Conakry : Aminata Touré lance le site internet de la mairie de Kaloum

7 décembre 2019 à 9 09 35 123512

Le site web de la mairie de Kaloum, le centre des affaires de la capitale guinéenne, a été officiellement lancé ce vendredi, 06 décembre 2019, par le maire Aminata Touré. Cette initiative est née du projet OpenGuinée de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) qui consiste à faire de Kaloum un modèle de transparence et de rédevabilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le site web, intitulé www.mairiedekaloum.org, été lancé ce vendredi, par madame le maire de la commune. C’était en présence des membres de l’Association des Blogueurs de Guinée, partenaire technique pour la mise en œuvre de cette plateforme. Selon nos informations, ce site web a pour but de donner une visibilité en termes de transparence dans la gestion du conseil communal de Kaloum mais aussi de permettre aux citoyens d’avoir accès aux données de cette commune.

Dans son intervention, madame Aminata Touré est revenue en détails sur les raisons d’une telle initiative. « La décision a été prise par la commune de Kaloum pour se mettre au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO). Ce n’est pas une décision facile parce que les habitudes aidant, nous ne sommes pas habitués à cela. Mais nous, à la commune de Kaloum, nous sommes convaincu que c’est une excellente chose. Parce que nous avons été élus par des populations qui nous ont fait confiance, des populations qui nous écoutent, des populations qui ont leur destin dans notre main et comme vous le savez, ces populations sont soumises au payement des recettes, à des payements de taxes. Donc, il faut qu’elles comprennent pourquoi elles payent ces taxes. Il faut que ces populations comprennent à quoi servent leurs taxes. C’est un devoir citoyen et c’est la raison pour laquelle, à la mairie de Kaloum, l’ensemble des élus et l’administration de la commune, nous avons pris la décision d’adhérer au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert ».

En outre, madame Aminata Touré a ajouté que c’est pour un souci de transparence que le site web a été lancé. « C’est pour la transparence dans la gestion de la chose publique, c’est l’ouverture des données budgétaires, c’est la mise à disposition de toutes les informations qui relèvent de la commune de Kaloum. Vous avez aujourd’hui ce bel outil qui vous permet à partir d’un clic de savoir quelles sont les écoles que vous avez sur le territoire de Kaloum, quels sont les centres de santé, quels sont les services qui sont là et tous les renseignements. Nous remercions ABLOGUI et ses partenaires et nous disons encore une fois qu’à la commune de Kaloum, nous sommes à la disposition des citoyens », a laissé entendre madame le maire.

Pour sa part, Mamadou Alpha Diallo, président d’ABLOGUI, a expliqué les fonctionnalités du site web de la mairie de Kaloum. « Nous pouvons y trouver plusieurs informations. Ce qui est important et nous marque le plus en tant que citoyen, c’est d’abord le budget primitif 2019 de la mairie de Kaloum qui est modifiable en format ouvert et qui permet donc à tous les citoyens de venir le prendre, l’analyser et l’étudier en utilisant d’autres logiciels, et donc à se faire une idée sur ce budget-là. Mais au-delà de ça, il y a des informations d’ordre général, par exemple la présentation de la commune de Kaloum, les activités économiques. Nous avons aussi réalisé une cartographie de la ville en mettant tous les points d’intérêt économique. A travers ce site, nous permettons aux citoyens de rentrer en contact avec les élus, à demander des rendez-vous avec madame le maire. Sur le site, les citoyens peuvent directement poser des questions et faire des commentaires. Autre chose, c’est un volet réseaux sociaux qui est très important dans le projet. Nous appuyons la mairie de Kaloum, nous en tant que blogueurs, utilisateurs des réseaux sociaux, nous allons aider la mairie de Kaloum à avoir un service de communication dynamique qui peut tenir comptes des réseaux sociaux où l’interaction est lus grande et plus forte avec les citoyens », a-t-il fait savoir.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Boké : plusieurs écoles fermées au profit d’une « manifestation politique »

6 décembre 2019 à 18 06 18 121812

Il n’y a pas eu cours ce vendredi, 06 décembre 2019, dans la plupart des écoles secondaires de la commune urbaine de Boké. Les établissements scolaires sont restés fermés au profit d’une manifestation qui n’a finalement pas eu lieu, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Du lycée-collège Filira au groupe scolaire Elites, en passant par le lycée Yomboya, le constat était le même ce vendredi matin : les classes fermées, pas d’enseignants et très peu d’élèves présents. Selon un élève rencontré dans la ville, il leur a été demandé de ne pas aller à l’école aujourd’hui. Mais, d’aller plutôt accueillir le président Alpha Condé qui devrait aller à Boké.

« Hier, on était en classe, lorsqu’un membre de la direction est venu nous informer que le président de la République sera à Boké ce vendredi. Il nous a dit d’aller massivement l’accueillir. Il nous a dit aussi que nous devons aller si nous voulons avoir le Bac. Selon lui, si on a échoué l’année passée, c’est parce que Boké n’a pas soutenu le Professeur Alpha Condé », explique cet élève.

Cet autre élève n’était pas au courant de la nouvelle. Il a été surpris donc quand il est arrivé à l’école ce matin. « Quand je suis arrivé à l’école ce matin, je n’ai trouvé aucun professeur sur place. Il y avait juste quelques élèves. On est restés un peu et puis on est rentrés aussi », a-t-il expliqué.

Dans les écoles, il est difficile d’avoir des explications sur cette situation. Un seul responsable d’école a été accepté de nous parler sous anonymat. Mais lui aussi dit ne rien savoir de précis là-dessus. « Il n’y a pas eu cours chez nous ce vendredi. Hier, j’ai reçu l’ordre de mon responsable hiérarchique de libérer les enfants aujourd’hui et les encourager à participer à une manifestation. Je ne sais pas de quelle manifestation il s’agissait et je n’ai pas posé de questions », soutient-il.

Selon nos informations, le président de la République n’était pas attendu ce vendredi à Boké. C’est plutôt une manifestation des partisans du projet de nouvelle Constitution qui était prévue dans la ville. Mais, celle-ci n’a finalement pas eu lieu pour des raisons que nous ignorons.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Kindia : un seul kit d’enrôlement pour plus de 6 secteurs au quartier ThiernoDjibia

6 décembre 2019 à 8 08 02 120212

Depuis le lancement des opérations de révision des listes électorales le 21 novembre 2019, les incidents ne cessent de se multiplier à travers la Guinée et même à l’étranger. La ville de Kindia n’est pas épargnée par les nombreux couacs qui émaillent le processus. Le quartier ThiernoDjibia a connu une sainte pagaille hier, jeudi 5 décembre 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Une interruption du processus d’enrôlement des électeurs a été enregistrée ce jeudi à la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes électorales (CAERLE) numéro 1 de ThiernoDjibia, l’un des quartiers les plus peuplés de Kindia.

Fodéba Fadiga, chauffeur de profession, est sur la file d’attente depuis deux jours. Mais, ce jeudi matin, il accuse l’opérateur de procéder par favoritisme. « Je suis là depuis 2 jours. Ce matin aussi, j’ai fait plus d’une heure pour m’enrôler, mais je vois que c’est par connaissance qu’ils sont en train d’enrôler les gens. D’abord, c’est une fille que je connais bien qui est venue nous trouver ici. Elle s’est vite enrôlée devant nous. La deuxième aussi est venue pour faire la même chose. J’ai dit non, ça ne se passera pas comme ça. On a fait la pagaille et l’agent recenseur s’est énervé. Il a éteint la machine pour partir vers une destination inconnue, laissant la foule souffrir ici », a-t-il expliqué.

L’opérateur concerné, répondant au nom de Sékouba Kéita, a été appelé par ses chefs pour des explications. Il est revenu sur ce qui s’est passé en se disant débordé par le travail. « Ce n’est pas la première fois. Vous savez, ThiernoDjibia c’est un grand quartier qui a plus de six secteurs et ils n’ont envoyé qu’un seul kit. Donc, le seul kit ne peut pas couvrir tout le quartier. Les gens quittent Mangoya, Contournante, pour venir ici. Donc pratiquement, ce n’est pas facile de travailler et les gens peuvent déposer des dossiers, plus de 300 à 400. On me dit de les traiter alors que je suis seul. Je peux travailler jusqu’à 18 h et quelques. Quand je suis épuisé, je suis obligé de fermer et quitter ».

En outre, Sékouba Kéita accuse les citoyens de faire preuve d’impatience. « Certains sont impatients. Il y en a qui ont déposé les dossiers ça fait deux jours, trois jours, quatre jours même. Ils viennent énerver, en disant qu’ils veulent coute que coute le récépissé et rentrer chez eux, tant disque qu’’il y a d’autres qui attendaient aussi. Donc, avec ce nombre pléthorique, il n’est pas facile de recenser tout le monde avec une seule machine ».

Pour faire face à ce désagrément, Sékouba Kéita dit avoir joint ses supérieurs hiérarchiques. « J’ai remonté l’information, ils ont dit qu’ils vont augmenter la CAERLE. Donc ici pratiquement, il faut plus de quatre CAERLE pour couvrir tous les secteurs. Cette impatience est due au manque de matériels parce qu’ils n’ont envoyé qu’un seul kit. Si c’est la rapidité, toute la population est témoin que je suis rapide, car je traite vite les dossiers. Donc, avec ce monde, il va falloir d’autres CAERLE ici. S’il y a plus de CARELE ici, la pagaille là va s’arrêter », soutient-il.

Elhadj Djibril Diallo, le chef du quartier, dénonce le mauvais travail fait par la CENI. « S’il y a des incidents ici, ils sont causés par ceux qui ont déplacé la CAERLE de secteur en secteur. Les choses ne marchent pas comme nous le voulons. D’abord au début, tous les quartiers ont commencé, et nous, on a débuté après 4 jours. Le travail ne s’effectue pas normalement. Chaque jour, on commence un peu tard pour terminer très vite, accompagné par des pauses. Donc, il n’y a presque pas le travail ici avec le peuplement du quartier. Ils veulent déplacer la seule CAERLE. Pourtant dans les autres secteurs, les CAERLE sont immobiles. Alors, pourquoi le changement chez nous ? Pourquoi la CAERLE n’est pas stable ici ? Qu’est-ce qu’ ’ils veulent ? Toutes les élections organisées ici à ThiernoDjibia, il n’y avait nullement de la pagaille. Cette fois-ci, c’est monsieur Sogbè Mady Diané de la CECI qui veut semer la pagaille en déplaçant la CAERLE », accuse le chef de quartier.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Célébration des 74 ans de l’ONU : le maire de Boké dénonce les méfaits de l’exploitation minière

5 décembre 2019 à 19 07 38 123812
Général de brigade Siba Séverin Lohalamou, gouverneur de la région administrative de Boké

Pour célébrer le soixante quatorzième (74ème) anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies, la représentation du Système des Nations unies en Guinée a réuni à Boké de nombreux acteurs ce jeudi 5 décembre 2019. L’activité, organisée dans un réceptif hôtelier de la place, a regroupé des acteurs de la société civile, les sociétés minières, la jeunesse, les femmes et l’administration locale pour parler des 17 Objectifs du Développement Durable à l’horizon 2030, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr Georges Alfred Kizerbo, représentant du Système des Nations Unies (SNU) en Guinée

Dr Georges Alfred Kizerbo, représentant du Système des Nations Unies (SNU) en Guinée, est revenu sur les objectifs de la cérémonie. « La célébration de la journée des Nations Unies a pour objectif général de contribuer à la valorisation de l’impact des actions du Système des Nations Unies à travers la promotion de la paix et la réalisation de l’agenda 2030 des Objectifs du Développement Durable, vulgariser la réforme des Nations Unies auprès du gouvernement et du secteur privé pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable », a énuméré monsieur Kizerbo.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou. Il a remercié le Système des Nations Unies pour l’aide qu’il apporte à la Guinée dans le cadre de son développement. « L’organisation des Nations Unies, en dehors des contributions qu’elle apporte dans le développement de notre pays, des catastrophes naturelles et des maladies, accompagne activement le système de développement économique et social de notre pays. On se souvient du soutien inestimable apporté par le Système des Nations Unies au gouvernement pendant les deux ans lorsque ceux-ci se battaient avec la maladie hémorragique à virus Ebola. On voit chaque jour ce qu’ils apportent à nos compatriotes qui se battent avec le SIDA et le soutien apporté à nos fils et filles qui partent à l’école. Au plan régional, il a été constaté que le Système des Nations Unies a apporté ses contributions à toutes les 5 préfectures qui composent la région administrative de Boké », a énuméré le gouverneur.

Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké

Le Maire de la commune urbaine de Boké, Mamadouba Tawel Camara, a souhaité la bienvenue à ses hôtes. Ensuite, monsieur Camara a fait la présentation de la collectivité qu’il dirige avant de dénoncer l’impact de l’exploitation minière à Boké. « La commune urbaine de Boké, qui a l’honneur d’abriter cette grande cérémonie, est composé de 11 quartiers urbains et de 4 districts pour une population estimée à 65 000 habitants environ. Les principales activités de nos populations sont: l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat. Aujourd’hui, ces activités sont fortement menacées par les activités d’exploitation minière », a précisé l’élu local.

Barry Angola, président du Conseil National des Opérateurs Economiques Guinéens pour le Développement

Présent à la rencontre, Barry Angola, président du Conseil National des Opérateurs Economiques Guinéens pour le Développement, a invité à appuyer les entreprises locales. « Je remercie beaucoup cette initiative du Système des Nations Unies en Guinée. Le développement durable doit compter sur la contribution des fils du pays. Il faut que l’Etat et les institutions internationales soutiennent les entreprises locales. Ce sont ces entreprises qui peuvent mettre fin au chômage. Je demande aux Nations Unies et à la Guinée d’investir sur les entreprises locales et je demande aux guinéens de contribuer à la paix », a lancé monsieur Barry.

Une visite du musée de Boké a mis fin aux activités de la célébration de l’an 74 du Système des Nations Unies.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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Kounsitel (Gaoual) : l’enrôlement des électeurs émaillé de plusieurs problèmes

5 décembre 2019 à 14 02 18 121812

Lancée officiellement le 21 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales ne se passe bien dans la commune rurale de Kounsitel, relevant de la préfecture de Gaoual. Selon un agent sur le terrain qui a contacté a rédaction de Guineematin.com, les travaux sont compliqués par plusieurs problèmes auxquels sont confrontés non seulement les agents recenseurs mais aussi les citoyens.

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel, VP de la CAERLE n°0275

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel est le vice-président de la Commission Administrative d’Etablissement et de révision des Listes Électorales n°0275. Une CAERLE qui couvre les districts des Himaya et de Dinguetery pour un total de 8 bureaux de recensement. Selon lui, depuis le début de cette opération, son équipe est confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain.

« D’abord, les bureaux où se font le recensement sont très éloignés l’un des de l’autre. Quand on quitte un bureau, on va parcourir une dizaine de kilomètres pour arriver à un autre. Et les routes sont impraticables. Certains villages se trouvent des montagnes, on est obligés de laisser les motos en bas pour monter dans le village et enrôler les habitants de ces localités. Nous avons commencé les travaux le 21 novembre, et jusqu’à présent nous n’avons pu faire que 3 bureaux.

Nous sommes arrivés au quatrième bureau hier soir. Et, je précise que nous n’avons rien reçu de la CENI jusqu’à présent. C’est grâce au maire de Kounsitel que nous avons pu commencer le travail. C’est lui qui a pris son propre argent pour donner aux responsables de toutes les CAERLE de sous-préfecture pour qu’on puisse acheter le carburant et aller travailler sur le terrain », explique notre interlocuteur.

Cet élu à la mairie de Kounsitel déplore aussi l’organisation que son équipe a trouvée sur le terrain, et qui empêche beaucoup d’électeurs à se faire enrôler. « Il n’y a pas beaucoup de bureaux de recensement, certains citoyens sont obligés de parcourir 5 kilomètres s’ils veulent se faire enrôler. Ce qui fait que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se faire enrôler. Le premier bureau où nous sommes passés se trouvait dans le secteur de Madina Dian.

Mais, le président du district a jugé nécessaire qu’on le déplace pour aller s’installer à Kourèwel parce que c’est là-bas où se trouverait la majorité de la population. Et puisqu’il est recommandé quand on arrive dans une localité, de rencontrer toujours l’autorité locale, échanger avec elle avant de commencer le travail, nous sommes partis nous installer là où le président du district nous a demandé de rester. Donc, les habitants de Madina Dian aussi ont dit qu’ils n’iront pas là-bas parce que c’est distant », a-t-il regretté.

Sur le plan logistique également, la situation n’est pas bonne. Boun Malick Bah souligne qu’il n’y a pas de certificats de résidence, « on n’a pas non plus de récépissés. On a appelé à Gaoual pour demander à ce qu’on nous aide à avoir des récépissés, mais on nous a fait comprendre que ça manque là-bas aussi. Le nombre de récépissés qui était venu est déjà fini. Donc nous travaillons ici dans des conditions extrêmement difficiles », alerte monsieur Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Kindia : le FNDC porte plainte contre le maire de la ville

5 décembre 2019 à 10 10 31 123112

L’antenne du FNDC à Kindia décide de poursuivre le maire de cette commune urbaine en justice. La structure a porté plainte contre Mamadou Bangoura, accusé d’avoir interdit illégalement les manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé dans la ville des agrumes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Interdit de manifester et plusieurs de ses responsables emprisonnés depuis quelques semaines, le FNDC-Kindia ne lâche pas prise. Le mercredi, 04 décembre 2019, la structure, opposée au projet de changement constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, a déposé plainte contre le maire de la ville. Elle a déposé dans le même temps une lettre d’information par rapport à une nouvelle manifestation qu’elle compte organiser le 10 décembre prochain.

Kemo Mali Fofana, coordinateur régional par intérim du FNDC

C’est le coordinateur régional par intérim du FNDC à Kindia, Kémo Mali Fofana, qui l’a annoncé devant la presse. « Nous venons directement du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour porter plainte contre les décisions illégales du maire de la commune urbaine de Kindia afférant à l’interdiction des manifestations à Kindia.

Après, nous avons aussi déposé une nouvelle lettre d’information pour une éventuelle manifestation prévue le mardi, 10 décembre 2019. Il faut le dire que cette fois-ci, c’est une leçon qu’on donne au maire Mamadouba Bangoura pour qu’il sache que s’il interdit nos manifs mille fois, on portera mille fois plainte contre lui en saisissant notre pool d’avocats. Et ça c’est une décision irrévocable », a-t-il déclaré.

Contacté par un journaliste de Guineematin.com peu après cette annonce, le maire de Kindia a dit n’avoir pas encore été informé de cette plainte. « Je ne suis même pas informé de cette plainte, je me demande pourquoi ils porteraient plainte contre moi. Donc j’attends qu’on m’informe officiellement et là je réagirai. Car j’ignore même de quoi je suis reproché », a dit Mamadouba Bangoura.

A rappeler que cinq responsables de l’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia sont détenus depuis quelques semaines à la prison de civile de la ville. Selon Abdoulaye Bah, chargé des questions juridiques du FNDC-Kindia, les cinq détenus ne sont pas en bonne santé.

« Actuellement, Alsény Farinta Camara est malade parce qu’il a un régime alimentaire particulier et ses 4 collègues ne sont pas également en bonne santé. Ce qui est très grave. Donc maître Salifou Beavogui travail avec le procureur général monsieur Mohamed Lamine Diawara, pour qu’il y ait une audience organisée dans les prochains jours », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Conakry : les travaux du forum sur l’urbanisation durable en Guinée lancés

4 décembre 2019 à 18 06 00 120012

Le Forum Urbain National de l’Habitat de Guinée (FUNAGUI) s’est ouvert de mercredi, 04 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Pendant trois jours, les participants vont se pencher sur « la problématique du schéma national d’aménagement du territoire de la Guinée en vue d’une planification urbaine qui tienne compte des défis d’infrastructures, des services sociaux de base, de l’assainissement urbain, du changement climatique ».

Une initiative du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire en collaboration avec ONU-HABITAT qui regroupe tous les acteurs impliqués dans le secteur dans notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le forum est placé sous le thème « Gouvernance des institutions, urbanisation durable et opportunités de croissance économique soutenable à l’horizon 2040 ». Il s’ouvre au lendemain des foras régionaux tenus à travers le territoire national dans le cadre du projet ville durable financé par la délégation de l’Union Européenne en Guinée.

Claude Ngomsi, chef du bureau régional et représentant de l’ONU-HABITAT en Guinée

Dans son intervention, Claude Ngomsi, chef du bureau régional et représentant de l’ONU-HABITAT en Guinée, est revenu sur l’intérêt que revêt l’organisation d’un tel forum. « Ce forum s’inscrit à la veille du dixième forum mondial qui se tiendra à Abou Dhabi du 08 au 13 février 2020. Les conclusions des foras nationaux sont souvent partagées à ce forum dont le thème est Villes d’opportunités : établir un lien entre la culture et l’innovation. Nous invitons le gouvernement de la République de Guinée et tous les partenaires de la société civile, du secteur privé et des universités à s’inscrire et à venir au forum urbain mondial pour partager leurs expériences et identifier les meilleures pratiques à adopter ».

Boubacar Barry, ministre du Commerce

Le ministre du Commerce, Boubacar Barry, a présidé l’ouverture des travaux de ce forum. Au nom du Premier ministre et du ministre de la Ville, monsieur Barry a rappelé le contexte dans lequel se tient cette activité. « Cette rencontre se tient dans un contexte marqué par l’augmentation sans cesse de la population urbaine, la juxtaposition des quartiers huppés et des habitats précaires, l’occupation anarchique des espaces, la réalisation des constructions illégales jusqu’à dans les domaines publics maritimes et ce, malgré les multiples efforts fournis çà et là par les acteurs du secteur de la planification urbaine et de l’habitat. Pour corriger cette situation, notre pays la République de Guinée se dotait, il y a environ deux décennies, de plusieurs instruments juridiques et de planification urbaine destinés à guider et orienter son processus d’urbanisation et d’habitation. C’est le cas du schéma national d’aménagement du territoire élaboré en 1991 mais qui a souffert pour son application », a expliqué le ministre du Commerce.

En outre, Boubacar a rappelé les efforts fournis récemment par les autorités dans le secteur. « C’est pourquoi, à l’avènement de la troisième République… pour une gestion saine et efficace du secteur de l’urbanisme et de l’habitat, le gouvernement a initié entre autre actions : un programme ambitieux appelé Grand Conakry 2040. Cette vision de monsieur le président de la République a pour but d’encadrer le projet Guinée émergente. Dans cette optique, le gouvernement a mis en place un projet dénommé Programme de Développement et d’Assainissement Urbain en Guinée dont la mise en œuvre est assurée par le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU-HABITAT) sur financement de l’Union Européenne. L’un des résultats clés attendus est l’organisation du présent forum national », a-t-il laissé entendre.

Professeur Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Guinée (OMS) et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies
Pr. Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’OMS et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies

Pour sa part, Professeur Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Guinée (OMS) et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies a dit tout l’intérêt que son institution accorde à la thématique du développement urbain. « Cette concertation sur l’urbanisation durable en Guinée vient à point nommé pour revisiter les orientations prises par le gouvernement et toutes les institutions en matière de politique, stratégie, de développement sectoriel et intersectoriel, de règlementation, d’organisation et de programmation des investissements. Il s’agit de documenter les recommandations émanant du niveau régional et périphérique à même de renforcer la gouvernance urbaine, locale et nationale et avec pour finalité la maitrise de l’occupation des sols et le bien-être des populations », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Coyah : arrestation de plusieurs responsables de CAERLE issus de l’UFDG

4 décembre 2019 à 16 04 00 120012

Au moins cinq présidents de CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales), issus de l’UFDG, ont été arrêtés ce mercredi, 04 décembre 2019, dans la sous-préfecture de Manéyah, relevant de la préfecture de Coyah. C’est l’honorable Aliou Condé, un des vice-présidents du principal parti d’opposition du pays, qui a confié l’information à la rédaction de Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Selon lui, ces opposants ont été mis aux arrêts parce qu’ils ont refusé de boycotter l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales en cours. « Comme ils font le travail conformément aux instructions de la CENI, les autorités administratives locales ont demandé à ce qu’on les change et qu’on les remplace par d’autres personnes. Et comme ils ont refusé cette modification, ce sont des pick-up de la gendarmerie qui sont allés aujourd’hui pour les ramasser », a-t-il annoncé.

Les personnes interpellées sont : « Mohamed Camara de la CAERLE 2137 de Bentourayah Village ; Thierno Aliou Diallo de la CAERLE 2145 de Fassia Centre ; Aboubacar Sabari Conté de la CAERLE 2164 du secteur CBA ; Amadou Kendouma Sow de la CAERLE 2150 du Km36 et Mamadou Djan Diallo de Kassonyah. Ce dernier n’a pas eu le temps de nous communiquer le numéro de sa CAERLE. Les gendarmes ont retiré son téléphone au moment où il voulait le communiquer », a précisé le député Aliou Condé.

Il ajoute qu’il n’est pas exclu que deux autres présidents de CAERLE issus de l’UFDG soient arrêtés. « Il y a deux autres CAERLE de cette sous-préfecture qui sont dirigées par des membres de l’UFDG. Les gendarmes ont commencé les arrestations au Km36 et ils remontent vers Coyah. Au fur et à mesure qu’ils passent dans une CAERLE qui est présidée par l’UFDG, ils arrêtent le président. Donc, ce n’est pas étonnant qu’on apprenne que les deux aussi sont arrêtés », souligne ce vice-président de l’UFDG.

L’opposant dénonce « un processus électoral inédit, qui ne dit pas son nom en termes de pagaille. On veut que l’UFDG s’efface pour qu’ils puissent tripatouiller les enregistrements au niveau du fichier électoral. Ce sont des CAERLE qui travaillaient très bien, qui ont fait des grands scores. Donc, ils ne sont pas du tout contents du résultat obtenu au niveau de ces CAERLE et ils veulent emmener d’autres pour essayer de saboter et freiner l’enregistrement. Donc, nous sommes dans un processus vraiment exceptionnel comme le disait la CENI ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Kindia : la journée mondiale des personnes handicapées passe inaperçue

3 décembre 2019 à 19 07 34 123412
Abdoulaye Momo Camara, Secrétaire général de l’association

La journée internationale des personnes handicapées est célébrée le 03 décembre de chaque année, depuis 1992. La démarche vise à faire prendre conscience aux handicapés que leur infirmité n’est pas une fatalité et à inciter les décideurs à agir pour leur prise en charge. Si à Conakry la fête a été célébrée avec faste, il n’en est pas le cas à Kindia où les handicapés regroupés en association ont exprimé leur déception, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les handicapés de Kindia sont regroupés en association depuis le 16 février 1991, une structure dénommée Association Guinéenne pour la Formation et la Réinsertion Sociale des personnes handicapées (AGFRIS) de Kindia. Elle est née de la volonté d’aider les infirmes à se réinsérer et à ne pas vivre de mendicité.

Malheureusement pour cette année, la fête est passée inaperçue à Kindia. Une situation dénoncée par Abdoulaye Momo Camara, le secrétaire général de l’association. « Vraiment, c’est regrettable. Parce qu’aujourd’hui, c’est un jour remarquable pour les personnes handicapées du monde entier. Mais nous ici à Kindia, on n’a pas pu fêter dû au manque de financement aussi et surtout, par la faiblesse de la directrice régionale de l’action sociale de Kindia, madame Aicha Bah. Pour quoi je dis ça, parce que nous relevons de cette dame. Mais, ça fait très longtemps qu’elle ne nous donne pas l’occasion de nous exprimer devant elle. Même pour ce concept, on a tenté mais en vain. Comme elle à refusé qu’on la rencontre, nous avons aussi jugé utile de rentrer en contact avec le directeur national de l’action sociale à Conakry, monsieur Traoré, pour voir s’il peut nous aider à fêter à Kindia. Mais, il nous a dit que notre budget n’est même pas voté. Et pourtant, le handicap n’est pas une fatalité. Donc vraiment, c’est une chose regrettable pour les personnes handicapées de Kindia. Seule madame la gouverneure nous vient en aide parfois. Mais, le préfet et autres, non », a regretté Abdoulaye Momo Camara.

Pourtant, les handicapés ont tout essayé pour que la fête soit célébrée à Kindia, mais sans succès. « Aujourd’hui, c’est la journée internationale des personnes handicapées. On a tout fait pour que cette fête se passe très bien ici, mais impossible. On a parcouru certains départements, rencontré certaines autorités pour expliquer le bien-fondé de la journée. Mais, personne ne nous a dit quelque chose qui nous tient à cœur ou plutôt pour nous soutenir. Donc, si vous nous voyez calmes ici comme ça, c’est parce que nous sommes désespérés car les autorités ne veulent pas nous aider et on n’a pas les moyens pour financer nos activités », a laissé entendre monsieur Camara.

Depuis la démolition de leur centre par un opérateur économique en complicité avec les autorités locales, dit-on, les 107 handicapés de Kindia sont complètement dispersés. Nombre d’entre eux ne savent plus quoi faire.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Boké manque d’électricité : des jeunes manifestent dans la ville minière

2 décembre 2019 à 22 10 25 122512

Depuis 20h30 de ce lundi, 02 décembre 2019, la ville minière de Boké est paralysée. Il n’y a ni entrée, ni sortie de motos, encore moins de véhicules. Les jeunes du secteur 400 bâtiments, à la rentrée de la ville, ont bloqué la route. Les véhicules en provenance ou en partance de Conakry sont obligés de rembourser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Armés de pierres et de bâtons, les jeunes en colère réclament le courant électrique, disparu dans les foyers du secteur il y a plus d’une semaine. Depuis plusieurs jours, le transformateur de ce secteur a été déclaré hors service et les citoyens sont donc privés du courant électrique. Cette nuit, la patience a semblé atteindre ses limites puisque les citoyens sont descendus dans la rue.

Actuellement, la route est complètement barricadée, les boutiques et magasins situés aux alentours ont brusquement fermés ; et, les quelques concessions qui utilisaient les groupes électrogènes ont préféré les éteindre pour rester dans le noir comme tout le monde afin d’éviter d’éventuels jets de pierres.

Pour le moment (22 heures), aucun agent des forces de l’ordre n’est arrivé sur les lieux où les jeunes sont passés maîtres. Malgré des investissements importants et la présence de 14 sociétés minières dans la zone décrétée poumon économiques de la Guinée, le problème de courant électrique se pose encore à Boké comme la priorité des priorités.

A rappeler que des émeutes contre les délestages du courant électriques avaient entraîné la mort par balles d’au moins trois personnes en 2017 à Boké. Le gouvernement avait annoncé l’ouverture des enquêtes dont les résultats sont toujours attendus. Egalement, les promesses de rétablir une fourniture normale d’électricité n’ont pas été suivies d’effet.

A suivre !

De Boké N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 628 98 49 38

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Télimélé-Kindia : le tronçon Kasséry-Souapiti pas rassurant

2 décembre 2019 à 18 06 01 120112

Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, sur le fleuve Konkouré, a été lancé en 2015 par le président Alpha Condé. Après la fin des travaux, Souapiti est censé donner le courant électrique à la Guinée et même à certains pays voisins, notamment avec l’interconnexion au poste de Linsan, à Kindia.

L’exécution du projet par les chinois de CWE se poursuit sur le terrain avec l’ouverture des routes. Si la route Kindia-Télimélé est barrée depuis plusieurs mois, le tronçon Kasséry-Souapiti (en passant par la sous-préfecture de Kollet) a été récemment ouvert aux usagers, rapporte un reporter de Guineematin.com qui rentre de Télimélé.

D’une capacité de 450 MW, le barrage de Souapiti devrait fournir suffisamment de courant électrique à la Guinée. Mais, l’exécution du projet n’a pas fait que des heureux, notamment dans certaines parties de Télimélé et Kindia. Selon nos informations, le déplacement des villages impactés par ce projet touche plus de 15 milles personnes dans les préfectures de Dubréka, Télimélé, Kindia et Pita. Et, depuis plusieurs mois, la route Télimélé-Kindia est barrée suite à la montée des eaux du fleuve Konkouré.

Toutefois, une bonne nouvelle est venue redonner le sourire aux populations locales. La nouvelle route Kasséry-Souapiti en passant par la sous-préfecture de Kollet a été à récemment ouverte aux usagers.

Seulement, malgré l’ouverture de cette route, le constat révèle que plusieurs ouvrages de franchissement restent inachevés avec tous les risques que cela comporte. C’est plus d’une vingtaine de ponts qui ne sont toujours pas achevés. Cette voie est pourtant empruntée par de nombreux citoyens qui se rendent à Télimélé, Pita, Hérico (Lélouma), Kakoni (Gaoual).

A part le non achèvement des ponts, les usagers se plaignent de l’étroitesse de la route qui ne permet pas à deux véhicules de circuler normalement. En outre, plusieurs machines en charge des travaux sont en panne le long de la route. Ce qui constitue un risque certain.

A quand la fin des travaux ? Cette nouvelle route sera-t-elle bitumée ou tout au moins élargie et mieux traitée ? Les mois à venir nous édifieront.

De retour de Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Kindia : une fille se donne la mort en buvant de la soude caustique

29 novembre 2019 à 19 07 55 115511

Une jeune fille d’une vingtaine d’années a mis fin à ses jours en buvant de la soude caustique à Kindia. L’acte s’est passé le jeudi, 28 novembre 2019, quartier Abattoir 3, dans la commune urbaine. Ténemba Keïta, la défunte, a décidé de se donner la mort parce qu’elle souffrait d’une maladie qu’elle n’arrivait pas à guérir, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Selon Fatoumata Keïta, grande sœur de la défunte, cette dernière traînait un diabète qui l’a beaucoup fatiguée. Après avoir suivi un traitement chez les guérisseurs traditionnels et à l’hôpital, elle a décidé finalement de se donner la mort. « Ma sœur était malade, les médecins ont dit qu’elle souffrait du diabète. C’est cette maladie qui l’a amené d’ailleurs à abandonner l’école au profit du commerce. Elle a tout fait pour recouvrer sa santé, mais impossible. Elle a finalement décidé de mettre fin à sa vie, en buvant de la soude caustique.

Mais bien avant ça, elle ouvert une pile d’une lampe-torche, elle a pris son contenu qu’elle a mélangé avec de l’eau pour boire. Parce que les gens disent que c’est du poison ça. Toute la nuit durant, on n’a pas dormi, elle était décidé à mettre fin à sa vie. On l’a tellement conseillé mais elle ne voulait rien entendre, car selon elle, la maladie l’a trop fatigué et elle n’arrive toujours pas à recouvrer sa santé. Le matin, elle est partie au marché. Peu après, des enfants nous ont dit qu’elle a bu de la soude caustique », a-t-elle expliqué.

Des médecins mis en cause

Informée de l’acte, la famille de Ténemba Keïta et certains jeunes de la localité ont accouru pour tenter de la sauver. Ils se sont débattus pour l’emmener à l’hôpital régional de Kindia. Mais une fois à l’hôpital, une vive polémique s’engage sur les lieux. Accusant les médecins d’avoir refusé de s’occuper d’elle, les proches de la fille ont protesté en criant leur colère. La gendarmerie a dû intervenir pour éviter un affrontement sur les lieux.

« On a d’abord cherché une moto, mais elle ne pouvait pas s’asseoir sur la moto. Entretemps, un simbo (guérisseur traditionnel) est arrivé sur les lieux. Ce dernier l’a embarquée dans sa voiture pour l’emmener à l’hôpital. Mais quand nous sommes arrivés à l’hôpital, les médecins ont refusé de s’occuper d’elle. Ils nous ont fait tourner longtemps sans intervenir. Les jeunes qui nous accompagnaient se sont finalement révoltés en criant contre les médecins. Ils ont aussitôt appelé la gendarmerie qui est venue pour essayer de calmer les gens. C’est dans cette situation que ma sœur est décédée parce que les médecins ne se sont pas occupés d’elle à temps », a indiqué Fatoumata Keïta.

Pour les proches de la défunte, les médecins de l’hôpital régional sont en partie responsables de la mort de Ténemba Keïta. Une accusation que réfutent catégoriquement l’hôpital. Pour Dr Moussa Sayon Mara, surveillant de la médecine générale dans ce centre hospitalier, ce sont les jeunes accompagnateurs de la patiente qui ont provoqué cette situation. « C’est aux environs de 11 heures qu’on a vu une voiture entrer dans la cour de l’hôpital, elle venait à vive allure. De passage, elle a fait tomber plus de trois motos. J’étais arrêté à la porte. J’ai dit à mes agents est-ce que ce n’est pas une urgence qui vient comme ça.

On voulait sortir mais la voiture n’était même pas garée. Comment on peut venir vers une voiture qui n’est pas garée ? Quand le chauffeur s’est garé, on est venus. Alors qu’on cherchait à faire descendre la fille, les jeunes qui étaient à côté ont commencé à insulter. J’ai dit que ce n’est pas comme ça que ça doit se passer. On ne peut pas voir seulement un malade et le prendre pour le rentrer dans un service. Il faut demander d’abord pour savoir dans quel service il doit être admis.

Pour ce cas précis par exemple, ils sont venus au niveau de la médecine générale alors que ce n’est pas ce service qui devait recevoir la patiente. Le directeur même était là, on est venus pour sensibiliser les jeunes, mais il ne fallait pas. On a dû finalement appeler la gendarmerie. Après avoir écouté les explications, la gendarmerie a dit que les jeunes n’ont pas raison et leur a demandé de présenter des excuses, ils l’ont fait. Ainsi, la victime a été transportée à la chirurgie pour des soins, mais elle a rendu l’âme 10 minutes après », a dit le médecin.

Finalement, la famille de Ténemba Keïta a récupéré le corps de la jeune fille pour l’inhumer. Aucune enquête n’a été ouverte pour en savoir davantage sur les circonstances de sa mort.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. 628 51 88 88

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Kindia : un présumé bandit mis aux arrêts après le braquage d’un taxi-motard

29 novembre 2019 à 18 06 51 115111
Michel Kamano, étudiant diplômé en lettres modernes, victime de vol

Les conducteurs de mototaxis sont régulièrement victimes d’attaques à main armée de la part d’individus qui réussissent souvent à emporter leurs engins. Michel Landé Kamano, diplômé sans emploi et conducteur de mototaxi, en a fait l’amère expérience dans la nuit du jeudi au vendredi, 29 novembre  2019, à Kindia. Deux passagers qu’il a pris nuitamment l’ont agressé avant que le premier ne disparaisse avec sa moto, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.   

Selon nos in formations, l’attaque a eu lieu dans la commune rurale de Damakania, relevant de Kindia. Mais, grâce à la détermination de la victime, un des malfaiteurs, du nom de Khalifa Traoré, a été maitrisé et remis aux autorités.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, la victime a expliqué sa mésaventure. « J’ai été victime d’un cas de vol hier nuit, par des malfrats, aux environs 2h à 3h du matin à 142. Je les ai pris au carrefour de Dornnerya. On a discuté le prix du déplacement de 15 000 à 5 000 FG, en disant de leur faire une faveur car ils sont des étudiants. Arrivés au niveau de 142, nous sommes rentrés à droite. Vers la cité police, un d’entre eux a éteint ma moto pendant qu’on roulait. Il a tapé ma main. Moi aussi, je les ai bousculés. Nous sommes tombés. Quand je me suis levé, j’ai voulu me jeter sur l’autre. Il a sorti l’arme que je pensais être une arme blanche, mais c’était un pistolet. Il a tiré, je suis tombé. Il a dit à son ami de fuir avec la moto. C’est ainsi j’ai cherché à rencontrer mon oncle résidant tout près du lieu du braquage. Mon oncle a pris sa moto, on est  venu vers  le collège Damakania. Au niveau de la station BTN, quelqu’un nous a signalés, il cherchait un taxi. Dès qu’on s’est arrêté, j’ai dit que c’est lui. Je me suis jeté sur lui. Mon oncle et le policier qui étaient en garde à la station BTN m’ont aidé à l’arrêter », a expliqué le jeune Kamano, diplômé en Lettres Modernes.

Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia

Egalement interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, monsieur Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, a réitéré son engagement à lutter l’insécurité grandissante dans la ville. « D’après l’information que la police m’a donnée, le présumé bandit était muni d’une arme de fabrication locale et d’une balle. Moi, ma mission à Kindia, c’est de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la République, tous ceux qui ont pris pour plaisir de s’attaquer aux biens des citoyens. C’est une lutte sans merci que je compte mener contre ces gens. Mais pour y arriver, il faut la collaboration des citoyens », a-t-il lancé.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Boké : l’enrôlement des électeurs se passe entre engouement et lenteur

29 novembre 2019 à 15 03 30 113011

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives du 16 février 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé l’établissement et la révision des listes électorales. Mais, de nombreux couacs sont entrain d’émailler le processus. Dans la commune urbaine de Boké, l’enrôlement se passe entre engouement de citoyens et lenteur des agents de saisie, rapporte le correspondant de Guineemtin.com basé dans la préfecture.

Sur le terrain, les citoyens sont fortement mobilisés pour se faire enrôler. Mais, ils accusent les agents des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de lenteur. Par endroits, quelques électeurs passent toute la journée avant de se faire recenser. Pour d’autres, l’attente peut durer deux jours avant d’être devant la machine.

Dans le secteur 400 bâtiments du quartier Yomboya, plusieurs dizaines de citoyens sont mobilisés tout au tour des agents recenseurs. Débordés, les agents ont toutes les difficultés à se tirer d’affaires devant le désordre ambiant.

Depuis plus de 24h, Hamidou Sow attend sont tour, mais il n’arrive pas à se faire enrôler. « Depuis hier, je suis là pour me faire enregistrer. Mais, le problème est qu’il y a une seule femme qui fait la saisie. Pourtant, il y a beaucoup de monde. Cela nous fatigue beaucoup parce que nous aussi nous avons d’autres activités à faire. Nous voulons qu’ils soient au moins deux opérateurs de saisie. Il faut que l’équipe qui est là soit renforcée », a laissé entendre notre interlocuteur.

La même situation prévaut au niveau de la CAERLE, située dans le quartier Dibia, dans la commune urbaine. Là aussi des agents recenseurs ont du mal à travailler. Fréquemment, des cris de mécontentement sont entendus : « poussez-vous » ou encore « laissez-moi travailler », s’exclame souvent une dame, opératrice de saisie trouvée sur place. Interrogés par notre reporter, les agents n’ont pas souhaité intervenir.

Pour Elhadj Sékou Souaré, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké, des dispositions seront prises pour résoudre le problème. « Le début des opérations a été timide, mais au fur et à mesure que nous évoluons, il y a des améliorations. On a des difficultés parce que les machines sont nouvelles. Les gens s’adaptent petit à petit. Au début, certains faisaient 45 enrôlements par jour. Mais maintenant, il y a certains qui font jusqu’à 105 enrôlements dans la journée. Actuellement, il y a la maîtrise de la machine et le carburant est là », a précisé Elhadj Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Conakry : quand les tricycles rendent la vie dure aux policiers et taxi-motards

27 novembre 2019 à 20 08 18 111811

Depuis quelques temps, certains grands axes routiers de Conakry sont envahis par des tricycles de la catégorie transport en commun. En général, ils empruntent la corniche de Kipé, sur le tronçon Lambanyi-Taouyah-Belle Vue-Madina. Circulant au milieu de la chaussée, ils sont impliqués dans les nombreux embouteillages que connait la capitale guinéenne, au grand dam notamment des taxi-motards et de la sécurité routière, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrivée des tricycles dans la circulation routière à Conakry a permis de soulager certains usagers de la route. Mais, la conduite de ces engins sur la chaussée ne se passe pas sans difficultés. Motards et agents de la police routière s’en plaignent régulièrement, d’autant plus qu’ils circulent au milieu de la chaussée.

Bah Abdourahmane, un taxi-motard posté à Kipé, dans la commune de Ratoma, se plaint des difficultés rencontrées depuis l’arrivée des tricycles sur ce tronçon. « Ces tricycles dérangent beaucoup les taxi-motards en pleine circulation, parce qu’ils viennent occuper notre droit de conduite qui est au beau milieu de la route. Ce qui provoque fréquemment les accidents dans la circulation. Vraiment, nous demandons aux autorités de la police routière de trouver une solution le plus rapidement possible parce qu’avec cette conduite incertaine de ces tricycles, nous sommes toujours exposés aux accidents. Je pense qu’ils sont considérés comme les taxis donc, par conséquent, ils doivent rouler aux mêmes endroits que ces taxis. Sans oublier que depuis leur arrivée dans la circulation à Conakry, notre clientèle a complètement baissé », a expliqué le jeune taxi-motard.

Aboubacar Camara

Interrogé sur la question par le reporter de Guineematin.com, le capitaine Mamady Camara de la sécurité routière, rencontré au centre Emetteur de Kipé, a fait savoir que personne n’a le droit de circuler au milieu de la chaussée. « Ces tricycles demeurent et restent dans la catégorie des taxis. Même les engins à deux roues, évidemment les motos, ne sont habilités à rouler au beau milieu de la route. Tout le monde doit serrer à droite. Mais malheureusement, ils ont pris l’habitude de s’aventurer dans leur conduite au milieu de la route. C’est pourquoi, lorsqu’il y a un accident, il n’y a même pas de constat dans ça, parce que ce milieu de la route est considéré comme un mur infranchissable. On peut dévier et dépasser mais, il est formellement interdit de rouler au beau milieu de la route », a précisé le capitaine Camara.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Incendie à Kindia : tout le contenu d’une mosquée parti en fumée

27 novembre 2019 à 8 08 04 110411

Un incendie s’est produit hier, mardi 26 novembre 2019, dans la mosquée du secteur Tassén, dans la sous-préfecture de Damakania (Préfecture de Kindia). Tout le contenu de ce lieu de culte musulman est parti en fumée, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon Soriba Keïta, le chef de secteur de Tassén, l’incendie est survenu à 10 heures du matin dans cette mosquée d’une capacité d’environ 400 places. Il déplore plusieurs dégâts matériels. « Les deux salles de prière ont été détruites par les flammes, le plafond complètement calciné. A l’intérieur de la mosquée, rien n’a été sauvé à part les exemplaires du coran. Les tapis, les rideaux, les haut-parleurs, les ventilateurs ont été tous consumés. Mais, personne ne peut dire quelle est l’origine de ce drame. La seule chose que nous pouvons dire à l’heure actuelle, c’est que ça peut être un court-circuit », a dit l’autorité locale.

Il ajoute que « les sapeurs-pompiers étaient là mais ils n’avaient pas d’eau dans leur citerne. Il a fallu la main forte des femmes et des jeunes pour charger la citerne. C’est ainsi qu’ils ont pu maîtriser le feu ».

Touché par cet incendie, Elhadj Abdoulaye Diaby, imam dans ladite mosquée, appelle à l’aide pour reconstruire ce lieu de culte. « On ne peut que remercier Dieu, car c’est sa maison qui a pris feu. Ensuite, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous prêter main forte pour la reconstruction de la mosquée. On ne peut accuser personne dans cet incendie, parce que la mosquée était complètement fermée. Donc, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé l’imam.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Boké : le consortium SMB-Winning offre une école de 9 salles de classes aux populations de Katougouma

27 novembre 2019 à 7 07 50 115011

Communiqué : Dans la continuité de ses actions en faveur des communautés de la région de Boké, et suivant ses principes de responsabilité sociale, le Consortium SMB-Winning vient d’offrir une nouvelle école primaire composée de trois (03) salles de classes aux communautés du district de Katougouma, sous-préfecture de Tanènè dans la Préfecture de Boké.

La cérémonie inaugurale dudit édifice a eu lieu dans la matinée du mardi 26 novembre 2019 dans la localité bénéficiaire.

C’était en présence des autorités administratives, populations riveraines et responsables de l’Entreprise donatrice qui n’en est pas à son 1er geste d’appui au développement Local.

Ainsi, les habitants de Katougouma peuvent désormais se frotter les mains pour avoir été bénéficiaires d’une Ecole flambant neuve et moderne.

Il est utile de souligner que le Consortium SMB-Winning a aussi mis la main à la poche pour soutenir les travaux de rénovation de deux (2) autres établissements de trois (3) salles de classes chacune.

Cette action vise l’amélioration du niveau de l’enseignement et le renforcement des infrastructures éducatives en milieu rural, ceci pour le bonheur des élèves de cette localité qui abritant le premier Port minéralier du Consortium.

L’infrastructure est composée de neuf (09) salles de classes, deux (2) blocs de latrines, une (1) Direction et des logements pour des enseignants.

Dans son allocution de bienvenue, le Maire adjoint de Tanènè, Alpha Compo a exprimé la satisfaction totale de ses concitoyens avant de s’engager à un bon usage du don au profit des générations futures.

Pour M. WU Qiong, directeur des relations communautaires du Consortium : « Le développement communautaire est l’une des priorités du consortium SMB-Winning. Et les enfants constituent l’avenir. C’est pourquoi, nous devons investir dans leur formation académique mais aussi professionnelle.»

Présente à la cérémonie, la délégation de l’université nationale de Singapour en séjour à Boké a aussi offert aux élèves de cette école, des jeux de maillots, ballons, sacs et un important lot de crayons.

Pour mémoire, le consortium vient d’offrir un hangar servant de marché quotidien et hebdomadaire aux femmes de Mansalia dans la sous-préfecture de kolaboui.

Le préfet, M. Aboubacar M’Bopp Camara a félicité le Consortium pour ses multiples actions destinées à améliorer les conditions de vie de ses administrés, à savoir le don des denrées de premières nécessité, l’électrification des villages par l’octroi des panneaux ou lampes solaires, l’aménagement des plaines agricoles destinées à l’autonomisation des femmes, des routes d’accès.

Selon lui, « Cette école permettra aux communautés de s’épanouir. Cette belle école est un bijou qu’il faut entretenir et surtout, je vous invite à entretenir vos rapports de bon voisinage avec la SMB.»

Les travaux ont été exécutés dans les règles de l’art par une entreprise locale dénommée « ENCOGUIF », en collaboration avec les services techniques notamment, la DPE de Boké.

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Kamsar (Boké) : la ville paralysée, malgré l’avortement de la marche du FNDC

26 novembre 2019 à 19 07 37 113711
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Comme annoncé précédemment, la manifestation que l’antenne du FNDC comptait organiser ce mardi, 26 novembre 2019, n’a finalement pas eu lieu. Mais malgré tout, la ville est restée paralysée durant cette journée, selon le constat d’un journaliste de Guineematin.com sur place.

Les activités économiques ont toutes été perturbées ce mardi dans la ville industrielle. En plus des boutiques situées en bordure de route, certains marchés comme celui dénommé « Sahara » sont restés fermés. Des commerçants interrogés par le reporter de Guineematin.com expliquent avoir fermé par peur d’éventuels troubles qui pourraient conduire à des attaques de leurs places. Par contre, l’administration, les écoles et d’autres services ont fonctionné.

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L’antenne sous-préfectorale du FNDC à Kamsar comptait manifester pour la deuxième fois ce mardi pour s’opposer au projet de changement de l’actuelle constitution, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé. Mais, cette manifestation a été empêchée par une incompréhension entre les membres de la structure organisatrice.

Alors que le coordinateur de cette antenne avait déjà annoncé que c’est une marche pacifique qui aura lieu, un autre membre de la structure a attendu que les citoyens se mobilisent au stade de Filima pour annoncer un changement de programme. Il a indiqué qu’à la demande des autorités locales, la marche a été annulée au profit d’un meeting.

Cette annoncé a provoqué la colère des citoyens, massivement mobilisés, et qui voulaient plutôt marcher du stade de Filima jusqu’à la devanture du siège de la sous-préfecture. Ils se sont aussitôt dispersés pour rentrer chez eux. Finalement, il n’y a eu ni marche, ni meeting.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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Pas de marche à Kamsar : les militants du FNDC en colère

26 novembre 2019 à 19 07 28 112811
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Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kamsar prévoyait d’organiser une nouvelle manifestation ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Mais, en raison d’une incompréhension entre les membres de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution, celle-ci n’a finalement pas eu lieu. Ce qui a mis les militants du front en colère, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Pourtant, tout semblait bien parti pour cette deuxième manifestation de l’antenne du FNDC dans la sous-préfecture de Kamsar. De nombreux citoyens, habillés majoritairement en rouge, ont rallié comme prévu le stade de Filima. Ils sont venus avec l’intention de se rassembler à cet endroit avant de marcher jusqu’à la devanture du siège du siège de la sous-préfecture. Mais, alors que le stade se remplissait, une information de dernière minute est venue tout changer.

Pendant que le coordinateur de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution donnait des consignes aux militants pour la bonne tenue de la marche, Elhadj Tafsir Diallo, un responsable de l’UFDG à Kamsar, a pris le micro pour annoncer qu’il n’y aura pas de marche. Il a indiqué qu’en lieu et place de la marche initialement prévue, c’est plutôt un meeting qui aura lieu, à la demande des autorités locales.

Abidine Baldé, coordinateur sous-préfectoral du FNDC à Kamsar

Abidine Baldé, coordinateur sous-préfectoral du FNDC à Kamsar, explique l’origine de cette situation. « Ce n’était pas un meeting qui était prévu mais plutôt une marche allant du terrain de Filima à la sous-préfecture de Kamsar. La lettre a été envoyée aux autorités qui n’ont pas voulu répondre. Entretemps, je suis parti à Conakry pour des soins, c’est à 2 heures que je suis rentré. Mais une délégation du FNDC composée des responsables des partis politiques est allée rencontrer les autorités. Les autorités ont dit que si c’est meeting, on peut le tenir, mais pas une marche alors que tout Kamsar attendait une marche », a-t-il regretté.

Ce changement de programme annoncé à la dernière minute a provoqué l’ire des militants du FNDC qui étaient déterminés à marcher dans la rue. La plupart d’entre eux ont crié à la trahison et ont quitté immédiatement le stade. Finalement, il n’y a eu ni marche, ni meeting. Certains jeunes, en colère, ont voulu même ériger des barricades sur la route à partir du marché Filima pour exprimer leur ras-le-bol face à cette situation. Mais, ils en ont été dissuadés par le coordinateur du FNDC dans la sous-préfecture.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : Kamsar dans la rue

26 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé, la sous-préfecture de Kamsar se fait entendre ce mardi, 26 novembre 2019. L’antenne locale du FNDC organise un « meeting géant » dans la ville industrielle, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Tôt ce mardi, les habitants de la localité ont commencé à rallier le stade de Filima, où se tient le meeting. La plupart des manifestants sont vêtus de t-shirts rouges, devenus le symbole de la contestation enclenchée par le FNDC à travers le pays. Actuellement (10 h 30’), la mobilisation est toujours en cours et le stade se remplit peu à peu.

Après une première marche qui s’était bien déroulée, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution comptent à travers cette autre manifestation, montrer l’opposition des habitants de Kamsar au projet de changement de constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

A noter que ce meeting a été autorisé par les autorités locales. Les organisateurs assurent qu’il devrait se passer sans aucun incident. La sous-préfecture de Kamsar, l’une des plus importantes localités de la préfecture de Boké est un fief de l’opposition. La mairie de cette commune rurale est dirigée par l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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