L’Aïd El Fitr à Kindia : l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita invite les populations à « cultiver la paix »

14 mai 2021 à 10 10 39 05395

Comme annoncé précédemment, après 30 jours de jeûne, de prières et de pénitence, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré hier, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan). A Kindia, cette fête a été mise à profit par l’érudit de la ville, Elhadj Abdoul Wakil Keita, pour inviter les populations de la cité des agrumes à cultiver entre eux la paix, l’entente et la cohésion sociale, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Ils étaient nombreux ces fidèles musulmans, parés de leurs plus beaux habits, à avoir rallié la place des martyrs ce jeudi matin pour effectuer la grande prière de l’Aïd El Fitr. Et, devant ce monde très enthousiaste, l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita a pris la parole pour s’adresser aux populations de Kindia.

Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

« Grâce au tout puissant, nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan. Durant 30 jours, nous avons raffermi davantage notre foi à travers le jeûne, les prières et les dons. Ce, dans un contexte de crise sanitaire. Donc, mettons à profit cette grande fête musulmane pour renforcer la cohésion sociale entre nous. Elle doit être l’occasion pour nous, de cultiver la paix, l’entente et la cohésion nationale qui sont indispensables pour le développement d’un pays. Qu’Allah le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières », a dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, tout en souhaitant une excellente fête de l’Aïd El Fitr à tous les fidèles musulmans de Kindia.

 A noter que l’érudit a aussi invité les habitants de la cité des agrumes au respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19 pour éradiquer cette maladie dans leur préfecture. Car, dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, « s’il n’y a pas de santé, rien ne se gagne ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour guineematin.com

Tel: 628518888

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Conakry : le marché de Madina bondé à la veille de la fête du Ramadan

11 mai 2021 à 14 02 37 05375

L’engouement est de taille au marché de Madina (Conakry) à la veille de la fête marquant la fin du Ramadan. Le plus grand marché du pays est bondé de personnes qui viennent faire des achats. Mais malgré tout, certains vendeurs se plaignent de la rareté des clients, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Hier, lundi 10 mai 2021, une atmosphère toute particulière régnait au marché de Madina. Se déplacer à l’intérieur du marché relève d’un véritable parcours du combattant. Car les lieux sont envahis par une foule compacte que les policiers déployés à l’entrée du marché, appuyés par les gardes communales de Dixinn et d’autres jeunes volontaires, peinent à gérer. Tout ce beau monde est venu faire des achats en prélude à la fête du Ramadan.

Mamadou Diallo, vendeur à Madina

Une aubaine pour Mamadou Diallo, vendeur de vêtements et de chaussures dans ce marché. « Je dis Dieu merci, parce ça marche un peu chez moi. Je gagne la dépense de ma famille, la Zakat fitr et l’habillement pour les enfants. Je vends les complets Macky Sall entre 150 000 francs et 300 000 francs, les chaussures entre 25 000 francs et 200 000 francs, selon la qualité. Les gens se plaignent de la cherté des prix, mais je gagne quand même des clients petit à petit, grâce à Dieu », a-t-il confié.

Mais, malgré ce grand engouement, certains commerçants restent toujours sur leur faim. C’est le cas de Kadiatou Diallo, vendeuse de vêtements pour adultes dans ce marché. Elle indique que parmi les nombreux clients qui viennent, seulement quelques-uns font des achats.

« Il y a effectivement de l’engouement. Comme vous pouvez le constater, les gens viennent en grand nombre. Mais nous aurions voulu que les choses aillent mieux au niveau de la vente. Parce que même si les gens viennent massivement demander les prix, il n’y a que quelques-uns qui achètent. D’autres regardent beaucoup les vêtements mais ils disent que c’est cher et qu’ils ne peuvent pas acheter pour eux et pour leurs enfants. Donc ils décident finalement de nous laisser pour aller acheter les habits de leurs enfants. Sur 10 à 20 personnes qui viennent demander les prix, vous ne pouvez pas avoir plus de 3 qui achètent nos marchandises », a-t-elle confié.

Kadiatou Doumbouya, vendeuse à Madina

Même son de cloche chez Kadiatou Doumbouya, vendeuse d’habits et de chaussures pour enfants. Elle se plaint aussi de la rareté des acheteurs. « Il y a beaucoup d’engouement actuellement, mais les habits coûtent tellement chers que beaucoup ne font que demander sans acheter. Ils sont très rares ceux qui achètent. Sur 10 personnes qui viennent demander, c’est 3 ou 4 seulement qui achètent.

Les autres disent qu’ils veulent acheter mais il se trouve qu’ils n’ont pas suffisamment d’argent. C’est vrai que les habits sont chers : le complet en pantalon ou en culotte se vend entre 160 000 francs et 180 000 francs. Mais cette augmentation ne dépend pas de nous. Nous aussi, on achète les habits à des prix élevés et les frais de transport aussi coûtent cher », a dit cette commerçante.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Damakania (Kindia) : Un domaine agricole d’Elhadj Ousmane Baldé (Sans loi) transformé en mine de Diamant

11 mai 2021 à 14 02 21 05215

Situé à Falibagan, un secteur du district de Samoréyah, dans la commune rurale de Damakania, le bas-fond de Watia est un domaine très propice à l’agriculture. Il appartient depuis 1991 à l’opérateur économique guinéen, Elhadj Ousmane Baldé dit ‘’Sans loi’’, qui l’aurait racheté des mains d’un libanais du nom de Seydou Watia. Mais, depuis quelques, ce bas-fond est pressenti comme étant un domaine diamantifère. Et, l’Etat guinéen et des riches exploitants de diamants se donnent actuellement des coups de coude pour faire main basse sur ce terrain, au détriment du propriétaire.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bas-fond de Watia se trouve sur un domaine de 102 hectares. Mais, sous le regard impuissant du propriétaire des lieux, Elhadj Ousmane Baldé (logé ces derniers temps à la mauvaise enseigne par le régime Alpha Condé), des individus se partage ce bas-fond comme un gâteau. Apparemment, il suffit juste de payer 200 mille francs guinéens à des cadres véreux de l’administration de Kindia pour avoir un lopin de terre sur ce domaine en phase d’être transformé en carrière d’exploitation de diamants.

Aboubacar Camara, président du district de Samoroya

« Des gens sont venus nous expliquer qu’ils veulent creuser de diamants. Nous leur avons dit qu’on ne connait pas, parce que ce lieu appartient à Sans loi d’abord. La gestion est même assurée par un gardien qu’il a recruté. Par la suite, nous sommes allés voir le maire de Damakania qui nous a dit que le domaine est saisi par l’Etat. Par après, les diamantaires sont venus nous informer qu’ils veulent creuser les diamants là-bas, qu’ils ne sont pas venus pour retirer le domaine. S’il y a diamants ils vont exploiter et s’ils ne trouvent rien ils vont refermer les trous et remettre le domaine aux autorités. Dès qu’ils ont commencé à creuser, je suis allé encore à Damakania voir le maire. Sur le coup, monsieur le préfet a envoyé une mission pour savoir ce qui se passe chez nous. Automatiquement nous nous sommes rendus sur les lieux, on a fait arrêter les travaux. On a dit d’attendre d’abord jusqu’à ce qu’on ait l’accord des autorités. Mais, ils continuent de travailler… Au départ, le domaine là appartenait aux habitants de Samoréyah. L’Etat l’avait retiré et donner aux blancs. Dès qu’ils (les blancs) sont partis, on a dit que le domaine nous revient. Par après, ils ont encore donné à un Libanais du nom de Maurice. Ce dernier est parti et y a laissé son fils Seydou Watia. C’est lui même qui a vendu à sans loi. Par après, toute la population s’est levée en disant non, nous voulons avoir notre domaine. On a tout fait, impossible. Mais, ce dernier temps, on a appris que l’Etat a récupéré le domaine. Ils sont venus creuser le diamant. Comme c’est une zone qui se trouve ici, ils sont venus informer la population de Samoréyah. Ce que nous demandons, c’est de faire bénéficier notre population partout ou il y aura un intérêt. Mais, on ne peut pas donner l’ordre si les autorités n’ont pas accepté. Je précise que ce bas-fond fait partie du domaine que l’Etat a octroyé à l’université de Kindia pour la construction d’une université régionale », a expliqué Aboubacar Camara, le président de district de Samoréyah.

A la commune rurale de Damakania, on apprend que ce bas-fond est un « domaine du contentieux Franco-Guinéen » que l’Etat guinéen a fini par mettre dans son portefeuille. Et, à en croire Arafan Yagouba Camara, le maire de la commune rurale de Damakania, aucune personne n’est autorisée à travailler dans ce bas-fond.

Arafan Yakhouba Camara, maire de Damakania

« Je suis informé de la situation. Mais je leur ai que les travaux ne peuvent pas s’effectuer si les autorités ne sont pas informées. Parce que c’est un domaine du contentieux Franco-Guinéen, donc qui appartient à l’Etat. Nous avons déjà reçu un papier pour ça. Alors, s’il s’agit de travail partout où besoin sera il faut qu’on informe les autorités. J’ai déjà envoyé un courrier à ce sujet pour informer le préfet. Sur ce, le préfet a déployé une équipe sur le terrain pour échanger avec les diamantaires afin d’arrêter les travaux. C’est ce que je connais dans cette affaire », a déclaré le maire Arafan Yagouba Camara.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : ( 00224) 628516796

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Séisme à Bangouyah (Kindia) : les habitants de Tenè Warkhalan dorment à la belle étoile

11 mai 2021 à 6 06 14 05145

Situé à 17 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia, le district de Tenè Warkhalan est en proie à une série de tremblement de terre. La fréquence des secousses inspire la peur chez les populations, d’autant plus que les marques de ses séismes (non encore mesurés sur l’échelle de Richter par manque de moyens) sont visibles sur les maisons d’habitations. Et, depuis le séisme du 05 mai dernier, les habitants de ce district de cinq secteurs dorment à la belle étoile, de peur que leurs maisons s’écroulent sur eux dans leur sommeil. Aujourd’hui, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Et, dans leurs cris de détresse, ils demandent désespérément du gouvernement guinéen de prendre des dispositions pour les tirer de cette situation qu’ils appellent aujourd’hui une « calamité », rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants de la région de Kindia.

Au moins 1500 personnes vivent dans ce district enclavé et très sismique ces derniers temps. Elles sont aujourd’hui terrifiées par ces tremblements de terre récurrents dans leur localité. Cela dure des mois ; et, au mois de février dernier, une équipe du centre de géophysique et de sismologie s’est rendue sur les lieux pour faire des études. A la fin de sa mission, ladite équipe avait laissé entendre que ces tremblements de terre sont dus à la « faille panafricaine qui part de l’anti Atlas au Maroc, traverse la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, la Sierra-Leone et se jette dans l’océan Atlantique ».

Seulement, cette conclusion ne convainc guère les habitants de Tenè Warkhalan. Ces populations mettent leur malheur d’aujourd’hui sur le dos du gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti. Car, apparemment, c’est depuis la construction de cet ouvrage que la terre a commencé à trembler chez eux. Et, visiblement, les séismes ne sont pas les seuls maux les populations de Tenè Warkhalan reproche au barrage Souapiti.

Mamadouba Soumah, imam de Téné Warakhalan

« On ne sait que faire face à ses tremblements. Sages, femmes et jeunes tout le monde est confus et inquiet ; car, nous sommes oubliés malgré les multiples secousses chez nous ici. Pourtant Tenè Warkhalan fait partie des 13 districts de la sous-préfecture de Bangouyah qui sont impactés par les eaux du barrage hydroélectrique de Souapiti. On n’a aucun pouvoir de faire face à cette situation. Notre seul espoir reste le gouvernement qui tarde à prendre les dispositions à fin  d’éviter le pire ici. Imaginez ! Depuis le séisme de 1984, c’est après l’installation de ce barrage l’année dernière que Tenè et ses environs connaissent autant de secousses. Nos maisons ne peuvent plus tenir. D’ailleurs, une maison construite en banco a cédé. Les fissures sont visibles sur certains murs qui tiennent encore par la grâce de Dieu. On n’a pas où aller, ni des terres cultivables. La famine nous frappe depuis que l’eau du barrage a envahi nos terres. Nous sommes à la belle étoile avec la peur au ventre. Vous pouvez vérifier puisque vous êtes là pour la réalité… Ce sont les citoyens guinéens qui sont en train de souffrir dans ce district de Bangouyah où plus de 1500 personnes vivent. Donc, l’État doit nous venir en aide, car c’est lui qui est fort. S’il peut nous prendre ici, il n’a qu’à le faire. Et, s’il y a d’autres solutions pour mettre fin à ce séisme, je le pris de le faire le plus vite que possible. Car, nous sommes complètement déboussolé  » a confié Mamadouba Soumah, premier Imam de Tenè Warkhalan.

Désemparé, agacé et impuissant face à cette situation qui assaille ses administrés, le président du district de Tenè Warkhalan, Salif Sylla, sort de la diplomatie de courbette habituelle face à la hiérarchie administrative et interpelle l’Etat à jouer pleinement son rôle de protection des citoyens. D’ailleurs, il propose une évacuation voire un relogement des habitants de Tenè Warkhalan dans une autre localité pour assurer leur sécurité et préserver leur vie.

Salif Sylla, président du district de Téné Warakhalan

« Depuis le séisme du mardi et mercredi on a peur de dormir dans les maisons. L’Etat doit nous aider en nous proposant de quitter les lieux ou nous dire qu’est ce qu’on doit faire. Parce que les eaux ont envahi nos terres. Nous avons faim et voilà que les séismes nous fatiguent aussi. On ne sait plus quoi faire si l’État ne joue pas son rôle », a dit Salif Sylla, tout en laissant apparaitre son désespoir.

Depuis quelques jours, Mamadou Lamba Diallo et sa petite famille passe la nuit à la belle étoile. Ils ont peur, avec les secousses récurrentes et imprévisibles, d’être piégés dans leur propre maison pendant leur sommeil. En clair, ils redoutent que leur maison s’écroule sur eux.

Mamadou Lamba Diallo, citoyen de Téné Warakhalan

« Les séismes sont devenus un réel problème chez nous ici, presque tous les jours nous subissons les conséquences. Nos maisons ne tiennent plus. Dès fois on cherche des appuis avec les bois pour ne pas que nos maison s’écroulent. Nous sommes complètement perdus. On craint le pire. Pour le moment ce sont des maisons, mais qui sait ce qui peut venir après.  On cherche comment subvenir aux besoins de la famille et on fait face à cette calamité naturelle qui est tout temps à nos portes comme la pandémie de coronavirus », a-t-il martelé.

Tout comme Mamadou Lamba Diallo, plusieurs autres populations de Tenè Warkhalan –qui ont peur de voir leurs maisons devenir leurs tombeaux- passent actuellement la nuit à contempler le ciel.

De retour de Tenè Warkhalan, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Kindia : 3 présumés braqueurs arrêtés avec des armes de guerre par la gendarmerie

10 mai 2021 à 11 11 11 05115

En provenance de Siguiri pour Conakry, à bord d’une voiture Nissan, trois présumés « bandits de grand chemin » ont été interpellés avant-hier, samedi 08 mai 2021, par des unités de la gendarmerie à Kindia. Ces « bandits » avaient à leur possession des sept (7) fusils dont cinq armes de guerre de types PMAK, des minutions, près d’une quinzaine de téléphones et plusieurs autres outils et accessoires qu’ils utilisent lors des opérations de braquage ou de vol. Ils ont été présentés hier (dimanche) à la presse locale par les services de sécurité de la ville des agrumes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kindia.

Selon les informations, l’arrestation de ces présumés malfaiteurs est le résultat d’un travail d’équipe entre la compagnie de la gendarmerie territoriale et l’escadron mobile N°7 de la gendarmerie. Et, c’est aux environs de 11 heures que les agents ont mis le grappin sur ces « bandits » en face de la station de Wondy, dans la commune urbaine de Kindia.

« C’est suite aux renseignements recueillis et exploités par nosservices que trois individus ont été interpellés. Ces malfratsinterpellés à Kindia hier, samedi 08 mai, résidents tous à Conakry. Ils ont été arrêtés en face de la station de Wondy dans la commune urbaine de Kindia par la compagnie gendarmerie territoriale appuyée par l’escadron de la gendarmerie mobile numero7 au moment juste où ilsprenaient départ sur Conakry, à bord d’une voiture Nissan rouge, immatriculée RC3054-AY. Mais, c’est le jeudi 06 mai que  se groupe de malfrat a quitté Siguiri pour  Conakry en passant par Dabola où ils ont d’ailleurs passé la nuit. Ils sont arrivés à Kindia vers 4 heures du matin. Accueillis par un des  éléments du groupe qui est en cavale, c’est aux environs de 11 heures qu’ils ont été arrêtés dans leur voiture avec 7 fusils  dont cinq armes de guerres de types PMAK, sept boites chargeurs garnies de 84 cartouches, deux PA dont de type TT30 avec 6 cartouches et un second de type MAKAROV avec 4 cartouches, une grenade lacrymogène, une machette , un pied de buche, une pioche, une longue barre de fer, deux couteaux, une paire de ciseaux, un sachet de menottes à caoutchouc, 13 trousseaux de clefs, un rouleau de colle Scott, 14 téléphones de marques différentes, trois tenues chemisesmilitaires et un pantalon, une paire de rangers militaire et six cartes SIM des operateurs Orange et Areeba », a révélé le Lieutenant Aboubacar Saran Bangoura, chargé de communication adjoint du haut commandement de la gendarmerie nationale et direction de la justice militaire.

Ces présumés bandits ont déjà été auditionnés ; et, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo, promet de « lourdes peines » contre ceux qui seront déclarés coupables à l’issue d’un procès dont la date n’a pas encore été déterminée.

« C’est un coup de filet réussi grâce à la collaboration de la population. Les nommés Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou ont été interpellés par les agents des services de sécurité  de Kindia. Ils avaient en leurpossession sept (7) fusils dont cinq (5) PMAK et autres armes, comme pour dire qu’ils sont destinés à braquer la population. Ils ont été entendus sur procès-verbal et ce sont eux qui sont en train de sévir actuellement dans les zones du pays. Ils ont fait de multiples cas d’attaques à main armée, avec des armes de guerre, des machettes… Nous tenons à vous dire que des recherches sont activement en cours pour dénicher les co-auteurs et complices de sesactes horribles et crapuleux, tout en vous rassurant une nouvelle fois que tous ceux qui seront retenus à l’audience dans les liens  de la culpabilité seront condamnés à de lourdes peines », a dit le procureur Amadou Diallo.

Devant la cohorte de journalistes, deux des trois présumés bandits (Thierno Amadou Diallo et Abass Diallo) ont niés en bloc les faits qui leurs sont reprochés.

« Nous nous travaillons à Siguiri. Comme c’est une ancienneconnaissance (René Fassou), nous lui avons dit de nous envoyé à Conakry ;  par ce que mon ami (Abass Diallo) n’a pas de carte d’identité. Lorsque nous sommes rentrés àKindia, aux environs de 4 heures, il (René Fassou) nous a dit qu’il veut se coucher… Le matin, il nous a appelés pour qu’on bouge à la station. C’est entre temps que nous avons aperçu un pick-up qui a freiné et ils nous ont envoyé ici. On ne connaît pas le propriétaire de ses armes, on lui a vu seulement avec la tenue. Pour nous c’est un militaire. On ne connait rien d’autre », a déclaré Thierno Amadou Diallo.

Abordant dans le même sens, Abass Diallo a aussi clamé son innocence dans cette affaire.

« Je suis un simple passager. Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté et m’envoyer ici. Comme il (René Fassou) venait àConakry, je lui ai dit de m’amener dans sa voiture. Mais, je ne savais pas qu’il détenait toutes ses armes. Moi je ne connais rien dans ça », a-t-il confié.

Pour sa part, le chauffeur René Fassou Maomou a reconnu la « détention » qui pèse à son encontre.

«  Je reconnais avoir deux armes sur moi. C’est les deux PMAK. Nous avons quitté Siguiri ensemble et c’est ici qu’ils (les gendarmes) nous ont arrêté », a-t-il dit brièvement.

A noter que ces présumés bandits (Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou) ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « détention  illégale d’armes de guerre, association de malfaiteurs et de vol à main armée ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Prolifération des forages à Conakry : « ça peut avoir de graves conséquences »

9 mai 2021 à 12 12 02 05025

Bangaly Dioumessy, directeur national des pollutions, nuisances et réchauffements climatiques au ministère de l’environnement

La multiplication des forages dans une zone peut avoir de graves conséquences environnementales. L’alerte a été donnée par Bangaly Dioumessy, le directeur national des pollutions, nuisances et changements climatiques au ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, le mercredi 28 avril 2021.

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Interdiction des regroupements pendant la nuit du destin : l’imam de Bambéto entre regrets et inquiétude

8 mai 2021 à 11 11 09 05095

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la grande mosquée de Bambeto

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ne pourront pas célébrer la nuit du destin cette année dans les mosquées. Ainsi en a décidé le Secrétariat général des Affaires religieuses, qui a interdit tout regroupement à cette occasion pour cause de Covid-19. Une décision accueillie avec des pincements de cœur par certains leaders religieux, dont le premier imam de la grande mosquée de Bambéto. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 7 mai 2021, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo a regretté cette mesure qu’il assimile à un sabotage de la religion.

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Crise à la société minière WAP : les travailleurs réitèrent leurs revendications devant les autorités

5 mai 2021 à 11 11 17 05175

Même si le travail a repris, la crise n’est toujours pas terminée au sein de la société minière WAP. Une entreprise située à Dapilon, district relevant de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est dans le but justement de mettre fin à cette crise que les autorités ont réuni ce mardi, 4 mai 2021, l’ensemble des acteurs concernés pour plancher autour de cette situation. Mais au terme de cette rencontre, l’incertitude demeure quant à l’obtention d’une solution de sortie de crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

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Télimélé : Une fille tue son père avec un couteau

4 mai 2021 à 8 08 37 05375

Le drame s’est produit dimanche dernier, 02 mai 2021, à Mangol (un secteur du quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé). La jeune fille Lamarana Diallo a poignardé son père, Moustapha Diallo, avec un couteau. Elle l’a grièvement blessé au niveau de la cage thoracique. La victime a rendu l’âme quelques instants après ce violent coup de couteau.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 23 heures que cet acte s’est produit. La victime a été évacuée à l’hôpital préfectoral de Télimélé où il a succombé de ses blessures.

« Effectivement dans la nuit du dimanche à lundi le chef du quartier, en compagnie d’un chef de secteur, est venu m’informer qu’il y a eu un coup de blessure volontaire dans son quartier. Au même moment, j’ai envoyé une mission sur le terrain pour des vérifications et toute la famille s’était déjà rendue à l’hôpital pour apporter des soins à la malheureuse victime. Par la suite, nous avons appris son décès à l’hôpital préfectoral et la fille incriminée a pris la fuite. Les enquêtes et les recherches amorcées ont permis de la retrouver », a indiqué le colonel Hamid Tafsir Thiam, commandant de la gendarmerie de Télimélé.

Parlant des circonstances dans lesquelles Lamarana Diallo a administré ce coup fatal à son propre père, le commandant de la gendarmerie, citant la fille, a laissé entendre qu’elle était venue intercéder pour un garçon que son père était en train de battre.

« Selon la fille, son papa rentre à la maison à des heures tardives et dans un état d’ébriété manifeste. Du coup il dérange tout le monde, il empêche les gens de dormir, il les vide de la maison et prend place à la porte pour les empêcher d’accéder à la maison. Cela a perduré. Ils ont reçu un jeune sur lequel son papa s’est acharné, aussitôt elle a pris le couteau pour le blesser, mais pas dans l’intention de tuer. Elle regrette l’acte, elle a beaucoup de remords, elle demande pardon à l’autorité et aux parents », a dit le colonel Hamid Tafsir Thiam.

Aux dernières nouvelles, Lamarana Diallo a été déférée à la prison civile de Télimélé pour la suite de la procédure la concernant.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 655363665

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Urgent : des journalistes qui soutiennent Amadou Diouldé Diallo, expulsés de la HAC

3 mai 2021 à 14 02 51 05515

C’est un fait inédit qui s’est déroulé ce lundi, 3 mai 2021, au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Des journalistes membres du collectif de soutien au doyen Amadou Diouldé Diallo (un journaliste emprisonné depuis plus de deux mois à Conakry) ont été expulsés des locaux de l’institution sur ordre du président de la HAC, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

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Présidence de la FGF : KPC a aussi sa déposé sa candidature

3 mai 2021 à 12 12 19 05195

Kerfalla Person Camara, KPC

Comme annoncé précédemment, Kerfalla Person Camara (KPC) revient dans la course à la présidence de la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Le richissime homme d’affaires (qui avait retiré sa candidature au profit de celle de Mamadou Antonio Souaré) a décidé de revenir après que le président sortant a été écarté du processus.

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Congrès Féguifoot : AKB dépose sa candidature pour la présidence

3 mai 2021 à 12 12 09 05095

Après avoir retiré sa candidature pour la vice-présidence de la Fédération Guinéenne de Football, Abdoul Karim Bangoura (AKB) se lance maintenant dans la course pour le poste de président. L’ancien international guinéen a déposé sa candidature ce lundi, 3 mai 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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« La presse guinéenne est en danger », alerte le collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo

3 mai 2021 à 12 12 04 05045

En marge de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, ce lundi 3 mai 2021, le collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo a organisé une « manifestation virtuelle » à la maison de la presse de Conakry. La structure a mis l’occasion à profit pour publier une déclaration dans laquelle elle dénonce certains problèmes auxquels sont confrontés les journalistes guinéens dans l’exercice de leur profession.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration :

Journée internationale de la liberté de la presse

Déclaration du Collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo

A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, le Collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo (Cosadd) regrette la violation répétée de la liberté de la presse en Guinée.
Plusieurs journalistes font l’objet d’harcèlement judiciaire dont le cas le plus éloquent est celui d’Amadou Diouldé Diallo, illégalement détenu, depuis 66 jours, à la Maison centrale de Conakry.

Le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo a été arrêté, sans convocation préalable, le 27 février 2021 et inculpé d’offense au chef de l’État et diffamation. Il est en détention provisoire depuis le 1er mars à la Maison centrale de Conakry en violation totale de la loi L002 qui ne prévoit qu’une amende de 1 à 5 millions Gnf s’il était reconnu coupable. Nulle part dans ses dispositions, cette loi ne prévoit des peines privatives de liberté pour les délits commis par voie de presse.

Face à cette atteinte à la liberté de la presse, le Cosadd s’est inscrit dans la logique de défendre la loi et accélérer l’ouverture du procès le 13 avril au tribunal de Dixinn.

Après que le procureur a requis le paiement de 5 millions Gnf d’amende, on s’attendait à une liberté provisoire en attendant le verdict. Mais nous avons été surpris de voir notre confrère retourner en prison. Pire encore, M. Diallo a été arraché de son lit d’hôpital et renvoyé à la prison centrale de Conakry alors que son traitement n’est pas terminé.

Chers confrères,

La presse guinéenne est en danger. La liberté de la presse qui est l’oxygène de la démocratie, a reculé de 24 points entre 2013 et 2020 en Guinée.

Les journalistes que nous sommes devons agir pour exiger le respect de la loi. Le COSADD appelle toutes les associations de presse, les organisations de la société civile, les organisations de défense de droit de l’homme et toutes les personnes soucieuses du respect des droits de l’homme en Guinée à dénoncer l’incarcération illégale d’Amadou Diouldé Diallo et de se dresser contre tout acte allant dans le sens du bâillonnement de la presse.

Vive la liberté de la presse !

Vive la démocratie !

 

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Insécurité sur l’axe Kindia-Télimélé : les chauffeurs menacent de bouder cette route

30 avril 2021 à 16 04 19 04194

L’heure est grave sur l’axe Kindia-Télimélé. Six attaques ont été enregistrées en l’espace de neuf jours sur cette route, où des coupeurs de route règnent en maîtres. Face à cette situation, les chauffeurs menacent de bouder cette ligne si l’Etat ne prend pas des dispositions urgentes pour les sécuriser avec leurs passagers, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

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Manifestation à la société minière WAP (Boké) : le porte-parole des travailleurs menacé…

30 avril 2021 à 12 12 49 04494

Lanciné Diallo, porte parole des travailleurs WAP

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, les travailleurs de la société minière WAP ont manifesté avant-hier, mercredi 28 avril 2021. Les protestataires exigent de meilleures conditions de vie et de travail, ainsi que le renouvellement du bureau de leur syndicat. Et, ces travailleurs mécontents ne sont pas allés de mains mortes pour se faire entendre. Ils ont brûlé des pneus, bloqué la route qui mène au port minier de Dapilon et empêché le transport de la bauxite. Ils ont aussi échangé des pass (jets de pierres contre gaz lacrymogènes) avec les forces de l’ordre (des gendarmes) qui y ont été déployés pour les disperser. Et, depuis, une chasse à l’homme aurait été ouverte contre Lancinè Diallo, le porte-parole des travailleurs en rogne, par les forces de l’ordre sur ordre de la direction de la société WAP en complicité avec les autorités administratives de Boké.

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Mairie de Ratoma : un budget de plus de 138 milliards adopté

29 avril 2021 à 18 06 06 04064

Comme annoncé précédemment, le conseil communal de Ratoma a tenu sa session budgétaire ce jeudi, 29 avril 2021. Au cours des travaux, le conseil a adopté à l’unanimité le budget communal au compte de l’exercice 2021. Et ce budget, équilibré en recettes et en dépenses, se chiffre à 138 milliards 256 millions 159 mille 235 francs guinéens.

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Préparatifs des examens nationaux : les photos des candidats largement surfacturées à Boké

29 avril 2021 à 17 05 21 04214

C’est une véritable arnaque que les autorités éducatives de Boké ont détecté dans les préparatifs des examens nationaux à venir. Dans de nombreuses écoles de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures, les photos d’examen des candidats ont été largement surfacturées. Au lieu de 10 000 francs (le prix officiel), certains candidats ont payé 40 000 francs guinéens pour la photo et le traitement de la carte d’identité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

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