DPE Fria : « toutes les conditions sont réunies pour organiser les examens »

25 juin 2019 à 23 11 25 06256

Selon le calendrier communiqué par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), les examens nationaux session 2019 débuteront le 4 juillet prochain. Les autorités éducatives de la préfecture de Fria disent être entièrement prêtes à organiser ces examens.

Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE
Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE

Dans un entretien qu’il a accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture de Fria, monsieur Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement des trois (3) examens nationaux, à savoir le certificat de fin d’études élémentaires (CEE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat unique. Mais, Ismaël Camara prévient que tous les enseignants n’auront pas la chance d’être pris à la surveillance, même s’ils en ont le souhait.

Concernant le niveau de préparation, monsieur Camara explique : « les listes des candidats avec PV à l’examen de fin d’études élémentaires et au BEPC sont venues et mises à la disposition des centres. C’est au baccalauréat qu’il reste à corriger ; mais, le gestionnaire de l’informatique est sur pieds d’œuvre. Les centres d’examens sont identifiés et nettoyés. Dans deux jours, nous allons finir de désigner les commissions de secrétariat de correction et de surveillance et afficher immédiatement pour que les concernés s’informent et s’apprêtent à temps. Le matériel aussi, la DPE est sur pieds d’œuvre pour en trouver », a-t-il confié.
« Chacun voudra être parmi les surveillants, et c’est notre souhait aussi ; mais, nous avons plus de 600 enseignants. Pour un examen, on ne peut utiliser qu’environ 200 surveillants. Ceux qui ont surveillé à l’entrée en 7ème ne pourront être pris au BEPC, la même chose au baccalauréat. Mais, malgré tout, il restera des non utilisés. Il y a aussi une catégorie d’enseignants qu’on ne peut pas prendre comme surveillants, parce que quand tu les surprends des fois dans les salles, tu verras qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur. Donc, des enseignants pareils sont disqualifiés d’avance », précise-t-il.

En termes de statistiques, le chef de la section pédagogie a indiqué que la DPE de Fria présentera pour la première évaluation, usuellement appelée examen d’entrée en 7ème Année, 1 716 candidats en enseignement général dont 805 filles et 58 en franco-arabe (FA) dont 17 filles, répartis en neuf (9) centres.

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la violence : vers la mise en place des conseillers locaux de la jeunesse à Boké

25 juin 2019 à 20 08 07 06076

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue son offensive en vue de l’insertion de la jeunesse. Une manière de prévenir les nombreux conflits qui naissent dans les communautés. C’est pour comprendre le contenu des documents juridiques concernant les conseillers locaux de la jeunesse qu’une réunion a mobilisé ce mardi, 25 juin 2019, à Boké, 50 jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Boké est parmi les 20 communes conflictogènes du pays. Comme dans les autres localités de la République de Guinée, où des violences sont souvent enregistrées, un conseil local de la jeunesse sera mis en place pour parler au nom des jeunes. Ces cinquante jeunes, venus de différents quartiers de la commune urbaine, vont se pencher sur les documents juridiques proposés par le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Jeunesse.

Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse,
Mohamed Touré

Selon Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse, « l’activité s’inscrit dans le cadre de la présentation et la validation des documents juridiques concernant les conseillers locaux des jeunes dans les 20 communes conflictogènes de la Guinée. Nous allons présenter les différents textes que nous avons proposés aux jeunes de Boké, pour qu’ils puissent discuter et valider les documents en tenant compte des réalités locales ».

Mamadouba Tawel Camara
Mamadouba Tawel Camara

C’est le maire de la commune urbaine de Boké qui a présidé la rencontre. Mamadouba Tawel Camara a souhaité plein succès à cette initiative, surtout que Boké est connu pour les violences impliquant les jeunes. «Tout ce qui vise la paix et les jeunes est très important pour nous. Et si Boké est cité parmi les 20 communes conflictogènes de la Guinée, c’est très regrettable. Mais tout ça, c’est parce que les gens ont été frustrés. Et quand les jeunes se rendent compte que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte, il y aura toujours des incompréhensions qui feront en sorte que les jeunes soient dans des mouvements. Boké a connu plein de mouvements. Depuis 2017, il y a eu trop de casse. Et c’est pour atténuer cette situation que nous saluons cette initiative et vous avez le soutien des autorités locales », a dit le maire.

Ansoumane Sampou

Pour Ansoumane Sampou, un jeune du quartier Koréra, dans la commune urbaine, la jeunesse doit soutenir cette initiative. « Après avoir suivi cet atelier, nous attendons le retour de la mission pour mettre en place ce conseil local des jeunes de Boké. De toute façon, nous soutenons la non violence et nous sommes disposés à accompagner ce projet », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Tierno Monénembo appelle les Guinéens à se mobiliser contre ce projet

25 juin 2019 à 18 06 23 06236
L’écrivain Thierno Monénembo et certains responsables du FNDC le 25 juin 2019 à la Maison de la presse de Conakry

Le célèbre écrivain guinéen, Tierno Monénembo qui a officiellement adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), s’engage dans le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi, 25 juin 2019, Monénembo est revenu en détails sur les raisons de sa démarche. Il était accompagné du coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et de certains responsables de la structure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette sortie médiatique de Tierno Saïdou Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Monénembo, intervient peu après son adhésion au FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution prônée par le pouvoir de Conakry, et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’écrivain est venu expliquer les raisons de son engagement dans ce combat. « Je suis là ce matin, parce que je partage profondément les principes et les idéaux de ceux qui ont pris l’initiative de créer ce Front National pour la Défense de la Constitution.

Je pense, en effet, que la Constitution n’est pas quelque chose d’important, c’est quelque chose de sacré. Tant qu’on jonglera avec les lois, tant qu’on jonglera avec la Constitution, c’est le principe même du pays, c’est les principes de l’Etat qui seront remis en cause. Donc, ce combat que nous commençons à mener maintenant, est un combat qui intéresse tout le monde, et d’abord et avant tout le peuple de Guinée », a expliqué le prix Renaudot, devant de nombreux hommes de médias.

Tierno Monénembo en a profité pour appeler à une prise de conscience citoyenne, afin de défendre la démocratie et favoriser l’alternance en Guinée. « Il faut créer une conscience citoyenne et une vigilance citoyenne. La démocratie c’est la vigilance, la démocratie n’est pas un don. La démocratie est un rapport de force permanent. Si on donne toute la force à un homme, c’en est fini pour le peuple, il va dévorer tout le monde. Il faut qu’il y ait un contre-pouvoir, et ces garde-fous viendront de la société civile. Il faut limiter le pouvoir de celui qui est au pouvoir. Si le peuple ne prend pas précaution, il sera en danger », a averti le natif de Porédaka, dans Mamou.

En outre, l’écrivain guinéen a invité le peuple à lutter contre toute forme de confiscation du pouvoir en Guinée. Pour lui, le combat engagé doit se poursuivre pour ramener les hommes politiques à l’ordre. « Nous, nous ne nous battons pas seulement contre les velléités d’Alpha Condé d’avoir un troisième mandat. Nous nous battons contre toute circonstance pareille qui surgirait plus tard. Il faut faire en sorte que plus jamais un chef d’Etat en Guinée n’ait l’intention de manipuler la Constitution pour ses intérêts personnels, et le combat commence maintenant. Notre Constitution est menacée, nous allons la défendre. Nul n’a le pouvoir de résister contre la colère du peuple », soutient-il.

Tierno Monénembo a également dénoncé les difficultés qui assaillent les citoyens guinéens, comme le manque d’eau et d’électricité, les problèmes de santé, le manque d’infrastructures, l’atteinte à la fraternité et à l’unité nationale, l’injustice…

Pour sa part, Abdourahmane Sanoh, coordinateur général du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué le courage et la détermination qui ont prévalu à l’adhésion de Tierno Monénembo à ce front. « Je voudrais juste me réjouir de l’arrivée à nos cotés d’un intellectuel de haut niveau, comme notre frère Tierno Monénembo. C’est cet engagement qui manquait au peuple de Guinée, des hommes et femmes qui sont imprégnés de la vigueur et de l’objectivité pouvant animer et orienter le débat dans le sens de l’intérêt collectif.

Nous souhaitons que son image soit une image qui incite d’autres personnalités à faire comme lui, parce que la crise qui s’annonce pour notre pays est d’abord une crise de l’élite, ensuite une crise morale. L’expression d’une minorité face au peuple. Je voudrais donc lancer un appel à tous ceux qui hésitent encore, pour leur dire que le moment n’est plus à l’hésitation.

Ceux qui veulent modifier la Constitution pour leur intérêt personnel, qui nous prennent pour leur fond de commerce, qui n’ont aucun respect pour notre peuple, doivent savoir que notre détermination est totale et qu’aucune chance ne leur sera donnée pour atteindre leur objectif dangereux et indigne », a martelé l’activiste de la société civile.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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L’école primaire de Kobaya Plateau vandalisée : des citoyens se déchaînent contre le chef de quartier

25 juin 2019 à 15 03 39 06396

L’école primaire de Kobaya Plateau, dans la commune de Ratoma, a été vandalisée et plusieurs biens emportés dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 juin 2019. L’école en question, construite sur un domaine litigieux, aurait été attaquée par un groupe de jeunes, appuyés par des agents du commissariat central de Sonfonia, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les enfants de la nouvelle école primaire de Kobaya Plateau n’ont pas pu suivre les cours ce mardi. Leur école a été attaquée, les tôles et les portes de certaines salles de classe défoncées et emportées par des inconnus. Des tables-bancs ont été sortis de certaines salles de classe et éparpillés à la terrasse par les assaillants.

Selon Fatoumata Oularé, directrice de l’école, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’elle a entendu du bruit au niveau de l’établissement. Mais, elle dit avoir pensé au vent violent qu’il y a eu la nuit dernière. « Face à la persistance du bruit, les gens m’ont dit que c’est mon école qui était en train d’être attaquée. Alors, j’ai voulu sortir. Mais, il y avait quelqu’un derrière la cour qui m’a menacée, en me demandant ce que je cherchais là.

Il m’a demandé de rebrousser chemin. Quand il a commencé à faire jour, je suis venue constater que c’est effectivement mon école qui a été attaquée. J’ai alors alerté les autorités, mes chefs. Mon moral est très bas, parce que j’ai des enfants qui doivent passer les examens. Jusqu’à hier, je travaillais avec eux. Et, à quelques jours de l’examen, je me retrouve dans cette situation. Je suis déçue », a-t-elle fait savoir.

Parlant des pertes subies, la directrice a dit qu’elles sont énormes. « Les manuels ont été emportés, les murs sont démolis. Les maisons qui sont en construction ont leurs magasins à côté, où se trouvaient stockés les sacs de ciments, qui ont été aussi emportés, les fers à béton, les restants de tôles qui étaient là, beaucoup de choses ont été emportés », a-t-elle expliqué.

De son côté, Alpha Oumar 3 Diallo, 4ème vice maire de la commune de Ratoma et voisin de l’école, dit avoir été surpris par la descente musclée des policiers sur les lieux. « J’ai été accueilli par le gaz lacrymogène. Je suis venu trouver que la population était en train d’insulter. On m’a dit que c’est un minibus rempli de jeunes, encadrés par des hommes en uniforme, des policiers du commissariat central de Ratoma.

D’après certaines personnes, ce terrain est litigieux. Il y a des gens qui disent que le terrain leur appartient et qu’il n’appartient pas à l’Etat. Après le constat, j’ai informé certains membres de la population, et demain soir encore, on va nettoyer les salles de classe. J’ai dit à la directrice que les enfants doivent continuer…»

Suite à cette attaque, des citoyens qui accusent le chef de quartier de Kobaya d’avoir bradé ce domaine, en complicité avec certains commis de l’Etat et des coutumiers, sont allés agresser l’autorité locale à son domicile. « C’est à 6 heures du matin que j’ai été informé par Cellou Camara, président de l’APAE de Ratoma, de la casse de cette école.

J’ai appelé mon chef secteur adjoint qui m’a confirmé que la casse a eu lieu à 3 heures du matin. Il m’a dit que les gens sont venus avec des armes, qu’il y a eu des tirs de somation pendant que des jeunes cassaient l’école. Pendant que je m’apprêtais à aller faire le constat, une foule, accompagnée du chef de secteur, est venue m’agresser », témoigne Lansana Bissiri Sylla.

Le chef de quartier nie toute implication dans cette affaire. « Ce problème ne date pas d’aujourd’hui. C’est entre le secteur et la famille Soumah. Parce que c’est un domaine qui avait été donné aux Oulémas de Guinée. A l’époque, c’est Elhadj Ibrahima Sory Fadiga qui était secrétaire général de la ligue islamique, en même temps président de l’Association des Oulémas de Guinée.

La famille a été expropriée au profit de cette association. C’est cette association qui est venue faire la ceinture du domaine. Mais entretemps, l’association a abandonné le domaine. C’est tout ce que je sais. Je ne sais pas si l’Etat a repris l’endroit ou pas. Je ne suis mêlé en rien dans ce dossier. Si quelqu’un m’accuse d’avoir vendu le domaine, qu’il envoie les preuves de cette accusation ».

Face à cette situation, Fatoumata Oularé, la directrice de l’école concernée, lance un appel aux autorités pour qu’une solution soit urgemment trouvée. « Je demande à l’Etat de faire tout pour que le problème-là finisse une bonne fois pour toute, pour que les enfants et la population retrouvent la paix. Il y en a qui sont contre la construction de cette école, alors que c’est très important pour la population.

Ce n’est pas tous les parents qui ont les moyens d’envoyer leurs enfants dans les écoles privées. Cette école est la seule école publique ici. Vous voyez, en moins d’un an, j’ai eu plus de 700 élèves, alors que je connais des écoles qui sont créés depuis les années 60 et qui n’ont pas plus de 300 élèves », a-t-elle dit.

Selon nos informations, ce n’est pas la première fois que cette école est victime de ce genre d’attaque. Elle avait été attaquée aussi en janvier 2017. A l’époque, Yamoussa Soumah, le principal accusé dans ce dossier, avait été condamné à 8 mois de prison ferme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire salon VIP de l’aéroport de Conakry : les députés exigent le départ immédiat du DG de la SOGEAC

25 juin 2019 à 14 02 50 06506

Alors que les députés sont réunis en séance plénière pour examiner un certain nombre de textes, le problème les opposant au directeur général de la SOGEAC, Sékou Maï Diarra, s’est imposé sur les onze points inscrits à l’ordre du jour. Problème né du refus de ce dernier de laisser plusieurs députés, dont les premier et deuxième vice-présidents du Parlement ainsi que le leader de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, accéder au salon VIP de l’aéroport de Conakry. Les parlementaires ont demandé le départ immédiat du responsable de l’aéroport, rapportent deux journalistes de Guineematin.com qui sont à l’hémicycle.

C’est le président de l’Assemblée nationale qui a été le premier à évoquer le sujet à l’ouverture de la séance. Le chef du perchoir a déploré le comportement du Directeur général de la société gestion et d’exploitation de l’aéroport de Conakry, avant de tenter de rassurer ses collègues qu’une solution sera trouvée rapidement à ce problème.

« Chers collègues, je voudrais, avant de continuer sur les points inscrits à l’ordre du jour, déplorer le comportement du Directeur de la SOGEAC dans ses rapports avec les députés. Je voudrais rappeler que les députés ont certes, des véhicules RC mais ce sont des représentants du peuple. Leur liste a été communiquée à la direction générale de la SOGEAC pour que les agents chargés de recevoir les voyageurs, parmi lesquels il y a les députés, sachent que les députés représentent le peuple.

Ils relèvent d’une institution de la république… J’ai adressé une correspondance au ministère des transports à ce sujet et au Premier ministre pour attirer leur attention sur le fait qu’ils doivent ramener le DG de la SOGEAC à des comportements normaux. La procédure est en cours. Des dispositions seront prises à partir de demain pour faire approfondir les débats… », a dit Claude Kory Kondiano.

Mais, cette assurance du président du Parlement n’a pas réussi à calmer la colère des députés, toute tendance confondue. Finalement, c’est l’honorable Diouldé Sow, député uninominal de Pita et membre du groupe parlementaire Libéral-Démocrate qui a pris la parole pour lire une motion de l’Assemblée nationale.

« Eu égard aux attitudes irrespectueuses, désobligeantes et de défis du DG de la SOGEAC, l’Assemblée nationale de la République de Guinée, deuxième institution du pays, demande son départ. Cette situation inacceptable de la part d’un commis de l’Etat, fut-il le DG de l’aéroport, crée un précédent de nature à dévaloriser le statut de député. Le statut protocolaire du député, représentant la communauté nationale, est non seulement connu, mais aussi respecté à travers le monde entier. La Guinée ne peut pas faire l’exception. Nous demandons son départ pure et simple et immédiatement », a dit Honorable Diouldé Sow.

De son côté, le Chef du groupe Libéral-démocrate, Dr Fodé Oussou Fofana, par ailleurs Vice-président de l’UFDG, s’est adressé au président de l’Assemblée nationale en ces termes : « nous avons le ministre des affaires présidentielles à votre gauche, celui des la justice à droite. A mon humble avis, nous n’allons pas continuer de siéger tant que cette question ne trouve pas de solution.

Nous avons été humiliés et insultés. Qu’on aime le Président Cellou Dalein ou qu’on ne l’aime pas, il a été ministre des transports, Premier ministre et député de cette législature. Moi, je n’ai rien à avoir avec le DG de l’aéroport, c’est un commis de l’Etat. Mais, cette question doit être réglée maintenant. C’est pourquoi, je vous demande, Monsieur le Président de suspendre immédiatement ces débats et nous allons nous retrouver avec les ministres ».

L’Honorable Saïkou Yaya Barry de l’Alliance républicaine, a profité pour enfoncer le clou et exiger de l’exécutif le renouvellement des passeports des députés.

Le tollé dans la salle a fini par amener le président de séance, Claude Kory Kondiano, à suspendre les débats. Pour certains, il est hors de question de revenir dans la salle tant que la question n’est pas réglée.

Depuis l’hémicycle Abdallah BALDE et Mamadou Baïlo KEITA pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Décès du maire de Ratoma : témoignages de son épouse, son fils aîné et son frère

25 juin 2019 à 13 01 35 06356

Le décès de celui qui était jusque là maire de la commune de Ratoma a plongé sa famille dans une grande tristesse. Souleymane Taran Diallo, arraché à l’affection des siens dans la nuit du dimanche à lundi, 24 juin 2019, laisse un grand vide aussi bien dans sa famille biologique que politique (UFDG). Son frère, sa femme et son fils ainé, interrogés par un reporter de Guineematin.com hier lundi, ont exprimé leur chagrin face à cette douloureuse épreuve.

Décryptage !

Madame Diallo Djénabou Sylla (femme du défunt) : « j’ai perdu mon chéri ! J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon mari (pleurs). C’est à 4 heures 30 minutes qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Il ne se plaignait de rien avant, mais il était fatigué. Quand je lui dis d’aller à l’hôpital, il disait toujours qu’il a du travail, qu’après le travail, on allait partir à l’hôpital.

Mais, chaque fois je lui disais, toi on va t’attacher, t’amener à l’hôpital. Il ne se plaignait de rien. Il a piqué une crise, il est mort. On a parlé pour la dernière fois hier nuit, j’étais à un déplacement, je lui ai fait le compte-rendu. La nuit, il s’est levé et puis il est tombé dans le lit, même s’il se plaignait de douleur, il ne s’est pas plaint à moi. Mon mari, c’est un homme qui m’a aimé, il était tout pour moi ».

Alpha Oumar Taran Diallo, petit frère du défunt, inspecteur des impôts : « on m’a appelé à 4 heures du matin pour me dire que mon frère a piqué une crise et qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Mon grand frère est un monsieur jovial, gentil, rigoureux, un bon intellectuel. Et, c’était un pilier du parti, l’UFDG. Nous gardons de lui une compétence et une rigueur, l’amour de sa famille et de sa patrie guinéenne ».

Thierno Saidou Diallo, fils aîné du défunt maire de Ratoma : « c’est à 4 heures du matin que j’ai appris le décès de mon père. Il était allé à la clinique, c’est mon jeune frère qui m’a appelé pour me dire qu’il venait de décéder. Donc, je me suis rendu à la clinique pour constater qu’effectivement, il nous a laissés. Et là, on est parti à la morgue pour accompagner le corps. Je retiens beaucoup de choses de mon père. C’était un homme droit, intègre, avec beaucoup de principes.

C’est ce qu’il m’a inculqué. C’était un homme de valeur, un homme de conviction. C’était surtout quelqu’un de généreux, mais surtout qui avait d’énormes valeurs morales. Mon père était mon idole, c’était mon partenaire. Ce que je suis, la personne que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il avait un sens de l’écoute. C’était mon ami, je pouvais me confier à lui».

A noter que Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il laisse derrière lui une veuve et cinq enfants : 4 garçons et une fille.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18  

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Décès du maire de Ratoma : le témoignage de Bah Ousmane, président de l’UPR

25 juin 2019 à 12 12 52 06526

A l’image du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et de plusieurs autres personnalités du pays, le président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, s’est rendu hier lundi, 24 juin 2019, au domicile de Souleymane Taran Diallo, le maire de la commune de Ratoma, décédé des suites d’une crise cardiaque. Le ministre conseiller du président Alpha Condé, à la tête d’une délégation de son parti, est allé présenter ses condoléances à la famille du défunt, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

« Souleymane Taran Diallo, est un camarade de promotion. Nous nous sommes connus au lycée. Et depuis, ce sont des relations d’amitié et de respect mutuel. Malgré nos différences idéologiques, nous sommes restés chacun sur sa ligne tout en gardant nos rapports d’amitié, de confiance et de respect mutuel. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches. Nous prions Dieu pour le repos de son âme », a déclaré Elhadj Ousmane BAH.

La délégation conduite par le leader de l’UPR a présenté aussi une enveloppe symbolique à la famille du défunt.

Avant de se rendre à la famille de Souleymane Taran Diallo, Elhadj Ousmane Bah et sa suite sont partis d’abord présenter leurs condoléances à la famille de Mamadou Moussa BAH, le directeur du siège de l’UPR, décédé aussi des suites d’une crise cardiaque, le dimanche 23 juin 2019.

A noter que selon nos informations, un symposium sera organisé dans la matinée du vendredi, 27 juin 2019, au Palais de peuple de Conakry, à l’honneur du maire, Elhadj Souleymane Taran Diallo. Ce responsable de l’UFDG sera inhumé le même jour après la prière de 14 heures au cimetière de Hamdallaye, auprès de sa mère.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Urgent : la Cour d’Appel de Conakry annule l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG

25 juin 2019 à 12 12 04 06046

C’est une nouvelle bataille que Bah Oury vient de remporter face au camp de son rival Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG. La Cour d’Appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, l’annulation de son exclusion du parti dont il était le premier vice-président jusqu’en février 2016, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Amadou Oury Bah l’avait déjà emporté en première instance face à l’actuelle direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, à sa tête Cellou Dalein Diallo. Le 03 mars 2017, le tribunal de Dixinn a prononcé l’annulation de son exclusion du principal parti d’opposition du pays. Le camp de Cellou Dalein a aussitôt saisi la cour d’appel de Conakry pour tenter de faire annuler cette décision. A l’issue des débats tenus devant cette cour, la juridiction a confirmé le verdict du TPI de Dixinn.

Mais, ce feuilleton judiciaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Car les avocats du camp de Cellou Dalein Diallo ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation devant la cour suprême. La décision de cette dernière juridiction sera susceptible d’aucun recours.

Bah Oury finira-t-il par réintégrer l’UFDG ? Attendons de voir !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Boké : des acteurs de l’éducation se penchent sur le Programme Décennal de l’Education (2019-2028)

25 juin 2019 à 11 11 26 06266

Plusieurs acteurs du système éducatif évoluant dans la région de Boké se sont concertés hier lundi, 24 juin 2019. C’était dans le cadre d’un atelier régional de partage du document du Programme Décennal de l’Education en Guinée (PRODEG 2019-2028). L’objectif est de doter la Guinée d’un programme de formation plus adéquat aux besoins des élèves et aux étudiants du pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier a regroupé des directeurs d’école, des chefs d’établissements, des directeurs d’institutions d’enseignement supérieur, les maires et d’autres cadres de l’éducation de la région administrative de Boké. La démarche visait à constater et amender le Programme Décennal 2019-2028 proposé par le département à travers une équipe qui avait été mise en place à cet effet.

Selon Sayon Camara, attaché de cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, « l’analyse sectorielle a relevé que notre programme d’enseignement de 2006-2016 avait des points forts et des points faibles. Partant de ce programme, il a été bâti six programmes prioritaires qui sont: un programme dédié à l’accès et à l’équité ; la pertinence et la qualité des enseignements et apprentissage; la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle; la réforme de l’enseignement supérieur; la gouvernance ; et le pilotage ».

Pour sa part, Moriba Sidibé, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a expliqué pour quelles raisons cet atelier est organisé à Boké, surtout que les efforts concourent aujourd’hui à qualifier davantage le système éducatif guinéen. « Aujourd’hui, le souci de tous les cadres de l’éducation, c’est comment qualifier l’éducation guinéenne. Ce programme a été discuté au niveau national, mais il fallait le ramener à la base pour que la base aussi fasse des remarques et les remonter », a fait savoir Moriba Sidibé.

Pour les participants, cet atelier est une satisfaction puisque le courant passe bien entre tous les acteurs. Pour Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur Préfectoral de l’Education de Boké, « c’est avec une réelle satisfaction que nous suivons cet atelier. Nous espérons être suffisamment outillés à la fin de cet atelier pour améliorer les conditions des élèves. On est en train d’écouter des bons amendements et je suis certain que dans les 10 ans à venir, le programme d’enseignement sera bien élaboré et que la communication sera plus facile ».

Précisons que ce même atelier se tient au même moment dans toutes les régions administratives du pays.

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Examens nationaux : « les malhonnêtes seront traqués par l’autorité », prévient Balato Keïta

25 juin 2019 à 9 09 52 06526

Les examens nationaux, session 2019, se dérouleront du 04 au 19 juillet prochain. A une dizaine de jours du début de ces échéances, l’heure est aux derniers réglages dans les écoles et centres d’examens. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Amara Balato Keïta, le proviseur du lycée Kipé, dans la commune de Ratoma, est revenu sur les préparatifs du Baccalauréat unique dans son établissement. Il en a profité pour mettre en garde tous ceux qui tenteront de tricher pendant ces échéances contre les sanctions qui leur seront infligées.
Décryptage !

Guineematin.com : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a communiqué récemment le calendrier des examens nationaux qui se dérouleront du 04 au 19 juillet 2019. Quel est aujourd’hui le niveau des préparatifs du Baccalauréat unique qui vous concerne particulièrement au lycée Kipé ?

Amara Balato Keïta : au lycée Kipé, comme partout ailleurs, aujourd’hui
nous sommes en fin des programmes. Les programmes ont été parcourus
comme cela se doit par les professeurs et leurs apprenants. Donc
aujourd’hui, au lycée Kipé, nous sommes préparés pour affronter les
examens nationaux. En ce qui nous concerne le Baccalauréat unique, les
élèves sont prêts pour les évaluations.

Les examens, comme partout ailleurs, se préparent très bien au lycée Kipé parce que c’est ici que je gère. Ça se prépare bien, les élèves ont déjà terminé, depuis samedi dernier, leur Baccalauréat blanc. Et, je suis sûr qu’on va se tirer d’affaire au Baccalauréat réel.

Guineematin.com : est-ce que tous les programmes sont bouclés dans votre école ?

Amara Balato Keïta : les programmes sont effectivement terminés parce
que de cours de rattrapage ont suivi le parcours habituel du programme. On a non seulement parcouru le programme avec des enseignants qui n’ont pas observé la grève, mais aussi après, les grévistes ont, à leur tour, tenu au respect de leurs engagements qui faisaient partie du protocole d’accord, c’est-à-dire les cours de rattrapage.

On a planifié les études par un emploi du temps additif qu’on a appelé emploi du temps de rattrapage. En dépit du temps ordinaire, il y a eu du temps qu’on s’est trouvé : quand l’enseignant lui-même n’a pas de cours, il planifie ses cours soit le soir ou les enfants viennent le matin. Voilà comment les cours de rattrapage ont été organisés et c’est ce qui nous a permis de terminer les programmes.

Guineematin.com : quelles sont les dispositions prises par votre établissement pour le bon déroulement de ces évaluations nationales ici ?

Amara Balato Keïta : à notre niveau, nous gérons nos candidats, on les
accompagne dans leurs centres respectifs. Nous les préparons à travers des cours de révision que les enseignants tiennent ici pour les candidats. Ils reprennent ce qu’ils ont fait sous forme de sujets, ils révisent avec les élèves pour les initier à traiter les devoirs de ce genre. Il n’est pas dit que les sujets qu’ils proposent, à l’examen c’est ce qu’ils donnent, non ! Mais, il y a des Baccalauréats déjà passés, ils prennent dans ce réservoir de sujets, ils font réviser les enfants avec ça.

A travers des tels exercices, ils vont se tirer d’affaire je pense. Voilà les préparatifs chez nous. En plus, il y a la discipline qu’ils doivent observer dans les centres d’examen par ce que cette année, ça sera très rigoureux. On parle de téléphones et de commissions de rédaction pour ceux qui sont habitués à se constituer en commissions de professeurs malhonnêtes. Ceux qui le feront cette année, seront traqués par l’autorité. Rédiger les réponses et faire glisser ça quelque part pour les surveillants qui seront aussi malhonnêtes pour introduire dans les salles, ces actes ne seront pas tolérés.

Donc, toutes les dispositions idoines sont prises pour que les examens nationaux se passent dans des bonnes conditions. En un mot, notre ministère a adressé des correspondances pour traquer cette fois-ci tous les cas de défaillances, et je pense qu’étant averti, chacun va prendre ses dispositions pour éviter qu’ils ne soient.

Guineematin.com : vous dites que ceux qui vont tenter de frauder seront traqués, quelles sanctions encourent-ils au juste ?

Amara Balato Keïta : des sanctions qui ne se limitent pas au blocage de salaire, mais jusqu’à la radiation les attendent. Parce que c’est très malhonnête de blaguer avec l’avenir des futurs cadres, c’est blaguer avec le pays. Donc celui qui vole ou triche un examen, a trahi le pays. Et, ces dispositions-là sont le bienvenu parce qu’il faut qu’on soit sérieux avec les examens.

Guineematin.com : quelle est la particularité des examens de cette année ?

Amara Balato Keïta : il y a un écrit qui est venu, qui n’est qu’une mise en garde de ceux qui vont coordonner les examens, c’est-à-dire des surveillants jusqu’aux délégués. Il y a des choses qu’il faut éviter. Par exemple, le téléphone : même aux délégués le téléphone est interdit. Ils ne manipulent pas leurs téléphones quand ils sont dans les centres.

Ils peuvent rentrer avec leurs téléphones pour qu’ils soient joignables en cas de besoin par les autorités, mais ils ne peuvent pas faire usage quand ils se promènent dans la cour. Les surveillants, eux, n’ont pas droit au téléphone tant qu’ils sont dans les centres, pour éviter de communiquer avec le monde extérieur. Il est dit de ne pas venir avec le téléphone, à plus forte raison les candidats.

Guineematin.com : puisque nous sommes à la fin de l’année scolaire, dites-nous quelles sont les difficultés rencontrées cette année au lycée Kipé ?

Amara Balato Keïta : les difficultés qu’on a rencontrées, c’est la crise qu’a connu l’école guinéenne d’une manière globale, qu’on peut signaler comme difficultés. En dehors de cela, il y a eu le problème de craie qui s’est un peu posé aussi. La craie a manqué tout comme les fournitures telles que les cahiers de préparation. Si on pouvait quand même faire le nécessaire pour que ces cahiers soient un peu augmentés à l’ouverture prochaine, ça allait être une bonne chose.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit de vos candidats ?

Amara Balato Keïta : à mes candidats et aux autres qui vont vous lire, je leur dis de rester dignes, de rester eux-mêmes et de se contenter de leur savoir personnel, de ne pas tricher le jour de l’examen. C’est ça la responsabilité pour qu’ils soient fiers de leur réussite.

Entretien réalisé par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Développement des PME à travers le contenu local : les acteurs concernés en conclave à Conakry

24 juin 2019 à 22 10 50 06506

Dans le souci de créer un environnement favorable au développement des PME (petites et moyennes entreprises) à travers le contenu local en Guinée, la bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP), en collaboration avec le ministère des mines et de la géologie, la chambre des mines, la société financière internationale (IFC) du groupe de la banque mondiale et la banque africaine de développement (BAD), a organisé ce Lundi, 24 juin 2019, un « atelier sur les standards, normes et prérequis de la sous-traitance minière ».

La démarche vise à réunir l’Etat, les sociétés minières, les entreprises locales, les institutions financières et les partenaires au développement de la Guinée dans une même salle afin d’échanger et faciliter l’accès aux opportunités des PME locales, en agissant sur le déficit de l’information, la qualification des prestations, le renforcement des capacités et l’accès au financement, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre d’échange.

Cet atelier d’une journée s’est tenu dans un réceptif hôtelier à Conakry. Il a été présidé par Abdoulaye Magassouba, le ministre guinéen des mines et de la géologie. Il a mobilisé les sociétés minières, les institutions financières et un échantillon significatif et représentatif d’entreprises locales. Son objectif est surtout de permettre aux entreprises locales de mieux appréhender les opportunités d’affaires qui existent dans le secteur des mines, mais aussi de comprendre les standards, les normes et les prérequis à atteindre pour bénéficier des contrats miniers.

Pour cette première édition, quatre secteurs à fort potentiel de sous-traitance minière ont été choisis. Il s’agit des services de construction et de vente de matériaux de construction ; les services logistiques, distribution et transport ; les services professionnels et les services de restauration et fourniture de denrées alimentaires.

Pour le directeur général de la BSTP, Ibrahima ABE Diallo, les résultats de cette journée vont orienter et influencer les différentes stratégies qui seront mise en œuvre par la bourse pour renforcer les capacités des entreprises locales et accroitre le nombre d’entreprises qualifiées en Guinée.

« Lors de cette importante journée, les sociétés minières, partenaires de cette activité, expliqueront aux entreprises locales en détails les standards, normes et prérequis pour obtenir des contrats, mais aussi les défis à relever par les PME pour améliorer leurs compétitivités. Les différents types d’appels d’offres seront passés en revue ainsi que les différents critères de sélection… Je profite d’ailleurs de cette occasion pour solliciter d’avantage l’engagement des sociétés minières, partenaires au développement et toutes les institutions soutenant la mise à niveau des PME dans l’exécution du plan d’action qui sortira de cet atelier…

Aux entreprises locales, cet atelier est non seulement l’occasion pour vous d’échanger avec les sociétés minières et institutions financières, mais c’est aussi l’occasion de s’auto mesurer et mettre en place des plans de renforcement de capacités en interne qui vous permettront d’être plus compétitives », a indiqué Ibrahima ABE Diallo, tout en précisant que dans sa dimension stratégique, cet atelier est une occasion de discuter des défis d’accès au financement.

Des études réalisées sur le contenu local par les cabinets KAISER et DAI (sous l’égide du ministère des mines et de la géologie), ont mis en évidence la propension des sociétés minières à travailler avec les entreprises locales. Cependant, ces études révèlent aussi les préoccupations des sociétés minières face à l’aptitude des PME locales à répondre valablement aux exigences desdites sociétés. Mais, assure Malick N’Diaye, le président de la chambre des mines, la Guinée et ses partenaires disposent désormais d’un outil (la BSTP) qui permettra de disposer des informations au niveau de chaque entreprise locale.

« La mise en place de la bourse de sous-traitance et de partenariats de manière inclusive concrétise la vision commune que partagent la chambre des mines, le gouvernement, le secteur minier et les partenaires au développement. Cette bourse permet de contrôler le manque d’information qui existait, tout en offrant un outil qui facilite la mise en œuvre de notre stratégie de contenu local, basée sur le partenariat entre les entreprises locales. Au-delà, elle nous permet d’avoir accès à des entreprises formées, qualifiées et prêtes à répondre aux critères et standards internationaux.

Avant la création de la BSTP, nous n’avions pas un outil pour mesurer la performance de l’utilisation des entreprises locales… Maintenant, nous avons un outil qui nous permettra d’une part de disposer des informations au niveau de chaque entreprise, mais surtout de mettre en lumière les défis auxquels font face les entreprises locales, afin que tous ensemble nous puissions travailler à améliorer l’accès des PME aux marchés des entreprises minières », a expliqué Malick N’Diaye.

Abondant dans le même sens, le représentant résidant de la société financière internationale (IFC), Saramory Kampo, soutient que la BSTP est une opportunité de coordination unique entre le secteur privé, les pouvoirs publics et l’économie locale ; avec à la clé la possibilité de décupler les gains au profit de l’intérêt général. « Il est ainsi important pour les entreprises locales qui travaillent avec les industries extractives de développer des compétences qui leur permettront de bénéficier des opportunités disponibles sur le marché », a dit Saramory Kampo.

Avec la BSTP, poursuit le représentant résidant de l’IFC, « les compagnies minières et autres multinationales pourront dorénavant accroitre les impacts directs et indirects de leurs investissements sur l’économie guinéenne en général et sur les communautés locales en particulier ».

Au nom du gouvernement guinéen, Abdoulaye Magassouba, le ministre des mines et de la géologie, a remercié les PME « pour leur forte mobilisation » et les sociétés minières « pour leur forte implication dans la préparation et la tenue de cet atelier ».

Abdoulaye Magassouba a ensuite indiqué que le présent atelier s’inscrit dans le cadre global de la politique de développement portée depuis 2011 par le président Alpha Condé, pour l’amélioration des conditions de vie des guinéens.

« Dans le cadre des réformes engagées dans le secteur minier, l’objectif a été d’attirer plus d’investissements, notamment l’investissement direct étranger. Mais, au-delà de cet investissement direct étranger, le souci fondamental du chef de l’Etat a été que de façon ultime, cet investissement puisse bénéficier à l’ensemble des populations guinéennes et en particulier les acteurs directement impliqués dans le développement du secteur minier. C’est pourquoi, en plus des dispositions du code minier garantissant la promotion du contenu local, il a été adopté une lettre de politique de promotion du contenu local au niveau national mais aussi au niveau du secteur des mines…

C’est pourquoi, le gouvernement, à travers le ministère des mines, a engagé une étude pour identifier les freins au contenu local dans le secteur minier. Et, parmi les freins identifiés, nous pouvons citer entre autres : l’accès au financement, les problèmes de capacité au niveau des PME et bien sûr la question de la transparence dans l’octroi des marchés… C’est pourquoi, l’initiative a été prise par la BSTP d’organiser cet atelier. Il s’agit pour les société minières d’expliquer clairement les exigences pour accéder aux marchés qu’elles rendent disponibles.

Il s’agit aussi pour les entreprises locales de pouvoir s’informer d’abord, ensuite identifier par cette information leurs insuffisances ; et, ensemble que tous les acteurs puissent convenir d’un plan d’action pour l’amélioration des capacités pour combler les gaps identifiés… Les sociétés doivent avoir leurs standards en place, mais s’assurer du rôle qu’elles vont jouer afin que les entreprises locales accèdent facilement au marchés, sans bien sûr altérer les bases commerciales de leurs opérations…

Cet atelier ne se mesurera pas à la fin de la journée d’aujourd’hui, mais il se mesurera au fil des mois à venir par le nombre d’entreprises locales ayant accédées à des opportunités, par le volume des affaires que ces entreprises ont eu accès », a dit le ministre des mines et de la géologie.

A noter que la BSTP est une plateforme créée pour faciliter l’accès aux informations sur les appels d’offres émis par les compagnies minières et les offres de renforcement de capacité ; faciliter l’accès aux financements ; encourager et faciliter la création de partenariats et offrir la possibilité aux fournisseurs locaux de mieux présenter et vendre leurs produits et services aux compagnies minières.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Procès d’opposants à un 3ème mandat pour Alpha Condé : « le procureur va nous trouver sur son chemin »

24 juin 2019 à 19 07 46 06466

Deux semaines après leur arrestation, deux opposants au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé devaient comparaître ce lundi, 24 juin 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco, à Conakry. Oumar Bella Baldé et Ousmane Akam Sacko doivent répondre des faits de trouble à l’ordre public. Mais, pour des raisons administratives, leur procès n’a pu s’ouvrir alors qu’il était attendu avec impatience par les voix discordantes au projet d’un mandat supplémentaire pour Alpha Condé, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Oumar Bella Baldé et Ousmane Akam Sacko devront encore patienter avant de s’expliquer à la barre du triubunal de Mafanco. Ces deux compagnons d’infortune ont été mis aux arrêts au quartier Yimbaya, dans la commune de Matoto, lors du lancement officiel du mouvement Amoulanfé (qui signifie ça ne marchera pas !) le dimanche 9 juin 2019. Ce jour, des opposants au 3ème mandat ont été agressés par des agents dans l’enceinte de la Maison des Associations et ONG de Guinée, avant que ces deux ne soient embarqués de force.

Mais pour des raisons administratives liées à la gestion des dossiers, le procès n’a pas pu se tenir à Mafanco ce lundi. Il a été renvoyé au 1er juillet prochain.

Après le renvoi du dossier par la présidente, madame Djénabou Donghol Diallo, l’un des avocats de la défense, maître Alsény Aissata Diallo, en a expliqué les raisons. « Les raisons du report sont purement administratives, liées à la gestion des dossiers du tribunal. Madame la présidente du tribunal a décidé ce que le dossier soit renvoyé à huitaine. A cet effet, monsieur le procureur a repris la citation, il nous a donné l’original pour signifier à nos clients, appelés à comparaitre le 1er juillet 2019 », a-t-il expliqué.

Selon l’avocat, les deux activistes de la société civile sont poursuis pour trouble à l’ordre public. Pourtant, rappelle-t-il, « mes clients ont été interpellés dans la Maison des Association et des ONG. Or, notre Constitution reconnaît le droit d’association, le droit de réunion, le droit de cortège. Mais, je pense que le jour j, le procureur va nous trouver sur son chemin. Parce que c’est à lui de nous apporter les preuves qui démontrent que nos clients ont troublé l’ordre public ».

D’ailleurs, souligne l’avocat, ce sont les membres de cette association qui devraient porter plainte contre les forces de l’ordre pour violation de domicile. Il n’exclut pas qu’une autre procédure soit engagée contre les agents de la police.

Présent sur les lieux, le prévenu Ousmane Akam Sacko, qui comparait libre, a expliqué les circonstances de son arrestation. « Les forces de l’ordre sont venues dans 4 pick-up. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules. Ils nous ont conduits à la CMIS numéro 20 de la Tannerie. Ensuite, ils nous ont déshabillés et mis en prison. Trente minutes après, ils nous ont transférés à la CMIS numéro un de la Camayenne où on a passé la nuit. Après là-bas, ils nous ont envoyés à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). C’est après la DPJ qu’ils nous ont envoyés au Tribunal de

Première Instance de Mafanco où ils nous ont accordés une liberté provisoire. Mais, à ma connaissance, on n’a pas troublé l’ordre public, car la réunion se tenait dans un domicilie privé », a-t-il raconté.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : 500 jeunes diplômés à l’école de l’insertion socioprofessionnelle

24 juin 2019 à 19 07 24 06246

Dans le cadre de la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, l’agence de communication Zénith a lancé son projet intitulé Semaine Nationale de la Formation. Cette activité, dont c’est la première édition, sponsorisée par Cellcom Guinée, a été lancée ce lundi, 24 juin 2019, à la Bluezone de Kaloum. On notait la présence de plusieurs cadres du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et ceux du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Fodé Touré, coordinateur du projet, la Semaine Nationale de Formation est une initiative qui promeut l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, ouverte à toutes les institutions de d’enseignement supérieur du pays. Elle touchera 500 jeunes diplômés, des aspirants-entrepreneurs et des chercheurs d’emplois.

A en croire les responsables du projet, 500 étudiants sortants de l’année 2019 sont visés par cette formation, pour faciliter leur insertion socioprofessionnelle et de façon spécifique, à doter les participants de connaissances pratiques sollicitées sur le marché d’emploi, à créer des cadres d’échanges entre employeurs et chercheurs d’emplois, favoriser la création d’opportunités pour les jeunes détenteurs de projets et à booster la question de l’employabilité des jeunes guinéens.

Pour Fodé Touré, « nous sommes partis du fait qu’il y a en Guinée des milliers de jeunes qui sortent des universités et qui malheureusement peinent à avoir leur premier emploi. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas une adéquation entre ce qu’on enseigne dans les institutions et ce qu’on cherche sur le marché d’emploi. Mais, c’est une manière pour nous de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, leur montrer les méthodes de la recherche d’emploi ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientique, qui a présidé la cérémonie, a prodigué de nombreux conseils aux jeunes pour qu’ils puissent tirer leur épingle du jeu dans un contexte compliqué. « Il faut que les jeunes changent de mentalité. C’est à partir de là qu’ils vont réaliser beaucoup de choses, notamment la recherche de l’emploi, puisque tout n’est pas donné. Il faut que chacun fournisse un peu d’efforts. Et si on n’a pas d’emploi aussi, on peut en créer. Mais, cela dépend aussi de la persévérance, des bonnes idées, des initiatives et de l’esprit d’équipe. Je voulais profiter de cette occasion pour dire aux jeunes qu’il existe beaucoup d’emplois en Guinée », a déclaré Abdoulaye Yéro Baldé.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur ce qui est entrepris par le gouvernement pour une adéquation entre la formation et le marché de l’emploi. « Je vais aussi dire que le rôle de l’État est de faire en sorte que la formation que nous donnons aux jeunes dans les institutions d’enseignement supérieur réponde aux besoins du marché d’emploi. C’est pourquoi, au niveau du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous avons commencé à professionnaliser certaines filières de formation telles que le Transport et la Logistique.

Nous l’avons mis en commun avec les entreprises en place, dans le domaine des Banques et Finances, dans le domaine des Technologies à l’Institut Technique de Mamou, l’implication des miniers à l’école des Mines de Boké, pour qu’en fin de parcours, l’étudiant soit mieux outillé et ait des opportunités avec les entreprises, mais aussi qu’il se mette en tête qu’il faut créer sa propre entreprise. Et c’est pour cela, nous allons mettre en place, dans certaines universités, des business-slaves. Nous allons mettre en place une unité d’assemblage de tablettes et des ordinateurs à l’Institut supérieur technique de Mamou », a laissé entendre monsieur Baldé.

De son côté, Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse dira que « la problématique de l’employabilité de la couche juvénile est une préoccupation du gouvernement et de ses partenaires au développement. Ainsi, le ministère de la Jeunesse, en tant que chargé de la politique du gouvernement dans la promotion de l’employabilité des jeunes, soutient indéniablement cette activité qui vise à faire correspondre les qualifications acquises, aux qualifications requises en vue d’un meilleur positionnement de la jeunesse sur le marché de l’emploi. Dans le parcours d’intégration que le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes définit dans sa stratégie, nous accordons une importance capitale tant au savoir être civique des citoyens qu’au savoir faire technique et professionnel ».

La société de téléphonie Cellcom Guinée, sponsor du projet, par la voix du chargé des médias et relations publiques, a donné les raisons qui l’ont amené à accompagner cette initiative. Pour Mamadou Baïlo Danso, « Cellcom n’est pas la seule société en Guinée, mais Cellcom est une société qui évolue dans le cadre de la culture et des sports.

Donc, aujourd’hui pour nous, venir participer à activité organisée par Zénith, c’est un plaisir pour nous parce que nous contribuons à la formation de 500 jeunes. La formation se passe dans deux zones différentes: à la Bluezone de Kaloum et à celle de Dixinn. Donc pour nous, c’est un apport à la jeunesse, c’est une contribution. C’est une fierté pour Cellcom d’accompagner les différents projets de la jeunesse, quelque soit leurs formes ».

A noter que les 500 jeunes concernés, 200 aspirants-entrepreneurs et 300 chercheurs d’emplois, seront formés dans les modules suivants : Création et Développement d’une entreprise, Gestion Commerciale et Marketing Digital pour les aspirants-entrepreneurs ; Technique de Recherche d’Emploi, Marketing Digital et Gestion Commerciale pour les chercheurs d’emplois.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Fria : les femmes donnent un ultimatum de 24 heures au préfet, Gnalen Condé

24 juin 2019 à 18 06 50 06506

Les femmes de la ville d’alumine de Fria qui demandent, depuis plusieurs semaines, le départ de madame le préfet, Hadja Gnalen Condé, n’ont toujours baissé les armes. S’impatientant du retard d’une réaction concrète de la part du locataire de Sékhoutouréya par rapport à leur requête, malgré les interventions des ressortissants de Fria à Conakry, du gouverneur de la région administrative de Boké et de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, les femmes ont décidé de se bouger à nouveau

Elles ont désigné une représentante par quartier pour aller rencontrer le doyen des sages (Sôtikemo) ce lundi, 24 juin 2019, à son domicile, situé au quartier Katroun 1, dans la commune urbaine. Au cours de cette rencontre, elles ont donné un ultimatum de 24 heures à leur préfet pour qu’elle quitte la ville, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

D’entrée, madame Fatoumata Binta, la porte-parole des revendicatrices a décliné l’objet de leur visite : « nous sommes venues vous rencontrer pour savoir où en sommes-nous par rapport à la situation qui nous oppose à Gnalen Condé. Le Gouverneur de Boké était venu nous dissuader en nous demandant d’arrêter, il nous a promis de transmettre notre requête et revenir avec la réponse. Nous n’avons rien vu. Les ressortissants de Sombory à Conakry, accompagnés de l’inspecteur régional des affaires des affaires religieuses, Elhadj Wakil Yattara, sont venus nous supplier, on a accepté.

Mais, aucune action concrète n’est encore faite depuis lors. Alors, nous sommes venues vous dire que si désormais nous sortons contre cette femme, que personne ne se mette entre nous. Nous sommes fatiguées de la voir avec cette arrogance. Elle nous a dit avoir été envoyée à Fria par un éléphant, que ce n’est pas des lézards qui pourront la chasser. Laissez-nous avec elle pour qu’on sache qui est qui ! », a-t-elle déclaré devant Sôtikemo, au nom de toutes les femmes présentes.

En réponse, le doyen des sages de Fria, Elhadj Sita Condé, entouré de plusieurs autres sages et le premier vice maire de la ville, a dit avoir écouté avec attention le message des femmes. Il leur a demandé toutefois, de lui donner du temps de joindre le gouvernorat de Boké et les ressortissants de Conakry, afin de recueillir leur compte-rendu par rapport à leur promesse. Ce qui a été accepté par les femmes.

Joints au téléphone sur place, les autorités de Boké et les ressortissants ont demandé une doléance de 24 heures pour donner une réponse. Les femmes ont accepté cette doléance, mais passé ce délai, elles promettent qu’elles ne vont plus rien entendre jusqu’au départ de Gnalen Condé. « Demain à 10 heures, nous viendrons vous demander le résultat. Si rien n’est fait, nous allons chasser Gnalen Condé de Fria ou bien on nous tue toutes », a martelé une dame, connue sous le sobriquet « Dérangée ». C’est avec cette convention que les femmes et le Sôtikemo se sont quittés.

Elhadj Sita Condé, doyen des sages de Fria

En attendant, Elhadj Sita Condé profite du micro de Guineematin.com pour lancer un appel à madame le préfet et à toutes les personnes impliquées dans ce conflit. « Je demande à tous ceux qui veulent la paix à Fria de faire beaucoup attention à leurs propos. Ils tiennent certains propos qui enveniment la situation à Fria.

Et nous disons à madame le préfet de s’abstenir de prendre part à certaines manifestations et d’éviter certains endroits de la ville. Nous demandons aux soutiens de madame le préfet et elle-même de s’abstenir de certains propos agressifs. Nous voulons la paix à Fria, et pour qu’il y ait paix, il faut que chacun souffle de la fraicheur », a prêché le sage.

A suivre !

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel : 622 671 242

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Télimélé : des travaux de construction d’un poste de santé lancés à Niabély

24 juin 2019 à 18 06 11 06116

La répartition du revenu national se fait de plus en plus sentir dans les communautés à la base en Guinée. C’est dans cette dynamique qu’a eu lieu la pose de la première pierre pour la construction d’un poste de santé dans le district de Niabély, relevant de la commune urbaine de Télimélé. La cérémonie, initiée par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), a eu lieu le samedi, 22 juin 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Niabély, dans la commune urbaine de Télimélé, aura bientôt un poste de santé. Grâce à un financement de l’ANAFIC, cette infrastructure sera réalisée dans quatre (4) mois, selon le délai contractuel. Le poste de santé en question devra comporter un logement du chef de poste, une salle de tri, un incinérateur, un forage, une clôture grillagée de deux cent (200) mètres linéaires et le reboisement de la cours, pour un montant totale de 657 millions de francs guinéens.

La cérémonie a eu lieu en présence du directeur national de la marine marchande, Cellou Garaya Diallo, des autorités préfectorales et communales et des citoyens massivement mobilisés pour la circonstance.

Dans son discours, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a exprimé toute sa joie de voir ce rêve de longue date devenir une réalité. « Quelle joie et quelle gaieté lorsque le citoyen lambda se sent concerné et intéressé par la répartition du revenu national à travers la réalisation des actions communautaires telles que :

Soins de santé primaire, forages, écoles, pistes rurales, ouvrages de franchissement, bas-fonds aménagés, qui touchent directement son village. Ce poste de santé en est une illustration car Niabély, de par son enclavement, a toutes les difficultés à évacuer ses malades vers les centres hospitaliers et qui par fois perdent leur vie en cours de route », a dit le maire.

Pour sa part, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a vanté les mérites de cette initiative avant de faire un clin d’œil aux bénéficiaires. « Citoyens de Niabely, le professeur Alpha Condé m’a envoyé à Télimélé pour sécher vos larmes, et pour se faire, vous devez me soutenir et soutenir les actions gouvernementales. Nous devons tous œuvrer pour le développement de Télimélé, et pour y arriver, il faut être avec celui qui détient les moyens et qui a la charge de les partager », a dit monsieur Diallo.

Devant une foule en liesse, Cellou Garaya Diallo, directeur national de la marine marchande, en langue du terroir, a exhorté les citoyens à éviter toute sorte de manipulation tendant à les diviser. « Populations de Télimélé, la politique n’est pas la religion. N’acceptons pas qu’on nous divise, regardons ce qui nous est bénéfique.

Aujourd’hui, nous parvenons à vous aider parce que le professeur Alpha Condé nous a confiés des responsabilités. Sinon, nous ne pouvions rien faire pour vous. L’affaire de Constitution, est-ce que ça vaut le coup de nous bagarrer ou de nous insulter? Le jour du référendum chacun est libre partir voter le Oui ou le Non », a-t-il lancé.

Il faut noter que le district de Sokoliba, dans la commune urbaine, a aussi bénéficié de la part de l’ANAFIC la construction et l’équipement d’une école primaire de trois salles de classes avec une direction, un magasin, deux blocs de latrines, un logement du directeur, un forage et le reboisement de la cours dans la localité de Guémé, pour la somme de 518 millions 597 mille francs guinéens pour un délai d’exécution de quatre (4) mois.

Après la commune urbaine, la délégation s’est rendue dans la CR de Santou, située à 42 Km du chef lieu de la préfecture, pour y procéder à la pose de la première pierre de la construction d’ouvrages de franchissement.

Au même moment, se jouait la finale du tournoi de football doté du trophée Professeur Alpha Condé. Une finale qui a qui vu la victoire de Péguety Santou face à Parâdji.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Décès du maire de Ratoma : témoignages émouvants de ses connaissances et collaborateurs

24 juin 2019 à 17 05 33 06336

Le décès brutal de Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, suite à une crise cardiaque ce lundi, 24 juin 2019, aux environs de 4h 30, a plongé ses proches collaborateurs, amis et connaissances dans une grande tristesse. Depuis l’annonce de cette nouvelle, le domicile mortuaire, sis à Hamdallaye, ne désemplit pas. De Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, à Elhadj Ibrahima Bangoura de l’UFR, en passant par d’autres personnalités, les témoignages se sont multipliés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris d’assaut le domicile de feu Souleymane Taran Diallo dans la matinée de ce lundi. Tout ce beau monde était là pour partager la douleur de la famille et témoigner de ce qu’ils ont retenu de l’homme.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal et secrétaire administratif de la fédération UFDG de Ratoma : « j’étais plus qu’un proche collaborateur du maire. Aujourd’hui, je suis plus que peiné, j’ai toute une difficulté à sortir les mots. Monsieur Taran m’a appelé hier dimanche à 6 heures 40’, parce qu’on avait un rendez-vous pour la journée. Je l’ai trouvé chez lui ici à 8 heures et à pareille heure, on était déjà sur le terrain. Et hier, on a passé toute la journée ensemble, nous nous sommes séparés chez lui ici, à 15 heures.

Et à 17 heures, il m’appelle pour autre chose. On se donne donc rendez-vous aujourd’hui. Imaginez donc, on avait ce rendez-vous aujourd’hui.  On m’appelle aujourd’hui à 4 heures, pour me dire que monsieur le maire est parti. On me dit que mon ami, mon  mentor politique est parti, mon secrétaire fédéral, le maire de Ratoma, le père de toute la jeunesse de Ratoma est parti. Je retiens beaucoup de bonnes choses de lui (pleurs). Monsieur le maire de Ratoma a été pour moi un père, il m’a approché dès qu’il m’a vu, il m’a vraiment aimé.

Monsieur Taran est un grand monsieur, c’est un grand intellectuel que la Guinée vient de perdre. Il nous a toujours dit nous battre contre la ségrégation. La dernière fois, j’ai fait une liste. Il m’a dit, Cellou, la liste là n’est pas bonne. Je lui ai demandé pourquoi monsieur le maire ? Il me dit, regarde, il n’y a que des Diallo. Il dit, c’est tout le monde, mets tout le monde. Voilà ce qu’il était en train de nous apprendre ».

Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG : « ce n’est pas seulement la commune de Ratoma qui est en deuil aujourd’hui, c’est la Guinée qui est en deuil. Parce que la Guinée vient de perdre un de ses dignes fils. Je retiens de Taran  un homme humble, un bon cadre. C’est hier qu’on s’est vu pour la dernière fois. Hier, j’ai passé la journée avec lui. Il s’est battu pour l’émancipation de la femme, pour l’instauration de la démocratie, il s’est battu à mes côtés, j’ai fait la campagne plusieurs fois avec lui. Donc, je retiens de lui un vrai guinéen ».

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma : « hier, nous avons passé la journée au baptême de notre neveu à Hamdallaye, tout près de chez lui ici. On a passé la journée à nous recréer. On s’est quitté dans les environs de 12 heures, 13 heures, je l’ai laissé en bonne forme. Nous sommes allés à une autre cérémonie. Et aujourd’hui de bonne heure, c’est un coup de téléphone qui m’a réveillé de mon lit pour m’annoncer qu’ils ont vu dans les réseaux sociaux que le maire de Ratoma est décédé. Je dis, ce n’est pas vrai, parce que j’étais avec lui hier jusque le soir.

J’ai succinctement fait des appels, tous ses numéros étaient éteints parce que c’était très tôt ; sauf celui pour lequel on était au baptême de son enfant. Ça, c’est Alpha Tess qui m’a confirmé la mort du maire. Honnêtement parlant, c’est quelque chose qui me dépasse et je perds l’expression. Souleymane Taran était un monsieur d’abord sage et humble, nous avons grandi ensemble au cours de notre jeunesse.

On a passé des moments de politique ensemble, on était au niveau du bureau fédéral de Ratoma ensemble, toujours dans la sagesse, dans le respect et dans la gaité de tout un chacun. J’ai collaboré avec Souleymane Taran, celui que je perds aujourd’hui est un ami intime qui est cher à moi. Et, je suis certain qu’il en est de même pour tout ce beau monde que vous voyez devant vous ».

Issa Soumah, 1er vice maire de Ratoma : « c’est difficile de dire quoi que ça soit maintenant. Vous savez, c’est vrai que je suis le premier vice maire, mais Souleymane Taran est mon grand frère. Donc, c’est une perte énorme pour moi, une perte cruelle. Et Souleymane Taran était d’un humanisme exemplaire. Il était partout, même hier, il a participé à beaucoup de cérémonies : les affaires sociales, les baptêmes, les mariages, il assistait à tout ce qui se passait au niveau de la commune. Donc, c’est avec un cœur serré que nous avons appris cette nouvelle ce matin. Nous demandons aux populations de Ratoma de rendre un vibrant hommage à monsieur le maire, Souleymane Taran ».

Alpha Oumar Sacko, 2ème vice maire : « j’ai un sentiment de tristesse. Pour qui connait Taran, son engagement pour sa commune, son engagement pour tous les citoyens de Ratoma, nous pourrons dire que nous avons aujourd’hui une très grande perte. Cet homme incarnait l’unité des citoyens de Ratoma. Il n’avait pas de distinction, au-delà des partis politiques, au-delà de toutes autres considérations ; il considérait les citoyens de Ratoma comme tous les autres ; il traitait tout le monde au même pied d’égalité ».

Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG : « c’est aux alentours de 4 heures 50 minutes que mon téléphone a sonné. C’est Dr Barry de la polyclinique de Dixinn qui me réveille, m’annonçant le décès de monsieur Taran Diallo. (…) Croyez-moi, aujourd’hui c’est toute la Guinée qui est endeuillée. Mais, l’UFDG a perdu une grande personne, la nation guinéenne a perdu une grande personne ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « c’est une très grande perte pour l’UFDG, c’est une perte pour la Guinée, c’est aussi une grande perte pour le président Cellou Dalein. Le maire Taran était un homme compétent, un homme humble, il était courtois, il aimait la Guinée, il aimait l’ensemble des guinéens. La preuve, c’est pendant ces élections communales, vous avez vu grâce à son leadership, l’UFDG est parvenu à avoir 34 quartiers sur les 34 à Ratoma. Mais, ce que les gens ne savent pas, c’est que Taran était un proche collaborateur du président Cellou Dalein.

Il faisait partie des gens auxquels le président Cellou avait entièrement confiance .Taran a consacré toute sa vie à l’UFDG, mais Taran était un homme juste, c’était un homme droit, c’était un homme qui aimait l’ensemble des guinéens. Mais Taran aussi, c’était un grand sportif, il a consacré sa vie à ce truc de Taekwondo, il en était le président. Donc, c’est une grande perte pour le peuple de Guinée.

Nous avons dit à la famille de mettre Taran à notre disposition pour qu’on puisse rentrer en contact avec le gouvernorat, pour qu’on rentre aussi en contact avec la fédération du Taekwondo pour qu’on puisse organiser ensemble, ça veut dire que ce n’est pas l’UFDG seulement, mais avec les autorités, avec les sportifs, avec ses amis, qu’on puisse réserver à Taran un enterrement digne parce qu’il le mérite ».

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice président de l’UFR : « l’objectif de ma présence ici, c’est venir présenter personnellement d’abord mes condoléances avant que la délégation de l’UFR ne vienne présenter les condoléances. J’ai connu le maire Taran. Il était quelqu’un de très correct. Sa disparition subite surprend tout le monde. L’émotion est d’autant plus grande qu’on ne s’attendait pas du tout à cette disparition ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Télimélé : pose de la première pierre de la construction d’une maison des jeunes à Sinta

24 juin 2019 à 16 04 45 06456

Les travaux de construction des infrastructures financées par l’Agence National de Financement des Collectivités (ANAFIC) ont été lancés le samedi, 22 juin 2019, dans la préfecture de Télimélé. C’est la commune rurale de Sinta qui a été la première commune visitée par la délégation, composée du directeur national de la marine marchande, du préfet et de ses collaborateurs. La cérémonie a été caractérisée par la pose de la première pierre pour la construction d’un centre culturel, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La commune rurale de Sinta a constituée la première étape de cette mission, conduite par Mamadou Cellou Garaya Diallo, directeur national de la marine marchande. Monsieur Diallo et sa suite ont bénéficié d’une chaleureuse réception de la part des populations, massivement mobilisées pour la pose de la première pierre d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le directeur national de la marine marchande a expliqué les raisons du financement de divers projets par l’ANAFIC avant d’inviter les citoyens à cultiver la paix et la non-violence. « Aujourd’hui, nous sommes à Sinta pour la pose de la première pierre de la maison des jeunes et du stade. Cela prouve à suffisance que le président de la République, le professeur Alpha Condé, aime sa population. C’est pour cela qu’il a dit qu’il faut redistribuer les ressources jusqu’à la base. Nous partirons dans tout le pays.

Il a délégué les membres du gouvernement dans toutes les préfectures, les sous préfectures et tous les districts. C’est l’objet de notre mission ici. C’est de prouver à la population que chacun a droit aux richesses du pays. Le message que je veux lancer aux jeunes, c’est de leur dire de redoubler d’ardeur, de prôner la paix. Parce que sans paix, on ne peut rien faire, de ne pas accepter que les gens créent des objets de controverses entre nous. Il y a trop de délation, les gens ne font que mentir, ils ne disent pas la vérité.

Toutes les réalisations du professeur Alpha Condé au bout de ses 9 ans constituent un exemple. C’est ce qui prouve que le président Alpha Condé travaille bien et qu’il est prêt à aider la population. Donc nous aussi, nous devons nous lever pour le soutenir, pour qu’il puisse travailler et nous aider à avoir ce qu’on veut », a lancé Cellou Garaya Diallo.

Le maire de la commune rurale de Sinta, Mamadou Binta Barry, a remercié les autorités pour les actions qui sont en train d’être réalisées au bénéfice des populations. « Je remercie le gouvernement pour cette initiative. C’est depuis 1964 que notre sous-préfecture a été créée. C’est cette année seulement que nous faisons la pose de la première pierre pour une maison des jeunes. Donc, c’est quelque chose qui est salutaire. La jeunesse et les sages se disent très contents par rapport à cet appui », a fait savoir le maire de Sinta.

Pour sa part, Yéro Djouma Diallo, président sous-préfectoral de la jeunesse de Sinta, a dit toute la satisfaction de la jeunesse de bénéficier d’infrastructures qui lui sont dédiées. « Nous sommes très contents. Nous avons eu ce qu’on n’a pas l’habitude de voir, grâce au professeur Alpha Condé. Nous avons vu la pose de la première pierre pour la construction de notre maison des jeunes.

Ensuite, j’avoue que les sages de Thaël et les autorités locales nous ont octroyé des domaines ici pour non seulement la maison des jeunes, mais aussi un stade sous-préfectoral. Il y a également un programme de construction d’une école primaire à Koobé, dans le district de Biro. La jeunesse est très contente de vous, nous sommes derrière vous », a-t-il lancé.

Selon madame Barry née Fatoumata Lamarana, agent de développement local, la construction de cette maison des jeunes est estimée à 538 millions 071 mille 506 francs guinéens.

Depuis Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Conakry : des enseignants contractuels manifestent avec le coran et la bible en mains à Kaloum

24 juin 2019 à 15 03 40 06406

Les enseignants contractuels continuent toujours de réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont organisé une nouvelle manifestation de rue ce lundi, 24 juin 2019 dans le centre administratif de Kaloum pour maintenir la pression sur les autorités. Les manifestants qui détenaient le coran et la bible, ont maudit ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique avant de donner un ultimatum à Mory Sangaré, leur ministre de tutelle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est au niveau du rond-point du port autonome de Conakry que ces enseignants, engagés en début d’année comme contractuels pour pallier l’absence des titulaires, en grève, ont entamé cette énième marche pacifique. Coran et Bible en mains, les manifestants ont défilé jusque devant le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, tout en maudissant tous ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique. Ils détenaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « A bas Mory Sangaré » ; « Il faut notre intégration à la fonction publique sans concours » ; ou encore « Trop c’est trop ».

« La lutte continue jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites. Nous ne sommes pas une armée, nous sommes bien structurés. C’est Dieu, le coran, la bible et notre détermination qui constituent notre arme. Comme vous l’avez constaté, c’est la première fois qu’il y ait une telle manifestation sans violence ou arrestation, nous remercions l’unité de police qui était là pour encadrer le mouvement. Nous marchons parce que les négociations n’aboutissent pas, sinon on n’a pas opté pour les manifestations de rue. Nous sommes ouverts au dialogue à chaque fois quand les autorités le demandent », a déclaré Oumar Magassouba, 2ème vice coordinateur des enseignants contractuels de Guinée.

A l’issue de cette manifestation, Kalo Souraghata, membre de la coordination des enseignants contractuels de Guinée, a appelé ses collègues à une plus grande mobilisation pour continuer le combat jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Aujourd’hui, nous avons consacré une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire nationale : de Conakry jusqu’à Zoo. Mais, ce que nous avons remarqué comme positif déjà, le message est passé et nous lançons un message aux contractuels de sortir massivement manifester, de ne pas avoir peur.

Nous allons dire à monsieur Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, si toutefois il ne parvient pas à nous satisfaire d’ici le mercredi, le jeudi encore on sera dans les rues et devant lui, et il saura qui sommes-nous. Quand vous voyez la bible et le coran, ce n’est pas pour autre chose, c’est cela nos armes », a-t-il laissé entendre.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Mairie de Ratoma : qui va succéder à Souleymane Taran Diallo ?

24 juin 2019 à 13 01 32 06326

Comme annoncé précédemment, Souleymane Taran Diallo, jusque là maire de la commune de Ratoma, est décédé dans la nuit du dimanche à lundi des suites d’une crise cardiaque. L’émotion est grande dans sa famille biologique et politique ce lundi 24 juin 2019. Monsieur Diallo est à la tête de cette commune depuis le 20 octobre 2015, d’abord en tant que président de la délégation spéciale, puis en tant que maire élu de Ratoma. L’on se demande qui va prendre sa succession.

Né en 1951 à Conakry, Souleymane Taran Diallo, diplômé en Philosophie et Linguistique, a tiré sa révérence en laissant un grand vide derrière lui dans la commune de Ratoma. Selon nos informations, monsieur Diallo a rejoint les rangs de l’UFDG, principal parti de l’opposition en 2008.

Conformément à l’arrêté ministériel 4631/MATD, du 1er octobre 2015, en vertu de l’accord politique du 20 août de la même année, Souleymane Taran est installé comme président de la délégation spéciale de Ratoma. C’était le mardi, 20 octobre 2015. Il a occupé ce poste jusqu’à la suspension desdites délégations spéciales.

A l’issue des élections communales du 04 février 2018, l’UFDG l’emporte largement à Ratoma. En tant que tête de liste de l’UFDG pour Ratoma, Souleymane Taran Diallo va l’emporter lors du vote pour la constitution de l’exécutif communal, organisé samedi 15 décembre 2018. Il s’était imposé par 30 voix sur les 45 conseillers que compte la commune. La liste de l’UFDG avait également remporté les postes de sept (7) vices maires de Ratoma, une razzia, serait-on tenté d’écrire.

Lors de son installation, le 22 février 2019, Souleymane Taran avait tenu un discours profond et réaliste. « A partir d’aujourd’hui, et pour les cinq prochaines années, nous allons travailler pour les habitants de Ratoma qui nous ont élus, qui nous ont plébiscité. Je tiens à préciser ici, qu’à la commune de Ratoma, il n’y aura pas de partis politiques. Je vous le promets, nous allons travailler tous ensemble, autant que faire se peut.

Avant aujourd’hui, nous avons tendu les bras à tout le monde pratiquement, nous avons rendu visite à certains, nous avons appelé d’autres qui n’étaient pas du même parti politique que nous, pour leur dire je souhaite que nous travaillions ensemble. En réalité, cela ne voulait pas dire que je voulais que vous votiez forcément pour moi le jour de l’élection. C’est que, au delà de l’élection, au delà de ce jour, je voulais tendre la main pour que nous travaillions ensemble. Parce que je sais, je suis convaincu, archi-convaincu que si nous ne mettons pas ensemble, nous ne pourrons pas réussir ».

Voici la liste de ces vices maires par ordre : Issa Soumah (1er vice maire), Alpha Oumar Sakho (2ème vice maire), Mariama Ciré Wann (3ème), Alpha Oumar 3 Diallo (4ème), Faya Touré (5ème), Marguerite Camara (6ème), Mamoudou Diallo (7ème).

Selon nos informations, c’est Issa Soumah (1er vice maire) qui devrait occuper la tête de la mairie suite à cette disparition brutale de Souleymane Taran, arraché à l’affection des siens.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 1799 17

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