qui a été pris hier dans un garage. Au moment où on le conduisait à la gendarmerie, les gens ont commencé à crier au voleur ! Au voleur !

Immédiatement, les conducteurs de motos-taxis qui étaient sur place ont protesté, ils ont demandé aux agents de leur remettre le bandit afin qu’ils le brûlent vif. Cela, pour venger un de leur camarade dont le corps sans vie a été retrouvé récemment en brousse. Ceux-ci ont refusé, ce qui a augmenté la tension. Il y a eu des jets de pierres, le siège de la brigade a été à attaquée.

Et, c’est pendant ces échauffourées que ce jeune élève, qui revenait de l’école, a été atteint par une balle perdue et en est mort sur place. Mais, les enquêtes ont été ouvertes. Nous avons écrit au procureur qui a ouvert immédiatement une enquête. On attend les résultats », a-t- il laissé entendre.

A noter qu’Amadou Soumah a rejoint sa dernière demeure ce jeudi, 21 mars 2019, au cimetière de Dubréka. Le calme est revenu sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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221 fictifs à Matam ? Ce qu’en dit le directeur communal de l’éducation, Ibrahima 2 Barry

20 mars 2019 à 15 03 06 03063

Lancées il y a quarante huit (48) heures, les opérations de recensement du personnel enseignant se poursuivent dans les cinq (5) communes de Conakry. Elles sont la suite logique de l’application du protocole d’accord signé, en janvier 2019, entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement et qui a mis fin à 3 mois de paralysie du système éducatif. A travers cette démarche, le syndicat et le gouvernement veulent extirper les enseignants fictifs du fichier de la fonction publique, véritable gouffre financier pour l’Etat.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mercredi 20 mars 2019, le Directeur Communal de l’Education de Matam, Ibrahima 2 Barry, a levé un coin de voile sur la présumée existence de plus de 200 enseignants fictifs à Matam. Il a été également question de la poursuite des cours dans la commune après la suspension de la grève par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah.

Guineematin.com : en application du protocole d’accord SLECG-Gouvernement, les opérations de recensement des enseignants ont été entamées le lundi 18 mars 2019. Comment ça s’est passé ici, à la DCE de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : comme vous l’avez dit, c’est en application du protocole d’accord que ces opérations de recensement ont commencé. Ils ont commencé par notre direction communale. Il y avait une série de dossiers à présenter et la présence physique. Aujourd’hui, cette opération se poursuit normalement bien. Nous n’avons pas encore rencontré d’anomalies majeures.

Le SLECG, accompagné d’autres observateurs, ils sont sur le terrain avec la présentation des documents et la présence physique des enseignants. Nous avons été la première personne à être recensée. Le processus continue dans les établissements scolaires de Matam.

Guineematin.com : est-ce que tout le personnel de la DCE de Matam a été recensé ?

Ibrahima 2 Barry : tous ceux qui sont présents l’ont été, et même ceux qui sont malades, on a fait de sorte que ces malades se soient déplacés. Il y a eu des malades qui ont pris un déplacement pour venir se présenter devant la commission. A notre entendement, jusque-là, nous n’avons pas reçu de cas de recensé qui n’existe pas sur place.

Ceux qui sont en formation, il faut savoir que c’est des formations officielles avec des documents qui prouvent qu’ils sont partis en formation et qui se trouvent déjà dans les listes de base des différents établissements. C’est des fonctionnaires, ils ont été pris en compte. Ils sont à une formation. Quand vous prenez les arabisants, ils ont bénéficié de bourses d’études pour une durée de 2 à 3 ans. Ils reviendront.

Guineematin.com : récemment, on a vu un document concernant la commune de Matam. Selon ce document, il y aurait beaucoup d’enseignants fictifs, au nombre de 221, dans la commue de Matam. On incrimine la gestion antérieure. Qu’en savez-vous ?

Ibrahima 2 Barry : c’est vrai que moi je viens d’arriver à la tête de la DCE. Peut être que ces anomalies-là existent. Mais, certaines personnes confondent ce terme fictif. Nous avons vu des effectifs qui parlent de 221 fictifs à Matam. Nous ne sommes pas d’accord. On confond souvent les gens qui sont payés à Matam et qui travaillent ailleurs. Quand tu viens, tu prends le listing de paye de Matam, tu compares le personnel qui est dans le listing par rapport au personnel qui travaille à Matam, il y aura une différence.

Une différence à partir du moment où ceux qui émargent pour la paye à Matam, il y en a qui ne sont pas travailleurs à Matam. Ils travaillent par exemple à Dubréka, à Coyah, à Ratoma. C’est peut être une lourdeur administrative. Si non, quand le fonctionnaire est muté, son salaire doit le suivre. Donc, si on ne considère pas ces paramètres là, on trouvera un effectif beaucoup plus grand que l’effectif réel de Matam. Ce qui fait que les gens sont amenés à dire qu’il y a des fictifs.

Guineematin.com : après la suspension de la grève des enseignants, il avait été demandé de s’activer sur le terrain pour tenter de rattraper les 3 mois de cours perdus. Comment ça se passe en ce moment dans les écoles de la commune de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : avant de penser aux cours de rattrapage, on avait déjà récapitulé le nombre de jours, le nombre de semaines, le nombre d’heures perdues aussi bien au primaire qu’au secondaire. Par exemple, au niveau du primaire, fondamentalement, à Matam, nous avons perdu 18 jours. Au niveau du secondaire, nous avons perdu 22 jours. Donc, au niveau du primaire, il y a un planning de rattrapage en tenant compte du calendrier national élaboré et des disponibilités dans les établissements.

Par exemple, au niveau du primaire, il y a des cours qui vont jusqu’à 15 heures. Nous cherchons à prolonger les cours. Ça nous permettra de rattraper certaines heures perdues. Par exemple, à l’école primaire de Lansébounyi, les cours devraient s’arrêter jusqu’à 15 heures. Mais, pour nous permettre de rattraper les heures perdues, on peut prolonger les cours jusqu’à 16 heures.

Au niveau du secondaire, ce sont les professeurs titulaires des différentes matières qui élaborent un emploi de temps lui permettant de rattraper les cours perdus, en prenant le calendrier scolaire. De nos jours, les cours sont beaucoup avancés.

Guineematin.com : la commune de Matam compte de nombreuses écoles. Est-ce qu’il y a des disparités dans ces rattrapages ?

Ibrahima 2 Barry : dans les écoles privées, ça a étudié pendant la grève. Et même dans les écoles publiques, il y en a certaines qui n’ont pas été touchées. C’est le cas du lycée Coléah par exemple ou du collège Coléah. Cette année, c’est peut être une surprise pour les gens, le lycée 1er mars (lycée Matam) a étudié, contrairement à l’année dernière.

Donc, les écoles ne sont pas au même niveau de perturbation. Elles ne peuvent pas être au même niveau de progression. Mais, nous tenons compte de tout cela pour élaborer un planning nous permettant d’être dans les délais.

Guineematin.com : il y en a qui ont parlé d’une probable prolongation de l’année scolaire. Habituellement, les cours prennent fin au mois de juin. Est-ce que vous pensez qu’il va falloir aller au-delà ?

Ibrahima 2 Barry : non, nous ne pouvons pas nous prononcer par rapport à cela. A partir du moment où il y a un planning de cours de rattrapage qui est déjà élaboré, c’est peut être au terme de ce planning que nous saurons est-ce qu’il faut respecter le délai ou pas. Là, ce sont les autorités du cabinet qui se prononceront, surtout que les degrés de perturbation diffèrent d’une commune ou d’une préfecture à une autre.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Centre culturel, centre d’accueil, école… Ce que comptent réaliser les élus de Sinta (Télimélé)

20 mars 2019 à 8 08 00 03003

Les autorités communales de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, ont procédé, la semaine dernière, à la sélection d’un ingénieur conseil pour la réalisation des actions de la collectivité au titre de son Programme Annuel d’Investissement (PAI). A la lumière des dossiers présentés par les différents candidats, la commission de sélection a retenu M. Koly Guilavogui comme ingénieur conseil de la commune pour l’exercice 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les autorités communales de Sinta, à travers une rencontre, ont reçu l’Agent de Développement Local (ADL) au siège de la commune. Les échanges ont porté sur le choix d’un ingénieur conseil pour la réalisation des 3 actions prioritaires élaborées en conseil extraordinaire.

Pour le développement de la communauté, les nouveaux élus ont prévus des actions prioritaires à réaliser : la construction d’un centre culturel, d’un centre d’accueil, d’une école primaire et probablement d’un hangar pour les femmes .

Selon Mamadou Aliou Bah, premier vice maire de Sinta, « nous nous sommes réunis pour parler des actions à réaliser par rapport au financement du plan annuel de développement 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Nous venons d’être installés après le vote. Maintenant, l’heure est au démarrage de nos plans d’action. Nous avons débattu autour des activités à mener avec l’Agent de Développement Local (ADL).

Nous nous activons sur le montage des dossiers. Je profite de l’occasion pour informer l’opinion que nous avons obtenu le financement d’un pont sur la rivière de Bankoun, dans le district de Biro, financé par le FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) dont les travaux ont débuté. Nous comptons toujours sur l’appui des bonnes volontés, des ressortissants, des ONG et autres ».

Pour Thierno Amadou Bah, conseiller communal, « les activités se sont très bien déroulées. Nous avons fait le choix de l’ingénieur conseil qui est tombé sur monsieur Koly Guilavogui. A l’unanimité, le conseil a entériné ce choix et nous prenons l’engagement de travailler pour le développement de notre communauté. Vu les fonds alloués par l’Etat à notre commune, estimés à 1 milliard 361 millions et quelques, nous avons choisi un ingénieur conseil.

On va élaborer le plan annuel des actions que nous souhaitons faire pour l’année 2019. La cérémonie a suscité un engouement de solidarité au sein de la mairie. C’était un conseil extraordinaire qui a tenu toutes ses promesses. Nous promettons à nos populations, vu l’engagement de l’Etat de nous aider, de faire des constructions concrètes telles que le centre culturel, un centre d’accueil, plus une école primaire dans un coin très reculé qu’on appelle Koobé, et un hangar pour les femmes… »

Il est à noter que la commune rurale de Sinta a déjà reçu une lettre d’intention de financement de plan annuel d’investissement (PAI) 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Koundara : une fausse rumeur paralyse les écoles ce mardi

19 mars 2019 à 15 03 01 03013

La campagne de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole, des médicaments censés lutter contre les parasites chez les enfants âgés de 5 à 14 ans, continue de créer la psychose dans les écoles guinéennes. Après Coyah et de Dubréka et Fria hier, c’est Koundara qui a connu un vent de panique ce mardi, 19 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La psychose était de taille hier lundi à Coyah, Dubréka et même à Fria, où l’administration de déparasitant à des écoliers a failli tourner au drame. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. C’est dans ce sens qu’un vent de panique s’est emparé de la commune urbaine de Koundara, ce mardi. Les parents d’élèves ont pris d’assaut les écoles pour chercher leurs enfants.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, joint au téléphone, un mouvement de panique a bien été constaté dans la ville. A en croire Ben Soriba Camara, tout est parti d’une folle rumeur selon laquelle des vaccins devaient être administrés aux élèves de Koundara. « C’est effectif, il y a eu un mouvement de panique dans les écoles, qui a amené les parents d’élèves à envahir les concessions scolaires pour sortir leurs enfants de là.

Moi, j’ai directement ordonné aux directions des écoles de libérer les enfants. C’est une panique née d’une fosse rumeur suite à ce qui s’est passé à Coyah et à Dubréka. Les gens, sur les réseaux sociaux, ont fait les lectures, on a diffusé au niveau de certains parents qui ont même rapporté qu’une école de Koundara a été atteinte de ça. Ce qui est faux.

Là-dessus, le préfet et moi, nous sommes allés sur le terrain, on a constaté dans toutes les écoles qu’aucun agent de santé n’est arrivé dans une école. A postériori d’ailleurs, aucun produit lié à une vaccination n’est arrivé à Koundara», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Ben Soriba Camara a dit que la situation s’est calmée et qu’une réunion a été tenue entre élus locaux, le préfet et les religieux afin de sensibiliser les parents d’élèves de la nécessité de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dès demain, mercredi. « Après ce mouvement, il était nécessaire qu’on réunisse les élus locaux, les services de sécurité. Nous sortons maintenant (13h 50) de cette réunion.

Il a été décidé, chacun en ce qui le concerne, de faire une large sensibilisation au niveau de la radio communautaire, au niveau des mosquées. Parce que le mouvement avait envoyé même les élèves du secondaire public à aller déloger les élèves de certaines écoles privées qui n’avaient pas connu ce problème. Nous rassurons les populations, les parents d’élèves que ces rumeurs sont nulles et de nul effet. Ce n’est pas vrai. Nous les exhortons à laisser leurs enfants aller à l’école ».

Egalement interrogé par Guineematin.com, Mohamed Somparé, le directeur de l’hôpital préfectoral a dit que Koundara n’est même pas concerné par cette campagne de vaccination. Selon lui, c’est avec un grand étonnement qu’il a appris ce mouvement de panique dans la préfecture.

« La campagne n’a pas eu lieu à Koundara. Comme les gens ont appris dans les réseaux sociaux, ils sont allés chercher leurs enfants dans les écoles. Ce qui a créé la panique. Koundara n’était même pas concerné par cette vaccination. C’est Fria, Dubréka et Coyah qui étaient concernés par la campagne », a précisé le premier responsable de l’hôpital de Koundara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Psychose à Coyah : plusieurs enfants hospitalisés après avoir pris des antiparasitaires

18 mars 2019 à 19 07 07 03073

La campagne de distribution gratuite du praziquantel et l’albendazole, des médicaments censés lutter contre la schistosomiase et les géo-helminthiases, aux enfants âgés de 5 à 14 ans, a créé une scène de psychose et d’incompréhension à Coyah ce lundi, 18 mars 2019. Plusieurs enfants ont été hospitalisés à l’hôpital préfectoral après avoir pris ces médicaments, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Coyah.

L’hôpital préfectoral de Coyah a enregistré une arrivée massive d’enfants, pour la plupart frappés de vertige, après avoir pris des comprimés antiparasitaires. Cette situation a entraîné une scène de panique au sein des populations de cette préfecture.

Mais, il n’ y a pas lieu de s’inquiéter, rassure le Docteur Conté Naby Youssouf, médecin chef des urgences à l’hôpital préfectoral de Coyah. Selon lui, « nous on a reçu des enfants, il paraîtrait qu’ils ont reçu des comprimés en guise de vaccination, des comprimés antiparasitant. Après, il y a d’autres qui n’ont pas pu supporter. Ils sont venus, on les a vus, on les a gardés pour quelques minutes, on leur a donné du jus.

Mais pratiquement, il n’y a rien, ils sont rentés. Ils étaient nombreux, il y a eu plus de 200 et quelques enfants ici. Parce que, quand l’un apprend que l’autre a envoyé son enfant à l’hôpital parce qu’ il a pris des comprimés, même si son enfant n’a rien, il va l’envoyer aussi à l’hôpital. Donc, ça a créé une panique généralisée ici. Mais Dieu merci, les gens ont compris que ce n’était rien », a-t-il expliqué.

Pour le chef des services urgences de l’hôpital préfectoral de Coyah, cette campagne de vaccination est comme les précédentes. Il estime donc que les enfants qui ont souffert des effets des produits étaient, soit malades, ou alors ils n’ont pas mangé avant de prendre les produits. « Ce sont des vaccinations qu’on a l’habitude de faire couramment. C’est purement antiparasitant.

Ce sont des enfants, peut-être, quand on leur donnait les comprimés, ils n’avaient pas mangé ou c’est des gens anciennement malades. Parce qu’on a testé deux cas, on a trouvé que c’est le palu. On les a mis sous perfusion, et ça va », a rassuré le médecin.

A noter que des situations similaires ont été également enregistrées dans d’autres localités, notamment Dubreka et Fria, ce lundi. Là-bas aussi, plusieurs enfants ont été hospitalisés après avoir pris ces produits antiparasitant.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Télimélé : Guinée Solidarité offre 50 cartons de manuels scolaires à la CR de Sinta

18 mars 2019 à 12 12 13 03133

La commune rurale de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, vient de bénéficier d’un don de cinquante (50) cartons de manuels scolaires. Ce don de l’ONG Guinée Solidarité à l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) pour les écoles de la localité a été remis aux bénéficiaires avant-hier samedi, 16 mars 2019, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité.

Cette cérémonie de remise solennelle a regroupé les autorités administratives et locales, les représentants des parents d’élèves et de nombreux invités. Les cinquante (50) manuels scolaires sont composés de livres de Mathématiques, de Français, des romans et autres pour les écoles de Sinta.

Selon Abdoulaye Bah, point focal de l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), « cette activité est une manière de contribuer au développement social et culturel de notre localité. Quand on aime sa patrie, on est toujours devant les activités. Nous cherchons des partenaires qui nous assistent. J’ai été maire de Sinta pendant une période. J’ai eu l’occasion de construire le lycée qui permet aujourd’hui de maintenir nos enfants. Nous sommes aussi préoccupés par l’éducation des enfants ».

Pour sa part, Souleymane Fofana, membre de Guinée Solidarité, donateur de ces manuels scolaires, a expliqué comment se fera la gestion desdits documents. « Il y en a 50 cartons de manuels scolaires, composés de livres de Mathématiques pour le lycée, des livres de Mathématiques, de Français pour le collège, de divers autres petits livres pour la maternelle et la petite enfance. S’agissant des dons qu’on a reçus, Guinée Solidarité est prête à nous appuyer quand on aura besoin, si toutefois les possibilités s’offrent à elle.

Je vous recommande de construire une bibliothèque. C’est-à-dire là où tous les manuels qu’on recevra doivent être gérés de façon stricte. Dans la bibliothèque, les livres seront stockés. Et, il y aura plein de livres comme dans toutes les bibliothèques qui se respectent. Il faudra payer. Si on perd un livre, il faut payer une caution. Avec cela, on peut remplacer les documents perdus pour la continuité », a laissé entendre Souleymane Fofana.

Pour sa part, Seydouba Bangoura, le sous-préfet de Sinta, a félicité le donateur en invitant les élus locaux à prendre soin des précieux documents. « Je remercie ce vaillant patriote vivant en Europe qui a bien voulu penser à la formation des élèves. Recevoir un don, il faut pouvoir le gérer. A cet effet, j’invite la commune qui, ma foi, doit prendre ses dispositions pour les mettre en place pour les garder soigneusement », a conseillé le sous-préfet.

De son côté, le vice maire de la commune rurale de Sinta, Abdoulaye Bamban Bah, s’est réjouit de ce don de manuels scolaires qui estime que l’éducation scolaire constitue une priorité. « Nous avons reçu un don de la part Guinée Solidarité à travers l’ADSI. Au nom de monsieur le maire, qui est empêché, nous remercions les organisateurs et leur partenaires.

L’éducation fait partie des nos actions prioritaires en tant que représentant des citoyens. Nous lançons un appel aux autres ONG, aux personnes de bonne volonté, au gouvernement, pour le développement de notre commune ».

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

18 mars 2019 à 10 10 57 03573

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.

Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au CIRD où on avait donné près de 300 livres.

Cette fois-ci, nous avons visé les points de lecture. Comme vous le savez, Conakry Capitale Mondiale du Livre a permis de créer certains points de lecture dans certains quartiers de Conakry. Maintenant, il ne reste plus qu’à alimenter ces points de lecture, les promouvoir pour permettre aux citoyens de venir visiter ces points de lecture et se les approprier en s’abonnant et lire beaucoup. C’est pourquoi, l’APAC a tenu à contribuer à l’amélioration et à la promotion de ces points de lecture qui sont implantés pour les citoyens de ces quartiers-là.

Et nous, puisque nous disposons de quelques documents, nous sommes donc venus donner ces 700 livres à ces différents points de lecture. L’activité s’est tenue à Kipé. Mais, il n’y a pas que Kipé, il y a d’autres lieux où se trouvent des points de lecture. Maintenant, c’est au coordinateur général de les distribuer à travers les différents points concernés », a fait savoir Asmaou Barry.

Mamadou Saliou Bah, président de l’ONG Les Idéaux Pacifiques de Guinée et coordinateur des points de lecture de Conakry, a énuméré le nombre de points concernés avant d’exprimer sa joie par rapport à cette initiative. « Aujourd’hui, nous avons 21 points de lecture, et parmi ces points de lecture, il y a 8 points qui fonctionnent. Il y en a à Kipé ici, à Concasseur, à Dixinn centre 2, à Belvédère, à la Mairie de Dixinn, à Coléah Lanséboungni et au Jardin du 2 octobre.

Donc, c’est un grand plaisir pour nous recevoir ces livres. Depuis dix mois, ces points de lecture sont ouverts. Mais, je vous dis que les livres qu’APAC nous a donnés sont des livres magnifiques puisque c’est des livres qui répondent aux demandes des citoyens des quartiers. C’est notamment des documents de l’entrepreneuriat jeune et social, des livres de marketing et management et tous ces livres se retrouvent dans le lot que nous avons reçu de la part de l’APAC Guinée.

Ça fait donc un grand plaisir pour nous. Donc, c’est à notre tour de repartir ces livres au niveau de 5 points de lecture puisqu’on ne peut les envoyer à tous les points de lecture », a fait savoir le coordinateur des points de lecture, installés dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Dans la foulée, la journaliste et écrivaine, Hassatou Lamarana Bah, l’une des lauréates du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) 2019, a pris la parole pour dire l’importance du livre. « Il faut dire que la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Je m’adresse surtout aux femmes. Il ne faudrait pas qu’on pense que quand on a de l’argent, c’est d’acheter des produits cosmétiques pour la beauté physique.

Il faudrait qu’on pense au bien être sur le plan intellectuel. Je veux dire que quand les femmes veulent s’affirmer, elles doivent se former et cette formation passe par la lecture. Donc, j’encourage tout le monde à lire », a laissé entende la directrice de publication du site actualitésféminines.com

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Télimélé : deux motards tués dans un accident de la circulation

18 mars 2019 à 9 09 02 03023

Deux personnes ont péri dans un accident de la circulation survenu dans la soirée d’hier, dimanche 17 mars 2019, dans la commune urbaine de Télimélé. Ce sont deux motos qui sont entrées en collision au niveau d’un virage, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 19 heures que cet accident s’est produit au niveau du virage Dara, situé au quartier Missidé, dans la commune urbaine. Après le choc, les conducteurs des deux motos ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Télimélé. Malgré les efforts des médecins pour tenter de les sauver, tous les deux ont succombé de leurs blessures.

« Le travail n’a pas été facile pour les médecins avec le comportement indésirable de la population. Les gens ne nous ont pas laissés travailler comme il se doit. Ils montaient par les fenêtres en tapant même les vitres pour juste voir les blessés.

Nous souhaitons, quand il y a accident, que les gens nous laissent travailler librement pour tenter de sauver les malades », a déclaré au micro de Guineematin.com, Docteur Sira Diouma Baldé, responsable des urgences de l’hôpital préfectoral de Télimélé.

Les victimes sont Mamady Alexandre Théa, 18 ans, élève au groupe scolaire ALIK (décédé à 22 heures 20 minutes) et Mamadou Dian Baldé, mécanicien âgé de 23 ans (décédé à 23 heures 40 minutes. Ils résidaient tous au quartier Missidé, dans la commune urbaine.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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Cambriolage à Lambanyi : une voiture emportée

16 mars 2019 à 13 01 52 03523

L’insécurité continue à faire des victimes dans la ville de Conakry. Dans la nuit d’hier vendredi 15 mars, Sékou Oumar Diallo, citoyen domicilié au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, a reçu la visite d’un inconnu qui a réussi à voler sa voiture de marque Toyota Highlander, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime de ce cambrioleur astucieux n’en revient toujours pas. Sékou Oumar Diallo, évoluant dans le transport maritime, interrogé par notre reporter, est revenu sur le vol dont il a été victime. « J’ai été victime d’un cambriolage dans la nuit de ce vendredi. Un cambriolage qui est vraiment atypique. Parce que, je me suis levé le matin, je voulais aller à la prière. Je me suis mis à rechercher les clés de la voiture, je ne les retrouvais pas.

J’ai réveillé ma femme. On a cherché, mais on ne les voyait toujours pas. Puis, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu que la voiture n’était pas là. Donc, j’ouvre la porte, je constate que la voiture a disparu. Le portail était ouvert. Après, on a vu dehors un bois et une barre de fer que le voleur a probablement utilisé pour récupérer les clés. Mais, certainement c’est quelqu’un qui connait toutes mes habitudes dans la maison, parce que quelqu’un d’autre ne peut pas savoir que je mettais les clés sur le frigidaire.

Il n’a pris que la voiture. Il n’y a aucune effraction. Parce que, comme vous le constatez, les portes ne sont pas défoncées. Il a pris la voiture, il est parti. Mais, c’est une voiture d’un certain standing, une Toyota Highlander, les avant derniers modèles. Un véhicule de couleur blanche », a-t-il expliqué.

Selon notre interlocuteur, il a déjà porté plainte. « C’est la première fois que je suis victime de vol ici. Même nos vêtements passaient la nuit dehors, accrochés ici. On ne m’avait jamais volé ici, même une aiguille. Je suis là depuis 2010. J’ai informé la gendarmerie et la police de la disparition de mon véhicule. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que le véhicule soit retrouvé », a fait savoir la victime, Sékou Oumar Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Rénovation de la mosquée de Boké : ouf de soulagement pour les fidèles musulmans

16 mars 2019 à 12 12 57 03573

Après plusieurs mois de travaux de rénovation, la grande mosquée de Boké a été inaugurée hier vendredi, 15 mars 2019. La cérémonie a mobilisé plusieurs fils ressortissants de Boké, quelques membres du gouvernement, les autorités locales et de très nombreux fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de rénovation de la grande mosquée de Boké ont coûté a coûté 1 milliard 500 millions de francs guinéens. Des travaux financés par Mohamed Lamine Diao, natif de Boké.

Au nom des populations de la commune urbaine de Boké, le maire a pris la parole pour remercier le donateur. Mamadouba Tawel Camara a saisi l’occasion pour faire l’historique de la grande mosquée de Boké. « Cette mosquée est construite en 1861 par feu Thierno Mamadou Bah. Elle est la troisième dans la préfecture de Boké après celles de Wossou, dans la sous-préfecture de Sangarédi, et de Kabagnan, dans Kolaboui.

Depuis cette date, elle a fait l’objet de reconstruction, d’extension et de rénovation successive, réalisée par des personnalités importantes auxquelles nous rendons des vibrants hommages, remerciements et reconnaissance. Monsieur Mohamed Lamine Diao aurait pu utiliser ces fonds à d’autres fins à but lucratif. Mais, sa foi religieuse, conforme aux principes de l’islam, il a ainsi orienté l’immense ressource financière et matérielle à la présente rénovation.

Qu’il trouve ici les sincères remerciements de l’ensemble des citoyens de Boké. Que le tout puissant Allah le bénisse, le protège et lui donne longue vie dans la santé. Par ailleurs, j’assure au nom de la population de Kakandé au bienfaiteur, Mohamed Lamine Diao, de l’entretien et de la sécurité de ce bijou qui fait la fierté de Boké », a dit le maire.

Au nom des religieux, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké n’a pas caché sa satisfaction. Pour Elhadj Mohamed Wakil Yattara, la grande mosquée de Boké a désormais tout ce qu’il faut pour que les musulmans prient dans le confort. «Nous sommes maintenant dotés d’une infrastructure extraordinaire.

Ce qui manquait à cette mosquée existe désormais : il y a la sonorisation, le forage, la cour est bien aménagée, on a des tapis neufs avec des ampoules extraordinaires. C’est un bijou flambant neuf. Au donateur, nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde ».

Présent à cette rencontre, c’est le ministre de la Communication, natif de Boké, qui a procédé à la coupe du cordon inaugural. Amara Somparé a félicité le donateur avant d’appeler les fils du Kakandé à emboiter le pas à Mohamed Lamine Diao. « C’est une grande fierté. On peut féliciter le donateur parce que le travail est bien fait.

Si chaque fils de Boké fait quelque chose, je pense que c’est toute la ville et toute la préfecture qui gagnera. Cela est un exemple et tout le monde doit prendre cette voie pour développer cette préfecture qui nous est si chère », a laissé entendre le ministre de la Communication.

La rénovation de la grande mosquée de Boké est un ouf de soulagement pour les fidèles musulmans. Ces derniers temps, les toilettes étaient non fonctionnelles, le problème d’eau était criard et les tapis de prière étaient fortement dégradés.

De Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Déguerpissement à Kipé 2 : des gendarmes accusés d’avoir tiré sur deux jeunes

16 mars 2019 à 10 10 57 03573

L’opération de déguerpissement commence à prendre des tournures violentes à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Deux conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles, dans la soirée d’hier vendredi, 15 mars 2019, dans la zone de Kipé 2, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le déguerpissement en cours à Kipé 2 ne touche pas que les réalisations sur le terrain. Désormais, l’on s’en prend physiquement à des citoyens. Deux jeunes conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles vendredi soir sur les lieux. Les victimes sont Amadou Lamarana Sow, dit Messi, âgé de 22 ans et originaire de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou ; et Oumar Bah, âgé de 18 ans, originaire de Gongoré, dans Pita. Les deux ont été blessés par balles respectivement à la hanche et au pied.

Des témoins de la scène ont confié à notre reporter que c’est dans un échange de jets de cailloux et de gaz lacrymogène entre jeunes et gendarmes que les faits se sont produits. Selon Mamadou Diouma Barry, taxi-motard et étudiant en Sociologie à l’Université de Sonfonia, « nous, nous étions à notre place où nous garons nos motos. Nous avons vu les gendarmes, qui font le déguerpissement, et certains jeunes, échanger des cailloux contre du gaz lacrymogène. C’est ainsi que les gendarmes ont commencé à tirer à bout portant sur les gens.

Nous avons entendu deux à trois balles. Moi, j’ai pris la fuite et tant d’autres aussi ont pris la fuite. C’est pendant ce temps que j’ai entendu Amadou Lamarana Sow crier en disant qu’on lui a tiré dessus, appelant au secours. Dans un premier temps, on a cru que c’est sous l’effet de la peur. Finalement, on a compris qu’il a reçu une balle. Un d’entre-nous est venu le prendre. Nous l’avons envoyé à l’hôpital Jean Paul 2 ».

Interrogé par notre reporter, Mamadou Moussa Sow, le père du jeune Amadou Lamarana Sow, s’est dit très inquiet pour son fils. « On a tiré sur mon fils alors qu’il était assis sur sa moto. Il n’était mêlé à rien. Et c’est les gendarmes qui lui ont tiré dessus à Kakimbo, là où ils démolissaient les bâtiments dans la zone de Kipé 2, vers les rails. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire.

La terre chauffe, on ne peut pas monter au ciel. Au moment où tout le monde se préoccupe de la démolition des habitations des gens, on tire sur mon enfant, je n’ai pas de moyens pour le soigner. La situation de mon fils m’inquiète. Je demande l’aide des bonnes volontés pour pouvoir soigner mon enfant », a lancé monsieur Sow.

Le deuxième blessé qui reçu une balle au niveau du pied, se nomme Oumar Bah, âgé de 18 ans. Arrivé à l’hôpital Jean Paul 2, il a été aussitôt pris en charge. Son père, Fodé Bah, présent sur les lieux, a regretté l’attitude des médecins. « J’ai été informé par coup de téléphone qu’on a tiré sur mon fils quand j’étais au grand marché de Madina. Rapidement, je me suis rendu ici à l’hôpital Jean Paul 2 pour m’enquérir de son état. A mon arrivée, j’ai demandé si son pied est cassé, ils m’ont qu’ils sont en train de faire la radio.

C’est après les résultats qu’ils sauront s’il est cassé ou non. Longtemps après ils m’ont dit que la radio n’a pas réussi, qu’ils vont reprendre encore. Pour la première fois, on m’a fait payer 70 mille francs guinéens. Ils ont repris pour une deuxième fois, qui a réussi. Ils m’ont dit, selon la pellicule, que le pied n’est pas fracturé et la balle n’est pas dedans. Ils ont prescrit une ordonnance qui coûte 393 mille francs.

Ils ont dit qu’ils ne vont pas le toucher tant que ce montant n’est pas au complet. Je leur ai dit de le traiter et que j’enverrai le reste. Ils ont dit non. Maintenant, le sang continue à couler du pied de mon fils. Que faire ? Je demande à tout le monde de m’aider. Je crains fort pour le pied de mon enfant », a dit le vieil homme.

Malgré nos multiples tentatives, les médecins se sont abstenus de tout commentaire sur l’état des blessés.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : témoignage émouvant d’une veuve, mère de 6 enfants

15 mars 2019 à 17 05 54 03543

L’impitoyable démolition en cours à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commue de Ratoma, a plongé les victimes dans la désolation. Parmi ces victimes, qui se comptent par milliers, le cas de madame Mouminatou Barry est exceptionnel. Veuve et mère de sept (6) enfants, la bonne femme est aujourd’hui désemparée après le passage des bulldozers du ministre, Dr Ibrahima Kourouma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce vendredi 15 mars 2019, madame Mouminatou Barry, refugiée chez son frère à Kissosso, est revenue sur sa mésaventure.

Depuis quelques jours, les bulldozers du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire sont en action à Kaporo Rails et Kipé 2, des zones dites réserves foncières de l’Etat. Les populations de cette zone de Conakry ont été humiliées et chassées de leurs habitations par les autorités guinéennes sans aucune mesure d’accompagnement.

Parmi ces victimes, figure Mouminatou Barry, veuve et mère de six enfants, dont des élèves. Refugiée chez son frère à Kissosso, dans la commune de Matoto, elle ne sait plus à quel saint se vouer. « Mon feu mari avait construit des maisons pour nous à Kipé 2 vers les années 1998. Il s’agit d’un appartement de quatre chambres et salon, une douche et un magasin et un autre appartement de deux chambres et salon et une douche interne.

Vous remarquerez la tristesse dans laquelle je suis aujourd’hui. Mon mari est décédé il y a sept (7) ans, me laissant avec six enfants, dont certains sont à l’école. Aujourd’hui, mes enfants ne fréquentent plus l’école, la famille s’est éparpillée. Moi, je suis chez mon frère ici à Kissosso. Nous avons tout perdu, même nos places où nous vendions ont été détruites », a-t-elle dit, pleine de tristesse.

Devant les difficultés qu’elle connait aujourd’hui, Mouminatou Barry, très éprouvée et malade, demande l’appui des bonnes volontés. « Depuis la casse des maisons à Kipé 2, je suis très malade. J’ai subi un choc qui m’a rendu malade. Nous avons été victime d’une injustice. Nous implorons la grâce divine. Nous nous en remettons à Dieu pour l’injustice dont nous avons été victime de la part du gouvernement. Toute aide qui viendra des personnes de bonne volonté nous réjouira ».

Interrogé par notre reporter, Mamadou Dian Barry, frère ainé de madame Mouminatou Barry, a dit avoir appris avec douleur la casse du domicile de sa sœur. « Je suis un peu âgé aujourd’hui et je n’ai pas assez de moyens. Moi-même je suis en location ici à Conakry. Mais, ma sœur a eu un malheur, il est de mon obligation de la recevoir.

Nous allons manger ce que nous avons. C’est en Sierra Leone que son époux vivait, c’est de là-bas qu’il est venu construire. Il est mort, si le gouvernement n’a pas eu autre choix de venir casser leur maison, nous nous remettons au bon Dieu, seul Lui pourra effacer cette injustice », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Audiences foraines à Télimélé: trois accusés écopent de 7 à 30 de prison

15 mars 2019 à 8 08 24 03243

Après deux journées d’audiences foraines à Télimélé, les décisions sont tombées dans des dossiers criminels, dans la journée de ce jeudi 14 mars 2019. Sur les six dossiers inscrits au rôle, trois ont connu leur verdict avec de lourdes peines de prison prononcées contre 3 accusés, rapportent les reporters de Guineematin.com qui ont suivi les débats.

Ouvertes le mercredi, 13 mars 2019, les audiences foraines, organisées à Télimélé, ont pris fin hier jeudi. Trois accusés dans des dossiers criminels, poursuivis assassinat, évasion de détenus, incendie volontaire, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, ont écopé de peines de prison de 7 à 30 ans.

Dans le premier dossier, c’est un certain Boubacar Bah, poursuivi pour l’assassinat d’un jeune de Walya, relevant du district de Soindé, dans la commune urbaine, qui a écopé de 30 ans de réclusion criminelle. Il est également condamné au payement de dix millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la famille de la victime.

Le deuxième dossier criminel qui a connu son épilogue est relatif à des faits d’évasion de détenus, incendie volontaire et menace. L’accusé dans ce dossier, Oumar Bah, alias Bongo, a été condamné par contumace à 15 ans de réclusion on criminelle. Un mandant d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Quant au troisième dossier à avoir été vidé ce jeudi, il porte sur des faits de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention. Amadou Diouldé Diallo, alias N’dourou, accusé d’avoir tué involontairement sa femme, a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle.

Les trois autres dossiers criminels ont été transférés à Kindia. Leur suite sera connue le 27 mars prochain, apprend-on.

A la fin des audiences, Mamadou Dian Bora Diallo, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, s’est réjoui du climat qui a prévalu durant ces deux jours d’intenses travaux. « Je me suis réjouis de la délibération du tribunal qui, à mon avis, permettra aux citoyens d’avoir confiance à la justice guinéenne à travers l’impartialité dans le verdict rendu ».

L’avocat de la défense, maitre Amadou Diallo, n’a pas apprécié la condamnation de son client, Boubacar Bah, à 30 ans de réclusion criminelle. Un jeune homme de 20 ans, reconnu coupable d’assassinat. « Imaginez un jeune de vingt (20) ans, condamné à trente (30) ans de prison! A sa sortie, il ne pourra être utile ni pour lui-même, ni même pour sa famille. Donc, une fois à Kindia, je vais faire un appel pour que son dossier soit revu », a dit l’avocat.

A noter qu’il y a eu forte mobilisation de la population pendant ces deux jours d’audiences. Le tout, encadré par les services de sécurité.

De Télimélé, Ousmane Dieng et Amadou Baïlo Batouala pour Guineematin.com

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Manque d’eau à Conakry : les habitants de Dixinn Bora tirent le diable par la queue

14 mars 2019 à 9 09 37 03373

De nombreux quartiers de Conakry connaissent actuellement une pénurie d’eau. Une situation difficile à vivre dans un pays arrosé par de très nombreux cours d’eau, qualifié de château d’eau de l’Afrique occidentale. Le quartier Dixinn Bora, dans la commune de Dixinn, ne fait pas exception à cette triste réalité où vendeurs d’eau et ménagères ne savent plus sur quel pied danser, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Mais malgré ces énormes potentialités, avoir de l’eau dans de nombreuses parties de Conakry est un véritable parcours du combattant pour les populations.

Le quartier Dixinn Bora, fait partie de ces quartiers frappés de plein fouet par le manque d’eau, devenu plus préoccupant à cette période de saison sèche. Avoir de l’eau dans ce quartier est un véritable casse-tête chinois pour les charretiers et autres citoyens. Tout le monde converge vers l’unique endroit du quartier pour faire la queue en vue de s’approvisionner.

Rencontrés hier mardi, 12 mars 2019 par un reporter de Guineematin.com, les citoyens de Dixinn Bora ne cachent pas leur souffrance dans la recherche du précieux sésame. En plus de la forte demande, s’ajoute la faible pression de l’eau.

« Moi, je suis vendeur d’eau dans le quartier ici, à Dixinn Bora. Ça fait longtemps que j’ai commencé ça, mais nous avons des problèmes. Ici, il n’y a pas d’eau, tout le monde en souffre. C’est nous qui envoyons de l’eau dans beaucoup de familles ici. Presque tout le monde vient s’approvisionner à ce point-là.

Mais, des jours ou des semaines peuvent passer sans qu’on ait une goutte d’eau ici. Nous venons garer nos charrettes partout. Ceux qui ne peuvent pas attendre vont jusqu’à Coléah. Mais, moi je ne peux pas aller jusqu’à Coléah, parce que si tu y vas avec ta charrette, l’argent que tu auras, c’est quelqu’un qui le mangera ou bien tu te soignes avec. C’est très loin d’ici.

Et puis, actuellement, le soleil est très ardent. Se promener avec la charrette sous ce chaud soleil, soit tu deviens très fatigué, soit tu tombes malade. Ça faisait plusieurs jours que l’eau ne venait pas. C’est aujourd’hui que c’est venu, mais la pression est très faible. Je n’ai fait que deux tours, alors que, s’il y a suffisamment d’eau, je peux faire 6 à 7 tours », témoigne Alsény Koulibaly.

L’autre difficulté est liée au nombre élevé de charretiers dans la zone. Selon Alsény Koulibaly, « nous sommes une vingtaine de jeunes qui venons nous approvisionner en eau ici. Vous voyez, il y a d’autres en haut là-bas. On est nombreux. Ici, on achète l’eau par charrette. Un chargement coûte 5000 francs guinéens. Quand on achète le chargement à 5000 francs, on le revend à 15 000 francs ».

Un citoyen de Dixinn Bora, répondant au nom d’Aboubacar Camara, a expliqué ces difficultés d’avoir de l’eau par la saison sèche en cours. « Nous souffrons sérieusement du manque d’eau dans notre quartier ici. C’est seulement pendant ces deux jours que l’eau est venue ici un peu. Là aussi, c’est pour deux heures.

En plus de ça, la pression est faible. Tu mets ton récipient, tu attends longtemps pour qu’il soit rempli. Pour remplir un bidon de 20 litres, il te faut 20 à 30 minutes. On a passé plusieurs semaines ici, il n’y avait pas d’eau. Certains vont parfois jusqu’à Coléah pour avoir de l’eau, ce qui est trop fatigant. Pendant l’hivernage, chaque jour on a l’eau, mais depuis le début de la saison sèche, l’eau ne vient pas », confie le jeune homme.

Aboubacar Camara demande au gouvernement de faire le nécessaire pour sortir les habitants de Dixinn Bora du calvaire. « Nous demandons au gouvernement de nous aider à avoir de l’eau dans notre quartier. Ils n’ont qu’à nous aider à sortir de cette crise. Nous souffrons énormément. S’il n’y a pas d’eau, la vie est impossible. C’est plus d’une cinquantaine de charrettes qu’on envoie ici pour charger. Elles viennent s’aligner alors qu’il n’y a pas d’eau. C’est vraiment dur », déplore-t-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : les victimes ne peuvent que constater les dégâts

13 mars 2019 à 18 06 11 03113

Les bulldozers du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de casser tout sur leur passage au quartier Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Depuis hier mardi, de nombreux bâtiments sont démolis, plusieurs autres attendent leur tour. Pendant que les machines se rapprochent, les familles s’activent ce mercredi, 13 mars 2019, à plier bagages, décoiffer les toitures, démonter portes et fenêtres, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La récupération du centre directionnel de Koloma se poursuit avec des victimes plus que jamais désemparées. Après le passage des bulldozers à Kaporo Rails, l’impitoyable déguerpissement se poursuit dans la zone de Kipé 2.

Les victimes se disent déçues du gouvernement et dénoncent le très bref délai qui leur a été accordé pour évacuer les lieux. Selon Abdourahmane Diallo « nous sommes en détresse. Ceux qui sont censés nous protéger sont en train de démolir nos bâtiments. On est stressé, on est venu nous déguerpir précipitamment. Ceux qui ont eu où envoyer leurs bagages sont partis. Ceux qui n’ont pas eu, dorment dehors ici.

C’est vraiment très dur pour nous. L’État devait nous donner au moins 15 jours pour nous permettre au moins de trouver des logements ailleurs afin qu’on puisse y transporter nos bagages. Mais, il ne nous a donnés que 24 heures. Les gendarmes sont venus hier, ils ont mis les croix sur les bâtiments et nous ont donné 24 heures. Je suis copropriétaire de trois bâtiments ici : un qui a trois salons et six chambres, un autre de quatre chambres et le troisième a 5 chambres, un salon et deux toilettes.

Tout est carrelé et vitré. Les gens sont en train de démonter. Il y a au moins 5 familles qui habitaient ici. Tout le monde a plié bagages. Mais, on s’en remet à Dieu. C’est le seul qui peut régler ce problème. Je demande aux citoyens de Kipé 2 de ne pas faire de la violence. Ça ne règlera aucun problème. Qu’ils s’en remettent à Dieu, le miséricordieux », conseille-t-il.

Pour Elhadj Amadou Oury Diallo, propriétaire d’une usine de glace à Kipé 2, la perte est immense. Les larmes aux, le vieil homme accuse le gouvernement d’avoir fait du tort aux habitants de la zone. « On nous a fait du tort. Des gens sont venus mettre des croix sur nos bâtiments, y compris mon usine de glace. Puisque c’est eux qui ont la force, ils agissent mal contre nous et à tort. Nous, on ne nous a rien dit ici pour ce déguerpissement, si non que des croix sont mises sur nos réalisations.

Vous voyez, on est là à déplacer ce qu’on peut déplacer. Le reste, on laisse ici. La place de cette usine, je l’ai achetée à l’époque de Lansana Conté. Mais, on ne m’avait pas dit que c’est une zone réservée. Maintenant, on vient pour détruire tout. J’ai dépensé pour cette usine près 645 mille dollars, pour les poteaux électriques près de 80 millions de francs guinéens. Donc, tout est parti dans l’eau », déplore Elhadj Amadou Oury Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Télimélé: ouverture des audiences foraines avec 6 dossiers criminels

13 mars 2019 à 16 04 43 03433

La cérémonie solennelle de lancement des audiences foraines dans la préfecture de Télimélé a eu lieu ce mercredi, 13 mars 2019, à la maison des jeunes. Six dossiers criminels sont inscrits au rôle desdites audiences. La cérémonie a connu une forte mobilisation des citoyens, des autorités administratives, communales et religieuses de Télimélé, rapportent deux reporters de Guinematin.com présents sur les lieux.

Pour ces audiences foraines, les magistrats de cette juridiction vont se pencher sur six cas de crimes dans cette préfecture relevant du ressort de la région de Kindia. De nombreuses infractions seront examinées au cas par cas : incendies volontaires, assassinats, meurtres et autres crimes graves.

Dans la salle des audiences, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a pris l’engagement que le droit sera dit dans toutes ces affaires. « Le TPI de Kindia se transportera à Télimélé pour juger les affaires criminelles, sur initiative du président de la République, le professeur Alpha condé. Une justice sincère, à l’abri de la corruption, de l’argent et ayant la confiance de la population. C’est l’engagement que nous avons pris.

Plus de 140 décisions ont été rendues depuis qu’on a commencé ces jugements à Kindia, notamment les braqueurs de routes, les violences, les coups et blessures volontaires. C’est cette justice que veut le président de la République. Tant qu’il y a des gens qui violent la loi, on ne se fatiguera pas. Ils seront appréhendés et jugés conformément à la loi. Nous avons six (6) dossiers de faits d’assassinat, incendie volontaire, coups et blessures », a annoncé le procureur.

Selon Mamady Condé, secrétaire général des affaires administratives de Télimélé, ces audiences tant attendues, vont aider davantage à éduquer les citoyens de la préfecture. « Pour moi, c’est une fierté, surtout pour l’autorité. Je pense que ces audiences vont continuer à éduquer les populations de Télimélé. Toutes les couches sont représentées ici aujourd’hui pour que chacun sache ce qu’il doit faire et ce qu’il doit éviter », a dit monsieur Condé.

Pour Elhadj Thierno Ismaël Diallo, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CPOSC) et représentant de l’Organisation Guinéenne pour la Défense des droits de l’Homme (OGDH) à Télimélé, ces audiences permettront de rétablir le pont entre la justice et les justiciables.

« Je souhaite que les choses se déroulent normalement. Je suis très heureux de la tenue des audiences foraines qui vont rapprocher la justice des justiciables. Il vaut mieux libérer un coupable que de condamner un innocent. C’est vraiment rassurant, nous allons suivre en tant que défenseurs des droits de l’homme », a-t-il laissé entendre.

A suivre !

De Télimélé, Ousmane Dieng et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

Téléphone: 622525250/ 628516796

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Procès Mamy Diaby contre des médias : une amende de 5 millions requise contre Aboubacar Diallo et trois sites d’informations

12 mars 2019 à 8 08 40 03403

Le feuilleton judiciaire qui oppose Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunications, au journaliste Aboubacar Diallo et aux sites d’informations Mosaiquegunee.com, Conakrychallenge.com et Flashguinee.infos, est loin d’avoir connu son épilogue. Après avoir perdu la première manche au civil, le ministre qui se dit victime de diffamation, a porté l’affaire au pénal devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Pour la journée d’hier, lundi 11 mars 2019, l’on était aux plaidoiries et réquisitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunication, n’a pas tourné la page après avoir perdu le procès pour diffamation, le 17 janvier dernier contre les 3 organes de presse et l’administrateur du site Mosaiqueguinee.com, Aboubacar Diallo. Cette affaire est consécutive à des révélations faites par des médias sénégalais, repris par les trois organes incriminés, et faisant état d’un supposé détournement d’un montant de 9 millions de dollars, saisis à Dakar, et qui appartiendrait au ministre Mamy Diaby.

L’audience de ce lundi, 11 mars 2019 a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire. Dans sa plaidoirie, Me Rafi Raja, avocat du ministre, a déploré l’absence des prévenus à la barre. « Comme les prévenus ne sont pas venus à la barre pour apporter des preuves de ce qu’ils ont écrit sur le ministre Moustapha Mamy Diaby, je demande le payement d’un franc symbolique et la publication de la décision à venir dans certains médias (journaux et sites d’informations) ».

Dans ses réquisitions, le procureur, Abdoulaye Israël Kpoghomou, a estimé que le ministre a bien été diffamé par nos confrères. C’est pourquoi, il a requis le payement de 5 millions de francs guinéens comme amende. « On utilise les médias pour détruire la renommée des gens. Le journalisme est un métier très noble, mais je m’excuse du terme, ce métier est devenu de la prostitution pour certains.

Aboubacar Diallo est un journaliste populaire, qui fait partie des Grandes Gueules. Il est exigeant et rigoureux, mais il refuse de se présenter devant votre tribunal. On ne peut pas accuser un ministre d’avoir détourné un montant de 9 millions de dollars et refuser de venir prouver.

Moustapha Mamy Diaby est un ministre exemplaire, c’est pourquoi il a été reconduit. Dans le journalisme, il y a ce qu’on appelle le recoupage de l’information. Aboubacar Diallo devait partir voir la CENTIF, mais aussi rencontrer le ministre pour qu’il donne sa version des faits. Mais, il ne l’a pas fait, il a juste écouté une partie pour écrire et il n’a pas respecté l’éthique et la déontologie de son métier.

C’est pourquoi, monsieur le président, je vous demande de retenir la personne physique (Aboubacar Diallo, ndlr) et morale (les sites poursuivis) dans les liens de la culpabilité et au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens ».

Le Procureur a demandé aussi de tribunal d’ordonner la publication de la décision à venir dans trois groupes de presse « pour dissuader d’éventuels délinquants journalistes ».

Le juge, Boubacar Hafia Bah, a renvoyé l’affaire au 25 mars 2019 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Journée de l’OMVS : l’événement célébré avec satisfaction à Conakry

11 mars 2019 à 17 05 08 03083

La cellule nationale de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), en partenariat avec le gouvernement guinéen, a célébré ce lundi, 11 mars 2019, la 2ème édition de la journée de l’OMVS. Cette cérémonie, tenue au palais du peuple de Conakry, coïncide avec le 47ème anniversaire de la création de l’organisation. Elle a été mise à profit par les acteurs de l’eau, experts, partenaires et dirigeants de l’OMVS pour parler des acquis et des perspectives de l’organisation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Moundjour Cherif, directeur de cabinet du gouvernorat de Conakry, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur Conakry pour abriter cette rencontre. « Monsieur et mesdames, pour le présent évènement, nous disons que c’est bien la Guinée qui est la première concernée. La Guinée, dénommée autre fois Rivières du Sud en raison du nombre de fleuves et de cours d’eaux qui l’arrosent ; oui, c’est bien la Guinée, château d’eau de l’Afrique Occidentale.

A la vérité, l’histoire est têtue et nul ne saurait la taire. C’est pourquoi aujourd’hui, qui parle de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (l’OMVS), parlera pour rappel de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal (OERS). Mesdames et monsieur, merci d’avoir offert à la Guinée l’opportunité de vivre une facette glorieuse de sa propre histoire ».

De son côté, Hamed Diane Semega, Haut-commissaire de l’OMVS, a exprimé sa gratitude aux pères fondateurs de cette organisation sous régional. « Je ne vous apprends rien, vous savez que la gestion de l’eau à l’échelle du bassin n’est pas initiée généralement en Afrique pour la première fois. Mais, c’est plutôt en Europe, en France où il y a six agences du bassin.

Le long des fleuves, c’est la seule expérience, le domaine dans lequel l’Afrique se classe première, c’est vraiment l’expérience acquise à l’échelle de l’OMVS, l’OMVG. C’est une institution qui est créée et qui gère l’ensemble du bassin fluvial, de sa source jusqu’à son embouchure, au compte des Etats membres. C’est une première. En Europe, ça n’existe pas. Donc, c’est une expérience inédite qui doit être soutenue », dit-il.

Par ailleurs, le Haut-commissaire de l’OMVS a dit que sa création il y a 47 ans, l’OMVS a enregistré des progrès considérables. « Nous savons aussi que depuis les années 1986 jusqu’en 2000, l’OMVS a réalisé d’excellents résultats qui ont renforcé l’intégration africaine, qui ont stabilisé nos Etats et qui ont apaisé la vie, notamment le barrage de Manantali, le barrage de Diama, et la ligne électrique qui relie les trois autres pays.

L’expérience qu’il faut surtout retenir, c’est le statut d’ouvrage commun. L’ouvrage se trouvera sur le territoire d’un autre pays, mais il est la propriété des quatre pays riverains. C’est une expérience inédite et c’est extrêmement important dans l’intégration africaine », a fait remarquer monsieur Semega.

Le ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président du conseil des ministres de l’OMVS, a pour sa part dit que la célébration de cette journée de la création de l’OMVS est pour le peuple de Guinée un motif de satisfaction. « L’OMVS a été créée par la volonté des premiers dirigeants de nos Etats respectifs. Sa mission et son indépendance dans l’accomplissement de celle-ci lui ont été conférées par les citoyens de l’espace sur une base multinationale. Force est de constater que l’OMVS reste fidèle à sa mission. Parce qu’elle est fidèle à la volonté des Etats membres. (…)

L’OMVS est une illustration remarquable de la lucidité des fondateurs. L’édifice institutionnel est solide et a prouvé son efficacité pour atteindre les résultats remarquables que nous connaissons aujourd’hui. Ce 47ème anniversaire constitue une courte période comparée à la durée de l’évolution historique de nos peuples, fruit d’un effort constant. Mais, cette période relativement courte est riche de succès. Ses acquis nous incitent à la célébration, à la réflexion et aussi à la poursuite résolue de nos efforts pour l’avenir », a dit Cheikh Taliby Sylla.

Abondant dans le même sens, Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé, représentant du Premier ministre à cette cérémonie, a dit la joie du gouvernement et du peuple de Guinée de la tenue à Conakry de cette cérémonie. « Le retour de notre pays dans l’OMVS, en mars 2006, est aujourd’hui largement justifié au regard des résultats issus de la mise en valeur des projets régionaux, dont le plus important reste le Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et du Développement (PGIRE).

Faut-t-il le rappeler, le PGIRE est un programme de développement multisectoriel qui a pour objectif multiple, le renforcement de l’intégration régionale des quatre pays riverains du fleuve et l’amélioration des conditions de vie des populations. (…) La mise en œuvre de la première phase du PEGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones d’intervention du projet », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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