Kamsar (Boké) : Abdourahmane Diallo invente une machine couveuse d’œufs

23 juillet 2021 à 21 09 25 07257

« Les jeunes guinéens ont du talent ». Bien plus qu’une affirmation, cette phrase est une réalité. En tout cas, certains jeunes, comme Abdourahmane Diallo, viennent le prouver. Cet électricien de formation, qui évolue aujourd’hui dans l’élevage de volaille, a réussi à fabriquer tout seul une machine couveuse d’œufs. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, cet habitant de Kamsar, une sous-préfecture de Boké, est revenu sur son expérience, avant de présenter ses ambitions dans ce domaine.

Depuis deux mois, Abdourahmane Diallo vit une nouvelle réalité dans sa ferme avicole. Désormais, il se sert de la machine qu’il a lui-même créée pour faire la couvaison des œufs de ses poules et pintades. Ce qui lui permet d’accélérer la production, c’est-à-dire d’avoir plus de poussins en peu de temps. Et c’est à travers des appareils électroniques usés, comme des réfrigérateurs et des ordinateurs notamment, qu’il a fabriqué cette machine couveuse d’une grande utilité.

« L’idée m’est venue de mes pintades, je me suis dit qu’il était nécessaire de chercher une machine qui pourrait me faire la couvaison. Je me suis renseigné sur internet mais j’ai trouvé que c’est très coûteux. Je me suis dit alors de fabriquer ma propre machine. Et cette machine fonctionne à partir de la température. Il faut une température bien déterminée, qui ne doit pas dépasser 37.5°C. Cette température est mesurée à travers une petite machine que j’ai mise en place. 

J’ai installé une résistance chauffante pour contrôler la température dans la couveuse. A l’intérieur de la couveuse, j’ai mis des alvéoles pour y mettre les œufs. Je dois les remuer deux fois par jour pour éviter que le poussin se colle sur la coquille. Au 19ème jour, je mets les œufs dans un récipient que je laisse toujours dans la machine. Et au 21ème jour, vous allez trouver les poussins dans le récipient », explique le jeune homme.

Dans la couveuse, les poussins passeront 24 heures avant d’être déplacés vers « la poussinière », une autre machine que cet aviculteur a également mise en place. « Dans cette machine, j’ai représenté ce que la mère poule fait à ses poussins. Vous savez, la poule met souvent ses poussins sous ses ailes pour les chauffer. Donc cette machine aussi est chargée de les chauffer pendant deux semaines avant que je les transfère au niveau du poulailler ».

Après cette expérience réussie, Abdourahmane Diallo veut aller plus loin. Mais pour cela, il dit avoir besoin de soutien. « Je compte faire une autre machine couveuse qui va fonctionner à travers un panneau solaire. Cela permettra aussi à ceux qui sont dans des endroits où il n’y a pas de courant  électrique de profiter de la machine couveuse. C’est pour cela que je lance un appel aux bonnes volontés de me soutenir pour multiplier la production et passer à la commercialisation », lance-t-il.

Le jeune homme se dit également disposé à partager ses connaissances avec d’autres jeunes qui souhaiteraient se lancer dans cette activité. « Aujourd’hui, la jeunesse doit oser entreprendre. Et moi, je suis disponible pour former d’autres jeunes. Parce que je sais qu’il y a d’autres jeunes qui sont comme moi et qui veulent entreprendre dans ce sens. Pour ceux-ci, je suis disponible. En tout cas, moi, je profite déjà de cette activité et je la trouve très rentable », indique Abdourahmane Diallo. 

De retour de Kamsar (Boké), N’Diaré Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 628-98-49-38

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Gaoual : 4 absents sur les 119 candidats au baccalauréat

23 juillet 2021 à 18 06 51 07517

Dans la préfecture de Gaoual, c’est l’école primaire Alpha Yaya Diallo, située dans la commune urbaine, qui abrite l’unique centre du baccalauréat unique session 2021, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement sur place.

En tout, ce sont 122 élèves qui étaient inscrits ; et, 119 dont 37 filles continuent d’affronter les épreuves, avec une surveillance assurée par huit fonctionnaires : un agent de santé, deux agents des forces de sécurité, un chef du centre et deux délégués nationaux.

Dr Mory Kourouma, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur des mines et géologie de Boké, l’un des deux délégués nationaux, représente, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il ne cache pas sa satisfaction sur le bon déroulement du baccalauréat unique à Gaoual.

Dr Mory Kourouma, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur des mines et géologie de Boké

« Le Baccalauréat unique session 2021 se passe très bien à Gaoual. Jusqu’ici, nous n’avons enregistré aucun incident. Les candidats sont bien fouillés. Il y a un détecteur de téléphones et autres pièces métalliques pour empêcher toute tentative de vol dans ce centre d’examen. Chacun des candidats a retrouvé sa place dans la paix et la quiétude. Les surveillants sont présents à l’heure et au complet. L’agent de santé est également là et il fait son travail normalement », a expliqué Dr Kourouma.

Parlant des sujets, le délégué estime que tout se passe bien également à ce niveau, même si le manque de professeur de mathématiques est un vrai souci à Gaoual.

« Apparemment, les sujets sont tirés du programme ; et, celui-ci a été dispensé en classe. Nous avons donné les conseils qu’il faut connaître pour que les candidats ne s’embrouillent pas et pour qu’ils puissent bien aborder les sujets et gérer convenablement le temps. Pour les Mathématiques, nous sommes informés que les enfants n’avaient pas de professeur. Cela nous peine tous. Et, cette préoccupation sera remontée à la hiérarchie pour une solution », a promis cet enseignant chercheur de l’Institut des mines et géologies de Boké.

Hier, premier jour du baccalauréat unique, le centre a enregistré 4 absents. Mais ce vendredi, 23 juillet 2021, il n’y a que trois qui n’ont répondu présents sur un effectif initial de 122 candidats enregistrés.

Cette année, le tableau synoptique indique 85 candidats en Sciences sociales dont 22 filles ; 18 en Sciences Maths dont 5 filles ; et, 19 candidats en Sciences expérimentales dont 10 filles ; soit, un total de 122 candidats venant des lycées de Gaoual et de Koumbia.

En 2020, la préfecture de Gaoual avait présenté 99 candidats dans les trois options et obtenu 30 admis dont 6 filles ; soit, un taux de réussite de 26,08%.

De Gaoual, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Télimelé : une collision de motos fait un mort et 3 blessés graves

22 juillet 2021 à 21 09 22 07227

Un grave accident de la circulation s’est produit ce jeudi, 22 juillet 2021, à Télimélé. Deux motos sont entrées en collision, faisant un mort et trois blessés graves, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est vers 3 heures du matin que cet accident s’est produit à Kolly, dans la commune urbaine de Télimélé. Après la collision, Thierno Misbaou Bah, 26 ans, chauffeur de profession, a trouvé la mort sur place. Trois autres personnes dont deux filles et un jeune garçon, ont été grièvement blessés. Ils ont été admis aux Urgences de l’hôpital préfectoral de Télimélé. 

Dr Zézé Guilavogui, surveillant au service des Urgences de l’hôpital préfectoral

« Nous avons reçu 4 personnes dont un corps et 3 blessés graves avec des fractures ouvertes, certains des triples fractures et d’autres des quintuples fractures », a indiqué Dr Zézé Guilavogui, surveillant au service des Urgences de l’hôpital préfectoral. Selon lui, ce drame est loin d’être un cas isolé. C’est pourquoi, il souhaite que des mesures urgentes soient prises pour faire face aux accidents de la circulation, devenus préoccupants à Télimélé.

 « Il faut chercher à avoir une sécurité par rapport aux engins ici à Télimélé. Car, il faut se dire la vérité, les jeunes se font tuer ici. On donne des motos à des jeunes qui ne savent pas piloter. Nous recevons souvent des cas comme ça. Donc, pourquoi ne pas prendre des mesures draconiennes pour éviter ces accidents. La police doit prévenir ces accidents en mettant des agents sur les carrefours, sinon ça ne va jamais s’arrêter », estime ce médecin.

Selon le commissaire de la police de Télimélé, c’est ce matin que son service a été informé de cet accident. Il dit avoir aussitôt déployé une équipe sur le terrain pour faire le constat. Mais, dit-t-il, les agents n’ont pas pu retrouver les motos accidentées. L’officier de police déplore le manque de collaboration des citoyens avec les services de sécurité.

A noter que les trois blessés sont en observation aux Urgences de l’hôpital préfectoral de Télimélé. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621686148

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Examens de sortie : 3 474 candidats affrontent les épreuves théoriques à Kindia

22 juillet 2021 à 20 08 35 07357

La phase théorique des examens de sortie a démarré ce jeudi, 22 juillet 2021, dans les écoles techniques et professionnelles de la Guinée. 22.811 candidats évoluant dans 124 filières sont concernés par ces épreuves sur l’ensemble du territoire national. A Kindia, le lancement officiel de cette dernière phase des examens de sortie a eu lieu à l’Ecole nationale d’instituteurs (ENI), en présence de plusieurs autorités administratives et éducatives, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au total, 3 474 candidats dont 1 992 filles sont inscrits aux examens de sortie 2021 dans la région administrative de Kindia. Pour cette phase théorique, ils sont répartis dans 11 centres situés dans les cinq préfectures de la région. Et selon l’inspecteur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Mohamed Cissé, toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des épreuves.

Mohamed Cissé, inspecteur régional de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi

« Nous avons mis deux surveillants par salle qui ont été rencontrés hier pour recevoir des conseils, connaître les règlements généraux relatifs aux examens. La tolérance zéro reste de mise pour les surveillants et les candidats. C’est pourquoi, il y a eu des fouilles systématiques avant d’accéder dans les salles. La particularité de cette année, c’est que nous avons commencé ces évaluations par les travaux pratiques pour finir par les épreuves théoriques », a souligné le responsable éducatif.

La ville de Kindia compte quatre centres d’examen : l’Ecole nationale d’instituteurs (ENI), le Centre de formation professionnelle (CFP), l’Ecole nationale de santé (ENS) et l’Institut Bambo Kèba Fadiga. Sidiki Traoré délégué national à l’Institut Bambo Kèba Fadiga, salue le climat dans lequel les épreuves ont débuté à Kindia.

Sidiki Traoré, délégué national au centre d’examen de l’institut Bambo Kéba Fadiga

« Dès 8h30, les épreuves théoriques ont effectivement lancées dans les différents centres de Kindia, sur instruction de M. l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Mais avant, nous avons eu l’occasion de transmettre aux candidats, aux surveillants et encadreurs, le message clair de madame la ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, qui n’est rien d’autre que le respect des consignes.

Il s’agit notamment port obligatoire des bavettes puisqu’on est dans une situation de pandémie de la Covid-19, le non port des téléphones dans les centres d’examen, pas de documents dans les centres. Les délégués ont procédé aux fouilles systématiques des candidats, on a rappelé aussi le rôle des surveillants qui doivent veiller sur les candidats et non de s’arrêter seulement à la porte ou à la fenêtre. Et jusqu’ici, tout se passe bien, il n’y aucune fausse note à tous les niveaux », se félicite ce délégué national.

A noter que cette phase théorique des examens de sortie se déroulera pendant quatre jours.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo et Mohamed Condé pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796

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Des vendeurs de bétail victimes d’attaque à Coyah : « ils ont pris nos sacs d’argent sous le lit »

22 juillet 2021 à 10 10 56 07567

Plusieurs vendeurs de bétail, venus de la sous-préfecture de Diatifèrè (Dinguiraye), ont passé la fête de Tabaski dans la tristesse et la désolation. Ils ont été victimes d’attaque à main armée dans la soirée du 19 juillet 2021, au Km36, dans la préfecture de Coyah. Des hommes armés ont fait irruption à leur domicile, emportant la totalité de l’argent qu’ils ont gagné après avoir vendu leur bétail. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, Macky Diallo, l’une des victimes, est revenu sur la scène cauchemardesque qu’il a vécue.

« Mes amis et moi, avons quitté Diatifèrè pour venir vendre du bétail à Conakry, à l’occasion de la fête de Tabaski. Après avoir fini de vendre, on est venu compter l’argent au domicile de notre ami, au Km36. Maintenant, aux environs de 20 heures, alors j’étais dans la chambre de notre ami avec un de mes collègues, j’ai entendu quelqu’un dire dehors : couche-toi, couche-toi. Je suis sorti voir ce qui se passait dehors, et j’ai trouvé qu’il y avait là deux personnes armées.

Le temps pour moi de retourner dans la chambre et de fermer la porte, ils étaient déjà arrivés à la porte, et l’ont poussé avec force. Moi aussi j’ai poussé de l’intérieur, mais sils ont fini par l’ouvrir et à entrer dans la chambre. L’un d’entre eux a pointé son fusil sur moi et m’a dit qu’il allait me tuer. Après, il m’a tapé avec le fusil au niveau de la tête, je suis tombé, ma tête a été blessée. Il m’a intimé de lui montrer où se trouve l’argent. Je lui ai montré l’argent qu’on avait entre les mains, mais il a dit que ce n’est pas ça seulement et qu’il en reste d’autres.

Il a dit que je ne lui montrais pas tout l’argent, il allait me tuer. Je leur ai dit de vérifier dans les mammites. Ils ont vérifié là-bas, ils n’ont rien trouvé. Ils ont insisté en disant que s’ils ne voyaient pas l’argent, ils n’allaient pas m’épargner. J’ai dit qu’on n’avait pas d’argent à part ce que je leur ai montré. Après, ils ont vérifié sous le lit d’où ils ont sorti les sacs qui contenaient notre argent.

Dès que j’ai commencé à tourner la tête pour regarder ce qu’ils faisaient, l’un d’entre eux a dit à son ami de tirer sur moi ou de me percer les yeux si je me tournais désormais vers eux. Ils ont fait sortir nos sacs d’argent qui se trouvaient sous le lit de notre tuteur. Après, ils nous ont regroupés tous dans la maison et ont fermé les portes sur nous pour nous empêcher de sortir », a expliqué ce citoyen.

Selon les victimes, les assaillants ont emporté de fortes sommes d’agent, qui se chiffrent à plusieurs millions de francs guinéens. Ils appellent les autorités à les aider à récupérer cet argent. « Ils ont pris tout notre argent. Plus rien ne nous reste, même pas à manger. Nous demandons aux autorités et aux bonnes volontés de nous aider, car cet argent qu’on avait ne nous appartenait à nous seuls.

Nous avons des associés qui avaient aussi leur argent dedans. Nous demandons à tout le monde de l’aide, car plus rien ne nous reste, les bandits ont tout emporté avec eux. Nous demandons surtout aux autorités de nous aider à mettre la main sur ces bandits qui nous ont dépossédés de tout », a lancé Mamadou Bailo Diallo, une autre victime.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Bac 2021 : « les téléphones qui seront saisis seront brûlés », prévient l’IRE de Boké

19 juillet 2021 à 18 06 36 07367

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux session 2021 vont démarrer le jeudi prochain, 22 juillet, en Guinée. Cette année, ce sont les candidats au baccalauréat unique qui vont ouvrir le bal. Et, dans la région de Boké, ils seront 4 956 candidats dont 1 994 filles à affronter les épreuves de cet examen sous l’œil vigilant de 332 surveillants. Ces candidats seront repartis dans 22 centres et occuperont 166 salles de classe, annonce-t-on.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 19 juillet 2021, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, a tenu à mettre en garde les candidats et surveillants qui seront tentés d’envoyer des téléphones dans les centres d’examens.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

« Cette année, le baccalauréat sera suivi de près, parce que des dispositions pratiques ont été prises. Dans chaque centre, il y aura des appareils détecteurs de téléphones. Tous ceux qui portent des téléphones, dès que le délégué arrive à la porte, la machine va signaler le nombre de téléphones dans la salle. Maintenant, quand on prend un téléphone dans une salle, non seulement le porteur du téléphone sera éliminé, mais aussi les surveillants seront éliminés. Tous les téléphones qui seront saisis seront regroupés pour les confier à la justice. Et, dès la fin des épreuves, nous allons les mobiliser ensemble, devant le préfet et devant tout le monde, nous allons mettre de l’essence et les brûler tous. Ça, c’est pour dire halte au vol… Je demande aux candidats d’être sereins et surtout ne pas avoir peur. Ils doivent savoir que le Bac c’est comme les autres évaluations ordinaires. Ils n’ont qu’à laisser les téléphones à la maison pour éviter des faux problèmes. Aux collègues surveillants, nous devons être sincères envers nous-mêmes et envers nos candidats. En tout cas, cette fois-ci, tout surveillant qui sera pris sera poursuivi », a prévenu Moriba Sidibé.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel 628-98-49-38

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Veille de la Tabaski à Conakry : les clients se font rares dans certains salons de coiffure

19 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Les périodes de fête sont souvent des moments de vache laitière pour les salons de coiffure de la capitale guinéenne. La clientèle est abondante et les gérants de ces salons de beauté se font pleines les poches. Malheureusement, cette année, à moins de 24 heures de la fête de Tabaski, nombreux sont les salons qui scrutent encore le route dans l’espoir de voir un client vers un pas vers leurs portes. C’est apparemment une période de vache maigre qui n’enchante personne, même si par endroit on affiche encore un certain optimisme pour les quelques heures qui nous séparent de la fête.

Dans la matinée de ce lundi, 19 juillet 2021, un reporter de Guineematin.com a fait le tour de certains salons de coiffure de Conakry. Et, le constat est quasiment le même partout. Tout le monde se plaint du manque de clients. Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé Dadia (dans la commune de Ratoma), s’est abstenu de spéculer sur le prix des coiffures pour éviter de faire fuir les quelques clients qui tapent encore à sa porte. Il applique toujours le prix d’avant fête, mais les clients ne viennent qu’au compte goutte.

Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé

« Le travail se passe plus ou moins bien en ce moment avec l’arrivée de la fête. Nous espérons gagner un peu d’argent même si l’engouement n’est pas pour le moment le même que les années précédentes. Là nous avons peu de clients à cause certainement de la conjoncture actuelle. D’ailleurs, nous maintenons les prix de coiffure habituels pour ne pas faire fuir nos clients. Mais, comme vous pouvez le constater, on a peu de clients pour le moment. On espère en avoir plus dans l’après-midi », a-t-il dit tout en laissant transparent un certain espoir sur son visage.

Trouvé dans son salon situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Moriba Radrigue Koïlamy affiche le même espoir. Son salon est encore quasiment désert de monde, mais il espère de l’ambiance et une forte affluence dans l’après-midi. Il ne peut pas être sur de gagner le parie, mais sa seule option (à défaut de fermer et rentrer chez lui) est d’espérer des heures meilleures.

« L’afflux de clients, par rapport par exemple à la fête du Ramadan, n’est pas le même. Il y a peu d’engouement cette fois-ci, les clients se font plus rares. Avant, les clients faisaient la queue ici à partir de l’avant veille de la fête. Mais, aujourd’hui, pour le moment ils ne sont pas venus. Il y en aura peut être dans l’après-midi », a indiqué Moriba Koïlamy.

Kady Doumbouya, coiffeuse à Kipé

Cependant, contrairement à nos précédents interlocuteurs, Kady Doumbouya ne se plaint pas de manque de clients. Son salon enregistre déjà quelques visages. Les entrées sont fréquentes, même si le salon n’est pas encore bondé de monde. Elle a grand espoir qu’il y aura d’autres clients avant la fin de la journée. Et, elle dit être prête à les recevoir et à satisfaire leur moindre désir en matière de beauté.

« Par la grâce de Dieu nous avons beaucoup de clients. Nous sommes prêtes et on est prêtes à recevoir d’autres encore », a dit Kady Doumbouya.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622673681

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Maison centrale de Conakry : 3 complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy arrêtés

19 juillet 2021 à 8 08 12 07127

Une évasion assez curieuse a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021, à la Maison centrale de Conakry. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a réussi à s’enfuir de la grande prison de Guinée. Plusieurs personnes, soupçonnées être ses complices ont été interpellées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Sidy Diallo

Selon nos informations, Mohamed Sidy Diallo réussit à s’évader de la Maison centrale de Conakry, un endroit pourtant très sécurisé. Son absence a été constatée dimanche matin, alors qu’il avait répondu à l’appel lors du contrôle effectué en début de soirée du samedi. Une évasion qui laisse beaucoup d’interrogations et des soupçons de complicité, surtout que rien n’a été cassé pour lui permettre de sortir.

Et trois responsables de la prison : le régisseur adjoint, le gardien principal, le gardien chef adjoint, plus un agent de la garde pénitentiaire ont été identifiés comme étant ses complices présumés. Les trois premiers ont été interpellés et le dernier, lui, est pour l’heure introuvable, a-t-on appris. Selon le Contrôleur général Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale, les personnes interpellées seront présentées au directeur central de la police judiciaire, ce lundi 19 juillet.

Mohamed Sidy Diallo était détenu depuis avril 2021 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre.

A suivre !

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Vol à main armée à Kindia : 20 ans de réclusion criminelle requis contre 5 accusés

16 juillet 2021 à 10 10 30 07307

En audience criminelle hier, jeudi 15 juillet 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kindia a demandé la condamnation de cinq accusés (Alhassane Diallo, Alhassane Ouendenou, Nouhou Sow, Bandiougou Diallo et Daouda Diallo) tous poursuivis pour « vol à main armée ». Les mis en cause ont plaidé non coupable des faits mis à leur charge devant le tribunal criminel, mais le ministère public a tout de même requis 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de chacun d’eux.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces accusés ont été interpellés et trimballés en justice après attaque à main armée perpétrée dans une boutique ‘’Orange Money’’ au carrefour Yéolé, dans la commune urbaine de Kindia. C’était au cours de l’année 2020 ; et, la boutique appartenait à un certain Dardaye Diallo.

Présenté au tribunal criminel de Kindia ce jeudi, ces accusés ont réfuté les charges articulées contre eux. Et, leur avocat, Me Fodé Camara a plaidé la relaxe de ses clients. Mais, le ministère public a estimé qu’il y a suffisamment de preuves qui accablent les accusés dans cette affaire. Et, en conséquence, il a demandé au tribunal de condamner chacun d’eux à 20 de réclusion criminelle.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 22 juillet prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224)628516796

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Arrestation de Bogola Haba et Thierno Yaya : « c’est la tendance du système pour asseoir la dictature »

15 juillet 2021 à 12 12 57 07577
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Des réactions se font entendre au sein de la classe politique guinéenne, suite à l’arrestation de deux nouveaux opposants. Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne, et Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, ont été interpellés hier soir à Conakry. Ils ont été conduits à la direction centrale de la police judiciaire, où le premier a été libéré et le second placé en garde à vue. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 15 juillet 2021, Saïkou Yaya Barry, le secrétaire exécutif de l’UFR (Union des Forces Républicaines), a condamné fermement ces arrestations.

« C’est vraiment dommage ce qui est arrivé à ces opposants. Ça démontre dans quel État et dans quel système nous sommes. Je parle des arrestations arbitraires sans motifs et sans procédure dont font l’objet les opposants… La tendance du système, c’est de museler l’opposition et empêcher tous les opposants au système de parler. Il faut arrêter certains et empêcher d’autres de sortir pour pouvoir asseoir la dictature. Mais je dois dire qu’il (le pouvoir) se fatigue parce tant que cette situation perdure, ça va faire pourrir le système. Et cette façon d’agir contre les opposants ne fera galvaniser l’opposition. Ça va rendre la carapace de cette opposition plus forte », a-t-il déclaré.

A l’opposition justement, ce responsable du parti de Sidya Touré lance un appel à l’unité. Pour lui, si les opposants continuent d’aller en rangs dispersés comme c’est le cas actuellement, ils ne pourront pas barrer la route à la dictature imposée par le régime Alpha Condé. « J’interpelle tous ceux qui sont dans cette opposition, toutes les forces vives de la nation, à se retrouver et à éviter d’aller en rangs dispersés pour combattre cette dictature imposée au peuple de Guinée. Nous avons une plateforme qui avait pris forme et qui a pris de l’envergure (le FNDC, ndlr). Il ne sert à rien d’aller en rangs dispersés. Il faut partir d’une réflexion plus approfondie et agir conséquemment dans le strict respect de la loi.

Je ne suis pas contre que des partis de l’opposition fassent des alliances. Mais il est plus important que tout le monde se retrouve et réfléchisse ensemble pour trouver la démarche nécessaire, en fonction de l’objectif qu’on va se donner, mais qu’on va respecter. Il faudrait bien que toutes les forces vives se retrouvent et réfléchissent ensemble pour éviter que les gens soient pris comme des poussins. Il faut que toutes les forces vives se lèvent pour barrer la route à cette dictature, car c’est une minorité qui est en train de martyriser toute la population guinéenne aujourd’hui. Je condamne fermement ces arrestations et tout ce qui se passe actuellement dans ce pays comme dictature », a dit Saïkou Yaya Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: 622919225

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L’opposant Thierno Yaya après sa libération : « je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés »

15 juillet 2021 à 11 11 27 07277
Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée Moderne

Comme annoncé précédemment, le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, a recouvré sa liberté quelques heures après son arrestation avec Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur du parti UGDD. L’opposant a été libéré tard la nuit, tandis que son compagnon d’infortune, lui, est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Interrogé dans la matinée de ce jeudi 15 juillet 2021 sur les circonstances de son interpellation et ce qui a finalement prévalu à sa libération, M. Diallo a laissé entendre qu’il n’est jusque-là pas « édifié » sur les causes de sa mésaventure.

« C’est à la suite de la conversion de l’ANAD, qui était une alliance électorale en alliance politique, que je suis rentré à la maison… Et après, M. Bogola Haba est venu me rendre visite afin qu’on échange un peu. On est resté pendant près d’une trentaine de minutes chez moi, et après je me suis préparé pour aller chez ma femme. Et c’est au niveau du portail qu’on s’est rencontré avec les agents qui nous ont interpellés. Ils nous ont dit de les suivre immédiatement, sans résister parce qu’ils sont venus nous chercher. Et nous aussi, nous les avons suivis pour aller à la DPJ. Moi, j’étais à bord de mon propre véhicule », a-t-il expliqué.

A la DPJ, le leader du parti Guinée moderne dit avoir eu trois entretiens, y compris avec le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire. « Il n’y a pas eu quelque chose de concret qui nécessitait que je sois gardé là. Donc, j’ai été libéré peu avant 2 heures du matin », a dit l’opposant, précisant qu’il n’en sait sur les raisons du placement de Bogola Haba en garde à vue à la direction centrale de la police judiciaire.

« On ne nous a pas permis de nous parler, parce qu’on était totalement séparé. On s’est croisé devant certains bureaux, mais je ne suis même pas édifié sur les raisons de notre interpellation. Jusque-là, je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés et pourquoi Bogola est toujours retenu. J’espère qu’il y aura de la lumière sur tout ça », a dit Thierno Yaya Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Friguiagbé (Kindia) : le président de la jeunesse et 11 autres personnes arrêtés « sur ordre du procureur »

14 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Propriétaire d’un « Bar américain » à Friguiagbé, Oumar Ben Soumah, le président de la jeunesse de Friguiagbé, a été samedi dernier, 10 juillet 2021, par une équipe mixte de policiers et de gendarmes. Ces agents, venus à bord de trois pick-up, l’ont interpellé avec onze autres personnes dont deux enseignants et quatre élèves (tous candidats au baccalauréat unique session 2021). Ils ont été conduits à l’escadron mobile N°7 de Kindia où ils ont été auditionnés jusqu’à hier (mardi). Oumar Ben Soumah, accusé de « vente de drogue », a finalement été conduit à la maison centrale de Kindia avec sept (7) de ses codétenus. Les quatre élèves ont été libérés « pour ne pas qu’ils ratent le baccalauréat ». Mais, certains de Friguiagbé craignent que cette situation soit source de tension dans leur localité, d’autant plus que les jeunes y voient un règlement de compte.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu avant 18 heures que des agents, sur ordre du procureur Amadou Diallo, ont investi le bar de Oumar Ben Soumah. Ce dernier était absent des lieux, mais les agents se sont quand même livrés à des scènes de destruction de biens. Ils ont également interpellés tous ceux qui étaient dans le bar sans leur signifier les motifs de leur arrestation.

« C’était entre 17 heures et 18 heures que j’ai reçu un appel m’informant que les forces de l’ordre sont en train de saccager mon bar. Immédiatement je me suis précipité sur les lieux. J’ai trouvé 3 pick-up chez moi et les agents venus abord avaient commencé de faire tomber le mur du bar et perforé les tôles. Je me suis adressé au commandant de l’équipe qui m’a dit qu’ils sont déployés par le procureur Amadou Diallo. J’ai appelé le procureur Amadou pour que je sois situé de cette descente des forces de l’ordre chez moi. Mais, il m’a dit de remettre le téléphone au commandant. Après, ils (les agents) m’ont dit de monter dans leur véhicule avec les gens qu’ils ont trouvé dans le bar. Il y avait deux professeurs et quatre élèves parmi eux. Du dimanche au lundi on était tous au Mobilo, escadron numéro 7 de Kindia. Mais, lors de mon audition, on me fait comprendre que je vends la drogue à Friguiagbé. Je leur ai fait comprendre que tout le monde connaît que Ben Soumah est un enseignant. Tout le monde connaît aussi que j’ai un bar bien règlementé avec les papiers. Parce que même les chichas qui étaient dans ma boite, je les rangées dès que le gouvernement a interdit sa consommation. Donc, je ne connais rien de ce qu’ils sont en train de me reproché. Qu’ils disent autres chose », a confié Oumar Ben Soumah mardi, peu avant son transfert à la maison centrale.

Seulement, à Friguiagbé, l’interpellation de ces individus (surtout Oumar Ben) n’est pas vue d’un bon œil. Nombreux jeunes de la localité y voient un règlement de compte et réclament la libération immédiate des détenus.

« Personne n’est au dessus de la loi. Ce qui veut dire qu’on peut interpeller Oumar Ben Soumah s’il est en infraction ou s’il fait quelque chose de condamnable. Mais, ce qui vient de se passé c’est un règlement de compte. Pourquoi je dis ça ? Parce que l’affaire domaniale qui vient de prendre fin ici, Ben Soumah avait dit qu’il ne va pas mentir pour quelqu’un. Que c’est les autorités qui veulent pagayer ici, car elles savent bien le propriétaire du domaine litigieux. Sinon Ben n’a rien fait du mal ici. Et, s’il a fait du mal, le procureur n’a qu’à nous le prouver. Et, s’il est incapable de le faire, qu’il relâche vite notre président et tous les autres (….) ; sinon, il va encore nous plonger dans une autre crise suite à l’arrestation de ses gens », a indiqué Daouda Camara, un jeune de Friguiagbé.

De son côté, cet autre jeune, Morlaye Sylla, voit en cette arrestation une volonté manifeste du procureur Amadou Diallo de souffler sur les braises pour embraser Friguiagbé où un vieux conflit domanial a récemment provoqué des affrontements meurtriers.

« On vient de faire le grand fidaou pour la paix et la quiétude à Friguiagbé. Mais, le procureur Amadou Diallo a une fois montré qu’il ne veut pas la paix ici et dans tout Kindia. Car, comme le disait Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, Friguiagbé est le moteur de Kania. Donc, si toi tu emprisonnes un leader d’une telle localité, comme Ben Soumah, tu veux vraiment soulever la population. Sinon, Oumar Ben n’a rien fait de mal ici. Et puis, c’est un jeune chef qui est avec tous les jeunes d’ici. Quand quelqu’un a également un problème, il est toujours avec l’intéressé. Donc, il faut qu’on le libère. Amadou Diallo ne sait pas quoi faire. Le plus grand problème aujourd’hui à Kindia, c’est lui Amadou Diallo (le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia) », a martelé Morlaye Sylla.

Pour l’heure, toutes nos tentatives au près du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour savoir les raisons de l’arrestation de Oumar Ben Soumah et Cie sont encore vaines.

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De Kindia, Mohamed m’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 69 51

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Le procureur de Dubréka promet la guerre aux délinquants : « ça sera tolérance zéro »

13 juillet 2021 à 20 08 11 07117
Abdoulaye Israël Kpogomou nouveau procureur de la République de Dubréka

Après dix ans de service au tribunal de première instance de Kaloum, où il était substitut du procureur de la République, Abdoulaye Israël Kpoghomou vient de bénéficier d’une promotion. Dans un décret en date du 9 juillet 2021, le président Alpha Condé l’a nommé procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de Dubréka. Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 13 juillet 2021, ce magistrat du parquet a exprimé sa joie, remerciant le chef de l’Etat et le ministre de la justice pour cette confiance en lui.

« Franchement, c’est un sentiment de joie qui m’anime. Parce qu’il faut le reconnaître, à chaque fois que l’on bénéficie d’une promotion, c’est un sujet de joie. En même temps, j’exprime ma reconnaissance à monsieur le président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature, à monsieur le ministre de la justice, garde des sceaux, et à tout son cabinet, d’avoir placé leur confiance en ma modeste personne, afin d’aller assumer les fonctions très hautes de procureur de la République près le tribunal de première instance de Dubréka », a-t-il déclaré.

M. Kpoghomou va au tribunal de Dubréka avec l’ambition de mériter la confiance placée en lui par les autorités judiciaires du pays. Et pour cela, il promet de bâtir son action sur la rigueur, en veillant au respect strict de la loi. « A Dubréka, je vais me mettre au service de la République. Je vais exercer mes fonctions de procureur de la République dans la plus grande rigueur. Vous n’êtes pas censé ignorer que le ressort judiciaire de Dubréka fait partie des ressorts judiciaires les plus sensibles.

Cela compte tenu des contentieux domaniaux, des contentieux fonciers. Le volume des contentieux fonciers à Dubréka, il est énorme. C’est pourquoi, en ma qualité de procureur de la République, je vais mettre en place une politique pénale extrêmement rigoureuse. Rien que la rigueur. La clé de ma réussite à Dubréka sera la rigueur. Pour les délinquants, ça sera tolérance zéro », a promis le nouveau chef du parquet de Dubréka. 

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Kawessi (Télimélé) : une délégation spéciale contestée prend les rênes de la commune

13 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Le 7 juillet 2021, le préfet de Télimélé a procédé à l’installation de la délégation spéciale de Kawessi, une nouvelle commune rurale située à 232 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Mais cette équipe, chargée de diriger la collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections locales, est loin de faire l’unanimité. Elle est contestée par certains habitants de la localité qui accusent le sous-préfet de leur avoir imposé des dirigeants qu’ils ne veulent pas, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

C’est avec beaucoup de joie et d’espoir que les citoyens de Kawessi ont accueilli, en mars dernier, l’érection de cette sous-préfecture (créée récemment par le président Alpha Condé) en commune rurale. Mais cette bonne nouvelle n’a pas tardé à entraîner des frustrations. Frustrations liées au choix des neuf membres de la délégation spéciale qui va diriger la collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections communales et communautaires, qui doivent normalement se tenir en 2023.

Selon nos informations, le problème est parti de la décision du sous-préfet de Kawessi, Mamadou Lama Diallo, d’établir la liste des personnes qui vont composer cette équipe dirigeante, sans consulter la population locale. Beaucoup ont été surpris de ne pas retrouver les noms de cinq membres du conseil communal de Daramagnaki (la commune rurale dont relevait Kawessi). Et parmi ces cinq personnes figure Ibrahima Diallo, qui était pressenti pour être le maire de la nouvelle commune rurale de Kawessi.

C’est ainsi que plusieurs citoyens ont manifesté le 6 juillet dernier dans la localité pour protester contre « l’exclusion » de ces cinq personnes. Les manifestants ont dénoncé une décision « injuste » visant à imposer à la population locale ses dirigeants. Mais, malgré la contestation, portée à l’attention du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé a validé la liste transmise par le sous-préfet. Et les personnes qui la composent ont été installées le 7 juillet 2021, comme étant les dirigeants de cette collectivité.

Ibrahima Diallo, 2ème vice-maire de Daramagnaki

Un premier faux pas qui n’augure pas des lendemains meilleurs à Kawessi, estime Ibrahima Diallo, qui était jusque-là 2ème  vice-maire de Daramagnaki et qui était donné favori pour être le maire de Kawessi. « Cette liste a été concoctée par un gang juste pour s’accaparer des richesses de Kawessi. Quand on impose des gens à la place des conseillers régulièrement élus, c’est pour détourner des retombées des richesses issues de l’exploitation minière. Les dépenses qui seront effectuées seront illégales et le risque de détournement est énorme », a dit ce membre du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir).

Joint au téléphone, le nouveau maire n’a pas voulu s’étaler sur le sujet. Il a tout simplement dit que la liste des membres de la délégation spéciale a été approuvée par le préfet de Télimélé et la gouverneure de la région de Kindia. « Et vous pouvez voir les images de l’installation à la télévision nationale », a-t-il dit, avant de nous raccrocher au nez.

À suivre !

Mamadou Baldé pour Guineematin.com

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Kindia : la délégation spéciale de Linsan installée par le préfet, N’fansoumane Touré

12 juillet 2021 à 15 03 51 07517

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 10 juillet 2021, dans les locaux de la sous-préfecture de Linsan, la délégation spéciale de cette commune rurale a été installée par le préfet de Kindia, N’fansoumane Touré. Cette équipe de onze membres, dirigée par Elhadj Baba Adama Diallo, est chargée de conduire les destinées de cette collectivité décentralisée jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires en Guinée. Sa mise en place fait suite à un arrêté du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation portant composition de la délégation spéciale de Linsan, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kindia.

C’est sous une ambiance festive que l’autorité préfectorale de Kindia a procédé à l’installation de la délégation spéciale de la commune rurale de Linsan. C’était en présence de plusieurs cadres régionaux et préfectoraux de Kindia, de la ligue islamique et de plusieurs invités dont des fils ressortissants de Linsan. Et, dans une brève allocution, le préfet N’fansoumane Touré a présenté les onze membres de cette délégation spéciale avant de procéder à son installation sous les regards admiratifs et les applaudissements des citoyens qui ont pris part à cette rencontre qui sera à jamais gravée dans les annales de l’histoire contemporaine de Linsan.

N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

« C’est une longue lutte qui a été menée par les paisibles populations de Linsan dans son entièreté notamment Kinsan et Sannoun qui se sont donnés les mains avec l’appui des résidents ; mais aussi, la contribution non négligeable des ressortissants pour que le district de Linsan soit érigé en sous-préfecture. L’acte a été pris par le président de la république depuis le 02 juin 2017. Mais, vous savez, dans le cadre de la politique du développement, il y a toujours la cohabitation entre le pouvoir nommé et le pouvoir élu. Donc, le district a été érigé en sous-préfecture, mais ce qui est du domaine de la loi, ce qu’à travers le parlement ce que l’assemblée nationale vote une loi qui érige une sous-préfecture en commune, donc en collectivité décentralisée. C’est ce qui a été fait en 2021 à travers le décret promulguant cette loi par le président de la république. Mais, vous savez, quand on parle des collectivités décentralisées, le pouvoir il est élu, ce n’est pas un pouvoir nommé. Il y a des dispositions spéciales qui peuvent être prises par l’Etat, à travers le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, qui met en place les délégations spéciales pour que les affaires courantes puissent être dégagées jusqu’aux nouvelles élections. C’est cette cérémonie qui nous a regroupées aujourd’hui. Donc, la commune rurale de Linsan, tout le monde s’est donné rendez-vous pour la mise en place de la délégation spéciale dont l’arrêté a été fait par le ministre de l’administration et de la décentralisation. Ils sont au nombre de 11 », a déclaré le préfet N’fansoumane Touré.

Présent à cette rencontre, Mamadouba Sylla, le secrétaire général du ministère du budget et fils ressortissant de Linsan a exprimé sa satisfaction de voir le « consensus » qui se dégage autour de cette équipe communale. Il a ensuite décrit cet événement comme « un jour de réconciliation des populations » de Linsan, avant d’inviter chacun à œuvrer pour faire de cette commune rurale un « havre de paix » où chaque citoyen peut s’y reconnaître et s’épanouir.

Mamadouba Sylla, secrétaire général au ministère de budget et fils ressortissant de Linsan

« Je suis étreint par l’émotion de voir notre collectivité érigée en CR (commune rurale). Cela est le fruit d’une mûre réflexion et d’un consensus issu de l’entente entre les fils et surtout la volonté politique de son excellence monsieur le président de la république, sous l’impulsion des autorités à la base. Nous sommes vraiment très satisfaits. Aujourd’hui c’est un jour historique pour Linsan, un jour glorieux pour les populations de Linsan et un jour de réconciliation pour tous les citoyens de Linsan. Le message est clair, aujourd’hui c’est de dire aux populations de Linsan que les efforts fournis sont reconnus par le gouvernement ; et, le président Alpha Condé compte sur eux et qu’ils doivent se donner les mains pour se battre pour le développement de la localité. Faire rayonner la paix, faire de Linsan un havre de paix » a dit Mamadouba Sylla.

Très heureux d’avoir pris les commandes de cette très jeune commune rurale, Elhadj Baba Adama Diallo, le président de la délégation spéciale de Linsan, a tendu une main fraternelle à tous les fils et filles de Linsan pour « un développement durable » de leur localité.

Elhadj Baba Adama Diallo, président de la délégation spéciale de Linsan

« La joie est très immense pour nous, parce que ce que nous cherchions depuis plus de 50 ans, c’est aujourd’hui que nous l’obtenons par la grâce de Dieu. Je tends la main à tout un chacun pour venir travailler notre commune rurale pour un développement durable. Je demande également à ceux qui sont frustrés de venir travailler avec moi. Aujourd’hui, c’est moi, demain pourra être eux », a déclaré Elhadj Baba Adama Diallo.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Suicide à Télimélé : un jeune homme s’est pendu à Hafia

11 juillet 2021 à 10 10 29 07297

Le corps sans vie de Oury Baïlo Bah, un mécanicien de 32 ans, a été retrouvé dans sa chambre au quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé. Le jeune homme se serait pendu par un fil électrique hier, samedi 10 juillet 2021.

Selon les informations recueillies par le correspondant local de Guineematin.com, le défunt était en Côte d’Ivoire où il a contracté une maladie psychiatrique. Il avait alors été ramené à Télimélé pour être immobilisé pendant un bon moment avant d’être délivré par son père. 

Selon sa famille, tout semblait bien se passer pour Oury Baïlo jusqu’à 13 heures. Malheureusement, lorsqu’il est entré dans sa chambre, il s’est pendu par un fil électrique. 

Et, dès qu’elle a constaté son décès, sa famille a informé les autorités locales qui y ont envoyé une délégation. Dans un premier temps, le corps a été envoyé à l’hôpital préfectoral avant d’être rendu à la famille qui annonce son enterrement ce dimanche, 11 juillet 2021.

Paix à son âme, amine !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 655363665

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Vol à main armée et assassinat : 3 jeunes lourdement condamnés à Coyah

10 juillet 2021 à 13 01 58 07587

Le tribunal de première instance de Coyah a condamné hier, vendredi 9 juillet 2021, trois jeunes qui étaient jugés pour des faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée, détention illégale d’armes et assassinat. Les accusés ont écopé de peines allant de 5 à 30 ans de réclusion criminelle, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Aliou Diallo alias Bac13, Ibrahima Sory Diallo alias Mo et Sékou Traoré, ont été arrêtés par la gendarmerie de Coyah, à la suite de plusieurs attaques à mains armées enregistrées en 2019 dans cette préfecture. Au cours de l’une de ces attaques, Boubacar Barry, un habitant de la localité de Bentouraya, a été tué par balles dans la nuit du 29 avril 2019. Les trois jeunes, accusés d’avoir perpétré ces attaques, ont été placés sous mandat le 24 mai 2019. En comparaissant devant le tribunal criminel de Coyah, les accusés ont tous rejeté les faits mis à leur charge.

« On m’a arrêté seul et conduit à la BAC10. Les agents m’ont frappé et torturé. Ils ont cité plusieurs attaques à mains armées survenues au pont KK, à Gombonya et à Coyah, mais je n’ai rien reconnu, parce que je n’ai jamais participé à une association de malfaiteurs », a déclaré Mamadou Aliou Diallo.

« Je suis maçon. Je n’ai jamais fait usage d’une arme de guerre. Je n’ai jamais participé à une opération armée. Je ne suis au courant de rien dans cette affaire », a dit Sékou Traoré. Même son de cloche chez Ibrahima Sory Diallo alias Mo.

Mais la représentante du ministère public a aussitôt balayé les arguments des accusés. Djénè Cissé a indiqué que ce groupe est responsable de plusieurs attaques à mains armées perpétrées dans la préfecture de Coyah. « Dans le groupe, il y a un certain Ibrahima Kalil Keïta alias Toguin (un militaire) qui n’a pas été interpellé, alors qu’il est considéré comme le pivot dans cette affaire. Pour Sékou Traoré qui est chauffeur, il a mis son véhicule à la disposition de ces malfrats pour réaliser leurs opérations.

Il est complice pour le vol qui s’est produit à Gombonya, chez Sékou Doura Traoré. Au pont de KK aussi, ils ont utilisé son véhicule pour réaliser l’attaque. Il a aidé ces personnes à réaliser leurs forfaitures. Mais par rapport à l’assassinat de Boubacar Barry, on ne peut pas lui imputer cette responsabilité, parce qu’il n’a pas participé à cette opération. Pour Mamadou Aliou Diallo, il a été cité dans cette affaire, mais en aucun cas il n’a participé à une opération. On ne trouve aucun indice qui peut l’incriminer. 

Concernant Ibrahima Sory Diallo alias Mo, les faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat sont établis à son égard. C’est pourquoi, le ministère public vous demande d’acquitter Mamadou Aliou Diallo, de condamner Sékou Traoré à 5 ans de réclusion et 50 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille de Sékou Doura Traoré, et condamner Ibrahima Sory Diallo alias Mo, à 20 ans de réclusion criminelle et 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille du défunt Boubacar Barry », a requis la procureure.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a demandé au tribunal d’acquitter purement et simplement Mamadou Aliou Diallo et Sékou Touré, et d’accorder de larges circonstances atténuantes à Ibrahima Sory Diallo. Mais dans sa décision, le tribunal a reconnu tous les trois accusés des faits qui leur sont reprochés. Il a condamné Mamadou Aliou Diallo à 5 ans de réclusion criminelle, Sékou Traoré à 10 ans de réclusion criminelle et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle. 

Une décision surprenante pour l’avocat de la défense qui promet de l’attaquer devant la Cour d’appel de Conakry. « C’est une décision amer. Le ministère public avait requis l’acquittement pour Aliou Diallo, 5 ans de réclusion contre Sékou Traoré et 20 ans contre Ibrahima Sory Diallo, alias Mo. Mais je suis vraiment étonné que le tribunal criminel dans sa décision, condamne Mamadou Aliou Diallo à 5 ans, Sékou Traoré à 10 ans et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle.

C’est une décision excessive et anormale. Le droit n’a pas été dit dans cette affaire, le tribunal est passé à côté. C’est pourquoi on ne va pas se limiter à ce stade, on va relever appel de la décision pour que la cour d’appel de Conakry examine cette affaire à nouveau », a déclaré Me Abdoulaye Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Conakry : F2DHG présente les résultats de son étude sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19

10 juillet 2021 à 11 11 53 07537

La pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée. C’est la conclusion d’une étude menée par l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG). L’organisation de la société civile a présenté les résultats et validé le rapport de cette étude ce vendredi, 9 juillet 2021, à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la cérémonie.

Dans plusieurs du monde, le constat révèle que les violences à l’égard des femmes ont connu une augmentation, suite aux restrictions de libertés imposées par la pandémie de Covid-19. C’est ce qui a amené l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée (F2DHG) à lancer le 20 mars 2021, un projet intitulé « Lutte contre les violences faites aux femmes en période de Covid-19 », grâce au soutien financier d’OSIWA-Guinée.

Et la première phase de ce projet a consisté à mener une étude sur la typologie et la cartographie des violences faites aux femmes en période de Covid-19 en Guinée. Confiée à un cabinet de consulting, cette étude a été réalisée sur une période de deux mois dans 12 communes urbaines du pays, dont la zone du Grand Conakry. Au terme de leurs travaux, les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que la pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée.

« Globalement, nous avons eu à interviewer 992 personnes. Et en fonction des résultats, nous pensons que l’étude s’est déroulée dans les meilleures conditions. Les principales conclusions de nos études sont les suivantes : de façon générale, il y a eu une exacerbation des violences au niveau des ménages pendant le Covid-19. Il y a eu plusieurs formes de violences telles que : les insultes, les humiliations, les mariages forcés, les viols et autres types de violences », a indiqué Soumaïla Bayo, le consultant du projet.

Sur les 12 communes touchées par l’étude, celle de Coyah arrive en tête du classement, avec 39% de taux de violences faites aux femmes. Le stress, la détérioration des conditions socio-économiques et la limitation des déplacements sont évoqués comme étant les causes de cette situation qui affecte les femmes. Des résultats que l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée compte mettre à profit pour mener des actions concrètes sur le terrain, en vue de lutter contre les violences à l’égard des femmes.

Moussa Yero Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Ce travail va permettre à beaucoup d’organisations d’avoir des éléments sous la main pour pouvoir parler des violences faites aux femmes spécifiquement en période de Ccovid-19. C’était l’objectif visé par rapport à cette étape de notre projet de lutte contre les violences faites aux femmes qui a été lancé au mois de mars dernier. Donc, ce n’est qu’une phase d’un projet. Maintenant qu’on a le rapport validé sous la main, cela va nous permettre de continuer le travail.

C’est-à-dire en allant vers les communautés et sensibiliser ces communautés pour mieux les outiller à savoir préserver les femmes en période de pandémie. Mais aussi, ça nous permettra de toucher les organisations de la société civile qui sont citées dans ce rapport, et sensibiliser toutes ces communautés aux risques liés aux violences faites aux femmes en période de Covid-19, ça va être la prochaine étape ce projet », annonce la journaliste Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG F2DHG.

Au nom du ministère des droits et l’autonomisation des femmes, la cheffe de cabinet du département a salué cette initiative de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains Guinée (F2DHG). Ramatoulaye Camara a invité l’ensemble des acteurs concernés à se servir des résultats de cette étude pour orienter les actions sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes.

« La réalisation d’une enquête sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19 répond à la nécessité de considérer l’impact de cette pandémie sur les hommes et les femmes, afin de fournir une réponse adaptée aux besoins et aux défis. Les résultats de cette étude doivent être utilisés par l’ensemble des partenaires comme un outil d’orientation et de prévention pour inverser la tendance des violences faites aux femmes durant et après cette pandémie », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création en 2013, l’ONG Femmes, Développement des Droits Humains en Guinée (F2DHG) œuvre pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales, mais aussi pour l’émancipation des femmes à travers leur formation et leur sensibilisation pour la connaissance de leurs droits, leur autonomisation et leur implication dans le processus de développement poitique et socioéconomique et politique de la Guinée.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Accord entre l’APB et la FESABAG : la grève des travailleurs des banques évitée

10 juillet 2021 à 9 09 59 07597
Signature convention collective entre l’APB et la FESABAG

La grève annoncée dans le secteur des banques, institutions de micro-finances et assurances de Guinée n’aura finalement pas lieu. Après quelques jours de négociations, l’association professionnelle des banques (APB) et la fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro-finances de Guinée (FESABAG) sont parvenus à un accord permettant d’éviter cette grève.

Les deux parties ont signé la nouvelle convention collective des travailleurs qui était la principale revendication de la FESABAG. La cérémonie de signature a eu lieu dans la soirée du vendredi, 9 juillet 2021, en présence du gouverneur de la banque centrale de la République et de l’inspecteur général du travail.

Composée de 32 articles, cette nouvelle convention collective va entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle va améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des employés des banques, institutions de microfinances et assurances de Guinée. Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, est revenu sur les conditions d’application, de dénonciation et de révision de ce document.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

« Cette convention pourra être dénoncée par l’une ou l’autre partie au plutôt 5 ans après sa date de signature. Elle pourra être révisée ou dénoncée en tout ou partout à toute époque par l’une des parties contraintes donnant un préavis de 3 mois signifié à l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception à l’inspection générale du travail. La notification de la révision et de la dénonciation doit préciser les motifs et soutenir un projet de nouvelle convention.

La partie qui prendra l’initiative de la dénonciation devra accompagner sa lettre d’un nouveau projet de convention sur les points mises en cause, afin que les pourparlers puissent démarrer sans retard et dans un délai qui n’excède pas 3 mois après réception de la lettre recommandée qui la motive. De toute façon, la convention reste en vigueur jusqu’à l’application de la nouvelle convention signée par la suite de la dénonciation et de la demande de révision formulée par l’une des parties », a-t-il expliqué.

Le président de l’APB, Guy Laurent Fondjo, et le secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, ont tous les deux exprimé leur joie par rapport à l’obtention de cet accord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Abandon d’enfant : elle confie son bébé à 2 jeunes filles et disparaît

9 juillet 2021 à 21 09 09 07097

Une femme a abandonné son bébé mardi dernier, 7 juillet 2021, à Coyah. Elle a confié le nouveau-né à deux jeunes filles âgées d’une vingtaine d’années, avant de disparaître. Et jusqu’à ce vendredi 9 juillet, elle n’est toujours pas retrouvée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon Aly Badara Boundou Sylla, le père des deux jeunes filles, elles ont quitté la maison aux environs de 22 heures pour aller acheter à manger à la gare routière de Coyah. « Sur la route, elles ont rencontré une femme qui tenait un bébé entre les mains. Celle-ci leur a demandé de lui offrir au moins 10 mille francs guinéens, expliquant qu’elle venait d’accoucher et qu’elle n’avait pas rien mangé depuis. 

Par pitié, chacune d’elle lui a donné 10 mille francs. Lorsqu’elle a reçu les 20 mille francs, la dame leur a demandé de tenir son bébé, le temps pour elle d’aller acheter à manger et revenir. Mais après son départ, elle n’est plus revenue. Les filles ont attendu sur place jusqu’aux environs de 00h sans voir la nourrice », explique le père de famille.

Finalement, les deux jeunes filles sont rentrées avec le bébé à la maison. Et le lendemain matin, elles ont allés avec leur père et le nouveau-né au commissariat central de police de Coyah pour déclarer cette situation au niveau de l’OPROGEM (l’office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs). 

« Après avoir rempli toutes les formalités, l’enfant nous a été confié parce que nous avons émis le souhait de l’adopter. Et du commissariat, nous sommes partis à l’hôpital pour faire des examens médicaux. Le bébé a été vacciné et nous lui avons acheté des produits. Pour le moment, il se porte bien », a confié Aly Badara Boundou Sylla.

De son côté, la police annonce avoir ouvert une enquête pour tenter de retrouver la femme qui a abandonné ce bébé. Si elle est retrouvée, elle devrait être traduite en justice pour cet acte.

De Coyah, Étienne Tamba Tenkiano pour Guineematin.com 

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