AVIS : OPALS GUINÉE RECRUTE UN (E) RESPONSABLE MÉDICAL TERRAIN-BASE A TÉLIMÉLÉ

20 janvier 2019 à 21 09 19 01191

Contexte
L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé, ONG créée en 1988 intervient en Côte d’Ivoire, au Togo, au Gabon et en République de Guinée dans le domaine de la Santé Maternelle et Infantile, de la Santé Communautaire et de la Prévention de la Transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant.

Entre 2008 et 2010 : L’OPALS a développé un premier programme en Guinée avec la mise en place du Centre National de Référence en termes de PTME au CHU de Donka à Conakry.

Depuis 2011 : l’OPALS a développé un programme décentralisé sur la Préfecture de Kindia, visant le renforcement de la SMNI et de la PTME du VIH sur l’ensemble des 14 centres de santé urbains et ruraux de la Préfecture. Ce programme comporte différents volets : Réhabilitation / Equipement des Centres de Santé, formations et supervisions médicales, prévention et sensibilisation par des activités de santé communautaire, gestion des déchets bio-médicaux, activités d’éducation à la santé (sensibilisation au paludisme en milieu scolaire).

Depuis juillet 2016 : l’OPALS lance un nouveau projet visant « l’amélioration de la santé maternelle et infantile avec renforcement communautaire et mise à disposition d’une offre de soins de qualité dans la préfecture de Télimélé ». La Préfecture de Télimélé voisine de Kindia est particulièrement enclavée et l’accès aux services de santé primaire très faible. Ce programme est prévu pour une durée de 3 ans allant de juillet 2016 à juillet 2019.

Description du poste

Sous la responsabilité directe de la coordinatrice pays, le/la responsable médical(e) terrain est garant(e) de la bonne mise en œuvre et de l’efficacité des activités médicales menées sur le terrain dans le but d’améliorer les soins dispensés dans les structures de santé de la préfecture de Télimélé.

Responsabilités

Coordonner, superviser et encadrer la mise en œuvre des activités médicales

o En référence à la stratégie opérationnelle de l’OPALS en Guinée, le/la responsable médical(e) terrain est chargé(e) de la coordination, la supervision et le suivi des activités médicales sur le terrain ;
o En collaboration avec la Coordinatrice Pays, il/elle est garant(e) du respect du budget des activités médicales ;
o En collaboration avec l’équipe logistique et l’équipe médicale, il/elle participe au développement d’un volet WASH (eau, hygiène et assainissement) dans les structures de soins soutenues.

Soutien technique et recrutement
o Il/elle est responsable hiérarchique et technique de l’équipe médicale de l’OPALS en Guinée et assure ainsi une mise en place des activités médicales conformément aux exigences de qualité de l’OPALS ;
o Il/elle soutient sur le plan technique le personnel soignant des structures de santé, en vue de renforcer leurs compétences, en se rendant de manière hebdomadaire sur le terrain. Cela inclus des déplacements ;
o Il/elle se déplacera régulièrement dans les structures de santé soutenues par l’OPALS pour participer au soutien technique auprès du personnel soignant ;
o Il/elle assistera la Coordinatrice Pays pour tout recrutement de personnel OPALS sur le volet médical.

Évaluation et reporting
o Il/elle garantit la gestion optimale du volet médical par la collecte et l’analyse des données médicales, ainsi que la rédaction de rapports mensuels destinés à la Coordinatrice Pays ;
o En collaboration avec l’équipe médicale et la Coordinatrice Pays, il/elle est chargé(e) d’évaluer régulièrement l’efficacité des activités mises œuvre en se questionnant sur leur pertinence notamment à travers d’échanges réguliers avec les équipes ;
o Il/elle devra être force de proposition pour d’éventuelles réorientations stratégiques ou développement de projet ;
o Il/elle participera à la rédaction des rapports bailleurs pour le volet médical.

Représentation
o Il/elle pourra accompagner et/ou représenter, en fonction des besoins, la Coordinatrice Pays lors de réunions avec les partenaires ;
o Il/elle devra travailler dans une interaction positive et constructive avec tous les partenaires sur le terrain y compris les autorités locales, les représentants du Ministère de la santé et les agences de l’ONU et ONGs présents sur la zone d’intervention.

Profil requis et condition d’éligibilité
 Avoir un diplôme de médecine générale et des solides compétences techniques en termes de soins primaires ;
 Avoir impérativement plus de 2 ans d’expérience en ONG et en gestion de projet de santé publique et management d’équipe ;
 Avoir des prérequis solides sur la PCI (prévention et contrôle des infections) ;
 Compétence linguistique : Français (écrit et oral) et Pular (oral) ;
 Bonne connaissance de la zone d’intervention et de la culture locale est un plus ;
 Forte capacité d’adaptation et de motivation à travailler dans une zone isolée ;
 Très bon esprit d’analyse et aptitude à formuler des recommandations et à prendre des initiatives ;
 Bonne capacité d’organisation, de planification et de travail en équipe ;
 Maitrise des logiciels de bureautique (Word / Excel / Power Point) ;
 Rigueur dans le travail et le suivi des procédures ;
 Réactivité – Flexibilité – Ténacité ;
 Capacité à gérer l’imprévu ;
 Respect des échéances ;
 Honnête et rigoureux.

Durée du poste : CDD de 6 mois
Lieu d’affectation : Basé à Télimélé avec déplacements occasionnels à Conakry et/ou Kindia.

Dossier de candidature
Un dossier mentionnant le titre du poste à pourvoir et comprenant :
 Un CV (y préciser au moins 3 références professionnelles de structures différentes) ;
 Une Lettre de motivation adressée à la Coordinatrice Pays ;
 Une copie des diplômes et des attestations professionnelles.

Dépôt des dossiers
Dépôt physique dans les locaux OPALS à Kindia, quartier Ferefou.
Envoi par mail à l’adresse : coordo.kindia@opals.asso.fr
Date limite de dépôt : 1er mars 2019 à 12h00
Date de prise de fonction souhaitée : 1er avril 2019

SEULS LES CANDIDATS PRÉSÉLECTIONNÉS SERONT CONTACTÉS.

Coordinatrice Pays

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Bilan des députés : le passage de Baïdy au parlement diversement apprécié à Kaloum

20 janvier 2019 à 19 07 00 01001

Même s’il n’a pas fait cinq (5) ans comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot présente un bilan plutôt mitigé aux yeux de certains citoyens du centre des affaires de la capitale guinéenne. Si les uns pensent que Baïdy est un député proche du peuple, d’autres estiment par contre que rien n’a été fait par l’élu sous la bannière de l’UFR, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Après avoir passé 3 ans et 9 mois comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot est nommé par Alpha Condé au poste de 2ème vice-gouverneur de la banque centrale en 2017. Interrogé sur le bilan de Baïdy pour la commune de Kaloum, les citoyens de Kaloum ont des avis divergents.

Mandjou Conté

Pour Mandjou Conté, domicilié au quartier Sans-fil, Baïdy Aribot a fait preuve d’humanisme envers les pauvres de Kaloum. « Je trouve son bilan super positif. Baïdy Aribot a posé beaucoup de jalons positifs. La première des choses, honorable Baïdy est un monsieur qui est très humain. Il a fait beaucoup de choses ici pour les pauvres personnes. Quand tu tombes malade, il t’envoi à l’hôpital, il paye les produits pour toi. Baïdy a défendu les causes des citoyens de Kaloum. Les concessionnaires qui mettent leurs locataires dehors sans cause, Baïdy en personne se déplace pour intervenir et régler définitivement le problème. Les problèmes de famille, les problèmes de logements, le soutien à la jeunesse, Baïdy s’est toujours battu pour ça à Kaloum. Tous les cas sociaux, Baïdy agit rapidement en apportant aussitôt une solution. Donc, c’est pour cette raison que moi, je vais vous dire que son bilan est super positif dans cette commune ».

Souleymane Sylla

Même son de cloche pour Souleymane Sylla qui a laissé entendre que Baïdy a tout fait pour les citoyens de Kaloum. « Baïdy Aribot a rendu heureux les citoyens de Kaloum. Il a supporté la jeunesse sur le plan moral, matériel, financier et sportif. Il nous a toujours sensibilisé de ne pas faire la pagaille à Kaloum. De façon régulière, il a suivi et soutenu l’unique club qui est ici, l’AS Kaloum. Les inondations qui ont eu lieu à Tombo et à Coronthie, il est venu au secours. Quand Baïdy entend quelque chose au niveau de Kaloum, il rentre maison par maison pour saluer, apporter son soutien et sensibiliser. Par rapport à son bilan, on n’a rien à lui reprocher », a-t-il lancé.

Mabinty Conté

Par contre, d’autres citoyens de Kaloum pensent que le bilan de Baïdy est globalement négatif. C’est le cas de madame Mabinty Conté, citoyenne de Kaloum, qui estime que Baïdy n’a rien apporté pour la commune. « Le bilan de Baïdy Aribot est globalement négatif. Il n’a rien fait pour la jeunesse de Kaloum. On n’a rien vu de ce qu’il a fait pour aider les citoyens de Kaloum. Depuis qu’il a été élu député, il n’a rien apporté pour la commune. En tout cas, pour moi, personne ne vous montrera ici un acte positif que Baïdy Aribot a posé. Moi, je suis née à Kaloum et j’ai grandi ici, mais pour ne pas vous mentir, depuis que Baïdy est devenu député, il n’a rien fait pour cette commune. Donc, pour moi son bilan est globalement négatif », soutient mordicus la bonne femme.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Pénurie d’eau à Sonfonia : les populations du secteur Fasso tirent le diable par la queue

18 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Les populations du secteur Fasso, à Sonfonia, dans la commune de Ratoma, ont du mal à boire à leur soif en ce moment. Le secteur est frappé par un manque d’eau sans précédent depuis bientôt un an. Trouver de l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les citoyens, obligés de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

Depuis le mois de mars 2018, plusieurs secteurs du quartier Sonfonia sont privés d’eau dans les robinets. Mais le cas du secteur Fasso est plus illustratif de ce manque d’eau. Selon un des responsables du quartier Sonfonia, l’eau de robinet n’a pas coulé dans les ménages depuis plusieurs mois. Il faut parcourir de longues distances, louer un véhicule ou une charrette pour avoir de l’eau. D’autres citoyens sont allés jusqu’à filtrer l’eau de puits pour la rendre utilisable.

La construction des forages continue à atténuer la souffrance des femmes, soumises à une véritable corvée. Elles bénéficient de la générosité des propriétaires desdites fontaines.

Fatoumata Mara

Sur la route, on rencontre régulièrement des femmes et des enfants, bidons en main. C’est le cas de Fatoumata Mara, vendeuse de bananes grillées au secteur Fasso. Elle explique les difficultés qu’elle traverse pour avoir de l’eau. « On ne gagne pas de l’eau ici, ça fait des années. Tu vois, nous tenons les bidons en main, nous partons vers ceux qui ont des forages. Moi, je viens de loin. Dès 5h du matin, on se précipite pour aller placer nos bidons devant la cour des gens pour au moins avoir un ou deux bidons d’eau pour la journée ».

Le manque de courant électrique vient aggraver une situation déjà inconfortable. Selon Fatoumata Mara, « le problème de courant électrique aussi nous fatigue beaucoup. Les forages qui sont là, sont alimentés par le courant électrique. Au moins, s’il y a le courant, les propriétaires de forages nous laissent remplir nos bidons. Tellement que c’est difficile, on peut utiliser un seul bidon par jour pour la cuisine. Ce n’est pas normal. S’ils ne nous aident pas à réinstaller les tuyaux, nous allons continuer à souffrir. Et peut-être, nous allons faire comme les populations de Kagbélen, c’est-à-dire sortir dans la rue pour manifester », met en garde la dame.

Mme Barry

Même son de cloche chez madame Barry, enseignante dans une des écoles de la place. Selon elle, c’est grâce au camion qu’elle se procure de l’eau pour faire ses travaux ménagers. « Avant même que la saison sèche ne s’annonce, on n’a pas d’eau depuis pratiquement le 03 mars 2018. Ça fait presqu’une année. Moi personnellement, je paye les enfants, ou je paye le carburant, on me prête les véhicules, je vais, je cherche l’eau. Par ce que dans le quartier, je ne peux pas puiser jusqu’à 23h. Tous les forages qui sont là ouvrent à 19H. Quelques fois, nous payons un jeune qui puise pour nous une fois par semaine. Si non, c’est grâce aux forages nous vivons ici ».

Mohamed Camara

Interrogé sur cette question, Mohamed Camara, secrétaire au conseil de quartier de Sonfonia, est revenu sur les raisons de cette pénurie qui perdure. « Dans un cas général, le problème d’eau n’est pas résolu dans notre quartier. Nous avons 9 secteurs, mais entre ces secteurs, c’est le cas du secteur Fasso qui est déplorable. On a pris les dispositions d’aller rencontrer la SEG. La SEG est venue voir la réalité sur le terrain. L’eau venait ici, mais c’est un monsieur qui a construit un immeuble sur le grand tuyau. C’est là qu’ils ont déplacé le tuyau qui ravitaillait la population du secteur Fasso. Depuis qu’ils ont déplacé le tuyau, à cause de la construction de la maison du monsieur, plus rien ne va. Nous avons signalé le cas à la SEG. Ils ont dit qu’ils vont revenir. Mais, depuis ce jour, on n’a vu personne. Dans les autres secteurs, l’eau vient une ou deux fois par semaine », a fait savoir le responsable local.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Incidents de Daramagnaki : la version du sous-préfet, Sidy Camara

17 janvier 2019 à 15 03 11 01111
Sidy Camara

Les citoyens de Filobowal, relevant du district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki, dans la préfecture de Télimélé, ont récemment manifesté contre la société minière CDM-CHINE évoluant dans la localité. Ils accusent la société de ne pas réaliser les promesses tenues. Après notre entretien avec l’ancien maire de la délégation spécial et conseiller communal de Daramagnaki, monsieur Abdoulaye Thiam Baldé, le sous-préfet qui a souhaité donner sa part de vérité dans ce dossier.

Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Télimélé, Ahmed Sidy Camara est revenu sur les soubresauts que sa localité a traversés.

Le jeudi 03 et le vendredi 04 Janvier 2019, les populations de Filobowal ont manifesté contre les promesses non tenues de la société minière CDM-CHINE, évoluant dans le District de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Selon le sous-préfet, « une manifestation est survenue les jeudi 03 et vendredi 04 janvier 2019 dans le district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Ce jeudi, tôt le matin, j’ai reçu un appel du président du district de Kabara, Soro Koulibaly, m’annonçant que les citoyens de Foloreya ont barré la route de la société minière CDM-CHINE. Aussitôt, j’ai dépêché mes agents de sécurité pour aller sur les lieux, faire le constat et me rendre compte. A 12h, monsieur le Préfet, Amara Lamine SOUMAH, m’a instruit de me rendre dans la zone avec le maire pour tenter de gérer la situation. Directement, nous avons tenté de nous rendre sur les lieux. A notre arrivée à Boké, j’ai appelé les responsables chinois pour nous envoyer un véhicule afin d’arriver sur les lieux pour prendre les blessés et les envoyer à l’hôpital pour les soins. Les chinois nous répondent que les manifestants n’acceptent pas. J’ai appelé mes agents qui étaient déjà sur les lieux d’aller rencontrer les manifestants pour libérer la route, ceux-ci ont donné leur accord »

Par ailleurs, le sous-préfet dira que le maire de la commune rurale de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a été empêché par les manifestants d’entrer dans le district de Kabara par certains conseillers même de la commune rurale. « Durant cette démarche, Mamadou Saliou SYLLA et Boubacar DIALLO, tous conseillers à la commune rurale, m’ont appelé pour me dire de ne pas venir avec le maire chez eux car, ils ne le reconnaissent pas et ne le reçoivent pas à Filobowal. J’ai aussitôt informé le préfet qui a finalement pris la décision de venir, parce que le problème est devenu compliqué. Après, un citoyen nommé Moussa Gouba m’a appelé au téléphone pour me dire : si vous venez à Kawessi avec votre maire, il sera la sauce de cette rencontre. J’ai tenté de lui prodiguer des conseils au téléphone, mais vainement. Nous avons pris le risque de continuer notre chemin jusqu’au marché. C’est là où ce nommé Moussa Gouba nous a trouvés pour menacer le maire, Elhadj Thierno Amadou DIALLO en lui lançant des propos malveillants. Le maire n’a dit aucun mot. J’ai prodigué les mêmes conseils à ce monsieur qui s’est finalement calmé ».

Sidy Camara

En outre, le sous-préfet a fait savoir que lendemain, le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est arrivé sur les lieux pour tenter de ramener le calme. « Dès l’arrivée de monsieur le préfet, je lui ai fait le compte-rendu des informations que j’ai reçues à travers mes agents. Il a commencé à sensibiliser les citoyens en plein-air pendant longtemps avant d’aller sur les lieux barrés. Après cette sensibilisation qui a marqué les citoyens, ils ont libéré le passage. Ce qui nous a permis d’arriver à la base des chinois. Après avoir contacté les chinois, le préfet a demandé aux citoyens et aux responsables locaux de se mobiliser à la troisième base où il a continué à sensibiliser la population. Après, le gouverneur de Boké et son préfet sont venus en soutien pour appuyer dans le sens de la bonne collaboration pour la sensibilisation des citoyens. Cela a porté un grand soulagement à la population, car ils ont compris que les autorités sont engagées pour défendre leur cause. Les manifestants ont présenté leurs excuses aux autorités et aux chinois et ont pris l’engagement que de tels cas ne vont jamais se répéter », a expliqué Ahmed Sidy Camara.

Quand la délégation de Boké s’est retirée, poursuit le sous-préfet de Daramagnaki, « monsieur le préfet a projeté une seconde rencontre, dans la salle de réunion des chinois, à la base 1 avec les responsables de tous les villages impactés et environnants, les sages et les conseillers présents. Là, il a continué à faire des messages de sensibilisation aux citoyens en expliquant le contenu du code minier. Lors de cette rencontre, les citoyens de Foloréya, qui sont les manifestants, ont présenté leurs revendications qui portaient sur la construction des écoles, des forages, d’une mosquée, d’un poste de santé, de routes, d’emplois des jeunes et le départ de Mamadou Saliou Sylla et Boubacar DIALLO de la mine, comme représentants des populations ».

Enfin, le sous-préfet a pris la défense du préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah. « C’est important de préciser aussi que, durant toute sa démarche de sensibilisation, le préfet n’a jamais parlé de politique, encore moins de problème d’argent, à plus forte raison des injures ou des menaces contre qui que se soit. La mission principale des administrateurs territoriaux est de préserver la paix et la quiétude sociale dans leurs localités et non d’inciter les populations à la violence ou à des troubles dans leurs zones », professe Ahmed Sidy Camara.

Propos recueillis à Télimélé par Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : le NDI renforce les capacités des femmes élues dans les mairies de la région

16 janvier 2019 à 23 11 11 01111

Le National Democratic Institute (NDI) a lancé ce mercredi, 16 janvier 2019, une session de formation des femmes élues dans les différentes mairies de la région de Kindia. 30 conseillères communales prennent part à ces travaux qui vont durer deux jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cet atelier de formation intervient peu après l’installation des conseils communaux de toutes les communes urbaines et rurales de la région administrative de Kindia. Le NDI et ses partenaires ont réuni les conseillères élues dans ces différentes mairies, au nombre de 30, pour renforcer leurs capacités afin de leur permettre de bien jouer leur rôle au niveau de la prise des décisions.

Paul Amegakpo

« Les conseillères élues ont pour charge de fournir les services publics aux populations, à travers les décisions qu’elles doivent prendre avec les autres conseillers élus. Donc, il est important pour ces femmes de se doter des outils et des techniques leur permettant de mieux prendre ces décisions dans l’intérêt supérieur des populations », a indiqué Paul Amegakpo, directeur résident du NDI en Guinée, lors de la cérémonie d’ouverture de cette session de formation.

Ces travaux qui vont durer deux jours (mercredi et jeudi), portent sur la décentralisation et les principes qui l’encadrent ; les rôles et responsabilités des conseillers mais aussi de l’autorité exécutive (le maire et ses adjoints) ; ou encore la planification du développement local et la gestion du cycle budgétaire. Des thèmes, tous importants pour les participantes, souligne Paul Amegakpo. A tous ces niveaux, les conseillères ont un rôle important à jouer.

D’abord parce que les femmes sont les plus nombreuses au niveau de toutes les communautés, mais contrairement à leur valeur numérique, elles sont peu représentées au niveau des instances communales. Il est important que les femmes qui sont élues fassent la différence, à travers leurs capacités techniques à pouvoir contribuer aux prises de décision. C’est pourquoi ces deux jours de formation sont organisés par le NDI avec l’appui de nos partenaires qui sont l’USAID et le PNUD ».

Hadja Sarangbé Camara

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par madame le Gouverneur de la région de Kindia. Hadja Sarangbé Camara a salué cette initiative du NDI avant de demander aux bénéficiaires d’en profiter bien. « Une étape importante de notre jeune démocratie locale vient d’être franchie. Il s’agit bien de l’organisation des élections communales et la mise en place des organes exécutifs.

Ainsi, vous qui avez la chance de mériter la confiance des électeurs, vous devez aussitôt vous mettre au travail pour faire face aux grands défis qui vous interpellent en matière de fourniture aux populations locales, des services locaux de base. C’est pourquoi, au regard de l’importance de cet atelier de formation, je vous exhorte à plus d’attention et à plus d’ouverture à l’apprentissage, afin que vous maîtrisiez suffisamment le contenu des différents modules qui seront développés », a dit la Gouverneur de Kindia.

A noter que cette formation se déroule en simultané dans toutes les régions de la Guinée, avec pour objectif de toucher toutes les femmes, membres des différents conseils communaux du pays.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél. : 628516796

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Linsan : un seul livre de français pour 7 élèves à l’école primaire de Condeta

14 janvier 2019 à 14 02 15 01151

De nombreuses écoles publiques de la Guinée sont, de nos jours, dans un piteux état. En plus des infrastructures qui ne payent pas de mine, le manque de matériels didactiques est lésion. C’est le cas de l’école primaire de Condeta, dans la commune rurale de Linsan où il n’y a qu’un seul livre de français pour sept (7) élèves, rapporte l’un de correspondants de Guineematin.com basé à Mamou.

L’école primaire de Condeta, dans le district de Simminyah, à 18 kilomètres de la commune rurale de Linsan, n’échappe pas à la triste réalité que connaissent les écoles publiques de la Guinée : infrastructures inadéquates, manque de matériels didactiques, salles de classes archicombles…

Selon nos informations, cette école a été construite en 2006 grâce à une collaboration entre ressortissants et résidents de la localité. Un hangar avait été construit à l’époque pour recevoir 15 élèves, dont 7 filles.

Malheureusement, l’infrastructure n’a pas résisté aux intempéries et a fini par céder. Elle a été réhabilitée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en 2012.

Aujourd’hui, l’école primaire de Condeta connait énormément de difficultés. Selon le directeur, Mamadou Aliou Diallo, « mon école a trois groupes pédagogiques avec un effectif total de 72 élèves, dont 22 filles. Les trois groupes pédagogiques sont : la CP 1 avec 20 élèves, dont 4 filles ; la CP2 avec 35 élèves, dont 13 filles ; et la CE 2 avec 17 élèves, dont 6 filles ».

Par ailleurs, le directeur de l’école primaire de Condeta a dénoncé l’enclavement de la localité et la réticence des certains responsables de familles à envoyer leurs enfants à l’école. « L’accès est très difficile pour arriver ici. Les parents d’élèves refusent d’envoyer les enfants à l’école, surtout les jeunes filles. Outre les matériels didactiques qui manquent ici avec plusieurs élèves pour un livre, les tables-bancs aussi sont insuffisants pour tout cet effectif. Vous voyez, 4 élèves par table. Le bâtiment est trop vétuste, il est complètement dégradé », se désole Mamadou Aliou Diallo.

En outre, l’enclavement de la zone se remarque aussi sur le plan de la téléphonie. « Nous n’avons aucun réseau au centre ici. Il nous faut marcher 2 à 3 kilomètres pour avoir un réseau. C’est difficile pour moi de communiquer avec mes chefs et ma famille qui est restée à Kindia. Je demande au gouvernement, plus singulièrement à mon ministère de l’Education, de nous aider à parfaire notre école ».

Elhadj Mahmoud Diallo

Quant à Elhadj Mahmoud Diallo, président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole de Condeta, il sollicite l’aide des bonnes volontés. « Nous avons réalisé cette école grâce au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers. Nous en sommes très contents. Mais, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider à bonifier notre seule école pour qu’un jour, qu’on trouve des cadres dans ce village. Car, seul le savoir peut développer une nation. Une localité sans la formation, on ne parlera pas de progrès. Nous avons beaucoup de difficultés ici, mais notre préoccupation majeure, c’est cette école », a fait savoir le président de l’APEAE.

De retour de Condeta, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19

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Accident de la circulation au Pont de Linsan : un mort !

12 janvier 2019 à 19 07 49 01491

Un accident de la circulation a coûté la vie à un jeune homme au niveau du pont de Linsan, sur la nationale Mamou-Kindia. Le drame s’est produit ce samedi, 12 décembre 2019, aux environs de 10 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui est sur place.

La victime s’appelle Ousmane Bah Kabelen, originaire de Soumbalako Maoundé, à quelques kilomètres de la commune urbaine de Mamou. Selon nos informations, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. Agé d’une vingtaine d’années, le jeune quittait Mamou pour Conakry sur une moto neuve de marque TVS, immatriculée M9598.

adjudant-chef Lamine Théa

Interrogé par notre reporter, l’adjudant-chef Lamine Théa, chargé de la sécurité routière de Linsan, a dit que « c’est aux environs de 10 heures que les militaires, qui gardent le pont, sont venus me chercher, pour me dire qu’il y a eu un accident mortel au niveau du pont de Linsan. Quand je suis arrivé sur les lieux, la victime respirait encore. Mais, il saignait au niveau de la bouche, aux oreilles et la tête aussi. Nous avons procédé aux opérations de constat. On l’a évacué rapidement à l’hôpital le plus proche de Linsan pour les premiers soins. Et, selon les informations recueillies sur place, c’est un jeune qui venait de Mamou. Ne connaissant pas la route, il est venu à vive allure. Il a buté sur les ralentisseurs, a perdu l’équilibre. Le casque n’étant pas bien attaché, il a couvert sa tête et le visage. Il ne pouvait plus voir. C’est ainsi qu’il s’est renversé, il est tombé. Il s’est immobilisé à 7 m du point du choc. Cela prouve qu’il roulait à vive allure ».

Thierno Hamidou Diallo

Pour sa part, Thierno Hamidou Diallo, secrétaire général du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Linsan, a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment les jeunes. « Nous demandons aux citoyens, surtout aux jeunes, d’être vigilants. Le pont est d’une seule voie. Il faut attacher les ceintures et les casques, pour ceux qui ont les motos, sans faire semblant d’attacher, rouler lentement ».

Il est à noter la moto du défunt, Thierno Ousmane Bah Kabelen, a été immatriculée dans la journée d’hier vendredi à Mamou. Son corps a été ramené à son village natal de Soumbalako Maoundé, à une vingtaine de kilomètres de la commune, où l’enterrement est prévu.

De Linsan, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Vive tension à Boffa : les locaux de LAGUIPRES et de la gendarmerie saccagés

11 janvier 2019 à 12 12 22 01221

Un mouvement de colère est survenu ce vendredi, 11 janvier 2019, à Bel-Air, dans la sous-préfecture de Tougnifily (Préfecture de Boffa), où est basée la société minière Alufer. Des citoyens sont sortis protester contre la société LAGUIPRES-Sécurité et la gendarmerie locale. Ils sont allés saccager leurs locaux et blesser le commandant de la gendarmerie, a appris Guineematin.com de citoyens basés dans la localité.

Ce mouvement de protestation a commencé tard jeudi, 10 janvier 2019, explique au téléphone de Guineematin.com, un citoyen basé dans la localité. « C’est hier aux environs de 22 heures, qu’une équipe de contrôle de LAGUIPRES-Sécurité qui était en tournée, a aperçu un mini bus, elle a alerté la gendarmerie pour dire que ce véhicule transporte du carburant volé. Des gendarmes ont poursuivi le mini bus, ils ont tiré sur les pneus pour l’immobiliser. Et après contrôle, il s’est trouvé que le véhicule ne transportait pas du carburant, mais plutôt du poisson en direction de Conakry.

Cette situation a irrité les habitants de la localité qui sont sortis exprimer leur colère. Ils sont allés bloquer toutes les activités dans les locaux de la société minière Alufer qui évolue dans la zone, pour protester contre LAGUIPRES-Sécurité (société de gardiennage qui assure la sécurité sur le site d’Alufer) et la gendarmerie basée dans la localité », a-t-il témoigné.

Notre source ajoute que le mouvement s’est poursuivi et s’est intensifié ce vendredi matin. Selon ce citoyen, une foule en colère est allée s’attaquer aux locaux de LAGUIPRES-Sécurité et de la gendarmerie locale où ils ont fait plusieurs dégâts. « Ils ont saccagé les bureaux et les logements de la gendarmerie et de la société LAGUIPRES-Sécurité. Ils ont détruit le groupe électrogène qui fournissait le courant sur les lieux, saccagé un bus de LAGUIPRES et ont blessé même le commandant de la gendarmerie locale », souligne notre interlocuteur.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de recueillir la version des autorités de Boffa sont restées vaines. Le maire de la ville que nous avons joint au téléphone a dit qu’il n’est pas disponible pour l’instant.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Détournements de plus de 4 milliards à la SOGEAC : difficile début d’année à l’aéroport de Conakry

10 janvier 2019 à 17 05 07 01071
Kabassan Oulaba Kéita

Les nouvelles en provenance de l’aéroport de Conakry ne sont pas bonnes. La pilule du présumé détournements de quatre (4) milliards de francs guinéens à la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC) ne passe toujours pas chez les partenaires français. Ces derniers, qui détiennent 49% de participation dans le chiffre d’affaires de la SOGAEC, ne décaissent plus un sou depuis le début de l’année 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le nouvel an commence plutôt mal à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Selon nos informations, suite au litige né de la découverte d’un gouffre financier de quatre (4) milliards de francs guinéens à la SOGEAC, les partenaires français ne seraient plus prêts à décaisser un seul sou. Ils exigeraient le remboursement dudit montant par le DG de la SOGEAC, Kabassan Oulaba Kéita, incriminé dans cette affaire.

Selon une source généralement bien informée, cette mesure est consécutive à d’autres restrictions déjà en cours il y a quelques mois par les partenaires français : l’Agence Française de Développement, l’Aéroport de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux. Ces mesures sont, entre-autres : l’interdiction d’engager la SOGEAC pour toute somme dépassant 50 millions de FG ; la restriction des décaissements des dons et libéralités ; la suspension de la fameuse Carte Visa de l’entreprise, utilisée à volonté pendant un moment par le DG sans justificatifs,….

« Depuis le début de l’année 2019, le financier, qui est de la partie française, ne vient plus à son bureau. Or, pour décaisser de l’argent, il faut une double signature. Ce qui veut dire que l’on fonce vers le mur. Si ça continue comme ça, l’on se demande si les salaires seront payés en fin janvier avec près de 500 employés à la SOGEAC, sous-traitants et autres. Nous craignons même que les partenaires français se retirent. Ça entraînerait une liquidation de la SOGEAC », fulmine notre source, sous le sceau de l’anonymat.

Aujourd’hui, les français conditionneraient leur collaboration « par le remboursement des montants et une sanction contre le présumé responsable du détournement. Une mesure qui tarde à être prise par les autorités compétentes », se désole notre interlocuteur.

Pour rappel, un gouffre financier de plus de quatre milliards de francs guinéens avait été mis à jour à la SOGEAC. Le Directeur Général de cette société mixte était pointé du doigt dans ce qui s’apparente à « une non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC : fausses factures, surfacturation, faux contrats, location de limousines pour des randonnées à Paris aux frais de la SOGEAC », a-t-on appris.

Devant cet état de fait, le CA avait saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna, le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Les dépenses visées sont notamment : entretien, réparations et maintenance ; missions et réceptions, avantages en nature, dons et libéralité, investissement mobilier, mobilier et travaux ».

Le travail effectué, le rapport d’audit est déposé au CA de la SOGEAC. Aussitôt, une correspondance en date du 02 février 2018, signée du président du CA, est adressée au DG, Kabassan Oulaba Kéita. Il lui est transmis le rapport d’audit « pour commentaires et justificatifs ».

Une réunion du CA avait été programmée à Paris le vendredi, 20 avril 2018. Parmi les points à l’ordre du jour, devraient figurer les résultats de ce fameux rapport d’audit.

Mais, le président du CA, Boubacar Sow, est limogé « pour faute lourde » par un décret présidentiel signé le 19 avril. Soit la veille de la tenue du CA à Paris. Une mesure qui avait surpris plus d’un à l’époque. « On a fait du chasseur le gibier », s’était étonné Boubacar Sow.

En attendant que la lumière jaillisse dans ce dossier, les yeux sont tournés vers l’aéroport de Conakry où des bouleversements pourraient se produire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Thiam Baldé du RPG-AEC : « nous réclamons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki »

10 janvier 2019 à 14 02 44 01441

Le 03 janvier 2019, un violent mouvement de colère a éclaté à Kawessy, dans la sous-préfecture de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens sont allés manifester dans les locaux de la société chinoise CDM Chine qui évolue dans la zone, blessant 7 agents de sécurité de la société minière. Selon la version officielle, cette manifestation était consécutive au non-respect des engagements de la société relatifs à la construction d’un certain nombre d’infrastructures de développement dans la localité.

Mais, Abdoulaye Thiam Baldé, ex-président de la délégation spéciale de Daramagnaki et tête de liste du RPG Arc-en-ciel dans cette commune rurale lors des élections locales du 04 février 2018, dément catégoriquement cette version. Pour lui, c’est le préfet de Télimélé et « ses complices » qui ont provoqué cet incident pour une raison purement financière. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il accordée à Guineematin.com, hier mercredi 09 janvier 2019.

Guineematin.com : le jeudi 03 janvier dernier, une violente manifestation est survenue à Kawessi dans la sous-préfecture de Daramagnaki. Des citoyens sont allés protester dans les locaux de la société minière CDM Chine, blessant 7 travailleurs. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce mouvement de colère ?

Abdoulaye Thiam Baldé : je vous avoue que c’est un problème qui a été préparé, je peux dire par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, qui a l’habitude de pêcher dans l’eau trouble. Il faut dire que cette affaire a commencé depuis lors de l’installation du conseil communal de Daramagnaki. Le préfet qui ne voulait pas me sentir à la tête de la mairie, a mené des démarches en cachette pour que le candidat de l’UFDG remporte l’élection du maire. Et c’est ce qui fut fait. Mais nous de la mouvance, nous avons dit que nous ne reconnaissons pas du tout le soi-disant maire qu’ils ont installé.

Guineematin.com : vous dites que le préfet Amara Lamine Soumah a soutenu le candidat de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, contre vous qui êtes le candidat du parti au pouvoir. C’est quand même étrange quand on sait que les cadres de l’administration roulent généralement pour le parti au pouvoir.

Abdoulaye Thiam Baldé : il faut savoir que derrière cette affaire d’exécutif communal, se cache une question d’argent. Avant l’installation du conseil communal, il y avait déjà un chèque de 450 millions de francs qui était prêt à être donné à la commune rurale par la société minière CDM Chine. C’est pourquoi, au lendemain de l’installation du conseil communal, on a invités d’aller pour faire la passation de service et programmer la remise du chèque. Alors qu’il y avait des violences consécutives à l’élection du maire qui avaient fait une maison saccagée et 10 cases et leurs contenus brûlés.

Au lieu de parler de cela, monsieur le préfet de Télimélé programme une cérémonie de passation de service. Nous lui avons dit qu’on ne pouvait pas aller assister à une cérémonie de passation de service dans ce contexte. Et d’ailleurs, nous ne reconnaissons pas le soi-disant maire qu’ils veulent installer. Nous avons dit qu’il faut s’occuper de cette question des violences ayant fait d’importants dégâts matériels avant de parler de passation de service et de remise du chèque. Puisque nous avons dit que nous de la mouvance nous ne participerons pas à cette passation de service, le préfet a délocalisé la rencontre et il a réuni trois personnes plus lui pour faire la passation de service.

Il est allé procéder au changement des signataires dans les trois banques où sont domiciliés les comptes de la mairie de Dara. Tout cela, c’était pour que le chèque leur soit remis. Mais, la société a dit qu’elle ne va pas remettre le chèque s’il n’y a pas d’entente au sein du conseil communal. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’incidenter. Le préfet a mobilisé quelques ressortissants pour aller créer un incident dans les locaux de la société CDM Chine à Kawessy pour réclamer le chèque. Il y a eu 7 agents de sécurité de la société qui ont été blessés.

Ceux qui sont les intermédiaires entre la société et la communauté : Boubacar Diallo et Saliou Sylla sont allés sur les lieux, ils ont trouvé cette situation qui prévalait sur place. Immédiatement, ils ont appelé monsieur le préfet de Télimélé et le sous-préfet de Daramagnaki pour les informer. Le préfet a dit que le sous-préfet et le maire se rendront sur les lieux pour régler cette affaire. Ils ont répondu qu’ils peuvent accepter la venue du sous-préfet, du préfet lui-même ou du secrétaire général chargé des collectivités, mais pas le maire que nous ne reconnaissons pas. Mais le préfet a répliqué en disant qu’il impose le maire.

Nous aussi, on a mobilisé les gens pour rester en attente. Et quand le préfet a compris que les gens sont en colère et qu’ils ne veulent pas voir le maire là-bas, il a quitté Télimélé, il est passé par Boké pour ramasser 7 pick-up de gendarmes pour débarquer dans la zone. A son arrivée, il a pris de nombreux partisans de l’UFDG venus de Dara, de Boké et de Sangarédi plus les conseillers du RPG Arc-en-ciel qui étaient sur le terrain pour les mettre dans une salle.

Le préfet s’est acharné contre les deux élus du RPG en les insultant, en les humiliant. Après, il a pris la décision de les enlever pour nommer d’autres personnes comme intermédiaires entre la société et la communauté. Il ne s’est même pas préoccupé à ce qu’il y ait des enquêtes pour rechercher les auteurs de ces violences ayant fait 7 blessés. C’est là qu’on a compris que c’est lui qui est à l’origine de ce problème.

Il n’a pas aimé que la mouvance passe à Daramagnaki parce que je suis tête de liste, pas autre chose. Et, il a été l’objet de l’échec du RPG à Daramagnaki et à Missira. Parce qu’à Daramagnaki, il y a 23 conseillers : le RPG a récolté 10 sièges, l’UFDG a récolté 11 sièges et l’UPR en a eu 2. De façon officielle, il y a entre le RPG et l’UPR, on a collaboré avec les conseillers de l’UPR jusqu’à la dernière seconde, ils ont été détournés par l’administration de Télimélé dont le préfet. On connait tout ce qui s’est passé entre lui et mon jeune frère qui était à la tête de liste de l’UPR à Daramagnaki.

Les conseillers de l’UPR, ça je peux le dire haut et fort, j’ai des preuves. Pas seulement le préfet, il y a certaines personnes cachées. Nous, il n’y a pas la guerre entre nous et l’UFDG, la guerre c’est au sein du RPG. Depuis que le problème de tête de liste s’est posé à Dara, on s’est tiraillé, j’ai remporté la bataille et cela n’a pas plu à certains. C’est le problème qui se poursuit aujourd’hui. En plus, le sous-préfet a créé le problème peulhs-captifs à Daramagnaki qui a divisé les gens à Dara.

Guineematin.com : vous pensez donc que le préfet, Amara Lamine Soumah, a des intérêts avec les responsables locaux de l’UFDG qui le poussent à les soutenir ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien sûr ! Parce que personnellement je sais ce qui s’est passé entre nous lorsque quand j’étais aux affaires. Je sais combien de fois il aime l’argent.

Guineematin.com : qu’est-ce qui s’est passé réellement passé entre vous ?

Abdoulaye Thiam Baldé : quand moi j’étais président de la délégation spéciale, j’ai compris qu’il faisait des prélèvements sur les fonds alloués aux collectivités par l’Etat. Pour 2015 par exemple, il avait 195 millions GNF qui ont été prélevés sur les fonds alloués aux 13 collectivités de Télimélé. En 2016, il y a eu 105 millions prélevés. Cela avait même fait objet de réclamation et le préfet a été obligé de rembourser la moitié de cet argent. Et c’est toujours le même Amara Lamine Soumah qui dirige la préfecture de Télimélé, je ne sais ce que qu’on a fait à Dieu pour que nous subissions tout cela.

Guineematin.com : vous voulez son départ de la préfecture ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien-sûr! Nous voulons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki parce qu’ils ne favorisent la préservation de la paix dans la localité. Ces deux personnes nous ont rendu la vie impossible à Daramagnaki.

Guineematin.com : revenons au problème survenu dans les locaux de CDM Chine le 03 janvier dernier. Vous, vous accusez le préfet d’en être l’instigateur, mais nous, certains citoyens nous avaient fait comprendre que c’est le non-respect des engagements de la société relatifs à la réalisation d’infrastructures de développement qui est l’origine de ce mouvement de colère.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est bien lui (le préfet de Télimélé) qui en est l’instigateur à cause d’un chèque de 500 millions de francs. Sinon, il n’y a une aucune convention entre la société CDM Chine et la commune de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures. Je le dis haut et fort en tant qu’ancien dirigeant de la mairie, ça n’a jamais été le cas. C’est une nouvelle compagnie qui respecte le code minier, parce que c’est elle qui nous appelle chaque fois pour nous dire : venez récupérer les taxes que nous vous devons. Mais, il n’y a une aucune convention entre CDM Chine et la localité de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures, c’est à partir de 2020 peut-être que la société va commencer à payer les chiffres d’affaires aussi qui pourront nous permettre de réaliser des infrastructures.

Guineematin.com : il y a eu donc la rencontre présidée par le préfet autour de cette question. Quelle est la décision qui en est sortie ?

Abdoulaye Thiam Baldé : pour le moment aucune décision n’a été prise. Sauf que le préfet a décidé de prendre les personnes qui ont blessé les agents pour les nommer comme intermédiaires entre la société chinoise et la communauté.

Guineematin.com : parlant de la mairie de Daramagnaki, vous ne reconnaissez pas le nouveau maire qui est issu de l’UFDG. Pourtant, ce dernier a remporté l’élection devant vous.

Abdoulaye Thiam Baldé : pourquoi nous le contestons ? C’est parce qu’il y avait une convention qu’on a signée de façon officielle avec l’UPR. Mais, dans la salle, le jour du vote, celui qui était tête de liste de l’UPR s’est levé pour déclarer qu’il n’est plus d’accord avec cette convention et qu’il se désiste publiquement. Et tout de suite, nous avons dit que si le vote se déroule, nous n’allons pas reconnaître le résultat. Il aurait pu se taire puisque le vote est secret et voter celui qu’il veut, mais puisqu’il s’est levé pour faire une telle déclaration devant tout le monde, on a dit qu’on n’est pas d’accord.

Et ce n’est même pas lui qui a signé cette convention, c’est la sous-section de l’UPR qui a signé la convention avec la sous-section du RPG. Donc, les deux conseillers de l’UPR ont oublié que ce sont les militants qui ont voté pour eux pour qu’ils soient conseillers, et ce sont ces militants-là qui ont accepté l’alliance entre et eux nous. Maintenant, quand on est sorti de la salle, les militants de l’UPR ont senti que leurs conseillers ont fait défection, ils sont allés démolir chez les conseillers de l’UPR, parce qu’ils ont trahi le parti.

Guineematin.com : nous, on avait appris que ce sont les militants du RPG Arc-en-ciel qui se sont sentis trahis qui ont causé ces dégâts.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est ce qu’ils ont dit, mais sur le terrain ce n’est pas ce qui s’est passé parce que l’accrochage a commencé entre un militant de l’UPR et le conseiller qui a fait défection. Maintenant la foule, sous tension, est allée démolir la maison du conseiller qui était tête de liste de l’UPR. Parce qu’il est sorti dire qu’il a bien fait.

Guineematin.com : mais, le non-respect de cette convention qui vous liait à l’UPR n’entache pas l’élection du maire parce qu’il a remporté quand même l’élection. Pourquoi vous ne le reconnaissez pas alors ?

Abdoulaye Thiam Baldé : nous demandons la reprise de l’élection et nous maintenons l’alliance signée entre l’UPR et le RPG. Ça ce n’est pas les conseillers, mais les sous-sections du RPG et de l’UPR qui l’ont décidé. Les militants de l’UPR qui ont voté pour les deux conseillers pour qu’ils soient conseillers, avec lesquels nous avons signé, maintiennent l’alliance.

Guineematin.com : sauf que les conseillers sont libres de voter pour qui ils veulent.

Abdoulaye Thiam Baldé : ils ne sont pas libres, ce n’est pas un mouvement indépendant, c’est des conseillers sous la coupe d’un parti politique avant tout. Et, il faut savoir qu’il n’a pas quitté de lui-même, on l’a fait quitter parce qu’on ne voulait pas que je sois à la tête de la mairie de Dara.

Guineematin.com : quand vous dites : on l’a fait quitter vous parlez de qui exactement ?

Abdoulaye Thiam Baldé : à commencer par le préfet et sa suite : le sous-préfet et tant d’autres. Je ne voudrais pas les nommer tous ici, je souhaite qu’ils réagissent pour que je revienne les dénoncer de la base au sommet. Pour l’instant, tout ce que je demande, c’est la reprise de l’élection du maire de Daramagnaki.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Urgent : la ville de Boké sous forte tension !

9 janvier 2019 à 22 10 45 01451
image d’archive

Une vive tension est palpable dans la soirée de ce mercredi, 09 janvier 2019, dans la commune de Boké. Plusieurs jeunes en colère sont descendus dans la rue pour protester contre les délestages électriques, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis la fin de la saison pluvieuse, la desserte du courant électrique a fortement baissé dans la ville de Boké. Les délestages ont repris de plus belle. Désormais, il n’est pas rare de voir deux concessions contiguës : l’une ayant le courant et l’autre ne l’ayant pas. Et cette situation commence à irriter les habitants de Boké qui ne comprennent le système de fourniture du courant mis en place par EDG.

C’est ainsi que plusieurs jeunes ont pris d’assaut les rues de la ville dans la soirée de ce mercredi pour protester contre cette situation. Les manifestants ont érigé des barricades à plusieurs endroits de la route principale : à commencer par le quartier Yomboya à la rentrée de la ville.

Ce mouvement de colère, caractérisé par une vive tension, a provoqué une paralysie totale de la ville. Aucun engin n’entre ou ne circule dans la ville. Aucun dégât matériel n’est cependant enregistré pour le moment.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

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Marché d’Enta : étrange cohabitation entre vendeuses et ordures

8 janvier 2019 à 12 12 18 01181

Ce n’est un secret pour personne que les marchés de Conakry sont des endroits très sales. Mais, la réalité est beaucoup plus triste et déplorable au niveau du marché d’Enta dans la commune de Matoto. Sur place, de nombreuses vendeuses font leur petit commerce dans les tas d’immondices. Ces dames disent être obligées de s’asseoir sur les lieux et les autorités du marché se montrent impuissantes face à cette situation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

La réalité est triste, mais elle tend à passer inaperçue, puisque devenue habituelle. Chaque jour, plusieurs dizaines de femmes viennent étaler leurs condiments aux abords d’une véritable montagne d’ordures avec ses odeurs nauséabondes et les mouches qui tournent autour. Certaines vendeuses s’asseyent même sur les immondices pour vendre. La situation est difficile à vivre mais ces dames en sont bien habituées.

Kadiatou Fofana

Et elles ne sont pas prêtes à quitter les lieux. Car, même si elles se plaignent de cette situation, elles se disent obligées de faire avec. « Avant, cet endroit était propre. Et même actuellement, le dernier samedi de chaque mois, des gens viennent ramasser toutes les ordures qui sont là, mais c’est la nuit que d’autres personnes viennent déverser encore des ordures ici. Moi, j’étais à l’intérieur du marché, mais ils nous ont dit de quitter parce qu’ils veulent construire des bâtiments là-bas, c’est pourquoi je suis là. Je m’assois ici pour subvenir aux besoins de ma famille. Nous souffrons beaucoup ici, mais n’avons pas le choix », explique Kadiatou Fofana, cheffe des vendeuses.

Fanta Condé

Tout comme elle, Fanta Condé, une autre vendeuse, dit n’avoir pour l’heure aucun autre choix que de rester sur les lieux. « Ce n’est pas notre choix de nous asseoir à côté des ordures pour vendre. Nous nous asseyons ici parce qu’on n’a pas de place. Quand nous payons nos taxes, ils disent qu’ils vont venir ramasser les ordures, mais on ne les voit pas », a-t-elle confié.

De leur côté, les autorités du marché se disent lassées de s’occuper de cette affaire. Hadja Hawa Condé, l’admiratrice du marché d’Enta, dit avoir tout fait pour que les vendeuses quittent les lieux où se trouve le dépotoir, mais sans succès.

Hadja Hawa Condé

Aujourd’hui, elle se dit impuissante face à cette situation. « Ce n’est pas moi qui les ai installées là-bas, ce sont elles-mêmes qui sont allées s’installer sur les lieux. Et nous avons tout fait pour qu’elles quittent là-bas, mais en vain. Une équipe est allée ramasser leurs bagages pour les envoyer ici (au bureau de l’administration du marché), impossible, les policiers sont venus les déguerpir, impossible. Qu’est-ce que moi je peux faire si les militaires, les policiers, sont fatigués ? Dès que tu touches une d’entre elle, elle te dit : mon mari ne travaille pas, mon fils a fini d’étudier il n’a pas trouvé du travail. Qu’est-ce que je peux faire en tant que femme ? Vraiment je n’ai pas de solution pour ça », a dit la responsable du marché.

Pour les vendeuses en tout cas, la solution n’est pas de les déguerpir mais plutôt de déplacer le dépotoir d’ordures. Toutes celles qui ont accepté de nous parler ont plaidé pour une telle démarche.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Assemblée de Winden Janguen ADLAM : forte mobilisation à Koundara

6 janvier 2019 à 11 11 51 01511

L’association Winden Janguen ADLAM a démarré les travaux de la 4ème session de son assemblée générale hier, samedi 05 janvier 2019, à Koundara. Prévue pour trois (3) jours (du 5 au 07 janvier), cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar, connait la participation de plusieurs délégations venues des différentes préfectures de la Guinée, de plusieurs pays d’Afrique et des Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le préfet de Koundara, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le Badiar vibre actuellement au rythme de la 4ème session de l’assemblée générale Winden Janguen ADLAM. Des citoyens de la ville, les autorités locales à tous les niveaux ainsi que de nombreux invités venus de plusieurs autres pays, se sont donné rendez-vous ce samedi à la maison des jeunes de Koundara, située dans le quartier Hafia. Tous sont réunis pour promouvoir la langue pulaar à travers l’alphabet ADLAM.

le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo

Dans son discours de bienvenue, le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, s’est félicité du choix porté sur sa ville pour abriter cette 4ème session de l’assemblée générale de Winden Janguen ADLAM. Selon lui, cette réunion corrobore bien avec la politique linguistique du gouvernement guinéen. « Cette journée d’aujourd’hui est une journée historique pour Koundara en général et pour la commune urbaine en particulier. Quand nous recevons près de 200 personnes pour la 4ème session d’ADLAM, vraiment nous sommes très heureux et très fiers. Avant la tenue de cette assemblée, l’ADLAM est en train d’être étudiée au niveau de toutes les communes rurales, au niveau même de certains districts ruraux. Et à partir ça, ça va relancer les activités. Et, on va prendre toutes les dispositions pour que tout le pays sache que cette assemblée générale a été tenue au compte d’ADLAM et nous allons chercher à profiter suffisamment de ça. Nous allons faire en sorte que Koundara soit une lumière de cette affaire d’ADLAM en Guinée », a promis l’autorité communale.

Mamadou Tafsir Bah

De son côté, Mamadou Tafsir Bah, président de l’Association Winden Janguen ADLAM en Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il indique que l’analphabétisme est un phénomène qu’il faut impérativement combattre, et que c’est pourquoi son association s’investit davantage pour apprendre à sa manière l’écriture ADLAM. « ADLAM est une écriture qui est née ici en Guinée. Mais au fur et à mesure qu’ADLAM est en train de se développer, on est en train de trouver des caractères, des sons et des consones qui peuvent transcrire non seulement les langues guinéennes mais aussi les langues africaines et les autres langues du monde. Donc, voilà pourquoi aujourd’hui, ADLAM est en train de rayonner sur l’échelle nationale et internationale de façon vraiment exponentielle. On a commencé ces activités il y a plusieurs années. Mais aujourd’hui, si vous voyez la proportion de l’ADLAM, vous allez constater vraiment que c’est une avancée majeure que nous sommes vraiment en train d’enregistrer avec ADLAM », s’est-t-il réjoui.

Abdoulaye Barry

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Barry, un des fondateurs de cette écriture ADLAM, a rappelé que c’est depuis 1989 que lui et son frère ont eu lieu de créer un alphabet pulaar. Cela, pour faciliter la communication entre les communautés peules vivant dans le monde. Aujourd’hui, il se réjouit de l’évolution que cette écriture est en train de connaitre en se diversifiant. « L’ADLAM est un alphabet qui comprend 28 lettres et qui permet d’écrire le pulaar. Il y a six (6) autres lettres qui sont ajoutés aux 28 lettres et qui permet de reproduire tous les sons qui existent en Guinée et en Afrique. Donc, avec ADLM, on peut écrire le Kissien, on peut écrire le soussou, on peut écrire le Kpèlè, on peut écrire le Haoussa du Nigéria, le Ouolof du Sénégal etc. (…) En ce qui concerne l’organisation de cette 4ème session de notre assemblée générale, je suis très content parce que ça a été une grande réussite. La population locale est fortement mobilisée, les autorités se sont impliquées. Nous remercions monsieur le préfet, le maire et toutes autorités locales et religieuses de Koundara ».

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Koundara

Enfin, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, a salué la tenue de cette rencontre dans sa préfecture et a promis de s’impliquer pour aider à la promotion de l’alphabet ADLAM : « Le choix de notre préfecture pour abriter cette 4ème assemblée générale de votre association nous va droit au cœur et nous vous en félicitons vivement. Cette importante rencontre internationale autour du rayonnement de ce précieux outil de communication qui est l’alphabet ADLAM, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la promotion et de la valorisation de nos langues, prônée par le gouvernement de la 3ème République. Nous ferons un appui institutionnel dans le cadre de la promotion et la vulgarisation de l’ADLAM comme toutes autres langues nationales du pays », a promis le numéro un de Koundara.

A noter que cette première journée a été mise à profit par les organisateurs, pour présenter les différentes cultures et modes de la région à travers des défilés, des poèmes et des cantiques.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Grâce présidentielle pour Fatou Badiar : ce qu’en dit un de ses proches rencontré à Koundara

6 janvier 2019 à 10 10 55 01551
Sané Magnina

Le président de la République a gracié, en cette fin d’année 2018, dame Fatou Badiar et Cie. Cette mesure du Chef de l’Etat a été accueillie avec beaucoup de joie par ses proches à Koundara, d’où est originaire madame Fatou Badiar Diallo.

Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara, Sané Magnina, originaire de Saréboïdo (sous-préfecture d’origine de Fatou Badiar Diallo) a exprimé sa gratitude vis-à-vis du président Alpha Condé tout en lui demandant de bien vouloir étendre ce pardon aux autres détenus dans la même affaire : Jean Guilavogui et le Commandant Alpha Oumar Diallo (AOB).

Guineematin.com : récemment, le président de la République a gracié des détenus, parmi lesquels madame Fatou Badiar Diallo. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Sané Magnina

Sané Magnina : c’est venu droit au cœur. Ça a été une joie historique pour moi. Cette sœur qui est presque tante de mes enfants, était une fille d’élite à Koundara. Les vraies pionnières de Koundara en matière de culture, en matière de dignité pour la défense des acquis de ce qui est utile pour le Badiar, qu’on appelle Koundara. Je vous jure, tout y va avec le destin. J’ai eu une fierté sans limite quand j’ai appris à la radio nationale la libération de cette sœur. J’encourage et je félicite le Chef de l’Etat pour ce grand esprit. Parce que, c’est ça le pardon. En fait, le pays ne peut pas a vancer avec la haine. Il faut que les gens se mettent dans la tête que tout peut arriver, tout peut se passer. Mais, si tout le monde garde rancune avec la haine, le pays n’ira pas de l’avant. Moi, j’ai deviné comme quoi, c’était destiné à elle. Et, seul Dieu pouvait me faire croire que je vais revoir ma sœur-là en bonne santé. Je félicite alors le Chef de l’Etat pour la prise de cette décision. C’est gentil, c’est humain et c’est musulman.

Guineematin.com : vous dites que vous connaissez dame Fatou Badiar depuis l’école. Parlez-nous de cette dame, comment elle était avant ?

Sané Magnina : cette dame, depuis le collège on était ensemble. Et, c’est une sœur qui m’a côtoyé comme grand-frère. C’est la 2ère promotion de l’ENI d’Ourouss, dans le Youkounkoun. Elle faisait partie de la 2ème promotion d’Ourouss qui a formé de très bons cadres, de très bons enseignants de l’école primaire. Et celle-là était d’une discipline qu’on ne pouvait pas s’imaginer qu’elle pouvait tomber dans cette situation-là. Elle est très posée, elle parle peu, timide et elle aimait surtout sauver toutes les situations au profil de notre sous-préfecture natale, c’est-à-dire Saréboïdo, dans le Badiar. Fatou, je suis très curieux, je suis même pressé de la voir. A l’heure où je suis, je suis comblé de joie. Parce que, quand vous souffrez avec une personne, vous avez pitié. Le mot pitié vient avec le frottement et la connaissance.

Guineematin.com : dans cette attaque du domicile du Chef de l’Etat, le 19 juillet 2011, vous pensez qu’elle a été accusée à tort ?

Sané Magnina : bon, je n’ai pas approfondi les enquêtes. Parce que nous, nous sommes très restreints, et quand on apprend des nouvelles comme ça, on ne cherche pas à regarder si oui ou non c’est une réalité. Ça, les unités mandatées pour ça, je ne fais pas partie de cette entité.

Guineematin.com : dame Fatou Badiar n’était pas seule dans cette affaire. Elle a été condamnée comme d’autres personnes comme le Commandant AOB et Jean Guilavogui. Mais, ces derniers croupissent toujours en prison. Vous avez une demande à faire au Chef de l’Etat afin qu’il accorde son pardon à ces derniers aussi ?

Sané Magnina : pourquoi pas ? Tout peut arriver à l’être humain. Moi qui vous parle, j’ai un grand frère qui a fait le camp Boiro. Tout simplement, il était allé séjourner au Sénégal. Il écrit, il note pour nous. C’est à la frontière on a saisi cette note. Alors, dès que cette note a été saisie, c’est au crépuscule qu’on est allé le cueillir, nous tous on était indigné. C’est au bout du tunnel qu’on a compris que c’est à travers une note, et au cours du jugement. On l’a gracié comme ça, comme pour dire qu’il y a eu erreur. Moi, je suis fier et je suis convaincu qu’on a un Chef d’Etat qui n’a pas de règlement de compte. Parce que lui-même fut prisonnier. Donc, de la manière dont il continu à libérer les gens, c’est Dieu qui va le payer, pas un être humain. Je l’encourage et je le félicite.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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4ème AG de Winden Janguen ADLAM : les précisons du maire de Koundara (interview)

4 janvier 2019 à 20 08 30 01301

La commune urbaine de Koundara s’apprête à accueillir la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM qui s’ouvre demain samedi, 04 janvier 2018. Les préparatifs vont bon train et les acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement sont à pied d’œuvre pour lui conférer tout l’éclat souhaité.

En prélude à cette rencontre qui vise à promouvoir l’écriture et la lecture en Poular, l’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré le maire de la commune urbaine de Koundara. Avec Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, il a été justement question des préparatifs de l’organisation de cet évènement à dimension internationale, des raisons du choix de cette ville pour abriter cette rencontre et de bien d’autres questions.

Guineematin.com : votre commune accueille la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Quelles sont les dispositions prises pour la réussite de cet évènement ?

Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, maire de Koundara

Mamadou Baïlo Diallo : nous accueillons la 4ème session qui se tient à Koundara ici du 05 au 07 janvier 2019. Il y a eu beaucoup de commissions constituées à cet effet. Les gens sont en mouvement, les autorités sont impliquées. Parce que, c’est un évènement à dimension internationale, parce que nous nous attendons des délégations venant de l’extérieur et des délégations venant des préfectures de la Guinée. Donc, nous avons constitué près de 7 commissions qui sont en train de fonctionner en ce moment. Nous avons une commission chargée de l’accueil et de l’hébergement ; une commission chargée de la restauration ; une commission chargée de l’organisation, de l’aménagement et du pavoisement du lieu de la rencontre ; une commission chargée de l’information et de la sensibilisation ; une commission chargé des finances et une commission de coordination. Ce sont ces commissions qui sont constituées pour l’organisation de cette Assemblée générale d’ADLAM.

Guineematin.com : à l’heure qu’il fait, où en sommes-nous dans l’organisation ?

Mamadou Baïlo Diallo : actuellement, toutes les commissions sont faites et le travail a déjà commencé. Nous commençons à recevoir les délégations déjà. Nous avons déjà près de 64 délégations qui sont là. Nous avons N’Zérékoré qui est là avec 9 personnes ; Gueckédou avec 6 personnes ; Mamou avec 23 personnes ; Conakry avec 22 invités ; Kouroussa avec 5 personnes ; Dalaba avec 3 personnes ; Kissidougou avec 5 ; Sangarédi 2. A l’heure-là, ce sont ces délégations qui sont là, elles sont déjà installées, elles sont logées. Maintenant, on attend les délégations des pays voisins qui se sont annoncées, comme le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau etc.

Guineematin.com : pourquoi le choix de Koundara pour abriter cette 4ème Assemblée générale Winden Janguen ADLAM ?

Mamadou Baïlo Diallo : Koundara a commencé cette activité d’ADLAM il y a un peu longtemps et Koundara a participé à la 1ère édition qui s’est tenue, je crois, à Labé. Après, c’était Mamou, après Timbi-Madina, dans Pita. Koundara a assisté à tout cela. Maintenant, vu le travail qui s’est fait là-bas, on a jugé de venir faire impliquer Koundara. C’est ce qui a motivé l’organisation de cette activité à Koundara.

Guineematin.com : vous êtes le maire élu de la commune urbaine de Koundara. Qu’est-ce qui a prévalu justement à votre élection ?

Mamadou Baïlo Diallo : l’élection a prévalu au projet de campagne qu’on avait, et j’ai été élu sur la liste de l’UFDG. Nous avons fait une très bonne campagne et la population avait confiance en nous. On avait un projet de société qui était très bien fait, la population nous a fait confiance. Et dans notre liste UFDG, nous avons eu 14 conseillers. Parmi ces 14 conseillers, j’ai été choisi tête de liste et ainsi j’ai été élu, lors de la première session du conseil communal, comme maire de Koundara.

Guineematin.com : on sait que les relations n’étaient pas assez bonnes entre vous et le président de la délégation spéciale sortant, Alimou Koundara Diallo qui avait voulu se présenter à ces élections à travers une liste indépendante. Qu’est-ce qui s’est finalement passé ?

Mamadou Baïlo Diallo : bon ça, c’est des choses qui peuvent arriver. Dans tous les cas, c’est arrivé. Mais finalement, on a réussi à arranger ça en famille et les choses ce sont bien passées. On a tourné ce dossier-là maintenant. Nous collaborons très sincèrement, il travaille très sincèrement avec moi. C’est d’ailleurs lui le premier vice maire et il n’y a aucun problème entre lui et moi.

Guineematin.com : parlez-nous de vos priorités pour les cinq prochaines années.

Mamadou Baïlo Diallo : les priorités, c’est la réconciliation d’abord des populations de Koundara. La population de Koundara est une population qui a beaucoup d’ethnies. Nous avons au moins 12 ethnies ici. C’est de créer une entente et une synergie au niveau de la population et voir comment chercher à développer la commune urbaine de Koundara. On a voté notre le budget 2019 en décembre dernier. Il s’équilibre en recette et en dépense à la somme de 2 milliards 797 millions 500 mille francs guinéens. Ce budget est reparti comme suit :

· Total recettes d’investissements = 2 milliards 458 millions 500 mille FG. C’est-à-dire il y a 1 milliard 958 millions de FG qui seront apportés par l’ANAFIC, une agence nationale dont le président vient de nommer le directeur général et qui doit gérer les 15% des ressources minières. Maintenant, ces 15% passeront par le canal du PACV (Programme d’Appui aux communautés villageoises) pour être gérer par les communes urbaines.

· Les fonds propres de la commune, le budget est de 845 millions 700 mille FG. Donc, les 60% d’investissement, c’est 508 millions 500 mille.

Maintenant, les 508 millions 500 mille FG plus les 1 milliards 958 millions, c’est ce qui donne le total d’investissements à 2 milliards 458 millions 500 mille. La recette réelle de fonctionnement de la commune urbaine 339 millions, c’est-à-dire les 40% des 847 millions 500 mille.

Au total, les actions retenues sur les fonds propres sont : la réhabilitation et l’équipement de la mairie (480 millions), la construction de trois salles de classes, deux blocs de latrines de deux et trois cabines au districts de Atchabaly pour une valeur de 470 millions, et la construction d’une gare routière à Kandahida à la rentrée là-bas, à 1 milliard. Ce sont là entre autres les actions qui seront financées par le PACV. En dehors de ces actions, nous avons prévu de construire des latrines publiques au niveau du marché, il en manque. Nous avons aussi proposé la construction de la clôture de l’école du Centre 3, proche du marché. C’est les actions concrètes pour l’année 2019.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Mamadou Baïlo Diallo : le dernier mot que nous avons, c’est d’abord de vous remercier et remercier toutes les délégations qui vont être là. Nous leur souhaitons la bienvenue et un bon séjour à tout le monde. Et de dire que le conseil communal est à leur disposition et nous ferons notre mieux pour mériter la confiance placée en nous par les citoyens de la commune urbaine de Koundara.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Winden Janguen ADLAM à Koundara : voici les activités programmées

4 janvier 2019 à 19 07 59 01591

La commune urbaine de Koundara va abriter la quatrième session de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Les organisateurs de cet évènement annuel s’activent pour donner un éclat particulier à cette rencontre de vulgarisation et de promotion de la langue Poular, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans le Badiar.

Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de Coordination de la 4ème AG ADLAM

Selon monsieur Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de coordination, « c’est au mois d’Août 2018 que le bureau préfectoral de l’ONG a reçu une correspondance du bureau d’ADLAM Conakry, lui attribuant l’organisation de cette 4ème session. Cela, en guise de reconnaissance des efforts que Koundara a faits dans les précédentes éditions. Depuis, l’ONG ADLAM de Koundara s’active à travers des commissions qu’elle a mises en place pour que cette 4ème session de l’Assemblée générale de l’organisation soit une réussite. A l’heure qu’il est, nous avons pu mobiliser près de 27 millions de FG qui nous ont permis de commencer cette activité ».

Abdoul Wassiou Bah

Pour ce qui est des préparatifs, notre interlocuteur dit que tout se passe normalement. « Les préparatifs vont bon train. Nous avons pu obtenir des logements qu’il faut, des logements décents, adaptés pour nos invités. Nous avons pu mettre en place une commission de restauration qui a commencé à préparer des repas. Parce que nous avons reçu une grande affluence des invités venant de l’intérieur du pays et de l’extérieur du pays. Déjà, en ce qui concerne l’extérieur du pays, nous avons reçu la délégation des Etats-Unis d’Amérique, conduite par monsieur Abdoulaye Barry, l’inventeur de l’écriture ADLAM. Nous avons reçu les délégations de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, de la Guinée-Bissau qui sont dans nos murs. En ce qui concerne l’intérieur du pays, nous avons reçu les préfectures de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Gueckédou, de Mamou, de Dalaba et de Conakry qui sont arrivées ».

Pour ce qui est des activités programmées au cours des cet événement, Abdoul Wassiou Bah a parlé d’une programmation alléchante. « Il s’agit notamment de parler du développement, de la vulgarisation de cette écriture ADLAM, qu’on a commencé à apprendre depuis trois (3) ans. Il y aura, au niveau local, une présentation des différentes modes, des cultures de Koundara. Il y a des poèmes qui sont prévus à cet effet aussi. Des élèves ADLAM viendront déclamer des poèmes. A cela, viendront s’ajouter les différentes interventions, de l’exposition des écrits, des traductions des documents écrits en ADLAM », a-t-il énuméré.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mines et pauvreté à Télimélé : une révolte fait 5 blessés à Daramagnaki

4 janvier 2019 à 14 02 18 01181

Un mouvement de colère a éclaté hier, jeudi 03 janvier 2019, à Filobowal, relevant du district de Karaba, dans la commune rurale de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens se sont révoltés contre la société chinoise ENAN Chine qui exploite une mine de la localité. Des affrontements les ont opposés aux forces de l’ordre, faisant au moins 5 blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Télimélé.

Selon des citoyens que nous avons contactés par téléphone, cette manifestation des habitants de Filobowal est la conséquence directe du non-respect par la société ENAN Chine, des promesses qu’elle a tenues conformément au contenu local. Des promesses relatives à la construction d’écoles et d’autres infrastructures permettant de désenclaver la zone.

« La société minière a promis de faire une route pour le désenclavement de la localité. Mais au fort étonnement des populations, le nommé Saliou Sylla qui est l’intermédiaire entre la société chinoise et les populations s’est opposé à la réalisation de cette route. Les populations ont alerté le président du district, Soro Koulibaly, pour gérer la situation, ce dernier leur a dit de patienter pour deux semaines. Après tout, le président a dit aux populations qu’il se retire de cette affaire.

Les populations se sont mobilisées massivement et ont barricadé les routes. Elles ont exigé en premier lieu que le nommé Saliou Sylla ne soit plus leur intermédiaire. Après, il y a eu un grand affrontement être les forces de sécurité de la société et les populations. Des gendarmes sont venus de Boké pour un renfort. C’est ainsi que des gens ont été bastionnés par des fusils et on a assisté même à des tirs à balles réelles », explique Abdoulaye Diougourou, habitant de Filobowal.

Selon nos informateurs, le mouvement s’est soldé par 5 blessés dont un par balle et les quatre autres par armes blanches. Une mission conduite par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est attendu sur les lieux ce vendredi pour essayer de calmer les tensions.

Le maire de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, que nous avons joint au téléphone, a confirmé cette information. « J’ai été empêché de rentrer au village pour l’instant, mais j’attends monsieur le préfet de Télimélé qui est en route pour ici », a confié l’élu local qui dit n’être pas bien informé pour l’heure sur cette situation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Nouvel an 2019 à Koundara et grâce accordée à Fatou Badiar

3 janvier 2019 à 18 06 12 01121
Hassane Sanoussi Camara

C’est l’hôtel « Boiro » qui a servi de cadre aux festivités marquant la célébration du nouvel an 2019 dans la ville de Koundara. En plus d’un parterre composé de l’ensemble des chefs de services centraux, des sous-préfets et maires de toutes les communes de Koundara, toutes les forces vives de la préfecture avaient répondu présentes à l’invitation du préfet Hassane Sanoussy Camara.

L’occasion sera saisie par ce dernier pour dresser le bilan des acquis de l’année 2018 dans le vaste chantier du programme de développement prôné par le professeur Alpha Condé.

Les perspectives pour l’année 2019 sont tout aussi prometteuses, ajoutera le préfet de Koundara qui invitera les populations à l’unité, à la cohésion et au travail.

C’est dans une véritable euphorie jubilatoire que minuit qui marque le passage à l’année sera célébré avec en relief le joli cadeau de nouvel an que le président de la République, le professeur Alpha Condé venait d’offrir aux braves citoyens de Koundara : la grâce présidentielle accordée à une de leurs filles, Fatou Badiar Diallo.

Elhadj Amadou Diouldé Diallo et sa femme, Mme Diallo Hadja Fatoumata Binta BoKoum

La nouvelle de sa grâce, à quelques heures seulement de la fin de 2018, a fait l’effet du feu d’artifice de Sydney, Hong Kong, Paris ou New York. Une joie immense a rempli les cœurs des fils du Badiar et celle-ci était à son comble à Sareboidho, le village natal de Fatou Badiar.

Cette grâce du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, est perçue ici à Koundara comme un bon signe de 2019 pour ses populations dans ses différents domaines d’activités.

Bonne et heureuse année à tous.

Amadou Diouldé Diallo à Koundara pour Guineematin.com

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Grève du SLECG à Télimélé : jets de pierres entre enseignants au collège Kolly

2 janvier 2019 à 18 06 25 01251

Des enseignants de Télimélé, affiliés au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), ont exprimé leur colère ce mercredi, 02 Janvier 2019, face au gel de leurs salaires. Très tôt, ces enseignants grévistes ont fait le tour des établissements scolaires de la commune urbaine où des affrontements ont été signalés entre pro et anti grève, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’Ecole Primaire du Centre (EPC), habituel point de rencontre des enseignants, était cadenassée et quadrillée par les forces de l’ordre. C’est les alentours de cet établissement qui ont fait office de point de ralliement de plusieurs enseignants, venus de tous les horizons de la commune urbaine.

De l’EPC, les grévistes sont allés au lycée Ley-Wendou pour trouver que certains enseignants se sont désolidarisés du mouvement de grève lancé depuis le 03 octobre 2018. Très déçus, ils sont revenus au collège Kolly où des affrontements ont eu lieu entre les grévistes et ceux qui se sont désolidarisés du mouvement. Des injures et des jets de pierres entre enseignants sont enregistrés. Les élèves présents dans les salles de classes ont fini par prendre. L’intervention des forces de l’ordre a permis d’éviter le pire.

Selon Amadou Sylla, un des contestataires, « nous manifestons ce matin pour montrer au gouvernement que nous sommes opposés et farouchement opposés à ce gel de salaire. Ce gel n’est pas conforme à la loi. S’il faut geler les salaires, les familles sont derrière, comment nous pouvons aller reprendre les cours et comment nous pouvons enseigner ? Il y’a un adage qui dit, un sac vide ne s’arrête jamais. Si on a gelé, c’est pour nous dire de rester à la maison. Nous allons continuer à rester à la maison et manifester ».

Amadou Sylla

Plus loin, Amadou Sylla a dénoncé le revirement de certains enseignants qui ont décidé de reprendre les cours. « Si aujourd’hui on voit dans les sales de classes des enseignants avec lesquels on était depuis le début du combat, si on ne fait pas attention, on peut faire un crime. C’est une trahison qui ne dit pas son nom. Encore une fois, je remercie les braves dames, les enseignantes qui sont avec nous depuis toujours. On comprend que vous n’avez pas payé pour être à la fonction publique, vous n’avez pas un lit pour être à la fonction publique et vous n’avez pas été non plus un matelas pour être enseignantes. Nous vous remercions infirment chers enseignantes », a dit le gréviste, visiblement remonté.

A noter que la reprise des cours a été effective dans certains établissements scolaires de Télimélé. Toutefois, les enseignants ne comptent pas baisser les bras jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, notamment l’augmentation de leurs salaires.

Le prochain rendez-vous est fixé pour demain jeudi en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de contestation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622 52 52 50

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